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La récompense de l'amitié tient en elle-même. Celui qui aspire à gagner autre chose ne sait pas ce qu'est une vraie amitié

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Maeve Arryn
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♦ Missives : 271
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♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 28/05/2011
♦ Célébrité : Bailee Madison
♦ Copyright : aSoIaF
♦ Doublons : Aaricia Greyjoy, Aliénor Tyrell, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 12 ans
♦ Mariage : Avec mon petit prince des Eaux un jour
♦ Lieu : Eyrié, (tout pres de la porte de lune :D)
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Message Dim 28 Avr 2013 - 19:10

Vivesaigues … Très différent de ce qu’elle connaissait au Val d’Arryn. Elle s’ennuyait de cette maison qui était sienne. Était-ce peut-être aussi pourquoi, Mestre Wyman lui manquait. Elle savait qu’avec le temps qu’il faisait, ils ne rentreraient pas immédiatement aux Eyrié. La forteresse était invivable lors des hivers et comme l’automne semblait vouloir s’installer à travers Westeros, il n’y avait aucun doute que lorsqu’il reviendrait, ils feraient route vers les portes de la lune. Enfin ses terres lui manquaient et l’absence de son frère pesait encore plus chaque jour. Il ne lui restait que ce frère. Elle ne voulait pas que la guerre l’emporte. Chaque jour étaient une source d’inquiétude. Elle n’avait plus que lui. Même si elle s’était bien intégrée chez les truites de Vivesaigues, elle les enviait quelques peu parfois. Elle aurait aimé avoir tant de sœur le petit seigneur Truite. Elle avait toujours eu des relations quelques peu compliqué avec ses ainés. Combien de fois Maura lui avait fait des sermons interminables qu’elle n’écoutait qu’à moitié. Elle aurait aimé avoir un petit frère ou une petite sœur. Peut-être se serait-elle employée à faire moins de mauvais coup ou au contraire, elle aurait eu quelqu’un pour les partager ? Elle aurait bien aimé dans tous les cas, avoir un de ses parents encore en vie. Sa Septa s’était employé à lui donner des leçons tôt le matin afin de la laisser libre de ses mouvements dans l’après-midi. Avec cette technique la jeune Septa avait davantage l’attention de la jeune Arryn ce qui était chose pas compliqué dans les derniers temps. Surtout que la petite Maeve avait un sujet de conversation plutôt inquiétant depuis sa dernière rencontre avec le petit suzerain qui avait été mal en point. Elle regrettait de l’avoir laissé veiller le garçon. Elle avait cessé de compter les jours depuis le départ de son frère pour l’armée des terres de la Couronne. Elle avait eu la chance de rentrer aux Eyrié avec quelques hommes ou rester chez les Tully, mais jamais personne ne pouvait remplacer Jasper. Son frère était à ses yeux certainement le meilleur chevalier. Mais elle était une petite fille …

Elle avait passé quelques heures dans le septuaire, question d’adressé ses prières à qui de droit. Elle avait ensuite pris le temps d’explorer Vivesaigues. Elle ne savait pas combien de temps, elle resterait encore et elle était amoureuse des paysages. Aux Eyrié, il lui arrivait de se faufiler dans les geôles et regarder pendant des heures le vide. Elle finissait toujours par faire une peur noire à quelqu’un mais ne disait jamais où elle était. Elle ne jouait pas non plus à ce petit jeu innocent chez les Tully, qu’aurait pensé Lady Charissa de la petite Arryn. Déposant sa main d’enfant dans celle gigantesque de son Ser, ils marchèrent le temps de respirer cet air frais d’automne. Ce fut le vieil homme qui brisa le silence de sa petite protégée depuis si longtemps désormais.

Vous semblez soucieuse, Lady Maeve.

Jasper me manque, Mestre Wyman me manque, Chrystelle la cuisinière des Eyrié me manque aussi.

Et pourtant, vous ne profitez pas des gens qui sont ici? Un jour cela vous manquera et vous n’aurez pas la possibilité de revenir aux Eyrié. Il faut apprendre à vous détacher de ce genre de choses ma dame. Profiter du temps, car vous verrez qu’il est précieux.

Je suis jeune encore Ser Gustave!

Jeunesse se perd très vite si ne l’on prend pas le temps de vivre Lady Maeve.

La petite peste des Eyrié grimaça à l’évocation très philosophique de son chevalier. Elle était bien avec cet homme qui remplaçait plus un père qu’un ami. Il la connaissait depuis si longtemps. Parfois il racontait qu’elle était pire au berceau ce qui faisait rire la petite Arryn. Elle savait quel phénomène elle était, mais elle ne le montrait pas à tous ceux qui la connaissait. Et puis, Jasper lui avait bien fait savoir qu’elle devait se tenir durant son séjour à Vivesaigues. Elle se détacha de son Ser et avança seule. Il venait à peine de sortir du bois sacré et la petite avait besoin de se dégourdir les jambes. Non loin, elle reconnut une silhouette familière. Enfin, depuis qu’elle côtoyait les gens de Vivesaigues, elle les reconnaissait plus facilement. Quoiqu’il lui arrivait de ne pas différencier les filles de Lady Charissa. Heureusement pour elle, elle ne semblait pas avoir été remarquée par la gente dame. Elle s’approcha et s’inclina et saluant dignement la sœur de Lord Tully.

Lady Eleanor, je suis heureuse de vous voir.

