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Tribulations d'une grenouille et de sa victime

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Chasseur
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Lyessa Reed
Chasseur

Général
Insaisissables
Représentante des Bouffes-Grenouilles

♦ Missives : 2044
♦ Missives Aventure : 73
♦ Age : 30
♦ Date de Naissance : 03/09/1987
♦ Arrivée à Westeros : 13/10/2012
♦ Célébrité : Keira Knightley
♦ Copyright : Randy / Moi
♦ Doublons : Tyana Veneur, Ororya Gargalen, Serenei
♦ Age du Personnage : 21 ans
♦ Lieu : Le Nord
♦ Liens Utiles : Fiche de Lyessa
Journal d'aventures
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Message Lun 27 Mai 2013 - 17:12

Le vent se glissait par l’interstice des planches de bois dans un murmure familier, évoquant une nuée de bourdonnements plus ou moins aigus. Vivre dans des marais, c’était quelque part un mode de vie emprunt de sérénité. Les Paludiers étaient un peuple méfiant mais plutôt pacifiste – tant que l’on ne venait pas les emmerder, ils ne prenaient guère parti. Les Fer-nés avaient pénétré leur territoire à plusieurs reprises et s’en étaient pris à eux. Rares étaient les occasions où les Paludiers se soulevaient pour la même cause que leurs voisins – et Lyessa s’était promis de mener les siens à la victoire contre ces voleurs et meurtriers. La journée avait été harassante et riche en émotions. L’arrivée des Bolton et de leur escorte un peu plus tôt dans la soirée avait piqué la curiosité de la maisonnée comme des habitants des marais. Après avoir partagé un repas pendant lequel même Joren était parvenu à se dérider un peu face à leurs invités, tout le monde avait regagné sa couche.

Lyessa ne parvenait pas à dormir, enroulée dans ses fourrures et l’œil tourné vers la petite fenêtre aux barreaux de fer forgé. Elle était bien contente de la tournure de la situation qui avait pu mener l’héritier de Fort-Terreur et sa cousine ici même. Bon, bien sûr, Adrian avait eu une grosse frayeur lorsqu’ils s’étaient trouvés cernés par des lézard-lions affamés, mais leur route s’était croisée et tout s’était bien vite arrangé. C’était une des rares fois où ils avaient accueillis des « étrangers » à Griseaux. Un évènement qui allait faire encore jaser le petit peuple des marais pendant longtemps, et qui servirait un peu plus – Lyessa l’espérait- leur ouverture à l’extérieur. La grosse bougie dans son récipient de pierre se consommait lentement en grosses goutes de cire agglomérés qui donnait cette impression d’œuvre sculpturale. Lyessa se sentait comme une gamine – impatiente et remuante. Lorsqu’elle entendit un froissement lointain par la petite ouverture de sa chambre vers l’extérieur, la jeune femme se redressa brusquement. Elle tendit l’oreille, le souffle suspendu et perçut dés lors un clapotement de l’ondée sur laquelle Griseaux flottait interminablement. Sans plus attendre, la donzelle se déroba à ses fourrures, vêtue d’une simple tunique sans manches de lin blanc et de braies en laine, pour se rapprocher de la petite fenêtre et d’en écarter le tissu servant à contenir les insectes volants à l’extérieur. Se hissant sur la pointe des pieds, la jeune femme plissa les yeux vers l’obscurité marécageuse sur laquelle donnait l’arrière de la demeure Reed et attendit qu’un bref mouvement accapare son attention. Il y avait quelque chose dans la nuit. Sûrement un animal, mais le bruit distinctif n’avait rien de commun avec ce qui errait là d’habitude. Elle entendit dés lors un nouveau battement d’ailes pénible, fendre les eaux avant de s’arrêter. Piquée au vif, la jeune femme se saisit de la sangle de son étui de poignard et l’accrocha à sa taille. Elle attrapa une peau de bête qu’elle roula entre ses bras avant de daigner quitter sa chambre à pas de loups. Elle n’avait nulle intention de réveiller toute la maisonnée – surtout ses deux jeunes frères qui se révélaient impossibles si on les tirait du lit. Pieds nus, la donzelle se glissa dans le couloir qui menait vers l’extérieur, dans une caricature de discrétion qui était parfaitement risible. Inclinant la tête derrière elle pour vérifier que ses curieux de frères ne l’avaient pas suivi, la Paludière ne vit pas la silhouette qui venait malencontreusement de se mettre sur son chemin. A peine l’eut-elle bousculé de plein fouet qu’elle saisit l’importun à la gorge, prise de cours, et le lorgna avec hostilité, ne reconnaissant personne de la demeure Reed sous sa poigne. L’obscurité et le contre jour provoqué par le brasero un peu plus loin ne permettait pas à Lyessa de distinguer les traits de l’individu mais la silhouette et les quelques mots étouffés finirent par la convaincre de lâcher prise.

« Jack, c’est toi ? » – Question qui était pour le moins rhétorique. Lyessa n’avait pas vraiment eu le temps d’échanger quelques mots en personne avec l’ami des Bolton, mais elle s’était drôlement amusée au repas lorsque Maureen et ce dernier s’étaient pris au goût du jeu de taquinerie. « Ca va pas d’errer comme un fantôme ?! »

Lyessa souffla bruyamment, calmant ainsi les battements de son cœur devenus chaotiques. Elle observa d’une œillade rapide autour d’elle avant d’être frappée par un élan de lucidité.

« T’arrives pas à dormir ? » – Mais à peine la question fut-elle posée qu’elle ne lui laissa guère le temps de répondre. La donzelle l’attrapa par la manche et l’entraîna sur son sillage vers le bout du couloir. « Suis-moi ! Tu vas m’aider ! »

Et il n’avait nul mot à dire ! S’il ne désirait pas l’aider, il avait qu’à tout aussi bien retourner se lotir sous ses couvertures. Lyessa dégageait une certaine innocence juvénile lorsqu’elle était au sein de sa demeure – un quelque chose entretenu par le fait d’être aux côtés de ses proches. Enfin parvenus jusqu’à la porte qui donnait sur l’extérieur, la Paludière attrapa la torche allumée accrochée au pan de porte.

