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« On trouve remède à tout, excepté à la mort. »

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Edric Estremont
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Que trépasse si je faiblis

♦ Missives : 189
♦ Missives Aventure : 67
♦ Age : 32
♦ Date de Naissance : 27/07/1985
♦ Arrivée à Westeros : 25/04/2011
♦ Célébrité : Hayden Christensen
♦ Copyright : Seamus
♦ Doublons : Brynden Rivers
♦ Age du Personnage : 26 ans
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♦ Lieu : Vertepierre, Estremont, Terres de l'Orage
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Message Sam 22 Juin 2013 - 13:45

Flashback, troisième lune de l'an 212.

Vieilles-Pierres... Cette forteresse en ruine ne pouvait pas passer pour autre chose que ce qu'elle était, à savoir un vieux tas de pierres recouvert de mousse, d'herbes et surtout envahi par de nombreux frênes. Un lieu oublié, pour ainsi dire, mais qui possédait une aura propre. On racontait en effet que le roi Tristifer IV y était enterré, sa tombe se situant dans la cour intérieure du château. Mais ça, Edric préférait éviter d'y penser, au vu des circonstances. La nuit tombait lentement et autant dire que dans ce bois, l'atmosphère devenait très vite sombre, ce qui n'avait rien de réellement rassurant.

Pendant que Loren allumait un feu dans un secteur quelque peu dégagé de la cour, Edric sortit une carte afin de comprendre comment ils avaient bien pu se perdre à ce point... Après avoir passé une nuit dans une auberge située le long de la route de la rivière, ils l'avaient quitté au petit matin, en pleine brume. Sans doute avaient-ils fait erreur à un embranchement quelconque parce qu'ils avaient visiblement bifurqué vers le nord plutôt que de continuer vers l'est... La brume ne s'était malheureusement pas levée et ils avaient ainsi poursuivi leur route, ne rencontrant personne qui pourrait les aider et ne traversant pas le moindre village... Edric n'avait compris leur erreur qu'après deux jours d'errance, en tombant sur les ruines de Vieilles-Pierres. Et quelle erreur !

Le feu prenant de mieux en mieux, une clarté rougeoyante et chaude les enveloppa, dispensant lumière et sécurité relative. Réfléchissant à la route qu'il leur faudrait suivre pour rejoindre la route royale, Edric finit par ranger sa carte, demandant à son jeune page de préparer quelque chose à manger. Il leur restait quelques vivres achetés dans un village de la route mais il leur faudrait bientôt refaire le plein, à la condition qu'ils ne se perdent pas à nouveau ! Laissant une grimace apparaître sur son visage, le jeune noble de l'Orage vit soudain se rappeler à lui une vilaine blessure. Retirant sa tunique, il se retrouva torse nu et pu voir la coupure qui entaillait son pectoral gauche, vestige d'une empoignade violente qu'il avait eu avec une étrange femme, quelques jours plus tôt. Une Fer-née qui se promenait seule dans les terres de l'Ouest, sans doute comme espionne ou éclaireuse pour quelque navire qui viendrait piller. Elle avait tenté de se jouer de lui en donnant des explications bancales et son secret n'avait pas tardé à voler en éclat. S'en était suivi une bagarre, mais comme Edric n'était pas le plus grand combattant qui soit, il avait eu du mal à lutter et il avait écopé de cette méchante blessure. Par chance, il avait pu faire fuir la Fer-née par la suite !

Malheureusement, il n'était pas un mestre et même s'il avait eu quelques connaissances sur les soins les plus généraux, il n'était ni un herboriste, ni un apothicaire... De ce fait, il avait nettoyé sa blessure du mieux possible avec de l'eau fraîche avant d'y appliquer du vin cuit et d'en faire un pansement. Il avait espéré pouvoir se rendre chez un herboriste à Port-Lannis mais comme la ville venait de subir une violente attaque lors de leur passage dans ses environs, ils avaient dévié de leur route pour rejoindre le Conflans. Et voilà qu'ils s'étaient perdus... Pas de quoi arranger ses affaires, il en était conscient. Retirant son pansement improvisé, Edric découvrit quelque chose qui n'était pas forcément très joli. Il lui fallait trouver quelqu'un, sans doute le mestre du prochain château, pour peu qu'ils y parviennent vite ! « Loren, je reviens, je vais me rendre à la rivière. » Son cousin hocha de la tête avant de le laisser s'éloigner, poursuivant simplement sa préparation du repas.

