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Deux pigeons valent mieux qu'un...

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Message Jeu 23 Mai 2013 - 21:46

Année 209

Le pavé défilait sous ses pieds mais le connaissant par cœur, le regard d’Aethel était rivé droit devant elle. Elle souriait alors que remontaient jusqu’à ses oreilles les cliquetis des piécettes dans la poche intérieure de son vêtement. Un son moins plaisant lui parvenait également et elle n’y prêtait attention que dans la perspective de l’entendre s’atténuer. Ça ne saurait tarder. Le bonhomme s’épuiserait avant elle et elle saurait l’égarer sans mal.
Esquivant d’un pas habile un marchand ambulant, la jeune fille vira sur sa droite, laissant la rue Pansetruie avant d’atteindre son croisement avec la route menant à la Porte de Fer et s’enfonça dans un dédale de rues. Mieux valait s’éloigner des grosses artères de la ville. Les risques de tomber sur des soldats ou sur un passant enclin à aider son geignard de pourchasseur étaient trop grands. En outre, l’activité des voies commerçantes la ralentissait autant qu’elle l’exposait.

Habitations et échoppes apparaissaient aussi vite qu’elles disparaissaient, ne laissant dans l’esprit de la maraude qu’une trainée floue de couleurs. Les jérémiades du bourgeois filouté la talonnaient toujours mais après quelques ruelles, elle serait à l’abri dans le Culpucier et elle doutait que l’homme l’y poursuivît.
Néanmoins, elle devait reconnaitre que le nanti ne s’en sortait pas mal en matière de course. Ses bottes battaient la chaussée sans apparemment faiblir. Elle lui jeta un œil par-dessus l’épaule, dût repousser ses cheveux pour le distinguer et constata qu’il s’acharnait. Qu’à cela ne tienne ! Prenant appui contre le mur, Aethel bifurqua au dernier moment dans une venelle et repartit de plus belle. Elle passa au dessus d’un muret et se faufila entre deux bâtisses. Une forte odeur de pisse lui fit froncer le nez. Elle déboucha dans une énième rue et hésita une seconde, le temps de projeter un nouveau parcours. Elle prit à gauche. Encore à gauche. A droite. Avant de brusquement se figer.

Une palissade. Devant elle se dressait une magnifique palissade, planches de bois accolées les une aux autres en un mur parfait. Par les sept ! d’où sortait-elle ?! Il n’y avait pas cinq jours, Aethel était passée par là sans que rien ne se mît en travers de son chemin. La poitrine se soulevant avec force, la brunette déglutit difficilement. Elle tourna vivement la tête derrière elle avant de reporter son attention sur l’obstacle. Il était infranchissable. Dans son dos se répercutaient dangereusement les pas de son pigeon. A la fois frustrée et affolée, elle frappa du pied dans la maudite palanque. Une douleur lancinante se répandit de ses orteils à son talon. Elle jura.
Au même moment, une porte s’ouvrit sur la façade d’un immeuble à sa droite. Une botte… une hallebarde… une seconde botte… Aethel ne raisonna pas davantage. Elle marmonna une brève prière à la Mère, déchira son chemisier et se pinça fortement la base d’un de ses seins.
Ensuite seulement elle courut à la rencontre de l’homme qui venait d’apparaitre et se pendit à son bras. Son état de stress était tel que les larmes montèrent sans mal pour humidifier ses iris sombres.


« Oh, messire ! Bon messire ! » s’exclama-t-elle. Qu’il soit noble ou non, le terme le flatterait. « On m’veut du mal ! continua-t-elle. Ce gredin, là ! »

Elle désigna d’un doigt tremblant le bourgeois qui venait d’apparaitre. Ce dernier, surgissant à l’instant dans le cul de sac, ralentissait sa course, le front barré d’un pli contrarié. Il finit par s’immobiliser alors qu’il semblait encore hésiter entre afficher sa colère ou une soudaine appréhension.
Il faut dire que l’homme sur lequel Aethel avait involontairement jeté son dévolu pour être tirée de ce mauvais pas, n’avait rien d’un chaland. Elle-même s’inquiéta un instant qu’il fût plus redoutable encore que le bourgeois. Trapu mais tout en muscle, il affectait une mine patibulaire qui n’avait rien ni d’engageante ni de rassurante. Pourtant, elle ne pouvait que compter sur lui, aussi reprit-elle sa comédie.


« J’vous en prie, aidez-moi ! Il a voulu m’toucher… Par la Jouvencelle, je mérite pas ça ! Je vous supplie, vous et le Guerrier, de pas m’laisser entre les mains de ce…

- Il suffit ! l’interrompit le bourgeois. Cette vilaine m’a volée ma bourse ! Elle ment comme elle respire ! Ou comme elle chaparde plutôt ! »

La jeune fille se plaqua plus désespérément contre l’homme à la hallebarde non sans exposer la rougeur qui marquait sa poitrine et le tissu déchiré de son habit. Elle remercia intérieurement la larme qui venait de perler sur sa joue.

