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Animation n°4 : La Lanterne Rouge

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Lady Coeurdepierre
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Message Sam 1 Juin 2013 - 22:31


Animation n°4



     Participants (11) : Virginia Redwyne, Shaïra Seastar, Ethaniel Stone, Heward Solverre, Catelyn Reyne, Catelyn Royce, Vyrgil Vyrwel, Ororya Gargalen, Daeron Targaryen, Lotho Volentin, Maerie.

     Règles du jeu :


  • Vos posts devront respecter le minimum de 400 mots et ne pas excéder 600 mots. Tous les posts qui n'entreront pas dans cette tranche seront dans un premier temps ignoré et si le joueur concerné persiste à ne pas respecter la tranche, il sera exclu de l'animation avec fracas. Pourquoi une telle mesure ? La ténébreuse lady Coeurdepierre entend faire de cette animation une partie de plaisir très riche et très active : l'interactivité doit être permanente et pour cela, pour vous comme pour elle, une certaine modération dans les épanchements manuscrits semble obligatoire.

  • Cette fois-ci, deux cartes, pour le rez-de-chaussée et le premier niveau.

  • Concernant votre liberté d'action, elle est totale dans le respect de ce règlement et plus précisément de ces quelques points. Tout d'abord, à chacun de vos posts, veuillez éviter de mener à bien plusieurs actions qui pourraient nécessiter un arbitrage de la ténébreuse. En effet, si vous enchaînez trois actions qui se suivent logiquement, si la première échoue, les deux suivantes ne peuvent advenir, et vous les aurez donc écrites pour rien ! Ainsi par exemple, veuillez éviter de décrire comment vous escroquer un marchand avant d'aller ensuite en escroquer un autre dans un même post, comment vous trouvez tel personnage pour ensuite lui cogner la figure avant de lui arracher les mains que vous ne manquerez pas de lui cuisiner pour qu'il les mange ensuite sous vos yeux de pervers cruel ! Toutefois, il y a parfois des actions qui portent en elle une succession de petites actions, comme par exemple réaliser des achats normaux ou encore quitter un lieu pour se rendre à tel ou tel endroit. Dans ce cas-là, évidemment, ne décomposez pas à l'extrême et agissez tout simplement. Cela pourra vous paraître contraignant mais étant donné que la ténébreuse s'engage à une présence et une surveillance quotidienne, il n'y a aucun risque de lenteur ou de paresse.

  • Votre participation vous engage naturellement à suivre le rythme imposé par la ténébreuse lady Coeurdepierre qui ne vous attendra pas car la bonne marche de cette animation doit justement passer par une grande réactivité de tous. De plus, votre participation vous engage à respecter le volet roleplay de l'événement et donc de mesurer vos choix et vos actions qui entraîneront leur lot de conséquences ! Vos personnages sont chacun à leur manière particulier, ils ont leurs forces et leurs faiblesses : souvenez-vous de ce point important, car la ténébreuse n'oublie jamais rien !

Règles spéciales


Vous aurez tous reçu un MP spécial contenant un indice connu de votre seul personnage. Au début de l'animation, il ne vous est pas spécialement utile, car l'intrigue n'est pas encore débuté véritablement. Toutefois, quand l'action sera bien lancée, vous pourrez l'utiliser comme bon vous semble, tout en sachant que la meilleure utilisation possible que vous en ferez sera la plus récompensée ! Notez bien que chaque indice est propre à chacun de vous, et si certains se recoupent, ce n'est pas le cas de tous ! Alors évitez s'il vous plaît de partager vos indices entre vous en dehors du rp. Rien ne vous empêche de le partager en rp au contraire, mais si je m'aperçois que certains savent des choses qu'ils ne doivent pas savoir ex nihilo... je vous laisse deviner que la vengeance de lady Coeurdepierre sera terrible.

Situation initiale anticipée


Dans l'atelier, à l'étage, se trouvent Luceon, Virginia, Shaïra et Catelyn Royce qui sont arrivées dans la matinée. Elles sont entrés l'une après l'autre dans cet ordre et sont maintenant ensemble depuis près d'une heure, auparavant elles ont flâné en bas sans doute. Libre à vous de définir le ton et l'humeur de vos échanges avec le tailleur.

Aux portes de l'atelier, Daeron et Ororya discutent avec Jonas. Daeron peut être sobre ou ivre, on l'aurait laissé rentré de toute façon.

Catelyn Reyne et ses parents sont là depuis plusieurs jours. Heward vient d'arriver.

Vyrgil et Lotho sont là depuis la fin de l'après-midi.

Maerie est arrivé il y a quelques heures et a goûté à certains mets du boulanger. Elle monte les escaliers.

Ethaniel est libre d'être là où il veut.

Aegor se promène.

En dehors des PNJ cités dans le prochain message qui sont à l'intérieur, tous les autres sont dans les jardins, ils attendent au dehors. Ils ont pu être à l'intérieur auparavant mais quand commence l'action, ils sont dehors.

Il n'y a pas d'autres clients dans la salle commune ou dans l'atelier du tailleur.

C'est le début de soirée, la luminosité décline, il fait beau mais frais.
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Lady Coeurdepierre
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Message Sam 1 Juin 2013 - 23:00


     Orys est un homme heureux. Trapu, gros et court, il portait ce jour-là des habits de bonne facture, comme à son habitude. La couleur saumon de son chasuble s'accordait à la rouge toile de sa ceinture. Son galurin de cuire ne le protégeait guère de la pluie, mais comme il ne le quittait jamais, ce jour ensoleillé ne ferait pas exception ! Sa belle moustache à aiguilles s'agitait, ses yeux gris pétillaient, ses joues roses bourdonnaient, le poil dans ses oreilles frétillait : la journée serait bonne pour les affaires. Et les affaires, Orys les connaissait très bien ! Tout comme son frère Luceon, qui était pourtant tout le contraire. Long, maigre, charbonné, il nattait toujours ses cheveux gris et ces derniers temps de trouble ne faisaient pas exception. Aux côtés de son frère aîné, toutefois, Luceon semblait bien pâle, avec sa tunique simple et austère, couleur de jais, sa pélerine de toile grise et ses chausses de cuir foncé. Toujours rasé de près, Luceon faisait la fortune des barbiers, et ne manquait jamais, tous les matins, de frotter son visage avec un peu du sable de la Néra, ce qui lui donnait le teint grisâtre. Ce jour en particulier, il dégageait de ses vêtements un vague odeur de bouillon de légumes. Tous deux étaient les enfants d'une septa défroquée de Port-Lannis, qui y vécut dans la misère de la plus basse condition avant de partir sur les routes pour finalement arriver dans la capitale du royaume. Orys et Luceon ont respectivement sept et six ans quand ils entrèrent dans la cité des Targaryen, loin d'imaginer quel étonnant destin les y attendait. Tous trois pris en pitié par un boulanger après quelques semaines d'errance et de mendicité dans la ville, Orys finit par devenir son apprenti. Vingt ans plus tard, la Lanterne Rouge ouvrait ses portes. Ce ne fut d'abord qu'une boulangerie timide et balbutiante, mais bientôt Luceon, qui était devenu l'apprenti d'un tailleur peu connu de la cité, décida trois ans plus tard de s'associer à son frère pour faire de l'établissement une boutique pour les plaisirs de la bouche et des yeux. Pains, pâtisseries, gourmandises, robes, étoles, écharpes et chemises, les clients fortunés viendraient y trouver leur bonheur jusqu'à la fin des temps, et quand les affaires eurent assez prospéré pour les deux frères, ils agrandirent les lieux pour en faire l'une des auberges les plus agréables, les plus huppées et les plus chères de Port-Réal.  Située rue des Trois sœurs, la Lanterne Rouge était idéalement placée au cœur du quartier commercial de la ville, là où le Guet était le plus actif et le plus présent. Sa façade donne sur la rue, mais l'arrière de l'établissement ouvrait sur un jardin privatif solidement défendu des nuisances extérieures. Ce petit havre de paix jouait gros pour tenir ses promesses, et les deux frères ne reculaient devant rien pour satisfaire et fidéliser leur clientèle.

*** *** ***


     À leur service, quelques employés venaient compléter l'équipe à la disposition des clients de passage à la Lanterne Rouge. Il y avait d'abord Ramirobis, homme d'une trentaine d'années qui vit le jour à Port-Réal, et qui était une sorte de bouffon-acrobate-charlatan-prestidigitateur-cracheur de feu-homme à tout faire. Toujours vêtu de couleurs chaudes et vives, il ne quittait jamais sa ceinture à grelots. Comble de malice, il se donnait, auprès des clients, pour pentoshi, et pour agrémenter ce mensonge fantaisiste, il teignait sa barbe et ses cheveux de la couleur de la jade. Il y avait ensuite Edmure, qui naquit à Sombreval quelque vingt-cinq ans plus tôt. Chanteur, rhapsode et luthiste, il avait le poil roux, la belle moustache des princes et les yeux bleus. Toujours souriant et prompt à la conversation, il était marié à Walda, jeune fille née vingt ans plus tôt à Port-Réal, plutôt bien faite quoiqu'elle eût l'air d'une souris égarée dans un champ de maïs. Elle était à la Lanterne Rouge un peu cuisinière et surtout serveuse. Jonas, l'apprenti de Luceon, n'avait que dix-huit ans et déjà beaucoup de talent. Plutôt petit, maigre, craintif et timide, orphelin depuis 196, il vécut un temps à Culpucier avant de travailler d'abord pour les deux frères comme commis. Quand Luceon remarqua ses dispositions pour les travaux de l'aiguille, il rechigna d'abord puis se laissa convaincre de le prendre comme apprenti afin d'assurer la relève et de l'aider dans son travail. Harys, de son côté, était l'apprenti d'Orys. Il naquit à Port-Réal, avait bien grandi mais point grossi et croyait être le fils bâtard d'un noble mais n'avait aucun le moyen de le prouver. Si les deux frères toléraient cette fantaisie parfois agaçante, le jeune homme de vingt et un ans devait cette indulgence à l'excellence de ses gâteaux aux prunes-feu et au moelleux de ses biscuits au miel. Enfin, membre le plus illustre de l'équipe, Aegor était le véritable patron des lieux. Ce vieux chat tout décousu vivait là comme le plus heureux des monarques.

*** *** ***


     Quant à l'établissement lui-même, il était à l'image de ses propriétaires : luxueux et contrastés. La façade n'avait rien de particulier, sinon son excellent état et sa propreté – la Lanterne Rouge était l'un des rares bâtiments de Port-Réal qui s'offrait régulièrement le luxe d'une ablution extérieure complète. L'entrée, une porte double au-dessus de laquelle était suspendue une lanterne drapées de voiles rouges, ouvrait sur une vaste pièce qui servait à l'accueil, aux repas et aux affaires. Quelques tables, un comptoir, divers étals pour exposer les vêtements ou les gourmandises, trois colonnes décorées de tapisseries, et voilà la pièce la plus conviviale et la plus agréable du logis ! Face à la porte d'entrée, encadrée par deux fenêtres étroites, une grosse cheminée promettait des soirées tendres et complices. Au-dessus du manteau, Orys avait accroché un râtelier de bel acajou où s'exhibait un poignard des plus étonnants. Sa lame était fine, taquine, on la devinait tranchante comme les dents d'un dragon. Sa poignée était incrustée des joyaux les plus précieux de cette partie-là du monde. C'était ainsi qu'Orys se le décrivait, car il ne manquait jamais de raconter l'histoire de cette arme spéciale, qui était le cadeau d'un client particulièrement enchanté par la visite qu'il fit dans l'établissement. Ce chaland généreux avait été séduit et foudroyé d'extase par la spécialité d'Orys, les brioches florales. Aussitôt à gauche, il y avait la cuisine, et en suivant la boulangerie. Aussitôt à droite, il y avait le cellier où l'on rangeait tout le matériel nécessaire à la bonne tenue de l'établissement : linges, draps, vaisselles, chandelles, cordes, etc. Les clients désireux de bénéficier des prestations du tailleur, ou soucieux de trouver le confort d'une chambre qu'ils auraient loué pour la modique somme d'un dragon d'or, devaient prendre l'escalier, admirable et original : sa rampe était décorée d'une suite de fers à cheval. À l'étage, il y avait bien sûr les chambres pour les clients, celle des employés, celle d'Orys et celle de Luceon. Il y avait aussi l'atelier du tailleur, et une belle galerie où les clients pouvaient se reposer, ou travailler, ou tout autre activité autorisée par les deux frères. Autant le rez-de-chaussée se voulait chaud et accueillant, autant l'étage semblait bien plus intimiste, bien plus doux, et non moins luxueux. Sur les guéridons, de beaux chandeliers et bougeoirs assurent, la nuit, l'éclairage des clients insomniaques ou noctambules.

*** *** ***


     Orys et Luceon, ce jour-là, se frottaient les mains, car depuis le petit matin, la Lanterne Rouge accueillait des clients prestigieux ! La première arrivée fut lady Virginia Redwyne, venue goûter aux douceurs de la boulangerie et trouver quelque somptueux vêtements à offrir à sa cousine Naerys Velaryon. Afin de délier les cordons de sa bourse, Orys l'avait accablée de mille largesses, et presque obligée à toucher à toutes les merveilles de pâtisseries qu'il fit défiler devant elle. À présent, Luceon s'occupait d'elle, dans son atelier, sous l'oeil sans doute amusé de lady Shaïra Seastar, qui était venue pour ses propres affaires mais qui se prêtait volontiers au jeu du commentaire. Le petit Ethaniel Stone, quant à lui, errait à travers l'auberge, et s'il était d'abord resté auprès de lady Shaïra dans cette pièce étouffante de linges et de chiffons, il lui avait bien vite faussé compagnie. Un peu plus tard dans la matinée, lady Catelyn Royce, venue de loin et peu souvent en bonne société, avait entendu parlé de cet établissement et y avait conduit ses pas pour découvrir les délicieuses pâtisseries d'Orys et les distingués vêtements de Luceon. Elle avait, elle aussi, rejoint l'atelier du tailleur pour y retrouver les autres femmes. Cernées par les trois demoiselles, Luceon ne savait où donner de la tête, mais il était malgré tout bien content d'être entouré par trois clientes potentielles, alors il s'efforçait de les conseiller au mieux et de les intéresser les unes autres autres, car un client achète toujours quand il y est encouragé par d'autres. Dans la galerie, en dehors de l'atelier, le prince Daeron et Ororya Gargalen discutaient avec Jonas, l'apprenti tailleur, car Luceon avait chargé celui-ci de s'occuper d'eux – le jeune homme avait beaucoup d'imagination et de pertinence pour trouver des idées propres à faire d'excellents cadeaux de noces.

