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Le chevalier et le chat perché [Maëlle Beurpuits]

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Message Lun 10 Juin 2013 - 21:40

Les routes. Depuis que ser Robb avait repris pied à Westeros il avait considérablement révisé son jugement sur l’état des chemins et pavés de sa patrie. En huit années d’exil à batailler en terres étrangères, le chevalier exilé de la Maison Reyne avait eu tout loisir de faire la comparaison. Une comparaison que ne soutenait pas les cités d’Essos avec leur vague amoncellement de merde séché suivant un tracé qui devait être l’œuvre du plus ivrogne des ingénieurs. De fait ces cités belliqueuses ne s’encombraient pas de travaux visant à établir de larges voieries les reliant les unes aux autres. Cela revenait à dérouler un tapis de soierie pour l’inévitable armée d’invasion qui finissait toujours par assiéger l’une d’entre elle. Ser Robb avait fini par comprendre, aux dépends de ses pauvres jambes, que faire en sorte qu’une armée s’enlise dans le sable ou bute contre la caillasse, était une manière comme une autre de livrer une guerre. Ainsi il n’avait plus que jamais su apprécier, surtout de par le nomadisme que lui imposait sa présente condition, le confort de la rectitude et de la régularité des routes de Westeros. Un confort qui brillait cruellement par son absence là où il se rendait. Noirvallon n’était pas exactement situé dans la plus hospitalière des régions du Bief. Tout de roche escarpés et de chemins traîtres prêt à se dérober sous les sabots de votre monture, il n’y avait bien que les dorniens pour vivre en pareil endroit, ou bien une engeance tout aussi borné qu’était celle des Vyrwel de Noirvallon.

Au souvenir de Robb ils nourrissaient une haine particulièrement vivace pour le peuple des sables. Une haine qui pouvait bien être à elle seule la raison de leur présence en cette région si désertique Une manière de montrer aux pillards dorniens que même dans les Montagnes Rouges il y avait des endroits où l’on montait la garde. Les quelques têtes fichées sur des piques qu’il avait pu croiser en route faisaient partit de cet avertissement. Mais d’expérience le chevalier au Lion Noir savait qu’il fallait bien davantage que quelques têtes pourrissantes pour retenir l’ardeur des brigands des montagnes, et c’était la main sur la garde de son épée qu’il avait fait la route. Parmi les nombreuses leçons qu’il avait retirées de sa longue expérience, voyager seul en traînant derrière soit le bestiau le plus bruyant du coin, ajouté au tintement incessant de casserole de son armure, n’était pas exactement la meilleure des garanties pour éviter les coupeurs de gorge. Son expérience, son habilité à l’épée ou sa bravoure ne lui serait ici que d’un piètre secours contre une flèche en pleine gorge. Des pensées qui décidément ne le mettaient pas exactement dans les meilleures dispositions, songea-t-il en essayant d’adopter une position plus confortable sur la selle de sa monture qui fendait son pauvre coccyx depuis déjà six lieues. Près de deux semaines de voyage avait achevé de transformer son vieux fessier en sac d’ecchymoses des plus inconfortables. Quels dieux infligeaient une telle douleur à un endroit aussi ignominieux ? Et il ne voulait pas même évoquer sa situation quand il s’aventurait dans les feuillés.

Un soupir lui monta aux lèvres, il nourrissait l’espoir que les réponses qu’il obtiendrait au terme de ce voyage s’avérerait une juste récompense à tous ses désagréments. Des questions il en avait, et du genre qui nécessitait de choisir avec soin son interlocuteur. Lord Bryce Vyrwel de Noirvallon était de ceux-ci. Pas exactement la plus aimable des personnes qu’il avait eu à rencontrer mais au moins il n’avait pas à s’attendre de sa part une dénonciation aux Freux du Bâtard. Ou l’espérait-il. Ses oreilles avaient traînés dans les tavernes récemment, et comme il s’y était attendu la rébellion du jeune Daemon avait échoué. Se faire couronner roi dans un continent étranger ne suffisait visiblement pas à en être un véritable. Aigracier avait eu de bonnes raisons pour ne pas confier Feunoyr à ces mains inexpérimentées et empressés. Un gâchis, voilà ce que cette sotte tentative avait été. Robb connaissait les grandes lignes mais il désirait à présent connaître les détails de cette histoire. A supposer bien sûr que la situation de lord Vyrwel n’était pas compromise au point de devoir faire face aux troupes royales une fois à destination. Ces sombres suppositions et tourmentantes pensées se dissipèrent à la vue d’une auberge, un rare et précieux établissement en ces lieux. Le désir d’un confort, même temporaire, l’emporta sur les soucis du vieux chevalier qui conduisit sa monture en direction d’un arbre sec et mort, mais dont les quelques touffes d’herbes poussant à ses pieds semblaient un festin suffisant pour sa monture épuisée.

-Descend d’là p’tit salaud ! Engeance de traître !

L’ambiance était visiblement au rendez-vous nota Robb en remarquant un rassemblement anormal où était visiblement absent toute volonté de conciliation aimable. Des gens du commun à en juger par leurs habits, nota le chevalier, et les gourdins qu’ils levaient d’une manière véhémente ne faisaient sûrement pas partit d’une quelconque coutume de bienvenue. Le Lion Noir connaissait ce langage universel pour l’avoir pratiqué lui-même durant toute sa vie, la traduction était simple : quelqu’un allait sans doute être battu à mort avant la fin de la journée. Dommage pour eux, le chevalier errant n’était pas décidé à regarder se dérouler les choses sans rien faire. Peu lui importait les raisons pouvant pousser ses bougres à s’attaquer à plus misérable qu’eux, pour avoir déjà vu la façon dont la justice était rendue par le petit peuple, celle-ci justement ne méritait que rarement le nom qu’on lui donnait.

-Oh l’ami ! Que provoque cette animation en une si chaude journée ?

Robb se surprit presque à user d’un ton aussi aimable, c’était qu’il devenait presque diplomate le temps passant. Une diplomatie qui fit tout à fait défaut à celui qui lui répondit. Le chevalier le rangea immédiatement dans la catégorie si familière à sa connaissance des bouseux mal dégrossis, trop stupide pour reconnaître la frontière entre fierté et arrogance. Les mots qui sortirent de sa bouche ne firent que confirmer son impression.

-Hors du chemin chevalier misère ! Ou tu subiras son sort !

Il appuya ce qu’il devait prendre pour une très sérieuse menace d’un signe de main désignant une frêle silhouette, ayant trouvé refuge dans les branches, et qui s’échinait à envoyer une réserve de pierre sur ses assaillants en contrebas, empêchant les quelques hardis de s’aventurer dans une escalade. Le comique de la situation eu le remarquable effet d’arracher un rare sourire édenté au Lion Noir. Il se demandait presque qui secourir. Son sourire disparu tout à fait lorsque l’outrecuidant eu la malencontreuse idée de continuer sur sa lancée, enflammé par son propre discours.

-L’Seigneurie des lieux il tolère ptêtre la souillure bâtarde Feunoyr, mais nous on s’entend extirper c’tes traîtres.

La sagesse et la maîtrise de soi ne comptaient pas parmi les vertus de ser Robb Reyne, et lorsque son pied chaussé de métal partit s’étaler contre la face insolente, entraînant un doux son de craquement sonore aux oreilles de Robb, il vint en faire la preuve supplémentaire. Il mit pied à terre et sans même prendre la peine de dégainer face à ces gueux les rejoignit prêt à leur comprendre sa version de la chevalerie.

-Sans doute que des courageux de votre genre ne feront pas grand cas que je rétablisse la balance aye ?
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Maëlle Beurpuits
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Message Mar 11 Juin 2013 - 0:27

Maëlle avait besoin de prendre l'air. Vivre chez les Vyrwel était sûrement la chose la plus favorable qu'elle avait vécu depuis la destruction de sa maison, elle ne pouvait guère le nier. Son plan avait marché et elle pouvait séjourner là bas ce qui lui donnait un air plus présentable que ce qu'elle n'avait pu prendre l'habitude depuis sa vie de roturière. Bien que les vêtements de son frère étaient dans un état déplorables, elle n'avait pas désiré qu'on s'en débarrasse. Loin de là l'idée d'ailleurs. Ils avaient été lavés à nouveau et rangés dans un coin de l'armoire qui était actuellement sienne désormais dans la demeure de Noirvallon. Cela restait important à ses yeux de pouvoir conserver des vestiges de ce qu'elle avait perdu. Son frère ne restait pas à son esprit uniquement par ses attirails vestimentaires, la bague qui siégeait à son majeur gauche lui rappelait constamment son existence, même s'il n'était physiquement plus présent. A bien y réfléchir, plus aucun membre de sa famille n'était physiquement à ses côtés. Un rappel régulier qui la poussait à trouver un moment de solitude. C'était la raison pour laquelle elle s'était aventurée dans les alentours pour s'aérer l'esprit et qu'elle siégeait désormais d'un arbre majestueux qui l'avait attirée dans son branchage. Grimper aux arbres avait depuis sa tendre enfance fait partie de ses moeurs et surtout des critiques qu'elle pouvait recevoir de la part de sa mère toujours prompte à s'inquiéter pour cette petite fille en robe qui filait toujours sans prévenir et qui revenait constamment tâchée de la tête au pied. CEs souvenirs étaient les seuls moments qui permettaient à ses lèvres de s'étirer légèrement pour exprimer un semblant de sourire. Une expression cependant qui partait tout aussi rapidement qu'elle n'était venue. Après tout les réminiscences d'un passé heureux avant tôt fait de la confronter à un présent noir et aux sentiments bien plus négatifs. Penser au bonheur qu'on aurait plus jamais avait de quoi frustrer et surtout raviver la haine envers les loyalistes dont elle se devait se venger. Le premier visage qui lui revenait alors était celui d'Alrik Mallery. Avoir sa tête sur un pic la démangeait amèrement. Oh certes, ses mains n'avaient jamais tués personne jusqu'à présent. Mais ne disait-on pas que le premier était le plus dur mais permettait aux autres d'être tué avec plus d'aisance ? Une seule fois suffirait à la mettre sur les rails et de tout coeur, ses espoirs se tournaient vers le commandant des Dents de Freux. Elle savait pertinemment qu'il était sur les Terres de la Couronne, mais elle finirait par trouver un moyen de le faire plonger. Il payerait, elle se l'était promis.

