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Quand le Trident vient au Loup [Cylia Stark]

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Randal Manderly
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Général
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Gouverneur de la Blanchedague

'Portés par les Flots'

♦ Missives : 553
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♦ Date de Naissance : 17/04/1992
♦ Arrivée à Westeros : 28/05/2013
♦ Célébrité : Sergio Castellitto
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♦ Doublons : Rogho Gargalen
♦ Age du Personnage : 42
♦ Mariage : Sunniva Manderly
♦ Lieu : Blancport
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Message Sam 1 Juin 2013 - 21:54

Depuis plusieurs semaines déjà, Lord Manderly entretenait un courrier avec le suzerain du Nord, Beron Stark. Tout comme les nouvelles venues du continent l’avaient colporté, la défiance des Fer-nés au Trône des sept couronnes s’avérait de plus en plus problématique. La recrudescence des razzias pirates sur les côtes Ouest allait de triste pair avec leur arrivée soudaine, si bien que très peu de seigneurs du Sud avaient été à même d’anticiper avec stratégie cette rébellion désormais affirmée. Si les informations allaient bon train à Blancport, seul bastion portuaire des contrées septentrionales, Randal fut cependant inquiété d’apprendre des mots de Lord Stark que les Fer-nés semblaient avoir procédé à quelques raids sur leurs côtes Sud-Ouest. Plusieurs maisons sœurs vassales concernées avaient, bien entendu, remonté la nouvelle auprès de leur Suzerain. La maison Moss sembla d’ailleurs s’en préoccuper suffisamment pour avoir décidé d’investir dans deux navires, dans le but de repousser, le cas échéant, une potentielle invasion Fer-née sur leur territoire. Sur ce point, le Gouverneur de Blanchedague se demanda pourquoi les Moss n’avaient pas eu recours aux soins de Blancport quant à la construction de leurs bâtiments ; une chose qu’il garderait en mémoire. Aussi vrai que le monde poursuivait sa course journalière, Lord Manderly considérait que l’argent devait lui aussi tourner. Il voyait en sa maison – et légitimement – la source de bien des revenus en terres du Nord, et entendait bien qu’en échange de son rôle commercial de premier plan les Seigneurs soient enclins à avoir recours en priorité à ses services.
Une telle logique eut pu paraître absolument consternante au regard de l’Histoire de la famille Manderly. Ayant fuit le Bief plusieurs siècles auparavant, ils furent en effet liés au suzerain du Nord par vassalité, recueillis par Lord Stark. Ce dernier leur offrit la régence de Blancport, bâtie sur les pierres anciennes de l’Antre du Loup ; enfin, les Manderly eurent le droit de conserver leur croyance en les Sept. Autant de raisons qui devraient pousser à davantage d’impudence dans l’esprit de Randal. Cependant, ce dernier considérait qu’il n’avait plus à endosser le poids du passé, se contentant de juger ce qui advenait à l’aune de ce qu’il avait lui seul accompli, pour le Nord comme pour sa Maison.

La discussion par lettre interposée se solda par la conclusion d’une rencontre, dans les deux semaines après réception du dernier corbeau-message. Le Lord maréchal de Mander, comme on l’appelait traditionnellement, ne supportait pas les déplacements qui l’éloignaient de plus d’une journée de Blancport. La raison était simple, l’homme aimait se tenir prêt à palier toute situation problématique au sein de la Forteresse maritime et n’aimait pas que les questions à gérer s’empilent durant plusieurs journées ; il fallait ensuite toutes les traiter, avec le poids du nombre. Quoi qu’il en soit, Randal avait toujours suivi le digne héritage de ses armes et s’efforçait, lorsque l’occasion lui était présentée, de manifester la plus parfaite étiquette envers son suzerain. Aussi, quand l’invitation à Winterfell lui avait été formulée, il l’accepta sans conditions de délais.
Au fond, le Seigneur de Blancport se moquait assez du sort des familles vassales voisines. Il avait, quant à lui, assuré la relative sécurité des côtes Est, protégeant du même coup les quelques armoiries sous son commandement. S’il se rendait auprès du suzerain, c’était surtout parce que ses enfants commençaient à grandir et que se soulevait peu à peu la question du mariage d’Erika, alors âgée de quinze ans. Parvenir à arranger une union éventuelle avec les Stark seraient un gage supplémentaire de l’influence croissante des Manderly dans le royaume nordien. Sa fille avait saigné il y a peu, et était plutôt jolie, ayant hérité des cheveux blonds de sa mère ainsi que des traits plus doux des Manderly, sang issu du Sud. Qui plus est, elle était cultivée pour son jeune âge et de bonne prestance ; elle ferait une bonne épouse et une charmante femme de Cour.

Décision hâtive fut donc prise de partir quelques jours après en direction de Winterfell. Marin s’il en était un, Randal demanda à ce que l’on prenne la route fluviale, en remontant le long de la Blanchedague jusqu’à La Gland. Là-bas, ils ancreraient et termineraient les quelques heures de voyages. Une fois que les adieux furent formulés auprès de sa famille, le Trident de Turquoise fut déployé et, bénéficiant d’un vent de bon augure, l’expédition de Blancport entama sa remontée fluviale, qui était prévue pour durer trois jours, dans de telles conditions favorables. Ce fut chose faite.

[Wysell] « Seigneur, les vents sont avec nous pour ce voyage.

[Randal] – Oui, il semblerait que les Sept accompagnent notre démarche. Il faut dire qu’il y a fort à prêcher, là où l’on va. Je ne m’explique pas que nous soyons les seuls dans cette région à ne pas louer des croyances de sauvages. Enfin… Espérons que tout ceci dure. »

Pour une fois, le Nord ne fit pas de caprice et tout se déroula calmement, autant que rapidement. Arrivés au point souhaité, les navires furent arrêtés. Un détachement de la garde de Blancport avait été prévu afin de veiller sur eux durant le séjour à Winterfell. La disparition du Trident de Turquoise, fleuron de la flotte de Blancport et galéasse de Lord Manderly, serait en effet des plus fâcheuses ; il apparaissait évident qu’un tel bâtiment ne puisse rester sans surveillance permanente.

La fin du trajet se fit à dos de cheval. Randal chevaucha son palefroi habituel, une monture de race, blanche, de belle carrure. Ce dernier se dénommait Skeld. Les quelques lieues qui séparaient les rives de La Gland de Winterfell furent un demi-calvaire. Soudainement, et fidèle à ses habitudes colériques, le vent du Nord se leva et commença à balayer les visages de son gel. Il s’insinuait partout, apportant frissons et maladies. Après six longues heures de route, les portes de la capitale nordienne furent enfin en vue. La forteresse de granit de Winterfell faisait toujours son impression particulière. Tandis que la troupe se rapprochait des murailles, celle-ci parurent de plus en plus grandes. Randal se disait qu’il s’agissait là, sans aucun doute, d’une construction des plus solides et des plus fiables en temps de guerre. Pour preuve, elle n’avait jamais été ravagée en plus de 10 000 ans.
Randal était protégé et entouré de sa garde personnelle. Derrière lui, le porte-étendard arborait fièrement la bannière du Triton au trident, de la maison Manderly. Visibles et identifiables, tous arrivèrent devant l’entrée du Château. Il semblait qu’ils aient été attendus.

Randal garda un visage des plus impassibles et des plus respectueux possibles. Tandis que la réception de Winterfell avait l’air de s’avancer vers eux, pour les inviter à pénétrer la Forteresse, ce dernier les suivit du regard. L’air le plus naturel et le plus détaché possible de ce qu’il énoncait, il prit tout de même le temps de donner ses derniers ordres. Ceux-ci sonnèrent suffisamment fort aux oreilles de ses sujets pour qu’ils ne se risquent pas à les défier.

[Randal] « Nous resterons sans doute ici quelques jours, durant lesquels vous aurez, pour certains, quartiers libres au sein de Winterfell, sous autorité et contrôle des maîtres des lieux. Seuls Kendel et Floki m’escorteront durant toute la durée de la délégation. Que ces mots soient clairs dans vos esprits ; celui de vous qui serait pris en train de s’enivrer, de forniquer, ou de causer un tort quelconque à la maison Manderly avalerait son poids en alcool jusqu’à ce que celui-ci se trouve une voie de sortie. »

Pourtant apprécié des siens et de ses sujets pour la bienveillance qu’il attachait à Blancport, Randal était un individu autoritaire et souvent froid, qui ne ménageait jamais ses mots, considérant qu’il n’y avait parfois qu’une seule façon de dire les choses, et que celle-ci n’avait pas à être nécessairement plaisante.
Avec un très large sourire, contrastant totalement avec ce qu’il venait de dire, Randal s’apprêtait maintenant à entamer la diplomatie avec les Stark.




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Cylia Stark
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Message Dim 2 Juin 2013 - 11:08



    Un invité de marque était attendu à Winterfell et Cylia l'avait appris la veille. Jonas lui avait glissé à l'oreille lors du repas qui allait arrivé le lendemain. C'était le Lord Manderly. Les Manderly étaient une famille du Nord réputées pour sa richesse et pour sa gestion de la ville de Blancport. Cylia Stark n'avait jamais eu l'occasion de s'y rendre, mais elle savait quel était son devoir. Et en l'occurrence, la jeune femme allait accueillir avec plaisir cet invité. Elle appréciait de toute façon qu'il y ait des visiteurs à Winterfell … C'était du sang neuf, de nouvelles aventures, de nouvelles anecdotes, des savoirs particuliers. Et dans le cas des Manderly, ils avaient plusieurs spécificités notamment celle d'avoir une dévotion pour les Sept, du fait de leurs origines dans le Bief.

    Il y avait à Winterfell bien des femmes capables de s'occuper du foyer des Stark. Il y avait notamment Cylia, et également sa soeur Yelina, son aînée d'un an mais également leur grand-mère, née Omble, qui commençait toutefois à vieillir. C'était une femme d'apparence assez dure et austère, mais Cylia avait réussi à percer cette carapace de froideur. Il restait enfin Lady Tyna et Lady Carra, qui étaient respectivement belle-soeur et tante par alliance de Cylia. Tant de monde à Winterfell capables de gérer ce genre de situations … Pourtant, c'était assez souvent la jeune femme qui s'en occupait. Peut-être car sa grand-mère jugeait que cela la préparait à son rôle de future mariée. Car la jeune femme n'allait pas échapper au mariage. C'était une alliance qui permettait de créer des liens et des loyautés. Sa tante, Neassa, avait ainsi été mariée à Lyonel Baratheon, des années plus tôt. Cylia avait eu l'occasion de la rencontrer à l'enterrement de Cregan Stark, des années plus tôt. Et elle en gardait un souvenir ému, tant sa tante était différente de son propre frère.

    Ce matin-là, donc, la jeune femme avait revêtu une de ses robes bien chaudes, qui convenait au temps qu'il faisait désormais dans le Nord. La Neige n'était plus bien loin et il faudrait très certainement se couvrir encore plus d'ici quelques temps … L'hiver venait. Cylia et Yelina avaient décidé quelques années plus tôt de partager leur chambre, ce qu'elles trouvaient réconfortantes. C'est pourquoi les deux sœurs s'aidaient mutuellement dans leurs préparatifs du matin. Les longs cheveux bruns de Cylia restèrent le long de son dos, elle ne voulut ni chignon ni tresse. C'était le plus simple et Yelina faisait de même la plupart du temps. Les sœurs Stark n'étaient pas des habitués de la mode. D'ailleurs, les Nordiennes étaient bien différentes des femmes du Sud, Cylia s'en était rendue compte notamment lorsqu'elle était allée au Tournoi de Port-Réal. C'était la seule fois où elle avait quitté le Nord.
    Beron Stark ne souhaitait pas voir sa famille et particulièrement ses sœurs loin de la forteresse de la famille.

    « -Ils arrivent, milady ! ». Une servante venait d'annoncer à Cylia que les Manderly arrivaient. Très bien. La jeune femme enfila une cape d'intérieur sur ses épaules, afin de pouvoir quitter la douce chaleur de sa chambre, où elle s'était réfugiée. La veille, Jonas lui avait expliqué que Beron ne pourrait pas être présent et lui avait demandé de s'occuper de leurs invités, le temps que le Lord revienne.

    Winterfell avait un système de chauffage spécifique, qui permettait qu'une douce chaleur soit répandu dans le château des Stark. C'était des sources d'eau chaudes qui permettait cela et Cylia en était bien heureuse et elle savait qu'ils étaient tous ici chanceux de pouvoir en bénéficier. Bientôt, la jeune Lady arriva dans le hall où Lord Manderly n'allait pas tarder à arriver.

    « -Bienvenue à Winterfell, Lord Manderly ! Je suis Lady Cylia Stark, mon frère Lord Stark vous prie de l'excuser de son absence, il vous rejoindra dès que possible mais une affaire l'a appelée ailleurs en ce jour ». La jeune femme était de nature enjouée et elle n'hésitait pas à sourire vivement dès qu'elle en avait l'occasion. C'est donc avec le sourire aux lèvres que la demoiselle accueillit ce petit monde. « -Vos hommes pourront trouver à se désaltérer et à se nourrir dans la Grande Salle, si ils le souhaitent. Quant à vous, je puis vous amener à vos appartements si vous le souhaitez. » Tout cela avait été dit avec engouement et sourire, car la demoiselle était désireuse qu'une bonne ambiance règne à Winterfell et elle n'hésitait donc pas à y mettre du sien afin que ce soit le plus agréable pour tous. « -Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n'hésitez donc pas à le demander, nous ferons notre possible pour que votre séjour à Winterfell soit agréable, Lord Manderly ! ».

