AccueilS'enregistrerConnexion



 

Partagez| .

L'amour d'un père

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Lun 17 Juin 2013 - 21:58

« Ça m'est égal. Elle pourrait venir de l'autre côté du Mur que je voudrais la voir quand même ici. Maintenant, amenez-la moi. Sans discussion. »

Lord Racin avait parlé, et lorsqu'il parlait ainsi, même les hommes les plus rodés de sa garde savaient qu'il fallait hocher la tête et obéir. Il y avait des orages latents dans les yeux gris-bleus de cet homme qui grondaient dans sa voix et électrisaient l'air lorsqu'il s'agaçait, et ce jour-là, Deklan était au delà de l'agacement. Sa fille cadette était mourante. Belle raison pour une laide humeur, n'est-ce pas ? Hélas, trois fois hélas, la saison passée avait emporté bien des enfants à leurs parents, bien des mères à des fils, bien des amours à des bras tendus vers le froid de la mort en ce printemps aussi ensoleillé que létal. 209 était une année dont on se souviendrait pour la moisson précoce que les hommes avaient payée.

Seulement, il était un mystère dans cette tour assise sur les abords d'une rivière fertile, au milieu de son bourg aisé parce que passant, sans être riche, car certes pratique mais peu crucial et pas assez bien fourni en hommes pour pouvoir s'imposer plus avant. Ce mystère était que le printemps était passé. L'été était arrivé, marchant avec sévérité sur la région, roussissant les herbes comme les bûchers avaient rougi les corps qu'on n'avait pas voulu céder à la terre de peur que ce soit le mal qui en refleurisse. Et avec le printemps, ça avait été au tour de la maladie de mourir. Plus personne n'en était souffrant, il n'y avait plus de lit empestant la fièvre, plus de rues vidées au passage d'un erre tremblant devant son destin, bientôt lapidé peut-être, ou au moins chassé par les injures lancées par la peur des bien-portants, non, plus personne. Sauf la fille cadette du lord Racin, ce petit noble aux grandes colères. Elle était jeune, dodue, et lui ressemblait énormément, c'était sa favorite disait-on, sa préférée d'entre tous ses nombreux enfants, et de loin, affirmait-on même ; au village on murmurait beaucoup à propos de ce mal, et de ce qu'il adviendrait si on ne parvenait pas à sauver ce petit bout de fille pas encore tout à fait devenu femme. L'été s'annonçait sec, mais les orages tonneraient sur la tour. On était fataliste : ce serait une affreuse année à plus d'un titre.

Alors, lorsque naquit la rumeur du passage d'un rebouteur dans l'auberge du petit bourg d'Herpivoie, elle trouva beaucoup de lèvres pour lui faire la cour et l'engrosser de détails parfois fous, parfois vrais. C'était une femme, une jeune, jolie, sorcière, infâme, atroce, un change-forme je vous dis, c'était une malédiction, un grand don, un béni des dieux, un buveur d'âme, quelque démon venu tenter la foi déjà réputée discutable du lord des lieux. C'était une femme. Une femme ! Comment faire confiance à une femme guérisseuse ? Ça serait leur échappatoire et leur malédiction. On laissa tranquille la personne égarée, deux jours durant, deux jours pendant lesquels on l'observa, prudents, pendant lesquels on tendit des mains blessées par les labours pour que ce rebouteux les soigne, en échange de sa pitance, et on chuchotait tout bas une fois la porte close. Maudite, maudite ! Don des dieux, largesse tardive de la fortune ! Au troisième jour on tambourina à sa porte et, après confirmation que la silhouette était bien celle qui savait guérir, disait-on, on l'empoigna sans grandes manières, lui laissant juste le temps de prendre ses effets, encore que, pas tous, et on l'entraîna en dehors de l'auberge pour la présenter au lord. Sur le chemin, on fit silence. C'était funeste – et peu rassurant.