Bien installée dans sa hauteur et ainsi plongée dans ses pensées, elle ne remarqua que tardivement les énergumènes qui s'étaient installés en bas de son arbre. Des marchands qui voulaient profiter d'un soleil léger dans ce temps d'hiver en approche et qui poussait désormais à se vêtir d'une laine plus chaude. Ces derniers ne s'étaient guère aperçus de sa présence n'ayant pas pris la peine de lever la tête, rien n'ayant manifesté une quelconque présence qui mériterait leur attention. Ayant quartier libre, elle avait encore du temps devant elle et par conséquent, descendre de son perchoir n'était pas dans l'immédiat. Sortie de ses pensées cependant, la voix des marchands ne furent plus un brouhaha bruyant mais des mots compréhensibles dont la signification pouvait lui parvenir aisément. Peu de minutes suffirent pour qu'elle comprenne le sujet que ces hommes abordaient. Murs-Blancs. Bien qu'elle en avait marre d'en entendre parler, de un parce qu'elle l'avait vécu, et de deux parce qu'elle devait se contrôler pour rester calme, son attention ne pouvait qu'être accaparée par les propos des marchands. D'autant plus que leur façon de narrer la situation impliquait fortement une orientation loyaliste car sous son nez - certes il ne savait pas qu'une partisane des Feunoyr siégeait au dessus d'eux - ne parlaient-il pas ouvertement de la victoire et des bienfaits de celle-ci. Tentant de retrouver un point d'ancrage différent, elle put se déconnecter une fraction de seconde de la conversation, si seulement le mot "Beurpuits" n'était pas sorti cela aurait duré plus longtemps. Mais forcément, faire référence à sa maison et son nom empêchait toute fluctuation de l'attention. LEs souvenirs revécus et la haine ravivée l'avaient placée dans un état haineux, alors entendre son nom être bafoué, son père déshonoré par des bouches infâmes et des marchands sans aucun rang, son sang ne peut s'empêcher de bouillir serrant dans ses mains désormais abîmées les pierres qu'elle avait ramassé sur le chemin et fourrées dans ses poches avant de s'amuser inconsciemment avec une fois posée dans l'arbre. Si seulement elle avait été dans un état plus calme.. mais son état actuel ne lui permettait pas de faire face à un tel événement. D'autant plus que ce n'était sûrement que la centième fois qu'elle entendait des loyalistes en parler. Aussi, lorsqu'une pierre s'abattit sur le crâne d'un des concernés, ceux-ci prirent enfin connaissance de son existence.

"Hey ! Qu'est c'qui t'prend gamin !"


"Vous devriez pas laisser traîner vos langues, sale loyalistes ! "

Une seconde pierre suivi tout aussi violemment, ainsi qu'une troisième. Son arc et son coutelas siégeait à ses côtés, mais la distance empêchait d'utiliser le second et le manque de flèches le premier. Ce qui n'était pas plus mal, cela aurait été dommage d'attirer davantage l'attention sur elle en blessant mortellement les marchands. En réalité, elle avait perdu son sang froid. Cela ne lui était jamais vraiment arrivé mais elle n'avait guère pu se retenir en les entendant proférer de telles propos si agressifs envers sa famille. Rapidement, les adultes commencèrent à se redresser pour venir tenter de la faire descendre de là. Attrapant son arc, elle grimpa plus haut pour les empêcher de l'attraper si aisément, avant de recommencer à balancer des cailloux dont les munitions viendraient rapidement à manquer. Leurs gourdins s'abattirent sur le tronc ce qui fit trembler l'arbre mais pas assez pour la détrôner de son hauteur. En manque de pierres désormais, elle allait devoir patienter pour redescendre mais l'idée qu'ils n'allaient pas abandonner de si tôt la maintint en alerte. Un homme alors débarqua de nul part pour venir à son aide. De là où elle était, elle ne pouvait en réalité guère s'attarder sur les détails le concernant mais les paroles, faiblardes, lui parvinrent assez avant que ses actes ne lui signifient qu'il allait l'aider, alors que l'un des marchands s'était mis à grimper un peu pour enter de l'avoir, ce qui la poussa à réitérer l'acte de l'homme qui ressemblait à un chevalier abattant son pied dans le visage du plus téméraire qui s'était risqué à monter, le faisant atterrir sur son dernière, le nez en sang. L'homme avait l'air fort et il ne fallut pas longtemps pour qu'il arrive sans trop de difficultés à régler leur compte à ces marchands. Du moins assez pour qu'ils décident de partir en courant en remballant rapidement leurs affaires. L'idée de se faire rosser d'avantage ne devait clairement pas leur plaire. Elle put ainsi observer l'homme - n'ayant plus de caillasse à canarder pour l'aider - qui avait une très bonne technique mais vu son âge, l'expérience devait forcément jouer. Elle remarqua alors à un moment les armoiries qui le définissaient. Ce fut après une intense réflexion qu'elle comprit enfin la raison pour laquelle il l'avait aidée alors qu'elle avait parfaitement entendu les formulations du marchands concernant son penchant pour les Feunoyr. Cependant, elle ne pouvait se laisser aller à la confiance et préférait se montrer prudente. Descendant de quelques étages dans son arbre sans pour autant avoir mis pieds à terre, elle observa l'homme avant de prendre la parole.

"Pourquoi m'avoir aidé ? "

Que ces armoiries signifient bien ce qu'elle croyait était une chose, mais se tromper était toujours possible et les intentions du concerné n'étaient nullement connues. Le remercier aurait dû être sa première réaction. Mais la politesse n'était plus son point fort. Elle n'était plus noble, elle n'était plus une femme, elle était un homme et travaillait pour les Vyrwel. Rien qui devait lui attribuer un comportement irréprochable. Après tout, les vêtements masculins qu'elle avait revêtus seraient sûrement tâchés à divers endroits au vu de son escapade boisée.

"C'est vrai que vous êtes un chevalier ? Dites moi votre nom. En plus qu'est ce qui me prouve que vous n'allez rien me faire ? "

La meilleure façon d'être rassurée était tout simplement de le faire parler. Si des informations étaient nécessaire, elle ne pourrait les trouver que par sa bouche. Mais si déjà il formulait son nom et qu'en plus il acceptait de répondre à ses questions, c'était une première preuve de bonne volonté. Un peu de confiance, du moins assez pour descendre de son arbre, pourrait lui être imputer. Cela ne voudrait néanmoins pas dire que la vérité était forcément au rendez vous. Après tout, si la réciproque devait être apportée, n'allait-elle pas mentir sur son identité ? Mais une chose à la fois. D'abord ses réponses avant toutes questions.



"Que cela soit difficile ou non, tu tiendras ! "
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Message Mar 11 Juin 2013 - 19:39

Les gens devraient s’en tenir à ce qu’ils font le mieux. Robb croyait en une sorte de plan divin, un cosmos parfait où chacun avait sa place. Les rois assis sur leurs trônes s’employait à appliquer sagesse et bonne conduite à leur peuple. Les nobles seigneurs régentaient leurs gens, en s’essayant à l’exercice aussi difficile qu’étranger pour eux de la modération. Les chevaliers protégeaient le faible et le juste, mettant son épée au service de la Justice et de la Vérité. Le paysan devait manier la houe pour cultiver sa terre, et non dans le cas présent la lever contre un homme en arme passablement agacé. Le chevalier errant se prit à leur faire comprendre sa façon de voir les choses en arrachant des mains du premier venue le gourdin qu’il tenait avec moins de conviction, après avoir vu la figure de son bavard camarade teinté de rouge. Comme à un enfant à qui l’on apprend à ne pas jouer avec les choses coupantes, ser Robb lui envoya un revers de main en plein visage. Une main gantée de maille qui fendit la lèvre du malandrin, le jetant à terre. Un air de surprise indignée était dépeinte sur sa face stupide, comme s’il avait peine à croire ce qui c’était produit. Ses compagnons firent preuve d’un bon sens, qu’il croyait définitivement absent chez les membres de cette triste troupe, en reculant avec prudence pour regagner carriole et mulets et poursuivre leur chemin non sans maugréer quelques vagues insultes et menaces. Robb les laissa se passer cette mince pommade sur l’outrage fait à leur fierté tandis que son irritation se calmait peu à peu. Il pouvait se féliciter de sa chance qu’un de ses pécores n’en soit pas venu à dégainer le fer. Il n’aurait pas voulu commencer sa visite en versant le sang.

Cependant son expérience lui avait appris qu’en veillant à fermer la plus grande bouche du groupe, le reste ne faisait guère de vagues. Les marchands au loin, il regagna sa monture pour la mener par la bride jusqu’à un endroit où l’attacher. Cette altercation l’avait décidé à se restaurer rapidement avant de reprendre la route, rien ne garantissait qu’un sursaut de témérité ne vienne chatouiller l’orgueil froissé de ces paysans, et que quelques verres de trop ne leur souffle l’idée de revenir en force. Des précautions que ne semblaient pas partager le jeune gars qui venait de s’arrêter prudemment sur une branche, sans oser poser pied à terre. Lui jetant un bref coup d’œil, Robb préféra se concentrer sur sa monture, veillant à ménager ses sabots. Fin comme un chat, les cheveux en bataille coupé court, un air méfiant peint sur un visage marqué par la crasse mais non dénué d’une certaine finesse, le chevalier connaissait parfaitement ce genre de spécimens. Tous les pays et villes possédaient son lot d’orphelins, d’enfants abandonnées : déchets inévitables des grandes cités et de sa misère. Livrés à eux-mêmes les options qui s’ouvraient à eux étaient le plus souvent sombres. En Essos, ceux que les marchands d’esclaves n’attrapaient pas finissaient enchaînés à une rame, comme coupeurs de bourse-la corde étant leur destin le plus probable-, ou comme objet sexuels pour satisfaire les désirs pervers des plus âgés et plus riches. Il ne fut donc pas surpris par l’étonnement et la suspicion du jeune garçon qu’il venait de sauver.

