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A ciel découvert

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Rahéna Qorgyle
Noble

Général Héritière du Grès
♦ Missives : 478
♦ Missives Aventure : 39
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 17/12/1988
♦ Arrivée à Westeros : 12/01/2013
♦ Célébrité : Noemie Lenoir
♦ Copyright : Miranda *.*
♦ Doublons : Artos, Kay
♦ Age du Personnage : 23
♦ Mariage : promise à Asafa Ferboys
♦ Lieu : Le Grès, Dorne
♦ Liens Utiles :
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Message Lun 29 Avr 2013 - 20:18


    "-Rahéna, par la Mère Rivière tu ne vas pas sortir seule!"

    L'intéressé était vautré nu sur le lit qu'on avait mis à la disposition à Lancehélion. Après tout, ce n'était que le lendemain de leur arrivée, le Prince leur accorderait sans doute deux ou trois jours pour les laisser se reposer pleinement.
    " -Que se passe-t-il mon frère?"

    Elle resta allongée sur le ventre et lèva la tête du parchemin qu’elle était en train de parcourir. Son attitude était désinvolte, ses pieds s'agitaient lentement. Le jeune homme n'était nullement choqué de voir sa sœur ainsi, depuis bien trop longtemps il la côtoyait et vivait avec elle.
    " -Il se passe que je viens de croiser Zéhyna qui était en train de sortir tes parures et l'une de tes robes en chantonnant comme les vieilles folles des palais!"
    " -Et alors, de quoi as-tu donc peur? Que je disparaisse?"
    " -Parfaitement! Comme ce matin, foutre ciel où étais-tu donc passée?"

    En levant les yeux au ciel, elle replia son parchemin. Elle se tourna sur le côté pour venir s'assoir près de son frère qui s’était installé au bord du lit. Dos à elle, elle enlaça ses épaules et déposa un baiser sur son front d'une façon maternelle.
    " -La Princesse m’a fait mander. Tu dormais si bien que je n'ai eu le cœur de t'éveiller. Je suis étonnée que Zéhyna ne t'ai rien dit?"
    " -Elle est entrée quand je sortais pour aller à ta recherche. Sais-tu combien ce palais est grand ?"

    Sous la moue blasée et navrée de son frère, Rahéna laissa échapper un rire franc, chaud, qui semblait s'enrouler autour des cœurs pour les apaiser.
    " - Je suis navrée petit frère."
    " -Mouais, mais cela ne me dit toujours pas où tu vas! A la tombée du soir ce n'est pas prudent. Ce n'est pas le Grès ici!"

    Elle prit le menton de son frère entre ses doigts et le serra en lui donnant une pichenette sur le crâne.
    " -Je vais à l'Auberge non loin du Palais Vieux. Asafa m'y a invité."
    " -Et tu as accepté?"

    Il semblait tomber des nues, totalement incrédule. La bouche entrouverte il semblait figé dans cette expression de surprise désabusée. L'héritière enroula le drap autour d'elle avant de s'installer à genoux sur la paillasse.
    " -Bien sûr que j'ai accepté, après tout, c'est mon futur époux."
    " -Seule, avec lui dans une Auberge, mais tu es complètement folle ma parole. Mon avis qu'il veut juste pouvoir te besogner à loisir. Tss il ne te mérite pas. Pourquoi père a-t-il voulu que tu épouses le plus grand coureur de jupons de tout Dorne, voir de Westeros! Pourquoi n'a-t-il pas choisi Oberyn, ou un Noirmont ou un de ton ex belle famille?"
    " -Il suffit Duncann!"

    Le ton était dur et net, elle venait de trancher, son attitude maternelle et détendue avait fait place à la femme de caractère intransigeante.
    " –Rappelle-toi que c'est de ta sœur dont tu parles! Ainsi que de ton futur Lord. Un peu de respect.
    Certes, à une époque je me suis posée les mêmes questions que toi. Mais père doit avoir ses raisons, que je pense commencer à entrevoir. Pour ce soir, prends du repos, amuse-toi, trouve- toi une femme ou deux voire trois si tu es gourmand et que tu arrives à assumer, mais ne te fais pas de soucis pour moi."


    Zéhyna choisit parfaitement le moment de son entrée. A croire qu'elle écoutait derrière la porte et attendait le moment opportun. Elle avait les bras chargés de robes et de quelques parures, ainsi qu'un petit coffre en bois finement ouvragé. Objet qui appartenait autrefois à Lady Dovakine Qorgyle, autant dire que cette petite boite ne quittait que rarement le Grès et les appartements de l'héritière. Le cadet de la famille ne bougea pas pour autant et garda les bras croisés en signe de désapprobation ainsi qu'une mine sombre. Il n'aimait pas vraiment Asafa, bien qu'il ait constaté qu'il savait ce battre durant la procession, ce n'était pas pour autant qu'il appréciait le voir faire son grand jeu à sa seule sœur! Rahéna elle, se leva laissant de côté le drap et s'approcha de son servante. Celle-ci déposa tout ce qu'elle portait sur une chaise, et entreprit d'ouvrir le petit coffre dont elle en sortit plusieurs huiles parfumées. Sa maîtresse les sentit, puis hocha de la tête lorsqu'elle trouva ce qu'elle voulait. Avec des gestes sûrs, Zéhyna plaça l'essence d'épice derrière les oreilles de sa dame, au creux de son cou, sur sa poitrine et au creux de ses reins. Là-dessus elle lui passa les vêtements, insistant pour que la tête de mule qu'elle avait pour Lady porte une robe longue.
    Autant dire que les protestations du frère de cette dernière eurent raison de l'entêtement de sa maîtresse.
    Une fois la robe couleur de miel passée et attachée par une ceinture de cuir, elle lui proposa différente parure.

    “ -C'est inutile, je ne tiens pas à passer pour une poule embourgeoisée.
    -Mais ma dame, c'est votre rang, voyons!
    -Je suis d'accord avec ma sœur, je ne tiens pas à la retrouver la gorge tranchée parce que cet incapable de Ferboys n'aura pas réussi à la protéger!”

    Après négociation, les poignets et chevilles de Rahéna furent décorés de simples bracelets d'or sans grande prétention.
    Appuyé contre la porte, Duncann rongeait son frein pour ne pas dire ce qu'il pensait et s'attirer les foudres de son aînée. Pourtant, ses traits s'adoucirent lorsque sa grande sœur posa un baiser sur son front. Peut-être s'inquiétait-il trop pour elle.


    *****

    " -Je ne comprends toujours pas pourquoi vous tenez à être avec moi. C'est un diner c'est tout.
    - Ne discute pas, je n'aime pas te savoir seule à attendre cette grande gigue."

    Rahéna leva les yeux au ciel en souriant. Parfois ces deux-là étaient vraiment trop protecteurs, elle était quand même adulte et savait ce qu'elle faisait ! Mais bon puisque cela semblait les apaiser pourquoi leur interdire de faire ce qui leur plaisait.
    Dans les rues de Lancehélion la vie grouillait d'activité. Le soir tombait et avec lui la fraicheur salvatrice. La proximité de la mer rendait l'air bien plus respirable qu'au cœur du désert, mais pourtant les trois jeunes gens qui cheminaient jusqu'à l'auberge n'auraient pas échangés leur place. L’atmosphère était bien différente l'une de l'autre. Ici c'était chaud et humide, au Grès c'était uniquement chaud et sec.
    Les vendeurs apostrophaient les clients potentiels pour les attirer près de leurs échoppes, le commerce était rude mais juste. Tranquillement, le trio flânait le long des allées, refusant poliment les marchandises. Duncann avait insisté pour que sa sœur garde le voile sur son visage, mais n'en faisait-il pas juste un peu trop ?
    Arrivée à l'Auberge, la jeune noble s'installa à une table après que Zéhyna soit allée demander une place. Maintenant il ne s'agissait plus qu'attendre le fiancé.

    " –Savez-vous que c'est un tête-à-tête?
    -Nous partirons lorsqu'il sera là, même si l'idée de te laisser seul avec lui ne me réjouit pas le moins du monde.
    -Jeune maître ne vous en faites donc pas trop pour votre sœur… elle a du répondant.
    -… tu l'as toujours avec toi? "

    Son cadet parlait de la dague accrochée à sa cuisse qu'elle ne quittait que lorsqu'elle allait se reposer. Elle hocha du chef et appuya son menton dans le creux de sa main. Si ces deux-la décidaient de faire les chaperons, la soirée risquait d'être mortellement ennuyeuse.




Le bonheur est dans la liberté, la liberté dans le courage.




Dernière édition par Rahéna Qorgyle le Ven 21 Juin 2013 - 10:06, édité 2 fois
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Asafa Ferboys
Homme d'Armes

Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
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Message Lun 6 Mai 2013 - 13:33

Le Ferboys se préparait à ce repas dans ses appartements. Le chef de sa garnison et ami Hazim l'avait rejoint et dégustait quelques morceaux de viande séchée, adossé au mur, observant son camarade en train de se tailler finement la barbe, passant quelques huiles d'argan sur celle-ci pour l'adoucir devant un miroir. Il prenait également soin de sa coiffure et de ses mains, tout en apprêtant sa tenue du mieux qu'il le pouvait. Hazim ne put retenir un léger sourire en observant le manège de son commandant, vraisemblablement amusé par celui-ci.

- Dis moi, Asafa, je ne voudrais pas paraitre grossier mais... D'habitude, tu ne te maquilles pas comme une demoiselle en fleur quand tu pars courir la donzelle, non ?

Le géant des Osseux se mit à rire à la remarque du dornien salé, ne manquant pas d'apprécier la petite pique lancée par son second, car cette dernière avait, en un sens, fait mouche. Le coureur de jupons patenté n'était en effet pas quelqu'un que l'on pouvait qualifié de coquet. Non, il puisait plutôt dans sa gouaille, son assurance et sa candeur son charme, ainsi que dans son sourire et sa prévenance à l'égard des demoiselles, plutôt que dans quelques artifices ou dans un soin élaboré de sa personne. D'ailleurs, s'il avait toujours fait l'effort d'être présentable en toute circonstance, il était bien loin de la beauté élaboré et entretenue dont pouvait disposer son ami Daärim par exemple.

Aussi, il y avait quelque chose de drôle, pour le roturier Hazim, de voir le cousin de Lady Edarra s'apprêter de la sorte, lui qui avait enchainé les femmes sans doute comme nul autre dans Westeros. Le soldat de la forteresse de Ferboys était certainement le mieux placé pour voir ce changement dans le comportement du Dornien salé, et surtout d'en comprendre la raison. Lady Rahéna était parvenu ce que certainement aucune autre femme n'avait réussi auparavant, c'est à dire à captiver l'attention du Dornien sur la durée sans lui avoir cédée. Et le géant des Osseux semblait comme entièrement dédié à la conquête du cœur de la demoiselle. Finalement, Asafa répondit à son vieux camarade sur le même ton léger et badin qu'il tenait en toute instant.

- Allons quoi, vieux forban ? Ne me dis pas que tu es jalouse, Hazim, quand même ?

Un nouvel éclat de rire retentit dans la pièce, cette fois partagé par les deux dorniens des Osseux. Le futur époux de Rahéna Qorgyle avait cette particularité de s'attirer les faveurs des dames et des petites gens et les inimitiés des nobles, voyant dans son comportement le signe d'une faiblesse et d'une niaiserie sans nom. Aussi, les liens qu'il avait tissé avec la garde de Ferboys étaient devenus très forts, tant par la bonhommie du noble au teint halé et aux pupilles d'ébènes que par les nombreuses épreuves traversées à leurs côtés.

- Et puis, attends, je vais très bientôt être lord, désormais, ça impose un minimum de tenue et de classe. Je dois l'impressionner... Et avec son cerbère de frangin qui me déteste et sa septa de servante, c'est loin d'être gagné. Je vais devoir drôlement assurer...

- Tu parles, tu en as dompté de plus farouches je suis sur. Rappelle toi la petite Mallister, par exemple... En deux œillades, vous étiez en train de vous chevaucher...

Un sourire passa sur les lèvres d'Asafa alors qu'il se remémorait son séjour à Murs-Blancs, dans la forteresse des Mallister. Puis, ayant terminé sa toilette, il se redressa et se dirigea vers la porte, saisissant au passage une missive cachetée. Hélant son camarade, il sortit alors prestement, s'étant vétu d'une élégante tenue de noble dornien, assez légère pour supporter au mieux le climat Dornien qui se voulait toujours aussi étouffant, particulièrement à Lancéhélion.

- Ce n'était pas tout à fait pareil, voyons... Je jouissais d'un charme... Exotique auprès d'elle auquel je doutes que Rahéna soit sensible... Et puis, mince quoi... Un peu de romantisme que diable... Bien, allons y. Tout est prêt ?

- Tout à fait. Les gars sont prévenus et j'ai déposé le panier où tu me l'avais demandé. J'ai même du payer un gamin pour m'assurer qu'il le surveille.

- Parfait... Allons y alors.

*******************************************************************************************

Asafa, suivit de près par Hazim ainsi que par deux soldats de la garnison Ferboys qui avait cheminé durant la procession pénétra dans l'auberge sans grand ménagement. Le pas de ces hommes était lourd et leur air peu engageant. Même l’habituelle ment très jovial dornien au teint halé arborait une mine renfrognée, visiblement tracassée par quelques contrariétés. Il tenait à sa main une missive ouverte, dont le sceau brisée était celui de la forteresse des Osseux, et il marchait vivement vers la table de Rahéna. Près d'elle se trouvait son frère cadet et sa servante, les deux n'appréciant guère le promis de l'héritière de la forteresse du Grès. Arrivant près de la table, restant debout, le dornien salé adressa un léger sourire à la lady avant de lui tendre sa main, l'invitant à la prendre et à se lever. Il semblait quelque peu gêné en sus de sa contrariété.

