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Retrouvailles au bord de l'eau

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Naerys Velaryon
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THE BLOOD OF OLD VALYRIA
Dame de la maison Velaryon. Future princesse de Peyredagron

♦ Missives : 1236
♦ Missives Aventure : 22
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 27/09/1990
♦ Arrivée à Westeros : 18/04/2013
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♦ Mariage : Future épouse du prince Daeron Targaryen
♦ Lieu : Port-Réal
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Message Jeu 9 Mai 2013 - 12:43

RETROUVAILLES AU BORD DE L'EAU
Le voyage touchait désormais à sa fin. Dans quelques instants, le navire des Velaryon ferait son entrée dans le port de la capitale et la future princesse de Peyredragon serait arrivée à destination. Par chance, la révolte des Fer-nés ne touchait pas encore les Terres de la Couronne. De plus, le temps s'était montré très clément au cours du voyage. Ainsi, la traversée s'était déroulée sans encombres, au plus grand plaisir de chacun.
Confortablement assise dans sa cabine, Naerys était occupée à lire un ouvrage des plus intéressants lorsqu'on vint l'avertir que le bateau venait d'entrer dans les eaux de Port-Réal. A présent, ce n'était plus qu'une question de minutes avant que l'on accoste. C'est avec un sourire emplit de satisfaction que la jeune lady accueillit la nouvelle, remerciant le messager. Laissant son livre de côté, la demoiselle demanda aimablement à l'une de ses servantes de le ranger et de s'assurer que toutes ses affaires étaient en ordres avant le débarquement. Puis, elle quitta ses quartiers afin de se rendre sur le pont et de pouvoir, une nouvelle fois, poser les yeux sur la capitale qui, très bientôt, deviendrait sa nouvelle demeure. Une fois là haut, elle admira les remparts de la cité avec un léger sourire dessiné sur les lèvres. En cet instant, elle était sans aucun doute la plus heureuse de toutes les femmes. Dans peu de temps, elle réaliserait l'un de ses rêves, ou tout du moins la première étape de son rêve le plus fou : celui de devenir reine.

Depuis l'enfance, devenir un jour reine des Sept Couronnes était le plus grand désir de Naerys et en épousant Daeron Targaryen, elle obtiendrait non seulement une place au sein de la famille royale mais aussi, par la même occasion, une place dans l'ordre de succession. La seule ombre au tableau : le futur époux. Naerys se souvenait de lui avec les yeux d'une enfant, elle se souvenait du petit garçon qu'il était jadis mais ignorait tout de l'homme qu'il était devenu. Tout ce qu'elle savait de lui, dorénavant, elle le devait aux rumeurs qui circulaient à son sujet. Ivrogne, amateur de prostitués, certains le qualifiait même de fou... Bref, rien de bien réjouissant aux premiers abords. Toutefois, bien que quelque peu nerveuse, lady Velaryon avait appris à ne pas se fier aux rumeurs. Pleine de ressources, elle comptait bien recueillir tout un tas d'informations au sujet de son promis, des informations qui se voudraient véridiques et recueillies auprès d'une source fiable. Ces dernières lui étaient nécessaires afin de pouvoir mettre au point une stratégie d'approche. Quoi qu'il en soit, peu importe la vraie nature du prince, Naerys était déterminée à sceller cette alliance entre Targaryen et Velaryon. C'était une chance qu'elle ne pouvait pas, et qu'elle se refusait, de laisser passer. Si Daeron était aussi "horrible" que tout le monde le disait, elle s'en accommoderait. Elle était assez intelligente et rusée pour réussir à le séduire et à l'amadouer. La rose blanche de Lamarck était certes connue pour sa bonté et sa gentillesse, mais toute rose a des épines... Et les siennes étaient faîtes d'acier. Quoi qu'il arrive, elle saurait se sortir d'un tas de situations, elle était préparée, elle possédait toutes les armes pour le faire et elle pouvait compter sur le soutien de sa famille : elle pouvait compter sur les conseils, la force et l'ingéniosité de sa mère et sur la protection et le soutien de son frère Viserys, venus avec elle. Marlon lui aussi était présent, mais pouvait-elle réellement compter sur lui ? Elle n'osait que peu l'espérer... Bien sûr elle l'aimait, comme toute sœur se doit d'aimer son frère, mais la peur qu'il puisse ruiner sa réputation, ou celle de leur famille, était plus forte que tout. Il lui fallait impérativement garder un œil sur lui. En tant que membre de sa famille, il aurait dû représenter un allié pour elle, mais en vérité, elle le voyait plus comme poids lourd, un boulet qui pouvait se révéler beaucoup plus dangereux que n'importe quel ennemi.

Il était maintenant l'heure de quitter le navire et de poser les pieds sur la terre ferme. Naerys fût la première à quitter l'embarcation, suivie de près par deux de ses suivantes. Sur le port, l'activité était à son comble : marins, pêcheurs, marchants... Tous étaient réunis en ce jour et vaguaient à leurs occupations. Pour Naerys, qui avait toujours mit un point d'honneur à se montrer proche du peuple et à considérer les plus démunis comme ses égaux, se retrouver parmi eux était toujours un plaisir. Bien qu'on lui conseilla d'attendre que tous les passagers soient descendus avant de parcourir les quais, pour plus de sécurité, la jeune fille aux cheveux de neige n'en fit qu'à sa tête et décida d'ignorer ces avertissements. Ainsi, elle s'aventura au cœur du marché aux poissons sans même être effrayé ne serait-ce qu'une seule seconde, contrairement à ses deux suivantes qui la suivait comme son ombre. L'une d'elle, inquiète, fit son possible pour la raisonner. « Ma lady ! Nous ne devrions pas nous aventurer seules en ces lieux... Nous aurions du attendre les gardes ! » Sans ralentir le pas, lady Velaryon se retourna vers sa servante, et la fixa d'un air déconcerté. « Pourquoi ?! » Ce simple mot fût sa seule réponse. Bien que ses accompagnatrices, elles, semblaient soucieuses et apeurées, Naerys n'était aucunement nerveuse.
Alors que la jeune noble reprenait sa position initiale, un petit garçon, dans sa course, vint la percuter. Il devait avoir environ cinq ou six ans. Dans ses mains, il tenait fermement plusieurs poissons. Se mettant à sa hauteur, la future princesse le regarda droit dans les yeux. Dans son regard, elle pouvait lire tout un tas de choses : de la tristesse, de la peur mais aussi de l'innocence. Il n'osait plus faire le moindre geste, sans doute pétrifié à l'idée d'être puni pour avoir "osé" se dresser sur le chemin d'une jeune femme de haute naissance. Naerys détestait se retrouver dans ce genre de situation, imposer le respect par la peur et la terreur était la dernière chose dont elle avait envie. Afin de rassurer le petit, elle lui offrit l'un de ses plus beaux sourires et lui caressa tendrement la joue. « N'aie pas peur, tu n'as rien fait de mal. La faute m'incombe, j'aurai du regarder où j'allais. Mais dis moi, où courrais-tu avec une telle hâte ? » Lady Velaryon n'eut nul besoin de réponse du jeune enfant. En effet, un marchant, soudainement, fit son apparition, lui aussi arrivait en trombe, tout en hurlant "au voleur !". N'importe qui aurait très vite compris que le voleur en question n'était autre que ce petit garçon dont Naerys venait de faire la connaissance. Les hurlements du commerçant s'arrêtèrent lorsqu'il posa les yeux sur la jeune noble et ses suivantes. Son comportement changea alors subitement puisqu'il s'agenouilla devant la Velaryon, qui, très vite, mit fin à cette situation. « Je vous en prie monsieur, relevez-vous. Relevez vous et expliquez moi tout. » L'homme s'exécuta et raconta son histoire. Visiblement, le petit lui avait bel et bien volé ces poissons... Et le marchant, furieux, l'avait poursuivit dans l'idée de récupérer son bien. Naerys regarda de nouveau le petit voleur, si on pouvait le nommer ainsi. Pour elle, il était évident que la seule chose qui l'avait poussé à commettre cet acte était la faim. En ces temps de guerre, la famine faisait rage et même si Port-Réal n'était pas touchée par les combats, elle l'était par leurs conséquences. Une nouvelle fois, elle sourit à l'enfant, essayant de le rassurer, de lui faire comprendre que tout allait s'arranger. Puis, elle s'adressa de nouveau au marchant. « Et combien ces poissons coûtent-ils ? » Il lui répondit, lui donnant le montant exact. Sans perdre une minute, Naerys demanda à l'une de ses servantes de lui donner cette somme. Elle avança en direction du marchant et plaça ces quelques cerfs d'argent dans sa main. « Voici votre argent. Je suis désolée pour la gêne occasionnée. » dit-elle tout en souriant. Le marchant la remercia et retourna à ses affaires, comme si de rien n'était.

S'avançant de nouveau vers l'enfant aux poissons, Naerys s'accroupit face à lui. « Tout est réglé maintenant. Tu peux t'en aller. Profites bien de ce repas. » Le visage du petit garçon s'était illuminé de joie. Il sourit timidement avant de reprendre sa route d'un rythme endiablé. Elle le regarda partir, attendant qu'il ait quitté son champ de vision pour reprendre sa visite du marché. C'est alors qu'elle tourna la tête pour l'apercevoir.
Un visage plus que familier venait d'apparaître devant ses yeux. Elle était très heureuse de le revoir car cela faisait bien longtemps qu'ils n'avaient pas eu l'occasion de se parler. Il faut dire que ces derniers temps, il était très occupé... Et oui, Clarence Hightower était désormais bien plus que son cousin, il était devenu Seigneur de Villevieille mais aussi Grand Argentier du royaume. Une ascension fulgurante dont sa cousine était particulièrement fière. L'avoir à ses côtés ici, à la capitale, était un véritable cadeau. Elle savait qu'en toutes circonstances, elle pourrait compter sur lui et à vrai dire, elle espérait déjà obtenir son aide dés maintenant, afin d'en apprendre plus sur "l'ivrogne des dragons".
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Clarence Hightower
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Message Ven 10 Mai 2013 - 23:16

     « Tes parents auraient dû t'appeler Alysanne, chère cousine, c'est un prénom qui semble mieux te convenir. » Clarence n'avait rien perdu de la scène, il avait tout vu et son sourire témoignait du sentiment que lui inspirait ce qu'il venait de voir. Il était arrivé la veille dans la capitale, après un prompt voyage par la terre depuis Villevieille. Il y avait laissé la ville entre de bonnes mains et les troubles qui frappaient les campagnes du royaume se heurteraient aux murs inexorables de la cité avant d'y pénétrer leurs vilaines ramures putréfiées. Dès son arrivée dans la capitale, Clarence n'avait guère perdu de temps pour se replonger dans les affaires de la Cité et dans les activités du Grand Argentier. Rencontrer les quatre garde-clefs, instruire le comptable du roi de nouvelles missions et entendre ses commentaires sur la situation, vérifier auprès du Trébuchet du roi l'exactitude de certaines informations étaient autant de tâches dont il fallait s'acquitter sans délai. D'aucuns les trouveraient particulièrement ennuyeuses et pourtant, lord Hightower en appréciait chaque instant et chaque détail – certains naissent avec un penchant pour les armes, d'autres une inclination pour l'amour, Clarence avait reçu dès la naissance une prédisposition pour les chiffres et depuis toujours il avait mis son intelligence au servir de la bonne gestion des affaires d'abord de Villevieille, puis du royaume. Il avait été très surpris de recevoir ce corbeau de la Main du roi qui lui proposait un siège au Conseil restreint, comme Grand Argentier. Il n'avait pas feint la modestie en attendant trop longtemps avant d'accepter, l'opportunité était trop belle. On ne pouvait dire qu'il avait beaucoup d'ambition – qu'est-ce que le seigneur de Villevieille pouvait bien espérer, accroître sa fortune, son prestige ? Il avait déjà tout cela. Le poste de Grand Argentier n'était qu'un moyen, non une fin, un outil de plus à son usage pour faire valoir aux mieux les intérêts de son fief, de son domaine, de sa cité, de sa famille, de sa maison. Or quand le royaume prospère, Villevieille prospère et quand Villevieille périclite, le royaume dépérit. Cette équation fort simple justifiait son choix d'alors et sa présence à Port-Réal.