-Soit heureux que j’ai daigné venir à ton aide garçon, pas la peine de te triturer les méninges pour savoir pourquoi.
Il se gratta la tête, imitant un air songeur. Quelque chose me dit de surcroît que tu es du genre à avoir besoin d’aide, étonnant que tu ne sois pas encore mort.

Se mettre dans ce genre de situation en effet n’était pas exactement un signe révélateur d’une parfaite démonstration d’instinct de survie. S’attaquer à un groupe plus nombreux et plus fort sans se ménager un itinéraire de sortie…pas exactement le meilleur des plans. Ou bien le gamin était particulièrement impulsif, ou manquait sérieusement d’intelligence. Un manque d’intelligence visiblement compensé par une langue bien pendue il devait reconnaître, alors que le garçon continuait sur sa lancée, apparemment pas choqué le moins du monde du sort auquel il avait réchappé. Robb n’était néanmoins pas du genre à perdre son temps en bavardages, mais son bon cœur le poussa à répondre à l’imprudente canaille, attachant la bride de sa monture à la poutre d’entrée de l’établissement.

-Par les Sept mon garçon ! Tes parents ne t’ont jamais appris à modérer le flot qui sort de ta bouche ? Il se désigna d’un geste théâtrale. Une épée, une armure, et un cheval : il n’en faudrait pas davantage pour d’autres pour me désigner comme un chevalier. Mais j’imagine que bon nombre de fol se proclament chevalier ces temps-ci, dit-il pour lui-même. Je suis ser aye ! Ser Robb, cela suffira pour le moment.

Nul besoin de dévoiler le nom de la famille qui l’avait renié, il y avait certaines choses qu’il valait mieux garder pour soit. Il se tourna face à son improbable interlocuteur, en profitant pour le dévisager plus intensément. Il devinait la peur dans le regard du garçon, et il en ressentit presque de la pitié. Quelle tête devait-il bien avoir pour qu’un simple gamin en vienne à avoir peur de lui ? Il soupira et lui intima de descendre d’un geste qui se voulait amical mais qui de la part d’un homme vêtu en armure ne prêtait pas davantage à la confiance.

-Descend mon garçon, je pense que tu es assez grand pour arrêter de grimper dans les arbres, et je n’ai pas pour habitude de choisir comme adversaires les jeunots sentant encore le lait de leur mère. Vient avec moi à l’intérieur et on discutera autour d’un repas chaud plus en détail de ce qui t’as conduit à aller percher tes fesses là-haut.

Peut-être devait-il sourire ? Par les dieux non, avec sa gueule il risquait davantage de faire fuir pour de bon le gamin. Se souvenant des paroles du manant qu’il avait amoché il cru bon d’ajouter.

-Je ne suis pas plus non de ceux qui t’appelleront « traître » mon garçon, si c’est ce qui t’effraie. Je crois que nous faisons cause commune sur ce point là. Qu’est-ce que ces lourdauds ont donc pu dire pour que tu t’empresses de mettre tes miches en danger ?

La question était posée, mais Robb pensait déjà détenir quelque part la réponse.
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Maëlle Beurpuits
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Message Mar 11 Juin 2013 - 23:38

Ses réactions n'étaient pas de l'impertinence mal placée. La confiance manquant de son côté et principalement quand elle pouvait voir des personnes à l'aspect imposant et qui pourrait potentiellement s'en prendre à elle. De prime abord les armoiries laissaient suggérer un homme de son côté, mais tout comme pour les Vyrwel, elle ne faisait pas confiance dans les on-dits et préféraient s'en assurer par elle-même tout en restant sur ses gardes. La prudence était mère de sureté. En tant que rebelles, c'était bien nécessaire d'adopter ce genre de comportement. Les premières paroles de l'homme à son encontre entraînèrent une fixation de désapprobation. Certes c'était usuel qu'on considère son gabarit comme inadéquat à s'en sortir seule. Elle le savait pertinemment. Efféminée et jeune, deux adjectifs que l'on associait bien davantage avec la fragilité et l'incapacité. Mais pourtant elle s'était débrouillée seule depuis une lune. Peut-être cette phrase attaquait -elle sa fierté alors qu'effectivement séjourner chez les Vyrwel s'était révélé d'une utilité flagrante et surtout d'un confort qui lui paraissait bien plus proche de ce qu'elle avait perdu que la vile de roturière qu'elle avait menée un temps court mais largement suffisant pour se rendre compte de la dureté de la vie. Néanmoins, elle n'était pas traitée comme une princesse, loin de là et loin d'elle l'envie que cela se fasse. Elle était Maedon et il fallait que ce soit le cas également dans la maisonnée où elle séjournait. L'anonymat était bien meilleur pour la protection de tout le monde mais surtout pour la sienne. Autant les Vyrwel était toléré, autant les Beurpuits étaient encore plus ouvertement encore considéré comme des traîtres et des déchets de Westeros bons à sûrement être bombardé de caillasse à la première occasion. C'était bien pour ça que son père et sa soeur se trouvaient désormais dans les Cités Libres maintenant.

Qu'il considère qu'elle parle trop lui était totalement égale. Elle avait besoin d'en apprendre davantage avant d'être transpercée par une lame qu'elle n'aurait guère vu venir. Cependant, et cela elle ne l'avait pas oublié, il l'avait aidée et cela devait évidemment signifier quelque chose. Son identité de femme étant proscrite ce n'était forcément pas pour ses charmes, une conne chose que d'être un garçon à ce niveau. Ainsi pouvait-elle s'attendre à de la sincérité. Ser Robb. Cela ne signifiait rien, excepté qu'il était bien un chevalier. Il en portait le titre et ne semblait pas mentir à ce sujet. Néanmoins, le nom ne fut clairement pas apporté et le convertir à une maison était par conséquent impossible. Le fait que son destrier soit désormais immobilisé la fit se questionner sur la raison. Comptait-il s'attarder ? Ne devait-il pas tout bonnement reprendre la route et la laisser descendre tranquillement de son arbre quand elle estimerait qu'elle ne serait plus en danger. Un souhait vite envolé puisqu'il l'invita d'un geste à descendre de son perchoir. L'âge de cet homme avait durci ses traits et cela l'empêchait de comprendre réellement ses émotions. C'était désagréable autant que cela était intriguant. Etrangement, il lui inspirait un état de sécurité tout autant qu'un méfiance exacerbée. Elle ne savait alors sur quel pied danser. La surprise de l'invitation se marqua légèrement sur ses propres traits mais cela parut bien léger face aux froncements de sourcils qui signifiaient une sensation désagréable de se faire considérer une deuxième fois comme un bambin alors que son âge faisait déjà d'elle une adulte. Oh bien sûr, ce n'était sûrement rien comparé aux années écoulées pour l'homme qui se trouvait en contrebas. Il était certain qu'elle ne devait même pas avoir la moitié de son âge... mais ce n'était guère une raison pour la considérer ainsi de manière si juvénile et pour la peine condescendante.

"Arrêtez de me considérer comme un enfant. J'ai déjà seize ans. "

LA dernière hésitation fut balayée par les derniers propos. Il venait enfin de confirmer qu'ils étaient sûrement du même bord concernant leur orientation face à la royauté en place. Cela ôta donc ses dernières craintes et permit de considérer l'idée de partager un repas avec lui dans cette taverne de toute façon remplie où il ne pourrait rien lui faire. Et puis l'idée de s'en prendre à rebelle quand on en était soi-même un serait surprenant. Ils n'étaient déjà pas nombreux alors s'ils venaient à se tuer entre eux, cela n'attirerait que leur perte. Elle ne répondit pas directement à sa question et quitta sa hauteur avec une agilité qui laissa suggérer sans doute qu'elle était experte dans le domaine des singeries du genre. Suspendue à la plus basse branche elle se laissa choir pour retomber tel un félin sur ses deux pieds avec souplesse puis elle se redressa et s'approcha de l'homme sans le lâcher des yeux. Elle le regarda encore un moment, observant son attirail de route, avant de daigner répondre à sa question.

"J'étais de mauvaise humeur et ils ont pris grand plaisir à déblatérer des propos victorieux par rapport à ce qu'il s'est passé à Murs-Blancs. Alors je les ai bombardés." Elle se mit en route vers la taverne mais après un pas elle s'arrêta et le regarda de nouveau "... Merci."dit-elle rapidement avant de reprendre la route vers la taverne.

Une façon rapide mais sincère de lui faire valoir son contentement par rapport à son intervention. Elle aurait potentiellement été capable de s'en sortir mais cela aurait quémandé beaucoup d'agilité pour pouvoir trouver un endroit où quitter son perchoir d'une hauteur pas trop dangereuse et permettant un point d'arrivée assez éloigné des marchands. Du moins assez éloigné pour qu'elle puisse se mettre à courir. En somme, beaucoup de contingences peut-être impossible à combiner pour s'en sortir indemne. Son intervention avait donc été le plus simple mais aussi le plus fortuit. Elle s'arrêta une fois près de la porte histoire de rentrer avec lui. Poussant celle-ci, ils pénétrèrent tout deux dans l'établissement et, après un rapide tour d'horizon, elle alla s'installer à une table libre. S'asseyant en face du concerné, la position prise fut naturellement celle du tailleur. Elle aimait cette position et désormais personne n'était apte à la faire changer, surtout pas dans une taverne où elle n'était pas connue. Son escapade boisée avait déchiré un peu ses vêtements suite à un accro mais elle ne l'avait même pas vraiment remarqué. Elle était bien plus propre et mieux habillée qu'elle ne l'avait été ces deux dernières lunes, mais cela lui était potentiellement égal. Seule la propreté était quand même agréable y ayant été habituée toute sa vie. Son regard se posa à nouveau sur l'homme qui souhaitait donc l'inviter. Elle prit alors la parole après un instant.

