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« La perte d'un être cher rassemble plus qu'elle ne sépare. »

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Message Jeu 16 Mai 2013 - 22:37

Réginald Bolton lui faisait face, le menton appuyé sur ses doigts entrelacés, ses coudes reposant sur la lourde table en bois. Ses yeux de glace étaient rivés sur ceux identiques de son petit-fils avec cet habituel air sévère qu’il revêtait en toute occasion, même quand la situation ne l’exigeait pas réellement. Mais ce jour-là, Adrian avait la conviction que la raison était pertinente… Et la faute n’était pas à ce regard, mais au fait qu’il le convoque. Des lustres qu’il ne s’était pas pris cette peine, hormis pour lui asséner quelques reproches.
« Lord Bolton. » Le salua t-il, sobrement, mais son grand-père ne pouvait pas rater l’ironie poignante de ces simples mots. Il ne se sentait obligé de les utiliser qu’en l’observant si sérieux et solennel. Une remarque qui ne parvint pas à le dérider mais le força enfin à livrer le fond de sa pensée :
« Lord Duncan Corbois est mort des suites d’une blessure par flèche, causée par des bandits de la région. Adrian inclina la tête, attendant la suite… Qui ne vint pas. N’étant pas d’un naturel patient, ce fut lui qui brisa en premier le silence, haussant un sourcil avec un air interrogateur au visage.
« Et donc ? »
« Et donc, tu vas rendre hommage au nouveau seigneur des lieux, son fils, Wess Corbois. »

« Ce qui consiste à… »
« … à te contenter de lui présenter nos plus sincères condoléances, prendre la peine de t’attarder suffisamment longtemps pour un banquet ou une partie de chasse afin de renouer les liens avec nos voisins Corbois. »
« Pourquoi n’allez pas vous-même lui rendre hommage, grand-père ? Les terres des Corbois sont à seulement quelques jours de Fort-Terreur. »
Il le vit instantanément dans son regard que c’était la question de trop. Réginald Bolton commençait déjà à se lasser de ses questions incessantes, et même s’il prenait la peine de n’en rien laisser paraître, Adrian n’était pas dupe. Pourtant, comme toujours, il se souciait de prendre des gants avec lui-même lorsqu’il lui arrivait de le provoquer.
« En tant qu’Héritier, je désire te préparer à tes futures obligations de Lord. Je ne doute pas que vous ayez de nombreux points en commun, d’autant plus que le nouveau Lord Corbois saurait t’aiguiller de sa propre expérience. Ne discute pas Adrian, apprends qu’il est toujours utile de conserver une bonne entente avec les seigneurs des terres adjacentes. Reste à ta place et montre-toi courtois avec lui, ça ne devrait pas être bien compliqué. »
Il tiqua, sur les derniers mots, percevant sans mal l’atteinte volontaire à son ego. Il avait pris des pincettes pour lui expliquer ce qu’il attendait de lui mais son impatience s’était ressentie sur la fin. Adrian avait bien de qui tenir… Il eut pourtant le bon réflexe de ne pas y répondre, enchaînant sur une toute autre question, qui avait davantage les consonnances d’une affirmation :
« Je vais m’y rendre avec Maureen. »
« Non. » Lui asséna aussitôt le Lord Bolton, d’un ton qui ne souffrait aucune objection. Il grimaça mais lâcha tout de même ce qui lui brûlait aux lèvres : « Pourquoi ? » Le silence. Ce fut tout ce qu’il obtint pour réponse, le forçant à se répéter, à insister effrontément.
« Va, maintenant. Et prends bonne escorte, les bandits doivent encore traîner dans la région. » Comme si ses simples mots suffisaient à chasser son attitude bornée. Mais à force de rester planter là sans en tirer plus, Adrian se résigna et rebroussa chemin. Il repartit d’un pas vif dans le couloir, faisant craquer ses phalanges en se concentrant droit devant lui. Un geste qu’il avait pris l’habitude de faire quand il s’agaçait trop sans raison pertinente. Ce n’était que des désagréments, et il avait bien plus urgent à penser : Il lui fallait préparer ce voyage, même court, pour partir dès le lendemain.