Si elle était capable de ne pas rougir lorsqu’elle parlait avec le petit seigneur, il en était tout autrement avec les autres membres de la famille Tully. Ser Gustave restait non loin de sa protégée. Il ne voulait point importuner les deux dames, mais il ne pouvait pas se résoudre à laisser la petite peste seule. On ne savait jamais quel mauvais coup pouvait effleurer son esprit et à quel moment, elle pouvait se donner la mission de l'exécuter. Faisant semblant de s’intéresser à autres choses, le Ser s’éloigna sans pour autant ne plus avoir un œil sur sa petite Lady.



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Message Dim 5 Mai 2013 - 18:06

Eleanor marchait d'un pas tranquille dans la cour de Vivesaigues, les joues rosies par l'air frais de l'automne de plus en plus présent et quelques mèches de cheveux éparses que le vent soulevait à intervalles réguliers. Elle venait de passer de longues heures nichée au cœur de la bibliothèque, dévorant sans relâche un énorme ouvrage aussi fragile que lourd qui parlait de la famille royale, cherchant en vain des récits sur les dragons qu'elle n'aurait pas encore lu ailleurs.

Quand les lignes avaient commencer à se brouiller sous ses yeux et qu'elle avait senti des larmes couler tant elle avait passé des heures penchée sur l'ouvrage, le Septon s'était approché, se contentant d'un bref raclement de gorge pour la ramener à la réalité. Tous avaient l'habitude de voir la jeune femme perdre toute notion du temps lorsqu'elle était plongée dans ses lectures et chacun avait trouvé sa méthode pour la faire revenir au monde présent. Le Septon était probablement le plus subtil dans sa démarche mais il ne manqua pas de faire sursauter Eleanor qui lui adressa tout de même un sourire reconnaissant.

Il était plus que temps pour elle d'aller se dégourdir un peu les jambes avant d'aller vaquer à ses autres occupations. Maintenant qu'elle avait retrouvé l'usage total de ses deux mains, elle avait commencé un nouvel ouvrage de tapisserie, essayant d'ignorer le fait que sa main droite continuait de tirer et se faisait douloureuse lorsque le temps se faisait plus froid et plus humide. Grimaçant à la pensée que le temps à Winterfell ne serait probablement pas clément pour sa blessure, elle soupira et secoua la tête. Peu importait, ce n'était pas quelques petites douleurs aux doigts qui allaient l'empêcher de partir dans le Nord, c'était hors de question de s'arrêter à ce genre de petites considérations sans importance. Ce soir, elle demanderait à Emilia de lui frictionner la main, comme elle le faisait presque tous les jours depuis son retour à Vivesaigues et elle n'en toucherait pas un mot aux autres, persuadés que tout s'était parfaitement arrangé et que cette blessure n'était plus qu'un mauvais souvenir à rapidement oublier.

En attendant, Eleanor profitait de cet air pur et frais, prenant de profondes inspirations et un sourire rêveur illuminant son visage tandis que son regard se perdait dans la contemplation de ce château qui l'avait vu naitre et devenir une femme. Comme à chaque fois qu'elle se promenait depuis quelques jours, elle essayait d'emmagasiner un maximum d'images de cet endroit si cher à son cœur, essayant de graver les moindres détails dans son esprit pour ne rien oublier une fois qu'elle serait loin d'ici. Elle comptait bien sûr sur Emilia pour l'aider à se rappeler de tout mais aussi sur les nombreuses correspondances qui ne manqueraient pas de s'échanger entre le Nord et le Conflans, mais ce ne serait pas la même chose, elle le savait pertinemment.

Son regard fut soudainement attiré par une petite silhouette gambadant non loin, accompagnée d'un chevalier dont la Tully reconnaissait maintenant facilement. A chaque fois qu'elle croisait la jeune lady Arryn avec celui qui veillait sur elle à chaque instant, Eleanor ressentait un léger pincement au cœur, se rappelant de sa propre relation avec Ser Norbert.
Lui aussi avait été à ses cotés depuis sa plus tendre enfance, elle possédait même presque plus de souvenirs de lui que de son propre père à bien y réfléchir. Son sourire se figea l'espace d'un instant avant qu'elle ne se reprenne et qu'elle s'approche de la jeune demoiselle, la fixant avec une certaine tendresse.


"Oh lady Maeve, bonjour ! C'est un plaisir de vous croiser. Comment vous portez-vous ?"

Impossible de ne pas voir le rouge monter aux joues de la jeune demoiselle et cela ne fit qu'accentuer le sourire d'Eleanor dont la mine se fit plus douce à mesure qu'elle parlait. La Tully pouvait deviner sans difficulté l'inquiétude qui rongeait la petite sœur de lord Jasper depuis qu'il était parti combattre les fer-nés. Maeve se trouvait loin de chez elle, loin des siens et elle devait faire face à tout cela malgré son jeune âge. Souvent, Eleanor repensait au fait qu'elle était promise à son jeune lord de frère et elle ne pouvait s'empêcher de trouver la chose des plus touchantes. Ils étaient si jeunes et pourtant semblaient profondément attachés l'un à l'autre, même si l'idée d'une véritable union n'était pas pour demain. Mais, la pensée d'avoir une nouvelle petite sœur n'était pas sans déplaire à Eleanor, même si elle pourrait pas remplacer celle qu'elle avait perdu il y avait quelques temps déjà.

Esquissant un bref sourire à l'attention de Ser Gustave qui avait eu la prévenance de rester à l'écart, elle se pencha vers la jeune demoiselle, pour être plus facilement à la même hauteur qu'elle.


"Ce doit être difficile pour vous de rester à Vivesaigues, c'est si différent des Eyrié. Enfin, c'est ce que j'ai entendu dire. C'est le cas non ? J'espère quand même que vous vous y plaisez."