"Vous avez demandé pourquoi je montais là haut. La réponse est simple : parce que j'aime ça. Et non je n'ai pas passé l'âge. Le monde nous apparait différemment quand on prend de la hauteur. " Elle prit quelques instants à l'observer à nouveau avant d'ajouter "Je m'appelle Maedon. Vous devez sûrement avoir un nom vous en plus de Ser Robb. Si vous êtes chevalier vous venez d'une maison noble. Vous le cachez parce que vous faites partie de cette "cause commune" ? "

Concrètement, les armoiries reflétées plus tôt lui indiquaient l'identité de la demeure de laquelle il venait. Mais en réalité, la certitude n'était pas clairement annoncée. Aussi voulait-elle s'en assurer avant de l'imbriquer dans une identité qui n'était peut-être pas la sienne. Toujours est-il qu'elle s'était quand même présentée. Maedon ne signalait rien la concernant et n'exprimait clairement rien à ses yeux. C'était simplement un nom qu'elle pouvait donner sans être lapidée. La serveuse arriva rapidement pour prendre leur commande. Pour sa part ce fut un verre de lait et simplement un morceau de pain avec un bouillon chaud. L'appétit s'était raréfié depuis un moment et elle pouvait manger correctement chez les Vyrwel, elle ne comptait donc pas abuser. L'argent ne coulait pas à flot par conséquent, prendre plus n'entrerait pas dans ses finances. Mais cela lui suffisait largement. Le lait c'était nourrissant. Le pain également. Elle tiendrait jusqu'au repas du soir de cette façon. Une fois la commande prise pour le couple formé fortuitement, ses prunelles se posèrent alors à nouveau sur l'adulte imposant en face d'elle.

"Vous êtes en mission ? "

Il était peut-être là pour une cause Feunoyr. Cela aurait pu être profondément intéressant pour elle qui voulait que les choses bougent et que les rebelles se manifestent bien davantage. Mais peut-être sa présence n'avait -elle rien à voir. Néanmoins, si elle ne s'était pas trompée, il n'était pas du Bief. Il y venait donc dans un but précis... Lequel serait à découvrir.



"Que cela soit difficile ou non, tu tiendras ! "
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Message Mer 12 Juin 2013 - 20:10

Une vie passée sur la route vous apportait un certain nombre de choses, outre des hémorroïdes enflés, et un bon sens de l’observation en faisait partit. Robb avait eu l’occasion d’affuter le sien à de nombreuses reprises. Un regard acéré prompt à saisir un détail incongru pouvait vous sauver la vie. Une dague mal dissimulée, un regard complice, le tremblement d’une main, un garçon qui essayait de se faire passer pour ce qu’il n’était pas. A l’entendre parler de façon aussi soutenu et à le voir de plus près il semblait manquer quelque chose dans cette composition du sacripant grimpeur d’arbres. Le chevalier ne reconnaissait pas en lui cette perversité suspicieuse dans le regard, ni la prudence naturelle propre aux enfants des rues qu’il avait déjà pu côtoyer. Propre. C’était le constat qui ressortait de ce bref tableau, Robb ne poussa cependant pas sa curiosité jusqu’à poser des questions brusques. Il devait avoir ses raisons et amener le gamin, il persistait dans cette appellation, à une table pour un repas civilisé était déjà en soit un petit exploit. Un semblable exploit allait devoir être requis pour tenter de modérer le comportement canaille et imprudent du chenapan. Mentionner à voix haute le nom de « Murs-Blancs » n’était pas exactement la meilleure des choses à dire. Surtout quand on savait que les récents évènements avaient conduit toute personne ayant un lien avec cet endroit, que le Freuxsanglant dans sa proverbiale prudence et amour de l’exemple symbolique avait fait rasé jusqu’aux fondations, à voir leur tête proprement détaché de leurs épaules pour gagner un perchoir improbable. Or Robb tenait à sa tête, aussi laide pouvait-elle être.
 
-J’ai déjà grand mal à croire que malgré ta langue et ta propension à t’en servir à tort et à travers tu ais pu survivre seize années sur cette pauvre terre.
 
Dit-il d’un air soupirant, en accompagnant le jeune garçon sur le pas de la porte, non sans lancer un dernier coup d’œil alerte pour vérifier que personne n’avait saisi une bribe de leur conversation. L’odeur fut la première chose qui le saisit une fois entré dans la gargote. Le parfum d’une volaille à la broche se mêlait aux effluves mélangés d’alcool, de sueur rance et de vomissures alcooliques : le tout donnait un mélange détonnant et définitivement familier pour le chevalier. Aussi familier que lui était les habituels coups d’œil soupçonneux qui lui étaient adressés, la venue d’un homme en armes apportait toujours une certaine tension. Le pire était à venir avec l’aubergiste. Les chevaliers errants n’étaient pas exactement connus pour leur propension à payer le compte juste ou laisser de larges pourboires. La plupart consommaient au-delà de leurs propres ressources et arguaient de leur statut de chevalier pour éviter de payer leur part. Pas exactement le genre de chose qui apportaient bonne réputation aux chevaliers, et qui desservaient la plupart du temps Robb. A dire vrai il n’arrivait pas à se souvenir quand exactement quelqu’un l’avait accueilli avec le sourire. Il y avait bien eu cette prostituée à Port-Réal mais…Un bon chevalier ne pouvait pas décemment s’attarder sur ce genre de réminiscences. Le chevalier tâcha de prêter plus d’attention à ce que disait le jeune garçon. Au fur et à mesure que ce dernier parlait de multiples failles apparaissaient dans le personnage.
 
Comme le fait que ses traits étaient réellement fins pour un garçon de seize ans, sans compter qu’il ne connaissait aucun jeune homme de seize ans ayant conservé la voix fluette de sa tendre enfance, pas davantage ne s’entourait la poitrine d’un linge serré. Un linge que son regard exercé pouvait percevoir à travers les écorchures de son vêtement. Une certaine noblesse dans sa manière de se comporter, le ton et le langage soutenu…Ouais, il ne suffisait pas de se mettre des plumes au cul pour ressembler à un coq comme disait le dicton. Le Lion Noir porta à ses lèvres une chope de brune que l’aubergiste venait de déposer avec le reste de commande. Des années d’expérience lui avaient appris ce que les gens de son acabit commandaient le plus souvent, et assurément Robb ne ressemblait pas à un quelqu’un capable de demander un vin dornien. Tout en essayant de deviner exactement ce que pouvait être le « garçon » en face de lui, le chevalier répondit d’une manière tranchée aux questions inquisitrices et irritantes de son petit compagnon.
 
-Har ! Nul besoin de s’afficher avec un grand nom pour se prétendre chevalier, n’importe quel crétin peut s’afficher avec une épée rouillée, une monture à demi-crevé et un joli dessin sur son écu et s’appeler « chevalier ».
 
Il haussa les épaules d’un air moqueur, faisant une moue dégoûté qui tenait autant à son ressentiment envers cette racaille parvenue que le goût acre de la pisse d’âne qu’on tenait à faire passer pour du décent houblon. Malheureusement il avait déjà dû boire pire, il ne se sentit donc pas véritablement en droit de se plaindre.
 
-Je garde mon nom pour moi, tu devras t’en contenter, désolé de décevoir tes idées d’une glorieuse rencontre. Il ajouta d’un air plus confident et surtout critique. Cesse également de faire mention de cette « cause commune » à tout bout de champ dans des endroits où ne traînent pas forcément les bonnes oreilles.
 
Les espions du Freuxsanglant pouvaient être partout, et après le récent échec de la rébellion qu’avaient appuyé les Vyrwel il n’était pas improbable que quelques uns des yeux du Bâtard se soient glissés dans la région. S’il pouvait garder sa venue aussi incognito que possible il le ferait, même si cette ambition paraissait légèrement contrarié depuis son petit affrontement de tout à l’heure. Ce qui nous faisait revenir à ce Maedon. Une forte tête qui n’était pas étranger de Murs-Blancs. Un serviteur quelconque qui avait été suffisamment intelligent pour fuir à temps sa maison, et qui avait eu le malheur d’embrasser la cause de ses maîtres. Le chevalier attarda son regard sur les mains de son interlocuteur, et plissa les yeux en le détaillant de plus près, un sourire sans joie se dessina sur ses lèvres.
 
-Que connais-tu de cette « cause » de toute manière ? Ce que l’on t’a raconté ? Tu es trop jeune pour avoir vécu quoique ce soit de cette époque ou en connaître les réels enjeux. Dit-moi,
dit-il tout en lui saisissant fermement le poignet et l’intimer avec force de retourner sa main paume ouverte, qui es-tu vraiment jeune fille ?  Il darda un regard coupable sur son visage et poursuivit. Des mains peuvent dire beaucoup de chose : celles-ci disent que le vrai travail t’est étranger, et ta silhouette n’a rien de celle d’un adolescent mâle en pleine croissance. Tu floues peut être les autres mais pas moi.

Il la relâcha brutalement, et avala une autre gorgée. Un élan de compassion inattendue monta en lui et une certaine gêne. Un chevalier ne devait pas parler ainsi à une dame, car après tout elle avait dû avoir une certaine éducation, une servante ou dame de compagnie sans doute. Il poussa sa chope en sa direction, s’accoudant sur la table, faisant tinter le métal de son armure.
 
-Je me dirige vers Noirvallon c’est tout ce que je m’autoriserais à te dire, mais toi petite qu’est-ce-qui t’as poussé ici ? Tu étais… « là-bas » ?

