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Us, coutumes et autres banalités

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Neassa Baratheon
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Dame D'Accalmie

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Message Mer 5 Juin 2013 - 22:17

Accalmie… forteresse protectrice contre les vents ancestraux, aux murs épais, si épais qu’il était pratiquement impossible d’en déterminer l’épaisseur. Grande dame inébranlable depuis des ans immémoriaux…

Des pas précipités faisaient raisonner un écho désagréable dans l’un des couloirs de pierre. Le soleil ne s’était levé que quelques heures auparavant et tout était résolument calme. Les pas s’accélérèrent. Lady Neassa s’était retirée une heure à peine, dans un petit salon pour profiter de la lumière du jour pour répondre à de nombreuses lettres auxquelles elle n’avait toujours pas donné réponse. Elle s’était levée tôt et pourtant, elle n’avait toujours pas achevé sa toilette ; ses cheveux sombres étaient toujours tressés sur le côté et elle n’avait passé sur son vêtement de nuit qu’une robe de simple facture. Six années avaient passées depuis qu’elle avait quitté le Nord pour rejoindre les terres de l’Orage. Mais il en faudrait encore bien plus pour qu’elle oublie ses mauvaises habitudes. Elle n’avait jamais aimé se parer de dorures incroyablement lourdes et d’un inconfort à toutes épreuves. Elle aimait la simplicité, la simplicité en tout. Griffonnant avec attention sur le bout de feuille qu’il lui restait, la plume clair qu’elle tenait en main dévia en une rature lorsque l’on tambourina à la porte avec une énergie colérique peu souhaitable de si bon matin. Neassa épongea le surplus d’encre qui venait de tâcher le bas de la feuille et déposa délicatement son instrument avant de se lever pour gagner la porte sans se hâter.

Elle eut à peine le temps de la déverrouiller qu’elle se retrouva avec un objet dans les bras et une dame de compagnie hors d’elle. Sans tenter de s’interposer à la fureur de la jeune femme qui moulinait des bras, elle tâcha de comprendre le pourquoi de cette explosion de si bonne matinée. Les phrases étaient d’un décousus habile et l’intensité prouvait avec quel soin la demoiselle avait fait tout son possible avant de venir en grande pompe, importuner pareillement la Lady. Cette dernière acquiesça courtoisement de la tête ne sachant quoi faire devant tant de délicatesse et soupira longuement lorsque sa compagne quitta enfin la pièce. La porte était restée grande ouverte et donnait sur le couloir éclairé d’où s’en allait la criarde. Neassa avait un sourcil arqué de défit. L’histoire n’allait pas rester sans suite. Il se mit alors à remuer au creux de son bras. Baissant les yeux, elle découvrit le visage encore somnolant de son plus jeune fils, Gareth. Il ne lui restait plus qu’à retrouver les deux autres. Car là était bien le sujet de malheur de la jeune dame de compagnie ! Les deux aînés, Harbert et Charissa s’étaient levés avant même que l’aube se dessine. En soit, rien de bien particulier. Mais d’après ce qu’elle en avait compris, les deux bambins âgés de six et cinq années, s’étaient résolus à mettre la maison sans dessus dessous. Le Lord Baratheon aurait-il donc quitté Accalmie sans que la Lady s’en aperçoive ? Surprenant, mais pas impossible. Si les gamins se permettaient de désobéir avec autant de sournoiserie et d’échapper avec autant de facilité à leur nourrice c’était forcément qu’ils s’étaient sentis en droit de le faire. Elle se savait incapable de les gérer les trois en même temps – si tenté que Gareth, avec ses deux ans, soit considéré "à gérer" – et égoïstement comptait toujours sur une aide extérieure pour se défaire de ses monstres.

Mais quand l’aide en question lui faisait faux bonds, Neassa reprenait son rôle de mère de famille avec autant de fierté que s’il lui était donné de diriger une armée de chevaliers. D’une secousse, elle réajusta Gareth à sa taille. Les bras du petit étaient résolument croisés autour de sa nuque et ses jambes serraient son bassin pour ne pas quitter ses bras. Il était inutile d’essayer de s’en défaire. Il était encore somnolant, et c’était pour le mieux. Sans se séparer du plus jeune, ni même tenter d’avoir l’air présentable, Neassa quitta son cabinet. La partie de chasse était lancée. Restait à savoir qui de la louve ou des faons allait gagner le jeu. Oh pour la Lady, il n’y avait rien de jouissif à cela mais laisser gambader les jeunes sans les contrôler risquait de mettre la citadelle dans un émoi peut profitable à son bon fonctionnement. Si elle n’en avait que faire des dires sur sa personne qui la traiterait de mauvaise mère, elle ne pouvait se permettre de porter atteinte à la réputation de son époux. Un sourire lui étira la joue. Intérieurement, elle se plut à penser que le caractère impossible des enfants venait de Lyonel. Et ça n’était pas une critique. Elle-même avait été si sage, si posée étant enfant qu’elle devait en être détestable et énervante. Passer sa journée à courir après les deux têtes de linottes lui permettait de garder des souvenirs plus que chaleureux et agréable de sa vie ici. Sans eux, elle aurait probablement languit du Nord bien des fois.

Un rire aigu suivit d’un bruit de fond vrombissant fit bifurquer Neassa sur la gauche. Elle vit alors passer ses deux mômes droit devant elle. Tendant son bras libre elle ne réussit pas à s’emparer de Charissa qui pour une fois, suivait son frère avec une joie non feinte. « Harbert ! Charissa ! » Sa voix était forte, mais nullement menaçante. En réalité, elle aurait probablement trouvé du plaisir à leur courir après mais lors qu’elle croisa le regard du cuisinier, tout décoré de farine de la tête aux pieds, elle se redressa de toute sa taille. « Ma Dame… » Elle ne sut dire si l’expression qu’il lui lançait exprimait un désarrois profond à se faire ainsi importuner par les enfants du couple Baratheon ou si s’était à cause de la tenue négligée qu’elle portait. Elle se détourna sur un signe de tête avant de suivre la trace des deux fuyards. Gareth redressa la tête l’espace d’un instant, avant de la laisser retomber sur l’épaule de sa mère. Cette dernière venait de descendre plusieurs marches au pas de course. * Par tous les Dieux, pourquoi m’infliger pareille chose !* Elle aperçut une tête sombre au détour d’un couloir et à nouveau, des cris stridents suivit par des éclats de voix menaçants. En deux grandes enjambées, elle se retrouva dans l’entrée, sous un soleil brillant. Elle cligna des yeux sous l’intensité de la lumière et se baissa juste à temps pour attraper Charissa par le bras. Elle la tira à elle sans méchanceté avant de la reprendre poliment.

