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Toi, mon amie de toujours [Rahéna]

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Princessse de Dorne
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Daenerys Martell
Princessse de Dorne

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Message Ven 26 Avr 2013 - 15:54



    La procession des Sables était arrivée la veille à Lancehélion. Avec joie, Daenerys Martell avait saisi cette occasion de revoir son amie de toujours, Rahéna Qorgyle. A son arrivée à Dorne, la petite fille qu'elle était alors lui avait donné force et courage pour dépasser ses peurs et ses préjugés sur cette région de Westeros qu'elle ne connaissait que trop peu. Mais l'arrivée de la procession à Lancehélion était également, malheureusement, l'occasion de voir arriver bien des personnes qui aurait bien fait d'elle leur prochain déjeuner. Une Targaryen à Dorne. Combien de fois avait-elle entendu, vu, ou lu dans les regards que c'était tout simplement inimaginable ? Et pourtant, elle était l'épouse du Prince de Dorne, comme la Reine Myriah, née Martell avait été l'épouse d'un roi Targaryen. Qu'on juge cela incongru était une chose, mais qu'on la juge, elle, malvenue, Daenerys l'acceptait beaucoup moins.

    Fort heureusement, elle pouvait, elle le savait, compter sur le soutien d'un époux attentif et qui la défendrait sur ce point. Le Palais allait toutefois accueillir pendant quelques jours bien du monde et Daenerys se doutait bien qu'elle ne verrait pas uniquement des regards tendres et amoureux sur elle, bien au contraire. Rennifer Uller, pour ne pas le citer, faisait parti des personnes qu'elle savait par avance désagréable à son égard. C'était tout juste si la politesse, habituellement toujours de mise en société, était respectée lorsqu'ils étaient en compagnie l'un de l'autre.

    La soirée de la veille avait donc été assez éprouvante, même si on n'aurait pu lire aucune émotion négative, sur le front de la belle Targaryen. Elle avait soigneusement mis son masque de neutralité, quand les uns et les autres avaient fait semblant de ne pas la voir ou l'avaient soigneusement ignoré. Qu'ils aillent tous au Diable, aurait dit la jeune femme, si elle avait chrétienne. Mais c'était bien ce genre de pensées qui l'animait, quand elle était face à ce genre de réactions. Ne rien dire, sourire poliment. Se taire et attendre qu'il soit grand temps de regagner ses appartements où elle pourrait alors tempêter si elle le souhaitait.

    Elle avait à peine pu croiser Rahéna, la veille, et c'est pourquoi, elle l'avait fait mander dès le lendemain matin. Tandis qu'une servante allait porter le message à la Qorgyle, Daenerys s'était baignée, parfumée et vêtue. C'était un de ses rituels matinaux, un de ceux qu'elle n'avait pas souhaité changer, même à son arrivée à Dorne. Elle procédait toujours d'une certaine manière, le matin, au réveil.

    Ensuite, elle avait rejoint un petit salon, un peu à l'écart, qu'elle appréciait particulièrement et que Rahéna connaissait déjà. Cet endroit avait déjà abrité nombre de leurs conversations et Daenerys avait toujours plaisir à y être. Elle s'y fit servir à manger et dégusta, seule, ce petit-déjuner. Rompre son jeûne était quelque chose qu'elle appréciait suffisamment de faire seule. Mais bien évidemment, quand on est mère, il y a de fortes chances qu'un enfant arrive sur la pointe des pieds sans qu'on s'y attende.

    Ce matin-là, c'était la petite Nyméria qui avait visiblement réussi à fausser compagnie à ceux chargés de son éducation. La petite entra, telle une bourrasque rafraîchissante et vint s'installer auprès de sa mère. Daenerys ne put s'empêcher de lui faire de gros yeux. Elle adorait ces enfants, mais elle devait bien avouer que la petite Nyméria avait tout pour faire une Dornienne digne de ce nom. Et cela devait rendre Maron très fière d'elle, elle le savait. « -Nyméria, ma douce, que fais-tu là ? J'attends Rahéna Qorgyle, je ne puis m'occuper de toi ce matin ... ». Le regard de la petite amusa Daenerys, mais elle tâcha de ne rien en montrer. « -Je peux rester jusqu'à l'arrivée de Rahéna ? S'il-vous-plaît, Mère ? ». Daenerys secoua doucement la tête en caressant d'une main la tête de sa fille. Oh, quelle petite têtue avait-elle mis au monde. « Tu partiras juste après son arrivée, c'est entendu ? ». Fille et mère se sourirent, partageant un petit moment toutes les deux, pendant lequel elles discutèrent à bâtons rompus. Daenerys n'était sans doute pas la mère la plus stricte qui existait, mais elle essayait de donner à ses enfants des repères, de l'amour, de l'attention. Et de faire d'eux des adultes qui sauraient survivre à l'aride Dorne.

    Mais soudain, on frappa. Sans doute était-ce Rahéna ? Daenerys eut à peine besoin de jeter un regard à sa fille que déjà, celle-ci s'enfuyait par la porte ouverte, non sans adresser un grand sourire et un grand bonjour à Rahéna, avant de courir jusqu'à la pièce où elle était censée être à cette heure de la journée. Daenerys se leva pour accueillir son amie. « -Rahéna, je suis ravie que tu sois parmi nous !  Viens, assieds-toi, je t'en prie. As-tu faim ou soif ? ». Elle s'assit et laissa son amie faire de même et lui répondre, avant de demander. « -Comment vas-tu ? J'ai cru voir que tout n'était pas parfaitement rose avec ton promis … Un Ferboys, n'est-ce-pas ? ». Autant aller droit au but, n'est-ce-pas ? Daenerys connaissait si bien Rahéna qu'elle n'hésitait pas à lui dire ce qu'elle pensait, sans chercher à passer par des circonvolutions d'usage.

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Rahéna Qorgyle
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Message Ven 26 Avr 2013 - 17:36


    Le soleil commençait à inonder la chambre qu'on avait attribuée à Rahéna et son frère. A vrai dire elle avait demandé à ne pas être séparée de ce dernier. Elle détestait dormir seule, aussi l'on avait sans problème installé une paillasse supplémentaire. Paille qu'il avait regagnée lorsque sa sœur fut endormie.
    Lentement le corps nu de Rahéna fut réchauffé d'une douce chaleur qui l'éveilla en douceur. S'étirant, elle se redressa bien vite dans son lit pour chercher son protecteur du regard. Lorsqu'elle l’eut trouvé, son regard se fit plus tendre. Elle enroula les draps autour de son corps et s'approcha de lui. Lorsqu'il dormait ainsi, elle avait l'impression de repartir des années en arrière. Il était si serein, ses traits étaient détendus, il dormait du sommeil du juste. Elle lui caressa la joue avant de déposer sur son front un baiser. Duncann soupira et remua un peu pour finalement se tourner pour finir sa nuit.

    Rahéna se redressa et passa une chemise de nuit lorsque Zéhyna entra à pas de loup dans la chambre. Elle fut étonnée de voir sa maîtresse déjà éveillée, cette dernière imposa son index sur ses lèvres, lui intimant le silence, tout en désignant son cadet de la pointe de son menton. La servante eut un regard attendri pour l'homme qui se reposait avant de venir chuchoter à l'oreille de sa maîtresse ce pour quoi elle était venue.

    “- Ma dame, j'ai croisé un messager de la Princesse qui vous fait mander. Je suis venue vous aider à vous préparer.”

    A l'idée de voir son amie, le visage de l'héritière du Grès s'illumina. Son impatience se lissait dans ses yeux pétillants de joie et de malice. Sans demander son reste, elle fit rapidement son brin de toilette faute de reprendre un bain. Cela aurait été bien trop long.
    Zéhyna insista pourtant pour lui passer le corps avec une huile venant des graines d'un arbre ayant des particularités assouplissantes et hydratantes.
    La robe que Rahéna choisit dans le peu qui lui restait après l'incendie de sa tente lors de la Procession, était une robe en lin, crème, orné d'une traine en voilage, et d'un voile qu'elle n'avait pas mis. Pas de bijoux si ce n'est la bague de sa mère.
    La jeune femme était sur le point de partir lorsqu'elle se retourna pour embrasser sa servante sur la joue.
    “-Veille sur Duncann pour moi. A plus tard.”

    Et sur ce, elle disparut dans une nuée de bouclettes noir de jais encore humides par sa toilette. Elle courait à tout rompre pour rejoindre une femme qu'elle ne voyait pas assez souvent à son goût, ne s'arrêtant que lorsqu'elle croisait un domestique ou des gardes du vieux palais. Hier, lorsqu'ils étaient tous arrivés, elle n'avait pas eu le temps de s'entretenir avec Daenerys comme elle aurait aimée. Elle se devait d'être avec son promis, et de veiller à ce qu'il ne fasse pas de bêtise. Les esprits étaient plus qu'échaufféq et cela n'avait pas été simple de gérer la totalité dans son ensemble.

    Aussi, elle voyait dans cette demande l'occasion de rattraper le temps perdu. Les missives ne remplaçaient pas la présence d'une personne chère à son cœur. Elle avait tant de choses à demander à la Princesse de Dorne. Sur elle, sur sa santé, sur ses enfants, les choses triviales, mais qui témoignaient qu'elle s'inquiétait réellement pour elle. Elle avait tant fait pour elle à de nombreuses reprises qu’elle ne pouvait supporter de savoir son amie triste.
    La soirée d'hier avait dû être éprouvante pour elle, elle le savait, elle commençait à bien connaître l'épouse du Prince.

    Arrivée près de la porte, elle freina sa course infernale, essayant de reprendre contenance et une respiration pondérée. Ce qui en soit n'était pas réellement facile. C'est lorsqu'elle frappa qu'elle se rendit compte qu'elle était pieds nus, bien étrange façon de se présenter devant la Princesse de Lancehélion, mais déjà elle n'avait plus le temps de penser à cela qu'une petite tornade s'engouffra par l'entrée pour en sortir en lui adressant une salutation chaleureuse avec un sourire coquin. La Dame aux scorpions la salua d'un signe de la main avec une expression tendre pour la petite Nyméria. Comme elle avait grandi !

    D'un pas qu'elle voulait mesuré, elle passa le pas de la porte. Sans plus de cérémonie elle s'approcha Dame Martell et s'assit à côté d'elle. Qu'il était bon de la revoir. Cela lui avait manqué. Elle était naturelle, il n'y avait pas de faux semblant entre elles. Une atmosphère sereine planait toujours autour de cette grande femme pour qui elle avait autant d'estime et de respect.
    “- Daenerys, quelle plaisir de te revoir. J'avoue que je n'ai pas encore déjeuné, pourrais-je avoir quelques fruits et un verre d'eau citronnée s'il te plait? ”
    S'installant plus confortablement elle écouta attentivement son hôtesse.
    “-Je me porte comme un charme, ce n'est malheureusement pas le cas de Père.” Elle sourit malgré elle en entendant le reste des questions. Elle appréciait la franchise de l'ancienne Targaryenne, en ce cas, elles se ressemblaient. “- Si cela était le cas, ne serait-ce pas trop ennuyeux?” Elle tiqua lorsqu'elle parla du Ferboys. Elle aussi devait avoir des aprioris sur cette famille et cela était sans doute dû aux intrigues et manigances de sa cousine. Pourtant elle ne perdit pas pour autant son aplomb. “ -Oui, c'est exact. Asafa Ferboys. J'avoue je n'étais pas enchantée à l'annonce de ce prochain mariage, mais c'est le souhait de père. Cela ne me tuera pas de lui laisser une chance. De ce que j'ai constaté, ce n'est pas une mauvaise personne. Certes, je te l'accorde, il n'a pas la langue de bois, et devrait apprendre à se taire parfois, mais à mon encontre, il est toujours très doux et attentionné.”