« Tiens, faudrait qu’tu m’éclaires. Tu peux faire ça ? » – La jeune femme ouvrit la porte, et se glissa à l’extérieur, faisant signe à son comparse de la suivre. L’air nocturne était froid, et Lyessa rentra instinctivement la tête dans les épaules, réprimant le frisson qui se mit à lui parcourir l’échine. Les sens aux aguets, la donzelle semblait chercher quelque chose au-delà des cordes qui limitaient l’accès aux plateformes de bois. Quelques torches étaient disposées ça et quelques guetteurs patrouillaient en silence. Si Griseaux avait la réputation d’être impossible à trouver dans les marais du Neck, les Paludiers ne manquaient pas pour autant de prudence. Lyessa fit face à Jack pour lui fourrer la torche entre les mains puis elle s’appuya sur les cordes après avoir vue sur le cloaque d’où le bruit avait semblé provenir. Les yeux plissés, la jeune femme finit par faire claquer sa langue contre son palais dans un signe approbateur. « Là-bas ! T’as entendu ? »

En regardant un peu plus vers l’obscurité du marais, une petite tâche blanche semblait se débattre par intervalle. Lyessa entreprit d’enjamber la corde, ses pieds nus gouttant à l’humidité du bois mouillé – puis, la fourrure coincée sous l’aisselle, elle se plia souplement pour sauter sur un petit tas de terre humide qui semblait robuste au beau milieu de cette eau stagnante.

« Lève bien l’bras s’te plaît ! » – Lâcha-t-elle à l’attention de Jack qui ne devait pas comprendre ce qu’ils étaient réellement en train de faire dehors à cette heure indécente. Elle inclina son visage vers lui et ne put s’empêcher de préciser. « ‘Fin, lève la torche quoi. Que j’y vois un peu plus. »

Au cas où il soit lent d’esprit, mieux valait préciser ! Lyessa était bien trop concentrée sur le motif de sa curiosité pour daigner considérer Jack avec effort de politesse. La donzelle s’abaissa, aussi souple qu’un animal sauvage dans son environnement, et elle jaugea la distance entre sa prochaine plateforme improvisée avant d’y sauter. Une fois stabilisée sur ses pieds à la réception, la Paludière se redressa, pâle silhouette fantomatique dans son tissu évanescent, les pieds et mains crottés de boue.

« C’est un rapace ! On dirait qu’il est blessé… »

La chasse était un rituel pour les Paludiers. Ils chassaient pour vivre, et non pas pour collectionner ou par gratuité du geste. Le lien qu’ils entretenaient avec les bêtes était authentique. Pas de gâchis – chaque organe, os ou peau, servait à l’artisanat qui convenait. Le faucon s’agitait vainement, une aile manifestement démise. Il était blanc, moucheté de noir et de gris – un faucon, en distinguant son envergure et la forme de son bec. La jeune femme grimpa sur une souche émergeant des eaux sombres et tenta de se rapprocher de la créature qui se débattait à quelques mètres d’elle. Se saisissant de la peau de loup à deux mains pour en faire une sorte de sac, Lyessa s’avança à pas lents dans le but d’attraper le rapace agité. Quelle bourrique cette Paludière ! Elle se fichait bien des recommandations qu’on puisse lui donner – ce faucon l’avait extirpé de son ennui nocturne, et elle désirait venir en aide à la créature perdue. Dans un geste vif, la Reed rabattit la peau sur le rapace, s’appliquant à ne pas le blesser tandis qu’elle l’extirpait de l’eau et le tenait contre elle. La petite bête n’avait pas l’air encline à se laisser faire et heureusement que la peau était assez épaisse pour parer les coups de becs et serres qu’elle donnait en vain.

« Shtttt, shtttt… » – Soufflait la donzelle dans l’espoir qu’il se calme, rebroussant chemin avec quelques difficultés. « Bon sang, t’vas te calmer oui ! J’vais pas te faire de mal ! »

Ça remuait tellement entre ses bras que la Paludière en perdit l’équilibre, elle-même témoin de sa chute avec une perception ralentie par l’appréhension. Elle percuta l’ondée dans un bruit singulier, goûtant à la tiédeur de l’eau du marais. Elle émergea aussitôt, cavalant pour rejoindre la plateforme sur laquelle l’attendait Jack. Lui tendant le paquet remuant comme si c’était un cadeau qu’il devait s’empresser de saisir, elle profita de ce poids en moins pour se hisser sur le bord. Grelottant dans ses frusques collées à sa peau, Lyessa se frictionna les bras avant de planter son regard dans celui de son comparse.

« Rah, bon sang ! J’déteste ça. Ça t’dérange pas de le porter encore un peu ? Jusqu’à la chambre. On va éviter de réveiller tout l’monde. Ma mère va encore me taper un esclandre. » – Elle l’interrogea du regard, puis, les bras collés contre son buste, la donzelle se mit à avancer vers la demeure, aussi déchainée qu’une tempête. Elle était excitée par la perspective d’aider la petite créature, et peut-être pourrait-elle-même la domestiquer ?






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Message Mar 25 Juin 2013 - 17:58

Fort-Griseaux, quelle étrange demeure que voilà. Une maison … Mobile. Jack en avait souvent entendu parler, mais, il n'y croyait pas vraiment. En fait, il ne comprenait pas comment un château pouvait bouger. Ses doutes furent très vites dissipés lors de la vision étrange de là où vivaient les Reed. Une … sort de village monté sur des sortes de radeaux, tous reliés par des cordes, le contour, lui-même dessiné par des cordes, pour éviter les mésaventures vaseuses dans les marais. L'on y voyait diverses cabanes dont, la plus grande était celles des nobles, le tout, de plein pied. Le montagnard resta bouche bée devant ce spectacle. Comment l'Homme pouvait penser à de telles constructions ? Comment la taille fut étudiée ? Comment l'ensemble ne se coinçait pas dans les divers obstacles du Neck ? Comment ces plate-formes pouvaient-elles être dirigées ? Ou encore, comment celles-ci pouvaient-elles ne pas rentrer en collision avec les autres demeures de ces marais ? Jack, lui, n'avait aucune réponse à tout cela, restant tout simplement stupéfait devant tout cela. C'était la troisième fois qu'il passait par cet endroit, et, jamais il ne perçu tout cela. Les histoires entendues dans ce lieu faisaient mention d'armées s'étant perdues dans ces marais en quête de Griseaux, cela était donc vrai. En passant par là, le Harclay eut aussi la chance de re-découvrir certaines créatures de ces terres, tels les fameux lézard-lions, ou encore ces fameuses grenouilles, dont on vantait le fabuleux goût, chose que le guerrier ne tenta jamais.