Située au sommet d'une colline, l'ancienne forteresse de Vieilles-Pierres surplombait l'un des nombreux fleuves du Conflans, à savoir la Bleufurque. Un pont permettait de la traverser et c'est donc sous ce dernier que se rendit Edric. Saisissant un bol de bois qu'il avait emporté avec lui, il puisa de l'eau fraîche afin de nettoyer sa blessure, grimaçant au passage sous la douleur ressentie. Cela allait passer et il ne pouvait faire autrement, de toute façon. Mais une chose était certaine, il ne repartirait jamais seul en voyage, sans une escorte conséquente.



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Message Sam 22 Juin 2013 - 19:22


Le grondement du monde. Celui qui transcende tout être, celui qui vous fait vous sentir petit, celui que personne n'ose défait , et que les guerres traduisent si bien. Wyna le connaissait. La terre aussi faisait sa guerre aux hommes, avec les hivers froids, les étés brulants, les animaux sanguinaires, et avec ses maladies et ses parasites...La sélection naturelle. Les hommes étaient des loups, des ours, des cerfs, tous réunis pour un odieux balais de cupidité, de ferveur douteuse et de puissance du nombre. Certains d'entre eux étaient beaux et grands, d'autres étaient petits et faibles. Tout était réunis pour un majestueux chemin vers les enfers. Et puis il y avait ces soirs là, ces beautés éphémères... Ces sensations de vertiges dans la pureté des lieux et des moments... Rien que pour ces instants là, Wyna aimait la vie. Elle était assise en haut d'une colline lourdement boisée, le dos contre un gros tronc de chêne qui avait vu tellement de choses... tellement de vies. Et si ces ruines étaient là , en contrebas, ce n'était que pour davantage témoigner de la violence de la soit disant créature supérieure de ce monde. Quel gâchis. Autrefois il était grand et beau, autrefois, il était un domaine, une populace, un prestige. Mais les hommes oublient. Les hommes punissent, ils détruisent et laisse le courroux de la nature récupérer les bouts pour en faire une ode aux souvenirs. Pour y mettre des légendes et des auras. Wyna était en contre haut de Vieilles-Pierres. En contrehaut de cet endroit si riches pour ses ressources. Elle était venu faire le plein de feuilles de jeunes frênes et d'autres plantes que La Bleufurque aimait à laisser pulluler ici loin de la main des hommes. Et pourtant ce soir là, les hommes étaient là.

Adossée à l'écorce, le nez dans son col de cuir noir très haut légèrement ouvert, sa cape de loup et ses capuche sur le museau , elle mangeait. Son couteau, héritage noble de Crébon, qui était probablement encore en train de magouiller je ne sais quel remède dans leur petite cahute de pierres, au manche d'os et de métal inoxydable, et à la lame qui jouait avec le soleil trancha net un bout de viande séchée de sanglier, qu'elle posa entre ses lèvres pâles pour ensuite mâcher tranquillement , les yeux sur le soleil qui léchait l'horizon. Un spectacle pour les dieux. Un spectacle qui aurait fait pâlir les Sept s'ils avaient réalisé qu'ils avaient foiré la dernière guerre. Partir là bas... quelle folie. Un spectacle qu'ils n'avaient pas le temps de regarder . Qui avait le temps en réalité? Pas grand monde. Un coucher de soleil est un coucher de soleil. Non? Pas pour Wyna. Elle ressentait la terre jusque dans ses plantes de pieds. Ses yeux se posait sur la lourde rivière déchainée par les fontes des dernières neiges, qui n'avaient pas suffi à gorger la Verfuque. Le Conflans s'éveilla de sa douce torpeur vers un été plus haut , en espérant qu'il ne soit pas à nouveau désastreux. Ses iris bleus pâles se figèrent dans leur contemplation divine, sur un silhouette. Un homme. De taille assez grande, et fin. Elancé comme un jeune, mais pas solide comme un gueux. Elle plissa les yeux. Il ne ressemblait pas à un habitué du coin et encore moins à un paysan ou un chevalier errant. Une odeur dans le vent lui piqua un peu les narines. Un feu. Un campement. Combien était-il? S'il avait été nombreux, cet homme ne serait pas seul. La curiosité était un vilain défaut mais pas pour Wyna, il était son moteur.