Si Herpivoie était toujours assez verte, la rivière étant alors encore assez haute et plutôt claire, malgré le temps sec, la tour des Racin était une chose lourdement bâtie, noire de pierre, imposante de structure, froide d'allure : il ne lui manquait qu'un nuage perpétuellement accrochée à la flèche pour en faire une esquisse de cauchemar latent. La porte de l'endroit, très large mais assez basse, forçait à baisser la tête pour entrer comme sortir et n'arrangeait rien à l'effet produit sur les gens à son pied. Une fois à l'intérieur, Wyna – car c'était elle – fut abandonnée devant un homme. D'assez petite taille, il était trapu, buriné, et de ces personnes qui n'ont pas besoin d'être grandes pour vous donner l'impression d'être minuscules. C'était peut-être cette tension dans ses épaules, qui étirait son échine et pesait sur ses traits, qui donnait l'impression qu'il était sur le point de bondir ou de frapper ; c'était peut-être sa façon de se mouvoir, lentement, avec des à-coups très secs et soudains, qui laissaient penser qu'il était toujours sous le coups d'une colère péniblement rentrée ; c'était sans doute ce regard, terriblement pesant, scrutateur, âcre même, qu'il posait sur tout et sur tout le monde : cet homme aurait été roi, le continent n'aurait pas ri une seule fois durant son règne. Fort heureusement, il n'était qu'à peine au dessus de ses gens, mais c'était déjà assez à supporter. Sa voix, grave et assez rauque, convenait parfaitement à son portrait. « A présent que je suis sûr d'avoir toute ton attention, j'ai du travail pour toi. » Il hocha la tête pour lui-même, montrant d'un mouvement – sec – du menton la volée d'escalier entamant l'ascension de la tour, incitant de fait la jeune femme à déjà l'emprunter. « Il y a une porte par là, derrière laquelle il y a ma fille Emilia. Elle est mourante. Je veux que tu y fasses quelque chose, et ce n'est pas une demande. » Il commença l'ascension. Puisque ce labeur n'était pas une question, il n'y avait pas à laisser la porte ouverte à un refus, autant donc aller directement vers le problème souligné. Les escaliers étaient hauts, étroits, mais suffisamment entretenus pour se défendre d'être glissants. « Si elle va mieux, je te paierais bien. Si tu trouves seulement pourquoi, je te paierais assez. » Il n'évoqua rien d'autre. Aucune menace ne franchit ses lèvres, pourtant, une imagination même peu fertile pouvait se laisser aller à courir tout de même. Après assez de marches pour épuiser beaucoup de gens, Deklan s'arrêta après d'une petite porte, plutôt étroite et haute, sans doute celle d'une chambre. Une petite gravure de bois, assez mignonne, y avait été accrochée, étrangeté qui contrastait avec la paluche massive de l'homme qui s'y apposa. Une inspiration, une dernière hésitation peut-être, il frappa l'huis une seule fois, sans attendre de réponse avant d'ouvrir la porte et de laisser une vue sur la chambre.

Elle était ravissante, cette chambre. Les tapisseries accrochées aux murs étaient colorées, la fenêtre donnant une lumière douce et vibrante à l'ensemble, le lit était clair, aux draps chatoyants, sur la commode des poupées, sur une chaise incitant à s'asseoir une belle robe. Assurément, c'était l'antre d'une demoiselle aussi gâtée que le disait la rumeur, et cette fille en question devait paraître petite, et terriblement pâle, au milieu de son grand lit décoré de pourpre et d'ocre. Une toux échappa à cette enfant, qui venait probablement de se redresser d'un coup, portant un regard fiévreux à l'huis percé. Le père dit seulement. « Emilia, je t'amène quelqu'un. Elle va t'aider. »


