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Ce qui se passe lorsqu'on cherche de l'aide...[Tybolt]

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Message Mar 12 Juil 2011 - 21:20

Laëlia soupira de soulagement lorsqu'elle arriva aux portes de la forteresse de Castral Roc. Elle était fatiguée, énervée, mais à bon port. Lorsqu'elle y repensait, cette histoire se révélait totalement inouïe. Si elle était là, ce n'était en effet pas par hasard. Belle Ile avait été prise d'assaut par les Fer-Nés qui avaient ravagé BelCastel avant de s'en prendre à la Citadelle elle- même. Et ce n'était pas un spectacle beau à voir, elle pouvait l'affirmer puisqu'elle même fille de Lord Farman, se trouvait dans la Citadelle au moment où ces espèces de barbares sans vergogne s'en étaient pris à leur peuple. Ils violaient les femmes, et pillaient tout ce qu'ils pouvaient avant de tuer, faisant couler toujours plus de sang. Rien que d'y penser, la jeune femme sentait naître en elle une haine farouche qui la faisait presque frissonner de dégoût. Elle se le jura, elle vengerait les siens par les Sept, même si pour cela elle devait payer de sa vie.
La jeune femme huma l'air marin qui s'offrait à ses narines. Il était doux, presque aussi doux que la tentation de repartir aider les siens. Mais, son père le lui avait bien fait comprendre, elle ne pouvait rien pour eux..Du moins, elle ne pourrait rien si elle revenait seule.

Il s'agissait là de la raison de sa présence à Castral Roc. Son père lui avait demandé de trouver de l'aide. Oh bien sur, elle n'avait pas voulu de prime abord. Non pas qu'elle ressente quelque rancoeur envers les autres Seigneurs des Terres de l'Ouest, le problème était tout autre. Laëlia avait une grande fierté d'elle même et des siens, et ne supportait pas demander de l'aide. La belle considérait en effet cela comme une forme de faiblesse, mais ce qui était des plus étonnants, il fallait le dire, c'est qu'elle ne rechignait pas à aider si c'était quelqu'un qui allait lui demander de l'aide. Toutefois, l'Occidentale avait du se résoudre à abandonner sa fierté pour se rallier à la réalité. Elle se devait d'aider son peuple, même si cela lui coûtait une insatisfaction personnelle. Mais le prix de vie humaine était plus élevé que tout autre chose.
Laëlia se frictionna son bras douloureux. Elle avait des courbatures après son petit séjour en barque et ce, parce qu'elle n'avait pas attendu le prochain bateau. Non elle avait traversé ce qui la séparait du continent à l'aide d'une barque de pêcheur et de deux rames. De toutes manière, avec la panique et la terreur qui régnaient sur l'île, elle n'était même pas sûre qu'un bateau serait passé. Après cela, elle avait fait ce qui lui restait de chemin à pied. Elle aurait bien loué une monture si elle avait pu le faire, mais comme elle avait coupé à travers champs, il était évident qu'elle n'avait croisé personne.
La jeune femme fronça le nez en s'époussetant un peu. Elle ne regrettait pas d'avoir revêtu ses chausses de laines et son pourpoint de cuir tanné avant de partir. Ils s'étaient révélés bien plus pratiques et confortables que toutes ses autres toilettes habituelles. Néanmoins, elle n'avait pas l'habitude de marcher ainsi dans des sentiers ou dans les champs, ainsi elle se sentait à présent plus l'âme d'une roturière ou d'un bandit de grand chemin que l'âme d'une fille d'un riche Seigneur.
La belle réajusta nerveusement ses vêtements et coupa court à toutes ses pensées négatives en regardant le paysage autour d'elle. Elle se trouvait sur une colline avec une superbe vue sur la mer qui lui rappelait tant sa chère citadelle de BelCastel. Elle rejeta la tête en arrière et du même coup se laissa tomber à genoux sur le sol, priant les Dieux que son père aille bien. Elle n'avait que lui, il était la personne qu'elle aimait le plus au monde et ne se le pardonnerait jamais s'il lui arrivait quelque chose. Laëlia ferma les yeux. Si elle faisait cela, c'était aussi en mémoire de sa mère qui était morte en lui donnant la vie. La jeune femme c'était toujours sentie responsable de la mort de sa génitrice, après tout si elle n'était pas née sa mère serait peut être toujours en vie..

*Je te sauverais Belle Ile*

Déterminée, elle se releva le coeur à la fois gonflé de désespoir et de nostalgie. Elle allait voir ce fameux Lannister, souverain des Terres de l'Ouest. Son père, ne lui avait jamais parlé de cette famille outre mesure soit dit en passant. La jeune femme en vint à se demander à quoi il ressemblait. Sans doute un vieillard, d'une grande sagesse avec une chevelure grisonnante..Laëlia réprima un rire nerveux..Ce qu'elle pouvait être puérile parfois!
Elle haussa les épaules: Elle verrait bien après tout. Et puis qu'importe, le but était seulement d'obtenir son aide. Elle espérait qu'il lui accorderait.
Laëlia pénétra dans la forteresse e
t s'adressa au garde le plus proche:

Veuillez m'excuser, mais je dois m'entretenir avec votre souverain le plus prestement possible, si vous pouviez..

Le garde la regarda un peu mal à l'aise. Il lui adressa un sourire gêné puis répondit doucement:

Ma Dame, pardonnez mon ignorance mais..vous êtes?
Dame Farman, de Belcastel, répondit froidement cette dernière. La situation était critique et elle n'avait pas vraiment le temps de s'attarder en politesse. Elle n'avait absolument rien contre ce garde, seulement elle était navrée de que subissait son peuple et ne supportait pas l'idée d'être peut être l'une des deerniers survivants à l'heure qu'il était. Le garde quant à lui se racla la gorge, et répondit d'une voix solennelle:

Ma Dame, Je crains que Lord Lannister ne soit pas disposé à vous recevoir, il est très occupé ces d...

Pardon?! Rétorqua-t-elle en haussant le ton, les poings sur les hanches. Ecoutez, Messire, il s'agit de quelque chose de très grave, des vies humaines sont en jeux, vous n'avez pas le droit de m'empêcher de le voir.

Elle croisa les bras sur sa poitrine à la manière d'une gamine vexée mais cela ne dura qu'un temps. Comment ça il était trop occupé? Elle n'avait tout de même pas fait tout ce chemin pour rien, et à contre coeur qui plus est. Elle n'avait pas choisit de venir ici, et si elle avait pu éviter elle l'aurait fait. Malheureusement, elle n'avait croisé aucun grand Seigneur sur son chemin, elle avait donc été forcée de se rendre ici pour voir Sa Majesté en personne. Elle étouffa un juron, maudissant le ciel de l'avoir envoyé elle ici et pas quelqu'un d'autre. L'instant d'après elle pointait un doigt menaçant sur la poitrine du garde et s'exprima, les yeux brillants d'une lueur d'agacement:

Très bien, comme vous voulez, mais croyez moi lorsque je pourrais voir votre souverain je me chargerais personnellement de lui faire part de votre incompét..

