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Demande incongrue d'une Lady [Barth]

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Cylia Stark
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Général Dame du Nord
♦ Missives : 239
♦ Missives Aventure : 49
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♦ Date de Naissance : 11/01/1993
♦ Arrivée à Westeros : 11/03/2013
♦ Célébrité : Sofia Pernas
♦ Copyright : ASoIaF et Sargonnette jolie
♦ Doublons : Annabelle Solverre, Lorant Trant, Daenerys Martell et Emeraude
♦ Age du Personnage : 24 ans
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Message Mer 22 Mai 2013 - 14:08



    Cela faisait déjà deux jours que Beron Stark avait quitté Winterfell, emmenant avec lui nombre de guerriers afin de contrer les Fer-Nés. Bien entendu, Cylia, tout comme sa sœur Yelina, étaient restés à Winterfell, bien à l'abri de la guerre. Elles étaient des femmes et les femmes gardaient la maison pour les époux, les frères ou les pères absents. Les circonstances n'étaient donc pas particulièrement joyeuses et la jeune femme trouvait que tout Winterfell semblait vivre avec une tristesse morne encore plus prégnante qu'à l'habitude. Or, cela ne convenait absolument pas à la jeune femme. Non, Cylia avait besoin de vie, de rires, de joies, de moment de folie douce et de toutes choses capables de faire battre son cœur plus vite de danger, de peur, d'amusement … Oui, elle appréciait les sensations fortes. Et pourtant, en tant que sœur du Lord, bien peu d'activités de ce genre lui était permises. Heureusement, la lecture était une activité qui lui était autorisée et elle y prenait beaucoup de plaisir.

    La guerre. Voilà qui était assez effrayant, quand on y songeait. La jeune fille savait que son père avait été tué lors d'une rébellion, quelques années plus tôt. Mais là, il ne s'agissait pas d'une simple révolte, mais bien d'une guerre qui risquait d'être meurtrière. Inquiète, Cylia l'était : même si ses liens avec Beron n'étaient pas particulièrement forts, elle tenait à lui, en tant que frère et en tant que suzerain. La guerre, cela tuait. Combien d'hommes les Stark allaient-ils perdre dans ce conflit, pourtant nécessaire? Cylia se sentait bien démunie, face à ce conflit. Elle ne pouvait rien faire … Elle devait simplement attendre. Patienter après les nouvelles … Compter les morts. Le rôle de la femme était parfois ingrat. On ne pouvait pas agir, juste voir les autres s'activer. Qu'ils réussissent ou échouent, les femmes n'avaient qu'à subir. Parfois, Cylia se rebellait contre cet état de fait.

    La veille, elle avait eu une idée en voyant s'entraîner quelques hommes avec le maître d'armes, Barth Snow. Cylia ne le connaissait pas particulièrement ; il était là depuis quelques années, déjà, mais il était assez rare que la jeune femme le fréquente, elle n'avait pas de raison particulière de discuter avec Barth Snow. Assez souvent, elle allait regarder les entraînements musclés qu'il imposait à ses hommes. Cylia trouvait cela fascinant, réellement. Et elle avait une idée qui lui trottait dans la tête. Une idée qu'elle avait mûri dans son esprit, la veille au soir, en s'endormant. Bien entendu, elle n'en avait pas sifflé mot à sa sœur, car Yelina aurait cherché à la convaincre que c'était une mauvaise idée.

    Le matin, elle avait revêtu une robe simple et suffisamment chaude pour le temps du Nord. Elle n'était pas une adepte des tenues compliquées des dames du Sud, qu'elle avait eu l'occasion d'observer alors qu'elle assistait au Tournoi de Port-Réal en 205. Ce qui importait surtout à Cylia, c'était le confort de ses tenues et le côté pratique, parce qu'elle avait encore tendance à courir dans les couloirs. Ses longs cheveux noirs étaient eux attachés dans une longue natte qu'elle avait laissé pendre dans son dos et qui la rajeunissait. Pourtant, elle avait 24 ans, déjà. Encore loin de l'image de la sage Lady. Et ce qu'elle s'apprêtait à faire la rendrait encore moins digne de ce titre … Tant que Beron n'en savait rien. Car il était certain que son frère n'approuverait pas. La Lady avait donc choisi un moment stratégique pour faire sa requête à Barth Snow. Rien ne disait qu'il accepterait, rien ne disait qu'il refuserait. Il fallait tenter et voir … sa réaction.

    Elle avait été guetté le maître d'armes de Barth Snow, en fin de matinée. Pour ce faire,Cylia avait observé la Cour. Il y avait moins de guerriers actuellement à Winterfell, puisqu'une partie était avec Beron. Néanmoins, il fallait veiller à la sécurité de la forteresse. La demoiselle vit passer le maître d'armes. «-Bonjour Barth Snow! ». Elle venait de se glisser à ses côtés, se demandant comment elle allait peser sa requête. « -Puis-je vous déranger quelques minutes? J'aimerais vous parler. » Estimant sans doute qu'il ne pourrait le lui refuser, la jeune femme chercha du regard un recoin où ils pourraient discuter loin des oreilles indiscrètes qui pouvaient traîner à Winterfell. « -C'est une requête assez personnel ». Confia-t-elle tandis qu'elle marchait vers une petite alcôve. Elle n'osait pas trop en dire, préférant voir comment il allait prendre cette demande un peu incongrue de la sœur de Beron Stark.