    Elle haussa les épaules et leva les yeux au ciel avec une petite moue enfantine.
    “- Mais je n'aime pas le voir se chamailler avec Oberyn.” Elle prit la main de la Princesse avec fermeté mais douceur avant de reposer la sienne dessus. “- Et toi? Comment te portes-tu ? J'ai croisé une petite tornade, c'est Nyméria n'est-ce pas? Qu'est-ce qu'elle a changé !”
    C'était peut-être visible qu'elle essayait de noyer le poisson, même si elle savait qu'elle ne pouvait échapper à celle-ci. Daenerys voulait savoir et qu'importe les questions, elle lui répondrait franchement.




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Dernière édition par Rahéna Qorgyle le Ven 21 Juin 2013 - 7:01, édité 4 fois
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Daenerys Martell
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Message Sam 27 Avr 2013 - 9:16



    Daenerys Martell avait appris depuis longtemps que les Dorniennes ne pourraient jamais fonctionner comme les nobles dames de Port-Réal et elle s'était faite une raison … C'était à elle, auprès de celles qu'elle appréciait, de s'adapter et de faire des efforts pour n'être plus choquée de rien qui ne le soit pour une jeune femme de cette région. Rahéna Qorgyle avait été une excellente initiatrice, à ce genre de choses et en 14 années, Daenerys devait bien avouer qu'elle savait que l'attitude de la jeune femme ne pouvait jamais être provocante à son égard. Rahéna venait telle qu'elle était, sans se travestir et c'était finalement très bien comme ça. La Princesse n'avait ainsi pas à se torturer l'esprit pour savoir qui, quoi, comment … Elle avait juste à profiter de la présence d'une amie très chère.

    C'est pourquoi, voir Rahéna pieds nus n'interpella pas plus que cela l'épouse de Maron qui se garda bien de faire une quelconque réflexion. Après tout, elle n'avait pas fait mander son amie pour sa tenue, mais bien pour sa conversation et sa présence, comme du temps où l'une était une jeune épousée et la seconde une orpheline qui avait besoin d'une présence maternelle. Daenerys savait bien que sans Rahéna, elle n'aurait jamais pu s'acclimater à Dorne … Si on pouvait dire qu'elle ne s'y soit jamais acclimaté, d'ailleurs ! Car même si Daenerys faisait des efforts, elle devait bien avouer qu'elle avait envie de la fraîcheur de Port-Réal. A cet effet, son tendre époux avait entepris la création des Jardins Aquatiques.
    Invitant son amie à s'asseoir, Daenerys en profita pour appeler sa servante, qui devait se tenir dans quelques pièces attenantes. Lyséa était une jeune femme que Daenerys avait à son service depuis son arrivée à Dorne. Toute jeune fille à l'époque, elle avait suivi les péripéties de la Princesse et avait sa confiance. Daenerys, évidemment, n'entretenait pas avec Lyséa le même genre de relations qu'avec Rahéna ou Ororya, mais elle était cependant fort satisfaite de pouvoir compter sur cette suivante zélée. « -Lyséa, veux tu bien ramener des fruits et une citronnade pour Lady Qorgyle ? ». L'ordre entendu, Lyséa quitta la pièce, laissant les deux jeunes femmes seules.

    Daenerys était curieuse de savoir ce que pensait la Dornienne de ces fiançailles. Visiblement, elle n'était pas aussi contrariée qu'aurait pu le craindre Daenerys en la voyant la veille auprès de son promis. Pendant la cérémonie qui les réunissait tous, en effet, la Princesse avait profité qu'on lui accordât peu d'attentions pour observer tous ces vassaux de son époux. Et notamment le jeune Ferboys qu'elle avait considérablement à l’œil. Il était hors de question qu'il fasse le moindre mal à Rahéna et Daenerys n'hésiterait pas à intervenir auprès de ce Asafa, si jamais il ne comprenait pas ses devoirs d'époux. La jeune mère savait trop bien ce que pouvait coûter un mariage imposé et elle espérait éviter ainsi les affres du doute et de la douleur qu'elle avait elle-même connu dans les premiers temps de son mariage.

    « -Oberyn Dayne, c'est bien cela ? Tu sais qu'il ressemble en tout point à mon oncle Aemon, celui qu'on nommait Aemon Chevalier-Dragon … J'en ai été si fort surprise, hier soir, que je n'ai pu m'empêcher de l'appeler ainsi. Je crains fort qu'il ne pense la Princesse de Dorne sénile ! ». Un petit rire échappa à la jeune femme tandis qu'elle racontait cet épisode à Rahéna. Mais il ne fallait pas rester sur des banalités pareilles et finalement, Daenerys reprit la parole. « -A quel sujet se sont-ils querellés, Rahéna ? ». Pourtant, Maron avait une bonne intuition à propos de Oberyn Dayne. Se pouvait-il que Maron ait été mauvais juge ? Elle n'avait aucune confiance dans les Ferboys, mais il fallait être deux pour se quereller, Daenerys le savait parfaitement.

    « -Doux et attentionné, dis-tu ? ». Mais Daenerys n'eut pas le temps d'entendre la réponse de Rahéna, car Lyséa revenait, portant sur un plateau une citronnade et des fruits qu'on ne produisait qu'à Dorne … C'était un des avantages de cette merveilleuse région, les fruits y étaient délicieux et la Princesse proposa à son invitée de se servir, d'un geste, tandis qu'elle renvoyait Lyséa d'un simple hochement de tête. Elle n'avait pas envie que sa suivante soit présente dans ces discussions avec Rahéna.

    Les questions de son amie étaient attentionnées et Daenerys y répondit donc avec gentillesse. «-Les enfants grandissent à une vitesse folle ! Nyméria a beaucoup changé, mais par les Sept, tu verrais Trystan ou Quentyn, ils sont déjà si grands ... ». Une tendresse maternelle pinça le cœur de la jeune femme tandis qu'elle pensait à ses enfants. Quel allait être leur destin ? Que deviendraient-ils, une fois adultes ? Nyméria deviendrait-elle l'épouse d'un Dornien, ou bien comme sa Tante et sa mère ferait-elle le jeu d'alliances politiques ?

    « -Quant à moi, je vais aussi bien que possible. La vie s'écoule paisiblement à Dorne … Mais j'ai cru comprendre que la Procession des Sables n'avait pas été de tout repos pour vous tous. Raconte-moi donc … ». Daenerys peinait toujours à comprendre les coutumes dorniennes, mais cela ne l'empêchait pas de souhaiter le meilleur à ce peuple si particulier. Elle avait été une Targaryen et le serait sans doute toujours, aux yeux de beaucoup de Dorniens, mais elle était aussi désormais l'épouse et la mère de Dorniens et par ce lien, elle souhaitait que rien de mauvais ne puisse leur arriver. Or, d'après les murmures qui circulaient et de par les prisonniers qu'elle avait pu apercevoir la veille, Daenerys savait que bien des choses s'étaient passées durant ce rassemblement. Il restait donc à Rahéna à lui expliciter tout cela. Daenerys savait qu'il ne servait à rien de passer par des détours, pour savoir ce qu'elle souhaitait. Elle n'avait pas souvenir que Rahéna ait refusé de lui dire quelque chose. Les sujets de conversation entre les deux femmes étaient rarement tabous. Pour autant, confortablement installée, la Princesse de Dorne était aussi calme et paisible qu'à son habitude. Son ton, lorsqu'elle s'adressait à Rahéna était sans tension inutile. Un ton régulier, doux. Qui amenait à la confidence.

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Rahéna Qorgyle
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Message Dim 28 Avr 2013 - 14:40



    Daenerys avait eu le temps d'apprendre à voir en Rahéna comme dans un livre ouvert. Elle ne lui cachait rien et ne cherchait pas à le faire. Elle lui avait toujours parlé ouvertement et cela n'était pas près de changer. Aussi la robe courte de la jeune femme du Grès ne devait nullement choquer la Princesse, tout comme le manque de chausses de la demoiselle.
    Rahéna était du genre naturel et franc. Bien sûr, pour leur arrivée à Lancehélion elle avait fait un effort en portant une robe longue et des bijoux de Cérémonie mais c'était tellement loin de la véritable nature de leur propriétaire. Pourtant, elle se pliait aux convenances quand cela était obligatoire. En son for intérieur l'héritière du grès remercia son amie de ne faire aucune réflexion et lorsqu'elle fut invitée à s'assoir à ses côtés, elle prit grand soin de cacher ses pieds sous ses fesses.

    Lorsque Daenerys appela sa servante, Rahéna lui adressa un signe de tête en guise de salut poli. Ce n'était pas la première fois qu'elle avait croisé la jeune femme lorsqu'elle était venue ici. Il était bon de savoir que la Princesse de Dorne avait des serviteurs de confiance près d'elle. Cela la rassurait de l'imaginer, tout du moins. Depuis toujours la Sableuse avait traité la Targaryenne avec tout le respect dû à son rang, mais également comme une femme de Dorne. De plus elle avait également été une mère de substitution pour elle lorsqu'elle s'était retrouvée seule femme au sein de la famille Qorgyle.

    A vrai dire, durant le temps qui avait suivi l'annonce de son futur mariage, Rahéna avait été dans une colère soude et glaciale. Elle en avait beaucoup voulu à son père, mais les faits étaient là. Il était encore le Lord et elle sa fille, devait se plier à ses exigences, et vue la tournure que prenait les choses, cela allait sans doute être les dernières extravagances de son père. Barack, le Mestre avait été formel, et peu importait la manière de s'y prendre et les nuits blanches qu'elle cumulait pour trouver un remède au mal inconnu qui frappait son père, rien n'y faisait. A cette pensée son cœur se serrait toujours d'une douleur qu'elle ne connaissait que trop bien. Elle n'était pas là pour inquiéter son amie, aussi elle avait juste passé sur cette période pour en venir à ce qui était d'actualité. Asafa n'était pas un mauvais homme, ni même un homme de bon, mais il avait des qualités qu'elle trouvait rafraîchissantes dans le sac de vipères qu'était le jeu de pouvoir auquel, à son grand malheur, tous les nobles participaient.
    Bien entendu, il y avait encore des petites mises aux points à faire entre les deux fiancés. Elle lui laissait une chance de prendre son cœur, mais elle ne faisait pas plus d'effort que cela en demandait. Peut-être que le temps se chargerait de ce genre de chose.