Très bien, calmez vous Ma Dame, je vais voir ce que je peux faire pour vous, suivez-moi.

Sur ce, il passa devant elle et lui intima de le suivre. Laëlia sourit en son fort intérieur. Rien ne valait un petit abus de pouvoir pour faire avancer les choses. Habituellement, elle n'en profitait pas, mais là, c'était la situation actuelle qui l'exigeait. La jeune femme regretta un peu d'être agressive même si elle était très souvent sur la défensive. C'était son état d'esprit, elle avait toujours tendance à se cacher derrière une carapace invisible et à refouler chaque sentiment profondément dans son âme. Mais tout de même..Ce jeune homme ne lui avait rien fait après tout..D'un autre côté sa réaction à elle était compréhensible. Elle ne pouvait se permettre d'attendre que monsieur le Roi ait terminé sa toilette pour qu'ils abordent cette question fatidique d'une aide pour son peuple ou non. Par contre, si elle avait peur de quelque chose de la part de cette entrevue, c'était que le Lord lui accorde son aide sous des conditions presque inacceptables pour elle. Ils pénétrèrent dans un corridor et l'instant d'après se retrouvèrent dans une grande salle, ornée de statues et divers portraits.

*Presque aussi beau que notre grande salle à manger*

En réalité, c'était même bien plus beau. Mais la belle était légèrement orgueilleuse et imbue d'elle même si bien qu'elle considérait que tout ce qui lui appartenait ou appartenait aux siens était plus beau que toute autre chose pouvant exister dans ce monde. Soudain, le garde qui l'avait conduite jusque là s'adressa à un autre garde puis tous deux se mirent à murmurer des choses inaudibles pour Laëlia. Cette dernière commençant à s'impatienter, son coeur battant à tout rompre, elle repris la parole à l'attention des deux gardes:

Bon, ce n'est pas que je sois particulièrement ravie de voir votre souverain mais..Je n'ai pas vraiment de temps à perdre. Où est-il? Si vous ne pouvez pas alle le chercher par peur de provoquer son ire, j'irais le faire moi même, vous n'avez qu'à m'indiquer le chemin et j'irais de se pas.

Sur ce elle s'addossa contre le mur, attendant la réponse des deux gardes, tout en les regardant l'air amusé, un léger sourire posé sur ces lèvres. Ce que les hommes pouvaient être peureux décidémment!
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Message Mer 13 Juil 2011 - 0:47

HS:
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Ayant passé une bonne partie de la nuit dernière à discuter de stratégie militaire et politique avec le seigneur des Terres de l'Orage. Tybolt avait à peine eu le temps de s'occuper de faire partir une septa pour le Val afin d'y examiner Lady Maura en vue de leurs épousailles. Cependant l'alliance avec le seigneur Arryn était d'une importance stratégique capitale, tant pour la guerre contre la maison Greyjoy et leurs pirates que pour assoir politiquement la maison Lannister dans l'échiquier politique des Sept Couronnes. Une fois Aliénor, sa petite sœur mariée à l'Héritier du Bief, Tristan Tyrell et lui même marié à la sœur du Seigneur du Val, les Terres de L'Ouest verraient leur puissance politique grandir de manière à devenir et ce pour quelques générations la plus puissante famille de Westeros. Le jeune Lion savait pertinemment qu'il était d'ores et déjà sur la bonne voie, du fait de la richesse Lannister mais avec ses alliances et les enfants qui en naitraient l’œuvre entreprit et lamentablement laissée en plan par feu son père, le Lion Gris verrait son aboutissement son sa direction. C'était tout du moins son point de vue en quittant la bibliothèque où il avait procédé à ses ablutions après sa séance quotidienne d'entrainement avec le maître d'armes.

La fraicheur de la roche de Castral Roc était une véritable bénédiction, rien ici, dans les entrailles de la terre ne laissait penser qu'au dehors, la canicule brulait les récoltes sur pieds et menaçait son peuple d'une famine implacable. Il s'agissait là aussi du reste d'un piège séduisant dans lequel il ne lui fallait pas tomber, perdre le lien avec le peuple de l'Ouest du fait de son éloignement et de la toute puissance inexpugnable du Roc. Il longea donc les couloir simplement éclairés par quelques braseros pour se rendre à ses appartements et entreprendre de rédiger sa correspondance lorsqu'il aperçut du coin de l’œil son jeune frère et conseiller, Gerold. Ce dernier se tenait sur la pointe des pieds pour pouvoir écouter les sons qui parvenaient en ce lieu très précis des corridors. En effet la citadelle avait été faite de manière à ce que chaque pièce, à l'exception des appartements du Lord, permettent à une personne placée de l'autre coté d'un ingénieux réseau de cavités creusées à même la pierre, d'entendre le plus petit des murmures... Ce réseau était connu de chaque Lion, mais la plupart pour ne pas dire l’intégralité de leur convives n'avaient aucune idée de l'existence de ce système, si bien qu'en de nombreuses reprises les informations ainsi collectées avaient permis à la maison Lannister de faire chanter ou d'influencer des maisons ne comprenant pas comment leurs secret avaient pu ainsi être découvert.

Lord Lannister s'approcha donc de son jeune frère, prenant garde de ne pas faire de bruit car ces réseaux avaient la malencontreuse et fâcheuse tendance à conduire les sons dans les deux sens. Même si la variante venant du bas vers le haut ne permettait pas d'entendre aussi bien que celle principale pour laquelle le réseaux avait été conçut, à savoir depuis les pièces les plus en surface vers celles en profondeur. Gerold tourna la tête vers Tybolt et lui fit signe de prendre sa place. Le jeune Lion s'exécuta avec, il fallait bien l'avouer une certaine curiosité enfantine. Combien de fois avaient-ils surprit les conversations des domestiques lorsqu'ils étaient enfants ou même à quelques rares reprises les discussions entre le Lion Gris et ses vassaux. Cependant Damon Lannister n'oubliait jamais bien longtemps l'existence du réseaux et de fait il tenait la plupart des ses rendez-vous "importants" sur les terrasses de la citadelles, celles donnant sur le vide et la mer afin d'éviter toutes oreilles indiscrètes, Tybolt avait du reste reprit cette manière de faire en accédant à la tête de la maison au Lion.

Il lui fallut quelques secondes pour saisir les premiers mots qui lui parvenaient et en comprendre le sens, le son n'était pas très audible ni même parfaitement compréhensible. Il reconnut la voix d'un de ses gardes qui s'entrenait à voix basse avec ce qu'il identifia comme un garde de la porte extérieur. Il était question de lui même, Lord Lannister, là dessus aucun doute et d'une jeune Dame d'une grande maison voulant à tout prit et contre tous les codes de la politesse et de bienséance s'entretenir sur le champs avec le Gardien de L'Ouest. Tybolt interrogea du regard son jeune frère mais celui-ci haussa les épaules en signe d'ignorance. Ils n'eurent cependant pas longtemps à attendre avant, si ce n'est de découvrir l'identité de la femme en question, d'entendre sa voix. En comparaison des messes basses échangées entre les deux gardes la voix de la jeune femme leur parvint fort et claire. Même Gerold qui n'était pourtant plus sous l'orifice saisit parfaitement la teneur de ses propos. L’espace d'un instant le jeune Lion cru qu'il ne pouvait s'agir que de Lady Maura qui ayant découvert ses tractations et l'imminence de son mariage auprès de Lord Arryn venait se plaindre et faire trembler les murs du Roc comme le peu qu'il eut pu voir de son caractère pouvait le laisser penser. Mais la voix n'avait pas l'accent du Val, ni même la douceur toute particulière de celle de Lady Maura. Non cette voix avait des accents de l'Ouest, le type d'accent particulier spécifique aux insulaires du fief.