N'ayant guère eu l'occasion de converser en tête à tête avec lady Maeve, Eleanor ignorait totalement de quel bois la demoiselle pouvait bien être faite. Elle essayait de s'imaginer à sa place au même âge et n'arrivait qu'à se voir apeurée, effrayée et à tenter de ravaler ses sanglots bravement malgré les circonstances. Aujourd'hui encore, elle avait du mal à s'imaginer loin des siens sans sentir son cœur se serrer, elle était persuadée qu'il ne pouvait qu'être de même pour Maeve.

Penchant légèrement la tête sur le coté, elle désigna la petite cour d'un geste de la main, esquissant un sourire.


"Que diriez-vous de faire quelques pas ensemble ? C'est toujours agréable d'avoir un peu de compagnie non ?"

Elle espérait ne pas forcer la jeune lady Arryn à faire quelque chose qui lui déplairait. Après tout, peut-être qu'elle souhaitait gambader seule dans la cour, sans personne pour l'empêcher de faire ce qu'elle voulait. Eleanor avait envie de la connaître un peu mieux, pour une fois qu'elle avait l'occasion de passer un peu de temps seule à seule avec elle, elle espérait pouvoir en profiter un peu.
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Maeve Arryn
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Message Jeu 9 Mai 2013 - 1:21

Elle avait longtemps observé le paysage que lui offraient le Conflans et principalement Vivesaigues. Elle savait que son frère avait eu l’idée de fiançailles entre le petit seigneur truite et la jeune enfant des Faucons. Se plairait-elle un jour vraiment ici ? Elle ne savait pas encore ce qu’il adviendrait du futur du petit Lord et même de son futur. Tous deux étaient encore très jeunes et chacun avait un avenir incertain. Maeve savait qu’elle se plairait à Vivesaigues. Personne ne lui était hostile dans la maison de la truite et la petite Arryn appréciait même la dame de Vivesaigue, soit Lady Charissa. Elle avait été accueillie chaleureusement, dès le premier jour qu’ils avaient mis les pieds dans la forteresse du Conflans.

Maeve sentait ses cheveux voler au vent. Il Y avait longtemps qu’elle n'avait pas pris le temps de prendre l’air. Rencontrée la sœur de Lord Edwyn l’enchantait. Elle aimait bien Lady Eleanor, enfin il fallait être une scélérat pour que la petite Arryn déteste quelqu’un... Ser Gustave se tenait non loin, les oreilles aux aguets au cas que la petite peste du Val parlait trop vite et manquait soi-disant de tact dans ses paroles. Elle se laissait faire la morale par cet homme âgée, uniquement, parce qu’elle l’aimait comme un père. Il était le se seul de ses Sers à agir de la sorte. La jeune enfant des Eyrié eut un sourire à l’encontre de la jeune et noble dame de la maison Tully. Si elle allait bien? Elle aurait été malhonnête de dire que oui, mais elle ne voulait pas insulter la maison qui l’avait accueilli pendant que son frère guerroyait. Elle avait esquissé d’un léger sourire avant de répondre gentiment :

Comme un charme, Lady Eleanor. Même si je m’ennuie beaucoup de mon frère. Les Eyrié me manquent aussi, mais ne croyez pas que je ne me plais pas ici. Vivesaigues est très différent et encore inconnu alors que je connais le Val et ses résidents. J’espère tout de même que vous vous portez mieux …

Les Eyrié lui manquaient, mais c'était aussi ses habitants qui lui manquaient. Elle n’avait jamais quitté son château depuis qu’elle était jeune enfant. Son père l'avait protégé dans la forteresse presque tout le temps. Lord Arryn n’était pas dupe, le Val était trop dangereux pour une jeune enfant aussi intrépide que pouvait l’être sa jeune dernière à l’époque. Il savait nombreuse de ses cachettes, et trouvait bien un moyen de faire croire qu’il ne savait rien. Maeve n’était pas dupe non plus. Elle avait toujours eu une imagination assez extravagante pour prendre son père au piège. Même s’il n’avait pas eu la relation qu’elle avait désirée, elle ne lui en voulait pas pour autant. Jasper lui avait fait découvrir le monde. Le Bief, Port-Réal, et puis, elle était à Vivesaigues, dans le Conflans. Elle ne pouvait qu’être heureuse de ce grand voyage.

Le paysage y est très différent. Je me plais beaucoup ici, n’en douter point. Depuis le début de notre voyage, je goute aux charmes de chaque région qu’il m’a été permis de voir. Port-réal et ses quartier agités, Hautjardin et ses couleurs et Vivesaigues ne cesse de m’éblouir chaque jour. Je mentirais si je vous disais que cela est facile. Ce qui est plus difficile, c’est de savoir mon frère prêt a combattre les fer-nés.

Elle avait jeté un regard à son Ser. Celui-ci ne semblait pas désapprouver ses paroles, mais elle préférait ne pas causer de malentendu. Lorsque la dame de la maison Tully lui demanda de faire quelques pas, elle se tourna de nouveau son regard vers l’homme pour avoir une certaine approbation. Elle pouvait se montrer aimable de temps en temps. Pourquoi refuserait-elle ? Pour la première fois depuis qu’elle était chez les truites, elle pouvait faire un bout de chemin avec Lady Eleanor. Des filles de Lady Charissa, c’était avec Lady Eleanor qu’elle avait passé peu de temps. Elle appréciait la compagnie des autres filles Tully, mais elle était heureuse d’avoir croisé la gente de dame.