« Par quelle bizarrerie suis-tu ton frère aujourd’hui !? Non, passons, je ne tiens pas à le savoir. Mais regarde… que t’es-tu faite à la joue ?... » Elle venait de s’accroupir aux côtés de sa fille qu’elle tenait toujours fermement lorsque cette dernière se mit à sautiller sur place. Tournant la tête sur sa droite, Neassa suivit le regard intéressé de sa cadette pour découvrir Harbert non loin de là à gesticuler comme les enfants le font – sans aucune logique – par pure expérimentation de leur corps. Au son et vibrations transmises par le sol, Neassa comprit que des cavaliers approchaient. Ils allaient arriver sous peu par la grande porte et ne manqueraient pas de bousculer – sans le vouloir – le petit garçon trop occupé à la sculpture sur corps. La mère de famille se redressa tout en lâchant Charissa et somma son fils de venir vers elles. Le petit répondit d’un coup de langue. S’en fut trop. Neassa répondait toujours à un instinct imprévisible et ingérable. En trois enjambées, elle fut aux côtés de son fils qu’elle empoigna avec force tout en l’obligeant à quitter le centre de la place, juste à temps pour laisser entrer les cavaliers. Elle entendit Charissa crier de l’autre côté, probablement apeurée à l’idée de voir disparaître sa mère et ses deux frères derrière la horde montée qui avait déboulé au grand trot. Mais aucun mal n’avait été fait…


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Lyonel Baratheon
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Message Sam 15 Juin 2013 - 20:25

Il arrive parfois que certaines journées semblent différentes des autres, dès l'instant où elles commencent. Celle-ci n'en faisait pas vraiment partie. Ce matin-là n'avait rien de vraiment particulier, si ce n'est qu'Harbert et Charissa se montraient plutôt vif. Le garçon, en particulier, ne tenait pas en place. Peut-être que lui, sentait que quelque chose allait arriver ? Il était vrai que l'arrivée du nouveau mestre de la forteresse avait été annoncée pour le jour même, mais de là à en faire un pareil évènement ! Ceci dit, Lyonel trouvait un certain amusement à voir les deux gamins en pareille forme. Et il était sans doute inutile de préciser qu'il avait sûrement contribué à leur état d'énervement matinal... Il n'avait pas pu s'empêcher de les taquiner à sa façon tant et si bien que même la calme Charissa avait fini par se laisser emporter par l'excitation qui régnait. Ca n'avait pas été bien compliqué de les énerver ainsi. Il lui avait seulement fallu évoquer l'arrivée du mestre puis laisser planer un certain mystère dans les réponses qu'il donnait à leurs multiples questions. Magré l'agitation que les deux enfants allaient apporter dans la forteresse, il s'en amusait. Les domestiques et Neassa allaient avoir fort à faire pour les calmer. D'autant plus qu'il ne serait pas là pour les aider.

En effet, en début de matinée, son lord de père l'informa qu'il allait envoyer une petite escorte de cavaliers accueillir le mestre. Même si lord Kraig ne semblait pas enjoué à cette idée, Lyonel réussi à le convaincre de le laisser partir à la rencontre du voyageur. Après tout, il avait bien envie de profiter du temps clair pour chevaucher un peu. Aussi finit-il par quitter les lieux assez tôt dans la matinée alors même que l'excitation des deux gamins ne faisait que grandir. Evidemment, il n'avait pas manqué l'occasion de leur faire savoir plus ou moins discrètement où il allait... Et ne se retint pas de partir d'un grand rire alors que Charissa et Harbert sautillaient sur place une fois de plus, impatients.




Ils n'étaient pas les seuls à avoir hâte qu'à nouveau la roukerie de la forteresse bénéficie de la présence d'un mestre. Depuis que mestre Benedict les avait quittés, Lord Kraig avait eu fort à faire, sans aide. Ce n'était pas chose aisée et même si Lyonel avait fait de son mieux pour l'aider, il serait lui aussi soulagé que le véritable conseiller du Lord arrive enfin. Il n'aimait pas vraiment les tâches seigneuriales les plus banales. Se voyant plus comme un homme d'action et de batailles, il n'était certainement pas pressé d'être lord à son tour. Avant que l'état de mestre Benedict n'empire, il avait envoyé un corbeau à la Citadelle, estimant qu'il était raisonnable de penser qu'il aurait bientôt besoin d'un remplaçant... Il n'avait pas fait cela de gaieté de coeur, mais il sentait bien qu'il parvenait de moins en moins à soutenir et conseiller efficacement lord Baratheon. Et sa vue baissait de jours en jours, et lire les lettres reçues était devenu presque un calvaire. Aussi, la Citadelle avait-elle envoyé celui qui prendrait son poste. Les vents n'avaient pas été favorables, ces derniers temps et les bateaux en provenance du Bief avaient été retardés. Entretemps, l'était de mestre Benedict avait soudainement empiré... Et il avait fini par rejoindre le Père d'en haut avant que son remplaçant n'arrive. Au moins était-il parti dans son sommeil, paisiblement.

Ainsi, si l'on en croyait les prévisions qu'il avait fait avant de s'en aller à jamais, l'arrivée du nouveau mestre était annoncée pour ce jour-là, dans un petit port d'un petit village pas si éloigné de la forteresse. Il était prévu qu'il suive l'un des bateaux amenant quelques denrées du Bief jusqu'à la citadelle de l'Orage. Ce n'était certes pas commun que l'héritier se déplace pour cette occasion, mais Lyonel ne s'en souciait pas réellement. Ainsi, l'escorte parti au petit matin, alors même que le soleil commençait à peine à poindre à l'horizon. Lorsqu'ils arrivèrent au port, le mestre était déjà là. Robert, disait-il s'appeler. Lyonel le salua chaleureusement, malgré le vent marin matinal qui ne tendait pas à réchauffer les os... Puis, laissant les marins à leur travail, ils reprirent rapidement la route. Durant le trajet de retour, Lyonel expliqua la situation à Accalmie. Mestre Benedict n'avait pas attendu son successeur pour partir et Lord Kraig l'attendait avec une certaine impatience.

