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Découverte d'une nouvelle venue en tant que femme-sel [Pv Serenei]

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Arkha Kenning
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"Fierté saumâtre jamais ne dessale"

♦ Missives : 498
♦ Missives Aventure : 69
♦ Arrivée à Westeros : 29/09/2012
♦ Célébrité : Odette Yustman
♦ Copyright : Luchadora (Alrik !)
♦ Doublons : Aslak, Ethaniel Stone
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : /
♦ Lieu : les Iles de Fer
♦ Liens Utiles : ~ Fille de la mer, dressée aux vents, telle une Fer-née~

~ En quête de reconnaissance de sa valeur ~

~Générant des prouesses à sa hauteur ~

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Message Mar 14 Mai 2013 - 22:04

Arkha avait prévu d'aller voir Gabriel comme toujours quand elle avait du temps libre lorsqu'elle quittait la Veuve Salée. Un regret certain mais une nécessité si elle voulait voir les personnes qui lui étaient chères et particulièrement son cousin de coeur. Il ne partait d'ailleurs pas en pèlerinage amical avec son acolyte Fer-né qu'elle admirait tout autant que lui, Lakdahr. Elle avait d'ailleurs un projet le concernant. Depuis son premier refus pour une arme, elle ne l'avait clairement plus trop approché ou cherché même à le connaître. Bien sûr en tant que colosse des îles, elle l'admirait et rêvait de lui ressembler, mais un goût amer trainait du refus si catégorique pour une arme alors qu'elle était plus jeune. Mais la sienne actuelle n'était pas de la qualité qu'elle voulait et commençait à se montrer user par le temps. Aussi, maintenant qu'elle commençait à faire ses preuves en tant que marin et donc Fer-né, elle se devait d'avoir une arme digne de ce nom. Pour ce faire, qui de mieux qu'un forgeron reconnu sur les îles. Elle voulait une arme de lui et elle l'aurait. Encore faudrait-il qu'elle se rendre sur Pyk mais ce n'était pas pour tout de suite. Toujours est-il que là elle préférait voir l'autre colosse reconnu sur les îles identifié par le prénom de Gabriel. Elle espérait qu'il pourrait aller s'entraîner un peu encore aujourd'hui. Ils verraient bien mais en tout cas, elle avait hâte de le retrouver. Elle était partie plusieurs jours en mer avec Sargon et par conséquent il lui avait manqué. Cela ne faisait pas si longtemps qu'il avait quitté la Veuve Salée pour être Capitaine de la Jouvencelle - une histoire bien triste d'ailleurs dont elle ne comprenait clairement pas les tenants et les aboutissements, et dont l'origine était totalement méconnue également - et par conséquent, elle qui avait choisi principalement ce boutre pour être avec ses deux cousins, elle ressentait plus amèrement cette séparation. Ne serait-ce pas le rêve justement d'être avec les deux personnes qu'elle affectait le plus sur un boutre, lieu préféré qu'elle affectionnait de tout son être ? En profiter avait pu se faire mais c'était montré de très courte durée. Et maintenant elle se retrouvait dans une situation où parler de Gabriel à Sargon ou l'inverse se montrait particulièrement périlleux attirant les foudres chez l'un et de la tristesse maussade chez l'autre qui se renfermait alors directement. Bref, des conséquences qu'elle préférait de toute évidence ne pas avoir.

Ses réflexions l'avait emmenée ainsi assez rapidement à Dix-Tours où vivait son cher cousin. Elle avait l'habitude de s'y rendre et ce maintenant depuis de nombreuses années. Il faut dire que l'île n'avait plus beaucoup de secrets pour elle. Ses pas l'avaient entraînés régulièrement quand elle était plus jeune pour arpenter de long en large les côtes et les divers chemins de ce bout de terre. Cette île c'était la sienne, elle en était fière, elle l'aimait et pouvoir la connaître comme sa poche avait été un devoir. Loin de rester en place, il fallait bien qu'elle s'occupe... Et puis rester enfermée ça n'avait jamais été dans ses priorités ni dans ses loisirs favoris. Elle préférait de loin regarder la mer pendant des heures et sentir le vent salé sur sa peau. Concernant Dix-Tours, ce n'était pas récent qu'elle soit proche de Gabriel, ainsi mémoriser le chemin avait coulé de source. En tant que Kenning de plus, il était évident que sa famille était en lien avec les Harloi. De là à dire qu'elle connaissait cet établissement aussi parfaitement que l'île était faux. En réalité, tout ce qui ne concernait pas Gabriel n'avait pas vraiment d'importance pour elle en ce moment. Le chemin était donc tout tracé vers les appartements de Gabriel principalement. Elle gravit donc avec agilité et empressement les escaliers qui menaient vers la personne convoitée. Frappant à la porte elle n'attendit pas forcément la réponse pour se faire connaître et entendre.

"Alors t'es prêt à c'que je te dératise ta face ? .... Ah... "

Son excitation retomba suite à la surprise de voir que Gabriel n'était ps seul premièrement, mais surtout qu'il était avec une jeune femme en rien typée comme les Fer-nés. Sa peau basanée, ses traits totalement en marge, sa façon de se vêtir... Aucune ressemblance avec les femmes nées Fer-nées. Qui était-elle ? Que faisait-elle là ? Depuis quand Gabriel la fréquentait-il ? Pour quelle raison ? Etaient-ils intimes ? Toutes ces questions fusèrent sans qu'elle n'ait rien demandé dans son esprit. Ses yeux n'arrivèrent pas à la quitter des yeux . Pour être franc, c'était ce qu'on pouvait sûrement appeler une belle femme et voir autant de féminité pouvait entraîner un certain immobilisme conjugué à une fixation intense. Bien sûr, cela ne dura pas si longtemps que la voix de son cousin retentit rapidement pour faire les présentations et expliquer la situation. Ainsi, cette jeune femme s'appelait Serenei et était en réalité la femme-sel de Lakdahr. Les choses devaient directement plus claires et beaucoup de ses questions avaient une réponse assez satisfaisante. La suite explicita également le contexte de leur rencontre... Lui apprendre à parler ? Elle venait de loin pour ne pas communiquer aisément... Enfin après elle n'en savait rien la façon dont elle communiquait. Toujours est-il qu'elle précisa attendre dehors le temps qu'ils finissent. Elle sortit alors de la chambre et attendit non loin de la porte croisant les bras. Une fois seule, les questions ne purent s'empêcher de s'imposer de nouveau dans son esprit mais cette fois sans aucun lien avec la relation entre Gabriel et elle. C'était plus sur la jeune femme en soi, sur qui elle était et des choses du genre. Elle sortit d'ailleurs rapidement avant de lui laisser la place pour s'accaparer son cousin qu'elle s'était tellement réjouie de revoir. Cependant, forcément, elle ne put s'empêcher de discuter de la jeune femme pour en apprendre davantage. Ainsi quelques informations lui parvinrent pour accentuer les détails de ce qui avait été dit précédemment : depuis combien de temps il lui apprenait à parler, depuis combien de temps elle était la femme-sel de Lakdahr, elle venait d'où, etc... Une petite fixation qui ne la quitta pas dans l'immédiat mais qu'elle laissa doucement partir pour profiter de son cousin avec lequel les conversations dérivèrent par la suite sur tout autre chose comme à leur habitude.

***


Plusieurs heures s'étaient écoulées depuis la première rencontre avec Serenei. Dire qu'Arkha l'avait totalement oblitérée de son esprit était faux, mais l'existence d'une femme-sel sur les îles n'étaient pas une pratique inhabituelle voire elle était même plutôt courante. Donc elle était passée à autre chose sans plus s'en soucier. Ainsi, forcément la surprise fut présente quand elle la croisa à nouveau dans les cuisines. Elle avait quitté la chambre de Gabriel pour aller chercher de quoi boire. Ils s'étaient entraînés et avaient mangé suite à la faim qui les avait terrassé après l'effort. Mais l'immobilité et la détente la poussait à consommer un peu plus que si elle était active et malheureusement ils n'avaient pas pensé à emporter quelques denrées pour la route, elle s'était donc éclipsée pour se rendre dans la cuisine n'aimant pas laisser ses envies inassouvies. Il était vrai que Gabriel l'avait informé qu'elle restait à Dix-Tours pour le moment et par conséquent, ce n'était pas trop surprenant qu'elle puisse encore la voir malgré qu'elle ne "travaillait" plus avec Gabriel. Un "Salut." fut lâché tandis qu'elle continua sa route pour aller se servir à boire et se déshydrater alors rapidement buvant d'une traite le verre qu'elle avait rempli. Elle lâcha un petit soupir de contentement avant de remplir une cruche qu'elle comptait bien emporter dans la chambre. Après tout, elle sentait venir le moment où son cher cousin lui reprocherait de ne pas y avoir pensé si elle ne le faisait pas. Son regard se détacha de son occupation pour observer alors la jeune femme qui se tenait non loin d'elle. Ses prunelles l'observèrent encore un moment avant de lui parler. Après tout, même si les étrangers n'étaient pas forcément bien vus, pour les femmes, une fois qu'elles devenaient femme-sel, elles prenaient un peu un autre statut. Evidemment, Arkha ne la considérait pas spécialement comme importante ou quoi que ce soit, mais de la à l'ignorer ce n'était pas du tout dans son intention. Après tout, elle allait rester sur les îles un temps certain... voire normalement pour toujours. Par conséquent, elle risquait sûrement de la revoir.

"Alors comme ça t'es la femme-sel d'Lakdahr. Ca va tu t'fais à ta nouvelle vie ? T'sais t'as de la chance, c't pas n'importe quel Fer-né, c'est un des plus balèze de l'île t'sais ! Puis si jamais il s'tient pas bien avec toi j'suis sûr que Gabriel va lui faire sa fête. L'est gentil Gab'. "

Elle était persuadée de ce qu'elle disait. Vu comment Gabriel avec parlé de Serenei, elle était sûre qu'il l'appréciait... En même temps, il voyait mal son cousin être désagréable avec toutes personnes en lien avec ce cher Lakdahr qu'il affectionnait tant. Ils étaient tellement proches tous les deux que si déjà il prenait de son temps pour lui apprendre à parler c'était forcément qu'il acceptait de se lier à elle positivement. Cela devait sûrement jouer son son propre jugement d'ailleurs et accorder peut-être un peu plus d'égard à cette jeune femme. En attendant, quelque chose lui revint subitement en mémoire et elle se pointa du doigt la femme-sel. Les manières n'étaient pas totalement son fort et puis de toute façon, ce n'était pas forcément mal vu chez eux de pointer du doigt. Les politesses n'étaient clairement pas les mêmes dans les îles de Fer comparé au reste du monde. Toujours est-il qu'elle ajouta les propos qui accompagnaient dans sa tête son geste ayant par conséquent empêcher la jeune femme de parler et même de répondre par conséquent à la question qu'elle s'apprêtait à poser.