Il me ferait grand plaisir de vous y accompagner Lady Eleanor. Lord Edwyn ne cessait de dire, lorsque nous étions à Hautjardin que Vivesaigues n'était pas aussi impressionnant et splendide que le château de mon oncle, Lord Tyrell. J’avoue qu’il n’avait pas raison.

Maeve s’était fait à l’image que projetait la forteresse des Tully. Elle y trouvait même un charme que Hautjardin ni les Eyrié avait. Elle n’aurait su dire pourquoi. Peut-être était-ce uniquement parce qu’elle s’y plaisait bien plus qu’elle ne l’aurait cru.





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Message Sam 18 Mai 2013 - 14:51

Observant la jeune demoiselle lui sourire et lui répondre avec autant d'application rassura Eleanor qui sentit une admiration certaine l'envahir à mesure que passaient les secondes. La demoiselle des Eyrié semblait supporter bravement l'éloignement aussi bien de son frère que de sa propre maison. Et, comme toute lady qui se respecte quel que soit son âge, elle ne se plaignait pas alors qu'elle en aurait eu largement l'occasion, tout du moins auprès de ses hôtes. La chose pouvait sembler évidente, mais le jeune âge de Maeve lui laissait peut-être plus le droit de dire tout haut ce qu'une lady plus âgée comme Eleanor ne pouvait pas se permettre.

"Je comprends que votre frère vous manque. Et j'imagine sans mal votre inquiétude quant à ce qui doit se passer à l'heure actuelle. Nous n'avons guère eu de nouvelles depuis plusieurs jours mais, d'une certaine façon, je préfère cela à voir un coursier ou un corbeau arriver en catastrophe au château."

Tout en parlant, Eleanor réalisait que, si elle avait la chance de ne pas avoir eu voir partir son jeune frère qu'elle affectionnait tant au conflit, il y avait tout de même nombre de gens qu'elle connaissait qui y avaient pris part dont pas moins de trois jeunes lords suzerains, sans compter le fait que lord Baratheon devait également en faire partie, il n'était pas du genre à rester chez lui lorsqu'une telle bataille se profilait. Si le fait d'avoir vu lord Jasper passer quelques temps à Vivesaigues avait fait naitre une certaine sympathie chez Eleanor pour le tout jeune lord, son cœur se serrait à la pensée des propos du suzerain de l'ouest qui s'était dit déjà mort avant même de poser le pied sur les iles de Fer et elle se refusait avec son entêtement habituel à songer qu'il pourrait arriver malheur à lord Beron. C'était tout bonnement inconcevable et elle préférait songer au moment où il reviendrait ici.

Refusant de se laisser aller à de sombre pensées, elle secoua brièvement la tête, reportant son attention sur la jeune lady, préférant se concentrer sur une discussion plus légère, même si elle se doutait sans peine que la demoiselle des Eyrié devait sans cesse penser à ce genre de choses, qu'elle le veuille ou non.


"Vous avez de la chance d'avoir autant voyagé, les occasions pour le faire se sont faites assez rares, surtout au vu de cette période agitée que nous vivons actuellement. Je me souviens n'avoir pas été plus âgée que vous quand j'ai découvert Port Real lors du grand Tournoi il y a quelques années. Je n'en ai guère gardé de souvenirs marquants si ce n'est tout ce bruit et cette quantité de gens incroyables. Jamais, avant de les voir, je n'aurais cru possible d'en réunir autant en un seul endroit."

La Tully esquissa un sourire nostalgique de cette époque déjà bien lointaine. Elle avait dix ans à peine mais certains souvenirs étaient assez marquants pour ne jamais s'effacer de sa mémoire, tout du moins l'espérait-elle.

"Je n'ai jamais eu l'occasion de voir Hautjardin. Mais, à la façon dont Edwyn m'en a parlé et à votre brève évocation, je me surprends souvent à essayer d'imaginer à quoi cela doit pouvoir ressembler. Un jour peut-être j'aurais l'occasion d'y aller. Quel est l'endroit que vous avez préféré lors de votre périple ?"

C'était peu probable voire impossible qu'elle ait l'occasion de faire ou de refaire un tel voyage. Eleanor n'avait aucune raison concrète de mettre les pieds à Hautjardin, même si la venue de l'émissaire Tyrell pouvait symboliser bien des choses surtout pour l'avenir d'Arianne. Peut-être, finalement, aurait-elle bientôt une excellente occasion de se rendre dans le Bief même si le voyage depuis Winterfell alors que l'hiver s'annonçait ne serait pas envisageable avant plusieurs années.

Elle réalisa soudainement qu'un jour, si les Sept se montraient bienveillants, lady Maeve deviendrait la dame de Vivesaigues, que cette Maison qui avait été la sienne depuis sa naissance et tous ses gens seraient sous sa responsabilité tandis qu'Eleanor et Arianne feraient de même à l'autre bout de Westeros. Impossible de savoir si cette pensée la rendait joyeuse ou l'attristait, c'était avant tout une information de plus à assimiler parmi le flot de nouveautés qui ne cessaient de l'assaillir ces derniers mois.


"Oh, vous savez, il est toujours plus facile de s'extasier pour les nouvelles choses que d'apprécier réellement ce que l'on a chez nous. Pour la simple et bonne raison que Vivesaigues nous a entouré depuis notre naissance. Tout le charme que vous pouvez lui trouver nous semble tout à fait normal et immuable."

