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Qui femme prend liberté vend ▬ Doran

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Prince de Dorne
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Maron Martell
Prince de Dorne

Général
Insoumis. Invaincus.
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♦ Missives : 9101
♦ Missives Aventure : 100
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 23/06/2009
♦ Célébrité : Antonio Banderas
♦ Copyright : © Moi
♦ Doublons : Pryam Templeton, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 44 Ans
♦ Mariage : Daenerys Martell (Targaryen)
♦ Lieu : Dorne, Lancehélion
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Message Mer 1 Mai 2013 - 18:34

     Beaucoup de choses s'étaient passées au cours des dernières semaines. Maron avait été fort occupé et Doran, en raison de sa position de conseiller du Prince, avait aussi été très demandé. Chargé de veiller à ce que tout se passe bien pendant l'absence du suzerain, son cadet avait une fois de plus eu l'occasion de prouver qu'il était digne de confiance et capable de veiller sur les intérêts de leur région. Tout comme sur sa famille, même si l'un des membres se trouvait être issu de la maison que le Prince rebelle exécrait. Maron s'était absenté sans grande inquiétude, confiant les siens à la seule personne en qui il avait une confiance aveugle et cela lui avait permis de se concentrer sur le Conseil Restreint où se jouait l'avenir de Westeros. Si le Dornien n'avait pas été en contact avec les siens durant cette absence – et pour cause, il avait été fort occupé avec les affaires du royaume – il ne comptait pas pour autant garder tout ce qu'il avait appris pour lui. C'est pourquoi, dès son retour à Lancehélion Maron avait fait savoir à son cadet qu'ils devraient prendre quelques instants pour parler de divers sujets plus ou moins importants.
     Mais avant, il s'était tout d'abord occupé des siens qu'il avait délaissé pendant plusieurs semaines en raison de tous ces événements.

     Moins d'une semaine après son retour au palais, le Martell avait finalement trouvé le temps de s'entretenir avec Doran. Ce dernier s'était parfaitement occupé de soutenir Trystan dans son rôle de « suzerain de remplacement » et les affaires qui attendaient Maron à son retour étaient donc très réduites. La gestion d'une région n'était pas aussi aisée que l'on pouvait le penser, aussi cette masse de travail en moins fut appréciée à sa juste valeur.

     La matinée était à peine avancée que déjà tout le palais était en effervescence. La chaleur était elle aussi bien présente malgré l'hiver qui promettait d'arriver. Ce mot avait toujours été très différent prononcé dans le Nord ou à Dorne et les températures restaient parfois même caniculaires alors que le Nord croulait sous des trombes de neige. Autant dire que la vie se poursuivait calmement à Lancehélion, la guerre contre les Fer-nés semblait elle aussi bien loin. Si de nombreux hommes avaient été envoyés dans l'Ouest pour apporter leur soutien à la Couronne, les habitants des environs ne se sentaient pas tous très concernés par cette guerre. Elle avait beau toucher leur continent, les raids ne se produisaient que sur la côte ouest, épargnant Dorne et les autres régions situées de leur côté. Ironiquement, c'était la flotte du Bief, celle de la maison Redwyne plus précisément, qui protégeait l'accès à la mer de Dorne. Lorsque l'on avait conscience que de nombreux Dorniens haïssaient encore les Bieffois, cette précision avait de quoi faire sourire.
     Mais pas Maron. Il ne souriait que rarement et certainement pas pour des choses liées aux tentions qui lui demandaient une perpétuelle attention.

     Maron avait fait savoir à son cadet qu'il comptait le retrouver pour discuter, mais pas dans une salle comme les fois où ils conversaient avec le mestre de Lancehélion pour déterminer des stratégies à adopter. Cette fois-ci, ils se retrouveraient dans la salle habituelle réservée aux entraînements à la lance, c'était un endroit neutre où ils avaient passé beaucoup de temps étant enfants. Ce serait une discussion officieuse et non officielle. Après s'être assuré que tout se passait pour le mieux, le Prince s'était donc éclipsé pour se rendre dans l'aile où était située la fameuse salle d'entraînement. Les enfants dormant encore, il ne prit pas la peine de s'attarder chez eux pour les saluer. Une fois arrivé sur place, le Martell constata avec plaisir que son cadet était déjà là, fidèle au poste comme toujours. Doran avait beau refuser certaines responsabilités inhérentes à son rang – comme celle de prendre une épouse – il avait toujours très largement été à la hauteur du reste. C'était bien pour cette raison que le Dornien acceptait sans difficulté les désirs du célibataire endurci.

     ▬ Tu ne dors jamais pour être là aussi tôt ? Dois-je en conclure que tu n'es pas allé honorer quelques jolies demoiselles de ta présence ? »

     C'était une question rhétorique. Maron ne s'intéressait pas réellement à la vie sentimentale – si l'on pouvait appeler l'absence d'amour de cette manière – de son cadet. Doran était libre de faire ce que bon lui semblait, mais c'était une manière pour son aîné de lancer la discussion. Celui-ci ne parlait que très rarement et encore moins fréquemment pour lancer des moqueries ou des provocations. Par conséquent, Doran était en quelque sorte un privilégié. Le suzerain progressa jusqu'à se retrouver aux côtés de son frère qu'il gratifia d'un hochement de tête comme salut. Nul besoin d'en dire plus. Le regard sombre de Maron se détourna alors de la silhouette de Doran pour se promener sur la vaste salle aux murs orangés. Les fenêtres étaient ouvertes aux quatre vents et apportaient un vent chaud très agréable. Les bruits de la rue arrivaient à leurs oreilles, encore légers en raison de l'heure matinale.

