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Séraphine

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Artisan
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Séraphine
Artisan

Général
~ Petite Ibbénienne ~
- Chasseuse de Baleines -

♦ Missives : 112
♦ Missives Aventure : 10
♦ Arrivée à Westeros : 11/06/2013
♦ Célébrité : Kate Bosworth
♦ Copyright : Luchadora
♦ Doublons : Alrik Mallery - Lakdahr l'Edenteur - Jeyne Estremont
♦ Age du Personnage : Vingt quatre ans
♦ Mariage : Femme-sel de Gabriel
♦ Lieu : Les Iles-de-Fer
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
183/500  (183/500)


Message Mar 11 Juin 2013 - 11:27





● Nom : Aucun patronyme pour souligner une hypothétique noblesse.

● Prénom : Inspirés par cet air de chérubin arboré dès le premier aurore, glace et aquilon se sont unis dans un susurre baptismal pour l'appellation de cette petite tête blonde, alors nommée Séraphine.

● Sexe : Féminin, avec sa précarité et ses acabits.

● Âge : 24 étoiles nivales à son jeune actif.

● Origine : Dans une contrée où la neige est souveraine, où l'été n'est que chimère. Sur une île bordée par la cantilène de la mer et de sa glaciale atmosphère, sur Ibben, aux doux chants des baleines.

● Métier : Matelot sur le Baleinier paternel lorsqu'il est question de faire perdurer les traditions en matière de pêche, puis elle prend le rôle de commerçante lors des excursions dans les ports d'Essos ou dans ceux de Westeros. Des besognes qui ne sont désormais plus que souvenirs, depuis qu'elle se ceigne du statut de femme-sel pour un dénommé Gabriel.


● Physique :


Je me souviens, qu'il disait...
“ Abime tes mains à l'ouvrage, que la structure de ton échine souffre elle aussi, tes jambes peuvent frémir et tes articulations vociférer, mais n'altère jamais les esquisses de ton faciès. Si tu dénatures la sculpture de tes traits, comment tes aïeux feront-ils pour te reconnaître, lorsque tu iras les retrouver ? ”


Des origines aux socles de glace qui ont fait de l'hiver le pinceau de son apparence, à bien des lunaisons des teintes léguées par l'astre diurne, loin des couleurs de chaleur qui nuancent bellement les caractéristiques physiques des plus exposés. Point d'admirable hâle en guise d'exotisme, à l'inverse, un derme de gypse blanc dont seule la froidure extérieure en carmine la surface, un teint aussi froid que la contrée qui l'a accueillie en son sein. Sa crinière n'est pas plus d'un doré que l'on envierait au nectar de ces avettes, longue jusqu'à la naissance de ses cambrures mammaires, au flavescent terni par les intempéries et le manque de soins capillaires intrinsèques au quotidien d'indigent. Un crin approximativement noué lorsque les bourrasques menacent de rendre ses mèches incommodantes, celles-ci ornementant une physionomie diaprée d'une suavité naturelle où la débonnaireté y siège en reine. Un nez à l'arrête rondouillarde et des lippes indéniablement charnues, qui ne font toutefois que pâle figure face à l'unicité de ses mirettes que l'on remarque en premier lieu. L'azur originel de ses prunelles souffre d'une macule en son oeil dextre, d'une tâche alezan venue lui dévorer une majeure partie de son iris pour lui offrir un regard des plus singuliers et généralement source de trouble. L'anathème de son existence car considéré par sa peuplade tel un emblème d'occultisme, une souillure susceptible d'étendre sa malédiction et signe de certaines défaillances comptant, en l'occurrence, l'infécondité. Son corps ne souffre pourtant guère de preuves compromettantes concernant une probable fertilité, si ce n'est l'absence de cambrures d'une véritable gironde telles que des hanches faiblement marquées, sa poitrine n'en est pas moins ronde sans être abusivement voyante. Elle estime que ses côtes se dessineraient un peu trop sous sa peau de nacre, tout comme son ventre et ses jambes manqueraient de carne à croquer, contrairement à quelques formes callipyges qui, elles, ne sont pas sans attirer l'oeil. Mais outre la subjectivité de la vénusté, que faire d'une éventuelle beauté si elle ne peut assurer la pérennité d'une famille ? Certainement rien. Alors, on la laisse dépérir.


● Personnalité :


Je me souviens, qu'elle disait...


