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Un papy dans le fossé! - PV Randal -

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Message Sam 8 Juin 2013 - 18:20


UN PAPY DANS LE FOSSE!
- PV Randal - flashback - y'a un an -



Un jour de nuages. Gris. Austère. Le vieux lui avait dit la veille de ne pas sortir, qu'un orage se préparait pour les jours à venir. Ne sachant jamais quand il était fiable ou complètement pété du casque, la belle Wyna avait enfilé sa cape de cuir tanné noire, surpassée de fourrure de loup gris, dit de commun qu'ils avaient tués avec les années pour se défendre, et avait quitté le logis, après lui avoir laissé à manger pour au moins quatre jours. Il était un peu fou mais pas suicidaire, il restait à la maison en son absence. Sa cape douce et assez volumineuse en poils ne l'empêchait pourtant pas de se mouvoir. Robe noire et beige légère, serre taille en cuir et sangles qui partait de sous la poitrine jusqu'au hanches.. Chausses sombres, et petite besace sous la cape, elle filait entre les arbres en silence d'un pas sûr, connaissant les moindres recoins et odeurs sur le bout des doigts, échappant aux points sensibles des lieux, et aux contrôles potentiels. Non pas qu'elle ne soit pas en règle ou recherchée, juste qu'elle n'aimait pas vraiment les gens. Alors qu'ils la prennent pour un homme l'arrangeait. Le cache nez noir lui enserrant le bas du visage, la capuche sur la tête, il se mit à pleuvoir. Ce soir, la nuit allait être fraiche ... Et les loups seraient probablement en chasse. Quand ils faisaient trop chaud, ils sortaient peu.

La belle saison commençait à filer et sous peu , la nouvelle se verrait bien vite dans les sous bois, à faire crever lentement la nature pour laisser place au paysage hivernal si lourd de vision pour celui aime les couleurs et détestent le brouillard et les légendes glauques. Prier un dieu pour demander sa protection ? A quoi cela servait-il ? Si un dieu avait existé, on ne lui aurait pas ôté sa famille si aimante, et son mentor si généreux ne serait pas tombé dans ce gouffre. Elle n'aurait pas non plus à sentir cette balafre gigantesque dans son dos tous les jours, ou à chaque fois qu'elle se lavait. Et s'ils avaient été plusieurs, alors ce serait encore plus blâmable, parce que pour les nobles, ils auraient le temps et pour les pauvres gens non ? Autant ne croire en rien , sauf en soit et lire le monde, le ressentir jusqu'au fond, pour évoluer en accord avec ce dernier, tout en gardant humilité et simplicité. Wyna aimait la vie, aussi dure et précaire fusse-t-elle dans son cas, elle l'aimait. Et bien mal appris serait celui qui tenterait de lui imposer un de ses superficiels principes dénués de toute objectivité. Wyna avait aussi conscience que tôt ou tard , on solliciterait ses talents. Elle était toute jeune et déjà pleine de promesses, avec un niveau non négligeable pour une pauvre fille. Elle n'avait rien d'un mestre, mais il ne fallait pas la sous-estimer. Alors elle restait dans l'ombre. Elle y resterait autant que possible.

Ses pieds , solidement chaussés de bottes de cuir, semelles plates doublées, parcourraient les sols depuis plusieurs jours maintenant. Elle était sur le chemin de retour, mais il restait bien 50 lieux avant de retrouver son chez elle. La pluie tombait finement depuis quelques minutes, et même si elle était à l'abri sous son énorme capuche de fourrure, qui sous sa posture semi pliée pour escalader les butes entre les racines, la faisait plus passer pour un gros loup , que pour une demoiselle solitaire, elle devait trouver un abri , même précaire. Les nuages noirs qui faisaient entendre l'orage au loin n'avaient rien d'amical. Si la nuit tombait sans qu'elle ne puisse faire de feu , elle devrait en découdre avec les loups, chose qu'elle n'aimait pas du tout. Plus ils étaient loin , mieux elle se portait. Et ce n'était pas son arc basique, bien que joliment gravé dans le bois et le métal , artisanalement fait par le vieux Crébon, qui allait la sauver d'un mâle alpha en besoin de se remplir la panse. Les mâles tous les mêmes. Ca aussi c'est un terrain instable avec Wyna, mais passons. Elle se stoppa pour regarder un coup le ciel , voyant des silhouettes animales passer au loin dans les fourrés en contre bas, dans un pré déjà plein de brebis. Mais pourquoi ces saloperies ne s'enfilaient-elles pas un bon gros gigot ?! On mange pas les guérisseuses bande malappris! Ouais ... mais t'es de la viande chaude et tu cours. Meilleur gibier. Elle sentait qu'elle ne se débarrasserai pas de ces loups comme ça. Sale jour... La lune serait pleine, c'était au moins ça de gagné, elle ne serait pas dans le noir.

Elle s'enfonça de nouveau dans un bois, c'était le plus court. Hors de question de prendre les grands chemins, c'était le meilleur moyen pour se manger une embuscade de boulets barbares, qui ne feraient qu'une bouchée d'elle. Avec le temps elle avait appris. Un peu trop peut être, au point d'un peu trop éviter tout et n'importe quoi sauf ce qu'il fallait. Le jour continua de décliner, la nuit commençant à caresser doucement les cimes des arbres aux feuilles dont les bouts commençaient à roussir. Au détour d'un énorme chêne, sa main gantée d'un épais cuir noir, presque trop masculin, mais qui faisait parti de ce déguisement qui devait la faire passer pour un homme, s'arrêta sur l'écorce humide, et ses pupilles fixèrent une énorme roc enfoncé dans le sol en biais, de manière à la protéger partiellement de la pluie, et suffisamment renfoncé pour abriter un petit feu. Elle allait s'y diriger quand elle entendait des bruits inhabituels en arrière à environ une demi lieue de là , peut être moins.

Elle se retourna par réflexe, ses iris bleus pâles sortant de son vêtements, les poils de sa cape bougeant par à coups sous les bourrasques. Un hennissement , des cris de loups qui jappent et grognent portés par le vent. Peut être ne serait-elle pas le repas ce soir. Oui mais... Un cheval en pleine forêt ? Des cris d'hommes... Ah. Elle hésita... Y aller au risque de se faire prendre pour un gibier et de se faire planter ou bien continuer comme si de rien n'était . Après tout , beaucoup faisaient ainsi non ? Oui mais non , pas Wyna. Allez , allons chercher les ennuis...



Dernière édition par Wyna le Mar 11 Juin 2013 - 18:58, édité 2 fois
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Randal Manderly
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▪️ Seigneur de Blancport ▪️
Gouverneur de la Blanchedague

'Portés par les Flots'

♦ Missives : 553
♦ Missives Aventure : 19
♦ Age : 25
♦ Date de Naissance : 17/04/1992
♦ Arrivée à Westeros : 28/05/2013
♦ Célébrité : Sergio Castellitto
♦ Copyright : aSoIaF & Randy
♦ Doublons : Rogho Gargalen
♦ Age du Personnage : 42
♦ Mariage : Sunniva Manderly
♦ Lieu : Blancport
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Disponibilité 1/1
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Message Mar 11 Juin 2013 - 12:20

La délégation partie de Blancport à la rencontre de la famille Tully de Vivesaigues s’était achevée dans un festin suffisamment lourd pour que le trot des chevaux s’accompagne de sa fanfare de pets bruyants, jouée par l’orchestre philarmonique de la garde personnelle de Randal. Par malheur des traditions, celui-ci devait toujours rester au centre de la marche afin de bénéficier de protection sur tous les flancs. Les coutumes, pourtant bienveillantes, qui avaient initié cette brillante idée défensive n’avaient visiblement pas pris en compte l’éventualité des odeurs desquelles Lord Randal était désormais prisonnier. Pour autant, le Manderly ne pouvait définitivement pas faire usage d’autorité en de telles circonstances ; à quoi bon menacer, forcer la voix ou punir des choses aussi triviales. La coercition était un outil d’une grande finesse, qu’il fallait apprendre à employer avec parcimonie, si l’on voulait qu’elle remplisse l’effet escompté lorsqu’on l’utilisait. Aussi, l’homme prit sur lui un moment, jusqu’à ce que l’affaire se transforme manifestement en un concours stupide. Lorsque ses hommes commencèrent à s’esclaffer au son de leurs prouesses rectales, s’en fut assez pour le Seigneur de Blancport. Arrêtant la marche d’un signe de la main, il inspira une grande bouffée d’air frais. La région des Conflans était encore assez paisible et plutôt accueillante. Ci et là, les bruissements de rivières alentours faisaient échos dans les vastes sous-bois ce qui, allié au murmure des vents entre les branches touffues, offrait une symphonie idyllique à qui s’y laissait bercer. Après s’être accordé quelques douces secondes de ressourcement, Lord Manderly releva la tête, et fixa l’un de ses gardes qui tentait, tant bien que mal, de retenir son fou rire. Sur son flanc droit, un autre essayait de se retenir également.

