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L'aveu n'est pas toujours ce que cherche le juge | Branston

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Noble
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Clarence Hightower
Noble

Général
Grand Argentier
~ We light the way ~

♦ Missives : 2168
♦ Missives Aventure : 131
♦ Arrivée à Westeros : 20/09/2011
♦ Célébrité : François Arnaud
♦ Copyright : Valencia
♦ Doublons : Edwyn Tully
♦ Age du Personnage : 27
♦ Mariage : /
♦ Lieu : Port-Réal
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
3996/4000  (3996/4000)


Message Mar 7 Mai 2013 - 12:19

         Le courrier de Vivesaigues arriva plus vite à Villevieille que le colis qu'il mentionnait. Lord Tully avait donc capturer un criminel, un mestre déchu privé de sa chaîne, un meurtrier en fuite sur les routes du Conflans ? Ce n'était pas chose courante. Qu'avait donc fait le petit garçon porteur du titre de suzerain du Conflans pour amener cet homme à lui avouer un crime susceptible de lui coûter la vie ? Cela demeurait un mystère, la missive écrite de la main du mestre de Vivesaigues ne faisait pas état des détails de la rencontre, mais bien plus de la capture et des aveux de ce Branston, l'homme qui se tenait debout devant lui. L'escorte qui l'accompagnait s'était présentée à Grand-Tour quelques heures plus tôt. Branston avait été pris en charge par la garde de la citadelle des Hightower et placé dans une cellule sans fenêtre, dans l'obscurité du jour que les contours de la porte laissaient passer. Ser Charles avait remercié les hommes de la maisonnée Tully, les avait invité à se restaurer et à se reposer avant de repartir, ce qu'ils firent chargés d'un présent pour leur seigneur lige. Tandis qu'ils prenaient la route du retour chez eux, Branston était conduit jusqu'aux devants de lord Hightower qui, après avoir pris connaissance des tenants et des aboutissants de la situation, l'attendait dans une salle de Grand-Tour où le seigneur avait l'habitude de rendre la justice.
         La pièce était ronde, ses parois s'ornaient de colonnes de marbre blanc. Deux fenêtres à vitrages dormants assuraient l'éclairage tout préservant le silence et le calme qui régnait dans la salle. Clarence était assis sur un fauteuil immense, flanqué d'un scribe et de son page, Arthur Tyrell, derrière une large table de bois marqueté. Tout autour d'eux, entre les colonnes, des gardes se tenaient coi, dans l'attente d'un ordre de leur suzerain. Ser Charles gardait lui-même la porte. Au centre du cercle, sous un lustre à sept branches, les pieds et les poings liés, Branston venait tout juste d'arriver. Avant qu'il n'entre, ser Charles, qui l'avait accompagné, lui avait conseillé de ne rien dire sans y être invité. Le silence est un gage d'humilité, l'humilité est un premier pas sur le chemin de la repentance, et tout juge y serait sensible, non ? Toutefois Clarence n'était pas n'importe quel juge, et l'esquisse de tribunal réuni dans cette pièce semblait très incomplet. Il n'y avait aucun public, par exemple, où était la cour de Villevieille ? Les circonstances exceptionnelles avaient conduit lord Clarence à ces arrangements précipités. La voix du Grand Argentier vint briser le silence, comme le dragon d'or qui tombe d'une bourse et vient tinter sur le pavé. « Ne perdons pas un instant. Branston, vous avez avoué devant témoins avoir commis un crime ici, à Villevieille, il y a maintenant plusieurs années. Ce crime est un meurtre, le témoin est lord Edwyn Tully et c'est à lui que nous devons votre présence ici. Nous avons vérifier auprès de la Citadelle vos allégations et il se trouve que vous n'avez pas menti. Vous étiez mestre, vous ne l'êtes plus, votre chaîne vous a été retirée quand vous avez été surpris pratiquant la nécromancie. » Clarence s'interrompit, il s'assura que le scribe prenait bien note de tout ce qu'il disait, puis leva la main pour interrompre Branston dans l'hypothèse où celui-ci aurait souhaité prendre la parole. Il n'y avait point été invité et devait garder le silence.  « Vous avez été sanctionné par l'ordre des mestres pour avoir pratiqué la nécromancie, et je ne vais pas suppléer l'autorité de la Citadelle sur les membres de son ordre. Mais ce meurtre que vous avez confessé demeure impuni et il m'appartient de le juger et de le punir. Toutefois, de votre propre aveu, l'acte a été commis il y a plusieurs années. Confirmez-vous toujours cette version des faits ? »

