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Boucles nobles et le chaperon loup

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Message Dim 9 Juin 2013 - 19:12


BOUCLES NOBLES ET LE CHAPERON LOUP
- PV Rhaegar Fengué -



Une journée calme se profilait à l'horizon. Wyna, allongée dans son lit , légèrement vêtue, personne ne viendrait de toute façon l'ennuyer, dormait sur le ventre, le soleil remontant lentement le long du drap épais et rêche, sous la couverture de fourrure d'animaux chassés et dont les peaux avaient été rapiécées et tannées. Du lapin , du loup, du sanglier, peu importait du moment que c'était chaud et qu'elle ne craignait plus l'hiver une fois dessous. Le temps allait être au beau fixe et pour elle, aujourd'hui , sauf si le destin lui prêtait d'autres desseins, ce serait une jour de repos , sans tracas aucun. Elle avait couru la région la veille pour acheter deux trois choses , renflouant les réserves de préparations après les soins donnés à un homme venus du littoral pour une toux sanguinolente. Il l'avait grassement payé et ce n'était pas plus mal. Une fois tout ça renfloué, elle pouvait se prendre bien deux jours de repos, et elle eut même du mal à s'extraire du lit ...

La chambre de Wyna respirait la création, la nature et aussi le bordélisme d'une jeune scientifique qui s'intéressait au domaine sans ne pouvoir avoir la chance de lire encore plus, d'aller voir dans d'autres livres, voir d'en posséder d'autres, alors elle notait comme elle pouvait ses découvertes. Il n'existait plus un cm carré des quatre livres qu'avait emmenés Crebon dans sa fuite, qui n'était pas occupés par les écrits de la demoiselle. Oh bien sûr, elle n'avait pas les arts de la littérature dans les veines, ni la verve , mais elle savait s'exprimer correctement à l'écrit ... Il y avait encore quelque remèdes d'herboristerie qu'elle n'avait pas réussi à déchiffrer. Le vieux écrivait tellement mal aussi , et puis ce n'était plus lui qui pourrait lui indiquer ce qu'il avait marqué. Avec sa folie, suite à un grave accident , il n'était même plus capable d'écrire son nom... Triste fin pour un homme si prestigieux d'antan... La vie est parfois bien cruelle... Wyna cherchait tant bien que mal à canaliser le vieux mais elle avait bien du mal à cerner maintenant. Il ne s'arrangeait pas... Parfois cela la fatiguait mais elle l'aimait. Il l'avait sauver, il était son père adoptif... C'est son Crebon , son petit vieux con qui brayait plus fort que deux taureaux et qui bavait comme un chien à grosses joues.

Elle s'habilla et serrant ses sangles à sa taille, descendit l'escalier fragile de la maison de bois , vieille comme le monde... vieille comme cette forêt qui la cachait et dont seul un petit sentier y menait. Ils étaient tranquille ici. Cette partie du bois n'était pas à grand monde.... Personne n'était venu l'en déloger. C'était en bordure de forêt , une vingtaine de mètres à la lisière, et derrière, un roncier de plus de dix mètres d'épaisseur empêchait de contourner le bâtiment. En soit , ce n'était une super maison, elle tombait presqu'en ruine. Mais c'était sa maison. Elle se servit une décoction préparée la veille, au frais dans un coin , un récipient bien couvert la gardant pour plusieurs tasses. Elle s'assit sur une chaise imposante dans la pièce principale et se coupa un bout de pain noir et de fromage séché. Ses pupilles filèrent doucement sur le soleil naissant entre les branches des jeunes bouleaux et un léger sourire naquit aux coins de ses lèvres pâles. Elle aimait cette odeur de feuilles humides, de menthe sauvages et le son des oiseaux comme compagnie douce. Le vieux devait être parti chasser. C'était une des choses qu'il savait encore faire...

La suite de la matinée allait se suivre sans imprévu. Le ménage de la pièce principale, elle changerait le drap de la paillasse qui servait d'endroit pour les patients. Surélevé, sur un socle en bois. Elle ralluma un peu le feu , qui restait toujours en activité au cas où quelqu'un arriverait. Le tavernier du coin savait où elle vivait, il savait comment guider les voyageurs ou ceux qui la cherchaient. A partir de là , elle était susceptible de voir n'importe qui arriver sur les lieux . Ce n'était pas un problème en soit, elle s'y était fait avec le temps. D'autres n'approchaient pas, la prenant un peu pour une sorcière ou quelque chose du genre, mais Wyna était la douceur incarnée, avec un certain tempérament , mais aucune vulgarité ou masculinité qui aurait pu prêter à la moquerie ou la faire traiter de quelque façon que ce soit. On la prenait pour un homme, et c'était bien ainsi. Toujours recouverte de cette énorme cape de fourrure de loup gris, et le visage recouvert par un demi masque noir pour ne pas se faire remarqué. Donc , il est évident que tout ceux qui la connaissaient , hormis le fameux tavernier et Crebon, ne la pensait pas femme et qu'à l'ouverture de sa porte , la surprise prenait les ventres. Mais cela lui allait aussi. Ainsi continua sa matinée, dans la quiétude la plus totale.


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Message Dim 9 Juin 2013 - 22:15


Boucles nobles et le chaperon loup

nord du conflans, deuxième semaine de la sixième lune de l'an 212

Deux semaines ... deux semaines que Rhaegar et sa suite avaient quitté Fengué, et ils touchaient finalement au but. Pourquoi le seigneur de la maison Fengué se trouvait-il au nord du Conflans ? Elanye, sa soeur, était gravement malade. Il y a de cela une lune, une mystérieuse fière avait prit la jeune fille, si le mestre Luwen avait au début prodigué repos et quelques soins habituels, les choses avaient empirées. Elanye passait ses journées et ses nuits dans un état semi-somnolent, grelottant de froid malgré la température très élevée due à la fièvre. Mestre Luwen avait appliqué toutes ses connaissances et tout son temps, mais il s'était résigné : la petite soeur de Rhaegar n'allait sans doute pas survivre. Car après deux semaines de soins intensifs, la maladie n'avait faite que gagner en puissance, réduisant la petite Elanye, pourtant si joyeuse et bavarde, à une ombre silencieuse, maigre, méconnaissable. En désespoir de cause, Rhaegar avait écouté l'un de ses hommes, un simple garde, lui raconter l'histoire d'un membre éloigné de sa famille, originaire du Conflans. Selon lui, le fils de cet homme avait passé de nombreux jours accablés par la fièvre, délirant et presque mourant, avant d'être sauvé par un mystérieux sorcier, vivant caché dans une forêt à une journée des Jumeaux. Ne sachant plus quoi faire pour éviter la mort de sa soeur, Rhaegar avait confié Fengué à son oncle, ser Ryman, et avait lui-même prit la tête d'une petit délégation de cinq cavaliers, de son écuyer, Edric, d'un conducteur de chariot ainsi que de mestre Luwen et d'Elanye. Celle-ci se trouvait allongée dans un chariot confortablement amenagé, la petite étant tellement faible qu'elle ne pouvait plus marcher. Tirée par deux chevaux de bât, le chariot avançait plutôt rapidement, même si ce n'était pas assez pour Rhaegar : l'état de sa soeur diminuait de jour en jour, et il n'était même pas sûr que ce soit-disant sorcier puisse lui sauver la vie. Rhaegar avait même refusé d'accompagner Brynden Rivers dans la campagne contre les Fer-Nés pour pouvoir entreprendre personnellement ce voyage avec Elanye ... il aurait pu envoyer quelqu'un d'autre avec sa petite soeur, mais il s'était senti obligé de rester à ses côtés tout du long du voyage.

Monté sur un coursier à la robe grise, Rhaegar fit sa monture aller à l'encontre de l'un des chevaliers parti en reconnaissance, Wyman, et qui revenait maintenant au trot. « Ser, le tavernier avait raison. Il y a bien un sentier s'enfonçant dans les bois. » Le jeune seigneur soupira, se promettant que si Elanye survivait, il reviendrait remercier le propriétaire d'une petite taverne de route personnellement. Talonnant sa monture, Rhaegar fit signe à Wyman de le suivre. La forêt, qui s'étendait entre le Conflans et le Nord, n'avait rien d'engageant, et dès qu'il aperçu le sentier, Rhaegar sut que la chariot occuperait toute la largeur. Il n'aimait pas ça ... des brigands pourraient aisément les prendre par surprise, et avec six guerriers, Rhaegar ne serait pas avantage. Même s'il avait emmené avec lui cinq des meilleures lames Fengué, sans oublier le jeune écuer de dix ans. Rhaegar n'était pas en confiance, voilà tout. Arrêtant sa monture à la lisière de la forêt, le jeune homme observa le ciel, d'un bleu ravissant : la journée était belle, et il n'avait aucune envie de s'enfoncer sous la végétation à l'air étouffante de cette forêt ... mais Elanye était là, dans le chariot, couchée sous une épaisse couche de manteaux, luttant pour sa vie qui ne tenait qu'à un souffle. Depuis leur départ, ils ne s'arrêtaient que peu, et mestre Luwen ne dormait presque pas, baignant le froid de la malade avec un linge humide, aérant de temps à autre le chariot, donnant à la petite fille à manger et à boire.