    Clarence n'était d'ailleurs point sur les quais par hasard, mais la nouvelle de l'arrivée de la famille de sa cousine dans la capitale n'était pas non plus la raison de sa présence dans ce quartier-là de Port-Réal. Les affaires l'avaient conduit jusque-là, dans le port, non loin du marché aux poissons, car il s'y trouvait plusieurs des acteurs économiques de la ville – des interlocuteurs privilégiés pour le Grand Argentier, qui entendait se rapprocher d'eux afin de les adoucir, de les amadouer, c'était d'ailleurs pour cette raison qu'il se déplaçait jusqu'à eux plutôt que de confier la tâce à quelque subalterne de confiance... Ce genre de personnel était si rare de nos jours ! Clarence songeait d'ailleurs à recruter de nouvelles têtes pour remplacer les plus anciennes, là depuis le temps de son prédécesseur, qui s'empâtaient plus qu'elles ne travaillaient. Il s'apprêtait à quitter les lieux et à revenir au Donjon Rouge, escorté par quelques uns des manteaux d'or, quand il avait vu ce navire battant le pavillon des Velaryon de Lamarck. Sa curiosité s'éveilla immédiatement, et il avait longé les quais jusqu'à retrouver sa cousine, lady Naerys, dans ces circonstances qui l'amusèrent et l'émurent tout à la fois.  « Il me semble qu'une éternité nous sépare de notre dernière rencontre... et j'ignorais que Lamarck nous cachait encore des merveilles insoupçonnées. » Les compliments de Clarence étaient rarement sincères et pourtant, quand il saisit la main de sa cousine pour y déposer quelque proverbial baiser, ses yeux pétillaient d'une franchise indiscutable.  « D'ordinaire, les perles vont ensemble, où donc est le reste du collier ? » Il jeta un coup d’œil à la ronde et découvrit, un peu plus loin sur les quais, les cousins Viserys et Marlon Velaryon, ainsi que sa tante, l'inimitable lady Olenna. Accompagné de Naerys et des manteaux d'or qui restaient à l'écart, mais suffisamment près pour intervenir au cas où quelques badauds auraient été tentés par la convoitise et la rapine, Clarence accompagna sa cousine parmi les siens et salua tour et tour chacun des membres de cette famille proche qu'un caprice de la géographie éloignait malheureusement.

     « J'imagine que vous comptez vous rendre sans attendre au Donjon Rouge, n'est-ce pas ? Pourquoi ne pas faire la route ensemble ? Je serais bien discourtois de vous abandonner tout de suite, et pour ne rien vous cacher votre compagnie sera toujours plus agréable que la solitude des rues de la capitale. » Il voulut ajouter aussi le mutisme congénital des manteaux d'or qui l'accompagnaient, mais lord Hightower ne voulait pas s'aliéner ces soldats qu'il avait la charge de payer et dont il devait garantir la loyauté. Clarence était par ailleurs très curieux d'apprendre de la propre bouche de ses parents de Lamarck les véritables raisons de leur présence à Port-Réal, car si de nombreuses rumeurs avaient circulé, plus ou moins fantasques et inventives, il n'était pas encore tout à fait sûr de connaître ces raisons avec exactitude. La curiosité n'était pas seule à le motiver à accompagner l'équipée Velaryon, car le Grand Argentier était content de retrouver ses cousins et sa tante après tant de temps d'éloignement, si bien qu'il souhaitait profiter de leur compagnie avant de retourner à des tâches plus ennuyeuses et non moins indispensables à la bonne marche du royaume. Que se passerait-il, d'ailleurs, si le Grand Argentier dédaignait ses fonctions ? Sans doute serait-il limogé et déconsidéré, ce que Clarence n'aurait pu ou même su tolérer.

     « Dis-moi plutôt, chère cousine, ce qui vous amène à Port-Réal, et surtout donne-moi des nouvelles de Lamarck. Vous avez l'air en bonne santé et cela m'enchante, mais comment l'Hiver s'annonce-t-il, sur votre île ? » Clarence savait les différents entre le climat du sud du Bief et celui des terres de la Couronne. Son inquiétude n'était ni vaine, ni forcée, il avait le tempérament des hommes qui sont heureux quand la famille est au mieux de sa forme. Quant à sa première question, elle n'était pas innocente, et plus tard dans la conversation, il comptait bien présenter à sa cousine et à sa tante les nombreuses rumeurs qui les précédaient dans la capitale, afin qu'elles sachent à quoi s'en tenir car, à présent, elles entraient dans la cour des grands. La guerre à l'ouest paraissait allonger le temps et leur donner le répit nécessaire à la meilleure des acclimatations, mais bientôt la cour royale redeviendrait ce qu'elle fut toujours : une ruche bourdonnante où personne n'aime personne. Heureusement les Velaryon pouvaient compter sur Clarence, et lui-même se jura, alors qu'ils prenaient la route de la colline d'Aegon, de toujours veiller sur Naerys et sa famille tant qu'ils demeureraient à Port-Réal.
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Naerys Velaryon
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Message Sam 11 Mai 2013 - 18:24

Pour Naerys, retrouver son cousin était toujours un plaisir. Malgré les années qui les séparaient, les deux jeunes gens avaient su nouer des liens particulièrement forts, profitant de chacune de leurs rencontres pour les renforcer. Par ailleurs, lady Velaryon avait eu vent de l'ascension du lord Hightower, et dire qu'elle en était heureuse et fière serait un euphémisme. Elle avait toujours considéré Clarence comme un homme intelligent et compétent, capable d'accomplir de grandes choses. Ce n'était que justice qu'il se retrouve alors Grand Argentier du royaume, une place qu'il méritait amplement et à laquelle il excellait certainement.
C'est avec un splendide sourire que la jeune femme se rapprocha du seigneur de Villevieille, touchée par ses paroles. Alysanne... Un prénom porté par une reine que Naerys admirait depuis l'enfance : Alysanne Targaryen, dîtes La Bonne Reine. Cette dernière devait son surnom à l'amour que le peuple lui portait, pour sa bonté et sa gentillesse, un amour que la jeune fille aux cheveux de neige espérait elle aussi gagner. Alysanne représentait tout ce que la belle demoiselle souhaitait devenir, elle était bonne et généreuse, prenant soin de son peuple en toutes circonstances, mais aussi forte et responsable, faisant preuve d'intelligence et conseillant son roi de la meilleure des façons. Occuper une place au conseil restreint pour une reine, et surtout pour une femme, n'était pas chose courante. Pourtant, Alysanne Targaryen, elle, avait réussi, elle était parvenue à devenir l'un des conseillers les plus compétant de son époque et apporter grandeur et prospérité à son royaume. Son entente avec le roi, son époux, y était sans doute pour beaucoup. Oui, la reine Alysanne était une figure mythique de la dynastie Targaryenne, et Naerys espérait plus que tout arrivait à sa hauteur si jamais, dans un avenir proche, elle devenait reine des Sept Couronnes. Que son cousin ne fasse qu'une légère comparaison entre elle et cette souveraine que tout le monde adorait rendit le sourire de la rose blanche de Lamarck encore plus lumineux. « Ce n'est que trop de compliments que tu m'offres mon cher cousin. Il me reste encore bien du chemin à faire avant d'arriver à sa hauteur. » dit-elle d'un ton modeste. « En parlant de chemin, j'ai eu vent que le tiens t'avais conduit à un siège au conseil restreint et au poste de Grand Argentier, il me semble que des félicitations sont de rigueur. »

Grand Argentier... Ces mots raisonnaient encore dans les oreilles de lady Naerys tellement elle était heureuse du nouveau statut de son cousin. Toutefois, elle vint à penser : qu'est-ce que le Grand Argentier faisait-ici, au marché aux poissons ? Quelle affaire avait bien pu l'amener jusqu'au port ? « Mais dis moi, Mr le Grand Argentier, qu'est-ce qui t'amène ici sur les quais de la capitale ? Tu n'es tout de même pas venu ici uniquement pour nous accueillir, n'est-ce pas ? » la jeune femme mourrait d'envie de bavarder avec son cousin, cela faisait bien trop longtemps qu'ils n'en avaient pas eu l'occasion, les kilomètres entre Villevieille et Lamarck les empêchant de se voir aussi souvent qu'ils le souhaiteraient. Naerys maudissait tous ces kilomètres et l'emplacement de chacun de leur domicile. Comme le disait si bien Clarence, leur dernière rencontre paraissait remonter à une éternité, ce qui était bien entendu beaucoup trop long pour la jeune fille qui ressentait une grande affection non seulement pour le garçon Hightower, mais aussi pour sa plus jeune sœur, Valencia. Séjourner au Donjon Rouge lui offrait au moins l'opportunité de passer plus de temps en compagnie du Grand Argentier, mais elle espérait également que sa cousine accepte de venir la rejoindre à la capitale. « Une éternité en effet... Ce séjour à la capitale arrive à point nommé. Si seulement Valencia pouvait être là elle aussi, ta sœur me manque beaucoup. J'envisage de lui écrire très bientôt afin de lui demander de me rejoindre, qu'en dis-tu ? » Naerys espérait obtenir son approbation, après tout en tant que seigneur de Villevieille et chef de famille, Clarence avait son mot à dire sur les agissements et les déplacements de sa sœur. Mais voilà qu'il reprenait de plus bel ses compliments, comparent sa cousine à une merveille insoupçonnée ou encore à une perle tout en lui offrant un baise main. Encore une fois, elle était très touchée par ses paroles, souriant tout en baissant légèrement la tête, quelque peu gênée par toute l'attention que lui portait son cousin. Puis, finalement, elle la releva avec un léger sourire. « Merci pour tous ces compliments, mais toute perle à son imperfection, si on sait où regarder. Seuls les dieux ont l'honneur d'être des modèles de perfection. » Ce fût ses derniers mots avant qu'ils ne rejoignent ensemble le reste de la maisonnée Velaryon qui se trouvait encore tout près du bateau.

Tour à tour, chacun eu l'occasion de saluer le cousin Hightower. Pour lady Olenna, poser les yeux sur son neveu l'emplissait de nostalgie, Villevieille lui manquait terriblement même si avec le temps elle avait fini par considérer Lamarck comme son foyer. Elle ne manqua pas de prendre des nouvelles de sa ville natale avant de s'occuper des domestiques qui, selon elle, déchargeaient les bagages de la mauvaise manière... Pour elle, ils manquaient de délicatesse, et elle ne mâchait pas ses mots pour le leur faire comprendre. Rien de bien surprenant venant d'elle. Tous ceux qui avaient eu l'occasion de rencontrer Olenna Velaryon savaient à quel point elle pouvait se montrer franche et directe, peu importe si ses remarques pouvaient blesser l'égo de ses interlocuteurs. La matriarche du clan Velaryon étant occupée, c'est Naerys qui s'occupa de répondre aux demandes de son cousin. « C'est avec grand plaisir que nous nous rendrons en ta compagnie jusqu'au Donjon Rouge cousin. Je me réjouis à l'idée de passer davantage de temps en ta compagnie. »dés lors, tous se mirent en route. Il était temps de quitter le port et de marcher en direction de la cité. C'est bras dessus, bras dessous avec Clarence que Naerys débuta sa route, impatiente à l'idée de continuer leur conversation. Les premières questions de lord Hightower se portèrent sur la situation de Lamarck. Avec l'hiver qui approchait, il souhaitait avoir des nouvelles de cette île occupait par une partie de sa famille. Bien entendu, lady Velaryon se fit un plaisir de lui répondre. « Comme partout les températures commencent à chuter et le temps se veut beaucoup moins clément. Cependant les récoltes ont été plutôt bonnes et nous pensons pouvoir passer l'hiver sans grandes difficultés, en espérant qu'il soit des plus courts. » Un hiver court... C'était l'une des choses pour lesquelles Naerys priait tous les matins, ça, ainsi que la santé et la prospérité pour sa famille mais aussi une fin rapide pour ce conflit contre les Fer-nés. La guerre, dans certains cas, était bien entendu nécessaire pour maintenir la paix, mais comme la grande majorité des habitants de Westeros, la jeune femme aux cheveux de neige ne l'appréciait que trop peu pour toutes les fléaux qu'elle apportait.

La question suivante portait sur la venue des Velaryon à Port-Réal. Naerys ne pût alors s'empêcher de sourire. Toutefois, elle était quelque peu surprise du fait qu'un homme aussi influent que Clarence ne soit pas au courant de la nouvelle. Après tout, des rumeurs devaient circuler un peu partout au Donjon Rouge, à la cour rien ne reste secret bien longtemps puisque tout renseignement s'achète et que les murs ont tous des oreilles. « Comment cher cousin, ignorez-vous réellement la raison de notre venue ici, à Port-Réal ? Si tel est le cas, je crois qu'il est de mon devoir de vous éclairer. » Elle marqua volontairement une courte pause, afin de faire durer le suspens encore un peu plus longtemps. Finalement, elle se pencha vers Clarence et chuchota à son oreille. « Nous sommes ici pour mon mariage bien sûr. » murmura t'elle avant de laisser éclater un rire à la fois d'amusement et d'excitation. « Sous peu, je deviendrai l'épouse du prince Daeron, ainsi que princesse de Peyredragon. Nos fiançailles seront annoncées officiellement dans les plus bref délais et j'imagine que le mariage ne tardera pas après cela, ce sera sans doute une affaire de semaines, ou de mois. » Elle aurait pu profiter de ce moment afin de recueillir des informations sur son futur époux, mais l'endroit ne se prêtait guère à ce genre de conversations. Parmi ces marchants, ces pêcheurs ou ces marins pouvaient se cacher des espions, des agents payés par n'importe quel noble du royaume. Ainsi, mieux valait garder le silence pour l'instant et remettre cet "interrogatoire" à plus tard. Après tout, la patiente est une vertu et surtout, mère de sûreté.
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Message Lun 13 Mai 2013 - 21:54