Alors qu'ils devisaient, Lyonel pris quelques instants pour le détailler, ce nouvel arrivant. Vêtu de ses robes et de sa chaine de mestre, il avait tout l'air d'un homme plutôt ordinaire. Lyonel avait surtout retenu l'intelligence qui brillait dans son regard. Il était un érudit de la Citadelle, on ne pouvait s'y tromper. Il le surprit une fois ou deux à distraitement porter les mains à sa chaine en un geste qui semblait plus relever de l'habituel geste inconscient que du réel acte réfléchit. Quoi qu'il en soit, il allait avoir fort à faire dès leur arrivée à Accalmie. Evidemment, Lyonel omis de lui parler de l'était d'excitation avancée d'Harbert et Charissa... Ils n'avaient pas souvent l'occasion de rencontrer de nouveaux arrivants !

Ainsi, quelques heures après que l'aube se soit levée, ils parvinrent enfin en vue d'Accalmie. Elle dominait la mer de son imposante stature, ses hauts murs défiants les vents avec la même immobilité depuis des siècles. Elle semblait parfois devoir durer éternellement. Lorsqu'ils passèrent l'épais mur d'enceinte, formant presque un tunnel par son épaisseur, la nuit sembla retomber un instant avant qu'ils ne débouchent sur la cour protégée du vent de l'extérieur. Là, un étrange spectacle les attendait. Neassa, à peine vêtue d'une simple robe et tout proche du groupe de cavaliers, Serrant le bras d'Harbert dans sa main, Gareth encore accroché à son cou et Charissa traversant la cour à toute vitesse pour rejoindre sa mère et ses frères.

Le temps pour lui de descendre de cheval, Lyonel avait déjà compris une partie de ce qu'il s'était passé. Neassa avait dû avoir fort à faire avec les deux turbulents et ils avaient dû se précipiter dans la cour à l'approche des cavaliers. Il n'aurait fallu qu'un peu de malchance pour que l'un d'entre eux finisse sous les sabots d'un cheval... A cette pensée il en vint à regretter d'avoir tant joué à exciter les enfants le matin même. Au moins, tout le monde allait bien. Il prêta à peine attention à l'allure peu soignée de sa femme. Certes, ce n'était pas une tenue pour accueillir un visiteur, surtout lorsqu'on était empêtré dans une telle marmaille mais ce n'était pas si important, au fond. Mestre Robert serait amené à les connaître dans tout leurs états. C'était cependant une entrée en matière un peu brusque, peut-être !

-Tout va bien ? Fit-il en s'adressant à Neassa. Non, vraiment, il avait exagéré avec les enfants, il n'aurait pas dû les énerver comme ça. Ils ne t'ont pas trop malmenée j'espère, lui demanda-t-il avec un sourire amusé, néanmoins.

Vêtue aussi simplement, elle avait vraiment l'air de la louve qu'elle était. Une Stark bien digne de son nom. Et c'était bien ce caractère pas toujours facile qui lui plaisait. Il se tourna ensuite vers le mestre. Se demandait-il ce qu'il faisait là ? Possible, et il n'aurait pas forcément eu tort !

-Mestre Robert, je vous présente lady Neassa, ma femme. Harbert, Charissa et Gareth. Fit-il ensuite, présentant les enfants. Charissa exécuta une timide révérence, non sans afficher un sourire des plus malicieux et Harbert ne cessait de dévisager le mestre d'un air curieux. Ce n'était pas le comble de la politesse mais Lyonel ne semblait pas l'avoir remarqué. Il leva les yeux un instant vers la tour centrale d'Accalmie, s'étonnant de ne pas voir son seigneur de père se montrer. Peut-être qu'il était déjà trop occupé pour pouvoir se porter à la rencontre du mestre... Avec un vague haussement d'épaule, il continua : Préférez-vous aller prendre tout de suite possession de vos quartiers ou rencontrer mon père ? J'imagine qu'il doit déjà être très occupé, sinon il serait déjà là.


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Mestre Robert
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Message Jeu 27 Juin 2013 - 22:03

Le voyage s’était passé sans encombres notables. Mestre Robert avait eu droit à une cabine plutôt confortable et le temps avait été clément pour la quasi-totalité du voyage. Le jeune Mestre n’était pas beaucoup sortis de sa cabine au cours du voyage, plongé qu’il était dans les ouvrages qu’il avait emportés de la Citadelle. La plupart de son bagage était des œuvres pour la plupart traitant d’herboristeries, certains plutôt rares et il avait été difficile de convaincre les Archimestres de lui permettre de les emprunter mais ils avaient fini par céder, Robert s’étant montré un Acolyte prometteur et dont les connaissances dépassaient déjà celles de bien des Mestres dans ce domaine.

Ce n’était pourtant pas dans ces livres que le Mestre avait passés la plupart de son temps. La Citadelle lui avait fournis des ouvrages historiques,  de géographie physique et politiques, et divers autres documents, tous traitants des Terres de l’Orage, d’Accalmie et des Barathéons. Il devait être prêt pour la tâche qui allait être la sienne. C’était un honneur d’être assigné à une famille gouvernante de Westeros et il avait à se montrer digne de la confiance des Archimestres.
Il était encore plongé dans sa lecture de notes que lui avait fait parvenir le Grand Mestre Maleon concernant la généalogie des Baratheons lorsque le bateau arriva au port. Le capitaine vint le prévenir qu’ils étaient en vue du petit porte où il était convenu que son nouveau Seigneur enverrait une suite pour l’accueillir. Les marins déchargeaient encore les lourdes caisses de livres  et d’autres marchandises  à destination de la forteresse quand la bannière d’or au cerf couronné apparut dans le ciel matinal.  Les cavaliers s’arrêtèrent près du Mestre et leur meneur s’avança, l’homme semblait d’un âge proche de celui de Mestre qu’il dépassait de quelques bons pieds, sa musculature le désignait comme un guerrier- et certainement pas médiocre. Il se présenta comme étant Lyonel Baratheon, ce qui faisait de lui l’héritier du Lord actuel d’Accalmie. Après avoir échangé quelques courtoisies, ils se remirent en routes, laissant l’intendant prendre à sa charge les bagages de Robert.