[Randal] « Continuez tous les deux à rire comme des ânes et je vous garantis qu’il ne faudra pas longtemps pour vous en passer l’envie. Encore une once de sourire et toi, je vais mettre ta tête dans son cul. Et toi, tu es chanceux ; je vais mettre ta tête dans mon cul. Maintenant, en avant, bande d’abrutis. »

La route fut reprise et davantage silencieuse. Randal pouvait désormais savourer la beauté des lieux sans être troublé par quoi que ce soit et, tandis qu’ils remontaient le Neck, le soleil commençait à s’éteindre aujourd’hui. Dans son esprit, la décision n’était pas encore prise ; il hésitait encore à monter le bivouac en forêt ou à prolonger la cadence durant la nuit, afin de gagner un peu de temps. Plusieurs semaines le sépareraient encore de Blancport et Randal ne supportait pas les routes terrestres. Lui, était un marin, un commandeur de flotte, pas un coursier dans l’âme. Il avait appris, comme tout bon chevalier, l’art de la monture, mais l’exerçait bien moins que la navigation, pour laquelle il avait toujours hérité d’un certain talent.
Bientôt, la pleine Lune s’assit au sommet de son trône crépusculaire. Randal leva les yeux au ciel et la contempla un instant. Elle était belle. Soudain, une série de hurlements se firent entendre au fond du bois. En même temps, des jappements de plus en plus proches identifiaient l’arrivée d’une meute de loups, probablement affamés et sauvages, dans leur direction. Lord Manderly s’étonna que de telles bêtes s’attaquent à l’homme, et pourtant c’est ce qu’elles firent. Avant qu’il eu le temps de tirer son arme du fourreau, l’un de ses hommes fut happé à la gorge dans la ruée d’un canidé, qui l’acheva au sol de ses dents carnivores. S’en suivit l’arrivée des autres loups. Randal estimait leur nombre à une trentaine, soit une meute conséquente. Ils étaient un peu plus que la diligence de Blancport.
La bataille fit rage et certaines bêtes furent défaites rapidement dans des cris de douleur. De tous les côtés, les hommes de la garde tombaient aussi en implorant leur sort, qui ne les écouterait surement pas. Randal, quant à lui, restait concentré. Il venait déjà d’exploser le crâne de deux des animaux avec son fléau d’arme, encore ensanglanté. Scrutant la zone de combat, l’homme s’aperçut qu’il était le seul encore sur ses pieds. L’ensemble de sa troupe était agonisante ou morte. Taillés en pièces par les épées et les masses, beaucoup des animaux gisaient aussi museau contre terre. Randal affrontait le loup de face, faisant tournoyer son fléau afin de conserver sa force centrifuge dans une dernière attaque. Mauvaise analyse. Une douleur puissante et vive vint le saisir à la taille, au niveau de sa cuirasse. Il restait encore deux bêtes. Celle qui était encore en face de lui profita de sa faiblesse pour s’élancer vers lui et l’achever. Randal, bien déterminé à ne pas périr en rase forêt, usa d’un regain d’entrain pour supporter quelques secondes la douleur afin de frapper l’animal dans son élan. Celui-ci prit le Fléau en pleine gueule dans un bruit sourd, et tomba au sol inanimé.

Le dernier loup, qui l’avait attrapé par derrière, ne démordait pas sa cuirasse. Par chance, cette dernière était de bonne facture et avait permis de prévenir un peu la profondeur de la morsure de l’animal. Randal était fatigué, et se débattait avec la bête qui ne tarderait pas de l’achever au visage s’il n’était suffisamment réactif. Sur sa gauche, le poignard d’un de ses hommes était tombé par terre. Il s’en empoigna et vint le loger dans l’œil de ce dernier loup, qui mourut à son tour dans une série de gémissements compulsifs. La bête s’écrasa de tout son poids sur Randal.

Seul, allongé contre le sol, le flanc en sang, presque étouffé par le loup qui pesait sur lui, le Seigneur attendait maintenant la mort, ne sentant plus assez de force en lui pour la braver une dernière fois. Il contempla la Lune, et sentit qu’il s’évanouissait.




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Message Mar 11 Juin 2013 - 19:40


Ses pas fila entre les racines, ses plantes de pieds accusant chaque déformation du terrain avec une facilité que seul un animal où un chasseur aurait pu suivre. Une silhouette courbait se profilait rapidement entre les fourrés, laissant seul au vent l'audace de la caresser avec naturel et pudeur. Ses sens étaient à l'affût. Elle allait droit sur les loups. N'importe lequel d'entre eux auraient pu jaillir d'on ne sait où... Elle devrait le mettre au sol , quitte à se faire mordre. Elle l'avait déjà fait, elle ne cessait de vivre avec depuis petite. Elle avait même moins de mal avec un loup qu'avec un homme. Son adrénaline pulsait sourdement dans ses veines. Le couteau aiguisé, recourbé le long de son avant bras, elle continuait sa course vers les cris, les hennissements et les grognements. Les secondes à courir lui parurent interminables. Quelle folie commettait-elle? Elle et son foutu instinct de protection , elle et son envie de toujours faire plus au détriment de sa propre vie. Elle vit un loup passer en courant , le poil taché de sang. Ses pupilles se dilatèrent en croisant son regard. Il allait bientôt mourir. Il couinait trop ... Elle se redressa lentement , le regardant se trainer au loin pour ne plus bouger... Non... Sa curiosité fut piqué à vif... Elle devait savoir. Il n'était même plus question de suaver quelqu'un ou non , là , il s'agissait de savoir. Wyna se remit à courir et ralentit enfin à quelques mètres de l'orée d'un chemin , voyant les fougères bien tachés de sang... Sa main s'enfila doucement le long de l'une d'entre elles, de ses gants noirs grossiers. Le nez dissimulé dans son casse nez noir, elle releva un regard sévère sur la lumière du chemin. La pluie allait arriver dans peu de temps. L'averse était passé mais les nuages reviendraient... Lorsqu'elle passa ses yeux du ciel aux cimes mouvantes , pour les fixer sur le sol , elle fut prise d'un haut le cœur.

Par tous les dieux... Un massacre... Cette meute n'était pas ordinaire... Son comportement avait été bien trop agressif, et le nombre de loups n'étaient pas normal non plus... D'où venaient-ils? Du Nord...? Qu'est-ce qui les avaient poussé ici... Elle ne les reconnaissait pas... Ils étaient plus grands, et plus agressifs... Leurs yeux dilatants, et rougeoyants, comme veinés d'un empoissonnement... Elle avait vu ça sur deux renards il y avait peu et un paysan s'était plaint que certaines de ses vaches étaient devenues cinglés et avaient empalées des congénères sans raison... Wyna s'inquiétait... Jouer avec la nature était une mauvaise affaire, et pour les victimes, et pour celui qui jouer à l'apprenti sorcier en testant des poisons sur des animaux... Pour ensuite peut être les utiliser sur des hommes... Et toutes ces rumeurs sur les conflits grandissant avec les Fer-nés... Ils n'étaient pas loin de ces derniers. Un seigneur devaient s'amuser à chercher des armes massives pour les dissuader d'attaquer son fief... Les nobles étaient décidément de bien piètres abrutis parfois... Pauvres loups qui n'avaient rien demandé. Et en parlant de lord ... ces soldats devaient bien appartenir à quelqu'un. Richesse de tissus, montures de sang noble... Wyna sortit sur le chemin , et commença à toucher de la main les gorges de ces gens ... Mort... mort ... mort ... L'un d'entre eux était encore en vie, mais il déglutit un sang noir quand elle le toucha et mourut en la regardant. Wyna n'aimait pas ces moments... Son cœur se serra. La mort ne sera jamais son chemin de bataille... Et bien qu'elle y soit confrontée depuis enfant , elle se ne résignait pas à la considérer comme une banalité essentielle, collant à son métier...

Elle lui ferma les yeux et fit les autres... Et bien sûr le dernier. Eh bah tiens , il est pas mort celui là? Wyna passa sa main de cuir sur la gorge et appuya un peu plus pour être sûre. Eh bah non il était pas crevé. Et vu le peu qu'elle en voyait , c'était lui le bougre qui dirigeait toute cette ménagerie morbide. Comment oublier qu'on doit rentrer à la maison par Wyna... Pourquoi lui et pas un soldat. Elle supposa que c'était l'armure. Et voila, encore les gueux qui prennent et les seigneurs qui survivent... Elle nota que le loup lui était tombé dessus, il s'était donc probablement battu. Bon , c'était déjà ça , ce n'était un bigre de lâche. Elle ne baissa pas sa garde pour autant et dégagea de lui toute arme potentielle. Puis elle prit appui sur le sol et poussa clairement de ses deux pieds, et de l'épaule , faisant rouler le loup bien lourd sur le coté du corps. Elle se retint de tomber sur l'homme qui semblait avoir la quarantaine et dieu qu'il avait de grandes oreilles. C'est pour mieux entendre les vérités de ce monde mon enfant ? Un peu foiré pour le coup... Elle fit une des sacoches d'un cheval mort dégueulait de pitance, tel que du pain , du fromage , de la viande séchée et ce chose qu'un soldat prend au cas où. C'était ça qu'ils avaient senti. Et pour peu que le poison les aient rendu fous, ils avaient identifié les cortèges comme sentant le contenu de toutes ces sacoches de soldats... Bande d'abrutis... Les gens de la ville et de la Haute en oublie de sentir le vie et ce qui la compose... avec tous les dangers que cela pouvait représenter. Et ça se prétendait Guerriers? Elle aurait voulu enseigner l'humilité à ce monde mais ça n'aurait fait qu'elle aussi la précipiter dans ces gouffres de vantardise et d'esprit hautain.