         L'évocation du nom de la plus célèbre et de la plus aimée de toutes les reines de la dynastie des Targaryen de Port-Réal eut pour effet d'élargir et d'illuminer le sourire de lady Naerys. À n'en plus doute, Clarence savait distribuer les éloges comme les blâmes, alors naturellement son compliment avait fait mouche, car il était à la fois sincère et adroit. La remarque de sa cousine n'était pas vaine : sa jeunesse et sa fraîcheur lui laissait encore bien du chemin à parcourir. Il était même un peu tôt peut-être pour donner foi aux rumeurs et la considérer comme déjà la reine d'après la prochaine, car tant de choses pouvaient encore arriver et s'il ne faisait aucun doute que Maekar succéderait à sa grâce Aerys, la perspective de voir un jour le prince de Peyredragon assis sur le trône de ses aïeux s'éloignaient à mesure que le jeune homme sombrait dans la bouteille de vin où il s'engouffrait de plus en plus jour après jour, pour des raisons toujours obscures. Clarence se permit un sourire quand lady Naerys évoqua la fraîche nomination de son cousin au poste de Grand Argentier. Les félicitations s'imposaient-elles vraiment ? Avec l'honneur qui lui fut fait vint bien vite le devoir et les responsabilités, alors ne fallait-il pas réserver les félicitations pour plus tard, les fruits du travail de Clarence seraient mûrs pour la récolte ? Beaucoup le félicitaient de bon cœur ou par intérêt, par courtoisie voire jalousie. La postérité se fierait à ses résultats pour déterminer la vraie valeur de ces félicitations. Dans les siècles à venir, parlerait-on encore de lui comme on parle encore du Grand Argentier que fut lord Ambrose Beurpuits ? Clarence n'espérait guère passer à l'histoire, mais si son nom devait être inscrit au grand parchemin des plus éminentes figures que Westeros eût connu, son souhait était celui-ci : qu'il ne soit jamais associé au nom de lord Ambrose, sinon pour dire de l'un qu'il fut fat, et de lui qu'il fut brillant. « Je t'assure, ce poste n'est rien qu'un badge accroché sur le revers de mon col... le boulier qui m'a été offert est magnifique, quoiqu'un peu usé. » L'humour était l'un des ressorts favoris de Clarence ces derniers temps, pour une raison qu'il ignorait encore... car à cette heure la capitale ne riait guère aux éclats, elle retenait son souffle après le départ des armée et flotte royales pour la guerre. « Les quais de la capitale sont comme une annexe de mon bureau au Donjon Rouge, chère cousine. Ceux de Villevieille sont plus propres et mieux entretenus, mais tu verras bien vite à Port-Réal que tout verni a ses fissures. J'y vais et j'y viens toujours avec une bonne raison, il semble que les capitaines du port ne peuvent se passer de mes services ou de mes conseils... Ne suis-je pas le fonctionnaire le plus sérieux et le plus serviable de toute la capitale ? Vous trouver ici ta famille et toi est comme une récompense après une dure journée de travail. » Et comme le répéta la délicieuse cousine, ils ne s'étaient pas vus depuis une éternité. Clarence savait que Naerys et ses sœurs s'entendaient à merveille – peut-être était plus proche de Valencia que des deux autres, mais elle n'en avait pas moins pour chacune d'elle une affection et une tendresse à peine écornée par la distance et les années de séparation. « J'en dis que c'est une excellente idée. Je ne reste pas longtemps à Port-Réal, j'aurais donc tout le loisir de pouvoir convaincre moi-même Valencia de venir avec moi dans la capitale à mon prochain retour. Je ne vole point comme un corbeau, cela dit. » L'occasion serait alors offerte à la plus pieuse de ses trois sœurs de revoir sa cousine... et de se faire connaître à la cour, où l'on murmurait encore qu'elle avait dîné à la table de la reine. Il n'y avait pas meilleur appât pour débusquer les jeunes cerfs hors des broussailles, qui seraient autant de bons partis à considérer pour les noces de Valencia. Lady Virginia ayant épousé le voisin et ami de la Treille, Victoria semblant désireuse d'épouser n'importe quel chevalier pourvu qu'il soit du Bief... Clarence s'était permis, à l'égard de Valencia, d'élargir son champ de vision quitte à lui trouver un époux loin de Villevieille, pourvu qu'il soit convenable – lord Hightower entendait par là que l'alliance soit valable, et que l'époux convienne à l'épouse. Quoi de mieux qu'un mariage utile et heureux, après tout ?

         Les deux cousin et cousine rejoignirent le reste de la maisonnée Velaryon. Clarence partagea à cette occasion des nouvelles de la cité qui était à la fois le berceau de lady Olenna et du jeune homme, Villevieille. Ils auraient pu en parler des heures durant si, par chance, les domestiques chargés de traîner les bagages n'avaient pas attirer l'attention de lady Velaryon qui s'en alla pester contre eux. Au nom des membres de sa famille présents sur les quais, la jeune Naerys accepta l'offre de Clarence qui se proposait de les accompagner jusqu'au Donjon Rouge. Tous se mirent en route sans plus attendre. Aux questions du Grand Argentier, les réponses de la blanche rose de Lamarck se montrèrent optimistes. Les récoltes furent bonnes et l'hiver approchait sans trop inquiéter. Clarence s'en étonna. Avec la sécheresse et le Fléau de printemps, il était plutôt rare d'entendre dire que les « récoltes furent bonnes » mais il se dit qu'entre Lamarck et le Bief, la comparaison avait ses limites, car l'opulent fief des Tyrell avaient été touché de plein fouet par la colère des Sept, qu'elle s'exprimât à travers les fureurs du soleil ou par la pernicieuse épidémie. Il hocha la tête quand lady Naerys confia espérer après un hiver des plus courts. Cette espérance était sans doute partagé par tout le monde depuis Villevieille jusqu'à Châteaunoir. Aux questions plus précises de Clarence, lady Naerys répondit d'un sourire qui en dit long. Ses premiers mots, faussement moqueurs, amusèrent le Grand Argentier qui se plia au jeu et tendit l'oreille aux doux murmures de sa cousine. Elle lui confirma être présente dans la capitale pour son mariage, et confirma l'identité du futur époux. Ce serait donc le fils âiné du prince Maekar, Daeron Targaryen. Daeron le fol. Daeron l'Ivrogne. Daeron le Violacé – couleur que prend la peau quand on se pochetronne avec le zèle d'un amant dornien et la grâce d'un bâtard nordien. Sans se départir du sourire complice qu'il offrait à sa cousine, le jeune homme ne put s'empêcher d'éprouver un vague sentiment de dépit qui prit naissance au creux de son ventre pour s'en aller froisser le haut de ses tempes. Quel dommage qu'une fleur exquise comme Naerys soit destinée à devenir la princesse d'un tel prince ! Il ne laissa rien paraître de cette amertume quand il lui répondit. « Hélas, cher cousine, je dois avouer n'avoir guère le temps de fouiner ailleurs que dans la salle des coffres, quand je suis à Port-Réal... Mes fonctions me coupent du monde des humains, et parfois je me surprends à parler aux dragons d'or que je dois trouver pour couvrir les dépenses royales. » Un bref clin d’œil vint terminer sa phrase. Clarence avait un peu menti en feignant d'ignorer les raisons de la présence des Velaryon à Port-Réal, mais ce petit écart de conduite lui serait-il jamais reproché ? Lady Naerys devait bien se douter des rumeurs qui avaient couru à ce sujet, mais qui avait le bras assez long pour savoir ce que Clarence connaissait ou non ? Il ajouta avec une pointe d'humour et d'ironie : « Je devine donc l'ordre du jour de la prochaine séance du Conseil restreint ! » En effet, il lui incomberait, en tant que Grand Argentier, de pourvoir à la bonne tenue des dépenses pour le mariage princier. « J'imagine que tu dois être enthousiaste à l'idée de te marier prochainement, n'est-ce pas ? Nombreuses sont les demoiselles de haute naissance qui t'envieraient, chère cousine, de devenir bientôt princesse de Peyredragon. » En tendant un peu l'oreille, Clarence comme Naerys auraient pu entendre les quelques murmures et chuchotements qui s'étaient élevés parmi l'escorte de Manteaux d'or qui accompagnaient le Grand Argentier. Ceux-ci aussi avaient entendu les rumeurs au sujet du prochain mariage du prince Daeron, et ces hommes qui connaissaient mieux que les autres la réputation du prince riaient un peu du triste sort de la malheureuse qui partagerait la couche et la vie de cet homme. Princesse ou non, elle serait l'épouse d'un ivrogne, situation qu'aucun de ces hommes bourrus et simples n'aurait souhaité à la pire des harpies qu'ils fuirent comme la peste. C'est chose fort étrange, d'ailleurs ! Un homme n'hésite pas, dans ses prières, à vouer tel ou tel rival aux pires gémonies, et pourtant il rechigne à condamner trop durement le sexe faible qui attire toujours sa compassion. En cela l'homme n'est-il pas plus femme que les femmes ?  « As-tu déjà rencontré ton futur époux, chère cousine ? Je n'ai pas encore eu le plaisir d'être présenté à lui, je ne peux prétendre le connaître, tout au plus ai-je entendu ici et là des choses intéressantes... je connais mieux son père, qui comme moi siège au Conseil restreint. Connais-tu le prince Maekar ? »

         Ensemble, l'équipée Hightower et la suite Velaryon passèrent les portes et les remparts, ils longeaient désormais la rue et s'acheminaient tranquillement vers le Donjon Rouge, leur voyage rythmé par la conversation de lord Hightower et de lady Naerys, qui se retrouvaient avec plaisir. Il sauraient sans nul doute tout loisir d'évoquer quelques sujets sur la route, et peut-être plus encore à l'intérieur quand ils s'y retrouveraient, mais Clarence se souciait déjà de connaître les informations dont la demoiselle disposait au sujet de son promis. Il lui faudrait peut-être procéder à quelques révélations particulières pour instruire lady Naerys et les siens de renseignements utiles et déterminants pour la suite... mais avait-il vraiment grand intérêt à s'immiscer ainsi entre les Targaryen et les Velaryon ? Clarence avait beaucoup d'affection pour sa cousine, et cette tendresse que lui inspirait la jeune femme l'incitait à toujours agir pour la protéger, mais d'un autre côté, il était aussi lord Hightower, et Grand Argentier, il ne lui appartenait donc pas d'intervenir : ce mariage n'était pas son affaire. Et pourtant... Clarence entrevoyait déjà la manière d'utiliser la situation à son profit, tout en s'assurant du meilleur avenir pour lady Naerys.
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Naerys Velaryon
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Message Mer 15 Mai 2013 - 17:01

Naerys ne put s'empêcher de sourire aux paroles de son cousin. Ce dernier savait toujours comment apporter une touche d'humour à toutes les conversations, même lorsqu'elles étaient des plus sérieuses, et c'est une des choses que sa cousine appréciait chez lui. Toutefois, en plus d'être un homme responsable et appliqué, Clarence était un maître dans l'art du langage. Ainsi, il était en mesure d'utiliser l'humour, en toutes circonstances, pour maquiller ses véritables pensées, et en cet instant, la rose blanche de Lamarck avait le sentiment que c'était exactement ce qu'il était entrain de faire. Pourquoi ? Peut être par modestie tout simplement, ou par peur, peur de ne pas être à la hauteur, ou encore parce qu'il pensait devoir faire ses preuves avant de pouvoir recevoir les éloges de qui que ce soit. Qu'il en soit ainsi, cela ne changeait nullement l'opinion de la jeune femme : elle le savait capable d'accomplir les tâches que lui imposait son travail, et lorsqu'il aurait finalement fait ses preuves et se montrerait ouvert aux compliments, elle serait la première à lui faire savoir que jamais elle n'aurait, ne serait ce qu'une seule seconde, put douter de ses capacités. Resserrant quelque peu son étreinte dans le but de se montrer affectueuse et d'apporter une certaine confiance au Grand Argentier, Naerys prit ensuite la parole. « Quoi qu'il en soit, je suis certaine que tu feras des merveilles à ce poste mon cher cousin, crois moi. » En prononçant ces mots, elle faisait preuve d'une grande sincérité. Elle avait une foi sans failles en les compétences de Clarence Hightower, elle lui savait un don pour les chiffres et les calculs, et d'après elle, aucune personne dans toutes les Sept Couronnes n'était plus qualifiée que lui pour occuper la place qui était sienne. Qui plus est, la jeune Velaryon était une femme très attachée à l'honneur et à la prospérité de sa famille, quelque soit la branche, Hightower ou Velaryon. De ce fait, avoir un membre de sa famille au conseil restreint l'emplissait non seulement de joie, mais aussi de fierté. Sentir les siens prospérer, devenir plus forts et plus influents avec le temps... On ne pouvait espérer mieux. Bientôt, elle aussi participerait à cette prospérité en devenant princesse de Peyredragon. Elle aspirait à remplir ce rôle comme il se doit, faire la fierté de sa maison mais aussi accomplir de grandes choses, faire le bien autour d'elle, être une princesse dont on se souviendrait et peut être même, un jour, une reine qu'on adulerait. Depuis l'enfance, là résidait son plus grand rêve.
Clarence confirma les soupçons de sa cousine : s'il était venu sur les quais c'était avant tout pour le travail, encore une preuve qu'il prenait bel et bien son emploi très à cœur, cette rencontre avec les membres de la maison Velaryon n'était alors que pur fruit du hasard, un hasard que le jeune homme qualifiait même de "récompense après une dure journée de travail". « Nous devrions tous deux remercier les dieux d'avoir fait en sorte que nos chemins se croisent à nouveau en ce jour. Je n'aurai pu espérer meilleur cadeau pour mon arrivée à la capitale. » dit-elle, emplie d'une joie certaine. Cette joie ne fît d'ailleurs que s'accroitre lorsqu'ils vinrent à parler de Valencia, surtout que Lord Hightower semblait apprécier l'idée de la future princesse. Avoir sa cousine préférée, qui était aussi l'une de ses meilleures amies, à Port-Réal, avec elle... Voilà une chose que Naerys désirait ardemment. Qui plus est, elle n'imaginait pas sa cousine refuser une telle requête. Après tout, cette petite escapade ne pouvait se montrer que bénéfique pour la plus jeune des Hightower. C'était en effet pour elle l'occasion de se trouver un époux, de dénicher un homme convenable et respectable et, surtout, de négocier un mariage des plus avantageux, une idée qui devait certainement avoir pris racine dans la tête de son frère également. « Je suis ravie de l'entendre. Qui plus est, je suis persuadée que tu réussiras à la convaincre. J'ai toute confiance en toi. »