"Ah mais t'parles pas la langue! T'comprends c'que j'dis ? J'peux parler plus lentement s'tu veux. Là... Tu comprends...c'que... je...dis ? "

Détail non négligeable mais que de prime abord elle avait totalement mis de côté au profit d'une conversation des plus normales. Mais c'est vrai que son discours avait été par conséquent rapide et que du coup il n'était peut-être pas évident pour elle de comprendre. Elle ne savait pas très bien à quel niveau elle se trouvait et donc la compréhension aurait pu être concrétisée comme elle pouvait très bien ne pas l'être du tout et donc faire un flop total.

"Hésite pas... à ...l'dire... Y a ... pas .. d'mal. "




Jamais le fracas de la mer n'atteint la roche

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Serenei
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Message Mer 15 Mai 2013 - 13:19

« Je… suis pas… d’humeur… ? » – Articula-t-elle, hésitante. Les sombres prunelles de la volantaine étaient rivées dans les cristallines mirettes de son interlocuteur. Gabriel, appelé « Gab » par les intimes – ce qui concernait évidemment son maître Edenteur. Face à l’approbation de ce dernier, Serenei esquissa un sourire satisfait avant de prononcer avec une assurance plus prononcée « Laisse donc pas traîner tes dents partout ! » – Elle venait d’apprendre quelques formules qui s’avèreraient utiles en temps et en heure – des formules qui n’étaient pas de trop à assimiler lorsqu’on vivait sous le même toit qu’un forgeron bordélique nourrissant une passion excessive pour des quenottes désolidarisées. Serenei appréciait grandement les entrevues avec Gabriel – d’une part, car ça lui changeait du caractère irascible de Lakdahr, et d’autre part car elle avait l’impression de progresser. Une victoire personnelle, une ambition à nourrir qui n’était pas de trop sur ces Iles de rocaille. Dix-Tours ressemblait beaucoup à Pyk. A vrai dire, pour n’importe quel natif des contrée d’Essos, ces îlots se ressemblaient tous. Dénués de chaleur, exposés au vent cinglant, falaises abruptes. Aucun charme entre autre. Etant donné que Serenei ne pouvait puiser aucun soulagement dans les paysages qu’elle fréquentait, la jeune femme se raccrochait désespérément à sa vie sociale et sa volonté d’intégration dans ce milieu « hostile ». Elle n’avait rencontré personne excepté les quelques femmes-sels et servantes qu’elle avait croisé aux cuisines de la forteresse de Pyk. Même si elle n’était qu’une captive de plus, elle ne pouvait s’empêcher de ressentir une curiosité exacerbée à l’égard de cet univers qu’elle ne connaissait guère. Assise face à son professeur, drapée d’un tissu pourpre dont la large capuche retombait sur ses épaules, la volantaine se montrait attentive et buvait les paroles de son interlocuteur. Il avait la fibre pédagogique et tâchait d’articuler pour que Serenei n’ait pas à le faire répéter.

Leur face à face fut interrompu par un brusque à-coup contre la porte en bois qui s’ouvrit à la volée. Serenei se retourna instinctivement, posant ses yeux sur la jeune femme à l’allure farouche qui venait d’apparaitre dans l’embrasure. Une Fer-née, à ne pas en douter selon son attitude, son vocabulaire, et surtout sa tenue vestimentaire. La volantaine fut saisit de perplexité en la voyant débouler ainsi et s’arrêter, comme saisie de malaise en voyant Gabriel en sa présence. Serenei coula un regard à son professeur comme pour l’interroger en silence sur le fait qu’elle doive s’en aller. Gabriel entreprit de présenter les deux jeunes femmes, ce qui rassura la volantaine qui craignait de ne pas être à sa place à cet instant précis. Elle ne s’était pas formalisé du regard insistant de la Fer-née – elle avait constaté qu’elle faisait souvent cet effet là aux insulaires des Iles. Sûrement était ce à cause de la différence frappante qu’elle imposait de par sa carnation et ses vêtements ? La brunette au franc-parler, sûrement plus jeune qu’elle, se nommait donc Arkha Kenning, et c’était la cousine de Gabriel. Serenei chercha instinctivement des similitudes physiques entre les deux individus mais n’en trouva guère. Cette Fer-née là ne l’avait pas lorgné avec mépris – chose surprenante sachant les regards venimeux que la volantaine avait récoltés depuis son arrivée. Arkha les laissa tous deux seuls le temps qu’ils en finissent avec leur entrevue pédagogique, puis ce fut au tour de Serenei de s’effacer pour laisser soin aux deux protagonistes de se retrouver.

La forteresse de Dix-Tours ressemblait beaucoup à celle de Pyk, jusqu’à la configuration de ses couloirs interminables. L’architecture des Iles était bien différente de celle qu’elle avait pu connaître à Volantis ou dans les Cités Libres. C’était fort dépaysant, mais Serenei était parvenue à s’y faire, le sens de l’orientation ne lui faisant guère défaut pour son plus grand soulagement. Au début, la volantaine eut un peu de mal à prendre ses aises pour se promener dans une enceinte pareille – ne sachant pas si elle avait vraiment le droit. Puis au final, elle s’était vite rendue compte qu’elle pouvait jouir d’une certaine liberté, surtout dans les quartiers réservés aux servantes. Le temps que Lakdahr revienne de ses petites affaires, Serenei devait donc se montrer patiente. La jeune femme se hasarda dans les couloirs de la forteresse, coulant quelques regards furtifs pour en repérer les quartiers. Elle finit par déboucher sur les cuisines, occupée à cette heure-ci par quelques servantes préparant tartes et ragouts. Après avoir échangé quelques mots avec ces dernières, la volantaine entreprit de mettre la main à la patte – histoire d’occuper ses mains qui en avaient assez de l’oisiveté. S’afférant à couper légumes pour faire mijoter le tout dans une grande marmite, Serenei ne vit pas lorsqu’Arkha fit son entrée dans la salle. C’est la voix de la jeune femme qui l’extirpa de son occupation, et Serenei se demanda brièvement si c’était elle qu’elle venait de saluer. Après quelques secondes d’hésitation, et quelques regards jetés autour d’elle, Serenei daigna lui répondre.

« Sa…Lut. » – Il semblait à la volantaine que ce soit une autre manière de se saluer. Les Fer-nés faisaient généralement fi des convenances et de la politesse du vouvoiement. Il était donc évident qu’ils ne disent pas « Bonjour », mais employaient plutôt un jargon familier.

Arkha vint se saisir d’une cruche d’eau pour se servir à boire et Serenei lui offrit un regard plein de curiosité. Depuis qu’elle avait mis le pied sur les Iles, la jeune femme s’était souvent questionnée sur l’état d’esprit des natives d’ici. Après tout, elles avaient un caractère franc et téméraire – tenaient tête à leurs hommes sans crainte. Si Serenei n’avait jamais été soumise à qui que ce soit avant aujourd’hui, elle ne pouvait qu’être intriguée par les rapports entre Fer-nés et Fer-nées. Comme s’ils étaient une espèce bien particulière qu’il était intéressant d’étudier. Lorsqu’Arkha se rapprocha d’elle, Serenei se tourna dans sa direction, sourire engageant aux lèvres. Puis la Fer-née se mit à parler, et là, la volantaine eut l’air brièvement soucieuse. Son expression faciale mua de la jovialité à la circonspection. Ce n’était pas tant ses mots qu’elle ne comprenait pas, plutôt la manière de les formuler. Sa locution était presque à l’identique de celle de Lakdahr – à savoir complètement exaspérante. Contrit, la jeune femme se mordit brièvement la lèvre, signe de son incompréhension la plus totale. Elle avait bien entendu « Lakdahr », « Fer-né », « Gabriel », « Ile » - beaucoup de mots qu’elle pouvait comprendre séparément mais qui se révélaient désordonnés prononcés de la sorte dans une phrase. Serenei plissa les yeux, les lèvres entrouvertes comme si elle allait dire quelque chose mais rien ne sortit de sa bouche, signifiant le malaise qui venait de s’installer. Arkha dut saisir la raison de ce silence forcé car elle désigna la femme-sel en reprenant sur un ton plus patient. Serenei apprécia les efforts de son interlocutrice, qui lui fit entendre qu’elle pouvait parler plus lentement si sa compréhension le nécessitait. Face au comique de la situation, Serenei ne put s’empêcher de sourire franchement puis elle acquiesça, cherchant un instant ses mots.

« J’apprends. J’essaie de… Lire. Sur les lèvres pour comprendre. Désolée, peux tu parler moins vite ? » – Commença-t-elle en l’interrogeant d’un haussement de sourcils. Au plus grand soulagement de la volantaine, son interlocutrice semblait encline à faire des efforts pour faire connaissance avec elle. « Tu es cousine de Gabriel ? C’est vrai, il est gentil. Il m’apprend la langue commune. Je suis de Volantis. »

Ayant délaissé son occupation culinaire, Serenei faisait maintenant face à Arkha, l’observant avec intérêt. Cette situation était paradoxale pour la volantaine. A la fois, elle était captive, esclave, et elle avait l’impression d’être traitée comme une habitante des Iles. Un certain respect ? Sur lequel peut-être qu’elle se fourvoyait mais qui lui faisait chaud au cœur. La jeune Fer-née était belle – bien plus que la plupart de celles qu’elle avait croisé jusqu’à maintenant. Bien sûr, l’on pouvait deviner sur sa peau les vestiges du sel et du soleil mais la crinière sombre, indisciplinée de la donzelle, ainsi que ses yeux en amande sombres lui donnaient le charme de l’indomptable.

« Tu es une femme… Marin ? » – Demanda alors Serenei en s’approchant de la marmite pour remuer machinalement ce qu’elle y avait plongés. « Enfin… Je sais pas. Les femmes Fer-nées, sont si… Différentes. Les hommes vous… Respectent comme leurs semblables. »

Il était difficile pour elle de formuler sa pensée ainsi que les nombreuses interrogations qui se bousculaient dans son esprit. Que pensaient les Fer-nées de l’assujettissement des femmes étrangères ? Pouvaient-elles, tout comme eux, prendre des hommes comme serviteurs ? Ressentaient-elles une quelconque solidarité féminine lorsqu’elles étaient témoins de malversations masculines sur des captives ? Un raisonnement qu’elle ne pouvait décidément pas étaler face à son interlocutrice pour le moment - mais que peut-être elle partagerait plus tard, à mesure que sa maîtrise de la langue se fasse probante. En attendant, elle ne pouvait qu’essayer de comprendre et dialoguer avec Arkha, espérant ne faire aucune bourde de comportement.

« Tu connais Lakdahr ? » – Ben oui, après tout, vu qu’elle était sa femme-sel, il était tout naturel qu’elle en apprenne plus sur son statut. Qu’elle voie de quelle manière il était considéré par les autres femmes de l’Ile. Des femmes qui n’étaient pas servantes et terrorisées par la seule mention de son nom. Arkha Kenning avait l’air d’être une fière combattante – sûrement voyait-elle en lui un intérêt porté sur la barbarie dont il faisait souvent preuve. Les lèvres de la volantaine se joignirent dans une moue dubitative tandis qu’elle reprenait la parole, dans un murmure réprobateur. « Il collectionne… Des dents. Quand même. »

Serenei avait clairement du mal à digérer le passe-temps du forgeron. Ça frisait l’incompréhension la plus totale, mais elle n’était pas Fer-née – et la donzelle était presque sûre qu’Arkha ne trouve en rien cela bizarre.