C'est en compagnie de l'équipée Bolton que le jeune homme arriva dans cet endroit étrange. Alors en partance pour le Sud, ceux-ci furent reçus par les habitants des Marais. Une hospitalité des plus agréable, ainsi qu'un lit confortable auprès d'un brasero. Selon Jack, il valait mieux profiter de ces quelques petits plaisirs qui allaient sûrement se faire rare. Après tout, l'Orage était loin, et, les Bolton ne possédaient certainement pas la meilleure des réputations, ainsi, certaines portes pourraient sans aucun doute demeurer closes. La nuit fut des plus douces. Malheureusement, celle-ci s'entre-coupa par quelques excursions afin de soulager sa vessie. Au repas, outre le fait de s'être, comme à leur habitude, chamaillé avec lady Maureen, Jack avait beaucoup bu, ce qui, à un moment ou un autre devait ressortir.

Ce qui nous intéresse se passa donc durant l'une de ses fameuses poses. Les yeux à peine entrouvert, le montagnard enfila ses bottes, dissimula sa dague dans son dos, et, s'emmitoufla dans une fourrure afin de se prévenir du froid. Déambulant jusqu'à la porte, son épaule vint frapper quelque chose, ou plutôt quelqu'un. Ce quelqu'un vint le prendre à la gorge, instantanément. Par réflexe, lui, sortit sa dague et vint apposer celle-ci sous la gorge de la personne qui lui faisait face. Encore dans les vapes, et, les yeux n'étant pas encore opérationnel, il ne reconnu pas la personne face à lui. Mais, celle-ci le fit pour lui, le reconnaissant malgré l'ombre sur son visage. C'était Lady Lyessa Reed, jeune femme qui semblait s'être amusée des mots entre Lady Maureen et son garde.

« Ah … L … Lady Lyessa. Vous êtes bien ... Chaleureuse ... la nuit tombée. »

Une fois sa gorge saine et sauve, le protecteur de lady Bolton rangea sa lame. Alors encore endormi, il reçut un sermon de l'habitante des lieux.

« Heu … Je … Heu … Ahem ! Je voulais juste pas faire de bruit, histoire de pas réveiller les miens. Lady Maureen est … Un tant soi peu … Grincheuse au réveil forcé, surtout s'il est en plein milieu de la nuit. Quant à vous je ... »

S'assoupissant un court moment, la phrase resta en suspens une poignée de secondes.

« Je … Doute fort que … -Grand bâillement- … Des ennemis pourraient être dans vos murs.  Enfin … murs … C'est vite dit. »

Le combattant tenta un petit sourire, se voulant rassurant pour la jeune femme farouche, mais, réalisa bien vite qu'une telle chose devait être difficilement visible dans la pénombre dans laquelle ils se trouvaient tout deux. Ainsi, il se contenta seulement de bâiller à nouveau. Une question vive de la part de la Reed le fut presque sursauter, lui qui s'endormait presque debout. S'il n'arrivait pas à dormir ? Il tenta de répondre, mais n'eut que le temps de placer trois petits mots.

« Hé bien heu ... »


Malheureusement, il fut très vite coupé par la chasseresse, plus en forme que jamais, malgré l'heure tardive et le festin qu'ils avaient engloutis quelques heures auparavant. La jeune femme lui sommait de la suivre pour l'aider. A quoi ? Où ça ? De nombreuses questions demeurèrent en suspens. Mais là, une fois de plus, avant qu'il puisse dire quoi que se soit, la jeune femme avait déjà agit, attrapant sa manche, tout en filant vers la porte. Sans vraiment comprendre ce qu'il se passait, Jack la suivit, essayant de se frotter les yeux, espérant que, la clarté relative que cela apporterait lui ferait comprendre un peu mieux tout ce dont il était question. Mais, en vain. La … Bouffe-grenouille, comme certains l’appelaient attrapa une torche et la donna à son compagnon d'infortune, qui l'attrapa nonchalamment, l'écoutant, demandant d'éclairer. Éclairer quoi ? Aucune idée. Qu'est-ce qu'elle voulait faire dehors à une heure tardive ? Même résultat. Lui, tout ce dont il avait envie, était de se soulager un bon coup, et de retourner se mettre au chaud sous les couvertures, le lendemain était synonyme du départ d'un grand voyage, ainsi crapahuter dans les marais en plein milieu de la nuit n'était pas la meilleure des idées. Malgré tout, il se laissa entraîner dans cette … Aventure.

Après avoir passé la porte tel un félin, la demoiselle l'invita à faire de même, chose qu'il fit, sans vraiment savoir pourquoi. Et, une fois à l'extérieur, la température ne lui plaisait guère. Un grand frisson prit possession de lui, le faisant trembloter de façon presque épileptique, relâchant un certain « wouhouhou » dans cette action étrange. C'est alors qu'une grande révélation lui vint, celle que, le brasero lui manquait déjà. Elle semblait des plus déterminée, malgré cette heure indécente. Celle-ci se prit à monter sur les cordes des plate-formes, semblant chercher quelque chose au loin. Les quelques instants de calme suffirent au montagnard pour s'assoupir. Mais, le répit ne fit que de courte durée, car très vite, la voix de la responsable de tout cela, le fit sursauter. Avait-il entendu ça ? Ne comprenant pas vraiment de quoi il était question, mais, devant la joie que la jeune femme semblait éprouver, il préféra mentir. Ainsi, il pouvait faire semblant de suivre l'action.

« Ouais … Quelque chose, par … Là ! »


D'un doigt presque sûr, il pointa la direction où l'insomniaque semblait regarder. Alors, très vite, celle-ci lui demanda de lever. Avant de préciser qu'elle parlait de la torche, afin d'y voir un peu mieux. Cela le fit sourire, rire un court moment même, avant de s'exécuter. Et, pour ceux se posant la question, le bras levé était bel et bien celui qui tenait la torche.

« Quand même ! Je suis né roturier et dans les montagnes, cela ne fait pas de moi un idiot ... »


Un semi-mensonge. Roturier … Combien de temps allait-il devoir encore mentir à ce sujet ? D'après les lettres de sa sœur, peu de temps encore, que deviendrait-il par la suite ? Un chef de clan peu responsable, et peu au courant de tout ce dont un chef devait faire … Dans tout les cas, il était certain qu'il ne pouvait faire que mieux que son père. Mais … Là n'était pas la question.