         Clarence ne s'attendait pas vraiment à ce que Branston se rétracte et nie désormais tout en bloc, mais il souhaitait comprendre ce qui avait poussé cet homme à révéler ces faits graves et à risquer ainsi de perdre la vie à l'issue d'un jugement dont le Grand Argentier connaissait déjà l'issue. Il écouta la réponse formulée par le criminel et, encore une fois, s'assura que le scribe prenait bien note de ce qui était dit – hors de question que le compte-rendu de l'audience souffre un seul défaut. Une fois Branston redevenu silencieux, Clarence chuchota quelques mots à l'oreille d'Arthur Tyrell avant de reprendre la parole en désignant l'accusé qui devant lui se tenait.  « J'entends vos paroles, toutefois, la situation ne relève pas de l'ordinaire, j'en ai peur. Vous avez avoué un crime à rebours. Les mestres ne pouvaient vous juger pour le meurtre commis, vous auriez dû vous rendre au guet de Villevieille il y a trois ans. Vous avez choisi l'exil et la fuite, vous infligeant vous-même une punition pour votre crime, mais qui étiez-vous pour décider de vous faire juge de vous-même ? À mes yeux, votre fuite est l'aveu d'autres crimes que vous dissimulez encore, c'est pourquoi je retiens mon jugement jusqu'à ce que le jour soit fait sur l'étendue de vos crimes. Ser Charles, veuillez conduire cet homme là où il sera interrogé » Ser Charles s'exécuta et conduisit Branston jusque dans les entrailles de Grand-Tour. Il ne devait plus jamais revoir la salle ronde où se dispersaient les derniers espoirs d'un acquittement ou d'une relaxe pure et simple.

         Clarence tarda toutefois à rejoindre Branston dans ce qui s'apparentait à une vaste salle sous les voûtes où résonnaient parfois les cris des suppliciés. Le mestre déchu avait été couché sur un chevalet de torture, et y demeurait solidement attaché. Combien de temps resta-t-il ainsi ? Trois jours ? Quatre jours ? Sept jours en réalité. Sept jours d'attente, de silence, d'ennui. Une fois par jour, quelqu'un venait lui donner à boire et à manger, assez pour qu'il subsiste, point assez pour qu'il soit rassasié. Personne d'autre ne vint auprès de lui et de toute façon, qu'aurait-il pu faire, voir ou dire ? Sa bouche était bâillonnée, ses yeux couverts d'un capuchon. Il n'y avait rien que lui, l'obscurité, le silence. Qu'éprouva-t-il, quand enfin le chevalier s'actionna, quand on lui découvrit le chef, quand on ôta le bâillon sec de sa bouche ? Clarence s'en souciait peu. Aux aurores du huitième jour, Branston, toujours installé sur le chevalet, découvrit Clarence qui l'observait, assis sur un fauteuil face à lui. Il n'était plus flanqué ni du scribe ni du page, mais de deux candélabres. Ils étaient seuls, dans la vaste pièce. Pas un rat n'osait se promener par ici, depuis des lustres : les bourreaux avaient, dans le temps, pris l'habitude de s'exercer sur eux. « J'espère que l'attente ne fut pas trop longue. Avez-vous eu le temps de réfléchir à de nouveaux aveux, ou bien vous faut-il sept jours de réflexion supplémentaires ? » Non loin de Clarence, sur une vulgaire table de bois, de nombreux instruments métalliques luisaient à la lueur des flammes. Ces outils restaient muets, mais il y avait dans l'air un écho vague de leurs désirs d'être utilisés sans attendre. Nul doute que Branston serait sage de ne pas provoquer lord Hightower. Dans tous les cas, ce dernier n'avait pas pour priorité de torturer le mestre déchu... pour le moment.
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