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Message Jeu 23 Mai 2013 - 2:30

« Tiens ton épée plus fermement ! » Disais-je de vive voix à la recrue qui me faisait face dans un duel d'entraînement. Son arme vola de ses mains, car comme je le lui avais fait remarquer, il ne la tenait pas assez. Désarmer, la pointe de mon acier sous sa gorge, il était considéré comme mort. Si nous avions été dans un véritable affrontement, la recrue n'aurait pas tenu cinq minutes qu'elle aura déjà trépassé. Je m'étais montré très brutal avec cette dernière, ne lui laissant aucune chance, et il me le fit remarquer. Mon regard était glacial, il en disait long sur ce que je pensais de ce genre de réflexion. Il n'était pas content de ma façon d'exercer, très bien, qu'il arrive ne serait-ce qu'à me toucher, de cette façon je pourrais reconsidérer mes propos. Je lui empressais de reprendre son arme, il me tourna le dos, à ce moment précis, je le fauchais au niveau de ses jambes. Il tomba lourdement sur le dos, il grimaçait sans doute de douleur. L'homme me demanda pourquoi j'avais fait ceci, alors que je lui avais demandé de reprendre son arme pour m'affronter de nouveau. Ma voix était posée cette voix-ci. « On ne me tourne jamais le dos. » Sur ces paroles, le cours était terminé. Je n'enseignerais plus l'art de se battre aujourd'hui, j'en avais suffisamment marre. Depuis deux jours, mon comportement avait littéralement changé, il n'était plus le même. La raison de ce bouleversement ? Ma non-implication dans la Guerre contre les Fer-nés. Le Lord Beron Stark avait eu la brillante idée de ne point me convoquer, et de me laisser à Winterfell. Cette décision, je l'avais très mal prise. Je me sentais blesser dans mon orgueil de guerrier.

J'avais beau être l'une des meilleures lames de la Capitale du Nord, je resterai là, cacher derrière ses murs épais à des centaines de lieues du conflit où périraient les hommes que j'eusse former autrefois. Le fait de penser à la mort de mes camarades me minait sévèrement, imaginer leurs corps inertes et mutilés m'empêchait de trouver le sommeil. Depuis deux nuits, je n'arrivais plus à fermer à l’œil, et ce manque de repos devait avoir un impact conséquent sur mon humeur. Les pauvres recrues restées ici avec moi, étaient les victimes de la décision du Suzerain du Nord. Avec toute l'estime que j'avais pour lui, ce dernier faisait une grossière erreur en me laissant autant en retrait pour des raisons que je jugeais inadaptées. Malheureusement, le Bâtard que j'étais, se devait d'être obéissant que cela lui plaise ou non. Mais le fait d'être cantonné à un rôle de femme, ne me convenait pas du tout, je ne me sentais pas à ma place auprès des recrues, des non-combattants, et des Ladies de Winterfell. Ma place se trouvait sur-le-champ de bataille, le reître qui m'avait élevé pendant quatre années - il se nommait Bal - savait que j'étais taillé pour la guerre, et rien d'autre. Non, il n'avait pas vu cela à ma physionomie, mais dans mon caractère, il voyait en moi une sorte de chevalier de la Mort. Cette comparaison me faisait toujours rire, car Bal était un sacré numéro, il ne vénérait pas les Anciens Dieux lui, mais la Mort en elle-même. C'était une vision des choses très particulières manquant sans doute de discernement ainsi que de lucidité. Néanmoins, il avait raison, prendre la vie d'autrui était le domaine où j'excellais, le fait de ne pas pouvoir y recourir était une sorte d'impuissance, de faiblesse. Je le disais toujours aux hommes - et parfois aux quelques femmes - qui peuplent nos rangs « d'Hommes d'Armes », un guerrier ne se forge pas entre les murs d'un château, mais dans le sang de sa victime.

Enfin bref, toutes ces choses que je me disais, avaient pour but de me rassurer sur ma ligne de conduite, et de me servir comme éléments que j'exposerais au Lord Beron Stark pour qu'il me donne un rôle plus prépondérant dans son armée. Comme je l'avais annoncé à mes hommes, la séance était terminée, tout le monde pouvait retourner à ses occupations précédentes. J'en profitais de marcher un peu avant de rejoindre la caserne pour me restaurer. Mais, je fus stoppé net dans mon élan. Quelque chose, ou plutôt quelqu'un c'était rapproché de moi. La personne qui se tenait à mes côtés n'était pas très grande, je la toisais, j'étais donc obligé de baisser la tête pour voir à qui j'avais à faire. Néanmoins, ce sont mes oreilles qui reconnurent la personne. Lady Cylia Stark. Ma vue ne confirma que ce que j'avais entendu. « Ma dame. » Disais-je de ma voix des plus cordial en faisant une légère révérence de la tête. Je n'étais pas le plus habile dans ce genre de situation, ma condition d'homme brute ne m'aidait guère, mais j'y mettais beaucoup du mien. La jeune femme, me demandait si elle pouvait me déranger quelques minutes, car elle avait à me parler. Une expression de surprise avait dû se dessiner sur mon visage lorsqu'elle prononça ces mots. « Évidemment, je suis votre humble serviteur. » J'étais prêt à l'écouter, et à lui accorder du temps, car c'était ce qu'elle désirait à travers sa requête. Mais comble de la surprise, la sœur de mon Suzerain m'annonçait que cela était personnel. Une forte curiosité m'envahissait, car je désirais savoir ce qu'elle voulait de moi. Déjà, il y avait de fortes chances qu'elle souhaite que les gens ne nous entendent pas, et que cela devait rester entre elle et moi.

Beaucoup d'interrogations commençaient à submerger mon esprit. Je ne comprenais guère ce soudain entretien avec Cylia Stark, car en sa qualité de Dame et moi de Maître d'Armes nous n'avions jamais eu de véritables conversations. Mais Ulgof me dirait qu'il y avait un début à tout. « Si vous le désirez, nous pouvons marcher un peu de façon à ce que les murs ne nous entendent pas. » Disais-je à la Lady, car je sentais bien dans son comportement qu'il n'y avait pas tant d'assurance que cela. Ce manque de confiance ne me rassurait pas grandement, j'appréhendais ce qu'elle allait me dire ou bien me demander. Néanmoins, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour la satisfaire, car c'était une Stark, et je servais cette famille avec dévotion.
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Cylia Stark
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Message Jeu 23 Mai 2013 - 16:49



    Est-ce que Cylia était impressionnée par Barth Snow ? Sans doute un peu, bien que son rang de Lady Stark lui permette de passer au-dessus de ce genre d'appréhension. Elle avait tout à fait les capacités de dépasser la haute stature de Barth afin qu'il lui accorde ce qu'elle souhaitait. Beron n'était pas là, Cylia savait qu'elle était capable de le convaincre, elle n'en doutait pas une seconde. Le jeune homme paraissait surpris de sa demande, mais la demoiselle n'en avait cure. Qu'il soit surpris si il le souhaitait, cela n'empêcherait pas la Stark de formuler sa demande.