La jeune femme se montra des plus agile, en effet, après avoir évalué la distance, celle-ci effectua un saut et une réception parfaite sur je ne sais quoi. Lui la regardait intrigué. Que pouvait-elle bien vouloir faire dans ces eaux sales au beau milieu de la nuit ? Le soldat n'en savait toujours rien. Là, Lyessa parla d'un rapace, blessé semblait-il. Oui … Après un regard attentionné, Jack discerna une forme blanche au loin, dans la direction que la jeune femme semblait vouloir prendre.

« Ah ? Je ne savais pas que de tels oiseaux s'aventuraient dans de tels lieux ... »


Cette phrase n'attendait pas réellement de réponse, et puis, la jeune femme était déjà partie, sautant de bûche en rocher pour s'avancer au mieux de cet animal blessé. Enfin seul … Jack s'avança au plus près de la position de la Reed, levant le bras le plus haut possible pour l'éclairer au mieux. Il ne fit cependant pas attention à ce qu'elle faisait. Toute son attention, elle, était dirigée vers son envie pressante. En effet, de sa seconde main, le combattant défit les lacets qui demeuraient les derniers remparts de sa … Liberté. Il fallut de l'adresse pour ensuite se soulager sans pour autant faire tomber son pantalon. Mais … Le bonheur pouvait se lire sur son visage. Entendant au loin la jeune femme pester contre l'animal, qui, forcément n'était pas spécialement heureux de finir dans un sac. Il remarqua aussi l'aventurière tomber dans ces eaux sombres. Et … Ce ne fut pas un rire ou un quelconque amusement qui se fit ressentir, mais plutôt … Un certain dégoût. Les marais étaient si … Ah ! Rien que d'y penser, Jack sentait son dernier repas remonter.

La jeune femme revint très vite vers son compagnon d'infortune, lui tendant le paquet, avec l'animal peut enclin à coopérer. Paquet qu'il saisit, non sans prendre quelques coups de bec, qui se firent marquer par quelques mécontentements sonores. Une fois libéré de sa charge, la jeune femme s'apprêta à se hisser sur les plate-formes. Mais … En grand homme, le montagnard positionna la torche entre ses dents, libérant ainsi une main pour la tracter jusqu'à lui, facilitant ainsi la tâche de la jeune femme. Jeune femme qui, une fois sur le bois semblait frigorifiée. Frigorifiée, mais, pourtant, tout ce qui lui importait était le bien-être de l'animal, chose qui attendrit notre ami des montagnes. La torche toujours au même endroit, Jack put se libérer de sa fourrure, dans un grand bâillement et venir la poser sur les épaules de l'amie de la nature.

« Bien … Je vous suis, mais, réchauffez vous au moins avec ça, vous allez attraper la mort sinon. »

Tout souriant, malgré ses yeux encore piquants, le futur Harclay la suivit. Après tout, une si belle demoiselle qui nous invite dans sa chambre, cela ne peut se refuser, non ?
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Lyessa Reed
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Message Lun 15 Juil 2013 - 20:15

Jack était quelqu’un de peu banal, spontané et serviable – un caractère de roturier, nul étouffé par la noblesse ou pompeux d’extravagance. Lyessa l’avait de suite remarqué, mais elle n’avait pas pris le temps de faire sa connaissance avant cette rencontre nocturne impromptue. Elle s’était contentée de rire au repas en entendant la joute verbale particulièrement taquine entre le jeune homme et lady Maureen. Ces deux là étaient comme cul et chemise, une pensée qui avait su arracher une risette moqueuse à la donzelle des marais lorsqu’elle  avait surpris leur petit manège.
L’on ne pouvait démentir la situation des habitants du Neck – Fort-Griseaux était quasiment imprenable, voire introuvable pour les étrangers. Chaque Paludier était éduqué depuis son plus jeune âge à évoluer dans le bourbier et à retrouver le chemin de la « maison ». C’était pénible et dangereux, mais c’était aussi une nécessité pour préserver la sécurité sur leur territoire. Lyessa n’avait jamais pris soin de s’encombrer de politesse ou de tact avec ses pairs nobliaux, alors elle n’allait sûrement pas le faire avec le ténébreux protecteur de la maison Bolton. Heureusement que ce dernier n’était pas sensible aux frayeurs nocturnes d’ailleurs, car Lyessa n’y était pas allée de main morte lorsqu’elle l’avait saisi à la gorge. En plus, la donzelle avait rapidement balayé cette petite réaction fortuite comme si ça ne s’était jamais passée – elle était bien trop pressée pour cela, et ne pouvait que résolument emporter Jack sur son sillage !
Ce rapace, il était magnifique. Diablement féroce aussi, et pour qu’il ait échoué jusqu’ici, il ne devait pas être en état de voler correctement. Perspective qui n’effrayait guère la Paludière qui n’en était pas à sa première tentative de raccommoder une pauvre créature affaiblie.
Lyessa ne s’était guère souciée de ce que pouvait en penser son compère Nordien à qui elle avait chargé de tenir la torche et d’indiquer ce qu’il voyait. Tandis qu’elle s’était évertuée à grimper les branchages et à sauter sur les plateformes terreuses qui la séparait de son but, précisant maladroitement au montagnard la marche à suivre alors que ça n’était pas nécessaire, il parvint à lui arracher un sourire. Idiot ? Elle ne l’avait jamais imaginé comme tel, mais la donzelle ne prenait jamais le temps de réfléchir à ce que ses paroles puissent être vexantes.

« T’es p’têtre roturier mais tu parles mieux qu’moi ! » – Lança-t-elle de manière enjouée, comme pour se rattraper. Lorsque Jack s’interrogea à voix haute sur la présence d’un tel volatile dans les marais, Lyessa ne put s’empêcher de lui répondre dans un murmure à peine audible comme si elle craignait que le faucon l’entende. « J’en ai rarement vu dans les marais jusqu’ici. »

Et c’était bien pour ça qu’elle tenait à l’attraper. Les rapaces étaient des créatures fascinantes, avec un instinct de survie et de chasse développé. Une fois qu’elle eut mis la main dessus sans manquer de glisser dans l’eau sombre et vaseuse du marais, elle s’empressa de rejoindre la rive et de confier sa prise Jack dont elle ignorait tout de ses précédentes préoccupations. Pour sûr que si elle l’avait vu uriner dans l’eau qu’elle venait de goûter, elle n’aurait pu se retenir un petit commentaire désobligeant. Mais la Paludière avait bien d’autres idées en tête, et lorsque Jack fit en sorte de l’aider à remonter, elle ne dédaigna pas sa poigne et s’extirpa toute dégoulinante pour retrouver la terre ferme. Là voilà qui demandait déjà à Jack de l’aider à ramener le volatile jusqu’à l’intérieur tandis que ce dernier se souciait gentiment de son bien-être. Lorsqu’il déposa sa propre fourrure sur ses épaules, la donzelle lui adressa un regard circonspect. Elle n’était pas habituée à recevoir de tels égards – assez pour lui offrir une petite remarque.