    Cylia était d'une nature protectrice. Elle couvait sa famille comme une mère louve et faisait toujours bien attention à ce que chacun se sente à sa place. Les invités des Stark avaient aussi le droit à ses égards, puisqu'elle jugeait que c'était de son devoir de faire en sorte qu'ils se sentent chez eux à Winterfell. Elle avait déjà 24 ans et recevoir du monde et organiser la vie de château n'avait plus de secrets pour elle, même si elle comptait sur l'aide de toute sa famille car chacune avait ses spécificités et caractéristiques, qui la rendait plus apte à certaines choses. "-Avez-vous fait bon voyage ? Les temps sont durs, dernièrement ... ».



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Randal Manderly
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Message Dim 2 Juin 2013 - 14:17

Conformément à ce qu’il était en droit d’attendre de la part d’une maison suzeraine de Westeros, Randal fut accueilli avec les honneurs dès qu’il eut franchi les grandes portes de Winterfell. Désormais à l’intérieur des murailles, l’homme put constater que la capitale politique du Nord semblait d’une étendue moins importante que sa propre ville. A en juger au premier coup d’œil, l’endroit était moins vaste que ne pouvait l’être la Cité construite sur l’estuaire de Blanchedague. Toutefois, Lord Manderly put observer un dispositif militaire important ainsi qu’une sécurité qui semblait tout à fait rodée. Beaucoup d’hommes en armes faisaient les sentinelles sur les murs, des appareils de guerre semblaient être prêts à l’usage en cas de siège et, tandis qu’il suivait ses hôtes en direction du Château de Winterfell, Randal put voir passer près de lui une troupe importante de cavaliers bien équipés, visiblement en patrouille dans leur Cité. Ces derniers ne manquèrent d’ailleurs pas à leur étiquette et s’arrêtèrent un instant dans leur garde afin de saluer le passage de Randal, qui les remercia d’un signe de tête. Puis, une haie d’honneur se forma, sur le parvis du Château des Stark, à l’arrivée d’une personne qui, à en croire les respects qui lui étaient formulés, état bel et bien de première importance.

Cette dernière accompagna Lord Randal jusque dans le hall de la Forteresse des Loups. Avant d’entrer, ce dernier leva la main. Une partie de sa garde cessa de marcher et, sans qu’il y ait besoin pour le Seigneur de s’exprimer d’une quelconque façon, sembla patienter devant la Maison-mère des Stark. Il était hors de question pour le Gouverneur de Blanchedague que ses soldats foulent un château nobilier. C’aurait été contrevenir à toutes les marques de révérence.
L’endroit qu’il pénétra ensuite était somptueux, le sol couvert d’un tapis de belle teinte qui empêchait les bottes de cogner lourdement contre les dalles de pierre. Ce qui étonna surtout le Seigneur de Blancport, c’était cet incroyable et bienvenu sentiment de chaleur qui parcourut son échine au fur et à mesure qu’il déambulait dans le couloir. Il ne savait vraiment comment cela était possible, mais il faisait bon vivre ici, alors que l’Hiver montrait déjà les crocs dehors. Randal comprit maintenant comment les Stark supportaient cette saison mortuaire ; s’ils étaient à même d’entretenir une telle température dans leur demeure, l’affaire paraissait tout de suite plus aisée. L’homme resta pourtant silencieux, pendant que la Dame se présentait en première.

Celle-ci était donc l’une des filles de Cregan Stark, Dame Cylia, frère du suzerain du Nord. Elle lui expliqua brièvement que ce dernier n’était en mesure de recevoir sa visite ce jour-même, et qu’elle s’occuperait de son hospitalité. Randal enregistra les quelques consignes et propositions qu’énonçait la Demoiselle et, une fois qu’elles furent dictées, prit à son tour la parole. Kendel et Floki, ses deux gardes rapprochés, furent invités à laisser les deux Nobles à leurs discussions. Tous deux furent conduits à la Grand Salle afin de s’abreuver un peu. Ils l’avaient bien mérité. Le Seigneur ne s’inquiétait guère de ses soldats restés dehors, ils seraient sans doute indiqués quant à un endroit où aller.
Si bien des personnalités ne se prenaient jamais le risque d’arpenter seuls les dédales d’une Maison qui n’était pas la leur, Randal n’était un homme ni inquiet ni effrayé. Bercé dans l’art de la guerre, bon combattant, il était encore de ces rares commandants-seigneurs qui ne laissent pas à leurs sujets le soin de mener leurs batailles. Qui plus est, l’homme avait une certaine confiance envers les Stark. Il n’y avait absolument aucune raison que ces derniers lui veuillent du mal, bien au contraire. Depuis des siècles, Winterfell et Blancport entretenaient des relations parfaitement alliées, qui n’eurent laissées que peu de place à un doute quant à leur amitié respective.

Ce fut donc à deux que Cylia et Randal poursuivirent leur chemin. Lord Manderly avait déjà atteint la quarantaine, aussi jouissait-il de cette fibre naturellement paternelle qui pouvait transparaître dans ses discours, lorsqu’il avait à faire à des personnes plus jeunes que lui. Il entreprit donc de répondre à son hôtesse de marque.

[Randal] « Je vous remercie de votre bon accueil, très chère Lady Cylia. Par votre biais, les Stark honorent leur hospitalité traditionnelle envers les nôtres. »

Puis, il marqua une courte pause. Il observa la Dame du coin de l’œil. Bien plus petite que lui, celle-ci apparaissait fluette. Sa démarche, pourtant assez singulière, respirait une certaine stature et, bien qu’elle soit une femme typique du Nord, celle-ci demeurait assez appréciable. Ses cheveux bruns et son regard sombre accentuaient une peau que le manque cruel de soleil avait empêché de foncer. Randal lui trouvait, cela dit, un certain charisme et poursuivit la discussion.

Randal] « J’ai… Un peu trop dormi, durant mon voyage jusqu’ici. Celui-ci fut d’ailleurs plutôt agréable. Nous avons mis trois jours afin de remonter les fleuves jusqu’à La Gland. Les vents furent cléments et la vogue rapide. Toutefois, les quelques heures de cheval qui séparèrent notre ancrage de Winterfell s’accompagnèrent de vents froids et violents. Nous fumes pressés d’arriver et sommes heureux d’être désormais en si bel endroit. »

Randal esquissa un rictus.

[Randal] « J’apprécierais davantage d’entretenir avec vous quelque conversation. Permettez-moi d’abord de louer votre grâce, Dame Stark. Je m’étonne d’ailleurs que votre main soit encore solitaire. N’est-il aucune âme qui ne trouve grâce à vos yeux ? »

Afin de rendre sa question moins pesante, l’homme conserva un très large sourire. Il n’avait pas pour ambition d’embarrasser Lady Cylia, simplement d’initier une conversation cordiale. Père de deux enfants de quatorze et quinze ans, la question du mariage était omniprésente dans l’esprit du Seigneur, indépendamment d’ailleurs d’une quelconque union potentielle avec les Stark. Qui plus est, son petit frère, Alrik, avait décidé de suivre les caprices de sa sœur et de n’accepter un mariage que sous ses propres conditions, chose à laquelle Randal comptait bien mettre un terme incessamment sous peu.
Il poursuivit ensuite, suivant toujours le pas de son hôtesse.

[Randal] « Quelles sont les nouvelles du Nord, Milady ? Il se trouve qu’avec tous les marchands itinérants qui naviguent à Blancport, nous sommes presque davantage au courant de ce qui se trame au Sud que dans notre propre province. Comment se porte Winterfell ? »




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Cylia Stark
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Message Mar 4 Juin 2013 - 11:53



    L'hospitalité des Stark n'était peut-être pas légendaire, mais Cylia entendait que les invités de sa famille puissent témoigner qu'ils étaient convenablement traités par les suzerains du Nord. Il en allait de la réputation de tous les Stark, mais aussi celle de l'ensemble des femmes de la famille, qui se sentiraient responsables d'un mal-être ayant lieu dans les murs de Winterfell. Outre cela, de toute manière, Cylia était une jeune femme généreuse, qui prenait plaisir à connaître encore et encore de nouvelles personnes et à les recevoir avec les égards qui leur était du. Lord Manderly n'échapperait pas à la règle, à n'en pas douter.
    C'est pourquoi les mots de leur invité firent plaisir à Cylia. Ce n'était sans doute que pure politesse, mais elle était ravie et heureuse qu'il loue ainsi l'accueil qui avait lieu à Winterfell. Un sourire plein d'allant vint se poser sur les lèvres de la jeune femme. Cylia avait une heureuse nature, et même si c'était une femme de caractère, elle prenait habituellement la vie du côté le plus simple et le plus agréable. Ainsi, elle souhaitait faire honneur à Beron à travers son attitude, alors même que cela n'avait rien de naturel pour elle d'être calme et douce. Elle était plutôt pleine de feu et serait volontiers allée accueillir en courant les invités de son frère, ainsi qu'elle le faisait pour ceux de son père, enfant. Mais elle avait grandi. Et il n'était plus question d'aller se cacher dans des recoins secrets quand venait pour elle l'heure d'assumer ses responsabilités. Avec le temps, la jeune Lady avait appris à se contrôler.
    « - Nous sommes heureux de bénéficier de votre compagnie, Lord Manderly ! ». Cylia ne le connaissait pas réellement … A dire vrai, si ils s'étaient croisés une ou deux fois auparavant, c'était sans doute beaucoup. Il était un vassal important pour son frère, mais Cylia n'était pas nécessairement présente à chaque fois. Néanmoins, elle savait qu'en l'absence de Beron, tous les Stark étaient censés faire preuve d'une hospitalité digne de ce nom et c'est ce qu'elle essayait de mettre en place. A l'heure qu'il était, les appartements du Lord étaient prêts, ainsi que l'avait prévu Lady Tanzelle, la belle-mère de Cylia. Elle était la seconde épouse de Cregan Stark et même si Cylia ne l'avait jamais considéré comme une mère, elle l'appréciait à sa juste valeur et l'admirait pour avoir supporter le mariage avec un homme tel que son père.

    « -Il est vrai que l'hiver arrive, Lord Manderly, et que la tiédeur de Winterfell a de quoi revigorer. Vous voudrez sans doute boire quelque chose de chaud, afin de vous réchauffer ? ». Ceci dit, Lady Cylia se dirigea vers une des pièces où il était agréable de s'asseoir, à Winterfell. Il y régnait une chaleur agréable et elle était attenante à la Grande Salle, il y avait donc du passage. Là, elle désigna à son interlocuteur un confortable fauteuil et appela une servante d'un sourire, qui comprit bien vite ce qu'on attendait d'elle. Prenant place face à Lord Manderly, Cylia écouta avec attention ce qu'il lui disait. Le large sourire rendait la question moins désagréable, même si la jeune femme n'appréciait guère le sujet. Néanmoins, elle se força à répondre le plus simplement possible.

    « -C'est à Lord Stark qu'il faudrait poser la question, Lord Manderly. C'est à lui que ses prérogatives reviennent ! ». En temps normal, la jeune femme n'aurait pas accepté d'aussi bon cœur que son frère choisisse pour elle, mais elle appréciait de pouvoir se retrancher derrière cette excuse pour le Seigneur des Manderly. Elle n'avait pas spécialement envie que cet homme la croit impossible à marier ou bien encore qu'il pense qu'elle regimbait à se marier : cela ne ferait que lui créer une mauvaise réputation. Le fait qu'elle craigne le mariage était véridique, mais elle ne tenait pas à en parler à qui que ce soit.

    Essayant de retrouver tout son allant, la jeune femme sourit à son interlocuteur. Les nouvelles à Winterfell ? Guère bonnes … Les attaques des Fer-Nés se multipliaient... Cylia n'avait pas envie de répondre à cela, elle préférait que son frère informe lui-même Lord Manderly selon ce qu'il souhaitait lui révéler. Elle préféra donc déplacer la discussion sur un autre sujet.

    « -Winterfell se porte bien, Lord Manderly … Je gage que mon frère vous en entretiendra dès son retour. On m'a dit beaucoup de choses sur Blancport … Cela doit être une ville si particulière ! Je n'ai quitté Winterfell qu'une fois, pour me rendre à Port-Réal. Les deux sont-elles comparables ? Pourriez-vous m'en parler ? ».

    Sa vivacité n'avait d'égale que sa bonne humeur et la jeune femme était réellement curieuse de tout cela. Elle se demandait bien souvent comment était le reste de Westeros, elle qui ne quittait que très rarement les terres des Stark. Oh, elle ne s'en plaignait pas, loin de là, car elle appréciait sa vie toute simple ici, qui lui apportait une véritable sécurité. Elle appréciait tout à fait les moments passés avec sa sœur ou son neveu, Meron. Et ses frères, qu'elle adorait, étaient aussi un réconfort pour la Lady, dans les moments d'ennuis qui existaient …

    La servante revenait avec un plateau comportant un bol de soupes fumant, du pain frais et une tourte à la viande. Cylia lui fit signe de déposer sur la table contre le mur. « -J'ai pensé que vous apprécierez de vous réchauffer par une soupe bien chaude et quelques victuailles, Lord Manderly. Puis-je vous servir ? ». Il n'avait nullement l'obligation d'accepter, mais Cylia pensait sincèrement qu'il serait heureux de pouvoir se rassasier ainsi. Elle-même n'avait pas faim, mais cela ne la dérangeait pas de participer au repas de son invité par sa simple présence. Lissant sa robe, elle se leva, allant se placer à côté du plateau afin de pouvoir servir Lord Manderly comme il convenait. C'était à sa grand-mère, Lady Lara, ainsi que sa tante et sa belle-mère que Cylia devait ses manières et ses habitudes de maîtresse de maison. Lady Tanzelle et Lady Larra jugeaient que toutes les demoiselles de la maison devaient pouvoir s'occuper de Winterfell ou d'un foyer. Cylia n'appréciait guère cela, plus jeune, mais elle s'était assagie, les années passant … Même si elle restait désireuse d'autres choses.



