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Les dames ne prennent pas les armes | PV Alysane

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Message Mer 19 Juin 2013 - 16:50


    — Être vous prête, lady Alyane ?

    La phrase la fit brusquement sortir de ses pensées. Toute ravie qu’elle était de pouvoir monter, elle en avait presque oublié la présence de Kevan à ses côtés. Le jeune soldat, juché sur son cheval, attendait patiemment qu’elle lui indique qu’ils pouvaient partir. Mais elle s’était laissé aller à regarder les vallons et collines qui s’étendaient devant elle, et sa concentration en avait clairement pâti. Elle revint à la réalité, et sourit à Kevan.

    — Oui, excusez-moi Kevan, nous pouvons y aller.

    Elle serra les mollets et sa monture commença à avancer d’un pas tranquille. Elle flatta l’encolure de Nymia. Pour rien au monde elle ne monterait un autre animal que la jument à la robe sombre. Depuis maintenant plus de sept ans qu’elle la montait, elle s’était réellement attaché à Nymia. Elle avait été bien dressée, et répondait parfaitement à la moindre de ses injonctions.
    Kevan la suivait de près. Père ne voulait jamais qu’elle chevauche seule, à son plus grand désespoir. Selon lui, les routes n’avaient jamais été et ne seraient jamais totalement sûres, et il était tout à fait hors de question de laisser sa fille ainée sans escorte, même lorsqu’elle ne s’aventurait qu’a quelques lieues de la forteresse. Mieux valait être inutilement prudent que de laisser un quelconque malheur arriver à sa fille. Mais même si Alyane appréciait Kevan, chevaucher avec un soldat, même assez proche d’elle en termes d’âge – il approchait des vingt-cinq ans – n’égalerait jamais le plaisir de chevaucher seule, qu’elle était certaine d’éprouver si elle en avait un jour la possibilité.

    Ils n’avaient pas encore quitté Fort-la-Combe qu’un bruit de sabots supplémentaires, en plus de la foulée si légère de Nymia et celle, plus lourde, de la monture de Kevan, se fit entendre. Alane tira sur les rêves, et la jument s’arrêta nette. Et tourna la tête, pour apercevoir Ordan, monté sur son étalon personnel, qui les suivait.
    Elle haussa un sourcil surpris, n’ayant guère eu écho que son frère prévoyait un quelconque périple.

    — Puis-je savoir où tu te rends ? demanda-t-elle à Ordan, piquée de curiosité.
    Son ainée lui adressa ce sourire à la fois affectueux et amusé qu’il ne réservé qu’à sa fratrie.
    — Quelle question ! Je t’accompagne.
    L’air surprit de la demoiselle Thorne se mua bien vite en une expression sceptique, bien que l’air guilleret de son frère n’eut manqué de lui arracher un petit sourire.
    — Ai-je donc tant besoin d’une escorte aussi grande ? Kevan est déjà avec moi.
    — Certes, mais je suis sûr que Père apprécierai qu’un chevalier t’accompagne.
    Elle poussa un petit soupir, en apparence légèrement agacée, mais elle ne dupait personne. Elle avait toujours aimé monter aux côtés de son frère.
    — Eh bien, accompagne-moi donc, si tu en as envie. Kevan, poursuit-elle à l’adresse du soldat, vous pouvez rester ici, je n’ai guère besoin de deux hommes pour une simple chevauchée. Allons-y, Ordan.
    Sans attendre l’approbation de son ainé, elle donna un petit coup de mollet, et sa jument repartit calmement, au pas.
    — Nous allons vers l’ouest, cette fois-ci, indiqua-t-elle à Ordan. En direction du fief Boulleau.
    — Comme il te plait, Alyane. Pour peu que nous soyons rentrés pour le souper.
    Elle passa au trot, et Ordan dut accélérer pour se maintenir à son niveau. Sa sœur lui adressa un sourire malicieux. Ils s’élancèrent vers l’ouest.

    *


    Alyane s’arrêta en pleine course. Elle tourna la tête. Ordan ne l’avait pas encore rattrapé. Pas de doute, elle avait bien gagné cette course. Son air moqueur arracha une moue presque vexée à son frère lorsqu’il arriva enfin à ses côtés.