De ses yeux pâles, elle chercha la blessure ou quelconque critère qui aurait pu être anormal sur un corps sain. une chose était sûre, un corps de cette stature ne tombe pas juste sous le poids d'un loup. Elle passa ses mains sans regarder qui si l'homme était éveillé ou non, et nota du sang sur le flanc gauche , au niveau du rein. Voilà qui était trouvé. Elle y risqua même les doigts pour en voir la gravité dans l'épaisseur de cette carapace.


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Randal Manderly
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Message Ven 14 Juin 2013 - 16:34

Tout cela était étrange et, pour énoncer les choses clairement, assez peu familier. Allongé dans l’herbe, Randal observa à droite, puis à gauche. Il continua alors de scruter l’endroit, découvrant la clairière qui l’entourait à coups de mouvements de tête frénétiques dans différentes directions. Puis, l’Homme cessa ses constatations. Ses yeux s’exorbitèrent un peu, ses lèvres se pincèrent. Sur cette expression du visage éphémère, qui convient souvent aux situations dans lesquelles l’entendement commun a depuis longtemps laissé place à la stupéfaction la plus totale, le Seigneur amena lentement sa main droite contre ses côtes. Il souffrait encore, pourtant il n’y avait aucune blessure palpable. Arborant la zone avec retenue, il fut d’abord étonné de n’y sentir point l’humidité de son sang. Toujours étendu au sol, il baissa la tête soudainement, son menton touchant presque son torse. Interloqué, Randal constata qu’il n’avait rien ; aucune trace ne restait de la plaie qu’il aurait du avoir si ce n’était cette incompressible douleur dans le ventre, qu’il n’expliquait donc plus. Cette dernière était passive, continue. Elle le lançait mais ne s’accentuait guère lorsqu’il bougeait. Alors, lentement, il se servit de ses coudes pour se relever tranquillement, prenant quelques secondes dans la position du contemplateur estival, moitié couché, le buste soutenu à la seule force de ses bras. Tout de même, il n’avait pas le souvenir d’avoir une seule fois atterri en telle contrée. Délaissant la bizarrerie au profit de ce qui lui semblait être la réalité, il décida de faire fi de ses questions afin de ne pas rester ici pour mort. De quelques gestes forts il se redressa sur ses jambes, ses côtes toujours souffrantes, tandis qu’il reprenait sa marche en direction des sous-bois.

Il faisait jour. Le Gouverneur de Blancport se dit que la nuit dernière avait du faire paraître l’endroit différent de ce qu’il était à la lumière. Rapidement, il atteint l’orée de la forêt, laissant sa petite clairière derrière lui. Il marcha cinq bonnes minutes, sans rien trouver de particulier. Toutefois, il s’aperçut tout à coup que sur son flanc droit, quelque chose approchait en hurlant d’une petite voix stridente. Randal fixa la chose et ses yeux grossirent en même temps qu’elle approchait, c’est-à-dire à grande vitesse.

[ ?] « Vite, vite, pousse-toi ! Attention ! »

Randal se baissa. Au-dessus de son crâne venait de filer, fendant l’air dans un léger bruit sourd, un pigeon chevauché d’un écureuil. Ce dernier sembla pousser un hymne, comme un cri de bataille. Le rongeur était visiblement armé. Une branche taillée et solide faisait office de lance, qu’il présentait en face de lui de façon à percuter quelqu’un. Le chevalier et son destrier volant continuèrent leur course folle, jusqu’à ce qu’ils atteignent leur cible. Une chauve-souris surmontée d’une grenouille chutèrent des airs et vinrent s’écraser au sol, à quelques mètres de Randal. Ce dernier les analysa un instant, ne saisissant pas toujours ce qu’il se passait en ce moment. Ce fut alors qu’il assista à la plus grande bataille de tous les temps, la charge des Polatouche.

Des milliers de chauve-souris se firent entendre sur la gauche, tandis que les écureuils s’élançaient fièrement, à dos de leurs pigeons, en direction de leurs ennemis jurés. L’un d’eux, en tête de ligne, se distinguait d’un gland porté en étendard sur sa monture. L’une de ces incisives était brisée, signe qu’il avait déjà surement combattu maintes fois – ou croqué solide noix – dans le passé. Les deux peuplades s’entrechoquèrent, les animaux valsèrent dans tous les sens. Puis, le combat fit rage pendant une heure. Crapauds bondissants s’opposaient aux rongeurs agiles. Randal les regarda. Puis, voyant qu’une nouvelle charge fonçait droit dans sa direction, il prit ses jambes à son cou et grimpa, tant bien que mal, à un arbre, jusqu’à atteindre ses premières branches. De là, il put contempler l’issue de la bataille. Dans un tonnerre de gloire et la liesse générale, les Polatouche vainquirent leurs opposants. Randal ne bougea pas de sa branche et, sans qu’il s’en soit aperçu, ne fut bientôt plus seul dessus. L’écureuil qui avait manqué de le percuter il y a peu l’avait rejoint.

[Randal] « Je suis… Est-ce que je viens de voir des écureuils chevaucher des pigeons à l’encontre de grenouilles, elles-mêmes montant des chauves-souris ?

[ ?] – Oui, nous étions en guerre ! Mais grâce au Saint Noisetier nous avons vaincu ! Loué soit le Saint Noisetier ! »

Des milliers de hurlements surprirent Randal dans son dos. L’ensemble de l’armée des Polatouche était désormais dans le même arbre que lui. Leurs cris provoqua chez lui un recul qu’il ne contrôla pas et, ne parvenant pas à s’accrocher à quoi que ce soit, l’Homme entama une rapide chute qui le replongea face contre terre. Ses côtes le lançaient bien davantage, tout à coup. Et puis, il y eut un long trou noir.
Au loin quelques bruits se firent entendre. Randal ouvrit de nouveau les yeux. Il faisait nuit. Il commençait à se demander s’il provoquait à lui seul aubes et crépuscules de son sommeil. Seulement, parvenant à recouvrer un peu sa vue et ses sens, souffrant sur son flanc, il put distinguer juste au-dessus de sa tête une forme qui lui semblait humaine, cette fois-ci. Sous un épais capuchon et des vêtements de basse facture, se dissimulaient des traits qui semblaient féminins, desquels chutaient quelques cheveux noirs et longs. Ses gants en cuir lui rappelaient par ailleurs beaucoup ceux des travailleurs de l’acier qu’il avait pu fréquenter, les armuriers de Blancport. Randal baissa les yeux ; indice crucial. Il crut discerner des formes qui s’apparentaient à une poitrine, sous cet habit. S’essayant à quelques mots, il tenta de ne pas trop bouger, afin de ne pas raviver sa plaie, qu’il pouvait de nouveau apprécier du regard.

[Randal] « Je… m’excuse mais. Vous… vous êtes une femme ou un forgeron ? »




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Message Ven 14 Juin 2013 - 20:40


Wyna toucha la plaie. Elle était laide. L'armure que portait cet homme n'avait pas été assez épaisse. les crocs avaient coupé deux sangles. Les autres sur le même cotés et sévèrement entamées et abimées. Elle ne pourrait pas les détacher normalement. Tant pis. Elle vérifia qu'il était inconscient, scrutant au passage si des gens arrivaient. Elle ne devait pas rester ici. Elle tapota la joue du barbu. Pas de réponse. Bon. Il était dans les choux le bougre. Elle se redressa un peu , et contourna le corps pour lui chopper les pieds et le trainer vers le fossé. Il était en contrebats dans les fougères, mais bon, elle n'avait pas le choix. Elle ne pouvait pas le laisser comme ça en plein milieu. Les gueux du coin se foutaient qu'il y ait corps et carcasses dans la boue, ils pouvaient rouler dessus sans vergogne ni culpabilité. Elle descendit en contrebas, et le traina dans les feuilles. Le sous bois était humide mais sans boue. L'humus faisait une bonne couche anti-marécage. Le reste du corps suivi. En même temps, il valait mieux. Si ça n'avait pas été le cas, cela aurait voulu dire qu'il était un peu... en petits bouts le messire. Ca aurait été de suite moi pratique de le réveiller. Mais non, même la tête tenait sur son cou. Enfin, elle tapa en arrière sur une souche, et Wyna serra les dents avec un léger "pardon" presqu'inaudible. Elle allait le tuer au lieu de le sauver...