    Devant la réponse du jeune homme, Cylia sourit. Elle était quelqu'un de très enjoué et il ne fallait pas longtemps avant qu'un sourire ne vienne fleurir ses lèvres et qu'un rire ne s'échappe de son coeur. C'était ainsi depui toujours, amusée et amusante, Lady Cylia prenait plaisir à bien des choses et le faisait savoir. Pleine de vie, elle avait donc vu dans l'apprentissage du maniement des armes blanches un déversoir à sa frustration de ne pas pouvoir aider son frère, en ces temps de guerre. Certes, cela ne changerait rien à la situation, mais cela lui permettrait d'occuper différemment les longues journées …
    Oh, il y avait toujours fort à faire, dans une forteresse comme Winterfell, mais Cylia ne prenait pas autant forcément plaisir aux tâches dévolues aux femmes de la maison. De plus, elles étaient en nombre largement suffisants pour que chacune d'entre elles puissent se consacrer à autre chose qu'à la gestion de leur foyer, c'est à dire Winterfell. Oh, Cylia savait que ce n'était pas pour autant qu'elle était censée apprendre l'art du maniement des armes, fut-ce simplement un poignard.

    Mais l'inutilité de ses savoirs face à la guerre lui apparaissait au grand jour et elle voulait désormais agir. Même si cela ne servirait sans doute pas à grand chose. Même si cela ne réglait pas le problème du conflit avec les Fer-Nés. Cela l'occuperait et cela lui servirait un jour. La jeune femme se rappelait avec acuité ce qui s'était passé pour elle, quelques années plus tôt, au tournoi de Port-Réal, où elle était tombée sur un soudard qui avait essayé d'abuser d'elle. Une femme devait avoir à sa disposition les moyens de répondre à ce genre d'actions.

    La proposition de Barth convainquit immédiatement Cylia et elle hocha la tête. « -C'est une fort bonne idée, en effet ! ». La jeune femme avança donc, en compagnie avec le maître d'armes de Winterfell. Après avoir réfléchi une seconde, elle se lança, entrant dans le vif du sujet immédiatement. Il était plus que temps. Attendre ne permettrait pas à Cylia d'améliorer son argumentaire, bien au contraire. « -Je voudrais que vous m'appreniez à manier un poignard ou une arme de petit acabit. Votre rôle de maître d'armes auprès de Winterfell vous rend la personne la plus indiquée pour m'aider à cela. Les temps sont durs comme vous le savez et je veux pouvoir me défendre. ». La jeune femme s'arrêta une seconde, laissant tout le loisir à son interlocuteur de répondre. Elle ne doutait pas qu'il ne serait sans doute pas ravi. Barth Snow, de ce qu'elle en savait, n'avait rien de progressiste en ce qui concernait l'art des armes. De fait, comme la plupart des hommes. « -Vous avez toute la confiance des Stark, Barth Snow. » Cylia attendait de voir ce qu'il allait dire. Que pouvait-il répondre à ce genre de propositions ? Cylia savait bien que ce n'était pas tous les jours qu'une Lady Stark venait lui proposer ce genre de choses. Une seconde, elle imagina sa sœur Yelina face à Barth Snow. Jamais elle n'aurait osé …

    Mais Cylia n'était pas une Lady sage. Oh, elle savait combien il importait qu'elle fasse l'honneur de sa famille. Toutefois, elle n'entendait pas mener une vie ennuyeuse et se laisser dicter toute sa conduite par les règles, les normes et la bienséance. Elle s'autorisait donc régulièrement quelques écarts à la norme. Parfois, cela lui profitait … et d'autres fois, Cylia regrettait ce qu'elle avait fait, comme cela avait été le cas à Port-Réal. Depuis, elle essayait de ne plus mêler amusement et imprudence. Or, elle jugeait qu'ici, il n'était nullement cas d'un manque de prudence mais bien d'une nécessité afin qu'elle puisse se défendre et défendre ses proches, le cas échéant. Son frère était loin … « -Qu'en pensez-vous ? ». Oui, c'était une bonne idée de demander à Barth son avis sur la question. Cela ne l'obligeait pas à le suivre. Mais cela lui permettrait d'aller contre ses arguments si il refusait sous des motifs jugés fallacieux par Cylia Stark.



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Message Ven 24 Mai 2013 - 22:31

La jeune femme m'emboîta le pas, et nous marchions comme je le lui avais suggéré pour éviter que des oreilles trop indiscrètes nous entendent converser. Je restais silencieux, attendant que la Lady reprenne la parole quand elle se sentirait suffisamment en confiance. Cylia Stark le fit, s'adressant à moi d'une voix douce. Mes yeux s'écarquillèrent lorsque la soeur de mon Suzerain m'expliqua sa requête. Les Anciens Dieux m'en étaient témoins, la belle voulait que je lui apprenne à se servir d'une arme. Une Noble Dame voulait utiliser une lame froide faite d'acier pour des raisons qui lui semblaient juste. Je ne m'attendais pas à une telle demande, j'aurai pu penser qu'elle aurait voulu que je lui parle de comment était un champ de bataille ou autre, de façon à la rassurer sur le sort des soldats de Winterfell qui étaient partis en guerre pendant que d'autres restaient bien au chaud, alors qu'ils auraient pu combattre. Jamais de ma vie, on m'avait fait une telle demande. Ce que je faisais tous les jours avec des individus lambda me semblait impossible à réaliser avec quelqu'un de son sang. La noblesse féminine n'avait pas à toucher aux armes de morts, elles étaient réservées aux hommes Nobles et ainsi qu'au reste de la population, mais pas aux femmes des maisonnées comme celle des Stark. Je ne savais vraiment pas quoi faire, et dire. Qu'aurait fait Ulgof s'il avait été dans ma position ? L'avait-il été dans sa vie avant que je vienne dans la Capitale du Nord ou bien quand je n'étais encore qu'un simple garçon ? La seule chose que j'arrivais à imaginer, était le rire gras de mon maître et mentor. « Vous me prenez au dépourvu Ma dame. » Disais-je à la jeune femme en posant mes bras sur ma taille, car j'étais gêné, et je ne pouvais que l'être.