Eleanor préféra ne pas ajouter qu'elle n'avait réellement réaliser à quel point elle aimait cet endroit que depuis qu'elle savait qu'elle allait bien en partir. Chaque jour la rapprochait inexorablement de son départ pour un long voyage dans un lieu inconnu et elle préférait ne pas vraiment s'appesantir sur le sujet, n'ayant aucune idée de la façon dont se déroulerait le périple.

A la réponse positive de Maeve sur sa proposition de faire quelques pas, elle commença à faire le tour de la grande cour, sous le regard bienveillant du garde de la jeune lady. Après quelques instants d'un silence pensif, la Tully jeta un bref regard aux alentours avant de reprendre, d'une voix douce.


"Alors, qu'est ce qui vous plait le plus ici ? Et pensez-vous qu'un jour vous vous sentirez ici chez vous ?"

La jeune femme se demandait si Maeve avait eu l'occasion de profiter des extérieurs de Vivesaigues depuis le départ de son frère ainé ou si elle avait dû se contenter de errer entre les murs du château sans réelle autre compagnie que son garde. Edwyn était bien plus occupé qu'il avait pu l'être lors de son voyage, ses occupations de Lord l'accaparaient de plus en plus et il ne devait guère lui rester de temps à passer avec sa toute jeune fiancée.
L'évocation de ce mot, sans bien qu'elle sache pourquoi fit naitre un sourire sur les lèvres de la Tully tandis qu'elle jetait un regard curieux sur la demoiselle des Eyrié.
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Maeve Arryn
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Message Mar 21 Mai 2013 - 3:02

D’une certaine manière, Jasper était le dernier membre de sa famille qui vivait encore près d’elle. Elle n’Avait pas envie de le laisser entre la vie et la mort alors qu’il était si proche de son but. Il était un des hommes des plus respectables qu’elle avait eu la chance de rencontrer. Enfin, il était un des seuls qui ne lui faisait pas peur. Leur courte escale au Donjon Rouge avait été assez pour terroriser Maeve à jamais. Les mésaventures de mur blancs l’avaient convaincu que bien des seigneurs étaient à craindre et le premier était certainement et à tout jamais celui qu’on surnommait le Freuxsanglant. Enfin, elle avait Jasper et il lui manquait terriblement.

Lorsque père était encore vivant, il disait souvent « pas de nouvelle, bonne nouvelle ». J’espère aussi qu’il avait raison. J’espère uniquement que le jour qu’ils reviendront tous, Jasper sera à la tête de ses cavaliers.

Elle avait surtout de la chance d’avoir un frère comme elle avait. Il s’était encombré depuis le début d’une enfant et certainement pas la plus facile de tout Westeros. Elle avait vu Port-Real, Hautjardin, puis le Conflans. Elle aurait aimé voir l’Ouest, mais un malentendu entre son frère et sa sœur avaient fait qu’ils n’Avaient pas mis les pieds dans la forteresse de Castral Roc. L’évocation de Port-Real l’avait fait rêver à minute même de pouvoir quitter ses montagnes du Val. Elle n’Avait pas refusé cette invitation et elle était là chez les Truites. Elle n’était pas malheureuse en somme.

J’ai eu beaucoup de chance d’avoir un grand frère prêt à supporter sa plus jeune sœur dans un long voyage. Il savait que je rêvais depuis longtemps de quitter le val et comme il se rendait à Hautjardin, je voulais connaitre mon oncle, le seigneur de Hautjardin. Ma sœur et mon frère avaient toujours trouvé des excuses pour ne jamais m’amener dans ce genre d’événement. Il ne me croyait pas prête à voir un tel spectacle et pourtant, celui de Mur-blancs a été plutôt mouvementé.

Ce qu’elle avait préféré ? Elle avait tant de chose qu’elle ne saurait dire lequel était plus splendide ou quelle place du continent était la plus riche autant par sa culture que par ses châteaux. Elle n’avait pas tant aimé Port-Réal, et c’était peut-être parce que la ville était beaucoup plus agité que pouvait l’être ses Eyrié.

Ils sont tous si différents et chacun ont un certains charme, Lady Eleanor. Port-Real est une ville qui ne cesse de bouger jour et soir alors que Hautjardin regorge de champs vert même à ce temps ci de l’année et même après une forte canicule. Et Vivesaigues est une forteresse aussi impressionnante que peut l’être Hautjardin et quoique Lord Tully ait pu dire. Mon frère a eu la chance de se rendre au Donjon Rouge. Je n’ai jamais vu un château aussi immense que ce dernier. Trop de choses pour en profiter. On ne sait plus ou donne de la tête.

Enfin elle n’était pas facilement influençable et elle était dure à impressionner. Déjà lorsqu’elle vivait dans le château des Eyrié elle avait toujours aimé la particularité des donjons et encore de sa fameuse porte qui donnait accès à un néant sans fin à l'œil nu. Il y avait les fameuses chutes qu’elle avait contemplées pendant des heures sans se lasser. Elle n’avait pas vu Castral Roc ce qui l’Avait certainement désenchanté, mais elle ne tenait pas à voir son beau-frère, celui qui avait épousé sa défunte sœur. Peut-être que si elle avait les quelques années qui la séparait de la dame de la maison Tully, elle comprendrait ce qu’elle voulait dire réellement. Les Eyrié lui manquait, mais elle savait qu’elle y retournerait un jour jusqu’à ce qu’elle ait l’âge d’épouser le jeune lord du Conflans. Enfin il fallait prime d’abord qu’Edwyn autant qu’elle parviennent à cet âge et que les relations entre le Conflans et le Val d’Arryn continuent à être bonne.