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Arkha Kenning
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Message Sam 18 Mai 2013 - 15:26

Arkha ne comprenait pas clairement ce besoin d'aller vers les femmes-sel et les questionner. Cela ne concernait bien sûr pas toutes celles qu'on pouvait trouver sur les îles. Mais elle se souvenait parfaitement d'avoir voulu entrer en contact avec Cybeline, la femme-sel de Sargon son cousin de sang. La raison lui échappait même si elle avait pertinemment perçu la curiosité la concernant. Pourquoi être curieuse des femmes étrangères à sa contrée ? C'était la réponse à cette question qui lui faisait défaut. Après tout normalement elles n'en valaient pas la peine. Elles ne savaient pas se battre, ne connaissaient rien aux arts du combat, à la mer, elles étaient souvent plus belles que les Fer-nés, plus apprêtées, plus féminines. En somme, rien de commun avec leurs moeurs. Il n'y avait pas de raison d'accorder un quelconque intérêt excepté dans leurs différences flagrantes. Très souvent, les critiques concernant son physique bien trop continentale et sa place ailleurs que sur un boutre l'avait régulièrement rabaissée au rang d'une femme et plus particulièrement, celles qui n'étaient pas faites pour la vie sur les îles de Fer. Comme si c'était sa faute si elle était plus belle que la moyenne et si son corps refusait de se développer de manière évidente. Ses bras bien sûr avaient gagné en force et cela pouvait aisément se voir dans son maniement de Traîtresse... Mais jamais elle ne pourrait atteindre le physique de Gabriel ou Lakdahr par exemple qui étaient les colosses et des figures emblématiques de la force Fer-née, du moins selon elle. Ainsi, quand on voulait vivre dans le monde des hommes marins ou des îles par chez eux, il ne fallait surtout pas être apprêtée comme ces femmes-sel. Alors pourquoi était-ce toujours ce genre de femme qui étaient choisies comme telles ? Peut-être était-ce ce qu'elle s'était toujours refusé d'être qu'elle cherchait à comprendre en se rapprochant de ces dernières. Bien sûr, elle suivait principalement son instinct et ses envies. Ainsi, si parler à cette femme était un désir sur le moment, elle ne voyait pas pourquoi le réprimer. Après tout, elle était désormais intégrée. Mais au fond, le savoir d'une curiosité à jamais révolue était bien présent. Leur beauté et leurs atouts féminins resteraient toujours une intrigante coutume, d'autant plus qu'ils étaient appréciés par ses pairs.

Néanmoins, dans l'immédiat, elle avait d'abord cherché à ne pas parler dans le vide et à se faire comprendre de la concernée. Si elle apprenait à parler auprès de son cousin de coeur, ce n'était sûrement pas pour rien. Elle venait de loin pour ne pas les comprendre... Elle en eut vite la confirmation puisqu'elle lui apprit qu'elle venait de Volantis. Ce n'était effectivement pas du même côté que les femmes-sel habituelles qui venaient bien plus souvent de Wersteros. Cela pouvait expliquer son côté exotique et son apparence différente. Quelque chose de récurrent également était retrouvé chez les femmes-sel : leur douceur. Elle pouvait presque le lire sur tous les gestes de la concernée. Ses mains étaient belles, ses mouvements délicats, contrairement à elle qui inspirait même dans ses plus simples actes la brutalité et l'art du maniement d'arme. C'était un choix qu'elle ne regrettait pas, mais en elle était réprimé ce que les femmes se devaient être selon certaines croyances qu'elle ne partageait pas. Son physique lui aurait donné un autre avenir, elle l'avait contré pour se donner celui qu'elle désirait. Mais combien de fois n'avait-elle pas rêvé de naître homme. A son âge, avec sa volonté, elle serait sûrement déjà Capitaine avec son propre équipage, elle pourrait vivre sur la mer, avec son propre boutre, et ne peut-être que plus rarement encore revenir sur la terre. Un rêve qu'elle espérait réaliser un jour en tant que femme... Mais en attendant, elle restait un marin, sur la Veuve Salée, et bien qu'elle aimait ça, elle devait subir des exigences et faire encore ses preuves étant loin d'être parfaite aux yeux des autres marins. Mais cela viendrait un jour...

"Ouais. J'suis la cousine de Gabriel. "

Changer sa façon de parler n'était pas possible, mais elle avait clairement adapter son rythme. Peut-être pas aussi lent que lors de sa prise en conscience de l'incompréhension de son parler par son interlocutrice mais néanmoins plus lentement que son habitude pour la jeune femme puisse soit comprendre directement, soit lire sur ses lèvres. Au pire elle pouvait répéter, c'était pas forcément un gros problème.

"C'est pas t'prêt, Volantis. Puis les moeurs sont pas vraiment l'mêmes." Inconsciemment, le fait de parler plus lentement l'obligeait à formuler plus de mots dans sa phrase."L'temps n'est pas l'même non plus. Faut qu'tu fasses gaffe. Fait froid ici. Enfin pour toi j'crois qu'tu peux vite l'sentir. Nous on est habitués."

L'odeur de la nourriture vint titiller ses narines tandis que la femme-sel tournait dans la marmite pour parfaire la cuisson. S'approchant un peu plus elle regarda à l'intérieur de cette dernière et huma le fumet qui s'en dégagea. Bien qu'elle était venu par gourmandise, une telle odeur commençait à rouvrir son appétit. Peut-être finirait-elle par choper un peu de nourriture pour se sustenter et satisfaire le désir naissant associé à l'expression odorante de ce festin. Elle releva cependant les yeux pour observer la jeune femme lorsqu'elle lui posa la question sur son statut ou non de marin. Peut-être que Gabriel lui avait aussi un peu expliqué comment ils fonctionnaient. Ou alors à Volantis aussi on entendait parler d'eux et de leurs moeurs guerrières que ce soit pour les hommes ou les femmes. Leur réputation pouvait aisément traverser les mers de par leur errance pour piller les autres contrées. Ainsi, l'étonnement ne serait pas total si jamais la Volantaine connaissait leur existence et certaines pratiques. Cependant, sûrement pas toutes, car les propos qui suivirent la poussa à laisser échapper un léger rire qui pouvait sous-entendre un ricanement derrière.

"T'fais pas de fausses idées. Ouais j'suis une femme marin, mais j'ai bossé dur pour ça et tout l'monde me respecte pas encore. Ici, c'pas parc'que tu le décides qu'tu peux t'foutre sur un pied d'égalité avec les hommes. Puis même les hommes peuvent pas se revendiquer Fer-né sans avoir fait leurs preuves. C'pareil pour l'femmes. Soit t'es bonne à foutre dans un lit et à procréer, soit tu fais tes preuves en tant qu'Fer-née. C'pour ça qu'les Fer-nés aiment bien l'Femmes-sel, elles n'ont rien à décider, ils en font c'qu'ils veulent et c'est tout. Enfin vous êtes aussi un butin obtenu par le Fer. C'pas rien."

L'idée d'effrayer la jeune femme ne lui vint pas tellement à l'esprit. Les choses étaient ce qu'elles étaient, elle n'avait aucune arrière pensée en les révélant. C'était simplement comme cela que leur société fonctionnait. Elle ne tentait pas de rabaisser la jeune femme. C'était tout simplement leur manière de penser et leur manière de voir les femmes-sel de prime abord. Cela n'empêchait nullement de se lier avec elles ou de les respecter. Mais en premier lieu elle servait les Fer-nés, elles étaient obtenues par le Fer, devenaient leur Fer-prix. Quelque part, c'était une fierté. Elles auraient très pu tout simplement finir morte, mais au lieu de ça, un Fer-né les choisissait estimant qu'elles en valaient la peine et qu'elles pouvaient les combler. Il lui offrait la vie plutôt que la mort. C'était un cadeau au fond. Mais tout comme Cybeline, la Volantaine n'avait pas l'air de se sentir comme victime de ce qui lui arrivait. Pouvait-elle réellement comprendre qu'elle avait survécu et que c'était une chance ? Peut-être... On s'était montré clément avec elles. Le sujet suivant concerna alors Lakdahr. Dire qu'elle le connaissait était un bien grand mot. Enfin, elle savait pas mal de choses sur lui... C'était évident. En tant que cousine de Gabriel qui n'était autre que le meilleur ami, le frère de coeur, de ce dernier, ce serait malheureux de ne pas le connaître. Et puis elle l'admirait aussi beaucoup puisqu'il faisait partie des deux colosses des îles avec Gab. Ce n'était clairement pas rien. Elle l'avait dit plus tôt à la jeune femme mais qui n'avait peut-être pas compris ses propos. Ou voulait tout simplement en apprendre davantage. C'était une possibilité non négligeable. Après tout, être une femme-sel voulait dire appartenir à l'homme qui la détenait. Et cela ne passait pas par une connaissance mutuelle et une acceptation d'un commun accord. La femme en question devait tout simplement appartenir au Fer-né qu'elle le veuille ou non. Aussi était-ce sûrement normal de chercher à en savoir plus. Un nouveau rire ponctua la fin des propos de la jeune femme.

"Ouais. Les dents. Fais pas cette tête, c'mieux les dents qu'les os du corps par exemple, ça deviendrait rapid'ment plus encombrant." elle sourit amusé avant d'ajouter "C'connu ici qu'il les collectionne. On l'appelle Lakdahr L'Edenteur. Tout l'monde s'garde bien d'exposer trop ses dents face à lui. " Elle regarda la jeune femme un instant avant d'ajouter "Va falloir t'y habituer, les Fer-nés c'pas des enfants de coeur. On est pas sympa, on aime s'taper dessus, on est pas bien élevé et on s'insulte et se provoque souvent. Mais tu verras... Tu t'y feras. " Elle huma de nouveau le contenu de la marmite avant de dire "Au fait, j'm'appelle Arkha Kenning. Mais Arkha ça suffit largement. Et toi c'est Serenei c'est ça ? C'est ce que Gab m'a dit. "

Autant faire les présentations, ce serait beaucoup plus simple. Elles allaient sûrement se côtoyer régulièrement, surtout si elle restait vivre un temps sur Harloi. Gabriel n'avait pas forcément précisé pourquoi elle ne pouvait pas rester à Pyk pour l'instant mais ça lui était au fond un peu égal sur le coup. La jeune femme pouvait bien vivre où elle voulait, ça n'avait au fond pas tellement d'importance. Et puis si Gabriel devait lui apprendre la langue, ça paraissait plus logique que ce soit sur Harloi qu'elle crèche le temps de peaufiner tout ça.