Sans aucun doute que la petite avait dû vivre des choses peu joyeuses, mais tel était la guerre avec son lot de malheurs et de sacrifices. Restait à savoir combien il en avait coûté à celle-ci.
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Maëlle Beurpuits
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Message Sam 15 Juin 2013 - 1:46

Spoiler:
 

Cet homme commençait à promptement l'énerver. Elle ne supportait pas qu'il se permette à tort et à travers de la critiquer alors que ce dernier ne savait rien d'elle. Cela était parfaitement pénible. Est-ce qu'elle même s'acharnait-elle sur sa personne en lui indiquant qu'à force de se croire si intelligent il finirait par se faire totalement écraser par plus fort que lui ?  Non. Elle mettait en avant le respect et l'écoute sans critique. Mais ce monsieur, suite à son âge et apparemment sa maturité, se permettait de la dominer aisément. Son passé dans la noblesse l'avait forcément protégée de la vie, c'était ainsi que les choses se déroulaient. Son choix n'avait aucun lieu d'être, elle était née ainsi et c'était obligatoire que son attitude ait été acculée à reproduire ce mode de fonctionnement. Cependant, depuis la destruction de sa demeure, elle avait vu et survécu à presque deux lunes, seule en tant que roturière, sans personne pour l'aider, avec ses simples mains pour concrétiser le travail qu'un homme se devait de faire espérant recevoir payement pour survivre. Evidemment que face à tout cela, la difficulté à vivre seule lui était nettement apparue et qu'à ce rythme, sa vengeance serait bien trop difficile à réaliser. C'était pour cette raison qu'elle vivait désormais chez les Vyrwel. Ces derniers étaient les seuls qui lui semblaient apte à pouvoir concrétiser ses idéaux vengeurs. Cela ne serait certes dans l'immédiat, la patience devait être de mise. Mais elle était prête à apaiser sa frustration autant que cela était possible tant que ses desseins étaient voués à obtenir satisfaction.

Toujours est-il que l'homme apporta l'information sur des chevaliers qui ne l'étaient pas vraiment. C'était bien pour cette peine qu'elle s'était méfiée de lui, de un par manque de confiance envers les hommes désormais, mais en seconde position, c'est vrai que les personnes armées seules sur les routes qui semblaient être des chevaliers n'en était pas forcément toujours. Néanmoins, il refusa de lui donner son nom. Peu importe, elle s'était faite une idée par elle-même, peut-être que d'autres indices lui permettraient par la suite de pouvoir approfondir ses pensées. Mais dans l'immédiat, elle comptait bien se satisfaire de "Robb". De toute façon, même si bien sûr rencontrer un homme de son orientation politique était rare mais particulièrement satisfaisant, le revoir pourrait ne plus être possible puisqu'elle ne savait pas encore à cet instant ce qui avait amené ce chevalier à séjourner dans le Bief. Ce n'était pas le partage d'un repas qui faisait de deux personnes des amis. Elle l'avait déjà remarqué lors de son errance sur les routes, ce moment actuel n'allait pas changé l'apprentissage vécu durant deux lunes qui s'était révélé bien plus réel que tout ce qui s'était concrétisé dans son éducation de fille de Lord. La suite de la conversation fit référence à sa propension à parler sans arrêt de cette "cause commune". Or... Et qu'elle sache, il avait été le premier à en faire référence et elle n'avait enchaîné qu'une seule fois le sujet. Elle ne voyait même pas pourquoi il en faisait une critique si désagréable à son encontre alors que ces deux mots pouvaient signifier tellement de chose différente qu'il aurait presque fallu être devin pour pouvoir s'immiscer dans leur conversation et en comprendre les tenants et aboutissants. Elle ne manqua par conséquent pas de le signaler au concerné qui n'avait cesse de la critiquer une nouvelle fois.

"Je vous signale que c'est vous qui en avez parlé de ce que je dois taire aux oreilles impies. Je n'ai fait qu'utilisé le terme par votre faute. "

La serveuse était venue leur apportée leur denrée donc après ses quelques propos, elle se permit d'empoigner une ration de pain et d'en grignoter un morceau toujours dans la même position que précédemment installée alors que le chevalier reprenait la parole pour finalement la traiter une nouvelle fois de gamine. Il jugeait sans savoir et elle allait lui reprocher mais le geste qu'il fit en attrapant son poignet et le plaquant sur la table face retournée engendra un sursaute de sa part et une main glissée dans sa chaussure pour se procurer le coutelas mal aiguisé qui servirait juste à le blesser assez pour pouvoir fuir. Mais la surprise de la révélation la fit le darder d'abord avec des yeux ahuris avant qu'ils ne soient inquisiteurs car autant c'était la vérité, autant elle devait faire face à ce genre de propos et elle le savait parfaitement. Si sa couverture devait fonctionner, être capable de la défendre devait couleur de source. Elle ne pouvait se laisser marcher dessus par le premier qui se croyait fier d'avoir été clairvoyant. Elle était un homme quoi qu'il pense. Heureusement que la pression sur son poignet se relâcha sinon la lame aurait fini par venir se planter dans le bras pour déchirer assez la chair afin de le faire lâcher prise. Cela aurait entraîner des vues bien sûr sur leurs personnes ce dont elle n'avait guère envie car Bryce Vyrwel lui avait déjà annoncé qu'elle devait se tenir à carreau et l'écart réalisé plutôt était déjà une erreur de sa part. Toujours est-il que cette vivacité inattendue avait entraîné une accélération de son activité cardiaque que le silence tenta de reprendre. Elle ne voulait pas lui répondre directement surtout que sa méfiance avait grimpé désormais pas mal d'échelon. Il reprit cependant la parole et un léger froncement de ses sourcils suivit le nom de Noirvallon. Ainsi, sa destination était en réalité sa demeure actuelle ? C'était bien dommage car l'idée de partir et de le laisser seul lui avait traversé l'esprit avec force car sa dangerosité lui était apparue évidente. Cependant, s'étant reprise, elle laissa son phonème s'exprimer.

"Pensez ce que vous voulez mais je vous permets pas de remettre en doute mon identité. Je me suis pas amusé à vous contredire, vous n'avez pas intérêt à faire pareil. Ce n'est en rien de mon fait si je ne vous apparais pas assez masculin." Elle se permit de reprendre son grignotage de pain sa gorge assez détendue pour avaler désormais. "J'étais "là-bas" ? Je croyais que j'étais trop jeune pour comprendre de quoi on parlait;.. Vous savez, vous semblez avoir de l'expérience mais je pense que vous avez perdu en cours de route votre respect. Vous ne connaissez rien à ma vie, vous ne savez rien de moi, alors j'aimerais que vous arrêtiez de me prendre de haut et de me critiquer constamment. J'ai perdu des membres de ma famille durant le premier mouvement, j'ai perdu bien plus au second. Je n'ai plus rien et je vis actuellement à Noirvallon, au service de la famille Vyrwel." Mouvement était synonyme de rébellion dans ce contexte où s'exprimer trop explicitement serait parfaitement nuisible. Elle le regarda un moment avant de dire "J'imagine par conséquent qu'on est voué à se revoir..."

Au vu de ses paroles, la réjouissance était totalement abolie de son timbre de voix même si elle ne cherchait nullement à se montrer irrespectueuse. Mais il avait été bien trop loin à son goût et par conséquent elle lui avait ouvertement formulé. En attendant, elle garda le silence le temps de grignoter quelques instants en silence.  Elle avait envie de partir mais quelque part, il serait intéressant de comprendre pourquoi Noirvallon était sa destination. Se calmant alors petit à petit, elle reprit par la suite la parole.

"Est-ce que vous aussi vous allez entrer en contact avec les Vyrwel? Pour les personnes avec notre façon de pensée, ils sont les seuls à Noirvallon qui ont la même optique. A moins que vous ne veniez strictement pas pour ça..."

Elle n'avait pas répondu à la question de savoir si elle était à Murs-Blancs ou non et elle ne le dirait d'ailleurs pas. Elle avait avoué avoir perdu des êtres chers, ce n'était pas pour cette raison qu'elle était elle-même directement impliquée dans les rébellions. Mais cela ne regardait pas l'homme qui se trouvait en face d'elle tout comme il estimait que son nom ne devait pas faire partie de ses connaissances. Elle attendit un petit instant avant de demander.

"Et vous alors ? Vous avez fait partie de ces "mouvements" ? Vous êtes bien plus âgé que je ne le suis, j'imagine que vous avez du vous mobiliser à un moment ou un autre non ? "



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Message Dim 16 Juin 2013 - 22:04

