AccueilS'enregistrerConnexion



 

Partagez| .

Il ne faut pas attendre d'être parfait pour commencer quelques choses de bien.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Dim 28 Avr 2013 - 1:46

Hautjardin n’avait jamais été aussi beau selon la petite lionne de Castral Roc et nouvelle rose du Bief. Chaque matin, elle essayait de se persuader que c’était son nouveau chez soi, mais il y avait toujours quelques choses qui lui rappelaient son ancienne maison. Parfois celle-ci lui manquait, et d'autre fois, elle était bien heureuse d’être loin des problèmes de son frère. Le bief était en quelques sortes reposant et elle appréciait sa nouvelle famille. Même si cela faisait trois mois qu’elle vivait désormais parmi les Tyrell, elle avait toujours ce sentiment qu’elle était étrangère à tout cela. Tout ce monde qui lui parlait et ne la jugeait pas comme on le faisait dans l’Ouest. Certes elle avait laissé ses manières d’enfants égocentriques très loin dans le roc. Même après ses trois mois, elle était encore intimidée par le patriarche de la maison Tyrell. Elle avait toujours eu une certaine admiration pour celui qu’on surnomme « Long Dard ». Parfois, elle se sentait vaguement inutile, même si Lady Gysella lui assurait du contraire. Elle avait fait beaucoup depuis qu’elle était ici. Enfin surtout pour ce qui concernait Tristan. Aliénor avait jeté l’éponge depuis leur mariage sur les supercheries de Tristan. Elle-même avait essayé de fuir pour ne pas se conformer à ce mariage. Elle avait réussi à convaincre Tristan d’agir comme un homme et de se montrer à la hauteur de son père, ce que l’héritier n’avait pas pris de temps à faire, pour se montrer assidu et droit.

Les dernières semaines s’étaient montrées pénible. Avec l’attentat contre lord Tyrell, plusieurs avaient été secoué, certainement davantage pour Tristan. Comme si les sept ne voulaient pas épargner l’esprit du jeune Tyrell, la nouvelle était tombée sur la grossesse de la petite lionne. Elle n’en avait pas informé sa propre famille. De peur de briser le cœur de son frère qu’elle aimait tant. Elle le savait fort, mais pourtant, elle ne voulait pas lui rappeler la douleur qu’il avait eu en perdant son fils et sa femme, qu’il avait tant aimé. Le simple fait d’avoir retrouvé la confiance et l’amitié de son frère, ne lui donnait pas envie de lui raconter cette bonne nouvelle que tous racontaient à Hautjardin. Elle trouverait bien un moyen de lui glisser un mot, quand elle aurait l’opportunité. Tous semblaient heureux de cette nouvelle, sauf peut-être son époux lui-même. Chose que la lionne comprenait aisément. Il n’avait jamais été doué avec les choses délicates. Aliénor trouverait certainement son compte à s'occuper d’un bambin … Du moins, elle savait qu’elle aurait tout le soutien des dames de Hautjardin à commencer par Lady Gysella ou l’épouse de Ser Darion.

☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼

Sa dernière aventure dans les villages d’Hautjardin n’avait pas laissé de grande rumeur. Elle s’estimait heureuse que tout ait fini bien, malgré qu’elle ait giflé un des hommes d’Armes des Tyrell. Tristan avait bien aimé son coup direct et l’avait raillé près d’une journée entière sur cet épisode. Elle ne savait pas par quelle magie, elle n’avait pas eu de représailles, mais elle doutait fort que Tristan avait à faire dans cette histoire. Elle n’avait plus repensé à provoquer d’incident et faire ses cents coups. Elle restait désormais très sagement à Hautjardin. Elle passait le clair de ses journées en compagnie des dames ou près de Tristan dans les jardins. Elle s’employait à mémoriser les noms des différentes maisons du Bief. Enfant, elle arrivait à nommer presque toutes les maisons de ses terres natales. Il lui suffisait d’en faire autant pour celles du Bief. Elle prenait souvent place à l’endroit où Tristan s’entrainait. Ils ne s’aimaient pas, mais ils s’appréciaient à force de se côtoyer chaque jour depuis près de six lunes. Peut-être ils ne s’aimeraient jamais, ce qui chagrinerait la petite lionne, mais ils avaient encore des réticences l’un envers l’autre. Elle avait quitté les jardins pour se rendre dans a la loggia du Mestre de la maison Tyrell. Si elle peinait à envoyer un corbeau à son frère, il en était autrement pour celle et ceux qu’elle n’avait pas oublié de son ouest natale. Elle n’annonçait pas cette bonne nouvelle, elle prenait plutôt soin de savoir ce qui se passait dans les alentours. À sa demande, le mestre de la maison lui avait prêté quelques livres que la lionne désirait consulter à des fins strictement informationnelles. Elle s’était enquise au moment même de l’état de santé du patriarche de la maison.

Elle referma la porte derrière elle, et marcha dans les couloirs trop silencieux. Cela lui rappelait les couloirs d’une certaine époque noire à Castral Roc. Chassant ses arrières pensés, elle tourna et fonça sans bien le vouloir dans un homme, échappant les livres qu’elle ramenait de chez le Mestre. Elle releva la tête et se fondit en excuses.


Pardonnez moi, je ne regardais pas où je mettais les pieds.

Ses joues s'étaient empourprées. Depuis la nuit des temps, elle était dotée d’une maladresse qui avait don de l’exaspérer chaque jour.



 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Kealan du Rouvre
Chevalier

Général
"La fin justifie les moyens."



Chevalier du Bief.

♦ Missives : 233
♦ Missives Aventure : 50
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 24/07/1991
♦ Arrivée à Westeros : 18/03/2013
♦ Célébrité : Ioan Gruffudd
♦ Copyright : Danelle
♦ Doublons : Even Corbray, Corwin Rogers, Morgan Kenning
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Veuf
♦ Lieu : Vieux Rouvre
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
340/500  (340/500)


Message Dim 5 Mai 2013 - 9:42

Après la nuit d'hospitalité passée à Noirvallon, Kealan s'était remis en route avec ses compagnons en direction de Hautjardin. Puisqu'il était en voyage, et que la demeure des Tyrell était sur son chemin, autant en profiter pour aller saluer sa sœur. Dès qu'il avait su qu'il serait envoyé en tractations, il avait contacté Rhaella par corbeau, et cette dernière avait évidemment été ravie de le voir prochainement, l'invitant naturellement à venir à Hautjardin quand il le pourrait. Le chevalier s'était déjà rendu là-bas pour des raisons politiques, avec ou sans son défunt frère ou son neveu, mais c'étaient souvent les visites de cœur qui l'emportaient. Rhaella et sa sœur plus âgée Beatrix étaient sans doute les personnes qui comptaient le plus pour lui en ce bas monde. Toutes deux avaient été des mères pour lui après qu'il eut été privé de la sienne, chose facilitée par le grand écart d'âge qui les séparait. Toutes deux étaient mariées et avaient quitté Vieux Rouvre depuis des années, ce qui rendaient les occasions de se voir en personne bien rares. Toutefois, le jeune homme n'était avare de correspondance avec aucune d'entre elles.
En dépit de l'automne qui s'installait et prenait ses aises partout en Westeros, le temps restait clément et doux, même alors que les cavaliers s'éloignaient des montagnes qui marquaient la frontière avec Dorne. De fait, le trajet ne fut pas des plus désagréables. La distance qui séparait Noirvallon de Hautjardin n'était pas si grande, et ils eurent à faire un voyage bien moins long que celui qui les attendait pour rallier le château des Tyrell à Vieux Rouvre. Lorsqu'ils parvinrent sur les verdoyantes et accueillantes terres de Hautjardin, en vue de la Mander, l'après-midi touchait à sa fin. En plus de la visite, ils auraient à demander l'hospitalité pour la nuit, ce qui ne poserait vraisemblablement pas de problème.

En effet, lorsqu'ils parvinrent au château et que Kealan s'annonça, on les fit entrer sans attendre. Une fois que les garçons d'écurie eurent pris en charge les chevaux, le chevalier fut introduit auprès de sa sœur tandis que ses hommes étaient menés aux quartiers qui étaient prévus pour eux. Revoir son aînée fut un véritable bonheur pour le jeune homme. Ils passèrent un long moment à discuter de tout et de rien, aussi bien de sujets sérieux que de choses légères, de sujets abordés dans les missives qu'ils s'échangeaient par corbeau que de nouvelles inédites. Ce faisant, ils se promenèrent longuement dans les jardins, qui offraient un cadre des plus agréables. Malgré toutes les rigueurs que le Bief avait pu traverser, il semblait que l'éclat des parterres fleuris et de la végétation des jardins de la demeure des Tyrell n'en avait nullement pâti. Les fleurs répandaient toujours leurs délicats parfums, étalant leurs couleurs à la lueur du soleil déclinant.
Kealan se sépara de Rhaella le temps d'aller faire un brin de toilette avant le repas du soir, alors que le crépuscule se faisait de plus en plus présent. Il ne désirait pas se présenter à table en tenue de voyage, légèrement maculé de la poussière des chemins. Surtout pas à Hautjardin : tous les Bieffois étaient à cheval sur l'élégance, à des degrés divers, mais il était nécessaire de ne pas faire mauvaise impression sur ses suzerains, bien qu'il ne soit pas un inconnu en ces lieux. Le reste de la soirée se passa pour le mieux, entre un délicieux repas et des discussions agréables. Pour une fois, le chevalier restait simple, sans arrière-pensée, à guetter le moindre faux pas, la moindre information. Quand il alla se coucher, alors que la nuit était tombée depuis longtemps, il se sentait simplement heureux.


¤ ¤ ¤

Le lendemain, il décida de passer encore une journée à Hautjardin, comme sa sœur l'y avait invité. Cela permettrait aux chevaux et aux hommes de se reposer par la même occasion. A nouveau, le temps était au beau fixe, et la plupart des résidents du château devaient se trouver dans les jardins. Autant en profiter avant que l'automne décide d'installer ses rigueurs les plus sévères, ou que l'hiver ne vienne. Le Bief restait une région clémente, mais qui pouvait deviner si la saison froide serait très rigoureuse ou plus douce ? Les mestres de la Citadelle, peut-être, encore que Kealan reste dubitatif sur le fait de se fier totalement à leur jugement. Mieux vaut prévenir que guérir, comme disaient certains.
Après un bon petit déjeuner, le chevalier décida d'aller rejoindre Rhaella aux jardins. Il connaissait le chemin, et n'avait nullement besoin d'un serviteur ou d'un page pour le guider. Au détour d'un couloir cependant, il fut percuté par quelqu'un. Surpris, il recula d'un pas, prêt à réprimander le serviteur qui aurait eu la maladresse de lui foncer dessus. Mais les reproches moururent aussitôt dans sa gorge, alors qu'il se rendait compte que ce n'était nullement un larbin qui se trouvait face à lui, mais une ravissante jeune femme aux cheveux blonds et aux yeux clairs. Il n'eut nul mal à la reconnaître, rien que sa chevelure d'or pouvant parler pour elle : il s'agissait de la jeune lady Aliénor Lannister, frère de lord Tybolt et récemment mariée à l'héritier de Hautjardin. Tandis qu'elle s'excusait de sa maladresse, le chevalier lui sourit et se pencha pour ramasser les livres qu'elle avait dans les bras, et qu'elle avait laissé tomber. Au lieu de les lui rendre, il les garda à la main. Il pourrait bien les lui porter, quelque chose dans sa façon d'être lui disant curieusement qu'elle n'était pas au mieux de sa forme. Peut-être quelque chose au fond de ses yeux qui trahissait des préoccupations... Le jeune homme n'en était pas sûr, mais il avait ce sentiment au fond de lui, et il avait naturellement un instinct plutôt fiable.


« Il n'y a pas de mal, lady Aliénor. Je suis ser Kealan du Rouvre, pour vous servir.

Il n'avait pas grandement eu l'occasion de côtoyer la nouvelle rose jusque là. Le mariage était assez récent, et retenu à Vieux Rouvre par ses obligations, quand bien même les deux fiefs étaient voisins, il n'avait guère eu le loisir de voyager à sa guise. Les Fer-nés y avaient bien veillé, en mettant la pression de leurs raids sur la côte. Toutefois, Rhaella lui avait écrit quelques lignes à son sujet, en bien. Elle semblait être une personne agréable, et quand bien même Kealan se fiait au jugement de sa sœur, il ne tenait qu'à lui de se faire sa propre opinion. C'était en quelque sorte devenu son credo : ne pas se fier aveuglément au jugement des autres lorsqu'on peut se faire sa propre idée.
Peut-être la jeune femme se sentait-elle encore perdue dans son nouveau monde, après avoir quitté Castral Roc ? Leurs régions avaient beau être voisines, le Bief avait ses mœurs particulières, un goût du paraître que le Roc ne partageait probablement pas.


- Je n'avais encore jamais eu le plaisir de réellement vous rencontrer, ma dame. Peut-être m'accorderez-vous quelques mots ? Je peux vous accompagner là où vous vous rendiez, s'il vous agrée, je pourrai en profiter pour vous aider à porter ces livres. »




Maison du Rouvre.
"Nos racines sont profondes."

Spoiler:
 


Possibilité de jouer des membres de la maison du Rouvre, me contacter!
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Lun 6 Mai 2013 - 15:43

Elle était dotée d'une maladresse qui n’échappait à personne. Ainsi cantonné dans son esprit, elle arrivait rarement à en sortir. Elle savait qu’elle aurait pu faire attention, mais elle était heureuse que l’on ne lui tienne pas ombrage de ce léger accident. Elle était habituée à la courtoisie des hommes, mais elle toujours un doute quant à la sincérité de la chose. Quelle impudence de reprendre les livres des mains de ce jeune chevalier. Elle ne se serait jamais permise. Elle cherchait loin dans son esprit si elle le connaissait. Son visage lui semblait familier, mais son nom lui était inconnu. Elle balbutia se demanda comment il pouvait connaitre son nom. Pauvre petite écervelée qu’elle pouvait être … La rumeur avait certainement couru à travers les familles du Bief que Léo Tyrell avait accepté la proposition du Jeune Lion de Castral Roc. Et puis cela faisait trois mois, qu’elle vivait chez les Tyrell, mais elle s’était tenue très tranquille. Elle ne s’était pas encore trop montrée à Hautjardin. Contrairement du Roc, elle n’avait pas envie que l’on la remarque. Elle préférait être le fantôme des couloirs. Elle y arrivait la plupart du temps, quand elle ne fonçait pas dans les gens de la maisonnée. Un mince sourire s’accrocha au visage de la jeune rose.