Lorsque finalement le chariot arriva, Rhaegar donna ses ordres, légèrement stressé à l'idée de s'engager dans un sentier aussi étroit, bordé de part et d'autre par une végétation envahissante. « Vous deux passerez devant le chariot, et vous deux garderez l'arrière. Ser Wyman vous irez à l'intérieur du chariot, ne quittez pas Elanye des yeux. Et Edric, tu restes avec moi. » Le garde acquiesça et mis pied à terre, écartant ensuite un pan du tissu blanc, pénétrant ainsi à l'intérieur du chariot. Une fois la monture attachée à l'arrière et les cavaliers en place, le chariot s'ébranla, et toute la troupe s'engagea sur le sentier de forêt. Hormis le raclement des sabots et les craquements du chariot sur la terre meuble, le groupe mené par Rhaegar ne faisait pas de bruit, chacun scrutant les alentours, attentifs. Le jeune seigneur avait prit la tête de la petite colonne, une main sur la bride de son coursier, l'autre sur la garde de son épée. Il n'était pas rassuré, et soupira de soulagement lorsque, une vingtaine de mètres plus tard, il aperçu une maison. Elle avait l'air de tomber en ruine, mais la fumée s'échappant du toit attestait que quelqu'un vivait bien là ... et chose assez rare pour la populace, la maison comportait un deuxième étage. Faisant signe au chariot et à ses hommes de s'arrêter, Rhaegar descendit de sa monture, confiant les rênes à Edric. Après quoi il s'avança jusqu'à la maison, frappant trois coups secs sur la porte en bois à l'aspect aussi usé que la maison elle-même. Quelques secondes passées, le jeune homme s'annonça d'une voix claire, afin que le guérisseur, ou sorcier, s'il était bien à l'intérieur de la maison, sache à qui il avait à faire. « Je suis lord Rhaegar Fengué, et je suis ici car on m'a dit que vous pourriez m'aider. » S'il n'avait pas prit son armure de guerre, Rhaegar n'était toutefois pas venu totalement vulnérable : s'il portait une armure en cuir rigide, sa cotte de mailles se trouvait dans le chariot, prête à faire son office s'il le fallait. Son écu s'y trouvait également, tandis que son targe pendait à la selle du coursier gris. Mais en cas de besoin, s'était surtout sur son épée de guerre que Rhaegar comptait, même s'il comptait bien ne pas en avoir besoin ici ...


Dernière édition par Rhaegar Fengué le Mer 12 Juin 2013 - 19:28, édité 4 fois
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Message Lun 10 Juin 2013 - 9:05



Wyna finit par s'asseoir sommairement sur un tabouret prêt du feu pour decouper une grosse cuisse de sanglier que le vieux avait ramener la veille. Le reste séchait déjà dans le garde manger, enveloppé dans des linges propres, saignés. Tout ce qui risquait de trop sentir ou pourrir avait fourgué aux loups du coin à quelques pas de là. Autant ne pas s'en faire des ennemis, et même si elle savait qu'elle était sur leur territoire, elle avait appris à leur faire comprendre qu'ici , c'était chez elle... Elle leur payait le droit de ne pas se faire bouffer en les nourrissant de restes quand l'hiver était trop rude. Il la respectait avec le temps, la môme au chaperon de fourrure de loup. Un chaperon long ou une grosse cape à capuche d'ailleurs, était accroché prêt de la cheminée pour sécher encore de l'escapade assez risquée dans les bois entre luie diluvienne et société tendue. Il y avait peu de temps que les batailles faisaient rages et parfois l'on voyait des chevaliers ou hommes de main assez braves passer pour regagner leurs contrées... Ces Fer-nés... effrayants. Un jour, elle en rencontrerait, elle le savait.

Ses mains adroites logèrent les morceaux désossés de sanglier dans le petit faitout de fonte martelé , qui pendait à une trés lourde tige de métal , au dessus des douces flammes léchant les bûches un peu humides. Quelques herbes, un peu de lait de leur chèvre qui broutait dans un coin , et elle commença à faire revenir la viande, avant de rajouter quelques légumes sauvages, et deux trois achetés en ville. Patates , carottes... Cèpe trouvé en forêt et elle referma , avant de reprendre sa lecture, au doux rythme des chants d'oiseaux. Ses longues mèches brunes épousaient ses épaules un peu dénudés et elle aimait sentir le vent passait sur son haut de buste, lui donnant la sensation d'être libre... Elle pensait pouvoir passer une journée calme, quand un bruit de craquements de branches mortes se fit entendre non loin. Puis des voix masculines. Le regard de Wyna se fit plus perçant , tournant lentement la tête. Mince, et le vieux qui n'était pas là. Il était son chien de garde normalement, et elle n'avait pas à bouger le petit doigt. Des brigands ? Elle n'entendait pas les propos d'ici , mais il y avait bien quelqu'un et ils étaient plus de deux vu le bruit d'écrasement de végétation qui se faisait doucement entendre. Pour un non habitué , cela aurait été pris pour un gros animal ou le vent qui passait trop fort dans les branches, mais Wyna connaissait la forêt et plus encore le bruit que pouvait faire ce sentier. Elle y jetait régulièrement des branches et des débris végétaux pour ne pas que la boue y devienne légion. Mais cela avait aussi sa double fonction.

Elle posa son livre d'une main sûre et silencieuse sur le lit pour patient, et se leva lentement , jeta un coup d’œil par la fenêtre. Massif le cortège pour ce piètre chemin. Qui étaient ces gens... ? Ses yeux pâles aux reflets turquoises cherchèrent une arme. Elle empoigna le maillet du vieux , qui lui servait à empaler les poteaux de clôtures ou réparer deux trois trucs et put à peine le décoller du sol. Diantre, mais il bouffait quoi le papy pour soulager ce truc..? Elle grimaça et traina d'une main leste l'objet sur le sol , laissant une trainée dans la poissée du sol en terre battue, bien tassée par le temps, et attendit dos à la porte, essayant de se réconforter dans le fait qu'il paraissait que lorsqu'on a vraiment peur, une force surhumaine peut naitre d'un homme. Ou d'une femme. Oui bon allez, on y croit fort. Tu as peur Wyna là ? Pas assez, tu as encore les bras flagada là ! Fais un effort ! Bah non , la super force ne venait pas, et Wyna angoissait. Elle entendit des bruits métalliques. Ah ! Gros yeux en fixant le mur d'en face . Des soldats ! Pas de panique, ils ne sont pas venus d'expédier des terres , ni d'accuser de braconnage. Oui. D'abord, c'était le vieux qui braconnait. Une bonne odeur de viande cuisinée s'échappait par la fenêtre ... Grillée, ils savaient qu'il y avait quelqu'un, et elle n'était pas déguisée. Oh maman.

Et là, une voix de jeune homme s'éleva après l'avoir faite sursauter à presque l'en avoir fait perdre ses chausses. Lord Rhaegar Fenghé. Connait pas. Ne pas ouvrir aux inconnus... Non sérieusement Wyna... Il a besoin de toi, c'est pas le moment de jouer la donzelle coincée et complètement cinglée. Allez , fais un effort... Réflexion intensive de quelques longues secondes, accompagnant bien sûr un silence à la "je suis là!", puis Wyna se décala un peu , trainant le maillet de plus de dix kilos sur le coté, et demanda haut et clair :

- Qui vous a dit que je pourrais vous aider ?

Et oui une femme! Wyna manqua de tomber en se retournant , ses jupes se prirent dans le tas de buche après l'entrée, et elle se rattrapa au mur, dans un boucan pas possible, qui commençait d'or et déjà à lui faire manquer de crédibilité. Elle se ressaisit en grognant un peu , tirant d'une main fine sur la robe, et se redressa en se raclant la gorge, comme si quelqu'un l'avait vu. Elle ouvrit un peu la porte alors, et apparut sous un soeil un peu agressif passant de manière illégale entre les branches des arbres. Son visage calme, jeune et un temps soit peu bien joli pour une demoiselle du bas peuple apparut , sortant de l'ombre, découvrant aussi une silhouette fine et élancée. Elle se sortit toutefois pas, bloqué la porte à trente centimètres d'ouverture.

- Si c'est une blague d'un gens du peuple, qui veut me faire passer pour une sorcière, ou une autre créature sortie tout droit de leur esprit tordu et simpliste , vous perdez votre temps, je ne suis pas à bruler sur un bucher. Le seul tord que l'on peut me reprocher, c'est d'avoir soigner des hommes qui ne l'auraient peut être pas mérité... Et je n'ai pas non plus ... *regard vers un vieux homme qui sort d'un genre de belle chariote * le savoir et les capacités d'un mestre...

Que faisait-il là avec un homme de savoir ? Pour Wyna c'était un peu comme les soldats qui savaient voir les brigands à des kilomètres, elle, elle flairait les mestres , et les reconnaissait d'un seul regard. Sa curiosité fut piquée à vif... Miséricorde... Quelle était cette mise en scène. Elle ouvrit un peu plus la porte et observa le cortège.

- Mais qu'est-ce...que...

En plus, ils lui avait défoncé le chemin les bougres!