    — Je crains que tu ne sois pas assez rapide, Ordan.
    — C’est une victoire bien facile que tu as eu ! Ta monture est plus légère que la mienne, et n’a pas à porter le poids d’une épée.
    — Peut-être aurais-tu dû renoncer à ton épée, dans ce cas. Et je doute que ton armure de cuir te soit bien utile pour une simple chevauchée.
    — Prudence est mère de toutes les vertus. Nous pourrions faire une mauvaise rencontre. Si je dois t’escorter, je me dois d’avoir une bonne épée.

    Il était vain d’essayer de le raisonner. Même si Alyane doutait de l’utilité d’une escorte pour une simple ballade, il était clair qu’elle ne parviendrait pas à faire renoncer son père à cette idée. Il valait mieux s’en accommoder. Elle était une Dame, et devait se comporter comme telle. Même si cela impliquait de laisser son frère la surprotéger, ou d’autoriser Père à l’entourer de gardes. Il y avait pire punition, après tout, qu’une chevauchée aux côtés d’Ordan.

    Ils continuèrent d’avancer côte à côte sur le chemin, sans presser l’allure. Ils discutaient tranquillement, et Alyane riait régulièrement aux remarques de son ainé. Pas de doute, faire une ballade avec Ordan était loin d’être ennuyeux.

    Soudainement, ils aperçurent un cavalier arriver dans le sens opposé. Quoi qu’après qu’il se soit approché, le cavalier se révéla en fait être une cavalière. Et une femme comme Alyane n’en avait jamais vu. Vêtue d’une tenue de cuir, on pouvait clairement distinguer une hache pendue à sa ceinture, de même qu’un poignard. Malgré ses airs durs – et même sauvage, aurait-elle été tenté de dire, car jamais elle n’avait aperçu femme pareille et l’apparition mystérieuse correspondait en tout point à l’idée qu’elle se faisait des sauvageons – elle avait une sorte de dignité, de fierté inné. « Une guerrière », songea la jeune lady, presque fascinée. Le même genre de guerrières qui apparaissaient dans les histoires de Mère – paix à son souvenir. Des rudes femmes venues des Îles de Fer – contrées bien barbares – du Nord, ou même de Dorne. Mais cette étrange cavalière qui semblait assez jeune était loin d’avoir la peau tannée si caractéristique des Dorniens.
    Ordan avait ralenti l’allure, et observait la femme, un mince sourire aux lèvres.

    — Bien le bonjour, la salua-t-il, de ce ton aimable et un brin grandiloquent qu’il prenait parfois pour s’adresser aux dames. Il n’est guère prudent pour une damoiselle telle que vous de parcourir seule les routes. Vous rendriez-vous à Fort-la-Combe, ou dans les alentours ? Nous nous ferions un plaisir de vous escorter.
    Alyane s’abstint de tout commentaire, même si elle doutait que cette jeune femme ait besoin de quiconque pour l’accompagner. Lorsque son chevalier de frère commençait à endosser son rôle de défenseur de la veuve et de l’orphelin, il était bien dur de l’arrêter. De plus, ce n’était certainement pas à elle de le faire, et surtout en public.
    — Les femmes d’armes sont bien rares, dans cette région, pour ne pas dire inexistantes, se contenta-t-elle de constater. Sans vous offenser, puis-je me permettre de vous demander ce qui vous amène par ici ?
    Elle était bien curieuse de savoir ce qui pouvait bien pousser ce personnage tout droit sorti des contes de son enfance et dont elle ignorait jusqu’à l’existence réelle à venir dans les Terres de la Couronne, où il était notoire qu’une femme ne pouvait nullement tenir l’épée, ou même la hache.
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Alysane Mormont
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Message Jeu 20 Juin 2013 - 11:48

     Le Nord avait beau être sa patrie d'origine, la jeune femme appréciait de voir d'autres paysages, elle avait même pris goût au voyage depuis ses précédentes pérégrinations qui l'avaient menée jusqu'à Port-Réal. Désormais, Alysane espérait pouvoir découvrir des choses plus intéressantes, de nouveaux visages et pourquoi pas de faire des rencontres prometteuses ? Ce n'était pas si évident que cela y paraissait, combien de fois la Nordienne avait-elle espéré que les personnes avec qui elle parlait pourraient devenir de nouveaux amis ? Mais elle n'avait malheureusement récolté que déception sur déception, constatant que les nobles et leurs homologues possédant le rang de chevaliers n'étaient visiblement pas sur la même longueur d'onde qu'elle. De sa visite de Port-Réal, la jeune femme ne gardait qu'un bon souvenir : sa rencontre avec un garde royal qui savait voir plus loin que le bout de son nez. Le reste, les rencontres avec les nobles de la ville et avec quelques chevaliers n'avaient été que de simples échecs. Une suite d'échecs même.