"Et toi alors ? T'étais quoi sur Volantis ? Je veux dire comme boulot ? Parc'qu't'avais une vie quand même donc j'imagine que tu devais t'occuper à quelque chose. D'ailleurs ça te manque pas ? Et t'avais de la famille là bas ? " L'odeur devenait vraiment trop présente pour qu'elle puisse tolérer rester à côté sans gouter, après tout elle pouvait bien se servir un peu. "J'sais pas si c'est vraiment toi qui as cuisiné ce plat qui mijote là mais je t'assure que ça sent trop bon. T'veux manger un truc avec moi ? J'pense pas résister à l'envie de me ruer dessus. Mon estomac me dit que si je le fais pas je vais le regretter. T'aimes bien la nourriture d'ici ? On mange quoi chez toi ? Parc'qu't'es pas très épaisse. Enfin tu vois , t'es assez fine quoi." Sur ce elle prit de quoi se servir et versa un petit contenu dans le récipient en question avant de s'assoir à table. Elle regarda la jeune femme et fit un geste de la main dans sa direction pour l'inviter à se servir et à la rejoindre "Vas y sers toi et viens t'assoir. " Après tout elle était une sorte de noble sur les îles, peu de chance qu'on lui fasse une quelconque remarque.

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Message Sam 25 Mai 2013 - 11:42

La jeune femme à la brune crinière était bien loin d’avoir un visage grimaçant d’hostilité à son égard. Elle était simple, pétillante, et surtout ne semblait guère maudire les femmes de son acabit. Car toute femme-sel venait à se demander ce qu’elles étaient ? Esclaves bafouées ? Obligées de fuir la lumière du jour, comme éviter tout contact avec les insulaires des Iles exception faite de leur maître ? Il semblait que non. Sinon, pourquoi la cousine à Gabriel se montrait-elle aussi sympathique et accueillante ? Lakdahr avait bien essayé de lui faire comprendre qu’elle pouvait se mêler aux autres, insistant sur le fait qu’il avait l’exclusivité sur ses charmes – elle n’était qu’une poulette d’un harem bien gardé. Un harem qui ne comptait qu’elle pour l’instant mais qui pouvait à coup sûr en accueillir bien d’autres. Quelle charmante perspective que la polygamie. Aussitôt présentée à la Fer-née, Serenei laissa un flot de pensées l’accaparer, se questionnant sur sa vie, ses ambitions et ses craintes. Une pointe d’empathie qu’elle ne pouvait décidément pas mettre à profit pour sa relation avec l’Edenteur qui était aussi imprévisible qu’affligeant. Oh, et pourtant, elle avait bel et bien tenté de comprendre son mode de pensée. Mais il était trop tôt, et le titan fer-né était bien trop « lui » pour qu’elle ne parvienne à le cerner.

Sans le vouloir, la volantaine s’était mise à fixer son interlocutrice – détaillant la manière de remuer ses lèvres pour exprimer son verbiage. C’était plutôt évident, la donzelle n’était pas habituée à jouer de pédagogie mais elle semblait avoir autant de facilité à la discussion que son cousin. Ce qui était réellement un bon point pour débuter une discussion. Même si la Fer-née faisait l’effort de parler lentement, la contraction de ses termes laissait à désirer. Serenei se sentait incapable de cacher sa perplexité, grimaçant une expression concentrée qui avait de quoi être risible. Elle comprit néanmoins l’idée vaguement exprimé par la jeune femme. Pour sûr que les Iles lui changeaient de l’exotisme des Cités Libres ! La chaleur étouffante et le sable ardent sous ses sandales venaient même à lui manquer. Les lèvres pincées, Serenei se remémorait les quelques souvenirs auxquels elle s’était accrochée depuis qu’elle avait quitté sa contrée natale. Il était difficile pour elle d’en parler, surtout dans une langue qu’elle ne maitrisait pas encore. Lorsque la volantaine lui fit remarquer que les Fer-nées semblaient être respectées par leurs homologues masculins alors que leur caractère et leur nature les poussaient à dominer le sexe faible, Arkha lâcha un petit ricanement moqueur. La mine concentrée, Serenei continuait d’observer le faciès de son interlocutrice, tentant de lire sur ses lèvres la signification du flot de paroles qu’elle lui servit en réponse. De ce qu’elle crut comprendre, tout le monde devait faire ses preuves en tant que Fer-né – et c’était d’autant plus dur lorsqu’on était une femme. La jeune volantaine se sentait admirative envers les femmes qui se mettaient sur un pied d’égalité avec les hommes. Serenei était parvenue à obtenir ce qu’elle désirait en exploitant la faiblesse masculine, usant de nombreux détours pour les complaire dans leur sentiment de toute puissance. Serenei était calculatrice car elle avait très vite que c’était ce qui marchait lorsque l’on était une femme et que l’on tenait un commerce. Sur les Iles, c’était différent. Il y avait cette valeur guerrière, cette franchise abrupte – un hymne à la barbarie, et même les femmes se prêtaient au jeu. Avaient-elles le choix ? Après tout, comme le disait Arkha, c’était soit la bagarre, soit la procréation et la servitude. Serenei pouvait comprendre que les Fer-nées désirent garder toute estime d’elles-mêmes en préférant concourir avec leurs compères. La volantaine fronça brièvement les sourcils lorsque son interlocutrice précisa que c’était pour cela que les femmes-sels étaient là – pour parer ce que les Fer-nées refusaient d’être. S’en tenir au rôle de la femme docile. Ça avait quelque chose de vexant pour Serenei de se retrouver cantonner à ça – après tout, elle n’avait rien demandé. Elle avait toujours su gérer ses affaires et ne s’était jamais, jusqu’à maintenant, encombrée d’un homme.

« Par le Fer ? » – Répéta Serenei en interrogeant Arkha du regard, ne comprenant pas vraiment ce que cela signifiait. Elle mettait les pieds dans un univers tout nouveau, et commençait à peine à se familiariser avec les mœurs. Avant qu’on ne la débarque sur les Iles-de-Fer, Serenei avait cru mourir en imaginant tout ce qui l’attendait. Elle s’était fourvoyée – elle s’estimait heureuse de ne pas vivre recluse et à l’écart. Serenei avait toujours pris soin de s’adapter et s’intégrer à chacune des situations qu’elle avait vécu. Même les plus précaires. Arkha sembla amusée par les réticences de la volantaine à l’égard de la passion douteuse de Lakdahr pour la dentition. Une franche sympathie se dégageait de la brunette. Serenei distinguait même une certaine gaminerie dans son comportement, tout comme elle avait pu relever ce détail chez Lakdahr qui appréciait les farces. Un petit sourire amusé vint se dépeindre sur les lèvres de Serenei – une expression attendrie qui venait instinctivement alors qu’Arkha lui dépeignait le tableau Fer-né. Même si elle ne comprit pas la totalité de ses paroles, elle cerna vaguement l’idée que voulait partager la jeune femme. La volantaine sourcilla pour approuver les dires de son interlocutrice. « Oh oui pas encombrés par la politesse, les Fer-nés. »

« Tu t’y feras. » Oh, elle voulait bien le croire. De toute manière, elle n’avait pas franchement le choix. Elle était sur un fichu caillou ! Elle ne pouvait s’enfuir, et la mort n’était pas dans ses dispositions. Elle tenait bien trop à la vie pour ça – alors, elle pouvait s’accrocher à l’espoir, de peut-être un jour de nouveau jouir de sa liberté. Arkha mena dés lors des présentations officielles. Tout en remuant le contenu de sa marmite qui semblait taquiner l’odorat de son interlocutrice, Serenei hocha vigoureusement la tête.

« Oui Serenei. » – Prononça-t-elle avec un accent qui n’avait rien de commun à celui de la brune Fer-née. « Enchantée, Arkha. » – Hasarda-t-elle avant de se fendre d’un sourire jovial. La cousine de Gabriel semblait curieuse d’en apprendre plus sur la volantaine, et ce vif intérêt pour sa personne semblait sincère. Elle lui posa tout un tas de questions sur sa vie antérieure – une vie dont elle n’avait pas encore fait le deuil. « Tailleuse. Je taille vêtements. Mon commerce. Mes affaires. J’ai quitté pour Westeros pour quelques ennuis à Volantis. Mon frère est toujours là-bas… Mais il a choisi autre voie. »

Cela s’entendait que Serenei avait quelques difficultés à exprimer le fond de sa pensée. La relation entretenue avec son frère avait toujours été houleuse – quelque chose lui disait d’ailleurs qu’il aurait pu aimer vivre ici, lui.

« Je couds toujours. Mais je peux pas trop faire commerce maintenant. » – Serenei plissa les yeux, pensive, avant d’avancer un morceau de l’étoffe qui pendait à ses épaules pour l’apposer un bref instant à côté du visage de la Fer-née. « Le rouge t’irait bien. »

Déformation professionnelle. Serenei avait un goût de l’esthétique particulier, et parvenait même à visualiser dans quels atours un individu serait le plus coquet. Bien sûr, c’était tout à fait déplacé dans un endroit pareil, et la jeune femme se doutait qu’Arkha n’avait nulle envie de se voir vêtir d’une robe. Puis l’intérêt de cette dernière se porta avec plus d’empressement sur le contenu de ce qu’elle faisait mijoter. Serenei s’écarta, hochant la tête pour l’inviter à se servir tandis qu’elle témoignait de son envie d’y goûter. La volantaine ne tarda pas à se remplir une écuelle et venir rejoindre son interlocutrice pour en déguster quelques bouchées. C’était un ragoût de légumes mijoté avec quelques morceaux de poissons et de fruits de mer et elle avait plutôt bien réussi la cuisson. Serenei rompit une miche de pain et en donna un bout à Arkha, appréciant leur échange.

« J’ai fait long voyage. Plusieurs mois en bateau, et j’ai eu mal. » – Lui confia-t-elle, se remémorant la terrible semaine où elle avait cru mourir. Elle tourna un regard perplexe vers la brune avant de reprendre la parole sur le ton du doute. « Toi, es fine aussi. A Volantis, beaucoup épices, semoule et fruits frais. Tu connais, les dattes ? C’est sucré, bon. Et on les baigne dans du vin des fois. »

Sa contrée lui manquait – elle n’avait rien de similaire avec les Iles de Rocaille, avare en denrées naturelles. Serenei arrivait à comprendre le besoin des Fer-nés de piller ce qu’ils n’avaient pas. Cependant, elle était curieuse d’obtenir des réponses de la bouche de sa nouvelle connaissance. Elle sauça son pain avant de le porter à sa bouche et le mâchouiller lentement. Après avoir dégluti, elle jeta un coup d’œil à sa voisine avant de reprendre.