J'étais vraiment mal-à-l'aise, pire que si on me mettait une épée sous la gorge. Je laissais donc Lady Stark poursuivre, car nous étions rentrés dans une face de négociation, où la belle devait me donner des arguments de façon à ce que je lui dise « oui » pour sa requête d'apprentissage des armes de petites tailles. La sœur du Lord Beron me rappela que j'avais la confiance de sa famille, moi un simple bâtard venu de nulle part. Je ne demandais qu'à la croire, mais je me retrouvais bloquer ici, comme si j'avais commis quelque chose de mal. Alors, la confiance, où pouvait-elle bien se trouver, dans les murs de Winterfell ou bien auprès des soldats ? J'étais même prêt à mourir pour cette famille, ce qui en disant long sur ma dévotion pour eux. Beaucoup d'idées, de réflexions me traversaient l'esprit, le rendant confus. La Lady me demanda ce que j'en pensais, mais je me plongeais dans un profond mutisme.
Je sortais ma dague qui était attachée dans mon dos, en espérant que cette dernière m'aiderait à trouver une réponse. Mes prunelles azur examinaient les lignes de la lame. Plus je la regardais, plus j'essayais de m'imaginer la jeune femme qui se trouvait devant moi en sa possession. Mais cela ne servait à rien, je n'arrivais pas à voir la belle avec, sa nature n'était pas du tout en adéquation avec ce genre d'outils. C'était à des lunes de la réalité que de voir Lady Stark armée. Je rangeais donc ma dague dans son petit étui. Ma main gauche se cacha derrière le gilet en fourrure noire que j'arborais au-dessus de mon vêtement de cuir rouge. À l'intérieur de ce gilet, se cachait quelque chose à l'abri des regards. En effet, il y avait un poignard de petite taille cacher dedans. Jusqu'à maintenant, je m'en étais servi qu'une seule fois au cours de ma vie, et sa seule utilisation avait protégé mon existence. J'étais désarmé ce jour-là, mon assaillant pensait que je n'avais plus d'arme, il avait donc baissé sa garde, malheureusement pour lui, il n'avait pas eu le temps de la reprendre que je lui plantais cette petite lame dans sa gorge grasse.

Même exercice qu'avec la dague, je devais m'imaginer la belle être en possession de cet objet. Aussi étonnant que cela puisse paraître, mon esprit fut plus créatif sur cet essai-là. Cela me faisait mal de le reconnaître, mais il était possible qu'elle puisse apprendre à manier cet ustensile. Certes, ce n'était pas avec un poignard qui allait lui permettre de faire la guerre, mais si un jour il lui arriverait un malheur - chose que je n'espérais point -, il pourrait avoir son utilité, et peut-être l'aider dans ledit malheur. Finalement, je n'étais pas complètement réfractaire à sa demande, en principe je n'aimais pas donner des cours aux femmes, ces dernières le savaient pertinemment, mais c'était une Lady, donc un cas bien particulier. Néanmoins, je n'étais pas un sot non plus, je savais que je pouvais en tirer parti en lui demandant quelque chose en échange. La requête qu'elle avait faite auprès de moi ne pouvait pas être appuyée avec l'aide d'une tierce personne, soit j'acceptais, et tout allait pour le mieux, soit je refusais, et la conversation était close. Mais il y avait une troisième option, un échange d'apprentissage qui conviendrait aux deux partis. « Je peux être enclin à vous apprendre à manier ceci. » Disais-je en lui montrant le poignard que je tenais entre mes mains. « Mais en échange, pourrez-vous m'apprendre à lire, avec tout le respect que je vous dois Ma dame ? » Nous les Bâtards nous n'avions pas le droit à l'apprentissage de la lecture, certes certains d'entre nous avaient reçu ce privilège, mais ce ne fut pas mon cas. J'étais le Maître d'Armes de Winterfell, je ne savais ni lire et écrire. Jusqu'à aujourd'hui, je n'y voyais aucune utilité, mais il n'y avait que les imbéciles qui ne changeaient pas d'avis. De plus, cela allait me permettre de voir si Cylia Stark souhaitait vraiment savoir manier l'art du poignard, qu'elle était prête elle aussi à jouer la pédagogue dans un autre domaine. Si c'était le cas tant mieux, et inversement, je n'aurai pas perdu mon temps.
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Cylia Stark
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Message Dim 26 Mai 2013 - 13:04



    Le suspens était à son comble. Comment allait-il réagir, ce Barth Snow, devant cette demande quelque peu inattendue par la Lady des Stark. Ou plutôt une des Lady Stark car elles étaient bien plus nombreuses qu'on n'aurait pu le croire. Entre Yelina, les tantes, la grand-mère Omble et la belle-sœur, c'était un nombre conséquent de demoiselles qui s'abritaient à Winterfell. Mais chacune avec ses spécificités et ses caractéristiques. Cylia, pour sa part, avait des habitudes enjouées et elle n'hésitait pas à embellir la vie de Winterfell.

    Mais pour autant, elle était décidée réellement à apprendre à manier un poignard. Pour sa propre sécurité et celle de son entourage. Son neveu, très certainement, mais aussi Yelina, qui avait un handicap qui l'empêcherait certainement d'être aussi efficace que sa sœur cadette. Barth Snow était visiblement interloqué. Sans doute ne s'attendait-il pas à cela, mais plutôt à des questions sur la guerre actuelle. Alors certes, Cylia venait le voir pour quelque chose qui avait un rapport avec la guerre contre les Fer-Nés, mais un rapport lointain.