Il ne manquait pas d’air. C’était le moins qu’il puisse dire, pensa le chevalier d’un air pince-sans rire alors qu’il s’offrait une nouvelle rasade de son amer breuvage. Il ou elle, peut lui importait au final, n’était pas sans lui rappeler le caractère bien trempé d’un certain jeune homme qu’il avait pu être en des temps à présent oubliés. Le pouce coincé dans le ceinturon, se reculant confortablement sur sa chaise, il se demanda si l’impudence et la fierté mal placé avait toujours été une marque de caractère chez lui. Il se renfrogna à la mention de la perte qu’avait subie le jeune garçon, la discussion venait de prendre un tout autre tournant, tout en confirmant de la même manière les soupçons de Robb. Le chevalier n’était pas de ceux à verser la larme pour le moindre malheur du monde. Dieux ! Il avait vu sa part d’horreur et commis lui-même un certain nombre pour se considérer comme immuniser contre toute sensiblerie. Le chevalier ne considérait pas cela pour autant comme étant à son avantage. C’était le signifiait que d’une certaine manière il avait perdu une part de son humanité. Peut être était-ce ainsi que les tueurs doivent réellement se sentir pensa-t-il sombrement en avalant le reste de sa chope. Il ne souhaita bientôt rien de plus ardemment qu’un tonneau de cette vinasse infâme, pourvu qu’elle réussisse à noyer ses sombres souvenirs qui menaçaient de refaire surface. Pour la première fois depuis longtemps, et sans qu’il n’eut réellement le temps de s’y préparer, il faisait face à quelqu’un qui avait subi les conséquences de ses actes.
Le chevalier errant n’avait pas besoin qu’on emploi à son endroit de mots fleuris, il savait que la « Vraie Cause » comme il avait aimé la nommée dans sa fougueuse jeunesse, avait amené son lot de souffrances et de carnages. Il avait lui-même vu le sort qui avait été réservé à ceux qui avaient refusés de se joindre au Dragon Noir. Aegor avait au moins eu la merci de faire des exécutions nettes et rapides. Tel n’avait pas été le cas pour ceux qui avaient survécu à la bataille du champ d’Herberouge, ainsi que leurs familles. Tous n’avaient pas eu l’honneur d’une geste comme le seigneur Deremond.  « Et là se dressait-il, dernier des dix Darry, L'épée au poing...Il eut pu en rire s’il n’avait eu une idée que trop précise de ce qu’il était advenu de ses pauvres malheureux, victimes malgré eux du Jeu des Trônes. Le Freuxsanglant avait veillé jusqu’à très récemment à rappelé à tous ce qu’il en coûtait de supporté une cause qu’il désignait eux-mêmes comme celle des « traitres ». En prenant les armes, ser Robb avait lui-même contribué à faire de ce jeune garçon un orphelin. Son cœur avait beau être asséché après tant d’années, le remords trouva encore aisément son chemin jusqu’à ce qui lui restait d’honneur et de son âme de chevalier. Allait-il s’excuser ? Que le Père le foudroie s’il le faisait. Cela reviendrait à cracher sur tout ce pourquoi il avait tiré l’épée, sans compter que cela signifiait également mépriser la souffrance de ce gamin. Il devait être en âge de comprendre à présent : toute cause mérite des sacrifices. Il avait persisté à se répéter ce mensonge jusqu’à y croire, mais à présent il était déterminé à faire en sorte que celui-ci acquiert un sens.
Une fois le vrai roi sur le trône de fer, et les maisons nobles ayant eu le courage de soutenir la Cause Juste restaurés dans leurs titres et honneurs, tous ces sacrifices, ces temps d’errances et le sang versé prendrait un sens. Le jeune garçon devait lui également y croire d’une certaine manière, sans quoi il n’aurait pas cette ardeur à défendre l’honneur Feunoyr. C’était ainsi ce par quoi ils étaient dorénavant tous liés. Un même acharnement à défendre la valeur du sacrifice qu’ils avaient consentis, à cracher à la face de ces ignorants, ces moutons bêlants, ces pleutres, qu’ils avaient eu raison. Robb s’empara du pichet et se resservit une nouvelle rasade. Toute chaleur avait disparu de sa voix, mais une certaine compréhension, une sorte de camaraderie muette habitait son ton vibrant.
-Crois-moi garçon…je connais les sacrifices. Il n’y a aucune guerre où le sang n’est pas versé, ou les innocents épargnés, ne laisse personne te dire que ceux qui te sont cher ont péris pour rien. Il avala une rasade et poursuivi. Notre cause est juste, et si elle ne vaut pas la peine de tirer l’épée et de périr par elle, alors je n’en connais aucune. Il s’appesantit sur ses propres paroles, le renvoyant à des temps plus ancien où il ne souffrait aucun doute. Un temps où il chevauchait aux côtés d’un vrai Dragon. Il se reprit et se sentit obligé de rajouter.  Je crains que les épreuves de la route et de l’exil n’aient un peu durcis mon cœur et mes manières.
Il ne se sentait pas prêt à partager les secrets de ses souffrances et de ses doutes avec un gamin, mais la hargne guerrière qui brûlait dans son regard, exsudait de chacune de ses paroles avait quelque chose de presque entraînant. Il pensait à « eux » comme d’une armée encore prête à se soulever, comme si une revanche était encore possible. Un tel dynamisme était revigorant, une telle Foi. Une Foi qu’avait perdue bon nombre de ses compagnons d’exil et qui résidaient encore en Essos. Il avait bien entendu des rumeurs selon lesquelles l’Aigracier auraient réunis ces compatriotes au sein d’une Compagnie Dorée mais peut être n’était-ce là que des racontars, même s’il devait bien avouer que c’était bien là le genre de l’homme qu’il connaissait et aux côtés duquel il avait combattu. Mais davantage que la Foi c’était la Vengeance qu’il devinait aisément derrière l’appétit curieux et les paroles de cet adolescent perdu. Il le savait car il avait lui-même aspiré à un tel objectif. La vengeance. Elle avait fini par se confondre avec ses véritables raisons de se battre, mais cela lui allait amplement. Sa haine pour le Freuxsanglant et ses couards d’auxiliaires était comme un carburant qui faisait encore brûler la flamme de la vie dans sa vieille carcasse.
Peut être ne vivrait-il pas pour voir le Bâtard choir de la place qu’il avait usurpé, mais il trouvait un certain réconfort à l’idée que des bras plus jeunes et des esprits plus tortueux que le sien poursuivaient la lutte. Les Vyrwel de Noirvallon en cela n’étaient pas dépourvu, malgré leurs récents revers.
-Aye. Je viens voir le Lord Vyrwel, ce n’est pas un mystère je pense. Dit Robb décidé à baisser les masques, illustrait par la même son habitué tempérament pour le manque de prudence. Je viens également pour savoir ce qui a pu merder à Murs-Blancs. Cette révolte était une erreur, trop précipité. Le jeune Daemon n’a jamais eu les pieds sur terre, un garçon très éthéré, rien à voir avec son père.
En quelques mots Robb venait de révéler pas moins de tout ce qu’il s’était promis de garder secret. La bière avait sans doute aidé, mais c’était surtout sa reconsidération de la situation, estimant qu’en fin de compte un gamin énervé et à la langue irrespectueuse n’était pas un adversaire des plus encombrants. De surcroît celui-ci avait suffisamment démontré qu’il y trempait jusqu’au bout, rien qu’en s’affichant au service des Vyrwel.
-Har ! Merci de me rappeler mon âge gamin, dit-il avec un sourire désabusé. J’ai eu ma part de combats en effet et je n’ai jamais cessé de me « mobiliser », ici ou…ailleurs. Ajouta-t-il en buvant une autre lampée.
Il se retourna pour appeler l’aubergiste, guettant au passage la moindre oreille indiscrète, et jugea que la conversation pouvait continuer.
-Dans quel état est le vieux lord Vyrwel ? J’imagine qu’il a dû tremper deux ou trois chausses en attendant la réaction du Bâtard. A ton avis la situation se prête-elle à ce qu’il en vienne un jour à se joindre de nouveau à une autre tentative ?
Il était bon de savoir à quoi s’attendre. Robb Reyne n’était guère un individu habitué à l’étiquette de cour, et les bonnes manières qu’une enfance passée au milieu de la plus fine fleur de la noblesse lui avait inculquées avaient été fortement éprouvées depuis le temps. Il ne pouvait pas risquer de froisser le lord par un mot déplacé.
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Maëlle Beurpuits
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Message Mer 19 Juin 2013 - 1:57

Maëlle n'avait pas retenu sa langue, ce n'était pas sa manière de faire, du moins quand elle estimait que c'était profondément injuste de lui parler de la sorte. Bien sûr, c'était des restes de son caractère en tant que Beurpuits, ayant le droit de l'ouvrir comme bon lui semblait. Depuis qu'elle avait vécu comme roturière et ensuite comme personnel de maison pour les Vyrwel, parler comme bon lui semblait était totalement proscrit. Maedon, l'homme de maison, devait juste se taire et accomplir les tâches obligatoires pour convenir à la maison. Quelle défense sa cause de partisane des Feunoyr était une chose mais elle ne pouvait pas se permettre de révéler son identité ou encore de se faire griller auprès des Loyalistes. Tout cela elle l'avait parfaitement intégré. Les paroles du Lord n'était jamais refourguées dans un coin peu important de ses pensées. Il lui avait dit et elle se devait de le prendre très sérieusement : elle n'avait qu'une seule chance. A la moindre incartade, elle serait mise dehors voire pire. Cela n'était pas permis si sa vengeance devait avoir lieu et si elle voulait obtenir satisfaction et pouvoir recouvrer ses richesses passées. C'était bien pour cela qu'elle faisait énormément d'efforts et qu'elle se mettait dans l'étiquette de Maedon sans même chercher à sortir de ce statut. Craquer face à ces loyalistes plus tôt avait été une bévue. Par la plus grande des chances, les marchands étaient itinérants et elle ne les avait jamais vus avant, et le chevalier qui l'avait aidé était partisan de la même cause qu'elle-même. Une erreur qui devait lui faire prendre conscience de pas mal de chose pour le futur. Elle devait clairement faire attention, une insouciance de cette envergure ne pouvait être renouvelée. Cependant, même en tant que personnel de maison, elle n'était pas obligée de subir l'irrespect et elle l'avait parfaitement signalé. Mais à sa plus grande surprise, le chevalier en face d'elle s'était montré en accord avec ses propos. Le ton avait même changé, n'exprimant point d'excuse mais se montrant plus doux dans son approche. Elle ne put s'empêcher d'apprécier ce genre de remise en question, encore plus au vu des propos formulés. En réalité, lui aussi avait subit les désagréments de la vie d'une part mais particulièrement parce qu'il n'était pas, aux yeux de Westeros, du bon côté de la barrière. Ce n'était pas aisé d'être rebelle dans un monde dirigé par un roi qui ne correspondait pas à ses opinions. Elle ne pouvait que se radoucir face à cet homme au vécu qu'elle ne pouvait pas connaître et qui semblait avoir son lot de déboires émotionnels également. Ainsi, une fois les choses mises à plat de cette façon, elle avait l'impression que leur discussion pourrait partir sur de meilleures bases. La différence d'âge était flagrante mais cela ne devait pas empêcher une entente cordiale. Ils étaient du même bord, ils se battaient pour la même chose, cela ne pouvait que les rassembler et non les éloigner. Mais les souffrances entraînaient des conséquences différentes sur chacun, mais des conséquences néanmoins que l'on devait porter en fardeau. Elle était particulièrement bien placée en cet instant pour comprendre cet état de fait.