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Randal Manderly
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Message Mar 4 Juin 2013 - 15:08

Une sensation de froideur traversa la pièce lorsque Randal évoqua la question du mariage de Cylia. S’il fut rapidement estompé par celle-ci, qui s’empressa de relancer la conversation en abordant un autre sujet, il dura suffisamment longtemps pour que Lord Manderly s’y attarde, et y accorde quelques réflexions. Non seulement fermée, la Lady avait l’air gênée et embarrassée par l’idée énoncée. Il ne fallait alors pas être devin pour savoir qu’elle était de celles qui n’attendent pas gaiement le jour de leurs fiançailles. Il eut fallu alors creuser, approfondir le pourquoi du comment, mais une telle initiative aurait risqué de ternir définitivement ce qui restait une première rencontre et, conservant précieusement ces interrogations dans un coin de son esprit, le Seigneur de Blancport se laissa passer à autre chose. Brièvement, il fit les excuses protocolaires qui convenaient à l’affaire.

[Randal] « Mais bien sûr… Ou avais-je la tête. Je ne manquerai pas de l’en entretenir, gente Dame. »

D’un signe du visage, et d’une réaction bien rodée, son hôtesse commanda au Lord de quoi se restaurer, ce qui l’alla à ravir. Il était vrai qu’il n’avait pas mangé depuis qu’il avait quitté les rives de La Gland, et son estomac commençait à se manifester. Il n’eut pas été poli de quémander une assiette, mais l’hospitalité de la Stark était suffisamment aguerrie pour savoir qu’un dîner d’arrivée met toujours un invité dans de bonnes dispositions. Lorsqu’on lui servit son repas, une soupe accompagnée de pain ainsi que d’une tourte apétissante, Randal leva la tête. Avant d’entamer la chose tel un rustre, il observa la table et remarqua rapidement que Cylia n’avait rien devant elle. S’il était, certes, habitué à se restaurer seul, Randal n’appréciait pas vraiment l’idée de profiter d’un repas sans que son hôtesse de marque n’en fasse de même. Toutefois, il aurait été très mal vu de l’inviter à se faire servir à son tour. Aussi lorsqu’elle lui demanda si elle pouvait le servir, il offrit de nouveau un large sourire, qui ne prêtait en rien à la plaisanterie, mais davantage à la gêne cordiale.

[Randal] « Je vous remercie, Lady Cylia. Sans qu’il n’y ait de ma part l’intention de vous heurter, et puisque vous ne mangez pas, je me servirai moi-même. Je souhaite vous épargner cette peine. Bien que vos services soient des plus appréciables… »

L’homme conserva un visage joyeux afin de ne pas froisser la jeune femme. Randal avait hérité du Nord les traits d’un homme fort et indépendant, qui savait ménager les efforts des autres sans craindre pour la propreté de ses mains. Dans la mesure du possible, il faisait de son propre chef ce qu’il avait à faire et faisait en sorte d’avoir le moins possible recours à autrui. Pour ces raisons, il avait une certaine aversion envers les seigneurs et suzerains du Sud, qui avaient pour tradition de s’entourer d’autant de serviteurs qu’il y avait de tâches à effectuer dans la journée. Eurent-ils pu déléguer la selle à quelque larbin boiteux, qu’ils l’auraient fait volontiers. Curieusement, la seule chose que leurs coutumes parfumées n’acceptaient pas, au prix de la mort, c’était que quelqu’un d’autre s’occupât des jambes de leurs femmes, ce qui, par ailleurs, était officieusement tout à fait répandu dans d’autres contrées, moins « à cheval » sur la chose. Randal se disait souvent qu’une telle us était justifiée par la tendance profonde à la couardise des nobles du continent ; comment conserver leurs épouses dans leur lits si ce n’est par le joug de la loi, alors que les seuls hommes un tant soit peu virils de leurs cours étaient leurs gardes de bas étages.

Bien évidemment, il n’en toucha pas un mot à Cylia et cette dernière ne tarda pas à l’interroger sur Blancport, qui semblait dans ses yeux rayonner d’une certaine aura. Randal esquissa un nouveau rictus. A vrai dire, il se sentait flatté que l’on s’intéresse à sa demeure, pour la simple et bonne raison qu’il était, au-delà de l’homme autoritaire et froid, un Seigneur on ne peut plus bienveillant, qui éprouvait une affection et un intérêt illimités pour sa ville.
Tandis qu’il avait commencé à souper, Randal s’interrompit dans la besogne et s’installa confortablement dans son fauteuil, dos contre dossier. Une fois à son aise, il se laissa quelques secondes de réflexions, rassemblant ses idées. Puis, il ne put laisser échapper un rire mesuré, tandis qu’il regardait le visage de Cylia Stark.
Cette dernière avait refusé quelques instants plus tôt d’entendre parler de ses noces. Pourtant, sans qu’elle le sache vraiment, elle s’était offerte à une forme de tentation dont Randal comptait jouer. Lord Manderly avait toujours eu du mal à faire accepter aux siens leurs fiançailles. Finalement, contre toute attente, c’était bien sa plus jeune sœur, Sura, qui s’était la première résignée à son devoir, délaissant du même coup ses rêves d’être mariée à un seigneur du Sud. Si Edda, l’aînée, était quant à elle bien trop atteinte pour être susceptible d’être convaincue un jour, Alrik le frère cadet de Randal fêtait ses trente-deux ans, et se devait maintenant de mettre ses utopies de côté afin de servir la Maison Manderly. Hors, déjà, sans jamais en laisser soupçonner quoi que ce soit, Randal voyait en les Stark une très belle alliance à conclure. Qui sait, peut-être parviendrait-il à unifier Cylia à Alrik, un jour. Il ne tarda plus à répondre.

[Randal] « Votre curiosité vous va bien, Milady. Vous me voyez touché de tant de sollicitude à l’égard de ma modeste Cité… »

Il savait que Blancport n’avait pas sa pareille dans le Nord, et jouais volontairement d’une ironie bien dissimulée. Puis, il poursuivit.

[Randal] « Et bien, Blancport se porte bien. Notre flotte tient les mauvais voiles des pillards suffisamment loin du golf pour que les marchandises et le commerce continuent d’être florissants. Je m’efforce d’apporter à notre cher suzerain le plus de nouveautés possibles en denrées rares et précieuses, même s’il est parfois difficile de négocier de tels échanges avec les lointaines contrées plus au Sud.
Le climat, quant à lui, est toujours plus doux qu’en arrière-pays, offrant l’avantage d’un froid bien moins mordant qu’ici et, parfois, quelques journées d’une température agréable. L’on apprend énormément de choses à la Blanchedague ; les marins et les commerçants venus de tout Westeros emportent avec eux leurs lots de nouvelles et d’histoires. Il faut toujours démêler le vrai de la fiction, mais parmi tout ce qui s’y raconte l’on parvient à dresser un tableau approximatif de la situation de notre continent.
»

Prenant un air un peu rêveur, plongeant les yeux dans le vide, Randal marqua une courte pause. Il parla désormais plus doucement.

[Randal] « Il fait bon vivre à Blancport. Les gens y sont chaleureux, toutes les cultures s’y brassent. Et puis, vous n’êtes pas sans savoir qu’on y vit confortablement, ma Dame… »

Il leva les yeux, et perça ceux de Cylia de ses pupilles noires et profondes. D’un sourire amical, il termina.

[Randal] « Ce serait une grande joie de vous accueillir à Châteauneuf. Vous y seriez fort bien reçue, et je me ferais un point d’honneur à ce que vous en repartiez avec la seule envie d’y revenir prestement. Vous êtes la bienvenue à Blancport, sachez-le… »

Randal entreprit de terminer sa soupe. Une fois que cela fut fait, il commença à savourer sa tourte, avant de reprendre leur discussion.

[Randal] « Aimez-vous la Mer, très chère ? »

Il laissa à son hôtesse le temps de lui répondre, tandis qu’il terminait son repas. Définitivement, les cuisiniers de la Maison Stark étaient doués. Lord Manderly s’était délecté de leurs mets et comptait bien savourer maintenant la tranquillité de son fauteuil pour digérer paisiblement. Alors que la demoiselle Stark parlait à son tour, Randal ne la lâcha pas du regard un seul instant, lui démontrant une écoute et une attention toute particulière. Une fois qu’elle eut terminé, il ne tarda pas à lui poser une autre question.

[Randal] « Et, dites-moi, comment se porte la lignée des Stark ? Vos frères et sœurs auraient-ils eu une descendance dont je n’aurais pas encore eu vent ? »




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Cylia Stark
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Message Sam 8 Juin 2013 - 12:58



    Cylia Stark avait quelques difficultés, elle devait bien l'avouer, à envisager l'idée de mariage. Ce n'était pas pour elle, jugeait-elle. Et cela d'autant plus qu'elle savait que cela l'obligerait donc à quitter Winterfell, un endroit où elle se sentait bien et où elle appréciait tout particulièrement les habitants. Ils se connaissaient bien, de fait, puisqu'elle y avait vécu toute sa vie. La jeune femme avait la chance d'avoir la présence de sa soeur, Yelina, dont elle était particulièrement proche mais aussi de sa grand-mère, Lady Larra et de ses frères. Bref, un pareil entourage ne se retrouvait pas du jour au lendemain. Sa tante Neassa Baratheon, née Stark, avait bien expliqué à Cylia qu'au départ, elle n'avait pas forcément trouvé sa place. Cylia imaginait bien qu'il faudrait du temps … Et aussi une bonne entente avec le plausible époux, pour trouver ses marques dans la famille d'un époux.

    Randal Manderly, fort heureusement, ne sembla pas être choqué par la réponse de Cylia. Elle avait essayé d'y placer une marque de respect, mais pour autant, la jeune femme ne pensait pas qu'elle devait mentir. Oui, elle jugeait que ce sujet relevait de Beron, puisque c'était lui qui prendrait la décision, finalement. La jeune femme pouvait certes discuter avec son frère. Mais pour autant, elle avait bien conscience qu'elle ne pourrait durablement l'influencer. Mais tout allait bien: l'invité ne semblait pas déranger par le ton de la jeune femme et elle prenait plaisir à le recevoir convenablement.

    Gêné, toutefois, il refusa qu'elle le serve. Cylia n'en fut pas vexée, mais étonnée. Après tout, bien des hommes ne se seraient même pas poser la question … Elle devait avouer être étonnée. Car c'était dans les habitudes qu'une femme serve un homme et jamais l'inverse. Du moins à table. De fait, elle acquiesça silencieusement, se demandant si son comportement peut-être un peu trope extraverti avait amené Randal Manderly à refuser son aide. La jeune femme faisait très attention aux réactions des autres, surtout de celles des hommes, car elle voulait éviter toute méprise mais surtout que la situation se retourne contre elle.

    « -Sachez que cela aurait été mon plaisir, Lord Manderly. ». C'était la phrase la plus inspirée qu'elle ait trouvée à ce moment là. Pas forcément la meilleure, mais la seule qui lui vint. Cylia respira à grandes goulées. Ce n'était pas si grave, après tout. Pis, c'était même sans doute avec de bons sentiments que cet homme s'était proposé. Mais elle ne pouvait en être sûre.

    Souriante, toutefois, la jeune femme reprit vite du poil de la bête. De fait, la discussion sur Blancport passionnait réellement Cylia. Elle était très intéressée par ce qui se passait ailleurs, que ce soit dans le Nord ou dans le reste de Westeros. C'était des informations toujours utiles pour comprendre ce qui se passait et pour éventuellement donner un avis quand on le lui demandait. L'ironie de Randal à propos de sa modestie amena un léger sourire sur les lèvres de Cylia. Du moins, elle le sentait, il avait conscience d'être un privilégié. L'argent donnait du pouvoir et il était important que les relations entre Stark et Manderly soient au beau fixe. La jeune femme hocha la tête, écoutant avec beaucoup d'attention ce qui se racontait de par les lèvres de Randal.

    L'invitation de Randal Manderly fit plaisir à Cylia Stark, même si elle ne savait pas vraiment si elle en aurait l'occasion. Elle eut la grâce de sourire avec envie et enthousiasme. « -Si l'occasion m'en est donnée, ce sera avec plaisir que je découvrirais votre ville et votre fief, Lord Manderly ! ». Voyager n'était pas donné à tout le monde et surtout pas par simple plaisir … De fait, Cylia avait peine à imaginer une raison qui puisse l'amener à Blancport. A moins que Beron ne juge la chose utile, ce qu'elle aurait trouvé étonnant. Son frère l'avait uniquement emmené à un Tournoi, à Port-Réal, quelques années plus tôt, mais c'était bien la seule fois où elle avait quitté Winterfell. « - Mais vous savez que nous autres, femmes, ne quittons pas souvent la sécurité des murs de notre famille. Néanmoins, j'en serais ravie ! ». Elle n'avait pas pu s'empêcher de s'emballer un peu. C'était tellement elle, d'essayer d'être raisonnable mais de finalement quand même rebondir avec beaucoup d'enthousiame. « -La Mer ? Il se trouve que je ne la connais guère … Je ne vous apprendrais pas qu'on ne la voit pas à Winterfell et comme je n'ai pas beaucoup voyagé, je ne sais que ce qu'on dit d'elle dans les murs. Est-ce un élément que vous appréciez ? ».