Le jeune Lord échangea un nouveau regard avec son frère, de ce type de regard que seuls les personnes nait de la même mère peuvent partager. Une discussion silencieuse que le temps et la fréquentation quotidienne d'une personne vous permet d'avoir. Il fallait que le jeune lion reçoive cette "Dame"... Tybolt fit un geste vers sa tenue, indiquant par là même qu'il n'était définitivement pas en état de recevoir une Dame, il portait un pourpoint matelassé pourpre ainsi que des chausses du même rouge et s'il n'y avait le lion doré brodé sur son coeur personne n'aurait pu le différencier du premier venu, mais Gerold sourit simplement de cette manière sardonique qu'il avait toujours, l'air de dire "comme si cela t'avait jamais empêché de recevoir une femme..." Lord Lannister se pinça un instant l'arrête du nez entre son index et son pouce en soupirant. Puis comme si cela avait toujours était sa destination initiale, il prit le petit escalier en colimaçon lui permettant d'accéder à la salle à manger. Il accéda tout d'abord à un effilement de couloirs étroits courant le long de la salle de l'autre coté des épais murs afin de rejoindre le fond de la pièce. En le voyant ainsi arriver les deux gardes se redressèrent avant d'incliner sensiblement la tête. Tybolt congédia d'un geste celui de la porte extérieur alors que l'autre reprenait sa position devant l'accès aux escaliers "officiels" descendant vers les entrailles du Roc. Mais avant que sa main ne repose de nouveau sur le pommeau de son épée il présenta la nouvelle venue.


Lady Laëlia Farman mon Seigneur...

Les milliers d'heures que le jeune Lion avait passé à étudier les différents registres de son fief firent merveille et il ne lui fallut pas plus d'un instant pour situer la jeune femme dans cet univers. Il s'agissait de la fille unique du Seigneur de Belcastel. La nouvelle venue ne ressemblait en rien à l'image qu'il s'était faite d'une insulaire, fille d'un riche seigneur. En lieu et place de toilettes, cette dernière portait des vêtements qu'il n'aurait pas cru voir un jour sur une autre que ces sauvageonnes du Nord. Ceci dit et en y regardant attentivement, la gamine n'était pas dénuée de charme. Sa longue chevelure ainsi que son maintient étaient tout à fait dans les goûts du Lion mais là n'était pas la question. Tybolt s'avança donc vers la table de bois plein qui trônait sur une partie surélevée de la salle et invita la jeune femme à la rejoindre d'un geste, n'oubliant pas comme il en avait l'habitude avec la gent féminine d'y ajouter un sourire bienveillant. Le voyant faire une domestiques s'empressa d'apporter de quoi se restaurer. Il y avait là une cruche de vin ainsi que de fruits pressés et bien entendu quelques morceaux de pain et de fromage, ainsi qu'une assiette de poisson séché.

Le jeune Lion, observa un instant encore la jeune femme avant de prendre place.
Soyez la bienvenue au Roc, Lady Laëlia. Cela fait quelques temps que nous n'avons pas de nouvelles de Belle Ile, comment se porte le Lord votre père ? Question et politesse qui n'avait de fait pour but que de satisfaire aux apparences. Cela faisait maintenant plusieurs jours que le Roc était au courant que la flotte de Fer des Greyjoy tournait autour de la petite île isolée. Lord Lannister avait en connaissance de fait prit la décision de ne pas intervenir, décision conforté par les conseils de Gerold. Les chantiers navale de Port-Lannis avaient besoin de temps pour mettre à l'eau la flotte du Lion et si BelCastel devait tomber pour ce faire et bien soit, personne n'irait pleurer la perte d'une région peut propice aux mines et de toute manière perdue dès le début de ce conflit si ce 'était dans les faits indubitablement par contre dans l'esprit du Seigneur du Roc. Cependant et aux yeux de tous, il lui fallait garder l'apparence d'un suzerain soucieux de la survie de chacun de ses petits Lord du bout du fief, à peine plus puissant et influent qu'un marchand de Port-Lannis. Dans un coin de son esprit, il parvenait déjà à voir le sourire se dessiner sur le visage de Gerold alors que celui-ci devait sans aucun doute possible s'être remis sur la pointe des pieds pour ne rien rater de cet entretien.
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Message Mer 13 Juil 2011 - 9:18

Spoiler:
 
Laëlia foudroyait les deux gardes du regard. Elle en avait assez de les entendre hésiter sur ce qu'ils devaient faire ou non, d'autant qu'elle leur avait proposé d'aller le chercher elle même. Ainsi, ils n'auraient eu qu'à prétexter qu'elle était entrée de force. Peu lui importait du moment qu'elle pouvait s'entretenir avec Lord Lannister. Tandis qu'elle commençait à désespérer de ne jamais avoir son entrevue avec le Seigneur du Roc, un jeune homme à la chevelure aussi blonde que le blé provenant des champs de Belle Ile, à peine plus vieux qu'elle fit son apparition dans le fond de la pièce. Elle ne comprit tout d'abord pas pourquoi à son arrivée, les gardes inclinèrent légèrement la tête non sans avoir arrêté de converser. Laëlia croisa les bras, fixant le nouveau venu d'un regard perçant tout en se demandant ce que ce jeunot lui voulait. Il allait peut être la congédier en lui disant que Lord Lannister n'était pas en état de recevoir qui que ce soit...mais ce n'est pas ce qui se passa à la grande surprise de la jeune femme. Au lieu de cela, le garde qui l'avait conduite jusqu'ici la présenta à ce..Seigneur. Elle ne manqua pas de tressaillir lorsqu'il la qualifia de "Lady". C'était la réalité mais Laëlia détestait qu'on l'appelle ainsi, cela lui rappelait toutes ces femmes de Seigneurs qui n'étaient là que pour leur donner un héritier sans jamais avoir leur mot à dire. La jolie brune se demanda si elle avait bien entendu dans un premier temps.