~~~~~~~~~~~~

Les pas lourds d’Avalanche martelaient le sol à allure régulière, tantôt s’enfonçant dans la neige molle qui tombait à profusion, tantôt assurant sa prise sur la roche ferme et grise qui séparait Fort-Terreur des terres de Corbois. Il leur avait fallu cinq jours pour apercevoir les contreforts du château-Corbois, bien plus près qu’ils ne l’avaient tout d’abord pensé. La neige leur avait brouillée la vue une bonne partie du temps, rendant leur progression difficile et les forçant à s’arrêter plus que besoin était, allongeant le trajet d’un jour de plus. L’automne ne les avait pas épargnés, et dans le Nord, elle se traduisait davantage par des averses de neige que des pluies torrentielles. Il avait hésité à rebrousser chemin, attendre que le temps s’éclaircisse… Mais sa fierté faisait qu’il estimait pouvoir parcourir les terres des Bolton en tout temps. Et quand le paysage s’était fait moins familier, l’un des hommes de son escorte avait pris le relais.
Il s’était félicité d’avoir pris avec lui une personne originaire de Corbois, et qui sait ? Peut-être avait-il réussi, fut une époque, à s’attirer les bonnes grâces de Lord Corbois, ce qui lui simplifierait la tâche… Pas qu’elle n’était « compliqué » comme le soulignait son grand-père, mais il n’était pas suffisamment à son aise pour partir seul en mission diplomatique, même de faible importance. Ce qu’il espérait, c’est que le nouveau Lord prendrait la peine d’échanger avec lui et pas simplement de l’accueillir par pure courtoisie. S’il venait tout juste de perdre son père, c’est ce qu’il aurait lui-même fait, de toute évidence. Quand ce dernier s’était éteint durant le Fléau du Printemps, il n’avait pas eu la moindre envie de parler durant de longs et nombreux jours. Cependant, s’ils avaient désormais cette expérience en commun, il n’était pas dit que Wess Corbois réagisse de la même façon.
« Plutôt qu’une partie de chasse, peut-être devrions-nous lui proposer de traquer jusqu’au dernier les bandits qui s’en sont pris au Lord Corbois, qu’en penses-tu ? » John, son maître d’armes, l’accompagnait en toute occasion. A défaut d’avoir Maureen à ses côtés, il appréciait pouvoir compter sur son soutien… Mais il suffisait qu’il s’assombrisse un peu et qu’il se fasse trop silencieux pour qu’il s’inquiète déjà.
« Une chasse humaine… » Il tourna son regard de glace vers lui, mais John ne répondit pas directement. Ce n’était pas tant les mots qui semblaient le rendre perplexe que la façon dont il le fixait. Que vit-il dans ce regard ? Adrian n’en sut rien.
« Je dirais, une justice rendue. »
Le jeune Bolton acquiesça avec lenteur, concluant : « Je ne doute pas qu’il s’est empressé de régler par lui-même cette question épineuse, et si nous apercevons des piques et des têtes sur les remparts, nous en aurons le cœur net… Mais dans le cas contraire, l’idée est bonne. Lord Bolton n’a rien dit à ce sujet, n’est-ce pas ? » John secoua la tête avec un sourire amusé, sachant bien qu’il avait raté une occasion de se taire. Il était toujours mauvais de lui glisser de pareilles suggestions que l’héritier risquait de prendre au pied de la lettre.