Puis la conversation vint à se porter sur le sort de Lamarck. Clarence paraissait étonné d'apprendre que la sécheresse n'avait que peu touchée la résidence des Velaryon, les vents marins et le climat propre aux îles en étaient certainement la cause, permettant de diminuer les impacts de cette catastrophe naturelle. Naerys n'était pas sans savoir que Villevieille, et même la région du Bief tout entière, n'avait pas eut cette chance. Quant au Fléau de Printemps, l'abominable épidémie était parvenue à traverser les eaux pour s'installer en Lamarck. L'île toute entière avait été cruellement touchée, comme tout le reste de Westeros. Lady Velaryon se souvenait d'ailleurs avec tristesse de cette période, un temps remplie d'instants tous plus durs les uns que les autres. Le plus douloureux d'entre eux fût certainement le décès du plus jeune de ses frères, Raynald. L'enfant était tout juste âgé de douze ans lorsque la maladie s'empara de lui. Le garçon, jusqu'à lors plein d'énergie, s'affaiblit au fur et à mesure des jours pour finalement rejoindre ses ancêtres bien avant l'heure. Pour la famille toute entière, ce fût une perte lourde. La jeune fille aux cheveux de neige alla même jusqu'à s'isoler dans ses quartiers pendant près d'une semaine entière, plongée dans un état presque catatonique. Perdre son petit frère, celui sur lequel elle avait l'habitude de veiller, celui qu'elle maternait... C'était comme perdre une partie d'elle-même. Il lui fallut du temps et beaucoup de solitude pour réussir à surmonter la douleur... Elle refusa néanmoins de s'étendre sur ce sujet avec Clarence, car elle savait bel et bien que tout comme elle, il avait du affronter bien des épreuves. Nul besoin de remuer les souffrances du passé. Seul le présent, et l'avenir, comptaient désormais. Ils se devaient, tous, d'avancer, ne serait-ce que pour honorer leurs disparus. La discussion prit alors une toute nouvelle direction, abordant un sujet qui se voulait moins maussade : le mariage de Naerys. Le jeune argentier clamait n'être au courant de rien, qu'il était bien trop accaparé par ses fonctions pour avoir connaissance de telles informations. Un sourire en coin vint se dessiner sur les lèvres de la jeune Velaryon : elle en doutait. Elle ne remettait aucunement en cause la professionnalité de son cousin, mais elle n'était pas non plus née de la dernière pluie. A la cour, les rumeurs foisonnent, rien ne reste secret bien longtemps, tout fini par se savoir. Bien entendu, aucune annonce officielle n'avait été faite pour le moment, mais une nouvelle de ce genre trouve toujours une oreille attentive pour l'entendre et une bouche disposée à la répéter. Ce n'est alors qu'une question de temps avant que la rumeur ne se répande. Par conséquence, à moins de passer jour et nuit en compagnie de dragons d'or, ou d'être sourd, Clarence devait en avoir eu vent. Mais peu importe, s'il prétendait le contraire, c'est qu'il y avait une bonne raison. « Tant de sérieux ! C'est tout à ton honneur. Mais promets moi une chose, le jour où tu auras réellement l'impression que les dragons d'or te parlent, préviens moi. J'adorerai voir ça... Et ensuite, je mettrai tout en œuvre pour qu'on trouve un remède à ta folie. » La jeune fille laissa éclater un rire enfantin, avant de simplement hocher la tête en réponse aux paroles de son cousin. Il affirmait que la prochaine réunion du conseil restreint aurait pour thème le mariage entre le prince Targaryen et la lady Velaryon, ce qui était plus que probable. Un mariage princier pouvait difficilement être ignoré puisqu'il nécessitait argent et une organisation des plus minutieuses. « Je suis la plus heureuse des femmes, répondit-elle lorsque Clarence lui demanda son ressentit quant à son futur mariage. Je n'aurai pu espérer plus grand honneur que celui de rejoindre la famille royale. C'est comme un rêve qui devient enfin une douce réalité. » Naerys essayait de faire bonne figure, de ne rien laissé paraître. Elle pensait ce qu'elle venait tout juste de dire bien sûr, rejoindre la maison Targaryen était un grand honneur. Cependant, elle était quelque peu soucieuse en raison de l'homme dont elle allait très bientôt devoir partager la couche. Cette angoisse était loin de l'envahir, de la terroriser, ou de la pétrifier. Seulement, elle tenait à savoir si tout ce qu'on racontait à son sujet était vrai, elle tenait à savoir à qui elle avait à faire avant même leur "première" rencontre. Le Lord Hightower pourrait être en mesure de l'aider... Même s'il lui confessa n'avoir jamais rencontré le prince, il ajouta connaître certains faits intéressants à son sujet. Pour la jeune fille de haute naissance, toute information était bonne à prendre et elle comptait bien questionner son cousin dés qu'ils seraient arrivés au Donjon Rouge, s'il avait quelques minutes de son temps à lui accorder. « Nous nous sommes rencontrés à plusieurs reprises lorsque nous étions enfants, mais récemment non... Enfin, pas vraiment, je n'ai fais que l'apercevoir lors de mes visites au Donjon Rouge. J'imagine que j'aurai très vite l'occasion de m'entretenir avec lui, il en est de même pour le prince Maekar. » En effet, lors de ses visites au Donjon Rouge, Naerys n'avait que peu fréquenté le prince Maekar. Tout comme son fils, elle avait eu l'occasion de l'apercevoir à plusieurs reprises, mais jamais de converser avec lui. A vrai dire, lorsqu'elle venait à Port-Réal, elle passait la plupart de son temps au Donjon Rouge en compagnie de la reine Aelinor, et de sa mère, Myriah Targaryen, née Martell.

La petite famille fit alors son entrée à Port-Réal. A présent, ils parcouraient les rues de la cité, se rapprochant de plus en plus du Donjon Rouge. Naerys ne manquait pas de se montrer observatrice et des plus agréables, offrant un sourire à tout individu qui venait à partager son regard. Au bout de plusieurs minutes de marche, ils arrivèrent aux portes du Donjon Rouge. La jeune demoiselle ignorait si son cousin devait retourner à ses affaires ou bien s'il était en mesure de les accompagner un peu plus loin, jusqu'à leurs quartiers, quartiers dont l'emplacement fût demandé avec une "extrême gentillesse" par lady Olenna à l'envoyé de la famille Targaryen chargé de les accueillir. « Cousin, serait-ce trop te demander de m'accorder encore quelques minutes de ton précieux temps ? Il y a certaines choses dont j'aimerai... Dont nous aimerions, se corrigea t'elle après avoir jeté un bref coup d'œil à sa mère, te parler. Plus au calme. » Non pas que les couloirs du Donjon Rouge ou les ruelles de la ville étaient des plus bruyantes, mais Naerys comptait sur son cousin pour comprendre cette tournure de phrase. Tous deux savaient pertinemment que derrière chaque visage pouvait se cacher l'agent de n'importe quel noble du royaume... A l'affut de n'importe quel renseignement qu'il pourrait transmettre à son maître. Or, la future princesse tenait à ce que cette conversation reste confidentielle.
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Clarence Hightower
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Message Ven 24 Mai 2013 - 1:16

         Des merveilles, des prouesses, des exploits étaient-ils attendus de lui au poste de Grand Argentier ? Les encouragements de lady Naerys égayèrent le cœur de Clarence, qui n'était pas de pierres comme certains se plaisaient à le penser. S'il était d'une matière autre que vivante, c'eût été d'or, ou de verredragon. Quand il avait reçu le corbeau de lord Brynden Rivers qui lui proposait le siège de Grand Argentier, son cœur s'était agité d'un curieux sentiment qu'il n'avait auparavant jamais éprouvé ni connu. Qu'en restait-il aujourd'hui ? La vague impression que tout restait à faire. Homme de patience et d'usure, jamais Clarence n'aurait cru la tâche facile. L'oeuvre d'un Grand Argentier ne peut qu'inscrire son cours dans la durée, et le temps était le seul juge distributeur de blâmes, d'éloges, d'échecs ou de succès en la matière. Tout au contraire du commandant des armées du roi, il ne pouvait asseoir sa légitimité au seul prix d'un instant, d'une bataille, d'un coup d'éclat bref et déterminant.Quand, d'ici quelques lunes, les initiés comme les profanes auraient perçu la hausse des revenus de la couronne et s'étonneraient de n'avoir subi aucune hausse congénitale des taxes et des impôts, sans doute commencerait-on à s'intéresser au travail du Grand Argentier. « Nous verrons bien, chère cousine, mais je prie pour que l'avenir te donne raison. » Clarence occupait certainement le siège le plus ingrat et le plus inconfortable du Conseil restreint, car il avait à s'occuper de questions d'ordinaire laissées à la discrétion et aux bons soins des intendants, cette race d'hommes à la naissance obscure et aux talents certains pour la chose économique et financière. Ces activités n'avaient pas vraiment la meilleure des réputations dans l'esprit de leurs contemporains, qui préféraient l'épée au boulier, l'armure aux parchemins, l'air pur des champs de bataille aux atmosphères feutrées des salles de travail. Pour cinq intendants et autres gratte-papier, combien d'hommes d'armes et de chevaliers ? Particulièrement dans le Bief, où tout homme normalement constitué se doit d'espérer devenir chevalier, ou écuyer d'un chevalier. La conversation suivit son chemin, comme eux en direction du Donjon Rouge, qui était la destination commune des suites Hightower et Velaryon. Clarence rit de bon cœur avec sa cousine, quand celle-ci promit de l'aider à guérir sa folie le jour où les dragons d'or lui tiendraient conversation. Cette idée ajouta du relief aux sourires du seigneur du Phare, qui aurait pourtant goûté la jouissance d'une telle capacité mystique. Parler aux dragons d'or, et les convaincre de se multiplier, peut-être ? Changer le plomb en or ? Tout autant de chimères particulièrement séduisantes pour quiconque cherche à remplir les coffres d'un roi. Or, n'était-ce pas ce que Clarence cherchait à faire ? Quand lady Naerys se décrivit comme la plus heureuse des femmes, le jeune homme tut en lui les répliques quelque peu cinglantes à l'égard du prince de Peyredragon que lui inspirait cette assertion de la part de sa cousine. La plus heureuse ? Ce sentiment ne durerait certainement pas. Tôt ou tard, elle rencontrerait Daeron Targaryen, son promis, son fiancé et son futur époux, et dès lors qu'elle poserait les yeux sur lui, la belle saurait à quelle bête on la sacrifiait sur l'autel d'un grand et beau mariage.

