AccueilS'enregistrerConnexion



 

Partagez| .

Du Sang dans les Pintes

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Noble
avatar

Bryn Penrose
Noble

Général
Dame des Parchemins et Rat de Bibliothèque

"A reader lives a thousand lives before he dies. The man who never reads lives only one."

♦ Missives : 488
♦ Missives Aventure : 43
♦ Age : 27
♦ Date de Naissance : 01/03/1990
♦ Arrivée à Westeros : 29/08/2012
♦ Célébrité : Mia Wasikowska
♦ Copyright : me
♦ Doublons : Seamus Ouestrelin, Logan Grafton
♦ Age du Personnage : 17 ans
♦ Mariage : Aucun
♦ Lieu : Villevieille, Bief
♦ Liens Utiles :
♦️ Fiche
♦️ RP et Liens
♦️ Résumé
♦️ Aptitudes
♦️ Succès
♦️ Histoire des Penrose
♦️ Seamus
♦️ Logan

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
216/500  (216/500)


Message Mer 19 Juin 2013 - 11:45


Du Sang dans les Pintes
Wat
La lune laisse couler son manteau de nuit sur les Terres de l’Orage, couvrant cette région tempétueuse d’un rideau aux fibres mystérieuses et oniriques. Les environs de l’auberge du Navet Fringant semblaient paisibles, somnolant gentiment dans un calme silence ; peut-être trop calme, puisque si l’on portait un peu plus d’attention au chant des voyageurs de l’ombre, l’on aurait fait l’inquiétant constat qu’il n’y en avait pas.
Le petit homme à la figure tortillée que tout le monde connaissait sous le nom de Wat le Pégu – bien que le garçon pouvait très bien porter un autre nom à la sonorité quelque peu plus digne – aimait tendre l’oreille pour écouter les chouettes siffler leurs étranges hululements. Cette fois pourtant, aucun animal n’osait émettre une quelconque mélodie. Voilà qui était inquiétant. Très inquiétant...
« Tout ira bien... » Murmura le jeune homme, non à l’intention d’un quelconque individu comme on l’aurait pensé, mais aux petites pousses de navets qui roupillaient si sereinement dans la réconfortante terre de son potager. De nombreuses personnes s’étaient enquises de la recette de la fameuse soupe aux navets qu’offrait l’auberge pour une très modique somme, sur quoi Wat répondait toujours : « Mes navets ! » Et cela avec une fierté non-feinte. Et quand on s’étonnait de la qualité de ses légumes, le petit paysan répliquait à chaque fois que le secret (le grand secret) était d’y mettre de l’amour. Beaucoup d’entre vous se mettront à rire, mais croyez moi quand je vous dis que le bonhomme ne mentait guère en formulant cette affirmation naïve, et qu’il croyait fermement dans sa bizarre affection pour les navets.
Bref... le jeune homme jeta un dernier regard à l’obscur horizon, puis salua la compagnie de son potager avant de claquer la porte arrière de l’auberge et de s’engager dans le fameux édifice du Navet Fringant.

Le Navet Fringant était très large pour une auberge ; elle pouvait accueillir près d’une centaine de convives et héberger une bonne trentaine de personnes. Le bâtiment s’élevait sur trois étages, le premier n’étant toutefois qu’une mezzanine qui donnait sur les chambres réservées aux clients moins fortunés. Les deux derniers niveaux étaient destinés aux clients privilégiés, notamment aux chevaliers ou même à la noblesse qui aimait y faire halte pour profiter de la chaleur et du confort que promettait cet établissement.
L’emplacement était idéal, puisque le Navet n’était pas trop éloigné de la Route Royal et que les alentours étaient particulièrement charmants. Il n’était donc pas étonnant que la plupart des pièces étaient généralement occupées et que le hall où festoyaient les convives grouillait toujours de joie. Ce soir pourtant, l’atmosphère était moins joviale et les personnes moins nombreuses.
Wat s’était accoudé au comptoir, depuis lequel il pouvait voir tous les clients assis à leurs tables en train de bavasser tranquillement. Certains voyageurs étaient seuls, reclus dans les coins plus sombres de l’auberge, sans doute dans l’espoir d’avoir un peu de tranquillité. Au moins aura-t-il moins à faire et pourra aller se coucher plus tôt. Findus, le cuistot, se montrera plus indulgent et ne lui assènera pas la suite de raclées qu’il lui promettait chaque soir.
Oh, les soirées tendues et pesantes semblaient tout de même avoir leurs avantages. C’est du moins ce que pensait le petit Pégu qui ne pressentait guère les tribulations qui s’apprêtaient à frapper à sa porte...