La suite lui apporta les réponses à sa question et la confirmation que tout comme elle, sa présence à Noirvallon n'avait d'autres buts qu'une rencontre avec le Lord Vyrwel. Mais la suite la surpris. Il cherchait des réponses sur Murs-Blancs... Ainsi il n'y était pas forcément. Elle ne pouvait guère connaître toutes les personnes qui avaient traversé ses murs ou participé au tournoi. Un mariage d'une telle ampleur avait amené énormément de monde. La question découlant de cette prise de connaissance devenait alors la raison pour laquelle il n'y avait pas participé alors que pour les rebelles ce n'était pas un événement anecdotique. Surtout que vu ses propos, il semblait connaître le père de Daemon qui n'était autre qu'Aegon IV. Cela était impressionnant, elle ne pouvait pas le nier. Il n'empêche qu'apprendre que la rébellion était à son goût trop précipité et par conséquent une erreur était intéressant. Elle n'avait jamais eu de retour concrètement excepté ce que son père lui avait dit. Evidemment, le fait qu'il considère que la rébellion n'avait pas été bien menée, n'était pas valorisant pour son paternel, et bien que ça ne lui plaisait pas, elle devait reconnaître qu'au fond, le tout avait été un échec et qu'il devait bien y avoir une raison. Elle devait de toute façon apprendre à gérer les critiques et même des partisans de leur cause. Le Lord Vyrwel lui avait bien précisé.

"J'ai travaillé à Murs-Blancs." Il semblait maintenant accepté que l'on utilise certains termes, elle n'allait pas s'en priver, tout en respectant cependant les consignes comme quoi elle se devait de ne plus parler de son nom pour éviter qu'on l'y associe trop rapidement "Pourquoi estimez-vous que c'était une erreur? Le mariage était prévu depuis un moment, cela voulait forcément dire que la rébellion était pensée depuis un temps aussi..."

Elle ne pouvait s'empêcher d'être curieuse. Elle ne pouvait pas tout savoir du mouvement, aussi quand il parla qu'il n'avait cesse de batailler ailleurs également, elle se demandait de quoi il voulait clairement parler. Faisait-il bande à part ? Cela serait étrange à ses yeux, car à elle avait estimé qu'elle ne pouvait guère répondre à ses attentes et ses objectifs par ses propres moyens. Bien sûr l'expérience et son statut de chevalier devait changer la donne, mais assez pour pouvoir gérer en tant que rebelle seul ?  Elle n'en était pas convaincue. Après, chacun avait le droit de mener la vie qu'il voulait, mais en tant que rebelles, ses pensées étaient orientées vers un point et, selon son avis, il devait en être de même pour tous les partisans des Feunoyrs. Elle observa également que l'alcool coulait à flot dans ce gosier tandis qu'elle même finissait sa pitance. Peut-être serait-il temps que lui aussi se sustente ? L'appel de l'aubergiste était-il dans ce but ? Elle n'en savait rien. Mais au pire, elle pourrait lui indiquer une auberge non loin. Depuis qu'elle travaillait à Noirvallon, lors de ses jours de repos elle en profitait directement pour quitter le château et chercher des endroits où trouver un peu d'apaisement, comme les arbres où elle avait siégé au début de leur rencontre. Cela lui permettait d'observer un peu le coin, sans compter que pour les cuisines, cela lui arrivait également de se rendre faire des achats. Elle apprenait donc doucement à cerner les lieux.

Une surprise évidente se marqua sur son faciès aux derniers propos. Etait-il vraiment en train de lui demander à "lui" de juger l'état du Lord actuel de la maison de Noirvallon ?  Cela était-il réellement possible que maintenant il lui accorde autant de crédit ? La surprise était totale mais, le plaisir qui en découlait n'était pas en reste. Une conversation d'adulte où les choses pouvaient être mis à plat lui convenait parfaitement et était bien davantage en accord avec sa personnalité actuelle. Elle n'avait plus seize ans, elle était une autre personne et elle devait faire face à bien davantage de réflexion qui poussait à une maturité rapide. Ce n'était que par ce biais qu'elle pourrait y arriver. Mais elle ne devait cependant par oublier qui elle était, et ne pas s'aventurer dans des domaines dont la maîtrise ne devait pas lui être acquise. Aussi, ses propos se devaient d'être modérés et intelligents.

"Vous savez, je fais partie de son personnel, je ne suis pas apte à clairement juger. Mais selon moi, la motivation et la détermination du Lord Vyrwel sont toujours actuelles. Je pense qu'il n'est question que de temps avant qu'il ne trouve la meilleure façon de faire valoir une nouvelle rébellion." du moins était-ce surtout ses désirs et l'espoir qu'elle posait sur les épaules de cet homme qui portait la chance d'accomplir ses desseins. "Je pense quand même que vous serez le plus apte à juger par vos propres yeux..."

Se remettre à sa place, ne pas attirer l'attention sur sa personne, cela lui semblait la meilleure tactique qui soit dans l'immédiat. Même si l'homme en face d'elle avait baissé sa garde et acceptait de lui parler comme à une adulte et plus une gamine, elle ne le connaissait guère et ne pouvait lui attribuer une confiance aveugle. Se faire berner était aisé et tomber dans le panneau apporterait une douleur dont elle ne se remettrait pas sans conséquences. aussi devait-elle rester prudente. En attendant, et puisque finalement en tant que personnel de maison, l'éducation n'était pas censé être son fort... peut-être pourrait-elle se permettre une légère critique. Pas bien méchante cela dit, mais quelque peu en rapport avec la question qu'il lui avait posé précédemment.

"Dites... vous comptez aller trouver le Lord Vyrwel après avoir autant bu ? Cela m'est totalement égale mais je suis pas persuadé que cet homme apprécie qu'on vienne lui parler affaires avec un sérieux légèrement atteint par le breuvage. Surtout que vous semblez avoir fait de la route et que vous allez l'air de vouloir principalement vous détendre. Je peux vous indiquer une auberge si vous voulez."

On pourrait croire que c'était dans le but de le rabaisser. Cependant, il n'y avait aucune intonation moqueuse dans ses propos. Selon elle, bien qu'elle ne connaissait pas le Lord intimement, elle était persuadée qu'un homme qu'on appelait le Tyran ne recevrait pas joyeusement un homme qui sentait l'alcool, même si c'était un comparse et partisan d'une même cause. Elle garda un instant le silence avant de poser une autre question. Au pire, si cela ne lui plaisait pas il lui dirait.

"Si jamais le Lord Vyrwel est prêt à faire tentative, qu'allez vous faire ?"L'aubergiste arriva à leur table au vu de l'appel formulé plus tôt mais s'étant d'abord occupé d'une autre table et par conséquent elle se tut sur ce sujet.... Mais cependant, elle ne put s'empêcher de glisser discrètement une petite phrase "Vous devriez prendre à manger... " dit-elle avec un sourire innocent bien qu'elle sous-entendait que boire uniquement n'était pas forcément conseiller.



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Message Ven 21 Juin 2013 - 22:57

Parler tactiques militaires et politique avec rien moins qu’un simple garçon de chambre, dire que ser Robb Reyne pensait avoir déjà tout vu dans sa longue et turbulente vie. Sans doute que le jeune homme devait s’imaginer le déroulement d’une bataille comme un formidable et épique tableau, où les hommes avançaient sans peur en obéissant promptement à un commandement infaillible. De son expérience il en allait clairement autrement : aucun plan de bataille ne survit au contact de l’ennemi. Une célèbre maxime de guerre qu’il avait lui-même durement éprouvé et qui pouvait se traduire plus simplement par « les belles paroles ne prémunissent pas contre une sévère dérouillée ». Robb n’arrivait pas à se souvenir avec exactitude si aucun des plans que les brillants commandants qu’il avait suivi au combat, ou auxquels il avait lui-même participé, ne s’était jamais déroulé comme prévu. Sans aucun doute aucun. Une fois dans le feu de la mêlée et que les choses entraient en action, le concret prenait le dessus et il n’y avait plus que votre courage et votre épée pour faire la différence. Un peu de chance également. Dans le cas de cette folle tentative aux Murs-Blancs le principal défaut n’avait pas été le courage, mais le bon sens. Le bon sens de venir avec plus d’épées que l’adversaire. Visiblement le Freuxsanglant lui n’avait pas ignoré cette essentielle loi de la guerre et avait fait en sorte de venir bien accompagner. L’ambition et des visions ne mènent pas à la victoire. Il savait cela et l’Aigracier le savait également, c’était pourquoi il n’avait pas voulu lui confier Feunoyr. C’était pourquoi il ne l’avait pas suivi dans sa folle entreprise. Cependant Robb se voyait mal livrer lui-même au garçon ses propres opinions sur celui qu’elle devait considérer comme son roi légitime, cela aurait paru certes un brin irrespectueux. Il se contenta donc de répondre d’un ton las.
-Venir sans armée, sans réel soutient et sans véritable préparation. Cette triste affaire a été préparée par des chuchoteurs, des nobliaux ayant déjà ployés le genou et des indécis cupides et avide d’une gloire rapide. Un sourire triste de dépeignit sur ses traits fatigués. Ce n’était pas là exactement la meilleure des troupes pour soutenir une rébellion contre le trône. Une armée ayant pris pied à Westeros, forte d’un soutient local et préparé, avec un roi légitime à sa tête, voilà ce qui aurait sans doute eu davantage de teneur.
Ou voilà qui aurait été sans doute un carnage plus grand encore, c’était selon. Peut être que le chevalier des Reyne était davantage motivé par le désir d’un dernier franc combat à la loyal contre les traîtres. Triste époque où pour qu’une cause juste prévale des hommes de moindre honneur se chargent de la défendre. Voilà ce qu’ils étaient devenus, pensa-t-il amèrement : des comploteurs et des revanchards amers. Avec la mort de Daemon Feunoyr ce n’était pas seulement leur but de faire triompher le roi légitime qui avait péri, mais également l’honneur de leur cause. Ser Robb Reyne n’avait pas sa place dans cette rébellion telle que la concevait tous ses précieux lords. Le poignard n’était pas son arme de prédilection, et s’il devait faire face à l’ennemi il voulait le faire en plein jour. Il n’y avait aucune honte dans leurs revendications, pourquoi devaient-ils agir sous couvert de la nuit ? C’était là adopter le rôle  de « conspirateurs » que les usurpateurs voulaient leur attribuer. Et à en juger par ce que lui rapportait le jeune garçon, lord Vyrwel mettait toute son intelligence à « comploter » de nouveau. Pouvait-il vraiment lui en vouloir ? Après tout cela lui entretenait l’esprit à défaut de ruminer la défaite. D’étranges rumeurs rapportaient même qu’il avait entrevue avec le Grand Argentier.
Néanmoins Robb avait du mal à lui pardonner l’aisance avec laquelle il avait ployé le genou après la défaite du champ d’Herberouge. Il n’avait pas eu à enduré ce que lui et ses frères d’armes avaient vécus de l’autre côté du Détroit. Lord Bryce Vyrwel avait payé de son sang sa participation à chacune des rébellions mais il devinait en l’homme plus une soif de l’ambition que la volonté de servir la cause juste comme réelle motivation. Robb n’était néanmoins pas venu quérir son honnêteté, sa haine et son envie de vengeance lui suffisait amplement. Les amis déclarés étaient rares, et en ces temps on ne pouvait en dénigrer autant. Le jeune garçon semblait lui-même l’avoir compris en se mettant à son service. C’était là faire preuve d’un bon jugement. Jugement qui lui faisait visiblement défaut lorsqu’il s’agissait de mesurer l’état d’ébriété d’un homme. Sa remarque manqua de faire s’esclaffer le chevalier, et vint révéler une fois encore combien il était vert.
-Har ! Merci mon garçon mais j’ai côtoyés nombreux de ces lords de notre orgueilleuse noblesseJ’en suis moi-même issu, faillit-il ajouter. Je pense que je saurais m’occuper de l’honorable balai dans le fondement de lord Vyrwel. Quant à mon état, il se pencha pour mieux lui souffler, quand je verrais un homme ivre je te le signalerais.
Pour sûr il se doutait de la tronche que tirerait la Vouivre de Noirvallon s’il le voyait débarqué dans son état. Sa seigneurerie n’appréciait guère les crasseux à épée dans son genre : pas assez de mot fleuris à la bouche et de dragons d’or dans sa bourse, mais Robb le forcerait à ravaler son déplaisir. Avant d’être un homme de marque, lord Vyrwel était un homme qui ne fermait sa porte à aucun allié, du moins aucun allié qui lui était utile.
-Si lord Vyrwel trouve de nouveau le courage de servir avec intelligence les vrais intérêts du Royaume il est de mon devoir, de notre devoir, rectifia-t-il, de lui apporter tout soutient nécessaire. Je n’ai peut être pas l’influence ni l’ingéniosité retorse des cloportes de grande Cour, mais j’ai une épée aiguisée et un certain talent pour l’utiliser. Ainsi qu’un honneur intact, mais il se garda bien de rajouter cette dernière phrase.
Il déposa bruyamment sa chope contre la table, accompagné de quelques pièces de cuivre pour le bon plaisir de l’aubergiste. Il se releva, décidé à ne pas perdre plus de temps ici, et ignorant les conseils maternels du garçon il se releva prêt à quitter la table.
-Indique-moi le chemin de ton auberge. Le repos d’abord et Noirvallon ensuite, cette journée a été l’occasion pour un certain nombre de rebondissements. Peut être te reverrais-je là-bas qui sait.
Oui. Le chevalier écoutait toujours son instinct et quelque chose lui disait qu’il reverrait bientôt ce jeune garçon, et que ce jour précis toute la lumière serait fait sur sa véritable identité.