*C'est lui le Seigneur du Roc?*

Elle maudit son père de ne pas l'avoir prévenue que l'éminent Seigneur du Roc était extrêmement jeune. Décidément, ce devait être les divinités et même sa mère qui devaient bien rire dans l'Autre monde.
Béate, elle finit par lui adresser un sourire gêné avant de s'approcher de lui comme il lui indiquait par le geste de sa main tandis qu'on leur apportait à manger et à boire. Le Lannister prit place à table, non sans l'avoir gratifiée d'un de son sourire bienveillant puis lui souhaita la bienvenue, s'enquissant du sort de son père ce qui ne manqua pas de faie monter un grain de colère dans le coeur de la belle. Elle se demandait bien en réalité comment il pouvait rester aussi calme alors qu'il devait pertinement savoir que rien n'allait plus à Belle Ile. Peut-être que cette situation l'importait peu et qu'il ne faisait montre là que de politesse. Il était vrai qu'il devait avoir très peu d'expérience, du fait de son jeune âge. D'ailleurs toujours aussi surprise par cela, elle commença par bégayer:

Alors c'est vous le..On ne m'avait pas prévenue que vous étiez si..Je ne vous imaginais pas comme cela à dire vrai, enfin..

Sur le coup, elle se trouva bien ridicule bien que son étonement soit justifié. Pour sur, un peu plus tôt elle l'avait imaginé en vieillard tel les Vieux ancêtres ou les grands sages. D'ordinaire, les filles de Seigneurs ne se comportaient pas vraiment ainsi mais enfin, elle était Laëlia et assumait sa différence. De toute manière au point où elle en était avec sa tenue, un petit faux pas de plus ne changerait pas grand chose. Et encore, son interlocuteur ne savait pas que lorsqu'elle était plus jeune, elle s'était faîte passer pour un homme afin de participer au Tournoi de son île..A moins qu'il n'ait eut vent de cet épisode par son père, voilà qui était probable mais de moindre importance. Laëlia se pinça la lèvre inférieure et soupira silencieusement, tant pour garder son calme que pour remettre ses idées en place, et re prit la parole de sa voix cristalline:

Monseigneur, (inclinement de la tête), je dois vous avouer que rien ne va plus à Belle Ile. Notre territoire est dévasté et la Citadelle de Belcastel qui avait jusque là résisté à l'envahisseur est en train de tomber. Quant à mon père, et bien je ne sais quelle est sa situation à l'heure actuelle, peut être ne fait-il plus partie de ce monde ou peut-être est-il agonisant gisant sur le sol..

Sa voix se brisa. L'idée que son père soit en piteux état lui serrait le coeur, lui donnant la nausée et elle ne put réprimer un frisson d'horreur. Il ne méritait pas cela, tout ce qu'il méritait c'était d'être heureux après s'être occupé de sa fille sans avoir l'aide d'une épouse. Evidemment, il y avait eu les domestiques, les mestres et toutes ces personnes au service d'un grand homme, mais cela était différent. Lëlia n'avait jamais pu bénéficier d'un amour maternel. Sans doute était-ce pour cela qu'elle s'était réfugiée dans une carapace de froideur pour ne jamais plus montrer son désarroi. Enfin, il était inutile de déblatérer plus avant sur ce sujet. Elle reprit:

J'ai du fuir, sous les ordres de mon père, pour venir quérir main forte auprès de vous.

Laëlia fixa son interlocuteur quelques instants. Bon sang, qu'elle détestait demander de l'aide. Elle ne pouvait s'assoir, elle était bien trop nerveuse pour cela. Elle n'avait de plus aucune envie de goûter aux mets qui se trouvaient sur la table, du moins pour le moment. L'Occidentale souhaitait seulement une réponse du Lord. Elle verrait bien où se trouvaient ses alliés après tout, finit-elle par se dire. Si elle devait chercher de l'aide ailleurs, elle le ferait. Seulement son père, semblait avoir toute confiance en les Lannister, puisqu'il ne se gênait pas pour vanter à tord et à travers leur bonté d'âme et leur capacité à gouverner les Terres de l'Ouest. Néanmoins, ce discours n'était pas pour convaincre la belle. En effet, elle avait tendance à juger les gens sur leurs actes et non sur des rumeurs. D'un geste gracieux, elle repoussa quelques mèches qui s'étaient malencontreusement hasardées sur son visage, puis ajouta:

Il s'agit là du prix de beaucoup de vies humaines, Monseigneur, je ne fais pas cela que pour mon propre confort personnel. J'ai déjà perdu nombre d'amis dans cet affrontement sanglant et..

Laëlia ne prit pas tout de suite la peine de finir sa phrase et s'assit sur la chaise à côté d'elle non sans avoir laissé échapper un long soupir de désespoir. Elle se doutait pertinement que l'avenir de l'ile était incertain, et qu'elles tomberait certainement aux mains des Fer-Nés. Après tout, elle pouvait bien se mettre à la place de son souverain, que lui apportait Belle Ile? Rien si ce n'était une population fidèle qui avait toute confiance en lui. Enfin, si un afrontement devait se faire avec un autre royaume, il pouvait être certain de pouvoir compter sur la population de Belle Ile pour lui apporter soutient. En ce moment, la plus grande peur de la jeune femme était de décevoir les siens, ou pire de les perdre tous à jamais.

..Ils ont confiance en vous, Monseigneur, vous êtes leur seul espoir d'après mon père, acheva-t-elle à contrecoeur. La jeune femme avait bien précisé qu'il s'agissait de l'avis de son père et non du sien mais comme elle tenait à lui et que, lui même avait confiance en elle, elle ne pouvait se permettre de le décevoir. Elle détestait montrer sa sensibilité intérieure et pas que cela malheureusement.
Elle avait également horreur de prendre quiconque par les sentiments, il s'agissait d'une sorte de manipulation et s'il y avait bien quelque chose pour laquelle elle possédait une aversion toute particulière, c'était cette dernière. Dès lors, elle n'avait pas quitté des yeux un seul instant son souverains guettant sa réaction. Elle finit par baisser le regard sur ses mains et se rendit compte que sa tenue était vraiment très incorrecte pour une Dame de son rang. Toutefois, il fallait l'avouer, elle n'avait prévu aucune toilette de rechange juste pour satisfaire le regard du Lord, ce qui soit dit en passant lui importait peu en cet instant. Elle, elle l'aimait bien cette tenue et se sentait parfaitement à son aise dedans mais tout le monde ne devait pas être de son avis, bien au contraire. Toutefois, elle se refusa à s'excuser. Elle détestait s'excuser, d'autant que cet acte était indépendant de sa volonté. Et demander pardon, de toute manière, c'était un signe de faiblesse, elle ne pouvait se permettre de se montrer vulnérable surtout en cet instant décisif. D'autant plus qu'en y réfléchissant, le Lord n'était pas non plus vêtu convenablement pour un homme de son rang. Un simple pourpoint matelassé et des chausses pourpres Non, en réalité il ressemblait plus à un homme qui venait de faire une ronde dans les champs qu'à un Seigneur.

Et de votre côté? Reprit-elle plus froidement. Comment se porte le peuple de Port Lannis? J'espère que les Fer-Nés ne font pas autant de ravages qu'à Belle Ile, croyez-moi il s'agit d'une véritable catastrophe pour les familles. Certaines se retrouvent démantelées, les parents d'un côté, les enfants de l'autre..