Bryn
La route fut longue et la route fut épuisante. Frère et sœur chevauchaient depuis ce matin à travers plaines et collines pour retourner aux Parchemins. La mort d’un très lointain cousin, causée par le terrible Fléau du Printemps, avait contraint les Penrose à visiter cette famille en deuil afin de leur présenter leurs condoléances ainsi que d’assister à une seconde cérémonie d’obsèques destinée à honorer le défunt chevalier. Lord Henry était tombé malade et ne pouvait par conséquent accompagner ses enfants, et Lady Enola avait trouvé quelque excuse pour ne pas effectuer un voyage aussi assommant. Afin de ne pas laisser Jon effectuer seul ce pèlerinage, l’on autorisa à la petite Bryn d’accompagner son frère aîné. Le Rat de Bibliothèque fut très excité à la perspective de quitter le château pour voyager. Cependant, cette passion s’éteignit quand naquit la fatigue, et tout ce que à quoi pouvait penser la jeune Penrose était la promesse d’un lit ainsi que d’un plat chaud.
Heureusement, quand le soleil s’éteignit derrière les collines de l’Ouest, les Penrose ainsi que leur petite suite décidèrent de passer la nuit dans une auberge. A la grande joie de Bryn, ils firent halte au Navet Fringant, établissement qu’ils avaient fréquenté à deux reprises et qui était – de loin – la taverne préférée de la jeune Plume.

C’était une compagnie de quatre qui fit son entrée dans la jolie taverne. Jon avait demandé à deux de ses hommes d’arme (et camarades) de les accompagner. La jeune Penrose chérissait leur compagnie et les trouvait fort sympathiques. L’un s’appelait Olam et était un garçon costaud d’une vingtaine d’années. Il était franc, honnête et aimait exprimer ses pensées, ce qui donnait souvent à Bryn l’occasion de débattre avec lui de manière assez farouche. L’autre se nommait Aderil et était un peu plus âgé que Jon. Il aimait rire et possédait une agréable aura qui tendait à dégager une forme de rayonnement.
Ils s’assirent à l’une des tables rondes disposées en face des demi-cercles vitrés ornant le flanc de l’auberge. Personne ne leur porta d’attention particulière ; chose qui provoqua le soulagement de la petite Penrose qui espérait ne pas subir davantage d’agitation cette soirée là.
Quand l’atypique serveur se cachant derrière le comptoir vint prendre leur commande, ils décidèrent d’opter pour cette fameuse soupe qui avait signé la réussite du Navet Fringant. Lorsque le bonhomme revint avec leurs plats, ils réservèrent deux chambres au deuxième étage afin de s’éveiller le matin, la figure reposée. Les quatre convives ne semblaient pas trop affectés par l’humeur maussade qui flottait dans l’air, probablement trop épuisés pour percevoir cette désagréable tension.
Les Penrose approchaient de la fin de leur repas quand la porte s’ouvrit pour marquer l’entrée d’un nouveau protagoniste...

Spoiler:
 


Revenir en haut Aller en bas
Seigneur Suzerain de l'Orage
avatar

Lyonel Baratheon
Seigneur Suzerain de l'Orage

Général
L'Orage Moqueur

♦ Missives : 586
♦ Missives Aventure : 51
♦ Age : 25
♦ Date de Naissance : 11/07/1992
♦ Arrivée à Westeros : 31/07/2012
♦ Célébrité : Russell Crowe
♦ Copyright : Neassa Baratheon
♦ Doublons : Aucun
♦ Age du Personnage : 52 ans.
♦ Mariage : Neassa Stark
♦ Lieu : Accalmie - Terres de l'Orage
♦ Liens Utiles : L'Orage Moqueur...
Voyages et Hauts-Faits
Aptitudes

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
321/500  (321/500)


Message Sam 6 Juil 2013 - 20:01

Le ciel s'assombrissait de plus en plus, mais la compagnie avait prévu de faire halte à l'auberge qui dominait la route, un peu plus loin devant eux. Le Navet Fringant, établissement au nom atypique qui avait fait sa renommée à l'aide d'une simple soupe... Mais peut-être également que ce nom, Navet Fringant, était aussi à l'origine d'une partie de cette célébrité par sa naïveté... Quoi qu'il en soit, il se trouvait justement que cette jolie petite auberge bénéficie également d'une ale plutôt réputée dans la région. Ainsi, lorsqu'il en avait l'occasion, il n'était pas rare que lord Lyonel Baratheon et ses gens s'y arrêtent pour la nuit.