“ Ne deviens ni l'analogie de l'hiver, ni celle de l'été. Ne te baigne ni des rayons de la lune, ni de ceux du soleil. Ne sois ni le ciel, ni la mer, ni la terre. Nul besoin de t'apparenter aux éléments de la nature, lorsque tu en as une qui t'est propre. ”


Si l'on s'habitue aux lorgnades effarouchées, l'on ne parvient jamais à totalement les ignorer. L'iniquité des jugements est toujours la cause d'un inconfort que Séraphine occulte autant que faire se peut, ses prunelles scrutent désormais autant les cieux dans une impulsion de vivre que la terre pour y trouver une prudente humilité. Mais si elle estime avoir le droit d'être, elle ne peut malgré elle s'empêcher de croire à certaines calomnies qui lui sont prêtées, ainsi souffre t-elle de ne pouvoir enfanter quand bien même n'en a t-elle jamais eu l'irréfutable preuve. L'on ne veut de sa matrice au risque que sa progéniture soit atteinte d'un mal incurable... Lequel ? Nul ne le sait, les médisances populaires font état de nombre d'affabulations qui la meurtrissent bien malgré elle. Trop peu d'estime de soi au revers de ses risettes, lorsque le sujet la concerne, elle devient promptement défaitiste voire cruelle avec elle-même. L'idée de ne jamais trouver un époux s'est depuis longtemps concrétisé dans son esprit, car elle en est intimement persuadée, elle serait incapable d'être fécondée, ou si tel était le cas, de mener la grossesse à terme. Mais outre ce statut de femme biaisée par le destin, la notion de famille reste une valeur profondément niellée dans ses moeurs et celle de son entourage, ne serait-ce que par la pléthore de frères et soeurs qui la suit. Ainsi, à défaut de pouvoir engendrer ses propres joyaux, elle prend soin de ceux avec lesquels elle s'est épanouie, encline à l'éducation et à la suavité sororale pour seconder sa génitrice lorsque cela s'avère nécessaire. Une propension à l'altruisme et à la commisération qui en font une jouvencelle impliquée pour qui mérite ses attentions, et seulement dans ce cas-ci. De ce fait, la douceur est un trait de caractère prédominant chez une Séraphine dont l'instinct protecteur est tout aussi affilé que les pointes de ses flèches. Un trait héritait des mœurs ibbéniennes, son peuple étant majoritairement pacifique et ne prenant les armes que lorsque cela s'avère nécessaire. La réflexion avant l'acte et la parole, il est, pour elle, important de s'interroger sur les choses qui l'entourent et privilégier la circonspection à la véhémence. L'analyse d'une situation est substantielle, ce qui la plonge fréquemment dans des mutismes réflectifs durant lesquels elle procède à d'étranges marottes dont elle n'a, la plupart du temps, qu'à peine conscience. Fragmenter sa pitance lorsque divers d'aliments il y a, tresser ce qui peut l'être, aligner les objets qui lui tombent sous la main... Des rituels parfois compulsifs qui peuvent être source de raillerie. Pire, souvent, elle ne peut s'empêcher d'être particulièrement distraite tout en feignant d'écouter son interlocuteur, comme incapable d'être en mesure de réfléchir et d'écouter dans un même temps, propension qui a farouchement tendance à énerver son entourage. Toutefois , ce ne sont pas là ses habitudes les plus truculentes, la sylphide voue une sorte de culte aux “pierres”, à leur utilité ainsi qu'à leur symbolisme. Dès lors qu'elle le peut, elle se lance dans la construction d'inukshuk dont la signification peut varier selon les circonstances, de même qu'elle possède une bribe de roche somme toute usuelle en pendentif, mais dont l'énergie s'est vue revitalisée par les soins d'un chaman. Le chamanisme tout comme l'animisme sont des notions intrinsèques aux moeurs ibbéniennes , aussi considère t-elle tout être avec le respect originel qui lui est dû – tout n'est ensuite question que de mérite. Un mérite qu'il faut savoir gagner et surtout, préserver. La demoiselle s'avoue bien volontiers rancunière si elle se voit véritablement offusquée, ce qui peut l'amener à faire preuve d'un semblant de mauvaise foi qui ne suffit généralement pas à ne pas lui faire perdre la face.