    Visiblement, sa compagnie ne dérangeait pas Randal Manderly, qui lui posait des questions avec gentillesse. La jeune femme l'observait de temps à autre, entre ses cils. « -Je ne sais si vous connaissez mon neveu, Meron, qui est le fils de feu mon frère Rudigar. Hormis cela, point d'autres enfants n'est né ces dernières années. Et votre propre famille, Lord Manderly ? Comment se porte-t-elle ? ».

    La jeune femme appréciait cette discussion. C'était certes tranquille et pas franchement mouvementé, mais pourquoi ne pas prendre les bons moments où ils étaient. « -J'espère que le repas vous a plu, Lord Manderly … Nos cuisines sont généralement bien réputées, mais si vous souhaitez quelque chose en particulier, n'hésitez pas à le faire savoir. ». Tandis qu'elle discutait avec Randal, Cylia appréciait sincèrement ce moment.

    « -Je crois savoir que vous êtes père de plusieurs enfants, Lord Manderly ? ». Cylia avait eu cette information par sa grand-mère, qui pensait qu'il était primordial de savoir le plus possible sur les autres nobles du Nord, voire du reste du Continent. Cylia avait pris cette habitude. « -Puisque vous me parliez fiançailles, vos enfants sont-ils déjà mariés, de fait ? ». Les alliances matrimoniales sont très importantes pour la politique et elle le savait depuis longtemps, même si elle répugnait à l'accepter la concernant. Mais pour les autres, cela ne la dérangeait pas seulement ...



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Randal Manderly
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Message Lun 10 Juin 2013 - 21:34

Lord Manderly ne s’était pas préparé à cette moue gênée dont il était à l’origine. Bien qu’étant héritier des coutumes des Sept, réputé pour ses manières dignes de seigneurs du Sud, il était vrai que l’homme avait adopté certaines manières qui lui étaient propres, comme celle de ne recourir qu’à ses propres services lorsque rien n’exigeait le contraire. Il concevait toutefois qu’un refus pouvait heurter une Dame de la cour, d’autant que Randal commençait à apprécier la compagnie des plus raffinées de cette curieuse Cylia. Aussi s’efforça-t-il de rendre l’instant le moins pesant possible ; par chance, la Lady de Winterfell fut la première à changer de sujet, après avoir toutefois exprimé modestement son malaise. Beaucoup de personnes, mieux nées qu’elle qui plus est, auraient pu s’offusquer ouvertement d’un tel embarras, et pourtant ce ne fut pas le cas de sa part.
L’écoutant reprendre la conversation, le Seigneur continua à l’observer de ses yeux d’un noir perçant. Il y avait dans ses paroles un mélange subtil de rêves et de retenue, un aveu difficile à dissimuler de découvrir le monde et de le parcourir. Tout cela dessinait un tableau tout particulièrement beau : celui d’une steppe vierge d’expériences, dans un climat hivernal aussi dur que le caractère qu’elle semblait s’être forgée. Bien que cela ne faisait que quelques minutes qu’ils avaient commencé leur entrevue, et déjà Randal appréciait beaucoup la présence de Cylia Stark.

Et puis, la Dame mit le point sur un détail qui n’en avait que le nom, celui que Randal avait presque omis de penser en se laissant entraîner dans son invitation sincère. Il fallait dire qu’il était entouré depuis plusieurs années de femmes de caractère qui, de ses sœurs jusqu’à sa femme, avaient toujours fait en sorte d’avoir leur mot à dire concernant leurs propres cas. Si Lord Manderly n’y voyait avec le temps plus aucun inconvénient, il se heurtait parfois à la dure réalité selon laquelle les femmes suivent souvent les chemins que l’on trace pour elles. Lui, avait cédé à l’écoute et la compréhension des demoiselles de sa famille. Il avait toujours su être ferme lorsque les situations l’exigeaient, mais tentait de concilier son autorité légitime avec les volontés des siennes, dans la mesure du possible. Lorsqu’il avait eu à forcer Sura à épouser l’héritier Marsh celle-ci lui en avait d’ailleurs beaucoup voulu, au point d’entretenir depuis lors une rancœur tenace vis-à-vis de cet évènement qui avait réduit à néant ses rêves d’embrasser un jour un Lord du Sud.
Il faudrait donc bien sûr demander à Beron Stark l’autorisation d’un séjour à Blancport et, d’autant plus, le justifier par une raison valable. Il n’y avait aucune raison qu’un Seigneur de Maison, qui plus est le suzerain du Nord, laisse vagabonder sa sœur au gré de ses lubies touristiques, a fortiori lorsque cette dernière n’avait toujours aucune bague au doigt.

Après avoir exposé, non sans une certaine tristesse, le sort qui la liait pour l’instant à la froideur de Winterfell, Cylia ne tarda pas à questionner davantage Randal. Celui-ci avait terminé de manger, et s’adonnait maintenant pleinement à leur conversation. Il préférait d’ailleurs mille fois cela à devoir se nourrir pendant qu’il discutait. Aussi, il poursuivit à son tour, abordant son amour pour la mer.

[Randal] « L’emblème de notre Maison est celui du triton armé d’un trident. Les Manderly ont hérité de l’amour des océans ; comme l’indiquent nos armes, nos héritiers apprennent à manier la barre dès leur jeune âge, afin de devenir des marins hors-pairs. J’aime la mer, Dame Cylia. J’aimerais vous la faire parcourir un jour, j’aimerais que vous sentiez la lente et puissante force de la houle qui berce inévitablement les navires au rythme des vents. Vous vous surprendriez à rêver, seule au milieu de cette immensité bleutée, perdue et pourtant si sereine, avec pour seuls repères le soleil et les étoiles. »

Randal s’arrêta. Il aurait pu continuer encore longtemps ainsi. Il termina tout de même sur une dernière note élogieuse.

[Randal] « Nul homme ni femme qui a pris un jour la mer ne peut prétendre n’avoir été envoûtée par elle… »

Puis, leur conversation dévia vers leurs familles respectives. Cylia mentionna le nom de son neveu, Meron. Il se trouve qu’il avait déjà été tenu au courant de cette naissance. Depuis quelques mois, le Seigneur de Blancport réfléchissait aux mariages et alliances qu’il serait bon de conclure avec ses frères et sœurs, autant qu’avec ses propres enfants. Aussi s’était-il correctement renseigné sur les généalogies de la région. D’ailleurs, le nom de Cylia Stark lui plaisait tout particulièrement depuis un certain moment. Sans en toucher pour l’instant un mot à la Lady, il comptait bien tenter de conclure une union avec les Stark. Peut-être Alrik Manderly, son frère cadet, serait-il un prétendant intéressant pour les suzerains. Alrik était un homme plaisant à voir et de belle carrure, bon chevalier, et un marin aguerri. En somme, il ressemblait beaucoup à Randal. Mais il avait toutefois hérité de ses sœurs un caractère suffisamment trempé pour avoir refusé jusqu’alors de prendre la main de quiconque, plaçant plusieurs fois Randal dans des situations embarrassantes. Désormais, il avait atteint la trentaine et son célibat commençait à peser lourd dans les chuchotements de la cour de Châteauneuf. Lord Manderly comptait bien mettre un terme à son caprice, et faire en sorte qu’il passe cape au dos rapidement, n’en déplaise à Alrik.

[Randal] « Ma famille se porte bien, je vous remercie de vous en soucier. Ma plus jeune sœur, Sura, est épouse de Lord Marsh. De lui elle a eu plusieurs enfants. Mon frère cadet, Alrik, semble bien trop occupé à manier l’épée et à partir en expédition en mer pour daigner poser les yeux sur une Dame. Les Sept sont pourtant témoin qu’il est galant, et vaillant. Il fait déjà un bon meneur d’homme, et ma fierté à Blancport. Je vais, je crois, devoir me charger tôt ou tard de lui trouver une belle épouse… »

Randal insista quelque peu sur ses mots et maintint quelques secondes de silence tout en continuant à fixer Cylia.

[Randal] « … Ma sœur, Edda, se porte bien également. Mes enfants, quant à eux, et bien… ils grandissent. Ils grandissent d’ailleurs trop vite, j’aimerais comme tout père que chacun des instants que je passe avec eux soit moins fugace. Mais que voulez-vous… Il faut s’y contraindre. Je m’efforce pour autant d’emmener mon jeune Erik partout avec moi, y compris en voyage. Il n’est pas présent aujourd’hui car je crains encore le froid du Nord, même pour de petits hommes il peut être fatal. Quoi qu’il en soit, je commence à songer à son mariage, ainsi qu’à celui de sa sœur, Erika. Enfin… Tout ceci vous intéresse bien peu, j’imagine. »

Sans demander d’autorisation particulière, Randal se leva soudainement, et entama un tour de la pièce, marchant calmement et scrutant les moindres détails. Il semblait curieux d’apprécier les lieux de plus près. Tandis qu’il continuait ses cent pas, il reprit la discussion.

[Randal] « Voudriez-vous me parler davantage de vous, Dame Cylia ? J’apprécierais d’en apprendre sur vous beaucoup plus que vous ne pourriez le penser… Vous avez éveillé ma curiosité à votre égard, par votre gentillesse et votre accueil. Comment occupez-vous vos journées ici, à Winterfell ? Quels sont vos rêves, ou vos aspirations tout du moins ? Je crois qu’en chaque Dame de haute cour se cache une forteresse et, sans chercher à envahir la votre, j’aimerais avant d’avoir quitté votre compagnie avoir pu en apprécier l’architecture. Je suis toute ouïe… »

Randal possédait toujours ce ton de voix paternel et rassurant qui tendait à ce qu’on lui fasse confiance assez rapidement. Malgré tout, il savait pertinemment qu’il risquait tout autant un rejet catégorique de la part de Cylia, qui pourrait tout à fait souhaiter garder le silence. Après tout, elle n’avait aucune raison de se livrer sur elle-même auprès d’un invité occasionnel. Lord Manderly espérait seulement pouvoir en découvrir un peu sur cette hôtesse des plus appréciables, qu’il était désormais heureux d’avoir rencontrée.




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Message Jeu 13 Juin 2013 - 9:02



    Une seconde, Cylia s'en voulut de ne pas avoir lié ses lectures sur les Manderly à la réponse que celui-ci venait de lui faire. Bien entendu, le port de Blancport était suffisamment connu pour qu'elle comprenne toute seule que la Mer faisait vivre cette famille bien connue et bien riche du Nord de Westeros. Mais il semblait qu'elle ait manqué d'à propos, quand Randal Manderly lui avait parlé de cet élément naturel qu'elle n'avait jamais eu l'occasion d'observer de près. Elle s'en faisait donc une idée qui était très certainement complètement fausse, mais elle ne pouvait qu'imaginer ce qu'elle n'avait pas pu approcher, n'est-ce-pas ? Avec intérêt et curiosité, la Lady Stark écoutait avec attention ce qu'avait à lui dire Lord Manderly. Une seconde, elle ferma les yeux sous les explications de Randal. La houle, le vent, la mer … Tous ces mots, elle les connaissait pour les avoir lu, mais elle n'en avait jamais fait réellement l'expérimentation. Totalement sous le charme des mots qu'il prononçait, elle essayait d'imaginer et pour ce faire, elle fermait ses paupières, cachant ses prunelles une seconde. C'était fou, totalement fou. Mais elle ne devait pas rêver: elle n'était pas amenée à vivre ce genre d'aventures et si Randal avait la gentillesse de le lui proposer, la jeune femme savait bien que c'était par grandeur d'âme et non par réel souhait. Elle n'était que la soeur cadette de son suzerain, pas une amie de cette homme, qui pourrait d'ailleurs être son père, si on y réfléchissait bien. Elle rouvrit les yeux quand il termina sa présentation.

    « - Vous trouvez les mots, Lord Manderly. Mais je suis bien sotte, de ne pas m'être souvenue de votre emblème, qui m'est pourtant si familier ! ». Oui, elle les avait appris et appris, tous ces blasons, ces petites phrases qui caractérisaient les lignées … « -Blancport porte bien son nom, de plus. Néanmoins, je n'imaginais pas que vos enfants soient également mis à la barre si jeune … ». Le danger auquel était soumis les héritiers étaient très souvent maîtrisés. On leur apprenait certes beaucoup de choses, mais on veillait aussi à ce que rien ne leur arrive. « -Je dois bien avouer que la mer me semble bien effrayante. Sans doute car elle n'est pas mon quotidien et que l'inconnu fait peur ... ». C'était une phrase anodine, presque inutile, mais la jeune femme l'avait faite sans arrière-pensée particulière. Elle s'était bien souvent rendue compte, ne pas savoir, ne pas comprendre, cela attisait les peurs. Il en allait de même pour le mariage, le fait de quitter Winterfell, le Sud … Cylia n'était pas une pleutre et elle allait vaillamment contre les éléments quand c'était nécessaire et cela grâce à sa force de caractère, qui lui avait permis de lutter contre son père à sa manière, puis de faire de Winterfell cet endroit chaleureux qu'elle aimait tant, avec l'aide, bien entendu, de sa sœur Yelina, de sa grand-mère Lady Lara et de toutes les personnes vivant ici-bas.