     ▬ Tu as très bien géré les affaires pendant mon absence. Pas que j'en doutais cela dit. C'est simplement plaisant de voir que je ne me suis pas trompé à ton sujet. Les compliments n'étaient pas très communs venant de lui, il s'agissait donc simplement d'une constatation. Je m'étais attendu à ce que tu insistes pour aller te battre contre ces Fer-nés. Je suis content que ce ne soit pas le cas, tu m'es bien plus utile ici qu'à combattre ces pillards. Mais avec la présence des Uller, j'avais imaginé que tu aurais souhaité y prendre part. »

     Il n'y avait aucune méfiance dans sa voix. Maron avait totalement confiance en Doran, il s'agissait simplement d'une légère.... Surprise ? Doran était un combattant né, tout comme Maron en réalité, mais il était vrai que leurs devoirs respectifs vis-à-vis de la gestion de Dorne les accaparaient beaucoup. Même si beaucoup pensaient le contraire, la place de famille suzeraine apportait bien plus de tracas que d'avantages. Ils étaient les premiers à pouvoir en témoigner.



« Il faut endosser ses erreurs comme on endosse ses vertus... avec fierté ! Et transformer, en avantages, les conséquences d'une faute. »
«
La vraie passion c'est une quête, pas une impulsion, un emportement, un instinct de chasseur. »
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Message Sam 4 Mai 2013 - 10:16

     Ces derniers mois avaient été assez spéciaux pour Doran. En effet, le Prince était habitué à un certain calme, toutes proportions gardées, dans sa vie. Profitant de son isolement, la région de Dorne n’avait été que très rarement au cœur de conflits inter-maisons. L’éducation des enfants Martell s’était faite sans accrocs, la chaleur de Lancehélion avait bercé leurs séances de maniement d’armes, de lectures ou d’équitation et Doran avait eu une vie plus ou moins paisible. Cependant, la croissance du prince Trystan ou encore la guerre contre les fers-nés perturbaient le quotidien de la maison Martell, même si celle si se trouvait à des centaines de kilomètres des navires de guerre.

     Tout avait commencé avec une demande du Prince Trystan. Doran n’avait été que très peu surpris en l’entendant. En effet, le Prince héritier souhaitait découvrir Westeros. Pratiquement jamais sorti de Lancehélion, celui-ci voulait explorer les terres qui lui étaient inconnues du continent pour se faire connaître des autres seigneurs et lords. C’est donc tout naturellement que Maron demanda à son frère cadet de l’accompagner, lui-même trop occupé avec les affaires de Dorne pour s’absenter plusieurs semaines de suite. Ce fut avec plaisir que l’oncle accompagna son neveu. Le cortège, composé d’une cinquantaine de personnes, emprunta la passe du Prince pour rejoindre la route de la rose qui les emmena à Port Réal. Cela faisait tant d’années que Doran n’y avait plus mis les pieds. Il en fut presque heureux d’à nouveau ressentir toute l’agitation de la ville. La route de l’or leur tendait à présent les bras et les Martell firent quelques jours plus tard une halte à Castral Roc et à Port Lannis. Cependant, ce n’était pas du gout de tout le monde, et encore moins de Doran. Il se murmurait à Port Réal que les Fers-nés n’allaient pas tarder à attaquer sur les côtes de l’Ouest mais la volonté de Trystan était une volonté. Après quelques jours d’équitation, c’est avec un soulagement relatif que Doran accueillit la lettre de son frère qui ordonnait aux deux Princes de rentrer immédiatement à Lancehélion. Cela ne plaisait absolument pas à l’oncle du Prince Trystan de le laisser à quelques embouchures d’une guerre qui se voulait plus que sanglante. Seul, cela ne l’aurait pas gêné, il se serait même pris au jeu de convaincre son frère d’envoyer une petite armée pour combattre avec la couronne, mais la présence du Prince héritier passait avant tout, bien entendu.

     De retour à Lancehélion, Doran avait, quelques mois plus tard, dû faire face à l’absence de son frère aîné. Cela signifiait qu’il était une sorte de régent pour le Prince Trystan, pas encore en âge de gouverner. Maron lui faisait entièrement confiance et il savait qu’il ne trahirait pas cette confiance. Appelé à siéger au Conseil Restreint, le suzerain de Dorne se devait de passer la main.

     Enchanté à l’idée de prendre le pouvoir ? Non, Doran n’était pas comme cela. Il n’était pas comme tous ces lécheurs de bottes de Port-Réal qui n’attendaient qu’une seule chose : une minime reconnaissance du Roi, une bonne place dans la haute société de Westeros, un bon mariage et j’en passe. Le frère du Prince prenait cette tâche comme une sorte d’obligation. Il était né Martell, il se devait d’agir en tant que tel et de ne pas décevoir. Il y avait bien entendu pire « métier » que de gouverner une région, mais cela prenait néanmoins tout son temps et également une certaine énergie. Alors le Prince Doran apprit le retour de son frère avec un grand souvenir. D’abord trop occupé avec sa propre petite famille, ce n’est que quelques jours après que les deux frères purent s’entretenir.

     « Qui te dis que je ne viens pas d’en quitter une là, à l’instant ? Et toi, après tant de semaines mouvementées, ne devrais-tu pas être en train de regagner quelques forces auprès de ta belle ? »

     Oui, c’était une heure très matinale pour une rencontre entre deux Princes. Mais cette rencontre avait plus l’air d’une rencontre entre deux frères qui ne s’étaient pas vus depuis quelques temps déjà. La lumière du jour commençait déjà à percer à travers les fenêtres de la salle d’entraînement à la lance. Ils avaient passé tellement de temps ici, étant plus jeunes. Doran aime toujours s’y ressourcer de temps à autres, lorsqu’embrocher une botte de paille lui manque. Il aime l’atmosphère qui se répand, il aime ce que les murs de la salle dégagent. Cela lui rappelle tant de bons souvenirs, que ce soit avec Maron ou avec d’autres. Sa vie ne ressemble plus à celle paisible qu’il avait eue durant toute son enfance. A présent affublé d’obligations, peu de temps restait pour se reposer.

     « Crois-moi que ce n’est pas l’envie qui m’a manqué d’aller casser du pillard. Cependant, l’avenir de Lancehélion et de Dorne est bien plus important que les petites attaques incessantes des Fers-nés. » Marquant, une pause, Doran reprit de plus belle. « Et insinues-tu que je suis l’animal de compagnie des Uller et que je pourrais suivre leurs moindres faits et gestes ? » D’abord la mine sérieuse, les traits du Prince Doran se détendirent quelques secondes plus tard, comme pour signifier à son frère que là n’était pas une attaque. De mémoire, les deux frères n’avaient jamais eu de gros accrochages. Chacun respectait la vie privée de l’autre, Doran savait qu’il était son suzerain et qu’il fallait suivre ses directives et tout se passait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Peu de nobles pouvaient se targuer d’avoir telle complicité avec son frère.