● Famille :

Un père nommé Rayin. Grand quidam aux prunelles azurées, au crin et à la longue barbe flavescente, fier d'être à la tête d'une grande famille dont il ne néglige aucun pan. Maître à bord d'un baleinier, il est question d'un homme assidu tant sur les flots que sur terre, où des fois il délaisse le temps d'une pêche, le temps d'une période de commerce, sa belle Lilianna. De cette frêle brunette aux mirettes ambrées, il est épris depuis leur plus jeune âge, depuis que la notion d'amour ne leur fut plus inconnue, et de cette union, ils en récoltèrent les fruits bien rapidement. Vint en première une suave demoiselle aux merveilleuses fossettes et répondant au doux nom d'Isile, aujourd'hui mariée et elle-même mère de quelques trésors. A sa suite, une fois trois années passées, nulle autre que Séraphine, d'avantage maman de ses cadets que de ses propres oeuvres naturelles. En effet, après les deux aînées et du haut de ses dix huit ans, Vanyar porte déjà une toison faciale fournie d'irisation dorée, et c'est bien évidemment qu'il additionne les trophées de chasse dans l'espoir d'un jour dépasser son pater. Sa tentative de record se voit d'ores et déjà menacée par les prouesses d'un frère d'une quinzaine d'années, Isélad, qui le talonne en tout domaine. Du haut de ses dix ans, Emalia est une fillette emprunte de témérité au caractère ourlé de facéties, qui hait rester dans les jupons de sa génitrice à l'inverse de la petite Leliane, de trois ans plus jeune que cette dernière. Pour clôturer l'énumération de ces bonnes gens, Amyn et ses quatre petites années, encore dans l'âge pusillanime et de découverte.



● Résumé :

Née sur l'île d'Ibben, Séraphine est venue au monde avec ce qui sera considéré, par nombre de ses homonymes, comme la marque d'une anathème aux diverses causes à effets, dont l'infécondité. Son hétérochromie irienne effraie autant qu'elle intrigue et l'a toujours empêchée d'être un bon parti pour un quelconque mariage. De ce fait, la jeune femme – deuxième née d'une famille de sept bambins – occupe son temps à prendre soin de sa joyeuse fratrie ou à accompagner son père sur son baleinier pour y pêcher ces illustres mammifères marins. Lors d'un voyage à but commercial en Westeros et plus particulièrement dans un hameau des Terres de l'Ouest, la bourgade se voit razziée par un navire de marchands guère comme les autres, qui parvient à capturer la sylphide ainsi que trois de ses frères et soeurs, dans le dessein d'en faire des esclaves. Une infortune en appelant une autre, le bateau se fait par la suite aborder par un boutre fer-né, alors que les apprentis esclavagistes pensaient pouvoir mettre la faute sur ces derniers. Et si le trépas était proche d'embrasser Séraphine, celle-ci a été inopinément secourue et rapatriée sur les Iles-de-Fer, officiellement en tant que femme-sel de Gabriel, officieusement, en tant qu'objet de curiosité de ce dernier.

● Histoire :

Je me souviens, qu'ils disaient...


“ Tu peux être ta plume et ton encrier, ton vélin et ton estampille, ton auteur et ton lecteur, mais sois toujours critique sur ce qui s'écrit. Ne cherche pas monts et merveilles, à quoi bon prier l'été de venir occire un hiver éternel ? Laisse ces démêlés à qui en voudrait, et ris, avec l'aquilon ou le siroco. Vis, simplement. ”