*** *** ***


     Accompagnée par son oncle Errik et son cousin Edmure, lady Catelyn Reyne savait être à Port-Réal pour y rencontrer son futur époux, et pour le lieu d'une telle rencontre, Errik avait naturellement porté son choix sur l'un des établissements les plus luxueux de Port-Réal. Y demeurer quelques jours serait coûteux, d'autant qu'il fallait occuper plusieurs chambres, mais la maison Reyne n'était guère en peine financièrement. Les trois Reyne occupaient donc l'auberge depuis deux jours, quand arriva enfin celui qu'ils attendaient, lord Heward Solverre. Catelyn, Errik et ce dernier se retrouvèrent donc dans la salle commune où Orys leur offrit une table à l'écart, pour qu'ils puissent parler tranquillement et déguster l'une de ses brioches florales parfumées à la violette. À une autre table, celle toute proche de la cheminée où fumait un feu rieur, Vyrgil et Lotho s'esclaffait volontiers autour des récits du Braavien, tandis qu'ils coloraient leur conversation à grand renfort du meilleur des vins d'Orys qui, pour un client fidèle comme Lotho Volentin, ouvrait toujours les meilleures bouteilles. Celle choisie ce soir était estampillé du blason de la Treille et aux dires du moustachu, elle lui avait coûté « trois bras ». Il laissa de côté les joyeux compères pour retourner en cuisine où il s'était mis en tête de préparer un bon repas pour tout ce beau monde, y compris pour cette dame étrange qui n'avait pas donné son nom et qui jetait sur l'ensemble de l'établissement des yeux ébahis. En effet, Maerie n'avait pas l'habitude de ces lieux si luxueux, si huppés, elle se sentait donc sans doute peu à sa place, et pourtant elle y était ! Elle avait pour cela dû taire son identité et son activité professionnelle, mais la clandestinité n'était qu'un bien maigre sacrifice ! Elle montait d'ailleurs l'escalier pour rejoindre l'atelier du tailleur et y rêver à tous ces beaux vêtements qu'elle ne pourrait jamais acheter. Elle dut céder la place, dans l'escalier, à une Walda très confuse, qui portait entre ses petits bras une chaise abîmée, à laquelle il manquait un pied. « Mille pardons ma lady, je dois porter ça dans le cellier. » La naïve Walda détala aussitôt pour aller mettre de côté ce meuble estropié.

*** *** ***


Heure, ambiance : Début de soirée, l'humeur est bonne, Orys jubile et Luceon se frotte les mains. Harys prépare des biscuits au miel. Tout va bien ! Raminobis et Edmure sont dans la salle commune. N'hésitez pas à faire appel à leur service !

NB : N'oubliez pas que vous pouvez et même devez gérer vos PNJ ! Et n'oubliez pas que contrairement à vous, ils sont parfaitement mortels. Notez toutefois que les PNJ qui sont à l'extérieur échappent à votre contrôle, et vous comprendrez bientôt pourquoi.

NB bis : Ethaniel, tu es l'unité libre, tu as le privilège décidé par les dés de pouvoir débuter où tu veux sur dans l'auberge! Use de cet avantage sagement !

NB ter : Pour toutes vos questions, contactez Clarence Hightower !
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Virginia Redwyne
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Message Sam 1 Juin 2013 - 23:54

      Je pense que je vais prendre ce châle, qu'en pensez-vous, lady Catelyn ? Ses couleurs sont magnifiques, et les motifs sont d'une rare précision. Je n'ai jamais rien vu finitions si méticuleuses. Et ces lignes sont magnifiques ! N'est-ce pas, lady Shaïra ? Virginia questionnait tant l'avis du tailleur que celui, peut-être plus juste à son goût, des autres demoiselles présentes dans l'atelier. Elle avait jeté son dévolu sur un long châle rectangulaire, taillée de soie turquoise, broché de fils d'or et orné d'une multitude d’œillets d'argent. Au toucher, l'étole semblait fluide comme l'eau d'une fontaine, et pourtant sur les épaules elle était plus douce que la caresse d'un amant venu de Lys. À son contact lady Virginia aurait bien voulu l'acquérir pour elle-même, mais elle jugeait ce présent-là digne de sa cousine, d'autant plus que les couleurs du châle s'accordait admirablement avec le blason séculaire de la famille Velaryon. C'était en partie ce qui l'avait décidée à choisir cette pièce-là plutôt qu'une autre, et pourtant il y avait dans l'atelier et même au rez-de-chaussée des vêtements, des robes, des ceintures, des écharpes, et des coiffes d'une extrême splendeur. Si elle n'avait été la personne mesurée et prudente qu'on connaissait, sans doute la jeune épouse du Grand Amiral aurait acheté de nombreux articles en magasin. Mais fort heureusement pour les réserves financières de son époux parti à la guerre, lady Virginia n'était pas dépensière, et savait se réserver, d'autant plus qu'elle n'était pas seule dans l'atelier, qu'il s'y trouvait d'autres ladies, d'autres potentielles clientes qu'elle n'aurait pas souhaité incommoder par une conduite indigne et vulgaire. Elle n'avait jamais rencontré lady Catelyn Royce, ni même encore lady Shaïra Seastar et ne pouvait s'empêcher de constater qu'en dépit des distances géographiques, toutes les femmes du monde se retrouvent bien volontiers autour d'un tailleur pour discuter et bavarder. Sauf peut-être septa Leona, qui restait à l'écart, les yeux crevés sur le sol.

     Sans y aller trop obstinément, Virginia avait bien observé d'ailleurs la royale bâtarde, qu'elle s'était imaginée bien moins amène et bien plus imbue d'elle-même. Elle était d'ailleurs très belle, comme la rumeur le prétendait. Elle l'était même davantage. C'était assez amusant d'ailleurs, de voir tout près cette personne qui était déjà presque une légende. Pourtant lady Shaïra était bien là, et comme toutes les autres femmes, ne demeurait trop insensible aux charmes d'une belle robe, aux douceurs d'une tendre chemise. Oui, je vais le prendre, ma cousine Naerys le portera superbement. En existe-t-il un autre de la même façon, qui conviendrait mieux à l'épouse de lord Redwyne ? En effet, lady Virginia s'était également décidé à acquérir un même châle, mais aux couleurs de la vigne pourpre. Native du Bief, fille de Grand-Tour, elle était un peu coquette et ne cherchait pas même à le nier ou à le refuser. Le naturel qu'on chasse revient toujours au galop et d'ailleurs, la demoiselle n'avait pas manqué de jeter un œil ici et là, tous azimuts, afin de mieux découvrir ce bâtiment qu'était la Lanterne Rouge, et les secrets de son succès à Port-Réal. Une telle auberge était assurément un bijou dans la capitale, servi par le plus bel écrin.


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Message Dim 2 Juin 2013 - 13:51

La Lanterne ouge avait ceci de plaisant que s'y trouvaient ingénieusement mêlés deux des péchés mignons de la bonne société : les coquetteries vestimentaires et les délices du palais. Les gens qui, comme Vyrgil, se piquaient de raffinement sans avoir de château où tenir salon et où attirer les tailleurs les plus renommés, appréciaient à juste titre cette ambiance sélective et chaleureuse, au moins autant que les créations des deux frères, qui ne manquaient ni de talent ni... d'originalité, comme en témoignaient les extraordinaires brioches d'Orys. Aujourd'hui toutefois ce n'était point les brioches que Vyrgil était venu savourer en compagnie de son camarade Lotho Volentin, qui partageait avec lui au moins un point commun en plus d'être un exilé : le goût des belles choses. Ils étaient arrivés en fin d'après-midi pour visiter le tailleur avant de se retrouver près de la cheminée de la salle commune pour partager un crû délicat de la Treille. Le Bieffois en avait presque les larmes aux yeux. Ah, le velouté de ce vin sur sa langue, c'était l'âme des vertes terres et la lumière de Grande-Tour qui revenaient à lui comme s'il n'en avait jamais été dépossédé. Car c'était bien Villevieille et non Noirvallon qui lui manquait... et de Villevieille, les rues animées au crépuscule et non les couloirs austères de la Citadelle.

Ils s'étaient installés pour boire et deviser, donc, tout près de la cheminée éclairée d'une flambée bienvenue en cette fraîche soirée, au-dessus laquelle trônait un précieux poignard sur un râtelier. Comme n'importe quel habitué des lieux, Vyrgil en connaissait l'histoire, et n'ayant pas de passion pour les armes, ne lui accordait guère d'intérêt. Les autres clients, des personnes de haute naissance que le tenancier avait installées à l'écart, attiraient davantage ses regards. Il jetait de temps en temps un coup d'oeil de leur côté, toujours à l'affût d'une occasion de croiser quelque autre noble, même si ses chances de lier connaissance avec eux étaient minces. Cela ne l'empêchait nullement de se concentrer sur les récits hauts en couleur de son ami braavosi, qui ne cessait de l'ébaudir.

Un joyeux moment donc que celui-ci, un de ces moments qui auraient pu, qui auraient dû chambouler sa perception des choses et la hiérarchie de ses valeurs. Avait-il en vérité besoin de plus pour être heureux ? Peut-être pas, mais si vous lui aviez posé la question à cet instant, il n'en aurait pas moins répondu oui, sans la moindre hésitation. Car cet endroit attisait son désir de regagner les hautes sphères, et il ne savait s'en contenter, quand bien même n'avait-il jamais vraiment appartenu à ces hautes sphères, dont on l'avait écarté très jeune pour intégrer la Citadelle. Il faut croire que l'enfance est le temps où l'acier dont nous sommes trempés est le plus malléable à forger...

"Ah, mon cher Lotho, vos anecdotes ne cessent de me surprendre... mes propres péripéties me semblent presque ternes en comparaison ! Un de ces jours il faudra que je vous raconte mes tribulations, mais je crains de n'avoir ni votre verbe truculent ni une matière aussi glorieuse. A moins que la vindicte d'une bande de barbons radotants et les sarcasmes d'un bouffon coiffé d'un corbeau empaillé ne soient considérés comme la marque d'un destin épique et aventureux ?" avança-t-il avec auto dérision lorsque Lotho eût conclu son récit du moment.


Thème musical : La Marche Turque ~ Mozart
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Message Lun 3 Juin 2013 - 8:45

Douce journée que celle ci, faite d'une sincère relaxation, se dit Lotho alors qu'il avait réussi à convaincre son docte ami Vyrgil de s'en aller à la Lanterne Rouge. Nul lieu à Port-Réal n'était semblable à celui ci ! La richesse des plats, l'ambiance festive mais respectueuse des conversations qui pouvaient naître à une table, l'accueil réservé aux habitués. Oui, même si il ne l'avouerait jamais à Galt, la Lanterne Rouge était ce qu'un homme raffiné était en droit d'attendre d'un lieu de divertissement.

Pour autant ce n'était pas ces charmes qui avait poussé le danseur d'eau à s'y rendre aujourd'hui, tout du moins pas en premier lieu. Il s'agissait en réalité d'une affaire bien plus pragmatique, à savoir que la garde-robe qui était sienne s'était vue maltraitée ces derniers mois. Il ne lui restait plus de présentable qu'une livrée à la mode de Braavos, teinte en nuances de bleu et de gris, brodée par endroits de fils d'argent. Une vêture fort présentable s'il en est, mais qui ne pourrait pour autant remplacer le besoin de pouvoir se vêtir confortablement. Nostalgique de sa cité natale, il tenait à en porter les dernières modes pour qu'au premier coup d’œil on ne puisse oublier ses origines. Une marotte onéreuse, mais il ne pouvait se décider à passer outre.

Ainsi donc avait-il commandé trois tenues au tailleur de la Lanterne Rouge, dont il connaissait le professionnalisme. Il y avait mis à contribution l’œil expert du Bieffois durant une heure d'essayage, avant qu'ils ne puissent se retrouver assis au coin d'une cheminée. Le vin de la Treille, combiné au contexte martial des conversations que captaient Lotho sur la contre attaque envers les Îles de Fer le firent s'épancher sur ses aventures passées. Aussi raconta t-il sa première attaque de pirates, alors qu'il avait seize ans et commençait sa carrière. Le récit avait été épique, majestueux malgré la déconvenue qu'il résuma en ces termes pour conclure :


- ... Et c'est ainsi que notre Capitaine sauva nos vies au dépens de la marchandise. Une intention fort louable si vous voulez mon avis, mais je pense être trop intéressé dans l'affaire pour la vendre avec honnêteté ! Toujours est-il que nous restâmes sur ce rocher durant deux jours, contraints à un rationnement forcé, jusqu'à ce que croise "Élégante", un autre navire de Braavos qui put nous récupérer ... Quelle aventure mon cher, je vous prie de me croire !