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Message Lun 10 Juin 2013 - 9:51

Pendant quelques secondes le silence régna sur la maison, dérangé uniquement par le gazouillis de quelque oiseau forestier. Un des chevaux de bât, celui à la robe d'un beige uni, piaffa même d'impatience, le regard fixé sur le pan d'herbe verte où quelques chèvres paissaient tranquillement, sans faire attention à ces visiteurs inconnus. Puis une voix féminine retentit, ce qui fit Rhaegar froncer des sourcils. On lui avait parlé d'un sorcier, d'un guérisseur mystérieux, mais aucunement en une femme. « Qui vous a dit que je pourrais vous aider ? » Alors que le jeune homme s'apprêtait à répondre, des bruits de bois se tapant l'un contre l'autre, ou quelque chose dans le genre, vint de l'intérieur de la vieille maison, et dura quelques instants. Lorsque le silence revint, la porte s’entrebâilla quelque peu, laissant apparaître une fine silhouette. Après avoir comprit qu'il aurait à faire à une femme, Rhaegar s'était imaginé une de ces massives matrones de campagne, à la carrure aussi forte que leur voix, un tablier usé par le service immanquablement noué à la taille. Et bien il s'était trompé, et lourdement : la demoiselle qu'il pouvait apercevoir devait avoir une trentaine d'années, son corps était élancé, tandis que son visage affichait une finesse peu commune pour les gens du petit peuple. Oui, Rhaegar pouvait même dire qu'il s'agissait là d'une jolie dame, comme on en rencontrait peu dans les régions abandonnées, ou presque, de Westeros. « Si, c'est une blague d'un gens du peuple, qui veut me faire passer pour une sorcière, ou une autre créature sortie tout droit de leur esprit tordu et simpliste , vous perdez votre temps, je ne suis pas à brûler sur un bûcher. Le seul tord que l'on peut me reprocher, c'est d'avoir soigné des hommes qui ne l'auraient peut être pas mérité ... et je n'ai pas non plus ... » Rhaegar afficha un simple sourire en comprenant les explications de la demoiselle ... il savait que les gens du peuple étaient souvent superstitieux, et toute activité un tant soit peu inhabituelle pouvait se transformer en démon ou toute autre sorcière malfaisante. Et même s'il ne fallait pas se fier aux apparences, cette dame n'avait pas l'air de représenter une quelconque menace, du moins pas pour l'instant. Elle aperçu alors mestre Luwen qui sortait du chariot. « ... le savoir et les capacités d'un mestre ... » De toute façon mestre Luwen avait déjà épuisé toutes ses connaissances et ses compétences au service d'Elanye, et malheureusement la jeune fille restait aux portes de la mort, s'en rapprochant un peu plus chaque jour. Mais cela n'avait pas ébranlé la confiance de Rhaegar vis-à-vis du mestre : combien de fois n'avait-il pas prouvé ses talents au service des Fengué ? Non, le jeune seigneur n'avait aucun doute quand à mestre Luwen. Mais ayant vu celui-ci, la mystérieuse demoiselle se dit que cet étrange cortège ne représentait peut-être pas un danger. Après tout quels brigands se promèneraient avec un chariot et un mestre, ainsi qu'avec des si beaux chevaux et équipements ? Ouvrant un peu plus la porte, elle découvrit ainsi la scène, ainsi que les profonds sillons que les roues avaient laissées dans le sentier, la terre meuble et humide s'écrasant facilement sous le poids du chariot. « Mais qu'est-ce ... que ... » Rhaegar comprenait parfaitement l'indignation de la demoiselle ... mais ce n'était là qu'un vulgaire petit sentier de forêt, tout juste utilisable par un chariot. Cela prouvait bien que cette maison délabrée ne recevait que peu de visiteurs. Et puis le sentier n'était pas le centre d'attention de Rhaegar ... il était venu pour quelque chose d'ô combien plus important !

« C'est à l'auberge que le tavernier nous a indiqué où vous trouver. Et j'ai entendu moi-même une preuve de vos compétences par l'un de mes cavaliers. » Et nul doute que ses informations s'étaient révélées exactes. Rhaegar le remercierait et le récompenserait à sa juste valeur. C'était une des choses que feu Fingan avait enseigné à son fils : se montrer juste et loyal envers ceux le méritant, peu importe leur rang ou leur statut. Un lord ne se maintenant à la tête de sa maison avec facilité que si son peuple était heureux et lui était loyal. Ce qui était actuellement le cas, Rhaegar essayant d'appliquer les conseils de son père du mieux qu'il le pouvait. Et heureusement, ser Ryman, son oncle, était là pour l'aider et le conseiller, sa large expérience se montrant souvent judicieuse. « Mais ne vous inquiétez pas, ces hommes ne sont là que pour assurer ma protection, celle de mestre Luwen et de ma soeur ... » ce faisant, il fit un geste de la main en direction de ses hommes, toujours montés sur leurs chevaux, ainsi qu'en direction du vieux mestre. « Mestre Luwen n'est d'ailleurs pas ici pour mettre en doute vos connaissances, loin de là. Nous sommes ici car ma jeune soeur, lady Elanye, se trouve aux portes de la mort ... » La voix de Rhaegar se serra ... sa petite soeur, si joyeuse et pleine de vie quelques lunes auparavant ... réduite à un petit corps immobile et malade, n'ayant même plus la force de s'alimenter seule, sa voix devenue un simple murmure, toute lumière s'étant retirée de son visage enfantin. « Vous êtes son dernier espoir. » Disant cela, Rhaegar avait fixé ses yeux bleus dans le regard de la forestière, n'émettant pas l'ombre d'une menace, mais espérant placer en elle sa confiance ... la confiance qu'elle sauverait Elanye, qu'elle lui rendrait sa joie de vivre, son sourire enchanteur, que son rire mélodieux résonneraient à nouveau dans les couloirs du château Fengué. Puis il se souvint des conseils de son frère concernant les gens du bas peuple, ainsi que leurs nécessités souvent plus difficiles à conformer. « Votre prix sera évidemment payé ... et l'éternelle reconnaissance de la maison Fengué sera votre. » Ce disant, Rhaegar hocha la tête en avant. Il venait de donner sa parole à cette inconnue, et il espérait qu'elle pourrait s'en montrer digne. Mais peut lui important s'il devait vider ses terres de toute trace d'or, tant que sa jeune soeur en était sauvée ...


Dernière édition par Rhaegar Fengué le Mer 12 Juin 2013 - 17:21, édité 1 fois
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Message Mar 11 Juin 2013 - 18:32



Mais! Et son chemin? Wyna grogna un peu interieurement, elle allait devoir tout réparer toute seule. Elle n'avait pas de préjugés, mais parfois, ces gens nobles n'avaient pas franchement de respect pour ce qui appartenait aux autres. Elle n'avait pas grand chose et se bousillait une cheville dans un passage défoncé n'était pas trop son truc. Elle voyait déjà d'ici la pelle bêche qui lui faisait de l’œil , se moquant de la future sueur qu'elle devrait aller laver à la rivière.
Passant au début de ce détail un peu frustrant, elle reciblant son regard sur l'homme blond foncé, ou chatain, elle ne savait pas trop avec le soleil, et plissa les yeux en croisant ses bras sous sa poitrine, la bouche en coin comme elle était un tout petit peu contrariée, mais le discours qu'il tint ne manqua pas d'éveiller ses soupçons. Le Tavernier. Elle le retenait celui là. Elle y était passé hier et lui avait demandé de ne pas envoyé de gens pendant au moins une semaine. Bon... Elle supposait qu'on ne peut pas refuser quelque chose à un homme du rang de celui qu'elle avait en face. Rhaegar Fenghé. Elle n'oubliait jamais un nom et elle l'avait entendu quelque part dans un de ses petits voyages médicaux. Mais bien sûr! Le type à 'linfection bien crade qui lui en avait foutu partout dans sa maison , parce qu'il n'avait pas eu le temps de se vider dehors !!! Et qui l'avait pris pour une sorcière dans un de ses délires de fièvre qui avait fini par le prendre sévèrement. Elle ne se souvenait plus de son nom par contre. Il ne l'avait même pas fait payé, tant il avait souffert le pauvre. Mais il était sorti en vie et c'était l'essentiel. Cet idiot avait même failli fait clamser le vieux dans un de ces délires paranoïaques à cause de cette même fièvre. Sur le coup, Wyna avait même pensé qu'il s'agissait d'un retour du fléau , mais il avait juste chopper une infection pulmonaire et s'était blessé par dessus. L'un avec l'autre, il était arrivé en forêt en bouillie et elle l'avait ramassé comme elle pouvait. Ou plutôt trainé par les pieds, mais il était tellement HS qu'il ne devait même pas s'en souvenir. Comme le coup de buche sur la tête pour l'empêcher de foutre des coups d'épée partout.

Et maintenant voilà que son seigneur se présentait à elle. Eh bien, elle avait fait plus d'effet qu'elle ne pensait. Elle écouta ce qu'il avait à dire, toujours silencieuse. La vie lui avait appris que l'observation et la connaissance des choses était souvent un excellent moyen d'éviter de dire des absurdités ou de trop parler, même si parfois le stress d'une situation la faisait s'emballer et qu'elle s'en voulait ensuite, mais comme on dit , nous sommes tous humains, et l'erreur est humaine. Dans une certaine mesure tout du moins. Elle jeta un regard rapide et sérieux aux gardes qui mettaient pieds en terre et les détailla. De sacrés morceaux en soit , elle faisait un peu pâle figure à coté d'eux et d'un d'eux lui fit même un bonjour discret de la tête, auquel elle répondit tout aussi discrètement et poliment. Ça faisait beaucoup d'hommes d'un coup tout ça. Une odeur délicieuse s'échappait de la petite maison dont la grande pièce pourrait accueillir tout ce bon monde, mais il n'en fallait pas un de plus, sans quoi , il aurait du rester avec les chèvres. Le coeur de Wyna fit un léger bond, quand elle sentit la voix du jeune seigneur changer et qu'elle vit dans son regard une douleur latente, qui lui rongeait les sangs. Elle jeta un coup d'oeil au mestre et lui sourit gentiment. Elle ne voulait pas non plus être son adversaire ou une quelconque concurrence. Elle savait , pour avoir vécu avec un mestre depuis ses 6 ans, qu'ils avaient eux aussi leurs limites et qu'ils avaient aussi tous plus ou moins leurs spécialités. Cet homme semblait être tomber sur un os. Bien. Elle réfléchit un court instant , observant le ciel , puis les sous bois.

