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Animation n°4 : La Lanterne Rouge

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Ethaniel Stone
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Be brave... If you can

+ N'est bâtard que celui qui le veut +

♦ Missives : 317
♦ Missives Aventure : 39
♦ Arrivée à Westeros : 06/01/2013
♦ Célébrité : Isaac Hempstead-Wright
♦ Copyright : Seamus Oustreliiin !
♦ Doublons : Arkha Kenning, Aslak
♦ Age du Personnage : 8 ans
♦ Mariage : c'est qu'un bâtard....
♦ Liens Utiles : Un bâtard comprend néanmoins :
"des origines"
"des liens"
"Des capacités"
"Des réussites"

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Message Lun 10 Juin 2013 - 23:08

Ethaniel avait eu la plus mauvaise idée de sa vie. Entrer ainsi dans une pièce dont il ne savait rien n'était forcément pas pour correspondre à ses besoins de stabilités et non d'anxiété. Le noir dans lequel il fut plongé après avoir fortement sursauté à la fermeture de la porte derrière lui eut tôt fait d'accélérer sa respiration.Il crut rapidement à des formes mouvantes dans la pièce ce qui n'était en rien pour le rassurer. Collé au mur, immobile et incapable en réalité de faire un seul mouvement, il lui fallut plusieurs secondes avant de pouvoir sentir un très léger apaisement. Heureusement, les quelques lumières passantes lui permirent de ne pas succomber à la claustrophobie et de pouvoir comprendre qu'il n'y avait rien dans cette pièce à part quelques meubles et affaires rangées et que les ombres étaient dues à la pluie uniquement. Se raisonnant alors et retenant la crise d'angoisse comme il pouvait avoir certaines nuits si une des bougies prévues pour le veiller avait l'art de s'éteindre avant qu'il se soit réveillé pour la changer. La présence du chat à ses pieds le fit sursauter à nouveau avant qu'il se rappelle que c'était le félin qu'il avait poursuivi et qu'il voulait attraper. Il n'en eut cependant pas l'occasion puisque ce dernier avait déjà filé au moment où il se baissa dans le but de le saisir pour venir s'occuper d'un tapis qu'il remarqua alors siégeant en longueur dans la pièce. C'était étrange car normalement ne devait-il pas trouver la source du bruit qui l'avait interpellé plus tôt ? Ce qui ne fut en réalité pas le cas du tout. Le silence, pesant, mais bien présent reflétait l'état de la pièce : inhabitée. Malgré les fins rayons de lumière, il n'était toujours pas capable de quitter le mur auquel il était collé... En réalité, sortir serait le plus intelligent. Un nouveau bruit attira vivement son attention avant qu'un sursaut violent ne le parcourt encore une fois face aux bêtises du chat. Son corps était meurtri d'autant de crispation et sa respiration avait du mal à retrouver son état naturel. Il ne sut pas très bien si c'était une preuve de courage mais ses pas l’emmenèrent vers le pot tombé dans le but de le ramasser et le ranger.

"Tu devrais faire attention..." murmura-t-il au chat qui se fit alors à le regarder de ses yeux qui lui parurent particulièrement monstrueux lui qui adorait pourtant les animaux et le feulement endigué ne lui apporta aucune assurance. "Qu'est ce qui te prend..." demanda-t-il toujours dans un faible murmure peut rassurer se mettant à tourner un peu la tête pour observer autour de lui en se mettant à trembler. CEtte pièce n'était pas pour lui du tout...mais ce fut sous ses pieds que cela se passa au point de le faire sursauter à nouveau lâchant le pot qui resta cette fois par terre tandis qu'il fit quelques part en arrière pour retrouver la porte alors que sa respiration s'était accélérée. Au moment où il toucha le mur, un fracas inattendu provint de derrière lui, de l'autre côté de la porte, mais cela suffit pour le fait sursauter une énième fois, l'obligeant à se recroqueviller sur ses genoux à même le sol tremblant de la tête au pied. Il devait sortir ! Cette pensée le traversa si violemment qu'après plusieurs secondes à fixer la pièce incapable de bouger il se redressa et mit sa main sur la porte pour l'ouvrir et sortir de là ! [Mais est-il seulement encore possible qu'il sorte ? ]



" Chacun imite un courage qui n'a jamais existé "




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Message Lun 10 Juin 2013 - 23:53

Tout s’était passé très vite. Trop vite. L’instant d’avant, ils étaient attablés tous les quatre, et discutaillaient entre éclats de rire et œillades amoureuses. Il y avait eu cet humble homme de médecine, qui avait conseillé à son épris de désinfecter ses blessures au vin, ce qu’elle-même avait été sur le point de suggérer. Il y avait eu cet homme si étrange, à l’accent rond et traînant des cités libres, un illustre danseur d’eau de Braavos. Il y avait eu le regard d’Heward dans le sien, juste avant qu’il ne se lève, juste avant que ses prunelles se révulsent et que son corps entier ne se tende, sous le coup d’un spasme irrémédiable qui le saisit tout entier, corps et âme. Le cœur de Catelyn s’était serré, comme pris par l’étau d’une terreur glaciale, et par ses yeux horrifiés le visage tiré de son fiancé la renvoyait à l’horreur de la réalité, et d’une situation qui échappait à tout contrôle. Son sang n’avait fait qu’un tour dans la toile rougeoyante de ses veines.
Tout allait au ralentit, tout allait trop vite.

Elle tendit les mains, saisissant les bras ballants d’Heward dont le corps vidé d’essence s’en allait goûter aux planches de la Lanterne Rouge. Orys lui empêcha un choc malheureux en s’interposant – son ventre bedonnant et lui – entre l’homme et le parquet et, toujours avec l’aide du tenancier, ils allongèrent le malheureux lord au sol. D’un lointain écho, il lui sembla que son oncle demandait à ce que soit apprêtée une chambre pour transporter le corps désormais inerte de Lord Solverre, mais rien n’était moins sûr. Son esprit était tout entier accaparé par le malheur qui venait de s’abattre sur l’auberge et changer, en un instant, leurs chaleureuses retrouvailles en cauchemar éveillé, surréaliste et pourtant bien réel. En d’autres circonstances, Catelyn aurait cherché à pallier à ce qui était arrivé, mais la situation était telle qu’elle ne semblait bien capable que de réfléchir ; Des larmes s’étaient mises à poindre au creux de ses yeux et coulaient le long de ses joues rosies par le tourment, mais elle ne parvenait pas à détacher son regard du visage fermé d’Heward. Le souffle du lord était régulier, de même que l’était son cœur qui, quoiqu’affolé, battait à cadence régulière. Des perles de sueur roulaient de son front au creux de son pourpoint. Fièvre fulgurante ? Quel autre mal pouvait ainsi ronger le corps de son promis ? Etait-ce là l’infection que les griffes meurtrières de l’animal renfermaient en leur sein ? Rassemblant ses connaissances dans le domaine, Catelyn essaya de comprendre quelle affliction avait anéanti Heward.
[Y parvient-elle ?]

Mais alors arrachée brutalement à ses pensées, la porte de l’auberge s’ouvrit à la volée, laissant claquer le manteau d’or des hommes du Guet de Port-Réal dans une bourrasque pluvieuse. L’auberge, théâtre d’évènements aussi inattendus que terribles, était désormais close.
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Message Lun 10 Juin 2013 - 23:54

Un noir complet, puis quelques pichenettes d'éclats, des marques jaunes, orange et ocre se baladant dans un fond noir sans fin digne d'un ciel sans étoile et sans lune. Puis enfin une douleur, enfin une réaction, un mal de crâne pour être plus précis. Sentir, ressentir. Le souffle reprend sa place, son droit et son rythme. Le cœur bat plus lentement, se calme, les muscles se détendent un à un.
Un léger souffle de vent glisse contre la pierre noble, picote la peau à son passage, vient bousculer les quelques cheveux qui traîne sur des yeux clos et surtout suffit à redonner un souffle de vie.

Les paupières s'écartent et laisse un florilège de couleurs percuter l'iris n'arrangeant hélas en rien la migraine qui faisait son chemin. A terre, Heward porta instinctivement sa main au dessus de son visage afin de masquer ses yeux d'un ombre bienveillante. Gémissant, il retrouvait petit à petit la vue sans trop se poser de question. Le corps reprit rapidement ses fonctions, il était maintenant au tour de l'esprit d'en faire autant. Il se releva d'un coup sec, là assis sur du marbre blanc, il contemplait une place qu'il connaissait bien pour y avoir souvent déambulé.
Son regard toujours aussi contemplatif malgré les années tournait aussi rapidement que sa tête mouvait dans tout les sens.
Le Père, la Mére, l'Aïeule, le Ferrant, le Guerrier, l’Étranger, la Jouvencelle. Sept immenses statues bordant de leur têtes les limites d'un dôme d'or et de cristal contemplaient de leurs yeux protecteurs le seigneur Solverre qui croupissait toujours sonné au centre d'une étoile à sept branche gravé dans le marbre. Chancelant, il se releva comme il le pouvait continuant d'observer ce qui se déroulait autours de lui, attendant à la moindre seconde que quelque chose ne se passe. Mais rien, seul répondait à ses question, l'écho de ses gestes prit dans la vaste salle désespérément vide.

D'ailleurs tout semblait bien calme, trop calme même peut être. Même les bruits de la monstrueuse Port-Réal ne semblaient pas l'atteindre. Les explications se bousculèrent dans son esprit pour répondre au pourquoi de cette impossibilité. Le lieux de culte était peut être simplement sous bonne garde, le grand septon avait peut être fait en sorte de bouclé le passage pour une quelconque raison. Qu'importait enfin de compte. Légèrement perdu, il hésita longuement à prendre une décision. Il se tortura l'esprit et soudain un rappel le prit à la gorge. Catelyn était à Port-Réal. Il devait la trouver. Il avait sûrement voulu lui montrer le Grand Septuaire. Toujours une migraine envahissante couplé à ses questions se bousculant à nouveau. Des interrogations qui n'eurent cessé de paniquer le Solverre que lorsqu'une voix brisa le calme ambiant.

« Ne t’inquiète pas elle est en sécurité. »
Aussitôt entendu, il se retourna pour connaître l'origine de la voix, espérant plus que tout qu'elle ne dise pas faux. Ettonament l'origine n'était autre que le monument à l'effigie du Père. La tête relevé vers le visage barbu, il contemplait le juge, l'autorité et la voix résonna à nouveau. «  Où pourrait elle être plus sauve que sous le regard des Sept effigies. »
Le lord perdait ses moyens, il ne comprenait plus. La statue lui parlait-elle ? Mais pourquoi à lui ? Des questions encore des questions. Pour une réponse.
« Toujours aussi attentif ... Je suis derrière toi Heward. »
La voix s'était rapproché, elle était familière. Trop familière. Il se retourna et face à lui, un sourire moqueur et fier, se dressait Aaron Solverre. Feu son père.
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Ororya Gargalen
Homme d'Armes

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Capitaine de la garde personnelle de la Main du Roi

♦ Missives : 1326
♦ Missives Aventure : 57
♦ Age : 30
♦ Date de Naissance : 03/09/1987
♦ Arrivée à Westeros : 06/01/2013
♦ Célébrité : Karen David
♦ Copyright : Dagon / Moi
♦ Doublons : Tyana Veneur, Lyessa Reed, Serenei
♦ Age du Personnage : 20 ans
♦ Mariage : Aucun
♦ Lieu : Port-Réal
♦ Liens Utiles : ♦️ Fiche de présentation
♦️ Voyages et aventures
♦️ Aptitudes
♦️ Succès

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Message Mar 11 Juin 2013 - 6:05

Alors qu’Ororya s’était mise dans l’idée d’ouvrir toutes les portes de l’étage pour éviter les mauvaises surprises, un homme se dressa face à elle, provenant de la chambre qu’elle comptait explorer. Il était grand et massif, n’ayant pas la gueule franchement avenante. La dornienne s’arrêta nez à nez avec lui et dut lever la tête pour pouvoir le regarder dans les yeux. Outre la plaisanterie graveleuse, le prétexte qu’il lui servit quand au bruit fracassant laissa un goût d’inconfort à la Dent de Freux. « Et vous êtes… ? » La donzelle fronça le nez avec défiance bien loin d’offrir une risette à son interlocuteur. Elle se recula instinctivement de quelques pas, préférant garder ses distances au cas où l’homme qui lui faisait face ne joue pas franc jeu. Un sinistre craquement plus en arrière la fit faire volte face avant qu’un grand fracas ne retentisse dans l’atelier où se trouvaient les nobles ladies en compagnie de Luceon. Daeron était toujours planté aux côtés de Jonas et ne semblait pas comprendre grand-chose à la situation. Mais que se passait-il ici ?! En entendant les cris de stupéfaction mêlés à de l’effroi, Ororya revint rapidement vers l’atelier pour jeter un œil effaré à la scène. « Mais qu’est ce que… ? » La voix d’Ororya s’éteignit tandis que ses yeux se refusaient à quitter le corps nu de l’homme sans vie qui gisait au milieu des débris. Si la capitaine aurait aimé formuler des questions sur l’identité de cet homme au réputé tailleur, elle s’abstint en entendant ce dernier pris de panique. Il ne semblait guère en savoir plus que ses convives sur ce qu’il se passait dans son établissement. La Dent de Freux aida lady Redwyne à se redresser, s’assurant de par une œillade rapide que personne n’avait été blessé durant la chute du plafond. Ororya dut jeter un œil vers le trou béant d’où émergea un rat qui vint à se faufiler sous le foutras.