    A l'évocation du nom de son ami d'enfance, Rahéna laissa un sourire mutin couvrir ses lèvres charnues. “- C'est cela. Ah? J'imagine que la surprise fut de rigueur également pour lui. Je doute qu'il pense cela de toi Daenerys. Il vous sert fidèlement, j'ai toute confiance en lui, je mettrais sans hésiter ma vie entre ses mains si cela pouvait te rassurer. C'est un homme bon.” Il est clair que la jeune femme n'était pas des plus objectives, avec le chevalier des Météores mais après tout, ils avaient pratiquement grandis ensembles. Peut-être devait-elle avouer les tendres sentiments qu'elle nourrissait pour lui. Non cela ne ferait qu'épaissir leur relation étrange. Pour leur sujet de querelles elle n'en était pas sûre, mais de ce qu'elle avait compris ce n'était que de l'égo démesuré mais typiquement Dornien. Ce qui faisait tout leur charme. “- Je n'ai pas réussi à avoir toute la conversation, mais il était question d'honneur bafoué et de nom souillé. Je suppose qu'Asafa a fait comme la majorité des gens de Dorne et aurait rayé l'Héraut de Dayne. Pourquoi les gens sont- ils si méprisants lorsqu'ils sont face à quelqu'un qui ne pense pas comme eux ou qui n'a pas la même couleur de peau qu'eux?”  Ce genre d'attitude avait toujours été une chose inexplicable pour la dame aux scorpions.

    Elle allait répondre, mais déjà Lyséa, la servante de Daenerys revenait avec un plateau rempli de fruits et d'un verre d'eau citronnée. “- Merci.” Qu'importe le rang social, la femme de Maron Martell avait depuis maintenant fort long put constater que la Sableuse avait toujours fait preuve de respect et de déférence envers les gens qui la servaient et qui l'entouraient. Bien sûr, comme toutes Dorniennes, elle pouvait se montrer redoutable, impitoyable et parfois cruelle, mais de nature c'était une femme aimante et douce. Lorsqu'elle fut invitée à se servir, Rahéna prit la coupe pour en boire le contenu d'un trait. Elle ne put retenir le petit soupir d'aise qui suivait lorsque la soif était étanchée, puis elle s'empara d'un fruit bien rond et mûr à souhait. Lorsqu'elle mordit dedans, le jus en sortit pour venir couler sur le menton de la jeune femme qui mit rapidement sa main sous l'aliment avant de rire et de prendre un tissu pour essuyer le liquide sucré sur sa peau.

    “-Trystan? Ne me dis pas que c'était Trystan à côté du Prince lorsqu'il nous a accueilli ?” Pour sûr le petit garçon quelle avait connu avait diablement grandi. La tendresse que Daenerys avait pour ses enfants était flagrante, elle était une mère attentionnée, capable d'être une lionne pour défendre sa progéniture, une certitude que Rahéna garda pour elle.
    La Procession des Sables hein? Effectivement ce n'était pas de tout repos, mais comment trouver les mots pour éviter de trop choquer sa confidente. Sans doute comme elle l'avait toujours fait, habiller la vérité d'un ton enjoué, après tout, c'était maintenant du passé.

    “- Mouvementé et ce que j'aurais trouvé de plus juste à vrai dire. Le rendez-vous s'est passé à Denfert, autant te laisser imaginer l'accueil qui a été fait à certaines maisons. Autant dire que les tensions ont commencé à couver à ce moment-là. Le protocole a été suivi, l'hospitalité fut de rigueur et nous sommes partis avec les prisonniers le lendemain.
    Le Désert a pris son quota de vies en éliminant les plus faibles. Là où tout à dégénérer c'est lorsque Rennifer nous a fait camper dans un creux aux milieux des dunes. Le camp s'était à peine endormi que nous avons été attaqués par des pillards. Ma tente a d'ailleurs brûlée.”
    Elle s'arrêta un instant pour terminer son fruit avant de reprendre. “- Les pertes ont étés bien plus nombreuses du côté de nos assaillants. Il me semble que les Uller en ont faits prisonniers. Sinon le reste de la Procession s'est passé calmement.” Elle observa le visage de son amie, puis lui sourit. Ce qui était fait, était fait, elle n'avait pas le pouvoir de remonter le temps et de changer la donne. Le Désert était un lieu dangereux et seuls les forts vivaient, elle concevait que Daenerys ait du mal avec cette manière de penser. Mais elle, elle avait été élevée comme ça dans ses croyances et il fallait le dire, certes les gens de Dorne n'étaient pas spécialement raffinés ou beaux, mais le désert n'engendrait que des hommes et des femmes forts, de caractère et inébranlables.




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Dernière édition par Rahéna Qorgyle le Ven 21 Juin 2013 - 6:53, édité 2 fois
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Message Lun 29 Avr 2013 - 16:34



    Daenerys avait confiance dans le jugement de Rahéna Qorgyle, qu'elle connaissait suffisamment bien pour cela. Toutefois, elle savait bien qu'en tant que Princesse de Dorne, il lui fallait toujours plus ou moins avoir plusieurs sources d'informations, notamment sur la loyauté et le fond des personnages hauts en couleur que comptaient Dorne. Maron comme Rahéna avaient l'air de penser que Oberyn Dayne était digne de confiance et loyal envers les Martell. Daenerys ne demandait qu'à les croire: il était toujours plus facile de prendre pour argent comptant la bonne volonté plutôt que de se méfier de tout le monde. En effet, être méfiante et prudente demandait toujours à la Princesse une sacrée dose d'énergie. Il ne fallait rien négliger et toujours avoir en tête le passé, le présent et le futur. Quand elle était dans la même pièce que Rennifer Uller, par exemple, Daenerys était alors pleinement conscience de la méfiance qui se devait d'être la sienne. Ce n'était alors même plus un choix, mais bien un devoir.

    « -Tu as l'air de bien connaître cet Oberyn Dayne … Vos familles sont-elles proches ? ». Même après 14 années dans le désert dornien, Daenerys était bien loin de tout connaître et les intrigues de Dorne ne lui étaient pas aussi familières qu'on pouvait le penser. Maron Martell était un époux tellement consciencieux que la jeune femme s'était toujours sentie en sécurité, à Dorne, même si sa venue était fort … malvenue. En effet, une Targaryen, voilà qui ne manquait pas de sel, selon bien des habitants de cette région. Daenerys avait donc été amenée, peu à peu, à se détacher de certains aspects et notamment, elle connaissait fort peu les liens qui existaient entre les familles, hormis celles, bien entendu, dont les Martell étaient parents, comme les Forrest ou les Gargalen.

    La jeune femme continuait d'expliquer le différend qui avait opposé les deux Dorniens. Tiens donc, de l'honneur bafoué, voilà qui n'était pas très original, quand on songeait à cette région où toutes les tensions semblaient être multipliées par dix. Daenerys en avait douloureusement conscience, parfois, quand le caractère emporté de Maron le dépassait et qu'il ne savait plus alors, si bien se contrôler. Dans ses premiers temps à Dorne, Daenerys en avait été fort surprise, mais désormais, elle était capable de le ramener à de meilleurs sentiments. La remarque de son amie fit sourire Daenerys. Pourquoi les hommes étaient-ils en conflit depuis le temps des Premiers Hommes et sans doute même avant ? L'humanité, visiblement, ne supportait pas la paix et lui préférait l'ardeur du conflit.

    « -Ah, ma douce, si seulement je le savais, peut-être aurait-il alors été plus simple de me faire accepter ici … Tu sais bien que les Dorniens ont du mal avec tout ce qui ne vient pas de votre belle région. » Si elle n'avait pu supporter de vivre ici, en y arrivant, Daenerys reconnaissait assez volontiers que Dorne avait des atouts non négligeables, même si elle n'avait pas toujours été en mesure de les apprécier. Une belle région … Une aride région, aussi, à l'image de ces habitants qui savaient être durs et inflexibles, ce qui ne manquait pas, souvent, de décontenancer la Princesse de Dorne.

    Voyant son amie prendre à boire, Daenerys fit de même et prit plaisir à goûter la délicieuse citronnade, très certainement fabriquée à partir de produits typiquement dorniens. C'était délicieux et absolument rafraîchissant, en comparaison à la chaleur qu'on ne manquait jamais de ressentir. Un instant, la jeune femme imagina ce que cela pourrait être lorsque les Jardins Aquatiques auraient terminé leur construction. Maron Martell lui avait accordé là un merveilleux cadeau, Daenerys en avait conscience et elle avait aussi grande hâte que cela soit achevé.

    Tranquillement, la Princesse s'installa sur le fauteuil qu'elle occupait, son verre à la main. C'était là une attitude loin d'être royale et qu'elle ne se permettait qu'en présence de bien de personnes. D'ailleurs, hormis Rahéna, elle n'était pas capable de dire avec qui elle était aussi à l'aise. Son époux, sans doute … Oui, avec Maron, elle pouvait aussi être elle-même sans que cela ne pose d'inconvénient, jugea-t-elle finalement.

    « -On le reconnaît à peine, je suppose, après tout ce temps ! Mais oui, c'est bien mon aîné ...Le temps passe si vite ». Daenerys le trouvait particulièrement beau et intelligent, mais comme toute mère avec ses fils, certainement. Entendre Rahé en parler lui fit du bien.

    Mais la suite des événements racontés par Rahéna tirèrent à la Princesse un petit cri épouvanté. « -Par les Sept, Rahéna, quelle histoire ! Dorne est décidément toujours sous le coup de faits bien malheureux ... ». Daenerys s'imagina à la place de son amie et savait qu'elle aurait eu beaucoup de mal à supporter ce genre de choses. Sa tente incendiée ? Voilà qui aurait très certainement fait plus qu'inquiéter la Princesse … Dorne, par moment, l'effrayait et les événements que lui racontaient la jeune femme n'étaient pas pour l'aider. « -As-tu besoin que de quoi que ce soit ? Tu sais que tu n'as qu'à demander, Rahéna ! Tu n'as rien eu ? ». Lorsque son amie lui fit remarquer que le reste s'était bien déroulé, Daenerys eut un sourire. Décidément, elle n'avait pas la même conception de la vie que tous ses Dorniens !