- Vous n'avez pas fait une bonne affaire à être si voyant. Les Rouilleurs sont dans la région. Cela ne vous parle peut être pas, mais ce sont des brigands de grands chemins qu'ils ne vaut mieux pas attirés même pour des hommes de votre niveau au combat. Il n'y a plus qu'à prier qu'ils ont déjà pris le départ pour le Nord.

Elle n'était pas désagréable dans la voix, et ne faisait pas de reproche. C'était un constat une information qu'ils se devaient de savoir. Elle n'aimait pas ces abrutis. Ils étaient une quinzaine et deux d'entre eux étaient des buffles s'approchant du deux mètres, deux frères sadiques et complètement idiots aussi , qu'on se le disent. Autant ne pas jouer avec le feu.

- Cachez le chariot dans les sous bois par là *signe du pouce en montrant un renfoncement dans les fourrés à cause de la maison * et pour les chevaux, il est préférable que vous les attachiez derrière la maison. Il y a des voleurs fréquemment ici... Vous ne les entendrez même pas passer... Pour le reste , amenez l'enfant à l'intérieur , je vais faire tout mon possible. Je vous le promets...

Un léger sourire et un regard bienveillant et doux prirent naissance sur son visage en direction du Seigneur Fengué. Elle allait vraiment faire tout son possible... Elle le savait , surtout quand le cœur était conserné. C'était une chose étrange chez Wyna, mais quand on lui amenait un être clairement aimé, il lui arrivait même de ne rien faire payer, surtout à ceux qui n'avait pas les moyens. En échange , les gens de la contrée proche gardait le silence sur son identité. Elle avait de moins en moins mauvaise réputation et se faisait un faux nom mais un nom quand même. C'était une bonne chose, mais sa tranquillité allait en finir très perturbée. Elle baissa les yeux , entrant en première dans la maison poussant les buches de bois du pied. Elle dit calmement, et ouvrant la porte en grand sur une foyer chaleureux.

- Pour le prix, vous donnez ce que vous avez envie Sir. Pour les jeunes gens ou les enfants que je soigne avec un lien d'amour , je ne donne pas de prix... L'essentiel est qu'il guérisse. Je ne garantie pas non plus pouvoir la guérir. Vous allez devoir être patient je dois l'examiner avant toute chose... cela peut prendre un certain temps en fonction de la gravité...

Elle contourna un bloc , une sorte de lit surélevé, rembourré de paille bien tassé, par dessus laquelle était étalé proprement une couverture puis un linge plus ferme en texture. Et un oreiller léger de couleur crême. Elle jeta deux buches de plus dans le feu et enfila un tablier à la taille et qui passait autour de sa poitrine et de son cou. Ses mains passèrent dans ses longues boucles brunes pour les ramener en arrière et elle les enroula dans un pic de métal, les fixant, attendant calmement qu'on lui amène la demoiselle avec une certaine appréhension. Là , on ne rigolait pas... Un noble, des soldats, un mestre, et elle, la petite Wyna qui devait sauver une adorable gosse... c'était la gadoue si elle se plantait. La belle gadoue...

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Message Mer 12 Juin 2013 - 19:01

La femme sembla réfléchir quelques instants, portant un regard attentif sur le ciel. Nul doute que les premières neiges n'allaient plus tarder à faire leur apparition, du moins dans les régions du nord du continent. Du moins c'était ce que pensait mestre Luwen, et du haut de ses soixante ans, il se trompait rarement. Selon lui, ses os lui faisaient mal avant que le temps ne se dégrade. Et il s'était plein d'une fois plaint pendant le voyage. Depuis le temps, Rhaegar avait apprit à faire confiance au vieillard, dont les conseils s'étaient toujours révélés sages, avisés et pour la plupart justes. « Vous n'avez pas fait une bonne affaire à être si voyant. Les Rouilleurs sont dans la région. Cela ne vous parle peut être pas, mais ce sont des brigands de grands chemins qu'ils ne vaut mieux pas attirer même pour des hommes de votre niveau au combat. Il n'y a plus qu'à prier qu'ils ont déjà pris le départ pour le Nord. »  Rhaegar fronça immédiatement les sourcils, soudainement inquiet. La région était donc habitée par des brigands ... avaient-ils eut de la chance en traversant les quelques mètres séparant la maison de cette inconnue de la plaine ? Les Rouilleurs ... ce nom ne lui disait effectivement rien, et Rhaegar n'avait plus qu'à espérer que la vue de cinq cavaliers bien armés et à l'air confiant les découragerait. Si ce n'était pas le cas ... avec un peu de chance Rhaegar et sa troupe n'avaient pas été repérés. Quoiqu'il en soit, le jeune seigneur se promit de se montrer prudent, et il organiserait ses hommes de manière à ce qu'il y en ait toujours deux en train de surveiller les environs. « Cachez le chariot dans les sous-bois par là ... » d'un signe du pouce, elle indiqua un endroit où les fourrés s'étaient quelques peu renfoncés à cause de la vieille bâtisse. Au premier coup d'oeil, Rhaegar estima que le chariot pourrait s'y encastrer assez facilement, et que la végétation abondante servirait à le cacher au mieux. Ou à faire croire qu'il avait été abandonné là il y a fort longtemps. « Et pour les chevaux, il est préférable que vous les attachiez derrière la maison. Il y a des voleurs fréquemment ici ... vous ne les entendriez même pas passer ... Pour le reste, amenez l'enfant à l'intérieur, je vais faire tout mon possible. Je vous le promets ... » Encore une fois l'inquiétude s'empara du jeune seigneur ... des voleurs ? Mais de toute façon, qu'y avait-il à voler chez cette femme ? Car d'après ce qu'il en estimait, elle n'était nullement riche, ni dans ses tenues ni à l'aspect délabré de sa maison. Vivant à une vingtaine de mètres à l'intérieur de la forêt, la guérisseuse ne possédait selon toute vraisemblance rien de précieux à dérober. Rhaegar espérait juste que sa venue n'attirerait pas l'attention de ces voleurs, ou Rouilleurs, chez la guérisseuse. Mais de toute façon Rhaegar allait prendre des mesures pour protéger la vieille bâtisse, ou du moins ses occupants. Dont Elanye en grande priorité. S'il avait sut, Rhaegar aurait amené avec lui plus d'hommes armés ... avec la possibilité de lever un contingent de deux milles soldats, ce n'était ça qui l'en avait empêché. Mais le seigneur Fengué avait estimé que cinq soldats, les meilleurs dont il avait à disposition, suffiraient à assurer sa sécurité ainsi que celle d'Elanye. Le fin sourire que lui adressa la maîtresse des lieux le rasséna quelque peu 

Se retournant, Rhaegar fit quelques pas en direction de ses hommes, toujours perchés sur leurs montures. Ils étaient suffisamment loin que la discussion entre la guérisseuse et leur seigneur ne leur parvienne pas aux oreilles, tandis que mestre Luwen lui adressait un regard inquisiteur plein d'interrogations. « Cette guérisseuse accepte de prendre soin d'Elanye. sers Rickard et Bran, emmenez ma soeur à l'intérieur avec mestre Luwen. » Sautant de leurs selles, les deux chevaliers nommés écartèrent les pans de la toile recouvrant le chariot, où avait disparut le vieux mestre. Rhaegar profita de cet instant pour organiser la suite des opérations. « Sers Jaime et Theo, aidez Robar à cacher le chariot là-bas. » Le conducteur, un homme d'une quarantaine d'années au visage marqué par le temps, regarda les chevaliers avec suspicion : il n'aimait pas qu'on l'aide à faire son travail, et pourtant il allait bien en avoir besoin. Comme s'il avait le choix, en fait. Ou pas. Pour finir, le seigneur Fengué se tourna vers son écuyer, afin qu'il ne reste pas non plus sans rien faire. « Edric, tu t'occuperas des chevaux, attaches-les derrière la maison. » Alors que Rickard et Bran sortaient avec délicatesse le brancard où Elanye se trouvait enveloppée dans de chaudes fourrures, Rhaegar termina par Wyman, son fidèle bras-droit. L'imposant chevalier avait déjà d'ailleurs mis pied à terre, prêt pour la suite des opérations. « Ser Wyman, une fois le chariot en place, organisez la garde des lieux je vous prie. Il doit y avoir deux gardes en permanence, nuit et jour. Selon cette femme, des brigands rôderaient dans la région. » Tout comme son seigneur auparavant, Wyman fronça les sourcils, n'appréciant que peu ces nouvelles informations. Des brigands ... et bien qu'ils viennent, pensa-t-il : son épée étaient acérée, et les hommes Fengué prêts en toute occasion. Hochant la tête positivement, Wyman se mit à observer attentivement la petite clairière, réfléchissant déjà à la meilleure manière de positionner les différents soldats. Satisfait, Rhaegar jeta un oeil à Elanye, et son coeur se serra. Si pâle, si maigre ... le résultat de quatre semaines de fièvre et de maladie. Il n'y avait plus qu'à prier les Septs pour qu'ils accordent leur grâce, ainsi qu'ils aident la petite Elayne au-travers de cette femme guérisseuse.