Peut-être avez-vous raison, Lady Eleanor, mais le Val et les Eyrié regorgent encore plein de vestige qui me sont inconnu et que j’aimerais voir de mes propres yeux. Comme les Eyrié sont invivable pendant l’hiver, je doute que nous aurons le temps d’y passer quelques jours avant de se rendre aux Porte de la Lune.

L’idée d’un hiver lui déplaisait, elle aurait été une piètre habitante du Nord sachant qu’il devait certainement y avoir déjà quelques peu de neige chez les loups. Elle ne savait plus si dans ses premières années, elle avait vécu dans la forteresse de la Porte de la Lune. Enfin pour l’instant, elle se permettait de se laisser guider à travers les sentiers de la demeure des Tully. Elle s’ennuyait quelques peu, mais elle ne pouvait pas non plus accaparer Lord Tully. Il avait bien plus à faire. Elle passait ses journées entières avec Ser Gustave ou sa septa. Elle avait exploré quelques endroits, mais il y en avait bien un qu’elle avait bien aimé.

Il y a quelques jours, l’on m’a indiqué le chemin des jardins du bois sacré. Il y avait cette odeur de menthe et de fleurs. Tout me plait jusqu’à maintenant Lady Eleanor.

La seconde question était plutôt inouïe. Un jour, elle quitterait le val pour la maison de celui qui deviendrait son époux. Nul doute que cela serait dans un futur encore indéfini. La vie était si fragile. Vivesaigues était un endroit où elle était bien. Elle finit par répondre au terme d’une longue réflexion. Elle aimerait certainement vivre dans le Conflans si jamais les fiançailles devenaient des épousailles. Le petit faucon se transformerait en petite truite. Elle

Peut-être que oui. Si Vivesaigues devenait ma nouvelle maison, je suis certaine que je me sentirais chez moi. Vos gens sont si gentils et accueillants que l’on ne peut ressentir autre choses. Les Eyrié me manqueront certainement, ainsi que les Portes de la Lune. Craigniez-vous aussi le jour où vous quitterez Vivesaigues?

Eleanor était bien plus âgée que la petite dame des Eyrié. Elle n’avait pas voulu créer quoique ce soit comme sentiment, mais peut-être comprendrait-elle ce sentiment de quitter ses terres à jamais. N'était-ce pas ce qu'avait fait la petite lionne d’Hautjardin.



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Message Ven 24 Mai 2013 - 19:06

A la réponse de la jeune lady, Eleanor réprima une moue attristée, se remémorant la propre perte de son père quelques années plus tôt. Trois années à peine étaient passées et elle savait pertinemment qu’une part d’elle souffrirait toujours à l’évocation de ce souvenir, même si le temps faisait doucement son office et que, petit à petit, la blessure béante de la perte d’êtres chers se refermait, remplacée par l’affection des vivants.

Hochant doucement la tête aux propos de lady Maeve, elle répondit, d’une voix qui se voulait rassurante.


"Voilà de sages paroles que je ne peux qu’approuver. Votre père avait raison et je suis sûre que lorsque tout le monde reviendra, lord Jasper et tous les gens qui nous sont chers seront à la tête de tous ceux qui ont combattu les fer-nés."

Penser autre chose n’était tout simplement pas imaginable. Leur rôle de femme, déjà si réduits lors de conflits de la sorte et quel que soit leur âge et leur position dans la famille, se devait d’être au moins de croire à leur retour victorieux, ou tout du moins d’agir en donnant l’impression d’en être persuadées pour rassurer les gens tout autour. Tout en écoutant la demoiselle parler de son frère et de la chance qu'elle avait de l'avoir, Eleanor marchait, esquissant un sourire chaleureux à ses propos.

"Il est vrai que c'est une chance de pouvoir profiter de ce genre d'opportunités et d'avoir quelqu'un à ses cotés pour le faire. Vous devez certainement être une meilleure compagne de route que vous ne vous le figurez s'il vous a supporté durant un si long périple, vous ne croyez pas ? Peut-être attendait-il simplement que vous ayez atteint un âge suffisant pour que vous puissiez apprécier réellement ce que vous verriez et comprendre certaines conséquences, comme ce qui s'est passé à Murs Blancs par exemple."

Nulle malice ou ironie dans ses propos qui étaient le fruit de ses réflexions tandis qu'elle songeait à sa propre situation. Si elle avait du voyager avant d'atteindre ses dix ans, la jeune femme n'aurait probablement pas autant apprécié ce qu'elle avait pu y découvrir. Un sourire rêveur se dessina sur ses traits tandis que la demoiselle des Eyrié évoquait tout ce qu'elle avait eu l'occasion de voir et, après un temps de silence, elle répondit, d'une voix douce.

"Il est vrai que tout Westeros regorge de merveilles et qu'une vie entière ne serait probablement pas suffisante pour tout pouvoir explorer. Mais là, vous avez déjà eu l'occasion de voir bien des choses et vous avez encore la vie devant vous pour en découvrir d'autres. Et je comprends ce que vous voulez dire par le fait de plus ne savoir où donner de la tête, j'ai souvent eu cette impression lorsque je quittais Vivesaigues. Et je peux vous assurer que même en grandissant, cette sensation ne s'estompe guère, mais d'une certaine façon c'est plutôt agréable."

Elle ne pouvait qu'opiner du chef lorsqu'elle évoqua le Donjon Rouge. Même de loin, la forteresse était probablement la chose la plus impressionnante qu'elle n'avait jamais vu, en tout cas jusqu'à aujourd'hui et la Tully en gardait un souvenir plus marquant qu'elle n'y avait songé au premier abord.