Évidemment, c'est ce qui avait été décidé pour ce soir-là. Il était parti d'Accalmie accompagné d'une trentaine d'hommes et de Mestre Robert, l'érudit quittant la forteresse pour d'exceptionnelles raisons. Tous les deux ne se rendaient certes pas au même endroit mais ils avaient à emprunter la même route pour le début du voyage. En cet été qui débutait, il avait pris la peine de quitter la séculaire forteresse d'Accalmie pour aller rendre visite à un vassal qui souhaitait s'entretenir de quelques affaires avec lui, en sus de vouloir fêter le mariage de ses deux enfants. Événement que l'on pouvait qualifier de particulièrement heureux, au vu des événements de l'année passée... C'est pourquoi Lyonel avait saisi l'occasion de s'échapper quelques temps de la forteresse, la laissant aux bons soins de Neassa et Harbert, puisque mestre Robert était également de sortie. C'était plutôt rare que tous les deux quittent la forteresse en même temps. Ceci dit, ce genre d'exceptions ne durait jamais longtemps et l'un ou l'autre serait vite de retour.

Le lord appréciait de pouvoir parcourir les routes de temps à autre. Il n'en avait plus eu l'occasion depuis bien longtemps, d'autant plus que le Fléau de Printemps venait à peine de cesser et il avait été fort occupé à Accalmie. La situation avait été des plus critiques, on pouvait même la qualifier d'exceptionnelle. La forteresse avait été épargnée par la maladie, hélas il n'en avait pas été de même pour le reste des Terres de l'Orage. Il y avait fallu prendre de nombreuses mesures et décisions pour essayer de limiter les pertes. Jusqu'à ce que, mystérieusement, tout cesse. Maintenant que Westeros se remettait de l'épidémie, le cours des choses revenait peu à peu à la normale.

C'est ainsi, après une longue journée de route, que la troupe partie d'Accalmie arriva à destination, alors que le soir tombait, les routes se faisant de plus en plus désertes alors que les voyageurs trouvaient un abri pour la nuit. Après la longue chevauchée de la journée sous un soleil éclatant, il faisait bon avoir enfin un endroit où s'arrêter. Les chevaux également méritaient bien un peu de repos. La chaleur de la journée ne les avait pas épargnés et dès que la troupe arriva au niveau de l'auberge, la première chose à faire fut de les conduire aux écuries.

L'auberge était calme, ce soir-là, nota Lyonel. C'était habituellement un lieu plutôt fréquenté, mais ils étaient presque seuls aujourd'hui. Au moins étaient-ils certains d'avoir assez de place pour la vingtaine
d'hommes qui les accompagnaient, lui et le mestre. A peine était-ils arrivés que le petit Wat déboula dans la cour de l'auberge et resta figé un instant devant cette assemblée d'hommes aux couleurs de Baratheon. Si l'ambiance qui régnait jusqu'alors aux alentours de l'auberge était plutôt tendue, soldats et chevaliers ne semblaient pas encore s'en apercevoir et le groupe dénotait un peu dans cette apparente morosité. Ce fut Wat qui se chargea d'accueillir tout ce monde alors que les chevaux étaient conduits aux écuries.

A l'intérieur, les Penrose approchaient de la fin de leur repas quand la porte s’ouvrit pour marquer l’entrée de deux nouveaux protagonistes : Lyonel et Robert finissaient leur discussion alors qu'ils s'avançaient pour saluer Findus, le cuisiner qui allait bien vite avoir un surplus de travail. Si la soupe de navets étaient la spécialité de l'auberge, les voyageurs ne seraient sans doute pas satisfait par ce met uniquement et il allait sans doute leur falloir quelque chose de plus consistant.

A peine Lyonel eut-il le temps de saluer Fondus le cuisiner et de l'informer que lui et tous ses hommes resteraient là cette nuit que la porte s'ouvrit de nouveau, laissant entrer les quelques chevaliers et la troupe de soldats qui se répartirent dans la grande salle, leurs discussions animant soudainement la grande salle de l'auberge. Ainsi le petit groupe des Penrose passa presque inaperçu ! Si Lyonel les avait remarqué, il n'aurait pas manqué d'aller les saluer.

Mais, alors que l'ambiance semblait se réchauffer avec l'arrivée du groupe, la porte s'ouvrit de nouveau...


Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Gunthor Estremont
Chevalier

Général

♜ Parangon d'Emeraude ♜

♦ Missives : 48
♦ Missives Aventure : 16
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 30/03/1988
♦ Arrivée à Westeros : 28/01/2013
♦ Célébrité : Tom Felton
♦ Copyright : Caf-Pow
♦ Doublons : Oberyn Dayne
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : /
♦ Lieu : Vertepierre
♦ Liens Utiles :
Gunthor Estremont
Voyages & Aventures

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
150/500  (150/500)


Message Jeu 8 Aoû 2013 - 17:00

Dans l’encadrement de bois se tenait dès lors un grand gaillard. Probablement le plus grand homme que n’eut jamais accueilli l’auberge du Navet fringant à dire vrai. Tête encapuchonnée dans son long manteau d’un vert amande maculé de boue comme des larmes célestes, le costaud vagabond aux larges épaules fut obligé de courber sa vaste carcasse pour ne pas voir son front heurter le chambranle de son front. Sur sa poitrine, les armes de la Famille Estremont de Vertepierre trônaient fièrement au centre de son surcot alors que maille et cuirs bouillis épaississaient toujours plus la large et musculeuse silhouette du nouvel entrant. Il jura devant la hauteur de porte, prétextant qu’il en avait assez de se les prendre en pleine gueule depuis qu’ils avaient accosté à Villevieille depuis la Treille où il avait visité son cousin, le Grand Amiral Redwyne. Il faut dire que du haut de ses six pieds et demi, l’on n’avait pas vraiment conçu les bâtiments du commun pour qu’il y soit à son aise… Quoi qu’il en soit, il ne manqua pas de pester à nouveau en constatant deux choses : la pièce était déjà bien garnie et il ne semblait pas y avoir de putains dans cette auberge miteuse. Frustrant. Si le premier point pouvait offrir de bien belles empoignades et de franches rigolades, le second point lui annonçait une nouvelle nuit dans l’onanisme et la perspective ne l’enchantait pas vraiment… Il en grinça les dents de contrariété, comme de coutume. Néanmoins, un coup d’œil de ses prunelles émeraude lui fit remarquer le cerf sable sur champs d’or caractéristique de la Maison souveraine de l’Orage. Toujours dissimulé sous son capuchon, il en vint à se demander s’il ne se trouvait point-là en présence de l’Orage Moqueur ou bien de l’un de ses héritiers… Mais n’étant pas encore Lord, les seuls souvenirs qu’il conservait de ses rencontres avec son suzerain étaient les images d’un homme en armure, bien plus grand que Lord Bryce Estremont, portant un manteau d’or au cerf couronné des Baratheon ainsi qu’un heaume aux bois spectaculaires. Il aurait plus facilement reconnu son Seigneur dans un tournoi qu’autour d’une pinte et ce constat d’imbécilité croissante lui fit une nouvelle fois grincer des dents. Qu’il pouvait maudire sa bêtise parfois. Ses  hommes entraient à sa suite, Adawale en tête. Le grand nègre faisant office de second sur le Vaillant jugea d’un œil sombre l’assistance alors que les quelques hommes d’arme de Vertepierre qui les accompagnaient sur les routes se firent parangon de mutisme devant les deux nobles assistances nichées sur les bancs. Qui aurait bien cru trouver tant de beau linge dans lieux si minable ? Rabattant son capuchon sur ses épaules et dévoilant ses traits rudes comme sa longue tignasse auburn, Gunthor inclina respectueusement la tête vers les Baratheon, se montrant évasif sur la cible première de son regard. Et c’est avec une déférence maladroite qu’il se mit à marmonner :