« La louve lécha la robe souillée de son louveteau, qui redevint aussi immaculé que ne pouvait être l'immense par terre nival qui s'étendait face à eux. Elle sut, alors, que le moment était venu, que plus jamais le croissant de lune n'étincèlerait de cette même clarté avant qu'ils n'aient atteint leur but. Alors, elle saisit la nuque de sa progéniture qui glapit, et l'emporta à travers les faîtes enneigés, en quête de ce fol espoir... Une autre ! » Le grincement du plancher se mêlait aux tintements des chaînes ainsi qu'aux diverses toux et bruits de dyspnées. Pelotonnée dans l'encoignure d'une insalubre cage aux barreaux rongés par l'érosion, Séraphine étreignait la petite Leliane, toutes deux emmaillotées dans une couverture aux couleurs ternies, ravaudée par endroits, perforée par d'autres. De ses graciles phalanges, la plus âgée peignait la chevelure de la fillette qui semblait trouver un réconfort et une occupation au gré du récit relaté. « Tu veux encore une histoire ? Oui, raconte m'en une autre ! D'accord... Mh... Voyons... Celle du premier Inukshuk ! Raconte moi celle-là ! Celle-là ? Mais tu la connais par coeur... S'il-te-plait ! Très bien, très bien... Alors, il était un jeune garçon... Oh ça suffit ! » Le grondement était à l'origine d'un adolescent dont le front adhérait aux épaisses tiges métalliques qui le séparaient de la liberté, debout et à bout de nerfs, il maugréa entre ses mâchoires raidies par l'agacement. « Y en a marre de tes beaux contes... Mais je veux écouter ! Tais-toi ! Le garçon va créer un blizzard et il va se jucher au sommet d'une colline les bras en croix pour essayer de l'arrêter et au petit matin il aurait été transformé en pierre et il sera devenu le premier Inukshuk ! Voilà, tu l'as eu ton histoire ! Tu es méchant... Arrête Isélad ! » Isélad tourna lentement un regard glacial vers ses soeurs. « Que j'arrête quoi ?! Tu crois p't'être que c'est en lui bourrant le crâne de conneries que les choses vont s'arranger ?! Mais regarde autour de toi ! » D'un ample geste de la main il désigna les alentours, et tous ces gens en piteux état, cantonnés dans des espaces étriqués, les uns sur les autres à patienter pour leur sort. Puis d'exaspération, il frappa les barres contre lesquelles il s'était déjà précédemment déchaîné. « Parqués comme des chiens ! On est encore en vie, c'est déjà ça de pris... » Commenta à son tour une petite voix, venue d'une jeune fille, assise en tailleur non loin de là. Son aîné la guigna d'une lueur à la lisière de la vésanie, outragé, il répliqua dans un rire nerveux. « Parce que tu crois que c'est une bonne nouvelle ? P'tit con, on va tous crever !! Naaaaan ! Dis pas des choses comme ça ! Isélad !! » La sylphide se redressa subitement, elle retira la couverture de ses épaules pour l'installer sur celles de Leliane, qu'elle entraina délicatement dans les bras d'Emalia qui tentait de réprimer son trouble courroucé. Une fois cela fait, elle s'approcha vivement du jeune homme en crise et le tança d'une intonation mi-étouffée. « Qu'est ce qui te prend ? Tout le monde te regarde !Tu n'as pas besoin d'effrayer les autres... Et personne ne va mourir ! Oh non, t'as raison, c'est sûrement bien pire qui nous attend... »

Elle voulut dédire ses propos... Mais l'huis du corridor s'ouvrit brutalement, faisant soubresauter l'ensemble des captifs qui se tassèrent un peu plus contre leurs proches, pour qui en avait encore. Un individu en traînant un second derrière lui apparut alors, il ouvrit la geôle dans laquelle se trouvaient Séraphine, ses soeurs et son frère, pour y jeter le pauvre homme. Il considéra ensuite les quelques prisonniers, tel un prédateur hésitant dans le choix de sa prochaine pitance, puis il empoigna une femme d'âge mûr qui glapit de peur, et l'emporta avec lui comme il était venu. Ce manège était incessant depuis l'aurore, les détenus défilaient sans arrêt, quelques-uns n'étaient pas revenus, le tour de chacun n'était qu'une question de temps... Le perpétuel brimbalement du navire dans le ventre duquel ils étaient tous enfermés avait un effet aussi émétique que la situation elle-même, mais comment en étaient-ils arrivés là ? Elle se souvenait du littoral, de la côte ouest de Westeros, de cette bourgade dans laquelle leur baleinier avait fait halte... Puis de cette attaque, si fugace, si musclée, et sans comprendre, ils s'étaient retrouvés ici, démembrés du reste de leur famille. Point de doute plausible, bien qu'elle ignorait qui étaient ces écumeurs et de quelle origine ils pouvaient être, et étonnamment, ils ne semblaient pas être de véritables esclavagistes, leurs cales n'étaient indéniablement pas faites pour recueillir une pléiade de captifs et les marchandises se dénombraient davantage. Depuis combien de temps naviguaient-ils déjà ? Vers où allaient-ils ? Ils demeuraient dans l'impéritie la plus opaque, un fait profondément inquiétant. Une pléthore d'angoisses toutes sans réponse, et malgré l'apparence de sérénité que la donzelle se forçait à miroiter, elle était autant rongée par l'épouvante d'un futur nébuleux que ne pouvait l'être Isélad. Tout espoir était-il perdu ? Dans les yeux du seul frère, elle en avait l'impression, elle le voyait se consumer d'une fureur aussi noire que la crasse qui jaspait leurs peaux. Elle déposa une main réconfortante dans son échine, la mimique à la fois navrée et chaleureuse qu'elle lui offrit sembla abattre l'irascibilité de l'adolescent qui se résigna en un long soupir.

