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Animation n°4 : La Lanterne Rouge

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Message Lun 24 Juin 2013 - 8:54

Obnubilé par la présence de ces gardes et toute l'agitation qui en découlait, Lotho s'était fait discret au possible, profitant d'une aire de calme au sein de la grande salle à vivre de l'auberge. Après tout ils étaient partis pour rester là un moment, alors autant prendre son mal en patience. L'arrivée de Lady Shaïra ainsi que d'autres dames manifestement occupées dans l'atelier de Luceon, escortée par la dévouée Ororya Gargalen ne manqua pas d'attirer le regard du danseur d'eau. Il rendit à la belle aux yeux vairons un sourire tendre mais discret, accompagné d'un pincement de son chapeau en guise de salut.

Les manteaux d'or n'avaient décidément pas froid aux yeux de séquestrer ainsi de si hautes personnes, l'affaire qui les avait amenée devait très certainement être de la prime importance pour qu'ils se comportent avec autant d'assurance. Un verre à la main, l'air préoccupé, il décida de se mettre en route vers la cuisine pour mander plus d'informations auprès des employés et notamment de Walda qui plus tôt dans la journée lui avait fait part d'informations étranges sur une activité à la cave.

Prenant son temps pour traverser la salle, ne voulant aucunement se faire suspecter de quoi que ce soit, le danseur d'eau tendit l'oreille aux différents racontars. Un cadavre dans le plafond, manifestement assassiné, un chat aux griffes empoisonnés, quelques membres de la haute société du donjon rouge, la possible implication de la rébellion feunoyr ... Lotho ne put s'empêcher de laisser son regard pétiller d'une ombre d'amusement cynique l'espace d'un instant.

Il y avait là toutes les composantes d'un mélodrame Lysien, d'une dramaturgie même ! Mais ces dernières finissant souvent par la mort ou la spoliation de tout un chacun, le danseur d'eau préféra couper court au développement de sa pensée. La coopération ou la pendaison, un bien charmant programme se dit-il en finissant la dernière lampée de son verre avant de le poser sur une table inoccupée. Direction la cuisine donc, pour partir à la recherche de plus amples informations.

Après tout si Walda avait entendu du bruit en cet endroit tôt le matin, il y avait peut être un passage qui menait à l'extérieur ? Et donc un pied de nez à la séquestration, car tout orateur qu'il fut il n'en restait pas moins un étranger en ces terres, une nuance qui doublait certainement ses chances d'être désigné coupable à tort. Cela tout en voulant pourtant paraître le plus innocent possible, il fallait le reconnaître.

Enfin arrivé à l'huis le séparant de sa destination, il y frappa deux coups pour signaler son entrée avant de s’exécuter tout en arborant son expression la plus calme et courtoise. La jeune serveuse avait paru particulièrement soulagée de l'arrivée des manteaux d'or, était-ce elle qui les avait mis dans ce pétrin ? Non, cela semblait trop gros. Toujours était-il que Lotho s'exprima avec curiosité :


- Ma chère Walda, êtes vous ici ? J'aurais quelques questions à vous poser si vous le permettez ...

Et le danseur d'eau de détailler la cuisine du regard en y recherchant toute âme qui vive, avide de réponses qu'il était. S'intéresser un tant soit peu aux mystères de l'auberge l'aiderait peut être à oublier son inutilité médicale où bien encore le fait que certaines connivences qu'il entretenait au sein de cette assemblée devaient rester secrètes.  
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Lady Coeurdepierre
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Message Mar 25 Juin 2013 - 1:24



     Sous le front d'Heward, un millier de cafards menaçaient d'en rompre la chair. Ils y grouillaient comme les mille et une pensées nauséabondes qui accablaient son esprit fatigué par les interrogations du père de Catelyn, que ce dernier avait scandées comme un  septon égrène des prières. Les mains figées sur ses temps se glacèrent tandis que ses paupières s'alourdissaient d'un fardeau qui, jusque-là, l'avait épargné. Quelle triste vérité que lui assénait lord Reyne ! Lord Solverre sembla perdre ses moyens. Happé par la colère, emporté par l'incompréhension, il hurlait désormais, et ses paroles de feu glissaient sur les statues de marbre pour aller se fracasser comme des vagues sur les parois lisses du septuaire. Pourtant, il sut peu à peu se calmer. La figure du père de lady Catelyn s'effaça dans un tourbillon de lumière. Bientôt Heward fut seul dans les ténèbres d'une pièce sans lumière. Il demeura là ce qui lui parut des jours entiers, qu'il ne sut compter, tant ils furent innombrables. Lentes heures, fuyez ! Heward se vit vieillir, seul, dans l'ombre du néant. Tout autour de lui, ce n'était que vide et fin du monde. Immobile, il ne savait plus se mouvoir, et si ses lèvres par moments s'élevaient en vaines prières, elles furent bientôt scellées à tout jamais par les ronces du désespoir. Les jours devinrent des ans, les ans devinrent des siècles. Par moment, le jeune lord Solverre entrevoyait, entre deux rubans de nuit, de pâles visions de ce que l'extérieur lui réservait. Il vit un dragon noir à la langue dorée qui agonisait dans un champ de blé. Il entendit les hurlements d'enfants qu'on massacre impunément. Il perçut tant de choses qu'il n'en retiendrait rien. Car il finit par s'éveiller, ouvrant les yeux sur une Catelyn Reyne plus inquiète que jamais. S'il crut ainsi voir passer les siècles et les siècles devant lui, lord Heward ne demeura inconscient pas plus de quelques instants en fin de compte. Mais qui pourrait jamais comprendre ce qu'il vécut ? Lui-même n'en mesurerait toute la portée qu'à la toute fin de cette mémorable soirée.


     Soirée qui, d'ailleurs, prenait des allures de récit horrifique. Stanford, qui avait décliné son identité pour les manteaux d'or, restait en retrait avec lady Virginia Redwyne. Elle palabrait avec lui et, au beau milieu de cette ambiance nauséabonde, tandis qu'un mort dormait à l'étage et qu'un corps inerte semblait aux portes de l'enfer ou du paradis, semblait plus intéressée par ses affaires que par les événements qui frappaient la Lanterne Rouge et plongeaient tout le monde dans la terreur ou la consternation. Ce genre de petite dinde amusait beaucoup Stanford qui, misogyne autant qu'arriéré, n'imaginait pas que les femmes puissent être douées d'une grande intelligence, ou même qu'elles puissent avoir autre chose qu'un esprit vain et limité. Il ne doutait pas qu'elle bavassait comme le faisait si couramment les gens de son sexe servile et faible. Toute femme n'est bonne qu'à enfanter et à babiller. « Ah puissiez-vous dire vrai m'lady ! Les affaires y'a que ça de vrai ! La place du Père d'en haut, v'dîtes ? Ah j'vois très bien où ce que c'est oui, c'est là où j'ai ma boutique et mon entrepôt ! Y'a une statue du bon Daeron ouais, y'en a une autre près d'la Citadelle mais j'y allais jamais, c'pas un quartier bon pour les affaires ! J'préfère traiter avec les grands plutôt qu'avec les mestres, moi, m'lady ! Lord Hightower me doit la belle décoration de ses salons, v'savez ? Si lord Redwyne veut de la qualité, c'est à Stanford qu'il doit d'mander ! » Nul doute que lady Virginia saurait percevoir toute la pertinence de cette offre généreuse et porteuse des meilleurs fruits.


     Dans la cuisine, où Lotho entra, il y découvrit Walda et Edmure* qui s'y disputaient vivement. En effet, les deux amants s'y parlaient avec fureur et sans ménagement, mais ils s'interrompirent aussitôt que Lotho mit les pieds dans ce qui était un sanctuaire aux yeux de tout cuisinier digne de ce nom. La demoiselle, trop naïve pour être intéressante, s'était alors tournée vers la porte et avait posé sur le danseur d'eau un regard poli et souriant, quoiqu'on devinât aisément qu'elle forçait un peu. Le musicien, de son côté, avait perdu toute envie de jouer, il avait posé son instrument sur une longue table rectangulaire envahie par la farine et les sachets d'aromates. Partout sur les étagères, sur le manteau de l'âtre où grouillait une marmite, le braavien put voir toutes sortes d'ustensiles de cuisine, rien toutefois qui fut de nature à éveiller les soupçons. Et, derrière Walda, sur un tabouret, il vit de la corde. Mais déjà celle-ci s'approchait de lui pour lui parler. Son cher et tendre la retint par le bras.  « Ne lui dis rien, tu ne peux pas lui faire confiance ! » Walda le repoussa doucement et se détacha de lui. « Arrête, Edmure*, je ne suis pas sotte ! Je sais ce que je fais, et je... » Elle se tourna vers Lotho à nouveau et l'invita d'un geste à se rapprocher d'eux. La demoiselle aurait bien voulu lui faire une confidence de plus, mais elle craignait que ce qu'elle avait à dire ne soit trop délicat, ou trop important, ou trop incontrôlable. Edmure* était d'avis qu'elle se taise. « Fais ce que tu veux, mais ne t'étonne pas s'il va tout raconter ! On risque de perdre notre place, je te rappelle ! » Et Edmure* s'éloigna pour aller s'asseoir au fond de l'atelier de boulangerie, sur une chaise où il tenta de retrouver son calme, tête serrée entre ses deux mains.  « Je... ne faîtes pas attention à lui, il a peur pour notre situation et il a raison... nous n'aurions nulle part où aller si la Lanterne Rouge devait fermer... pourtant, je ne peux pas taire ce que je sais... Il y a un monstre, un meurtrier dans le bâtiment. Regardez... » D'un gros pot contenant de la farine, elle tira une pièce de tissu qui ressemblait à un large mouchoir. Bien qu'il fût tout couvert de farine et de couleur rouge, on y distinguait très nettement des taches de sang ainsi que la figure menaçante d'un dragon noir.  « J'ai trouvé ça ce matin... je l'ai caché là pour le montrer aux manteaux d'or que j'ai fait appeler... mais... j'ai peur qu'ils ferment l'auberge, maintenant... vu tout ce qui arrive ! »


     Dans la salle commune, l'officier du guet prit très aux sérieux les paroles du prince de Peyredragon. « Prince, je suis ici mandaté par la Main du roi elle-même, qui nous a averti de votre présence. J'agis ici sous sa tutelle directe, alors c'est auprès d'elle qu'il faudra vous plaindre, si je respecte à la lettre mon ordre de mission. » Tout princier qu'il fut, Daeron était bien placé pour savoir que les membres du guet de Port-Réal connaissaient de très près sa réputation d'ivrogne. Et quand bien même le manteau d'or avait un peu exagéré en étendant ses soupçons à la personne princière, était-il si inconcevable de trouver le prince Daeron au mauvais endroit au mauvais moment ? S'il courait les bordels et les gargottes, il pouvait bien courir les nids à problèmes... Plus loin, Vyrgil fit part de ses observations à Catelyn Reyne avant le soudain réveil d'Heward, puis se tourna vers Orys pour le questionner. Il s'intéressa plus particulièrement à la brioche de Maegor et le boulanger ne comprit pas tout de suite où il voulait en venir. Était-il bien utile de discuter de la recette d'une des spécialités du maître boulanger ? Sans chercher à comprendre, car l'homme moustachu commençait à se laisser gagner par la panique, il lui précisa qu'un grand pot de terre cuite, dans l'atelier, servait à la conservation de la plante qui était l'ingrédient secret de la brioche. Il ne put en revanche rien lui dire du chat qu'il maudit de tous les noms. Quant à l'officier du guet qui le questionna, il crut se satisfaire des réponses du mestre qu'il ne savait pas déchu. Il ne connaissait pas personnellement l'homme mais connaissait en revanche le dispensaire de la Main Tendue. De plus, la caution personnelle apportée par Ororya Gargalen acheva de persuader le manteau d'or qui posa sur l'épaule de Vyrgil une main gaillarde. Il l'invita à le suivre jusqu'à l'étage pour visiter les lieux et pour examiner le cadavre qu'on lui avait décrit dans l'atelier du tailleur. Vyrgil n'eut d'autre choix que de le suivre. Ororya, de son côté, demeurait avec Harys, sur le point de libérer Ethaniel de sa geôle ténébreuse. « Aegor n'est pas un vilain matou, il est juste vieux et sale... » La porte du cellier s'ouvrit sur un petit garçon plus heureux que jamais de retrouver un peu de luminosité. Harys s'écarta pour laisser la dornienne et le bâtard à leurs retrouvailles émues. Une fois en retrait dans la pièce, à l'écart des autres, Ethaniel confia son secret à la soldate, qui n'hésita pas à le prendre au sérieux. Elle reçut également de lui un objet qui viendrait confirmer plus tard ce qu'il disait. Tandis qu'Ethaniel regagnait la compagnie de la plus belle de toutes les femmes de Westeros, Ororya et Daeron surent convenir qu'il valait mieux garder cette information pour eux pour le moment. Ils se rendirent, avec Harys, dans le cellier. Daeron ferait le guet à l'extérieur, tandis qu'Ororya mènerait son interrogatoire à l'intérieur de la pièce. Malheureusement, à la lueur de la bougie que l'apprenti boulanger tenait dans un chandelier, elle put voir le visage de celui-ci se décomposer et afficher la plus extrême des surprises.  « Un homme sous la Lanterne Rouge ? Mais... quoi ? Je... je ne sais pas ! » Il se décomposa davantage quand elle sembla parler au sol, et plus encore quand, du même sol, une voix s'éleva :  « Mon nom ? J'le dirai quand... oh, foutre ! J'm'appelle Gendry et j'aimerais bien sortir ! Libérez-moi et la Main du roi vous récompensera ! »

*** *** ***

Heure, ambiance : Soirée, l'humeur se tend. Localisation spéciale : Walda, et Edmure* sont dans la cuisine. Ramirobis est descendu.