Suivant la maîtresse des lieux, qui avait ouvert grandement la porte de sa demeure, qui se révéla être agréablement chauffée par un petit feu. Contrairement à l'aspect extérieur de la demeure, cette pièce avait quelque chose d'accueillant, d'apaisant, un air que Rhaegar ne se serait pas attendu à rencontrer après avoir observé la bâtisse depuis la clairière ! « Pour le prix, vous donnez ce que vous avez envie Ser. Pour les jeunes gens ou les enfants que je soigne avec un lien d'amour, je ne donne pas de prix ... L'essentiel est qu'il guérisse. Je ne garantis pas non plus pouvoir la guérir. Vous allez devoir être patient, je dois l'examiner avant toute chose ... cela peut prendre un certain temps en fonction de la gravité ... » Encore une fois, le jeune seigneur fut étonné par les paroles de la femme, peu habituelles chez les roturiers. Eux qui d'habitude cherchaient toujours un moyen d'en gagner plus, de posséder plus d'argent. Mais soit, Rhaegar récompenserait généreusement cette femme si elle pouvait rendre sa joie de vivre à Elanye ! La surprise fit même oublier au jeune homme que son interlocutrice n'avait pas utiliser le terme lord. Au centre de la pièce, un socle en bois surélevé était recouvert d'une bonne couche de paille bien-odorante, sur laquelle étaient étalés deux couvertures, l'un plus doux que l'autre, le tout surmonté d'un oreillé de tissu beige. C'était sans doute là qu'elle s'occupait de ses patients. Jetant deux bûches supplémentaires dans le feu, la femme à la fine silhouette enfila un tablier, avant d'enrouler ses longs cheveux bruns autour d'un pic en métal. Ses gestes trahissaient une maîtrise sans faille, une attitude que Rhaegar pouvait souvent observer chez les chevaliers préparant leurs armes, chez les forgerons travaillant le métal, ou encore chez le bûcherons tailladant les troncs rugueux des arbres. Cette femme savait ce qu'elle faisait, aucun doute là-dessus. « Veuillez m'excuser, mais puis-je connaître votre prénom ? » Déjà qu'on lui avait présenté cette inconnue en tant que mystérieux guérisseur, qui s'était en fait révélé être une femme, autant connaître son prénom. « Elanye a l'habitude, depuis son plus jeune âge, de se promener dans les champs entourant le château. Elle aime la nature, les fleurs ... » sa voix se brisa presque, car à présent ce n'était plus que l'ombre d'elle-même, faible, grise, murée dans un silence froid et douloureux. Les deux soldats entrèrent alors dans la pièce, portant le brancard avec attention. Le posant sur le sol, ils retirèrent les couvertures, dévoilant le corps chétif d'Elanye, auparavant plein de vie. Vêtue d'une fine tunique de lin blanc, sa peau était recouverte d'une fine pellicule de sueur que mestre Luwen n'avait pas encore eu le temps d'éponger d'un linge humide. Avec une délicatesse peu commune, la petite fille de onze ans fut soulevée et déposée doucement sur les couvertures par Rickard et Bran, ceux-ci quittèrent la pièce, sans doute pour se mettre aux ordres de Wyman. Le vieux mestre s'approcha alors, faisant un petit signe de la main à Rhaegar. « Reculez un peu monseigneur. » S'il en fut quelque peu vexé, le jeune seigneur s'avança néanmoins, déposant un baiser sur le front pâle de sa petite soeur. Petite soeur qu'il aimait tant. Après quoi il recula finalement, laissant l'espace autour du socle en bois au mestre et à la guérisseuse. Puisse-t-elle savoir comment faire quitter la maladie du corps d'Elanye ! « Mestre Luwen ... mettez tout votre savoir, et je sais ô combien il est grand, au service de notre hôte. » Hochant rapidement la tête, le vieil homme regarda la guérisseuse de ses yeux petits mais pétillants, démontrant une intelligence et des connaissances vastes et variées. Mettant de côté son ego, le mestre espérait vraiment qu'il pourrait aider cette mystérieuse femme. Après tout il avait épuisé tout son savoir sur Elanye, et malheureusement son état continuait d'empirer jour après jour.
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Message Jeu 13 Juin 2013 - 8:29


Oh.... Diable, elle avait oublié la politesse dans tout cela ? Non en fait, la plupart repartait sans demander son nom. Elle ne s'en plaignait pas. Peut être n'était-ce pas l'envie de ce cher seigneur, du coup, elle sourit doucement , en plongeant ses mains dans de l'eau claire, les frottant doucement, puis les sécha sur un linge propre.

- Wyna. Pour vous servir.

Elle écouta attentivement ce que lui disait le jeune seigneur, très respectueuse de ces hommes arrivés, se sentant même un peu petite, mais ce n'était ps le moment de faire pâle figure devant eux. Elle se devait d'être sérieuse et assidue. Elle notamment chaque mots du seigneur. Les champs... C'était un éléments qui agrandissait son périmètre de recherche. A moins que justement ce soit un critère important.

- Si vous m'amenez cette enfant c'est que je suppose qu'elle a été la seule à être touchée, sans quoi vous auriez probablement fait des dépêches de mestres auprès d'autres seigneurs pour un conseil médical ? 

Si la réponse était oui , ou quelque chose qui pourrait y ressembler, alors cela voudrait dire qu'elle n'avait rien attraper dans les parties du château. Certes un enfant est plus fragile, mais proportionnellement à la population d'une endroit urbain, d'autres auraient aussi été rapidement touché, que ce soit par une petite épidémie ou une élément commun à un environnement. Et au vu de l'état de l'enfant qu'elle regardait se faire dévoiler par les gardes, il était clair que ce serait vu sur un adulte aussi. Il ne s'agissait pas du fléau. Les symptômes étaient bien plus graves au bout de quatre semaines et le mestre aurait su dans ce cas mettre un nom sur le mal qui la rongeait. Elle découvrit une enfant maigre, à l'article de la mort , qui n'avait même plus la force de se plaindre, et on avait déjà du lui dire d'ailleurs que c'était une chose inutile, que cela n'arrangerait en rien son état. Pauvre pitchoune... Wyna eut un peu mal au cœur, c'était toujours la même chose quand elle se trouvait face à un enfant. Les yeux de la petite montraient toute la faiblesse de son état , et bien qu'elle fut conscience, elle semblait ne pas pouvoir parler, ce qui était anormal... Un souffle rauque sortait de cette belle petite gorge blanche, tellement pâle que si on n'avait pas eu la chaleur de ce dernier et les battements de son petit cœur, on aurait pu la penser morte. Sa main douce et chaude de la guerisseuse passa doucement sur le front de l'enfant, avec un sourire maternel. Le regard allait avec. Elle était faite pour être mère, cela ne faisait aucun doute, même si par certains aspects de sa personnalité on se demandait si elle n'allait pas élevé des guerriers parfois, mais elle était faite pour ça. Et il était hors de question qu'elle se dégote un père à bâtards. Revenons-en à l'enfant. Elle avait toujours le visage vers elle, comme une poupée rouillée qui grince des os à chaque centimètre parcouru.

- Bonjour bout de chou... Tu t'appelles Elanye c'est ça ? C'est joli comme prénom... Moi c'est Wyna … je vais essayer de trouver de quoi tu es malade et te soigner d'accord ? Tu n'as pas avoir peur, ça ne fait pas mal. Je vais juste t'examiner.

Pauvre môme, elle avait du en subir des examens et des remèdes... A son âge c'était presque immoral , mais ils avaient du faire tout leur possible pour la soigner et peut être que même elle ne pourrait pas éviter un remède douloureux. C'était une des choses ingrates de son travail, faire souffrir pour guérir. Le mal par le mal parfois, et bien souvent les parents ou les proches ne supportaient pas alors, Wyna s'en occupait comme une mère le temps de la guérison. Pendant qu'elle échangeait les premiers contacts avec la petite qui émit un très léger sourire quand elle lui parla, chose importante car le premier contact se devait d'être positif pour que le patient soit réceptif, le vieux mestre approcha. Elle avait toujours un peu d'appréhension à l'égard de ces gens là et aussi énormément de respect. Il en connaissait tellement... Elle sourit au vieux homme, lançant un regard calme et bienveillant à Rhaegar .

- Tout va bien se passer mon seigneur … vous pouvez vous asseoir si vous le désirez. Faites comme chez vous, bien que j'aie conscience que ce soit peu de choses comparé à ce dont vous avez l'habitude de côtoyer.

Elle lui montra un grand fauteuil à l'allure assez noble près du feu , à coté de la tête de l'enfant. Le fauteuil sculpté par Crebon, quand il avait encore l'âme noble et la notion des belles choses. Rien que ce fauteuil pouvait laisser se poser des questions sur qui était cette jeune femme, mais Wyna n'en avait pas conscience. Elle recibla ses yeux sur la petite fille et son attention sur le mestre.