Elle finit de mâcher en refermant son col noir par de fines sangles, rangea le morceau de viande dans un linge prévu à cet effet et se leva , se renveloppant de sa cape de fourrure grise moucheté, capuche lourde sur les épaules et la tête. D'un pas silencieux, elle se mit à descendre lentement la pente, vers l'endroit où s'était arrêter le jeune homme. Il était brun de loin mais peut être se trompait-elle. Pourquoi aller à la rivière d'ailleurs? Les souches, racines et branches lui glissèrent habilement dans les gants et le long de ses plantes de pieds. Quelques minutes suffirent en descente contrôlée pour qu'elle arrive calmement sur un sentier de terre. Elle s'avança en arrière et dissimulée de l'homme. Elle s'accroupit à une trentaine de mètres pour l'observer. Plutôt bel homme, jeune. Elle le vit aller chercher l'eau du bord pour ensuite la verser sur sa plaie. Torse nu. De là , elle le vit se crisper. Il souffrait. Pas étonnant. D'ici elle percevait ce qui était potentiellement une belle plaie moche et infectée. Elle inspira et se redressa dans les fourrés, et avança lentement pour s'arrêta face à la rivière , de profil à l'homme, à une dizaine de mètres de lui, légèrement décalé en arrière par rapport à lui et dit calmement, sans lâcher les flots coléreux du regard.

- Dans deux jours, la gangrène attaquera votre torse. Dans quatre jours, elle ira dans vos poumons et si vous avez de la chance... Elle ne touchera pas votre coeur. Sinon, dans dix jours, vous tomberez. Vous venez de lui donner juste le nécessaire pour continuer de s'infecter. L'eau pour nettoyer ne se prend pas sur le bord, mais à minimum un mètre de la rive... Les parasites et les vers de moustiques , aiment les bords de rivière... Même si on ne les voit pas. Elle stagne. Les vagues rabattent les baves d'animaux qui y ont bu et les débuts de vase. Même sur une rivière agitée, le procédé et le même.

Elle se tut un instant en bougeant un partie de sa cape , sans que l'ont distingue ce qui l'avait fait en dessous.

- Ne pensez pas que votre jeunesse va vous sauver sur ce coup... surtout si la lame qui vous à couper était elle-même souillée... Les gueux attrapent des infections intestinales en buvant l'eau des bords de rives... Ce n'est pas pour rien...

Wyna tourna légèremment la tête vers le jeune homme. On ne percevait pourtant pas son visage dans l'ombre.

- Je peux vous soigner. Du moins si vous y tenez de la part d'une femme.

Elle avait beau être cachée, sa voix n'en restait pas moins féminine, et elle n'obligerait pas non plus cet homme à accepter. Mais s'il ne voulait pas mourir , il voudrait mieux.

- Demain, il pleuvra et encore les deux jours suivants. Le soleil ne ment pas. Et les plaies infectées aiment la pluie. Les loups aiment les odeurs de putréfactions.


Si c'était pas de l'argument ça!
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Message Ven 28 Juin 2013 - 14:42

Accroupi le long de la Bleufurque, Edric avait puisé un peu d'eau pour nettoyer sa blessure, espérant qu'ainsi, elle se porterait un peu mieux que ce n'était le cas pour le moment. Il fut cependant interrompu dans ses gestes par une étrange silhouette qui sortit des fourrés... Un instant, le jeune noble jura intérieurement, s'imaginant avoir à nouveau avoir à un bandit ou un criminel. Et pour ne pas changer, il n'avait à nouveau pas son arme ! Tentant malgré tout de rester calme et de ne rien laisser paraître, il leva les yeux vers le nouveau venu, cherchant à en deviner plus au son de sa voix. Une chose était cependant certaine, si c'était un voleur, il était bien curieux ! Le discours tenu était loin d'être classique et en réalité, il était même plutôt alarmant... La gangrène ? Les poumons ? Le cœur et la mort ? Mais qui était cette personne et d'où connaissait-elle tout ça ? Etait-ce un mestre d'un seigneur voisin ? Peut-être... Mais on aurait plutôt dit une femme... Et de toute façon, que ferait un mestre dans un tel endroit ? Il enverrait plutôt un assistant, en général.