« Mes dames, messieurs. Nous allons tous descendre au rez-de-chaussée si vous le voulez bien. » – Formula la dornienne en invitant d’un geste de main ses comparses à rejoindre le couloir. Elle avait besoin d’un peu plus de temps, et de savoir tout le monde en sécurité avant d’en savoir un peu plus sur l’endroit. La moitié des individus présents étaient encore sous le choc, et c’était largement compréhensible. « Question de sécurité. »

Pour ceux qui ne seraient pas convaincus par les paroles de la Dent de Freux, sa mine grave avait tout d’explicite. Quelques éclats de voix lui parvinrent d’ailleurs d’en bas, et la dornienne émit un long soupir, s’impatientant de plus belle. Elle attrapa Daeron par la manche pour être certaine qu’il reste à ses côtés puis descendit rapidement les escaliers pour voir de quoi il en retournait. Trois hommes avaient fait leur entrée – des manteaux d’or à en voir leur tenue, étonnamment impeccable. Les convives du rez-de-chaussée s’étaient tous attroupés autour d’un homme qui semblait mal en point. Attaqué par un chat à en juger des estafilades sur son visage. Ororya leva les deux paumes de main en l’air pour signifier son incompréhension la plus totale, puis elle se dirigea vers le manteau d’or qui avait pris la parole.

« Non, mais… Je suis Ororya Gargalen, capitaine de la garde personnelle de la Main du Roi. Pouvez-vous décliner votre identité et nous informer de ce qu’il se passe ? » – Elle planta ses yeux dans ceux de l’individu et ne le lâcha pas une seule seconde de son attention. Tout ça prenait la tournure d’une blague de mauvais goût. Définitivement.
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Message Mar 11 Juin 2013 - 8:34

A peine sa présentation à la tablée aristocratique finie voilà qu'un nouveau rebondissement de situations, et non des moindres, se présenta à l'assemblée du rez de chaussée. Le jeune noble transi d'amour s'effondra lourdement sur le sol, manifestement terrassé par un mal dont Lotho n'avait aucune idée de l'origine mais dont la fulgurance lui rappelait certaines histoires empoisonneurs. Voyant qu'il serait soutenu, il tourna la tête vers Vyrgil pour l'enjoindre du regard à se porter au chevet de la victime. Dans un souffle, il lui dit :

- Mon ami, je crois que vos talents sont plus que bienvenus dans l'état actuel des choses !


D'un rapide coup d’œil autour de la pièce, Lotho tentait d'estimer la situation dans laquelle il serait le plus à même d'apporter son aide. Hors le domaine des premiers soins était sans nul doute celui où il aurait le moins de capacités innés à se être efficace et ce dans n'importe quel délai. Néanmoins il s'était souvenu qu'Orys avait parlé d'herbes médicinales, enfin, rien n'était moins sûr et ses connaissances d'herboristerie équivalaient à peau de chagrin. Se morigénant intérieurement, il comprit qu'il ne pourrait en aucun cas être utile de ce point de vue. S'écartant donc pour laisser les personnes compétentes faire leur oeuvre, il décida de prendre un peu de recul sur la situation. Manifestement l'un des nobles de la table à laquelle il s'était présenté, un homme dans sa jeunesse triomphante, ne prêtait aucun cas à ce qu'il se passait, préférant laisser ses yeux traîner sur Walda. Une occupation qui manquait néanmoins de panache dans la situation actuelle, il fallait bien l'avouer, mais que Lotho nota néanmoins.

C'est alors que la porte principale de l'auberge s'ouvrit avec fracas, laissant apparaître trois manteaux d'or. Par réflexe, Lotho avait failli porter la main à ses armes mais s'en abstint au dernier moment. Les vieilles habitudes étaient tenaces, quoi qu'on en dise. Ces hommes cependant semblaient étrange, faisant naître une paire de sourcils étonnés chez le spadassin. Si leur vêture semblait particulièrement rutilante, sortie de l'atelier du tailleur aurait-on pu dire, l'apparence de leur porte parole dénotait d'un manque de soin qui n'avait pas grand chose à voir avec celui de ce corps d'armée.

De même, avait-il déjà entendu un membre du Guet user d'emphase dans ses ordres ? Non, c'était l'autorité, la cruauté chez certains, mais jamais l'art de l'emphase qui pouvait bien les pousser à beugler leurs mandats à la face du peuple. L'auberge était donc interdite de sortie ? Par ordre du Roi ? Voilà bien quelque chose qui épaississait encore le mystère de leur venue, le mobile à l'origine de cet ordre n'étant pas évoqué par ces trois hommes. Prudent quand à un possible accès de xénophobie à son encontre, Lotho était resté près de Vyrgil et Lord Solverre, sans pour autant vouloir se faire remarquer.

D'un oeil expert, après le nombre de soldats du Guet qu'il avait rencontré, voire affronté ou berné durant toutes ces années, il scruta les trois hommes avec discrétion pour tenter de discerner tous les signes soit de leur supercherie, soit de leur appartenance au corps d'armée dont ils se faisaient les légitimes hérauts en ces lieux.
[Parvient-il à démasquer une supercherie bien pensée ou ces gens là sont ils vraiment membres du Guet ?]
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Vyrgil Vyrwel
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Mestre destitué et noble déchu
Médecin des pauvres malgré lui

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♦ Missives Aventure : 24
♦ Age : 37
♦ Date de Naissance : 25/09/1980
♦ Arrivée à Westeros : 10/05/2013
♦ Célébrité : James Callis dans 'Merlin & the book of beasts' © Front street pictures
♦ Copyright : Moi
♦ Doublons : Alysanne Florent, Danelle Lothston, Lantheïa
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♦ Lieu : Port-Réal
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Ses tribulations et avanies
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Message Mar 11 Juin 2013 - 11:27

Vyrgil avait écouté avec plaisir la réponse aimable du noble égratigné, et les politesses fleuries de Lotho. Pour sa part, en pareil cas le médecin prenait le dessus sur le noble, élaguant les présentations pour aller droit au but. Sa suggestion fut bien accueillie par son interlocuteur, à qui Orys proposa un endroit plus adapté pour nettoyer sa plaie. La bonne volonté de leur hôte ne fut toutefois pas récompensée par les Sept... car le noble ne put le suivre, soudain saisi de spasmes, ses membres pris de tremblements désordonnés. Un raclement de bois se fit entendre alors que Vyrgil jaillissait instinctivement de sa chaise. Orys, dans un admirable élan de dévouement, se jeta entre son client et le sol pour amortir sa chute tandis que la jeune dame blonde tentait de le soutenir avec émoi.

Il ne fallut qu'une seconde à Vyrgil, encouragé par Lotho, pour atterrir à genoux auprès de l'homme inerte. Il repoussa les chaises pour dégager l'espace, le coucha sur le côté et lui cala une serviette sous la tête, tout ceci pour éviter qu'il ne se blesse ou s'étouffe en cas de nouveaux spasmes. Alors seulement il se mit à l'examiner. Rapidement, il prit son pouls, étudia son apparence et ses symptômes, tout en s'interrogeant. Un homme au zénith de sa force, jeune encore, soudain terrassé de la manière la plus spectaculaire, avec des convulsions, souvent synonymes d'empoisonnement... "Ne touchez plus à la nourriture et la boisson tant que nous ignorons l'origine de son mal !" dit-il en indiquant la table. Il ne pouvait s'empêcher de penser à une certaine substance mortelle présente dans l'établissement, mais il savait aussi qu'Orys était un brave homme et qu'il n'était pas arrivé là où il en était sans une grande rigueur et un réel souci du bien-être de ses clients. Il était peu probable que l'accident soit de son fait, si les symptômes se révélaient correspondre à la plante incriminée... "Quelqu'un a-t-il vu où a filé ce maudit chat ? Si ses griffes ont été en contact avec une substance dangereuse, il vaudrait mieux l'isoler avant qu'il ne blesse quelqu'un d'autre !" Il poursuivit ses observations minutieuses tout en interrogeant les convives de la tablée. "Votre ami est-il malade ? Ou quelqu'un de son entourage ?" Il devait éliminer toutes les possibilités pour déterminer la cause du malaise... au moins, le patient respirait, il n'était pas encore trop tard... [Quel diagnostic Vyrgil peut-il tirer de son examen et ses questions ? Les effets correspondent-ils à la plante dangereuse ?]

Alors qu'il commençait à former son diagnostic, trois hommes firent irruption dans la salle et décrétèrent l'établissement verrouillé par le Guet. Vyrgil leur accorda un regard scrutateur, pris de court par la tournure des événements. Il connaissait plusieurs des hommes du Guet pour leur avoir apporté son expertise à plusieurs reprises, mais ceux-là lui étaient inconnus. Que faisaient-ils ici ? Leur chef semblait quelque peu négligé pour un officier, malgré le manteau apparemment neuf sur ses épaules. Une singularité que Vyrgil nota distraitement dans un coin de son esprit, plus préoccupé par son patient que par ces trois lourdauds - il n'avait jamais eu une haute opinion de la vivacité d'esprit des Manteaux d'or et voyait surtout dans leur intrusion une gêne... "On n'est pas sortis de l'auberge" marmonna-t-il dans sa barbe, laissant à Orys ou d'autres le soin de leur expliquer la situation... il avait d'autres chats à fouetter !


Thème musical : La Marche Turque ~ Mozart
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Virginia Redwyne
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Vendange sera bonne



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Message Mar 11 Juin 2013 - 22:57

     Jamais lady Virginia ne connut ni ne vécut expérience plus troublante. Elle venait d'entendre le nouveau compliment de Luceon et avait souri de bonne grâce. Virginia n'eut toutefois pas l'occasion d'y répondre, Ramirobis était intervenu, avait chuchoté quelques mots aux oreilles de Luceon, avant de repartir, sèchement congédié par le tailleur. Ce dernier n'attendit guère pour y aller de son petit commentaire, jurant contre son frère et souhaitant revenir à leurs affaires. La demoiselle aurait bien aimé y revenir, et pourtant le sort en décida autrement. Un craquement dans le plafond fit sursauter Virginia qui eut tout juste le temps de lever les yeux au ciel et de s'écarter d'un bond en arrière pour éviter l'écrasement. Ce geste aussi brutal qu'inopiné la projeta sur une pile de coussins douillets et d'étoffe fraîchement installées. Sans ce renfort de fortune, elle aurait très certainement pu se faire très mal, voir se briser une hanche. Quand j'évoquais les défaillances du plafond, je ne me savais pas si proche de la vérité... La demoiselle eut bien du mal à se relever, d'autant plus après qu'elle posa les yeux sur ce qui, du grenier, leur était tombé dessus littéralement. Ce n'était pas seulement des bouts de plafond qui avaient chuté, mais également le cadavre d'un homme et... un rat. Heureusement, quelqu'un vint pour l'aider, mais elle ne pouvait détacher son regard du rat. Virginia n'aimait pas ces bestioles. Une fois debout, elle agita ses mains d'un geste vif pour chasser la créature et regretta presque le départ précédent du chat de la Lanterne Rouge.[Le rat est-il sensible à ces « menaces » ?] Puis, elle contempla tour à tour Luceon, lady Royce et lady Shaïra avant de poser les yeux sur la dépouille inerte. Était-ce bien un cadavre, après tout ? Il ne bougeait pas... mais était-il mort pour autant ? Elle ne pouvait en être sûre, même si tous les signes le donnaient pour trépassé. Elle n'osait pas approcher, ni même bouger dans un premier temps. Pourtant, quelqu'un devait bien briser le silence un jour ou l'autre ! D'autant que le bruit fracassant attirerait sans doute du monde. Mais la personne qui l'avait aidée à se relever les invita tous à descendre.