     « Et Port-Réal ? Raconte-moi. Ce bon roi targaryen est encore des nôtres ? » Le Prince savait que lancer son frère sur le sujet des Targaryen était quelque chose de délicat à la vue de son mariage, cependant il avait osé, toujours affublé d’un petit sourire en coin. Après tant d’années, on ne pouvait pas dire que Doran s’entendait avec Daenerys, mais il essayait tant bien que mal de la supporter. Il savait que de toute façon elle était à présent Princesse de Dorne et que rien ne pouvait changer cela. Il fallait accepter, il fallait se comporter de manière adulte et ranger son poing.
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Message Sam 4 Mai 2013 - 17:45

     Comme il s'y attendait, Doran lui répondit du tac-au-tac, laissant entendre qu'il n'avait pas modifié ses plans malgré cette entrevue matinale. Étrangement, cela n'étonnait guère Maron, il avait toujours été assez impressionné par la manière dont son cadet alliait ses envies à ses devoirs. Lui s'imaginait toujours que les désirs d'un homme n'étaient rien face à son devoir, mais il était vrai que le comportement de Doran laissait entendre que ce n'était pas forcément le cas pour tout. Peut-être qu'ils avaient tous les deux une approche très différente de leur rôle ou peut-être était-ce simplement la différence entre l'héritier et le second fils ? Il ne le saurait jamais et dans le fond, c'était sans importance : aucun des deux ne comptait modifier son comportement pour ressembler davantage à son frère. Leurs caractères étaient compatibles et se complétaient même, voilà tout ce qu'il y avait à savoir.

     ▬ C'est là tout l'avantage d'avoir une épouse et non une maîtresse, elle est toujours là quelle que soit l'heure. Et le devoir avant toute chose. »

     Il ne prêchait pas les avantages du mariage à Doran, celui-ci ne se laisserait pas persuader aussi aisément et de toute manière, le Dornien ne comptait pas convaincre son frère de prendre une épouse. Tout comme son cadet respectait son épouse – bien qu'il ne l'aimait guère, Maron le savait parfaitement – le suzerain avait décidé d'accepter ce désir d'indépendance. Ils pouvaient se permettre le luxe de laisser l'un d'entre eux célibataire, les alliances n'étaient pas primordiales au point de les faire passer avant l'entente entre deux frères.

     La discussion s'aiguilla sur un sujet plus sérieux, Doran expliquant les raisons qui l'avaient poussé à rester à Lancehélion au lieu de suivre le gros des troupes envoyées dans l'ouest. La dernière remarque qui fut prononcée au sujet des Uller ne dessina aucune contrariété sur le visage de Maron. Même s'il savait parfaitement que son cadet nourrissait des pensées très comparables à celle de Rennifer notamment, il savait aussi que sa fidélité lui était acquise. Doran était un homme indépendant et aucun être vivant en ce bas-monde ne parviendrait à l'avoir à sa botte, c'était une chose que le Prince considérait comme certaine. La remarque ne demandait aucune réponse et le regard que Maron offrit à son frère parlait de lui-même, cependant il lâcha quelques mots pour souligner ses pensées.

     ▬ Celui ou celle qui t'aura à sa botte n'est pas encore né. Je suis heureux que tu sois resté à Lancehélion, quelque chose me dit que ta présence ne sera pas trop dans les semaines qui viennent. »

     Avec le retour des formes armées de Dorne, puis ensuite la finalisation des Jardins Aquatiques et son inauguration. Il n'y avait pas le moindre doute, la présence d'une personne de confiance serait des plus réconfortante, surtout que Doran était respecté par de nombreux nobles hostiles à Daenerys. Il était assez amusant de songer que la présence du jeune Prince pouvait sauver la mise à sa belle-sœur alors que les deux individus ne s'entendaient guère. L'ironie était parfois surprenante.

     À la question de son frère au sujet du Roi, une légère moue se dessina sur le visage de l'aîné. Ce sujet avait toujours été assez épineux, principalement en raison de l'origine de Daenerys, cependant Maron n'avait jamais porté la famille royale dans son cœur. Il en respectait les membres pour son épouse et par diplomatie, mais sa fidélité allait davantage aux Freuxsanglant qu'au Roi. Soupirant légèrement, Maron porta son attention sur les fenêtres qui laissaient entrer une lueur encore faible en raison de l'heure. Qu'il était bon d'être de retour chez soit !

     ▬ Je ne pourrais te répondre, je ne l'ai pas vu. Il était en permanence calfeutré dans sa bibliothèque à lire des tas d'ouvrages, c'est La Main qui s'est occupée de tout le Conseil Restreint. Il y avait aussi Maekar et j'ai eu l'occasion de croiser la Reine, mais du Roi, je n'ai rien vu ou entendu de sa part. Secouant doucement la tête, il enchaîna. C'est à se demander ce qu'ils peuvent bien avoir à l'esprit pour laisser un tel homme à la tête du royaume. Une chance que Brynden Rivers soit compétent, sinon je ne donnerais pas cher de notre peau. »

     Il n'y avait qu'en présence de son frère que Maron s'autorisait ce type de discussion. Confier avec autant de franchise ses pensées, ne pas chercher à masquer ses émotions, c'était étonnement soulageant. Maron avait de nombreuses inquiétudes liées au Roi et à ce qu'il adviendrait à sa mort, mais peut-être qu'il ne serait lui-même plus de ce monde pour voir ce désastre ? Ce serait à Trystan d'assumer et pour cette raison, le Martell comptait bien durcir encore son éducation. Après une brève pause, le suzerain porta à nouveau son attention sur Doran pour enchaîner sur un sujet qui traitait à peu près de la même chose.