         Et derrière les sourires se dissimuleraient les poignards de l'amertume, de la rancœur, et peut-être même du désespoir. Le rêve bientôt deviendrait cauchemar, pour peu qu'au Donjon Rouge, lady Naerys et sa famille vissent le prince de Peyredragon dans son élément, c'est-à-dire imbibé du plus mauvais vin de la capitale et couvert du stupre de la boue de Culpucier où le jeune homme avait ses habitudes, d'après les racontars et les balivernes entendues ici et là. Mais dans l'absolu, si Clarence n'était pas attaché à sa cousine et soucieux de son bien-être autant que de sa joie, s'il n'était que le Grand Argentier et elle quelque obscure promise pour un prince de la maison royale, s'il ne devait enfin considérer l'affaire que d'un point de vue politique, il reconnaissait volontiers les fiançailles et le mariage comme un mouvement attendu et heureux de la part du prince de Lestival, qui avait raison de marier son fils et héritier à une demoiselle d'une éminente maison d'un lignage proche de celui des Targaryen. En effet, les Velaryon étaient, comme leurs souverains, originaires de l'antique Valyria, liens qui dépassaient la seule apparence physique et le seul folklore des us et coutumes des deux maisons nobles. En oubliant les quelques défauts du prince de Peyredragon, lady Naerys et sa famille réussissaient le tour de force d'une belle union commandée par la raison autant que par l'intérêt, et Clarence saluait le geste et la prouesse. Il regrettait simplement les dégâts collatéraux dont sa cousine ferait inévitablement les frais. Le prix n'était-il pas trop lourd à payer pour devenir la prochaine reine des Sept couronnes ? Lady Naerys lui confia avoir rencontré plusieurs fois le prince de Peyredragon, quand tous deux étaient deux enfants. Se doutaient-ils déjà, à l'époque, du destin décidé pour eux par les Sept, dans leur toute-puissance ? Par un curieux hasard, elle ne l'avait pas rencontré en personne lors de ses précédentes visites au Donjon Rouge, et n'avait fait que l'apercevoir. La surprise serait très certainement de la partie, surtout si, avant l'heure dite, le prince s'égarait dans les bras d'une catin qui, sans scrupule, l'enivrerait pour lui soutirer quelques dragons de plus... Il reviendrait alors, vide et plein à la fois, au Donjon Rouge, pour rencontrer sa fiancée... l'horreur de la situation n'empêcha guère Clarence de s'interroger : avec quel argent le prince paie-t-il ce train de vie indigne de son rang ? Après quelques temps de marche et de conversation badine, ils finirent par atteindre la colline d'Aegon et, à son sommet, la forteresse du Donjon Rouge. Là, les deux suites auraient dû se séparer, mais lady Naerys requit de Clarence quelques minutes de plus, car la conversation ne pouvait s'achever ainsi. Lord Hightower avait bien quelques urgences à régler, mais il ne voyait rien qui justifiait qu'il éconduise sa cousine et sa mère. Le ton de Naerys et son regard ne laissaient guère de doute sur le sérieux de la demande, et Clarence voyait bien qu'un refus aurait non seulement semé de la gêne entre eux, mais aussi de l'embarras. C'est pourquoi il prit l'initiative d'accepter et de conduire lui-même les Velaryon aux appartements qu'ils occuperaient durant leur séjour au Donjon Rouge.

          « C'est ici que vous logerez, et malheureusement je n'ai rien à raconter d'intéressant sur cet ensemble de chambres, j'ai bien peur qu'aucun invité de marque n'y ait jamais dormi... mais votre présence vient briser cette longue tradition d'ennui et d'insignifiance. » Clarence les avait conduit jusqu'à l'aile du château que Brynden Rivers avait choisi pour eux, et les appartements que lady Naerys et sa famille occuperaient n'étaient certes pas les moins agréables du château. Là, à l'abri des murs et de la porte close, ils pourraient discuter en toute discrétion, sans craindre d'éventuelles interruptions ni même la curiosité d'oreilles mal intentionnées ou d'yeux trop curieux, sauf à croire que l'un des mille serait dissimulé dans le cuivre d'un pot de chambre ou sous le bois d'une commode...  « Alors, de quoi souhaitiez-vous me parler ? »
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Message Sam 25 Mai 2013 - 12:14

La plus heureuse des femmes... C'est ce qu'elle confia être aux oreilles attentives de son cousin. Il y avait certes une part de vérité en ces propos, mais représentaient-ils réellement son véritable état d'esprit ? Si comme elle l'avait dit plus tôt, rejoindre la maison Targaryen était pour elle le plus grand des honneurs, devenir l'épouse du prince de Peyredragon, sur qui les rumeurs ne manquaient pas de s'attarder, représentait une offre beaucoup moins alléchante. Toutefois, ce mariage, elle l'avait désiré. Bien entendu, ce n'est pas uniquement pour satisfaire les désirs de sa fille que le sire des marées avait favorisé cette union, c'était avant tout pour les bienfaits qu'elle pourrait lui apporter, à lui, mais également à sa maison. Prospérité, respect, pouvoir... Il y avait tant de choses à gagner en forgeant alliance avec la famille royale, et encore davantage si la mariée était en mesure, un jour, d'accéder au rang de reine des Sept Couronnes. Ainsi, malgré les ouï-dire, les avantages étaient bien trop grands pour laisser passer une telle opportunité. En Westeros, le mariage n'était que rarement focalisé sur l'amour, il l'était, avant tout, sur la politique. Chaque union reposait sur ce que l'autre partie avait à offrir en retour, et entre Targaryen et Velaryon, les échanges ne pouvaient être que des plus fructueux. Qui plus est, en rejoignant les rangs des dragons tricéphales, la jeune femme ne faisait pas qu'assurer l'honneur de sa famille, elle réalisait également un rêve d'enfant, deux raisons assez importantes à ses yeux pour faire passer l'identité de son futur époux au second plan.
Bientôt, grâce à l'entretien qu'elle allait avoir avec le lord Hightower, elle en apprendrait certainement plus au sujet de celui que beaucoup aimait nommer, le dragon ivre. Elle saurait enfin discerner le vrai du faux dans tous ces racontars. Bien sûr, si Clarence n'avait rien à lui révéler, cela serait une déception pour Naerys qui se devrait de trouver un autre informateur au Donjon Rouge. Néanmoins, même sans informations objectives au sujet du prince Daeron, elle se savait en mesure de se débrouiller. Bien que fragile en apparence, la jeune demoiselle n'en était pas moins intelligente et rusée. Séduire le prince, entrer dans ses bonnes grâces et peut être même le manipuler, elle s'en savait capable. Elle avait hérité de l'esprit de sa mère, l'esprit des Hightower, un esprit vif, perspicace et pragmatique, un esprit que lady Olenna avait veillé à entretenir et à développer au fil des années, faisant de sa progéniture une femme non seulement bien élevée et séduisante, mais aussi une femme cultivée, racée, capable et astucieuse. Tout ce qu'elle avait appris, Naerys comptait bien s'en servir ici, à la cour. Toutes ces années d'enseignements allaient bientôt être mises en pratique, que ce soit avec le prince, ou avec tous les autres résidents du Donjon Rouge. Sa confiance, elle savait ne pouvoir l'accorder pleinement qu'à ses proches, sa famille, ceux qui partageaient son sang, ceux qui partageaient ses intérêts. Des alliés, des amis, elles pouvaient en trouver à Port-Réal, bien entendu, mais à quel point se montreraient-ils fidèles envers elle ? Ne jamais accorder pleinement sa confiance à qui que ce soit entre ces murs, voilà une règle qui se devait d'être respecté lorsqu'on mettait les pieds à la cour, surtout si on tenait à se faire une place au soleil. Derrière chaque visage amicale, chaque visage angélique, pouvait se cacher le pire de vos ennemis. Chaque sourire, chaque poignée de main, tout pouvait s'avérer être de la pure comédie. Lady Velaryon en était consciente, elle comptait elle même se servir de ces mêmes armes si la situation l'exigeait. Non, ce n'était pas une brebis sans défense qui venait de faire son entrée à la capitale, mais bel et bien une candidate parfaite pour le jeu des trônes, une louve aux griffes tranchantes et aux crocs acérés.

Oui, rien n'était insurmontable pour Naerys, tant qu'elle gardait en tête son objectif premier, son désir le plus grand : devenir reine. Aucun prix ne serait trop dur à payer pour finalement atteindre le sommet. Ceci était sa voie, sa destinée, et rien, ni personne, ne l'empêcherait d'atteindre son but. Elle était prête à assumer toutes les responsabilités que lui imposerait son rang, prête à supporter l'ivresse quotidienne de son mari si les rumeurs se révélaient exactes. Elle était prête à être une épouse et une princesse exemplaire, à donner un héritier à l'aîné des enfants du prince de Lestival, tant est si bien que Daeron arrive à faire son travail, de son côté... Sa détermination était sans faille. Son envie d'accomplir de grandes choses guidait chacune de ses actions, chacune de ses décisions. Naerys voulait marquer l'histoire, marquer les esprits. Elle tenait à ce que son nom lui survive bien longtemps après sa mort et après celles de ses enfants. Elle voulait que son règne soit synonyme de paix, de prospérité, de sécurité pour tous, nobles comme roturiers. Telle Alysanne Targaryen, elle ne voulait pas seulement être une reine "décorative", une reine qui servirait simplement de bibelot ou encore d'utérus sur pattes, mais une souveraine impliquée dans son gouvernement, dans la politique, dans les décisions à prendre. Et si elle voulait avoir une chance d'atteindre un jour une telle situation, la relation qu'elle entretiendrait avec son futur époux allait jouer un rôle capital.
Enfant, bien entendu, jamais elle n'aurait imaginé épouser ce petit garçon qui partageait ses jeux. Elle se souvenait de lui comme un camarade de jeu agréable, un bambin plein d'énergie, toujours prêt à inventer de nouvelles activités, mais pour la rose blanche de Lamarck, il n'avait jamais été plus que cela. Comment avait-il pu changer à ce point ? Bien entendu, une bonne décennie s'était écoulée depuis, et Naerys elle-même n'était plus la même. Cependant, contrairement au prince, elle n'avait pas évoluée pour devenir une ivrogne, mais une demoiselle bien sous tout rapport. Qu'est-ce qui avait pu le pousser à emprunter ce chemin là ?
Encore une question qu'il lui faudra poser à son cousin le moment venu. Après tout, on devient difficilement un ivrogne, ou encore un amateur de prostituées, du jour au lendemain, il y avait certainement une histoire derrière tout ça et Naerys se devait de la connaître, elle se devait de l'apprendre si elle espérait pouvoir, un jour, transformer son époux et l'aider à résoudre ses problèmes, à les affronter et les surmonter. Non seulement elle voulait faire ça pour lui, par simple bonté et gentillesse, remplissant ses fonctions d'épouse aimante et attentionnée, mais aussi pour elle. La vie n'en serait que plus facile sans les nuits, et peut être même les journées, de débauches du prince de Peyredragon, et, surtout, son image n'en serait que meilleure. Elle n'avait pas à s'en faire pour sa propre image, mais une fois qu'elle serait mariée à Daeron Targaryen, elle serait constamment associée à lui. Ils formeraient un couple, un duo, et sa réputation viendrait ternir la sienne si jamais elle restait sans rien faire. Ce n'est donc pas simplement pour lui qu'elle tenait à lui venir en aide, mais pour elle, pour eux, pour leur avenir. Il se pourrait même que Daeron n'ait pas foncièrement un mauvais fond et qu'il ait juste besoin d'aide, juste besoin qu'on vienne l'épauler, le soutenir.

Finalement, Hightower et Velaryon finirent par arriver aux portes du Donjon Rouge, où Clarence répondit de manière positive à la demande de sa cousine, acceptant de rester un peu plus longtemps en leur compagnie. Par ailleurs, c'est le Grand Argentier qui se chargea de les guider jusqu'à leurs appartements, au plus grand soulagement de lady Olenna, qui ne pourrait supporter plus longtemps la vue de cet individu envoyé par la maison Targaryen afin de les accueillir. C'était bien souvent la même chose avec elle, les servants avaient tendance à l'ennuyer au plus au point, et voire même, à l'agacer. Plus elle vieillissait, et moins elle supportait leurs manières, leur façon de parler, de se comporter, leur manque d'audace et d'initiative... Seul un domestique sur dix correspondait à ses attentes. Alors seulement âgée de trente-neuf ans, Olenna Velaryon faisait preuve d'un cynisme, et d'un sarcasme, digne d'une quinquagénaire.
Après le bref discours de son cousin, Naerys pénétra dans les appartements mis à la disposition de la maison Velaryon pour la durée de leur séjour à la capitale. Elle fût très vite suivie par le reste de la maisonnée. « C'est vraiment magnifique. Il nous faudra remercier la Main du Roi pour sa générosité. » La jeune fille balaya l'endroit du regard. Les quartiers que Brynden Rivers avaient choisi pour elle et sa famille étaient réellement des plus somptueux. Ses pensées furent très vite interrompues par les paroles de son cousin. Ils étaient dorénavant à l'abri des espions et des oreilles un peu trop curieuses, l'heure était donc venue d'entrer dans le vif du sujet et partir à la pêche aux informations. « Par ici, nous y serons certainement beaucoup plus à l'aise pour discuter. » dit-elle tout en indiquant une autre pièce à Clarence, probablement une chambre. Elle laissa sa mère et le seigneur de Villevieille la précéder, puis, elle pénétra à son tour dans la chambre. Alors qu'elle s'apprêtait à refermer la porte, elle aperçut son frère, Viserys. « Je veillerai personnellement à ce que personne ne vienne vous déranger. » La jeune fille sourit gracieusement. « Tu es un amour. » se contenta-t-elle de répondre avant de fermer la porte. La lady aux cheveux de neige rejoignit ensuite sa mère et son cousin, assis autour d'une table. Elle s'apprêtait alors à prendre la parole, dans le but d'expliquer à son cousin pourquoi elles souhaitaient s'entretenir avec lui, mais sa mère la devança. « Nous aimerions que tu nous dises la vérité, tout ce que tu sais à propos de ce freluquet de sang royal, ce Daeron. » Comme à son habitude, Olenna ne tournait pas autour du pot, elle allait directement à l'essentiel sans prendre de gants, ce qui provoqua l'apparition d'un léger sourire sur les lèvres de sa fille qui porta alors son regard sur son cousin. « Des rumeurs plus que troublantes sont parvenues jusqu'à nos oreilles, il y a t-il une part de vérité dans tout ce qu'on raconte ? Est-il réellement porté sur la bouteille, amateur de prostituées ? Complètement ravagé du bocal ?! » Naerys fît comme si de rien était, elle ne releva pas les derniers mots prononcés par sa mère. Depuis le temps qu'elle vivait en sa compagnie, elle s'était faîte à son franc parlé. Toutefois, si ces quelques phrases étaient arrivés aux oreilles de la mauvaise personne, toute la maison Velaryon aurait pu être accusée de trahison. Parler ainsi d'un membre de la famille royale représentait une grave insulte envers la couronne. Fort heureusement, elles savaient leur interlocuteur digne de confiance, et l'endroit particulièrement sûr, aucun espion ne pourrait rapporter le contenu de leur petite entrevue. « Très bientôt je deviendrai sa femme, je veux juste savoir à quoi m'attendre. »
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Clarence Hightower
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Message Mer 29 Mai 2013 - 23:02