      Mais, est-il mort, ne devrait-on pas le vérifier ? Il ne bouge pas... Lady Virginia approcha de l'homme d'un pas prudent, elle plongeait son regard sur son visage et se gardait bien de le porter ailleurs, car le bougre était nu comme un ver. Elle essaya de repérer sur lui des marques ou des stigmates qui auraient pu témoigner de son état de santé. Cicatrices ? Blessures ? Hématomes ? Virginia n'était pas tout à fait sûre de reconnaître quoi que ce soit sur le corps du malheureux, après tout elle n'était pas mestre et n'avait pas des connaissances approfondies sur le sujet. L'homme pouvait tout aussi bien être toujours palpitant qu'elle serait passée à côté de ce détail pourtant crucial. Puis, elle jeta un coup d’œil au plafond, et en inspecta la brèche étonnamment étendue. Il fallait également s'assurer qu'aucun morceau de plus ne s'en détacherait pour leur tomber dessus. Sans doute les connaissances de Virginia à ce sujet seraient-elles plus utiles, car plus étendues. Elle fit donc glisser ses yeux sur le tour du trou dans le plafond, en espérant y trouver les détails qui lui feraient peut-être conseiller à tout le monde de quitter sinon le bâtiment au moins la pièce. Il n'était pas question de tenter l’Étranger en restant à un endroit où trop de risques étaient encourus ! Finalement, elle suivit tout le monde en bas.[Que découvre-t-elle en inspectant le corps ? Et le plafond ?]


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Shaïra Seastar
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« En languissant définiront mes jours »

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Message Mer 12 Juin 2013 - 2:57

Après avoir complimenté lady Redwyne et sa nouvelle parure d’un sourire et d’une lorgnade appréciatrice, Shaïra avait laissé le tailleur et sa cliente finaliser leurs affaires et s’était perdue dans le fil de ses observations et de ses pensées. Contemplant d’un œil distrait les mille parures qui s’amoncelaient dans l’antre de Luceon, elle s’interrogea sur le jeune Ethaniel qui tardait à revenir auprès d’elle et qui, elle l’espérait de tout cœur, ne s’était pas attiré quelques ennuis au sein de la Lanterne Rouge… C’était un garçon sage, elle se faisait sans doute du mouron sans raison ! La conversation dévia sur l’architecture de l’établissement et la solidité apparemment discutable du grenier… La lady n’avait guère entendu de bruit venu du plafond, aussi sa surprise fut-elle immense lorsque ce dernier se fissura au-dessus de leurs têtes ! Fort heureusement la trinité de dames eut le réflexe chanceux de s’écarter pour éviter la chute de débris et… D’un homme, nu, qui heurta lourdement le sol dans un nuage de poussière blanche qui irrita les bronches de la Seastar, la faisant tousser une kyrielle de secondes avant que le spectacle ne la fige d’un glacial effroi. Mais qu’était-ce donc que cela, Luceon avait eu les mots justes !

Plus horrifiée par le corps étendu que le rongeur qui y gambadait joyeusement, la même idée que la lady du Bief traversa l’esprit de Shaïra : le pauvre homme était-il mort ? « Vous avez raison, le malheureux est peut-être seulement assommé… » Prudemment elle approcha de concert et la pudeur ne retint guère son hétérochrome regard de l’observer entièrement, à la recherche d’un indice expliquant sa brutale chute. [Voit-elle quelque chose ?] Il fallait éviter de le toucher, son crâne pouvait être fracturé ou une chose déplaisante du même acabit… Toutefois il y avait un moyen prompt – mais pas infaillible – de savoir s’il vivait encore. En douceur Shaïra déblaya du pied le sol de ses débris et y déposa une rotule, tout près du corps, et elle approcha sans mouvement brusque ses phalanges sous les narines pour tenter de percevoir la présence d’une respiration. [Sent-elle un souffle ?]

Elle n’eut en revanche pas la présence d’esprit d’inspecter davantage la brèche pratiquée et releva la tête vers la jeune femme qui venait de faire irruption dans la pièce, et qu’elle reconnût pour l’avoir souvent vu auprès de son ami Alrik Mallery. Une Dent de Freux, une femme qui était donc digne d’une absolue confiance. Et elle n’avait pas tord, mieux valait que tous se rassemblent au même endroit… La Seastar se redressa donc mais une nouvelle angoisse étreignit son estomac. Ethaniel ! Le petit homme, où était-il ? Ororya – elle se souvenait à présent de son nom – le connaissait plus que probablement, elle devait être mise au courant. Shaïra s’en approcha donc à pas feutrés avant qu’elle n’entraîne son neveu, qu’elle salua d’un sourire et d’une caresse sur son bras, pour lui murmurer ces quelques mots. « Ororya Gargalen ? Shaïra de Lys. Je suis venue ici avec Ethaniel, le page du Commandant Mallery. J’ignore où il se trouve pour l’heure… L’avez-vous aperçu ? » Une sourde inquiétude pointait, que son apparence taisait mais que son eurythmie précipitée trahissait. Elle suivit le mouvement pour rejoindre le rez-de-chaussée, en espérant de tout cœur y retrouver l’enfant qu’elle – et elle se le jurait – ne lâcherait plus d’une semelle par la suite…


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Message Ven 14 Juin 2013 - 21:38


     Pauvre Ethaniel. Voilà qu'il était coincé dans le cellier ! Il ne pouvait plus en sortir. Il lui était vain d'agiter la poignée de la porte, il n'était plus possible pour lui de quitter la pièce. Aegor, de son côté, n'avait pas du tout envie de faire attention, ni même d'agir en chat délicat et câlin. Sa moustache dépareillée frémit quand il laissa échapper de sa gueule un long sifflement moqueur, il s'amusait de voir le petit garçon qui ne savait rien faire de cette poignée manifestement coincée. Le félin se souciait peu d'être contraint de demeurer dans le cellier, la luminosité déclinait en toute hâte mais ses yeux rouges s'accommodaient très bien de la pénombre. Que lui importait donc de se retrouver bientôt dans le noir de la pièce ? Il pourrait toujours y voir, contrairement au petit garçon, qu'un manteau de ténèbres bientôt couvrirait. La pluie et son cortège de nuages sombres n'aidèrent en rien la situation d'Ethaniel qui sentit, à nouveau, sous lui le sol qui tremblait. Ce n'était pas un séïsme. Mais quelqu'un frappait par dessous. Par dessous ? Absurde, il n'y avait rien en dessous... non ? Aegor n'était pas de cette avis. D'un bond, il sauta sur le tapis et en lacéra de ses griffes les recoins mités. Il miaula avec vigueur et une faible voix se fit entendre alors, qui semblait provenir des entrailles de la terre. « Oh, non ! Pas encore le chat ! » Quoique le ton fût très clairement à la colère, ces quelques mots n'étaient que des murmures à peine audible, et si Ethaniel avait été plus haut sur ses pattes, sans doute ne les eût-il point entendus. Aussitôt après, le petit garçon put entendre la quinte de toux sèche qui succéda à ces quelques mots. Il y avait donc bien quelque chose, là-dessous !

     Une fois la brume du choc et des songes dissipée, lord Solverre se découvrit au grand Septuaire de Baelor, cerné par les sept statues à l'effigie du Père, de la Mère, de l'Aïeule, du Ferrant, du Guerrier, de la Jouvencelle et de l’Étranger. Elles le contemplaient toutes d'un œil accusateur et marmoréen. Heward s'interrogeait. Où donc était Catelyn Reyne, l'élue de son cœur, celle qu'il devait rencontrer ? Il avait souhaité lui montrer le grand septuaire, pourquoi n'était-elle pas avec lui ? Une voix s'éleva dans l'air pour le rassurer. Le Père lui-même venait de lui répondre, ses lèvres de marbre s'étaient animées pour déclarer lady Reyne en sécurité. La statue continua tandis que lord Solverre, défaillant et presque en déroute, se contentait d'écouter la divine parole. Divine parole, ou artifice subtil ? Bientôt le Père d'en haut se tut pour laisser sa place au père d'en bas, à feu Aaron Solverre, le propre père d'Heward, qui se trouva face à lui. Était-ce bien lui ? Il en avait les traits, mais sa peau n'avait rien de naturel. Elle était de nacre. Quant à ses yeux, ils étaient de sel. Quant à ses cheveux, ils ruisselaient de lumière. Heward, cloué au sol par cette macabre et éblouissante vision, tomba à genou, irrésistiblement attiré par l’imperium trompeur des rêves.  « Qui est cette femme que tu attends, Heward ? Qui est-elle ? » La question tomba sur la nuque d'Heward comme le tranchant de l'épée d'un bourreau. Une vague et blanche brume les enveloppa tous deux. Son père,tout statufié qu'il fût, attendait une réponse.

     La promptitude de l'instant fut comme un éclair dans les yeux de Catelyn qui vit son promis s'effondrer. Mais ce fut le même sentiment qui étreignit les cœurs de Vyrgil, d'Orys, de Lotho et de tous ceux qui se trouvaient là à voir lord Solverre s'écrouler au sol. L'oncle de Catelyn réclama une chambre pour l'homme inerte. La demoiselle ne s'en soucia guère, toute concentrée qu'elle était sur le corps d'Heward qui, malheureusement, ne lui donna aucune information précise sur son état de santé, soit qu'il n'y eut rien à voir, soit qu'elle regarda au mauvais endroit. En effet, le sang ne coulait ni des oreilles, ni du nez, ni de la bouche. De plus le pouls était régulier, et la respiration tranquille. Quelle différence entre son état et le sommeil ? Aucune. Catelyn devait mener plus loin son examen pour en apprendre davantage. Vyrgil fut prompt à prêter secours à la demoiselle impuissante à réveiller son cher et tendre, et les soins qu'il eut pour l'homme évanoui eurent des bienfaits sur son état général qui, fort heureusement, n'empirerait plus. En effet, s'il était resté à plat sur le sol, l'étouffement l'aurait guetté tôt ou tard. Mais était-il tiré d'affaire pour autant ? Orys approuva l'injonction du mestre et la répéta aussitôt :  « Par ma moustache, oui ! Ne touchons plus à rien ! Pas même à l'eau ! Et où donc se trouve Aegor, par les Sept ? Je veux qu'on me trouve ce chat ! Walda ! Trouvez-le ! » Personne en revanche ne sut répondre aux questions de Vyrgil, car personne n'avait connaissance de cas de santé particuliers dans l'entourage d'Heward Solverre. Au contraire même, cette famille avait réputation d'être dure à cuire autant que pieuse ! En revanche, les effets constatés sur lord Solverre ne correspondait guère à la plante dangereuse qui se promenait dans les pensées du mestre déchu... encore que... à bien y réfléchir, un lien très ténu se fit en lui, et il sut que sinon de près, au moins de loin, la plante était en cause... il ne restait plus qu'à découvrir de quelle façon ! Un peu plus loin, Lotho avait, comme tous les autres, assisté à l'intervention fracassante de trois soldats du guet qui avaient annoncé la clôture du bâtiment. Tandis qu'Orys s'approchait d'eux, le visage blême, Lotho les observa avec grande attention, et ne découvrit rien qui put le convaincre d'une supercherie ou d'une entourloupe : ces soldats étaient bien des membres du guet de Port-Réal... Orys, qui tenait sa tête entre ses mains tant la déconvenue était forte, échangea ces quelques mots avec l'officier du guet :  « Mais que se passe-t-il ? Pourquoi... pourquoi ? Je suis le patron de cet établissement et je jure sur mon honneur, je jure sur la recette sacrée de la brioche à la rose dorée que je n'ai rien à me reprocher ! » Il geignit un moment, s'inclina honteux et murmura en suivant des mots que Lotho seul put entendre, par bribes :  « Vin... coûteux... perception... » Mais la voix de l'officier se fit impérieuse et répliqua :  « Je veux que tout le monde se calme, se taise, et m'écoute » C'est à cet instant qu'Ororya mena toute la troupe de l'étage jusqu'en bas.