« Me laissez pas, messire ! implora-t-elle l’étranger. M’abandonnez pas à c’t’homme-là ! »
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Message Ven 24 Mai 2013 - 5:47

Mais qu'est ce donc que ce pays de fols ?
Oteh commençait à se demander si la décision de son maître de se rendre en Westeros n'était pas une singulière erreur.
Tous aussi dingues les uns que les autres !

Le bonhomme oriental n'en revenait pas. Non seulement ce pays était un pays de barbares mais en plus il semblait qu'ici les femmes ne soient considérées que comme des objets de plaisirs soumises à la bonne volonté des hommes, qu'elles soient libres ou non.
Son maître l'avait prévenu : Les moeurs en Westeros sont... disons... différentes des nôtres. Ils ne pratiquent pas l'esclavage, mais les "gueux" comme ils les appellent n'ont aucun droit sauf celui de servir leur seigneur.
Oteh ne voyait pas vraiment de différence, hormis le fait que sur le continent oriental, au moins, on appelait un chat un chat, à savoir qu'un être sans droit sauf celui de servir un tiers était un esclave, rien d'autre.
Mais ce qui le rendait plus encore hors de lui, c'était que l'on agresse des femmes avec des idées perverse en tête comme tout semblait l'indiquer devant lui en cet instant même. La jeune femme avait un sein au vent et des marques de rougeur venaient prouver ses dires.
Manque de chance pour le bourgeois pervers, la ruelle dans laquelle il s'était engagé pour poursuivre sa proie était une impasse menant directement à la propriété du maître d'Oteh, Xico Niit, le marchand de pierres précieuses de Mereen.
Ce dernier avait choisi d'acheter quelque chose de discret, noyé dans la masse de Port-Réal afin de ne pas attirer les regards indiscrets. Byris avait tenté d'en dissuader le marchand, une propriété visible dans un quartier aisé aurait fait bien plus l'affaire, surtout au niveau de la sécurité, mais allez faire attendre raison à une tête de mule venue d'orient !

Initialement, Oteh était sortit sur le pas de la porte de son maître afin de prendre l'air un moment. Une longue journée les attendaient tous deux, en effet, Xico avait reçu une invitation d'un seigneur du Val afin de présenter ses pierreries à sa noble fille bien aimée, une maison mineure, mais pleine aux as, la seule chose qui importait pour le marchand.

- Espèce de Fot-en-cul, lança Oteh au bourgeois avec son accent oriental qui charcutait la langue ouestrienne, on maltraite femelle ? Voudrais tu que je t'apprenne la danse de Norvos ? Elle est difficile à assimiler surtout avec la langue et les oreilles en moins ! Du vent, ceci est la propriété de Xico Niit !
Le poursuivant semblait s'être transformé en pierre.
Il fallait bien dire qu'avec son sourcil froncé, sa barbe de trois jours et sa hallebarde dans le dos, Oteh n'émanait pas vraiment une aura de barde de Hautjardin.
- C'est... c'est une voleuse... bégaya le marchand. Elle... ma bourse... elle...
Le prêtre à barbe s'avança, menaçant.
- Dis donc chapon maubec, barbare inculte, quel est donc le mot que tu n'as pas compris dans ma précédente phrase ? Passe ton chemin avant que Lara ne goûte ta chaire !
Oteh porta la main sur le manche de sa hallebarde ce qui eut l'effet escompté. L'homme pointa une dernière fois son doigt vers la jeune femme réfugiée derrière le prêtre venu d'orient.
- Si je te retrouve femme, je te donnerai en pâture aux manteaux d'or !
- Prie tes dieux ridicules pour que je ne te retrouve pas avant, chiabrena !
Le marchand tourna les talons et disparut non sans lancer des regards furieux derrière son épaule.
Oteh se retourna et vint tendre la main à la jeune femme qu'il venait de secourir, du moins le pensait-il.
Le prêtre à barbe ne la trouvait pas repoussante, plutôt jolie même. Un simple jugement d'apparence puisqu'il était déjà marier à sa Lara. Il nota également qu'elle ne devait pas manger à sa faim, une proie facile pour les prédateurs de Port-Réal se dit-il. Il n'osa pas s'imaginer combien d'autres femmes démunies, de fillettes mêmes subissaient le sort qui lui aurait été réservée si Oteh n'était pas sortit devant la porte de la demeure de son maître.