« Qu'est ce qu'on va devenir... Nous verrons bien, l'important c'est de rester ensemble, et avec un peu de chance, nous trouverons un moyen de rentrer à la maison. J'arrive pas à savoir si t'es naïve ou juste folle... Il serait naïf de croire que l'humanité n'est pas folle. Encore des belles paroles... Y a des fois où je comprends rien de ce que tu dis... Je sais, c'est justement pour ça que je parle de cette façon. » Elle parvint à lui arracher un ricanement malgré les circonstances, mais ils furent interrompus par la chicane qui opposa Emalia à Leliane. « Mais arrête ! Elle m'a mordue ! Elle a dit que je sentais comme les boyaux d'une baleine ! Ouais, et t'es moche avec ça ! Toi-même d'abord ! »Leur aînée leva les yeux au ciel en arborant une fine risette, puis elle s'empressa de séparer les garnements en s'installant entre eux. Une conversation un peu plus légère s'entama pour passer le temps qui se faisait affreusement long, et entretenir le moral des troupes, quel que pourrait être le sort qui les accueillerait, était important. Les conjectures eurent le temps de suinter telle une insupportable perfusion d'appréhension, Isélad avait fini par s'affaisser lui aussi, somnolant contre les barreaux qu'il ne quittait décidément pas. Les deux plus jeunes se chamaillaient plus discrètement et sans importuner personne d'autre qu'eux-mêmes, tandis que la flavescente vénus gardait son regard fixe sur un élément du décors, plongée dans sa réflexion, distraite. Ce fut une nouvelle fois le mataf chargé de prendre les écroués au compte-goutte qui l'extirpa de son atonie en ramenant son dernier désigné. Comme à chaque venue, il prit le temps d'observer tout ce beau monde pour choisir sa proie... Il traversa la cage et, sans s'annoncer, releva Séraphine pour l'emmener. Ce fut compter sans l'intervention d'Emalia qui se jeta sur l'énergumène. « Lâche-la !! » La donzelle fut remise à sa place à grand coup de pied, substituant sa place à Isélad qui fut aussitôt stoppé dans son élan, la pointe d'une épée sous la gorge. « C... Ca va... Ca va aller... » Le marin agricha la crinière de la nymphe et la traîna hors de la cellule, une tape à l'arrière de son crâne fut ajouté pour l'enjoindre à avancer dans le couloir et à emprunter les escalier.

La jeune femme aboutit sur le pont du navire, parmi les matelots affairés à leurs diverses tâches. Les bateaux, elle en avait l'habitude, et elle savait reconnaître les équipages auxquels l'ont pouvait se fier ou non... Et celui-ci n'en était pas un. Partiellement recroquevillée sur elle-même dans le but de se faire aussi petite et discrète que possible afin d'attirer le moins d'oeillades sur elle, elle fut derechef conduite à l'intérieur de l'embarcation, mais en direction de cabines plus douillettes que celle qui leur avait été octroyée. On la mena à une pièce où étaient attablés un chapelet d'olibrius en pleine rédaction de leurs notes sur des bribes de vélin, un tandem d'entre eux manipulaient de modestes aumônières et dialoguaient de rentabilité. Leurs affaires marchandes semblaient mauvaises, des quelques bribes de conversation qui lui parurent, et même désastreuses. L'homme au centre leva furtivement la tête pour mirer la demoiselle, puis griffonna à la cadence de ses paroles. « Femelle... Blonde... Mince... Pas de stigmates apparents... Quel âge as-tu ? » La réponse tarda à venir, le geôlier ne se fit alors pas prier pour asséner une nouvelle calotte à Séraphine qui geignit de contrariété. « … Vingt quatre... Ouestrienne ? Ibbénienne... Oh. Qu'est ce que tu sais faire ? » Elle s'enferma dans un nouveau mutisme réticent en toisant son vis-à-vis avec méfiance et une pointe d'aversion. Le bélître à ses abords la frappa pour la troisième fois consécutive, mais cette fois, ce fut un retour en gifle qu'il reçut. Prompt à étrangler l'impudente, il fut arrêté à temps par son supérieur. « Stop, stop ! Toi, approche ! » La jouvencelle fut bousculée jusqu'à la table où le cuistre lui attrapa fermement la mâchoire et plongea ses calots dans ses iris polychromes. « Mais qu'est ce que c'est que ça ? Tu es borgne ? Je vois très bien ! » Intrigué par la conversation, le quidam assis juste à côté saisit Séraphine à son tour et la fit pivoter vers lui, sans la moindre douceur. « Que c'est laid ! Qui voudra d'une ribaude avec de tels yeux ? On ne pourra rien faire d'elle, débarrassons nous en ! Pas de jugement hâtif, ça a sa particularité. » Le premier la ramena vers lui, arrachant un râle à la donzelle qui n'appréciait guère d'être tripotée de la sorte. Un autre bougre se mêla à la discussion après s'être penché pour prendre connaissance du problème. « Une vairon ? Comme Shaïra de Lys ? Comment peux-tu comparer dame Seastar à "ça" ?! Silence tous les deux ! Cette excentricité peut répugner comme elle peut intéresser. Tu as déjà porté petite ? J'ai entendu dire que les femmes vairons étaient infécondes, ça expliquerait pourquoi lady Shaïra n'a pas d'enfant, à son âge. Tu vas la laisser tranquille cette dragonne à la fin ?! Raaah... » L'individu au centre se massa l'arcade sourcilière avec lassitude. « Bon ramène la dans la cale, et ne l'abîme pas trop ! Je pense que nous pourrions en tirer un très bon prix en nous y prenant intelligemment... Au pire, on nous en offrira bien quelque chose dans un lupanar, et tant mieux si elle est stérile dans ce cas ! Dans tous les cas, nous n'avons pas la prétention de cracher même sur trois piécettes ! »