     ▬ J'ai aussi vu Myriah et Ororya. Myriah est toujours la même, j'avais l'impression de la retrouver au moment de son départ d'ici, les années en plus évidemment. Elle a regretté que tu ne sois pas du voyage et elle espère te voir chez elle un jour. Je lui ai dit que prévoir tes décisions était impossible ! C'était une légère pique, rien de méchant bien évidemment, mais Doran était bel et bien imprévisible. Ororya se porte comme un charme, ses nouvelles obligations lui plaisent assez. Elle a eu quelques ennuis à Port-Réal, mais si elle a ne serait-ce qu'un dixième de ton caractère, je ne donne pas cher de la peau de ceux qui viendraient l'ennuyer. Après tout, la jeune femme avait toujours été plus proche de lui que de Maron. Et ici, rien de particulier à signaler ? Trystan a été à la hauteur ? »

     Même s'il avait déjà parlé avec Daenerys à ce propos, la parole de Doran ne serait pas touchée par le lien familial qu'il avait avec le jeune garçon, son avis importait donc beaucoup au yeux de Maron.



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Message Mer 8 Mai 2013 - 13:28

     Discuter avec Maron était toujours un réel plaisir. Le temps de notre adolescence me manquait parfois. Jamais très loin l’un de l’autre, nous ne nous sommes jamais caché quoique ce soit. Chacun vouait une confiance sans borne à l’autre et jamais personne ne l’avait trahie. Doran aidait Maron dans son rôle de futur suzerain de Dorne et l’aîné soutenait le cadet dans son entreprise de liberté. Chacun y trouvait son compte. A Westeros, de telles relations sont rares. La loyauté, quoi qu’on en dise, n’est pas le fort des habitants du continent. La plupart des habitants sont assoiffés de pouvoir et sont capables du pire pour gagner un brin de richesse et une place dans la cour d’un suzerain. Rien de tout cela n’était dans le caractère des deux frères Martell.

     « Toujours la même femme à ses côtés … les Dieux seuls savent à quel point je t’admire sur ce point mon frère. »

     Oui, c’en était presque de l’admiration tellement l’idée de n’être dévoué qu’à une seule femme révulsait Doran. Le Prince savait pertinemment que si au mariage il était forcé, il ne tiendrait jamais ses vœux de fidélité. Alors à quoi bon faire souffrir une noble dornienne ? A quoi bon épouser une femme ? Il n’avait pas besoin d’héritier et en même temps il avait déjà un fils qu’il chérissait plus que tout. Alors l’utilité n’était que bien maigre.

     Au départ ce ne fut pas une mince affaire que de faire accepter cette décision aux autres familles de Dorne et des Sept Couronnes. Tout le monde se demandait ce que fichait Maron dans l’histoire. Un noble non marié ce n’est pas courant c’est le moins que l’on puisse dire et visiblement être dans cette situation ne pouvait vous aider dans une quête de popularité. Mais c’était le cadet des soucis de Doran. Il a toujours tout fait à sa guise et rien ne viendrait changer cela.

     « Une nouveau voyage à Port-Réal se dessine pour toi ? Ne t’inquiètes pas pour cela, quoi qu’il arrive je reste à Lancehélion. »

     L’idée de laisser son frère dans une inconfortable position n’était pas envisageable pour Doran. Il savait pertinemment que son frère avait besoin de lui, que Trystan était encore bien trop jeune pour assurer les absences de son père. Cependant, aujourd’hui Maron avait besoin de lui et comme d’habitude, il était là.

     Doran s’aventura ensuite sur le sujet de discussion le plus délicat : les Targaryens. Les deux frères ne les ont jamais portés dans leur cœur. Daenerys était sans doute l’exception pour le suzerain. Pas pour son frère en tout cas qui, lui, les haïssait tous autant qu’ils étaient. Il aurait tellement aimé pouvoir vivre au moment où sa région était indépendante, au temps où Dorne était une principauté à part entière, où la famille Martell régnait en maîtresse. Il aurait tout donné pour voir cela et il donnerait sans doute tout pour le voir … s’il n’avait pas cette loyauté envers son frère.

     « Et on ose encore appeler cela un roi ? Pour moi c’est un roi en papier, rien de plus. Qu’a-t-il fait depuis son accession au trône, j’aimerais bien que quelqu’un puisse répondre à cette question … Dieux merci il arrive encore à nommer une Main digne de ce nom effectivement. »

     Doran aurait voulu s’emporter sur le Roi, il aurait voulu s’emporter sur la famille Targaryen tout entière. Il aurait voulu tous les insulter sur le champ. Mais cela ne se faisait pas, pas devant son frère en tous les cas. Seul, il n’aurait pas hésité à pester, à voix haute.

     Maron enchaîna ensuite sur un sujet un tantinet plus léger, c’est-à-dire ses rencontres à Port-Réal. Doran fut très heureux d’apprendre que son frère avait eu l’honneur de revoir Myriah, leur sœur aînée et premier rejeton de la fratrie Martell. Mariée très jeune au père de l’actuel Roi Targaryen, Myriah assurait aujourd’hui le rôle de la Reine Mère. Doran se mit à rêver de savoir à quoi elle pouvait ressembler à présent. Quelle pouvait être son influence sur son fils ? Pouvait-elle le remettre dans le droit chemin ? A vue d’œil non, trop peu d’influence sinon elle en aurait certainement déjà usé pour que le Roi soit digne de son statut. Bien dommage… Maron continua. Doran aimerait tant pouvoir s’entretenir avec sa sœur. Tant d’années depuis leurs derniers mots échangés, trop d’années. Même si ils n’ont jamais été proches du fait de leur différence d’âge, elle n’en restait pas moins sa sœur et, à ce titre, il aimerait avoir de ses nouvelles plus souvent. Néanmoins, le fait d’entendre que tout allait bien pour elle lui enlevait un petit poids.