Et cette jeune fille-là, c'était moi. J'avais le cœur battant et le souffle court, mes yeux peinait à voir qui se présentait à moi, entre mes larmes de fièvre et le demi sommeil que j'avais réussi à attraper. Je reconnus la voix de mon père, et me retins de justesse de tendre le bras vers lui pour lui réclamer du secours, ce que je savais qu'il n'aimerait pas, mais dont j'avais terriblement besoin. Et la silhouette qui était avec lui était féminine. Je cillais, sans doute avais-je mal vu. Non – je bredouillais alors, à défaut de mieux. « Bonjour, » et me tus, étouffant une nouvelle quinte dans mon poing serré. Une vilaine nausée me serrait le ventre. Mon père, lui, attendait que la femme entre pour sceller la chambre sur nos deux présences maintenant opposées.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mar 18 Juin 2013 - 8:45


Herpivoie. Première fois qu'elle venait ici et seuls les dieux savaient pourquoi. En fait, ils devaient être les seuls à le savoir. Ce fut une des rares fois où Wyna se fit prendre à son propre jeu et ce fut une des plus belles leçons de sa vie, face à la prudence dont elle pourrait faire preuve en temps que femme seule. Elle allait comprendre que Crébon, qui avait perdu la tête depuis une bonne lune à peine n'était pas si dans le faux que cela. Wyna s'était égaré sur un chemin de bois. Elle avait du loupé un chène, ou une cabane, ou un champignon , elle n'en savait rien mais elle n'était pas arrivé à bon port et c'était un peu ennuyeux. S'il ne voyait pas cet homme, un ami de son Maitre, elle devrait rentrer bredouille. Elle s'arrêta à une auberge, se fit discrête, mais visiblement pas assez. Un enfant tomba avec son assiette devant elle et se planta la main dans son petit couteau. Elle ne put pas le laisser comme ça. Sa maman paniquée essayait d'arrêter le sang, elle s'assit en face d'elle, le col remontée sur le nez, et la capuche de loup sur la tête et l'abaissa sous les yeux ébahis de la jeune femme sans homme. Sa voix douce et son regard compatissant réussit à convaincre la demoiselle qu'elle était de bonne foi et bienveillante. La femme lui laissa donc la main de son enfant , et elle arrêta le sang avec quelques feuilles broyées, provenant d'un petit sachet, avant d'entourer sa main d'une petite bande et de donner à sa maman des conseils pour que la plaie se referment bien. Un grand merci embué de larmes lui arriva aux oreilles, elle sourit ,le visage encore à moitié dissimulé sous son col de cape en cuir, mais c'était trop tard pour se cacher. Aussitôt une jeune fille se jeta à la place libre et lui exposa son problème. Et ce fut ainsi pendant plus d'une matinée. Certains la payèrent un peu mais rien de mirobolant, elle avait juste de quoi s'acheter à manger avec. Cela dit, elle n'avait jamais fait ça pour l'argent, juste ce qu'il fallait pour subvenir à ses besoins.

Une fois les choses se calmant, et la fatigue passée après une bonne nuit de sommeil, Wyna considéra qu'il était temps pour elle de partir. Elle descendit les escaliers quand des hommes surgirent, sous les yeux terrifiés des clients présents.
- Hey mais lâchez-moi!
- Suis nous sorcière, notre Seigneur veut te voir, grogna sommairement l'un de ces gros lourdauds aux paluches aussi grosses que des assiettes.
- Quoi? Je ne suis pas une sorcière, je n'ai fait que soigné ces gens ! Vous les laissez mourir dans la misère !
- Il suffit ! Tu la fermes ou j'te bâillonne!
- Brute !
Elle se débattait mais vu le gabarit de ces bourrins de bas étage qu'on appelait apparemment soldat, elle n'avait que peu de chance d'arriver à ses fins, hormis peut être se prendre un baffe de Fer Nés. Elle flanqua un coup de pied à l'un d'eux, et colla son poing dans la tête d'un autre, se faisant mal à la main, grimaçant et émettant un petit cri aigu en sautillant. Oh bordel , ça fait mal. Un coup de d'assiette dans la tronche d'un autre et elle tenta de s'échapper mais le plus lourd et le plus gradé visiblement, tendit son long bras musclé sorti tout droit de son sa cape et lui agrippa les cheveux sans aucune douceur. Son cuir chevelu hurla sa souffrance. Wyna cria de surprise et de douleur et serra les dents et tenant de ses mains gantés grossièrement de noir le poignet épais de ce furieux.
- Tu vas t'calmer ou j'te viole devant eux !

