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« Une vie sans avenir est souvent une vie sans souvenir. »

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Message Mar 7 Mai 2013 - 15:37

Cela faisait deux jours que Mallory, Maël et leur contingeant de petites gens étaient arrivés à Goëville. Mallory avait rencontré lors de sa première journée lady Catelyn, sa cousine bien-aimée. Ce fut une rencontre très agréable ou les parents eurent le temps de renouer avec les évènements passés. La jeune femme avait été contente de reprendre contente avec quelqu'un de sa famille. Après la mort de sa mère, cela avait été difficile de quitter Chêne-en-Fer ou même d'attirer quelques visiteurs dans le fief Vanbois.

Le soleil était radieux en ce matin d'été et Mallory était levée depuis l'aube, fébrile. C'était aujourd'hui qu'elle allait enfin rencontrer ser Rodrick Rougefort, son prétendant. L'homme à qui elle allait être mariée dans un futur proche. Deux lunes semblait être la prochaine journée pour Mallory. Éloïse s'affairait à coiffer les cheveux de sa mâitresse alors que la jeune femme s'affairait à choisir d'éblouissantes parures de sa collection personnelle et celle de sa défunte mère.

― Lady Vanbois avait des parure des plus ravissante, nota Éloïse.
― En effet..., souffla Mallory.

Il y en avait tellement! Elle ne savait plus laquelle agencer avec sa jolie robe émeraude. Sa mère avait des bijoux de toutes les couleurs, serties de pierres qui étaient toutes différente et de différentes grosseurs. La collection n'était pas énorme, mais la variété, était tout de même frappante.

―Aïe! s'exclama Mallory.
―Veuillez m'excuser, Milady, dit Éloïse. Vos cheveux sont très rebelles aujourd'hui.

Très belle journée pour un manque de coopération, se dit-elle. Mallory avait rendez-vous avec le noble ser dans moins de deux heures et elle n'était toujours pas vêtue convenablement. Elle savait qu'elle n'aurait pas dû laisser Éloïse s'occuper de ses boucles. Sa dame de compagnie avait la manie d'être très perfectionniste lors d'évênements importants. Ça finissait pas rendre Mallory impatiente.

Éloïse tira encore quelques fois les cheveux de sa maîtresse puis ses pirouettes se terminèrent, laissant deux mèches acajou encadrer le visage pâle de Mallory. Éloïse avait remonter ses cheveux pour mettre les atouts de Mallory en valeur et lui montrer qu'elle savait très bien s'habiller pour des occasions de la sorte.

― C'est très jolie, Éloïse, complimenta Mallory, reconnaissante.
― Celui-ci met vos yeux en valeurs, dit-elle en le montrant sur le cou de la jeune femme. Puis-je?

Mallory hocha la tête puis le collier, ainsi que les boucles d'oreilles lui furent enfilés. Il ne lui restait qu'à enfiler le corset let le par-dessus. Éloïse excellait dans l'art de l'ajustement de robes et celle-ci fit Mollry comme un gant en moins de deux minutes. Les ficelles et les boutons des robes de sa maîtresse n'avait aucun secret pour Éloïse. Elle retourna le long mirroir vers Mallory, pour qu'elle contemple le résultat final.

Mallory était bouche bée. C'était la première fois qu'elle n'avait pas les cheveux qui dansait dans le vent et elle devait avouer que ça lui donnait un air moins enfantin. C'était magnifique, différent, mais très distingué. Les parures de sa mère mettait effectivement ses yeux en valeurs et la brillance des parures égayait son teint pâlot.

― Éloïse, tu es infiniment douée! C'est resplendissant!
― En effet, la complimenta Maël.

Mallory se retourna vers la porte de sa chambre. Maël était accôté contre le cadre de porte, les bras croisés sur son torse, un sourire en coin creusant ses fossettes. Mallory lui retourna son sourire, reconnaissante.

― Puis-je vous escorter jusqu'à votre rendez-vous, Milady? dit son frère en lui tendant la main tout en s'approchant d'elle.

Mallory gloussa de rire, puis prit sa main.

― Mais bien sûr, honorable ser.