« Si y a rien sur les Iles-de-Fer, pourquoi rester ? Pourquoi vivre dans nécessité du vol et pillage ? Vous pouvez aller dans reste des Sept Couronnes non ? Y aurait place pour vous. » – Serenei se doutait qu’elle n’accueillerait pas la réponse qu’elle attendait. De ce qu’elle avait pu voir des Fer-nés, ils étaient fiers et s’estimaient supérieurs aux continentaux. Les rapines faisaient partie de leur histoire, de leurs coutumes. La volantaine pouvait comprendre que c’était difficile de s’en détacher. Les Fer-nés s’étaient mis en marge du reste des Sept Couronnes et s’étaient placés en ennemis face à leurs victimes. Il était bien trop tard maintenant pour changer les mœurs. Mais la guerre - n’était-ce pas qu’une question de temps avant qu’ils ne récoltent la tempête du vent qu’ils avaient impunément semé dans les contrées côtières ?





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Arkha Kenning
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Message Lun 27 Mai 2013 - 17:19

Il est vrai qu'Arkha ne pensait pas à expliquer tous les principes Fer-né parce que forcément habituels pour elle, se rendre compte de l'incompréhension que cela pouvait entraîner. Aussi, à la question concernant le Fer-prix, elle prit conscience de cette méconnaissance et par conséquent reprit rapidement la parole pour faire comprendre la nuance qu'elle voulait instaurer à travers ce propos. Après tout, c'était un point récurrent et important de leur mode de vie. Cela ne concernait pas que les personnes, cela pouvait également concerner les biens matériels emmagasinés durant les raids par exemple. D'ailleurs elle venait de se rendre compte que les dents de Lakdahr pouvaient être mises aussi dans le même panier. Bien qu'elle n'était pas toujours certains qu'une vrai bagarre ait eu lieu avant. Il était tellement imposant qu'avoir le dessus pour lui ne devait pas être si compliqué que cela. Mais toujours est-il qu'elle se devait donc d'expliquer ce que ces termes pouvaient signifier à une nouvelle débarquée dans un monde totalement différent du sien. Après tout, elle avait commencé, autant continuer. La jeune femme, bien que venant d'ailleurs, ne lui entraînait aucune antipathie.

"Ouais t'sais, par l'Fer ç'veut dire que nous, on doit se battre pour obtenir ce qu'on veut. Enfin on doit pas, mais généralement quand on fait des raids, ou qu'on va piller, ben si on prend un bijou ou quelque chose appartenant à un ennemi, c'est qu'on a gagné le combat contre lui. On a croisé l'fer quoi. T'vois ? "

Ce n'était pas toujours facile cependant à expliquer car diverses façons de penser et manière de faire étaient innées et la réflexion associée ne se posait même pas. C'était comme ça et pas autrement. Un fer-né se devait de croiser le fer pour pouvoir gagner les divers prix possibles. Agir autrement signifiait simplement de la couardise effrontée et de la facilité qui ne se trouvait pas pourtant dans leur façon de faire ! Elle n'avait pu s'empêcher de rire brièvement en entendant qu'ils n'étaient pas un peuple par lequel la politesse transitait régulièrement. C'était particulièrement vrai. Elle n'avait rien répondu car le sujet avait été initié par ses soins et parce qu'au fond, il n'y avait rien de choquant. En quoi auraient-ils besoin de politesse. On se rentrait très souvent dedans et on en était fier. Il en avait toujours été ainsi, et en tant que femme, elle avait encore davantage pris le pli pour ne point se faire écraser face à tant de masculinité elle qui tenait tant à être sur le même pied d'égalité. Ce n'était que grâce à cet entêtement qu'elle en était venue à obtenir ce statut. Comme expliqué à la volantaine, c'était un combat de tous les jours qui lui revenait de droit selon elle mais qu'elle ne pouvait jamais relâcher sous peine de se faire totalement écraser. Elle était une Fer-née mais un jour elle serait considérée comme un Fer-né ! Il ne pouvait en être autrement !

La Volantaine répondit ensuite à ses diverses interrogations. Il était vrai qu'elle ne se retenait guère sur sa curiosité. Elle ne préférait pas penser à la raison qui la poussait à autant la questionner, se contenter de le faire, laisser l'impulsivité faire sans chercher à se restreindre, c'était bien plus sa façon de procéder. Aussi, nul besoin de se prendre la tête. En tant que femme-sel, elle ne risquait pas de la voir régulièrement, aussi, la discussion qui avait lieu en ce moment serait peut-être un cas unique. Pourquoi se priver, d'autant plus alors ? Il faut dire que les Cités Libres étaient une contrée encore tellement différente de Westeros et du continent dont elle avait l'habitude. Rien que la façon de parler signifiait bien le gouffre qui séparait la Fer-née de la Volantaine. Le ton avec lequel elle prononça son nom sembla bien plus harmonieux que la façon brute et cassante utilisée juste avant. Relever et s'en offusquer ne servit strictement à rien et cela ne traversa même pas ses pensées de prendre mal cette différence. Une constatation tout au plus et une façon de connaître la véritable formulation. Ensuite parvint l'information de son ancienne profession. Elle était tailleuse et faisait donc des vêtements. Le genre de chose qui ne l'intéressait guère et vu la tenue qu'elle arborait en cet instant signifiait bien qu'elle aurait quelques difficultés à effectivement faire commerce de tels tissus qui ne seraient pas pour leur plaire. Ce n'était pas vraiment pratique non plus quand on passait son temps sur un boutre ou qu'on se battait régulièrement. Etre féminine n'était pas du domaine des Fer-nés. Et contrairement à ce que son physique laissait suggérer, elle était particulièrement loin d'être dans une tendance à se pouponner. Le brute et le direct lui seyaient tout aussi bien mais donnait un aspect totalement différent et bien plus négliger qu'une femme continentale n'exhiberait. Mais se démarquer justement de cette dernière et s'ancrer bien davantage dans son peuple faisait partie de ses objectifs. Malgré le malaise suggéré dans la façon de parler, cela ne fut que partiellement relevé par la Fer-née qui n'était pas quelqu'un de très empathique, comme les trois quart des gens sur les îles. Il fallait reconnaître également que la difficulté à s'exprimer pouvait aussi entraîner une confusion sur la raison de la légère gêne. Pour sa part, elle aurait pu réagir de deux façons, comme ne pas s'y attarder, ou alors poser la question sur l'explication. Elle opta pour le dernier choix. Après tout, elle venait de lui spécifier qu'elle avait quitté Volantis suite à un problème. Il était toujours intéressant et même naturel de demander de quoi il en retournait pour ce denier point. Enfin c'était ce qu'elle comptait réaliser jusqu'à ce que la jeune femme reprenne la parole pour lui indiquer qu'elle créait toujours des vêtements sans pouvoir faire commerce cependant, et sur ce point elle était totalement d'accord. Ce qu'il fit ensuite la surprit. Un bout de tissu fut placé à ses côtés et la raison lui fut donnée rapidement mais entraîna un étonnement avant qu'un sourire amusé et limite moqueur se lise sur ses lèvres.

"Moi ? avec du rouge? T'rigoles ? J'serais tout juste bonne à nous faire repérer à des lieux par les navires étrangers ! Puis je mets pas ça moi... J'suis un marin par une catin. "

Que sa dernière phrase apparaisse une insulte à la Volantaine ne tilta pas du tout à son esprit, puisque la couleur proposée était celle portée pour le coup par son interlocutrice. Pourtant, à aucun moment Arkha n'avait voulu faire sous-entendre par ses paroles qu'elle considérait cette dernière comme une fille volage. En réalité, elle considérait simplement qu'une Fer-née avec de telles couleurs devaient sûrement en être une, mais cela ne s'appliquait pas aux autres femmes continentales puisqu'elle avait trouvé Serenei très belle. C'est simplement que se considérant bien plus homme que femme, elle ne pouvait pas se permettre de même penser à se faire jolie, sinon elle perdrait totalement toute crédibilité aux yeux des autres, elle qui justifiait haut et fort qu'elle deviendrait un véritable Fer-né. Propos donc emprunt d'énormément de subjectivité mettant à mal toute objectivité possible. Surtout qu'elle avait toujours été fascinée par la capacité à certaines demoiselles à s'apprêter lors des différents raids réalisés, mais pour cela elle s'était fouettée mentalement plus d'une fois et s'était totalement obligée à oblitérer de telles pensées en trouvant ces dernières parfaitement ridicules de s'habiller de la sorte. Et le pire, c'est qu'elle le pensait aussi. Un dilemme constant entre son physique et sa façon de voir les choses. La suite de la discussion se passa enfin autour de la table et surtout du mets qui n'avait eu cesse de fumer et de parvenir à ses narines, la poussant sans vergogne à consommer. N'étant pas de ces femmes qui faisaient attention à ce qui pouvait bien forger son physique - et de toute façon, elle se battait et trimait bien assez sur le boutre pour ne pas y penser - elle n'avait aucune retenue à manger une deuxième fois sur la soirée. Elle fut surprise et arrêta son geste amenant une bouchée vers sa bouche aux propos.

"Mal ? Ca veut dire quoi qu't'as eu mal sur la mer ? " Une idée totalement saugrenue selon elle dont le caractère impossible quémandait d'avantage d'explications. Au fait qu'elle était elle aussi fine, elle ne s'y attarda même pas. Laisser sous entendre qu'elle arborait le même physique que la sublime jeune femme devant elle n'était pas du tout pour lui plaire, là où d'autres femmes auraient acceptés ce compliment avec beaucoup de plaisir. Aussi répondit-elle davantage au reste. "Des dattes ? nan ça me dit rien. Le vin ça j'connais. J'suppose que si c'est baigné dedans ça doit pas être dégueux. Mais ici y a pas de "dattes" dont tu parles. y a d'autres trucs mais pas ça. Enfin sauf si Sargon va piller d'côté d'chez toi. Si jamais j'en trouve j'pourrai en ramener. Ou d'autres trucs... Au pire, t'peux dire à Gab ce qui te ferait plaisir, j'pourrai t'jours le savoir." Elle engouffra une portion du plat avant de faire de même rapidement une seconde fois, n'étant pas très raffinée en ce qui concernait la façon de manger. Mais la prise de parole de la Volantaine l'empêcha d'avaler convenablement cette nouvelle lampée et elle dut tousser un petit peu pour faire passer cela avant de se prendre à boire et d'avaler une longue gorgée. Seulement cela fait, elle put s'exprimer "T'es folle ? Nous aller sur l'continent ? Jamais ! C'toute notre vie d'piller et d'voler ! Puis j'aime la roche, nos îles, l'mer aussi ! C'sont nos terres, elles nous appartiennent et elles font partie d'notre héritage propre ! Elles traduisent notre tempérament d'roc sans faille ! "Nous ne semons pas". " dit-elle pour reprendre l'adage de leur suzerain. Elle revint s'assoir et reprit une bouchée une fois un peu calmée face à l'impulsivité qui l'avait envahie. Elle reprit ensuite la parole tout naturellement "T'peux peut-être pas comprendre parce qu't'es pas d'ici. Mais on y tient à notre façon d'vivre. On est connu pour ça et ça fait notre fierté. Un jour j's'rai Capitaine et j'aurai mon propre boutre pour diriger les raids ! Et puis sincèrement, y a pas d'place pour nous. Les continentaux nous aiment aussi qu'peu qu'on les aime. " Elle ricana pour appuyer ses dires avant de se souvenir de quelque chose qu'elle n'avait pas pu demander auparavant. Aussi, prenant l'expression de quelqu'un qui vient de se remémorer un oubli elle reprit la parole "Oh tiens.... T'as pas dit que t'étais partie de Volantis parce que t'as eu un problème ? Puis ton frère là qui a choisi une autre voix... C'est en rapport avec ton problème ou c'est deux choses différentes. Et t'as pas d'autres membres de ta fille ?" Elle l'observa un moment avant de prendre conscience d'une vérité qu'elle n'avait peut-être pas comprise sur le moment présent et qui aurait de quoi la surprendre d'ailleurs. "ah mais attends... T'es tailleuse. C'est toi qu'a fait tes vêtements qu'tu portes là ? " PArce que même si cela ne l'intéressait pas de se vêtir de la sorte et que d'ailleurs en tant que Fer-née elle trouverait ça particulièrement ridicule, le travail réalisé était assez exceptionnel à ses yeux et s'il était effectivement question d'un travail personnel, il méritait qu'on s'y attarde ou tout du moins qu'on en reconnaisse la qualité visuelle, car la qualité professionnelle n'était pas possible pour quelqu'un comme elle qui n'y connaissait rien et qui faisait raccommoder ses biens à la va vite. "Mais va falloir trouver plus chaud j'pense quand même pour porter... L'temps va changer, l'vent s'annonce d'jà plus rude. Enfin j'imagine que Lakdahr t'as prévenue non ? Tiens d'ailleurs, ça te plaît d'être sa femme-sel ? " Une question qui pourrait l'intéresser car au fond, elle n'avait jamais demandé à une femme-sel ce que cela pouvait bien faire d'en être une au final. Concrètement, elle n'estimait pas qu'elles avaient leur mot à dire, mais par curiosité, l'idée de savoir l'avait poussé à s'aventurer sur ce terrain là.