- Bonjour Rahéna... J'ai... Enfin, je veux dire, je viens de recevoir une bien préoccupante missive, je voudrais t'en parler seul à seul. Suis moi je te prie.

Sans réellement attendre de réponse, il saisit la main de la jeune femme et l'invita à le suivre dehors. La main délicate de la jeune femme disparut dans celle du géant des Osseux alors qu'il se dirigeait vers l'extérieur. Et si toutefois l'un des Qorgyle tentait de les suivre, il serait retenu par les Ferboys, avec courtoisie mais une certaine fermeté. Une fois dehors, Asafa se réarma de son sempiternel sourire, semblable désormais à un gamin prêt à faire une bêtise alors qu'il plongeait son regard dans celui de la jeune femme. Froissant la feuille de papier en boule pour la jeter négligemment à terre, il se mit en marche, les yeux toujours plongés dans ceux de la demoiselle.

- Un repas aux chandelles, c'est si banal... Tu ne crois pas ? Et puis, je suis convaincu que tu avais besoin de te séparer de tes chaperons. Viens, je t'ai préparé une surprise...

Et, comme un enfant qui s'en irait en tenant son amoureuse par la main, le Dornien salé se mit à avancer rapidement, guidant la belle lady dans les ruelles. L'odeur y était âcre, peu agréable à cause de l'humidité et de la chaleur, d'autant plus que le vent ne renouveler que rarement l'air, rendant l'atmosphère quelque peu étouffante. Pourtant, au bout de quelques minutes à se faire presque littéralement trainer par le géant des Osseux, Rahéna put sentir que l'odeur oppressante de la cité se faisait plus rare, et que l'on se rendait dans les beaux quartiers de la ville. Là, Asafa pénétra dans une vielle bâtisse et, toujours en guidant la demoiselle, monta des petits escaliers dans lesquels il dut se baisser.

- Attention la tête...

Finalement, le couple arriva jusqu'à un toit terrasse et Asafa se retourna vers la jeune femme tout sourire, avec un regard de polisson fier de son petit tour. Quelques coussins étaient disposés à même le sol, un large panier d'osier trônait au centre et surtout, le spectacle était à la hauteur. Depuis le point de vue du toit, on pouvait voir s'étendre toute la cité, avec notamment le château Princier, et le port. Au loin on apercevait également les jardins aquatiques bordant la capitale de la chaude contrée de Dorne. Et puis, la mer s'étendait à perte de vue à l'horizon. La vue ne manquait pas de poésie, et l'air y était plus frais, plus agréable qu'ailleurs. Asafa vint se saisir de la main de la jeune femme et y déposa un baiser, un large sourire vissait aux commissures des lèvres. Sa main glissa jusqu'aux hanches de la jeune femme et il vint la coller à lui dans une tendre étreinte, avant de lui glisser quelques mots.

- J'espère que vous saurez apprécier la vue, ma Dame... Et surtout que vous ne serez point outré par l'audace de ma démarche... Partager un repas dans une taverne avec l'œil inquisiteur de votre frère et les regards curieux de badauds ne m'enchantait guère. Au moins, nous pourrons jouir d'un peu de tranquil...

Il ne termina pas sa phrase fronçant les sourcils en observant par dessus l'épaule de la lady. Elle se rendit bien vite qu'un petit garçon, d'à peine six ans, se tenait là, la main tendue, en direction du Ferboys. Il était tout crotté et vêtu de guenille, et il attendait, observant le couple richement vêtu. Asafa grogna en voyant le petit homme ainsi.

- Allez ! Barre toi ! C'était pas dans le contrat ça !

Voyant le garçon ne pas bouger, il fouilla alors l'une de ses poches et lança une pièce d'argent qui tinta au sol. Rapidement, le garçon s'en saisit avant de déguerpir en courant, sautant sur le toit d'à coté avant de disparaître bien vite. Asafa reporta alors son attention en souriant sur la jeune femme.

- Tssss... Quel petit rapace celui-là... Il a cassé la magie de ma préparation, le bougre... Où en étions nous... Ah oui... L'initiative est elle à votre goût, ma belle, ou préférez vous que je vous reconduise dans cette sordide auberge ? Oh, oui, j'allais oublier...

Il délaissa un instant la belle Rahéna pour se diriger vers le panier en osier, saisissant une rose qu'il y avait dissimuler avant de la tendre à l'héritière de la forteresse du Grès, toujours armé de son sourire de charmeur.

- Et voilà pour vous, ma dame...


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

Spoiler:
 
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Rahéna Qorgyle
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Message Mar 21 Mai 2013 - 16:00



    Qu'importe le lieu, les auberges, tavernes et autres endroits semblables avaient la même odeur, le houblon pour la bière brassée, la chaleur et la sueur des occupants, le stupre et la luxure et dire qu'il y avait encore quelques instants, elle était dans sa chambre à Lancehélion en train de se faire vêtir par sa servante qui aurait aimé la parer comme une reine d'atours que Rahéna trouvaient bien trop encombrants. A garder ainsi le voile sur son visage même à l'intérieur de l'établissement elle ne faisait qu'attirer les regards sur elle, mais son frère et chien de garde veillait bien à ce qu'elle ne le retire pas.
    Duncann n'était pas un mauvais bougre, il était juste extrêmement protecteur envers la seule sœur qu'il avait. Zéhyna, elle, était une bonne garde et une servante loyale et fidèle et c'était bougrement difficile de trouver ces deux qualités chez une personne. Aussi elle n'était surprise de voir ses deux cerbères se placer tout près d'elle. Le plus dangereux derrière son siège l'autre à ses côtés. Autant dire que malgré les regards interrogateurs, curieux ou concupiscents, personne n'osa les déranger. La dame du Grès eut donc à loisir le temps d'observer son environnement.
    L'ambiance qui se dégageait de cet endroit, était plutôt bon enfant dans l'ensemble. Les populaces s'adonnaient à ce qu'ils aimaient le plus, la boisson et les femmes, rien de bien compliqué. Aucune classe sociale ici, tout le monde était à peu près logé à la même enseigne. Il n'était donc pas surprenant de voir ici des personnes de basse extraction côtoyer des soldats venus chercher le repos du guerrier dans les bras d'une serveuse au girond facile et à la cuisse légère.
    Sous son voile crème, un sourire étira les lèvres à la constatation qui lui sautait aux yeux. Peu importe l'habit que revêtait un homme, leurs besoins et leurs envies étaient toujours les même. Si son frère savait ce à quoi elle pensait en regardant un couple se bécoter, il aurait sans doute rougi et l'aurait fortement réprimandée. Encore heureux, il était bien trop absorbé dans son rôle de garde du corps pour apercevoir cette pensée dans ses yeux, ce qui, en revanche n'échappa pas à sa servante, qui feignit une quinte de toux pour cacher bien difficilement un rire naissant.

    Tout à son attente de l'heureux élu, qui allait avoir l'immense honneur, ou la désagréable tâche, c'était au choix, d'unir sa vie à la sienne, elle fit remarquer à ses mentors du moment que le rendez-vous était à l'origine un tête à tête. Ce qui voulait dire, deux personnes face à face dans une intimité certes relative mais existante mine de rien. Ce à quoi son adorable cadet rétorqua qu'ils partiraient aussitôt le Géant des Osseux arrivé.
    Elle soupira, faisant la moue de sous son chèche, ce qu'il pouvait être rabat joie ! Parfois elle en venait à penser que c'était lui qui aurait dû être héritier.


    "- Tu sais Duncann ça va peut-être te surprendre mais je ne compte pas tuer celui qui va devenir mon époux.
    - … C'est bien dommage.
    - Mais par le désert qu'est-ce qu'il a fait qu'il vaille que tu le haïsses autant?!
    - Il court la gueuse plus vite qu'un crotale n'attaque sa proie dans le désert. Tu seras cocu et aura droit à une ribambelle de bâtards avant que tu n’aies eu le temps de t'en apercevoir!
    - Ce n'est pas une nouvelle ça, petit frère. Et je doute que ce soit cela qui te courrouce à ce point-là. Crache le morceau immédiatement ou je me charge de te refaire une réputation, avec toutes les anecdotes croustillantes que j'ai à ton sujet mon adorable frère…
    - … Il va t'épouser… "

    Il détourna le regard subitement gêné et ne réussit pas à cacher le rouge d'embarras qui tintait savamment ses pommettes sous le coup de la révélation. L'aveu fit sourire tendrement Rahéna. Elle savait qu'elle importance elle avait pour ses deux frères. Duncann était protecteur et possessif, mais elle avait conscience qu'elle avait un lien particulier avec ses frères que peu de sœurs pouvaient avoir. Elle avait été pour eux l'exemple maternel qu'ils avaient eus besoin d'avoir. Elle était leur sœur mais également un substitue à leur défunte génitrice.
    Il était facile de comprendre que ce mariage le dérangeait, c'était un peu comme un enfant face à son beau-père. Il y avait une dualité qui, elle l'espérait, passerait avec le temps. Asafa, prenait le rôle de mâle dominant dans la famille, l'image du père, et quel père ! Vue sa réputation, il était logique de se ranger au côté du maître d'arme du Grès. D'un geste rassurant, elle glissa sa main dans celle de son frère et la serra tendrement en lui adressant un regard serein et bienveillant. Elle sentit les muscles crispés de son cadet se détendre lentement. Il était un allier de choix et d'une loyauté sans faille, mais elle devait faire attention à ce que les humeurs n'entachent pas ce qu'elle essayait de mettre en place.
    Zéhyna, elle, se contentait d'observer la scène qui se passait sous ses yeux. Elle avait bon espoir de voir sa maîtresse dompter ce "Géant". Elle savait de quel alliage sa Dame était faite, de ce métal, aussi tranchant que l'acier Valeryen mais aussi souple que les joncs. Elle pouvait plier mais jamais elle ne cédait, c'était ce qui faisait son charme en sommes.
    Mais elle était aussi bien placée pour savoir que sa Lady était une vraie tête de cochon et que cela lui jouait parfois des tours. Mais elle savait y faire avec les hommes et si il y 'en avait bien une pour maîtriser ce fornicateur de première, c’était elle. Après tout, elle n'était plus une pucelle sans expérience, elle connaissait des choses sur sa maîtresse qui en aurait fait rougir plus d'un sans grande peine, alors elle ne s'inquiétait pas outre mesure.
    Il était juste agréable de voir un frère et une sœur en si bon terme après les épreuves qu'ils avaient tous traversé.

    Pourtant, la complicité du moment ne dura pas. Trois hommes de la délégation des Ferboys en plus d'Asafa firent leur entrée, les trois protagonistes qui attendaient attablés les avaient déjà vue, après tout n'avaient-ils pas cheminé ensemble lors de la procession? Leurs pas étaient lourds et pesant, Rahéna sentit son frère lui lâcher la main et elle le vit serrer la hampe de sa lance qu'il avait conservée avec lui. L'air d'un coup semblait s'être alourdi alors que son regard se baladait d'un visage à l'autre des nouveaux arrivants. Même son promis d'habitude si joyeux affichant un sourire communicatif, semblait afficher une mine sombre et contrite. Que s'était-il passé pour que l'humeur de cet homme puisse changer aussi franchement? Ses yeux azurés s'accrochèrent à ceux sombres de son fiancé comme pour sonder son âme, lui adressant un regard interrogateur. Dans sa main gauche, un parchemin décacheté, sans doute la raison de cet air maussade sur leur visage. Un coup d'œil lui suffit pour reconnaître l'emblème de la Forteresse des Osseux. Etait-il arrivé malheur à sa cousine? Si c'était le cas, elle ne savait si elle devait être soulagée ou contrite. Après tout elle la détestait, mais ne voulait pas sa mort non plus…
    Lorsqu'il fut à sa table, elle fut quelque peu soulagée de le voir lui sourire, mais sans grande conviction… Quelque chose clocuait, elle ne savait pas encore quoi, mais quelque chose sonnait faux. Peut-être était-ce dû justement à ce message. Comment pouvait-il avoir déjà du courrier alors qu'il était à Lancehélion depuis la vieille. En admettant que la missive fut envoyée par la voie des airs, il était peu probable que les nouvelles soit fraiches. Son futur époux, lui tendit une main serviable. Lorsqu'elle glissa la sienne dedans, elle eut l'impression de la voir disparaitre tant la différence de taille entre eux était grande. D'ailleurs dans l'auberge tout le monde observait la scène qui se déroulait sous leurs yeux. La Dame du Grès laissa cette force subtile l'attirer à son promis. Une fois sur pieds, elle décrocha son voile, laissant son visage à l'air libre. Un doux effluve d'épices, mélange de bois de santal, d'encens, de pavot et de fleurs poussant dans les oasis proche de sa forteresse, parfuma subtilement l'air proche de la table où elle se trouvait.
    Venait de recevoir hein. Elle ne cilla pas et inclina la tête en lui souriant avec douceur.


    "-Soit, je te suis."