Je suis heureuse de pouvoir enfin de faire votre connaissance et de vous rencontrer, Ser Kealan. Lady Rhaella m’a beaucoup parlé de vous. En bien, je vous assure.

Elle s'était penchée pour ramasser les livres du mestre, mais le chevalier s’était empressé de le faire. Elle avait murmuré un remerciement assez audible pour que le chevalier l’entende. Elle avait voulu bien faire à allant les mener directement à la bibliothèque des Tyrell, où elle les déposerait avant d’aller prendre un peu d’air. Autant profiter des journées où la pluie n’était pas invitée. Elle avait l’impression que c’était qu’une question de temps avant que le froid prenne place. Quoiqu’elle n’en savait rien concernant le Bief. À Castral Roc, les journées étaient beaucoup moins chaudes, en automne. Enfin, dans ses souvenirs de jeune enfant, il n’avait pas de journée très chaude, sauf durant la grande canicule.

En bien certainement. La pauvre petite lionne avait eu du mal à s’acclimater les premières semaines et elle avait le soutien de dames qu’elle connaissait, comme l’épouse de Ser Darion et même la dame de Hautjardin, qui avaient pris bon temps pour aider la petite lionne à s’adapter. Et avec les dernières nouvelles qui étaient tombé à Hautjardin, elle aurait certainement besoin de tout le support de la famille. Elle ne comprenait pas la gentillesse des gens du Bief . . . Elle avait finis par se dire que c’était parce qu’ils ne connaissaient pas la Aliénor de Castral Roc. Les gens avaient toujours été quelques peu méfiants avec elle et elle était loin de mal le prendre. Elle pouvait être tout un phénomène si elle le voulait. Ses joues s’empourprèrent et elle eut un mince sourire.

Je suis ici que depuis trois lunes et j’avoue ne pas trop m’Exposer encore. Disons que pour la plupart des gens je suis une étrangère à leur terre. Je ne voudrais certainement pas vous importuner. Si vous y tenez, je veux bien vous accordez quelques mots. J’allais amener ces livres dans la bibliothèque. Je voulais les consulter plus tard et profiter du fait que la pluie ne tombait pas pour prendre un peu d’air.


Rien ne lui faisait plus plaisir que de prendre l’air et respirer. Partagée entre les malaises et les nausées, cela lui permettait de prendre un répit. La blondinette avait eu dans les dernières semaines un teint plutôt pale, mais le mestre prenait grand soin de la petite lionne. Elle donna le ton de marche et regarda son interlocuteur. Il y avait longtemps qu’elle n’avait pas discuté avec un homme autre que le patriarche ou son époux lui-même. Elle n’était pas à l’aise devant les gens qu’elle ne connaissait pas. Surtout qu’elle voulait toujours faire bonne impression. Elle ne voulait pas que l’on lui reproche quoique ce soit. Elle avait un lourd passé dans les terres de l’Ouest, elle n’en voulait pas autant dans les terres du Bief. Elle se contenterait de la dame à en devenir.

Vous avez déjà voyagée hors du Bief ?

Une question bien bizarre, pour une première rencontre. Avec Aliénor rien n'était bizarre. Elle avait la curiosité d’un enfant, même à cet âge. C’était son moyen de voir s’il n’avait pas voyagé dans les terres de l’Ouest. Moyen peu efficace, elle le pressentait.



 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Kealan du Rouvre
Chevalier

Général
"La fin justifie les moyens."



Chevalier du Bief.

♦ Missives : 233
♦ Missives Aventure : 50
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 24/07/1991
♦ Arrivée à Westeros : 18/03/2013
♦ Célébrité : Ioan Gruffudd
♦ Copyright : Danelle
♦ Doublons : Even Corbray, Corwin Rogers, Morgan Kenning
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Veuf
♦ Lieu : Vieux Rouvre
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
340/500  (340/500)


Message Jeu 9 Mai 2013 - 23:41

Kealan emboîta le pas à la nouvelle Tyrell. Elle avait dit vouloir emporter ces livres à la bibliothèque, avant de se rendre aux jardins. Il ferait un peu patienter sa sœur en tenant compagnie à la jeune femme, mais peu importait. Rhaella ne lui en tiendrait pas rigueur. Il était curieux d'apprendre à connaître lady Aliénor, et il savait combien il était bénéfique de côtoyer les familles suzeraines et d'avoir de bonnes relations avec eux. Il s'y était appliqué dès ses jeunes années, mais après le meurtre de son frère, il avait changé de caractère pour devenir plus calculateur et manipulateur, ce qui avait renforcé son idée. Il était moins gauche et maladroit dans ses manœuvres depuis lors, et il savait comment s'y prendre. Néanmoins, il ne nourrissait aucune male intention à l'égard de son interlocutrice : il était simplement curieux. Si cela pouvait lui mettre à l'oreille quelques intéressantes informations, ce serait encore mieux.
Ce fut lady Aliénor qui lança la conversation, en lui demandant s'il avait déjà voyagé hors du Bief. C'était le moins que l'on puisse dire, il avait fait des séjours dans la plupart des régions de Westeros, même brièvement. Il n'y avait sans doute que le Nord, Dorne et les Iles de Fer où il ne s'était jamais rendu. Bien sûr, les raisons de ces voyages avaient été diverses, que cela soit pour des raisons politiques ou encore pour des tournois. Le fait est qu'il avait eu la chance de voir autre chose que les limites du fief familial, comme c'était le cas de beaucoup de femmes qui ne le quittaient que pour se marier.


« Oui, ma dame. J'ai déjà voyagé dans l'Ouest, le Conflans, les Terres de la Couronne et même vaguement l'Orage. Ce n'était pas dans le but d'explorer le monde, mais bien souvent pour des déplacements politiques avec feu mon frère aîné, lorsqu'il était encore lord de Vieux Rouvre, ou encore pour des tournois. Actuellement, je me déplace surtout dans le Bief lorsque mon neveu a une tâche à me confier auprès des autres seigneurs de notre région. Mais avec tous les évènements qui ont secoué notre fief, entre la sécheresse, le Fléau puis les attaques des Fer-nés, je passe le plus clair de mon temps là-bas, à conseiller mon seigneur et à panser les plaies de Vieux Rouvre. Nos gens, petit peuple compris, attendent de nous que nous prenions soin d'eux.

Une tâche dont le chevalier s'acquittait avec le plus grand sérieux. Il avait compris depuis longtemps que la clé d'un fief prospère et sain, c'était de traiter son peuple avec soin, justice et droiture. Son frère Geoffroy le lui avait enseigné, de son vivant, bien qu'il n'y aie pas accordé autant d'importance à l'époque que présentement. Dans un domaine où le peuple était malmené, il y avait toujours un risque que les petits se retournent contre les grands. Par ailleurs, c'étaient de ses gens qu'un fief tirait ses richesses, notamment agricoles. S'ils n'étaient plus là pour cultiver la terre, tout le monde aurait à souffrir de la faim. Pour l'heure, le jeune homme exhortait son neveu à reconstruire ce que les Fer-nés avaient détruit, et à engranger des réserves pour l'hiver à venir, autant que possible. Les opérations de reconstruction qu'ils avaient menées jusque là avaient trouvé un écho des plus favorables parmi la population.
Mais il n'allait pas assommer la jeune femme de ces considérations politiques, ni de sa façon de gérer un fief. Il voulait plutôt apprendre à mieux la connaître. Sa sœur ne s'était pas étendue en long en large et en travers à son sujet, même si elle lui avait parlé de la nouvelle venue. C'était donc un occasion de mieux cerner son interlocutrice.


- Vous plaisez-vous dans le Bief, ma dame ? Même si c'est une région voisine de l'Ouest, elles restent très différentes l'une de l'autre...

Bien entendu, Kealan n'ignorait pas que lady Aliénor était une Lannister de naissance. Il n'avait jamais approché cette famille en personne, ses brefs voyages dans l'Ouest étant restés cantonnés quasiment à la frontière des deux régions. En somme, il n'en savait que ce qu'il en avait entendu, et ce qu'on lui avait rapporté. Il se demandait si Castral Roc manquait à la jeune femme. C'était sans doute le cas, la plupart des jeunes mariées avaient le mal du pays dans les premiers temps. Certaines l'avaient même durant toute leur vie. Pourtant, le Bief était une région agréable à vivre, moins austère que pouvaient l'être ses contrées natales. Mais il n'était jamais facile de quitter ce qu'on connaissait, et les êtres qu'on chérissait. Lui-même, bien que n'ayant jamais vécu cela, avait été très touché par le départ de ses sœurs lorsqu'elles avaient dû se marier.

- Hautjardin est un endroit très agréable. Lorsque j'en ai l'occasion, je viens toujours rendre visite à ma sœur aînée, Rhaella. J'en ai bien moins l'occasion que je ne le souhaite, hélas, mais au moins nous écrivons-nous régulièrement. En tous les cas, c'est toujours un vrai plaisir de venir ici.

Le chevalier jeta un discret coup d'oeil aux livres qu'il portait dans ses bras. Il était curieux de savoir à quoi la jeune femme pouvait s'intéresser. Pour sa part, il était plutôt bibliophile. Depuis bien longtemps, il écumait la bibliothèque de Vieux Rouvre, qui était assez vaste pour qu'il puisse être certains d'être encore loin d'en avoir parcouru l'intégralité. Tout l'intéressait, et il avait appris avec l'expérience qu'un rien pouvait parfois s'avérer utile pour servir ses projets. Lady Aliénor tentait-elle de noyer son mal dans un autre monde, fait d'encre et de parchemin ? Le fond de ses yeux cachait quelque chose. Un secret, peut-être ? Il pouvait se targuer d'être perspicace, et il n'était pas impossible qu'il aie son avis sur cette question d'ici à ce qu'il la quitte.

- Je crois deviner que vous aimez lire. Quels sont vos sujets de prédilection ? Je suis moi-même un grand amateur de livres de toutes sortes. »

Si elle s'y montrait encline, Kealan pourrait la questionner sur son Roc natal. De ce fameux château, il n'avait que des récits rapportés ou les comptes-rendus des livres. Maintenant qu'il avait sous la main quelqu'un qui y avait vécu, sans doute pourrait-il jouir d'une description plus vivante, plus personnelle, plus impliquée. On ne savait jamais trop de choses, de cela il était certain.




Maison du Rouvre.
"Nos racines sont profondes."

Spoiler:
 


Possibilité de jouer des membres de la maison du Rouvre, me contacter!
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Lun 13 Mai 2013 - 0:06

Elle était étonnée de voir qu’elle pouvait être quelques peu intéressants. Elle ne participait pas entièrement à la vie du château, mais tentait bien que mal d’y mettre un peu de présence. Quelques chevaliers s’étaient présentés à elle, autant pour certain seigneur, mais elle était surprise de voir, qu’elle suscitait parfois la curiosité des gens. Si elle n’était pas familière à tout, elle savait tout de même bien des choses. La dernière phrase du chevalier avait ramené à la petite lionne de Castral Roc, dans une discussion qu’elle avait eue jadis avec son frère à une époque, où il l’avait préparé à confronter l’idée d’un mariage. Du plus loin qu’elle pouvait se rappeler, elle était appréciée quand elle passait chez les artisans de Port-Lannis. Même si c’était dur de détester la petite lionne, il y avait bien quelques incartades dans les rues les plus agités du port. Un jour où l’autre, il fallait se sacrifier pour ses gens. La venue des fer-nés avaient chamboulés bien des choses et mis des villages en fort mauvais état. Les cotes n’avaient pas été épargnées et son frère pour mettre fin à tous cela et se trouver un allié dans cette guerre avait eu besoin d’une alliance avec les Tyrell. Les gens de l’Ouest, et du Bief avaient subi des pertes importantes et dans ce genre de moment ils s’appuyaient sur le soutien de leur suzerain respectif. Un jour, elle serait amenée à épauler son époux dans ce rôle. Elle espérait seulement en être à la hauteur.

Pour ce qui en était du Bief, elle s’y plaisait plutôt bien. Elle avait quelques peu de misère à s’orienter ce qui lui avait valu quelques petites aventures riches en émotions, mais sinon, elle aimait bien cette région, bien plus accueillante que ses terres natales de l’ouest. La première fois qu’elle avait mis les pieds dans les terres des Tyrell, c’était au tournoi de Cendreguée, auquel son père avait concouru avec son frère ainé. Elle avait apprécié la splendeur de Hautjardin. A peine trois ans plus tard, elle avait fait un court voyage, pour rencontre sa nouvelle famille et la voilà marier et future mère d’un fils du Bief.

Je m’y plais beaucoup, Ser Kealan. Le Bief me ressemble bien plus que l’ouest, je dois dire. Enfin peut-être que l’effervescence de Port-Lannis, me manquera davantage que Castral Roc.

Elle n’avait pas encore trouvé à Hautjardin une ville comme Port-Lannis. Les dernières fois qu’elle y avait mis es pieds, les fer-nés avaient attaqué à ville. Le port était plongé dans la peur, mais elle était certaine qu'une fois les fer-nés vaincus, la ville redeviendrait celle qu’elle avait connu à une époque, ou elle était bien plus volage. Le chevalier avait cette chance qu’elle n’avait pas. Même si elle ne pouvait encore très bien située la demeure de ce dernier sur une carte, il avait cette chance que sa famille n’était pas si loin. Sa sœur était chez les Baratheon très loin à Accalmie, et ses deux frères étaient tout deux à Castral Roc. Enfin il avait l’avantage aussi de pouvoir se déplacer à sa guise. Pour une femme seule le voyage serait beaucoup plus dangereux.

Vous avez de la chance, tout de même. Lady Rhaella n’est pas si loin de vieux Rouvre. Ma sœur est à Accalmie et mes frères sont tous les deux à Castral Roc. Cela me demanderait beaucoup de voyager de telle distance. Surtout dans l'état que je serais bientôt.