Sur ce, elle jeta un coup d'oeil autour d'elle. Le faste de l'endroit sautait évidemment aux yeux. Cette forteresse troglodyte était absolument magnifique, et la jeune femme finit par se demander si toutes les richesses des Terres de l'Ouest n'étaient pas finalement dans ces murs et dans ces statues. Le Seigneur du Roc vivait à la manière d'un roi, tandis que son peuple mourait de faim. Quelle ironie du sort, et elle qui s'était toujours dévouée aux siens pour les aider. Décidément, chaque Noble n'avait pas les mêmes priorités, cela était plus que certain.
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Message Mer 13 Juil 2011 - 13:18

La jeune femme était fière à n'en pas douter et ne prit pas la peine de s'assoir comme il l'y avait invité. le jeune Lion n'en prit pas ombrage, il se doutait qu'étant donné les évènements qui avaient amené Lady Laëlia jusqu'à Castral Roc, l'envie et la volonté de délivrer son message, sa requête plutôt devait être bien importante que celui de se reposer pour se restaurer. Tybolt ne se souvenait plus de la dernière fois où il avait ressentit ce sentiment d'urgence, cela datait bien évidemment d'avant son accession à la tête de la maison au Lion, mais il n'aurait su dire quand. Depuis qu'il était devenu Lord Lannister, il ne pouvait se permettre de se laisser envahir par de tel impératif, il devait en toute occasion et à chaque instant du jour se comporter en suzerain et maitriser continuellement sa manière d'être. C'est ainsi que le Lion Gris, son père le lui avait enseigné. Un suzerain disait-il, doit toujours être égal à lui même, ainsi ses vassaux et ses gens sauront toujours se situer par rapport à lui, tu dois être le pilier fixe et robuste grâce auquel les Terres de L'Ouest se construisent. Jamais ton humeur ne devra varier en présence d'autres, il te faudra devenir un point fixe et reconnaissable sur lequel les vassaux de la maison Lannister se détermineront. Toutes ses phrases avaient longtemps tourné dans l'esprit du jeune Lion jusqu'à en perdre leur propre sens, un mestre renommé de la citadelle n'avait-il pas écrit un jour, répétez votre propre nom deux cent fois de suite et vous vous rendrez compte que vous n'êtes personne.

Gerold trouvait amusant de voir son frère ainsi maltraiter sa nature propre pour correspondre à l'image que le rôle de suzerain imposait. Lord Lannister prit donc les requêtes de la jeune femme avec le plus grand sérieux et écouta soigneusement l'exposé des faits. Il ne fut pas surprit devant l'étonnement de Lady Laëlia quant à ce qu'elle imaginait de "Lord Lannister", il provoquait cette impression pour tous ceux qui ne l'avait encore vu ou ne suivaient pas régulièrement les changements qui survenaient parmi les grandes familles de Westeros, il s'amusa à imaginer la réaction qu'elle aurait eu si il lui avait fallu se rendre à Vivesaigue et rencontrer Lord Tully âgé de huit ans seulement... Mais le problème qui l'amenait ne résidait pas là il se concentra plus avant pour écouter la jeune femme. Ainsi Belcastel n'avait pas pu tenir plus longtemps... cela n'était pas pour le satisfaire, il avait compté sur le fait que Lord Farman parviendrait à contenir les Fer-Nés une bonne semaine de plus mais à entendre sa fille, le vieillard était aux portes de l'abîme... s'il était du reste encore en vie. Une stratégie se forma très vite dans l'esprit du jeune Lion, il pouvait toujours garder Lady Laëlia au Roc et considérer officiellement la maison Farman comme détruite. Personne n'irait contre dire la voix officielle, et Belle Ile était si loin en un sens surtout avec la flotte de Fer qui trainait dans les eaux à proximité. Cette stratégie commençait à faire son chemin dans la tête du seigneur de l'Ouest mais la jeune femme n'avait semblait-il pas encore terminé.

Mauvais point pour la jeune femme si elle comptait attendrir un Lion du Roc en exposant la souffrance de son peuple et le prix de la vie humaine, surtout des gens du commun... Tybolt ne doutait pas un instant que ces fermiers et mineurs étaient la base de la puissance de L'Ouest mais comme toute base elle se devait de rester en bas ainsi le fait qu'ils doivent pour ainsi dire survivre et traverser de terribles périodes n'avait rien d'étonnant ou de non souhaitable. Chacun avait son poids à porter. Tybolt laissait donc son esprit construire sa stratégie d'abandon de Belle Ile sans entraves lorsque Lady Laëlia mit en avant la confiance du peuple et de Lord Farman en la maison Lannister. Sa première réaction eut été de l'agacement s'il avait été seul ou avec Gerold mais ici il lui fallait garder l'image de la maison au Lion intact. Le jeune seigneur se servit du jus de grenade et remplit la coupe de la jeune femme par la même occasion vu qu'elle avait finit par prendre place. La situation de son peuple ainsi que de son père semblait véritablement la mettre dans tous ses états et il respectait cela, même s'il aurait préféré qu'elle fusse enlevé par les pirates Fer-Nés et que la nouvelle de la chute de Belle Ile ne parvienne jamais jusqu'au continent il ne pouvait renier l'abnégation de la jeune femme.

Instinctivement et si cela ne tenait qu'à lui, Tybolt aurait volontiers fait armer la partie de la flotte du Lion d'ores et déjà à la mer pour fondre sur Belle Ile et apporter son soutien à Lord Farman, mais il lui fallait voir plus loin, plus grand, ce n'était pas simplement un seigneur lointain qu'il devait protéger mais tout l'Ouest et par extension la porte d'entrée de Westeros. Il ne pouvait se permettre de risquer une partie de la flotte pour ne sauver qu'un homme ou plutôt qu'une île... Mais allez expliquer cela à une fille, lorsque c'est la vie de son père qui est en question. Lord Farman était un homme brave et courageux mais qui se révélait bien moins efficace dans la défense de son fief que Lord Lannister l'avait espéré. Il fut néanmoins surpris par le ton que la jeune femme employait et sa dernière intervention sur le statut de Port-Lannis. Il n'apprécia que très moyennement l'allusion à peine voilée par Lady Laëlia. Elle semblait sous entendre que les terres du continent ne savait pas ce qu'était le fait de devoir subir les attaques Fer-Nés. L'envie ne fut pas simple à repousser de simplement expliqué à cette jeune effrontée qu'à la différence de son incompétent de père, lui avait su défendre son peuple. De fait Tybolt était même parvenu à garder active, bien que moins efficace, la route maritime commerciale vers le Sud. Mettant le manque de discernement de la jeune femme sur le compte de l'émotion et de la fatigue du voyage il n'en prit donc pas ombrage. Il se composa donc un visage de seigneur bien faisant avant de répondre.


