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Ygon Santagar, le solitaire

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Général
Feuille de Personnage


Message Jeu 13 Juin 2013 - 15:05

● Nom :  Santagar
● Prénom :  Ygon
● Sexe :  Homme
● Âge :  34 ans, né en 178
● Origine :  Dorne
● Métier : Homme d'Armes, soldat de la famille Santagar  

● Pseudo :  Julouve
● Âge :  17 ans
● Vous concernant :  Piou ~
● Avatar :  Oded Fehr
● Connaissez-vous le Roman ?  J'ai fini la première intégrale récemment.

● Lady Coeurdepierre ? Ouep ~
● Comment avez-vous connu le forum ? J'en recherchais un, je m'y suis inscrit il y a quelques semaines mais comme je n'ai pas eu le temps de finir ma fiche, j'ai été supprimé ^^"
● Comment le trouvez-vous ? <3
● De quelconques suggestions ? Nop  

Informations Descriptives

Dans un tourbillon de sable, les sabots font un bruit de tonnerre,
Le tissu claque, mais on entend le cri du vent.
C’est un homme seul qui chevauche en plein désert,
Vêtu d’amples atours et de sombres vêtements.

Faisant librement corps avec sa monture,
Les mouvements souples inspirent l’admiration,
Ses mains serrées sur les rênes marquées par l’usure,
Sont modelées par les cals et les déformations.

De grande taille, le dos droit et le port altier,
On le sait fier et de noble lignée.
De ses membres musculeux et bandés,
On devine l'homme fait et le guerrier entraîné.

Ses cheveux bruns, presque noirs,
Sous le turban, descendent jusqu'au haut des épaules.
Striés par quelques mèches d'ivoire,
Quelques boucles ondulent longuement sur son col.

Il a l'apparence d'un homme dans la fleur de l'âge,
Son teint, typique des dorniens salés, est légèrement basané.
Taillé à la serpe sont ses traits, mais jovial, semble être son visage,
Dont le menton est surmonté d'un bouc soigneusement taillé.

D'étranges tatouages marquent sa peau cuivrée
Sur les pommettes, le front et le dos de la main.
Une ceinture de cuir et des bijoux métallisés
Ont été accrochés aux tissus sombres, violets et communs.

Et son iris brun teinté de noir, aux reflets de chrome,
Se confond avec celui du faucon blanc posé sur sa cape.
Le regard est à l'image de l'oiseau mais aussi de l'homme.
Perçant, aiguisé, parfois pernicieux, à qui rien n'échappe.

Le cavalier continue ainsi sa route, libre et volage.
Seul pour le moment, mais ses proches en pensées.
Un sourire franc et éclatant éclaire son visage,
Quand il aperçoit enfin l’endroit où il est né.


Informations Mentales

Il a la patience du héron, mais la vivacité du faucon.
Il a le courage du lion, mais la prudence du serpent.
Il a tout du loup solitaire, mais la longue solitude l’effraie.
Il a le calme de l’eau, mais, au combat, l’impétuosité d’une tempête.

Il aime l’aventure, mais ne dédaigne pas l’oisiveté et l’acédie.
Il aime traiter tous les hommes de la même façon, mais n'oublie pas son orgueil.
Il aime la compagnie, mais préfère souvent celle des animaux.
Il aime la séduction et l'affection, mais fuit les flammes de l’amour véritable.

Il paraît doux comme la nuit, mais est plus fier que les montagnes de roche.
Il semble très conciliant, mais est plus têtu qu’une mule face au désert.
Il paraît aussi franc que le ciel d’azur du désert, mais est tout aussi aveuglant.
Il semble souvent difficile à comprendre, mais ignore le sens du mot mensonge.

Il est loyal et posé, mais a sa propre liberté de pensée.
Il respecte la famille et ses règles, mais en érige beaucoup dans l’ombre.
Il est une personne sur laquelle on peut compter, mais qu’il faut savoir contacter.
Il respecte l’honneur, mais fait souvent des pieds de nez à la hiérarchie militaire.

Il sait manier les mots à son avantage, mais ne mâche que peu ses paroles.
Il connaît le prix d'une vie, mais n’hésitera jamais à l'ôter à son ennemi.
Il sait être altruiste, mais réclame souvent un prix en échange de ses services.
Il connaît la compassion, mais aussi le sens impitoyable de la vie.

Il est libre comme l’air, mais ses pensées restent à ses proches.
Il a l'indépendance du chat, mais aussi, parfois, son côté égoïste.
Il est autant prince des dunes, que brigand du désert.
Il a souvent le sourire aux lèvres, mais n’ignore pas le goût amer des larmes.


Famille


Santagar de Bois-Moucheté

Souples mais tenaces

Les Santagar est une maison de chevaliers fieffés, vassaux de la maison Martell. Dorniens salés, leur demeure principale se situe au bout de la région du Bras cassé, à quelques dizaines de lieues du domaine de Lancehélion. Ils disposent d’un pouvoir non inconséquent dans leur région, mais restent particulièrement fidèles à la maison seigneuriale. Leurs soldats sont réputés pour leur talent de cavaliers et de lanciers experts. A première vue, ils paraissent plutôt calmes pour des Dorniens, mais seul un fou les sous-estimerait ; ils ne prennent que rarement part aux conflits politiques. Elle est pourtant liée à de nombreuses famille dorniennes, et à la puissante maison des Florent.

Le seigneur actuel est Lord Ari Santagar. Sa femme, Doreana Toland, lui a donné trois enfants. Le premier, Drogon, est destiné à hériter du titre. A ce jour, les Santagar n’ont donné naissance qu’à deux bâtards. Le dernier en vie est celui d’Ygon et d'une jeune femme mystérieuse, Ashura, à qui on a donné le nom de Caliban Sand. Il est élevé par la sœur du seigneur, lady Aylinn Santagar.

Arbre généalogique des Santagar


Résumé

178 à 188
- Né en l'an 178.
- Enfant vif d'esprit, résistant.
- Sa sœur Aylinn naît en 181.
- Développe des talents de dresseur et d'observateur.
- Il est persuadé d'être le futur chef de famille.