S'emporta t-il dans un dernier élan avant de retrouver le silence, enjolivé par la dégustation d'une nouvelle gorgée du breuvage rubicond. Vyrgil le félicita de la qualité de ses histoires avec une honnêteté qu'il accueillit d'un sourire enchanté, avant de déplorer la piètre grandeur de ses propres histoires. Le danseur d'Eau lui répondit dans la langue de Braavos :

- Votre histoire, mon cher, me semble assez originale pour que vous en fassiez mystère ! Et ce même si je peux allègrement comprendre qu'elle vous soit douloureuse à raconter. Mais y'a t-il réellement moins de mérite à préférer la liberté de vivre aux risques d'une aventure trop cavalière ? Je serais d'avis qu'en choisissant cette voie, vous vous êtes trouvé un fort bel arrangement avec le Dieu de la Mort ... Qu'en pensez vous ?

Tout homme avait ses parts d'ombre et le danseur d'Eau ne dérogeait pas à cette règle, aussi pouvait-il comprendre les réticences de son vis à vis quand à se confier sur son passé. Après tout, le spadassin ne voilait il pas ses infamies derrière le faste de ses succès ?
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Message Lun 3 Juin 2013 - 20:23

Un frisson. La flamme de la bougie qui éclairait leurs visages tremblota faiblement, comme éprise d’un soupir languissant. D’entre deux bâtisses, un rayon de miel perçait la pénombre naissante du crépuscule et venait caresser la pièce doucement enténébrée, que seul un âtre crépitant fendait de lumière. Une lumière diffuse, douce, qui rendait l’ambiance chaleureuse et propice à la confidence. Les conversations allaient bon train ; Entres éclats et rires, l’humeur était amène et, fidèle à ses promesses, « La Lanterne Rouge » était à la hauteur de sa réputation. Là où faste jouait du luxe pour offrir aux clients – fortunés – le service d’exception qu’ils exigeaient, les gérants s’étaient faits forts d’élever leur modeste auberge au rang d’incontournable dans le paysage rustique de la capitale. Et ils s’acquittaient de leur tâche avec, il fallait l’avouer, assez de panache. C’était son oncle Errik, qui avait jeté son dévolu sur cette bâtisse réputée de Port-Réal, dans l’attente de rencontrer l’homme qui prendrait pour femme sa nièce chérie. C’était, normalement, lord Reyne lui-même qui aurait dû remplir cette obligation, mais son frère commençant à montrer quelques premiers signes de faiblesse, et son héritier parti en guerre, c’était à lui qu’était revenu le devoir de finaliser les modalités de l’union à venir. Et après deux jours d’interminable attente, dont ils profitèrent pour faire la visite de la capitale, l’homme s’était enfin présenté à eux.

Catelyn porta à ses lèvres une bouchée de l’exquise brioche florale, sentant l’exhalaison flatter son palais d’une douce saveur de violette. La lady ne prêtait qu’une oreille distraite aux rumeurs qui s’élevaient autour d’elle, son attention toute entière étant tournée vers la conversation animé entre son fiancé et son oncle. À l’instar de son cousin Edmure, que son père avait tenu à voir à ses côtés, elle s’était murée dans un silence respectueux, et une torpeur latente commençait à imbiber ses sens. Son regard, lui vif et pétillant, était absorbé par le visage aimé d’Heward Solverre.

C’était la première fois qu’elle le revoyait, depuis des mois, et il n’avait pas changé. Presque pas. Peut-être ses traits semblaient-ils plus marqué, plus tirés ? Ou peut-être ne s’agissait-il que de l’effet pervers des ombres que jetait la bougie sur son visage. Et peu importait, au fond. Il était là. Leurs échanges avaient beau être réguliers, rien n’égalait le plaisir de voir ses yeux bleus se poser sur elle, de sentir cette main rude enserrer la sienne, ou d’entendre le son de sa voix au creux de son oreille. C’était ainsi, il y avait des manques que rien ne pouvait combler. Une lampée de l’hypocras que son oncle avait mandé à la jeune serveuse un peu plus tôt, et Catelyn se sentit ragaillardie, enveloppée par l’étreinte chaleureuse de l’alcool. L’arrachant de sa léthargie, son oncle s’exclama
: « … Et avec ces affaires, j’en oublierai presque la plus basique des politesses ! Il remplit de nouveau la coupe du futur-époux, ainsi que la sienne, et planta ses prunelles acérées dans celles de l’homme. Comment s’est donc déroulée votre traversée ? »
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Lady Coeurdepierre
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Message Lun 3 Juin 2013 - 23:24


     Luceon se fendit d'un sourire quand lady Virginia Redwyne abdiqua et décida d'acheter le châle qu'il avait dégoté pour elle. Enfin, plus exactement, pour sa cousine lady Naerys ! Qu'importe le destinataire, pourvu que le tailleur reçoive l'argent en pièces sonnantes !  « Ma lady fait un excellent choix ! Ce châle conviendrait à la Reine elle-même, alors je suis certain que votre cousine estimera ce présent à sa juste valeur... laissez-moi lui trouver un bel écrin... et je dois bien avoir quelque part un châle qui vous permettra de rivaliser avec votre cousine ! Attendez... » Il saisit délicatement le châle choisi par l'épouse du Grannd Amiral et le mit de côté, puis s'affaira près d'une corbeille d'osier dont il ôta le couvercle pour y fouiller un peu. Tout en y cherchant ce qu'il savait y trouver, le tailleur à la natte grise invita les autres demoiselles présentes dans la pièce à faire preuve du même engouement que leur consœur, et a jeté leur dévolu sur un article qu'il serait ravi de leur vendre pour une somme honnête et ronde ! Entre amis des beaux vêtements, les concessions sont de mise ! Il jaillit hors de la corbeille en brandissant une superbe écharpe de velours bleu, une guirlande de pampres rouges et verts traversait d'un bout à l'autre. Avec fierté et contenance, il la présenta devant lady Virginia, comme on présente une offrande sur un autel dédié à la Jouvencelle. « Elle vous irait à ravir, c'est une évidence qui me crève les yeux ! N'est-ce pas, lady Shaïra ? Je suis certain qu'une femme de votre envergure sait que cette écharpe donnerait à lady Redwyne une beauté nouvelle propre à rivaliser d'aise avec la vôtre. »

     Vyrgil et Lotho bavassait tranquillement, comme ils avaient coutume de le faire. Le danseur d'eau régalait son interlocuteur d'anecdotes de son crû, et le mestre déchu dut bien concéder qu'il ne pouvait tenir la comparaison. Et pourtant, il avait vécu bien des choses avant de finir à Port-Réal, notre vouivre malchanceuse ! Lotho n'était pas en reste, et tous deux partageaient ces souvenirs comme deux enfants jouant au bord de l'eau, avec insouciance et plaisir. Un peu plus loin dans la salle, lady Catelyn, son oncle, son cousin et son promis se retrouvait autour d'un délicieux hypocras, qu'un dragon d'or leur coûta. Le prix parut cher à Errik, mais après avoir goûté les premières gorgées, il fut surpris d'en vouloir payer davantage, tant la boisson lui plaisait ! Sans les déranger, Edmure s'appuyait sur une colonne, et tirait quelques notes de son luth. Tandis que de son côté, Ramirobis jonglait avec des boules de couleur verte, rouge, jaune, bleue et rose ! Il y en avait tout de même cinq ! Orys, qui passait là, applaudit des deux mains et encouragea le saltimbanque en annonçant une tournée générale. Walda, après avoir déposé dans le cellier la chaise cassée, en revint avec sur les épaules une courte corde, au moment où le moustachu offrait à tous sa générosité. Il regarda la jeune jouvencelle et la vit en détresse, s'approcha d'elle et elle lui confia, à voix basse pour ne pas gêner les clients, avoir trouvé cette corde dans le cellier, là où elle n'aurait pas dû être. Orys haussa les sourcils et balaya d'un geste de la main les stupides questions muettes de la naïve fillette :  « Bah, c'est sans doute Harys qui a dû la déplacer, tu sais comme il est distrait ! Va donc servir du vin à tout le monde, c'est ma tournée par les tétons de l'Aïeule ! » Et Orys, sur ces mots truculents, s'en alla dans la cuisine où il entendait bien rappeler son apprenti à ses devoirs et à plus de concentration. La corde au coup, Walda le suivit et prépara les chopines pour honorer la promesse généreuse de son patron.

     Mais alors qu'elle reparaissait à la porte de la cuisine, portant un plateau de bois avec les boissons pour tout le monde, un bruit sec et foudroyant se fit entendre, comme si à l'étage, quelqu'un avait tapé d'un grand coup de pied sur le sol. Cela ne dura pas plus d'une seconde, et l'on n'eut pu rien entendre si le coup n'avait résonné dans toute la pièce. Le bruit fut une telle surprise qu'un accord échappa aux doigts pourtant agiles d'Edmure, qui manqua de laisser échapper un juron. Ramirobis, de son côté, laissa filer au sol ses boules de jonglages. Walda chuta presque, mais elle put sauver le vin ! Orys jaillit hors de la cuisine l'instant qui suivit, et ordonna assez sèchement au saltimbanque d'aller voir à l'étage et d'y demander à Luceon de faire moins de bruit. Il s'approcha ensuite de Lotho qu'il gratifia d'un sourire allègre et rondouillard.  « Cette luciole éteinte est plus nerveuse qu'une truie qu'on égorge, il nous fera s'écrouler la maison ! Je lui ferais bien porter du vin pour l'adoucir, mais il y a plus de chance de voir le Mur fondre que de le voir boire une seule goutte d'alcool.

*** *** ***


Heure, ambiance : Début de soirée, l'humeur est bonne, Orys jubile et Luceon se frotte les mains. Harys prépare des biscuits au miel. Tout va bien !

NB : N'oubliez pas que vous pouvez et même devez gérer vos PNJ ! Et n'oubliez pas que contrairement à vous, ils sont parfaitement mortels. Notez toutefois que les PNJ qui sont à l'extérieur échappent à votre contrôle, et vous comprendrez bientôt pourquoi.


NB bis : Pour toutes vos questions, contactez Clarence Hightower !
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Ororya Gargalen
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Capitaine de la garde personnelle de la Main du Roi

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Message Mar 4 Juin 2013 - 10:57

Ororya aurait préféré s’abstenir de porter l’uniforme pour cette petite visite de courtoisie à la Lanterne Rouge. Même si Daeron n’était autre que son cousin et avait nécessité sa présence pour pouvoir la conseiller sur un cadeau à offrir à la belle Naerys, Ororya était avant tout une Dent de Freux. Les Targaryen avaient beau être la Couronne, ils avaient aussi beaucoup d’ennemis – cachés, rampants, des imposteurs qui pouvaient attendre qu’une occasion. Celle de pouvoir atteindre l’un des membres de la royale famille. La Gargalen avait bien manqué de se faire empoisonner quelques lunes plus tôt, alors la vigilance en ce qui concernait une menace envers Daeron n’était pas à prendre à la légère. Ororya contrastait indubitablement avec les nobliaux qui profitaient de l’évènement. La plupart était des habitués du Donjon Rouge et leur visage n’était guère méconnu à la Dent de Freux. Lorsque l’on occupait cette fonction, il fallait avoir les yeux partout, et connaître tout le monde – du moins, de vue. A peine la jeune Dornienne avait franchi le seuil de la porte, qu’elle s’était mise en devoir de repérer l’endroit de long et en large. Même un endroit qui entretenait magie et enchantement pouvait cacher une menace. Gardant un œil sur son cousin, la Dent de Freux s’était baladée au rez-de-chaussée avant de suivre Daeron qui désirait être renseigné sur le présent idéal pour la future mariée. Ororya espérait qu’une seule chose – qu’il ne lui demande pas d’essayer d’éventuelles robes ou froufrous qui mettraient un sacré coup à son image de capitaine de la garde personnelle de Brynden Rivers.

La première chose que la donzelle à la peau cuivrée s’était tenue de faire, avait été de repérer tous les éventuels clients venus profiter de l’évènement. Elle avait notamment pu distinguer le mestre Vyrgil prés de l’âtre, en compagnie d’un homme à la carnation différente. Le jeune Ethaniel dont elle s’était prise d’affection avait suivi la belle Shaïra Seastar et furetait dans l’endroit, avec son éternelle curiosité juvénile. Une jeune femme était tout aussi méconnue d’Ororya que l’homme en discussion avec Vyrgil – voilà de quoi piquer la curiosité de la Dent de Freux. Arrachée à son examen pour se rendre jusqu’au premier étage, Ororya fit mine d’écouter l’échange entre Jonas et Daeron avec un semblant d’intérêt, ne manquant pas de promener son regard sur ce qui l’entourait. La suspicion était au rendez-vous, même si elle parvenait à le dissimuler pour se prêter au jeu des sourires.

Accordant durant un bref instant toute son attention sur Jonas qui se perdait dans quelques descriptions d’atours tout à fait propices aux courbes féminines, Ororya perçut un grand fracas provenant d’une pièce voisine. Le bruit fut assez percutant pour sûrement attirer l’attention de toute la maisonnée. La jeune Dornienne posa un regard interrogateur sur leur interlocuteur avant d’interrompre le sujet de discussion somme toute passionnant.

« Qu’est ce que c’était ? » – Liant le geste à la parole, la donzelle s’écarta légèrement de ses comparses pour s’approcher des pièces de l’étage aux portes closes. Sourcils froncés, Ororya ne put qu’exprimer son inquiétude. « Un bruit sourd, comme si quelqu’un était tombé. Il y a quelqu’un d’autre ici ? »

La Gargalen prenait ses responsabilités très à cœur, et la perspective de trouver un simple loisir à la Lanterne Rouge s’était bien vite envolée pour laisser place à l’instinct.