Le cheval qu’on lui confia pour le trajet était une bête placide, ce pour quoi il fut reconnaissant : il faisait un piètre cavalier et le calme de l’animal lui permit de se concentrer sur la conversation sans avoir à se concentrer pour tenter de garder son équilibre. Lyonel s’avéra d’être d’une compagnie forte agréable pour le trajet, sa personnalité chaleureuse et un peu exubérante mirent tout de suite Robert à l’aise. Pendant la chevauchée, l’héritier mis le Mestre au courant de la situation à Accalmie. L’ancien Mestre, Benedict avait succombé pendant qu’il était en chemin et Lord Baratheon devait se passer de ses services depuis quelques temps déjà,  la maladie du vieux Mestre ne lui permettant pas d’effectuer beaucoup plus que l’envoi des corbeaux. Une telle charge de travail était difficile à gérer pour un seul homme, même s’il recevait de l’aide de son intendant les services d’un Mestre de la Citadelle étaient toujours difficiles à remplacer.  Il semblait que Robert  aurait vite à s’acquitter de ses devoirs, la documentation qu’il avait passée les semaines passée à parcourir ne serait surement pas de trop.

Le temps passa rapidement, la discution passant des affaires de grandes importances au plus trivial, des  demandes d’arbitrages de bannerets querelleurs à l’enfant à naitre du maitre des écuries- un certain Gabur.  Le Mestre se tut au milieu d’une phrase lorsqu’ils arrivèrent en vue de la forteresse, les murailles d’Accalmies s’élevaient à une centaine de pieds au-dessus des terres, dominant la mer en contrebas d’encore plus haut. Le Mestre avait vu très peu de places fortes au cours de sa vie, qu’il avait passé en grande partie à la Citadelle, mais celle-ci, avec ces murs imposant et sa grande tour dressé comme fièrement vers le ciel dégageait une telle impression de puissance et d’immuabilité qu’il lui apparut qu’il ne verrait surement jamais d’autres endroits pouvant être mieux définis par ces mots. Le bruit de vagues et du vent montant des falaises s’amplifiaient à mesure de leur progression, faisant paraitre comme surnaturel un tel monument, seul debout face aux éléments. Lyonel avait dû remarquer l’émerveillement de son hôte, mais il semblait lui aussi perdu dans la contemplation de sa demeure. Robert fut soudain accablé par le poids du devoir qui l’attendait, les hommes vivant dans un tel endroit devaient être à l’image de leurs logis, durs et implacable, leur servir de conseiller ne serait surement pas des plus faciles.

Il était encore perdu dans ses pensées quand la colonne pénétra les murs d’Accalmie passant dans un tunnel intérieur, une chose frappa le Mestre alors qu’ils progressaient sous les tonnes de pierres : le vent et les vagues s’étaient tus, on n’entendait plus qu’un vague murmure bientôt surpassé par les bruits de la vie de château et les bavardages joyeux des enfants.
Robert sembla sortir d’un rêve à la vue du petit groupe là pour les accueillir, l’austère lieu millénaire ne semblait pas être l’endroit approprié pour une femme vêtue comme à la sortie du lit et toute une compagnie de marmots. Il eut à peine le temps de se demander de qui il pouvait s’agir que déjà Lyonel démontait et allait se mêler à la petite troupe. Il ne tarda pas à se tourner vers le Mestre qui descendait à son tour de sa monture.

-Mestre Robert, je vous présente lady Neassa, ma femme. Harbert, Charissa et Gareth.

Robert fit mine de ne pas remarquer l’incongruité de la situation et se fendit d’une révérence à l’adresse de la Dame.

-Ma Dame, je suis honoré de faire votre connaissance.  Je suis Robert et j’officierai en tant que Mestre à Accalmie.

Il adressa ensuite un sourire amical aux enfants, leur éducation dans bien des sciences allait dépendre de lui et il espérait pouvoir faire en sorte que ces jeunes gens apprécient ses leçons. A voir la malice qui brillaient dans les yeux des plus vieux, l’ambiance de ses nouveaux quartier le changerait de l’austérité de la Citadelle.

-Préférez-vous aller prendre tout de suite possession de vos quartiers ou rencontrer mon père ? J'imagine qu'il doit déjà être très occupé, sinon il serait déjà là.

Le regard du Mestre suivis celui de Lyonel, en direction de la tour centrale qui dominait le reste de la place, il allait certainement bientôt devoir faire connaissance avec le Seigneur des lieux, c’était certain. Il était cependant plus convenable d’attendre d’être mandé par celui-ci,  il n’était pas encore officiellement en fonction et comme il n’était pas encore en mesure d’apporter ses conseils et son aide, il était préférable de ne pas le déranger inutilement.

-J’attendrai que votre père me demande, je conçois qu’il ait peu de temps et de pensées à consacrer à d’autres choses que ses devoirs seigneuriaux et je m’en voudrais de l’en distraire.

Il promena son regard autour de lui sur les murs intérieurs de la forteresse avant d’ajouter avec un sourire contrit.

-Peut-être aurais-je besoin de visiter les lieux. Accalmie semble vaste et j’ai peur de ne pas pouvoir trouver mon chemin seul.
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Neassa Baratheon
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Message Dim 30 Juin 2013 - 20:26

La horde de cavaliers s’était dispersée. Neassa n’eut pas le moindre mal à reconnaître la silhouette si familière de son époux parmi les membres de l’escorte. Distraite comme elle l’avait été ce matin, elle avait complètement oublié la venue du nouveau mestre. En soit, ça n’était pas un très grand mal. Toujours discrète, elle tâchait de ne jamais s’affirmer dans les affaires du Lord et de son fils alors ne pas faire toute une cérémonie au nouvel arrivant était excusable. En voyant son époux s’avancer avec son éternel sourire espiègle sur le visage, elle eut grande peine à retenir de l’envoyer bouler. Il pouvait se montrer exaspérant et charmant à la fois. Ce qui avait toujours fait flancher la jeune femme. Réprimant elle-même un sourire à l’adresse de Lyonel, Neassa descendit le visage en désignant du menton Harbert. Oui, c’était probablement lui, le pire des trois. Mais lui aussi, qui ressemblait le plus à son irremplaçable père.