188 à 192
- Son frère se met à le surpasser.
- Ygon rencontre son maître d'armes, Camil.
- Commence à être mis à l'écart et devient jaloux de son frère.

191 à 196
- Provoque une immense bagarre, pour une histoire de fille.
- Son père le réprimande violemment et il fugue.
- Passe son temps à chasser en solitaire et devient incontrôlable.
- Suite à l'adoubement de son frère, il fuit la maison familiale à 18 ans.

197 à 202
- Erre pendant cinq ans à travers Dorne, les terres de Bief et de l'Orage.

202 à 206
- Revient chez lui en 202.
- Son père est mourant et lui ordonne désormais de rester avec sa famille.
- Tombe fou amoureux d'une inconnue, Ashura vers 204.
- Part au Tournoi en 205
- Lorsqu'Ygon revient, début 206, Ashura a disparu, laissant leur fils Caliban.

206 à 212
- Fou de douleur, Ygon recherche la jeune femme pendant des mois.
- Revient en 208 mais délaisse toujours son fils et sa famille.
- Rencontre Sarya Sand en 209
- S'adoucit enfin et se rapproche sa famille et de Caliban.


Histoire

Le Soleil se lève puis se couche. La Lune s'éveille puis se rendort. Les étoiles brûlent puis se fanent. Les Hommes naissent et meurent, Mais contrairement aux astres dont les parcours restent inchangés, ils tracent eux même leur chemin, avant qu'il ne s'efface avec le temps et la mort, comme des traces de pas dans le sable...

Dans les nuées glaciales du désert, sous une tente de fortune, un cri de nouveau-né perça le silence de la nuit. Autour de l'abri, les femmes s'affairaient, des cris de joie et des murmures surexcités ponctuaient leurs gestes. Car aujourd'hui, en ce début d'année 178, lady Santagar venait d'engendrer un fils, pour la plus grande fierté de cette célèbre famille de chevalier. Elle était épuisée et se laissait aisément manipuler par les septa qui l'entouraient et lui passaient des linges mouillés sur le front. En revanche, le père ne se lassait pas d'admirer le nouveau-né, enveloppé dans des langes bleus. Vigoureux, déjà souriant et plein de vie, le jeune prodige se distinguait déjà de son frère aîné. Kylian Santagar se souvint de la naissance de son premier fils, l'héritier officiel. Il était faible et chétif, et même à trois ans, il restait fragile et sensible pour un Dornien. Le seigneur espérait intimement que l'aîné se révèlerait plus fort au fil du temps mais pour l'instant, il admirait silencieusement son second fils avec un sourire en coin avant de s'adresser à la femme brune, étendue sur la couche.
- Ygon. Ce sera son nom, Alix. Cela te convient-il ?
- Ygon... ça me fait penser à Aegon le conquérant...
Kylian sourit à demi, touché par les mots de sa compagne.
- Exact, je n'avais même pas réalisé.
- Espérons qu'il fasse de grandes choses alors...
- Je n'en doute pas Alix, je n'en doute pas. C'est un Santagar après tout.


178-187


Un Santagar, c'est ce qu'il a été dès son plus jeune âge. Le sang dornien avait bien laissé sa marque sur cet enfant, à la plus grande fierté de la famille. Un peu de force supplémentaire, même une force en devenir, n'était jamais négligeable. Dorne était encore séparée des sept couronnes à cette époque, et la guerre planait telle une épée de Damoclès sur les contrées désertiques. Les hommes se devaient d'être forts. Et comme si cet ordre implicite avait décidé de marquer son enfance, Ygon était beaucoup plus résistant que la fragilité de son jeune âge. Il ne tombait jamais malade et avait une santé de fer... Il s'adaptait à tout et se plaignait rarement lorsque les temps se faisaient difficile ou quand la sécheresse brûlaient les yeux des cavaliers et asséchaient les gorges des femmes. Il se distinguait là où son frère aîné, Ari, aurait dû se montrer plus fort et plus doué ; mais ce dernier peinait encore à survivre, malgré ses trois années de plus. Alors que son cadet grandissait vite et était particulièrement éveillé, il restait souvent reclus dans sa chambre ou dans sa tente, entouré par deux ou trois médecins, perplexes devant sa faiblesse. Secrètement, beaucoup pensait que le premier enfant Santagar ne survivrait pas longtemps...
Ygon fut donc élevé pratiquement comme le véritable héritier de la maison. Choyé, gâté, respecté... On lui dispensa une solide éducation malgré ses quelques réticences. Il préférait largement courir à travers dunes plutôt que d'apprendre à lire et à écrire. Et qui aurait pu vraiment l'en blâmer, puisqu'on lui passait bon nombre de ses caprices ? Il apprit vite à profiter des avantages et des opportunités qu'on lui offrait. Il obtint son premier poney à l'âge de quatre ans, alors même que son frère craignait encore de s'approcher de l'écurie. Très vite, il révéla ses talents d'observateur et de cavalier. On avait l'impression qu'il voyait tout, que rien ne lui échappait. Plusieurs fois, il surprit des gestes furtifs, imperceptibles pour les autres, mais qui révélait beaucoup sur les gens. L'enfant appris très vite à déceler le mensonge chez les autres, tout comme leurs secrets les plus honteux, pour leur plus grand malheur. L'enfant devint arrogant avec l'âge et surtout, très sûr de lui, persuadé d'être le futur seigneur Santagar.