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Ethaniel Stone
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Message Mar 4 Juin 2013 - 13:46

Ethaniel se sentait comme un privilégié. Se rendre à Port-Réal en si charmante compagnie – une compagnie particulièrement inattendue mais très agréable – qui se prénommait Shaïra Seastar. Oh bien sûr, en entendre parler était aisé, surtout pour un fin amateur comme lui des diverses ouvrages sur l’histoire de Westeros. Mais de là à la rencontrer, et ensuite à pouvoir se rendre avec elle en dehors du Donjon Rouge, sans compter que l’objectif était de lui offrir de nouveaux attirails vestimentaires, il se sentait particulièrement honoré et privilégié face à autant de gentillesse. La considérer comme belle était un euphémisme : lors de sa première rencontre avec cette charmante et merveilleuse femme, il avait été totalement incapable de formuler le moindre propos dans l’immédiat et cela avait duré quelques trop longues secondes pour qu’une gêne ne fasse le reste par la suite. Pétrifié il avait été face à autant de charisme et de beauté. La première impression se devait sûrement d’être celle-là et s’excuser il le fit rapidement se disant qu’il n’était clairement pas le premier à agir de la sorte. Une attitude totalement déplorable selon lui mais qu’il n’avait pu réprimée face à un tel personnage dont la renommée n’était plus à faire. Cependant, pour son plus grand plaisir, discuter avec elle lui avait permis de s’apercevoir d’une autre grandeur qui se reflétait bien davantage avec la personnalité que la beauté seule. Cependant, ce moment lui avait semblé assez exceptionnel pour ne pas se réitérer de si tôt, mais la surprise avait été de taille quand elle l’avait invité à se joindre à elle. Un plaisir qu’il avait eu du mal de dissimulé car se trouver en compagnie d’une femme avec autant d’assurance malgré ses origines apportait une certaine fierté. Peu importe les propos négatifs qu’on lui attribuait, il jugeait toujours par ses propres eux. Ainsi, bien que l’anxiété était toujours au rendez vous dans ce genre de contexte, il était parti avec plus de légèreté que d’habitude.

Cependant, les choses prirent rapidement une tournure légèrement mondaine. Ce ne fut pas forcément pour lui déplaire mais rencontrer autant de personnes en si peu de temps était particulièrement anxiogène pour lui, non pas parce que les personnes autour étaient désagréables, mais plus parce que son rang de bâtard le mettait mal à l’aise, ainsi il préférait donc se faire aussi petit qu’une souris ce qui n’était pas le cas quand une femme aussi prestigieuse se tenait à ses côtés. Cela ne faisait qu’en rajouter à son mal aise car sans connaître son identité, il n’avait guère l’habitude que les gens l’observent autant. Baissant rapidement les yeux il n’avait que très peu observé l’établissement avant de se retrouver ensuite avec autant de femmes nobles au point de vouloir se mettre en retrait, ce qu’il fit. Finalement ne sachant comment occuper son temps, Shaïra lui accorda d’une œillade complice le droit de quitter le petit rassemblement féminin pour partir à l’aventure en solitaire, ce qu’il fit sans se faire prier. Voulant commencer les choses dans l’ordre, il se rendit tout d’abord au rez-de-chaussée empruntant l’unique escalier, mais avant qu’une envie le submerge un bruit étrange et étonnant lui parvint. Cela semblait provenir de la pièce fermée dont sorti une jeune femme qu’il n’avait encore jamais vue. L’idée alors qu’elle était la cause du bruit suspect lui parvint et lui laissa l’opportunité de retourner à ses affaires. Mais, cela reprit et l’étrangeté du tintamarre l’obligea à s’arrêter de nouveau devant la porte du cellier. Il regarda un peu aux alentours avant de se rapprocher et de poser son oreille sur cette dernière.



" Chacun imite un courage qui n'a jamais existé "




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Message Mar 4 Juin 2013 - 14:58

L'ambiance poursuivait son cours sans grand mal, le regard de Lotho dérivant ça et là alors qu'il attendait une possible réponse de son médecin de comparse. Les lieux n'étaient point bondés, mais restaient néanmoins très occupés en ce début de soirée, par des personnes illustres dont semblait-il l'éminente Shaïra de Lys. Il n'avait guère le temps de la saluer à l'heure actuelle, mais ne raterait pour rien au monde cette occasion de la rencontrer à nouveau, dans un cadre plus formel que celui de la Halte Ombragée.

La pauvre Walda quand à elle semblait bien en peine d'arriver à suivre le rythme que son propre métier était en train de lui imposer. Souvent trop bavarde, d'une distraction redondante, elle n'en restait pas moins un atout pour Orys, qui semblait lui excuser toutes ses maladresses. La générosité de ce très cher tenancier se découvrit bientôt alors qu'il offrit une tournée à son compte. Fieffé coquin, le braavien coupa le geste de la serveuse qui allait servir Vyrgil et lui, lui disant d'un ton enjôleur agrémenté d'un sourire désarmant :


- Je vous en prie très chère, nous ne voudrions pas risquer de froisser votre patron en ne goûtant pas sa tournée d'abord. Soyez une crème et réservez nous ce cruchon, je vous assure que nous y ferons bon sort plus tard.

Alors qu'elle s'en allait, Lotho jeta un clin d’œil à Vyrgil. Quelques pièces économisées, pas de petits profits après tout ! Alors qu'ils venaient d'être rincés par la tournée patronale, un bruit sourd fit basculer le regard du danseur d'eau de la platitude totale à une profonde méfiance. Dans un réflexe, sa main d'épée s'était posée sur la garde torsadée de Repentance, tandis que son buste s'était redressé avec une fluidité étonnante.

L’œil scrutateur dirigé vers le plafond se tourna bientôt vers les occupants de la pièce, se faisant peu à peu plus calme. Manifestement le spadassin ne comptait pas se laisser gâcher un si bon cru par une étagère tombée ou bien que ne savait-il encore ? Alors qu'il dégustait à nouveau détendu la première gorgée du nectar des vignes, il regarda d'un œil amical Orys qui sortit avec fracas des cuisines.

Avec son autorité habituelle il beugla à son ménestrel d'aller voir ce qui se passait, tandis qu'une dornienne vêtue de l’uniforme des Dents de Freux se fit un devoir d'aller vérifier ce qui se passait en haut. Encore une recrue plus qu'efficace de Ser Mallery, le si cher "ennemi" de Lotho. Ce dernier accueillit la manœuvre avec un sourire malicieux alors qu'Orys s'approchait de lui. Poli, le spadassin releva la tête à son niveau et l'écouta se plaindre au sujet de l'agitation nerveuse qui caractérisait son frère. Une fois qu'il ait participé au rire de contentement d'Orys, Lotho lui répondit avec la plus courtoise des voix :


- C'est en effet une certitude mon cher Orys. Mais voyez donc le bon coté des choses. A force de ne s'épancher que d'eau, votre frère sera bel et bien le seul qui pourra nous protéger de l'inondation provoquée par la fonte de ce monumental édifice ! Ce sera, à coup sûr, un spectacle à ne pas manquer !

Malgré son apparente décontraction, une phrase que lui avait susurré Walda lui revint brièvement en mémoire, l'intimant à la circonspection. Mais quand à savoir laquelle, il faudrait déjà qu'il se rappelle exactement quel en était le contenu ...
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Vyrgil Vyrwel
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Mestre destitué et noble déchu
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Message Mar 4 Juin 2013 - 16:53

Vyrgil, ragaillardi par le point de vue optimiste de Lotho, hocha la tête avec enthousiasme. "Le Dieu de la Mort, hé ? Un tel arrangement me sierait en effet... mais à dire vrai, c'est plutôt un Dieu de la Malchance qui me poursuit, un dispensateur de ridicule et de péripéties calamiteuses ! Pour autant je ne désespère pas de l'épuiser à la course... fuir est devenu l'une de mes spécialités !"

Sur ces entrefaites, il balaya distraitement la salle du regard, admirant l'adresse du jongleur. Orys eut alors l'heureuse inspiration d'annoncer une tournée générale. Ceci ajouté aux quelques notes mélodieuses émanant d'un luth, ne pouvait qu'égayer davantage notre mestre déchu qui sourit d'un air rêveur en se demandant si Lady Ororya, qu'il avait vue passer un peu plus tôt, ne lui accorderait pas tantôt une danse au son de cette délicate musique. Ah, la danse d'une Dornienne... elle serait plus ardente encore que celles des flammes dans l'âtre qui lui échauffait déjà les sens... à moins que ce ne fût le vin ? Il rendit à Lotho son clin d'oeil lorsque celui-ci esquiva habilement une dépense en profitant de l'annonce de la tournée.

Alors qu'il se laissait aller au calme de l'instant, cette ambiance sereine vola en éclat sous l'effet d'un bruit sourd en provenance de l'étage, assez violent pour résonner dans toute la salle et faire bondir le cœur de Vyrgil comme un animal effrayé. Lotho, en face de lui, avait instantanément changé de posture avec la grâce d'un chat. Loin de démontrer la même maîtrise, le Vyrwel écarquillait des yeux timorés et s'était même légèrement recroquevillé après avoir sursauté. Constatant que le plafond n'allait finalement pas lui tomber sur la tête, il se reprit et toussota dans son poing avant de chercher une contenance derrière sa coupe de vin. Orys avait envoyé quelqu'un à l'étage pour se plaindre, et plaisantait sur la nervosité de son frère. Lotho renchérit d'une boutade, et Vyrgil quelque peu rasséréné lança d'un air docte : "Malheureux celui qui ne sait goûter aux douceurs de l'existence et se tourmente d'un rien ! D'autant que la nervosité n'est guère recommandée à qui s'adonne aux travaux d'aiguille. Un de ces jours il confondra dans la panique d'une commande urgente votre chat avec sa pelote d'épingles et... je n'ose imaginer la suite." Le chat de l'auberge avait un air qui incitait davantage à une retraite prudente avec repérage des issues les plus proches, qu'à un assaut de caresses attendries. Vyrgil était sûr que ce greffier aurait mis en déroute Misère, le corniaud des abords du dispensaire, d'un seul regard embrasé.


Thème musical : La Marche Turque ~ Mozart
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Message Mar 4 Juin 2013 - 18:01

« Houleuse … Les vents d'automne se lèvent, la baie se refroidit. Je crains que la mer ne soit plus aussi aisé à vivre. » Ainsi répondit Heward à l'oncle de sa promise. La discussion était pour le moment plus ou moins facile à vivre et c'était pour le mieux car le lord Solverre était il faut l'avouer, arrivé peu serein à la Lanterne Rouge. Le mariage approchait et lui qui ne pensait jamais avoir à ressentir la même pression qu'il avait subi pour demander la main de Catelyn se retrouvait maintenant avec un grand lion barbu face à lui. Heureusement pour lui le félin semblait être un homme sage et pour le moment ils arrivaient à trouver des domaines d’intérêt commun, notamment cette guerre qui déferlait sur les côtes ferreuses à l'autre bout du continent. Heward avait laissé Renaud y aller et bien que la relation fraternelle n'était pas au beau fixe ces derniers temps, il espérait tout même le revoir en vie et en entier.

Ses mains se faufilèrent sur la table et il prit celle de sa bien aimée, son visage, son sourire, les choses n'avaient pas tant changé en quelques mois mais la retrouvé était un bonheur. Bien qu'au fond de lui soyons sincère, il aurait préféré de loin que ses retrouvailles avec sa belle se passent autrement que sous forme d'un interrogatoire. D'ailleurs il se posa même une question, tout ceci paraissait trop beau et les regards inquisiteurs du cousin silencieux de sa lady commençait à lui donner des idées de plan façon bon et méchant homme du guet. Une technique d'interrogatoire en somme. D'un mouvements de tête qui secoua ses boucles noires, il chassa toutes ses idées noires. La lanterne Rouge était un établissement bien connu, bien qu'un peu trop fastueux pour la sobriété renommée de sa famille. Il avait enfin l'occasion d'assouvir sa curiosité et ça en compagnie de la plus belle femme qu'il connaissait. Autant en profiter sans se poser trop de question. Car, des interrogations, il y en avaient bien assez, trop de rumeurs sur ces lieux.

« Alors que pensez vous de la capitale ? Vos terres de l'ouest ne vous manquent elles pas trop ? »
Sa main tenant toujours celle de Catelyn, jouant avec les quelques bagues d'orfèvre qui ornaient les mains, il lui accorda un sourire béat et sentimental.
« Et toi, que penses tu de Port-Réal ? Tu arriverais à t'y faire ? »

Soudain un énorme fracas frappa la salle de stupeur et alors que sous la surprise tout le monde se retourna vers le plafond, le patron ressortit et calma le jeu, ramenant leur place aux conversation et notamment à la table des Solverre. Une serveuse qui à ce qu'on entendait par ci par là s’appelait Walda apparut alors au cœur de la discussion pour mettre sur table quelques verres que le patron des lieux avaient décidé d'offrir à sa clientèle. D'humeur charitable et sûrement un peu fayote, Heward retira quelques richesses de sa bourse et les apposa sur la table en poussant légèrement les pièces vers la serveuse.
« Tenez. Nous avons trop pour demander plus. Si votre patron ne veut pas de cet argent, gardez le pour vous. »
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Shaïra Seastar
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« En languissant définiront mes jours »

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Message Mar 4 Juin 2013 - 19:06

Shaïra de Lys n’avait pas pour habitude régulière de fréquenter les établissements de Port-Réal, aussi prestigieux soient-ils, ainsi les visites de la lady au sein de la Lanterne Rouge étaient-elles rares, espacées dans le temps et toujours sous l’égide d’une solide escorte. Des précautions qui avaient fini par lasser la Seastar au point de lui gâcher l’évident plaisir qu’elle retirait à musarder parmi les étals d’appétissantes pâtisseries et d’élégants tissus. De fait elle n’avait plus mis les pieds dans l’antre d’Orys et Luceon depuis des semaines, bien trop de semaines devenues lunes, mais c’est le petit et adorable Ethaniel qui remédia à cette étrangeté. Après le départ du déjà regretté Commandant Alrik Mallery et de ses Dents de Freux, la Targaryenne avait retrouvé le bambin errant dans l’absolument immense et impressionnant Donjon Rouge et avait décidé de le prendre sous son aile jusqu’au retour de son mentor et bienfaiteur. La compagnie du garçonnet palliait à sa solitude et l’amusait par son attitude si curieuse et réfléchie. Ce n’était pas un enfant très assuré mais elle sentait en lui un grand potentiel qui n’attendait que d’être exploité, chose qu’avait dû aussi percevoir Alrik pour en faire son page. Quoiqu’il en soit, Ethaniel avait beau se passionner pour leurs bibliothèques et les quelques leçons qu’elle lui dispensait, elle jugea profitable de le faire s’aérer en-dehors des hauts murs et aussi – et surtout ! – de le vêtir avec un plus de goût et de prestance, un pareil minois méritait bien ses parures !

