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Le culot était nécessaire face à des desseins ambitieux [PV Bryce Vyrwel]

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Noble Déchue
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Maëlle Beurpuits
Noble Déchue

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"Nulle vague à l'âme"

Un Beurpuits jamais ne regrette ce qu'il commet.

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♦ Arrivée à Westeros : 28/05/2013
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Message Ven 7 Juin 2013 - 23:49

La troupe s'arrêta non loin de Noirvallon. Maëlle ne se fit pas prier pour quitter les personnes qu'elle venait d'accompagner néanmoins depuis maintenant un certain temps. Cette Lanthéïa ne pouvait guère lui plaire, fouineuse et suspicieuse, à plusieurs reprises le regard adressé laissait suggérer de manière désagréable une croyance au delà de ce qu'elle avait pu lui dire. Possédait-elle des informations ? Que cette femme soit impliquée d'une façon ou d'une autre à ce qui était arrivée à Murs-Blancs ne l'étonnerait guère. Au fil de son errance en solitaire, les rumeurs allaient bon train quand l'identité était faussée et rapidement après questionnement, il lui avait été aisé de se rendre compte que les Beurpuits était un nom qu'elle devait totalement proscrire de son identité pour tous loyalistes qu'elle pouvait croiser, et ces gens se trouvaient partout, pullulants, procréant encore et encore alors que les rebelles se faisaient rares voire inexistants. Du moins avait-elle eu énormément de difficultés pour en retrouver. Ses plans cependant demandaient investissement et aides. C'était bien pour cette raison qu'elle se trouvait actuellement dans le Bief alors qu'il y a une lune elle n'était toujours qu'au Conflans, dans sa contrée natale qu'elle n'aurait jamais cru quitter dans ces conditions. Se remémorer ce qui s'y était produit, ce qu'elle avait perdu, ce qu'elle devait récupérer, l'humiliation subie pour sa maison, tout ceci ne faisait que raviver sans aucune difficulté la haine qui était constante et qui dirigeait désormais sa vie. Penser à s'amuser, à profiter de la jeunesse encore actuelle, à penser mariage, et peut-être fonder sa propre famille, était totalement impossible à son goût. Ces idées ne traversaient même plus les méandres de ses réflexions. Elle n'était plus "elle". Maedon était désormais son nom, les cheveux étaient raccourcis, les robes totalement délaissées. Un homme se trouvait actuellement sous cette cape, la capuche rabattue sur son faciès pour affronter le temps qui se faisait rafraîchissant. Un regard en arrière lui permit de constater la disparition de la saltimbanque et des autres énergumènes qui siégeaient avec elle dans le but d'aller divertir le beau monde du côté de Villeveille. L'idée même la répugnait. Comment pouvait-on se divertir d'une pièce narrant une telle atrocité ? Ne pouvant guère trahir davantage qui elle était vraiment, subir inlassablement les répétitions s'était révélé obligatoire même si très régulièrement elle s'écartait de celles-ci. Le roturier d'ailleurs choisi pour monter la garde semblait bien trop bavard et curieux à son goût. Comme une maladie contagieuse elle tentait désespérément d'être aussi éloignée de tout cette population. Mais ceci était désormais de côté, seule elle l'était de nouveau, mais plus pour longtemps, du moins l'espérait-elle. Le monde continuait à tourner alors qu'elle s'évertuait à survivre dans ce dernier où son nom était désormais simplement suffisant pour la considérer au même rang qu'un bâtard à éviter ou même à dénoncer. Mais sa vengeance changerait la donne. Quand ses terres lui appartiendraient de nouveau et que les rebelles arriveraient à se débarrasser des loyalistes, elle verrait bien qui rirait en dernier.

En attendant, s'annoncer dans la demeure qui se trouvait devant elle était la priorité actuelle. Cela faisait un moment que ses pas avaient erré pour l'emmener vers la demeure des Vyrwel mais désormais elle ne pouvait plus reculer et il était temps qu'elle inaugure le début de son plan. Cette maisonnée abritait normalement des rebelles et elle allait en avoir la confirmation, ou l'infirmation, selon la réaction qui s'imposerait aux présentations qu'elle allait formuler. Elle avait longuement réfléchi et une seule et bonne façon s'était imbriquée dans son esprit. Une manière de garder l'anonymat tout en annonçant la couleur quant à son orientation pro-feunoyr plutôt que pro-targaryen. Cette information ne pourrait clairement pas restée inentendue. Une porte de secours n'était pas encore envisagée mais si jamais l'aide désirée n'était pas apportée par le lord qu'elle comptait bien voir aujourd'hui, il serait toujours temps de réfléchir à une autre situation. Le petit boulot effectué lui avait permis d'avoir quelques piécettes pour tenir au moins quelques jours. Son estomac réclamait cependant denrées pour se sustenter mais elle comptait bien l'ignorer. Sa carrure s'était sûrement encore affinée depuis que se débrouiller était devenu une obligation. Etre débrouillarde était une chose quand on savait que le repas était toujours servi à la même heure ou qu'un lit était toujours dressé pour les nuits. Mais ne compter que sur soi-même sans sécurité due à la noblesse lorsque travailler dans la boue était le seul moyen d'obtenir un repas ou que s'abimer les mains le seul moyen de prouver qu'on valait quelque chose, tout ceci rendait la charge bien plus difficile. Aucune plainte n'avait été émise, aucune charge n'avait été refusée, mais seule dans les endroits dénués de tout confort des pleurs de haine s'étaient écoulés sans retenue sur ses joues, incapable de les retenir. Tout avait été tellement vite... L'idée d'avoir fait le mauvais choix lui était apparu mais elle était toujours très rapidement rejetée car fuir n'apporterait rien et elle préférait souffrir pour le bien de son nom que patienter dans les Cités Libres pour un temps peut-être bien trop long à son goût. Il lui arrivait encore parfois de trouver refuge dans le plus haut des arbres qui se dressait sur sa route. Ces hauteurs avaient toujours apportés apaisement et de ce point de vue, il lui était plus aisé de laisser le vent emporter ses désagréments le temps d'un instant. Se remémorer alors l'innocence dont elle était investie lors de ses errances dans les terres de Murs-Blancs était salvateur et permettait de déconnecter un temps de tout cet univers dans lequel elle s'enfonçait sans chercher à s'y extraire. Il était d'ailleurs rare qu'elle puisse trouver refuge dans ces monuments boisés. Ce n'était pas de cette façon qu'elle pourrait obtenir satisfaction dans ses plans vengeurs. La descente de plus était toujours abrupte, comme un plongeon violent dans un lac glacé. Très régulièrement, la perte de son frère et de sa mère la submergeait, lié à un passé obsolète. Ainsi, prendre un moment pour elle était à double tranchant. Un apaisement un temps avant de sombrer de nouveau dans la noirceur de son coeur. Redevenir fille avant de reprendre les rennes de Maedon, ce roturier dénué de sociabilité.

Il était en réalité aisé de se sentir seule. Mais elle le serait jusqu'à ce que son plan arrive à sa concrétisation. Après tout, il serait difficile de faire confiance aux autres, même pour peu qu'il soit dans le même clan. Elle n'était pas prête à faire confiance aux Vyrwel, elle était simplement prête à les faire entrer dans sa vie. Un premier pas que de reconnaître que s'en sortir sans aide était totalement impossible. Ce fut dans cette optique qu'elle se permit donc de se rendre auprès d'un garde du fief. Elle savait pertinemment que son aspect la ferait tout simplement passer pour un roturier. Elle l'avait été durant ces dernières semaines et elle ne souhaitait pas qu'il en soit autrement, cependant, elle se devait absolument de rencontrer le seigneur. Si cela ne lui était pas permit, elle ne pourrait guère faire valoir ses attentes et ses désirs réparateurs du mal officié à son encontre. S'approchant alors sans chercher à se dissimuler, évitant ainsi de subir un quelconque désagrément physique, elle annonça sa présence en arpentant le milieu du sentier nécessaire à l'accès de la demeure.

"Qui va là ? "

"Je veux voir le Lord Vyrwel."

"Bien sûr. Allez dégage gamin."


"J'ai des informations sur la famille Beurpuits, je suis sûr que ça pourra intéresser votre seigneur."

Elle savait forcément que le nom ne laisserait pas la personne indifférente. Tout le monde tiquait à ce patronyme ce qui avait l'art d'attiser sa haine. Mais elle ne pouvait point s'en offusquer dans l'immédiat. Le regard plus intense qui lui fut accordé la fit comprendre que l'intérêt était titillé mais elle ne savait pas encore dans quel sens.

"Cela n'intéresse pas les Vyrwel."

"Bien évidemment, mais je ne suis pas sûr que cette décision vous revient de droit. Je pense d'ailleurs que s'il parvient aux oreilles du Lord que l'opportunité d'avoir des informations lui est passé sous le nez à cause d'un garde qui se considérait comme seul décideur, votre sort pourrait prendre une tournure inattendue. Ne l'appelle-t-on pas le Tyran ? Enfin ce n'est qu'un surnom..."

Le garde fut piqué au vif par un discours de cet acabit émanant d'un jeune garçon vêtu d'attirails vestimentaires dégradés considéré comme simple roturier ayant sûrement atteint l'âge de maturité depuis peu seulement. L'idée alors qu'effectivement cela s'apparentait peut-être à un discret transport d'information dont il n'avait pas connaissance ou inopiné mais que le Lord aurait tôt fait d'accepter le poussa à reconsidérer sa position.

"Je t'interdis de parler de cette façon de notre Lord ! "...il laissa quelques secondes d'hésitation avant d'émettre un léger sifflement qui fit rappliquer un second garde dont le questionnement pouvait se lire sur le visage. "Surveille ce gamin." dit-il comme seule information avant de quitter son poste pour se rendre dans la demeure.

Elle vit rapidement que le garde était circonspect de devoir faire du gardiennage à la place de son poste. Cependant, le trop peu d'informations l'obligeait à tenir la position le temps que son acolyte revienne. L'homme ne semblait pas rassurer de la voir ainsi recouverte de sa grand cape salie, capuche relevée dissimulant une partie de sa tête. Peut-être suspectait-il qu'elle soit armée... Ce qui en réalité n'était pas faux, puisqu'en dessous siégeait un sac de fortune collé à son échine, maintenu par deux bras de tissus croisés sur sa poitrine restreinte et aplatie autant que possible, auquel était accroché un arc fait main, de qualité modeste mais qui au moins pouvait tirer des flèches avec certitude. Le coutelas avec lequel elle était partie siégeait toujours dans sa botte, étant encore plus usagé qu'au début mais ayant appris à l'aiguiser un minimum. Nombreuses connaissances s'étaient ajoutées à son palmarès concernant la vie de roturier depuis que la noblesse se trouvait loin derrière elle. Cela ne pourrait point lui être inutile, mais la compréhension alors pouvait être faite de la crainte du garde qui pouvait lire l'amertume et l'absence de gaieté sur un faciès encore juvénile. Les minutes s'écoulèrent et un temps certain s'était écoulé lorsque le premier garde refit surface. Aucune impatience ne pouvait se lire sur ses traits. Elle avait tout bonnement attendu.