«  Comment leurs en vouloir de ressembler à leur père ? »


Oui, car si la vie était rude avec ces trois garnements, Neassa ne l’aimait que plus. Pour rien au monde elle n’aurait désiré revenir à sa vie d’antan, sa vie de femme froide et solitaire. Avec admiration, elle dévisagea son époux. Elle regrettait une seule chose ; de ne plus pouvoir profiter autant qu’avant de sa présence. Il restait là, à ses côtés, certes, mais avec les enfants et tout le reste, ça n’était plus pareil, et elle devait s’en contenter. Elle aurait voulu s’approcher d’avantage, pour l’embrasser, en guise de bienvenue, ou simplement tenir sa main dans la sienne, mais son époux se tourna vers le nouvel arrivant ; le nouveau mestre. Sans y faire attention, Neassa fronça du nez. Elle n’avait vu le mestre que depuis trente secondes à peine et déjà, elle se sentait oppressée par un nouvel occupant qui ne pourrait s’empêcher de remettre en cause ses faits et gestes. Pourtant, le jeune homme aux côtés de son époux n’avait pas même ouvert la bouche et aucune remarque n’avait été faite. Neassa était ainsi. Elle ne supportait guère le changement. Le bouleversement qu’avait été Lyonel – certes des plus agréables avec le recul - avait été largement suffisant pour qu’elle n’accepte plus rien de perturbant et l’arrivée de ce bonhomme la rendait mal à l’aise.

Pour elle-même, rien ne la dérangeait dans le fait d’être ainsi peu présentable et absolument pas accueillante. Cependant, même si Lyonel n’en dit pas mot, elle se sentait honteuse. Cela n’avait rien de digne ! Par un acte ma foi très innocent, elle entachait le nom de la famille Baratheon et si elle pouvait supporter d’être traitée de souillon, elle ne pouvait en aucun cas surmonter le fait de faire outrage à son mari. Lorsque ce dernier prononça son nom, et bien que chargée de Gareth, elle s’inclina délicatement à l’adresse de Mestre Robert. Elle ne répondit pas à sa maigre présentation, se contentant d’un sourire courtois, comme elle savait si bien les faire. Pas d’ironie là derrière, juste trop peu de confiance pour gratifier cet homme d’un sourire franc et honnête. Sa venue ne l’enchantait pas, point final. Instinctivement, elle resserra son emprise sur Gareth et Harbert, Charissa malheureusement trop éloignée. Si la présence de l’ancien mestre ne la gênait guère c’était dû au fait qu’elle le voyait comme un grand-père qui prenait soin des enfants. Mais le jeune homme en face d’elle – qui devait avoir d’ailleurs le même âge que le couple – rien qu’en regardant les enfants, lui donnait l’impression de vouloir diriger son monde à sa manière. Elle savait très bien qu’elle ne pourrait absolument pas à elle seule éduquer comme il le fallait les trois descendants de Lyonel mais elle ne souhaitait pas non plus qu’un parfait étranger prenne le dessus sur sa personne en éduquant les petits comme bon lui semblait !

Neassa vit son époux dévier du regard, probablement à la recherche du Lord Baratheon. Elle aurait dû sortir en sa compagnie, probablement, mais dans sa maladresse, en plus d’être particulièrement mal vêtue, elle avait également oublié de faire escorte à son beau-père. Elle savait que père et fils lui pardonneraient, mais son étourderie lui restait au travers de la gorge. Du regard, elle soutenait son époux qui enjoignait le Mestre à se reposer un instant. Ainsi, elle pourrait expliquer rapidement la situation à Lyonel sans sentir la présence du nouveau venu. A la première remarque du Mestre, elle ne put contenir un sourire de soulagement. Elle allait s’écarter pour laisser la place au religieux de passer lorsque celui-ci continua. Cachant son visage près de celui de Gareth, elle résista à l’envie de foudroyer du regard Lyonel. Elle ne souhaitait pas faire visiter leur demeure ! Du moins pas de suite ! Ne pouvait-il donc pas les laisser souffler un instant ! Détournant à nouveau le visage, elle afficha son sourire agréable. Elle savait parfaitement que Lyonel ne serait pas dupe.

Elle avait pris l’habitude de rester discrète et silencieuse, en présence de son époux. Mais au vu des circonstances, elle en vint à penser que si elle n’ouvrait pas la bouche, on la prendrait pour une vulgaire servante ; affublée de sa robe de chambre et occupée par les trois gamins. Poliment, et sans s’imposer, elle s’adressa au mestre sur un ton tout à fait agréable :


« Ne vous en faîtes guère, Mestre Robert. Avec l’habitude et le temps, cette demeure deviendra familière à vos yeux, et aucun sentier secret ne vous sera inconnu. »

Si par là même, elle souhaitait la bienvenue au mestre, elle indiquait aussi le fait qu’il deviendrait intime aux affaires de la cour. Elle ne pouvait l’en empêcher, comme elle ne pourrait l’empêcher de pourvoir à l’éducation des enfants. Relâchant Harbert qui dépassa son père pour s’approcher un peu plus du mestre, Neassa fit un pas vers la droite pour tendre une main délicate vers sa fille qui la saisit avec malice. Elle avait plus d’affinités avec cette dernière qu’avec le plus grand et la Lady savait pertinemment pourquoi. Elle releva les yeux sur son époux. Qu’il essaye de lui dire d’aller occuper les enfants ailleurs et elle lui collerait au bras. Pas question qu’elle laisse ces deux-là ensemble pour une visite privée. Elle n’avait absolument pas peur du mestre ou d’une prétendue pression qu’il pourrait exercer sur Lyonel mais elle voulait lui faire comprendre une chose ; elle était discrète et polie mais n’avait rien d’une ombre. La vie, les actes et les choix de Lyonel la concernaient plus que quiconque ici et elle tenait à ce que ce soit clair. Que le mestre trouve un moyen de l’écarter de son époux et elle mettrait tout en œuvre pour le renvoyer d’où il venait ! 