     Mais auparavant, lady Virginia s'était remise du choc de la chute, et avait chassé sans peine le rat tombé avec le corps inerte du plafond. Lady Shaïra ne sembla guère s'effrayer et avec l'épouse de lord Redwyne, elle s'approcha de cet imprévu de chair pour l'examiner avec précision, sous le regard médusé de Luceon qui n'en revenait toujours pas. Après quelques instants d'intense observation, elles purent toutes deux se mettre d'accord : l'homme était bien mort, aucun souffle ne s'échappait de ses narines, et son corps était raide comme la carcasse d'un défunt. En revanche, elles purent toutes deux remarquer quelques détails troublants sur le cadavre : ainsi le cou s'ornait d'un collier d'hématomes qui trahissaient une strangulation ; dans le dos, une cicatrice profonde indiquait la morsure d'une lame longue et perçante ; ses lèvres avaient bleui. Ces découvertes laissèrent les deux femmes perplexes, et lady Virginia plus encore, car en observant le plafond et la brèche qui l'ouvrait au-dessus de leur tête, elle put découvrir de nombreuses poutres que la vermine dévorait depuis manifestement des lustres. À cet instant Ororya pénétra dans la pièce et pressa tout le monde de gagner le rez-de-chaussée. Elle n'avait obtenu aucune réponse du drôle de bonhomme rencontré dans le couloir, qui l'avait suivi aussitôt dans l'atelier, après le fameux bruit ! D'un ton qui ne souffrait nulle réplique, elle invita tout le monde à quitter l'étage. Le drôle de bonhomme suivit lui aussi, tout comme Jonas. Dans la salle commune, tout le monde dut faire de la place, et Ororya se dirigea directement vers les manteaux d'or. L'officier n'apprécia guère d'être ainsi interpellé par une femme. Il la toisa un instant et, en reconnaissant le prince Daeron à ses côtés, décida de lui accorder non pas sa confiance mais au moins le bénéfice du doute. « Ororya Gargalen ? Soit. Restez près du prince car il y a lieu de croire que sa vie est en danger ici. » Il ajouta, mais cette fois en parlant fort de sorte à être entendu de tous :  « Tous, écoutez-moi ! Cet endroit nous a été signalé comme un lieu de rassemblement de traîtres, partisans de la cause Feunoyr ! » Ces mots plongèrent Orys dans un tel désarroi qu'il manqua de s'évanouir à son tour, mais par chance il fut soutenu par son frère Luceon qui lui intima l'ordre de garder son sang froid. L'officier du guet poursuivit : « Ceci explique la quarantaine. Coopérez, et tout ceci ne sera plus qu'un mauvais souvenir pour nous tous. Entravez notre enquête, et vous serez pendus pour trahison. Est-ce assez clair ? » Son regard se posa également sur le prince Daeron. Il allait de soi que le sang royal du jeune homme ne le prémunissait guère contre les soupçons de l'officier du guet.

*** *** ***

Heure, ambiance : Soirée, l'humeur se tend. Localisation spéciale : Walda, Harys et Edmure* sont dans la cuisine.

Important : Votre statut et votre identité ne sont en rien des garants d'impunité ou d'immunité. Vous le verrez, l'officier du guet est du genre... zélé.

NB : N'oubliez pas que vous pouvez et même devez gérer vos PNJ ! Et n'oubliez pas que contrairement à vous, ils sont parfaitement mortels. Notez toutefois que les PNJ qui sont à l'extérieur échappent à votre contrôle, et vous comprendrez bientôt pourquoi.

NB bis : Attention ! Le Edmure dont je parle est le musicien de la Lanterne Rouge, il ne faut pas le confondre à celui qui accompagne Catelyn ! Pour les futurs messages, je le nommerai Edmure* afin de bien le distinguer. ^^

NB ter : Pour toutes vos questions, contactez Clarence Hightower !
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Ethaniel Stone
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Message Ven 14 Juin 2013 - 23:25

Ethaniel était totalement désespéré. Contrairement à son attente quelques secondes plus tôt, où il pensait que trouver la porte et la poignée lui donneraient l’opportunité d’enfin aspirer à la liberté, il lui semblait que le destin s’acharnait sur lui. Etait-il condamné à rester dans le cellier sans pouvoir trouver un moyen de retrouver des personnes qui arriveraient à le rassurer ? Apparemment ce n’était pas possible pour le moment. Mais la raison avait totalement quitté son esprit. Tout ce qu’il souhaitait était que cette poignée tourne. Mais face à de la résistance et le feulement du chat qui le fit sursauter le rappelant à l’ordre, il abandonna et se colla de nouveau au mur pour observer la pièce. L’obscurité avait doublé au vu de la nuit arrivant bien trop rapidement à son goût. Heureusement qu’un peu de lumière siégeait encore sinon la crise aurait été officielle.  Il n’osait pas aller fouiller pour trouver une bougie, cela lui semblait bien trop risqué et anxiogène lui qui était déjà tremblant et avec une respiration totalement saccadée qu’il tentait néanmoins de maîtriser. Un nouveau fruit le fit sursauter provenant à nouveau de ses pieds… Il ne parvenait pas à identifier l’origine probable d’une telle agitation anormale à ses pieds et si le chat n’avait pas décidé de se mouvoir et de s’acharner sur le tapis, il n’aurait peut-être jamais focalisé son attention à nouveau sur ce dernier et n’aurait peut-être pas perçu la voix qui le rassura tout autant que cela l’effrayait. Après tout, il n’était finalement pas tout seul dans cette pièce, mais en même temps, une voix issue d’un sol normalement clos… cela pouvait apporter son lot de frayeur. Néanmoins, la curiosité tentait de prendre le pas pour se focaliser sur autre chose que la noirceur de la pièce.  Néanmoins, plusieurs secondes lui furent de nouveau nécessaires avant de trouver le courage de quitter le mur et de s’avancer lentement vers le tapis. S’approchant très lentement, il atteignit le chat et après un tour d’horizon visuel, ne remarquant aucune alerte, il se mit accroupi. Il n’était pas certain de vouloir réaliser cet acte et pourtant il se devait d’en avoir le cœur net.

« Il y a quelqu’un ? »

Après tout, son imagination aurait pu lui jouer un sacré tour et le faire entendre des voix qui ne seraient pas réellement là. La peur le faisait être irrationnel. Mais la voix n’avait-elle pas mentionné le chat ? Or il lui semblait que cela rajoutait de la réalité par conséquent à la voix entendue. Parler à un tapis lui paraissait un brin ridicule, même malgré son âge. Une idée alors bien plus rationnelle lui vint à l’esprit et le poussa à pousser le chat pour qu’il arrête de s’acharner sur le tapis et pouvoir justement tirer un peu celui-ci. Il avait lu assez de livre de toute sorte pour croire à la théorie de la trappe dissimulée. Par conséquent, lorsqu’il vit cette dernière, une lueur de curiosité et d’attention renouvelée eu tôt fait de repousser encore d’un cran  la peur qui l’avait envahit quelques minutes plus tôt. Cependant, la poignée censée ouvrir cet interstice dans le sol semblait cassée car il ne trouva pas le moyen de l’ouvrir. Une idée alors lui vint à l’esprit.

« Etes vous coincé ? »

Tout en parlant il chercha des yeux un moyen d’ouvrir la pièce secrète [Trouve-t-il quelque chose ?]. Il lui semblait alors percevoir de l’agitation de l’autre côté de la porte, cela lui permettrait dés lors d’obtenir éventuellement de l’aide, car si une personne était coincée, il n’aurait sûrement jamais la force d’ouvrir tout seul.



" Chacun imite un courage qui n'a jamais existé "




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Ororya Gargalen
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Message Sam 15 Juin 2013 - 7:05

Ororya essayait de garder la tête sur les épaules, malgré toute l’agitation ambiante. Tandis qu’elle se trouvait en compagnie de Luceon et des deux nobles dames, Virginia souleva un fait cohérent – l’homme étendu par terre était-il vraiment mort ? A en voir la posture saugrenue du corps raide, la Dent de Freux était prête à parier qu’elles ne pouvaient plus faire grand-chose pour lui. Bousculée par son empressement à regrouper ce petit monde et à le mettre en sécurité, la jeune femme tenta d’attirer l’attention des deux dames. Tandis que la dornienne s’apprêtait à entraîner Daeron au rez-de-chaussée, un contact subtil la poussa à tourner la tête vers lady Shaïra. Cette femme là était réputée pour posséder une beauté envoûtante, ce que la Gargalen ne pouvait décemment pas contredire. Lorsqu’elle partagea ses inquiétudes au sujet du petit Ethaniel qu’elle avait perdu de vue, Ororya sentit l’angoisse lui serrer l’estomac.

« Lady Shaïra. Ile ne doit pas être bien loin. Ne craignez rien, nous allons le retrouver. » – Elle ne se le pardonnerait pas s’il arrivait quoi que ce soit au jeune page d’Alrik. Ethaniel était comme son petit frère, et c’était à lui qu’elle confiait son affection débordante. « A présent, nous devrions descendre. C’est un enfant, il a du trouver de quoi satisfaire sa curiosité. »

Ororya esquissa un sourire voulu rassurant à Shaïra de Lys puis d’un geste de main, elle encouragea tout ce petit monde à la suivre. Le remue-ménage en bas était aussi conséquent qu’en haut. Les manteaux d’or qui venait de surgir tout en leur ordonnant de ne point bouger eurent vite fait de faire tiquer d’agacement la jeune dornienne. Lorsqu’elle demanda au responsable de l’autorité de Port-Réal de lui expliquer de quoi il en retournait, elle saisit son regard méprisant. En réponse, elle plissa les yeux d’un air venimeux. « Soit ». Si Ororya jouissait d’une certaine reconnaissance au cœur des siens, ça n’était pas le cas avec cet ordre là. La jeune femme jeta quelques œillades circonspectes lorsque le manteau d’or fit l’annonce d’une accusation de rassemblement de partisans Feunoyr. C’était le bouquet ! Ororya se rapprocha instinctivement de Daeron, ne pouvant dissimuler sa mine interloquée. La menace que formula le manteau d’or lui arracha un simple sourcillement – la jeune femme s’approcha de leur interlocuteur et attendit qu’il eut fini pour reprendre la parole.

« Il se passe des choses étranges. Le plafond en haut, vient à peine de céder sous le poids d’un homme mort. Assassiné manifestement. » – Ororya se mordit la lèvre d’appréhension avant de se tourner et promener son regard sur le monde présent au rez-de-chaussée. Ethaniel manquait à l’appel. « Ethaniel ? Est-ce que quelqu’un aurait vu l’enfant qui accompagnait lady Shaïra ? »

Son ton trahissait son inquiétude. [Est-ce qu’Ethaniel entend la voix d’Ororya ?] La jeune dornienne se tourna vers le manteau d’or.

« Vous permettez que je le retrouve ? Il ne doit pas être bien loin. Il est le page du commandant des Dents de Freux, Alrik Mallery. Un gosse. » – Ororya n’était pas encline à jouer à la plus maline – le manteau d’or n’était pas décidé à lui laisser la moindre autorité. [A-t-elle le droit de fouiller l’établissement pour le chercher ?]
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Message Sam 15 Juin 2013 - 12:11

Agenouillé sur le précieux sol du Grand Septuaire, Heward n'osait même pas lever les yeux. Il restait là à fixer le marbre si finement décoré. Tremblant, apeuré les yeux dans le vides, il forçait sa respiration, la rendant bruyante et rapide, ne serait ce que pour se prouver à lui même qu'il était bien en vie. Toute cette histoire semblait bien trop énorme pour ses épaules. Il était sous le regard des Sept ! Lui, le simple et calme Heward Solverre. Celui qui n'avait jamais rien demandé à personne et à qui personne n'avait jamais rien demandé. Les contes et les légendes parlaient et racontaient des histoires semblables et d’après ce qu'il savait le dernier Solverre à avoir eu l'honneur de rencontrer et d'avoir à ses côtés les Sept dataient maintenant de plusieurs siècles. Alors pourquoi lui ?
L'idée le terrifiait, le paralysait et la tintement de la voix de son père n'arrangea rien. Doucement et devant cet ordre divin. Il releva la tête doucement. Son regard se posa sur une effigie. Oui une effigie au trait de son père mais ce n'était pas lui. Pas avec ce teint si blême à l'air si fragile, pas avec ces yeux salin inexpressif. Et pourtant cette ressemblance, cette voix. Que faisait les Sept, pourquoi remuait il les défunts. Aaron reposait dans la crypte familiale ni plus ni moins. La cérémonie, son enterrement aussi désastreux est il été à été fait dans l'honneur et le respect. Son corps à été prié, pleuré et enjoué. L'homme était bon, il était un fervent. Pourquoi le troubler.
Pourquoi l'utiliser pour une simple questions sur .. Catelyn.

Heward déglutit bruyamment, manière personnelle et instinctive de reprendre le contrôle de lui même. Il parvenait maintenant à supporter le regard perçant et toujours si vide de l'être qui se plaçait face à lui. Il arriva à ignorer – tout du moins à s'y forcer – la brume blanche qui les enveloppait prudemment. Il se rappela des saintes paroles, il se rappela que les Sept étaient ses protecteurs, pas ses ennemis. Confiant et courageux comme il le pouvait, il se releva pour cette fois ne porter qu'un genoux à terre et le dos droit il signala une révérence.

« Elle se nomme Catelyn père. Catelyn Reyne. Vous l'avez connu il y a un peu plus d'un an de cela. Un simple passage sur l'île pour quelques documents. Je prie de croire que la Jouvencelle et la Mère l'avait placé sur mon chemin. Notre mariage arrive. En soyez protecteur le Père et vous.»

Difficilement il déglutit à nouveau, tant de question lui traversaient l'esprit, des interrogations en pagailles. Mais du moins les plus importantes lui brûlaient trop les lèvres pour être retenues, aussi irrespectueux que peut être la prise de parole intuitive devant des divinités ayant pris la peine de venir à vous.