"Toi ! Viens !" lui dit-il. Elle le suivit alors en espérant rencontrer le concerné. "Tu as intérêt à ce que tes informations en vaillent la peine !"

Elle n'en dit rien car elle n'avait rien à dire à un garde. En réalité, des infirmations elle n'en avait guère, son identité seule était une information de poids, mais dépendrait du penchant du Lord de la maison qu'elle n'avait qu'aperçu une fois sans lui avoir clairement adressé la parole. Son père lui en avait déjà parlé de façon assez convaincante pour qu'elle se retrouve en ce jour dans cette demeure. Mais elle voulait d'abord constater par elle-même avant de se lancer sans retenue à ses côtés. Lorsqu'elle pénétra dans la demeure, elle n'enleva pas encore sa capuche ne désirant se révéler qu'au Lord en premier. Le garde la fit entrer dans une pièce.

"Reste ici." émit-il comme ordre. Elle pouvait aisément sentir qu'elle était un désagrément pour lui voire même de la vermine qu'il avait du accepter sans être persuadé d'avoir fait le bon choix, car si ce n'était pas le cas, cela lui retomberait dessus obligatoirement. Il ne la laissa cependant pas seule, cela voulait sûrement signifier que quelqu'un d'autre allait se rendre dans la pièce. Elle n'avait plus qu'à attendre de nouveau. Elle saurait vite à quoi s'en tenir.



"Que cela soit difficile ou non, tu tiendras ! "
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Bryce Vyrwel
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Message Lun 10 Juin 2013 - 12:12

Bryce était occupé à programmer les prochaines rencontres qu'il pourrait faire. Depuis l'échec cuisant de Murs-Blancs il devait redoubler d'efforts pour capter l'attention de ses voisins, du moins de manière positive. Si une chose était certaine, c'était que les Vyrwel n'avaient jamais éprouvé la moindre difficulté à se faire remarquer par les autres nobles. Nombreux étaient ceux qui pinçaient des lèvres ou retroussaient leur nez comme s'ils avaient de la bouse de vache sous les narines, dès qu'ils apercevaient un membre de la maison à la Vouivre. Loin de contrarier le seigneur de Noirvallon, Bryce se sentait plutôt ravi par cette idée. Qui dont pouvait se targuer d'être aussi célèbre dans une seule et même région ? Les seigneurs des maisons importantes en général et en considérant le fait que les Vyrwel n'étaient qu'une maison mineure – voir moins désormais – Bryce pouvait s'estimer chanceux. Entre célébrité négative et anonymat, la Vouivre avait fait son choix : le Bieffois préférait que l'on prononce son nom avec dédain, plutôt que l'on ignore son existence. À chacun sa manière de voir les choses et celle de Bryce était discutable, tout comme les décisions qu'il prenait depuis sa prise de pouvoir à Noirvallon.

Son attention était accaparée par des parchemins où se dessinaient ses plans. Quelques petites pièces en plomb étaient disséminées sur la surface rugueuse et Bryce arborait une expression de réflexion. Sa discussion avec Lancel avait été productive et depuis quelques jours, il songeait à la suite des manœuvres. Comme le Bieffois le disait sous souvent : il fallait voir plus loin que l'horizon, ce n'était pas en se contentant de prévoir quelques maigres projets qu'ils parviendraient à atteindre leurs desseins. Pour quelqu'un avec des projets aussi importants que ceux du Vyrwel, il fallait mettre les moyens pour les réaliser ! Bien que l'échec de Murs-Blancs avait coûté cher à Bryce et au sens propre du terme, il comptait bien user de ses talents naturels pour remplir les objectifs manquants. La forteresse de Noirvallon avait été dépossédée de beaucoup de choses, l'argent qu'il avait dû donner pour pallier à sa trahison avait laissé un énorme trou dans la comptabilité de leur fief, mais il en fallait plus pour couper les ailes d'une Vouivre. Même au sol, même presque abattu, un Vyrwel ne se laissait pas dominer et encore moins décourager.

Ses réflexions furent alors coupées par un bruit de pas. Bryce détourna son attention de ses plans pour jeter un coup d’œil vers la porte où il vit se dessiner la silhouette d'un garde. Fronçant les sourcils devant cette intrusion qu'il n'appréciait guère, le seigneur de Noirvallon décrocha un regard irrité à son homme d'armes qui détourna les yeux, sachant parfaitement qu'il avait commis une erreur. Quoique.... certainement galvanisé par l'idée de se faire sanctionner pour l'audace dont il venait de faire preuve, le garde lança quelques mots pour appâter son seigneur.

« Mon seigneur, un gamin s'est présenté aux portes et dit vouloir vous parler des Beurpuits ! L'attention de Bryce fut effectivement attirée par de telles paroles. Se redressant totalement, l'homme se détourna légèrement de la table pour interroger son garde.
Vraiment ? Qui est-il ? D'où vient-il et quel genre d'informations est-ce qu'il a ? Un moment de battement s'installa, visiblement l'homme d'armes ne savait pas quoi répondre, il inspira longuement avant de hausser les épaules, manifestant sa gêne.
Il ne veut en parler qu'à vous mon seigneur. C'était la réponse habituelle, tout le monde ne voulait parler qu'au seigneur. D'un geste agacé et impatient, Bryce s'empressa de congédier son incapable de garde.
Bien ! Fais-le entrer, mais s'il n'a rien à me dire, tu seras sanctionné en même temps que ce gamin ! »

Au moins ceci dissuaderait les autres gardes de laisser n'importe qui se présenter chez eux pour déclarer vouloir parler au seigneur des lieux. Le garde ne demanda pas son reste et il se détourna rapidement pour quitter le pas de la porte et bientôt, Bryce entendit son pas s'éloigner jusqu'à devenir inaudible. Il allait le faire entrer dans la pièce qui servait à recevoir les invités : un salon agréable et chauffé par une cheminée relativement imposante. C'était là où la Vouivre avait fait installer les dernières décorations qu'il possédait, histoire de faire comprendre aux visiteurs que les Vyrwel avaient encore des ressources !

L'idée que quelqu'un puisse le renseigner sur les Beurpuits ne l'enjouait pas : il savait que nombreux étaient ceux qui savaient qu'il avait pris part au mariage de lord Ambrose et même si personne d'extérieur au complot ne connaissait le dénouement du mariage, les rumeurs qui circulaient sur Murs-Blancs suffisaient à pousser les curieux à se présenter ici. Un voisin désireux de connaître ce secret pourrait envoyer son palefrenier ou son garçon de cuisine pour grappiller des informations auprès de lord Vyrwel. Mais ce dernier n'était pas né de la dernière pluie, l'enfant allait devoir tenir le choc et faire preuve de fiabilité, sans quoi Bryce le renverrait dans la fange d'où il n'aurait jamais dû sortir !

Quittant la pièce où il se trouvait, la Vouivre se dirigea bien rapidement vers le salon où l'enfant avait été introduit quelques instants plus tôt. Après avoir poussé la porte et fait son entrée, l'homme posa son regard sur la seule autre silhouette présente dans la salle : de taille moyenne et recouverte d'une grande cape, elle ne permettait guère de savoir à qui il avait affaire. Bryce inspira légèrement, il n'était aucunement réputé pour sa gentillesse et encore moins pour ses actes de mécénat, autant dire que l'on ne venait pas à Noirvallon par plaisir. Malgré les pertes importantes qu'il avait subies, le Vyrwel restait très bien habillé et son expression était toujours aussi hautaine. Après s'être arrêté à deux mètres environs du jeune garçon, le Bieffois s'adressa à lui d'un ton assez rude.

« J'espère que tu n'as pas menti au garde pour trouver un moyen de t'introduire ici. Il n'y a plus grand-chose à voler et je ne suis pas homme à me confier aux petits gueux de passage, alors si tu n'as rien d'intéressant à me dire je te laisse une ultime chance de faire demi-tour sans avoir ouvert la bouche. Sinon, tu subiras les conséquences de ta décision. Une entrée en matière relativement franche et quelque peu brutale, mais Bryce préférait donner la couleur dès le début. Il secoua la tête avant de reprendre.
Pour commencer tu vas enlever cette cape, nous ne sommes pas sous une averse et j'aime pouvoir regarder dans les yeux les personnes avec qui je parle. »

Si l'enfant avait espéré trouver un homme bon et dévoué, il risquait de tomber de haut. Au moins ne pourrait-on pas lui reprocher de ne pas être sincère.


               
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Maëlle Beurpuits
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Message Lun 10 Juin 2013 - 20:11

L'attente lui permit d'observer la pièce dans laquelle elle était obligée de patienter. L'intérêt étant de son côté, l'impatience ne pouvait guère être manifestée et il lui fallait tout simplement espérer que c'était bien le Lord de la maison qu'elle allait voir entrer par la porte. Toujours est-il que ses yeux toisèrent alors le mobilier, l'âtre de la pièce qui dégageait une chaleur rassurante et la richesse qui pouvait se dégager la fit se sentir pour la première fois depuis la destruction de sa demeure dans un lieu qui lui paraissait familier. Durant la partie de son voyage où elle était dans le Bief, lors des divers arrêts que la saltimbanque et sa troupe pouvait faire, quelques bribes lui étaient parvenus car la seconde rébellion n'était malheureusement que trop fraîche dans les esprits et par conséquent ce qu'il en était des partisans des Feunoyr. Elle put ainsi se rendre compte par les informations que la famille Vyrwel était aussi connue dans cette région que la sienne et que par conséquent ils avaient également subi quelques damages en conséquence de l'échec cuisant de la bataille qui avait eu lieu à Murs-Blancs. Cela pourrait potentiellement s'apparenter à de la méchanceté, mais néanmoins, elle avait apprécié l'information. Savoir que la famille Vyrwel avait subi des conséquences signifiaient qu'ils n'avaient normalement pas retourné leur veste. Cela l'avait confortée dans le choix de se rendre à Noirvallon. Mais maintenant qu'elle observait l'attirait qui reflétait l'étendue encore active de leur richesse, peut-être que finalement les conséquences n'avaient pas été si fortes contrairement à celles que sa maison avait subie. Cette demeure aurait-elle été détruite également si le mariage avait eu lieu ici ? S'ils avaient été les instigateurs de ce tournoi en vue de détruire les loyalistes ? Des réponses qu'elle n'aurait jamais et des questions qui ne pouvaient embrumer son esprit. Faire confiance aux Vyrwel n'était pas possible, mais leur alliance était tout ce qu'elle pouvait avoir pour le moment pour tenter d'avancer. Elle ne pouvait pas se permettre de négliger cette évidence. Il fallait croire au moins en l'opportunité qui se présentait à elle. Etre déjà dans cette demeure signifiait qu'elle avait peut-être le potentiel pour faire valoir un certain intérêt au Lord Vyrwel. Il lui faudrait assez de crédits pour qu'il estime sa présence et accepte de faire d'elle même, enfin du garçon qu'elle représentait, un invité ou même un personnel de maison qualifié et donc prompt à rester et faire partie des plans en cours. Elle ferait pratiquement tout ce qui était dans son pouvoir pour obtenir des informations, pour enjoliver qui que ce soit à des fins trompeuses, se salir les mains n'étaient pas négociable, elle savait qu'elle devrait y passer et elle était prête à le faire. De la détermination, elle en avait, du cran aussi, et de la haine, à revendre, la plus pure des motivations.