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Lyonel Baratheon
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♦ Age du Personnage : 52 ans.
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♦ Lieu : Accalmie - Terres de l'Orage
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Message Sam 7 Sep 2013 - 23:30

A l’approche de la forteresse, Lyonel avait noté le soudain mutisme du mestre. Amusé, il s’était retenu d’intervenir, laissant l’érudit se perdre dans ses pensées. Il s’attendait à ce genre de réaction. Si Robert avait pu lire moult descriptions d’Accalmie dans ses livres, ça n’avait pas suffi à le préparer suffisamment. Il fallait dire que l’ancienne citadelle était plutôt imposante. Du haut de la falaise, elle dominait les plaines l’entourant et la mer qui s’étalait à ses pieds. Incroyablement massive, ses hauts murs et son unique tour se découpaient sur l’horizon. Elle était dépourvue de tout éléments superflux, nulles statues, sculptures ou jardins à ses pieds. Rien que la route menant à ses lourdes portes et quelques bannières aux couleurs des Baratheon que le vent agitait. La voir ainsi, dressée face à l’océan, laissait présager la force des tempêtes que ses murs défiaient depuis des siècles. Elle était une force immobile, conçue pour résister à tout ce qui tenterait de l’abattre. Et bien que dépourvue de toutes fioritures, elle n’en avait pas besoin pour impressionner. Ce que ressentait le mestre en la voyant, ils avaient été nombreux à le ressentir avant lui, et il n’était pas le dernier à devoir passer par là. Lyonel étant né dans cette forteresse, il ne s’était jamais ému de la sorte en contemplant ses hauts murs. La force de l’habitude… Néanmoins, il devait bien avouer qu’il se surprenait parfois à rester songeur un instant devant ces haut murs inébranlables. La forteresse avait réellement de quoi impressionner.

Une fois arrivé dans la cour de l’imposante bâtisse, il ne pu retenir un sourire amusé à la remarque de Neassa. Le Baratheon était soulagé de voir que les enfants ne lui avaient pas causé trop de soucis. La plus grande peine qu’ils avaient réussi à lui infliger était finalement sa présence dans cette cours dans une tenue peu appropriée. Un détail qui, bien que suscitant la curiosité de quelques-uns, ne semblait pas être bien perturbant en réalité. Il fallait bien avouer que les gens du château était habitués à assister à des scènes parfois peu ordinaires, et ce d’autant plus depuis qu’Harbert était en âge de faire les quatre cent coups, seul ou accompagné ! Quand ce n’était pas Neassa dans la cours, c’était un domestique victime d’une quelconque farce ou qu’on avait chargé de rattraper le trublion qui se refusait à suivre ses leçons d’histoire… Celui là même qui, à force de dévisager mestre Robert, semblait commencer à comprendre qu’il serait moins simple d’échapper à ce mestre là qu’au précédent… Un regard de Lyonel fit cependant comprendre au gamin qu’il avait plutôt intérêt à se tenir. Pout l’instant… Dès qu’il serait seul avec le mestre, sans son grand père ou son père pour le rappeler à l’ordre, il y avait de fortes chances pour qu’il fasse de son mieux pour faire tourner le mestre en bourrique. Mais pour l’instant, il était calme…

Rapidement, Lyonel reporta son attention sur Mestre Robert et Lady Neassa : ce n’était pas le moment de faire une leçon au turbulent héritier sur la façon dont il devait se comporter : Mestre Robert se montrait désireux de visiter la forteresse. Une demande plutôt légitime en somme puisqu’il devrait désormais y vivre ! Mieux valait qu’il apprenne au plus vite à s’y repérer. Qui plus est, comme le Lord Baratheon ne donnait pas signe de sa volonté, Lyonel partait du principe qu’ils avaient en quelque sorte quartier libre pour l’instant.

-Alors soit, autant prendre le temps de vous faire visiter un peu les lieux, vous y habituer le plus tôt possible n’est pas une mauvaise idée ! Lança Lyonel, plutôt enthousiaste, sans vraiment savoir pourquoi, en vérité !

Un regard à Neassa lui fit comprendre qu’elle n’avait pas l’intention de les laisser seuls et que, tenue appropriée ou non, elle comptait bien rester en leur compagnie. Lyonel la connaissait suffisamment bien pour être capable de deviner certains de ses pensées sans avoir besoin de plus d’un regard. Il devait bien avouer qu’il se doutait qu’elle ne verrait pas d’un très bon oeil l’arrivée du mestre. Tel était son caractère, mais il ne pensait pas non plus, si Robert se montrait digne de sa chaîne, qu’elle apprendrait également à lui faire confiance. C’était une vision plutôt optimiste de la situation il fallait le reconnaître. Il se tourna vers son épouse un instant, s’adressant à elle à voix basse :

-Peut-être devrions nous d’abord passer par nos appartements pour que tu te couvre un peu plus ? Je ne voudrais pas que tu prennes froid. Par ces mots, il l’incluait évidemment à la visite qu’ils s’apprêtaient à faire mais surtout, il s’inquiétait d’elle.

Même si la journée ne présageait pour l’heure aucune tempête, le vent pouvait se lever très vite. Neassa venait du Nord et ne craignait pas le froid mais ce n’était pas une raison suffisante pour ne pas prendre soin d’elle. Non seulement Lyonel préférait éviter qu’elle ne tombe malade mais il songeait également qu’elle préférerait peut-être se présenter sous un autre jour. Mais même dans cette simple robe, elle restait fière et altière. Elle était une vraie dame, qu’importe sa tenue et si elle refusait son offre, lui n’en serait aucunement gêné. Ce n’était pas par ses atours qu’elle avait gagné son respect et bien plus encore.

Le trio se mis ensuite en route et Lyonel pu présenter la vaste forteresse à Robert. Dans la cours, ils avaient pu voir les écuries, les cuisines et une divers bâtiments abrités par les épais murs d’enceinte qui les protégeaient du vent. L’animation était presque perpétuelle ici et on y trouvait toujours au moins quelques sentinelles veillant sur les principaux accès à la cours tandis que d’autres patrouillaient le long du mur d’enceinte. Chose relativement étrange, on y trouvait également un bois sacré. Cet arbre était peu présent dans les contrées du Sud mais  Dans la seule tour d’Accalmie, large et ronde, aveugle sur la face donnant sur la baie, ils passèrent par les greniers, les casernements des soldats ainsi qu’une salle des fêtes décorée de bannières aux couleurs des Baratheon et vide, pour l’heure. Aux étages supérieurs se trouvaient ensuite les appartement seigneuriaux et non loin, la roukerie où résiderait désormais mestre Robert.