     « J’aurais tellement aimé pouvoir m’entretenir avec elle lors de ma dernière visite à Port-Réal. J’aurais également aimé que Trystan la rencontre. Cela fait tellement de lunes que nous ne nous sommes pas vus. Une femme fantastique. Je ne manquerais pas de faire une halte dans ses appartements la prochaine fois que je me rendrais sur les terres des Targaryens ! » C’était une promesse, et Doran tenait toujours ses promesses. « Oh je ne me fais que très peu de soucis pour elle. Je ne m’en suis jamais fait d’ailleurs. Ororya est extrêmement intelligente. Si elle a quelques soucis, elle saura exactement quoi faire. Connais-tu vaguement la nature de ses ennuis ? » Curieux ? Non. Mais la vie de sa nièce et protégée l’importait énormément. Il lui avait énormément appris en termes de maniement des armes, de techniques de guerre. Notamment au niveau de la lance. Il se rappelle des nombreux cours qu’il lui avait dispensés, dans cette salle même où il se trouvait actuellement et n’était pas que peu fier de la voir capitaine de la garde de la Main du Roi.

     « Lancehélion se porte à merveille. Rien de bien particulier à signaler. Tout le monde attend avec impatience l’inauguration des Jardins Aquatiques je dois dire. Quant à Trystan, ses décisions sont de plus en plus censées et intelligentes. Il grandit de jours en jours. Je suis persuadé qu’il deviendra un grand Prince pour Dorne. Ni sanglant, ni inintéressé par le combat, il fait preuve d’un parfait équilibre. » Doran ne disait pas cela que pour le bon plaisir de son Prince de frère. C’était la stricte vérité : Trystan serait parfaitement prêt le jour venu pour diriger Dorne.

     Ce fut au tour de Doran de poser ses questions. « Dis-moi tout, le Conseil Restreint, comment cela s’est passé ? Les Fers-nés à l’ordre du jour je suppose. » Question rhétorique en somme, mais le Prince était curieux de connaître les dernières informations concernant la bataille.
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Message Mer 8 Mai 2013 - 18:46

     Les critiques de Doran à l'encontre du Roi ne gênaient absolument pas Maron. Pour être franc, les deux hommes partageaient la même vision des choses et le suzerain ne s'en était jamais caché. Son avis sur la Main du Roi n'était un secret pour personne, surtout pas à Dorne. Aux débuts de sa relation avec Daenerys, cette estime que le Dornien avait pour Brynden Rivers avait d'ailleurs été l'un de leurs sujets de mésentente. Personne n'ignorait que c'était le borgne qui avait tué Daemon Feunoyr sur le champ de bataille, inutile de dire que le fait de voir que son époux estimait autant l'assassin de son plus grand amoureux, avait dû contrarier la Princesse. Combien de fois avait-il entendu son épouse parler du Freuxsanglant en l'appelant « assassin » alors qu'il ne s'agissait en réalité que de son adversaire ? Sur un champ de bataille, il n'y avait pas de meurtrier et pas de victime, juste des hommes qui se battaient pour deux causes différentes. Mais allez expliquer cela à une femme qui n'entendait rien à la guerre et se laissait dicter son comportement par ses sentiments. Les choses avaient évoluées depuis, mais l'entente entre Daenerys et la Main du Roi n'était pas à l'ordre du jour et ne le serait certainement jamais. Comme avec Doran en réalité. La similitude ne manqua pas de faire sourire le Prince de Dorne : il semblait que tous les hommes que Maron estimait se voyaient être pris en grippe par son épouse. Drôle de coïncidence.

     ▬ C'est bien plus qu'un politicien compétent, Brynden Rivers est aussi un excellent combattant, il nous l'a prouvé à Herberouge. Je lui fais davantage confiance pour gérer Westeros alors que nous sommes en guerre. Tu imagines ce que ça donnerait si c'était un Roi qui n'a jamais tenu une épée entre ses doigts, qui devait décider du comportement à avoir pour mettre fin à la guerre ? Il haussa légèrement les épaules. En fait, il a très bien fait de se retirer. Il n'est devenu Roi que par un coup du sort, c'était Baelor qui était censé être à sa place. Tout le monde pensait qu'il allait nommer Maekar comme Main du Roi, mais crois-moi, après l'avoir vu je me suis rendu compte que ça aurait été un mauvais choix. Doran connaissait Maekar puisqu'il s'agissait de leur neveu. Il a hérité du côté Dornien, il est encore plus impulsif que toi, tout ce qu'il souhaite c'est devenir Roi pour se venger de Brynden Rivers, espérons que notre Roi actuel vive assez vieux pour éviter que Maekar ne monte sur le trône. »

     La politique ! Tout ce que Maron détestait. Maekar était un homme impulsif et plein de colère, jamais il ne ferait un bon Roi. Baelor était l'héritier du royaume avant que son frère ne monte sur le trône, il avait malencontreusement été tué par Maekar lors d'un duel judiciaire. La rumeur disait que le Prince s'en voulait encore amèrement, dans un sens, il avait lui-même décidé de son destin, en tuant Baelor il avait en quelque sorte placé Brynden Rivers à la place de Main du Roi. Ironie quand tu nous tiens.

     Pour ce qui était de Myriah, Maron était persuadé que Doran tiendrait parole et que leur sœur aînée aurait sa visite lors de leur prochain séjour à la capitale. Son cadet et Dorea ne connaissaient pas Myriah comme Maron, ils étaient beaucoup plus jeunes que lui et même le suzerain ne gardait qu'un souvenir flou de cette sœur mariée trop tôt. Leur famille était celle qui se trouvait à Lancehélion désormais, la Reine mère était devenue Targaryen par le mariage, bien qu'elle se sentait toujours Dornienne sur bien des points. Concernant Ororya, Doran se montra confiant, tout comme Maron l'avait été d'ailleurs. Ce dernier avait promis de ne pas inquiéter la mère de la jeune femme en parlant de l'attaque dont elle avait été victime, mais avec Doran c'était différent. L'oncle de la demoiselle ne trahirait pas sa demande, le Prince en était persuadé.