Son esprit fut totalement accaparé par la nouvelle entrée qui s'actualisa dans la pièce. Devant elle apparaissait le lord de cette demeure. Le voir une fois avait suffit à intégrer son faciès dans sa mémoire et lui permettait donc sans difficultés de le reconnaître. Le garde ne l'avait pas trompé, pas de bourreau en vue, mais bien la personne qu'elle avait demandé. Celle-ci se fit imposante, bien plus imposante que dans son souvenir alors qu'elle n'avait fait que le saluer simplement comme toute personne d'une maison se devait de faire face à des invités. Le ton fut directement donné. Il n'appréciait pas sa venue ni son accoutrement. Elle pouvait le comprendre, c'était un manque de politesse flagrant de se présenter de la sorte sans avoir été conviée et en plus de se dissimuler. Elle ne voulait pas lui manquer de respect mais la situation ne pouvait lui permettre d'agir de manière différente. Sa tête se tourna vers l'endroit où se trouvait le garde qui était toujours présent. Protéger son seigneur était-il son but ou alors en apprendre davantage sur elle ? Et puis irait-il répandre des informations erronées à son sujet ou justement dirait-il la vérité aux loyalistes si jamais son Lord la reconnaissait une fois son faciès totalement dénudé ? Une chose qu'elle ne pouvait pas se permettre. La paranoïa n'était pas forcément prédominante mais lorsqu'on avait des ennemis dans tout le royaume, la prudence surtout se devait d'être la première tactique à déployée. Elle releva une nouvelle fois les yeux sur le lord Vyrwel avant de formuler une dernière exigence. Elle ne savait pas si cela serait accordé, mais elle n'avait foi en personne. Que le garde soit de la maison Vyrwel ne signifiait rien à ses yeux. Du moins pas assez pour qu'il puisse entrevoir son faciès face au lord. Elle savait que si sa demande était acceptée, elle les verrait tous et souvent, mais elle serait connue sous le nom de Maedon et rien que Maedon. C'était le plus important.

"Je ne veux pas vous faire perdre votre temps ni vous manquer de respect. Je tiens simplement à la discrétion, serait-il donc possible de demander à votre garde de sortir de la pièce ?"

Sa façon de parler était la même que celle avec laquelle elle s'était adressée au garde. Elle ne tentait pas à passer pour un gueux ici, elle voulait avoir du crédit auprès du Lord et pour se faire elle était obligée d'user de son éducation pour se faire. Ce serait le premier pas qui devait titiller son vis-à-vis, en plus du nom de Beurpuits. Son regard s'était planté dans celui de son interlocuteur et elle tint bon. La haine lui donnait une assurance qu'elle n'aurait peut-être pas eu de son temps de jeune noble. Manquer d'aplomb n'avait jamais été dans ses veines mais le respect du protocole ou encore une vie confortable menait vers une manière de faire totalement différente. Une légère insistance se fit ressentir pour être sûre qu'il accède à sa demande.

"Je suppose que vous n'avez guère peur de moi, Lord Vyrwel, donc vous ne risquez rien à m'accorder cette dernière requête... "

Cela ne la mettrait sûrement pas dans les bonnes grâces du Lord qui la trouverait peut-être impertinente, mais cependant, elle ne broncha pas tant que le garde ne fut pas sorti. Ce fut seulement qu'à ce moment et uniquement à ce moment que ses mains se levèrent doucement, pour ne pas donner l'impression de faire de mouvements brusques ou même de tenter quoi que ce soit de violent, et vinrent faire glisser la capuche pour dévoiler tout d'abord son visage. Elle s'était lavée autant que possible pour avoir l'air présentable, mais il était aisé de voir qu'elle avait l'air d'une roturière. Elle ne sut pas de suite s'il connaissait son identité et dans le doute, elle préféra conserver son anonymat. Sa coupe de cheveux et l'absence de tout soin concernant son physique permettait la confusion voire la non-reconnaissance, même pour des personnes qui l'avaient côtoyée. Elle n'était qu'un gamin quelque peu efféminé. Ce genre de moquerie lui était totalement égale d'ailleurs, elle était prête à les subir car cela ne valait rien par rapport aux formulations si négatives que le nom "Beurpuits" pouvait subir.

"Je m'appelle Maedon. Je suis un ami des filles Beurpuits. Je vous ai vu au mariage à Murs-Blancs." A part sur son identité et ses relations, le mensonge n'était qu'un partie biaisé. "J'ai fait route du Conflans et je suis venu vous trouver dans un but précis... me venger. Je veux que les loyalistes payent et pour ça je serai prêt à tout. Vous êtes pour les Feunoyr n'est-ce pas ? Vous ne vous êtes pas ravisé ? Je pourrais vous être utile."

Elle en était persuadée. Un homme de main on en avait toujours besoin. Elle avait été un témoin de la seconde rébellion. Elle était mue par la haine, prête à tout. Elle n'avait plus aucune attache, plus aucun endroit où aller. En réalité, elle serait une cible facile et il pourrait aisément la faire disparaître. Mais si la motivation naissait en cet homme, il pouvait aussi la façonner, en faire un potentiel atout pour une future rébellion, pour la vengeance qu'elle voulait apporter.

"Vous possédez des ressources, je suis prêt à devenir l'homme de main que vous souhaitez. Je n'ai aucune exigences, à part me venger. Seul je ne peux pas y arriver. Je vous demande donc votre aide, Lord Vyrwel."



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Bryce Vyrwel
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Message Mar 11 Juin 2013 - 13:13

La requête du gamin fut quelque peu... surprenante il faut l'avouer ! Bryce ne portait que rarement attention aux gardes, non qu'il les estimait comme trop fidèles pour le trahir, mais simplement parce qu'il avait des moyens de les dissuader de le vendre aux loyalistes. Tous les hommes d'armes de Noirvallon avaient une famille qui vivait dans le village et la Vouivre veillait à ce qu'ils ne soient jamais oubliés si l'un des gardes venait à trahir la « confiance » de son seigneur. Une pratique abjecte de l'avis de certains, mais surtout un moyen infaillible de maintenir ses gardes sur le bon chemin selon Bryce. Toujours est-il qu'il considérait que la présence de l'homme d'armes ne posait aucun problème, cependant ce n'était pas le cas du gamin et vu que le Vyrwel n'avait aucune raison de craindre une attaque d'un enfant, il fit signe à son homme de quitter les lieux. Si le petit tentait de s'en prendre à lui, Bryce se débarrasserait tout simplement de lui. Il avait beau ne pas être un fin combattant, il savait se défendre et possédait encore une bonne poigne pour son âge. L'homme d'armes s'éclipsa donc sans piper mot, habitué à se faire congédier lorsque son seigneur désirait s'entretenir avec un interlocuteur particulier. Mais c'était bien la première fois qu'il le subissait au profit d'un gamin des rues !

L'attention du Bieffois se concentra à nouveau sur la silhouette lorsque l'huis fut refermée sur le garde. Il attendait, patiemment comme à chaque fois. Lancel était bien placé pour savoir que son père était un être particulièrement calme en apparence, mais intérieurement c'était autre chose. Bryce savait être patient pour de bonnes raisons, mais lorsqu'il était mis sur le feu par un enfant qui ne lâchait pas le justificatif de sa venue ici, c'était autre chose. Ses yeux verts posés sur la cape semblaient vouloir voir au travers, mais il n'en eut guère besoin. Le visiteur rabattit en arrière la capuche qui dissimulait son visage, révélant un visage relativement jeune et plutôt propre, ce qui était surprenant pour un enfant des rues il fallait l'avouer. L'expression de la Vouivre resta neutre. Son esprit fonctionnait à plein régime alors qu'il essayait d'identifier ou de reconnaître ce visage. Si Bryce ne mémorisait pas chaque trait du visage de ceux qu'il rencontrait, il veillait par contre à retenir ceux des individus qui pouvaient lui poser problème. Pas forcément les nobles, eux agissaient rarement en personne, mais plutôt des serviteurs qui les accompagnaient. Cet enfant ne lui disait rien, c'était donc le signe qu'il n'appartenait à aucune maison proche de Noirvallon et pas davantage à l'une présente au mariage de lord Ambrose. Un bon départ.

Les explications arrivèrent alors, l'enfant se présenta comme étant l'un des amis des filles Beurpuits. Ami ? La noblesse frayait alors la roture ? C'était plutôt surprenant, Bryce avait toujours perçu le seigneur de Murs-Blancs comme un homme qui veillait à ce que ses enfants restent à leur place. Il ne montra rien de ce qu'il pensait et se contenta de dévisager l'enfant du regard alors que les explications se poursuivaient. Ainsi donc, voilà que l'on venait lui demander son aide ? Un léger sourire se dessina sur les lèvres du Tyran, il ne souriait jamais par amusement ou par plaisir, mais plutôt lorsqu'il repérait quelque chose d'intéressant. Seulement son visiteur l'ignorait certainement. Haussant les épaules d'un air détendu, le seigneur des lieux prit la parole d'un ton mesuré.

« Mon aide ? Je crains que tu ne te sois mal renseigné à mon sujet mon petit, je ne suis pas homme à offrir mon aide pour le plaisir, le mécénat ne rapporte pas assez à mon goût. Il ne mentait pas, au contraire : Bryce était très franc la plupart du temps, c'était ce qui le rendait aussi acerbe d'ailleurs.
Je possède des ressources en effet, mais l'échec de cette rébellion m'a coûté très cher, j'ai dû verser d'importantes sommes à la Couronne en dédommagement de ma participation à cette trahison. Je n'ai plus autant de ressources qu'auparavant et j'ai une famille nombreuse dont je dois m'occuper. Pourquoi irais-je me soucier d'une famille qui n'est même plus considérée comme noble à ce jour ? Le ton était légèrement moqueur, comme s'il raillait les Beurpuits. Ce n'était pas le cas, mais Bryce voulait provoquer la colère du gamin pour vérifier s'il était réellement ce qu'il disait être.
Ma fidélité allait au Dragon Noir jusqu'à récemment, mais Daemon II a été emprisonné par le Freuxsanglant et de nombreux rebelles se sont enfuis pour les Citées Libres. Dont les Beurpuits si j'en crois les rumeurs. Je gagnerais bien plus à prêter allégeance aux Targaryen désormais, il n'y a plus vraiment de rebelles dignes d'intérêt en ce bas-monde. »

Les paroles de l'homme pouvaient être très vexantes pour son invité si celui-ci était réellement un ami des Beurpuits. Après tout, il disait bien songer à tourner le dos à ceux qui avaient été ses amis et à prêter allégeance à un homme sur qui il avait toujours craché. Pour quiconque le connaîtrait un peu, cette idée serait tout bonnement impossible à envisager. Bryce Vyrwel était connu comme un véritable rebelle qui ne pourrait certainement pas envisager de changer de cap même après de multiples échecs. Ce n'était ni le premier, ni le dernier, mais son invité ne le savait certainement pas. Croisant ses mains derrière son dos, l'homme détourna son attention du jeune garçon pour se concentrer sur le feu qui crépitait dans la cheminée. Il laissa passer quelques secondes avant d'enchaîner de plus bel.