« Pardonnez moi mais … Pourquoi cette question ? Et pourquoi votre présence ? Pourquoi père ? Est les Sept qui vous ont fais venir à moi ? »
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Message Sam 15 Juin 2013 - 16:24

Les convulsions avaient cessé, la respiration de l'homme était tranquille, et il ne semblait pas en danger immédiat. "Rassurez-vous, ma dame, son état est stable. Nous allons tout faire pour le réveiller." murmura Vyrgil à la lady effondrée.

La situation ne faisait que se compliquer. Entre la troupe du Guet qui mettait les pieds dans le plat, la horde de clients descendus de l'étage, et la demoiselle éplorée qui tentait d'examiner l'homme inconscient en même temps que lui, Vyrgil avait quelque difficulté à rassembler sa concentration, d'autant plus que le vin lui embrumait un peu l'esprit. Une chose au moins était sûre, le malade ne pouvait avoir été victime d'un simple malaise. Malgré la chaleur de la cheminée, le vin, les émotions fortes liées au grand bruit et à l'attaque du chat, et le redressement soudain pour se mettre debout, son pouls était perceptible et régulier, trahissant une narcose plutôt qu'un banal évanouissement. Toutes ces manipulations et le bruit ambiant n'avaient pas réveillé le « dormeur », preuve qu'il ne s'agissait pas d'un sommeil normal. Il s'agissait donc bien d'un sommeil profond artificiellement induit. Une drogue était généralement l'explication d'un tel phénomène, mais il était trop tôt pour émettre un diagnostic formel...

A nouveau, le mestre pensa à cette herbe redoutable... ses effets auraient été mortels en cas d'ingestion d'une dose dépassant le seuil de l'innocuité. Son intuition lui soufflait pourtant que cette plante était en cause, d'une certaine façon... s'il n'en avait pas consommée, peut-être une autre forme d'administration, moins risquée... il repensa aux griffes du chat, malgré l'improbabilité de la chose... était-ce la seule hypothèse envisageable ? Trop de pistes, trop de possibilités ! Il souleva les paupières de l'homme inerte pour vérifier l'état de ses pupilles [MJ : les pupilles sont-elles dilatées y a-t-il un mouvement oculaire, ou quoi que ce soit d'inhabituel ?].

Ceci fait, la foudre le frappa dans l'instant. Même s'il se concentrait sur son patient, il n'avait pu manquer d'entendre les paroles de l'officier... qui venait de dénoncer l'auberge comme un repaire de partisans Feunoyr ! Bien que nul ici ne connut son nom de famille, il se demandait quelle tête feraient ces gardes s'ils découvraient qu'il était un Vyrwel. Ah ! Décidément, ce blason pèserait toujours sur lui comme un carcan de supplicié ! Il avait de la sympathie pour la cause Feunoyr, mais n'avait jamais pris une part active aux complots visant à renverser le trône.  Que faire ? Cacher la vérité ? Mais saurait-il mentir assez efficacement pour dissimuler son identité ? Et s'il la révélait ? Le mettrait-on aux fers ? Il avait un patient à soigner, bon sang ! Eh bien, il allait s'en occuper, et advienne que pourra.

L'examen du corps n'ayant pas suffi à révéler la cause du mal, et le patient étant stable, il se redressa pour inspecter la nourriture et la boisson qui se trouvaient sur la table, et plus particulièrement la coupe dans laquelle l'homme avait bu. Il était peu probable que les aliments eux-mêmes soient en cause puisque toute la table en avait consommé, mais la coupe ? Il y avait également une serviette dont on lui avait tamponné la tête pour en ôter le sang. Il toucha, regarda et huma les différents éléments suspects. [MJ : l'examen des couverts, des aliments, de la boisson et de la serviette révèle-t-il quelque chose de suspect ?] En savoir plus sur la cause serait une aide, assurément, mais si cela ne donnait rien, il lui restait la possibilité de chercher un remède aux symptômes en allant voir la réserve d'herbes des cuisines.


Thème musical : La Marche Turque ~ Mozart
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Virginia Redwyne
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Message Dim 16 Juin 2013 - 20:20

     Avec le groupe mené par Ororya Gargalen, qui avait rapidement et avec zèle pris les choses en main, lady Virginia quitta l'atelier du tailleur pour gagner le rez-de-chaussée, riche d'indices découverts sur le corps de l'homme tombé du plafond. Il était bien mort et ne respirait plus, ce malheureux... mais ce n'était pas tout, de nombreuses marques sur le cou et la nuque de cadavre indiquait l'étranglement comme cause possible de son trépas. Toutefois, une telle conclusion aurait été bien hâtive, car dans le dos de la dépouille une cicatrice profonde était visible, stigmate d'un coup de poignard probablement. Et dernière chose remarquable, la plus étrange de toutes, les lèvres de l'homme mort étaient non plus de leur naturelle couleur, mais bleues. Étaient-elles colorées artificiellement, ou simplement gorgées de mauvais sang ? Virginia n'aurait su le déterminer, ses connaissances médicales ne s'étendaient guère au-delà de ce que tout un chacun sait de ces choses-là, c'est-à-dire bien peu de choses. Au plafond en revanche la demoiselle découvrit avec alarme que les poutres de la charpente étaient dévorées par la vermine, ce qui expliquait donc la chute à travers le plafond du cadavre : son poids, appliqué trop longtemps sur une surface trop douillette, en était la cause. Une fois parvenue dans la salle commune, lady Virginia découvrit avec peine qu'il régnait là le même chaos qui avait menacé le premier étage. Heureusement pour eux, Ororya était intervenue, mais saurait-elle maîtriser la situation avec autant d'aisance au rez-de-chaussée ? De toute évidence, les choses étaient là bien plus compliquées : un homme évanoui, trois manteaux d'or venus mettre en quarantaine l'établissement et...

     Un terrier pour la racaille Feunoyr ? Sérieusement ? L'étonnement de Virginia dépassait le simple surprise, et ses lèvres se figèrent au bas de son visage, arcs voûtés par l'effroyable révélation. Cet établissement propre et cossu, luxueux et fréquentable, pouvait-il accueillir ce que le royaume avait de plus détestable ? L'information était difficile à digérer. Toutefois, loin de se laisser aller à la panique, Virginia suivit Ororya et appuya son discours quand elle informa l'officier du Guet de ce qu'ils découvrirent un peu plus tôt à l'étage. Officier, si vous le permettez... ? Je suis lady Redwyne, et si le plafond s'est effondré, c'est que la vermine en dévore la charpente. Quant au cadavre... il présente d'étranges marques à son coup, causées par un étranglement... ainsi qu'une cicatrice, dans son dos, qui est sans doute la marque d'un poignard assassin... et deux lèvres étonnamment bleues. Sur ces paroles données de bon gré, la demoiselle s'inclina et s'écarta avec humilité, elle se doutait bien qu'un officier du guet de Port-Réal se contenterait d'entendre ces renseignements sans considérer de l'intéresser à l'enquête qu'il ne manquerait certainement pas de mener. N'était-il pas là pour ça, après tout ? Lady Virginia, se tenant à l'écart, se rapprocha de l'homme rencontré plus tôt par Ororya dans le couloir des chambres réservées aux clients. Elle le salua d'un signe de la tête et lui tint ce discours à mots couverts, elle ne voulait pas attirer l'attention sur elle et surtout elle désirait laisser aux manteaux d'or toute latitude pour accomplir leur devoir.Qui êtes-vous, messire ? Je ne vous ai pas vu de la journée dans l'établissement, y êtes-vous arrivé dans le début de la soirée ?


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Shaïra Seastar
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Message Mar 18 Juin 2013 - 4:18

« Merci, capitaine Gargalen. » En plus d’assurer qu’il retrouverait le jeune Ethaniel, la capitaine parût bien connaître l’enfant. Voilà qui serait une motivation supplémentaire pour retrouver le garçon et s’assurer que rien de fâcheux ne lui était arrivé ! La petite troupe descendit l’étage et tomba sur une scène des plus étranges, leur cadavre était-il la raison de tout ce grabuge ? Non, visiblement, il y avait autre chose qui leur fut et heureusement, promptement révélé. Des partisans Feunoyr, ici ? Sur un simple signalement, on enfermait de bonnes gens dans un établissement aussi cossu ? Et ce simple homme du guet osait – cerise sur le gâteau ! – suspendre de telles menaces au nez et devant le prince Daeron lui-même ! C’était abject et proprement scandaleux, les gardes du Donjon Rouge postés devant la Lanterne Rouge ne tarderaient pas à s’inquiéter et prévenir de plus hautes autorités si cette mascarade s’éternisait de trop.

Pour sa part et tant qu’elle n’était pas titillée de trop près par l’énergumène, Shaïra préférait taire ses pensées. D’autant plus qu’elle ne fut pas obligée d’élever la voix : Ororya quêta pour le jeune page tandis que lady Virginia se chargea de rapporter ce qu’elles avaient vu à l’étage. Néanmoins, un détail lui revint et elle souffla tranquillement mais d’une voix qui, étonnamment, portait plus qu’on ne pourrait le croire venant d’une élancée sylphide. « Je confirme les observations de lady Redwyne. Toutefois, la blessure en son dos était profonde, je penserais à une lame plus longue qu’un poignard. » Si une enquête était menée, tout détail pouvait être important à souligner, bien qu’ils ne manqueraient sans doute pas à examiner le corps à leur tour… N’ayant rien à ajouter sur le sujet et ne souhaitant pas « entraver » l’enquête – quel toupet ! – de ces braves officiers, la lady fit quelques pas de côté pour se rapprocher d’un jeune homme à peine aperçu quelques minutes plus tôt et qui avait susurré quelques mots prompts à agacer Luceon… Jonas, elle se rappelait à présent son prénom ! Douce et suave, sa main rejoignit délicatement le poignet du distrait pour attirer son attention et venir chuchoter à son oreille. « Tu es bien Jonas mon garçon ? L’apprenti de notre cher Luceon. » Un sourire dessiné sur ses roses lippes, elle continua d’une voix légère et caressante. « Tes mots ont eu l’air de troubler ton maître, tout à l’heure. Nous risquons d’être coincés longtemps ici, et la curiosité me taraude déjà ! Peut-être pourrais-tu m’éclairer ? »

Son inquiétude pour Ethaniel ne s’était point tarie, mais il était inutile de tenter de fureter dans toute l’auberge pour le retrouver sans l’aval du manteau d’or, vers lequel la dornienne quêtait déjà. Puisse quelqu’un l’avoir aperçu… Si un tueur rôdait ? Les hétérochromes prunelles de la Seastar se fermèrent sous la soudaine et sourde angoisse qui s’était emparée d’elle et lorsqu’elle les rouvrit… Elles tombèrent sur une nouvelle silhouette jusqu’alors cachée à son regard, et pourtant bien connue. Lotho Volentin, ici ? La surprise fut courte et frêle et céda le passage au ravissement et au soulagement de le savoir présent dans ce qui s’annonçait être un long tourment. Pourtant elle n’osa pas le rejoindre et elle se contenta pour l’heure d’un tendre et discret sourire, non pas que la pudeur l’éteigne, mais le moment était bien mal choisi pour l’étreinte qu’elle avait en tête…


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Lady Coeurdepierre
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Message Ven 21 Juin 2013 - 0:29


      « J'suis là oui ! Mais... c'est l'chat qui m'parle ? » La voix était plus claire et plus audible, car Ethaniel n'avait d'autre choix que de se concentrer et, surtout, d'abandonner tout espoir d'y voir clair dans une pièce désormais parfaitement plongée dans l'obscurité. Il ne pouvait plus faire confiance qu'à ses oreilles, le peu qu'il voyait encore lui permettait à peine de distinguer les reliefs. Ainsi il put entendre la grande agitation qui régnait à l'extérieur du cellier, sans pour autant saisir avec précision ce qui se passait au même moment dans la salle commune. Il avait déjà fort à faire ici, entre le sol bavard et la poignée capricieuse ! Le chat, de son côté, ne cessait d'attaquer le malheureux tapis incapable de se défendre. Ethaniel vint le déranger et le chat, en miaulant plaintivement, s'écarta pour satisfaire à sa requête informulée. Le petit garçon, fort de cette victoire facile sur le félin vilain, tira le tapis et révéla une trappe dissimulée, ce qui ne le surprit guère, car elle lui fournissait une explication logique, et donc une antidote à la peur qui se taillait la part du lion dans son estomac. La trappe ressemblait à toutes les autres, à ceci près que sa poignée semblait défectueuse. Ethaniel eut une idée et questionna l'illustre inconnu des profondeurs. « Coincé ? J'suis pas coincé, j'suis prisonnier ! T'es qui toi ? T'es le boursemolle de tout à l'heure ? Sors-moi de là tout de suite et je t'arrache les couilles ! » La chose était plus facile à exiger qu'à faire. Dans sa quête d'un objet utile, pour ouvrir la trappe, Ethaniel fut d'abord défait, mais lui vint l'aide d'un allié inattendu. En effet, le chat fit rouler près de lui un drôle d'outil au nom imprononçable, qui lui permettrait sans doute d'actionner le mécanisme d'ouverture de la trappe. À voir toutefois s'il était bien judicieux d'ôter les entraves de ce « prisonnier » qui n'était peut-être pas là par hasard.