Entretemps, sa sœur Aylinn vit le jour. Elle aussi avait la santé et la force marquée du sang dornien. En grandissant, elle se révéla moins méticuleuse que son frère, mais avec un caractère très marquée et un tempérament de feu. Les deux enfants s'adorèrent dès leur plus jeune âge. Ygon prenait un malin plaisir à prouver sa supériorité face à son frère aîné, surtout devant sa cadette - un indice des plus révélateurs pour sa future vie amoureuse... Il faut dire que le cadet n'avait aucun mal à battre son frère, que ce soit à l'arc, à la course, ou à la lutte. Le père des deux garçons commençait sérieusement à penser qu'il allait devoir laisser l'héritage à Ygon... Et cela dura bien des années. Ari aurait dû finir dans l'ombre face à ses cadets, beaucoup trop brillants pour des derniers-nés. Mais le jeune garçon grandit. Enfin, alors qu'Ari abordait sa douzième année, il cessa de tomber malade, gagna en hauteur et en force, rattrapa son retard et fut bientôt aussi doué que son jeune frère. Ygon ne sut jamais ce qui provoqua ce brusque revirement, mais cela devait avoir une grande incidence sur sa vie... Pas des plus heureuses d'ailleurs...

Il n'y avait même pas eu un cri tant la surprise avait été violente. Ygon n'avait eu le temps que de sentir le bâton rentrer brutalement en contact avec son ventre, juste sous le plexus solaire. Le souffle coupé, il chancela sur le sable avant de s'effondrer, la vue troublée. C'était peut-être l'une des seules fois où il pleurait. De douleur, puis de rage et de déception aussi. Son frère aîné se tenait devant lui, presque aussi surpris que lui-même l'était. Puis, un sourire victorieux s'étala sur les lèvres du plus âgé ; il poussa un rugissement de joie et se précipita vers la tente de leur père en hurlant sa victoire. Ygon resta au même endroit, sonné, blessé et pour la première fois de sa vie, il rencontra les affres du doute et de la défaite.

187-190


Suite à cela, c'est à dire, suite aux premiers exploits d'Ari, Ygon passa au second plan. Certes, on s'occupait toujours très bien de lui, mais on ne lui témoignait pas la même attention qu'auparavant. Les privilèges revenaient désormais à son frère. L'enfant compris enfin ce que pouvait bien ressentir son frère : la tristesse, l'envie, l'incompréhension, la jalousie... Tandis que son frère rattrapait son retard, en compagnie de son père et de son oncle, on le délaissa et le confia au mestre et aux hommes d'armes de la famille. A présent, il se montrait beaucoup plus disponible pour ses leçons et se rapprocha beaucoup du mestre, qu'il avait toujours plus ou moins écouté d'une oreille jusqu'ici... Il se nommait Camil. C'était un homme d'une bonne trentaine d'années, à la peau sombre et à la musculature imposante. Il passait pour un original car ses méthodes semblaient terriblement dures à ses disciples et à ceux qui en entendaient parler. On racontait qu'il les laissait en plein désert, seuls, sans cheval et sans eau, afin qu'ils s'endurcissent du mieux possible. Tout cela semblait très exagéré à Ygon, qui avait vite appris à ne pas se fier aux rumeurs et qui, jusqu'ici avait toujours été ménagé... Il avait...plus ou moins raison de se méfier. Car Camil était effectivement très dur. Il sut inculquer à Ygon certaines valeurs qui lui manquaient cruellement, telles que la patience, la rigueur ; et surtout, ce fut lui qui l’initia aux arts des lanciers.

C'était un excellent professeur, sévère mais juste, le premier à se rendre compte du talent qu'avait le garçon avec les animaux. L'enfant avait toujours eu un peu peur d'en rendre compte à son père, car il jugeait cette capacité indigne d'un fils de Chevalier. Mais l'élève et le maître devinrent vite très proches. En revanche, le garçon continua de s’éloigner de son père et de son frère, comprenant bon gré mal gré qu’il ne pourrait plus se moquer de son frère à sa guise désormais… même s’il s’imaginait toujours « calife à la place du calife » lorsqu’il serait grand. Mais un nouvel évènement devait pousser Ygon à se détourner une seconde fois du chemin qui lui était à l’origine destiné.

191-192


Tout cela commença comme commence une petite histoire d’adolescents. A treize ans, Ygon avait l’âge de s’intéresser aux filles, tout comme la plupart des gamins qui l’entouraient à cette époque. Ils étaient nombreux à vouloir s’attirer les faveurs de telle ou telle demoiselle,… et les filles de Dorne, même les moins nobles, n’étaient pas réputées pour se laisser faire. Malgré les mœurs très libres des régions du Sud, un homme devait d’abord faire ses preuves avant d’obtenir un peu d’attention de la part de la gent féminine. Et, pour cela, à l’image de jeunes lions, quoi de mieux qu’une bonne bagarre afin de montrer qui était le plus fort ? Normalement, rien de cela n’aurait dû déranger le paisible fief des Santagar. Sauf qu’Ygon avait eu la très mauvaise idée de s’amouracher de l’une des seules filles qu’il ne pourrait jamais séduire en paix : celle dont, justement, son frère avait le béguin. Une certains Mia. Était-ce le fruit de sa jalousie refoulée, ou une simple coïncidence ? En tout cas, cela finit en véritable petite bataille rangée. Les amis d’Ygon contre les alliés d’Ari.

Cela peut sembler légèrement démesuré pour une petite histoire de cœur, mais il faut dire qu’en trois ans, les disputes entre les deux frères se faisaient de plus en plus violentes. Leur rivalité avait gagné le fief entier et tous les jeunes garçons se sentaient obligés de prendre partie. Beaucoup se rangeait du côté d’Ari, car il était l’héritier du Chevalier Santagar, le futur seigneur en quelque sorte. Mais Ygon avait toujours eu un certain talent pour attirer les autres – un atout que lui procurait son charisme naturel. Bref, cette amourette inachevée provoqua une immense bagarre, précédée de nombreux croc-en-jambe, bouses dans les bottes, pièges dans les escaliers… Une immense bagarre. Interrompue par Kylian Santagar en personne.