« Je me demande bien quel lien est-ce que tu pouvais avoir avec les filles de lord Beurpuits, pour souhaiter ainsi te venger des loyalistes. Habituellement les serviteurs changent simplement de maison et les enfants de lord Ambrose ne semblaient pas être du genre à copiner avec la roture. Son ton n'était aucunement accusateur, juste empreint de réflexion.
Je ne vois pas en quoi tu pourrais m'être utile, sauf si tu me sers de preuve de bonne volonté. Je pourrais t'offrir au Roi en signe de ma fidélité, déclarer que tu es un ami des Beurpuits et que tu as des informations les concernant. Ce serait un bon début je pense, tu ne crois pas ? Il tourna la tête vers l'enfant avant de conclure.
Sauf si tu as réellement quelque chose d'intéressant à me donner. Une simple vengeance ne m'intéresse pas, j'ai déjà la mienne à mener et aider un simple gamin des rues ne m'importe que peu. À moins que tu sois l'époux caché de l'une des Beurpuits, je crains de ne pouvoir t'être d'aucune utilité. »

C'était la vérité : il avait déjà sa vengeance contre les Uller à mener, inutile d'en ajouter une nouvelle, surtout pour un simple enfant qu'il ne connaissait ni d’Ève ni d'Adam. Par contre si celui-ci avait des informations importantes à lui fournir, les cartes pouvaient être redistribuées.


               
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Message Mar 11 Juin 2013 - 17:15

Que les choses lui tombent tout cuit dans la maison de façon aisée lui apparaissait particulièrement naïf. Un lord de maison, et particulièrement de celle-ci, n'allait pas céder à la gentillesse en acceptant sans broncher sa requête. Elle s'y était totalement préparée. Surtout qu'il y avait une chance sur deux pour qu'il la reconnaisse et finalement ça n'avait pas été le cas. Ce n'était pas étonnant. Le changement entre celle qu'elle était et le garçon roturier qu'elle tentait d'être présentait un gouffre physique imposant ne permettant pas une facilité d'identification. C'était le but et cela lui rendait la vie pour l'instant plus pratique tout autant que plus difficile par le comportement quotidien à adopter. Au moins, avait-elle pu négocier sans difficulté de se retrouver seule avec le Lord de la maison. Dénudée de toute barrière entre son faciès et celui de son interlocuteur, il était désormais difficile de camoufler une quelconque expression. L'honnêteté était à l'avant plan et le face à face imposant la sincérité. Du moins, autant que possible. Considéré comme le Tyran, ce qui l'attendait lui était totalement inconnu mais la souplesse ne serait sûrement pas de la partie. Elle avait besoin d'attirer son attention et même si la première étape - entrer dans l'établissement - avait été effectué, cela ne voulait cependant pas dire qu'elle pouvait s'attendre à une acceptation pour le reste. Après tout tout comme il signifiait, qui était-elle pour solliciter une empathie à son encontre et de la mobilisation de la part de ce dernier ? De la vengeance ? Qu'en avait-il à faire finalement ? Peut-être ne souhaitait-il tout simplement que mettre de côté ce qu'il s'était passé à Murs-Blancs afin de mieux avancer. Le Lord marquait clairement un point dans ses pensées : elle ne le connaissait pas et le peu de propos formulé à son sujet de la part de son paternel ne permettait guère de le cerner. Venir à l'aveuglette était dangereux tout autant que téméraire. Mais si quoi que ce soit était tentée, aussi frêle que son aspect et son gabarit pouvait le sous-entendre, elle pourrait se défendre et infliger des douleurs assez fortes pour pouvoir fuir. Mais pour l'instant, il fallait surtout adopter une attitude aussi calme et sereine que possible. Et concrètement, cela n'était point du tout évident alors que les critiques semblaient fuser tout d'abord sur sa maison dont la noblesse venait d'être balayée négligemment en moins d'une seconde. Sans compter que le couteau fut remuer dans une plaie encore béante face à la fuite de son père face à la défaite. Oui il était désormais dans les Cités Libres alors que son souhait de revendiquer sa haine et de tenter d'acter encore en Westeros montrait bien plus de motivation et de conviction que son parent.

Serrant les poings, l'écoute était mouvementée de remous intérieurs qui manifestaient des sentiments virulents à l'entende d'une quelconque alliance avec les Targaryens. Comment émettre une telle idée après justement tout ce qui lui était arrivé face à l'échec de la seconde rébellion ? Finalement, l'appel de l'argent et de la paix pouvait pervertir les esprits les plus vils pour les mener vers des chemins plus aisés. S'était-elle trompée en venait à Noirvallon ? A l'annonce d'une preuve de fidélité en la dénonçant et faisant d'elle une captive auprès du Roi, un pas en arrière fut engendré, la rapprochant de la porte par laquelle elle avait été amenée, avant de s'immobiliser lorsque le regard du félon se posa sur elle, se plantant dans le sien qui n'était guère enclin à montrer de l'amitié à ce moment précis. Le dernier point la mit dans un dilemme certain : proférer son nom ou rester dans l'anonymat. Deux options découleraient de cette révélation. La première, une dénonciation auprès du Roi comme il l'avait formulé. Après tout, elle ne connaissait point sa sincérité par rapport à ces propos énoncés. La seconde, était que justement alors, cela changeait la donne dans l'esprit de cet homme. Pourquoi elle ne le comprenait pas très bien... Mais pouvait-elle se permettre de perdre sa seule chance d'aide ? Et en même temps de risquer sa vie s'il était plus fidèle au Targaryen qu'elle ne l'avait pensé ? LE silence s'imposa de lui-même alors que ses prunelles ne quittèrent point celles de son interlocuteur. Néanmoins, parler pourrait détruite le silence pesant qu'elle était en train d'engendrer et lui permettrait également de se calmer. Relâchant ses poings, son phonème reprit la suite du discours.

"Je ne suis pas sûr qu'un simple gamin roturier change quoi que ce soit aux yeux du Roi. Vous êtes et restez un traître aux yeux des Loyalistes. Il faudrait bien plus qu'une simple petite dénonciation pour retrouver les rangs. " Elle le darda un instant avant de continuer "Les rebelles mériteraient bien plus votre attention que ces Targaryens... LA seconde rébellion a été perdue mais lorsque nous seront prêt, les Loyalistes feront moins les malins ! Les partisans des Feunoyr sont voués à prendre le pouvoir à un moment ! Quand les têtes tomberont, les autres suivront le mouvement et s'agenouilleront devant qui de droit. Si vous vous détournez des rebelles, il en sera de même pour vous ! "

Une menace qu'elle n'avait pu retenir. En réalité, les propos proférés avaient atteint un peu plus fortement sa fierté de Beurpuits qu'elle ne l'aurait cru. Peut-être avait-elle émis trop d'espoir à l'encontre de cet homme. La haine emmagasinée était toujours au bord prête à se déverser sur celui qui aurait la malchance de la faire déborder. Peut-être que le Lord devant elle en subirait les conséquences. Elle savait pertinemment dans sa raison que ce n'était guère la bonne méthode, mais l'entendre devant elle formuler l'idée même de prendre un nouveau départ et chercher la simplicité dans le confort que pouvait lui apporter les plus forts la débecquetait horriblement. Bien sûr, devenir qu'il la manipulait n'était pas aisé. Bien qu'elle se voulait débrouillarde et surtout apte à gérer quelques situations, la naïveté se retrouvait présente n'ayant jamais été confrontée aux adultes de cette manière, avec l'expérience si imposante que leur maturité pouvait engendrer.

"Et puis c'est peut-être facile pour vous alors que vous avez toujours un toit ! Vous ne pouvez pas comprendre ce que c'est d'être dévoué à une maison et la perdre entièrement ! C'est pour cette raison que je veux me venger ! Je veux que les Beurpuits retrouvent leur titre et leurs biens ! JE veux que les Loyalistes payent pour l'affront et le déshonneur qu'ils ont adressés à cette maison ! "

Elle dut de nouveau se taire pour retrouver son calme. L'énervement l'avait quelque peu submergé et elle commençait à s'en prendre au Lord de manière inadéquate. Du moins si son aide devait être apportée. De puis, à force d'agir de la sorte, la couverture de Maedon tomberait pour laisser entrevoir la Beurpuits qui se cachait derrière. Déjà ces derniers propos pouvaient porter à confusion sans pour autant dévoiler clairement quoi que ce soit. Juste peut-être une passion dévorante pour les Beurpuits, un brin excessive pour un ami des filles. Après quelques secondes elle se reprit néanmoins et tenta de retrouver un peu d'estime auprès du seigneur de Noirvallon.

"En quoi le fait que je sois potentiellement l'époux d'une des filles pourrait vous être utile ? "

CE dernier point restait une énigme pour elle. En quoi cela pourrait-il apporter de l'intérêt pour Bryce Vyrwel d'avoir en face de lui l'époux caché éventuellement d'elle-même par exemple. Sa grande soeur étant déjà mariée avec une brute qui n'était désormais plus de ce monde, partisan virulent des Feunoyr. Bien qu'elle suspectait qu'il soit bien davantage partisan de la guerre et de la bataille. Un autre point aucun elle ne prêtait pas du tout attention était son langage qui n'avait rien de celui d'un roturier. Mais face à un Lord elle n'avait pas pensé adapté ce dernier pour faire sous-entendre sa fausse identité. Mais elle n'avait jamais dit qu'elle n'avait pas reçu d'éducation, même si effectivement elle semblait bien plus cultivée que son rang l'aurait sollicité.

"Je pourrais très bien mentir en vous disant que je suis l'époux caché de Maëlle Beurpuits mais vous n'auriez aucune preuve. De plus qu'est ce qui me dit que ce n'est pas une autre manière de me livrer ? En m'ayant menacé de la sorte, même si j'avais d'autres informations, vous les dires serait peut-être signer mon arrêt de mort...Vous souhaitez en savoir plus mais je n'ai aucune garantie de pouvoir vous faire confiance."

Elle aussi pouvait être sincère. Elle venait de lui prouver tout en sous-entendant que d'autres informations seraient peut-être émises s'il montrait un peu de bonne volonté. La suite définirait si la fuite devait être réalisée ou si elle pouvait se permettre de franchir une étape fondamentale qui était l'évocation de son identité.