     Dans la salle commune, Ororya fit part de ce qu'elle avait vu à l'étage à l'officier du guet, relayée par lady Redwyne et lady Shaïra qui offrirent un compliment d'information que le manteau d'or ne manqua pas de graver dans sa mémoire.  « Un meurtre ? C'est... je vois. » Ororya, concernée par la disparition du petit garçon qui avait accompagné la plus belle femme du royaume, interpella tout le monde pour en apprendre davantage mais tous déclinèrent, personne ne savait où se trouvait l'enfant. Elle demanda alors la permission d'aller à sa recherche et l'officier le lui accorda, à la condition qu'elle revienne aussitôt dans la salle commune dès qu'elle l'aurait retrouvé. Il n'avait pu quitter les lieux et devait donc simplement se cacher quelque part. À ce moment précis, Harys quitta la cuisine et vint auprès d'Ororya pour lui parler. Il lui dit très clairement qu'il avait vu le petit garçon il y a peu près de la porte du cellier et qu'il y était certainement, s'il n'était pas allé à l'étage d'où Ororya et sa troupe était descendue. L'apprenti boulanger se proposa d'aller ouvrir la porte du cellier dont il avait, par sécurité, clos le loquet quelques instants auparavant, quand il se rendit compte qu'il avait oublié de le faire. Le jeune homme redoutait d'avoir enfermé le petit garçon par mégarde, et éprouvait à cette idée une grosse culpabilité.
      « Qui je suis ? Ah bonne dame, je ne suis personne moi ! Qu'un client de c'tte auberge qui s'étonne de la v'nue des manteaux d'or ! C'est pas tous les jours qu'on le voie ces gars-là quand on bosse tout l'temps comme moi ! J'aurais dû rester à Villevieille, oui, à Villevieille, les affaires marchaient bien là-bas ! Cinq ans qu'j'y menais la bombance, croyez m'en... Ici c'est dur quand on est un marchand d'tapis, comme ils disent... Pas d'place pour Nestor et ses beaux tapis du Bief, ils veulent que des chiffons d'Myr, j'vous jure, c'la misère... J'suis là depuis plusieurs jours en fait, je me promène dans la capitale... pour les affaires, toujours les affaires. J'mappelle Stanford, et vous ? Enfin, si j'peux vous d'mander, milaid... milady ! J'ai pas l'habitude des grandes personnes, moi j'suis qu'un boutiquier. » C'est de la sorte que Stanford répondit aux questions de lady Virginia qui put bien constater qu'il était à la fois bavard et mal élevé.
      « Je... je ne sais pas si je peux vous le dire, milady... c'est juste que... que tout à l'heure des gens sont venus... » Luceon était visiblement mal  l'aise, et l'étonnante beauté de l'Astre des mers n'était pas la seule cause à cet état. Il baissa la voix jusqu'à en devenir presque imperceptible. « Ils réclamaient de l'argent, de l'argent que maître Luceon n'a pas donné alors qu'il m'avait juré l'avoir fait... »

      « Les réponses viendront, mon fils. Prier t'éclairera. Les Sept ne m'ont pas fait venir à toi. Ils t'ont conduit jusqu'à eux. Relève-toi. Relève-toi et observe ces marbres immémoriaux. Ces regards marmoréens n'ont-ils pas pour eux la puissance et la gloire ? Est-ce que tu les envies ? Est-ce que tu les jalouses ? Es-tu en quête de grandes richesses ? Pourquoi épouses-tu Catelyn Reyne ? Pourquoi te crois-tu digne d'elle ? Qu'as-tu fait pour prouver ta valeur à ses yeux ? Et pourquoi devrais-je consentir à cette union, moi son père ? » Heward avait pu constater que les traits du visage de son père s'étaient transformés peu à peu et insensiblement, il avait pris désormais l'apparence de lord Reyne.  « Sais-tu ce qu'est avoir une fille ? C'est un cadeau des dieux. C'est une bénédiction. C'est trembler de peur qu'elle nous quitte pour le pire des menteurs. C'est craindre pour elle à chaque instant, car en tant qu'homme, nous connaissons la fausseté et la vilenie de nos pairs masculins. Pourquoi, lord Solverre ? Pourquoi devrais-je consentir à cette union quand j'ai tant à craindre pour la vertu et le bonheur de ma famille ? Sous l’œil sacré des Sept, parle, et dis-moi pourquoi je devrais accepter de remettre mon cœur entre tes mains. »

     Sous les paupières d'Heward, le mestre déchu découvrit deux yeux d'un bleu sombre, où les pupilles étaient bien dilatées, sans trop l'être. Quand il renonça à guetter le corps pour s'occuper des aliments, de la table et des environs, à la recherche d'indices ou d'éléments pour étayer et développer ses raisonnements, Vyrgil ne trouva rien qui fut bien concluant. S'il devait trouver des indices, chercher ailleurs semblait s'imposer. Ce qui avait été servi était normal, le mestre pouvait en être sûr. Tout au plus le vin paraissait-il avoir lui aussi tourné d'émotion, tout comme Luceon qui se disputait avec Orys :  « Le plafond, et maintenant ça ! Le chat qui nous assassine un client ! C'est terminé, dès que je le retrouve, je le tue et j'en fais une toque ! Où est-il, d'ailleurs ? S'il est allé dans la cuisine, tremper ses pattes dans... je n'ose imaginer, il va falloir tout jeter ! Tout jeter ! » L'officier du guet s'approcha et invita le tailleur à se calmer.  « Tout le monde, calmez-vous ! Ceux qui ne l'ont pas encore fait, déclinez vos identités. Vous, là, il a quoi, cet homme ? Il est ivre ? Ou bien … ? » La question était adressée directement au mestre. Le manteau d'or avait bien vu Vyrgil qui semblait examiner le corps inerte d'Heward tandis que Catelyn était à ses côtés. « Vous êtes septon ? » C'était bien la seule chose à laquelle l'officier songea, puisqu'il pensait qu'il n'y avait que les religieux pour avoir ce genre de connaissance, en dehors des mestres qui n’œuvraient que dans les forteresses et les châteaux de Westeros. Dès Orys, Luceon, les employés et d'autres se présentaient et donnaient leur identité. Ou du moins, une identité !

*** *** ***

Heure, ambiance : Soirée, l'humeur se tend. Localisation spéciale : Walda, et Edmure* sont dans la cuisine. Ramirobis est descendu.

Important : Votre statut et votre identité ne sont en rien des garants d'impunité ou d'immunité. Vous le verrez, l'officier du guet est du genre... zélé.

NB : N'oubliez pas que vous pouvez et même devez gérer vos PNJ ! Et n'oubliez pas que contrairement à vous, ils sont parfaitement mortels. Notez toutefois que les PNJ qui sont à l'extérieur échappent à votre contrôle, et vous comprendrez bientôt pourquoi.

NB bis : La phase 1 s'achève bientôt, préparez vos esprits, la phase 2 sera comme dans un Cluedo !

NB ter : Pour toutes vos questions, contactez Clarence Hightower !
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Ethaniel Stone
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Message Ven 21 Juin 2013 - 1:22

"Je ne suis pas le chat... " dit-il pris au dépourvu par la question qui lui semblait parfaitement étonnante. Néanmoins, la réponse à sa seconde question fut tout sauf rassurante. L'homme actuellement son interlocuteur était un prisonnier, pouvait-on emprisonner les gens autre part que les geôles de manière légale?, et ce qu'il comptait lui faire une fois sorti n'était pas pour lui apporter l'envie assurée de le sortir de sa tanière forcée. Si seulement il pouvait sortir, l'idée même d'aider se serait-elle échappée. Cependant, Ethaniel était un enfant peureux certes mais extrêmement gentil au point de potentiellement considérer que l'homme était simplement en colère et qu'une fois rassuré sur son identité, il ne mettrait pas à mal sa sentence. Une autre inquiétude cependant se faisait fortement présente : l'obscurité totale qui s'était abattue sur la pièce, accentuant sa respiration et engendrant nombreux frissons de terreurs qui déboucheraient sur des tremblements et une crise d'angoisse si une luminosité quelconque ne venait pas rapidement pallier à la noirceur environnante. La seule idée qui lui vint à l'esprit fut de continuer alors à discuter avec la personne, même mal intentionnée.

"On ne s'est jamais rencontré, je suis Ethaniel. Je suis venu en visiteur dans l'établissement. Pourquoi êtes-vous prisonnier ?"

Sa voix était chevrotante et d'une assurance totalement abolie. La question lui apporterait peut-être une réponse assez longue pour tenir l'homme dans un discours qui lui permettrait d'entendre une voix et de ne pas se sentir seul dans ce contexte fortement anxiogène. Le bruit à ses côtés le fit sursauter mais très vite des prunelles brillantes lui rappelèrent la présence du félin, et ce dernier sembla s'amuser avec une pièce qui frôla une de ses mains et dont il se saisit hésitant afin de déterminer l'identité de cet objet. Après l'avoir trituré dans ses mains, ce mécanisme lui sembla peut-être approprié pour ouvrir la trappe, mais il n'y voyait plus rien désormais. Sans compter que sans la sécurité de ne pas subir de dommages en ouvrant la trappe, il aurait préféré avoir l'aval d'un adulte. Toujours est-il qu'il sembla que son voeux fut exaucé, car après quelques secondes seulement, un bruit particulier le fit sursauter mais la provenance sembla s'apparenter à la porte du cellier. Se remettant sur ses pieds, il attendit et aperçut alors le raie de lumière qui s'élargit. Il ne fallut pas plus d'une fraction de seconde avant qu'il ne coure haletant vers la porte, sans se soucier de qui se trouvait derrière, le mécanisme donné par le chat encore dans sa main. L'homme qui se tenait devant lui l'ébahit tout d'abord, le fixant de ses prunelles brillantes face aux soulagement, n'ayant pas la moindre idée qu'il s'agissait du boulanger. Cependant, très rapidement une silhouette familière se profila à ses côtés, sur laquelle il fondit sans même pouvoir se contrôler, collant son corps tremblant à cette jeune femme et la serrant de toutes ses forces, enfouissant son faciès contre la concernée. Ce n'était nulle autre qu'Ororya dont la présence dans l'établissement lui était totalement inconnue quelques minutes plus tôt. Retenant des larmes de profonds soulagement face à l'angoisse ressentie plus tôt, il resta un instant ainsi avant d'oser relever ses prunelles pleine de gratitude vers la dornienne. Néanmoins, prenant rapidement conscience de son comportement en public, il la relâcha ne voulant guère l'importuner et ce n'est que quand il sentit le mécanisme dans sa main qu'il se rappela de quelque chose.

"Ororya... JE dois te dire quelque chose..."  lui exprima-t-il avec un ton sous-tendant que cela devait se faire discrètement.

[Lui laisse-t-on l'opportunité de révéler son secret et par conséquent la présence du prisonnier ? Lui laisse-t-on le mécanisme dans la main ? ]



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Message Ven 21 Juin 2013 - 11:31

Tout était allé vite, bien trop vite. Entre le malaise d’Heward et l’intervention presque trop soudaine des manteaux d’or, Catelyn avait presque la nausée, elle aussi. Ces derniers s’étaient empressés de boucler l’auberge, et s’étaient épanchés en palabres sur la cause Feunoyr. Feunoyr ? Des partisans, disaient-ils avaient investis l’auberge pour en faire leur lieu de rassemblement. En d’autres circonstances, la lady y aurait peut-être prêté une oreille attentive. Mais les affaires de rebelles ne l’intéressaient que peu, pour l’heure. L’homme qui s’était penché à ses côtés sur le corps inanimé d’Heward avait tenté de la rassurer tant bien que mal. Mais sa façon de faire moins que ses mots y était parvenue, puisque la jeune femme avait très clairement reconnu qu’elle avait là affaire à un mestre. Il avait tenté de comprendre d’où venait le mal qui avait frappé le Lord, mais rien n’y faisait et le mystère demeurait opaque. Au moins, son état n’empirait plus, et c’était déjà ça de pris. Sachant son promis entre de bonnes mains, des mains expertes, elle avait pu se laisser aller à ce qui se jouait autour d’elle. Elle observait les frères se disputer, elle observait l’agitation dans la salle, elle observait les manteaux d’or, elle observait le corps d’Heward, toujours inanimé, de bout de la boucle d’une mèche de jais aux feuilles et à la boue accrochées à son manteau jaune d’or, elle observait faire le mestre déchu et une prière silencieuse glissait d’entre ses lèvres pour la rémission de son fiancé.