- Je suis un peu impressionnée de rencontrer l'un d'entre vous. J'ai un grande admiration pour vos congénères, expliqua-t-elle en passa ses mains sur la gorge de la petite, l'examinant lentement.

Pas de suppuration cutanée, pas de poussière de peau...Elle remonta doucement les manches de la petite... ses battements de cœur étaient faibles mais régulier. Le voyage avait du être éreintant pour elle, ce n'était pas étonnant qu'elle soit si faible, en plus de cette maladie.

- Qu'avez-vous essayé Mestre ? Les remèdes pour les maladies habituelles ne marchent pas ?

Elle demandait calmement , d'une voix très douce pour ne pas écorcher les oreilles de l'enfant. Ses mains palpèrent le ventre de l'enfant pour percevoir une quelconque rigidité des organes, ou une constipation excessive...Rien... Cette enfant était bigrement maigre. Même le vieux Bulk , leur chien décédé, était plus gros que ça quand il a craché ses tripes dans les fourrés pour finir par servir de maigre pitance aux loups du coin. Elle devrait aussi s'atteler à lui faire reprendre un rythme alimentaire lent pour ne pas violenter son corps et lui provoquer davantage de douleur.

- Mange-t-elle normalement ? Est-ce qu'elle tousse ? Vomit ? A-t-elle des problèmes de vue ? D'équilibre ?

Logiquement si les deux dernières questions étaient suivies d'un nom, le problème se trouvaient dans ses organes respiratoires et son système digestif... Ce qui ciblait mieux la chose. Cela lui fit penser à une de ces familles qu'elle avait soigné il y a peu pour une histoire de pain moisi... Et cela avait été douloureux pour les enfants surtout. Le père lui, en était mort, parce qu'il était conditionné à l'alcool fort et que le traitement s'en rapproché. Son corps immunisé n'avait pas répondu positivement, et le temps qu'elle ne trouve autre chose, il était mort. Elle plissa les yeux, arrêtant ses mains sur la gorge et ferma les yeux pour se concentrer sur les mouvements rauques qu'elle ressentait dans ses doigts. Guérisseuse et rebouteuse, Crebon lui avait appris à sentir le corps de l'autre sous ses doigts... Sa respiration se ralentit … absorbée. Ses mains descendirent sur le buste de la jeune fille. Chaque muscle, chaque veine qui accueillait le sang avec pression... chaque battement... chaque nerfs, elle les ressentait dans ses mains...Ses pupilles reparurent doucement sous ses paupières de biches...Elle approcha de son visage , lui ouvrit la bouche du pouce et inspira doucement le souffle de la môme... Une odeur moisie , sèche, amère se fit sentir de ses lèvres, sa langue pâle, sa gorge. C'était ça. Elle se redressa et posa de nouveau la main sur le front en expliquant après une bonne demi heure à sentir les sensations du haut du corps de la môme.

- La chaleur atroce de cet été a provoqué le retour d'un champignon que j'ai connu quand j'étais petite. J'ai même failli en mourir. Le nombre de victimes sont plus avancée dans les campagnes. C'est un champignon sous forme de spores, qui se fixent sur les céréales, souvent le seigle.. ou le blé... Il s'ancre avec le soleil et se reproduit à la moindre humidité. Le corps humain est un parfait endroit pour ça. Si le pain est mal cuit et que le champignon s'y trouve, vous en aurez dans l'estomac si la quantité est importante. Si vous vous baladez au milieu des champs et qu'il y a beaucoup de vent, les spores se détachent des céréales et se collent dans les poumons. Ce champignon vient du pourrissement de certains torchis entre les pierres des bâtisses et quand il fait trop sec, le torchis s'effritent et des petits bouts s'envolent pour se coller sur ce qui passe et en général ce sont les cultures. Bizarrement, il n'y a que les céréales qui arrivent à les garder. J'ai remarqué ça... Ils font des petits picots noirs. Pour vous éclairer, je suis guérisseuse, rebouteuse et herboriste. Les plantes et la nature sont mon domaine... Sans vivre dedans, on ne peut pas le voir. C'est pour ça que Mestre Luwen ne pouvait pas l'avoir détecté. *regard qui dévie doucement sur le vieux mestre * vous n'avez rien à vous reprocher.

Wyna se redressa en arrière , légèrement cambrée de nature et expira, un peu rassurée. Elle pourrait peut être la sauver. Ses mains à plat sur le rebord des planches de bois, elle continua son explication le visage toujours serein et sérieux.

- Si comme vous l'avez dit, elle a courut dans les près, il est possible qu'elle en est dans les poumons, dont son souffle rauque, le champignon se développe. Je suppose que vous mangez tous le même pain. Donc on va lui épargner l'estomac. On ne le fera que si les soins pour sa respiration ne suffit pas. Pour éliminer le champignon …

Elle se recula et poussa d'une main un grand drap, laissant apparaître tout un tas de fiole et de bouteilles et en sortant une grosse rouge, avec un liquide étrange à l'intérieur.

- Il faut soumettre le corps à des températures anormales. Dans la nature, ou comme quand on fait le pain , on inflige une forte température, allant jusqu'au feu pour les grosses infestations. Ici , on va lui faire prendre des inhalations bouillantes de cet alcool. Le nuage chaud va lui envahir la gorge et les poumonset tout décoller, voir en partir détruire. Elle va énormément tousser et salement, pour tout recracher. Elle sera aussi soûle, elle en vomira probablement. Mais je vais lui donner quelque chose pour atténuer les douleurs stomacales entre deux doses. Je sais que cela peut paraître violent pour une enfant de onze ans , mais c'est le seul moyen. La température de son corps va beaucoup monté, elle aura peut être de la fièvre et suera énormément. Le temps de rétablissement, sur les cas que j'ai déjà traité est autour de 2 à 3 semaines, suivi d'une période de réadaptation , parce que le corps est mis à mal. Elle pourra bien évidemment manger entre temps, et on attendra qu'elle ait digérée pour lui refaire une dose d'inhalation. Je ne ferai bien entendu rien sans accord. C'est à vous de décider ..

Son regard se dirigea lentement sur Lord Fenghé. Elle ne pouvait pas l'obliger à lui faire subir ça mais là , en l’occurrence, ils n'avaient pas le choix. Le champignon finirait par envahir ses poumons et elle allait  mourir dans la douleur qui plus est.
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Message Ven 14 Juin 2013 - 13:31

La femme sourit tranquillement à l'attention de Rhaegar, tout en plongeant ses mains dans une bassine d'eau claire. Puis elle répondit à la première question du lord natif des Terres de la Couronne, à savoir son prénom. « Wyna. Pour vous servir. » C'était la première fois que le jeune seigneur entendait ce prénom, ou du moins qu'il rencontrait une personne le portant. Il se souvenait par contra vaguement d'avoir entendu parler d'une Wyna en étant enfant, mais il s'agissait là d'un souvenir lointain, brumeux et ne voulant pas lui revenir maintenant. Sûrement une histoire entendue, ou une information lue dans un quelconque livre. « Si vous m'amenez cette enfant c'est que je suppose qu'elle a été la seule à être touchée, sans quoi vous auriez probablement fait des dépêches de mestres auprès d'autres seigneurs pour un conseil médical ? » Après avoir appliqué ses connaissances et tous les soins qu'il estimait nécessaires à la guérison de la petite Elanye, mestre Luwen avait en effet correspondu avec différents mestres, dont celui de Port-Réal en personne. Il avait même envoyé plusieurs corbeaux à Villevieille, mais même les mestres de la Citadelle ne lui avaient donné de réponse satisfaisante. Du moins n'avaient-ils pas le temps de se rendre à Fengué pour examiner de leurs propres yeux la cadette de la famille. Peut-être estimaient-ils que la petite soeur d'un jeune seigneur n'était pas assez importante pour qu'ils se déplacent depuis le Bief ... Et les déductions de Wyna se révélaient donc correctes, puisque cette étrange et redoutable maladie s'était uniquement attaquée à Elayne, du moins d'après les recherches effectuées à Fengué et dans les environs. « Effectivement, seule lady Elanye a été touchée. » S'approchant de la malade, Wyna observa la petite fille d'un oeil expert, même si Rhaegar sembla y desceller une pointe de douleur. Au moins elle semblait touchée par l'état de sa soeur, et ne pensait pas qu'à se faire de l'argent à la visite de ce seigneur inconnu. Mais le lord Fengué avait vraiment l'impression que Wyna était différente, qu'elle s'intéressait réellement à ses patients, à leurs douleurs et à leurs maux, et qu'elle portait un peu moins d'attention au moment qu'elle pourrait obtenir. Continuant ses observations, Wyna passa délicatement ses mains sur le front fiévreux d'Elayne. Le jeune seigneur remarqua la finesse de ses doigts ainsi que la maîtrise et la douceur de son geste. « Bonjour bout de chou ... Tu t'appelles Elanye c'est ça ? C'est joli comme prénom ... Moi c'est Wyna … je vais essayer de trouver de quoi tu es malade et te soigner d'accord ? Tu n'as pas avoir peur, ça ne fait pas mal. Je vais juste t'examiner. » Rhaegar fut alors surprit de voir un léger sourire s'esquisser sur le visage pâle et humide de sa petite soeur ... mais cela lui fit un grand plaisir, savoir qu'elle n'abandonnait pas, qu'elle continuait à se battre pour sa propre vie. Plus par instinct qu'autre chose, mestre Luwen s'approcha du socle en bois. Il avait réellement l'air soucieux, sa tignasse de cheveux blancs d'habitude si bien coiffés ... une attention qu'il avait abandonnée pendant le voyage, se donnant corps et âme à la surveillance et aux soins de Wyna. Celle-ci adressa alors un sourire au vieux mestre, avant de poser son regard calme et chaleureux sur Rhaegar. « Tout va bien se passer mon seigneur … vous pouvez vous asseoir si vous le désirez. Faites comme chez vous, bien que j'aie conscience que ce soit peu de choses comparé à ce dont vous avez l'habitude de côtoyer. » Sa voix était agréable, et nul doute qu'elle appartenait à une femme en pleine possession de ses moyens. Et elle avait raison : Rhaegar avait en effet l'habitude d'un environnement beaucoup plus riche, après tout n'était-il pas le seigneur d'une maison réputée dans les Terres de la Couronne ? Son grand-père, feu Jarmen Fengué, avait même été Main du Roi, avant de donner sa vie pour les Targaryen à la bataille d'Herberouge.