Installés dans le moelleux d’un carrosse entouré d’une kyrielle de gardes ils avaient fait route jusqu’à la Lanterne Rouge où très tôt, l’exercice s’était révélé encore plus distrayant que prévu. En effet l’établissement connaissait un franc succès et de singulières personnalités s’y trouvaient déjà, ainsi Shaïra et Ethaniel avaient pu faire la connaissance de lady charmantes telles Virginia Redwyne et Catelyn Royce. Les mondanités étaient un lot quotidien, mais au milieu des tissus et des dorures, le ton se faisait naturellement plus léger et enthousiaste, propice aux rencontres. Rencontres qui avaient peut-être été moins intéressantes pour le cher garçonnet, que d’une œillade Shaïra avait autorisé à aller se promener dans les environs. L’endroit ne pouvait qu’être sûr, après tout.

Le minois légèrement penché sur le châle choisi par Virginia, elle l’étudiait de son regard hétérochrome avec l’acuité d’un aigle prêt à fondre sur le moindre accroc. Mais le tissu a été exempt, et resplendissait d’élégance. « Il est parfait, aux couleurs Velaryon, et j’en gage ira parfaitement au teint de lady Naerys. Un tel cadeau flattera mon œil lorsque je la verrai l’arborer au Donjon Rouge… » Shaïra connaissait surtout la donzelle de réputation, mais puisqu’elle était destinée à épouser son neveu, elle s’était faite plus attentive et pour l’heure, observatrice. La jeune épouse demanda ensuite à voir une pièce pour sa personne et Luceon fut prompte à en brandir une. L’homme connaissait son métier et comment faire tourner une affaire, il avait devant lui trois clientes qui potentiellement, ne reculeraient pas à la dépense, il serait bien idiot de ne pas en profiter ! Shaïra apposa le même regard pétillant et gourmand sur l’écharpe, mais toujours aussi critique, puis murmura de sa voix aussi douce que chaloupée. « C’est toujours aussi splendide, Lucean. Bien que lady Virginia n’ait guère besoin d’écharpe pour rivaliser avec moi… » Mutine, elle esquissa une risette puis poursuivit. « Je vous conseillerai de l’essayer, le velours peut tomber harmonieusement autour de votre cou comme être une chaîne qui scellerait votre éclat. »


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Message Mar 4 Juin 2013 - 19:14

« Ah la mer ! Plus tu la pratiques, moins elle semble aisée ! Au son d’un luth grave, tenu d’une main de maître, la conversation allait bon train. Comme une femme ! Haha ! Pardon ma douce… » Ajouta-t-il dans un grand éclat de rire en dardant ses prunelles sur sa nièce. Sourire aux lèvres, Catelyn observait silencieusement l’échange entre son promis et son parent, ravie de remarquer qu’il ne semblait pas s’y être instauré d’inimité ; Il fallait avouer que ç’avait été une de ses plus grandes craintes. Non que son oncle soit quelqu’un de brusque, mais sa verve et sa franchise avait de quoi en décontenancer plus d’un. À dire vrai, il avait la langue aussi acéré que le bleu perçant de ses yeux, et Heward… était Heward. Mais, à l’instar de son frère, l’oncle de Catelyn semblait avoir adopté le Lord des Terres de la Couronne et s’entretenait avec lui avec une cordialité teinté d’un soupçon d’euphorie, désinhibée par l’alcool. Que ne pouvait-elle en dire autant de son cousin qui, lui, s’était laissé sombré dans une morosité affligeante, et jetait à Heward des regards par trop insistants, où commençait même à pointer un reflet acerbe qui, à n’en pas douter, mettre Lord Solverre bien mal à l’aise.

S
ur l’accord d’un luth grave, tenu d’une main fébrile, Catelyn sentit les doigts d’Heward caresser le dos de sa main, puis se glisser doucement entre les siens.
« Si j’étais marié aux Terres de l’Ouest, Port-Réal serait ma maîtresse. Il but une gorgée de la boisson que venait de déposer la jeune Walda sur la table, cadeau du patron. Tu devrais y passer un de ces jours. » Les prunelles d’Heward glissèrent sur Catelyn, son regard se lova dans le sien. Comment trouvait-elle la capitale ? Vulgaire, sale. Majestueuse. Comme une catin de luxe tombée en disgrâce. « Elle a du caractère. La lady pressa doucement la main de son promis dans la sienne. Je pense pouvoir m’y faire. » Elle se serait faite à tout, tant qu’il ne s’agissait pas de lui ôter sa liberté d’action et de réflexion. Et tant qu’elle était avec lui. Alors qu’Heward jouait du faste de sa bourse, un coup sec retentit à l’étage du dessus, laissant les hôtes sursauter autour de la tablée, et la main de Catelyn se crisper sur celle de son promis. Même Edmure semblait s’être réveillé. « Qu’était-ce ? » Demanda Catelyn, le cœur encore affolé par la soudaineté du vacarme. Son oncle tenta de la rassurer, lui assurant qu’il ne devait s’agir de rien de plus qu’un objet tombé au plancher. Edmure, qui jusque-là était resté silencieux, se prit à vouloir participer activement à la conversation. À sa façon. « Et euh… Le fief de la maison Solverre… C’est bien cette grande et riche île de la baie… Ou alors je confonds avec la maison Velaryon. » Un coup d’œil courroucé à son fils, et le chevalier se tut. Étouffant un éclat de rire, Catelyn darda ses prunelles sur le visage de son bien aimé.
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Virginia Redwyne
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Message Mar 4 Juin 2013 - 23:28

     Lady Shaïra, l'Astre des mers, approuva le choix du châle pour Naerys, ce qui éveilla en la toute jeune épouse du grand Amiral un soupçon de gratitude. Les femmes suspectent toujours un peu les compliments d'une comparse, mais elles les boivent avec avidité quand ils sont la générosité d'une autre plus belle. Les lèvres de Virginia s'ourlèrent d'un sourire aimable et reconnaissant, elle était sûre désormais que le châle obtiendrait un franc succès auprès de sa cousine, lady Naerys, qui serait bientôt l'heureuse propriétaire d'un vêtement qui provoquerait bien des jalousies au Donjon Rouge. Luceon brandit par la suite, devant elle, une écharpe magnifique. De velours, elle était bleue, tressée d'une guirlande de vignes aux fruits rouges et aux feuilles vertes. Le choix des couleurs et des motifs semblait prédestiner le vêtement à la demoiselle. La plus belle du royaume y alla de son petit compliment pour l'écharpe, et d'une remarque généreuse pour la sœur du Grand Argentier, qui ne put retenir les rougeurs sur ses tempes. Rien qui fut trop visible ou trop gênant, car elle savait se tenir ; elle n'était pas particulièrement sensible à ce genre des mots plaisants, mais il était toujours agréable de s'entendre dire de telles choses. La royale bâtarde conseilla d'essayer l'écharpe et lady Virginia s'étonna de ne point y avoir elle-même songé. Elle devait avoir l'air bien sotte, à tenir le tissu dans ses mains et à le regarder sans rien faire. Avec amusement, car elle se sentait presque comme une enfant, lady Virginia s'entoura chaleureusement de l'écharpe dont elle se flatta la nuque et les épaules. Alors, est-il plaisant à voir sur moi ? J'ai du mal à me rendre compte, ce sont des couleurs que je maîtrise assez peu, je ne les porte pas depuis longtemps... s'il y avait un miroir...

     Cette suggestion à peine jaillie hors de ses lèvres, un bruit étrange se fit entendre à cet étage, un claquement sec d'un instant à peine qui la fit sursauter. Qu'était-ce que cette nouvelle nuisance ? Probablement rien, mais Virginia ne put s'empêcher d'éprouver une curiosité bien naturelle face à cet imprévu sonore, qu'elle grossissait peut-être. Le moment était mal choisi pour elle, sans doute, car elle se montrait avec, autour du coup, une écharpe qu'elle allait peut-être acheter, ce n'était pas le moment de quitter l'atelier pour aller voir ailleurs d'où venait ce bruit étrange. Elle musela donc l'envie qu'elle avait d'aller chercher l'origine de cette surprise, qu'elle focalisait peut-être pour rien, mais ne retint pas pour autant la question qui lui brûlait les lèvres : Suis-je sotte, ou bien ai-je entendu qu'on frappe à la porte ? Ce qui est étrange, car celle-ci est ouverte... vous allez rire, mais j'ai cru entendre un bruit lourd et sec... probablement le fruit de mon imagination, à croire que votre sublime écharpe me tourne la tête, Luceon... Il ne la gênait pas de passer pour idiote ou naïve, après tout le risquait-elle vraiment ? Elle n'était sans doute pas seule à avoir entendu ce bruit, il était bien normal de s'inquiéter d'en connaître la cause et l'origine.


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Message Jeu 6 Juin 2013 - 22:10


     À l'étage, Aegor s'était tapi dans l'ombre d'une armoire, dans l'atelier de Luceon. Ce dernier d'ailleurs répondait d'une traite aux questions d'une lady à la figure féline :  « Lady Redwyne, cette écharpe est faite pour vous. Il me coûte presque de vous en réclamer de l'argent, tant il semble que ma main a été guidé par les dieux pour la faire ainsi adaptée à votre nuque ! Mais elle ne vous tourne pas la tête, j'ai moi-même entendu ce bruit et je vous assure que mon frère Orys va m'entendre une fois de plus ! Il y a bien longtemps que nous aurions dû nous occuper de ce grenier en disgrâce depuis des années, et ce bruit n'annonce qu'une chose, il nous tombera bientôt dessus ! Je ne sais même pas s'il ne faudrait pas aussi combler ce plafond que les vers peut-être dévorent à notre insu... » Le misérable au teint gris affichait la mine grave des plus sombres augures. Aegor en avait assez de ces balivernes qu'il répétait chaque fois qu'une porte grinçait, chaque fois qu'une fenêtre claquait. Il quitta sa tanière de soie et de velours pour fuir cette caverne aux merveilles de chiffon et de linge. Au passage, il glissa entre les jambes de Jonas qui répondait à la question d'Ororya :  « Je ne sais pas ce qui c'était... » Comme toujours, Jonas avait l'air à des lieues de l'endroit où ses pieds le tenaient.  « Un objet est peut-être tombé dans l'une des chambres ? »


     Le chat est une créature monstrueuse. Capable de rester de longues heures immobile sur un coussin, il ne se meut jamais qu'avec la prudence extrême des étoiles, et lui arrive parfois de demeurer des jours entiers sans manger ni dormir, simplement assis, à darder de ses yeux qui luisent les malheureux qui l'approchent de trop près. Combien d'odieux complots ont vu le jour dans l'encre noire des yeux d'un chat, sans jamais aller plus loin que la pointe d'argent des moustaches félines ? Aegor ne se sentait guère concerné par les pitoyables affaires humaines, qu'il laissait aux manants ses maîtres le bon soin de régler. Le chat circulait dans l'établissement à sa guise, comme il lui plaisait, visitait son domaine à son gré, se couchait dans tous les lits, s'étalaient sur tous les fauteuils, frottaient sa queue là où lui chantait son cœur palpitant. Il voyait tout, entendait tout, savait tous les secrets, toutes les habitudes et toutes les hontes de la maison. Passant de l'invisible, rôdeur des murs creux, promeneur du silence, Aegor descendit l'escalier en toute hâte et se jeta au sommet d'un buffet pour s'y retrancher en sûreté – tous les manuels militaires s'accorderaient plus tard à dire que les hauteurs sont les positions les plus aisément défendables, encore que l'histoire se chargerait bien de leur donner tort un jour ou l'autre, à la faveur de l'élévation d'un stratège audacieux et brillant. Fort de sa nouvelle supériorité sur l'ensemble de la salle commune, les yeux d'Aegor balayèrent la plaine des tables, chaises et clients qu'il ne reconnaissait pas tous. Il vit la petite Walda qui acceptait avec le plus étonné des sourires les piécettes du barbu aux yeux de vase. Il savait où la gueuse les cacherait, dans le pot de farine qu'elle gardait sous son lit, pour éloigner les démons, la sotte ! Aegor se promit de la visiter dans la nuit, pour faire rouler le pot et répandre la blanche poudre partout entre les lattes du plancher de la chambre des employés. Ramirobis, ce crétin de farceur, s'engouffra dans les escaliers pour une raison que le félin ignorait. Le bruit, sans doute ? Ces humains, un rien les effraie ! S'ils savaient... Orys, le gros maître, s'approcha d'un homme à la malhonnête barbiche, et lui parla un peu. Ce dernier répliqua, suivit par un autre barbu qui dit alors un mot sensible aux oreilles d'Aegor. Le chat se promit de surveiller ce drôle de gougnafier au nez de ragondin. Et peut-être de le punir plus tard, qui sait, peut-être avait-il dit quelque chose de vilain ? Aegor ne parlait pas l'humain, cette langue maléfique. Orys toutefois répondit avec générosité à ces clients et voici ce que le chat ne put comprendre :  « Il y a bien dix ans que j'essaie d'ouvrir ses lèvres à une coupe de vin, mais rien n'y fait ! Vous êtes celui qui tient le dispensaire, non ? Vous ne connaissez pas un remède à la sobriété, par hasard ? Je suis certain de pouvoir faire usage d'une telle chose, si seulement ça existe. » Et le gros moustachu de rire avec éclat, ce qui frisa le poil sec et rêche d'Aegor. Il détestait les trompettes cachées dans le bide d'Orys, qui s'exclamaient à la moindre risette, aux moindres flatulences.