Elle eut un sourire lorsqu’il avança qu’elle aimait la lecture. S’il savait. À une époque, si elle ne faisait pas de mauvais coup, elle épluchait les livres de Castral Roc. Elle avait toujours eu une imagination fertile et c’était dit à une époque, si elle les lisait tout, elle découvrirait un livre sur les secrets de sa famille et qu’elle y découvrirait des passages secrets. Son père l’avait laissé faire. Il préférait la voir dans la grande bibliothèque plutôt que de trainer par ci et par la à faire les quatre cent coups. Elle espérait que les livres qu’elle avait empruntés à Mestre Tipsel lui serviraient à enrichir ses connaissances sur la famille Tyrell et qui plus est sur ses vassaux. Elle en connaissait plusieurs pour en avoir rencontré quelques Lords et d’autres, par réputation qu’il offrait, mais elle se devait de les connaitre tous.

Je ne puis donc rien vous cacher. J’aime bien lire. Cela me permet d’accroitre ma connaissance et parfois de m’évader dans un monde qui n’est que le mien. Les ouvrages que vous tenez n’ont rien de vraiment spécial. J’ai simplement demandé à Mestre Tipsel s’il pouvait me prêter quelques ouvrages afin que je me familiarise avec les diverses maisons du Bief. Il serait mal aisé pour une rose de Hautjardin de ne point connaitre ses vassaux. Surtout si un jour, elle devait être la première dame de Hautjardin. Même si certain qualifierait ce genre d’Activité d’inintéressant, je m’y adonne avec sérieux. Et si je puis en savoir davantage sur les lords qui occupent les différentes maisons, j’en suis ravie.

Du moins quand elle ne se sentait pas fatiguée. Depuis que le mestre avait fait tomber le verdict, tous se réjouissaient de la venue d’un futur héritier. Tous sauf la mère qui en avait déjà assez L’on l’Avait bien cru malade il y a quelques temps jusqu’à ce que l’on se rende compte qu’il en était autrement. Et puis, c’était beaucoup mieux qu’elle passe du temps dans cette bibliothèque plutôt qu’avec les autres dames de la maison. Lady Gysella autant que la sœur du chevalier auraient découvert ses piètres talents de couture. Sa sœur avait tout fait pour qu’elle soit habile dans cet art, mais Aliénor ne s’y était jamais trouver une réelle motivation. Surtout que les aiguilles et elle, étaient loin de faire bon ménage.

Vous me direz, que je peux bien avoir le loisir de coudre ou autres activités de ce genre, mais je n’ai jamais été doué vraiment pour cela. Et encore moins, pour la musique. À castral Roc, je pouvais m’endormir dans la bibliothèque, sans que l’on remarque mon absence. Et puis cela me permet de faire passer le temps, lorsque mon époux s’entraine avec les autres chevaliers de la maison.

La petite enfant chérie des lions de Castral Roc avançait lentement vers sa destination. Il était inutile selon elle de précipiter et de se débarrasser par le même fait du chevalier qui se trouvait fort galant avec elle. Enfin, rare avait été ceux qui ne l’avait pas bien accueilli dans cette région de Westeros.

Et vous quel genre de lecture vous attire?

Aliénor était aussi de ceux qui aimaient les histoires en tout genre, mais elle était certaine que le chevalier préférait des sujets bien particuliers.



 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Kealan du Rouvre
Chevalier

Général
"La fin justifie les moyens."



Chevalier du Bief.

♦ Missives : 233
♦ Missives Aventure : 50
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 24/07/1991
♦ Arrivée à Westeros : 18/03/2013
♦ Célébrité : Ioan Gruffudd
♦ Copyright : Danelle
♦ Doublons : Even Corbray, Corwin Rogers, Morgan Kenning
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Veuf
♦ Lieu : Vieux Rouvre
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
340/500  (340/500)


Message Jeu 16 Mai 2013 - 22:36

Apparemment, la fille du Roc ne voyait aucun inconvénient à répondre aux questions de Kealan et à discuter tranquillement. Lorsqu'elle lui répondit que le Bief lui convenait mieux que l'Ouest, il nota malgré tout quelque chose au fond de ses yeux, qui démentait peut-être ses propos. Après tout, qui n'avait pas une pointe de mal du pays, dans pareille situation ? En théorie, tout le monde ressentait cela en quittant son chez soi pour un endroit inconnu. La jeune femme lui apprit que Port-Lannis lui manquerait sans doute davantage que Castral Roc. Peut-être était-ce naturel pour une personne de son sexe. Certaines sources disaient que la forteresse troglodyte était un rien sinistre... Il n'était pas très difficile de comprendre qu'une ville animée ou une région clémente avaient plus d'attrait aux yeux d'une femme que le Roc.

« Je n'ai jamais été à Port-Lannis, je ne peux donc pas vraiment me représenter la ville, si ce n'est pas les on-dit et ce que les livres m'apprennent. Je me suis cantonnés aux fiefs les plus au sud de votre région natale, comme Crakehall... C'étaient bien souvent des affaires politiques qui m'y amenaient. Pourtant, j'ai du sang de l'Ouest dans les veines : ma mère était une Marpheux de Cendremarc. Je ne l'ai pratiquement pas connue, elle est morte en couches lorsque j'avais deux ans, en donnant le jour à un garçon mort-né... Ce sont mes sœurs qui m'ont élevé à sa place, dont Rhaella. Mais assez parlé de tout ça, je ne veux pas vous assommer avec ces histoires sur mon passé. Je n'ai jamais vu Castral Roc, je n'ai fait que lire des choses le concernant... Comment est-ce ?

Une simple curiosité de sa part, comme des années auparavant il avait questionné dans le même sens lady Cylia Stark à propos de Winterfell, durant le tournoi de Port-Réal. Lady Aliénor lui dit qu'il avait de la chance d'avoir sa sœur si proche de Vieux Rouvre, finalement. Certes, l'idéal aurait été de l'avoir toujours auprès de lui, mais il fallait avouer qu'en comparaison de la nouvelle rose, il avait au moins sa famille plutôt près de lui. La dernière partie de sa phrase fit tiquer le chevalier. Il avait entendu quelques rumeurs de couloirs qui passaient entre les serviteurs. Le genre de chose que la plupart des grands ignorait sciemment, mais qu'un homme comme lui écoutait attentivement. On apprenait tellement de la part des serviteurs... Et la rumeur en question laissait entendre qu'une petite rose allait éclore dans quelques lunes à Hautjardin. Une bonne nouvelle, à n'en pas douter, mais qui ne faisait pas de vagues. Un désir étrange de taire cette annonce, ou d'éviter de l'ébruiter, peut-être ?

- Pardonnez-moi de vous demander cela... Peut-être est-ce un peu cavalier de ma part, mais... seriez-vous enceinte ? J'ai entendu quelques rumeurs, mais les serviteurs jacassent constamment, à Hautjardin comme ailleurs... Si c'est le cas, permettez-moi de vous adresser mes plus sincères félicitations. Je n'ai malheureusement pas eu la joie d'être père, pour l'heure, ma défunte épouse ayant connu le sort de ma mère. Mais je suis certain que ce sera une raison de liesse pour tout Hautjardin.

Quand la jeune lady lui confia s'intéresser aux maisons du Bief, il ne put que la féliciter. Ce n'était potentiellement pas la lecture la plus intéressante à première vue, mais c'était néanmoins très utile lorsqu'on évoluait dans un milieu un tant soi peu politique, et d'autant plus lorsque son époux était un jour appelé à être le seigneur suzerain de la région... Bien connaître ses vassaux, ses amis et ses ennemis, voilà qui était la clé du pouvoir. Entre autres choses. Kealan ne serait pas homme à dire que le trop plein d'informations pouvait nuire. Lui-même veillait à rester dans l'ignorance sur le moins de sujets possible.
Il s'avéra qu'il partageait avec son interlocutrice l'amour de la lecture. Pour sa part, ce n'était pas forcément par envie de se distraire et de s'évader que d'apprendre. Cela ne les empêcherait pas d'avoir des terrains d'entente. Le chevalier ne put s'empêcher de sourire quand il l'entendit dire qu'elle s'endormait dans la bibliothèque lorsqu'elle vivait encore à Castral Roc. Lorsqu'il était plus jeune, cela lui était également arrivé quelques fois. Il devait même avouer que, de temps à autres, le sommeil parvenait encore à le prendre en traître lorsqu'il veillait tard la nuit, le nez dans un quelconque volume pour en tirer une substance utile et enrichissante. Il se réveillait parfois bien plus tard, sa chandelle consumée jusqu'au bout, la cire ayant coulé partout, et la marque de la rainure du livre incrustée dans la joue. Généralement, cela le laissait tout courbaturé et mal reposé... le prix de la connaissance !


- Je ne suis pas exigeant, mais les ouvrages qui m'intéressent le plus sont ceux d'histoire, de généalogie, de géographie, ou encore de stratégie militaire... J'aime beaucoup les légendes également, surtout pour ma distraction personnelle... Mais quelqu'un de ma connaissance me disait souvent que les légendes étaient des leçons. Je crois qu'il n'a pas tout à fait tort.

Pourquoi cacher ses goûts à lady Aliénor ? Elle ne lui ferait sans doute jamais grand tort. Nul doute que si la même question lui avait été posée par lord Vyrwel, par exemple, il aurait répondu avec bien moins de franchise... Il était assez intéressé par ce que la jeune femme lui avait dit concernant les loisirs coutumiers des dames de haut parage. Dans le Bief surtout, ne pas goûter à ce genre de passe-temps était particulier. La belle n'était cependant pas native de cette verte région, ce qui pouvait expliquer les choses, mais en cela elle devait sans doute se détacher d'une grande partie de son entourage... Mais en ce cas, mis à part la lecture dont elle venait de lui parler, à quoi pouvait-elle bien passer ses journées ?

- Vous n'avez sans doute pas la lecture pour seul passe-temps, je me trompe ? Quelles activités aimez-vous pratiquer ? Une de mes nièces apprécie la fauconnerie, une autre l'équitation... Mais toutes pratiquent la broderie et les activités de ce genre. Si vous n'appréciez pas cela, nul doute que d'autres choses doivent vous accaparer. N'y voyez aucune tentative de jugement de ma part, simplement de la curiosité. »

Mieux valait pour elle qu'elle ne soit pas trop mordue d'équitation ! Kealan savait que c'était une chose fortement déconseillée aux femmes enceintes, pour l'avoir appris lorsque sa défunte épouse attendait un enfant. Si c'était le même « mal » qui frappait l'ancienne lionne, elle en serait privée pendant de longues lunes...




Maison du Rouvre.
"Nos racines sont profondes."

Spoiler:
 


Possibilité de jouer des membres de la maison du Rouvre, me contacter!
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Dim 19 Mai 2013 - 18:27

Les On dit-on était trop général. Ce que les livres racontaient, n’exprimaient en rien ce qui était vraiment réel. Elle avait lu bien des choses sur port-Lannis et pourtant elle aurait dit que la moitié était vraie. Pourtant, cette ville lui rappelait de bon comme de mauvais souvenir. Si ce n’était que cette vague après-midi dont les fer-nés avaient gâché en s’attaquant à la flotte de son frère. Si les livres résumaient mal la ville des Lannister, ils décrivaient avec brio Castral Roc. L’évocation de la maison de Crakehall eut un effet de frisson. Sa mésentente avec Tristan avait commencé là-bas et comme la bêtise n’était pas passée inaperçue, elle doutait fort que le chevalier n’en ai entendu quelques bribes.

Ma mère est morte alors que je n’Avais que trois ans. Elle était une Lefford et très appréciée dans l’Ouest. Elle aussi est morte en mettant au monde un enfant, mais pour notre époque ce n’est qu’un funeste destin que l’on peut partager. Fidèle à ce que l’on raconte dans les livres. Une immense forteresse troglodytes Dans le château il y a le Hall des Héros qui surplombe et où l’on y enterre nos morts. Nous avons un jardin de pierre qui sert de bois sacré. Castral Roc a connu des jours moins sombres. Enfin tout est très différent d’ici. Ce n’Est pas autant floral et accueillant que peut-être le Bief. Petite je m’assoyais au bord des falaises et je regardais les vagues s’abattre sur les rochers. Je donnais des sueurs froides à mes gardes tant j’étais impressionné du spectacle chaque fois. J’avoue que c’est la seule chose qui me manque avec Port-Lannis. Et comment est vieux Rouvre? Aussi charmant que Hautjardin ?

Elle ne s’ennuyait pas beaucoup de Castral Roc, uniquement parce qu’elle n’Avait jamais réussi à avoir une place comme elle avait désormais. Le chevalier ne voyait pas la même Dame qu’elle avait été jadis à Castral Roc. Certaine qu’il aurait voulu lui rompre le cou comme l’on certainement déjà voulu ses frères. Enfin, il fallait bien que jeunesse se passe. Elle eut un sourire lorsqu’il évoqua certaine rumeur de Hautjardin. Le mal dans les grands châteaux était tous les domestiques qui pouvaient déformer la vérité à force de la propager. Elle s’était avancée sur le sujet sans bien le vouloir. Elle évitait le sujet avec le concerné qui n’était nul autre que son époux. Elle ne pouvait lui en vouloir de craindre la venue d’un enfant. Un sourire s’afficha sur ses lèvres. Elle avait connu pire, et bon c’était de sa faute d’avoir émis en avant la possibilité qu’une petite rose puisse éclore à Hautjardin.


Ce n’Est rien soyez-en rassuré, vous n’êtes pas le premier qui me le demande depuis le temps. Les serviteurs de toute bonne maison jacassent toujours trop sur ce genre de nouvelle. Il y aura bien une petite rose à Hautjardin dans quelques lunes. Vous me voyez désolée du sort de votre épouse Ser Kealan. Ce sera certainement Lord Tyrell qui sera heureux de voir ses premiers petits-enfants. Puis-je vous faire confiance pour ne point ébruiter la nouvelle ? Pour l’instant elle ne se propage que dans les murs de Hautjardin et j’aimerais qu’il en reste ainsi pour quelques temps encore.