-Il suffit ! J’ai dit ça suffit ! STOP !
Le véritable rugissement qui résonna dans la cour fut comme un coup de tonnerre. Tous les adolescents cessèrent de se battre, donnant un tableau plutôt cocasse, où pieds et poings s’entremêlaient encore dans des positions improbables. Quant aux deux frères, ils étaient écroulés dans le sable, les yeux rougis par la poussière, le nez en sang pour Ari, et un immense coquard pour Ygon. Sans un mot, Kylian les attrapa tous deux par la peau du cou et les traîna à sa suite, droit vers la forteresse, tandis que, honteux, les autres se dispersaient en boitant et en grimaçant. Une fois arrivé dans la pièce principale, l’homme les jeta presque par terre puis alla s’asseoir sur son coussin habituel, les jaugeant d’un regard froid et impitoyable.
-Puis-je savoir ce qui vous a pris ?
- Mais père…
- Comment avez-vous pu vous donner en spectacle ainsi ? Avec les fils et les filles de nos gens en plus ! Regardez-vous ! Vous me faites honte !
- C’est sa faute père ! Il a monté les autres contre moi !
- Est-ce vrai Ygon ?
L’intéressé leva les yeux vers son géniteur, le regard fixe et neutre.
- …. Au cas vous n’auriez pas remarqué, père, il avait aussi son propre petit clan.
- Ne sois pas insolent ! Puis-je savoir ce qui t’a pris d’engager une… guerre contre ton frère aîné ?
Le cadet baissa les yeux, soudainement intimidé.
- A cause d’une fille, marmonna l’enfant.
Il vit alors le regard de son paternel se fermer brutalement. Après un long silence, il reprit la parole, d’une voix encore plus froide qu’à l’ordinaire.
- Ari, sors d’ici. Va voir ta mère et demande-lui de soigner ton nez. Et je ne veux plus jamais te voir te battre ainsi.
Le garçon s’exécuta, sous le regard mi-surpris mi-envieux de son frère qui n’osa bouger. Une fois la porte refermée, Kylian se tourna vers son fils.
-Ygon. Quel âge à ton frère ?
-…Pardon ?
-Ne me fais pas répéter.
-…Il a eu seize ans il y a trois lunes.
- Et toi, quel âge as-tu ?
- …Treize ans, père.
- Exactement. Et c’est pour ça que ce sera lui qui devra gérer le domaine et nos gens une fois que je serai mort ou sénile. Pas toi.
- …Je suis plus intelligent que lui.
- Pardon ?
-Ari n’a eu des alliés que parce qu’il est votre premier fils, mon père. Mes compagnons, eux, se sont battus pour moi !
-Je vois que Camil n’a pas su guérir ton insupportable arrogance mon fils. Tu n’es pas dépourvu de charisme, certes, mais Ari a bien d’autres dons que toi, tu n’as absolument pas.
- Celui de vous embobiner par exemple ?
La gifle fut violente et soudaine… bien que prévisible pour un observateur extérieur. C’était la première fois que Kylian giflait l’un de ses enfants. Ygon resta silencieux, les larmes lui brûlant les yeux.
- Si tu me parles encore une fois sur ce ton, mon fils, tu partiras d’ici et je ferai en sorte que personne ne te donne plus jamais mon nom. Ton frère est mon héritier, et c’est à lui que reviendra ce domaine. Je refuse que la paix de ma maison soit troublée par vos stupides petites disputes. Ne t’oppose plus à lui. Si tu as un problème avec lui, viens me voir et ne provoque pas de rébellions comme tu l’as fait aujourd’hui ! C’est ainsi que les familles s’effondrent, lorsqu’elles ne restent pas soudées !  Maintenant va t’en.
Ygon quitta la pièce, tête basse, en silence. Il n’entendit pas son père murmurer tristement son nom lorsqu’il claqua la porte à sa suite.


Ygon partit effectivement. Le soir même, il s’enfuit du foyer familial, à cheval. La fureur et la tristesse l’aveuglait. Lui qui avait toujours cru qu’on lui laisserait une place égale à celle de son frère, qu’il deviendrait chevalier fieffé, comme son père, voilà qu’il se retrouvait face à la cruelle vérité. Il ne serait jamais que le sous-fifre de son frère, jamais son égal, et encore moins son maître. Son orgueil blessé lui dictait sa conduite et sa fierté mal placée le poussa donc à la fugue.

Évidemment, il fut vite rattrapé malgré ses talents de cavalier, par son propre maître. Il fut puni et interdit de monter pendant des mois. Cette punition, injustifiable à ses yeux, ne fit que renforcer sa colère et sa rancœur. Il refusait de parler à son père, à son frère, ou même à sa mère, qu’il imaginait tous contre lui. Les joies de l’adolescence… Même son maître fut privé de mots pendant plusieurs semaines. Seule sa sœur, Aylinn, restait à l’abri de sa colère ; les deux enfants se rapprochèrent considérablement durant cette période. Leur relation n’était plus basée sur quelque chose de malsain (leurs moqueries incessantes envers leur frère), mais sur un véritable amour fraternel. Ygon apprit à Aylinn à monter comme un homme et lui fabriqua même son premier arc. Et le temps passa.

192 à 196


En près de cinq ans, Ygon se fit de plus en plus insolent, de plus en plus insubordonné. Certes, avec l’âge, il s’était un peu assagi, il se battait beaucoup moins, mais il restait blessé et à l’écart, préférant ne plus se mêler avec sa famille dans laquelle il ne trouvait plus sa place. Sans compter que son frère ne cessait de gagner en force et en beauté. Il était tellement aveuglé par la jalousie, qu’il ne se rendit pas tout de suite compte du succès que lui-même avait auprès des femmes. Il fallut que l’une d’entre elles se jette littéralement dans ses bras pour qu’il le réalise… et se mette à en abuser et en ré-abuser. Il se pavanait avec ses conquêtes, plus belles et sauvages les unes que les autres, sous le nez de son père et de son frère de préférence... faisant un pied de nez à la fierté et à l’honneur de la famille, à leur plus grande exaspération.

Autant dire que pour un adolescent de son âge, il faisait des envieux, même chez ses aînés. Il était devenu un excellent lancier, délaissant l’arc (il n’avait toujours pas digéré d’être battu par son frère) et faisait littéralement corps avec son cheval lorsqu’il montait. Ses dons de dresseur s’étaient développés, avec l’aide de Camil, et il aidait souvent le maître des chenils à dresser les chevaux, les faucons et les chiens. Quand il ne dressait ou ne séduisait pas, il allait chasser en compagnie de ses amis, et, lorsqu’elle eut l’âge requis, avec sa sœur.