C'était inhabituel que Maël l'escorte ainsi habillée, mais Mallory devait avouer qu'elle se sentait en confiance avec lui. Si c’avait été Père qui l'aurait escorté, elle aurait été davantage incertaine et raide comme une barre de fer, alors que là, elle avait l'esprit libre et le coeur léger. Avec Père, elle se concentrerait davantage à ne pas le décevoir et bien se comporter, alors que Maël lui, ne s'occuperait seulement de faire en sorte que la rencontre se passe en toute cordialité.

La rencontre avait été convenue de se dérouler au Septuaire. Mallory avait préféré ce lieu public et calme pour rencontrer ser Rodrick. D'ailleurs, le Septuaire de Goëville était, selon Éloïse et son propre père, d'une somptuosité inouïe. Maël l'y accompagna et sur la route, son frère lui raconta qu'il avait déjà été à Rougefort et qu'il en gardait de beaux souvenirs. Il stipula qu'il était très jeune mais qu'il se souvenait certes du château juché par delà les arbres.

Arrivé au Septuaire, Mallory resta bouche bée devant la clarté et l'élégance de cet endroit. Celui-ci était milles fois plus grand, milles fois plus magnifique que celui de Chêne-en-Fer. La jeune femme s'émerveilla devant le dôme de cristal, devant toute cet or et ces richesses. Les statues des Sept ornaient sept jolis autel où l'on pouvait prier à genoux et où le peuple leur consacrait des offrandes.

Mallory ressentait le besoin de se receuillir. Elle s'excusa au près de son frère et se dirigea vers une des autels. Elle se mit à genoux et y joignit les mains. Mallory prit pour la ènième fois les Sept pour un mariage heureux, un été qui ne finit jamais et une longue vie. Elle espérait que ses prières seraient entendues.

― Lord Rougefort, bienvenue. Je suis ser Maël Vanbois. Je suis l'escorte de lady Mallory.

Lord Rougefort? Mallory s'empressa de se relever de l'autel et d'aller rejoindre son frère. Elle prit soin de replacer sa robe avant de faire sa révérence une fois devant Lord Rougefort.

― C'est un honneur, mon seigneur, bredouilla Mallory.

Lord Rougefort était grand et d'une certaine imposance. Il était certainement aussi âgé que son père, soit la trentaine ou la mi-trentaine. Il avait l'allure d'un honorable ser, tout comme Maël. Par contre, ce fut le joli minois du jeune homme à ses côtés qui attira davantage l'oeil de Mallory. Ce ne pouvait être nul autre que ser Rodrick. Âgé à peine de quelques années de plus qu'elle, il était de quelques pouce plus grand qu'elle. Mallory le trouvait très agréable au regard. Il avait définitivement du charme. Mallory se surprit alors à avoir hâte de le connaître.
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Message Mer 8 Mai 2013 - 16:44

Vieux. C'était probablement le meilleur mot pour décrire la pensée de lord Randall Rougefort à propos de lui même. Le temps où il s'était marié ne lui semblait pas très lointain, mais il y a plus de vingt ans. Le seigneur valois s'en souvenait pourtant comme si ce mariage avait eu lieu la veille, avec tous les détails qui allaient avec, de la robe que portait sa toute jeune épouse aux plats qu'ils avaient dégustés. Mais pourtant, c'était loin, tout cela. Randall n'aurait su dire si cela le déprimait où le réjouissait. Son fils était sur le point de se marier, et c'était une bonne chose pour la maison Rougefort, mais il lui semblait que tout lui échappait. Avait-il encore une prise sur les évenements ? Tout était passé bien trop vite. Randall se souvenait du gamin qu'était son fils. Jeune garçon fier, mais gentil, Rodrik avait toutes les qualités que lui n'avait pas. Le seigneur son père le regardait aujourd'hui, et il pensait encore à l'écuyer, à un gamin haut comme trois pommes, énergique et actif, alors qu'il parlait d'un homme fait, chevalier reconnu, sur le point de devenir père à son tour. Non, vraiment, Randall se trouvait lui même vieux.