« M’sire ! » Comme l’aurait fait un simple roturier. Les convenances n’étaient pas vraiment son fort, tout comme l’investigation qui le posait encore dans l’expectative. Avait-il à faire à l’Orage Moqueur, à l’un de ses enfants ou encore à un simple tas de Chevaliers venus d’Accalmie ? Il n’en savait foutrement rien mais se contenta de montrer patte blanche pour finalement se diriger vers les dernières tablées vides pour s’y échouer bruyamment. Gunthor n’avait foutrement pas la moindre idée du nom du type qui vint vers lui saisir leur commande et c’est sans réellement prendre de gants qu’il lui répondit :« A boire, à manger et à boire ! » Rugit-il en dégrafant son manteau vert amande pour l’exposer à un feu proche, de façon à le sécher des affres du voyages. Ils avaient essuyé un temps dégueulasse pendant une bonne partie de leur périple et le colosse de Vertepierre entendait bien ne pas passer une nouvelle nuit enroulé dans sa pelisse à se protéger de la pluie sous des feuillages comme sous les flancs de Balerion, son bourrin de trait. Aussi, il alpagua le pégus  qui fuyait déjà vers ses fourneaux : « Et d’la chambrée pour dormir s’il en reste ! » L’on passa un long instant avant que le silence ne se transforme en murmure et le murmure en brouhaha. De ceux que savaient provoquer les marins de Vertepierre quand ils foutaient un pied sur le plancher des vaches pour se restaurer dans des tavernes, un putain sur les genoux. D’aucun ne trouverait pas ça chevaleresque, mais pour Gunthor il était marin avant d’être Chevalier… Il s’échinait à respecter les vœux qu’il avait prononcé mais avait depuis longtemps décidé de ne plus porter quelques intérêt envers ceux qu’il avait brisé avant même de les formuler. Notamment en compagnie d’une saltimbanque du Val qui l’avait dépucelé sous un pont… Adawale se mit à fredonner l’air de la Belle et l’Ours alors qu’on leur apporter de quoi boire. Gunthor fournit un semblant de paroles, immédiatement suivi par ses comparses, alors qu’il sortait de son fourreau l’Epée de Qohor que lui avait offert son cousin Redwyne. A mesure que défilait la musique, il passait la pierre à tailler sur le fil de l’arme, l’aiguisant comme il aimait à le faire pour passer le temps tout en prenant soin d’un inestimable présent. Ses émeraudes miroitaient sur le métal poli et tranchant, louchant sur un faciès féminin dans la seconde communauté, celle qui ne jouissait pas du blason des Baratheon. Elle n’avait rien de particulièrement aguichant, affichant des allures de fille de taverne plus que de noble dame. Mais les quelques tâches de sons qu’elle avait sur le faciès piquèrent la curiosité de l’Estremont : en avait-elle vraiment partout ? Il sourit mornement et loucha sur le panneau de bois faisant office de bois. Il commençait à se sentir d’une putain de faim !
Revenir en haut Aller en bas
Mestre
avatar

Mestre Robert
Mestre

Général Mestre d'Accalmie
♦ Missives : 13
♦ Missives Aventure : 6
♦ Arrivée à Westeros : 14/11/2012
♦ Célébrité : Sam Neill
♦ Copyright : Maron Martell
♦ Doublons : -
♦ Age du Personnage : 50
♦ Mariage : Chaîne
♦ Lieu : Accalmie
♦ Liens Utiles : -
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
150/500  (150/500)


Message Dim 8 Sep 2013 - 20:40

La vue de l’auberge arracha un soupir de soulagement à Robert, que cette longue journée passée en majeur partie sur la selle de son cheval avait passablement épuisé. Il n’était pas à proprement parler un bon cavalier, et l’époque à laquelle il montait régulièrement était maintenant loin.  Le fait qu’ils allaient se mettre à l’abri avant que l’averse ne se déclenche n’était pas pour lui déplaire non plus. Les pluies avaient beau être bienvenue après l’année de sécheresse qu’ils avaient traversée, il se passerait bien d’être trempé jusqu’aux os.