    Ce qui inquiétait le plus Daenerys, c'était que ses enfants vivent dans ce désert Dornien, si dangereux. A Lancehélion, la Princesse arrivait presque à oublier la dangerosité de cette région, mais ce genre d'événements lui rappelait avec force que Dorne n'était pas les terres de la Couronne. Elle décida d'en parler à Maron afin d'en savoir plus. « -Je ne sais pas comment tu fais pour prendre tout cela avec autant de calme, et pourtant, par les Sept, tu sais combien je suis quelqu'un de serein. Mais toute cette violence ... ». Effectivement, Daenerys n'aurait sans doute jamais mis les pieds à Dorne sans ce mariage politique qui lui avait été imposé et elle avait encore parfois du mal à accepter tous les côtés de cette vie. Elle aimait son époux, ses enfants et sa vie lui convenait. Mais de Dorne, elle n'avait pas encore réussi à apprécier tous les aspects …

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Rahéna Qorgyle
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Message Mer 1 Mai 2013 - 14:28

    “- Proche?” Elle prit quelques instants pour analyser ce que ce mot pouvait réellement impliquer. En vue de leur relation passée et présente, oui, il était facile de supposer qu'ils étaient proches. Elle esquissa une moue espiègle, de celle qui ne veut pas tout dire. Les petites fossettes au creux de ses joues se creusèrent de manière adorable, alors que les commissures de ses lèvres remontèrent légèrement. Ses yeux pétillaient de malice, comme la gamine qu'elle avait été lorsque le décès de sa mère s'était fait plus supportable. “-Nous avons passé beaucoup de temps ensemble lorsque nous étions enfants, nos pères ont combattus ensemble, je pense qu'ils sont amis également. Lorsque je ferme les yeux, je me vois encore courir après le dos d'Oberyn lorsque nous jouions dans les couloirs du Grès. Il a été un appui précieux à la mort de mon frère et de celle de mon premier époux. Je lui dois beaucoup. Lorsqu'il est parti pour Westeros, j'ai eu beaucoup de peine, de voir partir un ami cher à mon cœur. Puis lorsqu'il est revenu, quelques années plus tard, je ne te cache pas mon choc lorsque je me suis retrouvé face au beau jeune homme qu'il était devenu.”
    Point trop n'en fallait. Elle n'était pas encore encline à délivrer tous ses secrets sans se faire prier d'avantage par son amie. Après tout c'était le jeu. Elle lui raconterait volontiers la totalité de sa vie mais, pour ça, il fallait que de l'autre côté l'envie d'écouter soit là. Daenerys avait été et était toujours une oreille attentive. Peut-être était-ce dû à ce côté maternel quelle avait ou encore le fait qu'elle ne soit pas de Dorne qui la rendait si spéciale aux yeux de la fille du désert? Elle n'aurait su le dire, mais chaque rencontre avec elle, la ravissait réellement et apaisait son cœur si celui-ci était tourmenté. Elle se mordit la lèvre inférieure et tordit ses doigts, signe qu'elle était un peu embêtée avant d'ajouter quelques mots.
    “-Il est le fiancé de ma cousine Edarra Ferboys, si cela est toujours d'actualité.” Elle n'avait pas cherché à essayer de voler Oberyn à sa cousine au début, maintenant, c'était différent, elle craignait pour son âme si il succombait à cette intrigante qui savait si bien manipuler son entourage. Elle ignorait si leur haine mutuelle était connue du reste de Dorne et elle s'en fichait pas mal, mais elle voulait protéger son ami d'enfance de la douleur de la déception autant qu’elle le pouvait. Après, pour tout ce qui était de jeu de pouvoir, Rahéna essayait de se garder informée sans pour autant trop prendre part à ces jeux mesquins. En même temps, de par son implantation, il était rare que le Grès soit réellement impliqué. La forteresse était perdue au milieu des sables et ses plus proches voisins étaient les Uller et les Dayne. Autant dire qu'il fallait plusieurs jours pour rendre visite à l'un ou à l'autre. D'autre part, depuis la mort de son grand-père, avant sa naissance, Lüther le Tyran, le Grès était devenu un terrain neutre où Lord Thyruel faisait son possible pour préserver son peuple des troubles extérieurs de leurs murs. Son héritière était prompt à suivre le même chemin en essayant de garder un œil sur l'horizon pour tenir les siens informés de toutes menaces éventuelles. Autant dire que la chose n'était pas aisée pour une jeune femme de vingt-trois années.

    Suite à cela, elle entreprit de lui résumer ce qu'elle avait entendu, et qui devait à son humble avis être à l'origine du désaccord et de la querelle entre les deux hommes. Pourquoi les hommes devaient-ils avoir un orgueil aussi imposant? Bon certes elle était mal placée pour parler ainsi puisque les femmes de Dorne avaient elles aussi leur honneur. Après tout, la manière de vivre et de ressentir les émotions ici étaient toujours dans les extrêmes, à croire que la demi-mesure n'était pas chose courante. Pourtant Rahéna échappait un peu à cela sans doute devait-elle cela à son amitié avec la Princesse et les conseils qu'elle lui avait prodigués lorsqu'elle doutait. La réponse que Daenarys lui donna à la question qu'elle venait de soulever était pleine de bon sens.

    “- Et bien c'est dommage! J'ai envie de sortir de Dorne, d'aller voir l'extérieur. Je veux apprendre du monde. Chercher de nouveaux remèdes. Même si mon rang fait de moi l'héritière du Grès je n'ai pas envie d'abandonner mes rêves.” Daenerys était la seule, hormis ses frères, à savoir qu'elle se passionnait pour la médecine et l'herboristerie. Elle avait soif de connaissances et était férue de tout ce qui pouvait toucher à ces domaines de prédilection.

    Parfois Rahéna se prenait à rêver à partir loin de Dorne, du Grès, laisser de côté son titre d'héritière et partir à l'aventure pour assouvir ses desseins. Elle passait parfois des heures à imaginer sa vie hors des montagnes de Dorne qui se dessinaient à l'horizon. Mais il y avait son père mourant qui comptait sur elle. Il y avait Duncann qui n'aspirait qu’à une vie simple. Luhàn aurait eu les épaules pour prendre sa place, mais il était jeune et elle ne souhaitait que le meilleur pour lui. Une épouse avenante et fertile qui pourrait lui donner bon nombre d'enfants. Peu importait ses bonnes intentions, si l'occasion se présentait de pouvoir voir le monde, elle n'hésiterait pas, même si son cœur et son âme appartenaient à cette région dure et aride.
    Le sujet bifurqua ensuite sur les enfants de Daenerys qui était un des sujets les plus plaisants, à son humble avis. Il était vrai qu'elle n'avait pas reconnu l'héritier de la famille, trop de temps s'était écoulé entre le moment où elle l'avait vue tout jeune enfant et le beau garçon qu'il était actuellement.


    Mais les questions de Daenerys sur la procession coupèrent court à la conversation des enfants. Elle lui avait parlé ouvertement de ce qu'il s'était passé, sans détour, bon bien sûr elle n'était pas entrée dans les détails, comme par exemple le nombre de pertes qu'il y avait eu, celui des marchands ou encore des esclaves. Elle avait survolé le sujet mais au vue du visage de la Princesse elle avait bien fait.
    Doucement, Rahéna prit la main de son amie et lui sourit. Elle comprenait parfaitement que la Targaryenne ait du mal à comprendre leur façon de vivre aujourd'hui encore.
    “- Tu te trompes Daenerys, ne pense pas cela ainsi, il n'y a nul malheur dans ce que je te compte, juste des choix d'hommes. Le désert nous a vus naître, il a enfanté une grande partie des Dorniens, il est rude et cruel mais il nous garde et nous préserve. Grace à lui, seuls des individus forts et vigoureux foulent ces Terres.” Un habitant normal aurait sans doute parlé de Mère Rivière mais Daenerys n'était pas sans savoir, depuis le temps, que pour la jeune femme aux scorpions le seul dieu qu'elle vénérait réellement était le Désert lui-même.
    Son sourire se voulait rassurant alors qu'elle lui parlait d'une voix calme et sereine.
    “-Les choses sont immuables ma belle, je ne peux changer le court de l'histoire, alors il est inutile de te faire tant de tracas pour une histoire en somme assez triviale. Après tout nous sommes pour la plupart en bonne santé.” Elle lâcha la main de la femme à la chevelure blonde pour prendre à nouveau un fruit qu'elle savoura en croquant dedans. La sollicitude dont faisait preuve son hôtesse était tout bonnement exemplaire. “-Merci infiniment, mais je n'ai besoin de rien il me semble. Je n'aurais juste pas de robe d'apparat exceptée la bleue, si les circonstances l'exigent.”

    Le sourire de Rahéna se fit plus indulgent et rassurant. Après tout à Lancehélion rien ne pouvait lui arriver, elle était protégée par son époux et sa garde. Il ne serait que pure folie d'essayer de l'atteindre en ces lieux. L'extérieur… Daenerys l'avait-elle déjà vu? “- J'ai grandi ici, avec mes croyances et loin de la Cité de Lancehélion. La mort fait partie de la vie et tu sais comme celle-ci s'est fait une joie de me le rappeler en me prenant bon nombre des personnes chères à mon cœur. Il suffit juste de se montrer plus fort que l'adversité.”
    Il était peut-être temps de lui proposer ce qu'elle avait eu envie de lui demander depuis bien longtemps maintenant sans avoir jamais osé le lui formuler. “-Peut-être pourrais-tu venir séjourner quelques temps au Grès avec tes enfants pour voir autre chose de Dorne.” L'invitation était également pour le Prince même si elle doutait que celui-ci accepte.




Le bonheur est dans la liberté, la liberté dans le courage.


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Daenerys Martell
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Message Ven 3 Mai 2013 - 19:21



    Daenerys écoutait bien volontiers tout ce qui pouvait être raconté par ses proches. C'était là une de ses qualités. Il était facile de parler à Daenerys, elle était capable de se taire pour laisser l'autre laisser place à ses sentiments les plus intimes et les plus cachés. C'était une qualité qui demandait cependant une certaine dose d'endurance car parfois, cela pouvait ainsi durant des heures. Quelqu'un qui avait envie de parler perdrait vite la notion du temps et il était difficile de l'arrêter. Daenerys savait, en invitant Rahéna, que leur conversation pouvait durer fort longtemps. C'est pourquoi elle avait indiqué à sa fille Nyméria qu'elle n'était pas disponible pour elle ce matin-là. Mais elle l'était, complètement, à toutes les confidences de son amie. Cela faisait quelques temps qu'elles n'avaient pas eu la chance de partager un tel moment de discussion et Daenerys se doutait bien que Rahéna avait beaucoup à lui confier.

    A commencer par ce qu'elle pensait de son fiancé et de cet Oberyn Dayne qui avait tant ému la Princesse de Dorne, quand elle l'avait vu s'avancer devant elle. Il était … Eh bien, tellement ressemblant à Aemon qu'elle devait bien avouer avoir cru une seconde être revenue des années en arrière, quand son époux n'était pas alors Maron mais un vague promis et qu'elle vivait encore au Donjon Rouge. Une autre époque, un autre temps. Elle n'avait pas reparlé de cela avec son époux encore, car elle savait bien qu'il détestait tout ce qui pouvait, d'une manière ou d'une autre, lui rappeler son passé. Il savait combien elle avait eu du mal à se faire à sa nouvelle vie et mettait un malin plaisir à l'empêcher de trouver du bon dans sa vie d'autrefois … Ou dans ceux qu'elle aimait. C'était une réaction bassement humaine, mais Daenerys la comprenait. Par amour, elle aurait pu faire des folies, elle aussi. Elle en avait été toute prête, d'ailleurs. A la mort de Daemon, Daenerys se sentait alors prête à tout … Mais elle avait finalement choisi un chemin plus raisonnable.