- Et bien gentille pucelle, commença t-il, tu l'as échappé belle. Sans moi c'était les jambes arquées que tu rentrais chez toi ! Quelle est ton nom ?


Dernière édition par Oteh Byris le Sam 25 Mai 2013 - 4:56, édité 2 fois
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Message Ven 24 Mai 2013 - 23:38

Passé la courte crainte éveillée par la menace du bourgeois, Aethel éclata d’un rire léger. Le soulagement était tel que ses jambes ne semblaient plus pouvoir la porter. Elle inspira sans perdre sa lippe moqueuse, fit quelques pas comme pour s’assurer que l’homme fût bien parti et revint vers le curieux personnage qui lui avait sauvé la mise.
Elle le détailla d’un regard appréciateur puis esquissa une moue tout aussi approbatrice. Pour sûr l’homme était un sacré gaillard. Et un gaillard qui ne venait pas d’ici, en témoignait l’accent qui transparaissait quand il parlait. Il venait très certainement des Cités Libres mais les connaissances géographiques de la jeune fille étant plus que réduites, elle était bien incapable de se montrer plus précise dans ses hypothèses.


« Aethel ! répondit la maraude avec l’enthousiasme d’avoir échappé de justesse à un triste sort. Et j’vous remercie d’m’avoir aidée, m’sire ! J’ai pas les jambes arquées mais c’salopio, lui, a sa queue entre les siennes ! L’est parti comme un chien à qui on jette des pierres ! C’est qu’vous avez de quoi impressionner… »

Tout en parlant, elle avait sorti une épingle à cheveux chipée subrepticement dans la chevelure d’une dame la veille au marché et en piqua son vêtement pour réunir les deux pans déchirés. Puis entre son pouce et son index, la maraude tâta le biceps de son sauveur vers lequel elle était revenue.

« Vous êtes tous faits dans c’bois-là, d’où vous v’nez ? » demanda-t-elle ensuite. Son œil se vit alors attiré par une cicatrice qui dépassait de la chemise ouverte de son interlocuteur. Elle se porta sur la pointe des pieds et sans retenue, tira un peu sur le tissu pour dévoiler le dessin à même la peau. Elle fronça les sourcils, coula un regard en direction de l’arme qu’il portait dans le dos pour finalement revenir à la scarification.

« Vous devez drôl’ment l’aimer vot’hall’barde ! s’étonna-t-elle en reconnaissant le motif. C’est p’t’être ça qu’a chassé l’aut’lapin… Quoiqu’elle est tell’ment propre qu’on dirait qu’elle a jamais servi… »

Aethel tendit la main pour frôler le tranchant de l’acier. Elle esquissa ensuite un sourire à l’attention de son propriétaire et ajouta : « Ce dont j’doute… »

Elle recula d’un pas et reprit : « C’est quoi vot’nom à vous ? Comment vous avez dit tout à l’heure ? Nico Xiit ? Xiiiit ? Ça sonne bizarrement… Mais j’aime bien comment vous parlez ! C’est exotique comme disent les dames ! Mais tout d’même, vous pouvez pas parler d’nos Dieux comme ça. J’connais pas les vôtres mais j’me permets pas d’dire qu’ils sont ridicules. D’ailleurs, m’est d’avis qu’on f’rait mieux de tous les prier quels qu’ils soient… mais surtout le Ferrant vu c’qui nous attend ! »

Un chat passa à cet instant, détournant l’attention de la chapardeuse. Il fuyait à vive allure comme s’il anticipait une quelconque agression puis souplement, il bondit sur la palissade, la gravit sans difficulté et se percha quelques secondes en son sommet. Aethel jura qu’il lui avait adressé un regard moqueur. Il la narguait, elle en était persuadée. Elle ramassa prestement un caillou et visa l’animal. Mais ce dernier, s’obstinant à démontrer ses talents, esquiva sans mal le projectile, se laissant tomber de l’autre côté.
L’homme et la jeune fille étaient de nouveau seuls dans la ruelle devenue impasse mais dans la cité, le silence n’existait que dans les septuaires. Par delà les murs qui se dressaient autour d’eux s’élevait sans faiblir la rumeur de la ville. Malgré le danger qui la menaçait, Port-Réal demeurait égale à elle-même, semblant certaine que le Fléau aurait l’amabilité de s’arrêter devant ses remparts. Il n’en serait évidemment rien.
Aethel se laissa aller à l’appréhension que faisait naitre en elle les nouvelles en provenance du Bief. Certes, elle ne craignait guère pour ses proches au vu de situation familiale mais de fait, elle n’avait pas non plus envie de mourir seule.
Anxieuse, elle plongea sa main au fond d’une de ses poches et en sortit une toute petite pelote de végétaux agglomérés qu’elle fourra dans sa bouche. Que ce soit par l’effet des sucs ou bien seulement de la mastication, la jeune fille éprouverait bientôt un certain apaisement.