Important : Votre statut et votre identité ne sont en rien des garants d'impunité ou d'immunité. Vous le verrez, l'officier du guet est du genre... zélé.

NB : N'oubliez pas que vous pouvez et même devez gérer vos PNJ ! Et n'oubliez pas que contrairement à vous, ils sont parfaitement mortels. Notez toutefois que les PNJ qui sont à l'extérieur échappent à votre contrôle, et vous comprendrez bientôt pourquoi.

NB bis : La phase 2 commence ! La prochaine intervention sera partielle, ce sera le retour de Vyrgil au rez-de-chaussée après examen du cadavre à l'étage. Sinon, n'hésitez plus à prendre des initiatives pour coopérer, ou au contraire vous dissimuler ! Tout est là, les indices ont été dispersés, les victimes révélées, le coupable est à trouver ! Quant au chat... il a disparu ! Mais où donc réapparaîtra-t-il ?

NB ter : Pour toutes vos questions, contactez Clarence Hightower !
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Vyrgil Vyrwel
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Message Mar 25 Juin 2013 - 7:21

Le pauvre Orys, tout à fait paniqué par les événements, ne semblait plus savoir à quels dieux se vouer et Vyrgil n'insista pas, mais rangea soigneusement l'information dans sa mémoire. Il serait peut-être utile d'aller vérifier si le pot contenant l'extrait de la plante se trouvait là où il était censé être, et si des traces laissaient deviner que quelqu'un en avait renversé ou... volé ? Il était après tout maintenant question d'un cadavre entreposé à l'étage ! Il vit avec soulagement l'officier lui poser la main sur l'épaule après que la belle Ororya ait confirmé ses dires, et le suivit sans rechigner, après un bref coup d'oeil à son patient Lord Solverre qui par bonheur ouvrait enfin les yeux. Tout irait bien pour celui-ci, au moins.

Parvenu à l'étage, Vyrgil dans le sillage de l'officier découvrit le corps pâle reposant parmi les décombres d'une partie du plafond qui s'était écroulée. Cela ne lui plaisait guère : il n'y connaissait rien en construction et se recroquevillait instinctivement de peur de voir le reste de la charpente lui tomber sur le râble. Le cadavre en revanche ne l'impressionna guère. Si lâche fût-il, le mestre déchu était trop rationnel pour estimer avoir quelque chose à craindre d'un homme mort, à moins que celui-ci ne portât les stigmates d'une maladie contagieuse. Et à la différence d'un patient bien vivant, les macchabées ne râlaient pas et se laissaient sans manipuler sans protester ! Il lui avait fallu un peu de temps dans sa prime jeunesse pour surmonter le dégoût qu'un cadavre en décomposition inspirait à ses sens de noble raffiné et impressionnable, mais la répétition de l'exercice associée à sa motivation intellectuelle lui avaient permis de s'habituer au déplaisir physique. Il avait plus récemment exercé cette aptitude au profit du Guet et se rengorgeait de pouvoir élucider certains mystères grace à ses seules connaissances et capacités d'analyse, de sorte que l'on pouvait compter sur sa participation pleine et entière à une telle enquête... à moins, bien sûr, que sa propre vie ne fût mise en danger par ses investigations. Pour l'heure, il avait bien l'intention de contribuer à démasquer tout meurtrier se dissimulant sous ce toit où lui-même était cloîtré. Et qui sait si par la même occasion, il ne trouverait pas l'opportunité de briller devant un parterre de ladies toutes plus charmantes les unes que les autres ?

Il se pencha sur le corps dénudé et porta son attention sur les marques d'agression. Etranglé et poignardé ? Soit la victime avait été attaquée par deux personnes en même temps, soit quelqu'un essayait de brouiller les pistes. Il procéda donc à un examen minutieux du corps afin de déterminer d'une part la cause réelle et première de la mort, et d'autre part certaines des caractéristiques physiques du ou des assassins comme leur taille et leur force, ainsi que le moment approximatif du trépas, en tenant compte des conditions de conservation offertes par l'environnement et de la présence éventuelle de certaines mouches ou vermine sur le cadavre. Les brumes du vin s'étaient dissipées et il était désormais tout à fait concentré sur sa tâche, prêt à former des déductions...
[Quelles sont ses conclusions après examen ?]


Thème musical : La Marche Turque ~ Mozart
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Message Mar 25 Juin 2013 - 9:08

Manifestement Lotho était tombé en plein milieu d'une dispute enflammée entre Walda et Edmure, le musicien de l'auberge. A moins qu'il n'occupe un autre rôle en réalité, Lotho ne s'était jamais trop intéressé à ce saltimbanque, or il semblait que se présentait à lui une occasion aussi fortuite que particulièrement inconfortable d'entamer les présentations. Les mots des deux employés de la Lanterne Rouge s'échangèrent avec moins de véhémence lorsqu'il arriva enfin, Walda semblant même tenir à lui expliquer quelque chose que le musicien ne voulait pas voir divulguer.

Une attitude aussi méfiante n'eut pas d'autre effets que de faire adopter au danseur d'eau un regard bien plus sérieux et affirmé, dirigé vers ses deux vis à vis. Manifestement l'affaire semblait de la première importance, aussi Lotho décida t-il de laisser filer l'affront que venait de lui faire Edmure en assurant qu'on ne pouvait pas lui faire confiance, un manque de jugeote particulièrement grave. Walda cependant semblait assurée de pouvoir compter sur lui et invita le danseur d'eau à les rejoindre.

D'un pas félin il traversa en deux enjambées la distance qui le séparait d'eux, son regard toujours fermement intrigué. Qu'avaient donc bien à dire ces deux personnes qui puisse relever, tout du moins le semblait il au vu du mystère qu'ils entretenaient, du secret d'Etat ? Edmure protesta une dernière fois avant de s'éloigner pour aller s'asseoir sur une chaise, arguant qu'ils allaient perdre leurs places. Avant d'accorder toute son attention à la serveuse, Lotho s'adressa à lui d'un ton sec, rigoriste même :


- Allons. Vous avez encore vos doigts pour complaire les oreilles de tout un chacun. Le travail se trouvera, contrairement à votre respect envers les inconnus ... Bien, parlez sans crainte Walda, j'aviserais ensuite.

Du coin de l’œil le danseur d'eau prit bien attention à pouvoir également surveiller les réactions du musicien, non qu'il ne le croît doué pour la violence, mais ce dernier n'avait peut être pas que son travail à perdre dans l'histoire pour insister aussi lourdement sur le fait de garder le silence. Walda quand à elle lui expliqua qu'elle était certaine qu'ils n'auraient aucun endroits où arriver à s'abriter si la Lanterne Rouge fermait. C'était selon le danseur d'eau une vision totalement fausse de la réalité, teintée d'une peur de l'inconnu qu'il n'avait que trop souvent vu parmi la roture locale.

Mais elle semblait certaine d'agir pourtant de façon vertueuse, notamment en appelant les manteaux d'or à la rescousse. Ainsi donc était-elle la cause de leur séquestration à tous en cette heure ... Elle semblait avoir peur que l'auberge soit désormais fermée au vu de la pièce à conviction qu'elle lui avait présentait désormais. Et quelle pièce ! Un mouchoir couvert de sang, peut être en ayant voulu essuyer un couteau ayant servi à tuer le pauvre malheureux retrouvé dans l'atelier de tisseur ? Et surtout, ces armoiries démontrant à n'en pas douter l'implication du parti Feunoyr dans le lot. Lotho regarda la pièce de tissu avec une certaine circonspection, avant d'énoncer, dans un soupir amer qui tranchait avec le flegme qui l'avait jusque là caractérisé :


- Peste soit de cette noblesse et de ses jeux malsains ... Bien. Rangez-le dans cette belle cache pour le moment. Ne vous inquiétez pas tous deux, ce n'est pas dans mon habitude de prévenir la garde avant d'être sûr de ce que j'avance. Où l'avez-vous trouvé Walda ? Il me semble que c'est là le plus important à l'heure actuelle ... Tout du moins je l'espère.
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Message Mer 26 Juin 2013 - 18:18

Sortir, sortir de ses profondeurs obscures, de cette prison de glace noircie et de froid. Cette région intemporelle où que les Sept avait bâti pour son nom. Voir l'échappatoire enfin, avancer même courir, courir malgré les siècles qui pèsent. Atteindre, franchir et enfin …. se libérer. Tout oublier, effacer ce traumatisme et ces heurts. Les Sept avaient agi, leurs traces s'étaient envolées, ou du moins venait se planquer dans les tréfonds de l'esprit de l'ancien comateux.
Ses lourdes paupières s'ouvrirent d'un sec, sa conscience sortie d'une brume si épaisse qu'il n'en voyait pas la fin. Reprenant le contrôle de chacun de ses muscles, Heward redressa brusquement son torse en prenant une inspiration de tout les diables. Il était pour ainsi dire, un noyé qui remontait à la surface.
Haletant il observait d'un œil encore paniqué ceux qui l'entouraient alors que sans comprendre ce qui venait de se dérouler. Il s'était retrouvé à terre. Le visage de Catelyn lui apparut. Sa beauté, ses cheveux d'or, ce sourire suffirent à calmer son esprit vagabond. Sans un mot de plus et des sueurs froide à la tempe, il l'enlaça portant son visage dans le creux de son cou.

Son cœur battit de plus en plus lentement, retrouvant un rythme régulier. Il était encore confus, mais commençait tout de même à s'y retrouver. Le chat, il se souvenait de ce sale chat. Un bon nombre de regards étaient posés sur lui, des regards qu'il ne connaissait pour la plus même pas. Un bon nombre de personne venaient d’apparaître. Combien de temps donc était il resté dans un sommeil profond. La question ne lui resta pas bien longtemps en tête, son esprit préférant divaguer à autre chose lorsque des capes dorées lui apparurent.


    « Tu sais mon cœur, ce n'était qu'un malaise. Pas la peine de faire appeler le guet pour autant. »
    Sa phrase si innocente, se buta contre le regard bleu et blasé de sa bien aimée. « Quoi qu'est ce qu'il y a ? Qu'est ce qu'il se passe ? »


Ahuris, il ne comprenait pas tout ce qui se déroulait autour de lui. Mais un instinct, une parole profonde comme ancrée en lui, lui chuchotait doucement à l'oreille que de bien sombres présages allaient se dérouler ici bas.
C'est comme si le Père lui même se penchait à son épaule pour l'avertir que ces fondations étaient maudites tout comme ses habitants. Le mal avait imprégné ces murs. Une épreuve l'attendait. Terrifié, il regarda Catelyn avec un regard des plus inquiets.


    « Fais attention ... » Glissa t-il dans un chuchotement. « Fais attention à toi. »
    Il reprit le visage de sa tendre et s'engouffra à nouveau dans sa chevelure ondulée pour discrètement et à l’abri des oreilles indiscrètes. « Il y a un traître parmi les hommes de cet établissement. Un homme dangereux. Il faut que je te parle à l'écart. »
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Shaïra Seastar
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Message Mer 26 Juin 2013 - 18:40

Jonas paraissait préoccupé par quelque chose qu’elle n’arrivait pas à identifier, mais qui lui parut plus profond que le simple trouble inhérent à leur situation. Peut-être avait-il des informations qui l’incitaient à lire les évènements d’une manière différente ? Peut-être n’était-il pas si surpris qu’eux des allégations des manteaux d’or… Les possibilités étaient nombreuses, et son instinct la poussait à investiguer plus longuement sur les créanciers de Luceon. L’affaire de la Lanterne Rouge était prospère, il était bien surprenant que des hommes aient besoin de réclamer des comptes… Chantage ? Affaires crasseuses ? Elle l’ignorait mais escomptait le découvrir, car c’était peut-être l’une des clés de ce fatras.

