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Le Mystère des mots referment toujours plus pour l'être aimé

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Rebecca Staedmon
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♦ Arrivée à Westeros : 04/07/2012
♦ Célébrité : Kate Beckinsale
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♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Aaricia Greyjoy, Maeve Arryn, Maureen Bolton
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Lord Stefan Staedmon
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Message Dim 26 Mai 2013 - 3:09

Elle était heureuse de savoir qu’il était resté avec elle. Par habitude, elle le laissait partir sans broncher. Mais chaque fois, la nuit devenait très longue et elle ne savait quoi penser. Elle lui avait sourit avec son habituel sourire charmeur. Il savait la prendre aux sentiments. Il avait été un rare homme qui avait franchi cette barre. Très jeune, elle avait poussé les plus jeunes chevaliers de son père à tenter le coup, mais jamais, un d’entre eux avaient réussi. La fille de Lord Lydden était imprenable et le Lord y avait toujours veillé. Après son mariage, elle avait eu le chevalier d’Amberly, le seul homme qu’elle s’était autorisée à voir en secret. Elle s’approcha de lui pour l’embrasser lorsqu’un orage déchira le ciel.

Rebecca sursauta, avant de soupirer. Un jour, elle allait payer cher de cette infidélité, mais tant qu’elle était sur ses gardes rien n’arriverait. Triste réalité de voir que ce n’était pas le bon homme dans son lit. Voilà une chose facile de se sentir aimer. Être aimé par un homme était facile avec le charme. Mais l’amour était bien plus que passionnelle. Elle pouvait être parfois si insignifiante. Les femmes mariées arrivaient toujours à donner une forme à ce mensonge. Rebecca n’y arrivait pas. Elle ne détestait pas son mari, mais elle ne l’aimait pas, comme elle aimait Corwin. Il était si gentil, si attentionné. Il était un père un peu trop parfait. Il pensait à tout et tentait tout pour qu’elle l’aime comme au premier jour. Une autre femme aurait du mériter cet homme et lui donner une famille mieux que celle qu’elle donnait. Elle aimait ses enfants plus que tout au monde, mais elle avait ruiné la vie d’un à force de s’enfoncer dans des mensonges qui lui couteraient cher. Elle ne le haïssait pas, elle ne pouvait pas le haïr, il était si dévoué.

Elle avait à peine mis les pieds dans les couloirs que son fils se pointa le bout du nez, son épée en bois à la main. L’orage venait de le réveiller et nul doute qu’une bonne histoire et de l’Affection maternelle suffirait à faire taire ses craintes d’enfants. Rebecca le raccompagna pour le rendormir et s’installa près de lui, lui racontant le récit d’aventure de son amant. Certes elle avait exagéré certain passage, puisqu’elle ne connaissait pas l’histoire entièrement, mais elle avait certainement plu à son plus jeune fils. Il avait finit par s’endormir dans ses bras et elle l’embrassa sur le front. « Tu ressembles de plus en plus à ton vrai père. Ta ressemblance avec ta mère est presque révolue. ». Elle s’endormit à ses cotés et lorsqu’elle se réveilla, elle remarqua l’absence de son fils. En sortant dans les couloirs, elle avait une mine affreuse et apostropha un domestique pour savoir où ils étaient tous passés, pour comprendre que son mari avait amené les enfants dans la forêt. Elle pourrait respirer et prendre le temps de quelques mots à coucher sur un parchemin à l’intention de son amant. Elle s’habilla et prit la direction du petit bureau où ils avaient fait halte la dernière fois que son amant été venu à Grande-Arche. Elle avait ouvert la porte question de laisser passer de l’air.


Mon très cher Corwin,
J’espère que votre voyage de retour n’a pas été aussi éreintant que votre arrivée dans notre demeure et que malgré tout le ciel s’est illuminé pour votre retour à Amberly. Je rédige ces quelques mots pour vous remercier une énième fois de votre présence à Grande Arche. Le château n’est plus comme il a été lors de votre dernière visite, mais j’ose espérer vous revoir sous peu dans d’aussi bonnes circonstances que celles qui se sont présenté. Le temps semble suspendu chaque fois que vous venez dans notre demeure et votre départ nous trouble toujours. Votre présence, nous est toujours agréable et chaque moment passé en votre compagnie est unique. Nous espérons vous revoir sous peu, avec de forte bonne nouvelle.

Émérick n’a plus que votre nom en bouche et n’a que d’éloge pour vous. Quant à Stefan, il est heureux de savoir que vous m’ayez enfin convaincu de laisser Mélissandre et Émérick monter des poneys. À croire qu’il n’y a que moi qui se mon piètre cavalière. Enfin cela dépend toujours de l’étalon qui me laisse monter. Bref, cela fait le bonheur de mon fils et je ne saurais être plus heureuse. Émérick grandit trop vite et plus il vieillit, plus je vois l’image de son père. Espérons qu’il devienne un aussi bon chevalier, maintenant qu’il a fait les premiers pas. Nous murissons toujours cette proposition que vous nous avez faite. J’espère pouvoir vous en dire plus dans un prochain message.