Lorsque la jeune femme évoqua l'hiver à venir, Eleanor ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel et de le fixer, un rien songeuse. Si les températures fraiches du matin et le vent qui soufflait et qui donnait parfois l'impression de traverser les vêtements ne laissaient aucun doute quant au fait que l'automne était bien installé, il lui était encore difficile d'imaginer ce fameux hiver qui allait arriver. Après tout, l'été avait été vraiment rude et il lui avait semblé durer bien plus de trois ans, tant par ses températures accablantes que par les évènements fâcheux qui l'avaient jalonné. Et cet hiver serait encore plus particulier qu'elle ne l'aurait imaginé, marquant son arrivée à Winterfell avec tout ce que cela pourrait impliquer. Si l'idée d'un tel voyage ne l'effrayait pas, devoir mettre en pratique aussi tôt la devise des Stark qui allait devenir la sienne avait tendance à l'angoisser quelque peu, même si elle essayait tant bien que mal d'occulter tout cela et de garder le sourire en toutes circonstances.

Chaque problème serait réglé au fur et à mesure et, pour l'heure, la Tully se contentait de guetter avec la même inquiétude et la même impatience que la jeune lady des Eyrié les portes de Vivesaigues dans l'espoir de voir revenir son promis sain et sauf.

"Il est vrai que Val est particulièrement vaste et je n'ai aucun doute sur le fait que vous ayez encore beaucoup de choses à y découvrir. Mais avec cet hiver qui arrive, il sera bien plus avisé de se garder du froid aux Eyrié. Vous aurez tout le temps de connaitre mieux votre région lorsque le temps sera redevenu plus clément. Et, une fois les beaux jours revenus, vous pourrez peut-être même de nouveau prendre la route, qui sait."

Cette pensée s'appliquait également à son propre cas. L'hiver serait bien plus rude dans le Nord et elle se doutait qu'elle n'aurait guère l'occasion de découvrir cette région qui allait être la sienne autant qu'elle le voudrait, tout du moins les premiers temps.

"J'aime tout particulièrement notre bois sacré. Il est vrai que les odeurs y sont plus qu'agréables et j'aime beaucoup l'atmosphère qui s'en dégage. Comme s'il s'agissait d'un îlot à part dans Vivesaigues, un vrai cocon où l'on est tranquille, sans que personne ne vienne déranger les pensées ou les réflexions. Un bon endroit où se cacher aussi. Lorsque j'étais plus jeune, j'aimais beaucoup me cacher là lorsque nous jouions à cache-cache avec lady Arianne. Mais ce n'était pas particulièrement bien vu visiblement."

Un sourire nostalgique avait orné ses lèvres tandis qu'elle se rappelait des jeux avec sa cadette et les heures passées à parcourir le château en long et en large sans jamais se lasser. Se demandant un instant si Edwyn et Maeve le faisaient également, elle guetta la réaction de la demoiselle à sa question qui visiblement la pris quelque peu au dépourvu.

"Je suis heureuse que vous puissiez envisager de faire de Vivesaigues votre maison. Une fois l'hiver passé, vous aurez tout le loisir de vous en assurer et de revenir ici. Et le Val n'est pas si loin que ça après tout."

Lorsqu'elle lui renvoya sa propre question, elle garda un instant le silence, pensive, avant de répondre d'une voix douce.

"Ce jour arrivera bientôt. Lorsque lord Stark reviendra, je prendrai la route avec lui pour Winterfell vous savez. Je vous avoue que j'ai appréhendé ce moment avant de le connaître, de peur de me retrouver dans un lieu inconnu entourée de gens que je n'apprécierais guère. Mais maintenant, je suis rassurée. Je sais que l'hiver sera rude mais je serais bien entourée et c'est ce qui compte le plus. Il ne faut pas vous inquiétez vous non plus, je peux vous l'assurer. Il est important d'être prête à adopter sa nouvelle région lorsque le moment arrive. Vous comprenez ce que je veux dire ?"

Eleanor se doutait qu'il était peu probable qu'elle revienne un jour à Vivesaigues ou, tout du moins, pas avant de longues années. Si la pensée lui serrait le cœur à chaque instant, elle avait appris depuis longtemps que c'était là son devoir de femme et elle espérait que la petite lady des Eyrié le comprendrait aussi bien qu'elle le moment venu, surtout si elle venait à épouser Edwyn. Avoir une épouse nostalgique qui passerait son temps à se morfondre de sa région natale ne serait en rien une aide pour son jeune frère. Mais Maeve avait déjà beaucoup voyagé et savait déjà ce que l'on pouvait ressentir à être loin de chez soi. Nul doute qu'elle saurait faire preuve de raison lorsqu'elle quitterait le Val définitivement.
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Maeve Arryn
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Message Lun 27 Mai 2013 - 18:37

Sage parole qui avait pris tout son sens à la mort de son propre père. Elle ne l’avait pas connu comme Jasper ou Maura avaient eu cette chance. Elle avait toujours été la cadette et elle n’avait jamais réussi à montrer son existence auprès de cet homme. Il l’avait toujours qualifié de trop jeune et la petite qui avait un bon égo à cette époque, bien qu’elle fut jeune, n’avait jamais réellement apprécier ce genre de commentaire. Elle n’avait pas souffert d’un père absent puisque Ser Gustave avait été là pour elle. Il avait été là bien plus souvent que son propre père. Elle ne voulait pas jouer les petites victimes, non plus. Elle s’était contentée de ce qu’elle avait pour recevoir l’amour et l’attention qu’elle voulait.