Effet instantané. Wyna ouvrit de grands yeux. La menace à ne pas proférer. Elle avala sa salive et se laissa douloureusement manier. Quoi. Non mais attendez, se faire violer, déjà c'est une chose traumatisante , elle avait du soigner bien des femmes mutilés par des types malsains, mais alors par ce.... truc bourré de testostérone??? Elle avait se faire empaler oui. Non non. Hors de question. Elle se calme net et les suivit. Les poignets liés , et la sangle tenue par le gradé, elle fut hissé devant lui sur un lourd cheval gris et gros de trop de fourrage et ils partirent. Le trajet fut supportable. Heureusement qu'elle savait monté à cheval bigre. Quelle bande de cinglés notoires, on l'emmenait où comme ça? Sans compter que la peur commençait à la prendre au ventre. Qu'allaient-ils lui faire? La brûler, les torturer? Elle ne pouvait pas finir comme ça. Pas comme une sorcière. Elle n'avait rien fait ! C'était dans ces moments là qu'elle était prête à s'enfuir et se cacher pour ne plus jamais reparaître mais c'était aussi dans ces moments que l'impuissance était une chose purement horrible, comme un sentiment de ne plus rien maitriser , ne plus pouvoir avoir de droit sur sa propre vie , de ne plus pouvoir même respirer sans avoir peur d'y perdre la gorge. Ces moments où sa parole ne compte pas. Ces moments où on se rend compte encore une fois que l'homme est une bien fragile créature, autodestructrice et ô combien cruelle. Elle fut trainée sans aucune forme de procès vers une pièce , et manqua d'ailleurs de se manger de la porte. Elle se demanda alors comment les gardes faisaient pour ne pas se bouffer le haut du montant en pierres. A en voir des cicatrices sur certains fronts, à si , ils l'avaient fait. Ça devait être une marque de fabrique. Le château des têtes fendues. C'était au moins une chose qui aurait pu faire rire. Oui mais ça c'était avant. Avant qu'elle ne faisait la rencontre d'un... d'un quoi au juste. Est-ce cette chose avait un nom? Ah un vieux. Oui oh , ça s'en rapproche des fois. Lui en l’occurrence, il devait être croisé avec ... un genre de ... scarabée? Pourquoi était-il tordu de la sorte et si petit... Il avait du être fait sur mesure pour le château. Porte petite. Seigneur petit. Cerveau petit. Amabilité petite. Il n'y avait que ses grosses mains et son aigreur qui étaient grandes et déformées. Comme si on avait tout coincé en même temps dans une porte, qu'on avait bien appuyé pour tout faire enflé et que cela n'avait jamais dégrossi.

Wyna jeta un regard noir au gradé et lui mit un coup dans le torse , le poussant en grognant légèrement pour lui faire comprendre qu'il avait été un salaud , et cela le fit sourire. Elle se prit même une claque sur la fesse et s'offusqua en lui balançant la corde qui lui avait tenu les mains, au visage. Elle se retourna vers le vieux bougre qui marchait de biais, bancal. Lui , il ne pourrait même pas tenir une épée... Quoi que lâcher un de ces bestiaux chez les Fer Nés, ça devait faire du dégât. Vous savez, c'est comme quand un kidnappeur pense faire une affaire en enlever une belle fille, qu'il s'avère qu'en fait c'est une véritable peste qui va le rendre dingue et qu'il cherche à la rendre par tous les moyens. Oui sauf que lui, bon... Il n'était pas joli. Mais cela pouvait faire une belle arme de destruction massive. Et bonjour non !!! Aussi poli que tes gardes le vieux ! Bonjour mademoiselle, quel est votre nom, vous allez bien? Merci je vais bien !!! Suivi probablement d'un énorme grognement mental . Mazette, il l'avait mise de mauvais poil. Elle le suivit quand même, mais juste par curiosité. Je vous l'aurais donné mon attention si vous m'aviez simplement demandé. Toujours obligé de faire prendre de force... Wyna écouta attentivement le vieux. Ne notant plus du tout  son caractère juste dégueulasse, et sa manie de ... quoi !!! Non mais c'est un ordre ?