En espérant que vous vous portez bien, que les dieux vous protègent jusqu’à nos retrouvailles.

Votre hôte toujours aussi dévouée

Rebecca Staedmon


Les sous-entendus y étaient, mais elle se préservait de tout mal. Elle aurait aimé lui dire les vrais mots, mais elle ne se le permettait pas. Si cette lettre tombait en de mauvaises mains, à Amberly, tous les soupçons seraient possible et elle ne voulait pas faire souffrir son fils et peut-être cet enfant qu’elle s’évertuait à vouloir. Bien des symptômes étaient apparus après les quelques semaines de séparations de son chevalier, mais elle était si habituée de ne plus avoir cette chance qu’elle ne s’emballait plus aussi rapidement qu’elle avait pu le faire la première fois qu’elle l’Avait été. Elle avait apposé le sceau de son époux sur la lettre, ainsi, personne ne viendrait à soupçonner le destinateur. Rebecca monta à la loggia du mestre où celui-ci semblait compter des jours bien difficile. Il se leva péniblement inclinant la tête en signe de salutation.

Sylvestre n’est pas avec vous? Je pourrais lui remettre le pli pour Ser Rogers

Il est parti en ville me chercher quelques plantes pour soigner cette vilaine toux. Que veux notre bon Lord à Ser Rogers., demanda-t-il en se déplaçant vers la maitresse des lieux.

Ser Corwin nous a proposé une future alliance. Je crois que c’est une bonne preuve d’amitié entre nos maisons, vous savez comment Lord Stefan apprécie les Rogers, tout particulièrement Ser Corwin. Mais je vous en pris mestre, reposez-vous, si vous me le permettez je me rendrais près des corbeaux. Le mestre de la maison Lydden m’a montré comment faire avec ces petites bêtes. Je vous éviterai cette tâche encombrante.

Un long silence s'installa. Elle avait fait vaguement allusion à cette alliance. Elle n’aurait certainement pas le dernier mot, mais elle voyait mal Stefan refuser une telle offre. Elle avait une petite idée en tête très loin de lui déplaire. C’était la première fois depuis son mariage qu’elle faisait aussi référence à sa famille de l’ouest.

Je ne me souviens pas de vous avoir vu ainsi depuis des années Milady.

Certaines nouvelles chassent bien des nuages.

Elle remercia le mestre et s’en alla dans les couloirs. Chose faites, elle descendit dans la cour et attrapa son fils au passage. En plus de vieillir, il devenait lourd à porter. Un de ses oncles lui reprit et la gente dame s’avança vers sa fille pour l’embrasser sur le front. Son mari l’attrapa par le bras et l’Attira contre elle.


Tu vois, ils ne t’embêteront plus de la journée puisqu’ils seront contraint à prendre soin eux aussi de leur animal. Tu auras tout ton temps à toi. Pour toi et pour lui ou elle.


Il avait posé sa main sur le ventre de sa femme et la tenait contre lui. Elle aurait bien espérer un autre homme à ce moment même. Elle ne pouvait lui en vouloir, même si elle avait retrouvé l’esprit de son devoir conjugal, il lui restait tout de même un gout amer.
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Corwin Rogers
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"Tel le vent, semer la graine aux quatre coins de Westeros"

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Message Mar 28 Mai 2013 - 15:10

Depuis son retour de Grande-Arche, Corwin se trouvait frappé d'ennui, à être cantonné à Amberly. Bien sûr, il avait largement de quoi s'occuper. Entre les tournées habituelles des terres familiales, la traque d'un groupe de brigands un brin trop ambitieux, et ses tractations pour marier ses enfants... Non, ce n'était pas tant le manque d'activités qui le plongeait dans l'ennui, mais plutôt l'atmosphère générale de son domaine natal. L'attaque de la Couronne sur les Iles de Fer avait finalement été décidée, et si les hommes d'Amberly y participeraient bel et bien, le chevalier ne serait pas de la partie. Il soupçonnait fortement son épouse d'être à l'origine de cela, quoique son frère ait pu largement prendre cette décision sans influence extérieure, car il avait bien des travaux à lui confier. Pour un homme qui ne vivait que par le fil de l'épée et les cuisses du beau sexe, rester sur le côté, bien gentiment, était extrêmement difficile à accepter. Il aurait aimé fendre du crâne de Fer-né, une occasion qui ne s'était jamais offerte à lui. On les disait de redoutables combattants, peut-être les plus féroces de tout le royaume... Une chose que Corwin aurait voulu tester par lui-même. Plus féroces que les Dorniens ? Voilà une perspective des plus intéressantes, mais l'occasion d'aller la confirmer lui avait été ôtée.
Et bien évidemment, il n'y avait pas que cela. Lady Elen, son épouse, vivait une grossesse tardive et quelque peu éprouvante. La côtoyer dans son état de fatigue permanent le mettait au supplice. Pourtant, il devait faire bonne figure et l'épauler comme son rôle d'époux le demandait. Mais rien qu'un seul après-midi en sa compagnie, avec sa silhouette alourdie de femme ayant déjà atteint la seconde moitié de sa grossesse, suffisait à le déprimer. La dame n'était pas désagréable, non, elle était au contraire d'une douceur, d'une gentillesse et d'une docilité peu communes. Et avec l'âge, elle s'était encore assagie. Ce qui, aux yeux de son époux, l'avait rendue fade.