Je suis désolé pour la situation de vos gens ma Dame, et plus encore mon cœur saigne en apprenant que votre père se bat seul face aux pirates... Lord Farman est un homme comme on en voit peu. D'un geste il invita la jeune femme à boire ou même manger. Mais je vous en prie ma Dame, prenez quelque chose à boire, vous êtes ici en sécurité et le voyage que vous avez dû faire pour venir me trouver a été long. Il va de soit que vous resterez parmi nous le temps que nous réglions le soucis qui vous amène. Il va me falloir réunir mes capitaines pour mettre au point le plan le plus efficace afin de rejoindre votre père et lui apporter toute l'aide dont le Lion est capable. Son combat et votre périple n'auront pas été vain... Lord Lannister ne sut pas directement si la jeune femme avait bien saisit qu'il ne s'agissait pas là d'une invitation mais qu'il lui exposait un fait, à savoir qu'elle resterait au Roc. Cependant il avait confiance dans l'intelligence de la jeune femme pour qu'elle saisisse la portée de ses paroles. Il allait de fait véritablement voir avec les capitaines combien de navires il pouvait armer et équiper d'un équipage pour escorter une barge de débarquement jusqu'à Belle Ile. Mais dès avant un subterfuge pourrait offrir plus de temps à Lord Farman pour rebâtir ses défenses. Le jeune Lion prit donc un ton plus protecteur. Mais il est quelque chose que nous pouvons, enfin que vous pouvez d'ores et déjà faire pour aider le seigneur votre père. Le meilleur moyen de retenir la bras Fer-Nés pour le moment est de leur faire accroire que nous sommes déjà arrivés sur Belle Ile et défendrons Belcastel. Pour ce faire je vais vous demander ma Dame de bien vouloir faire parvenir un corbeau à votre père afin de lui faire savoir que vous êtes arrivée à destination, mais surtout de hisser haut les couleurs Lannister au sommet de la plus haute tour de Belcastel. Ainsi et avec un peu de chance les pirates réfléchiront à deux fois avant de lancer un nouvel assaut, d'ici là nous serons certainement sur place...
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Message Mer 13 Juil 2011 - 20:53

Laëlia fixa son interlocuteur, tentant de cerner son attitude. Elle avait l'impression qu'il y avait anguille sous roche mais essayait de ne pas trop se fier à son jugement. Elle se méfiait trop souvent des gens qu'elle connaissait peu et cela se révélait parfois être une mauvaise chose. Après tout il s'agissait de son souverain mais en essayant de se mettre à sa place..Il ne devait pas accorder une importance capitale à Belle Ile, ce qui signifierait alors que ses paroles sonnaient faux. Ou alors, elle se trompait sur les intentions du Lord et il était sincère. Après tout, il n'avait pas réagit à sa sèche remarque concernant la façon dont il gouvernait son territoire. Finalement, heureusement qu'il n'avait pas relevé, cela lui éviterait de s'excuser car elle devait bien reconnaître qu'elle y était allé un peu fort cette fois-ci. Elle en venait d'ailleurs souvent à se demander comment une jeune femme comme elle pouvait d'ailleurs avoir autant de culot, et plus encore devant le Seigneur Lannister. Si son père avait été là, il aurait certainement détourné la conversation sur un autre sujet mais comme il n'était pas là, la question ne se posait pas. Le fait que le Lord ne rétorque rien à sa remarque acerbe laissa penser à la jeune femme qu'elle avait face à elle un Seigneur tout à fait tolérant pouvant comprendre les sautes d'humeur d'autrui.
Ce fut alors au tour de ce dernier de prendre la parole. Il insista sur le fait qu'il était désolé de la situation dans laquelle son père se trouvait puis l'invita à se restaurer. Elle n'en avait aucune envie à dire vrai, son ventre était noué d'inquiétude et cachait sa sensation de faim. Rien de ce qui n'était servi ne lui faisait envie, aussi délicieux que pouvaient être les mets présentés. Toutefois par politesse, elle opina du chef et but une gorgée du jus de grenade que lui avait servit le jeune homme un peu plus tôt. Pendant ce temps, le Lannister lui fit comprendre qu'elle devrait rester au Roc tant que l'affaire n'était pas réglée. Voilà qui posait un léger soucis à la jeune femme qui détestait se sentir protégée par quiconque, elle était bien capable de se protéger par ses propres moyens. Toutefois, elle n'avait pas vraiment le choix et devait s'estimer heureuse de cette attention que faisait le Seigneur du Roc à son égard. Après tout, il aurait pu simplement prendre congé et refuser de parler avec elle du malheur qui accablait Belcastel. Elle se contenta d'hocher la tête en signe d'approbation. Après tout, ce n'était pas si mal de se voir offrir le gîte et le couvert et si cela devait aider à sauver son peuple, elle n'aurait aucun regret à se plier à cette condition. Le Lord enchaîna sur le fait qu'il préparerait un plan avec ses Capitaines afin de libérer l'île de l'emprise des Fer-Nés. Pour ce faire, il lui proposait d'écrire une missive à son père dans laquelle elle lui demanderait expressément de dresser les couleurs Lannister au sommet de la plus haute tour de Belcastel. Selon lui, les pirates pourraient avoir un temps d'hésitation, ainsi ils auraient le temps d'arriver sur place pour porter main forte à son père.
Ce plan n'était pas mauvais aux yeux de Laëlia, d'autant plus qu'elle ne pensait pas que son souverain consentirait à venir aider les siens. Elle lui en était très reconnaissante, toutefois, elle doutait de la réelle efficacité de la chose. D'une voix douce et hésitante, elle répondit alors:


Mais..Monseigneur,loin de moi l'idée remettre en cause vos compétences en stratégie militaire mais.. votre plan me pose un léger soucis. Il requiert une condition obligatoire afin qu'il soit un succès. Pour qu'il n'échoue pas, il faut que mon père soit encore vivant et malheureusement nous n'en avons aucune certitude. Si nous attendons alors une réponse qui n'arrivera peut être jamais, les miens risqueraient d'être tous anéantis..

Elle cala nerveusement une mèche de cheveux derrière son oreille. Elle avait peur mais n'avait certainement pas l'intention de l'avouer ni de se l'avouer à elle même. De toute manière, on lui avait toujours dit que la peur était mauvaise conseillère alors à quoi bon l'écouter si ce n'était pour tout gâcher. A ce moment, des paroles de son père lui revinrent en mémoire tandis que son regard sembla se plonger dans le liquide rouge flamboyant qu'était le jus de grenade. Il le lui avait dit: "Tu sais, lorsque je m'en allais pour régler quelques différents avec des brigands, je demandais toujours à ta mère de ne pas s'inquiéter. Elle haussait alors les épaules et me répondait simplement qu'il lui suffisait d'écouter son coeur pour savoir que j'étais toujours de ce monde. Depuis ce jour, j'écoute mon coeur pour svoir si mes proches vont bien et..jusqu'ici, jamais il ne m'a trahit". Elle se souvenait comme si c'était hier de ces paroles. C'était juste avant qu'il ne parte porter main forte avec quelques hommes à lui aux alentours d'un village de pêcheur victime des méfaits de brigands de grand chemin. Oh bien sur il avait dit cela pour qu'elle ne passe pas son temps à s'inquiéter mais la jeune femme n'avait jamais essayé pour voir si ce fait était réel. C'était le moment ou jamais. Le regard toujours dans le vague en direction de son verre rempli de jus de grenade qu'elle tenait dans sa main, elle essaya de se fier à son coeur et non à sa tête comme le lui avait appris son père. Elle eut l'étrange sensation de sentir la présence de ce dernier dans ce monde. Oui, il était bien là.
Durant cet instant, elle était devenue un peu comme pétrifiée si bien qu'elle secoua la tête pour revenir à la réalité. Elle regarda Lord Lannister avant de dire, un sourire timide posé sur ses minces lèvres:

Je crois qu'il est vivant. Du moins, en écoutant mon coeur c'est la sensation que je ressens. D'après mon père il fallait s'y fier mais je suis un peu sceptique à ce sujet. Mais peut être que j'ai cette impression parce que je souhaite plus que tout qu'il soit toujours en vie alors je ne suis pas vraiment sure..