Soudain, un mataf manqua de défoncer la porte tant il entra avec précipitation, au bord de l'anévrisme, rubicond et tremblant comme une feuille. Il balbutia tout en hurlant dans un dialecte inconnu de l'ibbénienne qui en fut ankylosée d'incompréhension. Tous se hâtèrent à l'extérieur, la sylphide en fut tout bonnement oubliée et ne trouva rien d'autre à faire que les suivre, poussée par la curiosité, jusqu'au pont où tout se bousculait. Fouettée par le vent et l'embrun, l'ouïe agressée par les vociférations paniquées, Séraphine s'avança jusqu'au bastingage et zieuta l'horizon en quête de ce qui pouvait bien causer tant de pagaille. Elle le vit alors, ce boutre qui dégorgeait de pirates affamés de leurs livres de chair, leurs rugissements perçaient le chant de la mer, et à l'instar d'un inexorable tsunami, ils approchaient. Elle fut bien trop impressionnée par cette déferlante que le navire tenta d'éviter pour songer que la fin était peut-être proche, ce fut l'âpre commentaire de l'un des énergumènes qui la fit revenir à la réalité. « Qu'est ce que tu fiches là ?! Ce n'est pas le moment ! Rentre et reste là-dedans, surveille-la ! » Dans une pulsion enragée, il la poussa dans le couloir des cabines où un membre de l'équipage la suivit, pour mieux s'enfermer en sa compagnie dans la pièce dont elle sortait tout juste. Elle en profita pour mieux observer les lieux et essaya de lénifier ses hypothèses quant aux conséquences qu'aurait un abordage de boucaniers en fièvre, une question qui trouverait rapidement sa réponse... Quelques minutes seulement, et un tintamarre en provenance du pont résonna jusqu'à eux. Prisonnière et matelot échangèrent une lorgnade lorsque tout à coup, l'huis vola en morceaux et un drôle pénétra en bramant comme un beau diable, hache à la main. Il se jeta sur le marin tandis que la dryade émit un glapissement terrorisé, elle ne perdit point une seconde et sortit immédiatement pour atterrir au coeur de la bataille dans laquelle les corps chutaient dans des cris d'agonie. Son unique pensée fut pour ses frères et sa soeur, qu'elle se devait impérativement de retrouver même si pour cela, il lui fallait traverser l'enfer qui s'étendait devant elle. L'hésitation n'eut guère le loisir de l'étreindre, une hachette fila telle une flèche au vent et se planta dans le bois non loin d'elle, la faisant s'aplatir au sol dans un réflexe quelque peu tardif. La demoiselle rampa à moitié le long du plancher en évitant autant que possible les violents duels qui l'entouraient, l'exercice fut des plus périlleux, elle manqua de se faire piétiner par une immense rouquine, se fit bousculer par un titan au crin noir de jais et fit trébucher un autre colosse au derme pâle et aux prunelles de quartz. Par miracle, elle parvint indemne jusqu'aux escaliers qui la mèneraient vers les geôles.