Mais, lorsqu’on lui apprit que son frère était désormais fiancé, et qu’il serait adoubé d’ici peu en tant que chevalier, et que son père avait désormais l’intention de lui déléguer une partie de ses pouvoirs, Ygon décida qu’il ne pouvait en supporter davantage. Certes, il avait réussi à se faire à l’idée qu’il ne serait jamais l’égal d’Ari, il ne pouvait supporter l’idée de se retrouver sous sa coupe, d’une façon ou d’une autre. Il quitta donc le fief Santagar à dix-huit ans, seul, ne laissant un mot qu’à sa sœur et à Camil, les seuls qui puissent encore le comprendre. Lorsque son père apprit son départ, il était déjà loin.

197-202

Pendant plus de cinq ans, il erra à travers Dorne, seul ou accompagné de quelques hommes qui, comme lui, cherchaient à fuir leurs origines. Plusieurs fois, son père envoya des cavaliers à sa poursuite, mais dès qu’il les apercevait, le jeune homme se débrouillait pour disparaître brutalement. Lorsque sa famille finit par se lasser de ce jeu de piste interminable, il reprit son vrai nom et continua de se promener à travers les contrées de sable. Grâce au rattachement de Dorne en 197, dont il fut le premier surpris (car il ne s'intéressait que peu aux affaires politiques à l'époque), il fit bientôt le projet de découvrir d'autres terres que celles de ses ancêtres. Il désirait s'éloigner le plus possible de sa famille et donc de ses déceptions passée...

Il voulait tout simplement trouver sa place, même si errer ainsi ne semblait rimer à rien. Il alla jusqu’aux montagnes qui séparaient les dorniens du reste du monde. Il découvrit les merveilles des terres de Bief, effleura les frontières des Terres de l’Orage. Il fit de nombreuses rencontres, plus ou moins décisives, qui le marquèrent toutes pourtant. Il eut plusieurs aventures, sans trop d’importance, gagnant sa vie comme il le pouvait, grâce à la chasse et au dressage. Mais sa sœur et son maitre lui manquaient. L’errance et la pauvreté finirent par le lasser et il revint à Dorne, plus mûr et plus posé qu’il ne l’avait jamais été, prêt à affronter son père et son frère.

Ygon rentra dans la chambre de son père. Sur sa route, il n’avait croisé personne de sa famille. Les serviteurs avaient été remplacés et le peu d’entre eux qui étaient encore là avait détourné les yeux en le voyant. Un sourire cynique passa sur ses lèvres : était-il donc à ce point honni ? Jusqu’à quel point le déshonneur avait frappé sa famille ? Lorsqu’il avait demandé où se trouvait ses proches, on lui avait craintivement répondu qu’ils étaient dans la chambre du patriarche. Le serviteur avait voulu poursuivre, mais l’homme n’avait pas l’intention de perdre son temps. Il avait presque couru jusqu’à l’endroit ; quoiqu’il essaye d’en penser, sa famille lui avait manqué. Mais lorsqu’il posa le regard sur le centre de la pièce, et qu’il vit le visage défait de sa mère, de son frère et de sa sœur, il perdit son sourire éclatant. Étendu, sur le lit, gisait un Kylian Santagar mourant, ravagé par la maladie, les yeux brûlés par la fièvre. Ygon s’approcha silencieusement. Il tremblait, vacillait sur ses jambes.
-Père… ?
Le vieillard qui devait être son père tourna lentement la tête vers lui. Son regard sombre se posa sur le visage du fils qui frissonna d’appréhension.
-Ygon…
-Je suis là, père. Je suis revenu. Je ne vais plus partir, je…
-Sortez. Tous.
Les trois autres jetèrent un regard vide vers les deux hommes puis quittèrent la pièce, les laissant seuls. Ygon vit distinctement son frère lui jeter un regard plein de reproches avant qu’il ne ferme la porte. Il l’ignora puis se repencha vers son paternel.
-Père, je suis désolé…
-Espèce d’imbécile… Tu n’aurais jamais dû partir.  Comment as-tu pu faire une chose pareille… ?
-Je suis désolé…
-Être désolé ne changera rien. Tu as abandonné ta famille par orgueil, mon fils. Tu as été idiot, têtu et irresponsable par-dessus tout. Et tu reviens, un jour, comme si de rien était… Alors que je rejoindrais bientôt les Dieux, tu me dis simplement que « tu es désolé » ?
-Pardon… père, accordez-moi votre pardon, je vous en supplie…
-Je te l’accorderai… A une seule condition…
-Tout ce que vous voulez… Tout…
-Ton frère… je veux que tu restes aux côtés de ton frère… Sois le plus fidèle de ses bannerets, le plus adroit de ses soldats… Protège ta mère, surveille ta sœur… Ne quitte jamais plus cette famille, sauf si on t’y autorise… et préserve l’honneur des Santagar, même au péril de ta vie… ! Est-ce que tu as compris Ygon ?
-Oui, père…
-Appelle les autres maintenant… Je veux qu’ils soient témoins de ton engagement.
Ygon hocha la tête et s’exécuta, la mort dans l’âme. Il venait de perdre son bien le plus cher… sa liberté, pour avoir abandonné ses proches. Mais il se jura de tenir la promesse qu’il avait faite à son père. Même si cela devait le faire souffrir.