Poursuivant ses propos, l'étrange personnage lui indiqua ses erreurs, mentionnant que l'eau au bord de la rivière n'était pas très propre et qu'il valait mieux la puiser au centre. C'était... plutôt crédible. Edric n'avait cependant jamais entendu quoi que ce soit de tel, ce qui ne voulait pas dire que c'était faux. Bien au contraire. On pouvait décemment dire que cette personne ne cherchait pas vraiment à le voler ou à le tuer, sinon pourquoi lui parler ainsi. Ça n'expliquait toujours pas sa présence sur place mais bon... Elle, puisque c'était visiblement bien une femme, lui proposa alors de le soigner. C'était une proposition surprenante mais si elle s'y connaissait réellement, ça serait plutôt bienvenue. Cela dit, pourquoi le proposait-elle ? Était-elle septa ? Ou tout simplement une bonne âme comme il en existait bien peu ?

« Vous avez toujours pour habitude de vous présenter ainsi ? C'est plutôt original comme façon de faire, vous ne trouvez pas ? » Se redressant, Edric cacha la grimace qui se manifesta sur son visage par un joli sourire, faisant face à la personne qui se trouvait de l'autre côté de la rivière. « Néanmoins, vous m'avez convaincu. Après de tels propos, il serait stupide de refuser votre aide, non ? Et puis... Vous m'avez l'air de vous y connaître. C'est surprenant. » Ce qui était surprenant, ce n'était évidemment pas qu'une femme en connaisse tant, non, c'était plutôt qu'un simple roturier en sache autant... Elle avait d'ailleurs utilisé le terme de gueux en parlant des gens qui tombaient malades, comme si elle-même n'en était pas une. Une noble ? Non, ça semblait peu probable. Qui pouvait-elle donc être ?

« Les femmes ne sont pas moins capables que les hommes, quand on leur laisse le loisir de faire leur preuve, alors je ne vous jugerais pas sur ce critère. Vous m'avez surpris par vos connaissances et je veux bien vous laisser votre chance. Ma vie en dépend, après tout, non ? » Souriant à nouveau, Edric désigna les ruine situées derrière lui. « Nous nous sommes installés dans les ruines, à l'abri du vent. Un feu y brûle alors, accepterez-vous de vous joindre à nous pour m'offrir vos connaissances ? » Se rendant compte que ses propos pouvaient éveiller certaines craintes, il reprit bien vite. « Je voyage avec mon cousin, Loren. Mais il est encore jeune, vous n'avez rien à craindre. Je crois d'ailleurs que nous aurons assez de lapin pour trois... » Invitant la jeune femme à le suivre si elle le souhaitait, Edric ramassa son bol et reprit le chemin de leur petit bivouac.



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Message Sam 29 Juin 2013 - 18:18

Original ou pas, elle devait bien faire d'une manière ou d'une autre et là, il ne s'agissait pas de se montrer en joli coeur pour amadouer la bête, puisque là il n'était pas question de séduction mais de soins et la beauté dissimule toujours le vrai savoir. On pense souvent qu'une jolie fille ne peut être qu'une jolie fille. Wyna en avait tellement pâti de ce foutu préjugé et c'était aussi pour cette raison qu'elle se dissimulait. Elle le laissa se relever en gardant un oeil en coin sur lui, écoutant ce qu'il avait à dire. Vu son langage, il n'était pas un type issu du dernier des trous du cul du monde, qui te crachait dans les bottes pour te dire bonjour. Un noble? Qui savait. Au fond, peu importait pour elle , l'âme secourable n'a pas de statut sociable. Et le discours sur les femmes pas moins capables que les hommes lui taquina l'oreille. Dans l'ombre de sa capuche, elle observa la direction du château en ruine. Ils étaient donc bien là bas, elle ne s'était pas trompé. Les précisions suivantes furent en effet utiles, cela lui évitait grandement de prévoir de quoi se défendre, et cet homme ne semblait pas lui vouloir de mal. Boh ... au pire des cas, un bon coup dans la plaie le calmerait net. Seulement entre les mots et les faits, Wyna n'accordait d’intérêts qu'aux faits, qu'aux preuves. Avec le temps, elle en avait vu de beaux parleurs... des gens qui prétendaient être quelqu'un mais montraient autre chose ou bien ceux qui lui mentaient pour l'attirer dans leurs filets.