    Cylia essayait de retenir tout ce que lui disait Lord Manderly, ainsi que le lui avait appris sa chère grand mère, Lady Larra. Elle savait d'elle qu'il fallait bien connaître les Seigneurs de l'entourage de son frère, afin de pouvoir l'aider, le cas échéant. Certes, Beron ne lui demanderait pas d'avis politique, mais Cylia pourrait à l'occasion rappeler certains détails sur les familles de ses vassaux que Beron pourrait avoir oublié, sait-on jamais ! Lord Manderly prit sur lui de parler de ses frères et sœurs, ce qui étonna la jeune femme. Celle-ci pensait plutôt qu'elle allait en apprendre plus sur les enfants de cet homme. Cela lui en apprenait suffisamment sur Randal Manderly, cependant. Le Seigneur de Châteauneuf avait un vrai sens de la famille. Lorsqu'il parla de son frère, Cylia entendit bien qu'il allait devoir se marier, ce qui lui fit penser à sa propre situation. Elle n'avait toutefois aucune idée des plausibles intentions de cet homme, la concernant. Cylia ne s'attarda donc pas à cette question, continuant d'écouter le Seigneur de Châteauneuf qui s'exprimait plaisamment.

    « - Vous vous trompez, Lord Manderly ! J'aime beaucoup en savoir plus sur chacun. Quels âges ont donc vos enfants, pour que songiez déjà à les marier ? ». Sans qu'elle s'en rende compte, cette réplique de Cylia montrait combien elle imaginait difficilement le mariage. Même à son âge. Elle imaginait que les enfants de Randal Manderly devaient avoir une dizaine d'années. Du moins, c'était les souvenirs qu'elle en avait, mais elle devait se tromper, si il songeait à leurs épousailles d'ores et déjà.
    Soudainement, Lord Manderly se leva, ce qui étonna ô combien Cylia. Elle pensait qu'il allait rester tranquillement assis ? Eh bien, elle se trompait. Sans un mot, elle le regarda marcher, sans bien savoir ce qu'elle-même était censée faire, du coup. Elle restait assise, les mains sagement croisés. Des années plus tôt, elle n'aurait jamais réussi à ne pas bouger ainsi, mais le temps faisait son effet …Sa question laissa Cylia sans voix, une seconde.
    Elle ouvrit la bouche une première fois, mais aucun son n'en sortit. Où était passée la jeune femme pleine de vie ? Cylia était si étonnée de la demande de Lord Manderly qu'elle ne savait qu'y répondre. Bien vite, toutefois, elle se reprit, essayant de ne pas incommoder cet invité par un silence gênant. « -Je vous prie d'excuser ma surprise, Lord Manderly. Je ne sais pas si j'ai quoi que ce soit d'intéressant à vous livrer, je dois bien l'avouer … ». Certes, elle n'était pas vraiment une lady dans la conception classique, mais elle n'était tout de même pas si différente que cela. «- Vous savez, les journées à Winterfell sont pour moi sans doute semblable à celles de toutes les jeunes Ladies de Westeros. Je m'occupe de cet endroit, dont j'essaie de faire le foyer chaleureux et accueillant qui permettra à tous d'y vivre paisiblement … J'apprécie également la lecture. » Et elle détestait les travaux d'aiguille. Mais cela, elle ne pouvait décemment le dire à Lord Manderly. « -Je passe aussi quelques temps avec mon neveu, Meron, qui en l'absence de son père a besoin des Stark pour apprendre qui il est. ». En effet, Rudigar était décédé et Cylia souhaitait vivement qu'il ne soit pas contrôlé par sa mère, qu'elle ne trouvait pas assez … Stark. « -Vous voyez, mon quotidien est bien simple, mais il me convient tout à fait. » C'était vrai. « -Cela répond-il à vos interrogations, Lord Manderly ? J'ai bien peur de vous paraître ennuyeuse ! ». Elle eut un petit rire. Cylia savait se moquer d'elle-même, l'auto-dérision ne lui manquait absolument pas. Elle avait sciemment évité de parler de ses aspirations, de ses rêves. C'était un sujet trop dangereux, pensait-elle.

    Cylia était toujours assise et elle se sentait légèrement mal à l'aise, face à Lord Manderly debout. Toutefois, elle se força à se détendre dans son fauteuil. Elle observait leur invité, qui observait la pièce où ils étaient. « -J'imagine que pour un homme pour vous, cette vie doit sembler bien terne … Quel est donc votre quotidien, à Blancport et Châteauneuf ? » Elle s'interrogeait. Winterfell et Blancport devaient absolument être différents et elle imaginait que cela faisait de leurs deux vies, des choses bien éloignées. Et puis, la politesse lui commandait de s'enquérir en retour de la vie de Lord Randal Manderly. Visiblement, ce dernier se sentait bien à Winterfell et Cylia ne pouvait lire nul signe d'inconfort dans sa façon de se mouvoir ou de parler. De plus, Cylia Stark imaginait que cet homme n'aurait pas hésité à lui demander ce qu'il souhaitait obtenir, même si il y aurait mis les formes. Lord Manderly semblait un homme du monde, qui savait s'exprimer et dont la politesse n'était plus à prouver. C'était une chance pour Cylia, qui voyait donc ses devoirs transformés en moments forts agréables.



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Randal Manderly
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Message Sam 15 Juin 2013 - 11:40

La demoiselle semblait, sinon feindre que ce soit le cas, connaître le blason des Manderly bien avant que Randal ne l’énonce dans ses propos. Bien qu’il resta pour l’instant silencieux, l’homme s’interrogea à ce sujet. D’un côté, il se disait que pour une femme de son rang et de sa prestance, être au fait de la géographie des sept couronnes ainsi que des familles qui les habitent était chose ordinaire, à propos duquel il n’avait pas lieu de se questionner davantage. Pourtant, dans ses mots, la jeune femme lui faisait un peu penser à cet enfant à qui l’on donnait une réponse qu’il avait pourtant appris à retenir, tant bien que mal. Si bien que le Seigneur se demandait si Dame Cylia n’éprouvait pas un certain plaisir pour la connaissance, l’Histoire et la lecture. Tout celui lui était encore hypothétique, mais il faudrait peut-être creuser en ce sens, au fil de leur discussion.
Puis, la Lady poursuivit à propos de sa perception de la mer. Comme beaucoup de personnes qu’il avait pu rencontrer, celle-ci paraissait assez craintive en pensant aux océans. Il était difficile pour Randal de se mettre à leur place dès lors qu’il avait grandi les pieds dans La Morsure dès son plus jeune âge, parcourant les eaux environnant Blancport avec passion et maîtrise. Toutefois, il arrivait à concevoir une telle frayeur. Il était certain que l’immensité bleue pouvait inspirer la peur, y compris dans la description qu’il venait d’en faire à Cylia. Être perdu au milieu du gigantisme d’un océan s’était déjà avéré fatal pour des milliers d’hommes et de femmes, aussi comprenait-il tout à fait qu’il puisse n’y avoir rien qui soit d’emblée exaltant à l’idée d’une traversée maritime.
Et puis, l’homme se rappela la vingtaine d’années qui le séparaient de cet instant tragique qu’il avait eu à endurer. Oh, il ne s’était jamais plaint de quoi que ce soit, simplement avait-il souffert, comme tout être humain, devant ce qui lui avait paru comme la plus cruelle marque de l’injustice. Il était vrai que les flots emportaient souvent certains sacrifices… Randal avait vu sa mère ainsi que son grand frère disparaître lors d’une tempête, en direction du Val d’Arryn. Tout cela remontait à bien des années, pourtant il se souvenait du jour où l’on était venu lui annoncer la nouvelle, comme si c’était hier. Cet évènement était inexorablement imprimé en son esprit.
Randal s’enfonça, sans que Cylia ne puisse vraiment le voir, dans les méandres de ses souvenirs, le regard vide. Il fixait le mur en face de lui, dos à la Dame. « Portés par les Flots », telle était la devise de sa Maison. Tous naissaient avec la bénédiction des océans ; tous y retourneraient un jour…

Puis, s’extirpant de ses pensées, Randal se remit à marcher, tout autour de cette pièce conviviale. Il y observait les moindres endroits, l’appréciait des yeux, parfois du toucher. Il se rendait compte que son attitude pouvait être atypique mais faisait la visite des lieux avec calme et respect, sans jamais laisser supposer qu’il offensait la Maison qui l’accueille.
Dans le cours de leur conversation, Cylia ne tarda plus à énoncer ce que Randal supposait un peu. Elle semblait s’adonner régulièrement à la lecture. Lui aussi aimait lire, même s’il en avait pas souvent le temps qu’il aurait aimé. Lord Manderly était de ceux qui croient qu’il n’y a d’idéal qu’à travers un esprit sain dans un corps sain. Aussi consacrait-il, dès qu’il en avait la possibilité, certains moments aux livres et aux récits en tous genres. Il exigeait aussi à sa cour de lire lui-même les courriers en provenance de Westeros, sans passer par un scribe intermédiaire. Randal resta attentif à ce que la Demoiselle terminait d’expliquer, concernant sa vie au château.
Bientôt, cette dernière le relança au sujet de ses enfants et sur sa propre vie à Blancport. Il se devait donc de lui apporter quelques éclaircissements, ce qu’il entreprit de faire sans aucune gêne. Il voyait en cette jeune femme une personne intéressée, curieuse, en qui l’on pouvait avoir confiance, au premier abord. Peut-être se trompait-il. Il n’en doutait pas, pourtant.

[Randal] « Erika, ma fille aînée, est âgée de seize ans. Erik, mon fils, a quatorze ans. Je ne vous cache pas que je songe bien moins à l’union de ce dernier, il est encore suffisamment jeune pour se voir épargner ces choses. Erika est une parfaite petite femme de cour, je suis reconnaissant envers mon épouse de l’avoir éduquée avec les traditions qui conviennent à son rang. Il n’y a pas de raisons d’être pressé, me direz-vous surement. Mais avec l’entêtement de mes frères et sœurs, j’aimerais conclure ce qu’il se doit d’être fait avec mes enfants avant qu’ils n’aient l’âge de m’opposer leurs avis. Je les aime mais, tout comme vous et moi l’avons fait toute notre vie, ils devront assumer le prix de leur naissance. »

Il n’y avait pas grand-chose d’autre à dire. Naître noble présentait ses avantages et ses inconvénients. Pour rester au sommet des échelles d’influence il fallait être capable d’arranger des mariages, d’unir des familles pour quelques générations. L’amour et la passion n’avaient que peu à voir là-dedans, c’était simplement un heureux coup du sort, qu’il fallait espérer lorsque l’on rencontrait la personne promise. L’homme enchaîna alors sur sa vie à Blancport.

[Randal] « Je serais tenté de vous répondre la même chose, chère Cylia. Ma vie s’apparente surement à celle des autres seigneurs des sept royaumes, surement un peu à celle de Lord Stark. J’ai la chance d’avoir hérité de Blancport, qui se développe de jour en jour sous mes yeux, et le devoir de poursuivre le travail de mes ancêtres dans sa construction. Je passe le plus clair de mon temps à gérer les affaires de la ville ; j’essaie de m’occuper souvent de mes enfants, je suis le premier précepteur d’Erik. Parfois, je m’en vais en mer durant quelques jours avec ma chère Sunniva. Nous aimons nous y ressourcer. Être Seigneur offre à voir bien des choses, et je ne connais pas l’ennui. »

Randal marqua une courte pause, avant de reprendre. Il avait passé la main sur plusieurs murs de la salle.

[Randal] « Dites-moi, quel est cet ingénieux système de chauffage qui parcourt les dalles de pierre de Winterfell ? Le Nord entier rêverait d’en posséder un tel… M’en offririez-vous les secrets que j’en ferais installer un à Châteauneuf dans l’année. C’est d’un confort des plus agréables. »

Puis, aussi soudainement qu’il s’était levé, l’homme fit volte-face. Marchant d’un pas tranquille et léger, il fit signe à l’une des servantes.

[Randal] « Des fruits, je vous prie. »

Il se rassit, posa les deux mains sur les accoudoirs de sa chaise et fixa longuement Lady Stark.

[Randal] « Je vois bien en vous une louve. Solide comme la glace, chaleureuse comme leur fourrure, solitaire mais à l’instinct maternel, si je ne m’égare… Vous êtes une Stark, personne ne saurait en douter. J’imagine que Beron est fier de vous. Amie, quelles sont vos motivations en ce monde ? Qu’attendez-vous d’avoir vécu ? Vous êtes jeune, mais me rappelez énormément mon épouse. Forte, et douce à la fois. J’ose imaginer que derrière cette bienséance, que vous maîtrisez à la perfection, se cache certaines ambitions, au moins certains désirs. Nous en avons tous… »

Randal sourit.




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Cylia Stark
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Message Dim 16 Juin 2013 - 14:41



    Le temps passant, Cylia Stark commençait à se sentir en fort bonne compagnie en présence de Lord Manderly. Pourtant, elle avait toujours un instant d'appréhension face à un homme, surtout quand elle était seule en sa présence. Certes, la pièce où ils étaient présentait l'avantage d'être une pièce passante mais le Tournoi de Port-Réal avait servi de leçon à Cylia Stark à tout jamais: il était hors de question pour la jeune femme de se retrouver à nouveau en mauvaise posture ni même dans une situation qui pourrait lui desservir. Une fois avait suffi, elle n'avait pas oublié l'angoisse qui enserre les entrailles, la crainte qui s'émeut et l'impuissance d'une femme face à un homme qu'elle ne parvient pas à repousser. Il lui arrivait parfois, la nuit, d'en rêver et pourtant, le temps s'était écoulé depuis cet incident. Elle chérirait le souvenir de Kealan du Rouvre toute sa vie, lui qui l'avait sauvé d'un sort honteux et tragique car pour une jeune noble, de telles violences rendaient bien souvent le mariage impossible. Mais tout était bien qui finissait bien … Il ne restait désormais à Cylia qu'à apprendre à gérer sa peur des hommes. Une broutille, en définitive ? Peut-être mais surtout … peut-être pas !