Cet après-midi là, le chevalier avait décidé de prendre du temps pour lui, et de ne s'intéresser à personne. Ses divers devoirs pourraient bien attendre, pour une fois. Lorsqu'il ouvrit les yeux, ce fut pour voir un plafond obscur au-dessus de sa tête. Avec un soupir, il étira ses muscles alanguis, avant de faire basculer ses jambes sur le côté de la couche, se redressant lentement. Un gémissement endormi dans son dos lui fit jeter un œil par-dessus son épaule. La jeune servante était encore plongée dans un profond sommeil, son corps nu totalement découvert par les draps qui ne reposaient que sur ses jambes fines. Corwin se passa lentement la main sur le visage. La domestique avait été trop heureuse de lui ouvrir les cuisses, sachant qu'elle se placerait ainsi hors de portée d'un certain nombre de gardes, trop craintifs pour risquer l'ire du frère de leur seigneur en s'aventurant sur le même terrain de chasse que lui. Tout cela sans oublier qu'elle lui faisait des yeux de biche depuis son arrivée, quelques temps plus tôt, un peu avant qu'il ne parte rendre visite à lady Rebecca. Il la soupçonnait dans son for intérieur d'avoir côtoyé le milieu des catins. Si elle n'en avait pas été une elle-même, avant de changer de vie, il y avait fort à parier qu'elle avait été élevée dans un bordel, ou qu'elle avait des prostituées dans son entourage proche. Peu importait, au final.
Nu comme au jour de sa naissance, le chevalier se leva et se mit à ramasser ses vêtements, les enfilant les uns après les autres. Il était en train de refaire les lacets de son pantalon lorsque la porte de la petite pièce s'ouvrit, et qu'une tête passa à l'intérieur. Raven avait suffisamment appris sur son père au cours de sa vie pour savoir qu'il valait mieux s'abstenir de tout commentaire ou de tout jugement sur sa vie intime. Le regard du bâtard s'accrocha à peine un instant sur la servante nue qui se réveillait péniblement à cause du bruit, avant de se poser sur son père.


« Désolé de vous déranger, Père. Une missive pour vous, de Grande-Arche.

- Cela doit être important, pour que tu viennes me déranger en cet instant.

- J'étais malheureusement le seul à avoir une petite idée de l'endroit où vous trouver. »

Achevant de se vêtir, Corwin s'avança pour se saisir du billet que son fils lui tendait. Ce dernier prit congé immédiatement après. Bien qu'il s'abstienne de tout commentaire, son géniteur savait que le jeune homme désapprouvait plutôt sa conduite. Conduite qui lui avait valu de voir le jour, soit dit en passant. Il semblait que le Corbeau, comme on le surnommait, avait pour credo d'être un bâtard qui ne donnerait pas naissance à d'autres bâtards. Si gâcher les plus belles années de sa jeunesse lui convenait... De toute façon, il y avait bien d'autres Rogers qui se chargeaient des bâtards, ici. Si le chevalier avait tout de même ralenti le rythme avec les années, tout en restant un coureur de jupons acharné, son fils aîné avait au contraire pris l'habitude de profiter de la fougue de sa jeunesse et de sa virilité. Il aimait à partir « chasser » dans les environs du château, et son père savait déjà qu'il avait engrossé deux filles de ferme au cours des lunes précédentes. Sans compter le petit bâtard qu'il avait fait à une catin d'un bordel proche, l'année passée, et qui avait vu le jour quelques lunes plus tôt. Alban n'avait vraiment pas besoin de leçons sur le chapitre des femmes...

Laissant sa conquête à son réveil, Corwin descendit s'installer dans une pièce où il pourrait écrire tranquillement. Son instinct lui disait que la missive venait de Rebecca, et qu'il lui faudrait encore lire entre les lignes. Il ne fut pas déçu. Il relut plusieurs fois le message afin d'être certain d'en avoir extrait toutes les informations, celles au premier comme au second degré, puis il se saisit d'un billet de parchemin, d'une plume et d'un encrier pour rédiger sa réponse.