Une fois dans un amas de buisson, soit dit en passant de la bruyère et de l'aubépine, plein d'épines à moins de deux mètres tout autour, elle remonta le talus. Pour peu que le type se réveille entre temps et tente de fuir, il allait croire qu'il pouvait franchir les aubépines et s'empaffrer les coucougnètes dedans. Ca serait subtil de lui recoudre avec des boyaux de chat après. Oh quelle horreur. NON. Pas penser. Elle remonta donc vers la route et poussa les corps un à un dans le fossé en face, avec les loups. Puis elle ramassa  ce qu'elle avait trouvé. Seuls les chevaux restaient au milieu de la route. 600 kg , ça va pas ou quoi, elle ne bouge pas ça , même pas à 6 Wyna. Elle prit les sacoches sur le cheval qu'elle estima le plus richement bridé et sellé,et ramassa l'arme qu'elle avait trouvé à coté du coup de l'homme du sous bois. Un machin de gros rustre, avec des pics à trouer le derrière d'un Fer-Nés vierge. Les hommes étaient vraiment des barbares quand ils s'y mettaient. Que diable avait-il besoin de transformer un tel engin?

Elle redescendit en passe chassés et glissés le talus et s'avança sans retenue vers l'homme. Elle posa tout à terre et partit chercher du bois. Demain , les corps auraient disparus mangés par les loups du pays. Leurs congénères y compris. Elle devait les isoler de ces saletés qui n'auraient plus que le sang à la gueule et les yeux gorgés d'avidité et de tuerie. Depuis qu'ils avaient gouté aux hommes , les loups avaient changés... Elle le savait. Un loup qui a mordu est de suite plus agressif parce qu'il sait que l'homme est plus faible. Il attend le bon moment. Il traque, fait angoisser et vous tombe dessus à la seconde où vous ne vous y attendez pas. Une fois le tas de bois fait et une réserveà coté, suffisamment grande pour tenir la nuit, après bien une heure de recherche, elle s'assit près de l'homme. Sa blessure n'était pas aussi mortel qu'un loup, elle avait eu à faire un choix. Et elle était confronté à ces choix de vie ou de mort continuellement. Avec le temps, elle avait appris à y réagir avec tempérance. Elle en étonnait même certains hommes. Il était certain que bien qu'elle soit belle et adroite, elle n'avait pas l'attitude coincée de toutes ces poules de cour. Elle ne les aimait pas? Elle n'avait pas à répondre à ça , ne jugeait pas , mais elle en avait vu certaines et elle ne lui avait pas laissé des souvenirs très pimpants en débrouillardise.

Après plusieurs minutes, le feu prit et elle l'attisa, puis s'occupa de l'homme. Elle sortit son couteau , dont la lame faisait bien 20 cm de large... Et le tourna sur le coté, pour lui larder les sangles à deux reprises. Elles cédèrent. De là , elle plongea le large couteau dans les braises du feu , le surveillant et maintint l'homme sur le flanc... Elle lui ôta les sangles sur l'épaule. Il fut inutile d'ôter celles du torse , elle fit glisser l'amas de cuir vers l'extérieur du corps. Tout ça après lui avoir ôter son épaisse veste qui cachait tout ce bazar. Un vêtement en lin blanc apparut en dessus, plus trop blanc du coup. Wyna posa l'accoutrement épais sur le coté. c'était si lourd, comment faisait-il donc pour se trimballer avec ça... Elle souleva un peu le vêtement pour voir la plaie sur le coté, légèrement à l'arrière. Très vilaine, mais pas trop profonde. Ça irait. L'homme semblait avoir une inconscience agitée. Elle garda un oeil sur lui , en fouillant dans sa grosse sacoche, ouvrant un peu les sachets, préparant ce qu'il fallait. Le couteau à la lame épaisse, dure et aiguisée se réchauffait dans le feu. Elle entendit de légers bruits derrière elle, vit des yeux lumineux s'arrêtait , un grognement, puis d'autres yeux. Elle ne bougea pas. Ils n'avaient pas trainé. A peine deux heures qu'ils étaient à l'abri dans ce presque cercle d'aubépine et de bruyères épaisses assez hautes, et les loups avaient déjà senti l'odeur du sang portés par le vent. D'un oeil habitué, elle ne s'en inquiéta pas. Ils ne viendraient pas avec le feu et l'aubépine. Il y avait bien plus intéressant 100 mètres plus loin. Elle ne trompa guère. Ils se détournèrent sans plus d'observation. Wyna n'avait pas peur. L'autre était inconscient et en plus , elle sentait le loup, avec cette cape. Ils les laisseraient tranquille.

Un bruit de mouvement... Elle baissa les yeux vaguement sur l'homme. Il était réveillé. Elle devrait faire avec. Il allait probablement grogné. Et sa première question sonnait le gong de l'étonnement. C'était quoi ça ? Une insulte ? Il divague. Elle ne dit rien , ôta sa capuche de fourrure, la défit même , commençant à avoir chaud à coté du feu , dévoilant une silhouette ceintré d'un serre taille noir à sangles et d'une robe claire. Elle sortit le couteau du feu et souffla doucement dessus.

- Et vous, on va savoir si vous être un fier guerrier ou un couard. Allez, on se tourne doucement sur le ventre... C'est l'heure de vous soigner. Ca m'aurait arranger que vous soyiez inconscient, mais comme on ne peut pas tout avoir dans la vie, on va faire avec.

Elle sourit. Un forgeron. Non mais je vous jure. La lame rougie brillait comme une ode à la torture dans la nuit, éclairée par une demi lune franche. Il n'y avait pas de nuage finalement. Demain, il fera beau. L'ironie de la nature n'est-il pas? Un soleil qui se levait sur un massacre funèbre. L'humus garderait la trace sanguinolente de ce triste festin des semaines durant. Ils étaient passés à table. Ces démons à crocs. On les entendait se battre à cent mètres de là , de l'autre coté de la route dans le fossé opposé.

- Je vous déconseille de vous enfuir. A quelques pas de là, il y deux meutes qui s'affrontent pour le corps de vos hommes et leurs congénères. Vous saignez. Si vous quittez ce feu et cet abri naturel, ils vous pourchasseront et cette fois-ci , vous mourrez. Retournez-vous s'il vous plait.

Elle le regard à la lumière du feu , encore à moitié dans sa cape. Le regard concerné , doux, mais sérieux quand même. La situation était assez inquiétante, elle ne relâchait pas sa surveillance.
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Randal Manderly
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Message Dim 16 Juin 2013 - 22:04

Merde. Elle était mignonne, la petite. Finalement, elle n’avait plus grand-chose d’un forgeron, si ce n’est les habits. Quoiqu’après examen approfondi, le manteau en peau de loup qu’elle portait sur celle n’était pas typique des armuriers. Il l’observa, fatigué par sa blessure, encore à moitié troublé par les Polatouche et leurs pigeons de combat. Bien qu’ayant la vue un peu floutée par le réveil et le feu salvateur qui brûlait près de lui, Randal comprit bel et bien qu’il avait été recueilli, et que tout ceci était réel. Il regarda un peu partout, fronçant les cils. La demoiselle en guenilles ne tarda pas à répondre à sa question avec un ton assez impertinent. Lui, n’était pas habitué à ce genre de tact ; Seigneur incontesté de sa ville, Lord Manderly imposait un respect qu’il s’était forgé au fil du temps. Personne à Blancport n’osait le défier, pas même par une légère joute verbale mal placée. L’homme s’étonna alors de ce que cette fille venait de dire et se ravisa aussitôt de répondre quelque chose qui eut été particulièrement hors de propos. Ici, il n’avait aucune autorité. Cette femme venait de lui sauver la vie, les loups rôdaient encore autour de leur position et, qui plus est, elle n’avait pour l’instant pas l’air de suggérer de mauvaises intentions à son égard. Bien au contraire, Randal s’aperçut qu’elle était occupée à panser sa plaie.
Il ne fallut pas longtemps avant que cette inconnue n’approche la lame chauffée à blanc, en demandant à Randal de se tourner. Ce dernier observa les dégâts sur son flanc. Ces bêtes étaient sauvages, et porteuses de maintes saletés. De toute évidence, il était préférable de souffrir le martyr quelques secondes plutôt que trépasser de fièvre dans quelques jours.
Puis, porté par un accès de lucidité, ayant un peu perdu de mémoire ce qui s’était déroulé lors de l’embuscade des loups, Randal tourna la tête, toujours de dos à la fille.
 