« T’inquiète pas va ! J’vais survivre. Vite, suis-moi. » – Une main serrée contre la fourrure qui parvenait à faire taire ses grelotements, la donzelle se coula jusqu’à la porte pour l’ouvrir et offrir le passage au montagnard qui portait le faucon fort agité.

Les deux protagonistes traversèrent rapidement la pièce à vivre et le couloir où régnait une chaleur réconfortante avant de s’engouffrer dans la chambre de modeste taille qui offrait une couche et une collection de fourrures assez impressionnante. La bougie massive logée dans son rondin de bois dégoutait d’une cire épaisse cernée par des maillons de fer, éclairant la pièce d’une lueur mordorée. Lyessa se délesta de la fourrure d’un geste ample et se saisit d’une vaste cage qu’elle avait rangée sous un meuble finement ciselé en bois de chêne. D’un geste de l’avant bras, elle balaya tout ce qui traînait dessus et déposa la volière qu’elle ouvrit pour signifier à Jack d’y fourrer la bestiole. Alors qu’il s’exécutait, la jeune femme en vint à se frotter les mains de satisfaction, dégageant des mèches humides de devant ses yeux avant de chercher du regard autour d’elle.

« D’jà si tu pouvais arrêter de me vouvoyer et de m’appeler lady. » Lui lança-t-elle tout en se penchant pour se saisir d’une fourrure laissée à l’abandon et d’en recouvrir la cage pour plonger le faucon dans le noir. Elle dressa son index contre ses lèvres pour intimer silence à son interlocuteur. « Il est agité. L’obscurité devrait le calmer un peu… »

Lyessa plissa les yeux, appréhendant le témoignage du rapace vis-à-vis de son hypothèse. Les barreaux grincèrent durant quelques secondes sous les coups frénétiques de la créature, puis elle sembla se calmer d’elle-même. La Paludière lança une œillade malicieuse à son comparse, puis elle posa ses mains sur ses hanches, réalisant finalement l’état piteux dans lequel elle se trouvait. Sans informer son invité de quoi que ce soit, la donzelle se tourna vers le bassine d’eau claire qui siégeait à l’extrémité de sa chambre et elle s’en arrosa allègrement le visage.

« Il doit être affamé. J’suis sûre qu’il refusera pas une grenouille, lui. » – Commenta-t-elle avant d’attraper les pans de sa tunique pour l’extirper et la jeter au sol. Sans aucune pudeur pour le peu qu’il y avait à voir, la Paludière entreprit de se rincer avant d’attraper une fourrure et de s’y enrouler de pied en cap. Elle se frotta vigoureusement pour se sécher et finit par se vêtir de frusques sèches avant de s’en retourner vers le montagnard. « T’es bon chasseur Jack ? Tu viens d’par où ? »

La voilà qui le questionnait sur le ton de l’anecdote, mâchouillant sa lèvre inférieure en songeant à l’endroit où elle avait rangé les quelques grenouilles qu’elle avait chassé et faite sécher. Elle se mit à retourner sa chambre de fond en comble, retrouvant bon nombre de choses qu’elle croyait perdues avant de mettre la main sur ce qu’elle cherchait. Triomphante, la donzelle se remit expressément sur ses pieds, un pot entre les mains. Elle enfila un gant de cuir à sa main droite avant de se saisir d’une tranche séchée de viande blanche de grenouille. Elle croisa le regard de Jack et le considéra avec attention.

« Il pourrait m’arracher les doigts avec son bec, faut faire gaffe ! » – Lyessa était fascinée – et ça en devenait même étrange tellement la frayeur ne semblait nullement l’habiter. « Tu peux soulever la fourrure doucement pour que j’lui file ? »

D’un accord tacite, les deux protagonistes entreprirent de donner à becquer au rapace qui semblait bien plus coopératif dés à présent. Lors de la première tranche de grenouille, celui-ci sembla méfiant, mais lorsqu’il y goûta d’un coup de bec féroce, les autres ne firent guère long feu. La Reed ne put s’empêcher de sourire, et lorsqu’elle eut finit, se contenta de fixer la bête en s’abaissant à son niveau.

« C’est son aile. On dirait qu’elle est cassée. » – Confia-t-elle perplexe, avant d’attraper d’autres bougies qu’elle alluma avant de disperser dans la pièce. « Si j’veux espérer le soigner va falloir qu’on l’endorme. »

Lyessa passa une main sur son front, cherchant d’une œillade rapide les quelques fioles qu’elle avait en sa possession. Elle extirpa un petit coffre de dessous son lit et en sortit les flacons qui contenaient choses diverses et variées.

« Le poison des serpents des marais est foudroyant. Alors méfie-toi si tu vois une peau aux écailles blanchâtres se glisser dans des fourrés. » – Oh, Lyessa ne manquait jamais de tester ses interlocuteurs face aux dangers du Neck. C’était une manière, fort mesquine, de voir à qui elle avait à faire. Elle agita finalement un petit flacon de liquide sombre et le montra à Jack. « ça, c’est ce qu’il nous faut. A fortes doses, ça endort. J’te raconte même pas le nombre d’araignées harpies qu’il a fallu que je trouve pour récupérer tout ça. »

Elle laissa échapper un petit rire amusé – félicité que le montagnard ne partagerait sûrement pas.