- Mon seigneur avec tout le respect que je vous dois, j'ai reçu mon enseignement d'un digne homme de savoir, je n'ai rien d'une sorcière alors ne me traitez pas comme tel. Vos hommes m'ont menacé de viol. Sont-ce là des manières. Un s'il vous plait , cela vous écorcherait?

En colère Wyna ? Oh que oui et encore, là , elle faisait un effort violent pour ne pas lui coller sa main dans la tronche, et l'insultait de tous les noms d'oiseaux possibles. Sans rire, pour qui se prenait-il ce papy grognon. Il avait besoin d'elle, qu'il le prouve un minimum au moins, au lieu de baver sa morve toxique sur tout ce qui pouvait lui être décemment utile. Ce ne fut que lorsque la jeune guérisseuse fit l’adolescente que son regard changea. Dés lors, elle n'eut dieu que pour la petite. Et ce n'était certainement avec cet homme, certes aimant , mais irritable à souhait et ô combien stressant qu'elle allait pouvoir faire son travail correctement.

- Sortez s'il vous plait.

Son visage s'était assombri. Son ton aussi avait changé. Elle regarda vaguement le vieux, puis soupira. Elle lui agrippa l'épaule et le poussa vers la sortie sans aucune douceur puis ferma la porte qu'elle bloqua avec une chaise.

- Et inutile de hurler, je veux l'examiner en paix ! Je reviens vous voir pour vous donner les résultats. Votre vieux regard et votre caractère de cochon me stresse, je ne pourrai pas faire mon travail correctement si vous êtes dans les coins.

Peu lui importait qu'il soit mécontent, elle ne laisserait pas cette enfant mourir sous prétexte qu'un vieux rouillé au caractère tout autant pourri ne décrète avant même qu'elle n'ait fini qu'elle était inutile. Elle en avait fait des gens de la sorte, qui amenait leurs enfants et qui repartait juste après, sous prétexte qu'ils ne supportaient pas ce qu'ils voyaient. Résultat, soit l'enfant mourrait son soigné, soit ils revenaient avec un petit chou encore plus malade. La fierté fait parfois faire des choses absurdes. Wyna poussa sa cape de loup, la posa calmement sur le fond du lit , et sa besace lourde. Elle contourna les draps et couvertures et s'assit auprès de la petite du coté de la fenêtre.

- Bonjour Demoiselle... Emilia. Je crois que votre père ... ou grand père a prononcé ce nom. Je m'appelle Wyna... Je suis là pour voir ce qui se passe. Tu peux parler? Tu pourrais me dire si on t'a déjà examiné... et ce que tu as comme maux ?

Sa main se posa sur le lit, elle attendait poliment. Ce n'était pas une enfant, elle se devait de respecter la pudeur de la demoiselle , malade ou non, elle restait une jeune dame.


Revenir en haut Aller en bas

L'amour d'un père

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1


Sujets similaires

-
» L'amour d'un père et d'une mère est irremplaçable || ft. Reine des Neiges & Esprit des Songes.
» L'amour sans philosopher C'est comme le café : très vite passé. [Les Shepard && Gibbs]
» GIFI un amour de caniche toy femelle de 10 ans (34)
» Décès d'Éval Manigat, père de la musique du monde québécoise
» [¨Palais du Marquis de l'épine dorée.] ... Père...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A Song of Ice and Fire RPG :: Citadelle de Maegor :: ◄ Salle des Archives Oubliées (RP)-