A présent, ils étaient à Goeville. Le rendez-vous était prévu pour aujourd'hui. Randall espérait que ce mariage ne resterait pas qu'une alliance. Il ne voulait aucune mal à lady Mallory Vanbois, qu'il ne connaissait que par sa femme à lui, lady Margot Rougefort, qui la tenait, comme le reste de sa famille, pour quelqu'un d'honorable, et en tant que père, il voulait que son fils soit heureux. Il ne pouvait pas vraiment influer là dessus. Un mariage arrangé restait un mariage arrangé, quoiqu'il se passe. Mais il pouvait espérer que cela se passerait bien. Et surtout, si cela finissait comme une mauvaise alliance, cela ne serait pas profitable aux deux familles.

Le mariage de Randall avait été une réussite. Sa femme, lady Margot Wyndman était une jolie femme. Elle était honorable et se mêlait uniquement des affaires qui convenaient à son sexe, remplissait parfaitement son rôle de mère. Elle avait donné deux enfants à Randall dont il était très fier. Elle s'intéressait à des choses de femmes auxquelles son mari ne comprenait rien. Elle faisait de la broderie. Rien d'extraordinaire, mais elle ne faisait pas de remous. Reines des ragots, Margot était moins une amante qu'une amie. Randall l'aimait, oui, sans doute, mais pas d'amour. Mais il tenait à elle. Leur relation s'était construite dans le temps et le calme. Elle était paisible, sans la fougue de l'amour passionnel et hasardeux, mais elle existait.

Randall espérait que son fils, à défaut d'amour, arriverait au moins à avoir ce genre de relation avec sa future épouse. Il ne cessa de prodiguer des conseils à son fils. Oh, il ne doutait pas de Rodrik, c'était un bon garçon. Mais il fallait bien qu'il le fasse, c'était son rôle de père d'être aussi inquiet que lui. Aussi continua-t-il de marteler qu'il devrait être doux, poli, faire preuve de tact...certes, il était naturellement galant, mais mieux valait le rappeler. Même s'il savait déjà tout cela, et que cela finit par l'agacer. Randall laissa faire. Rodrik appréhendait autant que lui.

Il fallait cependant partir pour le Septuaire, décidement devenu un lieu de rencontre plutôt que de prières ces derniers temps. Randall se vêtit avec dignité, comme Rodrik, passant son épée à sa ceinture et portant un doublet crème, orné de la forteresse rouge de sa maison. Ce n'était pour étaler sa puissance, pavaner avec son rang, juste marquer qu'il faisait parti de sa famille, et qu'il en était fier. Rodrik était vêtu de façon similaire ; Randall jugea qu'il faisait honneur à sa maison. Rodrik était beau, malgré la cicatrice qu'il avait sur le coté droit du visage. Une preuve de courage : il l'avait obtenue en combattant pour lord Arryn les clans des Montagnes de la Lune.

Le Septuaire de Goëville était beau, richement décoré. Ils ne tardèrent pas à rencontrer les deux Vanbois. Lord Edouard avait annoncé que lady Mallory viendrait accompagnée de son fils, ser Mael aussi Randall ne fut il pas étonné de voir s'avancer vers lui un jeune homme. Il avait une bonne tête, mais ce qui intéressait surtout Randall, c'était sa sœur.

Elle paraissait timide, impressionnée de le voir, presque. Elle n'avait pas l'air arrogante, ce qui était un bon point, Randall ne supportait pas la prétention. Belle n'était peut-être pas le mot qu'il aurait employé, mais elle n'était point laide et possédait un certain charme. Randall se demanda si elle plaisait à son fils. Si ce n'était pas le cas, Rodrik n'en montrait rien. Le lord sourit et salua la fratrie poliment :

« Ser Mael, je suis heureux de vous rencontrer. Lady Mallory, il en va de même pour vous. Mon fils, ser Rodrik. »


Il se recula légèrement, laissant Rodrik s'avancer, espérant qu'il s'en sortirait. Il salua lui aussi avec politesse ser Mael, avant de faire, fort galamment il fallait le reconnaître, le baise-main à sa promise, à ce qu'il semblait, disant :

« Lady Mallory. Le Seigneur mon père ne m'avait point parlé de votre grâce. Je la découvre avec surprise...et avec joie. »
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