Elle n’avait pas envie que la nouvelle se ramasse à Castral Roc, sans qu’elle en ait informée son frère. Elle ne savait pas encore quel mot utilisé pour mettre au courant son frère qui était veuf depuis quelques lunes. Il avait perdu lui-même son enfant et Aliénor craignait sa réaction encore. Elle ne voulait pas ouvrir une plaie qui venait peut-être de se refermer après quelques lunes et même si peu. Enfin, elle était heureuse de savoir qu’elle ne semblait pas parler sans intérêt. Elle était même heureuse de voir que ses intérêts convergeaient avec celle de son interlocuteur. Elle était bien moins attachée aux stratégies militaires quoiqu’elle avait toujours apprécie les discours de son défunt père.

Nos intérêts sont presque semblables, Messer, vous me pardonnerez de ne point prêter attention aux livres de stratégie militaire. Pour cette partie je préférais m’introduire dans la grande salle où mon père convoquait ses vassaux. Pour ce qui est des légendes, mon père disait qu’il fallait tout d’abord démêler le vrai du faux avant tout, pour trouver la bonne leçon. Il connaissait mon imagination assez fertile à l’époque pour inventer quoique ce soit. J’ose au moins croire que vous connaissez la Légende de Lann le Futé?

Le fondateur de la maison de Castral Roc était bien connu pour avoir pris la maison par sa ruse. Aliénor avait toujours trouvé la légende un peu trop farfelu. Même enfant, elle n’Avait jamais cru réellement que Lann le Futé avait volé l’or du Soleil pour s’en orné la tête. Ses cousins avaient par contre réussi à lui faire croire pendant des années que son spectre hantait la salle des Héros. Enfin c’était une époque bien révolue.

Elle aurait été beaucoup plus choyé d’être un homme. Ses passe-temps étaient loin des dames conventionnelles quoique son père ait bien voulu cela plutôt qu’une enfant dure à comprendre. Même s’il s’était persuadé pendant des années qu’elle ressemblait à sa mère feu lady Lannister, il s’était trompé. Elle savait ses activités désormais restreindre. Avec la santé fragile qu’elle avait toujours eue, le mestre de la maison Tyrell s'était bien laissé le droit de la mettre en garde et d’en avertir son époux de la surveiller. Ses passe-temps avaient toujours été quelques peu bizarre. Elle n’irait pas raconter ses mésaventures de jeunesse. Ce n’était pas son genre.

Il fut un temps pour m’occuper, mon père m’offrit un étalon dont j’entrepris de le dresser moi-même avec l’aide du vieux palefrenier de Castral Roc. La lecture sera certainement un passe-temps pour les prochaines lunes. Le mestre ayant bien veillé à me faire part que monter Tempête pourrait dangereux. Je ne pourrais qu’approuver avec le tempérament qu’il a. Peut être n’aurai-je donc pas de chance et je devrais tenter la broderie.

Elle voyait bien lady Gysella et ou même Lady Rhaella rirent de ses piètres talents et de son impatience. Et puis ce ne serait qu’une question de temps, après elle aurait de quoi occuper ses yeux toutes la journée et nul doute que viendrait bien d’autres passe-temps avec la venue d’une petite rose à Hautjardin. Elle espérait vaguement un fils, question d’Assurer encore la lignée de son époux, mais elle ne se plaindrait pas d’une petite fille.



 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Kealan du Rouvre
Chevalier

Général
"La fin justifie les moyens."



Chevalier du Bief.

♦ Missives : 233
♦ Missives Aventure : 50
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 24/07/1991
♦ Arrivée à Westeros : 18/03/2013
♦ Célébrité : Ioan Gruffudd
♦ Copyright : Danelle
♦ Doublons : Even Corbray, Corwin Rogers, Morgan Kenning
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Veuf
♦ Lieu : Vieux Rouvre
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
340/500  (340/500)


Message Dim 26 Mai 2013 - 17:45

Kealan voulait bien croire que l'Ouest était moins accueillant que le Bief. Il avait pu le constater de ses yeux lorsqu'il s'y était rendu, bien qu'il soit bien loin d'en avoir vu la plus grande partie. C'était une région montagneuse qui devait avoir sa beauté propre, à n'en pas douter. En entendant lady Aliénor parler, le chevalier eut le sentiment qu'elle avait dû être une jeune fille pleine d'énergie, du genre à ne pas tenir en place. L'était-elle toujours ? Si ce type de comportement pouvait déjà paraître déplacé dans l'Ouest, il ne fallait même pas l'imaginer dans le Bief, où les mœurs de la noblesse étaient encore plus exigeantes et codifiées qu'ailleurs... Par moments, on aurait presque pu croire qu'il s'agissait de la région où les contes prenaient vie. Les contes parlant de preux chevaliers sur leur blanc destrier, prêts à voler au secours de la veuve, de l'orphelin et de la demoiselle en détresse, en tout cas. Les récits enfantins plus effrayants, eux, avaient plutôt pour théâtre le Nord.
La jeune femme lui demanda quelques précisions sur Vieux Rouvre, notamment si le château était semblable à Hautjardin. Comme bien des nobles de naissance, le Bieffois était fier de son fief natal, et il s'appliquait depuis un bon bout de temps à tout mettre en œuvre pour le mettre encore plus à son avantage qu'il ne l'était déjà. Néanmoins, il tenta de mettre de côté son parti pris pour rester le plus objectif possible.


« Vieux Rouvre est un très bel endroit, mais je crois qu'il n'arrive pas à la cheville de Hautjardin. Ce qui est normal, je pensez-vous pas ? Le fief est situé sur la côte, et le château n'est pas très loin de la mer, bien qu'il le soit plus que votre Castral Roc natal, et qu'il le soit suffisamment pour avoir échappé aux raids directs des Fer-nés. C'est un bel endroit, spacieux et raffiné. Nous avons aussi nos jardins, une grande bibliothèque, et de nombreuses tapisseries illustrant les affrontements entre le Bief et Dorne... Si la curiosité vous pique, je suis certain que ma sœur, lady Rhaella, se fera un plaisir de vous donner de plus amples précisions, ainsi que des anecdotes que des évènements survenus avant ma naissance ou dans ma prime jeunesse... Mais je pense pouvoir parler en toute quiétude au nom de mon neveu, en vous disant que vous serez toujours la bienvenue à Vieux Rouvre si l'envie vous prend de venir le visiter.

Et pour cause, il n'aurait qu'un mot à souffler à l'oreille de son lord de neveu pour que la dame soit accueillie sans une once d'hésitation, et avec tous les égards dus à son rang et que l'hospitalité la plus exemplaire exigeait. Il n'aurait pu souffrir qu'un hôte se plaigne de l'accueil qui lui avait été réservé à Vieux Rouvre, et en cela, lord Adam était totalement en accord avec lui. Même si lady Aliénor avait dit que pour quelqu'un comme elle, voyager était compliqué, ce serait en l'occurrence chose plus aisée. Les deux fiefs étaient voisins, et cela réduirait considérablement le temps de voyage entre les deux châteaux.
Kealan eut un vague sourire quand son interlocutrice lui confirma les rumeurs qui couraient sur sa grossesse. Il était toujours bon de savoir qu'une information tombée dans le creux de votre oreille était confirmée. Quel que soit le sexe de l'enfant à venir, il y avait fort à parier qu'il aurait à se marier une fois adulte, évidemment. Les Tyrell et les du Rouvre étaient déjà liés, mais pourquoi ne pas renforcer à nouveau cela par une autre alliance ? Une affaire qu'il aurait à suivre, et à suggérer à son neveu. Ce dernier semblait prolifique en progéniture, comme la plupart de sa famille à travers les générations, et il avait déjà un fils et une fille à son actif. De quoi parer à toutes les éventualités. Avec toute la bonne volonté et l'ardeur qu'Adam mettait dans son devoir conjugal, il y avait fort à parier que lady Eldera se retrouverait à nouveau avec le gros ventre avant longtemps. Lorsque l'ancienne lionne demanda au chevalier de garder le secret sur son état, il posa sa main droite sur son cœur pour lui en faire la promesse.


- Vous avez ma parole, mes lèvres resteront scellées. Nul n'apprendra quoi que ce soit à ce sujet par ma bouche, vous pouvez vous tranquilliser.

Autant garder l'information pour lui pour le moment, de toute façon. Il serait largement temps d'informer son neveu une fois la chose rendue officielle. Une telle nouvelle, une fois rendue publique, ne resterait de toute façon pas un secret bien longtemps.
Leur intérêt commun pour la lecture sembla finalement être une bonne base d'échanges. La jeune femme lui confia ne pas nourrir d'intérêt particulier pour les traités de stratégie. Chose peu étonnante en soi pour une femme, même si pour sa part, le jeune homme y voyait tout de même un intérêt. Une dame n'était certes pas destinée à mener des troupes, mais en l'absence de son mari pour une raison ou une autre, elle devait savoir quoi faire pour protéger ses terres si jamais elles étaient menacées. Potasser quelques livres sur le sujet n'aurait rien eu de néfaste... Il laissa toutefois passer alors qu'elle lui demandait s'il connaissait la légende de Lann le Futé. Une légende qui était bien plus connue à l'Ouest que par ici, mais avec une mère Marpheux et un intérêt aussi grand pour la lecture et la connaissance, il en avait en effet entendu parler.


- Vous parlez du fondateur légendaire de la maison Lannister ? Je connais cette légende, en effet. Peut-être contient-elle une part de vérité, comme la plupart des légendes... Mais dites-moi, avez-vous déjà croisé son fantôme au Roc durant vos jeunes années ?

Kealan adressa un sourire amusé à la jeune dame, taquin sans méchanceté. Qui pouvait affirmer avec certitude que ces histoires n'étaient rien de plus que cela ? Tout érudit se devait de garder l'esprit un tant soi peu ouvert, et c'était ce qu'il s'efforçait de faire. Non pas qu'il croyait réellement à l'existence de ce fantôme, ni même de Lann dans les termes de la légende, mais il ne pouvait dire catégoriquement que tout cela n'était que foutaises. Il se passa les doigts dans les cheveux, pensif, quelques boucles sombres s'y accrochant furtivement pendant un bref instant. Enfant, il avait cru innocemment à tout cela, prenant légendes et contes pour argent comptant sans remettre en doute un seul instant leur véracité. Mais il avait grandi. Toutefois, si les dragons avaient un jour existé, et que les œufs étaient toujours bien réels, même réduits à l'état de somptueux cailloux, qui pouvait nier l'existence de fantômes, géants, mammouths et autres créatures ?

- Lorsque j'étais enfant, on me racontait l'histoire d'une dame ayant vécu à Vieux Rouvre, l'épouse d'un lord. Un jour, elle l'a surpris en compagnie d'une autre femme, et s'en est trouvée tellement blessée qu'elle a refusé d'avoir tout contact avec lui par la suite. Un jour, il est parti combattre, et n'est jamais revenu. La dame s'en est tellement voulu qu'elle a pleuré nuit et jour pendant des lunes, totalement désespérée d'avoir ainsi laissé passer sa chance de pardonner à son seigneur. De désespoir, une nuit, elle s'est penchée au-dessus du puits et s'y est jetée. On raconte qu'on entend encore ses pleurs de tristesse émaner du puits la nuit, surtout lorsque la lune est pleine, alors que la dame pleure pour toujours son amour disparu. J'y croyais dur comme fer, à l'époque, et je peux vous assurer avoir été moi-même témoin de ces « pleurs ». Cela m'a terrifié, au point que dans mes jeunes années, je refusais catégoriquement de m'approcher du puits. Mais en grandissant, la curiosité m'a amené à faire des recherches plus poussées. Je n'ai pas trouvé trace de la dame mentionnée dans les arbres généalogiques de la famille, et j'en ai déduit que les pleurs n'étaient en réalité qu'un effet du vent, de l'eau au fond du puits et de l'écho produit par le son... Mais qui peut vraiment en être certain, après tout ?

Le chevalier eut un léger sourire. Ce n'était qu'une des nombreuses légendes dont il avait été abreuvé, soit par sa nourrice, soit par ses sœurs, soit par les livres lorsqu'il fut capable de faire la lecture tout seul. Comme bien des petits garçons, il avait eu une nette préférence pour les récits effrayants, notamment ceux qui avaient le Nord pour théâtre. Une vaste étendue sauvage et gelée, hantée par des monstres plus terrifiants les uns que les autres... Tout cela alors qu'il se trouvait blotti bien au chaud sous ses draps, dans un vaste château niché dans la plus clémente et verdoyante des régions du royaume... Comme il était commode de se faire des frayeurs tout en se sentant en sécurité et bien loin de tout cela ! Il en allait sans doute autrement pour les petits Nordiens qui devaient se sentir plus directement concernés par ces récits, il en était certain...
Lady Aliénor lui parla alors des loisirs qui étaient les siens. Des occupations peu conventionnelles pour une dame, il fallait l'admettre, encore qu'on pût voir pire. Mais lorsqu'on vivait dans le Bief, être une dame aux mœurs atypiques pouvait se révéler... ennuyeux. Pour son bien, mieux valait sans doute qu'elle apprenne l'art de la broderie avec de bons professeurs. Kealan était certain que Rhaella se montrerait fine pédagogue en la matière, elle avait toujours été douée de ses mains, et avait un don certain pour enseigner et expliquer les choses. L'ancienne lionne devrait sans aucun doute trouver quelques passe-temps supplémentaires à la lecture, afin de combler les longues lunes de grossesse qui l'attendaient, et qui lui interdiraient tout effort physique...


- Ma foi, peut-être pourriez-vous tenter la musique, le chant, la danse, le dessin ou la peinture, par exemple, si la broderie vous déplaît à ce point ? Une de mes nièces, lady Ameline, est une musicienne de talent. Je crois qu'elle aussi préfère cela plutôt que de broder durant des heures des fleurs d'or sur un morceau de tissu blanc pour en faire un mouchoir... »




Maison du Rouvre.
"Nos racines sont profondes."