     C'est donc persuadée que les chevaliers n'étaient que des idiots en armure qui ne songeaient qu'à compter fleurette aux jolies dames – autrement dit pas elle – et qu'ils n'étaient même pas dignes qu'elle se soucie d'eux. Pourtant cela la tarabustait, comment des hommes réputés dans tout Westeros, excepté le Nord à la rigueur, pouvaient faire preuve d'un tel nombrilisme ? Jamais elle n'avait eu le plaisir de voir l'un de ces chevaliers lui accorder son attention, autrement que pour lui signifier de retourner à Culpucier bien sûr. Oh, la Nordienne n'espérait pas se faire faire la cour par un galant, l'idée aurait même été hilarante pour être franche, mais disons simplement que de voir un chevalier lui proposer un combat n'aurait pas été pour lui déplaire. Des sots, voilà tout ce qu'ils étaient !

     Ruminant ces belles pensées, la jeune femme chevauchait le long d'une route de la Couronne qui rejoignait Port-Réal où elle songeait s'arrêter quelques jours avant de prendre la mer. Elle voyageait habituellement à pied, mais depuis son passage à Dorne la Nordienne avait compris que si elle souhaitait regagner son île à temps – à comprendre avant que les Fer-nés ne l'attaquent – elle devrait faire quelques concessions. C'était pour cette raison qu'elle avait acheté un canasson relativement vieux et qui devait arriver à la fin de sa vie de servitude. Il ne valait pas l'étalon qui l'attendait sagement dans le Nord, mais peu lui chalait : elle l'avait acquis uniquement pour regagner Port-Réal plus rapidement, après quoi elle l'y revendrait. Les pas de sa monture l'avaient menée sur le fief d'une famille dont elle ignorait le nom et bientôt, elle entendit des bruits de sabots approcher, mais n'y porta aucune attention, trop préoccupée qu'elle était par ses réflexions sur les hommes et leur comportement de goujats. Il faisait beaucoup moins chaud que depuis le début de la sécheresse, ainsi la Nordienne avait eu la chance de pouvoir se laver récemment et ne dégageait donc pas la même odeur que certains clochards qu'il lui avait été donné de rencontrer. Ses peaux d'ours étaient accrochées à son sac qu'elle traînait toujours avec elle et sa tunique de combat – assez présentable bien que grossière et dénuée de décoration – pouvait presque la faire passer pour une voyageuse « normale ».

     Ce fut à cet instant que des silhouettes de cavaliers se dessinèrent. Instinctivement, la jeune femme songea à continuer son voyage sans s'occuper d'eux, inquiète à l'idée qu'il puisse s'agir des nobles à qui appartenaient ces terres. Mais elle ne le fit pas. Alysane avait beau savoir qu'elle pouvait se faire interroger et peut-être même inviter à quitter ce sentier – son allure déplaisait fortement aux sudistes de ce qu'elle avait remarqué – elle était lasse de chercher à esquiver les mesquineries des nobles. Elle tira donc sur les rênes de son destrier pour le faire s'immobiliser, puis attendit patiemment que les deux cavaliers ne s'approchent d'elle. Son regard se posa tour-à-tour sur un jeune homme – certainement un chevalier – accompagné d'une demoiselle au physique plus qu'avantageux. Certainement deux nobles en train de se promener, ils étaient bien jeunes pour être le couple seigneurial, aussi opta-t-elle pour un frère et une sœur. L'homme fut le premier à s'adresser à elle, il adopta un ton étonnamment agréable qui ne manqua pas de surprendre la Mormont davantage habituée aux remarques acerbes. La Nordienne resta silencieuse le temps que la jeune femme s'adresse aussi à elle, après quoi elle répliqua d'un ton aussi neutre que possible. Venant d'elle, c'était l'équivalent d'un ton enjoué, elle était naturellement agressive.