« Vous en voulez ? » en proposa-t-elle à son bienfaiteur.

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Message Mar 28 Mai 2013 - 10:24

Oteh savait qu'il n'aurait pas dût insulter les dieux de ces barbares. Mais après tout, il n'avait fait que dire la vérité. Sept Dieux, uniquement sept, le Père, la Mère, l'Aïeule, le Guerrier, le Ferrant, la Jouvencelle et l'Etranger.
Manque plus que le chien et la belle-mère dans cette famille !
Sa réflexion le fit sourire. Il s'imagina tout une mythologie comique tournant en dérision les Dieux de Westeros.
Les Dieux en famille, les Dieux à la montagne, les Dieux dans une auberge ! Manquerait plus qu'ils aient des enfants ! Les Dieux et leurs marmailles dans une auberge à la montagne !
Il ne pu retenir un rire solitaire dont lui seul en comprenait l'origine.

Le Prêtre à Barbe revint à son interlocutrice.
Il prit une pincée d'herbes que lui tendait la jeune fille.
- Merci, ta générosité t'honores petite pucelle... pardon, Aethel ? Je prononce bien ? Je suis Oteh, Oteh Byris de Norvos au service de Xico Niit de Mereen, mon maître.
Il fourra dans une de ses poches les herbes données par la jouvencelle et attrapa la gourde suspendue à sa ceinture et la posa sur un tonneau de vin face à une palissade.
- C'est de l'eau de pluie, prends la si tu le désires. Vous autres de Westeros buvez l'eau de vos rivières si je ne m'abuse ?
Il grimaça en pensant aux quantités d'excréments et de crasse déversés chaque jour dans le lit des cours d'eau.
Aucune notion d'hygiène ces barbares !

Oteh décocha Lara et la posa délicatement contre la façade, à quelques mètres de la porte d'ou il était sortit pour venir en aide à la jeune fille. Croisant les bras, il s'appuya de son dos sur la même façade et dévisagea Aethel.
Quelle âge a t-elle ? Quinze, peut être seize ans ?
Il se souvint de lui au même âge, s'entraînant sans relâche pour gagner le coeur de sa promise, apprenant par coeur les dogmes de la religion de Norvos. Il se souvint également du fouet et du jour ou ses anciens maîtres lui apposèrent la scarification rougeâtre de la hallebarde sur son torse faisant de lui un Prêtre à barbe consacré. Une douleur terrible que d'être marqué au fer rouge, mais une fierté sans nom, et sa tendre Lara lui avait été donnée pour avoir réussit ses épreuves.
- Aethel ? C'est plutôt joli. Mais laisses moi faire les présentations.
Il pointa un doigt vers sa hallebarde.
- Lara voici Aethel. Aethel voici Lara, mon épouse. Elle ne parle pas beaucoup mais est plus aimante que la plupart des femmes de ce monde.
Sans laisser le temps à la jeune fille de répondre, Oteh enchaîna, fronçant un sourcil et prenant un ton grave, presque menaçant.
- Pourquoi avoir agressé ce chat ? T'as t-il fait du mal ou est ce simplement de la violence gratuite ?
Il laissa la question en suspend avant de continuer.
- Tu veux savoir qui sont mes Dieux ? Ils sont légions, il me faudrait plus d'une année entière si l'envie de les énumérés tous me prenait. Mais sache que seule la dualité, l'équilibre est important. Sans équilibre, le chaos survient, et lorsque le chaos survient, le malheur s'abat sur chacune des âmes de notre monde. Retient cela, l'obscurité existe grâce à la lumière, la compassion grâce à la violence, la nuit grâce au jour, l'homme grâce à la femme... et inversement. Comprends tu cela ? C'est la seule et unique chose qui importe, la préservation de la balance universelle.

Soudain un homme gras et massif se posta sur le pas de la porte, sourire moqueur aux lèvres.
- Mets la en sourdine Oteh, qui bassines tu encore avec ta religion de barbus ?
Xico Niit avait la peau sombre, des lèvres proéminentes et des vêtements amples on ne peut plus luxueux. Une lourde chaîne en or pendait à son cou et des boucles d'oreilles venaient sertir ce visage bouffi.
Ce dernier posa un regard neutre sur la jeune fille.
- Tu crois mon cher barbu qu'elle en a quelque chose à foutre de tes dieux et de ta balance cosmique ? Tiens enfant et évite de venir mendier dans ce quartier, il grouille de manteaux d'or.
Niit balança négligemment une petite poignée de liard sur le pavé devant la jeune fille en souriant de toutes ses dents. Généreux, ça le maître d'Oteh Byris l'était, mais orgueilleux et insouciant également.
- Rentres Oteh, nous devons préparer notre voyage. Nous partons pour le Val. Paraît qu'il y a là bas tout pleins de petites chattes de noblesse attendant impatiemment mes pierreries, et là mon ami vois tu, ça sent les dragons d'or ! Je les sent de l'autre côté de ce foutu continent !
Il rentra à l'intérieur de sa propriété non sans laisser éclater un rire grotesque presque surjoué.