[HRP: Désolé pour la pauvreté du post, une faiblesse d'inspiration je le crains x). On peut s'arrêter ici, ou tu peux poursuivre pour conclure, à ta guise x). On peut même reprendre un nouveau Rp (avec pourquoi pas Bryce Vyrwel) à Noirvallon ^^. Ca a été un plaisir en tout cas pour ce premier Rp.]
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Maëlle Beurpuits
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Message Dim 23 Juin 2013 - 1:10

En réalité, la question concernant le jugement de cet homme de la rébellion montrait son intérêt pour le domaine mais la réponse ne pouvait être analysée avec toutes les informations nécessaires pour accorder les propos comme véridiques ou non. Elle n'avait pas accédé à tout le processus. Elle n'avait appris que lors de l'annonce du mariage ce qui allait clairement se préparer entre ses murs. Aussi avait-elle du faire face à la démarche déjà établie plutôt que la construction du plan en tant que tel. Ses propos paraissaient logiques. Elle ne pouvait pas le nier. Mais la rébellion appliquée était-elle vraiment condamnée à rater ? Si c'était le cas, pourquoi autant de rebelles se seraient investis dedans si elle n'avait aucune chance ? Si échec il y avait, son interlocuteur marquait un point, c'est qu'il y avait forcément eu un soucis quelque part. Mais où et quoi... Cet homme ne lui apporterait peut-être pas clairement la réponse. Après tout, il n'y était pas. Son appréciation se faisait sur des fondements d'un point de vue extérieur. Cela pouvait être le meilleur comme il pouvait être biaisé aussi par le manque d'informations que son éloignement pouvait entraîner. Mais c'était toujours intéressant d'avoir un point de vue de quelqu'un qui semblait concerné par la chose et qui avait de l'expérience et davantage de maturité. Elle n'oublierait pas de si tôt ce qu'il avait dit et l'utiliserait à bon escient lors qu'elle ferait partie du prochain plan mis en place pour reprendre les droits qui étaient les leurs, eux rebelles. Après justement, peut-être était-il aussi plus aisé de formuler des critiques quand on avait pas participé... Cela pouvait entraîner son lot de superficialité. Mais personne n'avait la bonne parole, et surtout pas un homme qu'elle venait de rencontrer.

La suite des propos la surprirent, non pas par le contenu vraiment mais davantage par l'utilisation d'une formule orale pour parler avec vulgarité du Lord Vyrwel. Une attitude surprenante dont elle ne comprit guère l'utilité et qui aurait tôt fait de la choquer à une époque encore pas si lointaine. Cependant, passez une lune en compagnie de roturiers et votre vocabulaire s'élargirait rapidement dans des domaines qu'on ne suspectait même pas lorsque l'on faisait partie de la noblesse et que notre éducation nous poussait à l'utilisation d'un carcan de mots précis et surtout corrects. L'étonnement fut donc davantage que ce genre de qualificatif soit adressée au Lord Vyrwel, qui sans en douter, n'était pas du tout aussi relâché que son interlocuteur. Pour ce dernier point elle était totalement d'accord. Mais user ces termes pour l'homme qu'on surnommait "Le Tyran", n'était certes pas à faire devant le concerné. Mais le chevalier en face d'elle ne semblait pas user de bienséance et préférait clairement user de termes roturiers. La route avait du prendre le pas sur son éducation. Cela faisait peut-être un moment maintenant qu'ils étaient sur les routes. Elle ne pouvait guère le savoir et ce n'était absolument pas en cet instant qu'elle en apprendrait davantage elle en était persuadée. Lorsqu'elle lui parla de son état d'ébriété, il osa lui avouer sans même hésiter qu'il ne faisait pas partie de la catégorie des personnes actuellement en mode alcoolisé à excès. Etre du même avis était mitigé. Il lui semblait qu'il avait déjà bu pas mal enchaînant les boissons sans discontinuité. Maintenant, dans les tavernes cela semblait parfaitement normal de consommer autant. Mais cela lui semblait sincèrement trop pour Bryce Vyrwel tout du moins. Il exprima en plus la non utilité d'une grande verve si son épée était prête à faire son devoir. Il marqua un point mais l'heure n'était malheureusement pas dans l'immédiat à l'attaque, mais à la réflexion cependant.

Malgré tout, le bon sens sembla prendre le dessus puisqu'une fois son énième pinte terminée, il accepta sa proposition pour passer d'abord une nuit à l’auberge. Elle en fut ravie, car même si c'était homme lui laissait une impression encore mitigée, les partisans Feunoyr n'étaient pas assez nombreux pour qu'on se sépare de ceux qui croisaient votre route. Ainsi, elle préférait qu'il adhère aux futurs plans... Cela ferait une personne en plus et peut-être encore d'autres à travers ses relations dont elle n'avait aucune connaissance. Mais manger aurait été judicieux néanmoins. Cependant, tant qu'il ne se rendait pas à Noirvallon en cet instant, cela ne la regardait pas.

"Y a des chances qu'on se revoit effectivement." elle le regarda un instant avant de dire "Et vous faites le bon choix que de vous reposer... La sobriété et le repos font meilleur ménage avec les discussions sérieuses, Ser Robb."

Une fois l'homme debout, elle fit de même et l'accompagna jusqu'à la sortie avant de lui indiquer le chemin de l'auberge. Il devait sûrement avoir l'habitude de ce genre de lieux s'il était sur la route. Peut-être que le Lord Vyrwel l'accueillerait et le logerait par la suite, mais ce n'était pas à elle d'en décider et il lui apparaissait bien plus judicieux qu'il mette toutes les chances de son côté. Leurs chemins se séparèrent alors pour qu'elle rentre au bercail qui était sien en cet instant. Du travail l'attendait, elle en était sûre. Jamais de repos pour le personnel de maison. A l'heure de son arrivée, les cuisines commençaient à s'activer pour offrir un repas digne de ce nom aux habitants de la demeure. Ainsi, elle fut vite apostrophée pour faire partie de la main d'oeuvre. Mais, elle ne comptait pas oublier cet homme rencontré aujourd'hui. Elle était sûre de le revoir si pas le lendemain, au moins dans les jours à venir. Bien sûr, être conviée à leur discussion n'était nullement acquis. Le Lord Vyrwel était homme qu'il ne fallait pas solliciter plus que ce qu'il acceptait de donner. Si jamais Ser Robb parlait d'elle, peut-être pourrait-elle entendre. Au pire, il suffirait de se renseigner sur les visites du Lord et alors de faire échanger les services. Mais tout ceci serait à voir, en cet instant elle avait un repas à préparer et si elle voulait continuer à vivre là, elle devait accomplir son travail sans rechigner. Après tout, aux yeux des autres, elle n'était rien. Et cela devait rester comme tel.

Spoiler:
 



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