    Il n'attendit pas réellement sa réponse pour raffermir sa prise sur sa main et la conduire à l'extérieur. Duncann amorça un pas pour les suivre mais Zéhyna s'interposa entre lui et les hommes de la Forteresse des Ferboys. Il n'était pas question de faire un esclandre ici avec ceux qui allait devenir leusr alliés. Lorsqu'il s'avança un peu plus, les hommes d'Asafa lui firent barrage. Il pesta, et gronda qu'on le laisse passer mais rien n'y fit.
    De l'extérieur, Rahéna entendit son frère et elle ne put cacher le sourire amusé qui se glissait sur son visage. Après tout, il allait devoir apprendre à vivre seul et sans elle. Mais elle n'arrivait pas à lui en vouloir pour ça. En revanche elle constata qu'une fois au grand air, le sourire taquin et roublard de son partenaire était de retour. Alors elle avait vu juste. Il y avait bien anguille sous roche hein. Elle le regarda froisser le parchemin et le jeter en boule quelque part sur le sol. Les yeux de Rahéna se contentèrent de laisser filtrer sa curiosité qui dissimulait le feu dornien qui sommeillait en elle. Car il était clair qu'elle n'était pas la dernière pour s'amuser et prendre du bon temps, lorsqu'elle pouvait échapper au protocole pesant d'une noble héritière.


    "-Il t'arrive donc de penser? "

    Elle se mordit la lèvre inférieure pour réprimer le rire qui gagnait sa gorge alors qu'elle se laissait prendre au jeu d'Asafa. Ses yeux étaient pétillants de vie et de malice. Il ouvrit la marche, la tenant toujours par la main avec fermeté mais douceur. Il guidait Rahéna dans les ruelles de la ville, l'odeur qui y régnait n'était pas très agréable mais il en fallait plus pour lui retourner l'estomac, qu'elle avait bien accroché d'ailleurs. L'humidité de l'atmosphère gardait les odeurs et rendait une sorte de macération dont elle n'avait pas l'habitude vue qu'au Grès l'air était toujours sec. A côtés des pas de son promis, la dame aux scorpions devait pratiquement trottiner pour arriver à suivre l'allure. Puis, au bout de quelques minutes, l'air se fit plus agréable, moins oppressant, elle pouvait sentir les embruns du large arriver jusqu'à eux. A la suite de son futur mari, elle entra dans une vieille bâtisse, se laissant toujours guider avec délice. Lorsqu'il lui dit de faire attention à la tête elle ne put retenir un rire chaud. Si lui était obligé de se baisser, il n'en était pas forcement de même pour la demoiselle d'un mètre cinquante deux à tout casser.

    Après avoir couru, parce qu'il fallait le dire, elle avait couru comparé à lui, dans les rues de la cité, ils étaient enfin arrivée à destination. La terrasse d'un toit maison inhabité, et bien effectivement c'était plutôt original comme lieu pour un tête à tête alors que le lieu de rendez-vous était une auberge. Moultes coussins avaient été disposés sur le sol. Un panier d'osier d'une taille plus que respectable trônait au centre et quelques bougies éteintes en prévision d'une nuit qui pourrait être longue. Mais par-dessus tout, la vue qu'il lui offrait par ce choix de lieu stratégique était la vue imprenable sur toute la cité et le Palais Vieux, ainsi que le port. C'était tout bonnement magnifique. Elle s'approcha, lentement, pas après pas comme si aller trop vite aurait brisé l'instant magique qui se déroulait dans cette bulle d'intimité qu'il avait réussi à créer autour d'eux. Les jardins Aquatiques encore en constructions étaient même visibles, en grande partie. Daenerys allait adorer cet endroit que le Prince était en train de construire uniquement pour elle. Lorsqu’Asafa la saisit par la main et y déposa un baiser, elle ne broncha pas, laissant son sourire en dire assez long sur son humeur actuelle. Elle était enclin et en parfaite disposition pour le laisser lui faire la cour. Il la surprenait et elle aimait ça. Sa main un peu rugueuse, effleura son bras, puis glissa sur ses hanches pour la forcer à venir se coller à lui dans une étreinte tendre. Elle ne se défila pas, elle aimait ce jeu qui s'était installé entre eux, un peu à l'image d'une joute. Tantôt elle se laissait aller, tantôt elle le repoussait pour mieux venir le récupérer.


    "-La vue est parfaite messire, je n'ai rien contre l'audace si celle-ci est savamment dosée et avisée. "

    La référence à son cerbère de frère la fit sourire avec amusement. Il est vrai qu'il y avait mieux comme tête à tête, il n'était pas méchant, mais elle ne prendrait le partie d'aucun des deux maintenant. Quant aux aux regards des pécores, ils ne la dérangeaient absolument pas, tout dépendait ce qu'il comptait faire. Mais elle n'eut pas le loisir de lui demander qu'il interrompit sa phrase, fronçant les sourcils. Il regarda par-dessus son épaule ce qui incita Rahéna à tourner la tête pour voir de quoi il s'agissait. Là, un tout jeune garçonnet attendait la main tendue en direction du Géant. Et bien en voilà un qui avait de la suite dans les idées. Il irait loin. Malgré la consigne de mettre les voiles, il ne broncha pas d'un pouce, restant là, paume ouverte. Lorsque la pièce qu'Asafa lui lança, tinta sur le sol, il s'en empara, aussi vif qu'un lézard et déguerpit aussi vite que le vent.
    Derechef le rire chaud de Rahéna se fit entendre.


    "- Il ira loin ce petit. Quant à la magie de cet instant, il ne tient qu'à toi de la recréer."

    Ses mains effleurèrent les avants bras de l'homme dont le corps était presque collé au sien. Ses yeux de biches s'accrochèrent à ceux de son promis alors qu'un sourire énigmatique s'était figé sur ses lèvres pulpeuses.

    "- Pour le moment c'est parfait."

    Il s'éloigna d'elle un instant pour aller chercher quelque chose dans le panier. Lorsqu'il revint, il tenait une rose à la main. Une fleur rare et magnifique qui ne poussait pas à Dorne pour sûr. Elle effleura à peine les pétales de peur de les voir se faner. Ses yeux étaient pétillants et scintillants de gratitude, comme une enfant, devant un cadeau ardemment désiré.

    "-C'est beaucoup trop. Tu as du te ruiner. Merci."

    Le prenant par surprise, elle se hissa sur la pointe de ses petits pieds, pour déposer un baiser aussi doux que les ailes d'un papillon sur les lèvres de son futur époux. Puis elle se dirigea à son tour vers le panier pour y chercher une coupe et un peu d'eau pour y mettre la rose. Une fleur coupée était vouée à mourir mais elle voulait la conserver aussi longtemps que possible. Elle était une amoureuse des plantes après tout. Et avoir une rose était une chose tellement rare pour elle qu'elle voulait en prendre soin. Lorsqu'elle eut mis la fleur dans l'eau et à l'abri de la lumière encore présente, elle revint près d'Asafa. Elle lui était réellement reconnaissante pour ce présent. Elle soupira d'aise et revint se mettre dans l'écrin de ses bras sans plus de cérémonie. Il n'avait pas gagné, mais il était difficile de faire mieux pour qu'elle se laisser aller à flirter. L'air frais la fit frissonner légèrement la faisant de par ce geste se coller un peu plus au Géant des Osseux pour chercher sa chaleur.

    "- J'espère que le repas est à la hauteur de tes efforts, j'ai grand faim, et un appétit dévorant."

    A lui de prendre la chose comme il voulait, la vérité étant qu'elle avait réellement faim et que sous peu son ventre allait la rappeler à l'ordre. Mais rien ne l'empêchait de laisser des doubles sens flotter dans ses phrases à qui voulait les attraper au vol.




Le bonheur est dans la liberté, la liberté dans le courage.




Dernière édition par Rahéna Qorgyle le Ven 21 Juin 2013 - 10:07, édité 1 fois
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Asafa Ferboys
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Message Mer 29 Mai 2013 - 13:29

Le Ferboys ne nota pas la petite pique envoyée par la belle héritière du Grès, souriant simplement alors qu'il l'entrainait jusqu'à ce pique-nique sur les toits de Lancéhélion qu'il avait soigneusement préparé. Après tout, elle semblait se plaire à le titiller, et le Ferboys ne se formalisait nullement de ce genre de brimade, les prenant au contraire avec humour. Lorsqu'ils parvinrent finalement sur le lieu qu'il avait prévu pour ce tête à tête romantique, elle semblait réellement touchée par l'attention, ce qui arracha un sourire au géant des Osseux. Peu à peu, il parvenait à craqueler la carapace de la jeune femme et il semblait en bonne voie pour conquérir son cœur. Le Dornien Salé aux yeux d'ébène restait un idéaliste convaincu, candide de son état de croire encore à la possibilité d'un mariage d'amour. Aussi, il s'échinait à gagner les sentiments de celle qui lui serait liée de force dans le futur, de manière à ce que son rêve de former un couple heureux et sincèrement amoureux se réalise. Ce n'était pas gagné, pour le moment, néanmoins le jeune homme pouvait s'appuyer sur une longue expérience en matière de séduction, ce qui lui facilitait très certainement la tâche.

Le gamin avait déguerpi, arrachant une nouvelle fois un sourire à la ravissante jeune femme. Celle-ci ne put d'ailleurs retenir un rire, accompagnant la fuite du petit mendiant d'une remarque à la fois juste et amusante. Puis, elle le félicitait pour les efforts qu'il avait consenti, lui accordant quelques tendres caresses comme premières récompenses pour son audace. Le sourire charmeur du Ferboys se fit plus grand alors qu'il appréciait la beauté de la jeune femme, et il semblait prendre comme une offrande de la Mère Rivière elle-même cette douceur accordée par la belle héritière de la forteresse du Grès. Et lorsqu'il lui offrit la rose achetée plus tôt dans la matinée, Asafa put apprécier la réaction de la Dornienne Sableuse. Il venait clairement de marquer des points dans son cœur, et avant même qu'il n'eut le temps de l'honorer d'une répartie pleine d'humour dont il avait le secret, elle le gratifiait d'un langoureux baisé. Ce geste ne manqua pas de faire tressaillir le Ferboys qui resta planté là plusieurs secondes, incrédule, observant béatement la jolie lady prendre soin de la plante avant de revenir à son contact. L'enveloppant de ses bras dans un geste d'une profonde tendresse, il passa délicatement sa main droite entre les omoplates de la jolie dornienne, descendant le long de son échine pour s'arrêter dans un geste sensuel au creux de ses reins, juste à la limite de la décence. Puis, il la remonta délicatement pour resserrer quelque peu son étreinte au milieu du dos de la jeune femme. Finalement, après ce long silence, il répondit enfin aux interrogations de la belle héritière, affichant son air charmeur de canaille.

- Je suis content que tout ceci te plaise. Tu mérite ce genre de présents, à n'en pas douter, et cela me ravit que tu apprécie mon attention. Je ne me suis guère ruiné, pour le coup, vu que je le suis déjà. En revanche, j'ai toujours été débrouillard, et un ami commun m'a aidé... A son insu.

Il conclut sa phrase sur un sourire énigmatique, affichant cet air de petite crapule qu'il avait parfois, et qui lui donnait un visage de grand gamin farceur aux yeux pétillants de malice. Une pose de fripon qui s'accentua lorsque Rahéna évoqua son grand appétit, faisant grandir encore un peu plus son sourire, jusqu'à découvrir ses dents. Il poursuivit alors, à moitié hilare, après avoir déposé un baisé tendre sur le front de la belle jeune femme.

- Le repas est... Préparé du mieux que je le pouvais, avec autant d'amour que cela fut possible. J'ai choisi moi-même les plats et les fruits, après, je n'ai pas osé à me risquer à les préparer moi-même... Il aurait été dommage que je prenne le risque de tout gâcher par quelques mets peu probants...

Il rit à nouveau de ses propres propos, relâchant son étreinte de la belle héritière de la forteresse du Grès après lui avoir accordé une caresse sur le bras pour se saisir de sa main. Là, le géant des Osseux s'installa sur les coussins, invitant lady Qorgyle à s'assoir au plus près de lui, avant de révéler le contenu du panier en osier. Il y avait de la caille rôtie, quelques aubergines et carottes cuites à l'étouffée au milieu d'une semoule pleine de sauce, mais ce qui composait le principal du repas était une large coupe de fruit. Raisins noirs, dattes, figues, oranges et citrons, voilà qui devrait permettre au petit couple de se restaurer tranquillement sans se soucier d'avoir à utiliser des couverts, peu pratique dans leur situation. Avant de se servir, il porta une nouvelle fois la main de la belle jeune femme à ses lèvres avant d'y déposer un baisé. Puis, il plongea sa main libre dans le panier et se saisit d'un pichet de vin, pour en servir deux verre. Il en tendit un à la jeune femme, puis l'invita à trinquer, plongeant son regard d'ébène dans les prunelles d'émeraude de la divine lady Qorgyle.

- Je ne souhaiterais être nulle part ailleurs qu'ici même à cet instant, belle Rahéna. Trinquons à...

Il fronça les sourcils, cherchant ses mots dans sa mémoire, avant de réaffirmer son sourire de séducteur. Il reprit avec un léger air de canaille, l’œil brillant de malice.

- Trinquons à ma vertueuse ambition de gagner votre cœur, ma dame, que je sais ne guère mériter mais que je veillerais à ne jamais renoncer à conquérir. Et à votre incommensurable beauté, également.