         Clarence, Olenna et Naerys s'en allèrent dans une chambre pour discuter plus tranquillement. Les questions qu'elles avaient étaient certainement importantes ou graves ou les deux pour que tant de précautions s'imposent à eux. Le jeune homme, qui devinait plus ou moins ce qui l'attendait, se demandait s'il serait en mesure de fournir à ses deux parentes, cousine et tante, ce qu'elles exigeraient de lui. Il y mettrait toute sa volonté et toute sa diligence, mais comme il n'était pas sûr de ce qu'elles voulaient, il ne pouvait avoir la certitude de savoir au mieux les aider. Son cousin Viserys gardait la porte. Tous trois étaient assis autour d'une table, et Naerys allait commencer quand sa mère, avec la franche spontanéité qui la caractérisait, amorça les premiers temps de la conversation. En qualifiant le prince de Peyredragon de freluquet de sang royal, sa tante manifesta d'entrée de jeu l'opinion qu'elle se faisait du futur époux de sa fille, et Clarence accueillit ses paroles avec un sourire amusé. Ils étaient en famile, et pouvaient donc se permettre de parler sans crainte ni réserve. Et comme lord Hightower s'y attendait, lady Olenna évoqua les perfides rumeurs qui couraient au sujet du prince de Peyredragon. Très justement, lady Naerys pointa qu'elle serait bientôt sa femme et qu'elle était en droit de savoir à quoi elle devait s'attendre. Clarence s'allongea contre le dossier de son siège, comme pour prendre son appui, ou son élan ? Il était Grand Argentier, et fidèle allié de la maison royale. Pour autant, s'il devait fidélité à sa grâce Aerys, il ne devait rien au prince de Peyredragon. Il ne comptait rien cacher de ce qu'il savait de lui, et même il comptait renseigner sa tante et sa cousine jusque dans les détails des finances exceptionnelles parfois débloquées pour satisfaire au train de vie du prince, si elles allaient jusqu'à lui demander ces précisions fastidieuses. Pour l'heure, les finances du royaume n'étaient heureusement pas concernées par les frasques du prince de Peyredragon qui menait la mauvaise vie sur ses propres dragons d'or, mais ses coffres n'étaient pas sans fond. « La vérité ? Un singe apprivoisé ferait un meilleur époux, chère cousine. Daeron est un ivrogne, il est tombé au fond de la barrique et ne semble s'y complaire avec l'exagération qui caractérise les princes de sang royal. Certains imputent la faute au sang dornien qui coule dans ses veines, car ce peuple s'emporte facilement, dit-on... Quand il va boire en ville, le prince Daeron fait honneur à cette réputation. Il n'est pas un soir qu'il ne revienne au Donjon Rouge imbibé jusqu'à l'os, se traînant sur le sol comme une éponge. Les rumeurs souvent se trompent, mais hélas, cette fois, elles disent vrai. » Clarence se tue un court instant. Il joignit ses mains et donna l'air de réfléchir, mais à la vérité il ne faisait que remettre un peu d'ordre dans le flot de ses pensées. Anticipant toute réponse prématurée de sa tante ou de sa cousine, le jeune homme inspira longuement et repartir, calme et posé, mais d'un ton ferme, car il savait le sujet grave. Il ne lui plaisait guère d'ainsi parler d'un homme qu'il connaissait peu, mais se moquait bien de casser du sucre sur le dos d'un prince. Au contraire, il n'y avait pas plaisir plus doux, dans un certain sens.  « Quand il est sobre, il n'est pas ravagé du bocal, mais il n'est jamais sobre. S'il court les maisons de plaisir de Port-Réal, ce n'est pas pour y chercher du réconfort maternel, j'en ai peur. Ses activités y sont bien moins innocentes et naïves, il y fraye avec les prostituées et les courtisanes et les paie toujours rubis sur l'ongle. Il fait leur fortune, croyez-moi. »

         En effet, nombreuses étaient les catins qui devaient beaucoup au prince, car ce dernier ne manquait jamais de payer pour le menu service qu'elles lui rendaient. Clarence n'avait jamais vu la chose de ses propres yeux, bien sûr, il ne fréquentait pas les bordels de la capitale, tout au contraire du prince qui leur était fidèle comme l'alouette l'est à l'aube. Toutefois, en plus des rumeurs qui ne manquaient pas de courir au sujet du fils du prince de Lestival, il savait de source sûre que le prince allait dans ces lieux ingrats pour y chercher les caresses des femmes à la vertu mise au placard. La mémoire de Clarence s'anima de certains souvenirs qui lui revenaient. Il jugea bon de les partager.  « Vous n'étiez pas au tournoi de Cendregué, il me semble, et pourtant vous avez certainement entendu comment le prinde Daeron s'est comporté lors du Jugement des Sept, n'est-ce pas ? Vous savez qu'il a refusé de se battre comme le devoir et la foi le lui imposait, qu'il s'est couché sur le sol et a feint l'inertie jusqu'à l'issue tragique du malheureux événement... En revanche, vous ignorez peut-être qu'en ce temps-là, notre famille était en discussion avec le prince Baelor Briselance pour la main de Virginia, qui aurait pu échoir au prince Matarys, son deuxième fils. Le projet aurait pu aboutir et le mariage être célébré sans délai si, malheureusement, le Fléau de printemps n'avait emporté le père et les deux enfants. S'est alors posée la question de proposer la main de Virginia à un autre prince de la maison Targaryen, mais aucun des fils de Maekar Targaryen n'a suscité la poursuite des négociations auprès de lui. Daeron est un couard sans honneur, Aerion un monstre. Les autres étaient trop jeunes. De plus, à la mort de Baelor, et de ses enfants, quand Maekar est devenu l'héritier présomptif du trône, Daeron est lui-même entré dans le cercle des futurs rois de Westeros, ce qui dans tous les cas privait les Hightower d'une prétention pour un mariage, et fort heureusement. » En effet, les Targaryen mariaient toujours ou presque les futurs rois avec des membres de leur famille, pour préserver la pureté de leur sang. C'était d'ailleurs le seul cas d'inceste légitimé par la foi des sept. Parfois, ils allaient chercher sur l'île de Lamarck leurs princesses ou leurs reines, car les Velaryon étaient comme eux les dépositaires de l'ancienne civilisation valyrienne. Avec ses cheveux argentés et ses yeux d'une couleur inimitable, lady Naerys était d'ailleurs un bel exemple de ce qu'était la beauté des hommes et des femmes de cette époque-là.  « Je me réjouis de ce mariage, chère cousine, qui te promet au titre de reine de Westeros, mais je déplore l'époux qui t'est donné. Je n'irai pas jusqu'à dire que devenir femme-sel est un sort plus enviable, mais il me paraît clair que les premiers temps du mariage s'annoncent difficiles pour toi. » Ou pas. En effet, lady Naerys disposait, d'après Clarence, de toutes les cartes en main pour réussir à faire du vice de son époux le tremplin qui lui assurerait l'avenir le plus confortable qui soit.
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Naerys Velaryon
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Message Jeu 30 Mai 2013 - 15:18

« Hmm... C'est vraiment regrettable. » se contenta de répondre lady Olenna tout en tournant légèrement la tête afin de pouvoir poser les yeux sur sa fille qui, elle aussi, laissait apparaître une légère déception sur son visage. On ne pouvait pas dire que la surprise était totale, les deux ladies s'attendaient à ce que Clarence confirme la véracité de ces rumeurs. Ces dernières étaient bien trop répandues pour se révéler inexactes. Très vite, Naerys fît disparaitre cette moue de ses traits, affichant, comme à son habitude, un beau sourire tandis qu'elle croisait le regard de son cousin. Ce sourire avait pour but de le remercier pour sa sincérité, mais aussi de faire bonne figure... Il est certain que la rose blanche de Lamarck aurait préféré entendre une version différente de l'histoire. Il est clair que son futur époux ne correspondait pas à ses attentes, et le Grand Argentier ne manquait pas de mots pour le décrire : un singe apprivoisé, un ivrogne... Il continua même en ajoutant que le prince n'était que rarement sobre, pour ne pas dire jamais. Quelle demoiselle serait heureuse de passer sa vie entière avec ce genre de spécimens ? La réponse était des plus simples, aucune. Toutefois, Naerys savait désormais à quoi s'attendre, elle savait ne rien espérer de Daeron Targaryen qui était décidément bien différent du petit garçon qu'elle avait jadis connu. Il n'y a rien de tel que les amoureux et les saints pour croire au paradis, et Naerys n'entrait dans aucune de ses deux catégories. Tomber amoureuse d'un individu comme celui que venait de peindre son cousin lui était impossible... Elle se contenterait de jouer au mieux son rôle d'épouse et de préserver les apparences. En ce monde, l'amour de son mari n'était pas ce qu'elle désirait le plus, et elle saurait vivre sans. Ce qu'elle attendait réellement de cette union, c'était la possibilité de faire parti d'un grand tout, de gravir les échelons de l'échelle sociale et de pouvoir, dans un avenir proche, faire jouer de son influence pour accomplir de grandes choses. Pour elle, c'était ça la définition du paradis.
Certes, elle qui admirait la maison Targaryen, qui connaissait leur histoire sur le bout des doigts, aurait aimé s'unir à un représentant digne de leur ancêtre commun, Aegon le Conquérant, un homme fort, courageux, ambitieux, noble... Un véritable guerrier. Imaginez un roi livrant ses propres batailles, ça serait mémorable. Aegon l'avait jadis fait, il avait conquis Westeros a dos de dragon en compagnie de ses deux sœurs, Rhaenys et Visenya. A eux trois, ils avaient donné naissance à un empire, à une civilisation des plus prestigieuses, faisant honneur à leurs parents de Valyria. Mais Daeron ne semblait pas être sur le chemin d'un tel succès... En avait-il ne serait-ce que le potentiel ? Il était un Targaryen, le feu du dragon bouillonnait en lui, mais serait-il en mesure, un jour, de l'utiliser à bon escient ? Seul l'avenir nous le dira. Dans tous les cas, à l'heure actuelle, il était loin d'arriver ne serait-ce qu'à la cheville du Conquérant. Le voir livrer ses propres batailles à l'heure où il deviendrait souverain des Sept Couronnes ne représentait qu'un doux rêve. Maintenant qu'il était établit que la future princesse de Peyredragon ne pouvait rien attendre de son mari, qu'il était au plus bas, il ne lui restait plus qu'une chose à faire : se montrer solidaire, mais aussi ingénieuse, dans le but de faire de cette salamandre, un véritable dragon. Il était hors de question pour Naerys de rester les bras croisés à regarder son époux se noyer dans l'alcool ou dans le lit des prostituées. Premièrement, elle ferait son possible pour attirer son attention, pour le séduire, pour obtenir sa sympathie, sa confiance... Et ensuite, elle agirait pour faire de lui un véritable prince, un roi en devenir. Ce serait certainement un processus des plus longs, surtout si certaines tierces personnes venaient lui mettre des bâtons dans les roues ou si Daeron ne se montrait pas réceptif, seulement la jeune fille était déterminée, comme toujours. Elle franchirait les obstacles, et ferait en sorte d'arriver à ses fins.