La fragrance de sang, le chaos, les macchabées jalonnaient son chemin, des êtres fraîchement abattus qu'elle eut à enjamber, et l'horreur à l'état originel qui se présenta à elle. Les cellules étaient ouvertes, la plupart des captifs avaient été occis pour la plus cruelle raison qui puisse être : la fierté de pirates refusant de se faire dérober leur butin par d'autres. « Tuez tous les prisonniers que vous pourrez ! Jetez notre or, nos vivres, tous nos trésors par-dessus bord ! Ces chiens auront peut-être nos vies, mais pas notre mérite, pas tous nos efforts ! » furent des ordres qu'elle n'avait point été là pour entendre, et qui pourtant, avaient condamné d'innocentes âmes. Tous les détenus n'avaient pas été passés par le fil de la lame, certains étaient recroquevillés dans les encoignures, cachés là où ils pouvaient l'être, et Séraphine, quant à elle, ne songea pas un instant au pire. « Isélad... ? » Appela t-elle fébrilement en progressant parmi la nécropole. « Emalia... Leliane... ! » Elle n'osait pas baisser le regard, elle s'y refusait, il ne pouvait en être ainsi... Ses pas feutrés la guidèrent jusqu'à la prison qui avait été la leur, elle y entra en tremblant. « … Non... » Un océan d'affliction et de désespoir nappa les prunelles de la sylphide, devant elle, l'inspiration sépulcrale avait fait son office. Son teint blêmit plus que la pâleur d'une lune en solitude, un cauchemar sous sa forme la plus luciférienne. Un adolescent, une fillette, et un abîme de chair à leur gorge, une cataracte d'ichor, une peau devenue de craie, et des yeux grands ouverts, mais sans étincelle de vie. Elle défaillit et chuta rotules dans une marre vermeille, elle manqua de s'affaisser de tout son poids, mais elle se mit à ramper dans un tourment sans nom. De ses orbites fluaient déjà des cascades cristallines et saumâtres, plus que son organisme n'aurait normalement jamais pu en concevoir. Elle les saisit doucement tous deux, malaxant tout le concret de l'ignominie, elle sentit un second souffle la prendre... Mais ce n'était que pour mieux exprimer sa désespérance dans un gémissement prompt à lui dilacérer les cordes vocales. La donzelle hurla de tout son être, de toute sa détresse dans d'intarissables pleurs tout en massant le cuir chevelu des désormais disparus qu'elle tentait de rappeler à elle. Où était donc l'enveloppe charnelle de son plus jeune frère ? Certainement égaré quelque part ici, ou là, elle ne put le savoir. Elle larmoyait jusqu'au point de s'en désintégrer par la seule puissance de ses affres, puis...

Elle aperçut subitement une paire de chausses au revers des barreaux, dont la continuité donnait lieu à des jambes, puis à une anatomie masculine et diaprée de ce fluide pourpre qui époumonait sa culpabilité en d'innommables actes. Ses mirettes noyées par un indicible chagrin remontèrent le long de cette charpente jusqu'à accrocher un binôme de quartz, le même que quelques instants auparavant. Elle ne put juger avec quelle estime l'inconnu la jaugeait, elle n'en n'eut pas la force, le peu qui lui restait encore lui soufflait qu'il n'était que le Maître des Hautes Oeuvres venu parachever le travail entamé par ses pairs, après l'avoir dépouillée des ruines de sa dignité. Sa main ouvragea de sa propre volonté, elle plongea dans celle d'Isélad dans laquelle patientait un poignard dont il avait essayé de se servir en guise d'unique défense. Désormais armée, tout portait à croire qu'elle n'embrasserait point la mort sans avoir lutté, mais ce n'était pas une oeillade de haine qu'elle miroita au pirate devant elle, ce ne fut que les joyaux bicolores de la dévastation, sa physionomie délabrée par l'émotion. La douleur, ensuite, vint se superposer à la souffrance, et elle saigna, à son tour, une lame sciemment plantée dans son ventre... Ses entrailles pleuraient, elles aussi. Séraphine s'écroula ainsi, aux limites de l'inconscience, et déjà, elle se sentit soulever comme si elle n'eut jamais rien pesé. La sensation d'être légère, d'être transportée... Et si l'aboutissement de tout marquait son esprit, il n'en était en réalité rien, ce n'était nul autre que le fer-né qui la portait, et qui deviendrait son ravisseur, et plus ironiquement, son sauveur.

