AccueilS'enregistrerConnexion



 

Partagez| .

Araignée du soir, espoir...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Lun 3 Juin 2013 - 22:38

Année 212

Accroupie au bord du cours d’eau, Aethel laissa les flots caresser le bout de ses doigts déjà engourdis par la fraicheur. Son regard pers s’était perdu dans les délicats remous du ruisseau. Malgré les nuages qui habillaient le ciel, la luminosité avait franchi la voûte végétale dont se parait la forêt pour mieux préserver ses secrets. Elle jouait avec l’ondoiement, scintillant sur les arrondis, assombrissant les fonds, dans un ballet hypnotique de miroitements.
La jeune fille s’en détourna néanmoins lorsque son ventre la rappela à l’ordre. Il lui sembla que le gargouillement eût pu s’entendre jusqu’à Port-Réal mais pas même les oiseaux ne s’en soucièrent. Ils piaillaient tant et plus, accueillant joyeusement l’humidité qu’apportaient les récentes pluies. La terre reprenait vie et encourageait les vers à sortir le bout de leur nez. Aethel en attrapa un entre ses doigts sous l’œil furibond d’un geai mais ne put se résoudre à faire de sa bouche un bec. Elle le rejeta plus loin avec une moue dégoutée et reporta son attention sur le courant que rien ne semblait pouvoir perturber. Résignée à combler le vide de son estomac par de l’eau, la gredine plongea à nouveau ses paumes pour en recueillir et but goulument. Elle ne tiendrait pas longtemps à ce rythme mais ses entrailles vrillées par l’angoisse de rentrer les mains vides étaient finalement plus douloureuses que le néant qui habitait son ventre.
Aethel se redressa, attendit une seconde, paupières closes, que s’atténuât le vertige qui venait de la saisir puis remonta la ravine qui bordait le chemin. L’ombre qui passa sur son visage lui fit relever la tête. Un oiseau qu’elle était bien incapable d’identifier se laissait porter par les thermiques avec une aisance qu’elle lui envia. Gamine des rues, elle pouvait distinguer un pigeon d’un corbeau mais ses connaissances en ornithologie s’arrêtaient là. Elle était bien en peine également de distinguer les baies comestibles de celles qu’il ne valait mieux pas même effleurer. Quoique à bien y réfléchir, dans les deux cas, elle n’aurait plus à souffrir de la faim. Enfin, Aethel n’était pas encore désespérée au point d’abandonner. Certes, trois jours s’étaient écoulés sans qu’elle n’eût pu couver du regard un liard ni même un sol mais la maraude ne s’était pas encore avouée vaincue. Néanmoins, la ville lui manquait. Elle s’y sentait moins seule et pouvait toujours se réconforter en voyant plus malheureux qu’elle. Et puis, dans les rues de Cendregué, il restait toujours la possibilité de mendier. Ici, sur les routes du Bief, elle pouvait toujours tendre la main aux écureuils, ces rapiats n’auraient même pas la pitié de lui offrir une noisette. Si la ville ne rivalisait en rien avec la fourmilière qu’était la capitale, elle n’en restait pas moins grouillante de vie, surtout depuis qu’elle était devenue le théâtre des dramatiques événements de l’année 209. Aethel ne se lassait pas d’entendre ses habitants lui conter le tournoi et le jugement des Sept qui s’y étaient déroulés. Enfin, ici comme ailleurs, les remparts tout aussi épais furent-ils, n’avait pas empêché le Fléau de sévir.
Toujours était-il que le lord de la Sanie préférait voir ses moineaux hanter les chemins et les auberges de passage plutôt que les artères de la triangulaire cité. Les ennemis qu’il avait finis par se faire parmi les bandes de coupe-jarrets et autres frauduleuses organisations de brigands de Port-Réal, l’avaient rendu timoré. Ainsi, Aethel rejoignait-elle d’un pas musard la Maison du Marchand, une taverne de bord de route qui se distinguait de sa voisine d’une dizaine de lieux, la Fricassée, par les quelques grains de poussière en moins qui jonchaient le sol.