Il arrêta sa monture quand ils furent face aux portes, levant le regard à travers la neige pour percevoir les guetteurs sur les murailles. Les douze hommes qui l’accompagnaient s’arrêtèrent dans le même mouvement, le laissant clamer son nom malgré les couleurs distinctives des Bolton qu’ils portaient. Le Lord Corbois devait être, normalement, prévenu de son arrivée… Mais avec ce temps, il était probable que les corbeaux ne soient pas arrivés à destination. Rien que pour le contrarier, quelques rayons de lumière percèrent les nuages gris et opaques, les intempéries diminuant d’autant. Corbeaux ou pas, on leur ouvrit les portes et les invitèrent à entrer dans la cour en attendant que le seigneur des lieux soient prévenus de leur présence. Adrian remit sa monture à un palefrenier mais ne se résigna à retirer ni cape ni arc tant qu’il ne serait pas posé devant un bon feu. Pendant que ce petit monde s’activait autour de lui, son regard s’attardait sur l’intérieur du Fort. C’était bien plus modeste que Fort-Terreur, mais Corbois ne respirait pas cette austérité, voir cette hostilité que dégageait le lieu qui l’avait vu naître. Aussi loin que remontent ses souvenirs, il n’était pas sûr d’avoir fait une halte en cet endroit par le passé… Ou alors peut-être avec son père, mais c’était une époque révolue depuis longtemps.

On le fit patienter dans une vaste salle qui devait communément servir aux audiences, avant que le Lord Corbois ne se montre. Adrian avait profité du fait d’avoir un toit au-dessus de sa tête mais n’avait pas bougé, se tenant droit et au centre de la pièce. Il observa le Lord se rapprocher avec un scepticisme grandissant. Wess Corbois devait bien avoir une dizaine d’années de plus que lui et avait une carrure bien plus imposante. L’âge n’y était pas seulement en cause, lui qui était plutôt de taille modeste. Il avait déjà l’impression de se faire prendre de haut, et espérait bien que ça ne restait qu’une impression… Le Corbois se promenait toujours armé et dans des tenues plus pratiques qu’élégantes, en ça, il ne dépareillait pas et se sentit moins insultant à avoir, pour le moment, gardé son arc. S’il ne comptait pas s’en servir, sa simple présence le rassurait et lui donnait l’assurance nécessaire.
« Lord Corbois. » Il rendit un simple signe de politesse, le jugeant comme son égal et ne s’embarrassant pas d’un protocole trop encombrant. « Je gage que vous avez dû recevoir notre lettre, mais prenons tout de même le temps des présentations : Adrian Bolton, petit-fils de l’actuel Lord Réginald Bolton, et héritier de Fort-Terreur. » Il ne savait pas quoi rajouter, aussi s’empressa t-il d’enchaîner sur les faits qui les intéressaient : « Toutes mes condoléances, pour votre père, je ne connais que trop la douleur qu’engendre une telle disparition. » Il lâcha ses derniers mots avec une étonnante sincérité avant de s’attarder à détailler le visage de son interlocuteur, traquant la moindre émotion, ou l’absence d’émotion que pouvait susciter le rappel d’une plaie encore vive. Il se força à conserver le silence, ne rajoutant rien d’autres dans l’immédiat, lui laissant le temps d’ingérer ces paroles.
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Wess Corbois
Noble

Général Seigneur de Corbois
♦ Missives : 69
♦ Missives Aventure : 18
♦ Age : 22
♦ Date de Naissance : 11/07/1995
♦ Arrivée à Westeros : 29/04/2013
♦ Célébrité : Richard Madden
♦ Copyright : Lyessa
♦ Doublons : aucun
♦ Age du Personnage : 25 ans
♦ Mariage : Aucun
♦ Lieu : Corbois
♦ Liens Utiles : Fiche de Wess Corbois
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Jauge de réputation Jauge de réputation:
6/500  (6/500)


Message Dim 19 Mai 2013 - 14:31

La cérémonie fut simple et assez brève finalement. Le corps de feu Lord Duncan fut entreposé dans une crypte de Corbois, aux côtés de sa femme lady Marisa, la mère de Wess. Il n'y avait pas tellement de monde pour voir le cadavre être entreposé dans sa dernière demeure. Seulement des amis proches, la famille Corbois et les quelques serviteurs chargés de porter le cercueil jusqu'à sa tombe.
Wess se tenait aux côtés de son oncle Edgar pendant que celui-ci faisait l'éloge funèbre de son frère qu'il avait connu mieux que son fils. Le nouveau Lord aurait très bien put s'en charger lui-même mais il ne savait pas trop quoi dire sur son père hormis qu'il était brave, courageux, le plus juste possible et prêt à faire la fête à tout moment. Tandis que son oncle connaissait des anecdotes qui reflétait bien mieux la personnalité de Duncan Corbois et ce qu'il avait été, c'est-à-dire un bon seigneur, loyal et honorable.