[Randal] « Où sont mes hommes ? Suis-je le seul à m’être sorti de cette malédiction ? Les avez-vous laissés sur le chemin ? »
 
Lord Manderly fixa la jeune femme de ses yeux noirs, cherchant dans son regard la moindre trace de malveillance, l’air inquisiteur. Puis, forcé par les choses, il commença lentement à se retourner, sans dire un mot. Il ne lâcha la vue de la demoiselle que lorsqu’il ne l’eut plus dans son champ de vision. L’homme attrapa un morceau de bois dans l’herbe, et le plaça entre ses dents. Il n’était pas un couard. C’était même tout le contraire. Il n’était ni de ceux qui se plaignent, ni de ceux qui craignent le combat. Il faudrait bien accepter cette épreuve désagréable, il n’en avait pas le choix. Sentant l’heure de la douleur arriver à grands pas, et pour se donner lui-même une certaine résistance mentale, le Seigneur ôta le bois de sa bouche un instant afin de prononcer quelques mots supplémentaires.
 
[Randal] « Surtout, cicatrise bien. Ne t’inquiète pas pour moi, ceci n’est qu’une formalité. D’où je viens, l’on coupe les membres à vifs lorsqu’il le faut. Hâte-toi, s’il te plait. La seule chose qui puisse être douloureuse, c’est l’attente du fer sur ma peau. »
 
Puis, l’homme serra son bois des dents, si fort qu’il sentait ses mâchoires pénétrer peu à peu l’élément, s’y enfoncer, et marquer leur emprunte. Il ferma les yeux, et tenta de songer à autre chose. La première pensée qui lui vint était celle de Sunniva, son épouse. Que dirait-elle lorsqu’elle le verrait abîmé. Probablement le disputerait-elle, à sa manière, avant de lui porter réconfort. C’était son caractère ; elle était un peu impulsive, mais toujours douce, au final. Et puis, après tout, elle préférerait que son mari rentre en vie plutôt que de le voir pris par la maladie. Elle se contenterait tant bien que mal de quelques chairs brûlées à vie, c’était le prix à payer pour qu’ils puissent continuer à régir Châteauneuf ensemble.
Randal sortit un peu de ses pensées. Il ne s’était probablement passé que quelques secondes, mais il s’impatientait. En vérité, il craignait bien davantage l’idée du fer blanc que son effet lui-même. Il souhaitait que ce calvaire soit derrière lui, le plus vite possible. Les dents toujours enfoncées dans son souffre-douleur improvisé, l’homme tapa de son poing musclé contre le sol, lequel amortit le coup dans un bruit sourd. Ses muscles se tendirent et se crispèrent, déformant ci et là ses vêtements qui semblaient bien fragiles à côté de sa silhouette forgée dans la glace. Serrant les deux poings, il cria, la bouche barrée par le bois.
 
[Randal] « Par les sept, BRULE-LA ! »




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Message Dim 16 Juin 2013 - 23:22

Ses hommes. Ses hommes. Elle se gratta la joue calmement observant l'homme qui se retournait docilement. Cela lui fit plisser les yeux. Tiens donc. Un qui ne se plaignait pas. Plutôt pas courant. Elle ne bougeait pas sérieuse, le regard captivé par ce curieux homme. C'était qui au juste? Un chevalier, un lord ? Peu importait, elle allait lui soigner cette plaie moche. Et elle était même d'ailleurs curieuse de savoir jusqu'où il tiendrait. Sadique ? Non , pas vraiment. Joueuse ? Bah en même temps, il n'était pas des plus agréables. Il est vrai que quand on vient de perdre son contingent d'hommes, et d'affronter une meute de loups dégueulasses et puissants, on n'est pas franchement d'humeur à sautiller dans les pâquerettes. Peu importait. Ce type l'intriguait quand même. Plus que ceux qu'elle avait vu jusque là. Cette froideur , cette formalité sur la douleur, ce culot inconscient sur la confiance aveugle qu'il lui faisait. Elle aurait pu lui planter le foie net et sans vergogne, qu'il se serait vider de son sang sans pouvoir rien y faire? Il lui aurait suffi d'ensuite piller les restes et de partir riche. Mais même si , il ne semblait pas l'envisager.

- Vos hommes sont morts. Je les ai poussé dans le fossé à cent mètres de là. Demain, il n'en restera rien. Les loups se battent sur leurs entrailles.

Elle dit ça avec une neutralité et une douceur presqu'effrayante. Wyna avait une relation avec la mort hypersensible et totalement banale à la fois. Et ce soir, ces hommes-là, elle ne les avait même pas vu vivant et elle ne les connaissait pas non plus, alors au fond, elle s'en foutait. Sélection naturelle. Les loups devaient manger, donc autant que ce ne soit pas elle, ça lui allait. Et puis ils laisseraient d'autres personnes tranquille aussi au passage. Son visage quitta la fourrure de sa cape pour de bon , et elle se leva pour s'approcher, svelte et enlacée, la cape restée au sol à quelques pas. Le pas sûr, le regard serieux , presque sévère silencieux. Elle posa un genou à terre. Elle allait faire un truc qui ne plaisait pas aux hommes de la Haute. Peut être celui là trouverait ça vulgaire, mais elle lui répondrait sans aucun mal à son attitude grincheuse et autoritaire.

- Je ne crois pas que vous soyez en position de me donner des ordres Monseigneur .

Elle posa son pied de l'autre coté du bassin du seigneur et fléchit sans retenue les genoux, s'asseyant carrément sur le postérieur de ce guerrier râleur. La raison. Elle ne voulait pas qu'il bouge ou se retourne pour lui en coller une. Elle le toisait du regard entre ses mèches brunes, ses 50 kilos appuyant sur son bassin contre le sol. Et la rudesse de son poids sur lui avait du lui faire regretter d'avoir un temps soit peu de testicules.

- Sachez, Monseigneur... que bien que je ne sois qu'à vos yeux une gueuse... le respect est une chose qui se gagne et se donne pour l'être en retour. Me parler comme un foutu paysan de comptoir ne pourra que ....

Elle souleva d'un geste net le haut blanc du seigneur , lui découvrant le flanc. Musclé le vieux. Elle haussa un sourcil et le regarda lui ordonner encore une fois. Son visage se refroidit et elle lui colla le couteau rouge directement sur la plaie , sans pour autant commencer clairement les soins. Cela cicatriserait le pourtour.

- Vous causer du tord.

Sa voix s'était faite sèche et autoritaire, le regard franc, la lueur sûre. Elle décolla le couteau rougeoyant et posa une main ferme sur l'épaule du seigneur pour se pencher sur lui, sa bouche murmurant à quelques centimètres de son oreille derrière lui.  

- On voit vos intestins... je vous y fais un trou de plus ou bien vous êtes gentil et je peux vous soigner sans que vous ne me crachiez le venin au visage ? Mon intention n'est pas de vous nuir, et je vous porte secours sans vous être allégeante, donc... de bon cœur ... La moindre des choses serait de respecter au moins ça ...

Elle n'était pas méchante, mais il ne fallait pas non plus la prendre pour une basse femelle. Elle était libre, fière et loin d'être sotte ou inculte. Son couteau était resté à quelques centimètres de l'ouverture qui saignait. Elle pouvait faire en sorte de lui faire une belle couture, et aussi qu'il n'ait pas mal , elle le savait , seule la peau et une bonne partie de chair avait été abimée. On percevait les intestins sans pour autant les voir, elle avait un peu exagérer, mais c'était grosso modo tout du moins le même effet. Elle attendit la décision de cet homme.

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Randal Manderly
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Message Mer 19 Juin 2013 - 17:37

Tout lui revint rapidement en tête. La soudaine attaque des loups sauvages, la bataille qui dura plusieurs minutes à batailler contre des animaux dont la physionomie était taillée pour tuer. Randal se rappela d’avoir regardé autour de lui, et de n’y avoir vu que la mort, l’ensemble de sa garde à moitié dévisagée ou éventrée par les coups de crocs. Il y réfléchirait à deux fois avant de traverser ces sous-bois, désormais.
Ce qui l’étonna le plus, c’était l’agressivité des bêtes en elle-même. Il y avait au Nord des territoires connus pour leur grande population canine, pour autant était-il très rare que des histoires relatent de telles attaques soudaines. Parfois, on avait ouï dire qu’un enfant en bas âge ou un homme blessé par les années de sa vie se faisait emporter par quelques crocs affamés, constituant des proies faciles. Mais de mémoire d’homme, Randal n’avait encore jamais imaginé qu’une meute pouvait s’en prendre sans aucune appréhension à un groupe d’hommes, adultes et en bonne santé.
Et puis, attendant alors la douleur qui allait sans nul doute le faire plier dans toute sa force, Randal ouvrit les yeux et observa tout autour de lui. Les jappements se faisaient entendre ci et là. Parfois, la lumière projetée depuis leur feu de campement laissait entrevoir quelques formes de loups, qui ne tardaient alors pas à regagner les ombres de la forêt, ne trahissant leur présence qu’au travers de leurs pupilles, perçantes dans la nuit. D’abord agacé lorsqu’il entendit le sort que cette femme avait réservé à ses hommes, Randal se crispa de tous ses muscles, instinctivement, comme s’il allait réagir physiquement à ces propos. Seulement, doucement il ravisa son impulsivité. Tout ce qui s’était déroulé était un affreux coup du sort et lui-même n’aurait sans doute pas survécu sans l’aide de cette femme.