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Message Mar 3 Sep 2013 - 16:09

Qu'importe la façon dont on regardait la chose, dame Lyessa était … Étrange. Du moins, du point de vue de Jack. Peut-être son séjour dans le « Sud » lui avait donné une image erronée de la dame de Westeros. Enfin, erronée dans le Nord. Ses aventures au delà du Neck lui avait fait découvrir de charmantes demoiselles emplies de bonnes manières, de gestes doux et lestes, de charmant sourires, bien que, souvent ceux-ci n'étaient que façades. Leurs habits, leurs manières de parler, de se déplacer, ou encore leur coiffure, hé bien … La personne qui avait bien failli lui trancher la gorge par cette belle soirée ne possédait rien de tout cela, prête à courir dans les marais à une heure tardive pour une ombre entraperçue par sa fenêtre, prête à agresser la première personne se présentant devant elle, et à l'embarquer dans une histoire … Folle, sans que la dite personne ne sache, ni ne comprenne quoi que se soit. Et oui, Jack s'était retrouvé acteur d'une aventure indésirée. Malgré tout, cet étrange personnage lui plaisait bien. Une personne franche, spontanée, qui disait et faisait ce qui lui passait par la tête, qu'importe le protocole, ou … Le sens commun. Celle-ci possédait une gentillesse quelque peu spéciale là aussi, une gentillesse propre, avec laquelle l'on pouvait voir une certaine naïveté touchante. Du moins, cela toucha notre très cher Jack, dont l'esprit était encore à moitié dans son lit douillet, lorsque celle-ci, pensant avoir fait une bourde suite au commentaire de son compagnon d'infortune, tenta de se rattraper comme elle le pouvant, vantant sa façon de parler, bien meilleure que la sienne bien qu'il soit roturier. Cela le fit tendrement sourire, avant de rire très légèrement.

« Voyons, je ne faisais que vous taquiner. Quant à mon parler, je me dois de vous avouer avoir passé quelques années dans le … Sud, le contacts de ces gens ont finis par changer quelques petites choses en moi, et, je ne peux que garder un tel langage en compagnie d'une noble dame. »


Le montagnard sourit, moqueur. Bien que ne la connaissant que peu, il la devinait comme lady Maureen, fière, guerrière, à ne pas aimer les appellations de dames, et à encore moins aimer porter des habits féminins. Alors oui, cette dernière partie était plus une petite pique qu'autre chose. Après tout, elle lui avait mis un poignard sous la gorge avant de l'entraîner dans une quête en plein milieux de la nuit, à la recherche d'un rapace qui, sans doutes s'était perdu dans ces marais. Le tout, bien sûr, sans vraiment lui demander son avis. De fait, n'avait-il pas droit à quelque … Vengeance que ce soit ? Oh, non, le Harclay n'était pas rancunier, loin de là, mais, il était joueur, et, il n'était pas particulièrement heureux que l'on vienne interrompre une nuit de sommeil, d'autant plus que celle-ci se déroulait chaleureusement dans un lit, près d'une source de chaleur, chose qui n'arriverait sans doutes plus avant bien longtemps. Alors oui, se montrer joueur à sa façon, il en avait bien le droit.

Avant de se lancer dans des actions dignes d'acrobates, la dame répondit à la remarque du guerrier, en effet, elle n'avait que rarement vu ce genre d'oiseaux dans les parages. Il renchérit.

« Je ne suis pas un chasseur, et encore moins un quelconque expert dans les animaux, mais … Ça ne vit pas dans les montagnes ces bestioles-là ? »

Suite à cela, la jeune femme fit montre d'une grande agilité, d'un grand sens de l'équilibre et d'une grande souplesse pour aller récupérer sa « proie ». Malheureusement, sur le retour, celle-ci chuta dans … Ce qui un jour fut de l'eau, sous un rictus de dégoût de notre ami, qui, rappelons-le, venait de se soulager la vessie dans la dite-eau, de fait, il préféra ne rien dire à ce sujet, sous peine de se retrouver une fois de plus une lame sous la gorge, geste peu appréciable, il faut bien le dire. Le montagnard aida donc la demoiselle à remonter et la recouvrit de sa fourrure dans un frisson non dissimulé. De son côté, la chasseresse le regarda d'un air … Étrange. De part l'obscurité, Jack ne put réellement décrire ce qui s'affichait là, il put cependant deviner de l'incompréhension, les mots qui suivirent le confortèrent dans sa déduction.

« Peut-être, mais, il fait bien froid, se balader ainsi vêtue et trempée jusqu'aux os, je doute bien que cela soit une bonne idée. »


Le Harclay finit par suivre la native des lieux, et tout deux passèrent devant le campement de fortune des Bolton, devant lequel le soldat ne put s'empêcher un petit rire dissimulé en voyant son employeuse. Si elle venait à se réveiller, Maureen aurait sûrement de nombreuses choses à lui dire le lendemain. Celle-ci le réprimandait souvent sur son grand amour des femmes, et, le voir se diriger en plein milieu de la nuit, dans la chambre de lady Lyessa, cela ne lui plairait pas. Mais alors, pas du tout. Entrés dans sa chambre, Jack put découvrir une impressionnante collection de fourrures et de trophées en tout genre, cela le laissa stupéfait, la félicitant pour tout cela. Pendant ce temps, la belle fit de la place pour une cage, avant de demander à son compagnon d'infortune de venir y déposer l'animal. Il s’exécuta. Elle, avait l'air impatiente et des plus enjouées à l'idée de sa prise, cependant, avant de continuer, elle voulait que quelque chose soit mis au point, plus de « lady » et plus de « vous » non plus. Cela fit rire Jack.

« Oh ? M'aurait-on menti ? Vous seriez donc un homme ? Vous cachez bien votre jeu alors … Messire. »


Il rit de plus belle.

« Je … C'est une demande des plus singulières. Je … Je vais essayer, mais, seulement quand nous sommes seul. J'ai bien peur que Maureen n’apprécie que guère ce genre de familiarité envers de nobles gens. Quant au reste de votre famille, je ne les connais pas, mais, je doute fort qu'un roturier tutoyant quelqu'un portant un tel nom plaise. Mais, essayons. »


Quelques instants plus tard, lady Lyessa expliqua qu'il fallait le calmer, et que l'obscurité était un bon moyen pour cela tout en recouvrant la cage en question d'une des nombreuses fourrures tout en lui intimant de garder le silence. Du bruit continuait à s’échapper de la prison, sans doutes des coups de becs et de griffes pour tenter de se libérer. Mais, peu de temps après, le silence revint, et, la jeune femme fit quelques pas pour se débarbouiller. En se lavant, elle pensa tout haut, qu'il devait être affamé, et que lui ne refuserait sans doutes pas une grenouille, chose qui fit rire le montagnard. Lui n'avait pas voulu essayer la viande de grenouille. Alors qu'il riait encore, la résidente ôta sa tunique, se retrouvant nue. Complètement nue. Le guerrier profita quelques instants du spectacle avant de se détourner, se disant tout simplement que c'était déplacé. Après tout, une belle femme se se déshabillant, il est difficile de ne pas vouloir y jeter un œil. Oh, oui la chasseresse était jolie, très jolie. Certes, elle n'était pas pourvue d'atouts de … Poids, mais, cela ne dérangeait pas le Harclay qui se mit à rire.