Je regrette de ne pas avoir eu la chance de pouvoir le côtoyer comme Maura ou Jasper.


Elle était sincère. Elle aurait aimé avoir cette chance que sa sœur avait eu d’être de nombreuse fois aux cotés de son père. Combien de fois avait-elle vu les grandes portes se refermer devant elle. L’on ne pouvait en vouloir aux morts. Ils n’étaient plus là pour se défendre. Enfin, ils auraient pou voir qu’elle n’était pas une aussi mauvaise compagne de voyage. D’accord, il fallait avouer qu’elle avait tout fait pour montrer qu’elle n'était pas la petite peste que l’on prétendait qu’elle était. Elle avait voulu faire bonne figure devant son nouvel ami, le petit seigneur du Conflans.

Je crois que vous avez raison, Lady Eleanor. Maura disait toujours qu’il y avait des choses que je n’étais pas prête de voir, lors d’un tournoi. Chaque fois que mon frère joutait j’ai fermé les yeux pour ne pas voir ce qui se passerait. Quelle malheureuse fin pour Lord Beurpuits … Il m’était plutôt sympathique à première vue. Dommage que celui qui était favori s’avérait à être nul autre qu’un traitre.

Certaines Lady, qui avaient eu des regards pour ce charmant chevalier dont elle avait oublié le nom, avaient du avoir un léger gout amer qu’il ne soit que le traitre à la couronne. Mestre Wyman lui avait raconté jadis ce qu’avait été la bataille d’Herberouge, mais nul doute subsistait quant au fait que la place avait du regorger de partisan de Damon Feunoyr. Enfin ce ne serait qu’un souvenir parmi tant d’autre, puisqu’il ne devait plus rien rester de la maison de Murs-Blancs. Pour ce qui était du reste de Westeros, elle ne croyait pas un jour mettre les pieds dans les terres arides de Dorne ou dans celle gelés du Nord. Elle ne savait pas ce qui l’y amènerait. Si tout allait bien, elle serait une dame de la maison Vivesaigues, mais le futur était encore très loin, sachant l’âge des deux enfants.


Westeros regorge d’endroit à visiter que je ne pourrais jamais voir. Ne l’on peut que nommer le Murs, dans le Nord. Ou bien de ce qui se trouve encore plus loin de Westeros, comme les contrées exotiques, Braavos, Pentos.


Que des noms qui resteraient que le fruit de son imagination. Elle ne verrait certainement jamais les contrées exotiques. Elle les imaginait donc comme elle le voulait. Pareillement pour le Nord. Le mur resterait à jamais un lieu inimaginable qu’elle ne pourrait visité vu sa position géographique. Enfin, il y avait beaucoup de chose qu’elle n’avait pas encore vue et pour si dire, si proche d’elle. Elle aurait bien le temps de voir plein de vestige inimaginable. Eleanor avait raison. Ils seraient confinés aux portes de la lune quelques temps, si l’hiver ne durait pas trop longtemps. Elle était une enfant d’été et elle appréciait la chaleur, enfin quand elle n’était pas aussi suffocante que celle qu’il y avait eu pendant la canicule.

Espérons que l’hiver ne durera pas aussi longtemps que la canicule. J’avoue préférer la chaleur aux froids. Même si les Portes de la Lune sont un endroit très accueillant, rien ne vaut les Eyrié. J’ai toujours trouvé dommage d’abandonner la forteresse durant les hivers. Quoique je n’en ai vécu qu’un seul.

Enfin, il lui semblait ne pas en avoir vu d’autre depuis sa prime jeunesse. Elle ne se souvenait que de celui qui venait avant le fléau du printemps. Un long hiver dont elle se serait passée. Ses activités y étaient moins intéressantes, puisqu’elle n’avait pas autant de vue que dans le château principal des Arryn. La différence d’âge qu’elle avait avec la Tully n’était pourtant pas énorme. Elle s’était permis bien des choses dans son château. Mais elle avait raison. Rien n’était comparable aux bois sacrés de Vivesaigues.

Je dirais que cet endroit semble même unique. Je n'ai rien vu de comparable comme bois sacré. Celui des Eyrié est bien simple a coté du votre. Pourquoi cela n’était pas bien vu? Aux Eyrié si vous voulez une bonne cachette c’est le bois sacré ou les prisons. Je regretterais certainement et amèrement si mon frère savait que je m’y cache quand elles ne sont pas occupées. Il n'y a pas de mots pour expliquer la vue …


La petite s’était toujours demandé si des prisonniers désespérés s’étaient jetés en bas. Le simple fait d’y penser lui donnait des frissons dans le dos. À une époque, sa sœur l’avait surprise à s’y rendre et elle avait juré de ne jamais y remettre le pied, mais comme son art de prédilection était la discrétion, elle arrivait à s’y faufiler facilement. Revenir dans les terres du petit seigneur la Truite lui ferait toujours un immense plaisir. Elle aimait bien les Tully qui l’avait chaudement accueillit.

Il me fera toujours plaisir de revenir à Vivesaigues. Il ne faut pas dire cela. Je suis certaine que vous apprécierez certaine personne vivant à Winterfell. Je sais qu’il n’y aura pas d’épousailles avant longtemps entre moi et votre frère, mais je sais que le temps venu je saurais m’y faire. Et puis, voilà déjà quelques semaines que je me familiarise avec l’endroit et ces gens. Je ne me souvenais pas d’avoir été dans un quelconque endroit aussi accueillant.

Hautjardin aurait pu l’être, si les membres de chaque famille auraient pu tenter autre chose que de se chamailler et se déchirer.



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