Contrairement à son Seigneur, Robert n’était encore jamais passé par l’auberge du Navet Fringant – un nom étonnant pour un établissement de cet ampleur- et pour cause : il n’avait que très rarement quitté Accalmie plus d’une journée depuis le début de son service. C’était d’autant plus rare qu’il quitte la forteresse en compagnie du Seigneur Suzerain, les Terres de l’Orage ayant nécessitée toute l’expérience et des compétences d’au moins l’un des deux hommes en continus au cours des temps troublés qui  s’achevaient avec l’arrivée de l’automne. Les pluies avaient ramené la vie dans ses contrées, mais –et c’était là toute la raison de sa présence ici- elles avaient aussi contribué à des crues effroyables dans la contrée et entrainé des dégâts considérables. Un pont avait notamment été emporté, plus loin sur la Route Royale et une remise en état de celui-ci était cruciale pour éviter de paralyser la région. Entre autre, les Mestres étaient formés pour concevoir et encadrer ce genre de travaux, c’était donc là  que Robert se rendait.
Robert se languissait d’un bon repas, et encore plus d’une bonne boisson. Ces derniers jours avaient vu les pluies diminué, et c’était sous le soleil qu’ils avaient passé la journée. Boire autre chose que de l’eau tiède serait le bienvenue. Pendant que les hommes de l’escortes et Lyonel conduisait les montures à l’écurie. Il détailla un peu l’établissement dont  les trois étages semblaient  s’élever au dessus du sol d’une façon plus qu’incongrue : dans le coucher du soleil, l’auberge paraissait comme tordue. Sans s’attarder sur ce qui devait être une illusion d’optique, il contempla avec amusement l’enseigne représentant un navet servant de repas à un poney.
Cet endroit semblait bien singulier pour une auberge d’importante. Il aurait été curieux de connaitre un peu plus l’histoire derrière cet insigne et le nom aussi original. Mais pour le moment, il était surtout pressé de profiter d’un bon repas et d’un bon lit.  Un petit homme rejoint la compagnie alors qu’ils s’approchaient des écuries un petit homme fit irruption dans la cour, il marqua un instant de surprise avant de se présenter sous le nom de Wat et de conduire les conduire à l’intérieur.  Leur guide semblait plutôt tendue, alors qu’ils pénétraient dans l’auberge, son visage banal de paysan reflétant une sorte d’inquiétude. Il les emmena au cuisinier, qui semblait être aussi le tenancier de l’auberge et le laissa s’occuper des nouveaux clients. Le cuisinier, Findus (encore un nom des plus original) les salua et après avoir pris note de leur exigence leur présenta une table d’une façon très professionnelle.

L’atmosphère semblait maussade, ce qui tranchait avec l’apparence extérieure de l’auberge. Le peu de client présent parlait peu et à voix basse. Cela ne risquait cependant pas de déteindre sur leur petit groupe, Lyonel avait pu chevaucher toute la journée loin des murs pesant d’Accalmie et Robert soupçonnait que rien ne pourrait entamer son attitude joviale.
Ils s’installèrent tranquillement à une table  et il ne fallut pas longtemps pour Lyonel et les chefs de sa garde pour partir dans une discussion animée, ponctuée d’éclat de rire. Il était peu de seigneurs qui riaient de bon cœur avec leurs hommes  d’armes, celui d’Accalmie était de ce type là. Robert écoutait le conversation d’une oreille distraite, souriant de temps en temps, tout en pensant au travail qui l’attendrait bientôt. Il avait déjà préparé le projet, mais le plus gros du travail était sur place. Il espérait qu’il n’avait pas trop perdus de son apprentissage à la Citadelle, l’encadrement de ce genre de projet n’avait jamais été étudié là-bas que de façon très théorique et le Mestre n’avait jamais vraiment eu l’occasion d’appliquer ces leçons sur de grands projets. Les quelques recherches et plans qu’il avait fait avant de partir devrait suffire, cependant.

Les réflexions de Robert furent interrompues, en même temps que les conversations par l’arrivée d’autres clients, mené par un homme de stature impressionnante.  Celui-ci fit une pause lorsque son regard balaya leur groupe et se fendit d’un salut en direction du Lord, à la limite de l’irrespectueux étant donné le statut de Lyonel et l’appartenance évident de l’homme à la noblesse des Terres de l’Orage. Le blason qu’il portait ne pouvait être que celui des Estremont, famille importante qui pouvait se vanter de liens familiaux avec l’Orage Moqueur. Bien qu’il ne l’ait jamais rencontré, Robert l’identifia comme l’héritier de Lord Bryce, sa haute stature correspondant tout à fait à la description qu’il en connaissait.
Il fit part de ses conclusions à Lyonel, bien que celui-ci l’ait surement déjà reconnu. Il était du devoir d’un Mestre de savoir reconnaitre les vassaux même les plus obscurs de son Lord.
Pendant ce temps, les arrivants commencèrent à s’installer bruyamment, finissant de remplir ce qui peu de temps auparavant était une salle triste et vide. Robert jeta un regard à Lyonel, se demandant quelle serait sa réaction à cette étrange parade.
Ces considérations parvinrent presque à lui faire oublier qu’il était toujours assoifé.
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Général
Feuille de Personnage


Message

Revenir en haut Aller en bas

Du Sang dans les Pintes

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1


Sujets similaires

-
» Sebastian Lacrymosa
» [Sugg d'extension] Skardheim
» Comment peux-tu te connaître si tu ne t'es jamais battu ? | shane
» Glacé comme le sang dans tes veines || Heph', Sigyn, Gemma, Brook
» [Ab] Quel coup dur [Dag]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A Song of Ice and Fire RPG :: ◄ Le Navet Fringant-