Oteh revint à Aethel, loin d'être vexé par les dires de son maître.
- Alors, pourquoi as tu agressé ce chat ?
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Message Mer 29 Mai 2013 - 18:56

Un sourcil perplexe s’était dessiné au dessus des pupilles brunes de la jeune fille. Elle dévisageait son interlocuteur tandis qu’il parlait de balance et de chaos. De temps en temps, elle jetait un œil à ‘sa femme’, s’interrogeant sur la folie de cet Oteh Byris. Norvos, Xico Niit, Mereen, tous ces noms sentaient bon les lointains horizons. Mais justement, ces horizons étaient si lointains qu’ils perdaient toute substance aux yeux de la maraude. A l’instar des bébés, pour qui un objet absent de leur vue n’existe pas, son peu d’éducation empêchait à Aethel de se projeter au-delà des murs de Port-Réal. Tout ce que mentionnait l’homme à la hallebarde lui était parfaitement abstrait, impossible à se figurer. La religion qu’il prônait lui était tout aussi ténébreuse. Etait-elle celle des Prêtres Rouges ? Elle n’était pas sans ignorer que ce culte, bien qu’extrêmement discret, se pratiquait à Westeros mais elle s’en méfiait comme la peste. On croisait parfois « la Rouge » dans le Culpucier mais Aethel se refusait de l’approcher. Elle la terrifiait malgré la bienveillance dont elle semblait faire preuve lorsqu’elle était abordée. Il y avait des tas de rumeurs à son sujet et même celles qui parlaient d’elle en bien ne suffisaient pas à étouffer celles qui rapportaient ses maléfices.
Mais quelque soit la religion d’Oteh, Aethel ne voyait pas bien en quoi la dualité dont il parlait allait l’aider à manger. En revanche, elle savait qu’en priant quotidiennement la Mère, elle obtiendrait peut-être sa faveur et avec un morceau de pain et un bol de gruau, et que le Ferrant l’aiderait à éviter le Fléau. Tout ce qu’elle comprenait à son prosélytisme était qu’il justifiait qu’il y eût des riches et des pauvres. Elle esquissa un sourire à cette conclusion. Ainsi donc, puisqu’il y avait des honnêtes gens, il fallait aussi des voleurs, histoire de rétablir l’équilibre auquel il tenait tant. Finalement, cette religion n’était pas si mal, décida-t-elle intérieurement non sans une certaine ironie. En chapardant aux plus riches, elle contribuait à la ‘préservation de la balance universelle’. Fière de sa théorie, elle redressa le menton.

Au même moment, ses yeux s’illuminèrent. Deux dragons d’or remplacèrent ses iris dès l’instant où elle les posa sur l’homme à la chaine en or. Il venait d’émerger à l’endroit même où était apparu Oteh mais il ne lui ressemblait en rien. Il puait l’argent, Aethel en humait les effluves depuis sa place. Son odeur était si délicieuse qu’elle masquait les relents nauséabonds de la ville. Le nez de la jeune fille n’avait nullement besoin de renifler de l’autre côté du continent pour sentir les dragons d’or lui piquer les narines.
Elle se ressaisit alors que rebondissaient sous ses yeux quelques piécettes de cuivre. Elle ne se fit pas prier pour les ramasser mais continua de fantasmer sur les richesses que cachait le gros marchand. Elle n’ambitionnait aucunement d’obtenir un jour des dragons d’or, elle n’était pas à ce point inconsciente, mais une bourse de cerfs d’argent ne serait pas de refus et le bonhomme devait bien avoir ça quelque part entre sa panse et les draps qui la couvraient.


« Hein ? L’chat ? »

Aethel sembla se réveiller. Elle papillonna des yeux et reporta son attention sur Oteh.

« Quoi l’chat ? J’l’ai pas agressé, se défendit-elle avec une moue contrariée. Il provoque. Les chats ça provoque, c’est comme ça. Ça t’regarde avec leurs vilains yeux tout droits là comme des rais d’fesses, et ça sourit ! Si, si, ça sourit. C’est mauvais. D’ailleurs, même leur viande est mauvaise, c’est dire… »

La gredine grimaça en tirant la langue pour illustrer son propos et tendit la main vers la gourde. Elle retira le bouchon et flaira le contenu. Elle fut un peu déçue, c’était bien de l’eau. Elle ne trouvait pas que son compagnon eût une tête à boire de l’eau mais soit, elle s’en contenterait. Elle cala sa chique derrière une dent et avala une gorgée.