Errik, qui n’avait pas pipé mot depuis quelques temps déjà décida de prendre quelques petites choses en main. Il invita sa nièce à se relever, la fit s’asseoir et demanda à son fils imbécile d’aller quérir en cuisine de quoi la rafraîchir, de quoi la remettre de ses émotions. Après quoi il se tourna vers les soldats du guet pour répondre à leurs questions ; Il se présenta lui, présenta son fils et sa nièce, donnant leur raison de leur venue à Port-Réal, il expliqua brièvement qui était Heward, laissant aux soins du mestre le jugement de son état. Ivre ? Non point. Il ne savait pas quel mal rongeait le promis de sa nièce mais ne s’inquiétait pas outre-mesure : Après tout, l’homme ne respirait-il pas encore ? Non. Les rumeurs qui désignait la Lanterne Rouge comme un foyer de rebelles, cette engeance pourrie, l’inquiétait bien plus et laissait remonter quelques douloureux souvenirs familiaux. Tout ça s’était passé bien avant qu’Edmure et Catelyn soient en âge de raisonner mais n’en demeurait pas moins vif dans son esprit encore blessé par la trahison. Il observa la suite des évènements d’un œil grave et attentif.
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Virginia Redwyne
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Message Ven 21 Juin 2013 - 22:50

     Lady Virginia ne savait trop quoi penser de cet homme accusant le poids des années avec autant de grâce qu'un percheron. Il était très corpulent, trop pour qu'on put suspecter chez lui une enfance malheureuse, taillée dans la peine et la malnutrition. Mâchoire carrée, nez tordu, sourcils broussailleux, cheveux bruns effilochés de fils blancs. Cet homme n'avait pas vraiment l'allure d'un marchand prospère et dynamique. Il avait davantage l'air d'un homme au mauvais endroit au mauvais moment, en dépit de ses vêtements propres et de ses chaussures qu'on aurait pu croire neuves. Nullement inspirée parce qu'elle voyait, la demoiselle n'en était pas moins très curieuse d'en apprendre davantage sur lui ; après tout, il était le seul inconnu de l'auberge à ne pouvoir justifier de son identité ou de ses activités encore aux yeux de Virginia, qui le découvrait à l'instant. Ce qu'elle entendit ne la rassura guère, en fin de compte. D'abord, en découvrant que Stanfort était originaire de Villevieille, elle s'y intéressa d'autant plus qu'elle-même était sœur du seigneur de l'antique cité. La coïncidence la frappa d'un sourire plein d'amitié. Puis, en apprenant qu'il dirigeait à Villevieille un commerce spécialisée dans le négoce des tapis du crû, elle s'enthousiasma davantage, un instant, avant de déchanter, jusqu'à la fin de sa tirade.

     En effet, la demoiselle connaissait bien Villevieille et surtout, elle connaissait, pour les avoir touché du doigt, les milieux d'art et d'artisanat de la cité. Virginia savait donc le noms des marchands et des maîtres artisans importants dans la ville, et sa mémoire semblait avoir effacé la mention d'un certain Stanford négociant en tapis... Aussi loin qu'elle fouillait en elle-même, il lui était impossible de mettre la main sur un souvenir précis qui concernerait une échoppe, une boutique, un atelier, un entrepôt...  Rien ne lui vint. Cet homme avait-il jamais mis les pieds à Villevieille ? Virginia, qui s'étonnait, commençai à croire que l'homme n'était pas honnête avec elle. D'un ton à la fois mièvre et badin, elle lui répondit entre deux sourires policés. Je suis certaine que la capitale vous sera profitable, les affaires ne peuvent qu'y rencontrer la prospérité ! Mais, dîtes-moi, vous qui venez de Villevieille, vous devez sûrement le savoir... est-il vrai qu'une énorme statue de Daeron premier du nom trône au centre de la place au pied du Septuaire étoilé... la place du Père d'en haut ? Ses yeux affichaient la plus honnête des curiosités. Si la parole a été confiée aux hommes pour dissimuler leur pensée, le regard leur sert à maquiller leurs propos. À l'intérieur, Virginia n'était toutefois pas curieuse de connaître les ornements de certains quartiers de Villevieille qu'elle connaissait sans doute mieux que ce Stanford à la mâchoire carrée.

     Elle était davantage désireuse de savoir si son interlocuteur, par sa réponse, la confirmerait dans l'idée qu'elle se faisait : il lui mentait. L'impression de Virginia n'était encore qu'une vague sensation qui ne demandait qu'à se confirmer. Quand l'officier du guet demanda à ce que tout le monde décline son identité, elle ne se joignit pas au concert des annonces, étant donné qu'elle s'était déjà présentée à lui comme lady Redwyne. Il était donc inutile d'aller déranger le manteau d'or qui avait beaucoup à faire.


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Vyrgil Vyrwel
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Message Sam 22 Juin 2013 - 7:43

La dilatation des pupilles de Lord Solverre avait confirmé son diagnostic. L'homme était bel et bien plongé dans un sommeil très profond et il ne serait sans doute pas aisé ni recommandé de le réveiller artficiellement, mais Vyrgil savait que cet état ne devrait pas durer plus d'une heure, en théorie, à la suite de quoi Lord Solverre sans doute se réveillerait avec une bonne migraine et guère de souvenirs de ce qui s'était passé ou de ses rêves éventuels. Il expliqua ceci à la demoiselle qui s'avérait être une Reyne, comme l'avait déclaré son père, et reporta donc la recherche d'un remède dans l'immédiat pour se concentrer sur la drogue qui avait causé cet état, car elle n'était peut-être pas sans lien avec tous ces événements, et pouvait causer, qui sait, d'autres problèmes... la nourriture et les objets environnants étant hors de cause, seul restait suspect ce fichu chat, avec bien sûr tous ceux qui avaient approché la victime juste avant son malaise. Les Solverre étaient après tout des loyalistes et si cet endroit abritait des partisans Feunoyr, quelqu'un aurait pu vouloir s'en prendre à eux, même si pour l'heure cela ressemblait plutôt à un accident imprévu.

Lorsqu'Orys fit mention du chat, Vyrgil se glissa derrière lui et lui murmura : "Le chat, s'il est en cause, n'aura été que le complice involontaire d'une négligence. Quelqu'un a pu renverser une substance dangereuse sur un objet où il a coutume de faire ses griffes. Où rangez-vous les extraits de plante que vous utilisez dans vos spécialités comme... la brioche de Maegor ? Et où le chat a-t-il bien pu filer, à votre avis ? Vous connaissez ses habitudes ?" Mais il n'eut pas le temps d'obtenir sa réponse car l'officier du Guet, se rapprochant, intima à Orys et à tout le monde de se calmer. Ceci fait il se tourna vers Vyrgil et l'interrogea. Croisant les bras et prenant son menton entre deux doigts d'un air réfléchi, le mestre déchu répondit sans s'affoler à cette question qui le plaçait dans un rôle sûr et familier :

"Cet homme est plongé dans un sommeil profond, officier. Rien de grave mais son état n'a rien de naturel et je cherche à découvrir ce qui l'a subitement induit. Il se passe décidément des choses bien étranges ce soir dans cette auberge."
Il marqua une pause avant de répondre à la seconde question du Manteau d'Or, un peu moins à l'aise mais parvenant encore à faire bonne figure : "Je suis Vyrgil, le guérisseur du dispensaire de la Main Tendue. Je ne crois pas vous avoir déjà rencontré mais je suis connu du Guet qui sollicite parfois mes connaissances dans ses enquêtes, vous avez peut-être entendu parler de moi ? Lady Ororya Gargalen pourra confirmer mon identité, les Dents de Freux m'ont parfois consulté eux aussi." Il se sentit un peu plus à l'aise après avoir dit cela. C'était la vérité, et il n'avait rien fait de mal, alors peut-être que les choses ne se passeraient pas trop mal. Et s'il pouvait aider l'enquête à avancer, il serait innocenté d'autant plus vite...


Thème musical : La Marche Turque ~ Mozart
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Ororya Gargalen
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Message Sam 22 Juin 2013 - 11:25

Comme la plupat de ses comparses, Ororya était saisie par l’incompréhension et la surprise. L’accusation formulée à l’égard du regroupement prétendument lié à la rébellion Feunoyr avait frappé l’assemblée d’un mutisme interrogateur. L’orateur des manteaux d’or n’avait pas l’air franchement enclin à accorder confiance à qui que ce soit – cependant, la dornienne eut l’autorisation d’aller retrouver le jeune Ethaniel. Elle s’exécuta sans attendre, échangeant un regard avec Shaïra de Lys. Où pouvait-il être ? L’endroit n’était pas si grand que ça après tout ! Fronçant ses sourcils dans un air soucieux, la Dent de Freux se porta jusqu’à Daeron pour lui chuchoter à l’oreille. « Reste là, j’essaie de faire vite. »Le manteau d’or voulut en savoir plus sur l’identité des individus présents, et lorsque son insistance en vint au mestre Vyrgil, Ororya ne put qu’appuyer ses dires. « Il dit vrai, j’ai eu recours à ses connaissances pour quelques enquêtes, ainsi qu’à des soins pour les nécessiteux. »

A peine la jeune femme s’écarta qu’elle fut alpaguée par le dénommé Harys qui s’occupait de la boulangerie de l’établissement. Elle darda sur lui un regard interrogateur avant qu’il ne daigne l’informer de son hypothèse. Selon lui, le jeune page n’avait pas mis les pieds à l’étage, mais c’était bien possible qu’il eut été enfermé par mégarde dans le cellier à deux pas d’ici. Ororya acquiesça du chef et emboita le pas de son interlocuteur pour se rendre vers la porte close de l’endroit. Elle ne pouvait s’empêcher de ressentir une certaine amertume à l’égard des propriétaires de l’endroit, comme si toute cette situation incongrue était leur faute. Elle avait bien flairé les ennuis à peine le seuil franchi, et même si beaucoup pouvaient trouver exagérée sa méfiance exigüe lorsqu’elle était en compagnie du prince, Ororya appelait ça « responsabilité. » Elle se porta aux côtés du boulanger et laissa échapper entre ses dents serrées.

« J’espère que votre chat n’a pas blessé Ethaniel… » – Apparemment, le félin avait semé la pagaille, attaquant un homme qui gisait maintenant à terre inconscient. Le visage de la Dent de Freux était sévère, dénué de toute jovialité. « Ethani… »

Alors qu’Harys ouvrait la porte et qu’elle s’apprêtait à appeler son nom dans l’espoir qu’il sorte d’une cachette improvisée, la silhouette chétive du garçon fondit par l’entrebâillement de la porte. Surprise, Ororya écarta les bras pour accueillir l’enfant qui vint se blottir contre elle, terrorisé. Après quelques secondes, elle renferma ses bras autour de lui et le pressa contre elle – glissant une main tendre dans ses cheveux. Elle biaisa un regard venimeux sur le boulanger, avant d’émettre un soupir résigné. Pourquoi était-il aller fureter ? Elle ne pouvait pas vraiment en vouloir aux propriétaires de l’établissement – un enfant n’avait rien à faire dans un cellier après tout.

« C’est bon c’est terminé. » – Il tremblait comme une feuille. Etait-ce l’obscurité et la sensation d’être enfermé qui l’avait tant terrorisé ? Il reprit contenance et se décida à la lâcher, inquiété par les regards aux alentours. Lorsqu’Ethaniel lui fit comprendre qu’il avait quelque chose à lui dire, elle s’abaissa à son niveau, les deux mains posées sur ses épaules. « Tu n’avais rien à faire là-dedans, tu le sais ? Lady Shaïra s’est fait un sang d’encre à ton sujet, comme moi d’ailleurs. »

Elle se redressa finalement, l’attrapant par la main pour le guider dans un angle de la pièce et s’éloigner de la curiosité de ses pairs. La jeune femme arbora une mine soucieuse – il semblait que le page n’ait pas été effrayé par des terreurs nocturnes.
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Ethaniel Stone
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Message Sam 22 Juin 2013 - 15:22

Ethaniel ne pouvait exprimer autrement que par son regard toute la gratitude qu'il avait eu pour les personnes qui l'avaient délivrées et donc Ororya qu'il connaissait bien désormais. Lorsqu'elle se mit à son niveau pour lui expliquer qu'il n'avait rien à faire dans le Cellier, la culpabilité prit doucement le pas sur la peur qu'il avait ressentie. Il était évident que provoquer une telle inquiétude autour de lui n'était forcément pas pour lui plaire. Cela n'avait jamais été dans ses intentions et de base, il avait tout simplement voulu attraper le chat qui avait fait du tort. Cependant, il n'aimait pas du tout se trouver des excuses inutiles, il était fautif, cela était un fait incontestable : s'il n'avait pas poursuivi le chat, il n'aurait jamais été enfermé dans le cellier. Mais alors peut-être n'aurait-il jamais su qu'il y avait un prisonnier dans cette pièce. Un homme au langage quelque peu effrayant d'ailleurs.