Elle ne continua pas sa phrase. Elle n'avait pas vraiment envie de faire part au jeune Seigneur de ses convictions sur ce qui n'était pas concrêt. De toute manière elle n'avait pas vraiment de quoi exprimer son avis sur le sujet. Elle faisait seulement confiance à son vieux père qui lui avait depuis toujours donné d'excellents conseils selon elle. Sauf pour un sujet..Sa toilette. Par les Sept, elle portait en aversion toutes ces robes pleines de franfreluches, toutes ces coiffures si complexes mai si inconfortables que son père aimait tant...La belle brune sourit en repensant à ce sujet. Elle ne comptait plus les fois où tous les deux s'était chamaillés pour la tenue qu'elle mettrait telle occasion. Sur le coup, elle en voulait à son père d'être ainsi..Mais maintenant qu'elle était loin de lui, elle regrettait amèrement ces disputes anodines. Elle repris alors:

Je ferais parvenir cette lettre à mon père, j'espère que je fais bien de remettre le sor de Belle Ile entre vos mains. Mon père ne s'est que très rarement trompé jusqu'ici alors je ne vois aucune raison pour qu'il se trompe à nouveau, du moins je l'espère..

Le doute.. Il s'était installé dans son esprit dès lors qu'elle avait croisé le regard du jeune Seigneur et avait beaucoup de mal à en sortir. Elle tentait tant bien que mal de mettre ses préjugés de côté afin de garder la tête froide pour rester neutre à la situation. Mais la tâche se révélait bien plus ardue qu'elle ne le pensait. Laëlia décida alors de changer un peu d'état d'esprit pour le moment. Il fallait qu'elle se change un peu les idées. Il serait plus utile pour elle de reparler stratégie lorsqu'elle aurait les idées claires. Etant encore sous le choc, elle ne possédait pas le meilleur des discernements. La jeune femme prit alors la parole après avoir bu une nouvelle gorgée de jus de grenade:

Alors, Monseigneur, si ce n'est pas trop indiscret, depuis combien de temps avez vous accédé au titre de Seigneur des Terres de l'Ouest? A dire vrai, je n'avais pas eu vent de cela, je pensais que votre père occupait encore votre fonction.

La jeune femme commençait peu à peu à se détendre. La chaleur de l'endroit lui faisait oublier l'inquiétude qui gelait son coeur. Au moins était-elle en sécurité ici comme le disait le Lannister. Mais voilà qui ne suffisait pour qu'elle se sente réellement en sécurité. Il y avait toujours ce petit pincement au coeur qui lui rappelait la situation désastreuse dans laquelle se trouvaient les siens. Tant bien que mal, elle tenta de l'oublier en pensant à autre chose:

N'avez-vous pas eu trop de difficultés à assumer de telles responsabiltés?

A regret, elle avait du se faire à l'idée qu'elle-même ne se trouverait jamais dans ce cas. Non pas que l'envie lui en manquait, juste que les lois régissant les Sept Royaumes l'interdisaient. Elle était condamnée à devoir passer la main à son futur époux ou au bras droit de son père lorsque ce dernier trépasserait. Ainsi la lignée des Farmans s'éteindrait et c'était dans ces moments là que la jeune femme regrettait de ne pas être un homme. Laëlia réprima un sursaut à ce moment là. Elle s'étonna elle même du calme dont elle avait fait preuve depuis un moment. D'ordinaire, elle était de nature plutôt agressive, du moins sur la défensive mais là ce n'était plus le cas. Elle était plus douce, normale en fait. La jeune femme réalisa soudain que c'était parce qu'elle se sentait respectée par son interlocuteur. Il l'avait jusqu'ici traitée d'égal à égal et non considérée comme une simple femme. Enfin quelque chose de positif pour cette journée qui s'était révélée des plus difficiles. Une question lui brûla alors les lèvres et elle ne put s'empêcher de demander:


Puisque je me vois dans l'obligation de rester dans votre demeure tant que la situation n'est pas arrangée, j'espère avoir au moins la liberté de me balader librement dans votre forteresse ainsi que de sortir prendre l'air lorsque bon me semble. Par ailleurs, j'aimerais être tenue informée des détails concernant votre plan d'attaque, si cela n'est pas trop demandé.. Monseigneur.

Elle demandait cela mais en y réfléchissant il ne s'agissait là que de pure politesse. Après tout, elle n'aimait pas se voir dicter des ordres et si elle avait envie de sortir, elle ne se laisserait pas impressionner par quelque interdiction. Elle trouverait le passage secret dans le pire des ca ou bien séduirait un garde.. Laëlia réprima un sourire, la voilà qui repartait dans des histoires abracadabrantes. Elle n'en arriverait pas là, car le Seigneur Lannister n'était pas une personne qui gardait les gens prisonniers. Du moins, c'était ce qu'elle pensait et espérait bien avoir raison..comme d'habitude d'ailleurs. Sur ce, elle daigna se servir un petit morceau de pain qui, lorsqu'elle le mangea lui fit le plus grand bien. Il était vrai que la dernière fois qu'elle avait mangé remontait à la veille et son pauvre estomac certes noué, criait famine. Elle fronça les sourcils et demanda alors:

Pensez vous prévoir une grande flotte afin de lutter contre les Fer-Nés? Du moins, si vous la prévoyez..Je tiens à vous prévenir qu'ils sont très nombreux et ne font pas de cadeaux alors je ne voudrais pas non plus que nous y laissions un grand nombre de vos hommes.