Lorsque Wess viendrait à mourir, serait-ce son petit frère qui ferait lui aussi son éloge funèbre ? Que dirait-il sur lui ? Qu'il fut un bon seigneur, juste et honorable ? C'était ce qu'espérait être le jeune homme mais la vie joue parfois de bien drôle de tour à certain hommes bons.
Alors qu'Edgar finissait son discours, le plus jeune de la fratrie de Wess se mit à pleurer. Elyana sa sœur le prit dans ses bras pour le calmer. Le tout nouveau Lord Corbois n'en prit pas ombrage, lui aussi avait pleurer à la mort de son grand-père.
Le discours finit, Wess se contenta de dire :

- Puisse-t-il reposer en paix.

La paix, son père devait l'avoir trouvé. Il était parti rejoindre sa femme qu'il avait perdu accidentellement. Etrangement, il n'avait pas ressenti autant de tristesse qu'il s'était attendu à avoir à la mort de son père. Bien sûr, il était affecté et déprimé mais autant qu'il s'y attendait. En sortant de la crypte, Wess marcha aux côtés de ses deux petits frères et leur dit que Père veillerait toujours sur eux pour qu'il devienne grand et fort, qu'il fallait continuer à avancer pour rendre hommage à la mémoire du seigneur leur père. Il trouvait ces mots vides mais espérait qu'ils apporteraient quelques réconfort à ses jeunes frères. Son fils illégitime était avec le mestre de Corbois. Le nouveau seigneur des lieux vint le voir afin de savoir comment il prenait la mort de son grand-père. La relation entre Victor et Lord Duncan avait toujours été très froide et strictement protocolaire. C'est pourquoi le jeune garçonnet ne ressentait quasiment aucune tristesse à la mort de Duncan Corbois.
Sa sœur Elyana était avec Edgar et lady Jeyne, la femme de son oncle. Lady Jeyne passait beaucoup plus de temps avec la jeune fille afin de la préparer au mieux à son rôle de maitresse de maison à Corbois.

Lord Wess retourna dans sa loggia où son meilleur ami l'attendait. Danny Farlen, dit le Rouge à cause de sa chevelure rousse et de son entêtement à porter des vêtements de teinte rouge alors qu'il était au service d'une maison dont la couleur était l'orange. Le jeune homme était le fils du maitre d'Arme de Corbois, Qhorin Farlen. Ce dernier avait attrapé une très mauvaise toux il y a peu, qui l'avait laissé très faible. Il avait donc décidé de laisser la charge de commandant de la Garde à son fils pendant qu'il ne s'occuperait plus que de son rôle de maitre d'Arme.

Pour une fois, Wess ne sourit pas en voyant son ami. La mort de son père et son enterrement lui avait coupé l'envie de sourire. Néanmoins, il ne pouvait pas laisser le deuil de son paternel l'éloigner de ses nouvelles responsabilités. Il devait rendre justice à ses brigands notamment ceux qui avaient assassinés son père.

- Dit moi que vous les avez eus, commença Wess.
- Pas tous, malheureusement, mais je te promets qu'on les retrouvera et qu'on leur fera goûter le goût de la vengeance.
- Combien en avons-nous capturé ? demanda Lord Wess.
- Une dizaine dont un qui semblerait être une sorte de meneur de bande. Je suppose que le billot sera la prochaine étape pour eux.
- Non. Fais les pendre, que les autres voient ce que je réserve aux bandits. Ce...meneur, a-t-il dévoilé où se cache les autres ?
- Non, il n'a lâché qu'un vague emplacement. On obtiendra pas plus de lui, je pense.
- Bien, il subira donc le même sort que les autres.

Danny partit pour préparer la pendaison des bandits captifs tandis que Wess alla voir sa sœur afin de discuter avec elle juste pour le plaisir de parler. Il n'avait pas eu le loisir de converser avec sa sœur depuis un petit moment. Depuis la mort de leur père, il y a presque une semaine.