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Message Sam 1 Juin 2013 - 7:58

Serenei avait entendu parler de cette notion du Fer-prix, mais avait encore quelque peine à la cerner dans son entièreté. La volantaine peinait à croire que le barbarisme qui caractérisait les Fer-nés était régi par certaines règles – c’était presque aberrant, et pourtant… Sourcils froncés dans une mine dubitative, fixant la brunette qui se faisait assez patiente pour lui expliquer ce point, la donzelle était loin de prêter une oreille distraite au discours à prononciation chaotique de son interlocutrice. Cependant, en recoupant les diverses informations que lui avaient confié les insulaires des Iles, elle parvenait sans peine à préciser sa vision de leurs us-et-coutumes. De leur aspiration commune à battre et piller. Tout n’était qu’une question de fierté et d’honneur – Arkha respirait la témérité et dégageait une certaine féminité caractérielle derrière ce comportement masculin. Elle se battait pour qu’on la reconnaisse comme ses homologues masculins – qu’on la traite de même, refusant d’être catégoriquement considérée comme faible de par son sexe. Au final, les deux jeunes femmes voulaient mener leur barque, chacune à leur manière bien différente. Serenei trouvait ça plutôt regrettable qu’Arkha doive en passer par un tel faux-semblant – mais se faire passer pour un homme pour être considérée comme tel au sein d’un peuple misogyne était sûrement la meilleure alternative pour elle. L’artisane avait du lutter contre ses farouches concurrents lorsqu’elle était à Volantis – essentiellement constituées d’hommes peu scrupuleux, gourmands en nombre de détours éloquents sans manquer de cruauté et d’égoïsme. Elle avait su rester digne et leur tenir tête – sûrement car les armes qu’ils avaient employés contre elle, étaient faites de fourberie et d’espièglerie – particularités féminines somme toutes. Les volantains comptaient bien plus sur la raffinerie que sur la violence brute et la soumission primaire – mais la jeune femme-sel ne désespérait guère à pouvoir user de ses armes, même dans un endroit aussi hostile. Serenei hocha doucement la tête lorsqu’Arkha tenta de lui faire assimiler la notion de Fer-prix. Elle n’était qu’une vulgaire récompense, un butin approprié comme pouvaient l’être un vase, ou un beau collier. Elle n’était qu’un bien, estampillé par la marque de l’Edenteur des Iles-de-Fer.

Serenei se fendit d’un sourire sympathique à l’égard d’Arkha. Cette donzelle au caractère tempétueux était attachante, même si ce n’était clairement pas ce qu’elle attendait que l’on éprouve pour elle. La volantaine essayait d’imaginer le mode de vie de sa comparse mais se trouvait bien incapable de l’apparenter en quoi que ce soit à son bourru de mari. Serenei n’avait aucun mal à partager avec cette nouvelle connaissance – elle était bien contente de pouvoir parler à une femme qui ne soit pas captivité sur cette Ile. Sa faculté d’adaptation en avait surprise plus d’unes, qui elles, courbaient l’échine jusqu’aux cuisines de la forteresse. Il fallait savoir sourire et accepter, pour mieux faire avaler ses petits caprices et se hisser plus haut – c’était du moins l’espoir que la femme-sel avait choisi de préserver. Arkha semblait vaguement intriguée par ses origines, mais l’annonce de son métier avant qu’elle ne soit menée de force ici ne sembla lui faire ni chaud ni froid. Si Serenei était fière de se présenter comme maîtresse de son propre art, et marionnettiste de son commerce, elle pouvait aussi se rendre compte du caractère obsolète de son statut dans un endroit pareil. Qui pouvait se soucier des frusques à enfiler pour aller tuer et ravager ? Le famille suzeraine des Iles de Rocaille avait-elle un goût plus distingué ou arborait-elle des tenues de roturier ? Bien des curiosités qui émoustillaient l’esprit de la tailleuse. Elle n’avait encore jamais rencontré le dénommé Dagon Greyjoy ou sa femme – mais avait entendu dire beaucoup de choses sur cette dernière aux cuisines. Elle semblait mépriser les femmes-sel, et d’ailleurs, son époux s’était dispensé de lui en imposer une. Quel curieux égard de la part d’un meneur d’hommes.

Lorsque la volantaine pensa tout haut en confiant à la Fer-née que le rouge lui irait bien, cette dernière parut se révulser. Le rire sec qu’elle venait de laisser échapper n’était cependant pas aussi vexant que les quelques mots que Serenei parvinrent à déchiffrer de la bouche de son interlocutrice. « Marin, pas catin ». Comme pour accompagner ses paroles, la femme-sel ramena l’étoffe contre elle pour en observer les coutures d’un air songeur. Ses lèvres s’étirèrent dans un bref sourire froid. Les Fer-nés n’avaient aucun goût pour les couleurs, et sûrement considérait-il cela comma tapageur et donc, réservés aux continentaux.

« Moi non plus. Mais t’es pas habituée à la couleur, c’est tout. » – Elle hocha les épaules. « Je couds aussi vêtements plus… Masculins si tu veux. Et plus sombres. »

Elle ne prenait guère autant de plaisir à créer des frusques à coupes ordinaires et limitées que de laisser cours à ses ouvrages raffinés, mais elle aimait aussi répondre à la demande. Et sur les Iles-de-Fer, sa besogne de tailleuse se limiterait aux habitudes vestimentaires des insulaires. Il n’y avait rien de plus frustrant que de coudre des vêtements que personne ne désirait porter. Un habit sans personne pour le porter, c’était comme une âme dépossédée de son corps – triste. Arkha et Serenei n’avaient pas évolué dans le même monde, et ce contraste n’était en rien mystérieux. La simplicité de leur échange et du repas qu’elles partageaient attirait l’œillade curieuse de quelques servantes qui passaient par là. Serenei pouvait d’ailleurs se demander si la Fer-née était aussi bavarde avec ces dernières mais il semblait que non en vue de la frayeur qu’elle pouvait susciter en elles. Dégustant un bout de pain saucé, la jeune femme-sel coula un regard à son interlocutrice, surprise de l’entendre s’intéresser à son voyage maritime. Elle mit quelques secondes avant de daigner lui répondre, finissant d’avaler sa bouchée tout en touillant sa gamelle.

« Mal. Comme… Hm… Malade, c’est ça ? Je croyais mourir. J’avais jamais pris bateau avant et j’ai eu beaucoup de lunes là-dedans. » – Rien que de s’en rappeler, ça lui fichait des frissons. Elle était en train de parler de mal de mer à une Fer-née – pour sûr que celle-là n’allait pas partager son aversion. L’avis culinaire de la demoiselle au sujet des dattes arracha un franc sourire à Serenei. Cette dernière crut d’ailleurs comprendre qu’Arkha se proposait pour ramener quelques trucs de ses pillages – une annonce qui laissa la jeune femme perplexe, doutant d’avoir bien compris. « Voler pour… Moi ? Tu es marin sur bateau de Sargon… Harloi ? »

Elle avait entendu parler du bellâtre – un homme en marge, qui aimait à se rebeller contre l’Antique Voie. De quoi titiller la curiosité de Serenei qui découvrait les facettes multiples d’un peuple méconnu. La volantaine put constater avec satisfaction que son plat n’était pas mauvais, en vue de la manière dont Arkha engloutissait le tout. Un vrai homme que cette femme là ! La petite question épineuse qu’elle avait soulevée sur le fait de conquérir une terre plus fertile secoua Arkha d’une toux offusquée. Serenei se transit, cuillère en l’air, fixant la Fer-née d’un regard éberlué. La Fer-née lui expliqua avec verve qu’elle tenait à leurs terres de Rocaille, où rien ne pouvait être semé. C’était une fierté, pas une fatalité. Si Serenei ne parvenait pas à comprendre quel honneur il y avait à piller les biens d’autrui, elle se heurtait à l’évidence même qu’elles ne partageraient jamais la même vision de cet héritage qu’elle mentionnait. Arkha parlait avec ferveur – son ambition semblait être entêtante, comme la sienne qui l’avait rongé pour devenir une artisane accomplie. Propre capitaine de son boutre et mener ses expéditions et pillages – c’était une autre manière de prendre le contrôle sur sa vie. Quand à l’idée que les continentaux ne les aiment pas spécialement, Serenei ne put que se mordre la langue en guise de réponse. C’était normal de haïr ceux qui se dressaient en ennemis, ceux qui volaient, violaient et tuaient sans scrupule. Touillant toujours le contenu de son écuelle comme si l’appétit venait de lui passer, Serenei ne put que grimacer une moue gênée lorsqu’Arkha s’enquit de savoir quel problème lui avait valu son départ de Volantis. Quelle petite curieuse – elle pouvait bien reconnaître là le lien de parenté avec Gabriel ! Car pour sûr, ça n’était pas Lakdahr qui s’était montré curieux d’en apprendre plus sur elle.