     Le félin avait également remarqué la présence, dans l'établissement, d'un petit garçon. C'était très rare, il avait été surpris, et Aegor n'aimait pas les surprises. Ce petit bout d'homme, dont les joues pousse-au-crime étaient un appel pour toutes les griffes de Port-Réal, s'était une première fois attardé autour du cellier et y était revenu, comme étrangement attiré par le contenu de cette pièce qu'Aegor ne visitait qu'avec peine, tant il en craignait les sombres recoins et sinuosités. Le cellier servait au reste de l'établissement de débarras, alors tout le désordre qu'on ne trouvait ailleurs s'y trouvait concentré. Aegor n'aimait pas le désordre. Quand le petit garçon colla son oreille sur la porte, le chat miaula avec humeur, et siffla comme l'aurait fait un vieux rat à l'agonie. Ethaniel, au contact du bois brut de la porte, qui n'était pas de belle facture comme les autres, ne put rien entendre tout d'abord, car la paroi était trop large. Toutefois, au prix d'un effort de concentration, il entendit encore une fois les mêmes bruits que déjà ses oreilles avaient captés et perçus plus tôt : quelqu'un dans le cellier frappait du bois. N'était-ce pas étrange ? Aegor miaula une deuxième fois quand une main se posa soudain sur l'épaule du petit garçon, pour le tourner dans un sursaut. « Pardon petit, mais je dois aller chercher du matériel... » C'était le jeune Harys qui le regardait avec un sourire qu'on devinait forcé, et qui avait dans les yeux autant de soucis que de miettes de pain dans les sourcils. Il poussa Ethaniel sur le côté, pénétra le cellier et prit soin de refermer la porte derrière lui. Il en sortit presque aussitôt, avec un étrange couteau dans la main, et retourna dans la cuisine... en n'ayant pas pris soin de bien refermer la porte derrière lui, si bien qu'elle était à peine entrouverte. Les yeux d'Aegor s'illuminèrent. D'un bond, il sauta sur la tête d'Heward Solverre, s'agrippa à ses oreilles, y plongea ses griffes, hurla un miaulement de triomphe, et jaillit à nouveau pour atterrir sur le sol, détaler jusqu'à la porte du cellier et s'y engouffrer sans grâce ni distinction. Quelques gouttes de sang perlèrent aux oreilles de lord Solverre, tandis qu'un Orys confus s'approchait de lui pour se répandre en mille excuses. Walda s'était précipitée à sa suite, armée de linges blancs qu'elle avait en hâte trempé dans de l'eau chaude. Edmure, quant à lui, dissimulait son sourire et continuait la musique !


     Parvenu à l'étage, Ramirobis fit quelques pas dans le couloir des chambres réservés à la clientèle, puis s'approcha du prince, de Jonas et d'Ororya. Il avançait à pas pressés, si bien qu'il fut à leur côté peu après que Jonas eût répondu aux questions de la garde du prince. Il salua bien bas le Targaryen et la soldate, et déclara : « Messire, milady, pardon, mais je dois dire quelques mots à notre cher Luceon ! » Et il leur passa devant, entra dans l'atelier, salua de la même façon puis chuchota quelques mots à l'oreille du tailleur qui se raidit plus encore, si c'était possible.

*** *** ***


Heure, ambiance : Début de soirée, l'humeur se tend. Orys est confus, Walda dépassée, Jonas à l'ouest, Luceon irrité, Edmure amusé, Ramirobis inquiet. Aegor a frappé !

NB : N'oubliez pas que vous pouvez et même devez gérer vos PNJ ! Et n'oubliez pas que contrairement à vous, ils sont parfaitement mortels. Notez toutefois que les PNJ qui sont à l'extérieur échappent à votre contrôle, et vous comprendrez bientôt pourquoi.

NB bis : Ceci est la fin de l'introduction ! Nous allons entrer dans la première phase, alors tremblez.

NB ter : Pour toutes vos questions, contactez Clarence Hightower !
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Ethaniel Stone
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Message Jeu 6 Juin 2013 - 23:06

La curiosité était un vilain défaut, le reproche lui avait déjà été adressé alors même que c'était de cette façon qu'un petit être de cet acabit pouvait déjà posséder autant de connaissance. La soif de découverte, l'avait toujours mu vers d'autres horizons. Il aimait s'instruire, apprendre, et posséder des savoirs bien trop évolués pour un enfant voire un bâtard. Mais désormais le statut de page ne pouvait que l’entraîner vers les méandres plus profonds des diverses connaissances du monde. Toute fois, c'était bien autre chose qui le poussait désormais à coller un orifice à une porte plutôt imposante détentrice de secrets qu'il tentait de percer. Le tintamarre précédemment entendu l'intriguait, obtenir réponse lui apportait de l'anxiété autant que cela le poussait à continuer à se laisser malmener par la curiosité. Un miaulement cependant se fit entendre ce qui détourna un instant son attention alors qu'un félin se tenait à proximité. Décidément, il avait l'art d'attirer ce genre d'animal, déjà au Donjon Rouge ne s'était-il pas lié d'affection pour un énergumène de cette race qui bien que n'étant pas son familier propre arrivait encore à passer la nuit dans ses quartiers. Ici, ce n'était guère le même genre mais cependant cela restait un petit être à poils sur quatre pattes qui avait la même tendance au miaulement. Etait-il lui aussi intrigué par ce qu'il pouvait se dérouler derrière cette porte ? LE sifflement émit par le chat pourrait suggérer principalement un désagrément. C'était tout à fait possible et c'était ce qui poussa notre garnement à continuer son écoute attentive. L'idée même qu'il en était la cause ne lui parvint pas dans l'immédiat. Néanmoins, son esprit fut vite rappelé à l'ordre quand une main posée sur son épaule le fit fortement sursauter et le rendit pratiquement interdit face à la personne qui avait à faire dans la pièce dont les bruits lui étaient encore apparus mais dont la concentration n'avait pas été assez longue, suite à l'intervention, pour pourvoir identifier l'origine. Pris en flagrant délit et baissant ainsi rapidement les yeux, il se recula d'un pas pour laisser l'homme faire son travail correctement, après même qu'il l'ait repoussé.

"Pardon messire.." formula-t-il avec embarras.

Il n'avait jamais voulu déranger qui que ce soit et ce n'était pas maintenant que ça allait commencer. Restant en retrait, il se reprit un instant émettant la suggestion personnelle de délaisser cet événement pour peut-être continuer sa route voire retourner auprès de Shaïra et rester dans un coin évitant ainsi tout désagrément. Cependant, la sortie rapide de l'homme qui l'avait fait sursauter auparavant le rendit immobile et lui fit observer que le matériel était en réalité un couteau dont la forme lui paraissait surprenante par son originalité. L'utilité en était inconnue mais aucun élément ne lui permettait de répondre à la question intérieure posée à son adresse. LA tournure que prit l'événement fut assez dramatique quand le chat décida de faire des siennes, le surprenant et engendrant un nouveau sursaut de sa part, entraînant dommages chez Heward Solverre - un parent de son père assez pieu qui ne pouvait accepter son existence - avant de disparaître dans le cellier dont la porte n'était pas bien fermée. Dans un soucis d'aide et surtout de ne pas apparaître à la vue d'un parent éloigné qui ne l'appréciait guère, il se mit à la poursuite du chat.

"Mais... Qu'est ce qui te prend ... Viens ici ! "

Il n'en fallut pas davantage pour le faire disparaître aux yeux de la petite troupe quand poursuivant l'énergumène sur pattes, il se retrouva dans la pièce convoitée dont l'intérieur l'immobilisa face à ce qu'il pouvait y apercevoir.



" Chacun imite un courage qui n'a jamais existé "




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Message Ven 7 Juin 2013 - 11:06

« Heum … En fait non. Il s'agit bien de la famille Velaryon. Des voisins, notre famille n'est pas la plus grande mais elle au moins son nom qui n'est pas tâchée de blasphème pour elle. Bien que ... » * MEOOOUWWWW * A peine le Lord Solverre avait il approché la fin de sa phrase qu'une attaque malvenue était parvenue. Le chat de la Lanterne Rouge avait apparemment pri un certain plaisir à vouloir déchiqueter en morceau le visage du noble. Les instincts félins. Le lion qui chasse pour son déjeuner. Décidément beaucoup de lion à une même table.
D'abord pris par une certaine panique, il ne fut pas longtemps pour qu'Heward joue des mains pour attraper la fourrure de son agresseur afin de le retirer de son faciès. Bonne ou mauvaise idée, il parvient par finalement envoyé valser le chat noir un peu plus loin le laissant emporter au passage quelques morceaux de chair.
Les oreilles légèrement ensanglantée, le seigneur n'eut pas le temps d'enfiler deux mots qu'il lui semblait que tout un monde s'écroulait sur lui. Le patron des lieux avait finalement quitté sa bonne humeur pour se fondre en excuse, la serveuse paniqua et accourut armée d'assez de linges pour s'occuper d'un amputé.
Pris dans ce tourbillon de personne Heward ne sut plus trop où donner de la tête jusqu'à ce que finalement, levant les bras il stoppa ce manège infernal.

« Stop ! Merci, je vous remercie je vais bien ! N'ayez crainte et tentez donc plutôt de contrôler votre animal par la suite. »
Les serviettes chaudes se détachèrent alors de son visage. Plutôt mal en point l'apprenti lord se trouvait maintenant face à des convives aux sourires disparates. Dame malchance faisait son œuvre sous les coups de l'Aïeule et Heward se disait que la sagesse de la vieille femme voulait lui apprendre ce qu'il en coûtait de vouloir paraître. Ou peut être était ce chance de combattre un fléau ?
Cette petite histoire lui avait amené l'un des patrons que quelques bouches avaient ici et là appelé Orys. Le regard du Solverre s'arrêta brusquement sur l'homme.

« Vous êtes l'un des deux frères n'est ce pas ? J'ai bien entendu quelques histoires à votre propos. Vous devez être heureux qu'un tel établissement soit votre. Il est, resplendissant. J’espère que vous en remerciez chaque jour qui passent les Sept pour tout ce qu'ils ont pu vous apporter. »

Puis sans plus de mots, il porta sa coupe à ses lèvres, buvant une lampée de son breuvage.
« Il serait bien mauvais que d'autres en profite. »
Une réaction de méfiance, que l'on aurait peut être même pu qualifier d'agressive si Heward n'avait pas été cet homme si inoffensif. Ces derniers temps il avait souvent parlé de cette auberge de luxe et tout les échos qu'il avait pu en avoir – parfois de personnes saintes et de foi – ne ressortait qu'une chose un malencontreux danger, une malédiction des Sept qui planait.
Ses yeux se posèrent sur Catelyn. Il ferait tout en sorte pour l'éloigner de ce danger, pour l'éloigner de cet homme. Que le Père veille sur eux.
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Message Ven 7 Juin 2013 - 12:21

L’animal avait surgi de nulle part et, comme une furie, s’était agrippé à la foisonnante et hirsute chevelure d’Heward, plantant des griffes meurtrières dans ses chairs, sous le regard ahuri de Catelyn qui n’eut d’autre réflexe que de s’écarter pour éviter un coup de patte malencontreux. Et d’un Edmure dont le sourire imbécile – « Il a juste voulu s’accrocher à ce qui dépass… » – fut tôt maté par la gifle que lui mettait son père à l’arrière du crâne. « Mais contenez votre animal ! » S’écria Catelyn, à l’encontre d’Orys. Mais, sans l’intervention du tenancier, il ne fallut à Lord Solverre que quelques instants pour se débarrasser du fauve – fauve qu’elle avait d’ailleurs entraperçu peu de temps auparavant en train de rôder alentours – et, avec un soupir soulagé, la lady put voir que l’homme s’en était sorti sans une égratignure. Presque sans une égratignure. Au lobe de son oreille, une perle de sang lui faisait une boucle d’oreille d’un rubicond chatoyant. Mais elle n’eut guère le temps de se pencher sur la question que son promis était assailli par le personnel de la Lanterne Rouge qui – Entre flot d’excuses et panique lingère – s’affairait à réparer les dégâts provoqués par la terreur velue. Et pour la première fois, Catelyn vit Heward faire preuve de fermeté.