Ma très chère Rebecca,

Je puis vous assurer avoir regagné Amberly sans encombres, toutefois l'ambiance tendue qu'il règne ici me font regretter Grande-Arche. Les préparatifs de la guerre contre les Fer-nés et ceux en vue de l'hiver à venir n'ont rien de bien réjouissant. Il me tarde de pouvoir à nouveau avoir suffisamment de temps libre pour vous rendre une nouvelle visite, et profiter de la compagnie de votre charmante famille. Peut-être me sera-t-il permis d'aller chasser en compagnie de mon très cher ami votre époux, lord Stefan. Je n'ai pas eu le loisir de beaucoup profiter de sa compagnie lors de ma visite précédente, hélas... Mais ce qui me manque également, ce sont nos enrichissantes et passionnantes discussions, toujours aussi agréables, qui sont un plaisir sans cesse renouvelé. Ici, mon épouse souffre malheureusement de sa grossesse tardive qui la fatigue, et je dois dire que toute étincelle de vivacité est absente de sa prunelle, contrairement à celle que je retrouve au fond de vos yeux lorsque je vous rend visite. Je suis certain qu'à notre prochaine rencontre, nous trouverons de nouveaux sujets passionnants desquels nous entretenir, et il me tarde déjà d'entendre vos traits d'esprit qui font de chaque visite un régal.

J'espère que votre époux ne concevra nulle jalousie à mon égard, concernant l'enthousiasme de votre petit Emérick à mon sujet ! Il est bien normal qu'un père veuille être le seul homme à briller dans l'esprit de ses enfants, et pour cela, vous voudrez bien m'excuser auprès de lui, afin qu'il ne voie nulle male intention de ma part. Je suis fort aise que mon idée d'avoir enseigné la monte à vos charmants enfants ait plu à lord Stefan. J'ose espérer qu'ils auront de nombreux progrès à me montrer lorsque je reviendrais à Grande-Arche ! J'ai pris bien du plaisir à leur enseigner l'équitation, une chose qui m'est interdite à Amberly depuis un bon moment, car mes enfants sont tous déjà suffisamment âgés pour savoir monter très bien tous seuls... Heureusement, je puis encore enseigner le combat à mes garçons ! Mais pour cela, je gage qu'Emérick devra encore attendre quelques années avant de bénéficier d'un tel enseignement, car il est encore bien jeune...
Je dois avouer que je nourris encore l'espoir de recevoir une réponse positive de la part de votre époux concernant mon offre de fiançailles. La grande amitié de nos deux familles n'en serait alors que plus renforcée !

En espérant que votre prochaine missive sera porteuse de nombreuses bonnes nouvelles, que les Sept vous gardent, vous et votre famille.

Votre dévoué serviteur,
Corwin Rogers.



Le chevalier relut plusieurs fois ce qu'il venait d'écrire, s'assurant que ses sous-entendus étaient bien masqués, et que somme toute le contenu de la missive était des plus convenables. Une fois satisfait, il plia le message, et entreprit d'y apposer le sceau des Rogers. Il fit couler de la cire noire sur le pli afin de le fermer de façon sûre, puis il apposa sur la matière encore chaude le sceau en métal, y imprimant ainsi les licornes et le labyrinthe de sa famille. Puis, il quitta la pièce pour aller remettre au mestre la missive, afin qu'un corbeau l'emporte sans délai vers Grande-Arche.


Nulles ténèbres pour le cœur valeureux.



Dernière édition par Corwin Rogers le Jeu 6 Juin 2013 - 20:48, édité 1 fois
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Rebecca Staedmon
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Message Dim 2 Juin 2013 - 2:05

Rebecca était montée à la loggia du mestre pour récupérer quelques lettres. Elle était heureuse de voir que le mestre semblait bien se porter. Cet homme la connaissait depuis plusieurs années désormais et elle avait toujours apprécié sa compagnie. Il lui avait remis non un seul parchemin, mais deux. L’un était frappé du sceau de son amant qu’elle reconnut aisément. Et l’autre, elle aurait bien voulu ne jamais le voir. Celui de son père. Elle s’était mordue la lèvre inférieure. Elle avait remercié le mestre et avait pris la direction de son époux.

J’ai bien réfléchi, et je veux bien accepter cette proposition de mariage. Mais j’aimerais bien me rendre à Amberly. Il y a longtemps que je n’ai pas vu Lord Rogers même. Et puis ca te ferait sortir de Grande-Arche. Tu y es cloitrée depuis trop longtemps maintenant. Tu veux bien lui en faire part, je suis certaine que tu trouveras les bons mots. Et puis, ne crois pas m'échapper comme la derniere fois, tu m'Accompagneras.

J'écrirai à Ser Corwin et je lui ferais cette proposition. Je n’ai jamais vu Amberly, enfin pas dans mes souvenirs. Et puis, c’est toujours plus sécuritaire de marier une de ses filles à notre fils, qu’un de ses garçons, à notre petite Mélissandre. Vu la réputation que l’on voue au père, je doute que certains aient hérité de ce caractère.

Tu es une mauvaise langue, Rebecca, sourit-il avant de prendre la missive que lui tendait son épouse. Tu amènes quoi comme nouvelles?