Ses phalanges remontèrent doucettement le long du bras de l’apprenti pour se déposer sur le haut de son biceps et son regard, telle une délicate caresse, le parcourut avec une nonchalance feinte. Le questionner sans l’acculer, apprendre le fin mot de l’histoire sans qu’il ne se sente dans une posture d’indicateur crachant les secrets de son maître à la première oreille venue… Voilà l’objectif, et c’est d’un ton tendre et de conversation qu’elle poursuivit tranquillement. « Mon pauvre Jonas, vous avez dû vous sentir bien embêté en recueillant de telles plaintes. Votre maître Luceon devrait régler ses affaires lui-même. Mais d’ailleurs, qui étaient ces gens ? Je serais étonnée que des clients soient mécontents de votre maître et de vos œuvres… »

Et pendant qu’elle s’intéressait à ceci, la Dent de Freux Ororya mena son enquête pour retrouver son petit protégé, et c’est avec brio qu’elle remplit sa mission. Alors qu’elle glissait une œillade innocente à travers la pièce, ses prunelles mêlant saphir et émeraude accrochèrent une silhouette menue qui se déplaça jusqu’à elle. Ethaniel ! Indemne à première vue bien que son regard lui parut craintif, le jeune homme se porta près d’elle et lui présenta ses excuses d’une manière aussi adorable que le présageait son minois. Un sourire étira simplement les lippes de la lady qui posa une main rassurante dans la brune chevelure du garçonnet. « Ce n’est rien mon enfant. Ni toi ni moi ne pouvions prévoir toute cette agitation… Mais que s’est-il passé ? Où étais-tu ? » Son regard critique tomba sur les vêtements que portaient le petit page, plus poussiéreux qu’à l’instant où elle l’avait laissé et elle repéra même quelques égratignures aux genoux, preuve qu’il avait posé rotules sur un sol dont l’entretien était négligé… Du bout de ses doigts elle l’épousseta au niveau des épaules et doucement ses mains se posèrent sur ses joues pour que son regard se fonde dans le sien. « Tu m’as l’air troublé… Laisse-moi t’expliquer. Le guet est ici, ils ont de forts soupçons quant à la présence de traitres Feunoyr en ces murs… Et un homme est mort à l’étage. C’est pourquoi j’étais très inquiète à ton sujet. » Du pouce elle caressa délicatement le sommet de sa pommette. « Reste près de moi. »

Du coin de l’œil elle remarqua également la mouvance du spadassin de Braavos vers les cuisines. Tel qu’elle le connaissait, il ne serait guère étonnant qu’il mène discrètement l’enquête de son côté…


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Message Mer 26 Juin 2013 - 20:50


    Edmure Reyne n’était pas un homme très futé. Mais lorsqu’il percevait que quelque chose n’allait pas, il savait faire preuve d’un bon sens étonnant. Tandis que son père l’avait envoyé quérir un peu d’eau pour sa cousine Catelyn, mise à mal par le fléau qui s’était abattu sur son promis, le chevalier s’était affairé à la tâche avec toute l’application dont il avait été capable. Mais alors qu’il s’était approché de la porte, il avait entendu des éclats de voix échauffés par la verve d’une conversation pour le moins animée. Il s’était penché, et il avait écouté. Il y avait trois voix, et il en reconnaissait au moins d’eux ; l’une d’elle était l’un des hommes qui étaient venus se présenter à eux après l’attaque du chat, Lotho, l’autre était celle de la serveuse. Celle-ci, d’ailleurs, venait de montrer quelque chose au danseur d’eau et, si Edmure s’était penché pour apercevoir ce dont il était question, il ne discerna guère plus qu’un carré de tissu tâché de rouge. Décidant qu’il en avait assez vu, il donna quelques coups contre le battant de la porte et demanda timidement : « Serait-il possible d’avoir un linge humide ? » Voilà quelque chose qu’il devrait mentionner à son père, s’il ne le gratifiait pas d’un des « Pas maintenant, fils » dont il avait le secret.

    Le regard perdu dans les boucles noires des cheveux d’Heward, Catelyn fut l’une des premières à réagir lorsque ses paupières tressaillirent, s’ouvrant sur le bleu d’un océan insondable. Avec un indicible bonheur, qu’accompagnaient quelques larmes de circonstance, la lady le vit se redresser pour regarder autour de lui d’un air hagard, mais bien vivant. Lorsqu’il enfoui son visage dans le creux de son cou, et alors qu’elle l’enlaçait, elle ne put empêcher un « Merci aux Dieux » de s’échapper d’entre ses lèvres. Son regard bleu heurta l’incompréhensive prunelle de son ami, et alors qu’il s’étonnait – de la plus ridicule des façons – de la présence des manteaux d’or, Catelyn lui expliqua brièvement la situation : On soupçonnait l’auberge d’accueillir en son sein des partisans Feunoyr. Mais nulle compréhension ne brillait dans son regard. Bien au contraire, il s’agissait maintenant d’une farouche inquiétude qui pétillait dans le fond de ses prunelles. À nouveau, il se perdit dans le creux de ses boucles d’or ternies, mais cette fois pour lui glisser quelques mots. Il lui disait de faire attention, de faire attention à elle. Il lui demandait de lui parler à l’écart. Sans manifester la moindre surprise, elle se leva et épousseta sa robe.
    « Il a besoin de prendre l’air, décréta-t-elle. Viens. » Une main dans son dos, un regard confiant à son oncle, la jeune femme poussa son promis vers l’une des fenêtres ouvertes, lui massant le dos tandis qu’il se penchait. Et dans un murmure, s’étant assuré qu’on ne pouvait les entendre, elle glissa : « Qu’y’a-t-il ? »
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Ororya Gargalen
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Capitaine de la garde personnelle de la Main du Roi

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Message Jeu 27 Juin 2013 - 5:41

Personne n’était donc au courant de ce qui se passait dans ce maudit établissement ? Le seul fautif semblait être le chat – voilà de quoi agacer la Dent de Freux qui plissa les yeux d’un air méfiant lorsqu’Harys fut hébété par la nouvelle. Sa franchise quand à son ignorance n’était pas à remettre en doute, ou sinon l’apprenti boulanger était un excellent comédien. Tout ceci devait être l’œuvre d’une seule personne – d’un imposteur, mais comment parvenir à le retrouver entre ces murs ? Le fait est que le prisonnier pouvait être n’importe qui, et cette histoire de rebelles Feunoyr venait à distiller le doute quant à son identité et ses desseins. S’abaissant un peu plus sur la trappe pour mieux faire porter sa voix, Ororya dressa un index dans la direction d’Harys pour lui ordonner de rester là. Lorsque le prisonnier clama que la Main récompenserait celui qui le libérerait, la jeune femme ne put qu’afficher un air songeur. Comment avoir confiance ? Il fallait qu’elle dénoue cette histoire, mais il fallait aussi qu’elle soit prudente. Et pour ça…

« Gendry. Je tenterai de vous faire sortir de là, mais avant… Il faut que vous répondiez. Vous êtes qui, pourquoi vous a-t-on enfermé là ? Et donnez moi une description de l’individu qui vous a séquestré, je vous prie. » – Elle se mordilla la lèvre inférieure, brièvement sujette à l’angoisse. « Quel est votre lien avec la Main du Roi ? »

Curiosité qu’il était tout de même bon de satisfaire. Elle inclina la tête en direction d’Harys et darda ses prunelles téméraires sur sa silhouette effrayée.

« Réfléchissez Harys. Vous travaillez ici, vous avez du bien suspecter quelque chose, ou surprendre des allées venues en direction du cellier. Cet homme était enfermé juste sous vos pieds, et vous allez me faire croire que vous ne l’avez pas entendu lorsque vous êtes allé dans le cellier ? » – La Dent de Freux peinait à croire que l’apprenti boulanger n’avait rien remarqué de tous ces étranges évènements.

La dornienne émit un long soupir avant d’observer les alentours éclairés par la flamme vacillante de la bougie. Pas de chat en vue. Où s’était-il caché ce bougre ? Ne devait-elle pas référer immédiatement de la situation au meneur des manteaux d’or ? Elle désirait plus que tout parvenir à faire de la lumière sur cette situation – elle ne pouvait se faire épauler par le prince Daeron sous peine de le mettre en danger. La jeune dornienne se redressa puis se rapprocha de la porte pour l’entrebâiller et de nouveau chuchoter à son lointain cousin.

« Apparemment, il ne sait rien… As-tu vu Luceon ? Penses-tu pouvoir le ramener ici assez discrètement ? » – Cela allait éveiller des soupçons si elle convoquait un à un les employés de l’établissement jusqu’au cellier, mais elle devait en toucher deux mots au propriétaire et jauger sa réaction.
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Ethaniel Stone
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Message Jeu 27 Juin 2013 - 10:44

Ethaniel n'avait guère apprécié sortir d'une telle anxiété et se retrouver baigner dans un monde aussi impressionnant. La présence apaisante et rassurante d'Ororya avait su l'aider à canaliser autant que faire ce peut les émotions bouleversantes ressenties un instant auparavant. Mais l'absence de réponse à ses questions et le souvenir d'un enfermement imprévu et dérangeant dans le cellier restaient ancrés dans ses pensées. Sans compter la culpabilité d'avoir dérangé deux personnes qu'il ne voulait guère importuner. C'était bien pour cette raison que s'excuser fut son premier acte une fois Lady Shaïra retrouvée.Après tout, sa gentillesse concernant l'invitation ne méritait pas un désagrément tel qu'une disparition inopinée. Pour son plus grand soulagement néanmoins, mais aussi entraînant une surprise car une telle femme aurait eu tous les droits de le punir, son sourire indiqua tout le contraire et même un soulagement de le revoir qui ne put que le toucher en retour. La main posée dans sa crinière fut d'une douceur saisissante et apaisante à son tour.Relevant ses prunelles vers elle, il ne se retint point de lui répondre rapidement pour tenter de lui expliquer qu'aucune intention ne se cachait derrière le récent événement de sa disparition. Il n'oubliait cependant pas la demande de la dornienne pour garder sous silence sa découverte. Il ne put s'empêcher néanmoins de s'excuser une nouvelle fois pour commencer.

«  Veuillez me pardonner Lady Shaïra... J'étais enfermé dans le cellier parce que j'ai voulu poursuivre un chat. Je n'arrivais plus à sortir. »

Un frisson le parcourut au souvenir de cette solitude anxiogène. L'agitation autour le poussa à avancer d'un pas pour réduire la distance entre la jeune femme et lui-même sans chercher à la coller néanmoins. Apparemment son inconfort fut remarqué puisqu'après un geste étonnant concernant ses vêtements, sa douceur se répondit dans son faciès à travers ses mains posées sur sa peau tandis qu'un regard d'une grande beauté, avec cette différence qu'il n'avait aperçue qu'une seule fois auparavant chez un être humain, une femme d'ailleurs dont il s'était quelque peu épris,- oh que Séraphine lui manquait en cet instant- elle lui expliqua la situation qui le sortit de sa contemplation oculaire pour le plonger dans le questionnement mais aussi l'effarement. Un mort ? Un frisson le parcourut à nouveau qu'une douce caresse détourna légèrement. Il acquiesça à l'idée de rester à ses côtés. Bien que le silence suivit un instant, retenir ses questions était trop difficile dans une telle situation.

« Il... Il y a vraiment un mort ? » Il avait bien entendu les propos au sujet des partisans Feunoyr mais l'idée de quelqu'un qui avait perdu la vie dans les lieux où ils se trouvaient prenait la priorité dans son esprit. Regardant autour de lui, il aperçut les Manteaux d'Or avant d'ajouter une autre question « Ils sont venus pour la personne sans vie ou pour les traîtres ? » Il avait bien sûr appris concernant les différentes batailles et les rébellions qui avaient eu lieu dans l'histoire de Westeros. Pour un passionné du savoir, ce genre d'élément ne passait pas inaperçu dans les divers ouvrages qui étaient tombés entre ses mains. Une question alors vers lui tarauder l'esprit alors qu'il regardait la Dame d'une si grande beauté à ses côtés « Lady Shaïra... Vous... Vous allez bien ? » après tout, elle avait vu celui désormais rappelé auprès des Sept. Pour lui qui n'avait encore jamais assisté à ce genre d'événements, cela lui semblait profondément marquant. Pour la peine, il lui semblait que commencer par là aurait du être sa première réaction.



" Chacun imite un courage qui n'a jamais existé "




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Message Jeu 27 Juin 2013 - 20:09

L'ivrogne, qui, en ce jour faste n'en était pas un, se fit faire comprendre que, quoiqu'il dise à cet officier du guet, la liberté ne serait pas sienne, prince, ou non. Le pensait-on capable d'être partisans des Feunoyr ? Lui qui, au moindre combat se réfugierais dans une quelconque cachette, ou encore, essaierait-il de faire le mort, attendant que le brouhaha finisse pour enfin se relever, l'air de rien. La honte ? Il n'en éprouvait aucune. Il se plaisait à penser que, ceux que l'on surnommait héros, étaient ceux qui mourraient dans un quelconque combat. Ainsi, il s'avérait un tant soit peu compliqué de profiter d'une telle notoriété. De fait, rester en vie et en bonne santé, le tout sans prendre le moindre coup était pour lui le meilleur des choix possibles. Oh, certes, son père ne serait pas contre un quelconque incident sur sa personne. Le fils héritier qui représentait sa plus grande honte, le perdre ne serait finalement pas un si grand mal. Mais, je m'égare du sujet.