    « - Je comprends bien que vous soyez surpris, mais je vous prie réellement de prendre le temps d'y réfléchir. C'est une demande qui peut sembler étonnante mais qui relève du bon sens. En effet, il ne saurait être acceptable qu'il ne me soit donné la possibilité de défendre ma vie, le cas échéant. »

    La jeune femme était peut-être un peu mélodramatique, mais elle savait qu'elle devait donner des arguments pertinents. Et c'en était un. En l'absence de son frère, Cylia se sentait obligée de se protéger par elle-même. Toutefois, elle n'était pas stupide : elle savait qu'en cas d'attaque importante, elle ne pourrait rien faire. Elle n'en aurait ni la force ni la technique. Mais en cas de face à face, Cylia pouvait espérer s'en sortir. Plus ou moins bien. Elle sourit spontanément, avec chaleur. C'était dans ses habitudes et elle ne voyait pas comment faire autrement que de sourire à ses interlocuteurs. Elle aimait la joie et la bonne humeur et elle ne manquait jamais d'en faire usage. La vie était tellement plus belle quand on y mettait des pépites de bonheur.

    Aucune réponse ne venait du maître d'armes. Barth Snow observait sa dague. Cylia fixa son regard sur l'homme chargé de l'entraînement des hommes de Beron Stark. Elle se demandait à quoi il pensait... Penchait-il pour un oui ou pour un non ? Sans dire un mot, Cylia attendait. Elle espérait, mais elle souhaitait tout de même laisser à Barth le temps de la réflexion. Sa réponse influerait clairement la suite des relations qu'ils auraient et elle ne souhaitait pas avoir à faire avec un homme peu convaincu de sa tâche. Si il refusait … Cylia trouverait une autre solution. Mais celle-ci était la meilleure.

    Finalement, il parla. Il était d'accord pour le poignard. Cylia se rendit compte qu'elle avait retenu son souffle pendant tout ce temps. Elle se demandait ce qui l'avait décidé. Elle lui fit un grand sourire. « -Je vous remerci, Barth Snow ! ». Mais il avait une exigence, à son tour et Cylia fut stupéfaite. Il voulait apprendre à lire ? La demoiselle avait appris comme ses frères et sœurs à lire, dans son enfance, et elle passait depuis beaucoup de temps dans la bibliothèque et en particulier, celle qu'avait fait rénové son frère quelques temps plus tôt.

    Cylia prit une seconde de réflexion. Elle n'avait aucune raison de refuser. Pis, elle était certaine que ce serait utile, pour Winterfell. Apprendre à lire pouvait ne pas sembler utile avec la fonction de maître d'armes, mais Cylia pensait que ce savoir pouvait être utile à chacun. « -Cela me semble clairement envisageable. Vous apprendre à lire en échange de l'apprentissage du maniement d'un poignard … C'est juste, à mon sens. Voulez-vous apprendre à lire depuis longtemps ? Avez-vous déjà essayé de savoir ? ».

    La jeune femme était déjà partie dans cette aventure. Le prix à payer pour ce qu'elle souhaitait lui semblait tout à fait convenable. Elle appréciait l'art de la lecture et serait donc heureuse, sincèrement, de le faire partager à quelqu'un comme Barth Snow. En échange, elle deviendrait habile avec une arme et saurait se défendre, elle, sa vertu et ceux qu'elle aimait. Le prix était donc bien faible à payer. «- Soyons clairs, cet arrangement doit rester entre nous. Beron n'a pas besoin d'en entendre parler. ». Jetant un coup d’œil autour d'elle, Cylia vérifia que personne n'était passé à proximité. Les nouvelles pouvaient aller vite. Cylia se devait donc d'être prudente. Elle sourit, pour adoucir ses paroles. «- Nous avons un accord ? ».

    Ils allaient conclure un arrangement qui les satisferait tous les deux, Cylia n'en doutait plus. Elle avait eu raison de venir en discuter avec Barth Snow et visiblement, elle ne les regretterait pas.



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Message Dim 26 Mai 2013 - 21:25

Cela était fait, moi Barth Snow, j'allais entraîner pour la première fois de ma vie une femme sans que cela ne me dérange. Si on m'avait dit un jour que je le ferai, je ne l'aurai jamais cru, et encore moins venant de la part d'une Lady. Néanmoins, cet apprentissage n'était pas gratuit, il y avait une demande de l'autre côté, que la jeune femme m'enseigne le déchiffrage des lettres, afin que je puisse lire. Évidemment, je ne m'attendais pas à pouvoir lire des livres et des livres, mais quelques phrases me suffiraient, je crois.

J'attendais donc que la belle me dise ce qu'elle en pensait, car à la base elle n'était venue me voir que pour sa requête, Cylia Stark ne devait pas s'attendre à ce que je lui fasse une demande par la même occasion. De toute façon, cette requête me permettait de voir la réelle motivation de la Dame, si cela lui tenait vraiment à cœur de savoir manipuler les poignards. Ne nous le cachons pas, il n'y avait que ce genre d'arme qui pouvait convenir à la sœur de Beron Stark, même une dague semblait être un objet trop imposant pour elle. Mes prunelles bleues fixaient la petite femme. Elle s'exclama comme à son habitude avec entrain et joie, ce qui était rare pour une Lady de son rang, car elle ne prenait pas les gens comme moi de haut. Cette façon de se comporter avec autrui, était une véritable bénédiction, puisqu'elle était aimée de tous, et nul ne voudrait lui faire du mal, excepter les ennemis des Stark. Cela lui convenait, la Dame trouvait le marché convenable, il l'était, c'était pour cette raison que je le lui avais proposé. Puis la belle me demanda si ce souhait de savoir lire était quelque chose d'ancien ou bien une envie récente, soudaine, et que j'aie essayé auparavant. Elle venait de me poser une bonne question.