Sur le chemin de ses appartements, il croisa un garde qui le cherchait. Il avait un message pour lui de la part du mestre. Un corbeau était arrivé avec une lettre de Fort Terreur. L'héritier Bolton venait rendre visite à Lord Wess. Il serait là sous peu.


Le temps fut exécrable pendant presque quatre jours entiers. Ce fut au terme de ce temps qu'Adrian Bolton se présenta au portes de Château-Corbois avec sa suite. Avec lui, arrivèrent quelques rayons de soleil bienvenue. Wess avait fait préparer un repas dans plus petite salle que d'habitude, car il ne s'agissait pas d'un banquet mais juste d'un repas d'accueil pour un invité important. Un banquet aurait sûrement était très apprécié selon Edgar, mais selon le nouveau seigneur de Corbois, en cette période de deuil, la sobriété était de mise. Son oncle et sa tante, ainsi que Jeyne, Qhorin et Danny participerait à ce dîner.
On fit attendre le jeune Bolton dans la salle d'audience du château. Wess était en train de se laver lorsqu'on l'avait informé de l'arrivée de son invité. Il s'était donc habillé rapidement après s'être séché, et avait mis son épée à sa hanche gauche, comme à son habitude.

Il entra dans la salle pour rencontrer l'héritier Bolton. Ce dernier était plus petit que lui et sa carrure était moins impressionnante que lui. Tout d'abord un peu étonné par l'aspect de son invité, Wess se reprit très vite en pensant, au vu de l'arc que tenait Adrian Bolton que ce dernier devait privilégier le combat avec les flèches qu'avec l'épée. Le jeune homme devait avoir une dizaines d'années de moins que lord Wess, mais cela n'importait pas tellement. Aussi jeune soit-il, cet homme là était l'héritier de Fort-Terreur.
Il aborda le jeune homme avec un sourire avenant mais ce fut le Bolton qui parla le premier pour le saluer avec un simple signe politesse. Cela plut au Corbois qui n'aimait pas trop s'embêter avec le protocole. Puis son interlocuteur enchaîna par les prévisibles condoléances qu'il devait avoir pour mission de présenter au nouveau seigneur de Corbois. Ces paroles remémorèrent au tout nouveau Lord la mort de son père, effaçant quasi-totalement son sourire. Adrian Bolton semblait toutefois sincère dans sa déclaration de condoléances et sur le fait qu'il connaissait la douleur de la perte d'un père.
C'est vrai, Wess venait de se le rappeler, le père d'Adrian était mort durant le Fléau du Printemps.

- Merci pour votre sollicitude, la mort de mon père affecte toujours ma maisonnée, surtout mes petits frères et cousins. Moi-même parfois, j'ai du mal à me dire qu'il n'est plus là, répondit Wess. Mais nous devons continuer à aller de l'avant quand même. La vie s'est arrêté pour lui mais pas pour nous.

Le Corbois avait terminé de parler en essayant de se montrer plus enjoué qu'il ne l'était, mais il n'était pas sûr que l'invité des Corbois ne soit dupe. Lord Duncan avait été un pilier de son existence et maintenant qu'il n'était plus là, il ressentait un grand vide. Il reprit la parole :

- J'espère que vous n'avez pas eu d'ennuis sur le chemin. Comme vous le savez sûrement, les routes ne sont pas très sûr en ce moment. Certains bandits nous échappent toujours, même si nous en avons capturé.

Tout en parlant, Wess invita sont hôte à le suivre vers la salle où se déroulerait le repas. Il pensa soudain que son invité venait de faire un voyage d'environ cinq jours et qu'il voulait peut-être enfiler d'autre vêtements. Personnellement, qu'il ne se change pas ne gênait pas Wess, lui même ne portait des tenues de grand luxe.

- Vous voulez peut-être vous changez ? demanda Wess. Sinon, allons manger un morceau, j'ai fais préparer un repas en comité réduit.

Il se dirigea vers le couloir menant à la salle du repas avec Adrian Bolton, tout en attendant sa réponse.




Vertueux dans la colère
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