C'est donc après s'être retrouvé dans une impasse que le Dragon s'en alla, soupirant longuement, pestant même d'un geste de la main. Bien évidement, ce dernier s'enjoignit de rejoindre sa très chère cousine. Plus de chances de survie. Et oui, il y eut un mort plus tôt dans la soirée, rappelons-le. En plus de quoi, tant qu'à rester là, autant se rendre utile, et, il appréciait grandement sa cousine, sans doutes plus que quiconque présent dans cette salle, l'aider semblait … Être un bon choix, d'autant plus qu'elle saurait sans doutes quoi faire.

En effet, celle-ci lui trouva une tâche à la hauteur de ses … Compétences … Faire le guet devant la porte du cellier, que personne n'approche. Le prince s'exécuta donc, bien qu'un peu … Peureux de se retrouver seul dans cette salle, sans la dorienne pour garder un œil sur lui. Daeron entendit parler dans cette petite pièce. Plusieurs voix se firent entendre, celle d'Ororya, celle d'Harys, puis, avec surprise, le jeune homme en entendit une troisième du peu qu'il entendit, il était question de main du roi, et d'homme coincé sous l'échoppe. Une fois de plus, le Dragon ne comprit que peu sur ce qu'il était en train de se dérouler. Ainsi, ce dernier décida simplement de ne pas chercher à en savoir plus, préférant une fois de plus laisser faire sa très chère cousine, qui, revint vers lui une fois les mots échangés, une nouvelle mission pour lui, ramener Luceon. Il s’exécuta. Cherchant du regard le fameux homme, le membre de la famille royale finit par le trouver, en présence des soldats du guet.

Sa mission commença alors. D'un pas -presque- déterminé, le Targaryen s'avança jusqu'à lui, lui tapota l'épaule avant de lui glisser quelques mots dans le creux de l'oreille.

« Mon brave, puis-je attirer votre attention quelques instants ? J'aurais une requête à formuler. Pouvons nous nous écarter s'il vous plaît ? »


Intrigué, le responsable des lieux le suivit. Le jeune homme l'entraîna doucement jusqu'à la porte du cellier, tentant de faire mine de se mettre à l'écart afin de ne pas trop attirer l'attention. Daeron était quelqu'un de doué pour se fondre dans la masse, et disparaître aux yeux de tous, mais, en compagnie d'un homme qui ne comprenait sans doutes pas ce qu'il se passait, c'était autre chose …
Une nouvelle fois, quelques mots furent glissés dans l'oreille.

« Voici ma requête. Derrière cette porte se trouve une jeune femme, lady Ororya Gargalen, qui se trouve être ma cousine. Après avoir enquêté de son côté, il semblerait que quelque chose lui soit apparu, et … Aimerait disposer de renseignements, qui, semble-t-il, vous pourriez disposer. J'aimerais que vous lui prêtiez une oreille attentive, et lui apportiez les réponses attendues. Enfin, j'espère qu'en tant que proche d'un Prince, vous comprendrez sans doutes que j'attends de vous bien des égards. Pouvez-vous faire cela pour moi ? S'il vous plaît. »


Sur ses mots, le jeune prince tenta un sourire qui se voulait chaleureux.
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Virginia Redwyne
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Message Sam 29 Juin 2013 - 20:51

          Lord Redwyne entendra parler de votre offre généreuse, soyez-en assuré. Virginia avait désormais la certitude que ce Stanford était un menteur doublé d'un rustre mal élevé. La prenait-il vraiment pour une oie qu'on peut gaver des pires faussetés sans honte ? Avait-elle l’œil béat des béotiennes ? Le sein rond des bécasses ? La hanche maigre des aigrettes ? La prenait-il pour une femme à la cervelle d'oiseau ? De toute évidence, cet homme insupportable ignorait qu'avant d'être lady Redwyne, Virginia fut lady Hightower, la propre sœur du lord que Stanford mentionnait sans honte parmi ses clients. La décoration des salons de Grand-Tour, vraiment ? Le mensonge était si grossier qu'il fit rougir le front de la demoiselle, tandis que ses lèvres affichaient la plus tendre des satisfactions. Elle détestait ce genre d'hommes, ou plutôt ce genre de personnes, ces gens qui croient tout savoir, tout connaître, tout deviner, qui s'appuient sur les plus vaines apparences pour se forger la plus arrêtée des opinions. Ces fats n'ont qu'un soleil, le préjugé, et qu'une lune, l'idée reçue. Ils ne vivent et ne jurent que par la certitude qu'ils ont que le monde est à leur image et qu'ils peuvent y projeter leurs idées, même les moins abouties et les moins réfléchies.

          Ce Stanford lui mentait, l'insupportait, et pourtant elle se contraignait à sa compagnie, persuadée qu'elle était d'en apprendre davantage en versant plus longtemps dans ce jeu de dupes assez drôle à bien y regarder. Elle n'éprouvait aucun plaisir à feindre la stupidité, mais s'amusait beaucoup de voir cet homme s'imaginer la dominer de toute sa mâle supériorité. Qu'il est doux d'être idiot dans l’œil d'un imbécile ! Et donc, vous étiez là dans l'établissement depuis plusieurs jours ? Vous devez vous étonner de tous les tracas de ce soir ! Un mort dans le grenier, qui l'aurait cru ? On m'avait pourtant recommandé cet établissement comme un lieu sûr et préservé de toutes les nuisances... Jouant la mélopée naïve des biches candides, la demoiselle avait modulé le ton de sa voix pour qu'il soit le plus niais possible, car elle ne se lassait pas d'abreuver les oreilles de cet homme si imbu de lui-même, si plein d'une misogynie nauséabonde. Haussant les épaules avec étonnement, elle écouta sa réponse en lui prêtant une oreille plus attentive encore, persuadée qu'il continuerait à s'ouvrir à elle, mais elle pouvait se tromper. S'il avait d'autres choses à cacher ou à dissimuler, peut-être qu'il les garderait par devers lui et formulerait un nouveau mensonge. Il n'en était pas à son premier coup d'essai. À présent qu'elle savait comment s'y prendre avec lui, allait-elle se gêner pour glaner plus d'informations encore ? Certainement pas. Cet homme cachait quelque chose, et peut-être était-il lié à tous les drames qui, ce soir, frappaient la Lanterne Rouge. Virginia ne pouvait pousser sa réflexion plus loin, mais elle n'avait pas manqué de remarquer bien des détails suspects dans l'établissement et auprès de ses membres les plus assidus. Détails qui se révéleraient utiles, quand plus de lumière serait braquée dans la bonne direction.


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Lady Coeurdepierre
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Message Lun 1 Juil 2013 - 2:29



     Vyrgil suivit l'officier du guet jusqu'à l'étage où ils croisèrent un Ramirobis très surpris de voir la tournure que prenaient les événements. Le saltimbanque se présenta au manteau d'or qui, de toute façon, le connaissait déjà, et prit congé pour descendre au rez-de-chaussée. De leur côté, le mestre et l'officier se rendirent jusque dans l'atelier où le cadavre sommeillait, inconscient du tumulte qui régnait dans la Lanterne Rouge. Qui était-il ? Quel était son nom ? Que faisait-il là ? Autant de questions qui demeureraient pour le moment sans réponse, mais en revanche les interrogations plus pragmatiques de Vyrgil lui permirent de se faire une idée assez nette de ce qui était arrivé au malheureux. L'inconnu trépassé était un homme d'âge fier et tendre, il ne devait pas être âgé de plus d'une trentaine d'années. À l'observer et à scruter de près sa dentition, on le devinait roturier mais bien nourri. Qu'était-ce que ces lèvres bleuies ? Sa peau tirée par endroit et les rougeurs éparses sur son torse indiquaient une certaine sensibilité au soleil. Son cou marquait des traces de strangulation assez prononcée, surtout sur le devant. Dans le dos, la morsure d'un poignard ourlait la chair d'une balafre précise et profonde. Deux causes de la mort de ce malheureux étaient identifiables, mais laquelle primait l'autre ? La plaie dans le dos était étonnamment propre. Les traces de strangulations étaient curieusement précises. De toute évidence, la victime de ce meurtre n'avait opposé aucune résistance à la double agression. Laquelle des deux fut la cause du passage de vie à trépas ? Il n'était pas aisé de le dire, mais Vyrgil put estimer la date du fatal moment à moins d'un jour. En effet, le cadavre ne présentait aucun signe de putrescence précoce ou tardive. Il était propre, on aurait pu le croire endormi, s'il n'avait été inerte comme la pierre et lourd comme la mort. Il ne présentait rien qui put d'ailleurs lier sa mort à l'étranglement ou au coup de poignard reçu dans le dos... en revanche, ces lèvres bleues éveillèrent dans l'esprit du mestre déchu un souvenir percutant : la plante qui servait à Orys pour certaines de ses préparations les plus spéciales, consommée en trop grande quantité, laissait aux lèvres cette couleur dangereuse. Fort de ces déductions et de ces observations, Vyrgil suivit le manteau d'or quand son examen prit fin, et sur le chemin du retour, l'officier le questionna :  « Alors, votre avis ? Je crois qu'il est mort étranglé et qu'on l'a poignardé ensuite... pour être sûr. Et ça doit être tout récent, le corps est froid mais... il est trop neuf, si vous voyez ce que je veux dire ? Qu'en pensez-vous ? » Vyrgil put lui répondre tandis que tous deux reprenaient le chemin de la salle commune.

      « Je ne vois pas pourquoi je vous respecterais, étranger, on sait tous l'idée que vous avez de nous, dans les Cités-libres. » Edmure n'alla pas plus loin et demeura assis sur sa chaise, le visage serrée entre ses mains craintives. Lotho s'était rapproché de la serveuse et du musicien, intrigué par les propos de Walda qui s'apprêtait à lui faire une révélation d'importance. Et quelle révélation ! Ce mouchoir taché de sang, figurant les armoiries de la maison Feunoyr... quel choc ! Les mains de Walda en tremblaient encore, tandis qu'Edmure, du coin de l’œil, dardait ce bout de tissus de regards haineux et craintifs. Ils savaient, sans doute bien plus que Lotho, le sort réservé aux traîtres et aux partisans du Dragon noir, et nombreuses étaient les têtes sur les piques le long des routes quittant Port-Réal... une triste fin les attendait si on découvrait ce mouchoir entre leurs mains pourtant innocentes ! Walda hocha la tête à l'injonction du danseur d'eau qui lui ordonna de ranger le mouchoir dans sa cache originale, ce qu'elle fit sans se faire prier. Elle referma le pot de farine avec beaucoup de précautions et répondit d'une voix émue et tremblante aux questions de Lotho Volentin.  « Je l'ai trouvé à l'étage, à l'orée du couloir qui mène aux chambres des clients... juste sur la droite après l'escalier... J'ai cru que c'était du linge oublié mais... le dragon... et le sang... » Walda ne put poursuivre, les mots s'étranglaient dans sa gorge, mais de toute façon, elle n'avait rien à ajouter à ce qu'elle venait de dire.

     Le pauvre Jonas n'eut d'autre choix que d'abandonner toute volonté au bon plaisir de la plus belle de toutes les femmes du royaume. Dire qu'elle le tenait au bout de ses doigts serait un bel euphémisme. La délicieuse créature était devenue marionnettiste, et le pauvre apprenti n'était plus qu'un pantin au bout des fils invisibles qu'elle animait à sa guise. Il céda volontiers et d'autant plus facilement qu'elle levait sa main sur son bras, éveillant en lui des sensations qu'il ignorait jusque là. Shaïra était réputée sorcière, mais elle n'avait besoin d'aucun maléfice pour susciter en lui ces transports de gourmandise et d'excitation.  « Oh non, les clients ne sont pas mécontents... jamais, on est toujours aux petits soins pour eux... non, ces gens, je ne sais pas qui ils étaient... des personnes œuvrant pour quelqu'un de l'Est je crois... ils sont venus une fois pour réclamer l'argent dû à je ne sais trop qui... quelqu'un de là-bas... je n'ai pas tout entendu, j'étais occupé... ils ont parlé d'Aegor, le vieux chat, je crois, et de choses aigres-douces... une cuisinier des Cités-libres, peut-être ? Je n'en sais pas plus milady, je suis vraiment désolé... » Le jeune homme traîna ses yeux sur le sol. Il s'écarta pour laisser à la demoiselle toute la liberté d'accueillir le retour tant attendu du petit Ethaniel, dont il jalousa la proximité avec lady Shaïra. Leurs retrouvailles, tendres et douces, le tinrent à l'écart et il demeura coi. Le petit garçon et la grande dame continuèrent à discuter, loin de l'agitation qui régnait autour, et ils eurent la surprise d'une compagnie imprévue : le chat venait de se coucher aux pieds d'Ethaniel qui pouvait sentir la bête qui ronronnait.