Mon prédécesseur, Ulgof lui savait lire, il était même enclin à me l'apprendre. Qu'est-ce que je raconte, il voulait m'enseigner le déchiffrage des lettres, mais j'avais toujours réussi à y échapper. Mon mentor et moi avions fait une sorte de pacte, si je manquais à mes entraînements physiques, je devais par la suite rester avec lui pour apprendre la lecture. Et si aujourd'hui, je demandais l'aide de la belle, cela signifiait que je n'aie jamais failli dans mes exercices. Mais, voilà cela faisait maintenant sept ans que mon maître était mort, et au fond de moi je me sentais coupable, car j'aurai pu passer d'autres moments avec cet homme, que je considérais comme mon deuxième père de substitution - le premier étant le reître de mon enfance -. « J'ai toujours pensé que la lecture ne me servirait à rien dans ma vie, mais maintenant je me rends compte, que j'aie peut-être eu tord de penser cela. Le Maître d'Armes Ulgof avait bien essayé, mais jamais il ne parvint à capter mon intention sur la lecture. Je suis tout comme vous dans le domaine des armes, un néophyte, Ma dame. » Disais-je à Lady Cylia Stark suite à ses interrogations sur ma demande. Ma réponse me semblait honnête, elle traduisait pour moi ce que j'avais sur le cœur. Le fait de remémorer le souvenir de mon mentor m'attristait péniblement, cela devait se voir sur mon visage. Le tournoi de Port-Réal fut une expérience douloureuse, elle ne m'avait apporté que de la peine ainsi que de la tristesse.

La Dame de la maisonnée Stark voulu me rappeler que cet accord entre nous deux devait rester secret, et qu'en aucun cas, le Suzerain du Nord devait en être informé. Ce qui me semblait normal, nous étions bel et bien, sur la même longueur d'onde. Dans le pire des cas, si Beron Stark venait à apprendre ce petit arrangement, je me ferais un plaisir de lui dire qu'il n'avait qu'à me prendre avec lui pour éviter ce genre d'accident. « Je partage votre avis sur la discrétion de cet échange. Néanmoins, à la moindre blessure, nous arrêtons tout de suite. Nous sommes d'accord ? » Demandais-je à la jeune femme. Même s'il y avait peu de chance qu'elle se blesse, car j'allais être son instructeur. Mais, je voulais m'assurer qu'elle était consciente qu'il pouvait y avoir un risque. Je n'avais pas peur qu'en cas d'accident, la famille Stark décide de me punir, c'était simplement pour elle. Lady Cylia Stark était une charmante jeune femme, ce serait dommage qu'une vilaine cicatrice vienne décorer son corps. « Si cela vous convient, Ma dame, nous pourrons commencer dès que vous le souhaiterez. » Disais-je à mon interlocutrice. Sur ces mots, je rangeais l'arme que j'avais sortie de mon gilet en fourrure noire, car je ne voulais pas que des yeux indiscrets me voient avec cette dernière en train de la brandir dans la direction de la Lady. Le genre humain était capable d'inventer des histoires juste avec ses yeux sans y chercher la moindre once de vérité.
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Cylia Stark
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Message Sam 1 Juin 2013 - 8:36



    L'accord qui se mettait en place entre Cylia et Barth Snow semblait d'un très bon acabit. Les deux jeunes gens arrivaient visiblement à communiquer suffisamment clairement leurs envies pour qu'aucun des deux ne soit lésé par la proposition faite par Lady Stark. La jeune femme ne pouvait nier qu'elle ne s'attendait pas à pareille demande de la part de Barth et c'est pourquoi elle avait cherché à creuses ses motivations, qui semblaient sincères. Cylia était heureuse de voir qu'il n'avait pas demandé son aide pour simplement tester ses propres motivations face au maniement du poignard mais bien parce qu'il voulait sincèrement apprendre à manier les mots et les lettres.

    La compétence de la demoiselle dans cet art de la lecture n'était plus à remettre en cause, car elle passait beaucoup de son temps libre avec sa soeur Yelina à s'instruire dans les ouvrages rangés dans la bibliothèque refaite à neuf par Beron, quelques temps plus tôt. Une très bonne initiative, selon sa soeur, qui prenait un réel plaisir à se promener devant les rangs de savoirs qui se suivaient dans cette pièce. De plus, elle n'était pas sans savoir que c'était un réel plaisir également pour sa soeur aînée, qui n'avait pas forcément eu une vie facile, depuis l'accident qui l'avait rendu boiteuse.

    Telle la louve qu'elle était selon l'emblème des Stark, Cylia savait protéger les siens. Mais pas encore assez à son goût. C'est pourquoi elle avait fait cette demande à Barth. Certes, le fait que ce soit en l'absence de son frère n'était pas en soi une idée fabuleuse. La jeune femme ne fit pas d'autres commentaires qu'un hochement de têtes, quant le jeune homme lui expliqua d'où lui venait cette envie de savoirs. Il n'y avait pas besoin d'en dire plus: elle avait accepté et cette question qu'elle posait n'était de fait que superflue.

    La mention d'une possible blessure avait bien entendu était réfléchie par Cylia, qui, si elle était une jeune femme pleine d'allant n'en était pas moins une demoiselle capable de réflexion. C'est pourquoi la remarque du jeune homme ne la surprit guère. Entraîner une Lady passe encore, mais la blesser, voilà qui n'était pas envisageable. « -Allons, Barth Snow, vous saurez prendre toutes les précautions afin que cela n'arrive pas, je n'en doute pas … Et de fait, je vous promets que notre accord prendra fin si je suis blessée. Il n'est pas dans mon intention de vous faire subir les foudres de Lord Stark ou de me défigurer, rassurez-vous … Quoi que cela pourrait être une bonne idée pour éviter un futur mariage ! ». La dernière phrase avait été prononcée dans un rire, montrant clairement que la Lady plaisantait. Si la demoiselle n'était certes pas ravie de devoir se marier, elle savait aussi qu'elle n'avait pas le choix et que l'âge avançant, il était plus que temps qu'elle soit résolue à passer du statut de jeune fille à celui d'épouse. Cylia avait parfaitement conscience que seules les circonstances lui avaient permises de passer quelques temps encore chez elle, mais que très vite, il faudrait que Beron s'occupe de leurs épousailles à toutes deux.