« Ahaha … Je confirme, vous … Enfin tu, n'es pas un homme, ça, y'a pas de doutes. Ahaha. »


Prenant une courte pause, il se relança dans la conversation, un peu plus sérieux.

« N'est-ce pas un peu … Étrange comme situation ? M'inviter dans votre … Ta chambre, pour enfin te dévêtir ? Je dois … T'avouer que, certains auraient … Sautés sur l'occasion, voyant là une invitation, et, toute cette aventure un prétexte, ou … Une mise en scène. »


Entre temps, dame Lyessa s'était couverte d'une fourrure, et, Jack put à nouveau la regarder tout souriant. Elle finit par se questionner sur son compagnon, était-il bon chasseur ? D'où venait-il ? Il tenta d'y répondre en se frottant les yeux, qui commençaient à lui piquer un peu. Pour celles et ceux qui auraient du mal à suivre, je rappelle que, ce dernier s'est fait entraîner là-dedans contre sa volonté alors qu'il dormait relativement bien. Si ses yeux lui piquent, ce n'est absolument pas à cause de ce qu'il venait de voir.

« Je viens de Lune-Azur, demeure du Clan Harclay. Et, j'ai bien peur de n'être qu'un piètre chasseur. Le Harclay actuel est un idiot, un guerrier ne pensant qu'au combat et à rien d'autre. Il ne voulait former que des combattants, pensant qu'un bon guerrier pouvait tout autant chasser que quelqu'un d'entraîné avec un arc. Un idiot donc … De fait, non, je ne suis pas bon chasseur, je ne suis pas des plus malins ni des plus patients, alors, la chasse, ce n'est pas fait pour moi. Cependant … Je pense être bon combattant. Quand je suis parti, je venais de défaire le Harclay et son aîné dans un combat à deux contre un. On les disait les meilleurs combattants du clan, je suppose que cela fait de moi … Le nouveau … Meilleur. Enfin, ce n'est pas intéressant. »


Jack sourit en direction de la demoiselle, tout en la regardant chambouler sa chambre en quête de quelque chose de bien caché semblait-il. Finissant par trouver une boîte, elle revint, heureuse de sa redécouverte, équipée d'un large gant en cuir. Elle voulait lui donner à manger, et, des remarques furent donnés, il devait faire des plus attention, le moindre coup de bec pouvait lui arracher un doigt. Chose qui refroidit quelques peu notre ami des montagnes qui venait de ressentir une légère sueur froide tout le long du dos. La Reeds, de son côté, ne semblait pas du tout effrayée par cette idée, et était juste impatiente. Alors, le jeune homme releva maladroitement la fourrure, jusqu'à ce qu'une vive douleur vienne se faire ressentir entre le pouce et l'index, avant qu'un liquide chaud s'échappe de ce point. Le montagnard venait de se faire attaquer par un bec effrayé, lui ôtant ainsi un bout de chair. La main fut portée à ses lèvres afin de ne pas mettre du sang de partout, une certaine colère sur le visage, le tout, avec un cri de rage bloqué au niveau de la gorge afin de ne réveiller personne. La rage dissipée, Jack retourna au front, soulevant doucement la fourrure, faisant bien attention à garder ses doigts les plus éloignés possible du prédateur. La nourriture lui fut alors tendue. Le rapace sembla hésiter quelques instants, mais, après un premier coup pour goûter, quelques autres suivirent de près, semblant apprécier le goût. Le Harclay, sa main portée à la bouche, regardait avec attention. Lady Lyessa s'était abaissée pour observer l'animal, sans la moindre crainte, avant de déduire qu'il avait une aile brisée, puis elle disait vouloir l'endormir pour pouvoir le soigner. La demoiselle se baissa pour récupérer une boîte et y sortir des fioles, donnant au passage, enjouée, un cours sur les poisons, expliquant de quelle bête cela venait, et de fait, quelles bêtes il fallait éviter. Jack, bien sûr, ne partagea pas un tel enthousiasme, mais ne put cependant pas s'empêcher de sourire devant tout ça.

« Vous avez … Enfin, tu as l'air … Passionnée, et … Cultivée sur la chose. Je suppose que tu dois tout savoir sur la faune et la flore locale ? Héhé … Je pourrais pas moi. Et … Du coup, tu comptes faire de Pioupiou ton compagnon de chasse ? Je … Ça peut se dresser ce genre d'animaux ? »


Oui. Pioupiou, un nom temporaire, Jack n'avait que peu d'imaginations de ce côté-là, alors, le premier nom qui passa fut celui choisi, et puis, pour un oiseau, cela passait très bien. Malgré tout, même s'il ne s'était jamais intéressé à ce genre de choses, le guerrier se demandait bien comment la jeune femme ferait pour dresser un tel prédateur, sans recevoir des coups de becs aussi violents. Lui, en avait fait les frais et ne le conseillait à personne, d'ici quelques temps, il aurait une belle cicatrice. Au moins, il se rappellerait longtemps de cette dame Lyessa et de Pioupiou.
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Lyessa Reed
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Message Mar 24 Sep 2013 - 17:06

Lyessa avait fort bien remarqué le répondant du jeune homme - petite espièglerie qui soulevait bien plus l’amusement de la Paludière qu’une quelconque amertume. La donzelle des marais était joueuse, et ne se vexait que sur certains sujets – qui concernaient davantage le sexisme primaire et les comportements condescendants que petite provocation verbale. Même si c’était tout naturel pour Jack de redouter d’employer la familiarité vis-à-vis de sa famille, Lyessa ne comprenait guère cet entêtement à vouloir les traiter avec tant d’austérité. L’endroit ne s’y prêtait pas, après tout !
Grandement amusée par la présence du Nordien, et impatiente d’en découvrir un peu plus sur le rapace qu’elle venait de recueillir, Lyessa était actuellement telle une cohorte de cavaliers durant l’assaut – turbulente et difficile à canaliser. Alors qu’elle avait ôté ses vêtements sans plus de pudeur, comme s’il s’agissait là d’un court instant de banalité coutumière, le Nordien lui fit remarquer par un rire gêné que la situation prêtait à confusion. Tandis qu’il lui faisait remarquer qu’elle était belle et bien une femme, la donzelle se détailla brièvement du regard, une fois des vêtements secs sur le dos. La Paludière plissa des yeux d’un air perplexe avant de scruter le faciès de Jack avec une méfiance feinte.