"Que cela soit difficile ou non, tu tiendras ! "
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Message Mer 12 Juin 2013 - 13:28

Les loyalistes, de l'avis de Bryce, n'étaient que des moutons dociles. Il suffisait de leur donner ce qu'ils souhaitaient pour qu'ils daignent vous manger dans la main. Même si le gamin avait raison en déclarant que les loyalistes le prendraient toujours pour un traître, l'homme restait intimement convaincu qu'il pourrait sans grande difficulté, réussir à se faire accepter par certains d'entre eux. Il suffisait de sélectionner les bonnes maisons. Le manipulateur qu'il était se persuadait seul de sa capacité à pousser les gens dans la direction qui l'arrangeait, que cela leur plaise ou non. Il suffisait d'employer les bons mots et de les convaincre de certaines choses qui n'étaient pas forcément véridiques. N'était-ce pas ce que Bryce faisait justement avec son fils ? N'avait-il pas persuadé Lancel de prétendre vouloir devenir loyaliste pour s'attirer les bonnes grâces de certains voisins réticents ? Le Bieffois n'en démordrait pas : il était aisé de changer l'opinion que les gens avaient de vous. Surtout lorsque vous prétendiez avoir pris conscience de votre erreur suite à des malheurs qui s'abattaient sur votre maison, parler d'une sanction divine faisait toujours son petit effet. Qu'il le pense ou non n'était qu'un détail.

Les menaces à peine voilées du gamin ne manquèrent cependant pas d'amuser Bryce. Il avait l'impression de s'entendre parler lorsqu'il était encore enfant. Prétendre que les rebelles parviendraient tôt ou tard à prendre le pouvoir, dénigrer les loyalistes : voilà l'activité préférée des traîtres. Même à ce jour après tous ces échecs successifs, Bryce restait convaincu de la véracité de ces dires, cependant il était plus conscient que l'enfant de la difficulté du chemin qui menait à une telle victoire. Il ne verrait certainement jamais de Feunoyr monter sur le trône, peut-être serait-ce Lancel où son fils qui serait en place lorsque cet instant arriverait. Mais dans le cas présent, les rebelles n'étaient plus que l'ombre d'eux-mêmes et ce n'était pas ainsi qu'ils parviendraient à faire quoi que ce soit.

La fougue du gamin ne retomba guère, il s'emballa même en déclarant vouloir voir les Beurpuits regagner leurs titres. Espoir inutile malheureusement, car Bryce savait parfaitement que le traître ne parviendrait jamais à retrouver son ancienne place. Lui-même devait en être conscient puisqu'il n'avait pas hésité à s'enfuir en laissant Westeros derrière lui. Comme la Vouivre l'avait déclaré à son héritier quelques jours plus tôt : seuls les lâches fuyaient, les véritables combattants restaient sur place, même dans une position aussi précaire que la leur ! Il n'aiderait donc pas les rebelles qui fuyaient devant le danger. Le silence du seigneur de Noirvallon persistait alors que son invité lui posait des questions avant de conclure sur une note plutôt surprenante : il exigeait des garanties de confiance avant de parler davantage. Réellement ? Bryce n'allait pas prendre le risque de se vendre à un enfant alors qu'il n'avait rien à gagner en retour. Un sourire se dessina sur ses lèvres tandis qu'il décroisait ses bras de derrière son dos pour joindre ses mains devant lui.

« Tu veux des garanties ? Et sur quelle base de ta bonne foi ? Tu imagines que j'ai réussi à tenir aussi longtemps en témoignant ma dévotion aux Feunoyr au premier venu ? Un sourire ourla une fois de plus ses lèvres avant qu'il ne retrouve sa neutralité.
Tu as raison. Je ne me suis jamais caché d'être fidèle au Dragon Noir et cet échec n'a rien changé à ma position. J'ai déjà donné à Herberouge et j'y ai beaucoup perdu, l'échec de Murs-Blancs n'est qu'une épreuve de plus à traverser, ce n'est pas une défaite qui permettra aux Targaryen de remporter la guerre. Le ton était calme, mais ferme.
Tu perdrais beaucoup à me mentir mon garçon. Je n'estime pas les fuyards, que ce soit les Beurpuits ou les autres partisans Feunoyr qui ont quitté Westeros, ils n'ont plus mon respect. Je n'estime que ceux qui tiennent face à l'adversité et crois-moi lorsque je te dis que les Beurpuits ne retrouveront jamais leurs titres. Leur prétendu seigneur s'en enfuit la queue entre les jambes, il ne mérite pas cet honneur. S'il était resté à Westeros, je l'aurais assuré de mon soutien, mais ce n'est pas le cas et ses malheurs me laissent indifférent. »

Il soupira, détournant son regard de l'enfant comme si tout ceci le fatiguait. Les paroles de la Vouivre étaient rudes et très franches, il ne comptait pas aider ceux qui n'avaient pas eu le courage de rester à Westeros pour se battre pour leurs convictions. À ce jour, Bryce estimait bien plus les Ferboys que les Beurpuits et pourtant, il haïssait viscéralement les Dorniens et pensait que les Ferboys avaient leur part de faute dans cet échec. C'était dire. Au moins ceux qui se tenaient à leurs décisions étaient dignes de confiance, ce n'était pas le cas des maisons qui n'hésitaient pas à se détourner du chemin tracé dès que l'ombre d'un Dragon se dessinait sur la route. Le regard vert du seigneur des lieux se posa sur le feu qui crépitait dans la cheminée avant qu'il ne poursuive.

« Ne me parle pas de la sanction des rebelles si je venais à leur tourner le dos ! Crois-tu que je craigne ces incapables traîtres qui, pour la plupart, n'osent même pas assumer leurs décisions ? Tu étais à Murs-Blancs, regarde seulement quelles maisons ont été sanctionnées et tu verras que plus de la moitié des partisans Feunoyr s'en sont tirés indemnes. C'est la preuve flagrante qu'ils n'ont pas osé s'élever contre la Main lorsqu'elle était venue interrompre nos réjouissances. Le ton s'était durcit, pourtant Bryce n'élevait pas la voix.
Alors ne me fais pas rire en me disant que je risque la sanction des rebelles lorsque les Targaryen seront renversés. C'est à peine s'ils sont capables de se remettre de l'échec de Murs-Blancs et je suis persuadé que nombreux seraient ceux prêts à te vendre pour remonter dans l'estime du Dragon. Il claqua de la langue contre son palais, signe d'irritation.
Mais tu as raison, ce n'est pas mon cas. Je ne sais pas davantage ce que c'est de perdre toute sa noblesse, mais je sais ce que c'est que d'avoir une maison en disgrâce et je sais aussi ce que c'est que d'être traité comme un paria. J'y ai survécu depuis ma naissance et mon fils fera de même, perdre ce que l'on possède ne signifie pas que l'on ne puisse pas le regagner d'une manière ou d'une autre. À moins de fuir lâchement comme tes si estimés Beurpuits. Il émit un bref rire avant de tourner la tête vers l'enfant.
Est-ce suffisant comme garantie ? Si ce n'est pas le cas, ne me fais pas perdre mon temps et va t'adresser à d'autres partisans, tu verras si je n'ai pas raison.

Il avait les cartes en main, à lui de décider quoi jouer désormais !


               
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Message Mer 12 Juin 2013 - 15:37

Il est vrai, qu'elle ne manquait pas de culot. Oser parler ainsi à un Lord dont le surnom était "Le Tyran" manquait peut-être de bon sens. Pourtant, l'assurance en sa personne n'existait plus tellement. Oh bien sûr, elle restait une Beurpuits et elle en était fière, néanmoins pour le moment elle n'était plus rien et devait faire face à des critiques à même de constamment la rabaisser. Ainsi, peut-être que cet état de fait la poussait à aller dans les retranchements les moins sécuritaires. Après tout que pourrait-elle perdre de plus que la vie ou sa liberté ? Rien. Et comme elle ne comptait ni mourir, ni se faire livrer en cette journée, les raisons pour s'écraser étaient encore moindre. L'idée de se faire manipuler n'était pas présente dans son esprit. Pour le moment, la croyance l'emmenait davantage vers une signification qui semblait suggérer que le Lord présent devant elle n'était peut-être pas la personne qu'elle avait tant cherchée. La haine était vociférante en son sein mais heureusement le calme avait reprit le dessus pour engendrer davantage de propos contenus et réfléchis. Sûrement pas assez face à un homme d'autant d'expériences mais du haut de ses seize ans, elle se débrouillait avec les atouts qu'elle avait acquis autant que possible. Mais les premiers propos la rassurèrent finalement sur un point. Cet homme semblait vouloir jouer de cynisme mais cependant lorsque ses convictions étaient touchées, il remettait à sa place quiconque les avait bafouées. Ainsi, il réfuta l'idée même de retourner sa veste et de donner la victoire au Targaryen. Une franchise qu'elle approuva tout d'abord. Après tout, savoir finalement dans quel camp il se trouvait vraiment était important pour ses objectifs à réaliser dans le futur. Il l'avait tout d'abord perdue pour mieux le retrouver. Cela lui fit réaliser qu'il ne fallait peut-être pas qu'elle prenne ses propos comme ils venaient et se méfier des tournures de phrases qui s'évertuaient peut-être à la tester et à la confronter également à la réalité.

La suite cependant ne lui plut guère et eut vite fait de raviver son désarrois et son mécontentement. Cet homme prenait plaisir à s'acharner sur son nom. Etait-ce parce qu'elle avait dit y être lié ou simplement mésestimait-il vraiment cette maison ? Toujours est-il qu'entendre que son père avait fuit était profondément douloureux, non pas parce que c'était faux mais justement bien plus parce que c'était d'une vérité dure à admettre. Elle aussi aurait davantage respecté son paternel s'il était resté à Westeros pour récupérer ce qui lui revenait de droit et le dur labeur emmagasiné pendant tant d'années qui s'était tout simplement volatiliser en moins de temps qu'il fallait pour claquer des doigts. Déshonoré, désabusé, rendu à l'état de roturier et maintenant considéré comme fuyard. Cela en était vraiment désobligeant et la meurtrissure qui s'éveillait de nouveau clairement ne faisait que raviver une colère qu'elle avait tenté d'apaiser autant que possible face à cet homme dont elle devait avoir le soutien bien plus que les représailles. Bien évidemment, il ne connaissait pas son identité, mais elle ne tolérait guère qu'il offre ouvertement tous les points faibles d'une maison réduite à néant. Alors pour en plus affirmer que jamais ils n'arriveraient à retrouver leurs titres ! Balivernes que ces propos ! Y croire n'était pas possible quand elle suivait une voie qui ferait en sorte de lui rendre. Il devait se taire à ce sujet, arrêter d'en rajouter, arrêter de la rabaisser ainsi. Mais tenant bon, ses lèvres restèrent closes face à ce flot de paroles, gardant l'immobilité excepté ses poings de nouveau serrés mais camouflés sous les pans de sa cape encore présente sur ses épaules. Le soupire lui indiqua de plus un sentiment plutôt négatif ce qui avait aidé à garder le silence.