      « Ah belle dame pour sûr vous avez raison, c'est pas courant les cadavres dans ce genre d'établissement ! C'est luxueux, c'est propre, c'est tranquille, ça vend des miches et des chiffons, c'est pas un troquet sordide de Culpucier, c'est sûr ! Mais d'vous à moi, Orys et Luceon l'ont bien cherché... et ça sera notre petit secret ! Ils ont abusé de gens plus malins qu'eux et ça se retourne tout droit contre eux ! Moi j'suis là depuis assez longtemps pour vous l'dire, il s'passe des choses pas nettes ici, et pas qu'au grenier si vous voyez c'que j'veux dire... » Ledit Stanford toisa l'épouse du Grand Amiral d'un regard chaud et entendu. Il prenait un certain plaisir à pavaner de la sorte devant une demoiselle qu'il jugeait acquise à lui. Elle lui donnait l'impression de boire ses paroles, alors l'homme était plus qu'heureux de verser du vin dans le charmant gosier de la demoiselle.  « Les rats ne doivent pas jouer dans la tanière des lions, le risque est trop grand pour eux... Paix ! C'est que c'que j'dis à Luceon depuis tout ce temps et il m'écoute jamais, ça lui fera les pieds moi j'dis ! Il a joué au plus fin, et ça l'a mené nulle part... son frère Orys n'est pas mieux, hein... » Stanford éclata d'un rire aussi gras qu'un cochon rôti au miel, et jeta son regard sur lord Heward qui s'éveillait et lady Catelyn que le soulagement écrasa de toute sa force bienfaisante. Les deux jeunes amoureux échangèrent quelques mots que le marchand n'entendit guère. Mais lady Catelyn écouta son bien-aimée et elle sut qu'ils devaient s'isoler pour en parler. En se relevant toutefois, elle remarqua sur le plancher une latte étonnamment meuble, qui tremblait sous son poids. Pouvait-ce être une cache secrète ? Il ne tenait qu'à elle de le découvrir avant de s'éloigner des autres pour gagner la fenêtre en compagnie de son cher et tendre. Et si elle l'ouvrait, qu'y trouverait-elle ? Tout le monde était par ailleurs trop occupé ou préoccupé pour voir ce qu'elle ferait relativement à ce mystère dans le plancher.

     Dans le cellier, Ororya tentait de parlementer  avec le mystérieux prisonnier. Quelque peu surprise par l'évocation de la Main du Roi, la dornienne ne se laissa pourtant guère démonter et questionna l'inconnu qui, après un soupir bruyant et résigné, accepta de coopérer. « Je ne sais pas qui m'a séquestré là. On m'a attaqué dans la rue, j'ai perdu connaissance, et je me suis retrouvé là. Je viens d'à peine réussir à me libérer de mes liens et à ôter le foulard que j'avais sur les yeux et le bâillon que j'avais sur la bouche. Je ne peux pas vous en dire plus, on m'a gardé là un temps mais je n'ai jamais vu personne. Je travaille pour la Main du roi... j'suis un des mille, vous saisissez ? Mais ma couverture est grillée maintenant ! » Et il se tut, il attendait avec impatience d'être libéré. De son côté, Harys ne sut que répondre aux questions empressées de la demoiselle. Il ne savait rien du tout de toute évidence, et n'eut rien à dire que ceci :  « Oui il m'arrivait d'entendre des bruits sous le sol mais je croyais que c'était le plancher... je n'ai jamais entendu personne parler... » Et le prisonnier d'ajouter :  « Ah ça je peux le confirmer, je viens tout juste de réussir à me libérer de mes liens et à ôter mon bâillon ! Avant je pouvais pas hurler ! » Forte de ces informations nouvelles, Oroya alla jusqu'à la porte et y chuchota quelques consignes à l'oreille du prince Daeron. Le jeune Targaryen tenta donc d'accomplir sa  mission avec sérieux et application – c'était le moment ou jamais, vu qu'il était sobre. Il murmura quelques mots à l'oreille de Luceon qui s'était empressé de la lui tendre, car on ne refuse jamais rien à un prince de sang royal. Le service des clients avant tout, même en temps de grave crise ! Le tailleur ne comprit pas très bien où souhaitait en venir le prince de Peyredragon mais il accepta d'entrer dans le cellier. Il eut le temps de répondre à une question de lady Ororya que déjà revenaient dans la salle commune Vyrgil et l'officier du guet qui appela tout le monde à se réunir près de lui dans la pièce. Cela valait aussi pour les personnes présentes dans le cellier ou dans la cuisine, mais celles-ci eurent encore quelques minutes pour d'ultimes décisions, comme libérer un prisonnier du sous-sol ou apporter un mouchoir tâché de sang. Le manteau d'or déclara ainsi :  « La situation est plus compliquée que prévu. Je veux donc que tout le monde me fasse part de ce qu'il sait sur ce meurtre et sur l'objet premier de notre venue ici, à savoir le rassemblement Feunoyr dans la Lanterne Rouge. Parlez maintenant, qu'on puisse y voir clair dans tout ça ! » Les deux autres manteaux d'or se postèrent devant l'escalier pour empêcher quiconque de gagner l'étage.

*** *** ***

Heure, ambiance : Soirée, l'humeur est explosive. Désormais, c'est à vous de jouer !

Important : Votre statut et votre identité ne sont en rien des garants d'impunité ou d'immunité. Vous le verrez, l'officier du guet est du genre... zélé.

NB : N'oubliez pas que vous pouvez et même devez gérer vos PNJ ! Et n'oubliez pas que contrairement à vous, ils sont parfaitement mortels. Notez toutefois que les PNJ qui sont à l'extérieur échappent à votre contrôle, et vous comprendrez bientôt pourquoi.

NB bis : Ororya : si tu décides de libérer le prisonnier, fais-le moi savoir par mp, que je puisse poster une mini intervention le concernant ! Daeron : Attention, ton message faisait 670 mots ! Sinon, tous, vous ne pouvez plus quitter la salle commune... et il s'agit maintenant de trouver le coupable. Qui sait, peut-être est-il parmi vous ?

NB ter : Pour toutes vos questions, contactez Clarence Hightower !
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Vyrgil Vyrwel
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Message Lun 1 Juil 2013 - 14:26

L'examen du corps avait laissé Vyrgil pensif et inquiet. Lorsque l'officier lui fit part de sa supposition, il répondit avec scepticisme : "C'est une hypothèse logique mais à mon avis erronée. Cet homme a été empoisonné. Je connais la plante qui a été utilisée. Je pense que les marques de strangulation et le coup de poignard sont là pour brouiller les pistes, à moins que quelqu'un ne se soit acharné sur lui après sa mort pour une raison quelconque. D'ailleurs, si le coup de poignard avait été porté pour assurer une issue fatale sur un homme déjà inerte, il aurait visé le coeur. Notre homme ne s'est pas débattu à en juger par la netteté des plaies et l'absence d'autres hématomes, il était donc bel et bien déjà mort lorsque ces sévices lui ont été infligés. Concernant le poison... je ne goûte guère cette idée, mais cela donne à penser que le coupable est une personne de la maison, qui sait où trouver l'extrait de la plante incriminée - un ingrédient des recettes d'Orys - et connaît ses effets potentiellement mortels ainsi que la dose minimale à employer. J'ai peine à imaginer qu'Orys soit en cause mais il avait toutes les cartes en main... ainsi que son apprenti, à qui il a pu et dû faire part de la dangerosité de cette substance, dont je l'avais averti jadis. D'autres auraient pu l'apprendre, cela dit. Même un client observateur, qui sait, mais je doute que beaucoup de clients auraient pu identifier la plante en question dans les jardins, en trouver ensuite l'extrait dans la réserve, en voler et en glisser une quantité suffisante dans la nourriture ou la boisson de ce malheureux à l'insu de tous, puis cacher le cadavre au grenier sans être repéré... "

D'un air sombre, il descendait les escaliers avec le Manteau d'Or, tout en réfléchissant. L'identité de la victime restait un mystère. Celle du meurtrier également. Une chose était sûre, il imaginait mal le débonnaire Orys commettre un tel crime. Mais plus il y pensait, plus il se disait que le personnel devait être impliqué d'une manière ou d'une autre... à moins que le coupable ne fût exceptionnellement habile. Ne trouvait-on pas de redoutables tueurs dans les Cités Libres ? Il fallait tirer cette affaire au clair, et vite.  "Vous avez raison sur un point : il est mort depuis moins d'un jour. Ce qui explique peut-être qu'il n'ait pas encore été évacué discrètement. Au fait, il serait intéressant de savoir comment l'on accède au grenier. Car s'il faut passer par une échelle, il est probable que le coupable soit doté d'une solide musculature, ou alors qu'il ait un complice. " Comme un détail lui revenait, il ajouta : "J'y songe... il y a un poignard exotique dans la salle commune qui a pu être utilisé pour porter le coup dans le dos."

Une fois dans la salle commune, il attendit que l'officier ait rameuté la foule pour s'avancer et prendre la parole. Ménageant ses effets par un toussottement suivi d'un silence appelant l'attention, il éleva ensuite la voix avec assurance, comme s'il se trouvait de nouveau à la Citadelle devant un parterre d'étudiants fascinés.

"La victime est un homme de moins d'une trentaine d'années. Il s'agit d'un roturier mais bien nourri à en juger par sa corpulence et sa dentition. Rien de bien notable chez lui hormis quelques coups de soleil et bien sûr, le fait qu'il ait été empoisonné avec une dose fatale de l'ingrédient secret de la brioche de Maegor, il y a moins d'un jour de cela..."


Thème musical : La Marche Turque ~ Mozart


Dernière édition par Vyrgil Vyrwel le Lun 1 Juil 2013 - 17:05, édité 1 fois
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Ororya Gargalen
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Message Lun 1 Juil 2013 - 16:15

Ororya était face à un problème épineux, hésitant quant à libérer le prisonnier dés maintenant ou non. Une imposture se tramait dans l’établissement de la Lanterne Rouge, et la jeune Dornienne ne pouvait être sûre de rien – mais finalement, les manteaux d’or n’étaient-ils pas tombés pile poil au bon moment ? Quelqu’un les avait informés, prétendant que l’endroit était lieu de malversations de la part de rebelles Feunoyr. Etait-ce un plan du meurtrier ? Tout était trop désordonné dans sa tête pour qu’elle ne puisse broder un fil de compréhension. Attentive aux dires du séquestré, la donzelle tenta de déceler le moindre mensonge – ce qui n’était pas facile à cause de la trappe qui les séparait. L’homme disait s’être fait attaqué dans la rue et enfermé ici, attaché et bâillonné sous le cellier. Evidemment, il ignorait qui pouvait être son agresseur, ce qui n’arrangeait rien à l’enquête actuelle. Lorsqu’il prétendit être un agent de Brynden Rivers, la jeune femme ne put qu’afficher sa surprise. L’hésitation qui ne cessait de malmener ses pensées s’éteignit de ce fait. Harys ne savait rien, et Ororya était prête à parier que Luceon serait du même avis. Mais tandis que cette dernière avait envoyé le prince lui-même lui chercher le propriétaire des lieux, Ororya se retourna vers l’apprenti boulanger, bras croisés contre la poitrine et l’œil scrutateur.

« Un mort, un prisonnier, la venue des manteaux d’or – on dirait presque que tout ceci a été orchestré. Quant à savoir si le ou les coupables sont des rebelles Feunoyr, ou si ça compte juste nous laisser penser ça… » – Commença-t-elle comme pour elle-même. « Je vais vous faire sortir de là Gendry. Mon nom est Ororya Gargalen, je suis la capitaine de la garde personnelle de Brynden Rivers. Voilà qui tombe bien non ? »

Comment savoir si ce qu’il avançait était vrai ? Brynden Rivers avait maints espions. Le Freuxsanglant s’était divinement bien débrouillé pour avoir son œil unique partout. La dornienne eut le temps de percevoir les voix de l’autre côté, et il n’était donc plus possible de s’isoler. Justement, Daeron revenait avec un Luceon qui l’avait suivi avec politesse.

« Cet établissement est le vôtre. Vous connaissez donc l’existence de cette trappe sous le cellier, j’imagine ? Qui d’autres le sait ? Que ce soit parmi vos employés ou parmi les clients auxquels vous auriez pu vous confier ? » – Lui demanda-t-elle de but en blanc. Elle était à la recherche de pistes précaires, mais n’avait plus de temps à perdre. La jeune femme échangea un regard avec le prince qui observait la scène d’un œil circonspect puis elle s’abaissa vers la trappe pour y faire glisser le mécanisme et tenter d’ouvrir la trappe. « Nous allons tous gentiment rejoindre les autres et démêler cette affaire. Même vous, Gendry. »

Elle venait d’aider le prisonnier à s’extirper de là et le détailla d’un regard méfiant. Voit-elle quelque chose de particulier chez cet individu ? Un signe distinctif ? L’a-t-elle déjà vu traîner auprès de Brynden ? La jeune femme  fit signe à tout le monde de rejoindre la pièce principale, surveillant de prés le nouveau venu dans cette affaire. Elle s'adressa alors au meneur du guet.