Clarence poursuivit, évoquant les évènements du tournoi de Cendregrué, qui, clairement, avaient su exposer le manque de courage du fils de Maekar au grand jour. Au moins, cela avait quelque chose de rassurant, en un sens : le garçon n'était pas totalement incapable, il avait de la ressource, lorsqu'il s'agissait d'échapper à ses responsabilités. Soudain, lady Olenna laissa échapper un soupire. Puis, regardant tour à tour sa fille et son neveu, elle reprit la parole. « Si vous voulez mon avis, nous aurions du nous tenir loin de ce petit avorton et de sa famille. J'avais pourtant fait part de mes réticences à ton père, mais il n'a rien voulu entendre ! Il a préféré les ignorer. » En effet, Olenna était, depuis le tout début, contre le mariage de sa fille unique avec le prince Targaryen. Pourquoi ? Majoritairement à cause des rumeurs, et dorénavant, maintenant qu'on lui avait avoué qu'elles étaient véridiques, elle comptait camper encore davantage sur ses positions. La première dame de Lamarck ne désirait que le bonheur et la sécurité pour sa cadette, le meilleur, et elle était parfaitement consciente que Daeron Targaryen, n'était pas le meilleur époux qu'elle puisse trouver, en tous cas pas d'un point de vue humain. « Quel idiot ! J'espère que ces Fer-nés réussiront à lui mettre un peu de plomb dans la tête, ça ne lui ferait pas de mal ! » Aemon Velaryon était actuellement entrain de se battre en compagnie de beaucoup d'autres soldats des Sept Couronnes afin de mater la révolte Fer-nés. Son fils aîné, Rhaegar, avait bien entendu proposer de prendre sa place, mais le patriarche avait refusé. Le sire des marées se voulait très fier et jamais il n'aurait laissé l'un de ses fils le remplacer au front. Qui plus est, en son absence, Rhaegar serait le maître de Lamarck, ce qui, d'après Aemon, lui permettrait de prouver sa valeur et lui servirait d'entraînement pour l'avenir. Quoi qu'il en soit, c'est le lord Velaryon qui avait arrangé cette alliance avec les Targaryens, contre l'avis de sa femme, qui lui reprochait cette décision, et ne manquait pas de le montrer, de le faire savoir. Naerys, elle, comprenait l'attitude de sa mère. Cependant, elle était heureuse de son sort et en accord avec le choix de son géniteur. Son père avait choisi le meilleur parti qu'il pouvait trouver, d'un point de vue politique, et tout ceci concordait avec le désir de la jeune noble, celui de devenir reine. La demoiselle choisit de ne pas commenter les paroles de la matriarche, cela ne servirait qu'à rajouter de l'huile sur le feu. Elle resta donc silencieuse jusqu'à ce que son cousin reprenne la parole. Il lui fit part de son opinion, soulignant le fait que pour lui, devenir une femme-sel était un sort préférable à celui de devenir l'épouse d'un homme comme Daeron Targaryen. A ses mots, elle offrit réponse avec un léger sourire. « C'est très gentil à toi de m'en informer, et je suis touchée de voir à quel point tu t'inquiètes pour moi. Mais n'ait aucune crainte, je suis en mesure de prendre soin de moi. » elle marqua une courte de pause avant de reprendre, le temps pour son cousin de se rassurer et de comprendre qu'elle n'était nullement sans défenses. « Par ailleurs, j'ai ma famille avec moi et je bénéficierai de la protection de l'un des plus grands chevaliers des Sept Couronnes. Tout ira bien, fais moi confiance. » Le chevalier en question n'était autre que son frère Viserys, bien entendu, un homme plus que compétant avec une épée entre les mains, rêvant un jour d'intégrer la garde royale.

Naerys prit quelques instants pour réfléchir, tant que Clarence était là, autant qu'elle en profite pour lui demander tout ce qui pouvait lui passer par la tête. Elle repensa alors à toutes les informations qu'il venait de lui dévoiler, et la première question qui lui vint à l'esprit, fût la suivante. « Et le peuple dis moi, les citoyens de Port-Réal, que pensent-ils de leur prince ? » L'amour et l'opinion du peuple étaient très importants pour Naerys, mais ils devaient également l'être pour tout souverain qui se respecte. Afin de savoir quelle masse de travail elle avait à accomplir, il était nécessaire pour la jeune femme d'avoir connaissance de ce fait. Encore une fois, elle pensait déjà connaître la réponse... Les rumeurs qui circulaient sur le prince ne venaient certainement pas uniquement de la cour, mais du peuple lui-même... Néanmoins, autant en avoir confirmation. Elle eut également une seconde question à poser au seigneur de Villevieille. « Tout à l'heure tu parlais de... "courtisanes". Saurais-tu, par hasard, si le prince en fréquente une en particulier ? » Le danger pour Naerys n'était pas que Daeron couche à droite à gauche, mais qu'il couche avec la ou les mauvaises personnes, une qui essaierait de le manipuler pour servir ses intérêts, une qui essaierait de tirer son épingle du jeu... Si c'était le cas, la jeune fille aux cheveux de neige se devait de l'identifier au plus vite. Après tout, le dicton ne dit-il pas, soyez proches de vos amis, et encore plus de vos ennemis ?
Lorsqu'elle prononça le mot courtisane, Naerys ne pût s'empêcher de penser à son frère, Marlon. Daeron et lui avaient deux choses en commun : l'amour de l'alcool et des prostituées. Finalement, le mouton noir de la famille pourrait s'avérer plus utile que la future princesse l'imaginait au départ... Enfin, encore fallait-il qu'il accepte sa part du contrat et se montre sérieux dans son rôle "d'espion", ce qui n'était pas gagné. Mieux valait ne pas trop placer d'espoirs en lui, sans pour autant écarter totalement cette idée. Qui sait, pour une fois il pourrait se montrer généreux... Il suffisait de trouver de quoi le motiver.
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Clarence Hightower
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Message Jeu 6 Juin 2013 - 0:10

         De lentes métamorphoses s'animèrent devant lui, à mesure qu'il avait donné son opinion sur le prince Daeron, et livré les faits qui devaient être portés à la connaissance de sa cousine et de sa tante, pour qu'elles-mêmes pussent se faire le meilleur des avis sur le promis de Naerys. Sans se décomposer, les visages de la mère et de la fille exprimèrent tour à tour le dépit, la déception, et la détermination à ne point se résoudre à la résignation. Clarence admira cette résolution, autant qu'il craignait auparavant l'impact de ses révélations douloureuses. Il lui était en effet pénible d'être l'oiseau de mauvais augure, dont les ailes noires s'étendaient toujours pour n'annoncer que de mauvaises choses. Noires ailes, noires nouvelles ! Occuper cette position n'avait rien d'une sinécure, et s'affranchir des nécessités du moment n'était pas plus agréable. Mais le jeune homme n'hésitait jamais à mouiller sa chemise, il allait au front, se portait à l'assaut, prenait à bras le corps chaque tâche, avec autant de force, de diligence et de sérieux qu'il lui était possible d'en fournir, car au cœur vaillant rien n'était impossible. À quoi bon jouer les hirondelles à claironner qu'il va faire beau ? Naerys épouserait un prince crapaud que le baiser nuptial ne transformerait jamais. Triste histoire ! Lady Olenna exprima plus encore son point de vue et déclara n'avoir jamais été emballée par l'idée même de ce mariage. Elle disait vrai, ils auraient dû se tenir loin des Targaryens de Lestival et de Peyredragon, et attendre la prochaine génération de princes royaux pour engager des projets de noces et de mariages. Elle continua en souhaitant à son époux bien des maux, notamment au cours des batailles contre les Fer-nés. À son tour, Naerys répondit à ces révélations et sembla parfaitement calme, ce qui n'étonna guère Clarence. Il en fallait bien plus pour l'inquiéter, et un prince ivrogne n'était pas la pire chose qui aurait pu lui arriver. Un prince impotent ou peu enthousiaste à l'idée de partager la couche d'une femme, par exemple, aurait suscité bien plus de problème, puisqu'après tout le premier but du mariage reste l'enfantement. « Je suis certain que tu seras bien entourée, chère cousine, et je ne doute pas une seconde que tu saches y faire, avec le prince de Peyredragon. À dire vrai, même si un époux plus honorable aurait été une meilleure chose pour la réussite de ce mariage, je suis persuadé qu'à toute chose malheur est bon, et nul doute qu'après quelques temps de vie commune, le prince Daeron viendra te manger dans la main pourvu que tu saches jouer la musique qui convient à ses oreilles avinées. » Très direct, Clarence ne mâchait point ses mots, il voyait clair au-delà des apparences et devinait le prince assez faible de volonté pour succomber aux charmes divers et variés d'une fiancée, puis d'une épouse assez éclairée pour le lier de ficelles solides, pour ensuite le manipuler à la façon d'un marionnettiste. Il était assez cruel de souhaiter un tel avenir au prince Daeron, mais étant donné le mal que représente un roi pétri d'alcool pour un royaume, il était préférable de souhaiter que la future reine des Sept couronnes sache y faire pour, sinon le détourner de la bouteille, au moins le contrôler et conduire depuis l'ombre là où, dans la lumière, le roi serait bien incapable d'accomplir quoi que ce soit. Prompt à juger, Clarence n'en demeurait pas moins amer, car il doutait de voir un jour le prince de Peyredragon revenir à de plus sobres activités : à ses yeux, il était définitivement le jouet de ses vices alcoolisés.

          « Les citoyens de Port-Réal connaissent le prince de Peyredragon pour ce qu'il est à leurs yeux, un Targaryen pétri de sang dornien. Son allure est si commune qu'il se fond dans les foules avec l'aisance de la goutte qui se fond dans l'océan. Qui sait, sur le chemin jusqu'ici, nous l'avons peut-être croisé tandis qu'il allait à la taverne, ou au bordel ? L'ironie du sort serait... mordante, n'est-ce pas ? Les rumeurs naissent dans la bouche des nobles et résonnent jusqu'aux oreilles des gens du vulgaire. Tout le monde à Port-Réal prétend avoir vu au moins une fois le prince avachi sur le comptoir d'un mauvais lieu, à vomir ses tripes, à pleurer sa mère ou à... dois-je vraiment poursuivre ? Je n'ai nul besoin d'aller plus loin, je pense que vous avez compris que le prince a une réputation à Port-Réal, qui le fait à la fois mépriser et apprécier, car même s'il est de sang royal, ses vices le rapprochent des manants de Culpucier... » Ce paradoxe était intéressant, et justifiait sans doute le partage des opinions au sujet du prince Daeron. Tout le monde moquait sa passion pour la bouteille, mais certains riaient de lui avec compassion, avec la bienveillance de ceux qui songent qu'il est des leurs, qu'il partage leurs afflictions. Mais dans l'ensemble, les rires étaient plus les enfants du cynisme et non ceux de la tendresse, car il est plus facile de céder aux vils feux de la méchanceté plutôt qu'aux difficiles efforts que demande la gentillesse. Très nombreux étaient les citoyens de Port-Réal qui voyaient sans doute dans l'alcoolisme du prince Daeron le juste châtiment des Targaryen, et la rengaine de la pièce à double face jetée par l’Étranger à la naissance de chaque membre de la famille royale était bien évidemment sur toutes les lèvres. Clarence, toutefois, s'il connaissait cette légende, n'y accordait aucune valeur.  « Il me coûte de te faire cet affront, chère cousine, mais puisque tu me le demandes... » Le seigneur de Villevieille hésita. Il n'aimait pas l'idée de blesser Naerys en lui évoquant le goût de son futur époux pour les prostituées de Port-Réal. Il se souvenait également de l'opprobre traînée sur la maison Tyrell quand lord Leo avait dû procéder à une véritable épuration de Hautjardin pour chasser les maîtresses de ser Tristan. Clarence savait le sujet pénible à l'approche des mariages, et il n'y avait bien qu'à Castral Roc qu'une telle pratique était sans conséquence.  « Je n'ai aucun nom à te fournir, malheureusement. L'apparence du prince est si commune qu'il peut passer inaperçu s'il le désire, ce qui lui est fort utile. Il n'a pas les cheveux propres aux Targaryen, par exemple, ni même les yeux violets. Qu'il fréquente les catins ne fait aucun doute, mais qu'il en fréquente une en particulier reste à prouver et me paraît plausible. Je me renseignerai, en toute discrétion, évidemment. » Il se tut un bref instant, et dégagea son front d'une mèche de cheveux tombée là par hasard. La discussion n'était guère plaisante, mais elle s'imposait malgré tout : jamais Clarence n'aurait toléré que sa cousine épouse le prince Daeron sans être informée de tout ce qui l'attendait une fois passée le manteau aux couleurs de la maison Targaryen.
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Naerys Velaryon
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Dame de la maison Velaryon. Future princesse de Peyredagron

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Message Ven 7 Juin 2013 - 18:24