Le laissant se mouvoir, elle attendit patiemment. Elle se devait de le laisser dominer, ou du moins le croire. Oh bien sûr, elle n'était pas persuadée jusqu'au plus profond d'elle-même d'avoir de la matière pour le toiser, mais elle comptait bien garder la tête haute jusqu'à la fin, peu importe les conséquences qu'entraîneraient ce discours. La suite l'irrita également. La faire repenser à Murs-Blancs ? Ce n'était pas nécessaire. LEs faits étaient encore frais dans sa tête et rien que se remémorer ceux-ci avaient le dont de l'irriter. Oh oui elle savait pertinemment les maisons qui n'avaient rien subies ou bien moins que la sienne. Nombreux traîtres avaient retournés sa veste et plus elle l'avait appris, plus elle avait eu envie de rajouter des noms sur sa liste de personne à disparaître à Westeros. Les vrais rebelles, ceux avec des convictions et prêt à tout pour réussir étaient rares, les loyalistes étaient partout, les entouraient, étaient prêt à les écraser pour être sûr qu'ils ne reviendraient jamais à la charge. Mais c'était mal connaître les plus persévérants d'entre eux. Evidemment qu'elle était encore jeune, évidemment que sa cause était encore récente, mais depuis sa plus tendre enfance elle avait entendu parler des Feunoyr, elle avait été baignée dans l'éducation qui poussait à croire que le Roi actuel n'était pas le bon et avait usurpé la place d'un roi bien plus digne. Elle avait également vu comme ils se débarrassaient de leurs ennemis, comment l'absence de pitié était totalement proscrite, comment ils faisaient traîner dans la boue les rebelles. Elle était particulièrement bien placée pour le savoir et cela n'avait entraîné qu'une haine farouche et une envie irrépressible de se venger. Tous leurs avaient tournés le dos une fois la rébellion achevée au détriment des rebelles. Le manque de conviction était dramatique et particulièrement navrant mais surtout ne faisait qu'accroître la colère perpétuelle que la demoiselle conservait au fond d'elle. Elle entendit à peine la dernière phrase que proféra le Lord Vyrwel qu'elle coupa presque. Il venait une nouvelle fois de critiquer son nom alors que juste avant il avait donné matière à lui faire confiance. Mais la vérité l'avait particulièrement énervée et l'entendre une énième fois abuser de leur faiblesse la fit littéralement grimper au plafond, faisant déborder ce vase bien remplit qu'elle contenait depuis maintenant des semaines.


"Arrêtez de critiquer ma maison ! Mon père a fui mais il n'avait pas le choix ! Et puis tout le monde n'est pas parti, moi je suis ici et je compte bien retrouver notre titre, nos richesses et nos terres ! " Une bourde avait été faite, sa seule carte avait été lâchée sous le coup de la colère et parce qu'elle se sentait finalement démunie face à une solitude qui s'était imposée au fil des jours. Elle devait croire à la réussite des rebelles, elle se devait de croire à la possibilité d'atteindre ses objectifs. Elle n'était pas du tout en accord avec la fuite de son paternel mais le défendre avait été plus fort qu'elle. Mais elle ne comptait pas arrêter ces propos ici, sa rage était telle que poursuivre était important. A personne encore n'avait-elle pu confier ses desseins, cela s'était emmagasiné en elle sans pouvoir l'exprimer, elle avait besoin de le faire, de rendre ses désirs réels en les formulant haut et fort. "Ils vont tous payer ! TOUS ! Ce Commandant des Dents de Freux, la Main du Roi, les Frey, tous ces Targaryens  et tous ces Loyalistes ! Je veux qu'ils payent tous de l'humiliation qu'ils nous ont imposés ainsi devant tout le monde, je veux qu'ils perdent tout comme j'ai tout perdu ! Je suis prête à tout pour ça! Peu importe les barrages qu'on mettre sur mon chemin je vais les surmonter et quand je l'aurai fait, quand j'aurai lavé l'honneur de mon père, je lui rendrai son titre, sa place et je montrerai que les rebelles ne sont pas que des vermines que l'on peut écraser ! "

Plus de masculinité, elle était désormais Maëlle, une femme, l'héritière des Beurpuits avec la ferme intention de faire valoir ses droits. Le regard adressé au Lord de la maison Vyrwel en disait long sur ses convictions, ses intentions et surtout sa détermination mue par sa haine vengeresse. Pour la première fois depuis que ses pas l'avaient menée dans cette demeure, sa sincérité était sans faux-semblants. Cependant, rapidement, elle s'en rendit compte et la confusion s'insinua en elle tout comme la méfiance. Elle venait d'avouer qui elle était. Peut-être pas clairement mais désormais, peu ceux qui connaissaient sa maison, il était facile de se rendre compte que la dernière fille connue des Beurpuits se tenait là, devant Bryce Vyrwel. Se renfrognant, elle ne put s'empêcher de le regarder un instant et de laisser la colère disparaître aussi vite qu'elle s'était ravivée pour laisser place à une prise de conscience de devoir peut-être fuir les lieux. Elle garda le silence un long moment sans lâcher le Lord des yeux avant d'oser poser une question dont la réponse l'effrayait désormais.

"Qu'allez vous faire de moi ... ? "

Tout allait sûrement se jouer maintenant. Soit il l'acceptait et comprenait sa cause pour l'aider, soit il ne ferait qu'une bouchée d'elle face à la vérité qu'elle venait de révéler.



"Que cela soit difficile ou non, tu tiendras ! "
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Bryce Vyrwel
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Message Jeu 13 Juin 2013 - 18:55

L'explosion ne se fit pas attendre, Bryce avait à peine eu le temps de finir sa phrase que le jeune garçon se transformait en un individu débordant de colère. C'était plutôt.... inattendu il fallait l'avouer ! Le Bieffois cherchait à tester son invité, mais il ne soupçonnait pas la véritable identité du gamin qui se révéla finalement être une gamine. Et pas n'importe laquelle. Ce qu'elle venait de dire signifiait clairement qu'elle portait le patronyme des Beurpuits – désormais couvert d’opprobre – et qu'elle avait d'autant plus de raisons de vouloir se venger de la Couronne. Le Vyrwel resta silencieux devant l'éclat de la jeune femme qui lui sommait de ne pas critiquer sa maison, ajoutant qu'ils avaient tous décidé de partir parce qu'ils n'en avaient pas le choix. Vraiment ? C'était faux. Bryce était homme à estimer que tous les choix étaient possibles, même s'il fallait vivre sur les routes avec sa famille pour pouvoir rester à Westeros. La Main du Roi avait « simplement » retiré les titres et les possessions de la famille tandis qu'il avait fait emprisonner Daemon II. Ce dernier n'abandonnerait certainement pas la lutte malgré la position dans laquelle il se trouvait, c'était le signe qu'il était toujours possible de choisir. Aucune décision n'avait été imposée à lord Ambrose.

Toujours est-il que l'enfant avait de grandes ambitions. Trop grandes pour une simple fillette qui ne possédait même plus un titre. Il ne lui restait plus que ses yeux pour pleurer, sauf si quelqu'un décidait de faire preuve de mansuétude à son égard. Allait-il le faire ? Bryce hésitait encore. Soutenant le regard de la demoiselle qui semblait dévorée par l'envie de vengeance, il réfléchissait. Les alliés n'étaient pas très nombreux et le Vyrwel avait toujours veillé à se rapprocher des individus qui partageaient les mêmes desseins que lui. Mais à côté, la donzelle était trop prompte à s'emporter et elle risquait de faire échouer un plan demandant discrétion. Il fallait donc se montrer prudent et ne pas agir sur un coup de tête. La Vouivre avait toujours été très méfiante et le patronyme de son invitée ne suffirait pas à le convaincre de lui tendre la main.
Après un long silence, la jeune femme lui posa finalement une question parfaitement normale. Qu'allait-il faire d'elle effectivement ? Il se posait encore la question et une seule réponse se présentait à lui : tout dépendrait ce qu'elle était capable de faire et jusqu'à où elle pourrait bien aller. Il haussa légèrement les épaules avant de détourner son attention de la demoiselle pour s'approcher de l'un des fauteuils placé face à la cheminée, puis s'y installa.

« Tout dépendra de toi. Son ton n'était plus hostile ou dur, il parlait comme s'il était en train de discuter de la pluie et du beau temps avec une connaissance.
Assieds-toi. Cette fois-ci, son ton était beaucoup plus autoritaire, il ne lui laissait pas vraiment le choix. Un autre fauteuil était disponible non loin de lui et était lui aussi dirigée vers la cheminée. Ils ne se regarderaient pas en face.
Tu veux beaucoup de choses, mais tu ne disposes pas de grand-chose pour y arriver. Il faut que tu sois consciente d'une chose : ta famille s'est couverte d'opprobre, mais elle n'a pas été chassée de Westeros. C'est ton père qui a décidé seul de fuir, ce n'est pas un cas isolé d'ailleurs, tu ne peux accuser personne d'autre. Il tourna la tête vers elle avant de poursuivre.
Je ne dis pas tout cela pour t'agacer, c'est la stricte vérité. On a toujours le choix et tu en es la preuve : n'es-tu pas à Westeros alors que les autres Beurpuits se sont enfuis ? Ils ne devaient pas croire qu'ils avaient la moindre chance de se venger et ils ont préféré passer à autre chose. Tu es la seule à sembler t'accrocher au passé et vouloir retrouver ta place. C'est une vision des choses que j'apprécie. »

Un silence s'installa l'espace de quelques secondes. Bryce ne voulait pas la provoquer pour déclencher une nouvelle colère, il cherchait simplement à lui faire comprendre que son père ne faisait plus partie de l'équation désormais. Il avait tout laissé sans regrets, elle perdrait donc son temps à vouloir le remonter dans l'estime des autres rebelles. La fin de sa réplique laissait comprendre qu'il voyait d'un bon œil ce qu'elle venait de lui dire, mais est-ce que cela signifiait qu'il était prêt à l'aider ? Peut-être pas ! Le Vyrwel sondait déjà la demoiselle : en lui ordonnant de s'asseoir il voulait la cerner, voir s'il avait affaire à une personnalité malléable ou si elle risquait de lui poser de grosses difficultés. Il avait élevé Lancel comme il le souhaitait et à présent son fils représenté la perfection aux yeux de la Vouivre. Il comptait donc reproduire – à moindre mesure – ce travail sur la demoiselle.

« Tu as de la chance que je sois un rebelle, sans quoi tu aurais certainement pu dire adieu à toute idée de vengeance. Tu dois comprendre quelque chose : la colère ne servira qu'à t'étouffer et tu finiras par te trahir et tout perdre. La seule chance que tu as de mener à bien ta quête ma chère, c'est d'apprendre à te maîtriser pour que les autres ne parviennent pas à te faire sortir de tes gongs. Son regard s'était depuis longtemps reporté sur les flammes qui crépitaient dans l'âtre. Il inspira longuement avant de reprendre.
Je veux bien t'aider. Mais sache que je ne le fais pas pour rien ! Je t'aiderai parce que tu es une rebelle dans l'âme et que j'ai beaucoup à gagner, mais je ne le ferai pas si tu n'es pas capable de te contrôler. Je travaille avec la provocation, j'aime titiller les gens et les pousser à bout, je ne peux donc pas tolérer quelqu'un qui ne soit pas capable de gérer sa colère. Tu te trahirais auprès du premier loyaliste venu et tu seras emprisonnée avant même d'avoir aperçu de loin la Main ou un autre seigneur. Il secoua la tête avant de tourner la tête vers la jeune femme.
Si tu penses être capable de te modérer pour atteindre ton but, je suis prêt à t'aider. Mais si tu venais à te comporter d'une manière qui pourrait me mettre en danger, n'espère plus avoir mon soutien. Je n'accorde qu'une chance et je ne suis pas connu pour ma compassion. Bryce marqua une pause avant de conclure.
Et si, pour commencer, tu te présentais réellement ? »

C'était un bon début en effet.