« Le jeune Ethaniel a découvert la présence d’une trappe dans le cellier. Cet homme y était enfermé. Il dit être au service de la Main du Roi, avoir été attaqué et séquestré. Gendry, avez-vous au moins une idée d’où vous vous trouvez ? » – Elle l’interrogea du regard.
« Lors de mon examen de l’endroit, j’ai cru remarquer qu’il manquait un objet ici. Un chandelier, déplacé il y a peu en vue de la fine pellicule de poussière qui recouvre le guéridon. Ce n’est peut-être rien, mais bon… »
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Virginia Redwyne
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Message Mar 2 Juil 2013 - 1:21

         Un homme tel que vous sait nécessairement ces choses-là. Que le Père d'en haut sache s'inspirer de vous pour murmurer aux oreilles de notre bon roi la sagesse qui transpire de votre expérience, cher Stanford. L'intelligence est d'autant plus rare qu'elle ne va pas toujours de paire avec la clairvoyance. Les joues de Virginia commençait à souffrir du zèle et de l'application qu'elle mettait à nourrir l'égotisme gourmand de ce primate insupportable. Si la demoiselle n'avait point été persuadée d'être sur la piste d'une découverte importante en lien direct avec les tragiques événements de la soirée, elle aurait depuis longtemps abandonner la compagnie de ce rustre impénitent pour aller par exemple auprès de l'homme revenu de son évanouissement, afin de s'enquérir de son état de santé. Plus ce lourdaud lui parlait et plus elle avait envie de s'intéresser à tous ces inconnus qui lui paraissaient bien moins détestables que lui.Vous ne devriez pas garder tout cela pour vous, Stanford, je suis certaine que l'officier du guet verrait son travail facilité par vos révélations. Elle ne doutait pas une seconde qu'il déclinerait l'offre, mais elle devait continuer à lui donner l'impression d'être une parfaite imbécile. Il n'y avait que de cette façon qu'elle en apprendrait toujours un peu plus, si tant est qu'il avait encore quelque chose à lui cacher. En effet, la demoiselle s'était approchée d'une vérité dissimulée qu'elle s'apprêtait à mettre au jour. Elle n'attendait pour cela que le bon moment.

         Mais quand donc et comment s'y prendre ? Un homme à la chevelure abondante, celui-là même qui avait accompagné le  manteau d'or à l'étage pour approfondir l'examen du cadavre, s'adressa à tout le monde et fit part de ses dernières observations qui furent bien plus élaborées que celles précédemment présentées par lady Virginia et lady Shaïra au même officier du guet. Sans doute avait-il des connaissances bien plus développées qu'elles pour avoir ainsi déterminé la cause de la mort de cet homme... et ce que précisa le dénommé Vyrgil allait étonnamment dans le sens des déductions de Virginia qui s'empressa d'ajouter à sa suite :  « S'il m'est permis de dire un mot, j'ajouterais qu'il est peu probable que l'on procédé à ce meurtre dans le grenier. Vu l'état du plafond de l'étage, le poids de deux personnes auraient précipité un sinistre bien plus tôt, si vous voulez mon avis. Il faut donc que le corps y est été déplacé, en vue sans doute d'être pour un temps dissimulé, par un meurtrier qui comptait l'y garder longtemps et qui n'avait pas idée de l'état du plafond. » Deux yeux d'émeraude glissèrent depuis le manteau d'or jusqu'aux prunelles ingrates de Stanford. Lady Virginia le toisa en souriant, espérant qu'il saisirait l'occasion pour dire quelque chose. Elle croisa les bras et se fit patiente, car il n'était pas question pour elle de monopoliser la parole – et il lui restait encore à faire la lumière sur quelques points de détails obscurs, avant de procéder à d'éventuelles conclusions. Celles-ci viendraient en temps voulu.


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Lady Coeurdepierre
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Message Mar 2 Juil 2013 - 2:45



      « Qui tombe bien ? Bien sûr que ça tombe bien ! Nous nous sommes déjà rencontrés, vous allez me reconnaître ! » Il y avait dans la voix de Gendry un sursaut d'espoir tout à fait rafraîchissant, car la soirée n'avait jusque là point briller par sa gaieté lumineuse ou colorée. Daeron avait ramené Luceon et Ororya l'avait questionné. Le tailleur avait répondu en ces termes :  « Mais voyons tout le monde connaît cette trappe dans le cellier ! Elle mène à une petite cave que nous n'utilisons plus depuis des lustres... nous la louons de temps en temps à nos clients les plus dignes de confiance, mais... un prisonnier dans la cave ? » s'était-il écrié en voyant Gendry, homme de chair et d'os, qui retrouvait la liberté. Le visage d'ordinaire grisâtre du tailleur avait rougi, puis pâli, puis carrément blanchi. L'instant d'avant, il tentait de dire un mot qui se coinça dans sa gorge. L'instant d'après, il s'effondrait au sol, pétrifié par le choc d'une telle révélation. « Mais qu'est-ce qui nous arrive... » ne cessait-il de répéter comme un oiseau serine sa complainte au matin. Entre temps, Ororya put constater qu'elle avait effectivement déjà vu le dénommé Gendry. Elle aurait été incapable de dire où exactement, mais elle se souvenait de l'avoir rencontré au moins une fois dans l'entourage de lord Brynden Rivers. Orys soupira de désespoir quand Vyrgil déclara que l'ingrédient secret de la recette de la brioche de Maegor, sa spécialité, était impliqué dans la mort du cadavre du grenier. Quelle honte pour lui ! Quelle drame pour les affaires ! Il ne s'en remettrait jamais tout à fait. Le souvenir lui cuirait toujours la mémoire et lui mortifierait à jamais le cœur. L'officier du guet entendit avec patience ce qu'avait à dire lady Ororya et lady Virginia, qu'il toisa d'un regard étonné.  « Vous y connaissez quelque chose, à l'archi...architecture ? » Il n'y avait pas de mépris dans sa voix, juste une soudaine curiosité. Puis, ce fut à Ororya de questionner Gendry et celui-ci, enfin libre, eut tout le loisir de se présenter :  « Non, je ne sais pas où je suis, dans une auberge on dirait, mais pas le genre que je  fréquente habituellement... j'vais pas pouvoir vous aider, j'ai pas vu qui m'a fait prisonnier dans cette cave, je sais juste que c'est arrivé hier dans la nuit alors que je traînais rue des Trois sœurs et que je me dirigeais vers la Lanterne Rouge, l'établissement là, vous connaissez peut-être ? » Le manteau d'or le coupa d'une voix sèche :  « Jeune homme, vous êtes à la Lanterne Rouge. » Le visage mutin de Gendry se décomposa. Il ne sut quoi répondre. L'officier poursuivit. « Bon, tout se complique. Un chandelier déplacé, vous avez dit ? Un homme empoisonné. Un lord évanoui. Un chat... je ne comprends rien... Orys ? Votre ingrédient secret, qui sait où vous le rangez ? » Le moustachu, plus fébrile que jamais, répondit en bégayant un peu :  « Eh bi-bien tous ce-ceux qui goûtent à-à la bri-brioche de Mae-egor... je montre tou-toujours le gros po-pot sans di-dire ce qu'il y a à l'inté-térieur ca-car... » Mais le manteau d'or leva la main pour l'interrompre. Il tourna son regard vers mestre Vyrgil d'abord, puis balaya le reste des personnes présentes. « Vous, Vyrgil, dîtes-nous ce que vous savez sur cette plante. Y'en a-t-il parmi vous qui fréquentent souvent cet établissement ? »

*** *** ***

Heure, ambiance : Soirée, l'humeur est explosive. Désormais, c'est à vous de jouer !

Important : Votre statut et votre identité ne sont en rien des garants d'impunité ou d'immunité. Vous le verrez, l'officier du guet est du genre... zélé.

NB : N'oubliez pas que vous pouvez et même devez gérer vos PNJ ! Et n'oubliez pas que contrairement à vous, ils sont parfaitement mortels. Notez toutefois que les PNJ qui sont à l'extérieur échappent à votre contrôle, et vous comprendrez bientôt pourquoi.

NB bis : Je pense que c'est Aegor le chat, avec le canard en plastique, dans les cabinets :yeah:et vous ?

NB ter : Pour toutes vos questions, contactez Clarence Hightower !
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Message Mar 2 Juil 2013 - 13:18

Heward s'était relevé avec certes difficulté, mais au final personne ne s'était guère soucié de son état. Il semblait se passer des choses bien plus intéressante que l'état d'un jeune noble dans cette auberge et au final même lui aurait avouer que son esprit était bien ailleurs. Loin de son tas de courbatures soudaines. Marchant aux côtés de sa belle et Catelyn, il ne fit pas attention à la planche branlante sur laquelle elle marcha, préférant plutôt continuer à regarder à droite et à gauche à l'affût d'un moindre signe.
Les tourtereaux arrivèrent au bord d'une fenêtre éloignée de tous. Là à l'écart, il pourrait parler de l'air si craintif d'Heward qui … Et bien qui semblait d'un seul coup absorber par bien autre chose. Son esprit volatil et girouette fixait depuis quelques secondes la pluie battante qui frappait les carreaux. « Pourquoi ne rentrent ils pas ? » pensa t-il aveuglé par l'idée impromptue de ceux qui battaient la pluie dans le jardin de l'établissement et qu'il n'avait pas encore vu depuis son réveil.


    Enfin, sortant de sa divagation , il retourna à l'important et à ses yeux fuyant et craintif.
     « Écoute Catelyn je sais que c'est dingue mais … Tu connais les légendes de ma famille, tu sais que l'on racontait que l'Aïeule elle même murmurait à l'épaule des Solverre pour les conseiller. Je crois que ça vient de recommencer. Je ne saurais pas te l'expliquer mais les Sept sont venus à moi pour me prévenir. Un grand danger et mal plane ici et son ombre s'approche de moi et en veut à ma vie. Et j'ai peur que par le même coup il s'en prenne à la tienne. Fais attention. Je t'en prie. »


Les murmures éparses d'Heward résonnaient au creux de l'oreille de sa bien aimée. La pluie battait toujours contre la vitre. Une arrivée soudaine lâcha un sursaut au cœur soucieux d'Heward, eux qui étaient proche de l'escalier virent apparaître, Vyrgil et l'officier du guet. Il ne lui sembla même pas que leurs regards se posèrent sur eux, mais le lord étoilé préféra se taire instinctivement. De même lorsque Raminobis et ses moustaches colorées passèrent proche d'eux.
Son regard azur les suivait tous, il était inquiet. Il n'avait plus confiance. Il avait peur pour sa bien aimée Catelyn dont la main était actuellement dans le creux de la sienne. Il voyait le tas de foule qui se recomposait, il entendait des bruits et des paroles. Il les regardait tous. Dans ce lot se cachait le mal. Parmi ces âmes, on voulait sa mort.
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Message Mar 2 Juil 2013 - 13:19


    Elle avait accompagné son bien aimé jusqu’à une fenêtre, priant que l’air frais et humide qui filtrait au travers des boiseries lui fasse du bien, l’arrache à cet air intrigué, nerveux, lui remette les idées au clair. Elle avait espérait que ces idées-même, il les lui transmette, lui expliquant par-là la raison de son agitation et le trouble qui obscurcissait son cœur et son jugement. Elle peinait à le voir ainsi, et voulait en comprendre la raison. Quoi de plus naturel ? Alors qu’il s’était levé, et qu’elle-même commençait à se redresser, Catelyn sentit sous son poids le branlant d’une planche trembler sur ses fondations. Intriguée, elle laissa  glisser son regard sur la rainure qui scindait les planchettes pour remarquer que celle sur lequel elle avait posé le pied pouvait se mouvoir. Elle devrait cependant attendre d’y revenir pour savoir ce que recelait la minuscule trappe, et se contenta pour l’heure de suivre son fiancé qui l’entrainait aux abords de la salle commune.

    La révélation qu’il lui fit la laissa pantoise, incapable d’abord de parler, plus encore de se mouvoir.
    « Que dis-tu ? Balbutia-t-elle. Les Sept seraient… ? Es-tu sûr qu’il ne s’agit pas là que des réminiscences de ton empoisonnement ? » Elle essaya de recomposer avec ce que venait de lui dire Heward, mais peinait à le croire. C’était proprement incroyable. Pourtant c’était lui, et il y n’y avait plus humble. S’il disait que les Sept l’avaient choisi, il devait y croire fermement. Et elle devait lui faire confiance. D’autant que, le cœur toujours lourd des tout frais et si horriblement morbides évènements, Catelyn se demandait si tout n’était pas lié, et se mettait même à penser fermement que les Dieux l’avaient peut-être bel et bien mis sur la route du coupable. Portant les mains de son fiancé à ses lèvres, elle y déposa un baiser confiant qu’ourlait un « Je te crois, je ferai attention. » à peine murmuré.