Lyonel agrémentait la visite de divers commentaires sur les lieux et les personnes qu’ils pouvaient croiser. Il en profita pour présenter le nouveau mestre à quelques individus auxquels il pourrait s’adresser : Le maître d’arme, certains chevaliers, le capitaine de la garde, Gabur qui s’occupait des écuries et bien d’autres encore. Lorsqu'approcha la fin de leur longue marche à travers les couloirs séculaires de la forteresse, Lyonel décida de terminer la visite par un endroit des plus atypiques qu’il ne fréquentait pas. Il était même très rare que quiconque y mette les pieds mais c’était l’une de ces petites bizarreries qui rendaient Accalmie si atypique.

Ils descendirent le long d’un ancien couloir creusé à même la roche et peu de temps après, le son des vagues se fit entendre. Le petit groupe s’arrêta dans une grande caverne dont la gueule béait sur la mer. La marée était haute à cette heure et quelques quais bâtis sur place permettaient un accès par bateau, mais ils ne semblaient pas avoir été d’une quelconque utilité depuis des lustres… On pouvait aisément se perdre à contempler ce lieu étrange, faiblement éclairé par quelques torches à la sortie du couloir et à peine gardé de deux sentinelles, étonnées de voir ici une autre présence que des oiseaux de mer cherchant refuge. Lyonel expliqua rapidement qu’un petit port avait été bâti ici et qu’il servait parfois, occasionnellement, bien que son usage se soit raréfié avec le temps. C’était même un euphémisme puisqu’il était même exceptionnel qu’on y trouve le moindre bateau !

-Ser ? Ser Lyonel ? Pardonnez mon intrusion… Lord Baratheon vous demande ! Fit une voix alors même qu’un serviteur presque à bout de souffle arrivait en courant dans le couloir.

Avec les pérégrinations qu’ils avaient effectué, il avait eu bien du mal à les retrouver à temps et son ton trahissait une certaine urgence. Sans doute parce qu’il n’avait pas pu retrouver Lyonel assez rapidement et qu’il craignait l’ire du lord si quelque chose de grave s’était joué pendant qu’il courait aux quatre coins d’Accalmie. Lyonel fronça les sourcils, semblant plutôt contri par la situation. Sans perdre plus de temps, il se tourna vers Neassa et Robert :

-Je crains de devoir m’excuser et vous laisser un instant, lord Craig n’aime pas vraiment qu’on le fasse attendre. S’excusa-t-il. Je pense qu’il sera enchanté de vous rencontrer un peu plus tard, fit-il pour Robert. Je vais voir ce qu’il en est et je vous retrouve ensuite, je ferai au plus vite.

Ce n’était peut-être pas la plus polie des façons de s’absenter ni le meilleur endroit mais Lyonel essayant tant qu’il le pouvait de ne pas faire attendre son vieux père de lord qui avait toutes les difficultés du monde à gérer ses affaires depuis qu’il était laissé sans mestre. Aussi fila-t-il derechef, sur les pas du domestique qui se ruait annoncer l’arrivée de son fils au seigneur des lieux. Ce n’était sans doute rien de grave, peut-être voulait-il juste s’enquérir de l’arrivée du mestre ? Lorsqu’il l’avait croisé le matin même, il lui affirmé que cette journée serait exceptionnellement calme, après tout le travail abattu ces derniers temps. Néanmoins, il ne fallait pas pour autant négliger un appel du lord.

Neassa et Robert se retrouvèrent donc seuls, le son des vagues brisant le silence qui s’installait dans l’ancien port après le départ de Lyonel. Il avait promis de revenir et il le ferait sans doute au plus vite mais pour l’heure, il ne laissait qu’un silence après son départ, privant le mestre et son épouse de sa présence enjouée et quelque peu bavarde…

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Message Ven 27 Sep 2013 - 21:09

Si Neassa acquiesça un instant à la remarque à voix basse de son époux de voisin, elle n’eut guère besoin de se déplacer jusqu’à leurs appartements. La plus fidèle de ses dames de compagnie déboula sans la cour à cet instant. Epuisée, essoufflée et visiblement bien heureuse de retrouver le petit groupe. S’inclinant aimablement devant les deux hommes, elle les contourna pour s’approcher de la lady, toujours chargée du petit que la discussion avait fini par endormir. Délicatement, Marlene récupéra le plus jeune et de l’épaule, offrit la robe qu’elle avait amenée à sa maitresse. La longue robe de tissus aux tons beiges, se fermait par le devant en une succession infinie de boutons. Neassa s’en drapa et s’affaira elle-même à la refermer. Ça n’avait rien de noble mais ce vêtement était l’un de ses  préférés. Il permettait de se vêtir à la hâte, ne nécessitait pas de dessous particuliers et était incroyablement facile à entretenir. Marlene lui tendit alors un shale d’un bleu sombre, qui se retrouva bien vite négligemment posé sur la nuque de la mère de famille.

Se redressant, elle enjoignit d’un sourire son époux à commencer l’aventure. Si elle suivait de près et qu’elle ajouta quelques répliques par ci par là, elle resta bien silencieuse. … Avant d’exploser au détour d’un couloir. Le Mestre et Lyonel avaient pris quelques pas d’avance et n’entendirent que le puissant écho de cette soudaine poussée d’adrénaline. Harbert avait encore fait des siennes. Même grandement aidée pas sa suivante qui gardait amicalement le cadet, Neassa peinait à contenir son aîné et la tendre Charissa. Le nom de l’héritier raisonna sur les larges murs et un silence inquiétant s’en poursuivit. Bientôt comblé par le pas rythmé de la lady. Elle n’était plus que devancée du trublion qui avait la mine grave. Elle avait appris avec le temps que la seule chose qui permettait de contenir son fils était de lui imposer son destin futur en pleine poire. Ayant congédié les trois autres, la lady avait désormais une parfaite maîtrise de son fils qui ne cessait de se crisper en entendant la liste incroyablement longue de ce qui lui incomberait un jour. Retrouvant les deux autres, Neassa fit comme si de rien n’était.
 