Spoiler:
 


Possibilité de jouer des membres de la maison du Rouvre, me contacter!
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Jeu 30 Mai 2013 - 14:16

Elle ne doutait pas des mots de Ser Kealan. Tout le monde avantagerait son propre château, mais bien des demeures du Bief lui était encore inconnue et le serait pour quelques temps. Tant qu’il faisait bon vivre dans les terres des Tyrell, elle serait heureuse. L’envie lui prendrait certainement un jour. Peut-être demanderait-elle à Lady Rhaella de l’accompagner. C’était sa maison avant tout. Aliénor avait compris avec les années que rien ne ressemblerait au Roc et que rien ne ressemblerait à Hautjardin. Par contre, dans chaque endroit il y avait quelques choses qui rendaient le château unique. Elle avait pensé cela et nul doute, même si Vieux Rouvre ne ressemblait en rien à Hautjardin, il y avait certainement quelques choses qui faisaient de la maison une place unique pour ceux qui y vivait.

Aucune maison de l’Ouest n’atteint l’immensité de Castral Roc. Aucune maison du Bief n’atteint la beauté de Hautjardin, mais une chose est sure, Vieux Rouvre doit être unique comme chaque maison de Westeros l'est. Les gens ont tendance à se comparer aux grandes maisons. Je suis certaine que Vieux Rouvre est un endroit aussi chaleureux et beau que Hautjardin. Les châteaux de l’Ouest semblent parfois austères contrairement à ceux que je connais du Bief. Je vous remercie de votre hospitalité Ser Kealan, il me fera plaisir de visiter le fief de votre neveu ainsi que le votre dès que cela me sera permis.


Le chevalier avait réussi à capter son attention. Elle demanderait certainement quelques histoires à Lady Rhaella. Elle appréciait les anecdotes et l’épouse de Ser Darion semblait apprécier la petite lionne. Enfin c’était le ressentiment qu’elle avait depuis son arrivée. Si les premiers jours, elle n’avait pas dit un mot, les deux femmes avaient mis en confiance la petite lionne qui se permettait de s’exprimer davantage. Elle le disait peu, mais cela paraissait sur ses traits que Hautjardin lui faisait un grand bien. Un mince sourire s’étira sur ses lèvres aux paroles du chevalier. Elle pourrait avoir la conscience tranquille, même si personne ne comprenait réellement pourquoi, elle ne voulait pas ébruiter cette nouvelle. N'était-ce pas une bonne nouvelle? Les deux dames avaient tenté en vain de comprendre la jeune lionne, mais avaient abandonné pour ne pas causer d’émoi chez Aliénor.

Je vous remercie Messer.

Avoir la conscience tranquille l’Aiderait peut-être à surpasser cette étape. Elle devait tout d’abord trouver un moyen de l’annoncer à son frère sans que ce soit Lord Tyrell ou n’importe quels nobliaux qui lui apprennent. Elle devait trouver le courage. Elle ne put s’empêcher de sourire et même rire à l’évocation du fantôme du fondateur de la maison. Elle avait eu à faire avec un seul Lann et pour une enfant de trois ans, il avait été crédible, même faux. Elle ne prit pas la parole tout de suite espérant écouter les dires de son interlocuteur. Les enfants croyaient à beaucoup de choses et leur univers était rempli de moyen pour amuser les plus vieux. Leur naïveté est parfois trop présente qu’il croit mot à mot ce que les vieux disent. Elle avait fait parti de ce genre d’enfant. Surtout qu’elle avait tant aimé les histoires, dans sa jeunesse. L’homme qui avait la tâche de la protéger et qui était presqu’un deuxième père, tant ils étaient proches, lui avait raconté maintes et maintes fois des légendes qui n’étaient pas de l’Ouest. Lann avait hanté une partie de son enfance, mais elle s’amusait à raconter cette histoire.

Je ne l’ai jamais rencontré, désolée. Les légendes comportent tous une partie de vérité, mais je doute que Lann ait réellement volé l’or du soleil. Quelques mois avant que ma mère nous quitte, mes cousins m’ont amené dans une aventure nocturne dont un enfant de trois ans ne peut que craindre. Un soir alors que le château dormait, l’un d’eux est venu me chercher et m’a amener dans la salle des Héros. Il faisait noir et les fenêtres étaient ouvertes, on entendait le vent dans la pièce et les chandelles se sont mises à vaciller, pour enfin voir une apparition de « Lann ». Il a prononcé mon nom et j’ai pris la poudre d’escampette pour me réfugier sous les draps. Pendant plusieurs jours pour ne pas dire des semaines, j’ai évité la salle des Héros pour ne pas avoir à faire à ce fantôme. J’avais beau raconter que j’avais vu Lann, ni mes frères ni ma sœur et encore moins mes parents y croyaient. Par contre, ma mère avait pressenti un coup de mes cousins, tandis que mon père s’amusait bien de cela. Lui-même ayant vécu des années au Roc, ne l’avait jamais rencontré. Une nuit, bien décidée à le confronter je m'étais assise dans la salle des héros attendant son apparition Ce fut un de mes protecteurs qui me ramena dans mes appartements, puisqu’il me trouva assoupie. Lann n’était pas venu et j’étais triste de ne pas avoir eu raison. J’ai appris bien des années plus tard que c'était mes cousins qui avaient voulu me jouer un tour et que Lann était le meilleur atout du roc pour y arriver.

Elle avait toujours été naïve à cette époque. Elle ne pouvait s’en cacher. Même si elle avait toujours eu ses airs de petite princesse, elle avait toujours cru n’importe quoi. Heureusement, elle avait bien changé même si parfois sa naïveté revenait. Aujourd’hui, elle était méfiante avec certaine personne, mais elle accordait sa confiance à ceux qui se montraient courtois à son égard. Surtout avec les seigneurs. Elle avait l’impression que certain n’aimait pas qu’elle soit affilié de si près au Jeune Lion de Castral Roc. De tous les Lannister de Westeros, elle était certainement la moins perfide. Elle ne cachait pas ses cartes et tentait uniquement de se faire apprécier par ce qu’elle était et non le nom qui avait été le sien avec son mariage. On ne devient pas lion, on nait lion et on le reste à jamais. Elle eut un sourire à l’évocation de différentes activités. L’une comme l’autre, elle n’avait jamais été douée. Elle avait toujours été plus intellectuelle, le nez plongé dans les livres. Elle entendait encore la Septa lui radoter »ce n’est pas dans les livres que vous allez devenir une bonne épouse, lady Lannister ». Sa réponse n’était qu’un haussement de sourcil qui faisait rager la Septa du Roc.


Je ne suis pas habile de mes mains, contrairement à certaine dame. J’ai toujours été plus douée pour les travaux intellectuels comme la poésie. Il faudra certainement que je remette mon cas entre les mains de Lady Gysella ou de votre sœur. Sinon, il me restera toujours les quelques correspondances qu’il me reste de l’Ouest.


Que pouvait-elle y faire réellement ? Elle n’était pas douée. Elle aurait de quoi se consoler dans plusieurs lunes avec un enfant à charge. Nul ne doute que Tristan s'en mordait les doigts de sa paternité, mais il ne pourrait pas le faire longtemps.



 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Kealan du Rouvre
Chevalier

Général
"La fin justifie les moyens."



Chevalier du Bief.

♦ Missives : 233
♦ Missives Aventure : 50
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 24/07/1991
♦ Arrivée à Westeros : 18/03/2013
♦ Célébrité : Ioan Gruffudd
♦ Copyright : Danelle
♦ Doublons : Even Corbray, Corwin Rogers, Morgan Kenning
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Veuf
♦ Lieu : Vieux Rouvre
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
340/500  (340/500)


Message Lun 3 Juin 2013 - 22:18

L'histoire que lady Aliénor conta à Kealan, concernant la farce que ses cousins lui avaient faite en lui faisant croire à la réelle existence du fantôme de Lann, lui tira un sourire. Ce n'était pas un récit totalement inédit, dans le sens où bien des garçons d'une famille profitaient de la crédibilité d'enfants plus jeunes pour leur faire croire toutes sortes de choses et s'amuser à leurs dépends. Lui-même avait été épargné par cela, car dans ses jeunes années, ses frère et sœurs étaient trop âgés déjà pour songer à se jouer de lui de cette façon. Il ne doutait pas qu'il aurait sans doute cru à ce genre de racontars, puisqu'il avait cru à la légende de la dame dans le puits. Sa réaction aurait probablement été assez proche de celle de la jeune femme, car dans sa prime jeunesse, il avait été un bambin timide et effacé. Cela lui était vite passé... Mais après tout, quelle honte y-avait-il, pour un enfant, à craindre ainsi les esprits ? N'y avait-il pas des adultes parfaitement raisonnables qui tremblaient de peur à l'idée de voir un spectre ? Il suffisait d'en mener quelques-uns à Harrenhal, simplement pour tenter l'expérience...

« Dites-moi, avez-vous entendu des histoires ou légendes de ce genre depuis que vous êtes arrivée à Hautjardin ? Quelque chose d'inédit dont les livres ou les baladins ne parleraient pas ? Je suis assez curieux, ma foi...

Il n'avait jamais vraiment pris la peine de questionner sa sœur à ce sujet, sans doute parce qu'elle avait un caractère moins porté sur la lecture boulimique et assidue. C'était une femme pleine de bon sens, intelligente et cultivée, mais surtout très douée de ses mains, et qui avaient des activités adaptées en conséquence. Broderie, tissage, musique... Une parfaite dame du Bief, en somme. Tout au contraire de la nouvelle rose qui semblait se désoler de son manque de don pour le travail manuel que toute femme noble affectionnait normalement. Bien sûr, il y avait toujours des fortes têtes, même chez les femmes bien-nées, qui refusaient le rôle qui incombait à leur sexe. Pour sa part, le chevalier n'en avait jamais vraiment côtoyé. Dans son entourage, les femmes savaient quelle était leur place et l'occupaient à merveille, comme il se devait.
Lorsque, d'un air résigné, son interlocutrice annonça qu'en dernier recours, elle aurait toujours quelques correspondances de l'Ouest pour occuper son temps, cela lui fit penser à quelque chose. Avec une curiosité sincère, il jeta un petit regard à lady Aliénor.


- Pardonnez ma curiosité, mais vous êtes-vous déjà rendue à Cendremarc lorsque vous résidiez encore au Roc ? C'est le fief natal de ma mère, mais je n'y suis jamais allé. Et l'occasion s'est d'autant moins présentée que je ne l'ai que très peu connue... Peut-être pourriez-vous m'en brosser un portrait rapide, si vous y êtes déjà allée. Si cela ne vous dérange pas, bien sûr...

A son grand dam, Kealan connaissait peu sa famille maternelle. Cendremarc était très éloigné, et par conséquent, il avait plutôt privilégié des connaissances sur des maisons proches ou d'importance politique plus grande. Sa curiosité à l'égard des Marpheux était simplement dictée par la volonté d'une personne désireuse de connaître mieux ses origines. L'occasion d'aller dans le fief qui avait vu naître sa mère se présenterait peut-être un jour, mais pour l'heure il était réaliste, et il se concentrait sur des choses plus essentielles. Ce qui ne l'empêchait pas, en cet instant, d'espérer glaner quelques petites informations pour satisfaire sa curiosité, si la jeune femme pouvait l'aider.
Ils venaient tous deux d'arriver dans la bibliothèque où ils avaient déposé les ouvrages que lady Aliénor désirait consulter plus tard. Cela leur permit de prendre le chemin des jardins, où ils pourraient profiter de la douceur qui s'attardait encore à Hautjardin. Pour combien de temps encore, le jeune homme aurait été bien en peine de le dire. Autant profiter de l'instant présent sans se soucier du lendemain, une chose qui n'était pas naturelle chez lui, bien au contraire. Mais ici, en cet instant et dans un tel contexte, il tentait de mettre ses préoccupations de côté, et de profiter simplement d'un bon moment. Peut-être aurait-il l'occasion, sous peu, d'aller rendre visite à sa sœur Beatrix à l'Anneau... Il y avait un bout de temps qu'il ne l'avait pas vu, car le fief marital de sa presque mère était plus éloigné de Vieux Rouvre que celui des Tyrell. Heureusement qu'il restait encore les corbeaux...


- Aimez-vous jouer au cyvosse, ma dame ? J'apprécie moi-même en disputer quelques parties de temps à autres. Je sais que certaines femmes sont redoutables à ce jeu, et peut-être apprécierez-vous d'en disputer une partie avec moi ?

Si, de ses propres dires, l'ancienne lionne était plus férue des loisirs intellectuels, peut-être avait-elle quelque intérêt pour ce jeu. Kealan aimait à trouver de temps à autres des adversaires dignes de ce nom. Jouer constamment contre son neveu avait fini par devenir ennuyeux pour lui. Non pas que lord Adam soit un parfait idiot, mais en fin de compte, il agissait toujours plus ou moins de la même façon, ce qui permettait à son oncle de le battre sans trop de peine. Et à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire... Une partie de cyvosse dans un coin du jardin pourrait être tout à fait agréable, et cela permettrait au moins à la future mère de passer le temps d'une façon différente de ce à quoi elle était habituée.
Mais il y avait là également matière à se tenir informé des nouvelles. Si la jeune dame restait constamment à Hautjardin, sans doute était-elle au courant de beaucoup de choses. Déjà par les racontars des domestiques, qui s'ébruitaient rapidement, mais également par les conversations avec ses pairs ou les nouvelles venues de l'extérieur... Le chevalier ne savait pas dans quelle mesure son jeune époux, Tristan Tyrell, se confiait à elle sur des sujets politiques et militaires, ni ce qu'il en était pour les autres roses. Mais elle avait sans doute entendu des choses qu'il serait bon de savoir.


- Je suis navré de ramener notre discussion sur un terrain plus obscur, mais avez-vous été déjà confrontée à une attaque de Fer-nés ? Savez-vous si quelques-uns ont été vus près des côtes ? J'ai été en voyage diplomatique récemment près des Marches de Dorne, voyez-vous, et je me suis donc tenu éloigné de chez moi un bon moment. Si ces pillards sont de retour pour rôder, j'aimerais autant en être informé pour m'y préparer. Quand bien même la rumeur d'une intervention de la Couronne serait fondée, cela n'empêchera pas les seiches de venir par ici si l'envie leur prend, en attendant, si piller le littoral nordien a fini par les lasser... »




Maison du Rouvre.
"Nos racines sont profondes."