     ▬ Je suis un homme d'armes au même titre que n'importe quel mâle. Une correction qui pouvait sembler bénigne, mais revêtait une grande importance aux yeux de la Nordienne. J'ignore sur les terres de quelle famille je me trouve et en réalité, je cherche simplement à rallier Port-Réal pour y prendre un navire en direction du Nord. Ce n'était un secret pour personne ainsi Alysane ne rechignait-elle jamais à dire ce qu'elle faisait ici. Son regard s’appesantit sur le jeune homme. Je ne doute pas que vos routes soient dangereuses pour les demoiselles, mais je n'en suis pas une, vous n'avez donc pas à craindre pour ma sécurité : je sais me défendre seule. Elle parlait d'une voix calme, bien que l'on pouvait entendre une teinte de moquerie en fond. Ce n'était pas méchant, elle s'en amusait simplement. Son attention se reporta sur la demoiselle. Je crois constater qu'en effet, vous n'avez guère l'habitude de côtoyer des femmes guerrières. Dans ma région elles sont relativement nombreuses, mais il semble qu'elles ne soient pas réellement les bienvenues dans le sud. Elle parlait du sud, il était donc aisé de déduire qu'elle venait du Nord. Je suis étonnée que vous vous montriez aussi avenants à mon égard, j'ai plus été habituée à des regards suspicieux jusqu'à présent. Pour la peine je vais me présenter : je m'appelle Alysane Mormont, je viens de l'Île-aux-Ours dans la Baie des Glaces. Ils ne connaissaient certainement rien du Nord, ce qui n'était pas très étonnant au final. Je présume que je dois fouler vos terres ou celles de vos parents ? »


     Pour une fois, l'idée de se retrouver face à des nobles ne la contrariait pas vraiment. Jusqu'à présent ils avaient tous été plus ou moins hautains à son égard, mais même la belle demoiselle ne lui avait pas accordé de regard hostile. Finalement, peut-être que tous les nobles n'étaient pas aussi mesquins qu'elle le pensait. Même si le jeune damoiseau avait visiblement quant à lui, le besoin irrépressible de voir les femmes comme des choses délicates.


Le chant des druides si clair et si limpide, c'est le chant des druides. Mais le chant des druides agit tel un fluide, apprends à l'écouter il te servira comme un guide, pour raconter des contes et des histoires de chevalerie, de grandes batailles de monstres et de tours de magie, c'est l'âme celtique, historique, antique. ✤ ©️ Le Chant des Druides, Manau
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Message Mer 26 Juin 2013 - 17:53


    Le respect était une valeur importante pour la maison Thorne, au même titre que l’honneur. Le dernier ne pouvait venir sans le premier, comme l’avait maintes fois répété Mère. Leçon qui au fil des années s’était gravée en lettres capitales dans l’esprit d’Alyane. D’autant plus que pour faire son chemin dans la société, on ne pouvait se départir de respect et d’amabilité. La demoiselle l’avait bien comprit, aussi s’appliquait-elle à être un modèle de courtoisie, bien qu’étant déjà de nature agréable. Elle se permettait régulièrement des exceptions avec ses frères, mais ce n’était pas la même chose : eux la taquinaient à longueur de journée, et même si cela l’amusait, elle ne pouvait décemment pas se laisser faire.

    La cavalière parlait d’un ton neutre au possible, sans laisser transparaître la moindre émotion. Une maîtrise évidente de sa voix, même si Alyane ne savait comment l’interpréter. Elle se targuait d’être un homme d’arme, chose qui laissait la Thorne assez sceptique. Il était pourtant évident qu’une femme ne pouvait se targuer d’être pareille à un homme, quand bien même elle maniait l’épée ou la hache. D’autant qu’au vu de sa taille et de sa carrure — quoi que pour une femme, elle n’avait pas à en rougir – elle devait être loin de pouvoir soulever des poids importants. Alyane avait l’esprit logique, elle savait bien que, toute guerrière qu’elle soit, une femme n’était pas l’égale d’un homme dans certains domaine, aussi injuste que cela puisse être.

    A la voir comme à l’entendre parler, il devint évident pour Alyane qu’elle avait bel et bien affaire à une Nordienne. Sans doute une des seules contrées où une demoiselle pouvait prendre l’épée. D’autant plus une noble demoiselle, puisqu’elle disait appartenir à la maison Mormont. Le nom n’était pas inconnu aux oreilles d’Alyane, puisqu’elle avait eu maintes et maintes fois à étudier le nom des maisons de Westeros. Elle ne pouvait cependant prétendre les connaître toutes, et la maison Mormont ne lui était pas des plus familières. Ils étaient apparemment originaires de l’Île aux Ours.