    « -Il est vrai que ce jeune homme doit faire tourner bien des têtes … N'est-ce-pas ton cas, Rahéna ? As-tu rêvé du beau Oberyn Dayne ? Ou peut-être même as-tu fait plus qu'en rêver ? ». Daenerys Martell n'aurait sans doute pas eu ce ton ni ces paroles avec quiconque d'autre que Rahéna. Mais avec la Dornienne, elle devait avouer que la liberté de ton était primordiale pour Daenerys, qui se sentait alors tellement libre. Plaisanter sur les éventuels amants de Rahéna amusait Daenerys, même si ce n'était pas une voie qu'elle aurait suivi. Elle savait son amie fidèle à ses serments de mariage, lorsqu'elle était une épouse. Et après tout, se disait Daenerys, qu'aurait-elle fait, elle, si Maron l'avait laissé seule ? Non, elle ne condamnait pas la jeune femme. Tout au plus, elle espérait pour elle un mariage heureux … Ce serait si beau.

    La mention des fiançailles d'Oberyn Dayne ramena Daenerys sur un plan plus terre à terre. Les Ferboys ? Pourquoi cette famille ? C'était des gens que Daenerys n'estimait pas. Ils la détestaient. Et c'était réciproque. Elle était venue à Dorne contrainte et forcée et détestait qu'on le lui reproche. Elle avait fait son devoir, eh bien qu'il fasse le leur et sois loyaux à leur suzerain et à leur prince ! « -Pourquoi une Ferboys ? C'est la famille à la mode, toi, Oberyn Dayne ... ». L'étonnement était sincère, Daenerys ne voyait pas l'intérêt pour les Dayne de prendre le risque d'être mal considéré par les Martell … Et par le reste de Westeros. Cette alliance avec les Ferboys laissait la jeune mère interdite. Non, vraiment, elle ne comprenait pas. Mais Rahéna saurait sans doute lui en dire plus ; elles n'avaient sans doute que très peu de secrets, l'une pour l'autre.

    La diatribe de Rahéna sur ses rêves amena sur les lèvres de la Princesse un doux sourire. Elle non plus n'avait pas voulu, mais elle n'avait pas eu le choix. Elle comprenait les désirs de sa jeune amie, mais elle savait aussi que le mariage incombait d'importantes responsabilités. « -Ma douce, me parler de mariage et de rêves d'aventures me semblent bien peu accordables. Tu as beau avoir ton caractère et nous avons beau être à Dorne, un époux, il me semble, te souhaitera chez vous, à porter ses enfants … Et je suis certaine que tu souhaites en avoir, n'est-ce-pas ? ». Elle avait souvent remarqué les regards de son amie sur sa propre progéniture et ne serait donc pas étonnée de savoir que c'était un des rêves de la vie de Rahéna, parmi tant d'autres.

    Leurs visions n'étaient pas les mêmes. Daenerys n'était pas encore parvenue, même après toutes ces années, à comprendre vraiment ce que Dorne était. Une mentalité si particulière et qu'elle n'avait finalement jamais pu expérimenter au dehors, restant la majorité du temps à Lancehélion. « -Tu sais que les Dorniens et les Targaryen n'ont pas les mêmes croyances … La vie ici est rude et cela m'effraie parfois. ». Souvent aurait été un terme plus exact. Mais Daenerys ne souhaitait tout de même pas passer pour un pleutre. L'invitation de son amie la surprit.

    « -Oh, c'est une charmante proposition, mais je doute qu'elle soit acceptable, pour le Prince. Mon époux considère que ma place est ici, je doute qu'il soit partant à l'idée de me voir résider au Grès, malgré tout le respect qu'il a pour votre famille … Je lui en parlerais toutefois, bien que je devine déjà la réponse. » L'amour de Daenerys pour Maron était puissant et lui permettait de surmonter les frustrations qui allaient de pair avec sa tâche de Princesse de Dorne. Elle était finalement si peu libre, entre un époux, des enfants et une fonction bien exigeants. « -Mais tu as été bien peu bavarde sur ton fiancé, ma chère amie … Je crains que ma curiosité ne soit pas satisfaite ! Tu as dit qu'il était doux avec toi ? Te plaît-il ? Et quand serait le mariage ?  Vous vivriez au Grès ? ». Non, Daenerys n'abandonnait pas facilement le morceau. Elle voulait en savoir plus sur le ressenti de son amie et n'hésiterait pas à la titiller à ce sujet. Buvant une nouvelle gorgée de limonade, elle attendit la suite.

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Rahéna Qorgyle
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Message Mer 15 Mai 2013 - 12:16

    Voir Daenerys était un tel plaisir, cela lui semblait faire une éternité qu'elle n'avait pas conversé de vive voix avec elle. Le temps lui paraissait parfois passer bien trop vite. Elle n'avait pas grand-chose à lui apprendre, après tout, le Grès était reculé et loin dans le désert, aussi elle était protégée des intrigues et de bien des menaces. Sa vie était pour le moins assez simple pour une noble, elle se contentait de gérer les affaires politiques et militaires pour son père, mais tout semblait relativement calme si ce n'est les Fer-nés. Là encore si le Prince ne faisait pas appeler les Qorgyle sous son Ban, elle n'avait aucune raison d'exposer les siens inutilement. Aussi tout ce qui avait chamboulé sa petite existence monotone et ennuyeuse était son mariage et cette procession qui arrivait à point nommé pour la divertir et lui fournir une bonne raison de venir à Lancehélion sans s'entendre dire, que c'était pure folie que de quitter sa Cité protectrice.

    Son amie était curieuse de la relation qu'elle avait avec le champion des Martell et le Ferboy, ainsi que ce qu'elle pensait d'eux. Elle reconnaissait bien là la Princesse de Dorne, toujours attentive à ses proches, et Rahéna aimait caresser l'idée qu'elle pouvait compter comme l'une des proches de Daenerys depuis maintenant quatorze ans qu'elle la connaissait. Elle aimait l'idée qu'elle avait un lien particulier avec elle. Aussi, elle ne rechigna pas le moins du monde à répondre à ses questions. Pour elle Daenerys était un peu comme une mère et avoir son approbation était une chose importante. De même qu'elle prenait toujours grand soin de suivre du mieux qu'elle pouvait les conseils de son amie.
    Pour Oberyn, elle lui dévoila avoir été son amie, et qu'elle avait été agréablement surprise en le revoyant de son retour de Westeros, il n'était plus le garçonnet mais un homme à présent. Leur relation en avait été changée rien que de par ce détail pourtant futile, mais qui changeait la donne dans les relations hommes-femmes. La targaryenne devait plus que quiconque savoir de quoi il était question. Les petites piques de son amie firent sourire Rahéna qui ne put réussir à retenir ses commissures de se relever et ses yeux de pétiller. Nous y voilà, elle savait que Daenerys n'allait pas laisser passer sa chance d'avoir des petits détails croustillants. La dame aux scorpions prit un malin plaisir à distiller son silence avant de répondre à la question sans arriver à cacher la pointe d'amusement qui habillait ses propos.
    “-De ce que j'ai ouï dire, le charme Dornien opère avec une facilité déconcertante à l'extérieur de Dorne… Rêvé? Oui j'ai longtemps rêvé d'Oberyn lorsqu'il partit pour Westeros, mon confident me manquait…” A nouveau elle laissa le silence s'installer le temps de boire une nouvelle gorgée de citronnade qu'elle venait de se servir. Son regard mutin croisa les yeux de sa Princesse et elle finit par incliner la tête en abdiquant. “-Soit, je connais peut-être d'avantage Oberyn que Asafa, sur bien des aspect. Sa peau claire, ses cheveux gorgés de soleil de midi, les muscles saillants sous sa peau. Le miel de ses caresses, ses soupirs d'aises lorsque mes mains effleurent sa chair… je connais tout cela. Mais, nous ne nous sommes jamais laissé aller… à mon grand regret nous savons nos obligations. Il a ses vœux, j'ai ma promesse de mariage. Nous savons qu’entre nous c'est impossible. Nous sommes peut-être juste plus complices que de coutume…” Ses pommettes s'étaient teintées d'un joli rose sous sa peau sombre. Elle haussa les épaules comme si après tout ce n'était pas réellement de sa faute. Jusqu'à ce que son père ne la promette au Ferboys, elle avait effleuré l'idée d'aller plus loin avec Oberyn, mais cela n'avait été qu'une pensée lointaine, qui ne se serait sans doute jamais concrétisée. Elle osa un regard amusé vers son amie. Peut-être qu'elle ne pensait qu'à une boutade, mais celle-ci s'était révélée juste et Daenerys était la première à connaitre réellement ce qu'il en était tout du moins, à connaître le point de vue de Rahéna.

    Elle souleva aussi un point épineux: Oberyn était le promis de sa cousine Edarra. Sa meilleure ennemie, la plus grande rivale qu'elle puisse un jour avoir. Elle n'arrivait toujours pas à comprendre réellement comment leur relation avait réussi à s'envenimer à ce point. Elle admirait sa cousine au moins autant qu'elle la répugnait de par sa nature sournoise. Si Anaissa était considérée comme la Vipère de Dorne, elle trouvait que ce titre aurait été bien d'avantage à celle qui partageait en partie son sang. Au Grès lorsque l'on voulait faire peur aux enfants, il suffisait juste d'évoquer son nom pour que l'effroi passe dans leurs yeux. Tant de choses absurdes et d'autre teintées de vérité circulaient sur cette femme.
    Rahéna se faisait un devoir d'essayer d'être à l'extrême opposé de cette femme. Merveilleuse adversaire qui se retrouvait à nouveau liée à elle par le mariage. Si le destin n'était pas facétieux, elle ne voyait pas ce qu'il pouvait être d'autre.
    Mais après tout n'y avait-il pas un adage qui disait, soit proche de tes amis, et encore plus de tes ennemis? Daenerys, Oberyn et Asafa, aucun d'eux ne pouvait imaginer qu'à chaque rencontre des deux femmes, c'était des civilités mielleuses et recouvertes de venin acide, corrosif et brûlant. Un jour peut-être ils en seraient témoins… peut-être.
    Quoi qu'il en soit, elle était inquiète de laisser son ami tomber dans les griffes de cette femme.
    Pourquoi les Ferboys, une question pertinente. Le sérieux fut de nouveau de rigueur sur le visage de la jeune héritière du Grès.

    “-Ce que je vais te dire n'engage que moi et je ne veux pas parler au nom des Dayne, mais pour une Famille aux aspirations non réellement dissimulées et à l'allégeance quelque peu douteuse aux Martell, n'était-il pas intéressant de mettre des gens de confiance au sein de cette fourmilière? L'amour peu changer beaucoup de choses, ou du moins j'aime à le croire. Si j'étais sûre qu'Edarra pouvait aimer, je pense qu'elle pourrait suivre Oberyn sur la bonne voie. Mais c'est d'Edarra dont nous parlons et elle pourrait manipuler Oberyn… J'ai peur pour son âme. Quoi qu'il en soit et peu importe les sacrifices que cela pourrait impliquer, je pense que ce n'était pas inutile.”