Kylian Santagar mourut dans la nuit suivante. Ari prit sa place et Ygon devint l’un des soldats de la famille. Il respecta les dernières volontés de son père, malgré le fait qu’il déteste être aux ordres de son frère et que ce demi-emprisonnement le rendait profondément malheureux. Son maître Camil était parti depuis plusieurs mois et il ne le retrouva jamais… Ses relations avec Ari s’étaient apaisées avec la mort de leur père, mais ils étaient toujours froids et distants l’un envers l’autre. Pourtant, Ari était un bon seigneur, juste, sage et avisé… quant à Ygon, il devint un lancier posé, talentueux et le plus intrépide cavalier de la famille. Mais la culpabilité et le chagrin le rongeait toujours… Au début de l’année 204, alors qu’Ari et lui s’étaient rendus à Lancehélion pour saluer les Martell, il fit une rencontre qui bouleversa encore une fois ce qui aurait dû être sa vie…

C’était une femme étrange. Différente de celles que l’on trouvait à Dorne. Plus sage, plus introvertie, beaucoup plus calme… Ses cheveux étaient blonds, très blonds, même pour une Dornienne rocheuse. Quant à ses yeux, ils étaient d’un marron très clair, presque noisette. Elle avait une peau aussi pâle que celle des Targaryens. Et Ygon ne pouvait en détourner les yeux. Pour la première fois depuis longtemps, il sentait son cœur battre à tout rompre, comme lorsqu’il était libre et qu’il chevauchait encore à travers le désert, sans se soucier de quoique ce soit. Il se sentit distinctement rougir lorsqu’elle posa les yeux sur lui. Elle détourna pourtant très vite les yeux, comme si elle avait peur qu’il la remarque. Elle semblait farouche et méfiante, et cela ne fit qu’attiser la curiosité et l’attirance du jeune Santagar. Enfin, lorsque la cérémonie fut terminée, il s’approcha d’elle avant qu’elle ne puisse s’enfuir et, plongeant ses yeux dans les siens, sans le moindre sourire séducteur pour une fois, il lui demanda son nom. La jeune femme parut surprise et surtout troublée par un tel premier contact. Sa voix tremblait légèrement lorsqu’elle lui répondit.
-Ashura… Je m’appelle Ashura.


Pour la première fois de sa vie, Ygon eut du mal à séduire une femme. Vraiment beaucoup de mal. Il ne savait pas se comporter avec elle. Il se sentait stupide, gauche et maladroit lorsqu’il lui parlait. Mais son départ était imminent. Trois semaines plus tard, il n’y tint plus, consumé par les flammes d’une passion trop douloureuse pour être contenue, il dut se rendre à l’évidence : il était fou amoureux de la Dornienne, sans même vraiment la connaître, sans même savoir son nom. Elle non plus ne savait pas grand-chose de lui, il était persuadé de ne pas lui plaire et cette idée le torturait… Et pourtant, lorsqu’il sut enfin lui avouer ses sentiments, elle lui sourit, d’un sourire silencieux et sincère comme elle savait si bien en faire. Et sans un mot toujours, elle se pencha délicatement vers lui pour l’embrasser. Personne ne l’avait jamais embrassé ainsi, avec autant de douceur, sans une seule étincelle de lubricité mais avec une tendresse infinie.

A peine quelques semaines plus tard, Ygon fit d’Ashura son amante du cœur. Malgré ses questions incessantes, celle-ci refusa toujours de lui dire qui elle était, de quelle famille elle venait et pourquoi se trouvait-elle à Lancehélion le jour de leur rencontre… Il ne le sut jamais, et beaucoup de ses amis lui disaient de se méfier de la jeune femme. Mais, le Santagar s’en moquait et il finit par oublier ce détail gênant, aveuglé par son amour et par le doux sourire de sa bien-aimée.

205-212


Mais dix mois plus tard, il dut pourtant quitter les bras de sa douce… contre son gré. Son frère lui ordonna de se rendre au tournoi qui se déroulait à King’s Landing. Après avoir fait la promesse de revenir le plus vite, possible, Ygon partit donc. Il ne s’attarda pas là-bas mais eut le temps de se distinguer brièvement parmi les lanciers et de faire la rencontre de Tyana Veneur et de Garret Gisel, rencontres qui lui restèrent à l’esprit malgré leur brièveté. Lorsqu’il revint à Dorne, environ sept mois plus tard, il courut jusqu’à la chambre où devait se trouvait sa chère et tendre. Il n’y trouva qu’une simple lettre d’adieu, confuse, incohérente, incompréhensible, accompagné du peigne d'ivoire qu'il lui avait offert… ainsi qu'un fils nouveau-né, auquel Ashura n’avait laissé qu’un prénom : Caliban.

Vingt-deux mois durant, Ygon écuma les sables et les montagnes à la recherche de la disparue. Mais personne ne connaissait d’Ashura, personne ne l’avait jamais vu, personne ne l’avait même vue quitter le château. Le cœur brisé, Ygon délaissa même son fils, le laissant aux bons soins de sa sœur Aylinn. Tous le regardaient avec pitié. Même son frère semblait compatir à son malheur et il promit de s’occuper de l’enfant lorsque son cadet serait absent. Rien de tout cela ne semblait consoler l’homme.

Au bout d’interminables chevauchés et de traques interrompues, il revint vers sa famille. Obscurci par sa peine, par cette perte qu’il jugeait désormais définitive, il cessa d’obéir au seigneur Santagar – même s’il resta soldat de la famille. A présent, il faisait comme bon lui semblait, allant où il le souhaitait, ignorant même parfois ses devoirs de bannerets. Il acquit un faucon blanc alors qu’il écumait encore les montagnes rocheuses, qu’il nomma Aeron. Seul l’animal acquit l’entière confiance de son maître, Ygon ne donnait plus aucun crédit aux hommes et aux femmes qui l’entouraient. Il ne voyageait presque plus. En 209, il rencontra le chef des gardes de la famille Martell, Sarya Sand. L’attirance mutuelle qu’ils éprouvèrent – et éprouvent toujours - l’un envers l’autre, les poussa à devenir amant. La jeune femme parvint à redonner un peu le sourire à Ygon et à calmer le feu glacé qui le détruisait encore. Il resta donc auprès de son frère, en tant que soldat. Il se fit même un ami, Rennifer Uller, avec qui il se battait pour le plaisir lorsqu'ils en avaient tous les deux le temps.