Il trinqua avec la jeune femme et porta la coupe à ses lèvres, avalant une gorgée sans même décoller son regard de celui de Rahéna Qorgyle. L'instant d'après, ses yeux coururent sur le corps de la ravissante lady, avant de se reporter presque immédiatement, dans un sourire, sur le panier d'osier. Il commença à manger, appréciant le plat qui était encore chaud grâce aux plats coniques de terres cuites traditionnels de Dorne, et ainsi débuta le diner. Après quelques bouchées et quelques gorgées, lors desquels Asafa n'avait pas manqué de vanter la beauté de la jeune femme, de lui demander si elle était bien installé et si le repas lui convenait, certainement avec une pointe de nervosité, il finit par amener d'autres sujets de discussion un peu plus profond. Et c'est toujours armé de son sourire de charmeur qu'il partagea ceci avec Rahéna.

- Je suis conscient d'être un privilégié, ma belle Rahéna. Tu es sans doute la perle la plus enviée de tout Dorne. Héritière d'une puissante maison, veuve et sans enfant, ta situation politique fait de toi un parti enviable...

Comme s'il savait que ces considérations purement politique ne lui correspondait guère, il poursuivit, toujours plus souriant et avec les yeux brillants de malice, comme s'il était prêt à exploser de rire.

- Mais surtout, tu es la plus belle femme que je n'ai jamais vu. Tes prunelles magnifiques, ta peau d'une douceur angélique, ta... Courbure de hanche...

Il haussa un sourcil avec un air amusé, trahissant le fond de sa pensée alors qu'il poursuivait.

- Tu as de quoi attiser toutes les convoitises. A raison. Ce qui me rend d'autant plus misérable, à tes côtés. Cela rend ma tâche poétique, je trouve. C'est vrai, il y a quelques ressemblances entre notre histoire et ce conte, du lézard amoureux de la lune. J'espère avoir une meilleure fin que ce pauvre reptile pour le coup...

Il se resservit une coupe de vin, la portant à ses lèvres, puis remplit à nouveau celle de sa future épouse dans la foulée. Cette fois, sa question fut posée avec une candeur certaine, caractéristique remarquable du jeune homme qui ne s'était nullement départi de son sourire de canaille alors qu'il ne semblait même pas réaliser que sa question pourrait titiller l'orgueil de sa belle fiancée...

- Tu prétends n'attendre de moi simplement de ne pas salir le nom des Qorgyle... Qu'est ce que tu veux dire par là ? Je veux dire, si j'estime que toi ou l'un des tiens faites du tords à ta famille et à sa réputation, dans quelle mesure m'autoriserais tu à agir ?


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

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Message Dim 9 Juin 2013 - 10:11



    Si Asafa était un adorable rêveur idéaliste, Rahéna avait les pieds bien ancrés dans le sable de Dorne. L'idée de pouvoir aimer Asafa n'était pas une chose qui la rebutait ou l'effrayait, elle voulait juste être sûre qu'il soit digne de ses sentiments. Elle n'avait encore jamais donné son cœur. Cette chose, à l'image d'un petit oisillon, couvert de douces plumes à l'abri d'un nid de ronces, brûlant et palpitant de fougue, voilà ce qu'était le cœur de Rahéna. Elle voulait être sûre que son futur époux pourrait en prendre soin comme il se devait. Car s’il était vrai qu'elle pouvait aimer sans retenue, il en allait de même pour la haine. Le Géant des Osseux était bien placé pour savoir comment les habitants du sud de Westeros fonctionnaient. Avoir une relation charnelle avec un homme qu'elle n'aimait pas pour avoir des enfants, étant en outre, une chose qu'elle avait acceptée depuis longtemps lors de son premier mariage, lorsqu'elle avait appris pour la première fois qu'elle devait s'unir à un homme qu'elle ne connaissait pas.
    Pour l'heure, elle avait envie de croire au rêve de son futur époux, il s'acharnait tellement fort pour lui être agréable, lui faire plaisir dans toutes les circonstances. Bien qu'au début cela l'ait un peu surprise et embarrassée, elle trouvait cela vraiment touchant et attendrissant. Plus elle laissait le temps s'écouler entre eux, et plus elle voyait ce sentiment de possessivité grandir. Elle qui n'avait jamais été jalouse de sa vie, commençait à penser qu'il serait bon d'avoir cet homme pour elle seule dans son lit. Si sa servante ne doutait nullement sur la capacité de sa maîtresse à faire tourner la tête des hommes et à savoir des manipuler de manière à ce qu'ils retrouvent toujours la chaleur enivrante de sa couche, l'héritière du Grès en était moins sûre. Après tout, n'était-elle pas maudite? N'était-elle pas celle qui, à chaque fois qu'elle pensait toucher le bonheur du bout des doigts, le voyait s'effriter pour finalement s'envoler ne laissant que cendre, amertume et regret derrière lui?

    Après la fuite du garçonnet, le temps avait semblé s'être arrêté un instant, le temps pour elle de le féliciter, distillant sa douceur et sa chaleur à l'aide de douces caresses chastes et quelques mots de félicitation pour les efforts qu'il avait fait pour la surprendre. Si seulement cela pouvait ne pas changer après plusieurs années d'épousailles.
    Il choisit ce moment précis pour lui offrir une rose. Non pas que Rahéna soit du genre à aimer les cadeaux coûteux, mais il aurait été difficile de faire mieux. La rose aurait très bien pu être un brin de thym, de la marjolaine ou même une branche d'oranger, que l'effet aurait été le même. Il s'agissait de plante, d'une entité vivante ayant de nombreuses vertus. Des bijoux ou des étoffes précieuses n'auraient pas réussi à la toucher autant. Asafa en avait-il conscience? Peut-être, peut-être pas, la chance avait pu être avec lui cette journée. Quoi qu'il en soit, elle lui était reconnaissante du font du cœur et avant qu'il ne puisse dire un mot, elle avait posé avec tendresse ses lèvres sur les siennes pour lui montrer sa reconnaissance et sa gratitude pour ce présent.
    Elle le sentit frémir sous son geste, ce qui la fit sourire lorsqu'elle lui tourna les talons pour mettre la fleur coupée dans l'eau. Il semblait incrédule et ne pas savoir quoi faire, ni même penser, du geste qu'elle avait eu à son encontre. Une première pour sûr. Jamais encore elle ne l'avait vu réagir ainsi, c'était des plus intéressant… Sans plus de formalité, elle retrouva le cocon de ses bras où elle se lova pour récupérer un peu de sa chaleur. La caresse dans son dos l'aurait faite ronronner si elle ne s'était pas fait violence. Elle était tactile, le toucher était une chose importante pour elle, et quelque chose lui disait qu'Asafa savait très bien utiliser ses mains. Elle ne frissonna pas, mais se cambra légèrement sous l'effleurement de son promis, suivant le mouvement.
    Après un long silence agréable et une douce étreinte il répondit à sa question sur le menu.
    L'allusion sur son héritage fit sourire Rahéna. Au moins il était honnête sur ce point.  Un ami commun hein? De qui pouvait-il parler ? Duncann ? Daärim ? Oberyn? Elle doutait que ce dernier soit dans le coup pour l'heur.
    Elle croisa les bras et haussa un sourcil interrogateur. Elle écarquilla par contre les yeux lorsqu'il l'embrassa sur le front avant que ses traits ne se changent en un visage tendre au sourire chaud et bienveillant. Elle suivit donc son promis jusqu'au panier qui contenait les mets.
    Après l'explication d'Asafa, elle ne put retenir son rire chaud qui s'échappa de ses lèvres accompagnant ainsi celui de son partenaire. Elle essuya une larme au coin de ses yeux et posa sa main sur celle de sa future moitié.


    - La découverte est parfois amusante… Merci.

    Après son invitation, elle s'installa sur les coussins en repliant ses jambes sous elle pour rester, pour le moment, décente et présentable. En même temps, avec cette robe longue elle ne pouvait pas commettre d'impair comme lorsqu'elle portait ses tuniques habituelles. De dedans le panier, il sortit des victuailles des plus alléchantes. Assise près de cet homme, elle le laissa porter sa main à ses lèvres pour qu'il dépose sur sa chair un baise-main.
    Elle prit ensuite le verre offert. Voulait-il la faire boire jusqu'à ce qu'elle soit ivre? Erreur, bien qu'elle soit une jeune femme, elle tenait plutôt bien l'alcool. Après tout, les nobles n'avaient que peu de loisirs et les réceptions pouvaient être si ennuyeuses et futiles que parfois le vin était une échappatoire salutaire. Ceci dit, elle était loin d'être une alcoolique ou un pilier de taverne.
    Trinquant avec lui, elle lui offrit un sourire énigmatique, elle soutint le regard qu'il lui lançait sans ciller.
    Il voulait boire en l'honneur de quelque chose, elle le laissa chercher, après tout c'était son idée à lui, elle ne lui viendrait pas en aide maintenant.


    - Trinquons alors à ton audace et ta quête si rafraîchissante, je te souhaite bon courage, quant au reste, oublions, ce n'est que futilité. Après tout, la beauté n'est qu'éphémère, les sentiments eux, s’ils sont bien cultivés, peuvent demeurer longtemps après que le temps ait altéré l'enveloppe extérieure.

    En souriant, elle fit tinter sa coupe contre la sienne, le laissant boire avant elle, lorsqu'il prit une gorgée, elle but tranquillement après lui. Son frère et son père avaient toujours insistés pour qu'elle soit prudente, et lorsque la coutume de trinquer se faisait, elle devrait faire attention à ce que les liquides de deux verres se mélangent, rapport à une éventuelle boisson empoisonnée. Lorsqu'elle sentit le regard d'Asafa glisser sur son corps elle ne s'offusqua pas le moins du monde, elle laissa d'ailleurs volontairement ses lèvres humides par le vin. Si il devait avoir chaud et détourner le regard, elle allait l'y aider un peu. C'était si plaisant de taquiner ce grand gaillard, qui se pliait en quatre pour elle.
    Faisant fi des convenances, elle mangea de bon appétit et non pas du bout des lèvres comme la plupart des nobles dames. Elle était entière dans sa manière d'être et de vivre. Bien sûr, quand la situation l'exigeait elle était la parfaite Lady, mais ça la fatiguait rapidement. C'était tellement plus agréable de laisser libre court à sa vraie personnalité, de laisser aux placards les bonnes manières.
    Alors qu'elle était en train de suçoter avec délice son index où un peu de sauce s'était attardée, elle regarda son futur époux. Un parti enviable? Elle ne voyait pas cela comme ça. Elle n'était pas une première main, elle souffrait d'une sombre réputation pour ceux qui tendaient un peu l'oreille. Elle n'avait pas d'enfant certes, mais pourquoi? Parce que son premier époux avait dû la toucher deux fois au maximum et qu'il s'était fait tuer rapidement. En quoi cela était enviable? Peut-être que pour Asafa, le fait qu'elle n'ait pas d'enfant lui allait tout simplement, ou puisqu'il était un coureur de jupons, il n'était pas très regardant? Le reste ne fut que paroles enjôleuses et flatteries.


    - Arrête s'il te plait, je ne suis pas parfaite, et ma beauté est bien relative à certaines femmes de l'autre côté des montagnes de Dornes. Ne me dis pas le contraire, je sais. Même si tes paroles sont agréables à entendre, je suppose avec facilité que tu dois les servir à bien d'autres.

    Elle lui caressa le menton avec douceur. Elle n'était pas fâchée et nullement contrite de ce qu'elle affirmait. Elle savait qu'elle n'était pas une si grande beauté. Après tout, les femmes du Bief, ou des Terres d'Orages devaient être bien plus appétissantes qu'elle. Mais aucune ne devait pouvoir rivaliser avec le tempérament de feu, que seul le désert engendrait.

    - Tu n'es en rien misérable Asafa, tu es ce que tu es, et je te prends ainsi. Je ne me souviens de cette histoire, veux-tu bien me la conter?

    Alors qu'il versait à nouveau du vin dans sa coupe, elle se laissa aller et s'allongea tranquillement, posa sa tête sur les genoux du guerrier, plongeant ses yeux dans ceux de son promis. Ses cheveux lui faisaient comme une crinière sombre encadrant son petit minois. Un peu distraite, elle entortillait une mèche autour de ses doigts.

    - Question pertinente, que je ne m'attendais pas à t'entendre poser ce soir. Salir le nom des Qorgyle… et bien, nous faire du tort, cela peut aller d'une bataille qui ruine la paix que je me suis fait un mal de chien à instaurer, à un enfant illégitime, comme à une guerre ouverte contre les Martell, ce genre de chose. Quant à ta juridiction, ce que je te demande est valable également pour moi, je t'autorise donc à avoir les mêmes sanctions que je pourrais donner moi-même. En revanche, lors d'un problème, je peux très bien réagir à œil pour œil, dent pour dent. Pourquoi me poses-tu cette question? Aurais-tu quelque chose à te faire pardonner ?

    Elle se redressa sur un coude pour regarder Asafa droit dans les yeux. Lui cachait-il quelque chose? Devait-elle ordonner qu'on fouille le passé du Géant des Osseux? Son père ne l'avait donc pas fait?




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Message Jeu 4 Juil 2013 - 8:56

Le géant des Osseux se laissa tendrement caresser par la belle héritière de la Forteresse du Grès. Un sourire de satisfaction et de plaisir glissa sur ses lèvres alors que la main de sa promise courrait dans sa barbe couleur d'ébène. Il semblait sincèrement heureux d'être ici, en sa compagnie, et savourait chaque instant, sans se cacher. Il n'avait pas peur de se montrer honnête en amour, contrairement bien des personnes qui rechignaient à être sincère de peur d'être blessée, déçue ou rejetée. Sans doute s'agissait-il là d'une confiance en lui trop importante, ou de son caractère enthousiaste et entier qui s'exprimait de telle façon, voir tout simplement une autre expression de son habituelle légèreté. Toujours est-il qu'il ne dissimulait pas son bonheur, et que la demoiselle, en s'installant sur ses genoux, se vit gratifier d'un regard charmeur d'une rare intensité et d'une tendre caresse, les doigts du Dornien Salé glissant dans ses cheveux et courant délicatement sur sa joue dans un mouvement lent et répétitif. De sa main libre, il se saisit d'une petite tomate qu'il porta à sa bouche, puis il en tendit une seconde à la jeune femme, avec une certaine sensualité.