     ▬ Elle a été victime d'une attaque, quelqu'un a tenté de la tuer, mais il n'y est heureusement pas arrivé. Comme l'homme s'est enfui, personne ne sait si c'était elle qui était visée ou si c'est un membre de la famille royale. Elle m'a demandé de ne pas en parler aux femmes pour ne pas les inquiéter, tu sais comment est Dorea.... »

     Protectrice comme toutes les mères. Doran était aussi père, il comprendrait le comportement de sa cadette comme Maron l'avait fait, mais ils savaient aussi tous les deux que ce n'était pas forcément bon de dissimuler de pareils secrets aux siens. Cependant, le Dornien était un homme de parole et il avait juré à Ororya de ne pas mettre sa génitrice au courant, il s'y tiendrait donc !

     Concernant Lancehélion, le petit résumé que son cadet lui fit acheva de rassurer le suzerain. Il savait que Trystan commençait à prendre son rôle très à cœur, mais la manière dont son héritier se montrait réservé avait toujours le don de troubler Maron. Il était davantage Targaryen que Martell et c'était un point qui assombrissait beaucoup le plaisir que le suzerain avait à parler avec son fils aîné. Doran comprenait très certainement la raison pour laquelle son aîné oscillait sans cesse entre le plaisir de voir Trystan s'améliorer et la contrariété de constater qu'il restait toujours aussi en retrait. Mais ce n'était pas le sujet actuel et le Martell se contenta donc d'acquiescer d'un hochement de tête pour confirmer qu'il était satisfait de ce qu'il entendait. La dernière question de Doran invitait à une discussion plus lourde, les Fer-nés, encore et toujours. Soupirant légèrement, le Dornien répondit d'un ton lourd de réflexions.

     ▬ Ils ont occupé toute la discussion ! Enfin presque. Les rebelles s'y sont aussi invités. Les Fer-nés ont des espions sur le continent, plus précisément dans l'Ouest. Apparemment ils étaient au courant de ce qu'ils allaient trouver à Port-Lannis et tu as été aux premières loges pour le remarquer. Nous allons envoyer suffisamment de forces pour prouver que nous sommes concernés par le bien-être de Westeros, mais je crains que la perspective de s'embarquer sur des navires du Bief ne plaise pas à tous nos hommes. J'ai préféré demander que les Dorniens soient placés auprès des Nordiens ou des Ouestriens, même si ça n'a pas été du meilleur effet auprès des deux Bieffois qui siègent au conseil. C'est le moins que l'on puisse dire. La Main nous a aussi appris qu'une rébellion avait été arrêtée à Murs-Blancs, Daemon II a été emprisonné et le seigneur du fief destitué de ses titres. Les Ferboys étaient présents comme toujours, mais une fois de plus, nous n'avons rien pour les sanctionner. Ils sont trop intelligents pour se mouiller. »

     Doran comprendrait très certainement les craintes que Maron pouvait avoir pendant son absence de Dorne, les Ferboys ne rataient jamais une occasion de leur mettre des bâtons dans les roues. Et cela allait très certainement se reproduire à l'inauguration des Jardins Aquatiques....



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Message Sam 11 Mai 2013 - 15:01

     Doran parlait de femmes avec son frère. Il omettait pourtant de prononcer le nom de Daenerys. Voir son frère avec elle le révulsait plus que tout. Myriah puis Maron avaient tous deux dus épouser un Targaryen. Le cadet priait les Dieux chaque jour pour avoir préservé sa petite sœur et lui d’une telle sentence. Bien heureusement son père était mort avant d’avoir pu lui trouver un parti. Le Prince ne pouvait imaginer ce que serait sa vie amoureuse si son père était toujours de ce monde. Il serait probablement marié à une princesse, probablement dornienne, et aurait été obligé de l’engrosser plusieurs fois pour satisfaire son fidèle père. Oui, pas question que Dorne ne manque d’héritier alors autant assurer le coup en faisant faire à son second fils une multitude d’enfants.

     Quelques fois Doran en venait à ne pas regretter la mort de son père. Son frère, plus tolérant, le laissait faire ce qu’il voulait ou presque, et là était le plus important. Pas de femmes, un bâtard, tout allait pour le mieux. La liberté était l'une des choses les plus importantes pour le frère du suzerain. C'était d'ailleurs pour cette raison qu'il vouait une haine sans faille pour les Targaryens. C'était en partie leur faute si Dorne n'était plus indépendante. Le père de Doran y était également pour quelque chose et, même si il ne lui pardonnait toujours pas, il restait son père. Quand aux Targaryens, qu'ils soient beaux frères, neveux, nièces, il était hors de question de leur faire des politesses. A la moindre occasion il ne se gênerait pas pour les remettre à leur place, comme il le faisait avec Daenerys par exemple.

     « Herberouge, tu m’en diras tant ! Parfois j’en viens à me demander si cet homme ne nous est pas tombé du ciel ! » Un léger rire s’échappa de la bouche de Doran. Non pas qu’il considérait Brynden Rivers plus qu’un autre, loin de là, mais le fait qu’il ait tué un membre de la famille Targaryen faisait de lui une personne chère au cœur de Doran ! S’il n’était pas la Main d’un Roi Targaryen, Doran et lui seraient sans doute de grands amis. Cependant, il n’en était rien.

     Maron continua en évoquant le nom de Maekar Targaryen. Doran ne le connaissait absolument pas. Simplement de réputation, comme tout le monde en fait. Neveu ou pas, il restait un Targaryen et le Prince ne souhaitait absolument pas le rencontrer. Caractère imbuvable, soif de pouvoir incontrôlable, Maekar n’était absolument pas un saint, Doran le savait. Mais la description que son frère en fit l’alarma encore plus. « Voilà que maintenant nous en sommes à espérer qu’Aerys vive longtemps. Bon sang, qu’ont les Dieux contre nous pour nous mettre une famille pareille sur le trône ? Un jour le soleil se lèvera et un oiseau nous apprendra qu’Aerys et son frère sont bizarrement morts durant leur sommeil et que Maekar prend la succession tiens. »

     Il redoutait ce moment-là. Bien qu’Aerys soit loin d’être un bon Roi, on pouvait au moins admettre qu’il ne faisait rien de mal pour le royaume. Il ne faisait rien de bien non plus, certes, mais au moins il n’a aucun réel pouvoir sur les Sept Couronnes. Cependant, si Maekar arrive à monter sur le Trône de Fer, ce sera la fin. La corruption sera omniprésente, les meurtres pleuvront à foison, le royaume ne sera plus que l’ombre de lui-même. Alors qu’il continue à lire ses livres dans sa bibliothèque mais, par pitié, qu’il ne meure pas.