Avec l'âge, il s'intéressa un peu plus aux intrigues et évènements qui secouaient les Sept Couronnes. En apprenant les pillages commis par les Fer-nés sur les Terres de Bief qu'il avait autrefois explorées, Ygon hésita à partir une nouvelle fois de chez lui pour livrer bataille. Mais sa sœur eut vent de ses projets et lui annonça de but en blanc que s'il quittait encore cette famille, elle ne lui pardonnerait jamais. Et Aylinn étant femme de parole, son frère préféra ne pas prendre le risque de perdre l'une des seules personnes qui ne l'ait jamais compris.

Sa petite sœur le poussa ensuite vers Caliban, âgé de six ans désormais. Elle estimait que c'était son devoir de père, et lui rappela les propres relations qu'il avait entretenu avec son paternel : avait-il envie que son fils ne revienne que sur son lit de mort ? Effrayé à cette idée, qui lui remit vite les idées en place, il endossa enfin le rôle qui lui revenait de droit. Cet enfant était sous sa responsabilité, il se devait de l'aimer et de le protéger, et cela même si sa mère l'avait mystérieusement abandonné. Il posa donc un nouveau et premier regard sur son fils. Celui-ci était devenu un enfant éveillé, comme lui à son âge, mais aussi doux et calme que sa mère. Ses cheveux châtains bouclaient autour de son visage d'ange, étonnamment pâle, ornés d'yeux noisette. Il n'était pas très grand cavalier et préférait la lecture à la chasse... mais, tout comme son père, il avait un don avec les animaux.  En le côtoyant plus souvent, Ygon en vint à adorer ce fils, profondément troublé par la ressemblance avec sa mère. Il lui donna une nouvelle raison de rester aux côtés de sa famille. Peut-être avait-il enfin trouvé sa place…

L'Homme se tenait sur sa monture d’ébène, silencieux. La nuit commençait à tomber sur le désert. Son regard noir se perdait sur les dunes grises. Un mouvement sur sa selle attira son attention. Son fils le regardait avec sérieux, pensif devant le silence si rare de son père. Ygon sourit et serra l’enfant contre lui.
-Père ?
-Oui, Cal… ?
-Comment peut-on savoir quand le jour se lèvera toujours après la nuit ?
-On ne peut pas Cal… On ne peut jamais savoir ce qui arrivera le lendemain.

Peut-être que demain matin, ce sera la Lune qui se lèvera…


Inventaire

Tout ce qu'il possède, ou presque, il le garde sur lui. Une armure de cuir usée, rangée dans les sacoches de sa selle, deux dagues, simples et efficaces, dissimulées dans les fontes. Une lance d'un peu moins de deux mètres, dont la lame est en acier valyrien et dont le manche a été gravé par Ygon lui-même, reste accrochée près de lui. Ses vêtements sont typiques d'un dornien, à l'exception près que les teintes sont plus sombres qu'à l'accoutumée. Il a un faible pour le violet foncé, la couleur de son turban. Une grande ceinture lui ceint le torse.

Hormis quelques babioles, souvenirs de ses nombreux voyages, il n'est vraiment attaché qu'à deux seules choses : son fier coursier des sables et son faucon gerfaut. Le premier est un grand étalon noir, un peu fougueux, à l'image de son maître, infatigable et aventureux ; Ygon l'a surnommé L'Ombre. Le deuxième est son plus fidèle compagnon, Aeron, qui le seconde dans ses parties de chasse et dans les longues chevauchées. Il dissimule entre ses vêtements un peigne en ivoire de femme dont on ignore la provenance... même si certains peuvent la soupçonner.
[/b]


Dernière édition par Ygon Santagar le Mer 10 Juil 2013 - 21:08, édité 5 fois
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Message Dim 16 Juin 2013 - 15:42

Je tiens à m'excuser, car cette présentation aura malheureusement du retard >w< ..pour cause d'examens imminents. J'aurais eu le temps de la finir ce soir, mais je m'en voudrais de bâcler les dernières parties de l'histoire, alors j'aimerai vous demander un ptit délai supplémentaire (pas après dimanche prochain, je vous rassure), pour finir cette fiche, silvouplait ~.
Merci d'avance !
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Maron Martell
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Message Lun 17 Juin 2013 - 10:00

Tu as encore largement le temps, comme tu as posté ta fiche dès le début, tu as deux semaines à partir de ton inscription et tu n'as même pas encore dépassé la première, donc pas de soucis pour le temps ! :)



« Il faut endosser ses erreurs comme on endosse ses vertus... avec fierté ! Et transformer, en avantages, les conséquences d'une faute. »
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Message Mer 3 Juil 2013 - 21:58

Hello again ! Je suis en train d'écrire la fin de l'histoire >< désolé d'avoir pris encore du retard
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Message Dim 7 Juil 2013 - 13:12

Bonjour !

Cela va bientôt faire un mois que tu es inscrit et ça fait donc bien plus que le délai normalement autorisé ! Il faudrait donc penser à terminer ta fiche très rapidement ! Nous te laissons donc jusqu'à mercredi dans la journée pour finir tout ça. Si cela n'est pas fait, ton compte sera supprimé mercredi soir !

Merci de ta compréhension.


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Message Mar 9 Juil 2013 - 23:15

Finite ~
Désolé d'avoir pris autant retard, j'ai eu pas mal de contretemps et plusieurs pannes d'inspirations ^^" J'espère que la fiche conviendra, bonne lecture à vous  
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Maron Martell
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Message Mer 10 Juil 2013 - 15:28

Bienvenue sur le forum !

Après lecture de ta fiche, je ne vois que quelques problèmes à corriger, je vais donc entrer directement dans le vif du sujet :

→ Je dois être un peu à côté de la plaque parce que j'ai beaucoup de mal à comprendre ton arbre « dessiné » XD
Les « = = = = = = » signifient qu'ils sont frères/sœurs ? Sachant que je dois faire l'arbre moi-même, je préfère m'en assurer plutôt que de faire n'importe quoi ^^

→ Dans l'histoire, simple détail, mais on ne choisit pas son mestre et on ne peut pas en rechercher d'autre, il n'y a qu'un mestre nommé par maison et il reste en place jusqu'à sa mort. Par conséquent il ne sera pas possible aux parents d'Ygon de chercher un autre mestre pour l'éducation de leur fils.