               
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Maëlle Beurpuits
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Message Mar 18 Juin 2013 - 1:36

Maëlle avait bien senti que l'impulsivité face à autant de critiques avait pris le pas sur la sécurité. Elle s'était seule jetée dans la gueule du loup et avait elle-même entamé sa descente vers une potentielle mise au trou si jamais Bryce Vyrwel décidait qu'elle n'en valait pas la peine. Il faut dire qu'encaisser toute seule tout d'abord la déchéance de sa famille, puis en suite la fuite de cette dernière et la solitude qui en avait découlé par son choix de rester et de ne pas fuir, ce n'était pas quelque chose d'aisé. Ses sentiments avaient été acculés et mis à rude épreuve. Jusqu'à présent, elle n'avait pas craqué, elle avait cherché à se débrouiller seule et à trouver comment survivre sans personne durant presque deux lunes. Entendre constamment les loyalistes critiquer son nom sans pouvoir se défendre avait engendré une frustration extrême qui n'avait fait qu'attiser sa haine. N'ayant rien fait pour l'apaiser car aucun plan encore n'avait été mis en exécution pour pouvoir satisfaire ses desseins, l'accumulation était devenue de plus en plus lourde à porter. Alors quand la seule personne en qui elle avait émis des espoirs assez importants était en train de descendre ce qu'elle défendait corps et âme, elle n'avait pu tenir et avait totalement explosé. Malheureusement, elle ne connaissait pas les conséquences d'une telle impulsivité et elle n'était pas sûre que le regretter n'allait pas découler d'un tel manque de contrôle de sa part. Mais faire machine arrière était désormais impossible. Elle avait révélé être une fille et faire partie de la famille Beurpuits. Elle était donc officiellement une rebelle et officiellement un bon atout à vendre aux autorités si jamais Bryce voulait effectivement récupérer une estime auprès des Loyalistes. Elle était prête à le blesser et se battre si cela s'avérait nécessaire. Tout dépendrait de la réponse qu'il allait fournir à sa question. Elle avait été directe... Si jamais c'était un traître, elle avait besoin qu'il le dise clairement, pas besoin de tourner autour du pot.

Cependant, la réaction du Lord n'était pas du tout celle attendue ou celle qu'elle aurait cru. Son expression n'avait pas tellement changée, il restait de marbrer comme si ça l'indifférait. Cela avait-il vraiment de l'importance pour lui ? Après tout elle avait toujours cru que son information clé était son identité, s'était-elle trompée ? Elle n'émit cependant aucun commentaire, uniquement une nouvelle surprise lorsque le Lord lui indiqua que ce qu'il ferait d'elle dépendrait justement d'elle-même. Une réponse qui se devait sûrement d'être signifiée comme engageante, mais elle ne pouvait pas se permettre de relâcher son attention maintenant. C'était peut-être simplement pour mieux la tromper et elle avait déjà commis à son avis plus de bévues qu'elle n'aurait du. Le ton autoritaire employé par la suite ne la fit hésiter qu'une fraction de seconde avant de s'exécuter. C'était étrange parce que désormais elle ne se retrouvait plus en position de regarder obligatoirement le Lord et cela la mettait mal à l'aise. Aussi, bien que le feu était particulièrement tentant à regarder instinctivement, son regard se tourna vers Bryce Vyrwel quand il reprit la parole. Cependant, elle ne fut pas capable de laisser ses prunelles tournées vers ce dernier très longtemps car les propos formulés furent à nouveau difficile à entendre. Bien sûr, elle ne comptait pas laisser la colère reprendre le dessus car elle savait parfaitement qu’elle avait commis une erreur que cela aurait pu lui couter cher. Mais néanmoins, entendre de vive voix les critiques qu’elle connaissait déjà sur sa famille, restait parfaitement désagréable. Evidemment qu’elle n’avait pas accepté la fuite de son père et comme le Lord Vyrwel l’indiquait, c’était bien pour cela qu’elle était restée. C’était forcément des propos valorisants la concernant mais parce qu’elle gardait de l’estime pour son père, elle ne pouvait l’apprécier à sa juste valeur. Ce n’était pas facile d’encaisser tout ceci alors qu’elle avait en très peu de temps encaisser énormément de choses. Lé déchéance de sa maison d’abord, le déshonneur de son nom ensuite, la fuite de son père qui ne se sentait pas l’âme d’affronter les loyalistes pour préserver son intégrité propre, et puis la solitude…. Une solitude pesante encore jamais expérimentée par le passé. Après tout, sa famille avait toujours été présente autour d’elle, des amis également, et désormais elle n’était même plus elle-même et devait faire face à une solitude douloureuse supportée uniquement grâce à la haine et le désir de vengeance. Mais quand la personne salutaire s’y mettait aussi, il n’était pas évident de rester de marbre. Cela restait néanmoins la première fois qu’elle craquait de la sorte.

Elle garda cependant le silence et attendit de savoir ce qu’il pourrait encore formuler comme propos. Après tout, malgré l’appréciation la concernant de sa persévérance, finalement elle n’avait toujours aucune idée du destin qu’il lui réservait. Tournant à nouveau ses prunelles sur le faciès du concerné qui observait les flammes dansantes devant ses yeux, elle n’avait pas la moindre idée des diverses pensées qui pouvaient séjourner dans son esprit. Cet homme faisait sûrement partie de ceux qu’il n’était pas possible de décoder. Ces hommes d’une psychologie puissante qui s’armaient de l’attitude nécessaire pour obtenir satisfaction. Le phonème du Lord Vyrwel reprit indiquant finalement qu’il lui apporterait l’aide qu’elle réclamait. Elle ne put bien sûr pas exprimer avec une réelle exclamation son contentement, mais son regard s’était certainement fait plus brillant car elle franchissait une étape importante. Elle écouta néanmoins attentivement les directives. Celles-ci lui parurent parfaitement logiques : nuire au Lord lui serait parfaitement défavorable et entraînerait sanctions. Elle ne comptait néanmoins pas manquer de sécurité. Jusqu’à présent, elle avait réussi à maîtriser sa colère, elle avait perdu son sang froid en sa présence mais ça n’arriverait plus. Elle était parfaitement consciente de l’importance que ce genre de comportement avait simplement parce qu’elle n’était pas prête à être exempt de critiques. Elles allaient fuser encore et encore puisque les Loyalistes les entouraient et que ce qu’il s’était passé à Murs-Blancs restait récent. Les gens continueraient encore d’en parler à la moindre occasion. L’homme à ses côtés avait donc parfaitement raison. Lorsqu’il eut fini néanmoins ses propos, elle resta silencieuse attendant d’être sûre qu’il avait fini. Elle sentait bien que désormais il serait celui dont l’autorité devrait primer puisqu’il lui accordait une faveur. Elle fit d’ailleurs bien car une dernière phrase clôtura réellement son discours. Prendre la parole sembla dès lors permis. Elle quitta son assise pour se tenir en position debout, dans le but de faire les choses dans les règles, estimant que parler assise était irrespectueux.

"Je m’appelle Maëlle Beurpuits. Je suis la dernière née de la famille. " elle marqua une courte pause le temps de reprendre "Je tenais à vous dire que je ferai tout ce qu’il faut pour ne pas vous décevoir. J’ai réussi jusqu’à présent à conserver mon identité de Maedon et ne pas me faire avoir… Je ferai tout ce qu’il faut pour que ça continue, respectant ainsi vos conditions. Je suis prête à faire tout ce qu’il faut pour vous prouver que vous n’avez aucun regret à avoir me concernant. "

Elle garda un instant le silence voulant bien lui faire entendre ces mots et qu’il en comprenne parfaitement l’ampleur et par conséquent la sincérité. La cause Feunoyr méritait qu’elle s’investisse corps et âme. Peu importe qu’elle ne soit plus Maëlle Beurpuits aux yeux du monde. Cela faisait un moment qu’elle avait pris sa décision de quitter son identité de naissance pour faciliter l’accessibilité à ses desseins vengeurs. Ce n’était pas pour rebrousser chemin maintenant. Quand elle sentit qu’elle pouvait continuer, elle se permit de reprendre à nouveau la parole.

"Merci beaucoup, Lord Vyrwel. " Elle se tut un instant avant d’ajouter "Si j’ai le droit de donner mon avis… Je pense qu’il serait préférable que vous restiez le seul à connaître mon identité. Ce serait plus facile pour moi de cacher qui je suis et de rester Maedon plus souvent. "

Elle ne voulait pas du tout imposer à son tour des exigences, cela lui paraissait simplement bien plus correct dans la réalisation de leur plan commun qu’elle garde son identité factice permettant ainsi de berner toutes les personnes qu’ils pourraient rencontrer. Qu’une personne sache qui elle était réellement semblait tout à fait suffisant. Elle ne pouvait nier qu’un certain soulagement s’était emparé d’elle.  Elle ne savait pas encore exactement ce que Bryce avait comme idée pour elle et quel rôle il allait lui donner, mais quoi que ce soit, même si ça se révélait dégradant, elle l’accepterait. Bien malgré elle, un bruit sonore résonna des entrailles de son estomac lui rappelant qu’en cette journée, elle ne s’était point encore sustentée. Prise au dépourvu, elle garda le silence avant de reprendre rapidement.

"Je… Ne faites pas attention. Veuillez m’excuser…  "




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Bryce Vyrwel
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Message Mar 18 Juin 2013 - 14:37

Bryce porta son attention sur la jeune femme alors qu'elle se redressait pour prendre la parole, se présentant comme la cadette de la maison Beurpuits. Maëlle donc, celle dont « Maedon » avait parlé juste quelques instants plus tôt, ce n'était pas si étonnant en fin de compte. Calculant rapidement, la Vouivre nota que la demoiselle devait avoir une quinzaine d'années environ, l'âge idéal pour se marier en temps normal, sauf que tous ces projets lui avaient été arrachés. Elle n'était plus lady Maëlle, mais simplement Maëlle, une roturière du Conflans. Pire, elle était la fille d'un traître et Bryce était bien placé pour savoir que les rebelles ne trouvaient pas aisément d'époux. La donzelle continua sur le même ton après une brève pause, expliquant qu'elle avait réussi à arriver jusqu'à Noirvallon sans se faire démasquer, ce qui était relativement impressionnant il fallait l'avouer ! L'idée de se faire passer pour un roturier était une bonne chose, les hommes avaient plus de droits que les femmes et bien que le seigneur des lieux était un misogyne pur et dur, il savait faire la part des choses. Cette Maëlle pourrait se révéler très utile il le savait, mieux valait mûrir sérieusement la question. Ajoutez cela au fait qu'elle était apparemment parfaitement d'accord pour se plier à ses volontés et vous compreniez pour quelle raison est-ce qu'il commençait à voir les choses sous un très bon angle. Pourtant, son expression restait parfaitement neutre : il devait réfléchir à tout cela avant de trop s'avancer sur ce point.