- Je vois que tu ne me connais pas encore si bien que cela, ma douce Rahéna. Si je te dis que tu es la plus belle femme que la Mère Rivière m'a offert de voir, c'est qu'il en est ainsi. Mes mains se sont posées sur bien des hanches, de nobles naissances ou non. Mes yeux sur bien plus encore...

Il offre alors à la jeune femme son sourire de crapule, ponctué de son air malicieux de gamin taquin, alors qu'il semble prendre un malin plaisir à laisser sa dernière phrase en l'air quelques instants, comme pour éveiller quelques jalousies ou colères chez sa promise. Asafa est joueur, et comme tous les joueurs, il aime titiller son "adversaire" dans ce jeu de séduction auquel il se donnait. Oui, il savait être particulièrement romantique, affable, drôle, charmant, mais il semblait également prendre un malin plaisir à taquiner la belle Dornienne Sableuse.

- Et si je mets tant d'ardeur à la tâche, c'est bel et bien parce que mes paroles à ton encontre son sincère. Dans le fond, ta situation politique m'indiffère, ton statut également, bien que je ne puisse nier qu'il s'agisse d'atouts agréables. Simplement, Rahéna Qorgyle, fille de Thuryel Qorgyle, vous avez emprisonné mon cœur pour de bon. Crois bien que si j'avais trouvé plus belle que toi, plus... Enivrante que toi, par le passé, je serais actuellement dans sa couche et non en train de m'user pour tenter de n'avoir ne serait-ce qu'un sourire de ta part, Belle Rahéna. Et de te soutirer un sourire ou mieux, un baisé, me comble bien plus que tu ne le crois...

Il sourit alors plus largement pour conclure ses paroles, son regard de jais brillant de malice et de candeur, ce qui le rend quelque part si attachant. Il adressa une nouvelle caresse tendre à la jeune femme, avant de poursuivre son récit. Elle le questionnait sur le conte du Lézard et de la Lune, et il ne put s'empêcher de sourire, légèrement moqueur, de plus belle alors que sa promise ne connaissait pas cette histoire pour enfant. Il est vrai qu'elle était plus répandu dans le nord de Dorne, ce qui pouvait expliquer la méconnaissance de cette dernière.

- Quoi ? Tu ne connais pas cette histoire ? Mais c'est... Presque criminel de ta part ! Bien, je me dévoue pour te la conter, mais uniquement parce que tu me fais ce regard de félin qui me fait complétement craquer...

Il retint un rire, avant de se racler la gorge avec une théâtralité ridicule, alors qu'il imitait le vieux conteur les ayant accompagnés lors de la procession en mimant l'aveugle sans grand talent, mais cherchant à tirer quelques risettes à sa compagne.

- Donc, l'histoire commence avec le Lézard des Sables, dans les chaudes et inhospitalières dune du désert de Dorne. Ce dernier vit paisiblement au milieu de sa famille, mais le petit lézard, s'il bénéficie d'un amour sincère de la part des siens, semble s'ennuyer de sa vie qu'il juge trop monotone. Aussi, toutes les nuits, il quitte le domicile familiale pour observer le ciel et les étoiles, rêvant d'aventures et de voyages. C'est alors qu'une nuit, le petit reptile vit la lune. Elle était belle, si belle que le cœur du petit lézard se figea en la voyant. Pendant des heures, il n'osa parler, trop admiratif de la beauté parfaite de la Lune. Et la lune, voyant le petit lézard l'observait ainsi, fut troublée et rougit, charmée elle aussi par cet être à l'amour si pur à son égard. Pourtant, ils ne pouvaient être ensemble. Lui n'était qu'un petit lézard et elle, la lune haut dans le ciel et la nuit. Pourtant, le petit lézard ne voulut se résoudre à abandonner la lune, aussi il tendit les bras vers la lune, pour la serrer contre lui. Il força tellement et si longtemps que ses bras grandirent, et grandirent, et grandirent. Jusqu'à parvenir à attraper celle qu'il aimait, et ils purent enfin consommer leur amour. Le petit lézard, à force de persévérance, était parvenu jusqu'à la lune et il pouvait enfin l'aimer comme il l'entendait. Mais alors qu'il enlaçait son aimée, il n'entendit pas sa famille le prévenir que les Fennecs arrivaient. Sa famille chercha à le prévenir mais leurs voix n'atteignirent pas la lune, et quand bien même, le petit lézard était si bien avec son aimée qu'il ne les aurait pas entendu. Les Fennecs arrivèrent et attaquèrent le petit lézard, qui ne pouvait pas se défendre, accrochait qu'il était à la lune. Cette dernière, voyant son amour ainsi en danger, demanda à son père, le Soleil, de l'aider. Et le soleil promit à sa fille d'intervenir. Mais le lézard s'était trop habitué à la douce lueur de la lune et lorsque le soleil illumina, le lézard perdit la vue et voulut se protéger les yeux. Il lâcha son étreinte de la lune et retomba sur terre, au milieu des Fennecs, sans que la lune ne puisse l'aider. Il se fit dévorer par les Fennecs et la lune pleura toutes les larmes de son corps, se promettant de ne plus jamais aimer pour ne plus souffrir de la perte de son amant. Le petit lézard, alors qu'il se faisait dévorer par les Fennecs, sourit malgré tout. Même s'il était mort, il souriait. Même s'il avait abandonné sa famille, il souriait. Car il avait aimé, et plus rien d'autre n'avait d'importance pour lui. Il s'éteint ainsi, soufflant sous amour pour la lune dans un dernier soupir.

Le Ferboys marqua alors une pause de quelques secondes, plongeant son regard dans celui de la jeune femme. Un sourire naquit aux commissures de ses lèvres alors qu'il se pencha pour déposer un baiser tendres sur les lippes charnues de sa promise. En se redressant, il reprit bien vite son air de canaille.

- C'est un conte qui, je crois, vise à dissuader les gens de basses extractions à s'intéresser à ceux de hautes extractions... Sinon, il y aurai une meilleure fin, tu ne crois pas ?

Il se remit à rire avant de reprendre un peu de contenance, rebondissant sur le sujet de la famille Qorgyle alors qu'il prenait une nouvelle gorgée de vin. Malgré son sourire conciliant, il semblait subitement plus sérieux.

- Et bien sache que je ne compte pas faire de tort à la Maison Qorgyle. Les Martell m'indiffèrent, ils sont certes incompétents mais la politique ne m'intéresse pas. Pour ce qui concerne les conflits... Je connais le prix de la guerre et je ne suis guère pressé de me replonger dedans. Quant au bâtard... Et bien, jusqu'à présent, je n'en ai jamais eu, tu sais... Je compte désormais avoir un enfant légitime, plutôt... Donc je n'ai rien à me faire pardonner. Et si je te posais cette question, c'est en rapport avec ton... Comportement en public avec Oberyn. Devant ton promis qui plus est. Tu n'es sans doute pas au courant, mais les gens ont beaucoup jasé de te savoir promis au chacal de Ferboys, ce coureur de jupons un peu simplet. Je m'en incommode, et j'essaie désormais de changer un peu l'image que les gens ont de moi afin qu'ils ne rejettent pas mes fautes sur toi. Mais cela jase encore plus fort depuis que Oberyn Dayne menace de mort ton promis et que tu t'affiche à ses côtés de manière presque... Charnelle, à plusieurs reprises. Mes hommes m'ont fait remonté quelques ragots qui circulent à ton égard qui ne sont guère réjouissant. En sus d'avoir assassiné ton précédent époux, on te suspecte de préparer la même chose avec moi. Chose que je sais parfaitement fausse, mais qui, de part ton comportement... Enfin, tu sais, particulier, avec ce brave blondinet, a gagné en résonance, visiblement. On te dit sans vertu, partageant ta couche avec le Blondinet et donc inapte à diriger une maison car sans honneur. Et tu veux savoir le plus incroyable ? C'est que ça m'a touché d'entendre ceci, et de te voir ainsi avec cet imbécile. Je te le jure, d'habitude, je me moque royalement de ce genre de chose, mais là... Cela m'a fait comme une boule dans le ventre... J'ai eu envie de le tuer sur place, pour t'épargner ces ragots infâmes, pour qu'il ne pose plus jamais ses sales pattes sur toi. Et ça m'a rongé. Donc, je te demande, que puis-je faire dans cette situation où tu as fait du tord à la renommée de ta maison ?

La question est posée avec une certaine innocence, comme bien souvent avec Asafa. Le Ferboys n'est peut-être pas un exemple de vertu, mais on ne peut lui reprocher une touchante honnêteté, quitte à se mettre lui-même en péril. Comme ce fut bien souvent le cas d'ailleurs...


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

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Rahéna Qorgyle
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Message Jeu 11 Juil 2013 - 21:03

    La soirée promettait d'être agréable et simple. Pas de faux-semblants, pas de tricheries, de tromperies ou quelconques fourberies de leur part. Ils jouaient plus ou moins carte sur table au jeu troublant et envoutant de l'amour. Rahéna avait décidé de laisser une chance au Géant des Osseux, mais elle avait également décidé de ne pas faire plus d'effort que cela pour se laisser séduire. Elle avait jugé qu'il était inutile de changer sa façon d'être, d'agir, ou encore de s'exprimer pour plaire à un homme qu'elle n'approuvait pas spécialement, mais qu'elle ne repoussait pas pour autant. Son père avait choisi pour elle. En d'autres temps, d'autres circonstances, elle se serait rebellée comme chaque fois qu'il lui parlait d'une proposition de mariage. Mais plus maintenant, le mestre Barak lui avait parlé, elle n'était pas stupide et avait très bien compris que son père ne passerait pas une autre saison dans l'état actuel de sa maladie. Qu'importe les remèdes, les cures, et les décoctions, rien n'y faisait, il était incurable, voué à disparaitre de leur vue pour rejoindre le Désert, sa femme et son fils.
    Thuryel, son père, se faisait un sang d'encre à l'idée de laisser sa fille seule à la tête du Grès, non pas qu'il la pensait inapte mais plutôt qu'il espérait pouvoir lui trouver un protecteur qui assure ses arrières et la pérennité de cette belle cité qu'était le Grès. Elle avait accepté le mariage, uniquement pour que son géniteur adoré puisse trouver la paix de l'âme et la sérénité de l'esprit lorsqu'il irait rejoindre les bras de Mère Rivière.

    La flatterie, la flagornerie ou les phrases d'adulations la laissaient de marbre, trop souvent on avait fait son éloge pour s'attirer ses bonnes grâces, trop souvent on lui avait servi la même soupe fadasse, sans la moindre innovation que maintenant il était difficile de la faire rougir avec pareilles paroles vides à son sens.
    Elle se contenta de sourire malicieusement à son promis. Si il pensait que cela la touchait alors autant le laisser le croire pour le moment. Après tout, il avait une manière bien à lui de tourner les compliments, si bien que beaucoup de femmes auraient pu s'en trouver offensées, mais pas à Dorne, pas sur ces terres où le soleil faisait bouillir le sang et s'enflammer les pulsions en tout genre. Emprisonner son cœur hein. Elle arqua un sourcil dubitatif tout en gardant une expression mutine sur son visage. Il était bien sûr de lui pour affirmer une telle chose, alors qu'elle ne savait encore dire si elle l'aimait ou non. Elle appréciait sa présence pour sûr, mais l'aimer… là était une toute autre chose. Il serait temps de voir par ses actes si il avait réellement mis à ses pieds son cœur et son âme.


    "- Un baiser hein… alors te voilà comblé au moins jusqu'à la fin de l'an!"

    Elle laissa le silence planer un instant avant de poursuivre, le sourire étirant les commissures de ses lèvres charnues. Après tout, il n'était pas le seul à avoir connu d'autres corps, d'autre chaires et avoir vu bon nombre de merveilles. Seulement elle en parlait moins que lui.

    "- Et si tu trouvais mieux dans le futur? Reprendrais-tu ton cœur? "

    Ses paroles étaient un souffle suave, chaud, voire brûlant quand celui-ci se posa sur la peau du rocheux. Promesse de milles délices prêts à être croqués. La brise marine s'engouffra dans les boucles folles de la femme aux scorpions distillant dans l'air les notes enivrantes de l'huile qui avait servie à enduire la peau de l'héritière avant son rendez-vous. Installée confortablement, la tête sur les genoux d'Asafa, elle secoua doucement la tête en signe de négation. Elle ne se souvenait plus de cette histoire et l'entendre n'était pas de refus. L'imitation surjoué du vieux conteur qu'il essaya d'imiter lui tira derechef un sourire amusé.
    Au fur et à mesure qu'il racontait la fable, les bribes de son enfance lui revenaient en mémoire.
    C'était il y avait tellement longtemps. Un temps où sa défunte mère était encore de ce monde. A cette époque elle devait avoir six ans, peut-être un peu plus. Dovakine Qorgyle était pratiquement à terme mais elle aimait leur compter les mythes et légendes de Dornes avant qu'ils ne partent se coucher.
    Dans la chambre de leurs parents, elle revoyait sa mère allongée dans le grand lit, blotti contre elle, Duncann qui à cette époque s'approchait de sa troisième année, elle, elle était assise sur un siège tenant dans ses bras Luhàn le benjamin de la famille.
    Fermant les yeux, elle revoyait son visage éclairé à la lueur des bougies, l'odeur des onguents dont les servantes enduisaient le ventre de sa mère, celle de la fourrure chaude et du bois. Tant de choses qui lui revenaient en tête à cause d'une simple histoire pour enfant…
    Encore aujourd'hui elle ne savait trop quoi penser de cette histoire. Elle était triste pour la lune et pour le lézard, mais que pouvait-on tirer comme morale. Les récits étaient riches de savoir des anciens. Devait-elle en conclure qu'aimer était une chose tellement belle qu'elle transcendait la mort? Ou alors qu'aimer quelqu'un d'un amour impossible était voué à la tristesse, au malheur et aux larmes?