    « - Très bien … Dans ce cas, venez me retrouver à la bibliothèque dès la fin de vos services en tant que maître d'armes. J'y passerais l'après-midi, je vous y attendrais ! Bonne journée, Barth Snow». Sur ces mots et sur un sourire, Cylia tourna les talons et se hâta de retrouver sa sœur et son neveu. La présence de sa belle-soeur était plus jugée indésirable, mais Cylia l'ignorait dès qu'elle le pouvait. Ce jour-là, toutefois, sans qu'on sut par quel miracle, la jeune Stark prit le temps de discuter avec sa belle-soeur. Cela ne la rendait pas moins stupide, mais Cylia avait pris conscience que bientôt, elle serait, elle aussi, dans une famille qui n'était pas la sienne. Et qu'alors, être traitée en paria ne serait pas une expérience agréable.

    La journée se déroula sans événements particuliers pour la jeune femme, qui s'occupa à son habitude avant de rejoindre la bibliothèque. Elle se plongea bien vite dans un livre qui racontait les légendes du Nord et c'est avec un plaisir non dissimulé qu'elle tentait de mieux comprendre encore sa région. Cylia était très fière d'appartenir aux Nordiens et d'être la sœur du suzerain de cette région. Elle ne voyait plus le temps passer, quand elle était ainsi plongée dans des temps anciens.

    Au bout de quelques heures, toutefois, la porte s'ouvrit et l'huis mal huilé fit entendre à Cylia la présence d'un invité. C'était sans doute Barth qui venait pour la leçon de lecture qu'elle lui avait promise. Quant à sa leçon de maniement du poignard … Il faudrait que la jeune femme réfléchisse à un lien discret. Ici, n'importe qui pouvait rentrer … Jonas n'était pas Beron mais elle doutait qu'il fut positivement ravi de voir sa sœur cadette s'occuper de jouer à la guerrière. Relevant la tête, Cylia croisa le regard du nouvel arrivant et lui sourit. Posant son ouvrage, elle se leva. « -Bienvenue dans l'antre du savoir, Barth Snow ! ». Un large sourire s'étalait sur les lèvres de Cylia, comme à son habitude. Elle avait préparé sur un coin de la table l'ouvrage qui lui avait servi à apprendre à lire, ainsi qu'à Yelina et une feuille de parchemins était prête pour ses explications sur l'alphabet. C'était finalement passionnant de préparer ce genre de choses ...



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Message Sam 8 Juin 2013 - 14:33

Un léger sourire au coin fit son apparition lorsque la belle vantait mes mérites en disant qu'il n'y avait aucune raison qu'elle soit blessée si c'était moi qui l'entraînait. Cylia Stark avait raison, le risque de blessures était minime dans le maniement du poignard. Mais si ce sourire était apparu c'était également à cause de la remarque d'un futur mariage qui pourrait être annulé en cas de profondes cicatrices sur son ravissant minois. Je ne connaissais pas très bien cette Lady, mais le fait de pouvoir bavarder avec cette dernière me faisait plaisir, car elle était forte sympathique, et drôle à la fois. L'humour était une qualité que certains Nobles ne possédaient pas, mais ce n'était pas le cas de la sœur du Suzerain du Nord. Cela se voyait qu'elle était une bonne vivante, et qu'elle ne s'enfermerait pas dans des spirales sombres ainsi que négatives. D'un ton enjoué et sourire aux lèvres, la jeune femme m'annonçait qu'elle m'attendrait à la bibliothèque de la citadelle de Winterfell toute l'après-midi en attendant que je la rejoigne une fois le service terminé. Elle s'en alla de la même façon qu'elle m'avait interpellé.

J'étais pris un peu de court, car je ne pensais pas que l'on allait commencer par cet apprentissage. Aussi étonnant que cela puisse paraître, j'avais une certaine appréhension de commencer le déchiffrage des mots. Non, je n'avais pas peur de me montrer ridicule, mais je n'étais vraiment pas à l'aise. Enfin bref, ces idées se firent chasser lorsque mon estomac gargouilla, il réclamait sa pitance. D'un pas rapide, je traversais la cour pour me diriger vers la cantine de la caserne de la Capitale du Nord.

Le ventre rempli, je quittais les lieux pour y retrouver les hommes et les quelques femmes que je devais entraîner cette après-midi. Je ne savais pas pourquoi, mais je n'avais pas envie de me montrer dur avec les recrues qui se tenaient devant moi. C'était même plutôt le contraire, je désirais me montrer gentil avec ces dernières. Tous les exercices se passèrent dans une bonne humeur, je n'avais pas trop haussé la voix durant les nombreux échauffements. Une fois que ces derniers furent terminés, je disais au revoir à tout le monde, et je marchais. Ma balade dura un petit moment, car je n'étais pas vraiment pressé d'aller à la bibliothèque, ce lieu ne m'inspirait guère. Néanmoins, je ne pouvais pas traîner la patte indéfiniment, car il n'y avait rien de plus impoli que de faire attendre une Lady. Arriver devant les portes de la bibliothèque, j'inspirais un grand bol d'air avant de les pousser. J'avais plus de mal d'y mettre les pieds, que de me jeter dans une bataille. Comme quoi, certaines situations pouvaient vraiment être cocasses à regarder, celle-ci en était une. C'était donc avec une certaine violence que je pénétrais dans ce lieu qui m'était quasiment inconnu. Je n'étais venu qu'une seule fois remontant à plusieurs années déjà. Je cherchais du regard la Lady Stark, néanmoins, c'était cette dernière qui m'avait vu en premier. Me souriant tout en m'annonçant la bienvenue dans « l'antre du savoir ». Je me dirigeais vers elle d'un pas timide, car j'avais encore du mal à me dire que j'étais dans la bibliothèque de Winterfell. « Je vous en remercie Ma dame. » Disais-je à cette dernière en m'asseyant sur l'une des chaises qui me permettait de me retrouver en face à face avec Cylia Stark.