    Ils regagnèrent ainsi leurs places, en silence. Précautionneusement, et alors que les autres étaient bien plus intéressés par ce qui se tramaient autour d’eux que par ce qu’elle pourrait bien faire, Catelyn souleva la latte branlante de quelques centimètres et y glissa les doigts. Tâtonnante, quelle ne fut pas sa surprise de sentir sous leur pulpe l’arête effilée d’un morceau de papier ! À la lecture de ce que recélait l’écrin de papier, son cœur se serra. Près d’eux passaient des têtes, près d’eux parlaient des gens, tous étaient accaparés, et la jeune femme se demanda s’il ne fallait pas avouer à Heward ce qu’elle venait de découvrir. Elle ne voulait pas l’accabler outre-mesure, mais force était de constater qu’elle tenait entre les mains un indice pour le moins capital et peut-être le début d’une piste.
    « Heward, regarda ça, lui murmura-t-elle en glissant ses lèvres au creux de l’oreille de son promis et dans sa main la petite pièce de papier. Je l’ai trouvé sous une latte, sous le plancher. » Et à la vue de la frétillante moustache de jade du pentoshi, elle le désigna d’un signe de tête à son fiancé.
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Message Mar 2 Juil 2013 - 13:21

Non sans peine, Heward accepta qu'ils regagnent à deux la place qui était la leur. Son cœur se serrait à chaque battement et sa raison ne lui criait qu'une chose. De fuir cette endroit maudit au plus vite. Et pourtant un murmure, une parole lui disait au fond de son esprit que si les Sept lui avait donné cette parole, c'est qu'il avait quelque chose à en faire. Sept devoirs l’appelaient et au fond de lui, le jeune lord étoilé se rappelait que sa famille avait toujours été au service de la ferveur. Combattre le mal. Voilà peut être où le mènerait toute cette histoire.

Ils regagnèrent le petit groupe, se laissant tranquillement au extrémité du petit attroupement. Heward n'écoutait qu'à demi oreille, son esprit le travaillait. C'est à peine si – plongé ainsi dans ses pensées – qu'il sentit la main de Catelyn se décoller de la sienne. Quelques secondes lui furent nécessaire pour sentir cette si douce présence s'envoler. Surpris, inquiet et curieux de cette disparition inexpliquée, il tourna le regard vers son aimée qui s’évertuaient à jouer des mains avec lattes du plancher.
Un air interrogatif se posa sur son visage et la vaste question de ce qu'elle pouvait ici réaliser lui traversa l'esprit. Le regard bleu mer observait la douceur de ces cheveux blonds. Elle était magnifique, il se perdait à la contempler. Et il s'en rendait compte.
Alerté par une idée toute simple, il se rappela que la tête retournée ainsi, il avait stoppé de regarder qui que ce soit et que son assassin pouvait être n'importe qui. Qu'importait sa belle qui devait simplement ramasser quelque chose qu'elle avait laissé choir à terre. Tant qu'elle retrouvait ses côtés, où était le problème.

Il revint à la réalité, toujours légèrement apeuré alors que seules une ou deux minutes s'étaient écoulées depuis qu'ils avaient quitter le havre de sécurité que représentait le coin de la fenêtre. A son plus grand soulagement rien n'arriva. A son plus grand soulagement, sa Catelyn reprit place à ses côtés.
Mais quelque chose avait changé. Dans son regard pourtant habituellement si serein semblait apparaître une pointe de malaise. Inquiet, il en oublia ses propres pensées pour se concentrer sur elle et lui lancer un regard interrogatif puis rassurant, alors que d'un geste de la tête il la questionnait. La lady Reyne glissa dans sa main un léger bout de papier déchiré. Là, au creux de sa main, Heward le déplia et découvrit les ramages de cette histoire. Il regarda Catelyn, la belle lui signala le saltimbanque à la mode excentrique des cités libres. Heward comprit et il comprit tout autant que plus que d'attendre le malin, il fallait le débusquer dans l'ombre car au grand jour, il paniquerait. Le Solverre n'avait confiance en personne.


    Doucement, il s'approcha du jongleur et l'accosta discrètement alors que les autres dissertaient.
    « Mon brave ? Ma promise et moi même aimerions vous parler quelques instants si cela ne vous déplaît pas. Essos est bien votre patrie ? » Dit il en désignant les fenêtres qui plus loin donnaient sur le jardin. Le jardin … Que pouvait il bien se dérouler sous cette pluie battante ?
    Il ne savait pas. Il ne savait rien, il était apeuré, pas par la mort ou autre. Par l'ignorance et alors qu'il parlait au saltimbanque d'une main sous son manteau dorée, il serra la garde de son épée prêt à dégainer au moindre mouvement. De l'autre il plongea le petit bout de papier dans la main de l'artiste afin qu'il comprenne ce dont il parlait.
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Vyrgil Vyrwel
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Message Mar 2 Juil 2013 - 17:03

La situation se compliquait et l'esprit investigateur de Vyrgil aurait été aux anges si seulement l'ombre d'un assassin n'avait pas plané non loin de lui, de son ami Lotho et de toutes ces charmantes ladies. L'une d'entre elles, particulièrement élégante et raffinée, avait d'ailleurs soumis à leur attention une remarque fort intéressante concernant le lieu du meurtre. Lorsque tout ce beau monde se fut exprimé, l'attention de l'officier, qui semblait maîtriser son sujet, se reporta sur le mestre déchu. Avec son plus parfait air d'érudit sagace - longtemps travaillé devant son petit miroir ébréché à la Citadelle - Vyrgil répondit en joignant les mains en cloche :

"Qu'Orys me pardonne de révéler ce secret d'artisan, mais l'heure est trop grave pour dissimuler des informations aussi précieuses. Notre bon aubergiste utilise une goutte d'infusion de cette plante, qui pousse dans le jardin de la Lanterne Rouge, pour donner un goût spécial à la brioche de Maegor. Comme je le lui ai expliqué, deux gouttes suffiraient à tuer n'importe quel homme vigoureux. Ce poison a toutefois la particularité de donner aux lèvres de la victime une teinte bleue caractéristique, ce que notre assassin ignorait probablement, sans quoi il aurait jeté son dévolu sur une autre substance moins détectable." Ce n'était pas les plantes toxiques qui manquaient dans les campagnes et les jardins de Westeros. Il se demandait parfois combien de voyageurs mouraient chaque année pour avoir mangé les mauvaises baies ou assaisonné leur dîner avec les mauvaises herbes. "A moins bien sûr qu'il n'ait voulu incriminer Orys avec cette marque repérable. Dans tous les cas, il connaissait les effets mortels de la plante ; je conçois mal qu'il ait pu s'agir d'un... accident involontaire. Orys... avez-vous parlé de la toxicité de cette herbe aux clients à qui vous montriez le pot ? Sinon, qui d'autre ici était au courant ?"

Il paraissait a priori peu judicieux de révéler une telle chose à ses clients, mais après tout certains esprits aventureux pouvaient être émoustillés à l'idée de consommer une telle substance en quantité non létale. Vyrgil avait entendu dire que dans certaines contrées exotiques, l'on raffolait d'un poisson dont la chair était un poison fatal si elle n'était préparée dans les règles de l'art. Et Orys était du genre bavard. Peut-être avait-il voulu impressionner quelqu'un avec ce détail spectaculaire ? "Pourriez-vous également nous indiquer par quel moyen l'on accède au grenier ? Si l'assassin a dû emprunter une échelle pour cacher le corps là-haut, il dispose soit d'une constitution robuste, soit d'un complice, ce qui représente un indice non négligeable. Compte tenu du gabarit de la victime, je doute de toute façon que notre homme ait trouvé le trépas bien loin du grenier... peut-être était-ce l'un de vos clients et a-t-il été tué dans sa chambre à l'étage en consommant son dîner ? Je suppose que dans ce cas, vous ou quelqu'un d'autre ici saurait nous en dire un peu plus sur lui."


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Shaïra Seastar
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Message Mer 3 Juil 2013 - 0:31

« Merci Jonas, vos mots m’éclairent plus que vous ne le croyez. » Des personnes œuvrant pour quelqu’un de l’Est… L’Est, soit le refuge présumé des partisans Feunoyr qui leur causaient présentement tant de tord. Et tout ceci était apparemment lié au vieux chat qui avait disparu du nom d’Aegor, introuvable et qui pouvait être responsable de l’évanouissement du malheureux lord Solverre. Il y avait aussi ces « choses aigres-douces » peut-être liées à la cuisine, mais qui demeurait encore trop flou dans son esprit pour qu’elle en tire quoique ce soit… Il fallait rassembler les informations au plus vite et justement, le Manteau d’or semblait vouloir mettre au clair tout ce que chacun savait.

Elle reporta toute son attention sur le jeune Ethaniel visiblement encore un peu secoué par son expérience, sans doute ressentait-il une certaine honte mais loin d’elle l’idée de le blâmer plus encore. La frayeur vécue était une punition suffisante. Toutefois elle sentait qu’il ne lui disait pas toute la vérité… Une moue perplexe traversa le visage de la Targaryenne mais elle se contenta de doucement caresser son crin avant de se redresser de toute sa hauteur. « Je vois… Tu en es sorti, voilà tout ce qui compte. » Les questions affluèrent dans l’esprit de l’enfant, et Shaïra considéra comme futile de tenter de lui cacher la vérité : ce genre de protection était superflue dans un monde si violent. « Oui, il est tombé du plafond. Mais le Guet est venu pour les Feunoyr… Cela peut être lié. » Une risette délicate orna les lippes de la sylphide quand le page s’inquiéta pour elle, et un rire mélancolique s’échappa de sa gorge. « La mort donne du prestige. Il est inutile de la craindre. » Mais alors qu’elle venait de susurrer ces quelques mots, elle vit le vieux félin se frotter doucement contre les braies du jeune garçon… Aegor ! Le chat qu’Ethaniel avait surpris, le chat qui détenait peut-être certaines réponses… Prudemment Shaïra l’observa puis, appuyant sa main sur l’épaule d’Ethaniel elle souffla. « Ce chat semble te faire confiance… Il faudrait que nous l’amenions au mestre. Mais sois prudent, ses griffes sont peut-être dangereuses. »

Elle ne voulait pas que Jonas ait des ennuis avec Luceon, aussi ne désirait-elle en rien le forcer à les suivre. Ses phalanges effleurèrent à nouveau son bras puis elle murmura. « Permettez que je transmette ces informations, elles nous aideront peut-être à comprendre ce qui se trame ici… Néanmoins soyez sans crainte, je ne vous impliquerai pas personnellement. » Ainsi Ethaniel, le chat, Jonas s’il le souhaitait et Shaïra se dirigèrent d’une mouvance tranquille pour ne pas éveiller les soupçons, vers un Vyrgil déjà des plus affairés. De sa voix veloutée et chantante elle s’adressa à lui, suavement penchée en sa direction. « Mestre… Navrée de vous importuner. Quelques informations ont chu au creux de mon oreille et pourraient vous intéresser… » L’introduction faite, elle enchaîna doucement et d’une voix plus basse. « Nos hôtes ont un créancier tapi à l’Est, ses hommes sont venus réclamer de l’argent, et ont évoqué des ‘choses aigres-douces’… Peut-être en rapport avec notre malheureux tombé du toit, ou lord Solverre, vous êtes le mieux placé pour tirer des conclusions. Il a aussi été question du chat, que nous avons ici. » D’une main vaporeuse elle désigna Ethaniel qui tenait l’animal dans ses bras.


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Virginia Redwyne
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Message Mer 3 Juil 2013 - 1:32

         C'est la première fois que je viens dans cet établissement... C'était la vérité, et il n'y avait aucune raison de la cacher au manteau d'or qui, de toute façon, n'aurait qu'à questionner les tenanciers pour connaître les clients réguliers de la Lanterne Rouge. Instinctivement, lady Virginia s'était détachée de l'imperturbable Stanford pour se rapprocher du cœur de l'action. Elle avait tendu l'oreille la plus attentives aux nouvelles paroles de ce dénommé Vyrgil dont elle admirait la rigueur méthodique. Il était un véritable atout pour l'enquête du manteau d'or, et la demoiselle se demanda si c'était bien la première fois qu'il collaborait à une enquête menée par le guet de Port-Réal. Ses mots étaient choisis avec le plus grand soin, et mêmes ses manières témoignaient d'une expertise soutenue par l'expérience. La description qu'il fit du poison, de ses effets et de ses symptômes lui provoqua quelques frissons. Elle avait dans la journée goûté à la brioche de Maegor, cette spécialité de l'établissement tant vantée par son créateur, le maître boulanger Orys. Ne courait-elle point elle aussi un risque d'empoisonnement ? Ne couraient-ils pas tous ce risque, ceux qui avaient goûté à l'étonnante brioche ? La question méritait d'être posée. Vyrgil souleva d'importantes questions qui éclaireraient très certainement le chemin pour trouver le coupable et lady Virginia s'intéressa tout naturellement aux réponses que fourniraient Orys ou d'autres, car ce serait dès lors le moment où jamais d'ajouter à l'ensemble les informations qu'elle détenait ou qu'elle avait obtenues au prix de certaines déductions. Lady Shaïra s'approcha alors, accompagnée d'un enfant d'allure docile, et fit part de ce qu'elle savait à l'homme qui, depuis quelques instants, impressionnait l'épouse du Grand Amiral par son savoir et ses connaissances en matière d'herboristerie. Elle ne put s'empêcher d'écouter et les quelques mots de la plus belle de toutes les dames du royaume glissèrent en elle comme l'eau s'écoule dans la cruche pour l'emplir. Or quand elle fut pleine, lady Virginia écarquilla les yeux.