    Elle ne détourna pas son regard de celui de son promis lorsqu'il termina de narrer la fable. Elle ne bougea pas non plus d'un pouce ni ne cilla lorsqu'il effleura ses lèvres d'un tendre baiser avant d'afficher à nouveau son air d'enfant de rues, canaille et roublard. Elle se redressa, reprenant une attitude droite au port altier pour porter la coupe de vin épices de Dorne à sa bouche.


    "- Je ne sais pas, cela peut-être l'inverse également. Mais pour moi l'amour ne devrait pas avoir de frontière, que ce soit, de couleur de peau, de barrière de langage, de sexe, de culture ou de rang sociale. Je ne saurais trop dire qui est le plus à plaindre entre la lune et le lézard…"

    Son rire était doux et apaisant, un peu comme le ronronnement de ses deux Caracals que le Géant des Osseux lui avait offerts en cadeau lorsqu'il était venu la visiter au Grès. Puis, lorsqu'elle répondit à sa question pour ensuite lui en poser une autre, il devint étonnement sérieux.

    "- Tu ne devrais pas afficher si ouvertement tes idées de notre monarchie. J'ai une grande affection pour les Martell et les leurs. Il ne me sied guère de t'entendre parler ainsi à leur encontre. Je dis toujours, qu'avant de critiquer il faut pouvoir faire de même… Te penses-tu capable de diriger Dorne comme Maron Martell? Toi qui as horreur de la politique?
    Quant aux bâtards, qui te dis que d'ici une année ou peut-être deux, peut-être moins, l'un d'eux ne viendra pas frapper à ta porte? "
    Elle esquissa un sourire en entendant la suite. "- Mon comportement durant la procession? Mais mon comportement n'a rien de sulfureux, ni ne prête à polémique. Un Uller, ou un Forrest, ou n'importe qui d'autre se serait ainsi blessé aurait fait l'objet de mon attention et de mes soins. Ce qui te dérange, n'est pas plutôt le fait que lui est moi soyons des amis d'enfances très proches?
    Si tu remets en cause mon comportement, je pourrais en faire de même avec la fille des Uller, Anissa… il me semble que vous vous entendez fort bien tous deux… Mais pas un mot n'a franchi mes lèvres ni celles de ma suite. Ne serais-tu pas en train de faire l'enfant Asafa?
    Je vais te confier une chose Asafa, je prendrais toujours le parti de cet homme. Celui qui est la source de vos quolibets et de vos médisances, à vous tous les nobles de Dorne. Il a été là pour moi lorsque j'en avais besoin. Il a toujours été un ami fidèle, et il est normal que je fasse de même envers lui. Ne t'attends pas à ce que je regrette mes agissements. Si cela ne te convient pas tu es toujours libre de reprendre tes vœux. Je ne changerai pas ma façon d'être simplement parce que quelques nobliaux et leur suite font couler leur venin sur moi."
    Elle marqua une pause, le sourire aux lèvres, les yeux pétillants. Elle reporta son verre à ses lèvres pour en boire une nouvelle gorgée."- Ho alors tu sais le surnom que l'on me donne. Et pourtant tu n'as pas peur de m'approcher, de lier ton destin au mien? Que crois-tu? Ai-je réellement assassiné mon premier époux? Crois-tu que tu seras le prochain? Que devrais-je faire alors. Scorpions, non déjà fait. Poisons? Poignard en plein cœur? Quant à ma vertu, et bien je t'ai dit ce qu'il en était le premier soir. Je suis loin d'être une fille sage, et mon pucelage est depuis longtemps derrière moi. Te voir me dire ça est tout bonnement hilarant." Elle s'avança jusqu'à ce que son souffle effleure le lobe de l'oreille de son promis, sa voix chaude et sucrée était comme une douce mélopée. "- Ce qu'il se passe Asafa, c'est que tu es jaloux. C'est une chose qui arrive lorsque l'on donne son cœur. Je n'ai rien à me reprocher, ou même de quoi rougir, alors à ton avis, ai-je réellement entaché le nom des miens? "

    Elle reprit sa place tout en piquant une date qu'elle dégusta avec grâce, avant d'éclater de rire devant la tête de son futur époux. Le voir en train de lui faire la morale sur ce qui était bien ou non pour sa maison était tout simplement amusant. Lui l'homme de petite vertu, qui avait sans doute troussé de la gueuse à tour de bras, lui faisait la leçon sur la vertu et les bonnes mœurs, non franchement il y avait de quoi rire à en pleurer.
    Le regard brillant de malice, elle ne réussit pas, malgré toute sa bonne volonté, à dissimuler le sourire qui ne semblait pas réussir à quitter ses commissures alors qu'elle buvait une nouvelle gorgée de vin.
    La soirée serait sans doute plus animée que ce qu'elle avait imaginé.





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Asafa Ferboys
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Message Ven 12 Juil 2013 - 9:37

L'homme écouta attentivement la tirade de la jeune femme, un léger sourire de fripouille en coin. Elle lui exposait sa vision des choses et au fur et à mesure que les paroles de la jeune femme parvenaient à ses oreilles, il semblait de plus en plus rieur, presque moqueur, arborant cette mine enfantine qu'il avait en toute circonstance. Finalement, lorsque son plaidoyer fut enfin terminé, Asafa resta silencieux, observant la jeune femme avec un air charmeur, tout en se saisissant d'une datte qu'il porta à ses lèvres. Il gratifia alors Rahéna d'un clin d’œil et il s'installa plus droitement face à elle, prenant une posture plus noble, plus imposante, devant la jeune femme, tranchant avec son air bienveillant et sympathique. Il répondit d'un ton calme, presque amusé, comme à son habitude, comme si les mots avaient glissé sur lui.

- Plus j'avance dans la vie et plus je me rends compte que je dispose d'un trait de caractère... Unique, surtout parmi les nobles. Contrairement aux autres, je suis... Honnête. Parfaitement honnête. Avec les gens qui m'entourent mais surtout, je suis honnête avec moi-même. Aussi, je prie la Mère Rivière que mes paroles ne t'ont pas blessées, et que celles qui vont venir ne le feront pas non plus, mais il s'agira de mots qui viennent du cœur. D'ailleurs, c'est toujours le cas avec moi, sauf en de très rares occasions. C'est sans doute pour cela que j'ai eu un tel succès avec la gente féminine au fil des ans, belle Rahéna, parce que au contraire de leur dire ce qu'elle souhaitait entendre, je leur disais ce que je pensais. Oui, je les trouvais belle, douce, leurs boucles magnifiques, leurs croupes sensuelles et leurs rires cristallins. Bien entendu qu'à un moment, j'étais prêt à tout quitter pour elles. Et si ces demoiselles ont succombé à mes charmes, ce n'est pas à cause de belles paroles, mais parce qu'elles sentaient que je leur disais la vérité. Avec aisance, avec humour, avec les formes, mais la vérité. Aussi, je fais de même avec toi. Quitte à risquer de te perdre...

Le géant des Osseux prit une lente inspiration, gonflant son large poitrail alors qu'il adressait une tendre caresse sur la joue de la jeune femme.

- Bien sûr que oui que tu as entaché le nom de ta famille. Ton comportement prête bien entendu à polémique, tu es plus proche de lui que de quiconque. Le langage corporel, Rahéna... Le langage corporel ne ment pas, contrairement à toi. Tu le désire profondément, tout comme il te désire. C'est si évident que même mon idiote de mère l'aurait vu. Tes attentions, tes caresses, tes regards ou plutôt tes absences de regards... Bon sang, Rahéna, je connais tout cela peut-être mieux que quiconque. Alors oui, je suis jaloux de lui. Bien entendu ! Comment peut-il en être autrement ? Depuis le jour où je t'ai vu descendre dans la cour aux côtés de ton paternel, les cheveux coiffés d'un chignon élaboré, mon cœur s'est arrêté. Pour la première fois de ma vie, je ne sais plus quoi faire ! Alors bien entendu que je suis jaloux de lui. Il a tes faveurs et il a ton cœur ! Moi ? Je ne lutte pas dans la même catégorie, je le sais très bien. Pourtant, et ton père l'a très bien compris, c'est que je pourrais t'aimer. Sincèrement. Alors surement qu'avec moi à tes côtés, le nom des Qorgyle ne brillera pas si fort que si tu t'étais marié à Oberyn, mais au moins, je te donnerais mon cœur et mon âme. Oberyn en sera incapable, et tu sais pourquoi, au fond de toi. Car le blondinet ne pense qu'à une chose : que son nom résonne dans les chansons de ménestrels longtemps après sa mort. Il veut porter plus haut le nom des Dayne que jamais il n'a été porté. Il est le chevalier vertueux, le champion de Dorne, le porteur de Aube et le Hérault des Martell. Et il ne pourra jamais t'aimer comme moi je t'aimerais, pour la simple et bonne raison que tu passera toujours après sa maison, après son devoir, après son code d'honneur. Sinon, il aurait renoncé à son titre pour toi, et vous seriez déjà marié. Tu le sais aussi bien que moi. Vous n'êtes pas que "bons amis", et vous ne le serez sans doute jamais, pour cette simple et bonne raison, c'est que l'un comme l'autre vous êtes dépassé par votre image. Vous n'êtes plus des personnes mais vous êtes des avatars. Lui est le Chevalier Dornien, admiré de tous et le plus grand champion que nos terres sableuses aient jamais connues, et toi, tu porte le fardeau de l'héritage du Grès. Tu vas devoir prendre la suite d'un Lord bienveillant, compétent et aimé et cela est une tâche à la fois ardue et ingrate, qui nécessite un soutien sans faille. Oberyn ne pourra jamais l'être, car il sera toujours avant tout le Noble Chevalier qu'il est. Et c'est pour cela que ton père m'a choisit. Il n'a pas été embobiné par mon frère, comme on peut le croire, non, il est encore bien trop vif d'esprit et clairvoyant pour cela. Non, il a compris qu'il faudrait un mari aimant et prêt à tout pour son épouse. Je tuerais pour toi, si tu me le demandais. Je violerais, je volerais, je pillerais, je brûlerais pour toi, si jamais tu pouvais me convaincre que cela était nécessaire. Lui ne le fera pas, parce que sa quête est plus importante que tout. Plus importante que sa propre vie, même. Il espère qu'à sa mort, le peuple le pleure, que les nobles se relaient à son chevet pour marquer le deuil et que les ménestrels chantent ses exploits, que les mestres enseignent sa légende et que les guerriers honorent sa mémoire. Moi ? Je me moques de tout ça. Ce à quoi j'aspire, c'est de devenir vieux, ridés, courbé et misérable. D'avoir aux côtés de mon lit de mort une encore ravissante et noble vieille dame, à la peau noire fripée mais au port encore d'une grande noblesse, dont les yeux sont rougis par un chagrin sincère. Qu'à ses côtés, des jeunes gens aux traits métissés m'offrent des larmes et des sourires sincères, ceux d'un héritier regrettant la mort imminente de leur paternel. Si j'ai cette vision, à ma mort, je sais que j'aurais réussi ma vie. Car je n'aspire qu'à une chose, Rahéna, à pouvoir enfin être aimé sincèrement, d'être aimé pour ce que je suis, un grand nigaud obsédé et beau parleur, mais un homme honnête, dévoué et aimant. Le reste... Je le laisse aux autres, je n'en ai pas besoin.

Il prit alors la main de la jeune femme, conservant cette flamme passionnée brûlant au fond de ses yeux.

- Ensuite, je me moque du fait que tu ai pu tuer ou non ton précédent époux. Je ne le connaissais pas, donc son destin tragique m'indiffère. Je dirais même, égoïstement, que je me réjouis de son trépas, car j'ai la chance d'avoir ma chance justement. Mais je sais qu'au fond de toi tu ne m'aime pas. D'ailleurs, tout comme ta famille, vous ne comprenez pas le choix de votre père. Tous auraient préféré justement que tu sois l'épouse de ton Chevalier Servant. Seulement, tu sais que cela est impossible, aussi tu prétends que vous n'avez jamais été, ne serais jamais, que de bons amis. La seule condition pour que tu puisse l'épouser serait de renoncer à ton héritage. La maison Qorgyle reviendrait à ton frère, et tu sais comme moi que malgré son cœur vaillant et pur, malgré toutes ses qualités, il ne sera jamais un grand Lord. Et si ta maison veut prospérer, tu es la seule à pouvoir régner. C'est ainsi, et quelque part, cela me chagrine pour toi, car cela t'as sans doute couté une belle histoire d'amour avec Oberyn... Maintenant, te voilà obligé de composer avec un gamin irresponsable, vantard, bagarreur, joueur et coureur de jupons, après un précédent mariage sans amour.