    Lorsque lady Alysane – puisqu’elle était de toute évidence une lady – eut fini de parler, Ordan laissa ses lèvres s’étirer en un sourire tranquille. Parfois, Alyane doutait que quoi que ce soit puisse décontenancer son frère, ou même l’étonner, pas même une femme à l’apparence aussi peu commune que celle qui se tenait devant eux.
    — Vous semblez en effet bien capable de vous défendre, milady. Cependant soyez prudent, sait-on jamais. Votre hache parait bien lourde, peu aisée à manier en cas d’attaque.
    Ce genre de propos était typique de son frère. Des phrases certes, dépourvues de toute agressivité, mais non moins empreintes de taquinerie. Or, selon Alyane, s’il pouvait se permettre ceci avec sa fratrie, il était bien moins sûr que cela passe avec d’autres personnes.
    — Je pense, Ordan, que tu omets les bases de la courtoisie, dit-elle doucement à son frère, avant de reprendre plus fort : Puisque vous vous êtes présentée, lady Alysane, permettez-nous de faire de même. Lady Alyane, de la maison Thorne, et ser Ordan, mon frère ainé. Vous êtes ici sur les terres de lord Eliver Thorne, notre père. Si vous souhaitez rallier le nord, il serait cependant plus opportun pour vous de gagner la route passant par Fort-la-Combe, qui remonte vers le Nord, vous gagneriez du temps.

    Elle se tut un instant, détaillant toujours l’attirail de cet « homme d’arme », puisqu’elle se qualifiait comme cela. Comment diable parvenait-elle à soulever une hache ? Alyane peinait à manier ne serait-ce qu’un arc – et les Sept savaient à quel point elle était mauvaise.
    — Nous sommes navrés que vous ayez rencontré tant de suspicion. Mais il est vrai qu’il y a peu de personnes dans les Terres de la Couronne ayant un jour croisé une femme, hum, un homme d’arme tel que vous. Sa langue avait fourché. Il n’est pas vraiment simple pour une femme de pouvoir prendre l’épée, par ici. D’autant qu’en trouver une pouvant ne serait-ce que la soulever n’est pas facile.

    Dire qu’elle n’était pas intriguée par lady Alysane aurait été mentir. Cette demoiselle pourtant si peu féminine, la hache au côté et le regard fier était réellement intéressante. Ordan, toujours souriant, demanda :
    — Peut-être nous feriez-vous l’honneur de chevaucher quelques instants à nos côtés ? Nous devions rebrousser chemin, de toutes manières, voilà déjà longtemps que nous sommes partis. Vous pourriez ainsi rallier une route qui vous évitera plus de détours.
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Alysane Mormont
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Message Mar 2 Juil 2013 - 14:16

     Les sourires rendaient toujours Alysane méfiante : elle avait été habituée à voir des personnes peu amènes à son égard depuis son départ du Nord. Fronçant légèrement les sourcils en fixant le visage du sudiste, la Mormont resta silencieuse – un exploit pour elle. Il était amusant à sa manière, à l'avertir que sa hache risquait d'être lourde à manier en combat. C'était presque charmant, du moins sii la Nordienne avait été capable de trouver un quelconque charme au fait que l'on sous-estime ses compétences bien entendu. Il était vrai que les armements habituellement utilisés par les combattants n'étaient pas adaptés à la morphologie féminine : même une femme aussi indépendante qu'Alysane avait su le comprendre et l'accepter – bien que difficilement. C'était justement pour cette raison que son géniteur lui avait fait forger une hache sur mesure : plus petite que celle des hommes pour plus de légèreté et surtout avec un manche moins important de manière à ce que ses mains plutôt petites puissent la manier sans trop de peine. Pour la charrier, son maître d'armes lui disait souvent que c'était une hache pour femmelette et qu'elle n'était bonne qu'à décorer des poupées, mais la jeune femme avait su comprendre que c'était un avantage certain pour elle : à se servir d'une véritable hache de combat, elle aurait surtout été en grande difficulté. Cependant, ce jeune chevalier ne pouvait le savoir, même s'il voyait son arme il n'avait pas vraiment l'occasion de l'observer de plus près pour se rendre compte de ses particularités.