« Ma mère, morte. Mon père, aussi. Juste mon frère à Volantis. On s’entendait pas trop. J’ai eu, concurrence déloyale. Les autres marchands, ils m’ont… Menacé. Alors je suis partie pour aller au Westeros. » – Avoua-t-elle finalement à sa comparse. Face au vif intérêt douteux de la donzelle pour sa tenue vestimentaire, Serenei ne put que froncer les sourcils de perplexité. « Hm oui, c’est moi. »

Alors qu’elle aurait pu s’attendre à quelques compliments avisés, la Fer-née se contenta seulement de la prévenir de la légèreté évidente de l’étoffe pour un climat comme celui des Iles. Oh, Serenei avait bien goutté aux larmes du ciel, à cette bruine aux embruns marins qui ne cessait de la tremper à chaque fois qu’elle mettait le nez dehors. Le climat était rude en froideur et en vent – rien de similaire à Volantis. La vague inquiétude de son interlocutrice pouvait bien être flatteuse pour le femme-sel.

« Pas l’habitude. Mais je vais coudre vêtements plus chauds, oui. » – Lui glissa-t-elle avant d’être décontenancée par sa question suivante. « Plaire. Me plaire d’être femme-sel de Lakdahr ? » - Devait-elle rire, ou définitivement la considérer comme timbrée ? Les Insulaires s’imaginaient-ils vraiment que les femmes-sel étaient nées pour servir ? Elle cligna des paupières à plusieurs reprises, les lèvres jointes dans une moue dubitative. « Hm… Avant j’avais commerce. Je dirigeais ma vie. Disons que c’est différent, maintenant. »

Sans s’en rendre compte, Serenei avait organisé le contenu de sa gamelle en petit tas de chaque côté de l’assiette. Elle hésitait vraiment quant à ce qu’elle pouvait dire ou non à la jeune Fer-née.

« J’ai quitté Volantis, je supportais pas esclavage. L’ironie du sort vous appelez ça. J’me retrouve ici, maintenant, à servir. » – Une pointe d’amertume venait de trahir son ton, cependant, son faciès n’exprimait aucune tristesse ou hostilité. Seules ses prunelles abyssales en revenaient à révéler une certaine rancœur. « J’imagine que j’aurais pu être femme-sel de pire. Ça se passe pas si mal. »

Elle haussa les épaules – elle préférait de toute manière vivre sa situation avec positivisme. Elle n’était pas du genre à s’apitoyer, surtout qu’elle avait commencé à découvrir plus intimement son ravisseur – de sorte à savoir comment il fonctionnait. Elle ne pouvait défaire ce qui était fait, ne pouvait revenir en arrière, alors autant jouer le jeu – celui de la femme-sel docile.

« Je l’énerve pas et tout va bien. Il est… Imprévisible. Désordonné. Il aime l’eau de mer mais n’aime pas trop les bains. Chose commune aux Fer-né(e)s j’imagine. » – Laissa-t-elle échapper, un vague sourire aux lèvres. « Tu sais si il a eu beaucoup de femmes-sel ? Tu sais s’il en a tué ? »

La question avait le mérite d’être franche, mais à défaut d’avoir le courage de la poser au concerné pour le moment, Serenei estimait qu’il était bon de se renseigner à son sujet auprès des autres.






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Arkha Kenning
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Message Lun 3 Juin 2013 - 22:04

Lorsque la femme-sel avoua qu'elle "non plus", elle ne sut pas de quoi elle parlait exactement et la regarda avec une certaine perplexité. Cependant, ce ne fut guère assez important pour qu'elle s'éternise sur le sujet. La couleur rouge était question d'habituation... peut-être était ce le cas. Si jamais depuis sa naissance elle avait été baignée dans les tissus de cette qualité et de diverses tendances colorées, alors oui peut-être n'aurait-elle pas considéré cela comme une insulte. Mais le rouge était bien trop tapeur à l'oeil pour qu'elle puisse le trouver intéressant dans l'état actuelle des choses. Il était donc bien improbable qu'elle s'y habitue ne compte guère en porter. Et elle n'était pas sûre de voir assez Serenei pour pouvoir rencontrer régulièrement ce genre d'accoutrement. Par conséquent, elle allait se contenter de profiter de ses vêtements habituels. Mais il pouvait être intéressant de savoir que quelqu'un était capable de faire des attirails vestimentaires. Elle ne savait pas si son premier réflexe serait d'aller trouver une femme-sel pour lui rendre service mais néanmoins, garder l'information dans un coin de sa tête pouvait toujours servir. De toute façon concrètement, Lakdahr n'était que le meilleur ami de son cousin de coeur, ce n'était pas quelqu'un qu'elle voyait souvent par elle-même. Toujours que ce sujet ne l'empêcha pas de continuer à dévorer la besogne précédemment réalisée de Serenei sans se soucier le moins du monde des diverses oeillades qu'on pouvait leur adresser. Elle ne s'était jamais vraiment soucier du regard du personnel de maison, cela la laissait totalement indifférente. Après tout si elle avait envie de manger maintenant en compagnie de cette femme-sel, pas de raison qu'elle se prive. Elle continua cependant d'écouter la suite concernant le mal qui avait pu la submerger alors qu'elle était en mer. Apparemment cela s'apparenterait davantage à ce qu'on pouvait appeler "le mal de la mer". Quelque chose qu'elle ne pouvait décemment pas comprendre. Elle adorait tellement se retrouver sur les eaux que le simple fait qu'on s'en trouve endommagé était totalement inconcevable. Y passer des lunes serait un réel paradis que la volantaine ne semblait pas partager. Cela devait sûrement s'expliquer qu'elle n'était pas une Fer-née. Après tout la population en dehors des îles ne savaient pas ce qui étaient bon. Lui en vouloir ne servait à rien, ce n'était au fond pas tellement la faute de la jeune fille si elle n'était pas née au bon endroit. Car quoi que pense la Volantaine, un plaisir évident séjournait en eux quant-à leur descendance et leur héritage. Aucun d'eux ne voudraient en changer que les autres puissent le comprendre ou non. La surprise se dessina légèrement sur son faciès à l'évocation de son cousin de sang.

"T'connais Sargon ? Enfin c'vrai qu'il est connu sur les îles mais j'savais pas qu' t'en aurais d'jà entendu parler. P't-être par Gab... Quoi que non. C'est Lakdahr alors qui t'en as parlé. Enfin après c'est normal'ment chez lui ici, à Dix-Tours, puis l'île d'Harloi aussi forcément. Mais il vit chez moi Sargon. C'mon cousin. Et ouais, il m'a laissé l'opportunité d'être marin sur la Veule Salée. C'est grâce à lui que je peux concrétiser mon rêve ! Et grâce à Gab aussi."

La fierté pouvait s'entendre dans sa voix car elle ne pouvait nier que grâce à ses deux cousins elle avait pu entamer l'ascension vers son objectif final qu'était d'être capitaine d'un boutre un de ses jours pour pouvoir passer l'éternité ,si son désir le voulait, sur la mer. Cette idée occultait tout le reste. S'établir, créer une famille, succéder à son père... Tout ça pour le moment ne faisait pas partie de ses priorités. Pour ce qui est de "l'insulte" sur le fait de regagner le continent plutôt que de rester sur leur terre de rocailles entourée par la mer, cela fut vite oublié pour passer à autre chose. Car concrètement, c'était tellement une idée folle qu'elle ne méritait pas du tout qu'on s'y intéresse davantage. Elle avait donné son point de vue et cela suffisait à clôturer la conversation sur ce sujet permettant ainsi de s'intéresser de nouveau à la jeune femme à qui elle avait adressé de nouvelles questions. Elle apprit ainsi les désagréments qu'elle avait pu avoir sur sa contrée natale. Déloyale ? Menacer ? Si cela lui était arrivé elle aurait tout simplement remis à leur place les concernés en leur adressant Traîtresse. Mais les femmes des autres continents n'étaient pas capable de se défendre toutes seules. Elles n'étaient que des assistées qui ne pouvaient finalement que fuir face à quelques hommes menaçants. Cela lui était au fond bien égal... C'était leur problème de ne pas être capable de se défendre seules. Ce n'était évidemment pas à elle qu'une telle chose arriverait. Ce fut bien pour ça qu'elle n'en dit pas plus. Après peut-être que la mort de ses parents auraient pu l'affecter assez pour ne pas être en situation de gérer la suite de sa vie. Elle n'en savait rien mais la fuite n'était pas une excuse. Elle n'avait fuit qu'une seule fois dans sa vie et c'était la plus grosse honte qu'elle n'avait d'ailleurs jamais révélée à personne, et elle ne comptait pas le faire là maintenant.

Concernant la conception des vêtements, en réalité, elle avait été impressionnée. Cependant, ce n'était pas dans son caractère d'être en émerveillement devant une qualité purement féminine. Car bien que tailleur pouvait être également un métier d'homme, pour elle, avoir autant de raffinement comme les parures qu'arboraient la jeune femme était particulièrement féminin. Mais elle aurait quelques difficultés à lui avouer que son travail avait de quoi être sous le charme. Utiliser ses doigts avec autant d'habilité était impossible pour elle, elle ne pouvait que manier son arme ou alors diriger un boutre, le reste ne l'avait jamais intéressé et encore moins être une femme qui savait faire de telles prouesses. Et puis ici il était vrai que ça ne servirait à rien. Il fallait davantage des dessus chaleureux pour permettre d'affronter le vent rude des îles ainsi que l'hiver qui n'allait pas tarder à se faire agressif. Mais elle semblait au courant et apparemment pouvait réaliser de telles choses. C'était donc parfait comme ça. La question suivante concernait Lakdahr. Au final, elle se demandait plus comment il pouvait être que comment elle pouvait elle réellement prendre les choses. Après tout une femme-sel se devait de contenter le Fer-né à qui elle appartenait tout simplement. Mais elle n'avait pas la moindre idée de comment Lakdahr la traitait. Cela ne l'offusqua nullement qu'elle parle d'ironie du sort concernant l'esclavage, à ses yeux ça n'en était pas du tout un d'être une femme-sel. C'était juste un honneur quand on savait que sinon c'était la mort voire les viols à répétition qui pouvaient se faire valoir à la place comme conséquence d'un quelconque raid. Qu'un Fer-né prenne une femme sous son joug était particulièrement valorisant. Elle ne put cependant pas s'empêcher de ricaner à l'entende d'un bain."Un bain ? Qu'est ce qu'on ferait dans un bain ? " S'il y avait bien quelque chose auquel les Fer-nés ne faisait pas attention, c'était bien la propreté. Peut-être que son côté féminin la poussait naturellement à y accorder un brin d'intérêt, mais sûrement pas au point de la volantaine qui se trouvait actuellement à ses côtés. Et alors quand elle était sur le boutre avec les autres marins, il ne fallait pas demander comme elle y accordait guère d'intérêt et comme elle s'en fichait même éperdument. Ce n'était donc pas du tout étonnant que Lakdahr n'apprécie pas ça. Elle marquait un point, c'était commun aux Fer-nés. Les deux questions qui suivirent marqua son expression d'une surprise non dissimulée alors qu'elle engouffrait la dernière cuillerée de son dernier repas de la journée qui lui permettrait de passer la nuit tranquillement ensuite. Elle ne s'attendait pas du tout à ça et elle ne se doutait même pas qu'on pourrait avoir ce genre de préoccupations. Lakdahr ne l'avait en réalité jamais effrayée. Il l'avait toujours beaucoup impressionnée car après tout il était l'un des deux colosses des îles, et elle ne pouvait décemment pas l'ignorer, le voyant comme un modèle à suivre, tout comme Gabriel l'était également. Aussi prit-elle quelques secondes, le temps déjà d'avaler sa bouchée, avant de répondre.