Mais quoiqu'il en soit, Rhaegar acquiesça, et prit place à un fauteuil non loin de l'âtre. Le siège était d'ailleurs finement ouvragé, ce qui intrigua le seigneur : la maison était délabrée, et l'intérieur n'était ce qu'on pouvait appeler de richement meublé. Hors, ce fauteuil était beau et travaillé, et il aurait parfaitement put siéger dans la grande salle d'un quelconque seigneur. Prenant donc place sur le fauteuil, qui se révéla être bien confortable, des bribes de la conversation entre Luwen et la guérisseuse lui parvinrent. « ... rencontre l'un d'entre vous ... grande admiration ... » Faisant plus attention à ses gestes qu'à ses paroles, le jeune seigneur vit Wyna passer ses mains sur la gorge fragile d'Elanye. Avant de remonter ses manches, voyant ainsi ses bras décharnés, où toute vitalité avait disparu depuis longtemps maintenant. « ... essayé mestre ? ... ne marchent pas ? » Le vieillard secoua négativement la tête, affichant une mine déconfite ! Et pourtant il avait tout essayé. Il avait commencé par du thé de régalsou, mais il fut vite évident qu'Elanye n'avait pas attrapé un simple rhume. Les potions de tabescence à très justes doses, pensant au début qu'Elanye avait peut-être un poison quelconque à l'intérieur de l'organisme, du moins après quelques jours de maladie, n'avaient pas produites de résultats non plus, et il dut attendre quelques jours avant de tenter un nouveau remède, histoire que le corps d'Elanye se purge de toute substance. Même le vinsonge adouci au miel n'avait amélioré l'état de la malade, et au fur et à mesure que différentes médications étaient appliquées à la cadette Fengué, mestre Luwen avait même dut lui administrer du lait de pavot lorsqu'elle était sujette à des tremblements et à des toux violentes. « ... potions de tabescence ... j'ai aussi préparé du vinsonge ... et lorsque son état ... un peu de lait de pavot ... » Même s'il n'entendait pas toutes les paroles du mestre, Rhaegar savait qu'il énumérait à leur hôte la liste de tout ce qu'il avait essayé, en vain, pour améliorer l'état de la petite Elanye. Celle-ci n'esquissa presque aucun mouvement quand la guérisseuse passa ses mains expertes sur son ventre, palpant les différents organes vitaux, sans doute en recherche de quelque indice, d'une indication lui indiquant quels maux s'étaient attaqués à sa chétive patiente. Wyna approcha alors sa tête du visage maigre d'Elanye, et après lui avoir délicatement ouvert la bouche, huma la faible et rauque respiration de la petite Fengué, après quoi elle se redressa, ayant visiblement trouvé quelque chose. Cela faisait à présent une demi-heure que sa petite soeur était couchée sur le socle en bois, allongée sur de douces couvertures. Partageant son attention entre ce que Wyna faisait et la folle danse des flammes, Rhaegar s'assoupi quelque peu. « ... chaleur atroce ... champignon ... avec le soleil et se reproduit à la moindre humidité. Le corps humain est un parfait endroit pour ça ... baladez au milieu des champs et qu'il y a beaucoup de vent, les spores se détachent des céréales et se collent dans les poumons. » Soudainement intéressé, Rhaegar se redressa vivement, s'approchant du socle où reposait sa petite soeur. Wyna était visiblement en train d'expliquer le mal qui rongeait Elanye depuis maintenant trop longtemps. « Pour vous éclairer, je suis guérisseuse, rebouteuse et herboriste. Les plantes et la nature sont mon domaine... Sans vivre dedans, on ne peut pas le voir. C'est pour ça que Mestre Luwen ne pouvait pas l'avoir détecté. » Elle porta alors son regard sur le viaillard, lui assurant qu'il n'avait rien à se reprocher. Et ça, Rhaegar le savait pour avoir vu mestre Luwen passer ses journées et une grande partie de ses nuits à ausculter Elanye, à trouver un remède lui permettant de retrouver des couleurs et de la joie de vivre. En vain.

« Si comme vous l'avez dit, elle a courut dans les prés, il est possible qu'elle en ait dans les poumons, d'où son souffle rauque, le champignon se développe. Je suppose que vous mangez tous le même pain. Donc on va lui épargner l'estomac. On ne le fera que si les soins pour sa respiration ne suffit pas. Pour éliminer le champignon ... » Cette mystérieuse guérisseuse avait trouvé de quoi Elanye était atteinte ! Sous le coup, Rhaegar ne savait pas trop s'il devait exulter ou au contraire se renfrogner. La connaissance de la maladie permettait sans doute d'entrevoir un remède quelconque, à moins que Wyna ignore tout simplement comment le faire, ses connaissances se limitant à la reconnaissance du mal. Rhaegar espérait que non. Reculant quelque peu, la roturière ôta un grand drap, dévoilant plusieurs fioles, flacons et bouteilles de diverses tailles, dont les contenus semblaient aussi divers que variés. Elle choisi une bouteille de bonne taille, dont un étrange liquide rouge se balançait à l'intérieur. Le coeur du seigneur Fengué cognait fort dans sa poitrine ... se pouvait-il que ce récipient contienne la potion permettant de soigner sa petite soeur ? Il avait envie d'attraper Wyna, de lui crier dessus pour qu'elle se dépêche, mais il se contint. Les mains tremblantes, il écouta ce que la guérisseuse avait à dire. « Il faut soumettre le corps à des températures anormales. Dans la nature, ou comme quand on fait le pain , on inflige une forte température, allant jusqu'au feu pour les grosses infestations. Ici , on va lui faire prendre des inhalations bouillantes de cet alcool. Le nuage chaud va lui envahir la gorge et les poumons et tout décoller, voir en partie détruire. Elle va énormément tousser et salement, pour tout recracher. Elle sera aussi soûle, elle en vomira probablement. Mais je vais lui donner quelque chose pour atténuer les douleurs stomacales entre deux doses. Je sais que cela peut paraître violent pour une enfant de onze ans , mais c'est le seul moyen. La température de son corps va beaucoup monter, elle aura peut être de la fièvre et suera énormément. Le temps de rétablissement, sur les cas que j'ai déjà traité est autour de deux à trois semaines, suivi d'une période de réadaptation, parce que le corps est mis à mal. Elle pourra bien évidemment manger entre temps, et on attendra qu'elle ait digérée pour lui refaire une dose d'inhalation. Je ne ferai bien entendu rien sans accord. C'est à vous de décider ... » Ses responsabilités le frappèrent de plein fouet ... il disposait, enfin, d'une option sur la vie de sa petite soeur. Il avait enfin un moyen de lui redonner le sourire, de la revoir courir un jour dans les couloirs éclairés du château, une couronne de fleurs autour de ses cheveux châtains. Mais la méthode que proposait Wyna était brutale ... enivrer Elayne au point de la rendre malade, et ce plusieurs jours d'affilée. Mais après autant de temps, Rhaegar sentait que c'était la seule et l'unique solution, qu'attendre plus longtemps serait définitivement condamner cette enfant. Elle qui avait déjà tant souffert. Et puis que perdaient-ils, à essayer ce traitement ? Sans lui elle perdrait la vie sous peu, ils n'avaient plus rien à tenter. Rhaegar inspira profondément, tentant de calmer les battements fous de son coeur, les tremblements de ses doigts. Il fixa son regard dans les pupilles âgées de mestre Luwen ... ce dernier, les mains noueuses posées sur le socle en bois, acquiesça lentement. Lui répondant d'un léger hochement de tête, Rhaegar pointa ses yeux bleus sur Wyna. Cette mystérieuse guérisseuse ayant le pouvoir de guérir sa soeur. « C'est son dernier espoir. Mon dernier espoir. Faites ce qu'il faut pour qu'Elanye revive. » S'il avait parlé d'une voix sûre, celle d'un lord habitué à commander ses sujets, celle-ci se brisa tout d'un coup, et Rhaegar sentit ses yeux s'embrumer. « Je vous en supplie ... sauvez-là. » Et cette fois-ci c'étaient les paroles d'un frère, d'un grand frère implorant pour la vie de sa petite soeur bien-aimée, aux portes de la mort. Peu lui importaient les moyens, seuls la vie d'Elanye comptait pour lui. Et après tant de jours de souffrance et d'ignorance, voilà qu'on lui présentait un traitement ... enfin.
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Message Ven 14 Juin 2013 - 17:11