- Bien. Puis-je vous demander votre nom?

Celui qui donnait son nom sans hésitation n'avait généralement rien à se repprocher. Certains étaient doués pour mentir mais en général, cela se sentait dans leur voix. Elle emboita le pas sur ceux du jeune homme, à une distance de plusieurs mètres, gardant les yeux sur tout , prête à décamper. Rien à signaler pourtant. Pue à peu ils se rapprochèrent du camp et la jeune femme vit à distance qu'il n'y avait en effet qu'un enfant, assez grand mais un enfant quand même. Elle se dit alors qu'il était temps de dévoiler son identité. Elle ne voyait pas l’intérêt de se protéger de ceux qui n'étaient pas un problème, et puis ainsi, elle pouvait aussi faire peur au jeune garçon. Et cela ne loupa pas. Le fameux petit Loren la fixa avec un regard crainte, le couteau discrètement en main prêt du feu. Courageux le môme ou petit trouillard adorable? Cela tira un sourire à Wyna, qui ota ses gants grossiers pour les ranger dans une poche intérieur de sa cape. Elle sortit ses mains, et desserra un peu les sangles du col de cuir noir qui cachait la moitié de son visage. Ses pieds franchirent en silence les premières pierres des ruines. La capuche s'abaissa lentement sur des doigts fins, pour s'écraser en douceur sur toute la largueur de ses épaules de fourrure. Deux grands yeux de biche, bleus clairs apparurent et un léger sourire, alors que ses boucles lourdes sortait de l'ancienne capuche pour reprendre leur place sur le visage et le cou de la jeune brune.

- Ne crains rien petit. Je ne suis pas un ours... Tu peux ôter cette crainte qui scied si peu à un jeune chevalier ..., dit-elle pour détendre l'atmosphère avec un petit humour qui rassura apparemment Loren vu le changement de faciès dont elle fut témoin. Je m'appelle Wyna, je suis guérisseuse. Pour répondre à vos questions ou du moins vos curiosités, je passais là par hasard. J'avais une course à faire pour des plantes particulières, et je remontais vers le nord... à la limite du Conflans. Considérez ça comme un coup de chance... et par ailleurs, je n'y peux rien si les Hommes sont égoïstes et individualistes, mais je n'ai pas pour habitude de laisser dépérir quelqu'un que je croise, qu'il soit lord, gueux ou même criminel.

Un sourire agréable se joignit à ses dires. Elle n'était pas agressive ou bien moraliste dans ses paroles, c'était un simple constat informatif dit sur un ton doux. Elle tira un peu sur le bas de son col de cuir pour divulguer la fin de son visage. Son regard croisa celui de l'homme, et elle baissa les yeux , en regardant le feu à quelques pas de là. Le soigner n'allait pas être une partie de plaisir vu la tête de la plaie et vu la jeunesse de Loren, il n'était pas non plus sûr qu'il soit apte à supporter la vision de ce qu'elle allait faire. Elle réfléchit quelques secondes.

- Qu'est-ce que vous faites perdu ici? Il va faire froid ce soir... Et... vous devriez faire la réserve de bois ... allez en chercher en pleine nuit dans les alentours , c'est un coup à vous faire arracher la rate par un loup... Vous êtes chez eux depuis que plus personne ne vit ici...

Wyna s'approcha un peu du bord des ruines qui donnait en contrebas sur d'anciennes douves où on distinguait un marécages naturel, pensif, et intéressant par les lieux , puis elle se tourna vers le seigneur, s'appuyant doucement le bassin contre la paroi, sereine et regarda le Lord. Il fallait qu'elle éloigne le jeune garçon , le temps du premier examen. Il n'avait pas besoin de voir son maître, tout du moins son cousin "tripoter" par une jeune guérisseuse, sans compter que c'était surtout les débuts du soin qui allaient être dégueulasses.

- Vous devriez aussi mettre une lame à chauffer dans les braises. Je ne vous dérangerez pas plus que de raison si vous daignez ne plus vouloir me voir suite aux soins que je vais vous prodiguer. J'essaierai d'être aussi douce que possible.
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