"Sincèrement j'en sais rien. L'en a peut-être eu d'autres mais je suis pas vraiment au courant. Faudrait demander à Gab pour ça. Lui il connait vach'ment bien Lakdahr donc il saurait te répondre. J'sais qu'il est du genre à s'taper pas mal de femmes, mais des femmes-sel j'en sais rien. Pour c'qui est d'les tuer, ben forcément si je connais pas la réponse à la première question, j'peux pas t'en dire plus. Mais comme t'es sa propriété, y a peu de chance qu'il te tue. Normalement ça n'apporte rien de se débarrasser de cette façon d'une femme-sel. A moins que tu fasses vraiment la merde et du coup que tu l'foutes dans une colère tellement noire qu'il pourrait pas s'en empêcher. Mais comme t'as l'air d'avoir compris qu'il faut pas l'énerver, tout s'pass'ra bien pour toi. T'verras, y a d'quoi être fière d'être sa femme-sel, il fait partie d'la renommée par chez nous. Puis Gabriel le laissera jamais te tuer j'pense. Le connaissant, surtout s'il t'a à la bonne, il fera tout pour te protéger. L'est comme ça, la un grand penchant pour la gentillesse. " Elle se rendit compte qu'elle était peut-être en train de dévaloriser son cher cousin en accentuant ce dernier point, chose qu'elle ne pouvait décemment pas accepter, et qu'elle rectifia alors bien vite "Mais te méprends pas hein ! L'es tout aussi fort que Lakdahr et s'il voulait il pourrait tuer qui il veut ! Il est super balèze et il peut être super dangereux quand il faut ! " Voilà comme ça c'était corrigé et Serenei ne pouvait pas se méprendre. Discuter de cet énergumène la rappela du coup à l'ordre en lui remémorant qu'elle était tout simplement descendue pour se désaltérée et qu'elle en était venue à prendre beaucoup plus de temps pour le coup en papotant avec la jeune femme qui se trouvait également dans les parages à son arrivée. Cela avait eu le mérite de stimuler un intérêt et de la considérer comme une femme assez sympathique, comme elle l'avait pensé de Cybeline. Mais cela ne ferait sûrement pas de cette femme une amie... Du moins pas dans l'immédiat. Elle finirait sûrement par l'oublier un peu si elle ne la voyait plus. Après tout, elle restait une femme-sel, gagnée par le fer-prix qui devait tout simplement contenter le colosse qu'était le forgeron. Se levant donc, elle prit son écuelle pour la taper à l'endroit prévu pour laver les ustensiles utilisés, bien qu'elle ne comptait pas le faire à la place du personnel prévu, et elle se tourna vers la jeune femme.

"J'vais devoir te laisser, Gab m'attend et j'ai déjà traîné pas mal. " Elle s'apprêta à lui tourner le dos pour partir mais elle ne sut pas très bien qu'elle sentiment prit le dessus, mais elle se sentit obligée de formuler quelques propos pour clôturer l'échange qui venait d'avoir lieu. Des propos agréables. "Heu... Ouais donc.. Si besoin t'auras qu'à dire, pour des trucs à te voler... Et heu.. merci pour la bouffe. S'lut. " Ce fut ces derniers mots avant de s'éclipser vite fait ressentant une petite gêne surprenante à se sentir familière avec cette jeune femme qu'elle voyait pour la première fois et qui plus est était une femme-sel, donc une étrangère aux îles. Elle s'empressa donc de rejoindre son cousin tant aimé et d'oublier bien vite cet échange qui pourtant avait été vu par pas mal du personnel en cuisine. Un détail qu'elle se devait d'oblitérer de son esprit. Après tout, elle ne savait pas si elle reverrait la jeune femme de si tôt...qu'elle en ait envie ou non. De toute façon, elle ne se laisserait pas aller à ce penchant, ça aurait de quoi pervertir ses habitudes ainsi qu'entraîner des intérêts pour de la conversation féminine. Et ça, c'était hors de question !

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Message Dim 9 Juin 2013 - 16:58

Arkha sembla surprise d’entendre Serenei évoquer Sargon. Sûrement ne se doutait-elle pas des bruits qui courraient dans la forteresse de Pyk à son sujet ? Les femmes-sel, en tant que servantes, pouvaient laisser trainer leurs oreilles partout, sans qu’on les remarque pour autant. La volantaine apprit de ce fait que Sargon était aussi son cousin, et qu’il lui avait permis de devenir marin sur son boutre. La fer-née semblait apprécier Gabriel, comme Sargon mais la femme-sel se doutait qu’il y avait anguille sous roche. Elle n’était pas au fait de tous les griefs des Iles-de-Fer et peinait à mettre des visages sur les noms qu’elle pouvait entendre au détour d’un couloir. Elle se pinça les lèvres, amusée par l’entrain de son interlocutrice à l’évocation de ses deux cousins.

« J’ai pas vu encore Sargon. Juste entendu parler. Par les femmes-sel. » – Lui confia la volantaine, mettant fin aux turpitudes de la brune. « Il a l’air… Sympathique. »

Elle n’était pas certaine que le mot soit approprié. De ce qu’elle en avait entendu dire, le Harloi n’était pas du genre à user de détours – mais les captives avaient toujours tendance à voir en lui une sorte de clémence. La jeune Kenning semblait tenir à son rôle de fer-né – un comportement qui était tout aussi louable dans sa témérité qu’aberrant de par la teneur. La volantaine ne pouvait tirer aucun mérite dans le fait de piller et tuer, même chez une femme qui avait été élevée dans ces valeurs-là.

« Lakdahr ne dit pas grand-chose des autres. » Ajouta-t-elle d’un air dubitatif.

Elle n’osait pas encore faire défaillir le peu de patience qu’il possédait en le bravant de mille questions. Elle préférait ne pas presser les choses, et découvrir le monde dans lequel elle évoluait par d’autres biais. Serenei qui craignait de rencontrer les insulaires depuis que Lakdahr lui avait évoqué la possibilité de sortir, fut soulagée par l’échange initié par Arkha. Peut-être pourrait-elle se sentir plus à l’aise à l’égard des autres ? La fer-née sembla dédaigner d’un ricanement la question du bain – c’était chose commune que de se soucier de l’hygiène comme d’une guigne sur les Iles de Rocaille. A la question rhétorique visant à témoigner de son amusement, Serenei répondit par une œillade entre complicité et fausse réprobation.

« Drôle. Lakdahr m’a demandé la même chose. » – Elle secoua légèrement la tête, avant de porter une nouvelle bouchée de pain qu’elle avala avant de reprendre. « Un bain. Ça détend. Et c’est bon pour la peau. Contre la saleté. »

La volantaine ne s’attarda guère sur l’expression de la fer-née, se doutant que celle-ci devait être insensible au charme de l’hygiène. Peut-être parviendrait-elle à changer un peu le forgeron à ce sujet – même si prendre un bain sous-entendait choses bien plus graveleuses que saines.

L’élan de curiosité auquel se risqua Serenei quant à en apprendre un peu plus sur le maître Edenteur des Iles de Fer, parut surprendre son interlocutrice. Elle n’avait pas encore osé poser ses questions à Gabriel, sachant le lien qui unissait les deux fer-nés. Elle craignait aussi que Gabriel lui dissimule la vérité pour ne pas l’effrayer, alors qu’Arkha, de par sa nature féminine, aurait pu se montrer plus sincère là-dessus. Quoiqu’il en soit, cette dernière ne semblait pas connaître de détails intimes sur la vie de Lakdahr. Une déception, comme un soulagement entre autre – car ça aurait sûrement sous-entendu bien d’autres choses ! Lorsqu’Arkha partit dans son explication, la volantaine fixa son visage avec défiance, tentant de comprendre la signification de sa formulation rapide. D’ailleurs, c’était à croire que la fer-née voulait la perdre dans son discours, tant elle l’embrouillait en revenant sur ses mots. La perplexité de l’exotique femme-sel se traduisit par quelques froncements de sourcils enjoints à des approbations plus ou moins convaincues. Serenei finit par vaguement comprendre que son interlocutrice tentait de la rassurer – tant qu’elle adoptait un comportement souple et docile, elle n’attirerait pas les foudres du forgeron. Puis, Arkha commença à lui parler de « fierté » - ce qui n’était pas forcément de l’avis de la volantaine. En quoi pouvait-elle s’estimer heureuse ? Oh oui, ça aurait pu être pire. Elle était la femme-sel du plus violent et du plus colossal des fer-nés – elle pouvait en tirer une certaine impression de sécurité. Sauf qu’elle avait toujours cette inquiétude latente, qu’il mette à exécution ses menaces. Lorsque la fer-née évoqua Gabriel, la jeune femme-sel étira un petit sourire énigmatique. Il était vrai que ce dernier s’était montré patient, attentif, et il ne se moquait jamais de ce qu’elle avait à dire. Il l’épaulerait et savait apaiser à sa manière le titan fer-né. Serenei commençait à entrapercevoir le rôle de confident qu’il pourrait tenir, chose qui aurait de quoi faire gouailler l’Edenteur. La manière qu’eut Arkha de lui souffler que si Gabriel était enclin à la gentillesse, il n’en restait pas moins quelqu’un de dangereux, fit de nouveau sourire la jeune femme.

« Je doute pas de ça. Pour moi, tous les Fer-nés sont dangereux. » Lui glissa-t-elle. « Et les femmes fer-nées encore plus. » Car elles restaient des femmes, dix fois plus mesquines de nature que leurs homologues masculins.

Serenei eut à peine le temps de baisser les yeux sur son écuelle que son interlocutrice se redressa, lui annonçant qu’elle devrait rejoindre son cousin qui l’attendait. La volantaine acquiesça du chef, sourire aux lèvres, même si elle aurait aimé discuter un peu plus longtemps avec la pétillante jeune femme. Le remerciement que cette dernière lui adressa la laissa quelque peu stupéfaite. C’était bien la première fois qu’elle entendait un « merci » depuis qu’elle était sur les Iles de Fer. Serenei salua son effort d’un œil gratifiant.

« Au plaisir de te parler une autre fois, Arkha. » – A coup sûr que les autres femmes-sel allaient être jalouses ! C’était presque un privilège d’avoir une conversation légère avec l’un des insulaires. Serenei appréciait Dix-Tours, et elle espérait pouvoir venir ici souvent. Ça lui changeait de la forteresse de Pyk et des rencontres qu’elle y faisait.

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Découverte d'une nouvelle venue en tant que femme-sel [Pv Serenei]

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