Le temps qu’elle y parvint, le soleil avait poursuivi sa course derrière le voile grisâtre qui le masquait mais contre toute attente, alors que son règne s’achevait, comme s’il avait rassemblé ses forces durant toute la journée en prévision de cet instant, il fit une remarquable trouée. Ses rayons frappèrent la jeune fille dans le dos, l’enveloppant d’un délicieux frisson de bien-être. Elle jeta un œil par-dessus son épaule pour saluer l’astre et son ultime bravade. Elle se plût alors à y voir une métaphore de sa propre tribulation et l’espoir donc que celle-ci se terminât bien.
Quand elle distingua les volutes de fumées se mêler aux nuages qui se moquaient bien de l’insignifiante tentative du soleil pour les chasser, la maraude se glissa à nouveau sur le bas-côté de la route, sous le couvert des ramures qui venaient taquiner l’espace que s’étaient octroyés les hommes. Après avoir réduit encore un peu la distance qui la séparait du bâtiment, elle s’immobilisa et scruta les lieux. Une foule d’informations s’offrit à elle mais elle n’en retint qu’une seule. L’écurie était pleine de palefrois et de destriers, bien mieux nourris qu’elle et probablement plus propres aussi. Aethel grimaça, plissa le nez sous son aisselle mais décida que son odeur était encore largement tolérable. Rassurée, elle se concentra à nouveau sur l’auberge et son armada de chevaux dont elle supputait que les sacoches pendant à leurs flancs regorgeaient assurément de trésors. Du moins pour une traine-misère.
Mais la gredine hésita. Elle eût préféré attendre que l’astre du jour consentît à abdiquer mais dans la balance, pesait également le risque que les cavaliers reprissent la route avant. Se balançant d’un pied sur l’autre, elle finit par soupirer un juron, marmonner une brève prière pour la Mère et se faufiler jusqu’aux écuries.
S’insinuant, grimpant, rampant et se dérobant aux regards, elle ne fût pas plus saisissable qu’une couleuvre. En quelques minutes, la petite chapardeuse s’était coulée entre les jambes des équidés qui mâchonnaient paisiblement leur paille. La litière, Aethel la froissait imperceptiblement de son pas léger et maitrisé. L’oreille tendue, elle percevait le bruit d’une conversation entre plusieurs hommes à quelques pas de là, dont elle entrevit finalement les bottes. Elle redoubla de précaution mais approcha malgré tout de la selle d’un alezan. Ce dernier ne broncha pas mais tourna une oreille dans la direction de l’intruse avant de balayer une mouche de sa queue. Cachée par son arrière-main, la jeune fille défit précautionneusement la boucle qui fermait l’une des sacoches et y introduisit ses doigts.

La scène se répéta plusieurs fois, jusqu’à ce qu’Aethel eût décrété que la poignée de liards et d’étoiles enfouies dans ses poches étaient en mesure de combler les attentes de son lord. Elle tourna alors les talons mais tandis qu’elle s’apprêtait à disparaitre, elle tomba nez à nez avec un homologue. C’était un garçon, plus jeune qu’elle, le visage presque caché par un capuchon. A l’évidence, il avait eu la même idée qu’elle et s’en sortait tout aussi bien, en témoignait le silence avec lequel il était arrivé à son tour. Pendant de longues secondes, ils se jaugèrent sans un mot, en chien de faïence, se mesurant, cherchant à anticiper la réaction de l’autre. Ami ou ennemi, telle était la question qui les taraudait l’un comme l’autre. Ils n’en trouvèrent pas la réponse car des claquements de bottes sur le sol les avertirent d’une arrivée imminente.
Aethel osa un coup d’œil et comprit instantanément qu’ils ne pourraient fuir à deux sans se faire remarquer. Le garçon dût mesurer cette complication lui-aussi et réagit plus promptement. D’un mouvement vif, il poussa la jeune fille à la rencontre des individus qui approchaient et profitant de cette diversion, il s’éclipsa.
Aethel l’aurait volontiers invectivé de tous les noms d’oiseaux qu’elle connaissait mais elle se contenta d’esquisser un sourire maladroit face aux trois hommes dont le poitrail était fièrement frappé d’une araignée rouge.

Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Rohanne Tyssier
Noble

Général
La Veuve Rouge

Noble dame de
la maison Tyssier

♦ Missives : 79
♦ Missives Aventure : 22
♦ Age : 25
♦ Date de Naissance : 04/06/1992
♦ Arrivée à Westeros : 22/05/2013
♦ Célébrité : Miranda Otto
♦ Copyright : Moi
♦ Doublons : Ann Kenning
♦ Age du Personnage : 26 ans
♦ Mariage : Eustache Osgris
♦ Lieu : Froide-Douve, Bief
♦ Liens Utiles :

3/4 RPs

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
194/500  (194/500)


Message Jeu 6 Juin 2013 - 1:27

À la demande de son époux, Rohanne avait dû partir en visite diplomatique avec un seigneur du Bief qui se situait plus ou moins sur la frontière des Terres de l’Orage. En d’autres temps, Eustace Osgris y serait allé lui-même mais le pauvre seigneur de Froide-Douve n’avait malheureusement plus vingt ans et de plus en plus, l’âge faisait des ravages sur le vieil homme. En tant que son épouse, la veuve rouge y était allé et cela faisait son affaire, ou et non. Oui parce qu’elle passerait du temps loin de son époux et non parce que voyager aussi loin n’était pas non plus très prudent. Rohanne avait amené avec elle sa garde personnelle qui était composée de vingt hommes dont Donovan qui était le Capitaine de cette équipée.