Sitôt que les serviettes s’étaient détachées de son visage, la Reyne s’était penchée vers lui et, le visage inquiété, lui avait demandé s’il n’avait rien. Précaution inutile puisqu’il semblait clair que le Lord se portait très bien. Edmure avait arrêté de rire, le luthier reprenait son œuvre et son oncle gardait pour l’instant le silence. Son fiancé avait alpagué le patron et, à demi-mots, lui faisait remarque que la prospérité de leur établissement n’était plus à prouver, ainsi qu’il serait dommage que d’autres en profite. Remarque que Catelyn ne comprit pas immédiatement. Quels autres ? De quoi parlait-il ? La Lanterne Rouge menaçait-elle d’être rachetée ? Voilà qui correspondrait bien aux ouï-dire parvenus jusqu’aux oreilles de Catelyn, et auxquels elle n’avait prêté jusque-là qu’un attention très modérée. La jeune femme ne tenait pas cas des rumeurs. Elle croisa le regard bleu nuit d’Heward, et se trouva très surprise par le sérieux et l’éclat troublé qui y planait, sans raison apparente. Elle posa sa main sur celle du Lord, se pencha vers lui pour lui glisser à voix basse :
« Tout va bien Heward ? » Jamais elle ne lui avait connu air si méfiant, pas même la fois où un homme s’était arrêté pour lui parler au creux de l’oreille, lors du tournoi de Murs-blancs.
Et le propre de la suspicion était d’être communicative
.
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Vyrgil Vyrwel
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Message Sam 8 Juin 2013 - 8:49

Orys n'en démordait pas : son frère, selon lui, avait grand besoin de s'initier aux bienfaits du vin. A n'en pas douter, lui-même en était familier. Interrogé quant à l'existence hypothétique d'un remède à la sobriété, Vyrgil rit à son tour avant de professer avec un léger rictus : « Un remède ? Eh bien, en théorie tout mal possède son remède, il n'appartient qu'aux esprits curieux de le découvrir. Mais pour cela encore faudrait-il poser un diagnostic des causes du mal... à quand remontent ses symptômes ? A-t-il un beau jour renoncé aux plaisirs de la boisson, ou les a-t-il toujours esquivés ? Son abstinence est-elle le fruit d'une interdiction qu'il s'est lui-même imposée, et si oui, pour quelles raisons ? Ou bien n'a-t-il tout simplement aucun goût pour l'alcool ? La complexion de chacun étant sujette à d'infinies variations, il n'est pas exclu que ce qui est délice pour le commun des mortels soit supplice pour certains... » Parti comme il l'était, stimulé par le breuvage incriminé, il allait théoriser toute la soirée sur les origines et les cures possibles à la sobriété de Luceon. Aegor toutefois choisit opportunément ce moment pour faire diversion et sauver Orys et Lotho d'une leçon de médecine interminable encore que pour le moins originale.

Un miaulement virulent interrompit son monologue et attira leurs regards sur l'un des clients bien nés attablés à l'écart. Le chat venait de bondir sans tact aucun sur ledit client et c'est avec une frénésie remarquable qu'il se carapata de ce perchoir vers une porte entrouverte, non sans avoir égratigné au passage sa victime. S'ensuivit une vaste confusion dans laquelle se mêlaient hilarité des uns, affolement des autres, sans parler de l'indignation et du souci du groupe entourant le blessé. Vyrgil commenta l'incident pour Lotho d'un ton clinique : « De tels coups de folie sont habituels aux félins... frénésie alimentaire, mauvaise humeur ou simple défoulement, cela dépend des moments. Oh, bien sûr, il y aura toujours des superstitieux pour dégoiser que la faute en incombe à des esprits frappeurs affolant leur prétendu "sixième sens", mais il n'est nul besoin de chercher dans l'irrationnel des explications à ce phénomène, si surprenant soit-il dans certains cas... les chats ne retombent pas toujours sur leurs pattes, et certaines lésions à la cervelle, suite à une mauvaise chute, peuvent parfaitement expliquer de telles crises lorsqu'elles surviennent de manière saugrenue, incompréhensible à première vue. » Depuis que sa chaîne avait été brisée, il n'avait cessé de la porter que pour mieux l'arborer dans ses paroles. Le maillon de zoologie en l'occurrence aurait aussi bien pu pendre à son cou. Tu es une mine d'informations inutiles, répétait souvent Egan, le prieur du dispensaire. Lotho serait-il plus réceptif à ses dissertations ?

Assistant aux efforts paniqués de la serveuse et d'Orys, bientôt repoussés par le malheureux client, Vyrgil finit par reculer légèrement sa chaise, prêt à se lever, et lança au blessé : « Messire, je ne voudrais point me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais vous feriez mieux de nettoyer cette plaie avec du vin, si légère qu'elle vous paraisse. Les écorchures à cet endroit ne sont pas à négliger et, qu'Orys me pardonne, même dans une auberge aussi bien tenue on ne sait jamais dans quoi un chat a bien pu planter ses griffes ; je vous prie d'en croire sur parole l'humble guérisseur que je suis. » Il se retint d'ajouter d'un ton professoral et quelque peu mordant : Inutile de jouer les durs devant la jeune dame. Elle vous préférera avec vos deux oreilles.


Thème musical : La Marche Turque ~ Mozart


Dernière édition par Vyrgil Vyrwel le Sam 8 Juin 2013 - 9:41, édité 2 fois
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Ororya Gargalen
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Message Sam 8 Juin 2013 - 9:23

Ororya n’était manifestement pas encline à se détendre, préférant se méfier de tout dans cet établissement qui se présentait pourtant fort accueillant. Tandis que la mine perplexe de la Dornienne en uniforme était tournée en direction des chambres de l’étage, le dénommé Jonas prétendit que ce bruit avait sûrement été provoqué par la chute malencontreuse d’un objet. La Dent de Freux n’était nullement convaincue, et la légèreté de son interlocuteur sembla l’agacer un court instant.

« Je ne sais pas. Avez-vous tendance à ranger vos affaires en déséquilibre ? » – Ororya ne se sentait guère à l’aise. Elle sentait une emprise sur son échine, une intuition qui lui soufflait que quelque chose d’anormal était en train de se passer. Et si tout ça n’était qu’un piège ? Et si quelqu’un se cachait dans l’une des chambres, attendant que le prince soit délaissé pour le poignarder dans le dos ? Le chat noir qui vint à se carapater entre leurs jambes arracha un sursaut au petit groupe. La jeune Dornienne croisa brièvement le regard de Daeron qui semblait lui faire part d’une certaine exaspération. Se montrait-elle trop prudente ? Sûrement préférait-il qu’elle se comporte plus en cousine qu’en garde, mais Ororya ne pouvait s’y résoudre.

Après quelques instants, les voix se firent plus fortes au rez-de-chaussée, et en tendant l’oreille, Ororya put distinguer des bribes de conversation. Le chat de la maison qui venait de détaler, avait cru bon de semer la pagaille en bas. Haussant les épaules avec perplexité, Ororya finit par se tourner vers Jonas, avec la ferme intention de lui demander quelque chose. Mais, ils furent bien vite interrompus par un homme qui se pressait de les saluer pour entretenir Luceon. L’inquiétude vague dans le comportement du dénommé Ramirobis ne fit qu’accentuer la prudence de la jeune Dornienne. Ne quittant pas des yeux le tailleur entouré des nobles dames qui discutaient vêtements, Ororya attendit patiemment que Ramirobis en ait fini avant d’interpeller Luceon.

« Y aurait-il un problème ? » – Car bien évidemment, la maisonnée semblait en émoi, et ça n’avait pas échappé à la jeune femme qui était à la recherche de ce genre de détails depuis qu’elle avait passé le pas de la porte de la Lanterne Rouge. Elle se tourna vers Jonas et lui demanda, bras croisés contre la poitrine. « Puis-je jeter un coup d’œil dans vos chambres ? J’ai le devoir d’inspecter chaque endroit que le prince risque de fréquenter. Ce n’est en rien pour vous manquer de respect, vous comprendrez. »

Elle n’attendit pas vraiment une quelconque approbation de la part de son interlocuteur et traversa le couloir pour se rendre à la première porte du fond – décidée à ouvrir toute porte pour jeter un œil dans chaque pièce de l’établissement.
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Message Dim 9 Juin 2013 - 11:24

Heward écouta attentivement chaque paroles que pouvait prononcer ou chaque réactions que pouvait avoir le patron de l'établissement. Certes le lord Solverre n'était pas du genre belliqueux ni méfiant, mais dés lors que l'on parlait spirituelle et surtout païen ses bouclettes noires se hérissaient de peur d'un regard divin qui maudirait quiconque serait au mauvais endroit au mauvais moment. La présence de Catelyn ne laissant pas ce genre de chose s'arranger.
Il ne voulait pas être désobligeant, peut être que tout ceci n'était que racontars, mais il préférait savoir cet Orys loin et retourner à sa vie plus tranquille.
[Orys a t-il une réaction au propos tenu par Heward ?]

Le contact de la main de son aimée le ramena sur terre loin de toute suspicions et superstition. La voix basse et douce de sa fiancée se pencha à son oreille et apparemment le noble n'avait pas forcément bien caché son trouble. Il lui tenta de sourire le plus sincèrement du monde et prenant sa main dans le creux de la sienne il glissa entre ses cheveux blonds quelques mots afin de la rassurer.

« Oui tout va bien. Ne t’inquiète pas. »
Pas forcément ce qui existait de plus implacable et rassurante parole, mais que pouvait il y faire, que pouvait il dire ? La vérité ? Il ne fallait pas y compter. Bonne étoile qu'était celle des Solverre, elle sortit Heward de ce mauvais pas par un homme assis non loin de leur table qui se mit à proférer conseil quant à la simple égratignure qui rougissait les oreilles du Lord. Deux hommes attablés et qu'il avait déjà remarqué, deux hommes aux longs cheveux et aux grande discussions depuis son entrée. Jusque là il n'en avait donné guère attention, mais l'occasion était donné et ma foi, le lord devait avouer que l'homme avait marqué un point.

« Et aurais je l'honneur de savoir de qui me vient ces précieux conseil ? Vos paroles me donnent en tout cas confiance et je vous suis donc allègrement. Toute fois je prend la peine de vous demander si le vin suffirait ? De ce que j'ai retenu de mes voyages en mer, les forts degrés combatte mieux le sang que le vin, surtout lorsque l'on a rien d'autre. Mais je ne suis pas guérisseur. » Il porta d'ailleurs à ce moment là sa main à son cou et son visage. Avant l'arrivée des serviettes, le sang avait perlé par endroit et sa nuque comme le creux de son oreille droite – qui avait sûrement un peu plus souffert – s'était légèrement peinturluré de rouge. « Et j'aimerais aussi pouvoir me laver si possible, mais dans un endroit plus à l’abri des regards. Comprenez que se faire attaquer par un chat est déjà un assez grand spectacle pour que je n'en donne plus. » Dit il en regardant le patron des lieux. « Merci à vous pour vos conseils. Je connais quelqu'un qui aimerait sûrement plus en entendre de votre part» Ses paroles s'accompagnèrent d'un sourire à Catelyn dont il connaissait les penchant pour les sciences médicinale.
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Message Dim 9 Juin 2013 - 13:10

Légèrement assommé tant par l'inaction que par le vin qui savait se rappeler à son bon souvenir une fois ingéré, Lotho n'avait pas été tout à fait prompt à réagir lorsque le chat tant honni par Vyrgil se fit un devoir de labourer les chairs d'un noble manifestement transi d'amour. Peut être que le greffier avait mal à partir avec la mièvrerie et savait habilement quoique brutalement le démontrer. Le danseur d'Eau avait observé la scène d'un œil distrait sans vraiment y prêter plus d'attention, à vrai dire il méditait les divagations de son comparse pour y trouver réponse adéquate, lorsqu'il eut enfin trouvé les bons mots il afficha un sourire espiègle avant de rétorquer :

- C'est bien là une certitu ....

Devant ses yeux le médecin s'était avait coupé court à leur discussion, regardant vers le lieu de l'agression féline caractérisée, laissant le spadassin sur le carreau. Ce dernier, doigt levé en l'air, ne put que pousser un soupir amusé ... Décidément quand ils ne vous demandaient pas de surveiller votre alimentation, les médecins se trouvaient tout de même être d'implacables guetteurs d'afflictions toutes plus inconséquentes les unes que les autres ... De bien drôles de compagnons de beuverie en somme, résuma le danseur d'Eau pour lui même, un fin sourire amusé aux lèvres.

Si le diagnostic ne tarda pas à résonner dans la salle, attestant d'un savoir certain mais surtout d'une méticulosité qui laissait souvent Lotho incrédule. En quoi un chat, tout sale qu'il soit, pouvait-il bien provoquer la mort ? Quand il repensait au nombre de fois où il avait lui même risqué sa vie et dont il était pourtant revenu entier ou couturé, voir pansé ou cataplasmé ... Qu'un simple chat soit aussi dangereux tenait du non sens aux yeux du spadassin.

Il ne s'était pas intéressé à la conversation pour améliorer ses connaissances médicinales, non point. Il tenait en réalité à maintenir les apparences et corriger ainsi les erreurs d'étiquette de son camarade que l'empressement médical lui avait fait commettre. Après s'être levé avec panache, il fit quelques pas de velours vers la table aristocratique, avant d'ôter avec grâce son chapeau à larges bords et de se fendre d'une profonde révérence pour finir par dire d'un ton courtois perlé de son accent exotique :


- Veuillez je vous prie excuser l'empressement de mon ami Vyrgil, il ne tenait pas à vous manquer de respect, vous l'avez parfaitement bien compris. On ne cesse jamais d'être médecin semblerait-il. Pour ma part je me nomme Lotho Volentin, Danseur d'Eau de Braavos. Et également rimeur, bretteur, hâbleur et paraît-il charmeur ...

Sa présentation malicieuse étant maintenant déroulée et l'étiquette se trouvant désormais rétablie en ces lieux, il mit fin à sa révérence avec tout autant de style, puis observa la suite des événements, son regard se reportant du Lord Solverre à sa promise, un léger sourire courtois au bord des lèvres.


Dernière édition par Lotho Volentin le Lun 10 Juin 2013 - 9:10, édité 1 fois
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Virginia Redwyne
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Message Lun 10 Juin 2013 - 0:49

     Lady Virginia offrit au tailleur un sourire, elle savait le compliment à la fois sincère et commercial et le prenait donc avec toutes les pincettes nécessaires. Elle fut plus attentive en revanche aux remarques concernant le grenier de l'établissement et l'état des plafonds. Curieuse de nature, chaque fois qu'on lui parlait de près ou de loin d'architecture, elle prenait goût à la conversation et devenait avide d'en apprendre davantage. Si l'écharpe était faite pour elle, il paraissait clair à l'esprit de Virginia qu'il y avait entre les deux frères un contentieux relatif au grenier de la Lanterne Rouge, grenier hors d'usage et depuis longtemps abandonné à en croire le discours de Luceon. Depuis combien de temps personne n'avait mis les pieds là-haut ? À entendre le tailleur, depuis des années, alors lady Virginia griffonna quelques commentaires pour elle même sur le parchemin invisible de sa mémoire, avant de tourner sur elle-même avec l'écharpe autour du cou, comme pour mieux en admirer les charmes et les beautés indéniables. Vous parlez de combler le plafond, Luceon, est-ce à dire qu'il soit creux, vermoulu ou grignoté par le fracas des ans ? À Villevieille, comme la plupart de nos bâtiments sont en pierre, nul ne s'inquiète trop de voir vieillir les charpentes, mais comme il me semble que l'ossature de votre établissement soit de bois, vous devriez peut-être effectivement confier à un charpentier ou à un maçon le soin de guérir votre bâtiment de ses maux intérieurs qui, à long termes, vous joueront de vilains tours.