     Ces mariages Targaryen/Martell n’avaient décidément pas amenés que du bon. Outre le fait que Myriah se doivent de vivre très loin de sa famille et que Daenerys soit présente en permanence à Lancehélion, voilà que Maekar avait écopé d’un caractère bien pire que celui d’un dornien … Un peu de Dorne chez les Targaryen, voilà une idée qui aurait au premier abord plu à Doran mais il n’en était rien. Maekar n’était qu’un fou furieux qui serait prêt à tuer, oui le Prince en était certain, pour avoir ce qu’il voulait.

     Pour Ororya, Doran ne se faisait absolument aucuns soucis. Bien que l’idée qu’elle ait pu être victime d’une tentative de meurtre l’interpellait, il savait (en tout cas il espérait) que tout allait bien se passer pour elle dans les prochains mois. Surentraînée, n’importe quel combattant ne faisait pas le poids contre la jeune femme. « Dommage que je ne sois pas sur place, j’aurais bien aimé rendre une petite visite à cet assassin. » Son côté impulsif ressortait un peu ici. Doran n’était pas du genre à pardonner facilement, encore moins lorsque la cible des attaques était Ororya, qu’il considérait presque comme sa propre fille. S’il vivait à Port Réal, il était clair que le Prince aurait retourné ciel et terre pour savoir d’où l’attaque venait. S’il y a bien une chose qu’il n’aime pas, c’est être dans le flou et même si il ne se faisait aucun soucis pour sa nièce, il regrettait de n’être près d’elle.

     Le soleil se montrait de plus en plus au dehors. Le tout Lancehélion émergeait et les bruits allaient croissants. Doran imaginait au loin tous ces pauvres gens essayant de vendre leurs maigres possessions, essayant d’acheter de quoi nourrir une grande famille. Pour rien au monde il n’échangerait sa vie actuelle.

     Après avoir rassuré son frère sur les capacités de Trystan à gouverner Dorne, Doran voulut connaître les derniers sujets d’inquiétude du Conseil Restreint. Les Fers nés … Le Prince était passé tout près d’eux. Il était parti juste à temps de Port Lannis avec son neveu pour rentrer à Lancehélion. Les évènements étaient en train de prendre une toute autre tournure. Alors que la révolte ne concernaient tout d’abord que l’Ouest et le Nord, Dorne allaient se retrouver impliquée d’un instant à l’autre. Il allait falloir que des dorniens aillent mourir pour la couronne, pour les targaryens dans les environs de Pyk. Doran pressentait que cela n’allait pas plaire à tout le monde.

     « L’idée de combattre sous la bannière Targaryen ne me plait guère mais je dois tout de même avouer que ces attaques m’inquiètent de plus en plus. Les fer-nés ont décidé d’attaquer l’imprenable, en l’occurrence Port Lannis, alors pourquoi ne décideraient-ils pas tout à coup de franchir le chenal Redwyne pour nous rendre une petite visite ? Il faut que tout cela cesse au plus vite et compte sur moi s’il faut mettre de forces tout le monde dans les bateaux de l’Ouest et du Nord. » Doran fit une pause et écouta son frère continuer. Les Ferboys. Encore et toujours les Ferboys. S’ils pouvaient ne pas exister cela arrangerait grandement les affaires de Lancehélion. « Quand allons-nous enfin les coincer ? » Jamais ? Doran ne pouvait l’imaginer. « Les Ferboys sont une épine dans notre pied. Bien dommage qu'une véritable déclaration de guerre provoque un vent de panique sinon, crois moi, je n'hésiterais pas à aller les voir. » Si, pour Doran, il y avait bien un ennemi qui arrivait à la cheville des Targaryen, c'était bien les Ferboys. Toujours dans leurs pattes, toujours dans les mauvais coups.

     Le Prince était pensif. Il observa les alentours, cette salle d’entraînement, les murs jaunes orangés, cet endroit qu’il connaissait tant. « Tu connais la date de ton prochain départ pour Port Réal ? Pas que je veuille te pousser en direction de la capitale, loin de là même !, mais je suppose que le Conseil Restreint risque de se reformer dans peu de temps … » Non, l’idée de prendre le pouvoir à Lancehélion ne l’enchantait guère. Doran ne s’appelait pas Maekar, il n’était pas un assoiffé de sang. Il prenait cela comme une sorte de devoir, comme une obligation, comme quelque chose auquel il n’avait pas le droit de se détourner.
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Maron Martell
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Insoumis. Invaincus.
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♦ Missives : 9101
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♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 23/06/2009
♦ Célébrité : Antonio Banderas
♦ Copyright : © Moi
♦ Doublons : Pryam Templeton, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 44 Ans
♦ Mariage : Daenerys Martell (Targaryen)
♦ Lieu : Dorne, Lancehélion
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Message Dim 12 Mai 2013 - 19:09

     Savoir que Doran ne nourrissait aucune haine à l'égard de la Main du Roi était relativement agréable pour Maron. Il avait tellement l'habitude de ressentir la contrariété ou l'hostilité chez ses interlocuteurs lorsqu'il abordait ce sujet. Daenerys le détestait, elle se montrait aussi méfiante lorsque le prénom de Doran était prononcé, en finalement, Maron avait en permanence le sentiment de devoir marcher sur des œufs. Parler de certains individus pouvait être gênant, voire même dangereux dans certains cas. C'était aussi pour cette raison que le Dornien appréciait ses discussions avec son cadet, il n'y avait aucune méfiance, aucune inquiétude, uniquement des paroles qui sortaient sans retenue, ils pouvaient converser comme deux hommes normaux tout simplement.