Si tu verrais mes frères, tu ne m’accuserais pas à tort. Même les traits les plus anodins peuvent être héréditaires. , lança-t-elle sans arrière pensé. Mon père

Il avait prononcé son nom pour lui demander de l’indulgence devant son père. Il avait accepté de lui céder sa fille uniquement parce qu’elle ne pourrait trouver meilleur époux. Pendant tant d’années il avait essayé de la faire sienne, mais elle se dérobait chaque fois. Il avait fini par abandonner et surtout de ne plus chercher quel homme avait ravi son cœur. Il ne voulait pas connaitre cet homme qui hantait les pensées de son épouse depuis des années. Il n’avait même pas cherché une quelconque idée de l’identité de celui-ci. Elle lui avait demandé ce qu’il voulait alors qu’elle marchait en rond dans la pièce tenant la lettre de son amant, dans sa manche.

Il veut t’entretenir d’un sujet important, Rebecca, lança le Lord en lui tendant la lettre qu’elle prit.

Je lui ai accordé ce temps, il y a bientôt neuf ans, souffla-t-elle en jetant le parchemin au feu.

Lord Stefan ne pipa mot et la laissa prendre l’air au balcon. Il l’Avait rejoint la laissant ruminer et jetant un regard affectueux vers ses gamins. Il avait cette chance d’avoir eu au moins trois enfants. Il essayait de rester optimiste pour Rebecca qui cherchait toute les raisons pour dire qu’elle était certainement enceinte. Observant ses enfants, son cœur cessa de battre lorsque le poney de son plus jeune s'énerva pour un rien et envoya l’enfant au sol. Elle se décolla de son époux pour dévaler les escaliers et rejoindre son fils. Digne d’une mère protectrice, elle examina son fils sous tous les angles. Vu la manière qu’il avait atterri, nul doute qu’il aurait seulement de légère ecchymoses. Son beau-frère l’aida à se relever, tandis que Stefan le prenait dans des ses bras.

Je suis désolé, Rebecca. Pourtant …

Ce n’est rien Anseric. Tout cavalier tombe un jour. Il n’est pas blessé gravement.

Rebecca avait rejoint son fils quelques heures plus tard, dans ses appartements. Il était enseveli par ses couvertures. Le mestre avait soigné son égratignure et douce mère qu’elle était, elle se faufila à ses cotés.

Je ne monterais plus Orage.

Parce que tu es tombé?, demanda-t-elle en le voyant lui répondre d’un coup de tête. Nous tombons tous un jour. Quand j’ai connu ton père j'étais une piètre cavalière. Valerianne m’avait projeté au sol avant même que ton père puisse m’aider à descendre.

Je ne veux plus monter.

Émérick, même les meilleurs cavaliers ne sont pas a l’abri de cela. Et qui me protégera ? Qui deviendra mon chevalier juché sur son destrier blanc? Même les meilleurs chevaliers tombent. Je suis certaine que ton père est tombé un jour aussi, tes oncles et même Ser Corwin.

Probablement le mot magique. Tant pis si son frère avait ri, elle ne pouvait que le comprendre après tout. Il avait fini par la supplier de rester et elle avait attendu que le jeune garçon s’endorme pour le quitter. Elle avait lu la lettre de son amant tranquillement. Elle se rendit à la grande bibliothèque pour prendre encre et parchemin et se mettre à l’écriture.

Mon cher Corwin.

Heureuse d'apprendre que le chemin a été sans embûche. Je suis certaine que Stefan vous accordera ce temps lorsque vous reviendrez à Grande-Arche. Vous ne sauriez lui faire plus plaisir pour une chasse sur nos terres. Nous aurons beaucoup à converser lors de votre prochaine visite dans notre humble demeure. Il y avait longtemps que je n’avais pas retrouvé la joie de nos discussions passionnantes. Espérons que le temps s’écoulera plus lentement lors de votre prochaine visite. Je pris chaque soi la Mère pour qu’elle m’offre ce cadeau d’hériter du même sort que votre épouse. J’en serais fort soulagé si j’avais un autre enfant venait à naitre, mais pour l’instant, nous espérons chaque jour.

Stefan n’Est pas un homme jaloux, croyez-moi. Il est heureux de pouvoir prendre soin de ses enfants, même s’il admire d’autres hommes. Je dirais que tant qu’il a le regard de sa petite princesse sur lui, il ne sera point jaloux. Il vous remercie même de m’avoir fait abdiquer. N’y étant pas arrivée, malgré qu’il conservait les poneys non loin de grande-Arche, il ne peut que vous remercier. Stefan leur apprend à en prendre soin ce qui les dispensent des leçons que je leur donne en après-midi. Nous avons conclu que lorsqu’il serait en âge, Émérick deviendrait l’écuyer de Ser Anseric, le frère cadet de Stefan. Il n’en sait rien encore, et j’imagine que cela lui redonnera envie de remonter Orage qui s’est fait un réel plaisir de jeter notre fils au sol. Quelques ecchymoses dont il se remettra assez vite.
Vous serez donc ravi de connaitre notre réponse. Stefan a fini par accepter. Ombeline sera donc la bienvenue dans notre famille. Nos enfants seront une bonne manière de signer une grande amitié qui dure depuis longtemps et je suis certaine que votre jeune fille, une fois l’âge venu sera comblée dans la maison de Grande-Arche. Stefan se propose de venir établir les grandes lignes de cette amitié à Amberly. Peut-être pourrions-nous dès lors reprendre quelques discussions pendant ce séjour ou profiter de ce temps que mon époux vous accordera pour une petite chasse? Qui sait ce qui se trouvera au détour d’un chemin …