    C'est pourquoi le sujet du mariage était délicat également. Outre le fait de quitter Winterfell, le fait de passer sous la domination d'un mari après avoir été successivement sous celle de son père puis de son frère n'avait rien pour lui plaire. Son esprit indépendant s'inquiétait car comme elle se plaisait à le répéter: on sait toujours ce qu'on perd, mais jamais ce qu'on gagne au change. Mais après tout, bien des femmes s'en accommodaient et Cylia avait pu voir sous son propre toit que ni sa belle-soeur ni sa tante ni même sa mère à l'époque, n'avaient éprouvé de grandes difficultés au sein de leur mariage. Peut-être ne serait-ce donc pas si terrible. Désireuse de ne plus avoir ce genre de pensées, Cylia rattacha son esprit aux paroles prononcées par Lord Manderly.

    Ainsi, il avait une fille et un garçon. Seulement deux enfants. C'était assez surprenant pour Cylia qui était habituée aux grandes familles et aux fratries nombreuses. Cylia comprenait bien que Lord Manderly souhaite asseoir ses enfants dans des mariages bien assortis. C'était une chose que tout père ou tout chef de famille essayait de mettre en place dès que possible. Les alliances permettaient d'étendre son influence et de se créer des alliés nécessaires en cas de conflit. Néanmoins, quelque chose la dérangeait et elle essaya de présenter les choses de la manière la plus diplomatique possible. « - Ne pensez-vous pas que pour un engagement comme le mariage, il est important d'être en âge de pouvoir s'opposer ? Le mariage engage pour toute une vie et si on contracte un engagement alors qu'on est incapable d'en comprendre les fondements ... Je veux dire, l'obéissance n'est peut-être pas suffisante à la conclusion d'une union ? »

    Cylia avait sincèrement essayé de présenter les choses sans impertinence mais elle se rendait compte que ce qu'elle disait devait semblait provocateur aux yeux de tout seigneur. Elle n'était pourtant pas une rebelle dans l'âme et avait décidé depuis longtemps qu'elle épouserait celui que son frère aurait choisi pour elle, sans faire de vagues ni de remous -si tant qu'il était un homme correct, mais elle avait confiance en Beron. Pour autant, certaines pratiques matrimoniales lui semblaient déplacées et elle aurait voulu qu'elles n'aient plus lieu, notamment quand des écarts d'âges incroyables séparaient les époux ou qu'on envoyait des jeunes filles à peine nubiles … « -Ne croyez pas que je remets en question votre autorité en la matière, Lord Manderly. Cela n'a jamais été mon intention. Mais je me pose simplement la question, en toute sincérité ... ». Elle essayait de présenter les choses sans perdre de sa franchise. Il n'y avait qu'à espérer qu'il ne prenne pas mal ce qu'elle avait dit. Il semblait un homme capable de discuter sans se fâcher, mais après tout, elle ne le connaissait pas si bien. Peut-être irait-il se plaindre à Beron des idées de sa sœur ?

    La jeune femme préféra ne pas y réfléchir plus et préféra partir sur un sujet plus léger. Et le Lord de Châteauneuf lui en donna de suite l'occasion. Le chauffage de Winterfell était inédit et Cylia l'appréciait à sa juste valeur. « -Il est vrai que nous sommes chanceux ! Les sources d'eau chaudes sont nombreuses autour de Winterfell et permettent de chauffer astucieusement les murs … Mais je crains que ce ne soit la situation de Winterfell qui ne lui permette d'avoir ce système, je doute que ce soit applicable ailleurs. Mais c'est effectivement très agréable ! ».

    Heureuse de voir qu'il se sentait suffisamment à l'aise pour demander à une servante de ramener des fruits, Cylia hocha la tête tranquillement en sentant la servante la regarder avant d'aller s'exécuter. Elle était toujours assise tandis que son visiteur était debout, mais cela ne la dérangeait plus tellement, désormais. Cylia avait compris que Lord Manderly n'était sans doute pas un mauvais bougre et elle était sincèrement satisfaite qu'il se sente bien chez elle. Mais il revint s'asseoir et la fixa quelques secondes avant de parler. Sous cet examen dont elle n'avait pas l'habitude, la jeune femme se troubla quelque peu. Elle essaya de ne rien laisser voir de son trouble, souriant paisiblement.

    Ce qu'il dit laissa Cylia pantoise. Pourquoi s'intéressait-il tant à ce qu'elle pouvait être ou ne pas être ? Elle était une vieille fille de 24 ans, la sœur de son suzerain, mais sans aucun réel pouvoir ni influence, car Beron prenait soigneusement ses décisions, mais seul. Beron, fier d'elle ? Sans doute pas. Elle l'agaçait, très certainement, avec sa langue acérée et ses velléités d'indépendance. Oh, il devait bien l'apprécier un peu, mais elle se doutait bien qu'il n'approuvait que peu de ses prises de position. Il la comparait à son épouse, qu'il semblait fort admirer … « -Oh, Lord Manderly, ne me faites pas meilleure que je suis … Il est vrai que j'aime ma famille et que mon bonheur est de les rendre heureux. Mais je ne suis plus si jeune, j'ai 24 ans, ce qui est déjà bien vieux pour une femme, du moins pour une femme non mariée. Mes désirs, désormais, sont sans doute une vie agréable et paisible et peut-être créer moi-même une famille. Un jour... ». Elle avait compris depuis longtemps que visiter le Sud ne lui serait pas permis. Elle savait aussi qu'elle ne serait pas Mestre. Elle était une femme et sa seule raison de vivre était donc de mettre des enfants au monde, de les éduquer et de rendre la vie de son foyer la plus agréable possible. Et en vérité, Cylia commençait à se dire que cette vie-là pourrait la satisfaire. Peut-être, un jour. Beron serait fier d'elle, là, oui. Elle venait de se conduire comme la parfaite Lady. Exactement ce qu'on attendait d'elle, à vrai dire.

    Mais le sujet n'intéressait pas tant que cela Cylia, elle préférait en changer. Et comme elle connaissait les Manderly, un sujet de conversation s'imposait à la jeune femme. « -Excusez-moi de ma curiosité, Lord Manderly, mais j'ai lu beaucoup de choses sur votre religion, mais il ne m'a pas été donnée la chance de visiter un Septuaire digne de ce nom. Pourriez-vous me parler du votre, à Blancport ? ». Si la jeune femme était assez pieuse, elle ne partageait pas les croyances de Lord Manderly. Pour autant, il était toujours passionnant d'essayer de comprendre … La jeune servante revint avec une corbeille de fruits, qu'elle déposa près du Lord de Blancport, ce qui lui valut un large sourire de Cylia. Elle essayait le plus possible d'établir de bons rapports avec ses serviteurs, se souvenant de ce qu'il en était à l'époque de son père, où beaucoup craignaient Lord Cregan ...



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Randal Manderly
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Message Mar 18 Juin 2013 - 13:06

Sans le vouloir, Randal était parvenu à construire son jeu de dialogue et à tisser lentement un climat de confiance entre la Stark et lui-même. Outre le fait qu’il avait pu discerner une certaine soif de culture chez elle, ses derniers mots ne tardèrent pas à provoquer une réaction assez inattendue de la part de Cylia, qui semblait être quelque peu heurtée en son être à l’idée que l’on puisse décider du sort de ses enfants, malgré eux. Lord Manderly l’écouta énoncer ses interrogations avec un grand calme, en prenant toujours soin de conserver cette mine bienveillante et impassible, qui le prévenait de toute la trahison qu’un visage expressif peut engendrer. En fait, au fil des mots que la Louve prononçait, le Seigneur élargissait davantage le léger rictus qui lui donnait un air un peu jovial. Combien de fois, auparavant, avait-il entendu ce même discours, celui d’un certain désespoir, d’un baroude d’honneur devant l’inexorable, de la révolte ultime face à son destin. Randal était entouré d’une fratrie qu’il avait été difficile à convaincre à ce sujet, à tel point que deux de ses frères et sœurs n’étaient, d’ailleurs, toujours pas fiancés. La Lady de Winterfell lui évoquait cependant cruellement Sura, épouse des Marsh, sa plus petite sœur, celle qu’il chérissait le plus, aussi. De tous les fils et filles de Lord Gervald Manderly, Sura et Randal étaient les seuls ayant compris ce qu’était le sens du devoir familial, le besoin impérieux de placer les intérêts de sa lignée devant les siens. Cela n’empêcha pas Sura d’avoir longtemps le rêve d’épouser un jour un beau Seigneur des terres plus au Sud, de voyager loin de la rigueur de l’hiver et de mettre au monde de beaux enfants. Toutefois, ce ne fut pas la volonté de Randal. Il choisit de la marier avec l’héritier de Marsh, sur la côté sud-ouest de Blancport, afin de consolider les liens entre leurs deux familles voisines. Sura lui en avait toujours voulu pour cela. Elle en avait aussi beaucoup voulu au sort, tout simplement. Peut-être Cylia était-elle habitée d’un même sentiment. C’est, du moins, ce qu’elle pouvait laisser transparaître peu à peu. Entre son refus assez cinglant d’aborder la question de son mariage et son offuscation, toutefois retenue, à l’évocation des unions des enfants Manderly, il y avait fort à parier qu’il y avait anguille sous roche. Le Gouverneur de Blanchedague entreprit de répondre sitôt qu’elle eut terminé sa remarque.

[Randal] « Avant de vous répondre sur ce point, il faut d’abord que je vous demande ce qui s’apparenterait, je l’imagine, à un service. Je vous en prie, ne vous inquiétez plus de m’offenser ou de mettre à mal une quelconque susceptibilité. De toutes les choses que j’abhorre en ces sept terres, l’apparat est la plus sournoise et la plus vicieuse. Aussi, au contraire de ce à quoi vous pouviez songer, je suis satisfait de voir que vous n’hésitez pas à me livrer votre avis, quand beaucoup de femmes de votre rang se seraient contentées de me dire bêtement que j’eus raison. Vous savez, la politesse est souvent la forme d’hypocrisie la plus respectable. Ne vous embarrassez plus de cela, très chère Cylia. Vous avez en face de vous quelqu’un qui n’hésiterait pas à vous heurter, si j’estimais que cela était opportun pour votre devenir. »

Lord Manderly adopta une attitude bien différente, tout à coup. Ses traits se métamorphosèrent en ceux d’un homme bien plus autoritaire et charismatique qu’il ne l’avait laissé voir auparavant. Ancré sur son siège, il posa les deux mains, croisées, sur la table en face de lui. Son visage était celui du Seigneur, dorénavant, du protecteur de sa famille, non plus du simple Randal. Il prit une grande inspiration, observa un moment la table en bois, avant de relever le regard sur Cylia, la fixant avec une certaine force.

[Randal] « J’ai un devoir, ma Dame. Je suis père et frère, d’êtres que j’aime et pour qui je sacrifierais volontiers ma vie si la balance l’exigeait un jour. Pour autant, les Sept on souhaité un matin que je porte sur mes épaules la charge de faire briller mes armoiries durant ma génération, coûte que coûte. Nous sommes nés de sang noble, Cylia. A ce titre, nous jouissons d’un confort de vie ainsi que d’un prestige que beaucoup sur ces terres nous envient, et cela est légitime. Mais il fallait bien une contrepartie à une telle existence. En échange de nos naissances, l’histoire a voulu que nous soyons obligés de leur faire honneur, au prix de notre existence entière. Oui. Tôt ou tard, nous aurons à prendre la main d’une personne dont on ne connaît que peu de choses, parce qu’il sera nécessaire de le faire pour le bien des nôtres. J’ai le fardeau de devoir passer pour un tyran auprès des gens que j’aime parce que c’est à moi qu’il incombe aujourd’hui de sceller leurs vies à la chaîne d’un être qu’ils n’apprécieront peut-être jamais. J’accepte cette tâche, et je l’accomplis, car elle est la condition pour que le nom des Manderly perdure et pérennise. Personne ne s’en rend vraiment compte avant d’y être confronté, et nous sommes tous bercés d’idéaux jusqu’au jour où nous nous heurtons à la triste réalité factuelle. Que mes enfants se marient demain ou dans six ans, ils risqueront d’éprouver la même rancœur à mon égard, si leur union leur devient insupportable. M’occuper de leurs alliances à un âge où ils peuvent en avoir conscience m’ajouterait simplement l’ennui de leurs considérations égocentriques, qui me seront pénibles parce que je souhaite les voir heureux. C’est exactement ce qu’il se passe, et ce qu’il s’est passé, avec mes frères et sœurs. Pourtant, eux aussi devront se plier à la loi de leur rang. »

Randal marqua une courte pause.

[Randal] « L’aléas a souhaité qu’ils naissent de haute noblesse. L’aléa s’occupera aussi de leur garantir une vie agréable ou morose, selon que leurs alliances leur offriront une main plaisante ou peu enviable. Ceci n’est pas de mon ressors. Je peux simplement tenter de rencontrer les héritiers d’autres familles, afin de connaître ceux qui seraient de bons augures. Vous êtes une Dame de maintes qualités, Cylia. Soyez-en certaine. Je souhaite qu’un jour, vous puissiez épouser ce qui ne sera pas un malheureux acharnement du destin, pour vous. »

Peu à peu, le ton de sa voix redevint moins absolu. Il poursuivit.