« D’pluie, d’rivière ou d’puits, ça reste d’l’eau, fit-elle remarquer en s’essuyant la bouche de sa manche. Et ça fait pisser pareil. »

Forte de cette conclusion, elle lâcha un petit rire, reposa la gourde et prit place souplement à côté, sur le tonneau. Ses jambes se balançaient.

« C’était ton Xino Ciit, là ? reprit-elle en se remettant à mâchouiller. Il vient du même endroit qu’toi ? Vous avez pas la même couleur. Il fait étranger alors qu’toi… hum… Tu pourrais bien êt’d’ici. En tout cas, il y croit pas trop lui à ta balance universelle ! Pourquoi il t’appelle barbu ? Y a quand même vach’ment plus barbu que toi… N’empêche… »

Aethel se remit sur pied en un petit saut et s’empara de la hallebarde. Elle dessina un large cercle avec en prenant un air hargneux qui lui semblait convenir à un guerrier.

« … j’vois pas comment tu respectes ta balance en épousant une ha… »

La phrase de la jeune fille mourut dans sa gorge. Elle s’étrangla et lâcha l’arme à ses pieds en faisant un pas en arrière. Le bourgeois qu’elle avait volé venait de réapparaitre dans la ruelle. Il n’était pas seul. Flanqués à ses côtés, se tenaient deux gaillards dont elle n’aurait pas été étonnée de voir le mot ‘coupe-jarret’ tatoué sur le front.

« Ce sont eux… » désigna simplement le marchand en montrant du doigt Aethel et Oteh. Il s’éclipsa ensuite, laissant les deux truands mériter l’argent qu’il leur avait promis.
Reculée contre la palissade, Aethel posa des yeux écarquillés sur les mercenaires et déglutit difficilement.


« Eh beh… souffla-t-elle, désemparée. Tout ça pour qu’ques cerfs… »


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Message Lun 3 Juin 2013 - 12:20

Oteh foudroya du regard la jeune fille qui lui avait si honteusement menti.
Nous réglerons nos comptes plus tard, se dit-il en ramassant sa hallebarde et en l'empoignant fermement, il alla au devant des manteaux d'or. Il ne pouvait laisser mettre en péril ni la personne physique de Xico Niit ni ses biens matérielles et la plus urgente priorité du Prêtre à Barbe en cet instant était d'éviter que les mensonges d'Aethel et sa propre prise de position face au bourgeois dépossédé ne mettent en péril sa mission, sa seule et unique mission : Servir, obéir, protéger. Les manteaux d'or n'avaient pas l'air de vouloir plaisanter, il était vrai que déranger ces hommes voués à la sécurité et à la surveillance de Port-Réal n'augurait rien de bon y compris pour l'homme de Norvos et son maître qui venaient de se rendre coupable par connivence d'un vol, d'une rapine, bref, d'un crime. Exactement ce que souhaitait éviter Xico Niit. Nul doute que cette affaire si elle n'était pas désamorcée dans l'oeuf apparaîtrai comme du pain bénit pour les marchands concurrents du maître d'Oteh qui n'hésiteraient pas à "encourager" la justice du roi pour se débarrasser de ce gêneur.