Que les sept veillent sur vous et votre enfant à venir

Votre dame pour toujours,
Rebecca Staedmon.


Elle avait relu attentivement certains passages. Elle escomptait bien qu’il comprenne que l’enfant à venir n’était pas celui d’Elen Rogers mais bien le leur. Elle savait qu’elle souffrirait si elle ne pouvait pas avoir cet enfant. Elle apposa le sceau de Grande-Arche et monta aux corbeaux, avant de reprendre sa place dans les bras de son époux. Même si elle devait s’atteler a rendre une potentielle naissance crédible aux yeux de son époux, elle devait se donner quelques soirs. Ce n’était certainement pas le Lord qui refuserait tant il s’était vu refuser sa présence auprès de sa femme dans les dernières années.
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Corwin Rogers
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Message Jeu 6 Juin 2013 - 23:31

Corwin venait de rentrer d'un entraînement fort physique et acharné. Nul doute que certains des hommes avec lesquels il avait ferraillé se réveilleraient le lendemain matin avec des ecchymoses en divers endroits du corps... Pour sa part, il était las et couvert de sueur. Ses muscles le brûlaient légèrement, suite à l'effort de plusieurs heures qu'il leur avait imposé. S'il avait désiré commencer en douceur par quelques entraînements équestres, les choses s'étaient gâtées. Le temps était à l'orage, et rendait les chevaux nerveux. Lorsqu'il avait couru contre la quintaine, Kaesar, capricieux, avait pris inopinément le mors aux dents, et son cavalier avait été frappé par le mannequin comme un écuyer fautif à ses premières tentatives. Le choc avait manqué de lui faire vider les étriers. Lorsqu'il eut réussi à imposer sa volonté à son destrier, les choses se déroulèrent beaucoup mieux. Après cela, il avait enchaîné sur un entraînement à l'arc puis à l'épée, à pied. A présent, il avait beau se sentir fatigué, il avait aussi la sensation agréable d'avoir bien dépensé son énergie.
Il alla grappiller une chope de bière aux cuisines, savourant la sensation du liquide amer et frais qui coulait le long de son gosier. Il ne connaissait rien de plus rafraîchissant... Excepté sans doute, le fait de se laver sous une cascade glacée. Après quoi, il alla prendre un bon bain pour se débarrasser de la crasse et de la transpiration qu'il avait accumulées au cours de ces dernières heures.

Lorsqu'il sortit de ses appartements, lavé et des vêtements propres sur le dos, il se sentait déjà bien mieux. Il fut intercepté par le mestre d'Amberly, qui lui apporta un message portant le sceau de Grande-Arche. Une fois encore, avant même d'ouvrir la missive et de la lire, il savait qui en était à l'origine. Il alla s'installer à son bureau pour pouvoir écrire tranquillement, après avoir pris connaissance de la teneur du message. Comme de coutume, il lui fallait lire entre les lignes, et la signification des mots de sa maîtresse était limpide. Il fut particulièrement ravi d'apprendre que lord Stefan avait décidé d'accepter sa proposition de fiancer leurs enfants. Bien qu'étant la plus jeune de la fratrie, Ombeline aurait donc déjà son avenir tracé...
Le chevalier se saisit d'un parchemin, d'une plume et d'une fiole d'encre, puis il s'attela à rédiger une réponse. Un corbeau pourrait partir sans tarder en sens inverse vers le fief des Staedmon pour sceller l'accord.



Ma très chère Rebecca,

Laissez-moi tout d'abord joindre mes prières aux vôtres pour que les Sept vous accordent un nouvel enfant, et que vous puissiez connaître à nouveau le bonheur d'être mère. Je vous souhaite toutefois d'aborder une éventuelle grossesse plus sereinement que mon épouse, qui est malheureusement accablée de fatigue. Les dieux nous ont accordé ce cadeau sur le tard, et il faut en payer le prix...
J'ai tout d'abord été inquiet d'apprendre que votre fils avait fait une chute de cheval, et savoir qu'il n'avait rien de grave m'a grandement soulagé. Tout cavalier tombe un jour, une chute n'est pas quelque chose de terrible, mais cela peut le devenir si l'on n'est pas vigilant. Ma crainte principale était toutefois que cela étouffe chez lui son désir de devenir chevalier un jour. Se priver d'un futur combattant talentueux serait un crime et une perte considérable. J'espère de tout cœur qu'il retrouvera le courage de se remettre en selle et de passer outre ce petit incident.