Réfléchir le ventre plein était toujours de meilleur augure. En y réfléchissant, la situation lui apparaissait bien plus compliquée qu'elle ne l'était déjà...
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Message Ven 15 Juil 2011 - 15:49

En écoutant la jeune femme émettre des doutes quant à sa stratégie le jeune Lion ne put que penser qu'elle n'avait pas tort, seulement et c'était là que leur cheminement mental prenait un chemin différent, il espérait effectivement quant à lui que Lord Farman serait bel et bien mort. Forts de leur "victoire" les Fer-Nés prendraient certainement du temps pour profiter de leur butin, et ainsi les chantiers navales aurait dès lors plus de temps encore. Peu lui importait à proprement parler que la maison Farman survive à cette crise, dans le meilleur des cas, Tybolt prendrait Lady Laëlia comme pupille et ainsi maitriserait totalement l'accession au titre de seigneur de Belcastel, il y placerait alors un homme de confiance qu'il dirigerait à sa guise. Heureusement pour lui et avec toute la naïveté candide de personnes n'ayant jamais eu à apprendre les durs réalités de la vie avant très récemment, la jeune femme se conforta d'illusion en parlant de ce que lui disait son père, de chercher dans son cœur pour connaitre les vérités les plus indéniables. Le jeune Lord esquissa un sourire compatissant, donnant l'impression d'être touché par ce lien si particulier qui unis un enfant et son père... Lady Laëlia décida donc de suivre ses instructions et de faire parvenir le message par corbeau à son père, le jeune Lion quant à lui espérait intérieurement que le dit corbeau ne trouverait que mort et désolation en atteignant Belcastel, qu'il se repaisse même si l'envie lui en prenait des chaires du défunt Lord Farman avant de revenir vers le Roc se dit-il en son for intérieur. Si l'homme était encore en vie cela dit, il lui faudrait véritablement armer un corps expéditionnaire pour aller porter secours à son vassal. Finalement l'un dans l'autre, la maison Lannister sortirait grandit de cet épisode malencontreux. Soit il pourrait pour ainsi dire prendre possession de l'héritage Farman, soit l'image de la maison au Lion serait renforcée dans tout Westeros comme étant venu en aide à un vassal au bord de l'abîme. Cette pensée continua de fait à faire sourire le jeune homme. Qu'il était réconfortant de pouvoir s'appuyer sur la confiance indéfectible de tous ces seigneurs de la génération sur le déclin...

Encore tout à ses manigances et ce malgré l'image sympathique qu'il s'efforçait de donner, Tybolt fut quelque peu surprit par le changement de sujet opéré par la jeune femme. Il fallut un petit instant à son esprit pour sortir de son mécanisme de calcul à plusieurs niveaux pour établir quel serait le meilleur moyen de tirer profit de la situation actuelle de la maison en charge de Belle Ile. Face à un tel changement et pour se donner une contenance le jeune Lion finit sa coupe d'une traite avant de se resservir, son visage était toujours aussi aimable. Il se fit du reste la réflexion que cette jeune femme était franchement audacieuse chacune de ses phrases aurait très bien pu être mal interprété et aurait pu conduire à des sautes d'humeurs chez un interlocuteurs plus entier en franc que le jeune Lion. Elle espérait avoir raison de confier le sort de Belle Ile à son suzerain ? Mais que croyait-elle ? Qu'elle avait le choix, ou qu'une autre maison irait risquer une partie de son armée pour aider de simples insulaires ? Il n'était même pas certain de fait de le faire lui même alors ne parlons même pas d'autres maisons... La réflexion suivante loin de le surprendre l'amusant plutôt, Lady Laëlia se demandant s'il n'était pas trop difficile d'avoir à assumer la charge d'un fief comme les Terres de L'Ouest et reprendre les œuvres entamées par feu son père, le Lion Gris. Il tourna donc la tête vers la jeune femme avec son air aimable et compatissant bien qu'un peu amusé.


Vous savez ma Dame, c'est depuis ma naissance que je fus formé à assumer cette fonction. Les Sept ont simplement voulu me mettre à l'épreuve plus tôt que prévu en emportant le seigneur mon père durant le Fléaux de Printemps et en envoyant les Fer-Nés contre nos côtes. Demande t-on à un fils de marchand si l'héritage du commerce de son père si la responsabilité qu'il doit reprendre est dur à porter ? Il marqua un léger tant d'arrêt comme s'il réfléchissait avant de poursuivre l'air plus absent. C'est ainsi que vivent les Lions du Roc, il leur revient dès leur naissance d'assumer la responsabilité de l'Ouest et de ses gens... Tybolt se laissa happer par les souvenirs de son propre père le faisant siéger à ses cotés lors des conseils militaires ou politique alors qu'il était tout jeune chevalier plus passionné par les faits d'armes de ses aînés que par le fait de savoir à quel endroit placer la cavalerie pour prendre à revers les lignes adverses. Le vieux Lion Gris avait bien formé son successeur même si parfois il lui arrivait de louer les Sept pour avoir Gerold à ses cotés, ce dernier étant beaucoup plus à l'aise dans les méandres des intrigues politiques. Le jeune homme souhaitait juste que Lady Maura saurait se montrer une allié aussi efficace que son cadet à défaut d'être une épouse aimante...

Le cheminement mentale de la jeune femme le tira très vite de ses rêveries. La petite insulaire avait si ce n'est compris le stratagème, néanmoins saisit une de ses composante, à savoir le fait qu'elle était bien entendu une invitée à Castral Roc mais peut être un peu plus que cela ou un peu moins selon le point de vue. Le jeune Lion hésita un instant sur la manière de réagir à cette accusation à peine voilée. Il voyait comme s'il y était le visage de Gerold se crisper en écoutant la conversation, ce dernier devait sentir couver la colère du Lion prête à faire résonner les murs de la citadelle. Le dilemme était complet pour Tybolt, il ne pouvait laisser Lady Laëlia se déplacer à sa guise dans les couloirs du Roc mais il ne pouvait non plus exposer au grand jour une hypothétique séquestration de la jeune femme. Il prit donc le partit de sourire de nouveau et de s'exprimer avec cependant un calme et un ton péremptoire qui ne souffrait pas la contradiction.


Vous aurais-je donné l'impression que vous étiez prisonnière parmi nous ma Dame ? Il va de soi que vous serez libre de vos mouvements du moment que vous restez dans les parties communes et autorisées de notre citadelle, éduquée comme vous l'êtes à n'en pas douter vous comprendrez aisément que je ne peux vous laisser parcourir l'antre du Lion à votre guise... Il est des choses dans les entrailles du Roc qui ne sont pas pour la vision de Dame de haute naissance. Mais au delà des ces zones votre liberté est tout à fait totale comme l'est celle de tous les invités de la maison Lannister. Souriant de nouveau en se remémorant la demande similaire de sa jeune soeur Aliénor quant aux négociations sur son mariage, qu'avait donc cette génération de femme à vouloir se mêler d'affaire ne les concernant absolument pas, Lord Tybolt éprouva néanmoins le besoin de préciser. Quant à être informer des préparatifs militaires, je crains ma Dame que ce ne soit malheureusement possible. La guerre reste une affaire de soldats et de généraux. Qu'elles qu'aient été les perspectives de cette Lady Laëlia, certainement et si les Sept le lui accordaient, dernière survivante de la maison Farman, le jeune Lord espérait ne pas avoir à se montrer plus dur que cette simple modification dans son ton pour lui indiquer à quelle moment la déférence et l'acceptation des décisions de son suzerain étaient nécessaires. Il avait su tenir une image agréable et compatissante depuis le début de cet entretien mais il savait le tempérament du Lion qu'à quelques centimètres de la surface, Gerold devait lui aussi le savoir et Tybolt avait bon espoir que s'il le fallait ce dernier saurait se montrer pour reprendre, avec tout son talent et le fiel dont il était capable, les choses en main.
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Ce qui se passe lorsqu'on cherche de l'aide...[Tybolt]

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