     Virginia avait en mémoire un hôtel particulier de la rue d'étain à Villevieille, qui n'était pas tout à fait de pierre, et qui avait vu sa toiture s'effondrer alors même que de l'extérieur, la bâtisse semblait dans la meilleure des formes. Il s'était avéré qu'un parasite xylophage avait pris d'assaut le squelette de bois du bâtiment et l'avait rongé jusqu'à sa destruction spectaculaire. Pris à temps, ce genre d'inconvénient peut être facilement détruit dans l’œuf, et les sinistres épargnés. Mais quiconque fait la sourde oreille ou l’œil aveugle à ces problèmes se condamne à de lourdes et pénibles conséquences. Terribles, parfois même tragiques. Virginia s'approcha du tailleur et lui parla à voix basse, discrète et polie comme elle savait l'être. Si vous le désirez, je pourrais vous aider à convaincre votre frère d'agir et de faire vérifier l'état des plafonds et du grenier... Je sais des arguments infaillibles en la matière et, si je puis me permettre, ce bruit n'est qu'un des nombreux signes qui me font songer au pire pour votre établissement... d'ailleurs ne devriez-vous pas envoyer quelqu'un voir au grenier pour... C'est à ce moment que Ramirobis, le saltimbanque jongleur et acrobate, fit son intrusion dans l'atelier et lui coupa la parole pour aller murmurer directement quelques mots aux oreilles de Luceon que lady Virginia ne put entendre. Mais que se passait-il donc ? Elle n'appréciait guère d'être interrompue si impoliment, mais l'agacement céda bien vite la place à l'irritation de ne pas savoir de quoi il retournait.


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Lady Coeurdepierre
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Message Lun 10 Juin 2013 - 22:13


     Ethaniel avait suivi le chat à l'intérieur du cellier. Décision malheureuse ! Il y pénétrait sans savoir où il entrait, à la poursuite d'un félin dont il ne savait pas grand chose. Sa mère ne lui avait sans doute jamais dit de ne pas suivre les chats inconnus, car ils sont souvent les meilleurs guides droit vers les ennuis ! La porte se referma derrière lui dans un claquement sourd. Il se trouva dans une pièce plus longue que large, à peine éclairée par les lueurs du soir qui passaient par la fenêtre. Ses yeux durent s'habituer à l'obscurité et quelques instants il crut voir défiler devant ses yeux des ombres folles. Sur ses pieds, il sentit les pattes du vilain chat qui semblait désireux de quelques caresses frivoles. Autour de lui, il y avait des étagères, des caisses de bois, quelques coffres, une vieille armoire et un râtelier. Il y avait également un long tapis de toile brute. Le chat s'en approcha et en griffa les coins trouées par les mites. Le jeune garçon se trouvait dans une pièce bien sombre et mystérieuse, qu'était-il venu y chercher ? Il y avait suivi le chat, mais Aegor sembla se désintéresser de lui : il bondit sur une étagère et, de sa patte criminelle, fit tomber au sol un pot vide et creux qui roula sur le tapis. Les yeux rouges du félin se posèrent sur le bâtard de ser Lothar Celtigar, et le miaulement qui s'échappa de ses babines retroussées ne pouvaient que signifier quelque chose... Il restait à deviner quoi. Mais tandis que l'attention d'Ethaniel se concentrait sans doute sur le chat et sur ce qu'il y avait à découvrir dans le cellier, quelque chose sous ses pieds le fit sursauter, le plancher se serait-il éveillé ?

     Après l'attaque surprise du félin contre laquelle il ne put rien faire, Heward fut assailli par le maître des lieux et ses employés qui se pressèrent à lui pour l'accabler d'excuses et lui venir en aide. Walda, impressionnée, portait linges et eau chaude, quand Orys lui s'était armé des plus étranges arguments pour justifier la conduite d'Aegor. Mais bien vite lord Solverre dut mettre un terme à ce nouvel assaut, et réclama de tous qu'ils se calment, se taisent et le laissent tranquille. Le patron et fondateur de l'établissement, directement pris à parti par Heward, répliqua d'un ton d'excuse et de remord. « Ah ça, beaucoup nous envient, c'est sûr ! Et beaucoup ont essayé de nous faire échouer, mais tant que les clients sont satisfaits, nous n'avons aucune raison de disparaître. Si je n'avais pas le cœur sur la main, j'aurais jeté ce chat à la rivière, ou en pâture aux chiens ! Mais Aegor est un animal gentil d'ordinaire, je ne comprends pas... je suis certain que Luceon a encore essayé de l'habiller pour l'hiver ! A-t-on pas idée plus folle ? Habiller un animal ! » Orys tourna son regard vers Vyrgil qui avait fait une remarque qu'il jugea fort pertinente, et d'une voix plus forte et plus assurée que tantôt, il ordonna à Walda qu'on apporte un bol du vin le plus fort de la réserve. Walda, qui ne savait où donner de la tête, et qui n'avait pas l'habitude d'être si souvent sollicitée en si peu de temps, manqua de défaillir, mais Orys appuya sa lourde main sur l'épaule de la jeune fille et celle-ci repartit de plus belle. Orys se retourna vers Heward pour lui accorder bien sûr ce qu'il venait de demander. « Mais milord, je vous en prie, suivez-moi en cuisine, il y a toujours de l'eau propre ! Et le guérisseur peut venir aussi, il y a peut-être dans notre réserve des herbes ou des fleurs qui l'aideront à mieux vous soigner ! » Hélas, jamais l'enthousiasme d'Orys ne se verrait récompensée. Ni ce jour ni un autre. Tandis qu'il tournait vers la cuisine et faisait le premier pas, lord Solverre fut pris d'un spasme qui l'obligea à s'appuyer sur la table. Il perdait l'équilibre, ses membres ne lui obéissaient plus. Ses jambes tremblèrent, ses pieds brûlaient, ses mains peinaient à demeurer en place. Sa vue se brouillait. Et l'instant d'après, ses paupières se fermaient sur la dernière vision qu'il eut du monde : lady Catelyn qui s'élançait vers lui pour l'aider à se soutenir. Orys d'ailleurs l'accompagnait, il avait vu lord Solverre tomber et s'était précipité pour lui épargner une chute trop dangereuse. Il avait littéralement fait de son ventre gras un rempart entre Heward et le parquet ! Edmure jouait toujours, il n'avait pas encore vu la scène, car il avait suivi du regard Walda qui s'était perdue en cuisine.

     « Un problème... ? Non, non, rien d'anormal ici... » La voix du jeune Jonas témoignait d'une grande lassitude ou d'un fort désenchantement. Il était aisé de comprendre qu'à ses yeux rien n'était plus normal que les folies du chat ou les bruits dans le plafond ! Quand Ororya lui demanda la permission d'aller inspecter les chambres réservées aux clients de l'établissement, le jeune apprenti de Luceon ne sut tout d'abord quoi répondre, car il n'avait pas autorité pour ouvrir certaines portes de la Lanterne Rouge à n'importe qui, et tout prince que fut Daeron Targaryen, il n'appartenait pas à un apprenti tailleur de prendre des décisions qui revenaient de droit à ses patrons, les deux frères pourtant occupés ailleurs. Mais la demoiselle dornienne, que l'uniforme gonflait d'importance, n'attendit guère ni réponse ni approbation et n'en fit qu'à sa tête. Elle quitta Jonas et Daeron, tourna dans le couloir et, avant d'avoir pu atteindre la porte de la chambre du fond, tomba nez à nez avec un obstacle de taille considérable. Il s'agissait d'un homme fait, assez grand et assez gros pour empêcher le passage dans l'étroit corridor. Mâchoire carrée et nez tordu pour avoir été plusieurs fois cassé, cet homme accusait le poids des ans et ses sourcils broussailleux comme ses cheveux longs se partageaient entre le brun des conquérant et le blanc des sages.  « Hé là bonne dame, attention où vous marchez, vous m'écraserez une couille à cette allure ! Vous v'nez pour vérifier les chambres ? J'vous inviterais bien dans l'mienne mais c'serait pas galant, hein ? Si c'est l'bruit qui vous cause du mouron soyez sans peur dame, j'ai juste cassé mon pot d'chambre ! V'nez voir s'vous voulez mais bouchez vous l'nez ! »

      « Vous parlez avec la sagesse des anciens, lady Virginia, Villevieille et la Citadelle ont perdu un précieux atout quand vous avez revêtu le manteau de lord Redwyne. » Luceon, en dépit de ses dehors froids et de la distance qu'il imposait toujours entre lui et les autres, et surtout ses clients et clientes, savait manier les mots pour formuler de jolis compliments. Il se tut pour écouter la demoiselle qui continuait et se proposait de l'aider à convaincre Orys d'agir au sujet du grenier et du plafond, il allait d'ailleurs accepter avec joie et empressement, chose plutôt rare de sa part, quand Ramirobis fit irruption dans l'atelier et les interrompit pour murmurer quelques mots aux oreilles de Luceon. Celui-ci se raidit et se renfrogna, puis congédia d'un geste de la main le saltimbanque qui, les yeux levés au ciel, repartit en direction cette fois de la chambre des employés.  « Je vous le jure, mon frère me fera faire des cheveux blancs ! Bien, maintenant que nous ne serons plus dérangés, voyons pour conclure nos marchés ! Les bonnes affaires ne tombent pas du ciel, après tout ! » Et comme il disait cela, une fissure apparut au plafond dans un long craquement sonore, qui répandit autour d'eux quelques volutes de poussière. Cela ne dura qu'une fraction de seconde, et l'instant qui suivit, c'est tout un morceau du plafond qui s'écroula et tomba au centre de la pièce, dans un grand fracas qu'on put entendre jusque dans le cellier de la Lanterne Rouge. Par chance, ni lady Royce, ni lady Shaïra, ni lady Redwyne ni Luceon ne se trouvèrent à l'endroit de la chute malheureuse ! Les débris soulevèrent un nuage blanchâtre qui se promena sous les yeux et les narines de tout le monde, pour finalement se disperser presque aussitôt et révéler, au beau milieu de la salle, dans un déluge de vêtements et de décombres, le corps sans vie d'un homme complètement nu. Un hurlement se fit entendre, c'était Luceon qui portait les mains à son front. « Mais qu'est-ce que c'est que ça ? » Il ne questionnait personne, en vérité, il hurlait, criait, jurait et vomissait la terrible surprise qui lui prenait les tripes et les lui retournait. Lady Royce et lady Shaïra, pour ne pas être écrasée, avait dû faire un bond de côté et lady Redwyne, directement exposée, dut son salut à un saut en arrière, qui la plongea sur une pile de coussins et d'étoffes somptueuses. L'homme nu et manifestement inerte n'était toutefois pas la seule surprise que le plafond gardait en réserve. Aussitôt après, un rat jaillit du trou béant et se joignit à la fête, couinant avec vigueur et glissant sur le ventre exposé de l'homme tombé du ciel.

     C'est à cet instant précis, instant suspendu aux lèvres de l’Étranger, qui semblait affliger la Lanterne Rouge ce soir-là d'un terrible fléau, qu'un nouvel événement vint s'ajouter au chaos ambiant qui s'insinuait peu à peu dans l'établissement, pour gagner les cœurs et les esprits. En effet, la porte principale du bâtiment s'ouvrit à la volée sous l'assaut infaillible de trois hommes qui portaient les manteaux d'or des forces de l'ordre de la cité, le Guet de Port-Réal. Ils refermèrent la porte aussitôt derrière eux et celui des trois qui semblait doué d'un brin d'autorité s'exprima d'une voix grave et théâtrale :  « Au nom du roi, ce bâtiment est cerné par le Guet, que personne n'en sorte ni ne bouge ! » Il avait le teint clair, le cheveu blond et l’œil fatigué. Sa barbe n'était pas longue, mais elle n'était pas aussi bien entretenue que son manteau étonnamment propre en dehors des quelques traces d'une pluie timide qui naît... sans doute était-il neuf ? Les deux autres se taisaient. Tout comme leur supérieur, ils venaient de poser les yeux sur la scène qui occupait le théâtre du rez-de-chaussée... et ils se demandaient bien ce qui se passait.

*** *** ***


Heure, ambiance : Soirée, l'humeur se tend. Orys est inquiet, Walda soulagée, Jonas à l'ouest, Luceon paniqué, Edmure charmeur, Ramirobis à l'abri. Aegor a encore frappé ! Dehors, il a commencé à pleuvoir.

NB : N'oubliez pas que vous pouvez et même devez gérer vos PNJ ! Et n'oubliez pas que contrairement à vous, ils sont parfaitement mortels. Notez toutefois que les PNJ qui sont à l'extérieur échappent à votre contrôle, et vous comprendrez bientôt pourquoi.

NB bis : Tout est en place à présent. Vous ne pouvez plus sortir, vous ne savez pas encore de quoi il retourne. Toutefois, petit conseil : vos yeux vous aident à lire, mais n'oubliez pas, leur fonction première est de voir. Wink

NB ter : Pour toutes vos questions, contactez Clarence Hightower !
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