Naerys sourit aux paroles de son cousin. Bien qu'ils n'avaient pas l'occasion de se voir aussi souvent qu'ils le désiraient, Clarence semblait la connaître aussi bien que sa mère, ou encore que ses frères. Il pouvait lire en elle comme dans un livre ouvert, comprenant sans la moindre difficulté que sa cousine comptait bien faire tout son possible pour que le prince de Peyredragon tombe sous son charme, de manière à l'avoir sous sa coupe. Il n'y avait pas d'autre alternative possible, elle se devait de lui plaire, d'obtenir sa confiance, d'être proche de lui pour n'espérer que le meilleur pour l'avenir. Son avenir à elle, mais aussi celui des Sept Couronnes. Le royaume ne pouvait se permettre d'avoir deux souverains incompétents sur le trône, l'un d'eux devrait se montrer digne de son rang, et si l'alcool ne quittait pas très bientôt le sang du jeune dragon, il était évident qu'il ne pourrait remplir son rôle de la meilleure des façons. Tel Aegon l'Indigne, son accession au trône le transformerait en un individu encore moins fréquentable, l'exercice du pouvoir et le stress qui accompagnerait son règne pourrait en faire la réplique exacte de son arrière grand père... Un roi dont on se souvenait non pas pour son efficacité, mais plutôt pour ses multiples bâtards et son amour des femmes. Daeron était bien partit pour suivre le même chemin. Toutefois, Naerys aimait penser qu'au fond de lui, le fils aîné du prince de Lestival pouvait être bien plus qu'un simple ivrogne... Oui, elle aimait le penser, et elle aimait l'espérer, mais elle ne pouvait se permettre de laisser quoi que ce soit au hasard ou à la chance : si Daeron se révélait être le plus incompétent des rois de la dynastie Targaryenne, tout reposerait sur elle, la Reine, et pour être en mesure de manœuvrer, il lui fallait être capable de pouvoir souffler des idées aux oreilles de son mari et d'utiliser toute son intelligence, sa ruse et ses charmes pour les lui faire appliquer. Sinon, elle ne serait qu'une reine sans pouvoir, une reine dont le rôle se limiterait à enfanter, une reine qui devrait regarder son peuple souffrir et son royaume partir en cendres. Il était hors de question que Westeros sombre dans le chaos sous son règne, elle qui était déterminée à faire de son ère, une ère de paix et de prospérité pour tous. Chaperonner son mari, faire en sorte de lui éviter de tout détruire, réparer ses erreurs tout en préparant le futur héritier de manière à ce qu'il puisse faire honneur à la grandeur d'Aegon le Conquérant... Voilà ce que serait son destin si son futur époux ne prenait pas très vite conscience de ce qui l'attendait, de ce qu'on exigeait de lui. Le Grand Argentier l'avait compris avec la plus grande facilité, tout simplement parce que la jeune Velaryon et lui-même étaient des individus perspicaces et pragmatiques, tous deux étaient prêts à faire l'impossible pour atteindre leurs buts. C'était une qualité que la future princesse était fière de posséder et heureuse de retrouver chez le lord Hightower. Elle savait qu'en toute circonstance, il serait là pour l'appuyer, pour la soutenir. En tant que Grand Argentier, il occupait une place au conseil restreint, et l'avoir à ses côtés était un atout non négligeable. S'il s'avérait être toujours en fonction lorsque Naerys deviendrait reine, ce serait également un immense soulagement pour elle car elle aurait une voix au conseil, une voix qui pourrait jouer en sa faveur, pousser les autres membres à l'accueillir à leurs sessions, l'aider à convaincre le roi etc. Mais cet âge là était encore bien loin, il y avait encore une longue route à parcourir avant de pouvoir toucher le trône de fer du bout des doigts. Dans tous les cas, la rose blanche de Lamarck était pleine de ressources et tout un tas de possibilités pour son avenir étaient déjà présentes dans sa tête, tout comme les solutions aux obstacles qui pourraient se dresser devant elle. Une chose était sûre, peu de jeunes filles en âge de se marier étaient aussi bien préparées qu'elle à devenir reine.

Par la suite, Clarence confirma les soupçons de Naerys : le peuple avait connaissance des rumeurs qui entouraient le prince. Elle fût cependant ravie d'apprendre que certains avaient de la sympathie pour lui, que certains l'appréciaient. Certes, il y avait ceux qui le méprisait, qui comme beaucoup devaient penser que son attitude n'était pas convenable pour un jeune homme de sang royal. Néanmoins, le fait que le peuple était divisé à son sujet, qu'une seule partie de ce dernier le "haïssait", rendrait certainement les choses plus facile. Qui plus est, comme venez de le souligner Clarence, son intérêt pour la bouteille le rapprochait du peuple en un sens, des "manants de Culpucier", comme venait de le dire son cousin. Manant était un mot que la jeune fille de haute naissance n'appréciait guère... Elle savait que Culpucier était le quartier le plus pauvre et le plus mal famé de la capitale, et même s'il servait de logis à certaines personnes peu appréciables, Naerys était convaincue qu'une grande majorité n'était que de pauvres gens, des citoyens sans moyens qu'on avait le devoir d'aider, un devoir qu'elle comptait d'ailleurs remplir très bientôt. Aider les plus démunis avait toujours été une de ses priorités, elle l'avait montré à son cousin, sur le port, un peu plus tôt. Par conséquent, apporter un peu de réconfort aux habitants de Culpucier lui tenait à cœur. « Tu sais les plus démunis ne sont pas si différents de nous, il faut juste leur donner leur chance et savoir les approcher à cœur ouvert. » Depuis toujours, la demoiselle était convaincue que la seule différence entre les nobles et les roturiers reposait sur une seule et unique chose : la chance. Certains avaient eu l'opportunité de naître au sein d'une riche famille, d'autres non... Pourtant, est-ce que cette raison était suffisante pour les prendre de haut ? Pour les considérer comme des moins que rien ? Pour ne pas se soucier d'eux ? Tous les nobles n'agissaient pas de la sorte bien entendu, mais beaucoup trop le faisaient, au plus grand désespoir de Naerys qui trouvait cela trouvait injuste.
La jeune fille tacha de camoufler sa déception lorsque Clarence lui annonça qu'il n'avait malheureusement aucun nom à lui donner concernant les "conquêtes" de son fiancé. Il lui annonça qu'il allait faire son possible pour obtenir ce renseignement dans la plus grande discrétion, seulement cela demanderait sûrement du temps, et du temps elle n'en avait que trop peu, elle ne pouvait se permettre d'attendre. Si l'une de ses maîtresses représentaient réellement un danger, son influence sur Daeron pouvait grandir d'heure en heure, de jour en jour... Chaque seconde perdue jouait contre elle. C'était donc une information qu'il lui faudrait recueillir auprès d'une autre personne... Peut être Melexe Qo, le prince des îles d'étés, il passait énormément de temps au Donjon Rouge, peut être pourrait-il répondre à sa demande ? Naerys se montrait tout de même assez hésitante, elle n'avait pas totalement confiance en lui, tout du moins pas encore, Melexe ne lui avait donné aucune raison de croire en sa loyauté ou même d'avoir une confiance aveugle en lui pour l'instant... Toutefois, c'était l'occasion rêvée pour lui de le faire. Quoi qu'il en soit, jusqu'à présent, le seigneur de Villevieille l'avait bien aidé, et elle lui en été très reconnaissante. Désormais, elle en savait un peu plus sur le prince, et c'était grâce à lui. Elle ne voyait pas quoi lui demander de plus et surtout, elle ne voulait pas lui demander plus. Elle estimait qu'il en avait déjà bien assez fait pour elle, et elle ne voulait pas abuser encore plus longtemps de son temps. « Merci beaucoup pour ton aide cher cousin. Je suis certaine que le Grand Argentier sera en mesure de mettre la main sur une telle information. Je tâcherai de me renseigner de mon côté, j'ai quelques "amis" au Donjon Rouge qui pourraient peut être m'en apprendre davantage, Melexe Qo notamment... J'imagine que tu dois le connaître. Est-il digne de confiance selon toi ? » Elle ne voulait pas lui en demander plus, et voilà qu'elle venait de lui poser une autre question... Ce serait, cette fois-ci, la dernière, après sa réponse il serait certainement temps pour lui de retourner à ses occupations qui, sans aucun doute, devaient être nombreuses.
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Clarence Hightower
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Message Jeu 1 Aoû 2013 - 15:27

          Bien des années avaient passé depuis leur dernière rencontre et pourtant, cousin et cousine se comprenaient sans peine. Clarence n'avait aucun mal à percevoir les projets qui étaient nés dans l'esprit de Naerys probablement dès l'annonce de ses fiançailles avec le prince de Peyredragon. Naerys avait quant à elle très certainement bien compris qu'elle pourrait toujours compter sur Clarence pour l'aider du mieux qu'il le pourrait. La question dépassait le seul intérêt personnel, puiqu'un monarque tel que Daeron ferait beaucoup de mal au royaume s'il n'était accompagné d'une reine capable de soutenir ou suppléer un tel roi. Il y eut déjà Aegon l'Indigne, et de son règne épouvantable naquit la branche Feunoyr, source de tant de malheurs. Quel fleur maudite viendrait bourgeonner à la branche du règne de Daeron l'Incapable, l'Ivrogne ? En écoutant sa cousine, Clarence songeait à l'idée qu'il se faisait du rôle d'un monarque quand celui-ci commande à la destinée d'un continent tout entier. S'il n'est pas capable d'agir avec raison, quel devenir pour son royaume ? Tout roi affligé d'un vice quelconque doit être tenu, c'est-à-dire orienté et contrôlé. La raison peut tenir les rois sots ou faibles d'esprit. La force doit répondre à la cruauté et à l'impiété. Mais comment tenir un roi que l'alcool dérobe à lui-même ? Naerys aurait à le tenir d'abord par la tête, puis par le cœur, et sans doute aussi par les hanches. Si les soldats sont le dernier argument des rois, la couche est très certainement le premier argument des reines. Mais elle aurait tout le loisir d'éprouver tout cela une fois reine des Sept couronnes, après la longue période qu'elle s'apprêtait à vivre en tant que princesse de Peyredragon. Cela lui laisserait sans doute assez de temps pour apprivoiser le petit dragon... et peut-être l'arracher aux démons de la bouteille. Ou peut-être l'y enfoncer davantage et s'assurer d'une maîtrise totale des décisions futures ? Quel que soit le chemin que choisirait la demoiselle, elle serait toujours assurée de retrouver son cousin sur la route pour l'aider et la soutenir de quelque manière qu'il pût. Clarence avait l'intention de vivre longtemps et de toujours occuper ce poste au Conseil restreint qu'il reçut comme une opportunité inestimable de porter au premier plan les intérêts de sa famille. Tant que ce siège lui serait utile, il continuerait de l'occuper, et depuis qu'il savait que sa cousine était, par son mariage avec le fils de Maekar, destinée à devenir Reine un jour, il s'était résolu à user de tout son pouvoir pour lui ouvrir grand les portes du Donjon Rouge, afin qu'elle puisse se préparer à son futur rôle dans les meilleures conditions. Clarence fut sensible aux paroles de Naerys, quand elle évoqua les « plus démunis ». Il approuva du chef, partiellement convaincu.  « Ton grand cœur est admirable, chère cousine. Mais en les approchant de trop près, tu ne leur donnes qu'une chance, celle de t'ouvrir le cœur... au tranchant d'un couteau. Après tout, comme tu l'as dit, ils ne sont pas si différents de nous, et je connais maints nobles sires qui seraient très heureux de me faire une boutonnière du nombril au menton... Mais, je suis pessimiste. Il y a de tout parmi le peuple, y compris des cœurs bons et volontaires, j'en conviens volontiers. Nul doute qu'ils sauront te rendre tout ce que tu leur donneras de gentillesses et de bontés. »

          Clarence inclina la tête, quand Naerys le remercia pour l'aide et le temps accordé. Il n'allait certes pas compter après les soupirs de l'entrevue, mais il ne pouvait nier que ses fonctions à Port-Réal lui laissaient peu de temps libre. De plus, il la reverrait sûrement d'ici là au détour d'un couloir ou d'un dîner, peut-être, car l'arrivée des Velaryon ne tarderait pas à faire bruisser dans les logis, et suivraient bientôt les nombreuses invitations que Naerys et ses parents ne manqueraient pas de recevoir. Le prochain mariage du prince Daeron et de sa cousine inspira à Clarence une pensée pour l'île de Vertepierre où peut-être s'apprêtait une demoiselle qui bientôt deviendrait sa femme. Il avait hâte de la rencontrer, bien qu'au fond de lui demeurât la vaine impression qu'il avait eu bien tort d'accorder sa chance à la sœur inconnue d'un jeune effronté au sourire angélique. Mais ce sourire valait bien le sacrifice.  « Melexe Qo ? Ce n'est pas quelqu'un que j'aimerais courroucer. Il est inoffensif comme les oiseaux persifleurs qui chantent au jardin. Ils sont là avant ton arrivée et demeurent après ton départ, parasites à l'affût de la moindre miette qu'ils picorent avec plus d'appétit qu'un glouton vorace. Mais ce prince-là me semble d'un acabit différent. Il connaît beaucoup et peu à la fois, mais tu peux être sûr que de tous les pensionnaires du Donjon Rouge, c'est sans doute lui le mieux informé de derniers potins et ragots. À vrai dire, il vit parmi nous et pourtant je suis persuadé que le roi lui-même ignore les raisons qui retiennent le prince Melexe à Port-Réal. Qui s'en soucie, ou s'en plaindrait ? Sa compagnie est plaisante à tout le monde, et ses déplacements sont toujours un événement. Je ne saurais donc dire s'il est digne de confiance, il l'est certainement pour ses amis. Tout ce que je peux te révéler à son sujet, c'est qu'il est mauvais payeur. Mais si l'on oublie les futilités et les picaillons, c'est une créature parmi les plus intéressantes du palais. Nul doute qu'il y a beaucoup à apprendre de lui, et pas seulement des Îles d'Été. » Le regard de Clarence, qu'il posa avec insistance sur celui de Naerys, ne put pas mieux traduire sa pensée. Si la demoiselle comptait parmi les amis de cette figure d'exotisme et d'excentricité, alors il ne faisait aucun doute qu'elle tenait dans sa main un atout utile au Donjon Rouge. Clarence connaissait peu le prince, mais il savait tout ce qui, à l'instant, lui était nécessaire. Cela changerait peut-être, dans l'avenir, mais l'heure était au présent et, malheureusement, aux picaillons du royaume. Le Grand Argentier s'excusa donc, salua et prit congé. Il échangea quelques derniers mots avec Naerys et sa famille, afin qu'ils n'hésitent jamais à faire appel à lui pour n'importe quelle raison. Hors de question que les cousins de Clarence dussent souffrir du défaut d'organisation de la forteresse royale. Au moindre défaut d'ailleurs, les valets du Donjon entendraient parler de lui.
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