Spoiler:
 


Possibilité de jouer des membres de la maison du Rouvre, me contacter!
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Ven 7 Juin 2013 - 16:21

Elle appréciait la compagnie du chevalier. Elle n’était pas d’ordinaire bavarde, mais il arrivait à la faire parler facilement. Les histoires abracadabrantes, elle les avait toujours aimés et préférés à bien d’autres. Si ses cousins avaient pu à une époque lui faire croire que Lann se promenait dans les couloirs de Castral Roc, aujourd’hui, elle savait que cela n’existait pas et que même les histoires extravagantes de son époux ne sauraient lui faire peur. Pouvait-elle en parler? De ce mystérieux endroit ou elle avait mis les pieds un jour avec son époux. Enfin là n’était pas la question du chevalier Bieffois.

Pas que je sache. Certaines servantes racontent que le fantôme du roi Garth Jardinier fait toujours fleurir les fleurs d’Hautjardin, mais mon expérience me pousse à ne pas croire à ce genre de chose. Sinon Tristan a bien essayé de me faire quelques peurs en me racontant qu’il y a des hommes qui ne sont jamais revenus vivant des Labyrinthes, et qu’une fois la nuit tombée, l’on peut entendre leur cris de désespoir, mais je me préserve de croire cela.

Pour le reste, elle se régalait de conte venant des Mestres. Si ce n’était que le conte sur Ser Wilbert Osgris qui combattit Le Roi Lancel Lannister. Elle connaissait les mœurs bien différentes que son roc natale, mais elle faisait attention pour ne pas tremper dans l’insubordination. Elle ne voulait pas créer d’histoire avec les dames de Hautjardin. Elle tâchait donc de rester bien sage et tenter par tout les moyens de se divertir, chose qui n’était pas facile, mais qu’elle avait réussi avec Tristan jusqu’à maintenant. Même s’ils étaient très loin du couple parafait et amoureux, elle se faisait à l’idée qu’ils pouvaient vivre en harmonie. Elle avait finit par comprendre qu’ils n’étaient pas si différent l’un de l’autre. Tristan racontait bien des histoires à sa jeune épouse qui en raffolait, mais qui ne croyait pas tout ce qui lui disait. Il aurait ses enfants pour faire croire de tel chose, Aliénor n’était plus aussi froussarde pour ce genre de choses.

Je n’ai malheureusement jamais eu la chance de mettre les pieds à Cendremarc. Disons que pour ce genre de voyage mon père préférait avoir la compagnie de mes deux frères. Ma santé étant très fragile enfant, il évitait les grands voyages en ma compagnie. Je lui en voulais mais je ne pouvais faire autrement puisque le mestre me clouait à mon lit et cela pouvait durer plusieurs jours voir des semaines. Vous me voyez désolée de ne pouvoir vous en dire plus.

Elle avait partagé son enfance entre les pertes, la maladie et son désir d’avoir de l’attention. Elle avait manqué bien des occasions de rencontrer de grand seigneur, même si par politesse certains venaient à elle pour lui souhaiter un bon rétablissement. Quatre ans était un âge trop jeune pour vous rappeler de tous les noms des lords et ladies qui passaient à votre château chaque jour. Certains et certaines l’Avaient marqués, mais elle en avait oublié plusieurs. Elle espérait ne pas avoir déçu le chevalier. Elle n’avait pas eu cette chance de pouvoir voyager avec plusieurs années. Surtout qu’il avait fallut qu’elle s’assagisse chose quasi-impossible dans son cas. Que le chevalier ne l’abandonne pas à la bibliothèque la fit sourire. Elle pourrait encore avoir quelques discutions avec lui. Surtout que la suivante proposition était plus qu’à prendre.

Mon père m’a initié au cyvosse quand j’étais jeune. Je n’Avais que ma sœur comme adversaire et quelques chevaliers qui voulaient davantage mes faveurs qu’une partie. Voilà, une offre que je ne déclinerais pas. Je n’ai pas rejoué depuis mon arrivé à Hautjardin.

Voila une chose qui ne pourrait que lui plaire. Elle manquait de loisir et de ce qu’elle comprenait, le chevalier venait tout même parfois dans la grande maison des Tyrell. Enfin, il était un des premiers vassaux qu’elle rencontrait en dehors de la politique. Elle était encore somme doute étrangère, mais il n’y avait pas de doute qu’elle se montrerait davantage. Bien sur, elle ne pourrait pas faire taire les ragots sur son éminente grossesse qui bientôt ne serait plus un secret. Elle venait d’entamer son troisième mois et si ce n’était pas de ses vêtements l’on aurait remarqué qu’elle avait changé. Heureusement, les couturières de Hautjardin avaient des mains de fées.

Il n’y avait plus rien d’obscur pour elle. Même les fer-nés avaient pris une place dans son quotidien. Si ce n’était que ce charlatan de fer-né qui avait pris un certain amusement à lui envoyer des lettres. Oh certes, elle en avait parlé à son époux qui avait tôt fait de s’emporter, mais elle ne risquait rien à Hautjardin. Se remémorer un souvenir qui avait gâché sa relation avec son frère la torturait, mais le chevalier n’avait pas besoin de le savoir réellement.


Une fois. J’étais sortie à Port-Lannis pour chercher le cadeau de mon futur époux, à l’époque. J’étais restée près du petit marché où se tenait un petit groupe d’amusement. Les enfants riaient et les adultes souriaient jusqu’à ce que les cloches retentissent. Les fer-nés attaquaient la flotte de mon frère. Ils ont réussi à embraser le chantier. Et comme toujours des pertes humaines inutiles, contre ces barbares. J'y ai perdu mes deux gardes, certainement englouti par la mer. Et une autre m’a fait perdre une amie qui m'était chère
.


Tristes épisodes. Des hommes qu’elle connaissait depuis sa tendre enfance. Le simple fait d’en parler lui donnait le mal de cœur. Elle avait grandi avec eux, et ils avaient toujours veillés sur elle depuis sa tendre enfance. Et puis, il y avait eu Lady Prestre, qu’elle avait bien connu et dont leur amitié avait été scellée au premier contact. Tous morts étaient ceux qui lui étaient cher.

De ce que je sais, est que tous les seigneurs restent vigilent. Je ne saurais en dire plus. Les intentions de mon frère semble ferme à vouloir se venger de se triste épisode. Il était plus que temps que la Couronne agisse. Du moins que la Main du Roi agisse. Si j’étais eux je ne taquinerais pas le Loup davantage et je n’essayerai pas avec la rose. Vieux Rouvre a été épargné des raids?

Avec ce roitelet en place, nul doute qu’il avait du chercher une réponse dans ses livres. La dernière question s’adressait au chevalier. De souvenance, Lord Estren qui avait négocié le mariage avec les Tyrell et Les Lannister, n’avaient pas aimé prendre la route du Front de mer.



 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Kealan du Rouvre
Chevalier

Général
"La fin justifie les moyens."



Chevalier du Bief.

♦ Missives : 233
♦ Missives Aventure : 50
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 24/07/1991
♦ Arrivée à Westeros : 18/03/2013
♦ Célébrité : Ioan Gruffudd
♦ Copyright : Danelle
♦ Doublons : Even Corbray, Corwin Rogers, Morgan Kenning
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Veuf
♦ Lieu : Vieux Rouvre
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
340/500  (340/500)


Message Ven 14 Juin 2013 - 23:02

Aussi adulte et endurci qu'il pouvait l'être, Kealan ne put s'empêcher de ressentir une pointe de déception quand lady Aliénor lui avoua ne jamais avoir été à Cendremarc. Il ne lui resterait plus qu'à s'y rendre lui-même, un jour. Lorsque ses responsabilités ne le tiendraient plus en laisse à proximité de son neveu ou à suivre ses ordres. Lorsqu'il accepterait de s'éloigner de Vieux Rouvre pour une affaire qui n'avait rien de capitale, sinon satisfaire sa curiosité personnelle. Lorsqu'il consentirait à quitter ce qu'il considérait comme SON fief, pour son désir propre. Si tant est qu'un tel jour arrive seulement... Le chevalier assura son interlocutrice que ce n'était rien de bien grave, lorsque celle-ci s'excusa de ne pas pouvoir lui répondre. La solution aurait sans doute été de rejoindre Rhaella ou de chevaucher jusqu'à L'Anneau pour s'entretenir avec Beatrix au sujet de sa mère. Ses deux sœurs aînées l'avaient connue en tant que belle-mère, naturellement, mais elle avait également été une femme d'un âge très proche du leur... Cependant, une telle attitude aurait été digne d'un enfant venant quémander du réconfort, et il se refusait, lui, un homme fait, à se comporter de la sorte. Il avait déjà fait de telles demandes bien des fois dans sa vie, mais il s'était totalement arrêté dès l'âge de douze ans. Il n'était pas un chiot égaré, ça non. Aussi devrait-il ronger son frein en silence ou trouver un moyen de satisfaire ses questions par lui-même.
Lorsque la jeune femme accepta avec enthousiasme de faire une partie de cyvosse avec lui, cela chassa agréablement ces noires pensées de son esprit. Ainsi, elle n'avait encore pu jouer que contre sa sœur ou des prétendants ? Le Bieffois se targuait d'être un excellent joueur, ce qui n'était guère étonnant car un bon stratège sur le terrain était rarement un mauvais joueur de cyvosse. Par ailleurs, de son point de vue, c'était une question de respect que de se donner à fond pour ne pas laisser gagner un adversaire facilement. Sauf, bien sûr, lorsqu'il s'agissait d'entrer dans les bonnes grâces d'une personne influente en faisant preuve de tout un étalage de moyens pour lui être agréable... Généralement, ces personnes-là n'étaient guère intelligentes, en fin de compte, et ne constataient même pas à quel point on les avait manipulées pour qu'elles gagnent.


« Je me permets de vous prévenir, ma dame, je n'ai pas pour habitude de faire de cadeaux à mes adversaires. C'est une question de respect. Retenir ses coups, c'est sous-estimer la personne qui vous fait face. J'ose espérer que cela ne vous dérangera pas... Peut-être faudrait-il demander à un serviteur d'amener le nécessaire pour une partie ? Jouer dans les jardins sera encore agréable, autant profiter des derniers doux moments qui persistent malgré l'arrivée de la mauvaise saison...

Tout en marchant, ils atteignirent les jardins. Ces derniers étaient loin d'être déserts, et leur beauté ne semblait pas ternie par l'automne. Pas encore, du moins. Dès que le mauvais temps se déciderait à lancer ses plus rudes assauts, même les talents immenses des jardiniers de Hautjardin ne parviendraient plus à maintenir cet endroit dans l'état presque irréel qui était le sien durant les beaux jours. C'était la dure loi de la nature... La conversation dériva sur le sujet brûlant des Fer-nés. Le fief des Tyrell ne semblait pas avoir été menacé par eux depuis un moment. Probablement, depuis un peu plus longtemps que Vieux Rouvre. La protection des deux fiefs ne devait pas être exactement identique non plus, et cela pouvait expliquer des choses... Tout en conversant, ils allèrent s'installer à une table de marbre blanc finement taillé, s'asseyant chacun sur un petit banc de part et d'autre de l'ouvrage. Ils étaient protégés par des plantes qui grimpaient le long de piliers et qui formaient un toit aéré au dessus de leurs têtes. Le soleil réchauffait l'endroit de ses rayons, et ils y seraient très bien pour jouer.
Kealan écouta en silence le récit de lady Aliénor. Un récit marqué par la douleur et les pertes, une fois encore. Il n'y avait pas là de quoi être surpris. C'était à croire que tout ce que les Fer-nés touchaient, depuis le début de leur rébellion, était appelé à être détruit. Il hocha la tête avec compréhension. Lui-même avait perdu compagnons, amis, frères d'armes durant ces raids. Tant de personnes qui attendaient d'être vengées... Et qui le seraient, si une occasion se présentait. Une occasion qui ne serait pas suicidaire, bien entendu...


- Je ne comprends que trop bien votre frère. Le désir de vengeance est parfaitement légitime dans pareil cas. Malheureusement, Vieux Rouvre fait partie de ces fiefs côtiers qui ont été régulièrement visités lorsque les pillards se sont intéressés au Bief. J'ai mis en place, avec l'aval de mon neveu et seigneur, des patrouilles pour tenter de repousser les attaques. Plus d'une fois, nous avons été aux prises avec ces guerriers, et cela s'est toujours terminé en bain de sang. Ils sont féroces et forts, et ils se battent sans craindre la mort. Il n'y a bien qu'une seule fois où nous avons arraché une véritable victoire, plus marquée que les autres, mais cela devait être dû au fait qu'ils avaient déjà emporté des choses dans leurs boutres et qu'ils n'ont pas jugé bon de revenir sur la plage secourir leurs camarades pour risquer de perdre leurs trophées... Les terres de ma famille ont souffert. Des gens sont morts, des femmes ont été enlevées ou violées, des villages entiers ont fini rasés ou brûlés... Nous ne pouvions pas toujours arriver à temps. Maintenant qu'ils ont tourné leur attention au Nord, nous tâchons d'aider nos gens et de reconstruire au plus vite avant la mauvaise saison.

Le chevalier eut un petit soupir. Une victoire qui avait été due aux circonstances, mais qui avaient fait un bien fou au moral de ses hommes. Comme tout un chacun, il vivait avec la hantise que cette terrible histoire recommence. Il ne craignait pas d'affronter les pillards. Il l'avait déjà fait à plusieurs reprises. Mais il savait qu'ils seraient toujours impuissants à tous les contenir. Il aurait encore fallu disposer d'une importante flotte qui aurait pu garder les terres, et seul lord Redwyne disposait d'une force d'une telle ampleur.
Le Bieffois secoua la tête. Mieux valait éviter de se replonger dans ces sinistres discussions. Il avait eu plus que son lot de seiches ces derniers temps, par les nouvelles, les conversations et tant d'autres choses. Il devait se sortir tout ça de la tête, juste un instant, avant d'y revenir dès qu'il aurait remis les pieds à Vieux Rouvre. De plus, accabler une femme enceinte n'était pas une excellente idée. Il offrit donc à la jeune femme un sourire des plus charmants, écartant les pillards de leurs pensées.