Il sourit à nouveau.

- Alors oui, tu as entaché ton nom en te laissant aller avec Oberyn. De même, lorsqu'il m'a publiquement menacé de mort, de prendre son parti, cela a entaché ton nom. Même si ce que tu as fait était sincère et juste, tu sais comme moi que les jeux politiques sont ainsi fait. Oberyn est le vertueux, le preux, et en tant que maîtresse de maison, tu dois être irréprochable, noble, faire ce que les gens attendent de toi. C'est injuste, c'est cruel, mais c'est ainsi. Tu le sais parfaitement, d'ailleurs, que cela a entaché ton nom, puisque tu le dis toi même : tu ne changera pas suite à quelques quolibets de nobliaux. Cela montre bien que tu as, au fond de toi, saisit que tes actes avaient sali ta réputation. Alors, si tu me demande de défendre ton nom et tes couleurs, oui je le ferais. Mais n'attends pas de moi de te cacher la vérité. Je te dirais toujours la vérité, Rahéna. Aussi, si je te dis que je pense que les Martell sont de médiocres Princes, c'est que j'écoute ce que le peuple raconte. Je me mélange à lui bien plus souvent que vous. Il sait que les nobles sont divisés à son sujet. Il n'aime pas l'ouverture de ses frontières à des envahisseurs sournois qu'ils ont combattus et repoussés. S'ils ne disent rien, c'est parce que leur ventre est plein et que leur bourse pleine de pièce. Mais en que se passera-t-il lors d'un hiver trop long ?

Il secoue alors la main comme pour chasser ces pensées et se réarme de son sourire. Cette fois, il semble presque triste, forcé, à vrai dire, ce qui rend le Dornien... Touchant, d'une certaine manière.

- Je me battrais pour ton amour, Rahéna. Mais quoi qu'il arrive je serais honnête avec toi. Je te dirais toujours la vérité, même si elle me chagrine, même si cela me brise le cœur. Et c'est pour ça, aussi, que ton père m'a choisit. Parce que je te dirais la vérité tout en faisant tout pour te protéger, même si pour cela, je dois aller contre certaines de mes valeurs pour toi. Alors, je vais te poser une question.

Il sortit alors de sa poche un petit ruban de soie et il l'enroula autour du poignet de la belle héritière de la forteresse du Grès. Cette fois, il accorda un sourire un peu plus gai à sa promise.

- Rahéna, veux tu m'épouser ? Là, ici, maintenant ? Loin de la politique, des ragots, de tout le reste. Juste toi et moi.


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Message Ven 26 Juil 2013 - 18:51

    Si Asafa voulait paraitre royal il était mal tombé, car depuis aussi loin qu'on puisse chercher, Rahéna avait toujours eu le port d'une reine et le charisme de cette dernière si elle le voulait. L'attitude de son promis commençait à la fatiguer, elle n'était pas venue pour se prendre le bec avec lui et jouer les chiffonniers. Mais elle écoutait pourtant d'une oreille attentive, avec un visage souriant le discours de cet homme qui se disait honnête. La vie lui avait appris que ceux qui se disaient honnêtes étaient justement souvent les pires. L'avenir seul dira qui le Géant des Osseux avait raison ou non.
    Elle ne se déroba pas sous la caresse, au contraire, elle inclina la tête pour profiter de la douceur du geste malgré les mains rendues calleuses à cause du maniement des armes.


    "-Ta stupidité est touchante Asafa, tu es à l'image d'un enfant, honnête peut-être, ça, seul le futur me le dira, mais tu ne sais pas rester à ta place. Tu penses qu'aucune femme ne peut te résister c'est bien cela? Tu penses que me parler de tes conquêtes réveillera en moi une quelconque jalousie? Mais Asafa, pour être jaloux il faut être amoureux. "

    Elle lui offrit un sourire doux et mutin tout en portant à ses lèvres le verre de vin corsé de Drone. Elle trouvait Asafa sympathique, l'avoir comme ami ne la dérangeait pas et elle appréciait les multiples efforts qu'il faisait pour elle, mais elle ne le voyait pas encore comme un amant. Quoiqu'il puisse dire ou faire, sa franchise était sa force et aussi, d'une certaine manière, sa faiblesse car il pouvait blesser cruellement parfois sans s'en rendre compte. La femme aux Scorpions aurait aimé avoir cette liberté de parole mais elle avait était élevée comme l'héritière du Grès et avec cela le devoir de gouverner sa cité, de se comporter correctement avec la noblesse, elle en avait horreur, afficher des sourires faux sans saveur, mais c'était son lot, elle se devait d'user de ce qu'on lui avait appris en toutes circonstances.
    Elle ne chercherait pas à nier ses sentiments pour Oberyn, ce serait insulter Asafa, mais elle ne trouvait pas que son comportement prêterait à confusion. Durant la procession elle ne l'avait approché que pour le soigner et lorsqu'il était derrière elle et son promis pour leur salut au Martell. Ce qu'il disait sur Oberyn faisait bouillir son sang, dans une colère qu'elle réprimait étrangement avec beaucoup de facilité, ne laissant rien transparaitre sur son attitude actuelle. Elle détestait qu'on dise du mal de ses amis que ce soit Oberyn ou Daenerys. Le problème était que réagir aurait apporté d'avantage d'ennuis aux deux parties, aussi bien la personne qu'elle voulait défendre qu'elle-même. Mais le Géant des Osseux avait raison sur un point, leur image avait pris le pas sur eux. Elle ne pouvait pas se permettre d'être la Rahéna que ses frères connaissaient, que son père aimait, elle devait être l'Héritière de la Maison Qorgyle, une femme de parole. L'avatar était le mot juste et parfait, il avait mis le doigt sur un sujet désagréable mais malheureusement inévitable, elle le savait depuis qu'elle était enfant. Elle l'écouta sans l'interrompre, prenant parfois un fruit pour en savourer la saveur ou avalant une gorgée de vin. Elle semblait tellement sereine. Bien sûr, sa famille n'aurait pas été son premier devoir, elle ne se serait jamais penchée sur le cas d'Asafa, Oberyn aurait été son premier choix si il n'avait pas déjà été promis. A moins que ce ne soit l'héritier des Galgaren, mais rien de tout ça ne pouvait être changé. Et elle était persuadée que le Ferboys n'était pas une mauvaise personne.

    Elle caressa doucement le dos des mains de son futur époux avec son pouce, dans un geste doux, tendre et apaisant.


    "- Tu as raison, nous ne sommes pas que de bons amis, nous avons toujours été plus que ça. Il est pratiquement de ma famille. Il a passé bien plus de temps avec moi que tu n'en as passé actuellement à mes côtés. Il a été là dans lorsque la vie m’a fait traverser de douloureuses épreuves. Il a été mon soutien, l'épaule sur laquelle j'ai pu me reposer et laisser libre court à mes humeurs. C'est certain, tu ne joues pas dans la même cour que lui. Mais je ne vous ai jamais comparé l'un à l'autre. Tu es le seul qui le fasse. Tu dis que ton cœur, ton âme et ton corps m'appartienne, mais tu n'es même pas capable d'avoir foi dans les paroles de ta future épouse. Mais comme je disais, tu as raison, lui et moi sommes des images que nous devons préserver. Il est l'épée du Matin promis à Edarra ma cousine, et je suis l'hértière du Grès promis à un inconscient enfantin mais criant de lucidité. Je pense que j'ai bien plus de chance que lui de ce point de vue là. J'aime ta vision de voir l'avenir et j'aimerais qu'il en soit ainsi. "

    Elle était troublée par la passion qu'elle pouvait lire dans les yeux du Dornien, c'était à la fois grisant et effrayant. Une telle ferveur, elle n'en avait encore jamais vu à ce point. De même les propos qu'il lui avait tenue était à la fois terrifiants, il aurait fait n'importe quoi pour elle, et à la fois attendrissant de le voir aussi préoccupé pour sa personne. Quoi qu'elle puisse vouloir, il arrivait toujours à la surprendre.

    "- Je ne t'aime pas, je t'apprécie c'est vrai, mais il ne tient qu’à toi de faire pencher la balance. Et je pense que je comprends bien mieux mon père que tu pourrais t'en douter Asafa. Je ne renoncerai jamais à l'héritage qui est le mien, même pour l'amour d'une personne, que ce soit un homme ou une femme. Si tu n'as pas compris cela, c'est que tu ne me connais pas encore assez. Cependant… je constate que tu te connais plutôt bien."

    Elle lui adressa un sourire malicieux et charmeur, presque envoûtant alors que ses yeux pétillaient de malice. Elle était fâchée contre Asafa au début, mais il arrivait toujours à apaiser ses mouvements d'humeur comme par magie. Elle ne savait pas comment il réalisait ce prodige, mais un jour elle en trouverait la raison. Son premier époux, elle avait encore à l'heure d'aujourd'hui de l'affection pour Arvid, lui non plus elle ne l'aimait pas, mais ils étaient devenus amis. Au moment de sa mort, elle espérait que leur relation évolue vers de l'amour, mais le destin en avait décidé autrement et son trépas tout comme son absence avait suffi à la faire pleurer.

    "- Malgré toutes tes belles paroles et explications, je ne vois toujours pas où mon attitude à entaché le nom de ma maison. Quant à votre querelle, j'ai fait ce que j'estimais être juste. Tu cherches les gens sans penser aux conséquences, à cet instant, toi et Oberyn vous vous êtes comportés comme des enfants, de vrais petits chiffonniers. J'ai jugé bon d'arrêter les hostilité en calmant le plus dangereux des deux. Asafa, je ne mets pas en doute tes talents de combattant mais t'en prendre à la meilleure lame de Dorne est suicidaire. J'ai déjà été veuve une fois, toi qui me clame presque un amour éternel, veux-tu déjà me laisser, et faire de moi une veuve pour la deuxième fois? La vérité hein…. la vérité n'est- elle pas subjective selon le point de vue? "

    Elle ne préféra pas répondre à la dernière question, de peur de relancer le débat. Ne devaient-ils pas passer un agréable moment tous les deux en tête à tête? N'avait-il pas fait des projets pour la nuit? Ce n'était pas la première fois qu'elle côtoyait un homme, elle n'était pas une ignorante, loin de là. Mais maintenant que l'atmosphère idyllique avait été gâchée par les propos de son promis, elle n'était plus tellement d'humeur chafouine. Bien qu'il affiche de nouveau son sourire, il était forcé et elle ne voulait pas voir cela sur le visage de cet homme. Il était presque vulnérable ainsi, elle ne put s'empêcher de lui caresser la joue de sa main libre et de lui sourire avec douceur. La vérité hein, ce n'était peut-être pas plus mal d'avoir quelqu'un comme ça à ses côtés. Lorsqu'il sortit le ruban et l'enroula autour du poignet de Rahéna, elle le laissa faire, un peu surprise mais contente de le revoir sourire avec plus de joie et d'entrain.
    La suite la prit un peu de court. Que pouvait-elle bien répondre. Bien sûr, elle ne l'aimait pas encore. Elle avait de l'affection pour ce gamin écervelé, jovial et canaille. Mais de l'amour elle n'en éprouvait pas réellement encore. Mais d'un autre côté elle avait promis à son père. Elle avait donné sa parole, et Rahéna était une personne qui respectait ses engagements. Elle avait déjà accepté de lier son destin à celui du Géant des Osseux. Alors c'est sans réelle hésitation plus que les quelques secondes de surprise qu'elle afficha un sourire rayonnant et portant la main d'Asafa à ses lèvres pour y déposer un baiser.


    "- Oui. Je te confie mon futur Asafa, et mes sentiments futurs, essaies d'en prendre soin et de ne pas les piétiner. J'aime l'enfant et la canaille en toi, j'espère que tu arriveras à supporter mon mauvais caractère. "

    Elle dénoua légèrement le ruban pour attacher celui de son époux avec le sien comme symbole du lien qui les unissait sous le ciel de Dorne en cet instant. Quoi qu'il pense, quoi qu'il dise, aussi belles fussent ses paroles, et aussi profonds soient les sentiments qu'elle pouvait avoir pour son ami d'enfance, ce n'était pas à Oberyn qu'elle avait donné son destin, son avenir, son futur, mais bien à Asafa. Ce soir il pouvait être le plus heureux des hommes ou le plus malheureux, au choix, car il allait devoir composer avec le caractère impartial de la dame du Grès. Les Dorniennes n'étaient pas des femmes soumises au caractère plaisant et docile. Elle avait le sang chaud, toujours prête à exploser, Anïssa Uller en était un parfait exemple, la perfidie d'Edarra un autre aspect de ce qui faisait des femmes de Drones, des personnes à redouter comme les hommes qui foulaient ses terres. Elle espérait qu’Asafa en était conscient car sans ça, les journées allaient être longues et éprouvantes pour lui.

    "- Bienvenue au Grès."

    Une simple petite phrase qui voulait tout dire, lorsqu'elle enlaça les doigts de son époux entre les siens.