    Rahéna laissa de côté son ton sérieux et sa mine sombre pour une attitude plus légère et propre aux badinages. Elle s'installa un peu mieux en tailleur, n'étant pas pudique pour deux sous. Elle laissa ses pieds visibles, montrant clairement qu'elle ne portait pas de souliers. Elle était en confiance aussi elle faisait pratiquement comme chez elle. Une marque de confiance qu'elle ne réservait qu'à peu de monde. “- Tu verras Daenerys, je saurais concilier les deux. Je refuse d'être un oiseau en cage, ce n'est pas ma nature. Tu me connais diablement bien pour savoir que j'aimerais enfanter, cela est-il si flagrant? Quoi qu'il en soit, si je ne pars pas de Dorne, je ne partirais jamais. Parfois je me dis que j'aurais aimé que mère soit encore avec nous. Ainsi je n'aurais pas eu à endosser les responsabilités qui sont les miennes aussi tôt. Je sais c'est égoïste de ma part… Je ne suis peut-être pas aussi bonne que tu le penses.” Elle eut un petit sourire contrit mais c'était pourtant ce qu'elle pensait parfois. Mais il est clair que depuis qu'elle était devenue femme, le rêve d'avoir des enfants étaient une chose qui lui tenait à cœur. Elle voulait une famille nombreuse, une dizaine d'enfants ne lui faisait pas peur. Elle voulait revoir les couloirs du Grès vivant et vibrant sous les rires cristallins d'enfants. Que le sombre destin qui semblait la frapper s'arrête devant tant de joie et de candeur. Elle n'aspirait qu’à une vie de famille classique et tranquille.

    Aux craintes de son amie, Rahéna lui prit la main et déposa un baiser sur celle-ci avant de la recouvrir de sa main. Elle lui offrit un sourire rassurant et bienveillant.
    “-Les croyances n'ont rien à voir avec cela Daenerys, tu es une mère, de par le monde, aucune mère ne peut ne pas trembler et craindre pour ses enfants, quoi que les Ullers font peut-être exception.” Elle eut un sourire espiègle et entendu avec son amie. “-Tu n'as rien à craindre pour eux, après tout Maron est leur père. Son sang est riche et puissant tout autant que le tien, je n'en doute pas. Ils partent avec tant de chance dans la vie rude de Dorne. Tu verras, ils seront de grands hommes et femmes.”

    Haussant les épaules, elle se contenta de prendre une dernière datte, elle se doutait bien qu'elle se heurterait à un refus, mais au moins elle lui avait proposé. Un jour peut-être aller savoir ce que la vie réservait. “-Ne l'ennuie pas avec cela alors. Ce n'était qu'une proposition, je comprends ta position. Mais au moins tu sais que si un jour tu en as envie, le Grès te sera toujours ouvert à toi et toute ta famille.” Bien vite, la princesse sut orienter la discussion sur un autre sujet bien plus simple en quelque sorte. Elle n'était pas contre et se plia volontiers au jeu de question-réponse que le voulait la conversation. “-Doucement, laisse-moi donc te répondre.” Sourire bienveillant derechef. “- Effectivement il est doux avec moi. Mais pas comme tu sembles te l'imaginer. Nous n'avons rien partagé d'intime. Même si il sait que je lui suis acquise de par ma promesse, il me fait la cours, il essaye avec tellement d'ardeur de me séduire. Il a beaucoup de volonté et j'admire cela. Il est aux petits soins pour moi sans que je n'ai besoin d'ouvrir la bouche. J'en viens à penser parfois que c'est une perle. Me plait-il? Bonne question, il n'est pas déplaisant à regarder, son corps semble puissant, être étreinte par ce genre de bras ne doit pas être désagréable, mais ce qui me touche bien d'avantage est cette sorte de candeur. Il est parfois assez enfantin, il a ce genre de pouvoir, de réchauffer les cœurs. Il attire la sympathie des gens, je ne pense pas que ce soit une mauvaise personne. Certains le pensent simple, je préfère croire qu'il se tient juste à l'écart de ce qui ne lui plait pas et qu'il vit la vie simplement comme il a envie. Je ne sais pas comment te décrire tout ceci, mais il arrive d'une certaine manière à toucher mon cœur, même si je m'en défendais. Pour le moment, la date du mariage n'a pas été arrêtée. Je n'ai même pas pris le temps d'en parler avec lui, c'est dire. Et il est évident que nous vivrons aux Grès. Je suis l'héritière de la forteresse après tout. Hors de question que je suive mon époux, c'est à lui de se plier à mes exigences et non l'inverse. Nous sommes à Dorne après tout.” Elle se contenta d'un clin d'œil complice.

    "-Et toi ici, comment cela se passe-t-il? Tu n'as pas eu de soucis lorsque le Prince est partie pour Westeros? Je sais que le sujet doit être sensible, mais va-t-il réellement partir en guerre contre les Fer-nés? Les Qorgyles n'ont pas été appelés… As-tu besoin que je reste ici pour te tenir compagnie? ” Elle pouvait bien faire cela pour son amie. Diriger Dorne devait être tellement difficile. Elle en avait conscience et c'est bien pour cela que les jeux de pouvoirs l’avaient toujours laissé froide.






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Message Mer 22 Mai 2013 - 9:42



    La discussion s'installait entre les deux jeunes femmes comme si elles n'avaient jamais connu de séparation. Pourtant, rares étaient finalement les moments où elles avaient la chance de s'installer confortablement, l'une auprès de l'autre, afin de laisser parler leurs cœurs, simplement. Quand Daenerys était arrivée à Dorne, il lui avait fallu du temps, beaucoup de temps, mais finalement, c'était la joie de vivre de Rahéna ou la gentillesse de Ororya qui avaient permis à la Princesse de trouver sa place et ce, même si encore aujourd'hui, elle ne savait pas vraiment ce que les Dorniens attendaient d'elle. Qu'elle ne fasse rien et on la fustigeait, qu'elle prenne part à leur vie et ils l'ostracisaient … Ce n'était pas une vie des plus agréables, quand on y songeait. Mais ce n'était qu'un point de vue extérieur. Au sein du palais de Lancehélion, à l'exception notable de son beau-frère, Daenerys se sentait désormais chez elle. Doran Martell n'avait pas le pouvoir de la rendre malheureuse, lui.

    Il n'était pas dans l'éducation de Daenerys d'avoir une parole libre au sujet de la sexualité ou des sentiments. Elle avait plutôt appris à utiliser des mots et des expressions feutrées qui lui permettaient de ne pas trop en dire. Toutefois, avec Rahéna, elle s'autorisait une plus grande liberté de ton, même si cela restait fort convenable. La Princesse de Dorne connaissait son rang et sa position sociale et elle ne se les perdait jamais de vue. C'est pourquoi, elle écouta sagement la réponse de Rahéna, sans intervenir. Elle savait les mœurs dorniennes plus libres que celles du reste de Westeros et même si elle ne partageait pas cette vision -elle qui s'était gardée pour un époux et qui n'aurait certes pas accepté que Maron ait une amante de cœur- elle l'acceptait comme une originalité de plus de sa région d'adoption. Cependant, elle était ô combien reconnaissante à son époux de ne pas lui faire subir le genre d'affronts qu'aurait été pour elle la présence d'une amante de cœur.

    Visiblement, Rahéna regrettait de n'avoir pu goûter au poids du corps d'Oberyn Dayne sur le sien. A entendre la description de la Qorgyle, c'était un bel homme que le Dayne. Daenerys savait que Dorne comptait maints mâles de bonne constitution, mais celui-ci semblait particulièrement plaire à la jeune amie de Daenerys. Même si la Princesse n'aurait nullement condamné Rahéna si elle avait avoué partager la couche de Oberyn, elle trouvait cependant tout à fait correct qu'ils aient, l'un comme l'autre, respecté les vœux qui étaient les leurs. « -C'est là une sage décision que vous avez prise, Rahéna. Je suis certaine que cela vous sera rendu au centuple dans l'avenir d'avoir pris en compte vos responsabilités. Faire son devoir n'est jamais vain ! ». Et la jeune mère pouvait en parler, elle qui avait tant sacrifié pour son devoir, de mauvais cœur, dans un premier temps, avant de comprendre qu'elle avait tout à gagner à accomplir de bonne grâce ce qu'on attendait d'elle. Daenerys ne le regrettait pas et elle espérait sincèrement qu'il en irait de même pour Rahéna. Son mariage avec un Ferboys pourrait-il être heureux ?

    Les propos de Rahéna ne furent pas vraiment rassurants pour la Princesse. Visiblement, son amie craignait pour Oberyn l'influence désastreuse d'une épouse comme Edarra et Daenerys ne pouvait que le comprendre. Si Oberyn Dayne se laissait entraîner malgré lui ou pour complaire à une épouse dans des agissements douteux, Maron Martell aurait alors fort à faire. Et ce n'était pas vraiment ce que prévoyait Daenerys … « -Ce que tu dis m'inquiète, mon amie. J'espère que ton ami aura la force de caractère de résister aux insinuations des Ferboys et qu'il saura les amener vers la rédemption. » Daenerys avait pour son époux une loyauté à toute épreuve et elle n'hésiterait pas à faire tout ce qui était en son pouvoir afin de le soutenir.

    Le regard de la jeune mère se fit doux en entendant les désirs d'enfants de Rahéna Qorgyle. Oui, il était souvent douloureux pour une femme de ne pas parvenir à enfanter, d'autant plus quand il s'agissait d'une femme comme Rahéna … Daenerys espérait tellement que son prochain mariage apporte à son amie la sérénité dans ce domaine. Asafa avait beau être un Ferboys, Daenerys espérait bien que cela ne l'empêcherait pas de donner à son épouse des enfants à chérir. Néanmoins, la Princesse savait que les vœux de son amie étaient ambitieux et qu'elle aurait certainement du mal à tous les réaliser. « - Attends d'avoir des enfants, Rahéna … Ils te combleront sans doute au-delà de tes espérances. Les voir naître, les voir grandir, ce sont des expériences inoubliables. ». Un doux sourire vint allumer les lèvres de la Princesse, tandis qu'elle pensait à ses trois enfants … Trystan, Nyméria et Quentyn étaient une source constante de bonheur même si la jeune mère était parfois inquiète. Voire souvent, de fait. Notamment pour Trystan qui aurait sous peu de fortes responsabilités, de son titre d'héritier. Rahéna la rassura et Daenerys hocha la tête. « -Tu as raison. Bien entendu. Trystan fera un excellent héritier pour Maron, à n'en pas douter ! L'as-tu déjà vu manié la lance ? C'est un exercice où il est particulièrement doué, Maron le reconnaît d'ailleurs ! ». Son époux n'était pourtant pas habitué à féliciter son aîné.

    Parler de ses enfants était une chose, mais entendre son amie parler de son fiancé amusa Daenerys. Comme Rahéna semblait avoir des choses à dire, finalement, sur cet Asafa Ferboys qu'elle n'avait cependant pas vu si souvent que cela. « -Les choses semblent donc de bonne augure pour votre mariage. Il faut espérer qu'il gardera ces bonnes dispositions … Mais je crois qu'un homme qui se donne la peine de te courtiser alors que tu lui es déjà promise est une fort belle promesse. Après tout, il est peut-être l'exception qui confirme la règle dans sa famille, qui sait ? Nous pouvons au moins lui laisser le bénéfice du doute ... ». La Princesse était toujours impressionnée par l'indépendance des femmes de Dorne, qui était si différente de ce qu'elle avait toujours connu. Elle-même, de par son statut de Princesse n'avait pas la même vie, mais cela ne l'empêchait pas de trouver surprenant les exigences des Dorniennes.