La route fut longue d’environ une semaine et bien que son palefroi était endurant, Rohanne, elle, perdit patience plus d’une fois. Elle ne pouvait pas croire qu’elle devait absolument faire toute cette route simplement pour discuter alors qu’il aurait été beaucoup plus simple et de surcroît beaucoup moins fatiguant de converser par missive. Mais comme disait le Osgris, de son temps, les meilleurs accords se discutaient face à face …
La veuve rouge en profita pour admirer les beautés du paysage qu’offraient les terres du Bief. Selon elle, il s’agissait là des plus belles terres dans tout Westeros. Certes elle n’avait pas trop voyagé, mais les enseignements de son mestre et les descriptions qu’il lui avait fait des autres régions lui laissait croire que le Bief était la plus belle d’entre toute !

En fin d’après-midi, la petite troupe s’arrêta dans l’auberge d’un petit village. Rohanne était capable d’en prendre, mais là, elle était vraiment exténuée. De plus, ce serait mieux pour les montures qui pourraient prendre un peu de repos et manger à leur faim pour continuer le voyage à l’aube le lendemain.

Bien sûr, ils étaient sous couvertures et la jeune lady ne s’affichait pas réellement comme une noble Rohanne somma l’aubergiste de leur donner des chambres ainsi que de quoi se rassasier puis elle fit tomber quelques pièces sur le comptoir, pièces que l’aubergiste se dépêcha à ramasser comme si elles allaient disparaitre d’un moment à l’autre. Elle était contente de pouvoir enfin se rafraichir un peu et s’étendre. Rester sur une monture toute journée à galoper était demandant physiquement. La jeune Lady, débarrassé de son justaucorps en cuir, changea ses vêtements pour une simple robe en lin crème. Elle défit également ses cheveux, les laissant libres comme l’air. Elle s’étendit sur le lit puis ferma les yeux un bref instant. Un bref instant parce que pas moins de cinq minutes plus tard, on frappa quelques coups à la porte. La jeune femme soupira, même dans une auberge il n’était pas possible de rester tranquille plus de cinq minutes !
La jeune femme se couvrit d’une robe de chambre puis alla répondre, ne passant que la tête dans embrasure de la porte. Elle vit que c’était Donovan et le laissa entrer, refermant la porte derrière lui.


J’espère qu’il s’agit là d’une situation urgente, Donovan, parce que sinon tu regretteras de m’avoir ainsi dérangé ! Ce n’est pas possible de …

Ma lady !, dit-il, conscient qu’il venait de l’interrompre. Hum … Je …

Parlez bon sens ! Maintenant que vous avez commencé !!

On a surpris une personne à voler dans les sacs dans les écuries et elle avait eu le temps de s’emparer de certaines choses. Je voulais simplement vous avertir que les hommes vont la monter ici à l’instant.

La jeune femme était rouge de colère, mais elle se contrôlait.

Bien, attendez cinq minutes que me change.

Donovan sortit et Rohanne se changea rapidement, refit une natte dans ses cheveux et respira un bon coup. Elle n’acceptait pas que l’on la vole ainsi. La porte s’ouvrit et deux de ses hommes entrèrent, tenant une jeune femme chacun par un bras. Donovan fermait la marche et se tenait devant la porte. Rohanne, qui se tenait dos à la porte, fit volte-face et vit la jeune femme.




Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Lun 17 Juin 2013 - 18:31

Aethel se laissa emmener sans résister. L’entreprise aurait ridiculement échoué et n’aurait fait qu’empirer son cas. Elle traversa donc la salle principale de l’auberge sous les regards méprisants des honnêtes clients pour ensuite rejoindre les chambres à coucher de l’étage. De certaines retentissaient des gémissements et des cris équivoques qui malgré sa situation ne manquèrent pas de faire rougir la jeune fille. Elle tâcha de les occulter et se laissa pousser dans l’une des pièces. Quand elle entra, sous ses pas s’éleva un léger froissement aussitôt suivi d’une délicate odeur florale. Aethel baissa les yeux sur la jonchée fraichement répandue sur le plancher. Tout en la couvrant du regard, son œil buta sur deux petits pieds joliment habillés de cuir souple et élégant.
Un soupir de soulagement manqua d’échapper d’entre les lèvres sèches de la jeune femme. Le maitre auquel obéissaient les soldats à l’araignée rouge n’était autre qu’une dame, jeune de surcroit. Deux critères qui faisaient d’elle un être forcément empreint de bienveillance et d’humanité. Enfin, ce fut la prière qu’adressa Aethel à la Mère. Car à y regarder de plus près, au-delà de la beauté dont se parait la noble, l’éclat de ses pupilles pâles brillaient d’une menace latente. Les sourcils de la maraude frémirent légèrement. Elle n’aimait pas ces deux iris qui la dardaient. Deux perles empoisonnées dans un bien joli emballage. La dame n’était peut-être pas aussi indulgente que le laissait penser au premier abord son visage affable et doux. Mieux valait ne prendre aucun risque et ne surtout pas contrarier la jeune femme plus qu’elle ne l’était probablement déjà. Avec un peu de chance, une larme et un léger sourire contrit, Aethel s’en sortirait.
Elle se laissa néanmoins tomber à genoux, consciente qu’elle n’avait plus l’avantage de sa jeunesse pour amadouer les grands de ce monde. Elle était maintenant une femme faite et si la misère dans laquelle elle trainait ses grôles était toujours la même, étrangement aux yeux des autres, elle ne méritait plus autant d’indulgence. Ce que l’on pardonnait aux enfants par charité devenait un crime à l’âge adulte. Pourtant, le dénuement était le même et les besoins plus grands encore. Petite, sa tentative de vol aurait été punie d’une fessée, de quelques coups de badines au pire, à présent, on lui prélevait des phalanges… Un instant, les yeux de la maraude se posèrent sur sa main meurtrie, à plat posée devant elle, avant qu’elle ne repliât ses doigts pour en masquer l’infirmité.
Cela faisait bien longtemps qu’Aethel n’attirait plus la sympathie des chalands. Elle dérangeait plus qu’elle n’apitoyait. Elle ne volait pourtant pas de gaité de cœur mais il était venu un jour où elle avait réalisé qu’elle n’était bonne qu’à ça. Elle réussissait et pouvait ainsi exister. Si on lui retirait cette capacité, elle perdait toute identité. Elle ne devenait plus qu’une va-nu-pieds parmi tant d’autres. Elle ne voulait pas être une parmi tant d’autres. Elle ne voulait pas être un fantôme de plus errant dans les rues des grandes villes. Certaines de ses paires enfantaient pour vivre en tant que mère, pour obtenir un statut et une utilité auprès de la société, Aethel avait choisi d’être une tire-laine, d’exister elle-aussi à sa manière. Elle était méprisée, abhorrée ou prise en pitié mais au moins n’était-elle pas invisible. Quoi qu’il advînt à présent sur ce sol jonché, elle ne serait pas traitée avec indifférence.
Elle se rappela soudain les mots d’un marin, croisé un jour sur les quais de Port-Réal. « Un homme à genoux peut toujours se relever », avait-il déclaré à ses compagnons. La gredine trouva une forme de réconfort dans ces mots. Elle était certes prosternée mais ce serait pour mieux se redresser plus tard.


« Par les sept, m’dame, pardonnez-moi… commença-t-elle à réciter. J’voulais pas vous voler mais j’avais faim et j’pensais trouver de la viande séchée ou p’êt’e même du fromage dans vos sacoches… J’aurais pas du mais… mais… »

Aethel se laissa dépassée par ses pensées, elle se fit l’effet d’une carriole poussée dans une pente sans rien pour la freiner.

« … mais c’est qu’j’ai deux petits mouflets à nourrir et… »

Le visage tourné vers le parterre herbacé, la jeune fille ouvrit des yeux exorbités. D’où sortait-elle l’existence de deux moutards ?! Pourquoi deux ?! Pourquoi Diable déblatérait-elle de telles âneries ?!

« … et comme j’suis seule… mon… mon mari m’battait… et j’veux pas… »

Toucher la corde sensible et féminine de la dame… au point où elle en était…

« … j’veux pas faire comme certaines… mon père m’y a d’jà obligé mais… j’veux pas m’vendre, ‘comprenez ? »

Voilà, la noble n’avait plus qu’à faire le tri dans ce qui lui semblait le plus émouvant entre la jeune mère esseulée, l’épouse battue, l’enfant souillé ou la jeune femme refusant le vice.
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Rohanne Tyssier
Noble