         Le chat... ? Des choses aigres-douces ? L'Est ? Ce chat s'appelle Aegor... vous allez certainement m'accuser d'insolence ou de déraison, mais ces mots énoncés à la suite me font penser immédiatement à nul autre qu'Aegor Rivers, autrement nommé Aigracier. Virgina, elle-même choquée par ce trait d'esprit éclatant, ne pouvait dissimuler le trouble qu'on lut sans mal sur son visage. Nul n'ignorait les liens qui unissaient Aigracier, Freuxsanglant, et lady Shaira... En revanche, plus rares étaient ceux qui savaient que le propre époux de lady Virginia fut, dans le temps, espion pour le compte de Brynden Rivers, dans les Cités-libres, où il surveilla justement ledit Aegor Rivers. Cette accumulation de coïncidences la frappa de plein fouet et pourtant, il ne pouvait s'agir que de coïncidences. Mais elle venait s'ajouter à l'ensemble des événements de la soirée, et comme la tension montait, il était normal qu'elle en éprouve le reflux comme l'algue dominée par les aléas de la vague. Veuillez pardonner cette fulgurance, j'ai parfois du mal à contrôler le fruit de mes réflexions... Et ce soir-là, elles fusaient dans le plus parfait des chaos !


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Ethaniel Stone
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Message Mer 3 Juil 2013 - 15:07

Ethaniel s'était permis de quémander l'état actuel de la plus belle femme de Westeros qui s'était inquiétée pour lui précédemment mais qui avait aussi malencontreusement aperçu un mort. Une manière d'ailleurs bien surprenante d'y être confronté car il s'était effondré du toit. Ce genre d'événement avait l'art de rendre son esprit en ébullition mais de manière tellement désordonnée que retrouver une trame intelligible était parfaitement compliqué. Après tout, n'ayant assisté à rien à part la fuite d'un chat en apparence agressif et découvrir un homme prisonnier, le reste était une découverte au fil du temps. L'expérience vécue dans le cellier commençait à disparaitre de ses émotions et la curiosité émergea avidement. Mais pour l'instant, seule l'observation pouvait guider ses pas et surtout suivre Lady Shaïra qu'il ne comptait plus abandonner pour éviter de lui causer d'autres désagréments. La phrase qui lui fut attribuée à la suite de sa question le fit observer la jeune Dame a ses côtés avec énormément de respect. Elle ne craignait pas la mort et en cet instant, elle lui sembla si courageuse et prestigieuse qu'il en resta pantois un instant avant qu'un mouvement à ses pieds ne le fasse tout d'abord sursauter avant que ses yeux posés sur le concerné ne lui rappelle l'existence de ce félin qui l'avait entraîné dans une aventure non désirée. Mais le ronronnement ne put que l'attendrir lui qui se trouvait plus proche et en sécurité avec ces animaux qu'avec les autres êtres humains.

La main de Shaïra Seastar le rappela à l'ordre et elle lui indiqua la suite des événements tout en lui indiquant de se méfier des griffes de l'animal. Dangereuses elles l'étaient car surtout acérées d'après ce qu'il avait observé de l'attaque engendrée vers le Solverre. Ce fut la seule raison à ses yeux pour cet avertissement, ne se doutant pas qu'autre chose se tramait. Se baissant pour caresser l'animal, il l'entoura ensuite de ses bras juvéniles pour lui attribuer une position confortable dans ceux-ci afin de l'emmener avec lui. Il observa l'homme à qui s'adressa la plus belle femme de Westeros se demandant qui c'était avant de la suivre pour aller rejoindre le mestre. Se contentant d'écouter parmi toute cette agitation, ses yeux se posèrent cependant sur le mestre qu'il n'avait encore jamais vu. Bien qu'il restait un peu en retrait derrière la Dame, elle le fit arriver sur le devant du sujet au vu de la boule de poil qui se tenait dans ses bras. Par réflexe, il serra un peu plus l'animal dans ses bras avant que d'autres propos féminins ne viennent s'ajouter à la conversation laissant suggérer que le nom de l'animal était peut-être en lien avec les Feunoyr. Pour un passionné d'histoire, il connaissait les rébellions et les protagonistes en ayant fait part. Ainsi, Aegor Rivers ne lui était pas inconnu. Mais Aegor restait un prénom comme un autre... Et ce n'était qu'un chat. Cela pouvait-il vraiment jouer ? Se rapprochant un peu de Lady Shaïra, il leva ses prunelles sur la concernée.

"On ne va rien lui faire n'est-ce pas ? Ce n'est qu'un chat et il n'a pas décidé de son nom..." glissa-t-il aussi discrètement que possible pour ne pas l'importuner dans sa discussion. Il ne voulait accuser personne, mais le chat n'avait rien fait et un instinct protecteur le poussait à exprimer son inquiétude.



" Chacun imite un courage qui n'a jamais existé "




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Message Mer 3 Juil 2013 - 22:36



      « Messire, j'ai peur que vous vous mépreniez... » Ramirobis, ce disant, avait baissé les yeux sur le bout de parchemin confié discrètement par lord Solverre. Il en lut le contenu promptement et son visage, d'ordinaire si plein de vie et de couleurs, parut se dérober pour n'afficher rien que la mort livide. Il leva sur Heward un œil inquiet et glissa sur Catelyn un regard mi-figue mi-raisin.  « Oui, inutile de mentir... je me teins la moustache, et je parle avec un accent, parce que les clients de la Lanterne Rouge aiment l'exotisme, mais sinon... je suis de Westeros, je suis né à Sombreval. Je regrette, milord, si mes artifices vous ont leurré... mais en un sens, cela veut dire que je fais un acteur convainquant... » Ramirobis esquissa un sourire fade et légèrement honteux. Il s'empressa de rendre le parchemin à lord Solverre et lui dit, à mi-voix :  « Je reconnais cette écriture, si ça peut vous être utile... c'est celle de l'homme que vous voyez là-bas. Je l'ai aidé il y a quelques jours à rédiger un courrier... intime, je reconnais là sa calligraphie. » Il désigna discrètement le dénommé Stanford, avec lequel lady Virginia avait discuté peu avant.

     Près de l'officier du guet, Vyrgil poursuivait et tous semblaient l'écouter plus attentivement que jamais. Il fit judicieusement remarquer que le meurtrier du cadavre du grenier devait soit ignorer la particularités du poison utilisé – qui laissait les lèvres bleues, soit désirer porter les soupçons sur la tête d'Orys. Aux questions directes du mestre déchu, Orys répondit d'une voix peu tranquille :  « J'ai... eh bien, tous mes clients les plus fidèles connaissaient cet ingrédient et sa particularité... Lotho Volentin, par exemple, savait ! Lady Shaira aussi ! Tout le gratin de Port-Réal est au courant ! Je dois bien le taire aux nouveaux chalands pour ne pas les effrayer, mais les plus fidèles n'ont aucune raison de ne pas me voir partager avec eux les quelques secrets de ma modeste cuisine... mais je vous assez, ma brioche n'a jamais tué personne ! Jamais ! » Le manteau d'or leva la main pour le faire taire et pour le calmer. Vyrgil reprit ses questions et le moustachu, à nouveau, répondit du mieux qu'il put.  « Il y a un accès au grenier dans chacune des chambres de l'étage, des trappes aménagées pour installer des échelles... mais le grenier n'a pas été utilisé depuis... depuis au moins cinq ans, si ce n'est dix... Mais non, je regrette, je ne peux rien dire sur ce malheureux, les derniers clients à avoir pris une chambre sont soit là, soit partis... »

     La suite en revanche fut bien moins raisonnée. Lady Shaira s'imposa pour faire part des renseignements qu'elle avait obtenus de l'apprenti de Luceon, tandis que lady Redwyne venait compléter le tout d'une fulgurance qui fit s'écarquiller les yeux du manteau d'or... Orys, quant à lui, se laissa tomber sur une chaise, en poussant un petit cri désespéré. Stanford intervint à ce moment-là de sa grosse voix :  « Aigracier, et puis quoi encore ? Milady, avec tout l'respect qu'j'ai pour vous, vous devriez laisser faire les hommes, ils savent mieux qu'vous. »  Et ce disant, il s'était lui aussi ajouté à la ronde autour du mestre, et n'était pas bien loin d'Ethaniel qu'il regardait avec peu d'expression, comme s'il eût jeté son regard dans le vide. À la vérité, Stanford fixait le chat. Mais le manteau d'or lui coupa la parole avec sévérité. Les yeux de l'officier rencontrèrent ceux de Virginia, puis se tournèrent vers Orys auquel il exigea qu'il parle de ces créanciers de l'Est.  « Mais... mais je ne vois pas de quoi vous parlez ! Lady Shaira doit se tromper, c'est... c'est... » Une main se posa sur l'épaule d'Orys qui se tut et tourna la tête. C'était son frère Luceon qui  vint comme à son secours.  « Laisse, Orys. Officier, lady Shaira a raison, depuis quelques temps nous sommes en affaire avec des nantis d'Essos. Mais ils n'ont aucun lien d'aucune sorte avec le traître Aegor Rivers. » Luceon posa sur lady Redwyne un regard plein de mépris, cette fois bien différent de ce qu'il lui avait jusque là réservé.  « Le dire, c'est calomnie, et mensonge. » Mais l'officier du guet, qui ne réagit pas, car il était perdu dans ses pensées, ne semblait guère suivre du regard l'idée du tailleur. Après tout, s'il était là, c'était avant tout pour débusquer un rassemblement de partisans Feunoyr, aussi la mention d'Aigracier n'était pas si inopportune ou fortuite à ses oreilles !

*** *** ***

Heure, ambiance : Soirée, l'humeur est explosive. Désormais, c'est à vous de jouer !

Important : Votre statut et votre identité ne sont en rien des garants d'impunité ou d'immunité. Vous le verrez, l'officier du guet est du genre... zélé.

NB : N'oubliez pas que vous pouvez et même devez gérer vos PNJ ! Et n'oubliez pas que contrairement à vous, ils sont parfaitement mortels. Notez toutefois que les PNJ qui sont à l'extérieur échappent à votre contrôle, et vous comprendrez bientôt pourquoi.

NB bis : Et voilà, entrée fracassante dans la phase finale ! Tous les indices sont entre vos mains !

NB ter : Pour toutes vos questions, contactez Clarence Hightower !
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Vyrgil Vyrwel
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Message Jeu 4 Juil 2013 - 17:16

Luceon ne goûtait visiblement guère la sortie de l'élégante lady concernant Aigracier. C'était pourtant la même pensée qui avait immédiatement frappée Vyrgil à la mention d'un Aegor et de choses « aigres douces ». Soit la source de cette information mentait, soit Luceon essayait d'étouffer la vérité. La coïncidence était trop belle... Avisant Orys qui se lamentait, Vyrgil se dit à part lui que l'aubergiste l'avait un peu cherché. Si sympathique fût-il, il avait fait preuve d'une légèreté criminelle en clamant aux quatre vents qu'il détenait dans sa réserve un poison mortel extrêmement efficace. Et maintenant, comment savoir qui avait commis le crime ?

"Si je puis me permettre, officier..."
dit-il au Manteau d'Or. "Nous avons entendu plus tôt dans la soirée un grand coup sourd en provenance de l'étage, peu de temps avant l'effondrement du grenier. Si toutes les chambres des clients possèdent une trappe vers le grenier, il est possible que ce bruit ait été produit par l'assassin qui sautait de la trappe après avoir mis le corps en place. Un homme corpulent tombant de cette hauteur aurait bien pu produire ce bruit, me semble-t-il. Et le plafond se serait écroulé juste après, ne supportant pas le poids du cadavre qui venait d'y être placé. Ce n'est qu'une hypothèse, bien sûr... mais un client aurait ignoré l'état du grenier, à la différence du personnel de la Lanterne Rouge..."

Songeur, Vyrgil après avoir partagé sa théorie se laissa interpeller par la présence devant lui du petit garçon qui lui apportait le chat, et de la femme qui l'avait mené là. La femme. Un instant, le cerveau de Vyrgil sembla pris dans de la glace et son esprit se figea, incapable de formuler le moindre raisonnement. Puis il reprit son cours naturel, vif et fluide et bondissant. La femme ! Non, c'était LA Femme. A côté d'elle, la moitié de l'humanité s'évanouissait dans les limbes de la banalité. Elle éclipsait toute autre beauté, comme l'aube effaçant les étoiles. Il soupira intérieurement sous son extraordinaire regard, et ramena avec effort son attention sur l'enfant et le chat.

Devait-il examiner le félin ? Il ne pensait pas que ce fut encore d'une grande utilité à ce stade, néanmoins, par acquis de conscience et par égard pour le petit garçon et la déesse qui avaient pris la peine de le lui apporter, il les remercia, puis caressa le félin derrière les oreilles pour l'amadouer, l'observa sans l'ôter des bras d'Ethaniel, et lui pressa doucement une patte pour vérifier l'aspect de ses griffes, à travers sa manche tirée sur sa main, pour ne pas risquer une égratignure – poison ou pas, il ne tenait pas plus que ça à se faire écharper par Aegor qui lui avait toujours fait un peu peur. [MJ : les connaissances de Vyrgil dues à son maillon en zoologie lui permettent-elles de déceler quoi que ce soit d'intéressant en examinant le chat et ses griffes ?]


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