    « -Le retour de Maron a été un vrai soulagement … Tu sais combien je lui suis attachée, Rahéna, et le savoir loin de moi, à Port-Réal, qui plus est, était extrêmement long et perturbant, mais je suis la Princesse de Dorne et l'absence de mon époux ne m'a pas abattu. Je ne suis peut-être pas Dornienne de naissance, mais si il est une chose que j'ai appris, c'est qu'une femme peut tout à fait se débrouiller seule, pour peu qu'elle le veuille ! Quant à la guerre … Oui, Dorne va soutenir Port-Réal. C'est notre devoir, bien entendu». Mais fort heureusement, son époux allait rester à ses côtés. « -Ne t'inquiète donc pas pour moi. Je suis plus forte qu'il n'y paraît Rahéna. ».

    Alors qu'elle observait son amie, Daenerys poussa un léger soupir. « -Comme le temps passe … J'ai l'impression que c'était hier que mon frère m'annonçait mon futur mariage avec Maron … J'ai l'impression que c'était il y a à peine quelques semaines que mon premier enfant naissait …Rahéna, profite de chaque instant auprès d'eux car le temps file … si vite! Je te revois, à une de nos premières rencontres … Pas encore totalement femme mais déjà si pleinement toi … ». Daenerys était régulièrement amenée à des moments de nostalgie, très certainement dus au fait qu'elle ait quitté ainsi du jour au lendemain une vie bien différente de celle qui l'attendait à Dorne. « -Ton amitié m'est précieuse, sache-le. Je te remercie de ton attention et de tes propositions qui sont toujours les bienvenues, bien que je ne puisse pas les honorer ... ».

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Rahéna Qorgyle
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Message Jeu 13 Juin 2013 - 20:43


    Ce genre de discussions, tantôt sérieuse, tantôt futile avec la Princesse de Dorne restait gravé dans l'esprit de l'héritière du Grès. Elle aimait pouvoir parler ouvertement avec elle, qu'il n'y ait pas de tabou entre elles, et penser qu'elle était une privilégiée dans ce genre de relation avec Daenerys. Bien sûr, elle prenait soin de mesurer ses propos, après tout, elle s'adressait à la femme de Maron Martell, et de ce fait, elle ne pouvait pas avoir le même dialecte que lorsqu'elle parlait librement avec sa servante. Cependant, elle se faisait un point d'honneur à ne rien lui cacher, après tout, si depuis tout ce temps elles étaient toujours amies, il y avait bien une raison. Aussi, elle ne lui cacha pas ses tendres inclinations pour Oberyn Dayne, pas plus que le regret de n'avoir pu goûter au feu de ses reins, la sauvagerie de ses étreintes jusqu'au petit matin. Mais les choses étant ce qu'elles étaient, il leur était impossible autant à lui qu’à elle de franchir cette limite. 
    Il avait ses vœux de chevalerie, elle, sa promesse d'épouser Asafa Ferboys. Elle demandait beaucoup à ce dernier pour qu'il ne salisse pas le nom de Qorgyle, il était donc juste qu'elle s'impose la même conduite. Pas de querelles pouvant nuire à l'une ou l'autre famille, pas d'enfants illégitimes, pas d'écart de conduite inconsidérés sur un coup de tête. 

    La jeune femme à la crinière bouclée fit la moue tout en terminant sa datte du bout des dents. "-Sage décision peut-être, mais faire son devoir n'est pas rose tous les jours. C'est sans doute l'un des regrets que j'aurais jusqu'à ma mort. Mais également un doux souvenir que je chérirai." Connaissant quelque peu le passé de Danerys, elle ne pouvait se plaindre de sa situation devant elle. Aussi, elle préférait afficher une mine mutine et avenante sur ce sujet. Elle avait toujours l'impression d'être la seule à se dévoiler et elle aurait aimé que la Princesse fasse de même, mais elle ne voulait pas non plus lui forcer la main. 
    D'un autre côté, elle se pliait sans trop de difficulté à ce devoir, souhaitant donner une chance à Asafa Ferboys. Elle n'était pas de celle qui jugeait uniquement sur les bruits de couloir. Tout le monde avait le droit de faire ses preuves, lui comme tout autre. Elle avait toujours laissé à ses prétendants la chance de la séduire, mais de son côté elle ne faisait rien de particulier pour leur plaire. Une sorte de test pour voir jusqu'où ils pouvaient aller. Son futur époux ne dérogeait pas à la tradition.
    C'était d'ailleurs pour envisager le mieux possible l'avenir qu'elle faisait cela. Sinon elle aurait déjà baissé les bras et accepté son sort. Mais voilà, c'était une Dornienne, elle avait ce feu bouillonnant dans les veines et elle ne pouvait supporter d'être un oiseau en cage, même si cette dernière était dorée. 

    L'héritière du Grès fronça quelque peu les sourcils. Savoir qu'Oberyn était promis à Edarra lui causait grande peine, mais elle espérait que malgré tout il resterait le chevalier qu'elle connaissait. "- Je doute qu'il tourne le dos à ses vœux et ses promesses pour les yeux d'une femme, aussi belle soit elle, mais la question demeure et l'inquiétude reste. Malheureusement, seul le temps pourra nous donner raison ou tort de croire en l'Epée du Matin." Elle poussa un petit soupire et offrit un sourire rassurant à la princesse. "- J'ai foi en lui malgré tout." 

    Rahéna rêvait d'avoir des enfants, elle voulait même une famille nombreuse, une douzaine d'enfants ne lui faisaient pas peur, même la mort de sa mère en couche n'avait pas réussi à freiner ce besoin de donner la vie. Elle voulait donner à ses frères d'innombrables neveux et nièces. Elle voulait voir ses enfants grandir dans la joie et la bonne humeur, voir leur peau colorée scintiller sous le soleil brûlant du désert. Elle voulait soigner les genoux qui saignent, gronder, puis consoler. Elle voulait donner le sein à ses enfants comme toute mère. Elle voulait sentir la vie grandir en elle. Pour elle, la grossesse était un cadeau fait par mère rivière. Mais voilà pour avoir des enfants, il fallait trouver le père. Elle espérait qu'Asafa serait à la hauteur de la tâche mais en était-il réellement digne?  Elle l'espérait secrètement, autant que le père de ses enfants soit son époux légitime quitte à faire. "- Je n'en doute pas, c'est justement pendant qu'ils ne sont pas là que je veux profiter pour voir le monde. Tu me trouves sans doute égoïste et enfantine, mais je ne veux pas rester comme la majorité des Dorniens, recluse derrière ce mur naturel que forme nos montagnes." Puis elle rassura ou tout du moins, essaya d'atténuer les craintes de son amie sur le devenir de ses enfants. "- Malheureusement je n'ai pas eu ce plaisir. Mais si j'en ai l'occasion c'est avec joie que je le regarderai manier la lance et le bouclier. Tu vois, si même son père reconnait ses talents, il n'y a pas de problème. "
    Elle lui fit un petit clin d'œil tout en changeant un peu de position pour dégourdir ses membres. 

    Elle connaissait Asafa de rencontre passée, loin dans ses souvenirs, elle l'avait déjà aperçu au Grès, mais rien de notable, sa réputation bien sur l'avait précédé. Mais ne pouvait-on juger réellement quelqu'un que par les "on-dit"? Aussi le temps qu'elle avait passé avec lui au Grès et durant la Procession était mis à profit. Il faisait l'objet d'un examen approfondi. Si Rahéna ne s'en chargeait pas toujours, Duncann et Zéhyna s'en chargeaient scrupuleusement. "- Et bien comme j'aime à lui dire, si il n'apporte pas le déshonneur sur ma famille, je n'ai pas à être contre ce mariage. Il semble quelqu'un d'entier, de relativement franc et correct de ce qu'il me montre. Après, je ne le fréquente pas depuis assez longtemps pour savoir ce qui peut se cacher derrière ses manières enjôleuses. J'aimerais te croire Daenerys, de tout cœur, mais avec sa réputation, j'ai peur qu'il ne me rapporte un enfant illégitime avant ou après le mariage. Je ne sais trop que faire si c'était le cas. Que ferais-tu toi? "
    Bien sûr qu'elle lui laissait le bénéfice du doute, sinon elle n'aurait même jamais accepté de le rencontrer ou même de donner sa parole de l'épouser. 

    La conversation s'orienta sur le Prince de Dorne, un sujet tout aussi passionnant de son point de vue. Elle aimait voir dans les yeux de son amie, l'amour qu'elle vouait à Maron, son seul nom suffisait à charger d'émotion les deux iris de la Targaryenne.  "- Tu n'es peut-être pas née Dornienne, mais tu penses comme nous. Tu deviens une des nôtres de jour en jour un peu plus sans même t'en rendre compte." Un sourire complice se peignit sur les lèvres de la sableuse. "- Que veux-tu, je m'inquiète toujours pour mes amis. Donc, nous soutiendrons Port-Réal… Je me demande comment vont réagir les Uller" A cette idée, un petit rire fourbe franchit le seuil de sa bouche, puis elle retrouva son sérieux. Non pas qu'elle juge le parti pris par le Prince, mais les Uller étaient toujours si chatouilleux sur Dorne et l'extérieur de Dorne, cela risquait d’être fort… divertissant. 

    "- Je tacherais de m'en souvenir, je te le promets." La voir mentionner leur première rencontre lui mit du baume au cœur. Elle était ravie encore aujourd'hui d'avoir pu aider la princesse du haut de son jeune âge. La petite brunette lui offrit un sourire lumineux. Que pouvait-elle dire de plus. "- Tout comme je chérie l'amitié que tu me portes Daenerys. Ne te chagrine pas pour si peu. Je préfère t'entendre me parler franchement et t'entendre me dire que cela est impossible, plutôt que tu me laisses miroiter une quelconque promesse de visite chimérique." 
    Le temps passait effectivement trop vite et elle allait sans doute devoir prendre congé de sa charmante hôtesse. Après tout, elle était Princesse, femme et mère. Tant de choses pour une seule personne. 