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Asafa Ferboys
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Message Lun 2 Sep 2013 - 13:16

L'homme sourit en écoutant les propos de l'héritière du Grès. Elle jouissait d'une prestance que seule les reines disposaient, normalement. Son charisme était évident et, en sus de sa beauté, elle savait se montrer noble et suffisamment distante pour éveiller les désirs les plus fous chez les hommes. En sus, elle restait digne et son intelligence était acérée, trahissant une génétique généreuse en sus d'une éducation de premier ordre. A n'en pas douter, Rahéna Qorgyle était la fine fleur de Dorne, pour ne pas dire de Westeros, et il était donc compréhensible que son mariage arrangé avec ce gredin de Chacal de Ferboys avait soulevé bien des questions. Par quelle ruse les Ferboys avaient-ils réussi à placer dans les griffes de cet homme à la vertu légère un tel joyau ? Bien des nobles et des petites gens déploraient de voir la belle et gracieuse lady ainsi bradée à un tel individu.

Ainsi donc, Asafa Ferboys écoutait la lady la sermonner avec une mine calme et attentive. Presque apaisé. Si elle ne commençait pas à le connaître d'ailleurs, elle aurait presque pu croire qu'elle l'ennuyait à vrai dire, mais ce léger sourire de crapule passant fugacement aux commissures de ses lèvres de temps à autres trahissait son attention pour les paroles de l'héritière de la forteresse du Grès. Et même son amusement pour certaines d'entre elles, ce qui pourrait, au choix de la belle, soit l'attendrir soit l'énerver, mais qui trahissait une nouvelle fois la nature juvénile et joueuse du géant des Osseux. Son regard passionné était plongé dans celui de la jeune femme qui put, si elle savait l’interpréter, comprendre qu'Asafa avait bien saisit le trouble la saisissant, presque l'ambivalence des sentiments agitant en cet instant le cœur de Rahéna. Lorsqu'elle le gratifia d'une caresse tendre sur la joue, il ne réagit pas, se laissant toucher délicatement par la jeune femme en la gratifiant d'un sourire.

Il resta ainsi, silencieux, durant plusieurs secondes. Il n'avait pas à en rajouter pour que Rahéna comprenne ce que son regard et son sourire voulaient dire. Il y avait une profonde tendresse, une réelle compréhension et surtout, l'agréable sensation que sa passion était sincère et ne s'étiolerait pas avec le temps. Alors que Rahéna semblait être en contrôle en permanence, comme si elle maîtrisait toujours les évènements qui l'entouraient, Asafa donnait lui l'impression de se laisser porter par la vie, s'y adaptant avec aisance et une pointe de naïveté qui le rendait, quelque part, à la fois incroyablement attachant et terriblement exaspérant. Car il semblait tellement authentique par séquence, tout en pouvant se comporter avec la théâtralité d'un fantaisiste, ce qui pouvait parfois brouiller la vision que les autres avaient de lui. Et pourtant, le géant des Osseux n'était pas un individu fondamentalement retors ou manipulateur. Ses mimiques et ses risettes tenaient plus du mécanisme de défense, d'un "je-m’en-foutisme" qu'il pensait salutaire pour le tenir éloigné des dangers des jeux politiques et surtout, des sentiments profonds.

Puis, la jeune femme se laissa faire et accepta sa demande en mariage, il fixa le lien de longues secondes. Il y avait dans son regard, posé sur ce ruban, des émotions qui pourraient sembler contradictoires. Un mélange de joie et de mélancolie se trouvait dans ses yeux alors qu'il restait là, interdit, figé durant de longues secondes. Puis finalement, ses doigts glissèrent dans ceux de la belle et alors que leurs mains tout comme leurs destins se mêlaient, il raffermit son étreinte avec douceur, gratifiant l'héritière aux scorpions d'une caresse du pouce. Finalement, ses yeux se levèrent pour plonger dans le regard émeraude de la belle au teint caramel. Ils étaient brillants, accompagnant un sourire d'une franchise totale, transpirant une joie réelle, non feinte. Un regard qui, d'une certaine manière, voulait dire simplement merci. Son sourire ne fit que s'élargir alors qu'il semblait chercher ses mots. "Bienvenue au Grès", avait-elle dit. D'une certaine façon, Asafa Ferboys, le géant des Osseux, le Chacal coureur de Jupons, insolent et indolent devant l'éternel, venait surement de mourir à l'instant même où ces mots venaient de franchir les lippes charnues de la belle demoiselle.

"Bienvenue au Grès", voilà qui propulsait Asafa dans un monde de responsabilité immense, comme s'il basculait, enfin, de l'adolescence insouciante à l'âge adulte, d'une certaine manière. Ces quelques mots étaient les premiers pavés d'une route qui, s'il ne s'en éloignait pas, le conduirait là où il n'avait jamais été : dans le monde des obligations et des devoirs. Certes, il allait surement devoir faire le deuil d'une vie d'hédoniste frivole, mais il allait enfin pouvoir bâtir quelque chose de véritable. Il ne lui restait plus qu'à rester sur cette route. C'est alors que son air de gentille crapule réapparu sur son visage, alors qu'il tirait d'un coup sec la jeune femme vers lui pour coller son ventre contre le sien. Puis, il lui susurra à l'oreille quelques mots d'une voix suave.

- Tu sais, la courbe de tes hanches rattrape aisément toute ta mauvaise foi...

Puis, alors que ses yeux d'ébène malicieux ne quittèrent pas ceux d'émeraude de Rahéna, il se protégea à la manière d'un enfant près à recevoir une remontrance, gardant la main de la belle dans la sienne et arborant ce large sourire trahissant l'amusement qui le prenait.

- Non ! Non, ne me tape pas, je plaisantais, Belle Rahéna ! Une simple boutade...

Toujours hilare, mais reprenant un peu de contenance, il porta la main de l'héritière de la forteresse du grès à ses lèvres pour y déposer un baisé, avant de reprendre sur un air plus sérieux, alors que son sourire se faisait désormais charmeur.

- Merci à toi, Rahéna, de m'accepter dans ta vie. Bienvenue dans le monde trépidant Asafa le Chacal de Ferboys, Jolie Lune...

Sans plus attendre, il se redressa, observant un instant le ciel alors que la nuit était tombée désormais. Tout en prenant une grande inspiration, il se retourna vers la Sableuse, et d'un mouvement de tête, il l'invita à le suivre.

- Viens... Allons visiter les jardins aquatiques du futur palais de ton ami Daenarys... Soyons les premiers à y observer les étoiles de nuit.


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

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Rahéna Qorgyle
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Message Mer 4 Sep 2013 - 15:13


    Qu'importe ce que le bon peuple ou les nobles pouvaient bien dire, leur avis n'avait en réalité à ses yeux que peu d'importance. Elle faisait ce qu'elle estimait bon et juste pour les siens, si cela avait dû la mener jusqu'à la mort alors elle l'aurait fait. Elle ne se voyait pas du tout comme un joyau irremplaçable et la beauté était une chose relative aux yeux de chacun et donc très subjective, elle ne durait pas non plus. Rahéna n'était pas assez stupide pour se voir ainsi, le temps quoi que l'on fasse, laissait son emprunte dans la chair du peuple de Dorne sans doute même plus vite que pour les autres régions, en raison du climat difficile. Si elle n'aiguisait pas son esprit et ne développait pas d'autres talents et bien elle n'était pas bien différente d'une femme ordinaire. Naître noble n'était pas forcément la chose la plus facile au monde. Les jeux de pouvoir et tout ce qui s'en rapportait lui faisait horreur, mais pourtant, elle était obligée de s'y laisser glisser pour pouvoir garder les siens en sécurité. Avoir Asafa à ses côtés n'était pas une mauvaise chose, loin de là en fait. Elle avait eu le temps d'y penser depuis sa rencontre avec le Géant des Osseux.

    Alors qu'elle réprimandait plus ou moins son futur époux, elle avait l'impression d'avoir à faire à un jeune enfant. Ce sourire furtif en coin, signe qu'il l'écoutait probablement, mais qu'il s'en fichait sans doute grandement, ne faisait rien pour palier à cette sensation. Qu'importe, elle n'arrivait pas à réellement se mettre en colère contre lui, sauf quand il s'en prenait inutilement au chevalier des Météores. Il avait pu voir que ce n'était pas négociable, mais à première vue, il avait vite lâché le morceau et avait compris qu'elle ne changerait ni d'avis, ni de position, ni même de comportement pour ses amis et surtout sa famille. Elle était sûre d'une chose : son promis était loin d'être un homme stupide, il avait sans doute beaucoup d'esprit et bien d'avantage, de se faire passer pour un simplet aux yeux du monde pour ne pas attirer l'attention sur lui et vaquer à ses occupations. Tout du moins ce fut sa certitude lorsqu'elle comprit en plongeant ses yeux couleur lagon dans ceux d'onyx de son partenaire.

    Si l'héritière aux scorpions donnait cette impression de contrôle perpétuel, Asafa apprendrait avec le temps que ce n'était qu'une façade qu'elle avait mis du temps à forger. Il ignorait encore ses colères cycloniques, ses passions volcaniques et sa soif de liberté qui habitait chaque âme vivant à Dorne depuis l'enfance. Peut-être que lorsqu'il posera ses affaires aux Grès, il pourra la contempler dans sa totalité. Pleine, entière, sans nuance de gris comme elle donnait toujours l'impression lorsqu'elle sortait hors de sa cité, seuls quelques privilégiés étaient au courant de sa nature profonde. Elle enviait la vie libre et sans contrainte que son fiancé semblait mener depuis toujours. A l'image d'un orphelin de la Sang-vert il était libre, imprévisible, fantasque et avec une bonhomie sans limite semblait-il. L'avoir à ses côtés allait, elle l'espérait tout du moins, être une vrai bouffée d'air pur pour l'avenir, surtout si il lui vouait un amour indéfectible comme il venait de le clamer un peu plus tôt.

    La demande en mariage de l'homme et non du Géant des Osseux, la prit par surprise et il lui fallut quelques secondes pour analyser la situation. Puis elle avait dénoué le lien qu'il avait attaché autour de son poignet pour lier leurs mains ensemble avec cet unique morceau d'étoffe. Puis, dans un sourire rayonnant, empli de tendresse, elle prononça ces trois petits mots, qui pour n'importe qui d'autre aurait paru bien dérisoires en vue de la situation, et pourtant Asafa en avait pleinement la mesure.
    Par cette phrase si anodine, elle venait de lui signifier qu'elle l'acceptait au sein et au cœur même de sa famille, que désormais il ne pouvait plus rien pour s'échapper, et qu'il venait de sauter à pieds joints dans une toute nouvelle vie.
    Une existence où le gredin des Ferboys allait devoir être relayé au placard pour endosser des responsabilités qu'il avait apparemment jusque-là fuit de bonne grâce. Elle lui offrait une nouvelle vie, une maison, une fortune, et si l'avenir le décidait ainsi, une famille à voir grandir. Mais pour cela il allait devoir faire face à des devoirs, des obligations et des problèmes probablement inconnus. Tout en le regardant sans dire un mot, la Dame du Grès comprit qu'il venait d'en prendre conscience. Qu'il allait devoir abandonner sans doute beaucoup de choses qui lui tenait à cœur pour embrasser ce nouveau monde qui s'ouvrait à lui.
    Après quelques secondes qui lui parurent durer une éternité, il décida enfin de refaire surface, lentement elle sentit leurs doigts se lier dans une douce étreinte. Ce qu'elle lut sur son visage, l'espace d'un instant, lui fit rater un battement de cœur. Il était si franc, si entier. Son visage était débordant de joie et sur ses lippes, un sourire sans la monde ombre de manipulation ou de traîtrise. Impossible de rester de glace devant pareil spectacle. Elle inclina la tête légèrement sur le côté en affichant un sourire tendre et infiniment doux.

    Puis son air d'enfant insolent refit surface. Cela n'augurait rien de "bon" et lorsqu'elle le comprit elle se retrouva attirée contre lui par un traction sur sa main. Sa voix grave et suave murmura à son oreille et un sourire bien plus fourbe s'afficha sur les lèvres de Rahéna.


    "- Tout en relief, tu verras, tu adoras ma... mauvaise foi"

    Il voulait jouer? Et bien elle savait donner le change, elle n'était pas sur un terrain de jeu inconnu, loin de là. Puis lorsqu'il se protégea, elle laissa échapper un rire chaud et sucré. Il était sûr qu'il pouvait être un partenaire amusant et divertissant. Comme si elle allait s'offusquer pour une si petite chose, tout du moins venant de sa part.

    "- Moi, te frapper, certainement pas, tu serais capable d'aimer ça."

    Elle essuya une larme au coin de ses yeux qui était apparue lorsqu'elle s'était esclaffée. Le baisemain qu'il lui fit semblait être une manie chez lui. Ce n'était pas le premier mais c'était une habitude charmante cela dit.

    "- Essaie de nous trouver une meilleure fin, petit lézard…"

    Elle l'observa se relever et contempler le ciel. Elle, c'est lui qu'elle contemplait, il était une énigme à ses yeux, mais c'était étrangement plaisant. Sa façon d'agir, tout en lui était rafraichissant, pourvu que le futur ne le change pas trop. Puis elle se releva aussi, au vue de ce qu'il avait l'intention de faire, elle se pencha et releva sa robe jusqu'à mi-cuisse puis fit un nœud à l'étoffe. S'introduire dans les Jardins aquatiques en construction de la Reine Daenerys en pleine nuit était stupide, mais terriblement amusant aussi valait-il mieux être prêt à courir si cela devenait nécessaire.

    "- Je ne suis pas sûre que ce soit l'idée la plus judicieuse que tu ais eu, mais soit, j'accepte, allons-y. Mais si nous nous faisons attraper ce sera uniquement de ta faute."

    Elle passa à côté de lui et lui donna une petite bourrade d'épaule dans le bras avec un sourire affreusement mutin.


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