- Ola ! Messires du guet doré ! Pas de sang versé aujourd'hui, Sancha la bienheureuse n'en a point fait la demande en cette radieuse matinée.
Cinq manteaux d'or, en tout et pour tout, plus le bourgeois. Malgré qu'Oteh brulait d'envie de dire les quatre vérités aux homme du guet de Port-Réal, à savoir qu'ils étaient aussi efficace pour assurer l'ordre dans la capitale qu'un paysan tentant d'éteindre un feu de forêt à l'aide d'une gourde vide.
- Qui c'est ça Sancha ? M'est avis qu'tu cherches les ennuis en nous embrouillant la cervelle, dit un manteau d'or qui passait pour être le responsable de cette "enquête".
Oteh Byris sourit, quand bien même on pouvait considérer son expression actuelle comme un sourire, et répondit calmement.
- Je ne cherche ni querelles ni encouragements à la tuerie. Nous venons de très loin, moi et mon maître, nous nous excusons par avance pour notre ignorance des lois de Westeros et pour notre naïveté. Pourtant je m'interroge sur l'utilité de cinq manteaux d'or pour une si petite proie.
Sourcils froncés, mâchoire serré, tout l'organisme du prêtre à barbe était sur le qui vive, tous ses muscles étaient tendus à l'extrême, prêts à se déployer dans une danse violente et macabre.
- N'as tu pas menacé l'homme que voici ? Dit le même bonhomme casqué. Le traiterais tu de menteur ?
- Aucun mensonges messire du guet, juste de l'étonnement et de l'incrédulité. Voyez vous cette jeune fille...
- ... travaille pour moi !
Xico Niit venait de réapparaître sur le pas de la porte. Ses petits yeux malicieux scrutaient les protagonistes de la scène. Il sortait apparemment de table puisque quelques restes de son festin restés mordicus accrochés à sa grosse moustache noire.
A la vue de tant de richesses affichées simplement en apparat, les hommes du guet et le bourgeois semblèrent plus intéressés que jamais par les paroles du marchand de pierreries de Mereen.
- J'ai cru attendre que cette enfant vous a volé mon bon confrère ? Il est vrai que j'ai toujours eut quelques difficultés à la tenir éloignée de toute convoitise, mais vous savez ce que c'est en ces temps de malheur ou le fléau demeure vivace. De combien vous a t-elle lésé ?
Le bourgeois semblait un instant se demander si on ne se payait pas sa tête.
- Quatre cerfs d'argent ! Elle doit payer pour ce vol, et lui trancher la main avec laquelle elle a volé ne serait qu'un juste commencement pour lui apprendre les bonnes manières !
- Quatre malheureux cerfs d'argent provoqueraient ainsi la colère des redoutables manteaux d'or ? Je me chargerai moi même de sa punition, mais pour l'instant...
Laissant sa phrase en suspend, Xico Niit retourna dans sa demeure pour en sortir quelques instants plus tard armé d'une bourse et d'une pierre précieuse Aigue-marine bleue aux reflets d'argent. Il tendit la pierre au bourgeois avec un grand sourire.
- Ceci mon ami, pour faire oublier cette ridicule mésaventure. Croyez bien que vous m'envoyez désolé par le comportement de...
- Aethel, reste sur le pas de la porte, beugla Oteh.
- ... de Aethel.
Xico se dirigea ensuite vers l'officier ou en tout cas, le supérieur qui menait l'enquête.
- Et ceci est pour vous mes bons capitaines du guet, dit-il en tendant la bourse pleine d'étoiles de cuivres. N'y voyez qu'une compensation de notre part à tous pour vous remercier du travail courageux que vous effectuez au péril de votre vie.
Le manteau d'or ouvrit la bourse et la seule réaction de ses yeux firent comprendre à tout le monde que l'affaire en resterait là. Xico vint de nouveau se figer devant le bourgeois et lui posa ses main grasses sur les épaules.
- Part en paix mon ami, je me charge de réparer ton dommage moralement à présent.

Les hommes du guet et le volé partirent sans mots dires en direction des artères principales de la capitale et laissèrent derrière eux la propriété du marchand de Mereen.
- Mon maître, vous avez échangé une pierre contre la vie de cette voleuse ? demanda Oteh outré.
- C'eest une pierre creuse que je lui ait refilé, elle n'a de valeur que celle que l'on lui donne, et si tu te mêlais de ce qui te regarde prêtre à barbe, je n'aurai pas eut à la faire. Et puis, je suis fils d'esclave, je déteste que l'on s'en prenne aux petites gens surtout aux femelles en bas âge. Yunkaï, ah je déteste Yunkaï !
Xico Niit se retourna et se dirigea vers le pas de sa porte.
- Tu as deux solutions, dit-il à Aethel, soit tu déguerpie le plancher après t'être excusée auprès de mon ami ou bien tu restes ici et tu entretiens ma propriété jusqu'à mon retour du Val d'Arryn. Tu es une voleuse et une menteuse, toute ma jeunesse (il se mit à rire), mais tu as menti à un prêtre à barbe, et ils n'aiment pas vraiment, mais alors pas du tout être prit pour des bouffons.
Il sourit de toute ses dents en regardant la jeune femme.
- Alors, les baffes d'Oteh ou le balais de Xico Niit, dit le prêtre-guerrier menaçant, pour ma part j'ai déjà une petite idée de la question.
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Message Mer 12 Juin 2013 - 18:23