Mon regard se balada sur les objets et ustensiles qui se trouvaient sur la table. Il y avait un ouvrage, assez imposant, une feuille de parchemin, et une plume. La jeune femme avait tout préparé, elle n'attendait plus que moi. Je passais ma main derrière ma tête, signe que j'étais un peu nerveux, car je me trouvais en tête-à-tête avec la demoiselle. N'osant point la regarder dans le blanc des yeux, mes prunelles azur se posèrent de nouveau sur le livre que je trouvais imposant. Je n'arrivais pas à concevoir pourquoi les hommes de lettres pouvaient autant écrire, n'était-il pas plus simple que de faire de petits ouvrages ou lieu de faire d'énormes livres lourds à saisir ? Voilà une chose qui nous distinguait bien des hommes des lettres, un guerrier préférait porter un lourd bouclier, qu'un grimoire recouvert de cuir. Mais ne pouvant rester indéfiniment la tête basse, je relevais cette dernière pour croiser le regard de la belle. « Cela ne vous dérange pas Ma dame, que nous fassions cela aux yeux de tous ? » Lui demandais-je d'un air interrogateur. Qu'une Lady consacre son temps à faire apprendre la lecture à un Bâtard pouvait donner naissance à des rumeurs, et je n'avais guère envie que cela se produise. Néanmoins, je m'avisais de ce que je venais de dire, car si Cylia Stark avait décidé que nous nous retrouvions ici, le risque ne devait pas être énorme. Finalement, j'avais parlé sans avoir véritablement réfléchi.

Je posais mes lourds avant-bras sur la table faite de bois. J'étais prêt à recevoir cette première leçon. Pour la première fois depuis sept ans, je changeais de poste, redevenant l'élève qui devait écouter attentivement son maître en faisant preuve de sérieux pour que ce dernier soit fier de moi.
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Message Mer 12 Juin 2013 - 18:27



    La jeune Lady vit avec plaisir s'asseoir Barth Snow à la table qu'elle avait prévu pour lui. Oui, le temps passant aujourd'hui, elle en était arrivée à la conclusion que c'était une très bonne idée. Un accord qui lui paraissait tout à fait convenable … Bien que requérant de part et d'autre de la discrétion, puisqu'il ne fallait pas que cela arrive aux oreilles de son frère aîné. Malgré tout, la guerre l'éloignant, Cylia avait espoir qu'il ne sache jamais rien de cet accord conclu entre eux. Il faudrait donc qu'elle soit très bonne élève et qu'il en aille de même pour Barth Snow. Cependant, même si cela arrangerait ses affaires, Cylia n'en était pas à souhaiter que la guerre soit bien longue, loin de là: elle aimait tendrement son frère, même si ils n'étaient pas forcément toujours d'accord l'un avec l'autre. Cylia avait son indépendance d'esprit et parfois, elle regrettait de ne pas pouvoir s'exprimer plus. Néanmoins, elle avait bien compris que c'était son frère qui pour le moment avait son destin entre les mains. C'était donc de toute évidence elle qui devait se soumettre et non pas lui qui changerait. Sauf si elle voulait une confrontation frontale où elle risquait de ne pas aller très loin. Non, la chose la plus sage à faire consistait à mettre de l'eau dans son vin pour se créer un destin qui lui convienne.

    La question de Barth amusa Cylia. Commençait-il déjà à regretter d'avoir accepté son incongrue demande ? Si c'était le cas, il ne fallait pas qu'il pense que la jeune femme le laisserait se relever de sa promesse. Il avait dit oui, il l'aiderait jusqu'au bout. Le jeune homme semblait plus qu'hésitant, gêné. 

    Effectivement, ce n'était pas tous les jours que la soeur d'un Lord Suzerain enseignait à un Maître d'Armes. Mais Cylia Stark n'était pas n'importe laquelle des Ladys et elle se disait qu'elle avait le droit à quelques petites sorties du chemin qu'elle aurait du emprunté, pour les bonnes causes. Il serait difficile de ne pas faire savoir à Yelina qu'elle enseignait à Barth … Sa soeur ne serait sans doute pas contre mais quant à l'apprentissage du maniement du poignard, Cylia en était sincèrement inquiète. Elle avait donc comme plan de ne pas dire la seconde partie de l'accord à sa soeur comme à l'ensemble de Westeros. 

    « -La bibliothèque ne me semble pas franchement aux yeux de tous. De plus, il vaut mieux que les langues se délient à ce sujet qu'à propos de poignards ou autres instruments violents ne seyant pas à une Lady … Mon frère me reprocherait violemment cela, mais sans doute pas d'apprendre à lire à son maître d'armes car je trouve cela intéressant. Je pourrais toujours présenter cela comme un petit caprice, n'est-ce-pas ? Il se trouve que des deux sœurs, je suis la plus impulsive. On me pardonnera mes idées farfelues ! ». Cylia avait dit cela en plaisantant. Elle savait que les rumeurs à Winterfell disait qu'elle était fantasque et qu'elle s'amusait de tout et rien, ce qui était très proche de la vérité. Elle n'avait pas la dignité d'une Lady et se le reprochait sincèrement.

    « -Bien, si nous commencions ? » Cylia sortit une feuille sur laquelle elle traça une première lettre, puis une seconde. Elle s'était assise à côté de Barth et commença à lire le premier signe qu'elle avait écrit, qui était l'éternelle première lettre qu'on apprenait aux enfants. « -Voilà la lettre a. Voici la lettre b. Si on associe les deux sons, on obtient la syllabe ba. ». Elle parlait plus lentement qu'à l'habitude, désireuse de se faire comprendre. En reproduisant le même manège, la jeune femme continua sur sa lancée et bientôt la feuille fut recouverte de l'ensemble des lettres de l'alphabet. « -Voilà toutes les lettres qui permettront de former chacun des mots que nous utilisons. Voyons voir desquelles vous vous souvenez ! ». Elle lui proposait donc de réciter celles qu'il avait retenu, afin de pouvoir corriger les erreurs. Il faudrait à son élève les connaître par cœur, afin d'apprendre à les utiliser. C'était une première étape, nécessaire cependant, afin de voir comment il allait appréhender la lecture.


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Demande incongrue d'une Lady [Barth]

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