     Doran fit alors un sombre présage concernant les Targaryen. Maron se contenta de fixer son frère sans répondre immédiatement, cette pensée le taraudait en permanence. Qu'adviendrait-il de Westeros le jour où Maekar monterait sur le trône ? Ils savaient ce qu'ils avaient, mais ignoraient totalement ce qu'ils auraient plus tard. La rumeur disait aussi que le fils aîné de Maekar n'était pas un exemple de noblesse, il courait la gueuse et se saoulait en permanence, ce qui lui avait d'ailleurs valu le charmant surnom de l'Ivrogne. Inutile de dire que même après Maekar, la lignée des Targaryen n'était pas prête de gagner en gallons. C'était à se demander si le père du Dornien avait pensé à tout cela en acceptant de signer ce traité de paix avec Westeros, même si cela permettait à Maron d'avoir son épouse aujourd'hui – et il ne le regrettait pas – le chemin emprunté par les Targaryen devenait obscur.

     ▬ Nous savons ce que nous avons, mais nous ignorons ce que nous aurons. Espérons que ni Maekar, ni son fils aîné ne soient amenés à s’asseoir sur le trône. Sinon il nous faudra prendre quelques distances avec la capitale je le crains. Mais inutile de songer à tout ceci, nous allons encore attirer le mauvais œil sur lui à force de parler de sa mort. »

     Maron ne doutait pas une seule seconde que l'idée de s'éloigner des Targaryen devait enchanter Doran, même si celui-ci ne le dirait pas directement. Bien que ce n'était pas l'avis du suzerain, il restait une targaryenne à Lancehélion, même si aux yeux de son époux elle était devenue une véritable Martell. Cet avis n'était malheureusement pas partagé par grand monde, les concernés devaient se compter sur les doigts d'une main. Une fois de plus, il se demanda si Daenerys elle-même pouvait se sentir chez elle ici, ou si à ses yeux elle restait toujours Daenerys Targaryen.

     Chassant ces pensées de son esprit, l'aîné des Martell glissa son regard sur les fenêtres où le soleil commençait doucement à émerger. D'ici peu les enfants finiraient par se réveiller, il pourrait peut-être faire un tour chez eux pour voir comment ils allaient. Les mots de Doran arrivèrent alors à ses oreilles, Maron tourna la tête vers son cadet tandis que celui-ci exprimait une fois de plus ses réticences quant à l'idée de combattre pour les Targaryen. C'était un avis partagé par de nombreux Dorniens certainement, mais il fallait faire avec. S'ils se tenaient à l'écart de la guerre, ils seraient une fois de plus perçus comme des pièces rapportées et non des membres du royaume. Les paroles de Doran étaient inquiètes et son frère le comprenait, mais il avait lui aussi déjà songé à tout cela et les réponses destinées à le rassurer lui venaient d'elles-mêmes. Il le laissa toutefois répondre au sujet des Ferboys qui ne cessaient jamais de s'inviter dans leurs discussions. Lorsque son cadet retomba dans le silence, le Prince hocha la tête d'un air entendu.

     ▬ Et je t'y accompagnerais avec joie. Mais nous n'avons rien de plus que des soupçons comme toujours, il faudra simplement nous montrer méfiants et attentifs à leurs mouvements pour éviter tous les problèmes de ce type. Il soupira d'un air lassé. Quant aux Fer-nés, tu n'as pas à t'inquiéter. Ils n'ont pas attaqué Port-Lannis pour conquérir la ville, mais uniquement pour faire flamber le chantier naval de lord Lannister. Ils ne craignent que les autres navires et nous n'en avons pas ici. Ils ont beaucoup perdu lors de ce raid et il était uniquement destiné à affaiblir la Flotte du Lion, rien de plus. Un bref sourire passa sur les lèvres de Maron. Si les Fer-nés passaient le cheval Redwyne, ils se pencheraient davantage sur les Cités Libres que sur nous. Dorne est si vaste et si dépeuplé qu'ils se lasseraient rapidement de parcourir du sable pour ne trouver que des fiefs moyennement riches. Ils n'ont rien à gagner en venant ici, ils ont besoin de nourriture et nous sommes un peu comme eux, notre point faible c'est bien la culture. Dans un sens, leur faiblesse était leur chance. Ils se sont concentrés sur les régions du nord, je ne crois pas que Dorne risque quoi que ce soit. C'est justement pour cette raison qu'il est utile de nous mêler à cette guerre, histoire de montrer que nous sommes aussi concernés par les malheurs de Westeros. Nous faisons partie du royaume, nous ne sommes pas des potiches, mais bel et bien d'excellents guerriers. »

     Les autres régions verraient ainsi très rapidement que les Dorniens n'étaient pas en reste et qu'ils étaient prêts à se mêler à la politique du royaume. Oh, bien entendu, Maron savait parfaitement que son frère n'approuvait pas le rattachement de leur région au reste de Westeros, mais leur père avait suivi cette voie et désormais Maron faisait de même. C'était ainsi, autant faire tout son possible pour rendre les choses le plus agréable possible, non ? Lorsque Doran aborda le sujet du prochain Conseil Restreint, l'aîné fronça légèrement les sourcils en réfléchissant.

     ▬ Pas précisément. Tout dépendra de l'issue de la guerre, si les Fer-nés sont battus, le Conseil ne se réunira peut-être pas. Mais en tant que Grand Législateur, il faudra que je me rende à Port-Réal pour appuyer la Main du Roi dans les décisions à prendre pour les sanctions qui tomberont sur les maisons nobles des Iles de Fer. Il représentait la loi à Westeros après tout, il devait donner l'exemple. Mais j'espère que ce ne sera pas immédiat. Daenerys a été beaucoup contrariée de mon absence, surtout en sachant que j'allais à Port-Réal, j'espère pouvoir être là pour l'inauguration des Jardins Aquatiques. Surtout si les Ferboys décident de venir eux aussi, il va falloir les surveiller étroitement. Il tourna la tête vers son frère. Sauf si tu réussiras aussi à me remplacer ce jour-là. Mais j'ai comme un doute à ce propos. Tu seras présent au moins ? »

     Maron restait conscient de l'hostilité que Doran avait pour sa belle-sœur, il serait assez logique qu'il refuse de s'afficher à ses côtés, bien que ce serait un désastre politique pour les Martell. Le suzerain espérait simplement que la rancœur de son frère à l'égard de Daenerys allait passer après le lien qui les unissait.



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