Les promesses étaient une chose, les actes une autre. Bryce était homme à peu croire les mots, il préférait voir les actions de chacun. C'était assez ironique lorsque l'on tenait compte du fait qu'il manipulait les mots comme des armes, n'importe qui imaginerait qu'il les chérissait particulièrement, mais c'était l'opposé. Le Bieffois savait ce que l'on pouvait faire avec les paroles : les travestir, les déformer, changer leur sens.... tout était possible et dire la vérité arrivait toujours en bon dernier. Même les plus vertueux usaient toujours de mensonges, même innocents. Maëlle serait acceptée dès l'instant ou ses actes étayeraient ses paroles. Lancel avait obtenu le sésame en débarrassant les Vyrwel de son frère, pour Maëlle, l'avenir le leur dirait !

La jeune femme enchaîna de plus bel, le remerciant avant de suggérer – avec légèreté et prudence – qu'il soit le seul à connaître son secret. C'était un fait, plus il y aurait de personnes dans la confidence, moins le secret pourrait perdurer ! C'est pourquoi Bryce acquiesça d'un hochement de la tête pour lui faire savoir qu'il partageait son avis, mais avant qu'il ne puisse le dire de vive voix, l'estomac de la jeune femme se fit entendre, attirant le regard du seigneur de Noirvallon sur sa propriétaire. Ils avaient le temps de déterminer son rôle à venir, quelques heures – ou jours – n'y changeraient pas grand-chose, autant la laisser se restaurer un peu ! Il fallait cependant déterminer quelques détails à servir aux autres habitants des lieux pour justifier la présence de ce nouvel adolescent ici. Ce n'était pas un problème, le Vyrwel avait déjà une solution toute trouvée en tête.

« J'imagine que tu dois avoir envie de te reposer un peu. Soit, puisque tu resteras désormais ici, mieux vaut que tu t'installes rapidement. Tu pourras aller en cuisine pour manger dès que j'aurais précisé quelques détails te concernant. Il se redressa, prenant soin de lisser sa tenue lorsqu'il fut totalement debout, avant de pivoter pour poser ses yeux sur la jeune femme.
Tu seras donc Maedon, un jeune gamin qui travaillait pour les Beurpuits au château, tu touchais à tout. Tu étais le fils d'une cuisinière et je t'ai croisé en compagnie de l'une des filles de lord Ambrose. Pas Maëlle, assimiler ton nom à quelque chose te concernant risquerait d'attirer l'attention sur ton visage. Parlons de celle qui était mariée à ce rustre de Tom le Noir. Il savait qu'associer un nom et un visage était souvent fatal, mieux valait prendre des sécurités partout où c'était possible.
Après la destitution de lord Ambrose, tu serais venu me trouver à Murs-Blancs pour me faire part d'un message de ton ancien seigneur et je t'aurais sommé de te rendre à Noirvallon dès que possible. Ceci justifiera les paroles que tu as dites au garde et cela nous donnera aussi l'occasion de nous revoir de temps en temps en tête-à-tête sans que cela ne paraisse suspect. Surtout auprès de Lancel. Bryce connaissait son fils et savait pertinemment que celui-ci allait trouver ce nouvel arrivant étrange.
Je serai le seul au courant de ta véritable identité, évites de parler des Beurpuits, tentes de prendre tout ceci avec recul en disant que pour toi, les choses ne changent pas réellement. Servir un Beurpuits ou un Vyrwel, tu ne vois aucune différence ! Ce serait certainement la partie la plus difficile de son rôle à n'en pas douter, mais ceci l'entraînerait déjà pour les rencontres avec d'autres nobles.
Si quelqu'un ici se doute de ta véritable identité, ce sera la preuve qu'il faudra retravailler cette idée. En attendant tu pourras vivre comme n'importe que serviteur de ce château, débrouille-toi pour que je ne regrette pas ce que je viens de faire. Il se détourna de la demoiselle pour plonger son regard dans les bûches qui brûlaient dans l'âtre.
Je n'offre qu'une seule chance. »

Il lui adressa un signe pour lui faire comprendre qu'elle pouvait y aller. Peut-être que Maëlle n'avait jamais prêté attention à ce qui arrivait aux nouveaux serviteurs, mais elle le découvrirait rapidement. Après avoir pu se restaurer, elle allait être installée dans une chambre de bonne avec d'autres serviteurs pour pouvoir être officiellement intégrée au service du château. Le plus dur serait certainement de se faire passer pour un gamin qui servait à tout faire, elle allait devoir mettre la main à la pâte et cela la changerait beaucoup de sa vie d'avant, mais c'était justement l'occasion d'accumuler de la rancœur à l'égard des seuls responsables de son malheur : les Targaryen.


               
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Message Mar 18 Juin 2013 - 22:30

Maëlle s'était totalement fait surprendre par ce bruit incongru qui exprimait le besoin de recevoir des denrées alimentaires. Elle trouvait que ce n'était clairement pas le moment d'exprimer une quelconque faiblesse alors qu'il venait de l'accepter de l'aider. Mais l'anxiété que sa venue à Noirvallon avait entraîné s'était désormais envolée avec l'acceptation de Bryce Vyrwel. Son corps l'avait peut-être manifesté de cette façon mais elle espérait juste que ça ne lui apporterait pas préjudice auprès du Lord. Néanmoins, au vu de ses propos, cela ne sembla nullement être le cas. Contrairement à sa crainte, il accepta même avec ce qu'on pourrait considérer comme de la gentillesse au vu de sa réputation. Les choses allaient se concrétiser clairement car elle allait désormais vivre dans cette demeure. Bien sûr, et la suite du discours le confirma, elle n'allait pas vivre comme une fille de la noblesse. Maedon serait son nom, et au vu des propos narrés, elle allait se construire également une nouvelle histoire qu'il venait de lui créer. Fils d'une cuisinière, elle n'était donc rien. PErsonnel à tout faire, elle devrait simplement trouver sa place dans cette demeure pour y travailler. Elle ne savait pas du tout comment marchait l'envers du décors d'un château. Côtoyer du personnel, ce n'était pas rare et elle était totalement respectueuse, mais elle savait pertinemment que ce n'était pas le cas de tout le monde et qu'à part répondre aux exigences, elle n'aurait que peu de droits dans la demeure. Cela lui était au fond égal... Elle serait logée et nourrie, et rien que ça faciliterait sa vie comparé à cette dernière lune. Retrouver sa vie d'antan était totalement impossible et elle en était consciente. Ne pas parler des Beurpuits coulait effectivement de source, mais considérer que travailler pour les Vyrwel revenait au même et que ses précédents employeurs n'étaient rien de plus que ceux qui le payaient serait par contre moins aisé. Prendre du recul par rapport à seize ans de sa vie ne pouvait pas se faire en un jour, mais elle était déterminée et ce n'était qu'une question de temps. Quand elle aurait fait payer les responsables de la dégradation de son titre, elle reprendrait ce qui lui appartient. Mais en attendant, tous les sacrifices nécessaires devaient être fait pour obtenir satisfaction. Seule elle n'était rien, avec Lord Vyrwel à ses côtés, elle avait beaucoup plus de chance de se tenir au courant de ce qu'il se passait du côté des Feunoyr et d'y participer. L'idée d'ailleurs qu'ils continueraient à se voir en privé était la preuve que l'intégration dans cette demeure était une facilité et que ce n'était pas pour la délaisser et profiter d'elle. Si tel était le cas, elle finirait par le voir et elle se vengerait de lui aussi... Peu importe le temps que ça prendrait. Mais pour l'instant, l'idée même d'avoir réussi était parfait. Elle ne devrait plus jamais parler d'elle, elle ne connaissait que sa soeur. Elle réfléchira au nom de sa mère fictive, à son histoire, son origine... Elle serait parfaite dans son rôle, personne ne découvrirait qu'elle ment. Elle se le promettait.

Quand le Lord eut fini, elle comprit qu'elle se devait de le laisser et d'aller prendre ses marques désormais. Toutes ses affaires se trouvaient de toute manière dans son échine, rassembler dans le baluchon accroché. Avec son arc, tout était encore caché sous sa cape. Elle ne savait concrètement pas ce qui l'attendait et il ne semblait pas décidé à l'introduire... elle devrait le faire toute seule. Tant pis. Mais avant de quitter ce dernier, elle le remercia une dernière fois.

"J'ai bien compris tout ce que vous m'avez dit, je tiendrai mon rôle et vous n'aurez pas à le regretter. J'ai parfaitement compris que vous ne m'offrez votre aide que sous ses conditions et que je n'aurai qu'une seule chance. Je ne risque pas de la lâcher. Merci."

Elle s'inclina avant de quitter la pièce. Le garde qui l'avait accompagnée se tenait toujours là apparemment soucieux de savoir ce qui l'attendait. Elle ne put s'empêcher de sourire intérieurement face au regard qu'il lui adressa, mêlant anxiété et déplaisir à la voir. Mais elle ne compta nullement lui adresser la parole. Puisqu'il ne l'avait traitée que comme un gamin insolent sans aucun intérêt, elle le laisserait mariner dans sa crainte. Il ne saurait donc pas avant de voir le Lord ce qu'il allait faire de lui. En attendant, elle se mit en route dans la demeure en quête de la cuisine. Le reste de la journée fut difficile. En réalité, manger fut qu'un léger soulagement. Elle comprit très vite en voyant sa chambre, que l'intimité n'était pas tellement de mise pour le personnel de maison. Elle vivrait désormais avec d'autres personnes. Elle devrait partager une chambre mais surtout, elle avait déjà vu ce que c'était de travailler comme roturier, elle allait vite découvrir ce que c'était de travailler pour des nobles. S'écroulant sur le lit qui allait être le sien, n'ayant fait que poser ses affaires à côté car ranger ne servirait à rien vu le peu qu'elle avait. Pour la première fois depuis des semaines, une certaine sécurité l'avait entourée et un soulagement de se savoir encadrée, seule certes et pour encore longtemps, mais encadrée néanmoins. La vie ne serait pas plus facile, mais les échelons vers ses desseins se gravissaient petit à petit. Ce fut baignée dans cette assurance qu'elle s'endormit rapidement. Elle avait besoin de récupérer. Rien n'allait être facile et elle aurait besoin de force. C'était la première fois qu'elle pouvait dormir sans crainte un débarquement inopiné de personnes malveillantes. Bien sûr, elle ne serait pas acceptée par tout le monde, on ne lui permettrait pas de faire ce qu'elle désirait. Elle restait un personnel de maison. Mais cela permettait de faire traîner ses oreilles partout. Cela ne serait pas une occasion à manquer. Mais dans l'immédiat, son esprit faisait un blanc total. Plus aucunes réflexions plus rien. Le repos total et la déconnexion parfaite. De quoi parfaitement se reprendre pour faire face à un futur haut en couleur, elle en était persuadée.



"Que cela soit difficile ou non, tu tiendras ! "
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Le culot était nécessaire face à des desseins ambitieux [PV Bryce Vyrwel]

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