La nouvelle que vous m'apprenez, ma dame, concernant ces fiançailles entre nos enfants, m'a véritablement empli de joie. Je suis certain que ma fille sera la plus heureuse lorsqu'elle sera en âge d'épouser votre fils, et qu'elle sera accueillie dans votre famille. Je ne doute pas un seul instant qu'elle y trouvera tout ce qu'une jeune dame peut espérer avoir. Bien entendu et en premier lieu, je place mon entière confiance en vous, et suis convaincu que vous serez comme une mère pour elle. Après tout, c'est bien souvent ce qu'une belle-mère représente pour sa bru...
Je puis sans crainte parler au nom de mon frère, lord Allan, et vous enjoindre à venir à Amberly dès que vous pourrez vous le permettre, afin de sceller cet accord. Votre époux et vous êtes évidemment les bienvenus en nos murs, pour aussi longtemps que vous le désirerez. Je me réjouis également, d'un point de vue tout à fait humain et amical, de pouvoir bientôt profiter de votre compagnie à tous deux. C'est très volontiers que j'accompagnerai votre époux à la chasse, afin qu'il puisse constater la vigueur et la force du gibier de nos bois. Nul doute que nous rapporterons de quoi garnir la table de beaux morceaux de venaison. Quant à nous, ma dame, j'ose espérer que ce sera l'occasion de partager des conversations vigoureuses et pleines d'entrain. Il me tarde d'entendre toutes les nouvelles dont vous aurez à me faire part. Par pitié, ne soyez pas avare de tout ce qui concerne Grande-Arche ! Il est toujours bon de savoir que le fief de ses amis se porte au mieux, surtout avec l'approche de la mauvaise saison, et j'espère que votre époux est conscient qu'il trouvera toujours à Amberly une main secourable prête à se tendre s'il en éprouve le besoin. Qu'y a-t-il de plus normal, lorsque l'on estime autant un autre homme, d'autant plus lorsque notre propre fille doit un jour devenir l'épouse du futur seigneur des lieux ?

Que les Sept veillent sur vous et les vôtres, et rendent votre voyage bref et sûr.

Votre dévoué serviteur,
Corwin Rogers.



En relisant sa lettre, Corwin laissa échapper un sourire. Jamais encore Rebecca n'était venue ici. Sans doute serait-il plus difficile pour eux de voler quelques moments intimes à Amberly, où bien plus d'yeux potentiels guettaient, mais il ne doutait pas qu'ils y parviendraient. Cette agréable perspective illuminait déjà ses jours, bien qu'il sache qu'il succomberait à l'impatience avant longtemps. Après avoir plié la missive, il y apposa le sceau des Rogers afin de la clore, puis il sortit afin de se rendre aux appartements du mestre et à la roukerie, où il dépêcherait le corbeau le plus rapide du fief pour porter ce message vers sa destination.


Nulles ténèbres pour le cœur valeureux.

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Rebecca Staedmon
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♦ Missives : 134
♦ Missives Aventure : 30
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 04/07/2012
♦ Célébrité : Kate Beckinsale
♦ Copyright : Moi
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Aaricia Greyjoy, Maeve Arryn, Maureen Bolton
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Lord Stefan Staedmon
♦ Lieu : Grande-Arche
♦ Liens Utiles : Lady Rebecca Staedmon de Grande-Arche

Voyages et aventures d'une Infidèle

Intrigue d'une intriguante

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Message Sam 8 Juin 2013 - 1:42

Il en allait des jours où elle ne regrettait as la présence de son époux. Il avait la patience d’un maitre et il aurait beau vouloir l’enseigner à son épouse, elle ne pourrait réussir aussi bien. Le temps des doléances étaient toujours le moment qu’elle détestait le plus mais dont elle prenait toujours grand soin de prêter attention. Rebecca avait cette impression qu’avec le mauvais temps qui allait bientôt surgir, les habitants de Grande-Arche allaient être de plus en plus de mauvaises mines. L’hiver serait peut-être long, mais ils étaient prêts. Lord Stefan avait écouté ses gens comme il l’avait toujours fait. Au dernier homme bien qu’il fut richement vêtu, Rebecca se leva d’un bond reconnaissant le blaireau et les couleurs de son Ouest natal. D’un geste de la main, il avait ordonné à ce que l’on mette fin aux audiences et il posa sa main sur le bras de Rebecca.

Votre obstination ne vous donnera rien.