« Ben quoi ? » – Le questionna-t-elle finalement en haussant des épaules. « J’vais pas t’demander de tourner la tête ou de fermer les yeux – j’suis pas si précieuse. »

En réalité, la Bouffe-Grenouille n’avait pas vraiment conscience de ses éventuels atouts et des réactions que cela pouvait causer sur la gent masculine. Bien sûr, elle avait entendu bon nombre d’histoires au sujet du stupre et de la luxure de ces mâles qui se permettaient souvent de malmener des donzelles – mais était bien loin de toutes ces considérations sexuelles. Après tout, elle était vierge, et n’avait jamais encore ressenti une quelconque frustration à ce sujet. Le fait qu’il puisse imaginer que ce soit un plan de sa part que de le trainer jusqu’à sa chambre pour se déshabiller et ainsi lui faire une proposition indécente lui fit arquer les sourcils de circonspection.

« Parce que tu crois que j’te fais des avances ? C’est mal connaître les Paludiers… » – Elle ricana, secouant légèrement la tête en poursuivant. « Si j’avais voulu quelque chose de toi, j’y serais pas aller par quatre chemins. »

Enroulée dés à présent dans sa fourrure, voilà qui ne laissait plus aucun doute. Jack avait un charme pour sûr, mais Lyessa n’était pas du genre à laisser cours à quelconque pensée de ce genre là. Elle lui jeta un regard de biais, reprenant innocemment.

« Mais tu n’fais pas partie de ces certains qui auraient sauté sur l’occasion de toute manière, nan ? » – Après cette petite remarque judicieuse, la donzelle profita de l’occasion pour s’intéresser un peu plus à son interlocuteur. Elle ne savait pas grand-chose de lui mais il semblait lié avec sincérité à lady Maureen et pour ça, elle ne se méfiait nullement de lui.

Lorsque Jack se décida à satisfaire sa curiosité au sujet de ses origines, Lyessa lui accorda une attention certaine – qui ne dura guère, car déjà, la Nordienne se mettait à retourner sa chambre pour se livrer à ses recherches.

« Un membre des clans des Montagnes ? Tiens s’pas commun ça. » – La légère amertume qui perçait la voix du jeune homme rendait les choses plutôt intrigantes. L’évocation fit sourire la Paludière – son peuple à elle était fait de bons chasseurs, qui faisaient eux-mêmes de pas trop mauvais combattants. Alors que le contraire était peu plausible, il n’avait pas tort. « Les hommes ont tendance à sous-estimer la discrétion et l’agilité. Pour sûr qu’ils préfèrent gueuler fort et se dressent aux combats tels des rocs inébranlables. Le mieux, c’est d’les faire courir – ils s’épuisent vite, ceux qui en ont plus dans les muscles que dans la caboche. »

Elle laissa échapper un petit rire malicieux puis son expression se fit plus sérieuse lorsque Jack mentionna le fait qu’il avait défait les meilleurs combattants de son clan. Il semblait ne pas vouloir s’étendre sur le sujet, ce qui n’était pas du goût de la donzelle des marais.

« Meilleur combattant ? J’aimerais bien voir ça tiens ! Ce s’rait dommage que les lézards-lion ne fassent de toi qu’une bouchée alors. » – Le taquina-t-elle, avant d’avoir finalement mise la main sur ses fioles, indispensables pour la suite des évènements.

Elle tapota sur celle contenant les toxines d’araignées harpies avant d’en imprégner la pointe d’une fléchette, écoutant d’une oreille distraite son interlocuteur. Ce dernier s’était d’ailleurs fait blesser en donnant à becquer au rapace et Lyessa s’en serait presque voulue d’en être responsable. En entendant le nominatif de Pioupiou, la jeune femme fronça des sourcils, remarquant l’incongruité de la chose.

« Pioupiou ? » Répéta-t-elle, fronçant le nez dans un signe désapprobateur. « Non ça fait pas assez peur Pioupiou. Il traque et chasse, il ne peut décidément pas s’appeler Pioupiou ! »

Elle partit d’un nouveau rire avant d’adopter une attitude portée sur la réflexion. Pour sûr que ça n’allait pas être tâche aisée que de domestiquer ce faucon, mais la Paludière était du genre tenace, et les instincts d’animaux, qu’ils soient rampants ou volants lui étaient plutôt familiers. Elle trouverait comment faire.

« Je l’amadouerai, j’en suis certaine. » – Lui répondit-elle, petit sourire aux lèvres. « Deux chasseurs peuvent que s’entendre n’est-ce pas ? » – Lyessa saisit une sarbacane taillée dans le bois des marais et y glissa la fléchette avant de se placer correctement pour atteindre le rapace occupé à déchirer la viande de grenouille dans des bruits peu ragoutants.

Il accueillit la piqûre d’un bref piaulement et Lyessa se redressa victorieuse, rejetant ses mèches de cheveux vers l’arrière de son crâne. Sa fourrure nouée autour d’elle dans une caricature de robe grossière, la jeune femme farfouilla dans ses affaires pour en sortir un baume et des bandages tressés.

« Faut attendre que ça fasse effet. Et en attendant, l’est pas le seul à avoir besoin de quelques soins. » – Lâcha-t-elle, son petit matériel en mains. Elle s’assit en tailleur sur son lit, tapotant à ses côtés pour inciter le Nordien à venir s’asseoir prés d’elle. « Crois pas que c’est une invitation dans mon lit hein ! »

Elle déroula les bandelettes, scrutant Jack d’un air pensif.

« Comment un guerrier des Clans s’est r’trouvé au service d’une Bolton ? » – La question était peut-être brutale, ainsi posée franchement, mais la Paludière avait la vague impression que beaucoup de choses lui échappaient encore au sujet de cet homme au grand sens de l’humour et aux bonnes manières exacerbées.









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