Aethel assista incrédule au monnayage de sa vie. De toute évidence, elle ne valait pas grand-chose. Une pierre creuse. Creuse comme sa caboche de roublarde. 
Le départ des manteaux d’or et du bourgeois aurait du la soulager d’un poids si elle ne s’était pas soudain vu affublée d’une dette bien trop lourde à porter pour son petit gabarit. Elle devait la vie à ce marchand excentrique, à ce Xico Niit. L’homme respirait une certaine bienveillance dont la jeune fille se méfiait néanmoins. Elle doutait que quiconque fût assez fou pour alléger ainsi sa bourse sans demander aucune contrepartie. Certes, il affirmait que la pierre n’avait aucune valeur mais la bourse qui avait échu entre les mains des soldats ne lui avait pas paru pleine que de sols. Tout aussi riche qu’il était vraisemblablement, il n’était certainement pas assez naïf pour avoir agi ainsi pour ses beaux yeux. Il devait bien subodorer qu’elle recommencerait et qu’il deviendrait alors une cible potentielle. Et pourtant, il lui offrait la possibilité de partir. Etait-ce un piège ? Cette proposition insinuait-elle qu’il remettait son sort entre le prêtre à barbe ? Elle posa un regard inquiet sur le guerrier à la hallebarde. Ni le balai ni les baffes ne l’alléchait particulièrement. Là, tout de suite, elle n’avait qu’une envie, celle de fuir, de se réfugier dans le Culpucier. Des orteils aux auriculaires, ses muscles étaient encore en proie à la tension qui l’avait habitée lorsque les manteaux d’or étaient apparus. Sa colonne vertébrale s’était couverte d’une longue trainée de sueur qui à présent lui glaçait le dos. Elle essuya ses mains moites sur sa chemise brunie par le temps. Bien que sa suspicion à l’égard du Mereenien ne se fût pas amoindrie, Aethel se sentait malgré tout bien penaude face au sourire qu’il lui adressait. Quoiqu’il attendît en retour, elle ne pouvait que lui être reconnaissante de l’avoir aidée. Quant à Oteh, elle était presque honteuse de lui avoir ainsi menti. Avant même que son maitre n’intervint, il avait pris lui aussi la décision de ne pas la livrer à la soldatesque. Il s’était probablement réservé le droit de la punir lui-même mais le châtiment ne pouvait être pire que celui que la justice invoquait pour les voleurs. D’ailleurs, si la sanction se résumait à des coups, ce ne serait ni les premiers ni les derniers qu’elle recevrait et ce serait là un moindre mal.


« C’est qu’le choix m’fait pas trop saliver, m’sire… » tenta-t-elle avec un léger sourire sincèrement contrit. L’espace d’une seconde, instinctivement, son regard se perdit sur les bagues qui ornaient les doigts grassouillets de l’étranger. Elle s’arracha vivement à cette vision en reportant son attention sur le bonhomme l’air de rien. « Le balai, j’l’ai jamais manié, j’aurais trop peur d’casser vot’ belle vaisselle avec… »

Elle avait surtout trop peur que ses mains ne lui obéissent pas et qu’au lieu de rester sagement agrippées au manche en bois, elles fomentent une mutinerie pour aller tripatouiller les objets un peu trop brillants. Xico Niit l’avait dit lui-même, elle était difficile à éloigner de toute convoitise. Et pour le coup, Aethel ne manquait pas à ce point de conscience pour escroquer un homme qui lui avait épargné une main voire la vie. Ce n’était certes pas l’envie qui lui manquait d’aller visiter les appartements du riche marchand et d’y faire un peu de ménage mais elle n’était pas encore à ce point désespérée pour étouffer ses scrupules.
A cela s’ajoutait qu’elle servait déjà quelqu’un… Et elle ne pouvait espérer la protection d’Audric si elle ne lui rapportait rien de plus intéressant qu’un balai.


« Et jamais j’me s’rais permis d’vous prendre pour un bouffon, m’sire », s’adressa-t-elle cette fois-ci à Oteh. Elle tenta de dédramatiser la situation. « Les bouffons, ça porte des chapeaux à grelots, pas des hal’bardes… »

La gredine esquissa un pas de côté, prête à détaler.  

« Du coup, pour c’qui est des baffes, Sancha la bienheureuse, l’a rien d’mandé en cette radieuse matinée, l’avez dit vous-même, non ? C’s’rait dommage d’la contrarier, hein ? Mais j’vous remercie quand même pour c’que vous avez fait. »


Aethel était sincère mais elle ne parvenait à ramener à l’ordre les commissures de ses lèvres qui s’obstinaient à nerveusement se redresser.


« C’est vrai, j’jure que j’me moque pas d’vous ! Mais c’est vot’balance là, votre histoire d’équilibre… Ben voilà quoi, j’équilibre… L’avait beaucoup, j’avais rien… » Aethel grimaça. « J’vous l’accorde, maintenant j’ai un peu mais lui a encore plus… Et vous un peu moins… » Elle parut perplexe. Elle se frotta la nuque et leva un sourcil. « L’est pas facile à respecter vot’théorie… Enfin, j’voudrais pas vous r’tarder, l’Val c’est pas tout près, vous mettez pas en r’tard à cause de moi. »
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