Général
La Veuve Rouge

Noble dame de
la maison Tyssier

♦ Missives : 79
♦ Missives Aventure : 22
♦ Age : 25
♦ Date de Naissance : 04/06/1992
♦ Arrivée à Westeros : 22/05/2013
♦ Célébrité : Miranda Otto
♦ Copyright : Moi
♦ Doublons : Ann Kenning
♦ Age du Personnage : 26 ans
♦ Mariage : Eustache Osgris
♦ Lieu : Froide-Douve, Bief
♦ Liens Utiles :

3/4 RPs

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
194/500  (194/500)


Message Mar 18 Juin 2013 - 20:27

Les deux hommes qui avaient amené la jeune femme dans la pièce quittèrent, seul Donovan resta, une main posée sur le pommeau de son épée et le regard grave.  Il savait le sort que l’on réservait aux voleurs parce que lui y avait échappé plus jeune.   Il savait également que Lady Tyssier ne se salirait pas les mains pour cette femme.

Depuis que la jeune femme était entrée, Rohanne n’avait rien dit. Pas un mot, pas un son n’était sorti de sa bouche. Elle ne faisait que la scruter sévèrement, lui faisant sentir qu’elle n’était pas très contente. Personne n’avait le droit de se croire au-dessus des lois juste parce qu’ils étaient des malheureux sans un sou.  Rohanne allait dire quelque chose lorsqu’elle remarqua la main de la jeune femme devant elle, main qui fut rapidement cachée. La Lady ne savait pas vraiment si elle avait bien vu alors elle voulut être certaine.


Donovan, sa main …

L’homme d’arme s’avança et prit le poignet de la voleuse pour que sa Dame puisse voir la main de la gueuse.

C’est bien ce que j’avais vu …

Donovan lâcha la jeune femme et reprit sa place alors que Rohanne fixait la jeune fille de ses petits yeux gris.

Ce n’est donc pas la première fois que l’on te prend à commettre  un délit …

Rohanne lui tourna le dos et c’est là que la jeune femme commença à se justifier sur les raisons qui la poussaient à voler ainsi.  Bien qu’agacer, Rohanne pouvait comprendre, mais comment faire pour savoir si tout cela était vrai ? …

Donovan, laissez-nous …

L’homme quitta la pièce et la lady se dirigea vers la table où y était déposée un couteau. Elle le prit dans ses mains et le fit tournoyer quelque peu, réfléchissant à ce qu’elle devait faire.

- Je ne tolère pas que l’on me vole, peu importe sont les raisons qui poussent à le faire …

Bon, elle avait certes un peu de compassion pour la jeune femme, mais comment lui montrer que ses gestes avaient des conséquences si elle lui tendait la main dès maintenant.

Je devrais être sévère sur ce cas, mais l’on ne se trouve pas sur mes terres alors il serait bien difficile de l’être …  Cependant,  tout le monde sait qu’un tel acte ne peut rester impuni …

Elle parlait froidement, comme si elle voulait que chaque mot glace le sang de la jeune femme qui se tenait au sol derrière elle.  Maintenant qu’elle avait eu un peu peur, Rohanne pouvait s’adoucir quelque peu .

J’espère que mes soldats ne t’ont pas trop fait mal en  t’amenant ici. Je ne prône pas la violence gratuite … seulement quand c’est nécessaire.  Je ne crois pas que tu étais une menace pour eux … s’ils sont allés trop fort, dit le moi …

Cela devait être déconcertant pour la jeune femme, mais Rohanne était sincère avec elle.

D’ailleurs, je ne crois pas que je t’ai entendu te présenter à moi …  Pour ma part, je suis Lady Rohanne Tyssier, de Froide-Douve … Quel est ton nom ?

La lady Tyssier empoigna le couteau et coupa un morceau de pain qui trainait dans une assiette sur la petite table de la chambre. Elle le tendit alors à la pauvre malheureuse à genou.  C’était un test que faisait Rohanne, allez savoir si maintenant, la jeune femme allait le réussir ou l’échouer. La lady de Froide-Douve était impatiente de voir quel en serait le résultat.  

Assied toi … rien ne sert de rester agenouillée comme cela puisque je ne te veux aucun mal …




Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Général
Feuille de Personnage


Message

Revenir en haut Aller en bas

Araignée du soir, espoir...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1


Sujets similaires

-
» Jeunesse haitienne: Quel espoir??? Quel avenir???
» Bagu Kirima, une araignée au plafond...
» Hier soir sur ARTE... un téléfilm anglais super intelligent
» La patagonie sur Thalassa ce vendredi soir 26 nov
» Ministre Bellerive un menteur avéré, crée de faux espoir avec le pétrole

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A Song of Ice and Fire RPG :: Citadelle de Maegor :: ◄ Salle des Archives Oubliées (RP)-