Randal entendit la femme approcher alors qu’il venait de lui crier dessus. Le ton de sa voix n’était pas tant celui d’un commandement hors de propos, mais d’une volonté d’abréger le plus rapidement possible des souffrances qui étaient inévitables pour lui, et il le savait très bien. Lord Manderly se souvint alors d’un épisode dans sa jeunesse, alors qu’il venait tout juste d’hériter des rênes de Blancport après le décès de son père. En l’an 200, Lord Cregan Stark avait réuni ses bannerets afin de mater la rébellion Skigg. Le Seigneur se souvint de ce jour où l’un de ses capitaines, décédé depuis, était revenu du combat avec le bras totalement écrasé par le coup d’un marteau. Le membre était disloqué, sanguinolent et d’horrible allure. Le point d’impact s’était situé au niveau du coude, lequel était, sommes toutes, irrécupérable, comme l’ensemble de son bras d’ailleurs. Randal se rappela des cris de douleur qui annoncèrent son retour au campement. Il avait eu pitié de cet homme, ce jour là. Et il avait fait ce qu’il y avait à faire. Il se remémora avoir attrapé une lame, placé le membre broyé contre une planche en bois, et l’avoir sectionné au niveau du biceps, afin de ne pas risquer de contamination dans l’ensemble de son corps. Puis, les guérisseurs s’étaient attelés à cautériser la plaie, tout comme cette femme s’apprêtait à le faire. L’ensemble de la chirurgie s’accompagna de son lot de hurlements. C’était un souvenir peu agréable, à vrai dire.

L’homme fut coupé dans ses pensées lorsque cette étrange personne vint allègrement s’asseoir sur ses fesses, et entama derrière l’exercice de cicatrisation, alors qu’elle proférait à son égard quelques réponses insolentes. Or, si Randal était un homme ouvert, et tout à fait capable d’endurer les mœurs sauvages des gens qui n’étaient pas issus de la noblesse, l’idée de devoir être en situation de supporter les provocations de cette jeunette lui était assez désagréable, voir énervante. La femme fit le tour de la plaie avec le couteau, ce qui, bien que le tordant de douleur, rassura un instant Randal quant à ses intentions. Puis, elle s’arrêta et vint le provoquer en lui murmurant quelques mots déplacés à l’oreille. Le fait qu’elle ait élue effrontément domicile sur son postérieur, son attitude déplacée et ses paroles peu respectueuses du Lord qu’il était suffirent à provoquer la colère de Randal.

Se tournant de toute sa force, il renversa la jeune femme par terre, en même temps qu’il l’attrapa par les bras, en lui serrant les poignets, suffisamment fort, pour qu’elle lâche prise de son couteau brûlant. La repoussant alors sur le côté, il attrapa l’arme, et, tandis qu’il s’agenouillait, se la pressa contre la côte. Il cria fort, bien qu’il tenta de retenir sa peine. Après s’être assuré que l’ensemble de sa plaie était assez brûlée pour qu’aucune saleté vivante n’y pérennise à son insu, il balança l’arme sur son côté, et sembla éprouver une souffrance durable. La cautérisation par le fer rouge était une épreuve extrêmement dure, même pour un homme taillé dans les rudesses du Nord. Puis, avant que la jeune femme ne tente quelque éventualité à son encontre, l’homme s’empara de son arme fétiche, son fléau, qu’elle semblait avoir curieusement ramenée avec elle. Randal se dit alors qu’elle ne devait pas être malveillante, pour n’avoir omis de récupérer ses effets d’importance. Il empoigna son arme, la mine grisée par la souffrance qu’il venait de subir, non tellement pour menacer mais surtout pour prévenir toute velléité agressive à son encontre. Il commença alors à répondre. Il semblait refléter le visage de celui qui regrettait à moitié ce qu’il venait de faire, et le ton de sa voix en fit d’ailleurs l’écho.

[Randal] « Je te remercie de m’avoir sauvé… Excuse-moi ; je… Je n’en pouvais plus d’attendre. Je n’aime pas ce genre de choses alors, autant qu’elles soient faites rapidement, et qu’on en parle plus. »

Il la dévisagea un instant. Elle était belle. Il  se demanda alors ce que pareille jeune fille faisait dans ce genre d’endroits dangereux et pour quelle raison le destin l’avait mise sur sa route, et l’avait fait sauver.

[Randal] « Je ne te veux aucun mal. Je n’aurais pas dû te pousser. Sans toi je ne serais pas en train de te parler, à l’heure qu’il est. Je te devais cela. Puis-je simplement te demander qui tu es et depuis quand tu parcoures cet endroit maudit ? »

Le Seigneur avait pleinement conscience qu’il était en train d’exhorter sa sauveuse à décliner une identité et des informations alors qu’il s’était montré on ne peut plus douteux avec elle, jusqu’à présent. Il lui avait expliqué que c’est sous le courroux de la douleur qu’il avait agis, mais il n’était pas certain qu’elle comprenne. Comme il sentait qu’il n’y avait pour l’instant en elle aucune marque d’une crainte quelconque à voir, il s’engagea sur un premier pas.

[Randal] « Pour te prouver ma bonne foi je me présente. Je suis Lord Randal Manderly, Seigneur de Blancport, Gouverneur de la Blanchedague. Je te dois une fière chandelle… »

Sa côte le lança de nouveau. Ses traits se tirèrent et il émit un gémissement. Visiblement, il aurait surement encore besoin des soins de cette demoiselle…




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Message Jeu 20 Juin 2013 - 19:22

Wyna échappa un souffle, et un cri de surprise qui résonna dans l'obscurité, allumant un peu plus les oreilles les loups qui se rassasiaient de viande humaine. Ce n'était leur plat habituel mais vu le sang qui suintaient des hommes, on ne pouvait pas leur en vouloir de s'être légitimement laisser appâter par leur instinct sanguinaire. En quelques secondes, Wyna heurta les feuilles du sol dans un froissement végétal net et long. Sa respiration fut coupée et un gémissement net et lourd sortit de sa gorge, ses mèches de cheveux volant en vrac sur son visage. Elle essaya de se retirer de son emprise, les dents serrées, mais à sa grande surprise, elle ne fut ni blesser, ni tuer, juste propulser à un petit mètre sur le coté. Elle finit à genoux, comme un loup, le regard perçant , les pieds d’aplomb , ayant butée sur un arbre, la respiration courte et les doigts dans l'humus, prête à s'écarter encore si besoin. Une posture qui ne dura pas. Son visage changea quand elle le vit soufrir. Mince... Elle n'aurait peut être pas du... Elle n'aurait pas du non plus. Elle s'en voulait un peu là pour le coup. En même temps, elle s'en voulait même quand ce n'était pas sa faute, comme si elle s'était faite la promesse stupide de tout protéger sur cette terre et d'empêcher les mauvaises choses qu'elle croiserait. Elle baissa les yeux et se passa une main dans les cheveux pour se les ramener en arrière, libérant de nouveau son visage, et ses yeux bleus qui reflétait au feu. On aurait presque dit une louve, en processus inversé de sorcellerie, un soir de pleine lune. Mais elle était bien humaine. La nature faisait parfois des choses bien étrange. Elle en était une. Belle, insaisissable, imprévisible et pourtant bien élevée , gracieuse et cultivée. Le mélange était audacieux et inattendue, sucré et amer, comme quand on pense connaitre quelqu'un et qu'il change d'un coup.

Il la remercia. Elle haussa un sourcil en tombant doucement sur les genoux, de manière plus décontracté, et se redressa naturellement cambrée, le fixant entre ses mèches qui volaient entre deux trois bourrasques froides du vent d'hiver qui semblait s'annoncer dans l'obscurité. Les yeux de loups, apparaissaient derrière elle , après les buissons épineux. Elle ne risquait rien mais la vision pouvaient être troublante, comme si elle faisait partie des leurs et pourtant elle les craignait comme tout humain.

- Ce n'est rien. Je m'excuse aussi.

Elle se leva , en tenant sa robe claire en haut , sombre en bas, le serre taille à sangles noir faisant une coupure de matière délicate et dur à la fois.