- Mais assez parlé de ces sinistres personnages. Je m'en voudrais de gâcher votre journée. Mettons donc les problèmes de côté, au moins pour un moment. J'espère ne pas me montrer indiscret par mes questions, mais... Souhaitez-vous avoir un garçon ou une fille ? Peut-être avez-vous déjà une intuition sur le sexe de votre enfant ? Je sais que mon épouse, durant sa grossesse, était persuadée qu'elle aurait un fils. La suite des évènements lui a donné raison, même si ni elle ni le bébé n'ont survécu. Savez-vous déjà comment vous aimeriez l'appeler ? »




Maison du Rouvre.
"Nos racines sont profondes."

Spoiler:
 


Possibilité de jouer des membres de la maison du Rouvre, me contacter!
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Lun 17 Juin 2013 - 20:49

Elle s’en voulait de ne pouvoir en dire plus au chevalier. Elle n’avait jamais voyagé beaucoup. C’était ironique pour la petite lionne du roc. Elle restait dans la forteresse de Castral Roc plus souvent à jouer avec sa nourrice. Une foi que son père l’avait initié, sa nourrice lui avait donné la chance de se montrer bonne joueuse. S’il y avait une chose qu’elle n’aimait pas c’est qu’on lui laisse une chance. Sa sœur lui avait laissé plus d’une fois une chance de la vaincre et elle s'était toujours emportée. La petite lionne était une combattante honnête, elle ne voulait pas gagner sans y avoir droit. Que le chevalier soit bon chevalier, elle était certaine. Elle espérait qu’il ne lui laisserait aucune chance. Elle était mauvaise joueuse dans ces temps la. L’idée qu’on lui proposait était en somme parfaite pour la petite lionne. Voila une idée qu’elle trouvait absolument parfaite. Elle pourrait même essayer de montrer à Tristan question d’éveiller son intérêt à des passe-temps de son épouse.


Je n’aime pas que l’on me fasse de cadeau Messer. Jeune enfant je détestais quand ma sœur me laissait gagner. Contrairement à mon qui ne cessait de comparer le cyvosse a la guerre. Il disait que tout bon stratège finissait toujours par arracher la victoire à son ennemi. Nous en trouverons certainement un sur notre passage.


Aliénor avait été une enfant à une imagination très fertile. Elle s’improvisait chef de guerre. Un peu d’air lui ferait un grand bien. Les jours ou elle pourrait en profiter était de plus en plus rare. Elle ne pouvait se plaindre, elle aimait la splendeur de sa novelle maison. Les couleurs qui changeaient. Le roc avait toujours été le roc. Elle avait écouté attentivement ce que le chevalier lui racontait au sujet de l’invasion des fer-nés. Elle ne pouvait dire qu’elle comprenait. Elle avait toujours été en sécurité dans son Roc. Elle avait toujours eu une protection rattaché à elle. Elle avait perdu une de ses meilleurs amies aux mains Fer-né et elle avait entendu des récit à faire pâlir les gentes dame.


Je sais que cela est dur de voir des gens périr aux mains de fer né. J’ai perdu des gens à moi et une amie qui n’a pas eu de chance face à eux et j’ai entendu des histoires à dormir debout. Vous devez vous dire comment je peux comprendre ce sentiment, moi qui devais être protégé par les rempart de ma forteresse. C’est facile de dire cela protégée par des remparts mais j’arrivais toujours à imaginer les massacres lorsque les différents seigneurs de l’Ouest en informaient mon frère. Il nous reste qu’a espéré que la couronne intervienne pour mettre fin à tous les pillages.


L’air était frais et elle se surprit à se détendre. Profiter des derniers jours de bonne température ne ferait pas de mal. Elle était certaine qu’elle pourrait aisément avoir d’autre journée, mais celle-ci était comptée depuis quelques temps. Avant de prendre place, Aliénor fit signe à une des domestique de la maison.

Veuillez nous rapporter le cyvosse et de quoi rafraichir Ser Kealan.et une collation quelconques


La jeune femme s’inclina et fila vers le château pour chercher ce fameux jeu et quelques rafraichissement. Aliénor prit place devant son interlocuteur et le fixa avant de sourire à sa question. Elle n’y avait pas encore pensé. Non qu’elle était vraiment bête, mais elle n’en faisait as de cas avec le sexe probable de l’enfant. Elle savait que la famille Tyrell espérait un garçon question d’assurer la descendance, mais la petite lionne aimerait bien une petite fille qu’elle pourrait dorloter.

Une fille ou un garçon, tant qu’elle ou qu’il vit. Je sais que Tristan et le reste de la famille Tyrell voudrait un petit garçon afin d’assurer la descendance de la famille, mais si tout se passe bien j’aurais certainement la chance d’Avoir plus d’une enfant. Vous me voyez désolée pour votre enfant et votre femme. Mon frère aussi a perdu sa femme et son fils tout récemment. Si nous avons un fils il portera certainement le nom d’un grand homme du Bief, Tristan ne cesse d’en trouver des nouveaux chaque jours. Si j’ai une petite fille j’aimerais qu’elle porte le nom de la bonne reine Alysanne. Du moins, c’est une chose que l’on choisit deux, mais laissons le temps nous donner une surprise. Quoiqu’il en soit, je suis certaine qu’il ne manquera pas d’affection à Hautjardin.


Elle laissa la domestique offrir un rafraichissement avant de déposer un plateau de fruit. Le second domestique déposa le cyvosse devant eux et un sourire prit place sur ses lèvres. Elle allait s’amuser.


Êtes-vous prêt à perdre, Ser Kealan?





 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Kealan du Rouvre
Chevalier

Général
"La fin justifie les moyens."



Chevalier du Bief.

♦ Missives : 233
♦ Missives Aventure : 50
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 24/07/1991
♦ Arrivée à Westeros : 18/03/2013
♦ Célébrité : Ioan Gruffudd
♦ Copyright : Danelle
♦ Doublons : Even Corbray, Corwin Rogers, Morgan Kenning
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Veuf
♦ Lieu : Vieux Rouvre
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
340/500  (340/500)


Message Dim 23 Juin 2013 - 23:18

Kealan songea avec une pointe d'amusement et de nostalgie que les femmes étaient décidément toutes pareilles, lorsqu'il s'agissait de leur maternité. Sa défunte épouse, elle aussi, avait avant tout souhaité que leur enfant soit en pleine santé. Au bout d'un moment, elle avait acquis la certitude qu'elle aurait un garçon, chose à laquelle elle avait fini par tenir pour lui faire plaisir à lui. La naissance tragique qui s'ensuivit lui donna raison. Mais le désir profond d'Alys que l'enfant soit en pleine santé avait été vain. D'après le mestre de Vieux Rouvre, le petit avait fini étranglé par son cordon avant même que quelqu'un puisse intervenir, peut-être même avant de naître. Quant à son épouse, la naissance difficile lui avait fait vraisemblablement perdre trop de sang, et l'Etranger l'avait prise également... Le chevalier avait été anéanti par cette double perte, mais surtout par le sentiment d'être fautif. Il avait acquis la conviction, toujours vivace, que les Sept lui avaient envoyé cette cruelle punition pour le châtier d'avoir tué son propre frère. Chaque chose a un prix qu'il faut payer... Cette conviction restait ancrée en lui, et résonnait dans son esprit en cet instant. Six ans avaient passé depuis cette tragédie, et en homme combatif, le Bieffois avait fini par se relever. Il n'attendait que de retrouver une nouvelle épouse pour déjouer le sort, cette fois, et assurer sa propre descendance afin de ne pas faire mourir la branche de sa famille à laquelle il appartenait.

« Je cherche actuellement une nouvelle épouse. Peut-être aurai-je alors la chance de connaître la paternité. J'espère de tout cœur que votre enfant sera rayonnant de santé, et je prie la Mère pour qu'elle veille sur vous.

La domestique que lady Aliénor avait envoyée revint alors avec une coupe de vin frais, ainsi qu'un plateau de fruits. Le jeune homme se saisit de la coupe et but avec gratitude alors que le serviteur qui l'avait accompagnée déposait le plateau de cyvosse et les pièces sur la table entre la jeune femme et lui. Cette dernière semblait réellement enthousiasmée par la suite des événements, et elle lui lança une petite provocation qu'il se fit un plaisir de relever, avec galanterie comme à son habitude.

- Je n'ai encore jamais perdu une partie face à une femme, ma dame. Prouvez-moi donc que savoir mettre en place une tactique payante n'est pas l'apanage de ceux de mon sexe.

Il lui sourit, montrant bien qu'il n'y avait nulle offense dans ses propos. A vrai dire, quelques heures plus tôt, il n'aurait pas pensé être assis là à disputer une partie de cyvosse avec la nouvelle épouse de l'héritier de Hautjardin... Tandis qu'ils mettaient en place au milieu du plateau l'écran dissimulant à leur adversaire la disposition de leurs pièces, Kealan posa la coupe près de lui et examina ses figurines. Il avait laissé à la jeune rose les pièces blanches, pour prendre lui-même les noires. Son regard sombre se posa sur le plateau tandis qu'il méditait sur la meilleure disposition à tenir pour ses pièces. D'une main distraite, il se saisit d'un éléphant qu'il tritura un moment avant de le déposer sur l'aire de jeu. Tout en réfléchissant, et ce dans le silence le plus complet, seulement troublé par les chants de oiseaux qui s'ébattaient dans les jardins, il mit en place peu à peu ses pièces : lanciers d'abord, puis ses arbalétriers. Il plaça sa cavalerie légère sur les flancs, mit sa cavalerie lourde à une place stratégique où le terrain ne la désavantagerait pas, puis il plaça ses trébuchets en soutien. Enfin, il plaça ses éléphants, sa forteresse, son roi et bien évidemment, son dragon, la pièce la plus puissante du jeu.
Pendant un moment, il passa encore en revue la disposition des figurines d'ébène, puis il se recula dans sa chaise, signifiant par là qu'il en avait fini. Il se saisit d'une pêche dans le plateau de fruits, et croqua dedans à belles dents. Le fruit, à la peau croquante à souhait, avait encore une chair blanche savoureuse et gorgée de jus. Un régal de l'été qu'il faudrait bientôt oublier... Lorsqu'il eut fini de la manger, il rinça ses mains dans une cuvette d'eau que les domestiques avaient mis à leur disposition à cette fin. Rien n'était plus désagréable que de devoir manipuler quelque chose avec les mains collantes... Lorsque lady Aliénor eut fini de placer ses pièces, ils retirèrent l'écran pour découvrir la disposition de chacun. Le chevalier laissa la dame commencer, comme la couleur de ses pièces le laissait suggérer. Pensif, il la regarda réfléchir, ne perdant pas une miette de ce qu'elle faisait.


- Mon frère était un excellent joueur de cyvosse. Lorsque j'étais jeune, je n'avais pas vraiment la patience de m'adonner à ce genre de jeu. Et j'avais horreur de perdre... Je m'étais juré de le battre un jour, et je pense que c'est de là que je suis devenu un joueur avec quelques talents. Mon neveu, en revanche, n'est pas aussi finaud que l'était son père. Ses coups sont généralement prévisibles, surtout lorsqu'on a repéré le tic qui est le sien... Je le laisse gagner assez souvent pour ménager son orgueil. Un seigneur peut se montrer ombrageux, même si je doute qu'il m'en veuille bien longtemps.

Le Bieffois se revoyait bien s'énerver contre Geoffroy lorsque ce dernier le battait à chaque fois dans une partie de cyvosse. Adolescent, il était aussi vif que les flots d'une rivière en crue, et aussi impétueux que le feu... Passer des heures devant une table de jeu pour au final se faire laminer à chaque fois ne lui plaisait guère. Et pourtant, à chaque fois, et sans doute par fierté, il acceptait les défis de son aîné. Son entêtement à vouloir le battre avait fini par porter ses fruits... La maturité aidant, il avait fini par apprendre un certain nombre des ficelles de ce jeu, pour finalement devenir un très bon joueur. La première fois où il avait battu son frère, il s'était senti au moins aussi fier qu'à sa première victoire en joute.
De son côté, Adam avait eut plus de mal que lui à apprendre à jouer à ce jeu auprès de son père. Il était loin d'être sot, mais il ne possédait pas ce petit quelque chose qui en aurait fait un grand joueur. Il avait d'autres qualités, bien entendu, et du point de vue de son oncle, la première d'être elles était d'être facilement influençable... par lui, en tout cas.


- Je ne devrais sans doute pas parler de lui ainsi... Mais voyez-vous, il est lassant de ne pouvoir se confronter assez fréquemment à un adversaire à sa hauteur. Vous connaissez l'adage, à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire... Mais par les Sept, heureusement que nous sommes tous différents ! Imaginez un peu si le monde était peuplé de bons joueurs de cyvosse... Il n'y aurait pas de plaisir dans ce cas-là non plus, ne pensez-vous pas ? »




Maison du Rouvre.
"Nos racines sont profondes."

Spoiler:
 


Possibilité de jouer des membres de la maison du Rouvre, me contacter!
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Jeu 27 Juin 2013 - 14:11

C'était certainement le rêve de toutes les femmes. Elle en était certaine. Une mère serait trop indigne en désirant un fils ou une fille malade. Elles espéraient tous ne pas a avoir à subir la misère de voir un enfant agonir. Elle avait vu sa mère souffrir puis la quitter. Ce souvenir restait encore graver dans sa mémoire. Elle s’était endormie près de cette dame après ce dur travail de mettre une cinquième enfant au monde. Aliénor s’était réveillée dans les bras de sa mère morte. Elle avait été troublé, si bien qu’elle ne se souvenait plus de comment était mort le bambin. Elle ne se souvenait pas si elle avait eu un petit frère ou une petite sœur. Elle comprenait une partie du ressentiment du chevalier. Elle avait vu son frère détruit après la mort de son fils et de sa femme. Elle était décidée à ne pas se laisser prendre par l’étranger. Elle gardait en tête qu’elle avait toujours été fragile par le passé.

Cela serait bien cruel de souhaiter le contraire. La réalité n’est pourtant pas celle-ci, mais je remets mes espoirs en la Mère. Je vous en remercie. Je prierais les sept pour qu’une femme croise votre chemin et que vous connaissiez enfin la paternité.