     Après cette brève remarque, la jeune femme aux côtés du chevalier reprit la parole pour confirmer les pensées de la voyageuse : ils étaient donc bel et bien frère et sœur. L'espace d'un instant, la combattante ressentit un léger pincement au cœur à l'idée d'être aussi éloignée de ses sœurs qu'elle chérissait, mais elle se reprit rapidement pour se concentrer sur l'instant présent. Les conseils avisés de lady Alyane – qui possédait presque le même nom qu'elle d'ailleurs – n'étaient pas de trop. La Mormont arbora une moue de réflexion tandis qu'elle essayait de rassembler ses maigres connaissances géographiques à propos de cette région. Le flot de pensées de la guerrière prit fin lorsque la jolie blonde enchaîna afin de lui expliquer qu'il était rare de croiser des femmes comme elle dans ces contrées. Alysane avait effectivement cru le remarquer. Elle nota d'ailleurs l'attention que la demoiselle avait mise à l'appeler « homme d'armes », un point qui fut très apprécié par la Nordienne. Celle-ci s'intéressa finalement au frère qui semblait persévérer dans sa politesse plus que perturbante et elle acquiesça d'un hochement de tête vigoureux.

     ▬ Avec plaisir. Voilà bien longtemps que je n'ai pas eu le plaisir de voyager en bonne compagnie, puis si cela peut m'éviter de perdre du temps.... Elle donna un léger coup de talon à sa monture pour l'inviter à bouger, avant de noter qu'elle avait oublié quelque chose d'important. Merci de votre proposition... messer. »

     Elle avait toujours beaucoup de mal avec les titres du sud. Même les autres en réalité. Chez elle les sœurs s'appelaient par leurs prénoms et personne ne lui donnait du « ma dame », elle était simplement « Alysane » rien de plus. C'était souvent pour cette raison qu'elle évitait de se présenter comme étant noble, le titre de lady ne lui seyait guère, elle préférait que l'on utilise son prénom. Poussant sa monture à se diriger vers le frère et la sœur, la Nordienne reprit la parole.

     ▬ Je trouve votre inquiétude pour ma sécurité particulièrement amusante messer. Rassurez-vous, je suis entraînée à utiliser des armes depuis que je suis en âge de marcher, tout comme vous j'imagine. Son ton était poli, même si elle tenait à lui faire comprendre qu'ils étaient presque sur un pied d'égalité. Et j'ai la chance d'avoir un père particulièrement attentif à mes besoin, il m'a fait forger une hache plus petite et plus légère que celles utilisées par les hommes, je n'ai donc aucune difficulté à la manier. Je vous proposerais bien de le vérifier par vous-même, mais je crains que dans votre région ce ne soit pas très bien vu de faire de telles propositions. »

     Elle ne voulait pas leur manquer de respect : ils étaient les premiers à faire preuve de mansuétude à son égard, Alysane souhaitait donc leur prouver que dans le Nord aussi les femmes savaient se montrer respectueuses, même en usant des armes comme les hommes. L'attention de la Mormont se glissa sur la jeune femme, elle l'observa quelques instants, peut-être avec une certaine insistance. Jusqu'à ce jour, la guerrière n'avait jamais eu beaucoup d'estime pour les véritables nobles, comme elle les appelait. L'aura qu'elles dégageaient toutes donnait toujours le sentiment qu'elles étaient supérieures et pour une femme comme Alysane qui éprouvait le besoin permanent d'être à la hauteur, c'était particulièrement frustrant. Souriant en coin, la brune reporta finalement son attention sur le chemin.

     ▬ Si les épées sont trop lourdes pour elles, vos dames devraient user de lances. J'ai été à Dorne et j'ai vu des lancières qui se débrouillaient très bien. Elle parlait d'un ton léger, presque amusé. Je présume que tout dépend de l'éducation que l'on reçoit, peut-être que si j'étais née dans vos contrées, je me comporterais comme une dame. Mais ma famille ne comporte que des filles et je dois donc assurer la protection des miens comme l'aurait fait un fils. Vous comprendrez certainement mieux si un jour vous êtes amenés à aller dans le Nord. Surtout en étant originaire de l'Île-aux-Ours où les Fer-nés faisaient parfois des incursions. Cette pensée revigora la brune qui songea qu'il était plus que temps de rentrer chez elle. Êtes-vous souvent allés à Port-Réal ? J'y ai été brièvement par le passé, mais je n'ai pas vu le port, j'ignore totalement à quoi je dois m'attendre. Peut-être qu'en étant proche de la capitale, vous saurez me renseigner ? »

     Son attention se porta machinalement sur la jeune femme, comme si l'avis d'une dame lui importait toujours plus que celui d'un homme....

HP:
 


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