- Ne vous fatiguez pas en remerciements. Je ne vous en veux pas. J'ai vécu bien pire que ça. Cet endroit n'est pas maudit. Il est sauvage et vous êtes de la ville. Ce qui a rendu les loups fous est un poison de la main de l'homme, et non leur nature. Ceux que vous voyez ici ce soir ne font rien de mal , ils mangent les morts. Le sang les excite, et vous saignez. Cela les incite à vous penser mort aussi mais le feu les éloigne. Je me promène seule dans ses bois depuis l'enfance, et jamais aucun ne m'a tué. Il suffit de les respecter , de vivre avec les lois et les codes de la nature, tout comme vous vivez avec vos codes de la ville qui sont pour vous naturels. Ne leur en voulez pas d'être simplement eux. Ils ne vous en veulent de les tuer. La nature les a fait pour qu'ils acceptent de mourir s'ils ne sont pas les plus forts. Et ce soir, ils le sont, laissez leur cette heure de gloire éphémère. Cela garantira aussi votre survie.

Elle remit le couteau dans le feu et sortit d'autres petites choses de sa besace. Elle s'agenouilla devant le feu et s'attacha les cheveux d'un pic de fer, laissant juste quelques mèches tomber car pas assez longues, en boucles légères le long de ses joues.

- Moi , c'est juste Wyna. Allongez vous sur le coté, je promets d'être plus douce avec votre flanc.

Sa voix s'était adouci, elle était de nouveau la jeune femme attentionnée et maternelle qu'on croisait lors des soins. D'un bras calme, elle lui tendit une poignée de feuilles séchées.

- Mâchez, et avalez cela calmera la douleur en passant dans vos intestins.
 
Puis elle s'avança et s'assit de coté , près du flanc du Lord, callant ses tibias contre son ventre de coté, souleva le haut jusqu'à la limite du torse. Elle passa ses doigts fins sur la limite de peau près de la plaie pour voir s'il y avait une boursouflure suintante, mais ça semblait être correct. Le brulure avec le couteau avait arrêté le sang. Elle pourrait le recoudre. Elle posa doucement ses doigts sur la plaie, des doigts couverts d'une pommade blanche faite de hêtre et de menthe poivrée en petite dose, deux anesthésiants légers qui cumulait réagissaient étonnement sans avoir la violence du Feu de Myr. Si elle avait trouvé cette formule c'était en cherchant des mois durant les bonnes doses sur elle, parce qu'elles devaient souvent soigner des femmes et des enfants... Elle ne supportait que peu quand ils hurlaient et pleurer de douleur. L'onguent allait faire effet sous peu. En attendant, elle préparait le fil à base de boyaux de rat ... et non de chat qu'elle trouvait trop épais ... qu'elle enfonça sur une aiguille préalablement trempée dans le feu , puis engraissait d'onguent de hêtre et de menthe.

- Comment allez-vous regagner le Nord ? Maintenant que vous n'avez plus rien, hormis cette chose immonde qui pourrait tué un bœuf .

Elle parlait bien sûr du Fléau, bien qu'elle n'en connaissait pas le nom. Une fois le temps assez écoulé, elle pinça lentement les deux bords épais et rouges de l'ouverture assez béante sur bien 8 cm de long , et planta l'aiguille, resserrant lentement le vide charnel, pour en refaire un semblant de corps clair et correct. Elle rinçait de temps en temps avec de l'eau . Le baume anesthésiant et désinfectant resta aussi dans la plaie, pour éviter tout gangrène, et s'écoulerait dans l'organisme comme une chose naturelle avec les heures et les jours.

- Tout rentrera dans l'ordre d'ici quelques jours. Vous devez quand même vous ménagez. Tout grand guerrier a ses limites, et bien que vous soyiez musclé pour votre âge, votre corps risque de se déchirait si vous tirer dessus... J'ai serré les points mais n'en abusez pas. C'est entendu?

Elle approcha le couteau rouge du boyau de rat qui avait soudé la plaie proprement, et sectionna le boyau, cautérisant également cette matière organique. Puis elle appliqua en cataplasme des feuilles de hêtres triées minutieusement à la cueillette , les engraissa du baume précédent pour ensuite mettre une compresse de tissu blanc.

- Redressez vous s'il vous plait.

Elle fit le tour du corps de Randal avec une bande de tissu. Trois tours et serra un peu avec un noeuf fin.

- Cela devrait tenir.
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Randal Manderly
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▪️ Seigneur de Blancport ▪️
Gouverneur de la Blanchedague

'Portés par les Flots'

♦ Missives : 553
♦ Missives Aventure : 19
♦ Age : 25
♦ Date de Naissance : 17/04/1992
♦ Arrivée à Westeros : 28/05/2013
♦ Célébrité : Sergio Castellitto
♦ Copyright : aSoIaF & Randy
♦ Doublons : Rogho Gargalen
♦ Age du Personnage : 42
♦ Mariage : Sunniva Manderly
♦ Lieu : Blancport
♦ Liens Utiles :
Disponibilité 1/1
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♦️ Voyages & aventures
♦️ Aptitudes & Succès

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Message Sam 22 Juin 2013 - 19:52

Cette femme n’était donc pas l’individu qu’il pensait avoir brièvement cernée. Blottie sous ses vêtements en fourrures brutes, sous ses traits qui, bien que doux et beaux, dissimulaient mal une vie expérimentée pour un jeune âge, celle qui se dénommait donc Wyna fut loin d’adopter la réaction à laquelle il pouvait s’attendre. Randal venait d’obéir à ce genre de réflexes instinctifs, à ces gestes animaux propres pourtant à l’homme le plus civilisé, qui voulaient que face à la peine et la douleur, on cherche à y échapper, quelque soit la manière. Celle de Lord Manderly avait été brutale et soudaine. Il s’était simplement et violemment émancipé par la force de toute joute verbale inutile, ainsi que de toutes les paroles provocantes de la jeune femme. Ce ne fut que lorsqu’il parvint à étouffer sa plaie dans une brûlure encore plus atroce qu’il entreprit de se calmer. Il venait de guérir le mal par un mal bien plus vif, pourtant il était soulagé. Désormais, chaque minute qui passait le rapprochait de sa guérison. Il ne risquait plus de mourir dans la maladie. Cette simple pensée suffisait à apaiser l’homme fort et peu craintif qu’il était.
Pendant un instant, le Seigneur put lire sur le visage de Wyna le même regard que ceux des bêtes qui rôdaient autour de leur feu. Elle avait eu cette réaction typique de l’animal qui se sent en danger, se mettant en garde, en alerte, arborant un éveil des sens palpables dans l’atmosphère. L’homme commençait à comprendre la raison pour laquelle celle-ci s’était infiltrée si facilement au milieu de ces bois peuplés de loups, et comment elle y vivait quotidiennement. En vérité, elle était comme eux. Alors, Randal s’attendait à devoir se battre, chose qui n’eut pas été facile, même contre une demoiselle de sa légère envergure, pour la simple et bonne raison qu’il souffrait le martyr, en essayant de souffrir en silence. Seulement, la louve redevint humaine. Son visage sembla même se transformer, se métamorphoser. Wyna accepta ses excuses, ce qui surprit Randal. Il venait tout de même de l’éjecter, sans vraiment se soucier de savoir si elle serait blessée lors de son atterrissage contre un tronc d’arbre. Pourtant, la demoiselle passa outre. Elle commença à justifier ses talents de survie par ses origines et son vécu. Tout semblait être logique, tel qu’il aurait pu l’imaginer. Et puis, elle se lança même corps et âme dans un explicatif assez passionné, durant lequel elle tenta de le convaincre que les bêtes qui étaient encore en train de se repaitre des chairs de ses hommes n’étaient ni mauvaises, ni différentes de lui. Bien entendu, tout ceci n’était voué qu’à rester une tentative ; jamais Randal ne percevrait un animal comme étant l’égal d’un homme, exception faite, peut-être, de son destrier. D’ailleurs, Lord Manderly ne tarda pas à réagir à pareils propos.

[Randal] « Pour l’instant, la seule personne qui ait garanti ma survie ici, c’est bien toi et ta bienveillance. Un quelconque respect pour ces bêtes n’aurait pas épargné ma carcasse, si tu n’avais été là pour me recueillir. Et, ils viennent de se nourrir des corps de soldats dont je verrais les femmes et les enfants pleurer. Si ce foutu animal ne m’avait pas éventré le flanc, j’aime autant te dire que j’ouvrirais encore leurs gueules de mes mains, et que je serais en train de fracasser leurs crânes stupides de mon Fléau. »

L’homme s’entendait s’emporter lui-même, et cessa de s’énerver. Cela ne faisait qu’accroître la douleur. Il s’installa dans une position plus confortable, se rallongeant sur un côté. Sa sauveuse entreprit de poursuivre ses soins et lui donna à mâcher quelques herbes qui, selon toute logique, étaient censées étouffer un peu la vivacité de sa plaie, désormais encore plus meurtrie par le fer rouge. L’homme hésita un instant, dévisageant les végétaux comme s’ils étaient, eux aussi, son ennemi. Puis, il regarda Wyna et put y lire le visage de la sérénité. Il ne savait pas s’il avait raison, mais il s’abandonnait désormais à une certaine confiance. Il mangea les herbes, et se sentit peu à peu soulagé. Puis, la guérisseuse apposa sur sa blessure une pommade naturelle, qu’elle appliqua avec soin. Le simple plaisir d’un élément doux et froid sur sa peau abîmée provoqua une sensation contrastée de soulagement et de piqure tiraillante. Puis, elle commença à recoudre la vilaine plaie. Il souffrit beaucoup, mais serra les dents et tâcha de se montrer dur, comme il l’avait toujours été. Une fois qu’elle eut nettoyé l’affaire de toute saleté résiduelle, à l’aide d’un baume médicinal, elle isola le tout d’un bandage proprement fait. Bien, place au repos, maintenant.