[Randal] « J’imagine que vous saviez déjà ce que je vous ai expliqué. Voilà simplement à quoi je suis confronté. La vie de Seigneur est un dilemme en bien des points. Trancher en un sens signifie nécessairement en léser l’un des deux. Mais… il y a des devoirs qu’on ne peut mettre de côté, pas même en échange de tout l’amour que l’on peut porter. »

Après ces détails et ces aveux, Cylia ajouta que le système de chauffage de Winterfell était difficilement exportable ailleurs, puisqu’imaginé grâce aux sources d’eau chaude environnant le château des Stark. Dommage, se dit Randal, il en aurait bien installé un identique dans sa propre demeure. Il faisait très bon vivre ici, même lorsque l’hiver rongeait dehors.
La Lady surprit alors Randal en lui disant brièvement qu’elle souhaitait fonder une famille. Lui qui pensait qu’elle était assez opposée à l’idée de se lier à quelqu’un constatait que son avis à ce sujet était manifestement plus subtil, plus nuancé. Il ne manqua donc pas de creuser le sillon qu’elle avait entamé.

[Randal] «  Je vois. Et vous feriez sans nul doute une épouse de prestige… Aimez-vous les enfants ? Vous m’avez tout l’air d’une épouse désirable. Je suis certain que beaucoup d’hommes de haut rang aimeraient vous satisfaire dans le Nord. »

Puis, la conversation s’orienta sur le Septuaire de Blancport. Il était vrai que la cité portuaire de Lord Manderly était la seule à respecter la foi des Sept dans les terres septentrionales. De telles croyances étaient parfois sources de quelques tensions avec certaines familles, surtout depuis que Randal avait demandé à son épouse de se convertir aux Sept lors de leur mariage. Sunniva l’avait accepté et était aujourd’hui une femme extrêmement savante en théologie, bercée par les anciens dieux durant son enfance, et connaissant désormais parfaitement le culte des Sept. Cependant, la plupart des grandes maisons du Nord avait eu vent de cette conversion, et il y avait fort à parier pour que Cylia en ait entendu parler un jour.
Malgré tout, le Seigneur de Blancport n’avait, jusqu'à présent, jamais été rejeté pour sa religion à Winterfell, pour la bonne raison que les Stark étaient suzerains de ces terres et que leurs ancêtres avaient permis aux Manderly de conserver leurs croyances en les Sept.

[Randal] « J'ose espérer que pour ceux qui, comme nous, respectent le culte des Sept, le Septuaire de Blancport soit aussi somptueux que je le pense, et qu'il brille même de ses éclats par-delà les régions. J’ai participé moi-même à sa rénovation il y a quelques années, et y ait investi sans compter. Son dôme est en or et en cristal, que j’ai fait importer du Sud. Il est d’une grande taille, suffisante en tout cas pour ne jamais s’y sentir à l’étroit, même par grandes célébrations. Les murs qui parcourent le bâtiment sont illustrés par les armes Manderly ainsi que par les figures des Sept, toutes taillées en cristal et incrustées dans les cloisons. Le dôme du Septuaire culmine au sommet de Blancport, si bien qu’il sert de point de repère pour les navires qui approchent de notre baie, reflétant la lumière, y compris celle de la lune. J’imagine que vous ne partagez pas la foi des Sept, quant à vous, Lady Stark ? »

Reprenant une position plus détendue, l'homme attendait les réponses de Cylia.




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Dernière édition par Randal Manderly le Mer 19 Juin 2013 - 15:44, édité 2 fois
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♦ Missives : 239
♦ Missives Aventure : 49
♦ Age : 24
♦ Date de Naissance : 11/01/1993
♦ Arrivée à Westeros : 11/03/2013
♦ Célébrité : Sofia Pernas
♦ Copyright : ASoIaF et Sargonnette jolie
♦ Doublons : Annabelle Solverre, Lorant Trant, Daenerys Martell et Emeraude
♦ Age du Personnage : 24 ans
♦ Mariage : Point encore.
♦ Lieu : Winterfell
♦ Liens Utiles : Fiche de Cylia Stark

Voyages et aventures de Cylia

Succès d'une Stark

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Message Mer 19 Juin 2013 - 13:55



    Cylia savait pertinemment qu'en parlant comme elle l'avait fait, presque à cœur ouvert, à Randal Manderly, elle pouvait très bien se retrouver dans une situation délicate. Elle était à près tout une femme dans un monde où le pouvoir était essentiellement alloué aux hommes. Et elle ne devrait pas l'oublier si elle voulait que cette discussion avec Lord Manderly se finisse aussi bien qu'elle n'avait commencé. Cylia essayait habituellement de manier l'art de la diplomatie, mais certaines fois, elle était incapable de maîtriser les mots qui lui venaient aux lèvres. Se discipliner n'était pas chose facile quand on possédait un tempérament aussi vif que celui de la seconde soeur de Beron Stark. Enfant, elle avait souvent demandé aux Anciens Dieux pourquoi -oui, pourquoi?- ils n'avaient pas attribués à la seconde enfant les mêmes caractéristiques qu'à Yelina. Car sa sœur était pour Cylia un modèle de la Lady. Douce, calme, Yelina Stark avait pour elle bien des qualités qui faisaient cruellement défaut à Cylia. Cette dernière essayait de se rattraper comme elle le pouvait en mettant toute sa bonne volonté au service de sa famille et de ceux qu'elle aimait. Winterfell était sa maison et elle voulait qu'on soit fier d'y habiter et que les visiteurs en gardent un souvenir impérissable, celui d'une forteresse puissante et où il faisait bon vivre.

    C'était donc un peu inquiète que Lady Cylia attendait la réponse de son invité. Lord Manderly la surprit toutefois. Étonnée, la jeune femme se demandait si elle avait bien compris … Non content de lui demander son avis, il l'encourageait à être totalement sincère. Cylia essayait d'être franche, mais elle savait depuis longtemps que dans la position qui était la sienne, il fallait de temps à autre embellir la réalité ou ses pensées. Et même si Randal Manderly exigeait d'elle qu'elle se livre sans atténuer quoi que ce soit, la jeune femme savait qu'en réalité, elle en serait bien incapable. De mauvaises relations entre les Stark et les Manderly seraient très préjudiciables au Nord, à n'en pas douter. Pour cela, Cylia avait donc évidemment des réserves, lorsqu'elle s'exprimait face à Lord Manderly. Que répondre sans mentir ? Embarrassée, la jeune femme réfléchissait à la meilleure manière de s'exprimer sans heurter cet invité de marque.

    « -J'ai bien peur que vous ne me demandiez l'impossible, Lord Manderly. Je puis bien sur vous donner mon impression, mais il y a certaines choses que j'estime ne pas devoir formuler face à un invité, d'autant plus à un invité de marque, tel que vous l'êtes. Mais il certain que j'apprécie votre largesse d'esprit par rapport à ma manière de m'exprimer. J'ai longtemps essayé de ressembler davantage à ma sœur, Yelina, que vous rencontrerez sans doute plus tard. Elle est bien plus Lady que moi, je ne doute pas que vous le remarquerez très vite. Mais malheureusement, j'ai beau essayer de suivre ces pas, il semble que ma vivacité et impulsivité ne me laissent guère de répit ! »

    La fin de sa réplique avait été accentuée par un petit rire, indiquant qu'elle plaisantant. Cylia appréciait la discussion qui s'était mise en place et ne souhaitait pas l'alourdir inutilement. La jeune femme estimait qu'elle avait vécu suffisamment de drames elle-même, point n'était besoin d'en rajouter dans une lourde discussion. Le temps des conversations sérieuses n'avait pas encore sonné, mais la jeune femme se doutait bien que cela ne tarderait plus guère. Elle ne pouvait définitivement rester sur des sujets légers avec tous ceux qu'elle croisait. Et Beron n'était pas du genre à la laisser se complaire dans une légèreté imaginaire.

    Le discours de Randal Manderly, cependant, vint vite expliquer à Cylia qu'il était du devoir d'un Seigneur d'être sérieux. Effectivement, ce qu'il dit, la jeune femme le savait, au fond d'elle-même. Mais elle avait été tenté de l'ignorer pendant quelques années. Sans pour autant dire qu'elle renâclait au mariage, elle n'avait jamais montré un visage joyeux ou heureux à son frère les rares fois où il avait abordé le sujet. Cylia ne le décourageait donc pas de manière absolue, mais elle n'était pas non plus ainsi qu'une Lady l'aurait du. C'était une erreur qu'elle n'aurait pas du commettre, elle s'en rendait compte, aujourd'hui, face à Lord Manderly. En agissant ainsi, elle n'avait pas rendu service à Beron ni aux Stark. C'était une attitude égoïste … Mais même en comprenant cela, la jeune femme ne pouvait s'empêcher d'être inquiète. Qui s'occuperait de ses frères comme elle, une fois qu'elle serait mariée ? Qui continuerait d'animer Winterfell d'une douche chaleur ? Beron ne deviendrait-il pas encore plus austère que quand Cylia essayait de le secouer ? Et puis, il y avait aussi Yelina … Laisser sa sœur à Winterfell, seule... A moins que ce ne soit d'abord Cylia qui connaisse la solitude, une fois Yelina mariée ? Tant de questions et pour le moment, aucune réponse. Lord Manderly avait parlé longtemps et Cylia l'avait écouté avec bonne volonté, comprenant qu'il lui faisait là la seule réponse raisonnable. Il avait évidemment raison. D'un point de vue rationnel … Mais Cylia n'aimait pas forcément toujours se conformer au choix de la raison, elle appréciait également les sentiments.

    Cependant, la conclusion de Lord Manderly vint complètement annihiler cette idée. Un court silence vint se mettre entre eux avant que Cylia ne se décide à répondre. Avec une humilité qui n'était pas feinte, la jeune femme essaya d'exprimer ce qu'elle avait compris et ressenti face à ce discours. « -Je vous remercie de votre patience et de votre compréhension, face à mes hésitations. Vous êtes un interlocuteur très convaincant, Lord Manderly, et je dois bien dire que vous m'avez rendu intelligible un discours qui bien souvent auparavant m'horrifiait. Ma grand-mère, Lady Lara, ne manquerait pas de dire que je vieillis plus vite que je ne mûris ... ». Une petite plaisanterie, encore une fois, pour rendre un peu de légèreté à cette discussion.

    Le temps passait et Lord Manderly ne semblait pas se sentir en mauvaise compagnie auprès d'elle, ce qui rassurait Cylia sur ses capacités à dialoguer avec un invité de marque. C'était une qualité importante, et pour elle qui avait cette tendance coupable à l'impulsivité, c'était une grande victoire. La conversation se porta un instant sur les enfants, ce qui ne déplut nullement à Cylia.

    « -Oh oui, c'est un tel plaisir de les voir grandir … Je ne m'en rendais pas réellement compte, avec mes frères les plus jeunes, mais avec mon neveu, Meron, c'est flagrant. Il y a tant de plaisir à éduquer de jeunes enfants. Ils sont un émerveillement constant, vous savez et bien plus intelligent qu'on ne pourrait le croire ! ». C'était avec une belle énergie que Cylia s'exprimait là, reprenant malgré elle des allures bien plus vives. Tout en parlant, elle avait un peu remué dans le fauteuil où elle était afin de mieux s'exprimer, les gestes accompagnant son discours. Les sujets qui lui plaisaient la faisaient toujours s'animer bien vivement. La seconde partie de la réplique de Randal la fit cette fois-ci rougir. « -Allons donc, Lord Manderly, ne me flattez pas ! J'ai bien conscience que seul mon ascendance fait de moi un parti recherché. C'est ainsi que cela fonctionne, comme vous me l'avez si bien expliqué plus tôt ! ». Il était évident que pour bien des familles, se lier avec les Stark serait une très bonne chose. C'était acquérir un certain pouvoir. C'est pourquoi Beron prendrait sans doute soigneusement le temps d'étudier toute demande allant en ce sens.

    Le sujet de la religion n'était pas nécessairement moins polémique, puisque Cylia et Lord Manderly ne partageaient pas la même foi. L'un et l'autre avaient leurs raisons. Mais la jeune femme savait qu'il faisait figure, avec sa maison, d'exception dans le Nord. Elle l'écouta décrire le Septuaire. Elle-même n'était pas très au fait de cette religion, même si elle en connaissait les bases. « -Vous supposez bien, Lord, ma foi va aux Anciens Dieux, comme il est de coutume dans notre belle région et chez les Stark … Mais qu'en est-il de votre épouse ? A-t-elle pu continuer de donner sa foi à nos Dieux ou avouez-vous demander à ce qu'elle sacrifie à vos traditions ? ». Cylia était assez curieuse de savoir comment on pouvait gérer ces différences de culte au sein d'un même couple. « -A la vérité, si je ne puis visiter moi-même votre Septuaire, vous serez peut-être curieux de découvrir notre Bois Sacré, Lord Manderly ? Je suis certaine que mon frère, Lord Stark, ne verrait pas d'inconvénient à ce que nous vous fassions découvrir mieux notre foi … Si vous en avez le temps et l'envie, bien sur, car je ne doute pas que vous ne soyez ici pour des choses de bien plus d'importance ! »

    Effectivement, Lord Manderly n'était pas venu pour du tourisme, sur les terres de Stark, mais bien pour en rencontrer le Seigneur, qui ne devrait d'ailleurs plus tarder à se montrer. Beron lui avait demandé d'accueillir cet invité de marque, le temps qu'il se libère et il ne serait très certainement plus très long à venir dire à Cylia qu'elle pouvait disposer de son temps libre. La politique reprendrait alors son droit et les habitudes de la jeune femme reviendraient. Elle pourrait alors retrouver son neveu, sa sœur, et sacrifier à ses tâches quotidiennes avec la bonne humeur qui la caractérisait. Ce n'était très certainement qu'une question de minutes avant qu'on ne vienne interrompre ce moment qu'elle partageait avec Lord Manderly.