Séraphine s'écroula ainsi, aux limites de l'inconscience, et déjà, elle se sentit soulever comme si elle n'eut jamais rien pesé. La sensation d'être légère, d'être transportée... Et si l'aboutissement de tout marquait son esprit, il n'en était en réalité rien, ce n'était nul autre que le fer-né qui la portait, et qui deviendrait son ravisseur, et son héros. Mais alors qu'il s'en retournait avec l'endormie, une silhouette apparut de nulle part et s'attaqua à la jambe de ce géant des îles. « Naaaan, laissez-la !! Laissez-la !! » Emalia, jusqu'alors roulée en boule dans sa cache, se fit envoyer au tapi d'un seul coup de hanche de l'immense quidam, ce qui ne la fit pas abdiquer pour autant, et elle revint à la charge une fois relevée. « C'est ma soeur ! Lâchez-la ! C'est ma soeur !! » Supplia t-elle finalement en pleurant tout autant et en tirant sur l'habit de son vis-à-vis. Qui pouvait savoir ce qui passa alors dans la tête du grand guerrier ? Celui-ci lui fit simplement signe de le talonner, et ensemble, ils rejoignirent une Veuve Salée.


● Inventaire :
Bien peu de choses si ce n'est son désir de vivre, désormais. Elle possède les piètres atours avec lesquels elle fut capturée, des vêtements en peau lisse et en fourrure de phoque, ainsi qu'une seconde veste en fourrure d'ours. A son cou, un simple pendentif fait de ficelle de cuir au bout duquel balle une bribe de pierre d'Ibben, puis elle a miraculeusement pu récupérer son arc en fanon de baleine, emporté par son maître fer-né en guise de butin parmi d'autres.



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● Âge : 21 ans
● Divers : Compte autorisé par Brynden et avalisé par Maron /o/
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● Souhaitez-vous vous inscrire aux interventions de Lady Coeurdepierre ? Bien entendu !
● Connaissez-vous le Roman ? De nom, mais je l'ai toujours pas lu !
● Comment avez-vous connu le forum ? J'y suis depuis plus d'un an maintenant.
● Comment trouvez-vous le forum ? Oh très bien, y a juste Brynden et Maron que j'aime pas trop ! ( Hein ? Me bannir ? Mais... Pourquoiiiii ?! )
● De quelconques suggestions ? Non milord !



Dernière édition par Séraphine le Mar 11 Juin 2013 - 12:00, édité 1 fois
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Message Mar 11 Juin 2013 - 11:53

Soit à nouveau la bienvenue sur le forum !

Pour avoir déjà lu la fiche, je peux la valider sur-le-champ étant donné qu'elle ne présente pas le moindre souci. Cela dit, comme tu as utilisé l'ancienne version du codage, il faudrait indiquer si tu acceptes ou non de t'inscrire dans la liste de lady Cœurdepierre.

En tant que femme-sel, tu ne pourras évidemment que compter sur les ressources que ton maître voudra bien mettre à ta disposition, ce qui risque de ne pas faire grand chose. Toutefois, d'un point de vue RP, tu ne disposes que de tes possessions de départ, sans oublier que tu débutes le jeu avec 15 cerfs d'argent. Tu peux néanmoins décider de ne rien avoir du tout si tu le souhaites ! N'oublie pas de les ajouter à ton inventaire, dans ta fiche de personnage (accessible dans ton profil) !

Tu gagnes par ailleurs 25 points de réputation pour avoir choisi un poste à pourvoir et 25 points de réputation pour avoir opté pour une région défavorisée ! Ils te sont ajoutés à ton profil.

Bref, si cela ne semblait pas encore clair, je te valide ! Tu vas donc pouvoir te lancer dans le jeu ! N'oublie pas de remplir ton profil, ta fiche de personnage et de poster les fiches relatives à ton personnage. Tu peux aussi aller signaler ta position sur le continent à cet endroit. N'oublie pas de consulter les autres sujets du bureau du Grand Mestre pour t'intégrer dans le contexte ! Tu pourras ensuite débuter le jeu en consultant les demandes, en postant la tienne ou en demandant directement à un joueur. En cas de questions, n'hésite pas à poster dans la Tour de la Main ou à m'envoyer un MP. Enfin, n'hésite pas à passer par le flood et la CB pour te faire connaitre et t'intégrer plus facilement sur le forum !

Puisses-tu vivre une vie pas trop difficile loin de chez toi ! Au moins, les îles de Fer ne seront pas un environnement trop hostile pour une Ibbénienne !


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Message Mar 11 Juin 2013 - 12:02

Awiii pardon ! La fiche trainait dans mes dossiers depuis un peu trop longtemps xD J'ai rajouté l'info pour Lady Coeurdepierre ! Merci Bry


" L'ondée qui sans cesse chut use la roche "


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155/500  (155/500)


Message Mar 11 Juin 2013 - 12:06

C'est ajouté Yeah Merci Very Happy


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