"Je suis désolé..." furent donc les seuls mots qu'il exprima pour justifier son aventure angoissante et particulièrement désagréable.

En attendant, il fut cependant content de sentir sa main dans la sienne, si rassurante et forte, et de pouvoir s'éloigner un peu de la pièce anxiogène et des regards tournés sur lui qui accentuèrent sa gène et sa culpabilité. Mais ce n'était qu'une question de temps avant qu'il lui avoue ce dont il avait été témoin. Le mécanisme restait fortement serrer dans sa main dans l'attente de lui passer ce trésor que le chat, chapardeur, lui avait rapporté. Lorsqu'ils furent assez en retrait pour qu'il puisse s'exprimer pour elle seule, il releva ses prunelles vers la jeune dornienne et il lui tendit le mécanisme avant de lui apporter une explication.

"Il y a un monsieur prisonnier sous une trappe dans le cellier. Je te promets que je dis la vérité. Le chat a trouvé comment l'ouvrir avec cet objet. L'homme m'a parlé et j'étais sur le point de tenter d'ouvrir la trappe... mais il faisait noir et je ne voyais plus rien..."

L'idée même de se rappeler toute cette noirceur et la solitude dont il avait fait preuve apportèrent un frisson de peur impressionnant qui parcourut son échine le poussant à serrer la main à nouveau d'Ororya. Mais il fit un effort pour oublier tout ça.

"Tu vas faire quoi ?" se permit-il de demander.

Après tout elle était une Dent de Freux , cela la concernait donc professionnellement. Lui, il fallait absolument qu'il aille s'excuser auprès de Lady Shaïra qui lui avait fait le plaisir de l'emmener avec elle, alors que lui n'avait apporter qu'inquiétude. Il tenterait par tous les moyens de se faire pardonner... un cadeau peut-être serait le bienvenu. Toujours est-il qu'il remarqua rapidement que finalement tout le monde était au rez-de-chaussée et qu'une certaine tension semblait plomber l'atmosphère de base agréable. Mais une chose à la fois, il devait d'abord aller retrouver la belle Dame Seastar.

"Je devrais aller voir Lady Shaïra... "

C'est ce qu'il fit lorsqu'il eut l'accord de la demoiselle dornienne qu'il retrouverait sûrement plus tard. Lui qui était enfermé dans le cellier n'avait pas la moindre idée de ce qu'il s'était passé. Il n'avait donc ni connaissance du corps trouvé, ni connaissance de l'origine de la tension. Mais en tant qu'observateur il comprit rapidement qu'il se tramait quelque chose. Cependant, il chercha la plus belle dame de Westeros qui ne passa pas inaperçu et qu'il put retrouver malgré la foule. Il s'approcha nerveux... Il n'aimait pas causer des ennuis.

"Lady Shaïra ? ... Veuillez m'excuser de vous avoir inquiété... Je ne voulais pas vous causer du tort."

Il espérait de tout coeur qu'elle ne lui en voudrait pas.

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Message Dim 23 Juin 2013 - 11:57

Sous la coupole d'or et de cristal, Heward se repentait et se questionnait. La situation était bien étrange alors qu'une voix qui – bien qu'il la connaisse par cœur – résonnait avec un je ne sais quoi de divin. Aaron Solverre était déjà un homme que l'on écoutait, là il demeurait simplement implacable.
Le lord s'était relevé comme il pouvait et toujours sous le tonnerre d'une voix autoritaire, il suivait les indications qu'on lui donnait. Son père lui ordonnait de regarder, d'observer ce marbre ancestral et sacré. De prendre à bras le corps les Sept effigies de pierre, de dire leur puissance, leur force. Un enchaînement de question sans queue ni tête. Pourquoi ? Pourquoi toutes ces questions. Pourquoi une voix si résonnante alors que d'un coup, le Solverre se sentait bizaremment épié par ces hautes idoles que lui même contemplait. Le Père grand et fort l'homme, le patriarche dans toute sa splendeur et sa barbe, semblait lui même vouloir le condamner d'un simple regard.
Sa migraine refit surface. Une peur lui noua le ventre. L'heure du jugement ?



    « Je ne veux rie... »
    Commença t-il en se retournant alors que la dernière interrogation lassait son écho ricocher dans l'immense salle.


Et il se coupa net. Face à lui, figure tout aussi terrifiante que son propre père, se tenait celui de Catelyn. Heward l'avait rencontré une seule et unique fois et les souvenirs d'un stress pesant lui revinrent bien vite. Accusateur et méfiant, le père protecteur noyait le fiancé de sa fille de question et de soupçons qu'Heward croyait enfin bien loin de lui. Les yeux fermés, les mains sur les tempes et la tête baissée, il s'empêchait presque d'écouter. Le mal de crâne gagnait en puissance, il voulait fuir. Puis l'image de Catelyn lui revint en mémoire, la crique, le risque. Il avait fait face au risque il continuerait.


    « Parce que je ne suis pas digne d'elle ! »
    Le souffle court et rapide, il venait de crier sa colère face à ce qu'on lui faisait subir là. Lui qui n'avait jamais rien demandé. « Parce que je ne suis pas digne d'elle. Mais parce que je veux l'être … Pour elle. Parce que je veux tout faire pour tenter d'y parvenir. Si la Jouvencelle et la Mère m'ont crû assez méritant pour me permettre d'essayer alors je le ferais. Pour elle et pour rien d'autre. » Petit à petit son souffle se calmait et son rythme de parole se posait calmement. « A quoi bon jalousie et richesse. Je laisse l'or des Reyne si ils considèrent que j'ai pas à l'avoir. Seule Catelyn m'importe. Que le Ferrant m'enseigne l'humilité et me garde des envies. J'ai toujours vécus simplement, je n'ai jamais demandé bien plus. Et si cela devait un jour m'arriver. Père et Mère d'en haut soyez en gardien, ce ne serait que pour son bonheur. »
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Message Dim 23 Juin 2013 - 12:16

Quelle folie. Pour une fois que le prince faisait quelque chose pour les autres, pour une fois qu'il allait sans être saoul, et, pour une fois qu'il allait dans un tel endroit avec nulle intention de le devenir … Hé bien, c'était un sacré foutoir. Des gens de partout, un mort, assassiné disait-on, des membres du guet, une quarantaine … Oui, une quarantaine. Le prince était confiné, avec d'autres gens de haut rang. Fort heureusement, lady Ororya était là à ses côtés pour le rassurer. Il savait sa cousine éloignée digne de confiance, et, capable de combattre un homme sans avoir à rougir, il était donc entre de bonnes mains.

A l'annonce de l'officier du guet, Daeron se mit à regarder les personnes dans la salle, et put reconnaître des visages, certains des plus familiers même. Ainsi, l'idée que tous ces gens restent confinés dans un tel lieu où un crime venait d'avoir lieu ne plaisait pas particulièrement au dragon, qui, une fois sa protectrice parti en quête du dénommé Ethaniel, prit la parole.

« Ainsi, il y a possibilité qu'un assassin rôde dans ses murs, et vous préférez que tous restent enfermés, même des personnes si importantes ? Nous sommes en présence de l'épouse de lord Jace, ainsi que de lady Shaïra. Vous demandez à Ororya de veiller sur moi alors que vous préférez me laisser entre ces murs, c'est une approche intéressante officier … Vous aurez affaire à moi. »

Bien entendu, rien n'était réellement réfléchi dans ses paroles, seul la peur le guidait. Couard, le prince l'avait toujours été, et, c'était un fait reconnu. Alors, lorsque sa vie était menacée, il ne pouvait que vouloir s'esquiver de tout danger potentiels. Ainsi, une fois son monologue terminé, car, il faut dire ce qu'il était, le prince n'attendait pas réellement de réponse, celui-ci se mit à chercher du regard la dornienne, qui, peut-être, aurait sa vie entre les mains en ce jour. Son regard se posa bien vite sur elle, qui, tenait un enfant dans ses bras, telle une mère tentant de rassurer son enfant après une grande frayeur. S'avançant d'un pas rapide, le prince entendit les mots du garçon, il était question d'un prisonnier dans ce cellier, et d'un outil capable d'ouvrir la trappe. L'enfant semblait terrorisé, du peu qu'il entendu, Daeron déduit que le moment passé dans cette pièce sombre dût être éprouvant pour lui.

Ce dernier, avant de partir en quête de la plus belle femme du continent demanda à sa sauveuse ce qu'elle comptait faire, c'est à cet instant que « l'ivrogne » intervint en posant une main sur l'épaule de sa cousine.

« Avant d'envisager quoi que ce soit, et … Pour ne pas effrayer les gens, nous devrions faire venir ce …. Heu … Luceon ? Pour avoir des explications, un prisonnier dans un tel lieu … C'est étrange et … Effrayant … Tu crois que ça a un rapport avec ce qui a été dit tout à l'heure sur les Feunoyr ? »

Au fur et à mesure que ses mots sortaient, la main, d'abord chaleureuse, finit par devenir tremblante. La peur prenait peu à peu possession de lui, cette « famille » n'avait rien d'agréable, le prince, en grand couard qu'il était se devait d'éviter toute confrontation avec eux, même si pour cela … Il fallait agir en homme et … En prince. Choses compliquées n'est-ce pas ?
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Ororya Gargalen
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Message Dim 23 Juin 2013 - 13:04

La dornienne ne put que s’attendrir face au jeune page. Elle savait qu’il n’était pas du genre à vouloir provoquer de tracas, et ses excuses étaient parfaitement sincères. Alors qu’elle s’était isolée en sa compagnie pour entendre ce qu’il avait à lui dire, elle repéra la silhouette familière du prince se rapprocher d’eux. Elle ne désirait pas le mêler à cette situation, même si Daeron était clairement inquiet vis-à-vis des nouvelles apportées par les manteaux d’or. Ethaniel venait alors de lui confier qu’un homme était séquestré sous le cellier, et la donzelle le considéra d’un œil effaré. Oh, il n’était pas du genre à mentir, ni à faire des blagues douteuses – et elle se devait de reprendre contenance, ainsi que de reprendre les choses en main.

« Un homme enfermé tu dis ? Le chat a trouvé comment ouvrir… La trappe ? » – Chuchota-t-elle à l’égard de l’enfant. Elle posa son regard sur l’objet que lui tendait Ethaniel et elle le saisit pour l’observer en silence. Le plus étrange dans cette histoire, c’était bien qu’un chat soit aussi malin pour attirer un enfant dans le cellier, et l’amener à libérer un homme prisonnier. Y avait de quoi faire froid dans le dos ! Daeron avait tout entendu, et quand le jeune page lui demanda ce qu’elle comptait faire, Ororya se pinça les lèvres en signe de réflexion. Le prince lui souffla une idée qu’elle partageait – annoncer cette nouvelle de but en blanc aux manteaux d’or risqueraient de semer encore plus de troubles dans l’assemblée. La Dent de Freux tapota l’épaule d’Ethaniel dans un geste rassurant puis reprit la parole pour eux deux. « Très bien… Va rejoindre lady Shaïra et surtout, ne dis rien de ce que tu as vu. Je vais régler ça. »

Une fois le garçon éloigné, Ororya se tourna vers son cousin et croisa son regard inquiet. Si des rebelles Feunoyr se cachaient entre ses murs, alors le prince était en danger. Elle craignait de le laisser, tout comme elle pressentait que l’emmener avec elle durant cette enquête pourrait lui porter préjudice.

« On va demander des explications. » – La jeune femme glissa le mécanisme dans les plis de ses vêtements et interpella Harys qui n’avait pas eu le temps de rejoindre les autres après ce petit intermède. Elle le saisit par le bras, lui soufflant tout en le menant à ses côtés. « Harys, on dirait que nous avons un petit problème. Si vous voulez bien me suivre. »

La donzelle jeta un œil autour d’elle pour être sûre de ne pas attirer l’attention des manteaux d’or puis elle ouvrit la porte du cellier pour se glisser à l’intérieur en compagnie de l’apprenti boulanger. Refermant légèrement la porte, elle s’adressa à Daeron qui était toujours à l’extérieur.

« Attends là et assure toi que personne ne furette s’il te plait Daeron. » – Lui murmura-t-elle. Elle se tourna finalement dans l’obscure pièce du cellier et chercha du regard ladite trappe et le chat pernicieux qui réservait manifestement plein de surprises. Elle s’adressa à Harys sur un ton autoritaire tout en guettant ses réactions. « Vous allez avoir de gros ennuis si vous ne m’expliquez pas qui est l’homme qui est séquestré sous l’établissement Harys. Croyez-moi, mieux vaut m’en parler à moi avant que ce soit les manteaux d’or qui s’en mêlent. Est-ce que ça concerne cette affaire de rebelles ? »

Elle darda sur lui un regard intimidant, avant de s’abaisser au niveau de la fameuse trappe et de parler d’une voix audible pour le prisonnier.

« Y a quelqu’un là-dessous ? Quel est votre nom ? »
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