    « - La foi de votre famille a toujours été une exception dans notre région … Mais j'avoue ne plus me souvenir de l'historique de cela. Me feriez-vous l'honneur de me conter d'où vous vienne ces croyances spécifiques ? ». Toujours curieuse d'en savoir plus, Cylia souriait doucement à son interlocuteur, qui ne manquerait sans doute pas de la régaler d'un récit en bonne et due forme.



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Randal Manderly
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▪️ Seigneur de Blancport ▪️
Gouverneur de la Blanchedague

'Portés par les Flots'

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♦ Arrivée à Westeros : 28/05/2013
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♦ Age du Personnage : 42
♦ Mariage : Sunniva Manderly
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Message Ven 21 Juin 2013 - 16:50

Venant de lui apporter sa vision quant à l’évident et inévitable devoir qui incombait à chaque chef de Maison, du Mur jusqu’à Dorne, Randal n’avait nullement espéré se mettre dans une quelconque position de force, qu’elle soit de statut ou d’expérience. Tout ce qui l’avait motivé à énoncer de telles banalités, le ton grave et ferme, était le désir de faire comprendre à Cylia qu’il n’était pas un bourreau des cœurs et que ce n’était pas par gaieté qu’il vouait peut-être les siens à une vie que ces derniers n’auraient jamais souhaitée. En vérité, l’homme n’avait changé d’attitude que dans la voix qu’il avait adoptée, celle qu’il prenait machinalement dès lors qu’il avait à se positionner en Seigneur. Lord Manderly avait été la même personne, depuis le début de leur récente rencontre, c’est-à-dire quelqu’un de franc, d’ouvert et d’un peu sentencier. Il repensa un instant à son jeune fils, Erik, qu’il n’avait pu emmener jusqu’ici avec lui, de peur que les vents glacials de Winterfell ne l’emportent dans quelque maladie fiévreuse. Cela faisait pourtant plusieurs mois qu’il faisait en sorte d’emmener son enfant dans chacun de ses déplacements, afin d’être toujours près de lui et de lui enseigner son futur métier de Seigneur par la force de l’expérience. Le petit homme lui manquait.

La Stark sembla, toutefois, assez troublée par son discours. Fort heureusement, Randal ne semblait pas l’avoir heurtée ni choquée, mais ses yeux trahissaient, avant qu’elle ne le confirme par ses mots, une certaine prise de conscience. La jeune femme semblait se résigner à un destin qu’elle percevait, jusqu’alors, comme funeste, en écoutant le point de vue du Seigneur de Blancport. Ce dernier avait bel et bien dit qu’il aimait les siens au péril de son existence. Pourtant, de tels sentiments sincères n’empêchaient pas l’accomplissement d’une tradition nécessaire à sa lignée, tradition à laquelle il avait insisté pour dire qu’il n’y dérogerait sous aucun prétexte.
Sur des paroles élogieuses envers Randal, Cylia marqua sa conclusion sur cette question. Lord Manderly fut ravis de s’entendre dire quelques qualités. Il se savait assez persuasif, souvent convaincant. Cependant, dans ses mots, ce n’était pas tant son verbe qu’une rare expérience de la vie qui transparaissait au grand jour. Il était passé par toutes les étapes qui forgent la vie d’un homme, des plus heureuses au plus douloureuses. Il avait vu sa mère et son frère disparaître alors qu’il était trop jeune pour en avoir suffisamment profité d’eux, mais suffisamment âgé pour avoir conscience de leur départ indélébile. Il avait hérité d’une Maison, et subi toutes les attentes de son entourage, tentant de les satisfaire tant bien que mal jusqu’à ce qu’il fut en âge d’affirmer sa propre emprunte dans le sable. Il avait eu le bonheur de voir son épouse porter ses enfants, et le malheur de devoir promettre les siens aux mains d’individus qui ne les satisferaient jamais. Randal avait vécu la guerre, senti la mort le frôler de son souffle glacial. A l’inverse, il n’avait jamais dérogé à l’appel de son allégeance et de son devoir, y compris lorsque celui-ci impliquait le risque de sa vie.
Autant de choses qui forment la vie de beaucoup d’individus mais qui ne sont pas moins la marque d’une existence respectable, autour de laquelle gravite souvent une petite aura de force.
Randal accompagna d’un sourire le trait d’humour de la Lady de Winterfell, et mit à son tour fin à ce sujet, sur une note joviale.

[Randal] « Vous voyez. Nous étions faits pour nous rencontrer. Moi pour être présenté à l’une des demoiselles les plus appréciables que j’ai eu à rencontrer sur les terres du Nord. Vous, pour entendre un vétéran dans l’âge vous confier sa philosophie… »

Après quoi, les yeux de son interlocutrice semblèrent tout à coup briller d’un éclat particulier lorsqu’elle commença à parler de son amour pour les enfants. Elle n’était pas totalement hostile au mariage, avait le sens du devoir et de la réception, était une femme cultivée et d’excellente conversation et, qui plus est, vouait une affection maternelle envers les jeunes pousses. Randal se dit que cette Dame était tout à fait prête à faire honneur à sa Maison en devenant mère. Plus le temps passait, et moins il ne comprenait la raison pour laquelle celle-ci était encore seule à l’heure où il lui parlait. Il y avait sans doute en elle une peur ou une appréhension qu’elle ne montrait pas, mais qui devait être suffisamment présente pour l’avoir poussée à ne pas se marier, jusqu’à présent. Lorsqu’elle évoqua l’intelligence des enfants, Randal acquiesça. Il confirma ses dires d’une phrase courte, laquelle illustra le fait que Lord Manderly s’intéressait à ce que Cylia disait.

[Randal] « Je ne peux qu’être d’accord… Plus le temps passe, et plus j’ai l’impression que l’on perd son capital d’intelligence au gré des années. Les enfants me surprennent toujours de leur vivacité d’esprit. »

Puis, la Dame prononça une intervention simple et drôlement tournée, qui en disait suffisamment sur sa connaissance des us et coutumes entre les familles. Elle disait vrai. Quel Seigneur de belle lignée pouvait passer à côté d’un bras tel que le sien à unir avec l’un des membres de sa famille. Plutôt que d’évoquer une évidence, Randal préféra ne rien dire d’explicite. Il esquissa simplement un rictus significatif, accompagné d’un regard ironiquement inquisiteur, afin que Cylia saisisse qu’il avait bien comprit toute la teneur de ce qu’elle venait d’évoquer.

Au moment d’entrer plus en détail dans la question de la religion, qui était une source commune de clivage entre lui et beaucoup de personnes du Nord, Randal adopta une légère attitude de recul, qui se percevait jusque dans ses traits et sa position corporelle. Il ne désirait surtout pas que leur conversation et leur amitié nouvelles ne se métamorphosent en un duel de croyances, aussi il lui était délicat d’aborder le sujet sans y réfléchir à deux fois. Randal pesa bien les mots et les questions de son hôtesse, afin de prendre grand soin de lui répondre avec tout autant de sincérité, tout en prenant garde à ne pas toucher son éventuelle susceptibilité. Lord Manderly ne savait pas si Cylia était une croyante affirmée ou non, aussi il était normal qu’il arbore une certaine méfiance, afin de prévenir leur lien de toute salissure inutile. Il reprit donc, sur un ton calme et emprunt d’une modestie qui ne laisserait paraître en ses paroles aucune condescendance religieuse de quelque sorte.

[Randal] « Oui, comme vous l’avez parfaitement relevé, notre Maison est la seule à avoir hérité de la foi des Sept au Nord. Il convient donc, d’abord, de vous expliquer brièvement d’où provient cette tradition atypique. »

Il rassembla ses idées, et continua.

[Randal] « Il y a un millénaire de cela, les Manderly vivaient au Bief, à l’embouchure du fleuve de la Mander. Notre nom est un vestige de ce passé, nous sommes « ceux qui viennent de la Mander ». Lorsque nos ancêtres quittèrent cette région du Sud, suite à un désaccord et une rébellion ouverte avec les suzerains de cette terre, ils remontèrent les royaumes jusqu’au Nord. Là, nous fumes recueillis et acceptés en vassal par la Maison Stark, qui nous confia alors les ruines de la forteresse maritime de l’Antre du Loup, à l’embouchure de la Blanchedague, laquelle devint plus tard la cité portuaire de Blancport. Le Seigneur Stark de l’époque, qui venait d’asservir les Bolton et de conquérir du même coup sa suprématie au Nord, fut d’accord pour que nous conservions nos croyances. Et depuis des siècles maintenant, les Manderly vénèrent les Sept. Le Septuaire des Neiges, dont je vous ai parlé à l’instant, est la plus belle marque de notre foi. Il est célèbre dans les Sept royaumes et contribue à la renommée du Nord. »

Randal s’arrêta un court instant.

[Randal] « Malgré nos croyances divergentes, les Manderly ont toujours été des alliés surs et fidèles des Stark, parce que nous honorons dans nos mémoires ce que votre Maison fit pour nous jadis. A ce titre, nous avons répondu présents les premiers lorsqu’il fallut, il y a quelques années de cela, lever nos troupes contre la révolte Skagg. »

Vint alors le moment inévitable de traiter de la question sur sa femme, Sunniva.

[Randal] « Oui, il est vrai que j’ai souhaité que ma très chère Sunniva rejoigne la foi des Sept lorsque nous nous sommes mariés. Ce ne fut pas par mépris pour vos croyances, mais dans le souci de notre union. Mon épouse et moi-même nous sommes toujours entendus et avons forgé ensemble une force que beaucoup peuvent nous envier. Notre solidarité et notre compréhension passa aussi par un tel acte, bien qu’il fut très peu apprécié par l’ensemble des Maisons du Nord, ce que je peux comprendre. La foi des Sept est très importante pour tout Manderly, était-il préférable pour ma Lady que nous fondions notre amitié sur de mêmes bases. J’espère cependant que cela n’affectera pas l’image que vous pouviez avoir de ma personne…»

Afin d’interrompre physiquement davantage de conversation à ce sujet, et sans entrer davantage dans les détails, Lord Manderly se leva. Cette fois-ci, il marcha jusqu’à être à la hauteur de Cylia et la salua du buste, en baissant la tête en signe de respect.

[Randal] « Je ne saurai vous remercier assez pour votre hospitalité, très chère Lady. J’ai fort bien mangé, et votre conversation fut des plus agréables. Vous ne m’en voudrez pas de me retirer dans mes appartements, afin de me reposer un peu. La fatigue commence à se faire sentir, et je n’ai plus l’énergie de mes vingt ans. Peut-être nous recroiserons nous en ces murs demain, j’en serais en tout cas ravis. Avant de m’en aller, je voudrais vous redire toute mon affection et vous signifier de nouveau que je serai ravi de vous recevoir à mon tour à Châteauneuf, si le destin vous y conduit un jour. Que les Sept vous protègent… »

L’homme patienta un court instant, le temps que Cylia Stark ne commande à ses serviteurs de le conduire à sa chambre. Cette dernière était cossue et son lit confortable. Randal fit quérir ses deux gardes personnels, qui resteraient devant la porte toute la nuit. Il espérait maintenant que les soldats qui n’étaient pas entrés au château ne causent aucun trouble à l’extérieur.
Quoi qu’il en fut, Randal se coucha avec le sentiment agréable d’avoir fait une très belle rencontre. Dame Cylia était une femme de très grande qualité qu’il n’oublierait pas de si tôt. Secrètement, Randal nourrissait maintenant l’envie d’entamer d’éventuelles négociations avec les Stark. Peut-être serait-il envisageable d’unir cette demoiselle à l’un des hommes Manderly encore en attente d’une alliance. Tout cela était encore hypothétique, mais la conversation prochaine avec Beron Stark amènerait peut-être le début d’une telle décision.
Avant de se laisser aller aux bras de Morphée, le Seigneur contempla les terres de Winterfell depuis la fenêtre de ses appartements. A travers quelques fentes dans la pierre dure du château, il pouvait sentir le réseau de chaleur propulser un air d’une température appréciable. Dehors, cependant, la neige chutait déjà drue et les collines alentours s’étaient enveloppées de leur manteau immaculé. L’hiver venait, peu à peu. La dernière pensée de Randal vint alors au navire qui était ancré dans La Gland. Sa galéasse était la plus illustre de tous les bâtiments qu’avaient construit les armateurs de sa cité, dotée de voiles exceptionnelles, d’une coque très robuste, et d’un armement de pointe. Tout ce qu’il espérait, c’est qu’il soit de retour à son Trident de Turquoise suffisamment tôt pour que ce dernier ne soit bloqué par la glace. Il ne comptait ni laisser le fleuron de la flotte de Blancport en proie à l’hiver continental, ni rentrer en cheval dans la tempête, et encore moins séjourner trop longtemps loin de sa famille. L’homme était, pour ainsi dire, très bien chez lui. Bien qu’il savourait sans retenue la réception parfaite des Stark, il avait tout aussi hâte d’embrasser de nouveau sa femme, de contempler sa cité du haut de son château, et de senti de nouveau la fougue d’Erik et la douceur d’Erika. Randal ôta peu à peu sa cuirasse, en défaisant les sangles une à une. Il s’installa dans son baldaquin, et se laissa gagner par le sommeil.




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