Le seul qui n’avait pas envie d’y gouter c’était bien Tristan. Le pauvre. La nouvelle l’avait réjoui autant qu’elle l’avait accablée lorsqu’il l’avait entendue. Elle comprenait que son mari faisait tous les efforts nécessaires, mais serait-il prêt de faire ce grand pas ? Il peinait à se montrer sous un bon jour, qu’il allait devoir tenir une petite chose dans ses mains. Pour l’instant, il était peu enclin à en parler et elle le comprenait. Mais bon pour l’heure, elle devait affronter le chevalier dans cette partie de Cyvosse. Elle ne lui laisserait aucune chance et le chevalier encore moins. Elle ne s’offusqua pas. Elle avait lancé les hostilités la première.

Il est peut-être donc temps de perdre devant une femme, Ser Kealan. Certaines femmes feraient de bon stratège militaire.

Elle avait sourit et avait pris le temps de réfléchir avant d’examiner ce qu’elle préférait avec le chevalier. Elle avait toujours examiné son adversaire avant de déposer ses pièces sur le jeu. Sacrifier les plus faibles pour laisser les plus puissants dominer. Elle était restée silencieuse le temps de placer tout ce petit monde. Satisfaite, elle attendit que l’on lève l’écran pour commencer. Elle observa quelques minutes avant de lancer un de ses lanciers. Elle avait un adversaire de taille pour une fois, elle n’allait pas négliger ses pièces pour un rien.

Mon père préférait me voir concentrer sur un jeu cyvosse plutôt que me voir pavaner a rien faire à Castral Roc. Je n’acceptais rarement la défaite. Mon père était un excellent joueur. Par contre, j’ai cessé de compter mes défaites contre lui. Je prenais cela un peu à cœur, mais j’Avais de l’orgueil pour mon âge. J’avoue avoir eu un bon mentor qui m’a enseigné des petits coups pratiques dans les mauvaises situations. Après tout ce n’est qu’un jeu…


Elle pouvait bien parler. Elle avait fait des crises de colère avec ce jeu. Elle n’avait jamais aimé que l’on l’a ménage. Elle préférait perdre si elle avait fait une erreur Et gagné si elle avait bien joué. Il lui suffisait de remarquer sa sœur lorsqu’elle faisait des erreurs. Tya renchérissait avec une erreur qui coutait la vie d’une de ses pièces. Tya démentait toujours, mais Aliénor avait trop d’orgueil et qu’elle ne voulait pas gagné sans être aidé.

J’en conviens qu’il serait ennuyeux si tout les gens étaient experts au Cyvosse. Heureusement les sept nous ont fait tous différent.


La jeune femme avait sourit avant de se concentrer sur le jeu. Elle regardait les déplacements. Elle envoya à la défaite quelques pièces, mais elle en prit quelques une au chevalier. Pas autant, mais l’un comme l’autre avait encore de bonne pièce sur le jeu. L’important était de laisser la pièce maitresse sous protection. Elle venait de déplacer son éléphant. Elle avait regretté son coup et espérait quand même l’issu d’une victoire. Elle n’attendait que le chevalier et ses prochains mouvements.



Spoiler:
 



 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Kealan du Rouvre
Chevalier

Général
"La fin justifie les moyens."



Chevalier du Bief.

♦ Missives : 233
♦ Missives Aventure : 50
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 24/07/1991
♦ Arrivée à Westeros : 18/03/2013
♦ Célébrité : Ioan Gruffudd
♦ Copyright : Danelle
♦ Doublons : Even Corbray, Corwin Rogers, Morgan Kenning
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Veuf
♦ Lieu : Vieux Rouvre
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
340/500  (340/500)


Message Dim 7 Juil 2013 - 16:52

Kealan ne put que constater que lady Aliénor et lui partageaient un certain nombre de points communs concernant leurs caractères d'enfant. Aucun d'eux n'avait eu la défaite facile, apparemment. Mais alors que la partie débutait, l'heure n'était plus à la discussion. Il fallait laisser place à la réflexion. Le chevalier se pencha sur le plateau de jeu, toute son attention tournée sur la partie. En quelque sorte, c'était comme lorsqu'il se trouvait sur le champ de bataille. Il faisait attention à chaque pièce pour ne pas gaspiller ses forces, ne sacrifiant que le minimum lorsque cela allait au bénéfice du plus grand nombre. Il gardait en mémoire ses parties les plus marquantes, et faisait fréquemment des parallèles entre les différentes situations qui se présentaient à lui. Il était devenu plutôt bon joueur avec le temps, mais il ne nierait pas que de se faire vaincre au cyvosse par une femme aurait mis un coup à son orgueil masculin.
Les coups s'enchaînèrent en réponse les uns aux autres, toujours avec prudence. Chaque adversaire était posé et ne se précipitait pas. Le Bieffois saisit l'occasion d'utiliser sa cavalerie lourde contre une pièce abordable de son adversaire : il ne serait pas dit qu'un chevalier ne saurait pas utiliser les pièces qui le représentaient! Toutefois, la dame se révéla être une adversaire à la hauteur. Chaque coup était un prêté pour un rendu, et l'avantage balançait de l'un à l'autre sans que l'un des deux prenne bien longtemps nettement le dessus. Au terme de cette longue partie, ce fut toutefois Kealan qui arracha la victoire, mais de justesse, sur une action décisive de son dragon qu'il avait précieusement sauvegardé de tout mal. Même dans un jeu, il semblait que posséder un dragon était la clé de la victoire ! Se reculant sur son siège, appuyé contre le dossier, le jeune homme adressa un sourire à lady Aliénor.


« Vous me voyez navré d'arracher la victoire. Toutefois, il y a bien longtemps que je n'ai pas disputé une aussi belle partie. Vous êtes une joueuse talentueuse, ma dame.

Il inclina légèrement la tête vers elle. Venant de lui, c'était un beau compliment ! D'autant plus qu'il était parfaitement sincère. Cela ne s'était joué qu'à un cheveu, et ce genre de partie avait un goût délectable. Il aurait très volontiers offert une revanche à son adversaire, mais le temps passait, et il avait encore à faire avant de se remettre en route pour Vieux Rouvre, chose qu'il ne devrait pas non plus trop tarder à faire. Avant cela, le chevalier se resservit du vin qu'il but tranquillement. En cet instant, il lui semblait avoir élu domicile dans un havre de paix. Les jardins du domaine des Tyrell étaient véritablement uniques, et bluffants de beauté et de sérénité. Installé comme il l'était en cet instant, il était fort peu enclin à se consacrer à nouveau à ce que le devoir ou la nécessité lui dictaient. Il aurait simplement apprécié de rester là, encore et encore, à retenir tant que possible les vestiges d'un été qui semblait s'être momentanément réfugié en ces lieux.

- Je vous aurai volontiers offert une seconde partie pour prendre votre revanche. Malheureusement, il va me falloir vous quitter incessamment sous peu. Le devoir m'appelle, et je dois encore m’entretenir avec ma sœur avant de reprendre la route de Vieux Rouvre.

Le Bieffois avait des nouvelles à rapporter à son neveu. Ce dernier devait sans doute attendre son retour avec impatience. De plus, Kealan n'aimait pas laisser trop longtemps vacant ce qu'il considérait comme son fief. Lord Adam aurait besoin de ses conseils éclairés et de ses lumières pour prendre les bonnes décisions. A cela s'ajoutait le soupçon permanent du jeune homme concernant la menace Fer-née. Qu'est-ce qui lui disait que le Bief était désormais hors de danger, pour de bon ? Et il y avait cette histoire d'une riposte de la Couronne contre les Iles de Fer... Trop d'affaire d'importances qui nécessitaient sa présence, et donc son retour. Comme de coutume, le plaisir se devrait de passer en dernier.

- J'espère que vous ne m'en voudrez pas. De même, j'ai le vif espoir que nous pourrons un jour disputer une nouvelle partie de cyvosse. Lorsque vous serez de passage à Vieux Rouvre, peut-être ? Vous y serez toujours la bienvenue, comme il se doit. Le cas échéant, je reviendrai à Hautjardin tôt ou tard, lorsque la situation me le permettra.

Et ce au moins pour voir sa sœur. Mais comme il venait de le dire, il fallait que la situation s'y prête, pour qu'il puisse se permettre de quitter son domaine pour une visite de courtoisie. A tout cela s'ajoutaient ses tractations en vue d'un mariage prochain. Le plus tôt serait le mieux, à ce sujet. Avec lenteur, le chevalier se leva, résigné. Rhaella se demanderait sans doute ce qui l'avait retenu si longtemps, mais elle ne lui en voudrait pas, de cela il était sûr. S'avançant vers l'ancienne lionne, il s'inclina devant elle puis lui baisa galamment la main. Il ne savait pas s'il la recroiserait avant son départ, ne sachant d'ailleurs pas exactement à quel moment il prendrait la route. Au plus tôt, sans doute, sauf avis contraire.

- Je vous souhaite tout le bien du monde, et beaucoup de courage pour les temps à venir. Je vais prier la Mère pour qu'elle veille sur vous. Sans doute nous reverrons-nous plus tôt que nous ne l'imaginons... »

Kealan avait ce curieux pressentiment au fond de lui, qu'il n'aurait su expliquer. Avec un dernier sourire, il prit congé de la belle, avant de tourner les talons et de s'enfoncer dans les jardins afin de retrouver sa sœur. Cela ne lui prendrait sans doute pas trop de temps, car il savait où elle se rendait et où elle l'attendait. Cet agréable moment partagé avec lady Aliénor lui avait permis de se détendre et de s'aérer l'esprit, tout en faisant la connaissance d'une Lannister... Sans oublier qu'elle serait un jour l'épouse du seigneur de Hautjardin, lorsque son époux prendrait la succession de lord Leo. Il était toujours bon de se faire connaître de ces gens-là, et d'entretenir les meilleures relations avec eux...



Spoiler:
 




Maison du Rouvre.
"Nos racines sont profondes."

Spoiler:
 


Possibilité de jouer des membres de la maison du Rouvre, me contacter!
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Lun 8 Juil 2013 - 16:48

La petite lionne s’était concentrée tout d’abord sur les pièces et les déplacements de son adversaire. Il était coriace. Voilà plusieurs années qu’elle n’avait pas eu devant elle un très bon joueur de Cyvosse. Son père était remarquable quoi qu’elle dut se pratiquer pendant plusieurs années et expérimenter plusieurs stratégies pour enfin lui arracher une victoire. La petite lionne gardait ses yeux sur le plateau et tentait chaque fois de déplacer au mieux ses pièces. Elle ne jouait pas contre sa sœur dont elle pouvait prévoir les trois premiers coups. Elle n’Était pas mécontente de cette partie et n’en voulut point au chevalier de lui arracher la victoire. Elle était bonne joueuse et savait accepter la défaite lorsqu’elle se présentait. Ce n’était que partie remise pour une prochaine fois. La nouvelle rose de Hautjardin applaudissait le chevalier lorsque la partie termina.

La victoire va au gagnant. Il y avait longtemps que je n’avais pas eu un adversaire de taille à ce jeu et je ne peux que vous remerciez de cette partie. Je pourrais toujours vous demander une revanche lorsque vous reviendrez à Hautjardin. Je ne vous oublierez pas. Je tacherais de venir voir ce à quoi ressemble Vieux Rouvre, si j’en ai encore la capacité. Dans le cas contraire, je n’oublie pas cette invitation et tacherais de m’y rendre lorsque j’en aurais l’occasion. La prochaine fois, j’Arracherais cette victoire.

Elle s’était laissée choir contre le dossier de sa chaise et mangeait quelques raisins du plateau de fruit que les domestiques avaient amené. La petite rose fit signe au domestique de ramasser le plateau et ses pièces. Elle irait se reposer quoique les jardins lui laissent le temps de retrouver du bon temps. Les livres pourraient bien attendre. Elle voulait profiter du dernier soleil d’automne avant que la pluie remplace le soleil. L’automne avait laissé peu de place au beau temps qu’elle ne saurait rester enfermer en cette journée. Elle eut un sourire à l’égard du chevalier.

Vous m’Avez accordé assez de temps, je ne saurais vous retenir davantage. Le devoir vous appelle.

La jeune lionne leva son regard sur le chevalier et rougit quelques peu. Elle avait oublié ce que les belles paroles pouvaient faire. Elle espérait que les prières seraient entendues. Elle savait sa santé fragile depuis qu’elle était toute petite, elle ne pouvait faire autrement que de ne pas penser qu’elle pourrait lui laisser sa vie. Elle craignait, mais elle se savait bien entouré pour le moment et ce petit être grandissait. Elle lui offrit un dernier sourire avant de se laisser embrasser la main.

Je prierais les sept pour qu’ils veillent sur votre domaine et pour que vous puissiez connaitre un jour la paternité Ser Kealan. Nul doute que cela vous irait merveilleusement bien.

Elle était sincère. Elle n’Avait pas eu de nouvelle de l’ouest et elle se demandait comment son frère se portait. Il avait vécu la même situation que le chevalier du Rouvre. Aliénor ne pouvait mesurer cette douleur que parce qu’elle avait vu sa mère la quitter après avoir donné naissance à un enfant qui n’avait pas vu la lumière plus de deux jours avant de rendre l’âme. Elle laissa le chevalier la quitter et elle ferma les yeux. Si tous les vassaux pourraient être ainsi, elle se sentirait moins intimidée et n’aurait pas la parfaite impression de n’être qu’une simple étrangère. Bizarrement, elle savait qu’elle reverrait aussi le chevalier, dans quelle circonstance, elle ne le savait pas encore et seule l’Aïeule avait dû le tisser. Il était rare de voir des hommes avoir certains champs d’intérêts avec elle. Enfin surtout ce qui concernait la lecture et le Cyvosse.



 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Général
Feuille de Personnage


Message

Revenir en haut Aller en bas

Il ne faut pas attendre d'être parfait pour commencer quelques choses de bien.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1


Sujets similaires

-
» Ruby M. Wheeler ~ Faut pas attendre d'être heureuse pour sourire, faut sourire pour être heureuse.
» Parfois, il faut savoir faire le premier pas. ♥ Ethan
» Pourquoi faut-il attendre The Witcher III
» "Il faut que je sois cruel, rien que pour être humain."
» « La vie c’est comme un arc-en-ciel, il faut de la pluie et du soleil pour en voir les couleurs. »

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A Song of Ice and Fire RPG :: Citadelle de Maegor :: ◄ Salle des Archives Oubliées (RP)-