Le reste de la visite se déroula sans encombre. Du moins, jusqu’à ce que son farceur de mari décide de les planter là comme un couard. Neassa eut soudainement l’impression d’avoir guère plus que quinze ans. Elle avait résolu bon nombres de situations délicates ou tendues en prenant la fuite ou en envoyant froidement balader ses opposants mais là… elle savait qu’elle ne pouvait décemment retenir son époux et encore moins s’y accrocher comme une enfant. Elle saisit donc le bras de ce qu’elle chérissait le plus après son époux ; sa fierté. D’une inclinaison de tête, elle excusa chaleureusement Lyonel qui ne demanda pas son reste et s’en retourna vers les hauteurs. Pendant un instant incroyablement bref, l’idée de se débarrasser du mestre effleura l’esprit de la lady. Indécent. Non. Elle répéta plusieurs fois en son for intérieur ce qu’elle devait à cette maison avant de prendre aimablement la parole. Elle tâchait de cacher sa timidité et son malaise.

« Vous remarquerez que la Citadelle port très mal son nom. Du calme, j’espère que vous saurez en trouver et grandement en profiter. » Esquissant un sourire, elle désigna du nez son garçon qui se tordait le coup pour apercevoir son père. « Je ne sais à quoi ressemble l’enseignement que vous avez reçu, Mestre, mais je vous encourage vivement  à pratiquer toutes sortes de tortures sur mon fils si elles se montrent efficaces. » Harbert se retourna, grimaçant avec horreur. Comme submergé par une vague, il s’engouffra dans le tunnel en courant, fuyant sa mère et le nouveau mestre. Neassa se crispa. Si son corps réagissait avec force, son visage restait – pour le moment – très amical. Elle ne savait que dire, ni même que faire. Si elle appréciait la brutalité de l’endroit, elle savait que son humeur distante n’arrangerait rien entre elle et le nouveau venu.

Poussant un soupire qui lui fit baisser la tête, elle continua maladroitement et sans détour. « Pardonnez mon éloignement Mestre, mais le Nord m’a appris à voir la vie avec fatalité et sans voile brillant pour me troubler le regard, j’avoue être parfois bien trop radicale dans mes actes. » Elle croisa ses mains devant elle, comme pour s’empêcher de griffer le mestre au visage. « A la vérité, Mestre, j’attends beaucoup de votre présence à nos côtés, tout autant que je la crains. J’espère que vous saurez apporter une grande aide à Lord Craig mais surtout, que votre personne saura se faire discrète. »  Toute trace de sourire avait disparu de son visage encore bien clair pour une femme habitant loin du Nord depuis des lunes. Son regard accentuait ses dire et l’espace d’un instant, elle crut percevoir un vent froid mordre sa peau. Elle n’en dit pas d’avantage. Elle savait que des sentiments forts l’uniraient au mestre, elle n’avait seulement pas encore décidé s’ils seraient bons ou mauvais.
 
D’un demi-tour, elle s’en retourna vers l’étroit couloir. Si la sentinelle lui tendit la main pour remonter la pente désormais quelque peu abrupte, elle l’ignora. Avec droiture, elle marcha le long du tunnel, perdue dans un silence terrible. Elle n’aurait pu relater tout ce qui se tramait dans son esprit à cet instant. Elle avait l’impression d’être suivie par une ombre pesante. Elle se rendit compte après quelques secondes qu’elle avait pratiquement parcouru le sentier en courant. Elle ne ralentit pas son pas, voulant le plus rapidement possible se retrouver dans un endroit connu. A la réalité, même après de longues années, elle n’avait toujours pas l’aisance nécessaire pour être complètement indépendante lors de l’absence de Lyonel. Son fils arriva en courant, ventre à terre, la percutant de plein fouet. Elle l’aurait bien volontiers secoué comme un prunier pour son manque d’attention. Elle se contenta de l’écarter d’elle avec brusquerie. L’étreignant par le bras, elle ne le lâcha pas en se retournant vers le mestre. « Votre chevauchée… du moins il me semble…Harbert ! Arrête un instant ! … J’ai besoin d’un thé. Mestre Robert ? Accompagnez-moi, voulez-vous ? » 

Elle ne demandait pas véritablement son avis à son voisin. Elle ne voulait simplement pas le laisser vagabonder seul, à son aise, dans la demeure Baratheon. Sans plus attendre, toujours résolument attachée à son fils, elle prit la direction de la petite terrasse – qui ressemblait plus à une grotte vu l’épaisseur des murs – qui surplombait un simple coin de verdure. Lâchant Harbert qui rejoignit Charissa qui courait dans l’herbe, Neassa s’avança distraitement jusqu’aux bancs de pierre sommairement taillés. Elle ne saurait pas gérer mieux la situation depuis cet espace confiné mais espérait y trouver plus de monde. D’un geste vague, elle désigna les assises froides. «  Mettez-vous à l’aise ! Du thé vous irait-il ? Un remontant ? Un verre d’eau ? » Pressée, elle n’attendit même pas qu’il réponde. Elle esquiva. En une foulée, elle gagna l’intérieur par l’imposante porte voûtée. Elle donnait directement sur un escalier dérobé qui débouchait aux cuisines. Neassa s’y engouffra. Au même moment, Jasper l’un des cordons bleus, remontait. Surpris par la Lady mais nullement étonné, il s’empressa de l’envoyer au porche. « Ne commence pas ! Je n’ai aucune envie de rester là-haut avec ce…ce…mestre ! » Et l’autre de répliquer. « Voyons, ma Dame ! L’pauvre homme mérite pas la solitude que vous lui imposez. Faîtes honneur à la famille et remonter ! Hop, hop ! Sans vous plaindre ! Ne le prenez surtout pas en grippe, vous allez devoir le côtoyer des ans durant. »  En la voyant hésiter, il lâcha vilement : « Quelle digne lady de la maison Baratheon avons-nous là ! Ser Lyonel sera amusé d’apprendre qu’une si petite tâche vous est insurmontable. » Elle le foudroya du regard. Droite comme un i, elle lui commanda sèchement des boissons avant de remonter en trombe et de déboucher sous le porche comme une furie abusée.

Refusant de croiser le regard du nouveau religieux, elle s’attarda sur le paysage avant de s’excuser maladroitement de l’absence – pourtant courte – de son époux. «  Il ne devrait pas… tarder. Du moins je l’espère. » Ajouta-t-elle à voix basse. Elle était loin de se douter que les propos échangés avec Jasper étaient remontés jusqu’au petit espace couvert.


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