→ Lorsque tu parles de vivre chez tes cousins, c'est normalement impossible à ce moment de l'histoire, car les Santagar vivent tous au même endroit. Ainsi tes cousins, ton oncle et son épouse vivent sur le fief de votre maison et tu les as normalement côtoyés toute ton enfance. Vivre avec eux quelques temps signifierait donc que tu rentrerais chez toi, d'où le problème vu que tu parles de fuir les tiens ^^

→ Sinon à la fin tu ne parles pas de quelques éléments assez importants : qu'en est-il de la guerre contre les Fer-nés ? Que pense Ygon du rattachement de Dorne à Westeros ?
Un simple paragraphe sur ce point sera parfait !

Après ces quelques corrections et ajouts, je pourrai te valider !
Bon courage et en cas de questions, n'hésite pas!



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Message Mer 10 Juil 2013 - 21:10

Modifications terminées !

En ce qui concerne l'arbre les "===" signifient bien un lien frère et soeurs. Les "&" concernent les couples et les lignes "||" descendant vers le bas, correspondent au lien "parents/enfants". Désolé si ce n'est pas très clair ^^"

Voici les paragraphes modifiés dans le sujet :

Citation :
Suite à cela, c'est à dire, suite aux premiers exploits d'Ari, Ygon passa au second plan. Certes, on s'occupait toujours très bien de lui, mais on ne lui témoignait pas la même attention qu'auparavant. Les privilèges revenaient désormais à son frère. L'enfant compris enfin ce que pouvait bien ressentir son frère : la tristesse, l'envie, l'incompréhension, la jalousie... Tandis que son frère rattrapait son retard, en compagnie de son père et de son oncle, on le délaissa et le confia au mestre et aux hommes d'armes de la famille. A présent, il se montrait beaucoup plus disponible pour ses leçons et se rapprocha beaucoup du mestre, qu'il avait toujours plus ou moins écouté d'une oreille jusqu'ici... Il se nommait Camil. C'était un homme d'une bonne trentaine d'années, à la peau sombre et à la musculature imposante. Il passait pour un original car ses méthodes semblaient terriblement dures à ses disciples et à ceux qui en entendaient parler. On racontait qu'il les laissait en plein désert, seuls, sans cheval et sans eau, afin qu'ils s'endurcissent du mieux possible. Tout cela semblait très exagéré à Ygon, qui avait vite appris à ne pas se fier aux rumeurs et qui, jusqu'ici avait toujours été ménagé... Il avait...plus ou moins raison de se méfier. Car Camil était effectivement très dur. Il sut inculquer à Ygon certaines valeurs qui lui manquaient cruellement, telles que la patience, la rigueur ; et surtout, ce fut lui qui l’initia aux arts des lanciers.  

****  

Pendant plus de cinq ans, il erra à travers Dorne, seul ou accompagné de quelques hommes qui, comme lui, cherchaient à fuir leurs origines. Plusieurs fois, son père envoya des cavaliers à sa poursuite, mais dès qu’il les apercevait, le jeune homme se débrouillait pour disparaître brutalement. Lorsque sa famille finit par se lasser de ce jeu de piste interminable, il reprit son vrai nom et continua de se promener à travers les contrées de sable. Grâce au rattachement de Dorne en 197, dont il fut le premier surpris (car il ne s'intéressait que peu aux affaires politiques à l'époque), il fit bientôt le projet de découvrir d'autres terres que celles de ses ancêtres. Il désirait s'éloigner le plus possible de sa famille et donc de ses déceptions passée...

****  

Avec l'âge, il s'intéressa un peu plus aux intrigues et évènements qui secouaient les Sept Couronnes. En apprenant les pillages commis par les Fer-nés sur les Terres de Bief qu'il avait autrefois explorées, Ygon hésita à partir une nouvelle fois de chez lui pour livrer bataille. Mais sa sœur eut vent de ses projets et lui annonça de but en blanc que s'il quittait encore cette famille, elle ne lui pardonnerait jamais. Et Aylinn étant femme de parole, son frère préféra ne pas prendre le risque de perdre l'une des seules personnes qui ne l'ait jamais compris.
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Message Jeu 11 Juil 2013 - 10:28

Très bien, là c'est parfait ! J'ai beaucoup apprécié ta manière de présenter le physique et le mental, tu as dû beaucoup t'embêter je pense, bravo !

En tant qu'homme d'armes de la maison Santagar, tu pourras évidemment compter sur les ressources de ta maison. Toutefois, d'un point de vue RP, tu ne disposes que de tes possessions de départ, sans oublier que tu débutes le jeu avec 10 dragons d'or. Tu pourras te servir de cette somme pour acheter des biens aux marchands ou tout autre chose. Même si ça n'en a pas l'air, il s'agit quand même d'une grande fortune ! N'oublie pas de les ajouter à ton inventaire, dans ta fiche de personnage (accessible dans ton profil) !

Puisque tu as pris un personnage prédéfini, tu gagnes 50 points de réputation supplémentaires.

Bref, si cela ne semblait pas encore clair, je te valide ! Tu vas donc pouvoir te lancer dans le jeu ! N'oublie pas de remplir ton profil, ta fiche de personnage et de poster les fiches relatives à ton personnage. Tu peux aussi aller signaler ta position sur le continent à cet endroit. N'oublie pas de consulter les autres sujets du bureau du Grand Mestre pour t'intégrer dans le contexte ! Tu pourras ensuite débuter le jeu en consultant les demandes, en postant la tienne ou en demandant directement à un joueur. En cas de questions, n'hésite pas à poster dans la Tour de la Main ou à m'envoyer un MP. Enfin, n'hésite pas à passer par le flood et la CB pour te faire connaitre et t'intégrer plus facilement sur le forum !

Puisses-tu réussir à soutenir ta famille comme il se doit !



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Message Jeu 18 Juil 2013 - 15:42

Merci pour la validation o/
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Ygon Santagar, le solitaire

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