Elle avait quitté la salle, sans plus un mot. Il n’y avait aucun doute, elle n’avait plus rien à dire à son père. Il s’obstinerait à venir gâter ses petits enfants, profiter de la famille qu’elle avait espérant qu’elle aurait tourné la page après tant d’année. Elle avait monté les escaliers quatre à quatre et avait percuté sa dame de compagnie. Celle-ci lui tendit une missive. La simple vue du blason d’Amberly suffisait à la calmer. Elle aurait donné tout l’or de Westeros pour pouvoir se lover dans les bras de son amant et sombrer dans le sommeil en sa compagnie. Il était parti voilà quelques semaines et elle se sentait si seule. Elle espérait pouvoir le retrouver bientôt. Elle avait lu la lettre plusieurs fois. Stefan était venu échanger quelques mots avec elle au sujet de son père, puisqu’elle ne semblait pas vouloir coopérer, il avait laissé tomber pour ensuite demander des nouvelles d’Amberly. Elle lui avait raconté la mince partie qui en parlait ce qu’il l’avait satisfait. Même si son époux ne comprenait pas la colère qui l’animait envers son père, il la laissa, sachant qu’elle tiendrait cette position tant que Lord Alysander serait dans le château. Elle s’installa donc confortablement et commença à écrire.

Mon cher Corwin.
Je vous remercie pour vos prières, espérons que la Mère les entende. Pour ce qui est d’Émérick, il ne faut pas vous inquiéter. Il nous a fait la tête quelques jours et il est remonté en scelle bien rapidement. À croire que son égo était torturé, enfin cela me fait sourire de le voir ainsi. Je ne savais pas combien les priver de les monter les dérangeaient réellement. Depuis leur premier cours, ils se montrent comme de parfaits petits anges lors de mes leçons en espérant que je leur donne congé plutôt afin qu’ils puissent faire un tour avec leurs oncles.

Je suis heureuse de savoir que cette nouvelle vous plait. Enfin, convaincre Lord Stefan ne fut pas si difficile sachant qu’il tient beaucoup à votre famille et surtout à votre amitié. Vous et Lady Elen n’aurez rien à craindre lorsqu’elle sera en âge d’épouser Victor. Je prendrais soin de votre fille lorsqu’elle deviendra la dame de notre maison et je n’ai aucun doute quant à la place que lui fera mon fils une fois le jour venu.

Il nous fera donc plaisir de se mettre en route vers votre demeure quelques jours avant la nouvelle lune. Enfin si vous n’y voyez aucun inconvénient. Il me tarde de voir à quoi peut bien ressembler votre domaine. Sachez très cher que nous prendrons cette main si nous en éprouvons le besoin. Et je peux certainement dire au nom de mon époux qu’il en va de même pour nous. Grande-Arche sera toujours là pour épauler la maison d’Amberly. C’est là un gage de notre amitié sincère entre les deux maisons. Je ne m'étalerais donc point sur toute les nouvelles, même si la plupart semblent m’accabler. Mais sachez qu’au moment même où j’écris ses mots votre présence me manque terriblement et je ne saurais vous cacher que vous occuper mon esprit.

En espérant vous revoir bientôt
Votre amie la plus sincère

Rebecca Staedmon.



Elle n’avait jamais laissé transparaitre de réels sentiments dans ses lettres mais elle ne pouvait se permettre de lui en dire davantage. Peut-être comprendrait-il qu’elle souffrait de son absence depuis que son père venait de refaire surface. Elle aurait simplement voulu être dans ses bras car c'était le seul endroit où le temps se suspendait et qu’il lui était permis de rêver et de se reposer. Non qu’elle en voulait à son époux, mais elle préférait la chaleur de son amant qui lui manquait. Rien ne l’aidait non plus. Cette grossesse semblait devenir officielle plus les jours passaient. Les symptômes se multipliaient, la fatigue s’accumulait et même certaine robes avaient du être agrandi pour ne pas qu’elle se sente étouffer. Elle espérait simplement que si un enfant devait naitre, qu’elle n’ait pas à souffrir de son décès comme plusieurs de ses enfants. Du moins, Lord Stefan se préserverait de se montrer trop imprudent, il savait que cette nouvelle tentative pourrait avoir de mauvaises conséquences, si l’enfant à naitre mourrait entre temps.

Elle prit le temps de relire la lettre avant de la sceller et la remettre à sa dame qui passait la voir. Les jours seraient pénibles, mais elle quitterait bientôt Grande-Arche. Elle s’en voulait même de ne pas avoir demandé l’Avis de ce dernier concernant la présence ou non de Mélissandre et Émérick. Victor étant le principal intéressé dans cette affaire sa présence serait requise pour qu’il rencontre la douce Ombeline, mais qu’en était-il des deux autres? Une question qui requérait sans doute son attention lorsqu’elle aurait son mari près d’elle.

Elle ne rejoignit pas la grande salle où son père devait se faire un plaisir de bavarder avec ses petits enfants qu’ils voyaient peu et dont il n’avait que des nouvelles très rarement par Lord Stefan. Elle monta à ses appartements et s’endormit pensant aux longs et futurs moments qu’elle pourrait sans doute avoir à Amberly. Corwin lui manquait. Rien et personne ne pourraient combler ce vide que le chevalier créait dans ses absences obligées.
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