[Randal] « En tout cas, enchanté, Wyna. J’essayerai de ne pas abîmer ton travail. Je dois avouer que je suis surpris. Tu as de l’or entre les mains, et tu tombes augure bien trop bonne pour que ce soit normal, aujourd’hui. Peut-être les Sept souhaitaient que nos chemins se croisent. Peut-être voulaient-ils que je survive... »

Il ne tarda pas à répondre à la suite.

[Randal] « Les Jumeaux ne sont qu’à quelques lieues d’ici. J’avais prévu de m’y arrêter pour la nuit, je connais bien les Frey. J’y trouverai probablement une escorte pour remonter ensuite jusqu’à Blancport. »

Suivant les dernières consignes de son ange gardien, Randal se mit debout en gémissant un peu. La Dame inspecta son chef d’œuvre médical avec attention et parut satisfaite du résultat. Tout naturellement, Randal accompagna son approbation de sa propre réjouissance. Et cela était préférable, puisque son travail équivalait à sa survie. L’homme se dirigea vers un arbre de belle taille, en restant suffisamment près du feu pour ne pas être attaqué de nouveau. Il défia même du regard un loup qui trainait non loin, crocs retroussés, en le marquant de ses yeux avec un défi bestial. Le Manderly ne lâcha pas le duel. Finalement, Wyna n’avait peut-être pas tort. Peut-être n’était-il pas si différent de ces animaux. Les yeux de Randal laissaient transparaître un cœur guerrier qui aurait été près à combattre de nouveau, quand bien même à mains nues, contre ces fantômes au poil gris. Doucement, l’homme s’accroupit afin d’être à la hauteur de la tête de son adversaire canin. Celui-ci grognait, il laissait entendre sa rage. Randal, lui, esquissait un rictus provocateur.

[Randal] « Allez, viens, sale charogne. Saute, approche-toi qu’on en finisse. Tu veux ma peau ? Tu veux m’achever ? Essaie. Tu n’auras qu’une seule chance avant que je ne t’écarte la gueule jusqu’à te briser le museau en deux. »

Randal fit semblant de se lancer vers le loup dans un geste brusque. Ce dernier fila d’un coup. Le Seigneur-chevalier s’adossa contre un tronc d’arbre. Il leva les yeux vers le ciel. La nuit était désormais belle et étoilée. En marin aguerri, il aimait les astres et les connaissait par cœur. Il savait que, pour celui qui les avait apprivoisés au prix de longues heures d’observations, ils étaient une boussole salvatrice, à n’importe quel endroit de ces terres. Le regard tourné vers la voute stellaire, il continua de parler, à Wyna cette fois-ci.

[Randal] « Tu viens de m’éviter la mort. C’est une chose qui ne s’oublie pas pour moi, comme pour ma famille… Qui es-tu, Wyna ? Parle-moi de toi, si tu le veux bien. J’aimerais en savoir davantage sur toi. As-tu grandi ici ? Habites-tu une maison dans les environs ? Est-ce que tu vis seule ? »

Lord Manderly marqua une courte pause, et tourna alors le regard vers la demoiselle, les yeux inquisiteurs.

[Randal] « Et surtout, d’où tiens-tu ces connaissances ? Il se trouve que je connais des personnes qui possèdent ta science, le Mestre de mon château en fait partie. Et, si je ne m’abuse, tu n’as pas l’air d’un mestre. Comment as-tu appris tout ceci ? »

Lord Manderly sentait que pesait autour de cette fille une aura toute particulière. Il était persuadé qu'elle représentait bien plus qu'elle ne le montrait. Elle avait éveillé son intérêt et sa curiosité, tout à fait naturellement. Et puis, il était logique qu'il souhaite en apprendre à son sujet.




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Message Dim 23 Juin 2013 - 22:08


L'écoute des paroles de ce seigneur dur et insipide en franc parler ne plut pas vraiment à Wyna, il fallait l'avouer. Elle continuait de soigner la plaie calmement dans son labeur de soins, mais elle n'en pensait pas moins et ne tarda pas à le faire savoir.

- Vous ne semblez voir que ce qui vous concerne comme la plupart des hommes. Et quand vous faites la guerre... Vous sentez-vous concerné aussi par l'homme en face,  qui a vu mourir les siens et qui demain devra annoncer aux femmes et enfants d'un village entier que ces derniers ne reviendront jamais? Pourtant ils sont de votre espèce. Il y a-t-il aussi des seuils pour les hommes qui méritent de vivre ou mourir? Vos Sept tolèrent une telle prétention?  Si c'est le cas, alors ces loups ont bien plus d'honneur, parce qu'eux au moins ont pleinement conscience de ce qu'ils sont.

Après quoi elle finit son soin et le regarda se relever sans trop attendre. Et bien... Eatit-il inconscient , faisait-il l'homme? Wyna n'en dit rien , cet homme n'était pas du genre à se laissant amadouer visiblement et bizarrement dans l'instant , elle n'en avait pas envie. L'affront qu'il avait fait n'était pas encore digéré . Et ce ne fut pa pour arranger son cas quand il commença à provoquer un loup. Pauvre fou. Te crois-tu malin? Si cela avait été un alpha, tu n'auras plus eu de bras à l'heure qu'il est. Wyna s'offusquait intérieurement de la prétention déplacé de cet homme qui n'était pas sur son territoire. Etait-il idiot ou juste .... non en fait il n'y avait pas "ou". Cet homme était inconscient et idiot pour le coup. Pensait-il pouvoir encore jouir de sa supériorité en ces lieux. Elle aurait peut être du lui percer le foie à ce pédant qui se pensait plus fort qu'un loup. Et quand bien même, il avait le savoir, la noblesse et la force d'un homme, il ne restait qu'une proie blessée à ses yeux.

Elle le dévisagea clairement , son regard s'était durci et sa curiosité , changeant de discussion ne lui ralluma guère. Elle était agacée par ce comportement puérile et misogyne... Respectait-il quelque chose dans sa vie ?

- Quelle importance cela a-t-il qui je suis ... Je n'ai que faire d'avoir une réputation ou d'être connu ou reconnu... Je suis juste Wyna, une fille du vent... Je tiens mes connaissances d'un mestre que des hommes comme vous ont destitué pour avoir aimer un autre homme... Eux aussi sont-ils à abattre ?

Wyna se leva lentement et renfila sa cape. Son visage s'était fermé, froid, sévère, le regard simplement triste. Il fallait bien qu'elle en croise un comme ça de temps en temps... c'était douloureux mais il lui rappelait juste que l'homme est parfois tellement insensé à fréquenter... parfois même les loups lui paraissaient cléments. Elle renfila sa besace par dessus son épaule, et posa sa capuche sur sa tête, refermant son col de deux mains lestes. En quelques secondes, et lentement , elle se pencha pour prendre un des bouts de bois, puis un deuxième et un troisième et les lia d'une cordelette solide , en faisant une épaisse torche. Puis elle s'avança vers l'entrée du demi cercle où on pouvait en fond voir des ombres passer. Elle se retourna un court instant , déçue , très déçue.

- Ils m'ont appris la moitié de ce que je sais... A commencer par respecter chaque chose de ce monde comme faisant partie d'un équilibre que nous ne sommes pas abilité à juger. Dites moi Lord Randal Manderly, Seigneur de Blancport, Gouverneur de la Blanchedague... Vous qui êtes si adepte de la hiérarchie dans le règne animal... Qu'arrive-t-il quand on effraie l'enfant d'un roi, père aimant et seigneur de son territoire?  Essayez à présent de vous présenter à lui sous vos titres...


On sentait dans sa voix la douleur d'une déception avérée... la dureté de celle d'une mère et d'un soldat... Ce roi était l'alpha... Le jeune loup qui avait eu peur ne venait qu'en éclaireur... Wyna était courageuse mais pas assez pour avoir la prétention de les provoquer... Si elle avait réussi à survivre jusque là en leur compagnie c'était par un respect mutuel. Elle en avait même soigné certains et un loup a des souvenirs... L'homme apparemment pas assez. Il fut un temps où ils en étaient la proie... Il fut un temps où le présent était apparemment rattrapé par le passé. Elle commença à faire quelques pas vers l'ombre, juste équipé d'une énorme torche.

- Bonne chance. Je suis bonne, mais pas assez pour celui qui méprise le grand oeuvre de leurs propres dieux...

[désolé , j'ai été obligé de respecter le personnage é_è ]
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