Wyna avait laissé les deux hommes se décider. Par respect, elle ne les avait pas déranger dans leurs échanges de regard et regardait doucement la petite, lui ayant prit la main avec légèreté, lui caressant le dessus du pouce, l'autre caressant lentement ses fins cheveux qui étaient devenus rêches avec le temps de la maladie... Pauvre enfant... Saloperies de champignons, s'en prendre à une petite môme... La nature n'était pas un cadeau parfois, elle le savait que de trop. Attendant une réponse, elle fut surpris d'entendre la voix de jeune noble changer. Ses yeux bleus clairs se relevèrent sur les siens, et elle fut réellement touché par ce qu'il ressentait. Empathie bonjour! Dieu qu'elle était sensible aux humeurs des autres... C'était indéniable. Et le visage presque décomposé du Lord, ses mains qui tremblaient et son souffle perturbé ne laissait pas de doute. Cet homme aimait plus que tout sa petite sœur. Elle lâcha les cheveux de l'enfant, et même si cela aurait pu être interprété comme un geste déplacé, pour elle, il était naturel. Sa main fine et chaude se posa lentement sur la mâchoire du jeune lord, quelques doigts s'égarant sur sa joue.

- Je vous promets monseigneur que je vais tout faire pour la sauver. Je vous le jure... Allons, séchez moi cette humanité si douce, vous pourriez être vu de vos hommes. Tout va bien allez. Je ne vais pas la quitter. Je dormirai auprès d'elle, mangerai la même chose en même temps, je lui raconterai des histoires pour lui faire passer le temps, discuterai avec elle de tout ce qu'elle veut et même dans les pires moments si je dois me faire tâcher, et bien je le serai. Mais comprenez-bien une chose, si je commence, je ne m’arrêterai pas. Si nous arrêtons le traitement en plein milieu , ce serait de la torture, ni plus ni moins. Elle risque de pleurer, de souffrir, de dire des choses insensées, et de même vouloir partir... Mais vous ne devez pas faillir. J'ai l'habitude, je serai là pour l'empêcher de s'enfuir et je la garderai dans mes bras, mais il va falloir, vous , être bien plus fort qu'elle. 

Et c'était vrai. Elle avait déjà vu des parents qui avait eu si mal au cœur, qu'ils lui avaient arraché l'enfant , pour finalement lui ramener deux semaines plus tard , dans un état pire.Ce Lord et son mestre avait fait bien du chemin pour arriver en ces lieux. Il serait aberrant voir idiot de repartir juste par fierté ou trop d'amour sans avoir rapporter la paix dans le cœur de cette petite. Elle quitta la joue de cet homme qui paraissait autant homme de guerre que grand frêre aimant et sensible et se concentra sur l'enfant.

- Écoute ma chérie. Tu es assez agée pour comprendre, donc tu as le droit de savoir. Dans ton petit corps, un petit champignon, tout petit champignon s'est installé avec toute sa famille. Ils sont très mauvais pour toi et tu risques de mourir.

Il était inutile de lui mentir. D'expérience, Wyna savait qu'il n'y avait rien de plus terrifiant pour un enfant de ne pas savoir pourquoi on le torturait, pourquoi on lui faisait mal , ou subir des choses. Une fois qu'il avait intégré qu'il y avait une chose qu'il fallait détruite, il prenait sans le vouloir une motivation de survie hors du commun. Il pleurait de peur, et d'épuisement généralement, mais il ne hurlerait pas comme s'il avait peur de mourir.

- Je vais te montrer tout ce que je vais faire, les liquides et les mixtures que j'écrase pour te soigner si tu veux, comme ça, tu sauras toujours ce que je te donne. Ce sont des herbes médicinales, cela veut dire qu'elles vont combattre ce méchant champignon qui veut te prendre ton corps.

En parlant, elle posa une main douce sur le buste de la petite fille.

- Tu vas devoir respirer la vapeur d'un vin aussi... *elle se pencha pour murmurer à son oreille avec une pointe d'humour * tu sais , les bouteilles que boivent parfois ton grand frère et même le mestre, mais chut, il ne faut rien dire.

Elle se redressa, avec un large sourire, les yeux pleins d'affection et la petite fille avait tiré un autre léger sourire. Wyna continua alors sur cette note de légèreté, pour détendre l’atmosphère diablement oppressante.

- Tu vois, on va mettre le vin spécial de cette bouteille (vin qui était en fait une puissante liqueur faite à partir de différents fruits et plantes) dans ce pot transparent. Je vais mettre une ficelle autour, avec torchon trés épais, et tu viendras t'asseoir sur moi près du feu. On posera le récipient sur le feu, on racontera des histoires drôles... j'en ai tout plein tu verras... Et puis quand le liquide sera chaud, il fera comme une vapeur. Tu vas devoir aspirer la vapeur en mettant ton nez dessus. Ça risque de te paraitre un peu brûlant mais ne t'en fais pas, tu as une très belle peau, elle ne tombera pas. Il faudra aspirer très fort pendant longtemps. La vapeur va attaquer les petits champignons et nettoyer ton corps. Ça va être long et un peu douloureux, mais tu sais quoi... si tu gagnes, je te donnerai plein d'astuce avec des petites plantes pour devenir encore plus jolie, et faire rougir tous les garçons de ton château. Tu es d'accord?

Le sourire n'avait pas quitter le visage de Wyna, et elle eut même à un léger regard pétillant à la fin, qui lui fit chaud au cœur. Bien qu'elle allait gagner. L'échec était hors de propos. Wyna ne partait jamais défaitiste, même quand la réalité semblait cruellement inévitable. A fuir, on ne construit jamais rien, alors elle apprenait aux autres à ne pas le faire... Même si la plupart des Hommes sont des lâches. Il n'y avait rien de plus fort que le courage d'un enfant, probablement parce que l'insouciance était un facteur inévitable de prise de risques plus importante.La petite aussi semblait être d'accord. Wyna s'écarta calmement, contourna le socle et s'approcha du mestre en parlant doucement, conviant le Lord à ce joindre s'il le désirait, très sérieuse.

- Je vais avoir besoin de vous Mestre. Je ne pourrais pas la maintenir et préparer les traitements annexes. La liqueur maison est l'élément principale, mais elle va probablement avoir des douleurs musculaires, stomacales, et suera énormément. Il va lui falloir des vêtements de rechange. Nous devrons aussi l'amener régulièrement aux toilettes. Ou protéger sous elle. Elle ne va plus vraiment avoir conscience de certains choses et sera comme un bébé pendant les deux heures qui suivront l'inhalation. Son premier repas ne sera que demain matin. Elle doit rester à jeun pour que les premières bouffées soient efficaces. Elle va aussi certainement vomir, il faudrait vider, rincer. Nous pourrons nous relayer, histoire de dormir un peu et de manger ou se laver. Il y a une rivière claire à 30 mètres derrière la maison. Je vous montrerai. Nous allons chercher l'eau là bas. Par ailleurs, un ancien mestre qui a perdu la raison vit avec moi. Il m'a sauvé la vie quand j'étais petite. Il vous faudra ne pas trop faire attention à lui mais surtout éviter qu'il approche l'enfant. Il a des hallucinations parfois. Et monseigneur, faites attention à vous, il prend tous les jeunes hommes comme des potentielles prétendants à mon égard qui pourrait lui voulait sa fille. Je suis vraiment désolée pour ce critère, mais je me devais de vous prévenir. Je pense qu'il ne vous ennuiera pas, il est en chasse depuis quelques temps, donc presque jamais là mais bon... Vous devriez prévenir les soldats pour qu'ils évitent de l'embrocher.

Puis elle se décala, prit un bout de papier d'un reste de livre sur le coté, sa plume , et un peu d'encre et commença à faire une liste. Hey oui , non seulement le guérisseur était une femme mais en plus, elle savait écrire et lire. Oh rien d'extraordinaire mais elle savait. Elle ouvrit un gros bouquin plein de papiers mis en vrac pour autrui mais rangé pour elle, et s'arrêta à une page.

- Je vais faire la liste de ce dont nous allons avoir besoin, avec les doses, et j'irai chercher des seaux d'eau à la rivière avec deux de vos hommes si vous le permettez messires. Cela nous éviterez de revenir.

Elle couvrit la petite en se retournant et l'observa, compatissante;

- Je reviens. Je sais que beaucoup d'entre vous sont croyants. Si vous voulez faire une prière avant que les soins ne commencent, je vous laisse seuls.

Un geste respectueux de la tête et la jeune femme sortit dehors, laissant le Lord et son mestre seuls avec l'enfant. Peut être avaient-ils besoin de discuter un peu. Pour le moment Wyna était dehors et s'approcha de deux soldats, qui étaient près des chevaux. Elle leur sourit très gentiment, et leur demanda :

- Messieurs, j'ai cinq seaux d'eau claire à remplir pour les soins. Nous avons trouvé ce qu'a la sœur de votre seigneur. Cela vous dérangerait-il de m'accompagner à la rivière pour les remplir? Je crains fort ne pas avoir votre force.

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Boucles nobles et le chaperon loup

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