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Dernière édition par Rahéna Qorgyle le Ven 21 Juin 2013 - 6:20, édité 1 fois
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Message Sam 15 Juin 2013 - 11:56



    La Principauté de Dorne était un mystère à elle seule, que Daenerys, malgré toutes ses années ici, n'avait toujours pas réellement réussi à percer. Rahéna avait beau la rassurer, elle savait bien que jusqu'à sa mort, la demoiselle Targaryen resterait pour certains (voire beaucoup) la traîtresse de Port-Réal. Maron Martell n'y pouvait rien, même si il espérait encore l'imposer à ses sujets en la présentant en toutes circonstances comme son épouse bien-aimée. Oh, ce n'était en rien mentir que de le dire: Daenerys se considérait choyée par son époux qu'elle détestait pourtant quelques années plus tôt. Mais le temps efface les peines et change les gens … Si son bien aimé Daemon la voyait aujourd'hui, il y avait fort à parier qu'il ne reconnaîtrait pas celle qu'il disait pourtant adorer, plus jeune. En vérité, Daenerys se torturait car Daemon avait quitté depuis bien longtemps ce monde et Westeros ne serait plus rempli de son rire ni de sa présence … Il fallait avancer, Daenerys le savait. Parfois, elle ne pouvait s'empêcher de se disperser vers cette rassurante figure de son passé, mais très vite, elle revenait à la raison et à son entourage présent. Bien souvent son époux, ses enfants … Et cette fois-ci son amie, Rahéna.

    Si la Princesse n'était pas insensible, elle parvenait toutefois à camoufler ses sentiments et ses pensées derrière la fragile barrière de son visage apaisé en toutes circonstances publiques. Il n'y avait qu'auprès de son époux qu'elle se laissait parfois aller à montrer son chagrin, sa colère ou son amour. Elle avait du apprendre, de la manière forte, qu'il ne fallait jamais laisser une emprise sur sa personne aux autres et même à Maron, elle n'était pas forcément encline à donner des armes qui pourraient la blesser, plus tard. La confiance qu'accordait Daenerys était certes pleine et entière; mais elle l'était de la part d'une personne qui avait suffisamment souffert de sa position pour devenir méfiante et prudente.

    Entendre son amie parler de regrets n'aidait pas vraiment Daenerys à s'échapper à ces limbes de souvenirs dans lesquels elle venait de se glisser avec une douceur suspecte. Elle secoua la tête, faisant ainsi jouer ses boucles blondes, que le temps n'avait pas encore blanchi. Elle était plus âgée que Rahéna et à ce titre, elle estimait qu'elle pouvait lui donner de temps à autre un conseil qui venait de sa propre expérience. « -Tu ne peux contrôler tes sentiments, Rahéna, mais je t'en prie, pour ton propre bien, évacue les regrets avant qu'ils n'aient le temps de venir t'étouffer dans ton présent … Ni regrets ni remords ne peuvent apporter le bonheur, ma chère et tu le mérites pourtant tellement ! ». Ainsi parla la Princesse, qui du haut de ses 42 ans veillait sur ses proches avec la vigilance d'une tigresse protégeant son territoire. Qu'on essaie seulement de faire du mal à ceux qu'elle aimait, l'essai ne serait pas longtemps concrétiser car le piège se refermerait sur sa proie aussi vite qu'elle le pouvait. Et sans aucune hésitation.

    C'est sans doute pour cela qu'elle se préoccupait tant de ser Oberyn Dayne. Car si jamais il trahissait Maron, Daenerys n'hésiterait pas à aider son époux à le remettre dans le droit chemin, tout sosie d'Aegon qu'il soit. La jeune mère était toutefois rassurée par ce qu'elle entendait de la bouche de Rahéna. Son amie le croyait fidèle et elle était encline à voir en Rahéna une bonne juge des choses de l'amour et de la loyauté. Ne lui était-elle pas d'ailleurs loyale depuis si longtemps ? Ce serait pour Daenerys une telle trahison que son amie se détourne d'elle qu'elle n'osait même pas y songer plus d'un instant. Non, Rahéna et Daenerys avaient suffisamment partagé pour que rien ne viennent les séparer. « -Fasse les Sept que tu ais raison, mon amie. Je crois l'homme faible face à la femme, mais rien ne dit que Oberyn Dayne ne sera pas plus résistant que la moyenne aux doux sentiments … Nous verrons !». Le sujet était clos. Ils verraient avec le temps où allait les sentiments de ser Oberyn. Et Daenerys espérait bien qu'elle pourrait toujours le recevoir chez elle sans inquiétude.

    La discussion se déplaça alors sur le propre mariage de Rahéna. Daenerys ne lui souhaitait que le meilleur, mais les envies d'escapade de son amie la rendait inquiète. « -Ma douce, si tu savais quelle est le rôle accordé aux femmes dans le reste de Westeros, je crois que tu apprécierais le mur naturel protégeant Dorne plutôt comme une bénédiction que comme un malheur … Je n'étais certes pas sûre d'approuver toutes vos coutumes, mais il faut avouer que le rôle dévolu aux femmes y est bien plus intéressant que partout ailleurs dans ce royaume. Tu ne peux sans doute le comprendre sans l'avoir vécu, mais il est évident, pour moi qui est connu les deux vies, qu'elles ne sont pas comparables. Et encore, je suis Princesse et ne bénéficie donc pas de votre liberté ... ». C'était une chose que Daenerys n'expérimenterait jamais. Elle avait été depuis sa naissance enfermée dans un rôle dont elle ne pourrait pas s'échapper. Faisant fi de ces déceptions, elle avait décidé de prendre à bras le corps ce rôle qu'on lui imposait et de le rendre le plus confortable possible. Par la présence de ses enfants, par exemple. «- Je ne peux te convaincre, ni ne le veut, Rahéna, mais réfléchis bien. On sait toujours ce qu'on perd, mais jamais ce qu'on gagne. »

    Un enfant illégitime ? Voilà ce que Rahéna craignait de voir rapporter par Asafa chez elle. Par les Sept, la jeune mère ne s'était même jamais posée la question. Et si Maron lui avait amené un enfant illégitime, comment l'aurait-elle pris ? Mal. Elle supportait déjà à grande peine que son beau-frère lui ait rapporté un neveu bâtard à demeure. Oberyn Sand, le bâtard de Doran était déjà assez vieux, presque un homme, mais Daenerys n'avait toujours pas digéré sa venue. Elle secoua la tête. «- Je crains fort de ne pas être de bon conseil, Rahéna. Je ne sais pas si j'aurais pu supporter la vue d'un bâtard chaque jour auprès de moi. Mais tu es généreuse, je le sais et peut-être pourrais-tu le supporter … Le plus simple serait sans doute de demander à Asafa si il compte faire de ta demeure celle de ses bâtards ? ». Daenerys était gênée, tant elle se savait intraitable sur le sujet. La fidélité de Maron l'avait toujours comblée et elle ne s'était jamais inquiétée d'un quelconque bâtard, mais tous les hommes n'étaient pas tel son époux, malheureusement et Rahéna était tombée sur un coureur de jupons. « -On dit que parfois les hommes s'assagissent en se mariant, nous ne pouvons espérer que cela de ton époux, ma douce ! ».

    A la mention des Uller, Daenerys se raidit. Les Uller et les Ferboys étaient pour la jeune mère une constante source de tensions. Elle avait toujours peur que l'une ou l'autre de ses maisons ne déstabilisent son mari et les surveillait donc avec une attention constante. « -Les Uller feront ce qu'on leur demande, Maron est le Prince de Dorne ! ». Le ton était dur, mais Daenerys en avait assez de ses indomptables Dorniens.

    Toutefois, les remarques de Rahéna la ramenèrent à un visage plus amène. « -Je ne m'en rends sans doute pas compte, c'est vrai … Quoi que mon teint n'a jamais été aussi hâlé que depuis que je vis ici … Je crois que vos coutumes me sont devenues plus familières, quoi que j'en trouve certaines tout à fait … inconvenantes. Je remercie d'ailleurs Maron de ne pas en user outre mesure... » Un petit sourire éclaira le visage de Daenerys, en parlant de son époux. Elle pensait aux amants de cœur, pratique qui la dérangeait énormément …

    « -Ta présence est toujours très réconfortante pour moi, Rahéna, mais les enfants vont avoir besoin de moi, ce matin et qui sait si Maron ne requérera pas ma présence d'ici peu! La vie de la Princesse de Dorne est bien souvent très remplie … Merci d'être venue ce matin, ma chère … Tu peux rester ici si tu le souhaites, la pièce t'appartient le temps que tu souhaites ! ». Prenant dans ses mains celle de Rahéna, Daenerys lui lança un sourire lumineux, toute heureuse d'avoir eu sa présence auprès d'elle quelques minutes, presque une heure, de fait ! « -Nous nous reverrons bientôt ! » Les occasions n'allaient pas manquer ...

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Message Ven 21 Juin 2013 - 6:19


    La fille du Grès admirait réellement Daenerys Martell pour cette force tranquille qu’elle semblait avoir en toute circonstance. Un modèle de droiture, une figure emblématique qu'elle mettait sans peine sur un piédestal, car c'est à son contact, son approche et ses bons conseils que l'héritière aux scorpions était devenue ce qu'elle semblait être en publique. C'est-à-dire, une Dornienne relativement pondérée et raisonnée, qui ne se laissait que peu aller aux coups de sang comme les siens.
    Certes, ce n'était qu'apparence, mais cela suffisait à marquer la différence entre les autres nobles de Dorne et elle. Si certains critiquaient sa tiédeur, elle, elle s'en gaussait bien. Après tout, elle savait ce dont elle était capable, et les habitants du Grès connaissaient la vérité, ainsi que ses proches et c'était tout ce dont elle avait besoin. La Princesse de Dorne avait été pour elle, une mère de substitution, il était en un sens normal qu'elle se soit attachée à cette figure maternelle dont elle avait tant besoin à cette époque. Il était impossible pour elle qui connaissait depuis quatorze longues années cette femme forte et courageuse, de ne pas la voir comme une habitante du désert. Certes, son courage, sa colère et sa chaleur étaient différentes de celle d'ici, mais elle avait elle aussi un sang qui pouvait bouillir sous cette peau clair doré par le soleil, faisant palpiter les veines sous son épiderme. Elle lui était tellement fidèle. Ô combien elle la portait dans son cœur, même Daenerys ne pouvait se douter de la place qu'elle occupait à cet endroit et Rahéna ne faisait rien pour qu'elle l'apprenne. Quoi qu'elle fasse, elle ne pouvait faire partie de la famille des Martell et dans un sens, elle ne le voulait pas. Ainsi il lui était encore possible de garder intacte Dovakine Qorgyle dans sa mémoire.

    Quand Daenerys la regardait ainsi, elle souhaitait pouvoir être comme elle au même âge. Une femme forte ayant la main mise sur ses émotions et se montrant inébranlable, qu'importe la situation. C'était peut-être pour ça d'ailleurs que Maron l'aimait autant. C'était beau de les voir ensemble. Elle espérait le meilleur pour eux, réellement. Mais la vie était une garce et se faisait souvent cruelle et sournoise, elle ne le savait que trop.
    Alors lorsque Daenerys lui distilla ses conseils, la Sableuse écouta attentivement les paroles de sa sage amie.
    "- J'essaierai Daenerys, j'essayerai de tout mon cœur, mais je ne peux chasser les souvenirs agréables qu'il me reste… j'en ai si peu… Je te remercie infiniment, et comme toujours, je suivrai au mieux des paroles emplies de philosophie et de maturité." Elle lui offrit un sourire docile et calme. Elle pensait réellement ce qu'elle venait de lui dire. Mais oublier entièrement Oberyn était une chose impensable. La plupart de ses bons souvenirs étaient des moments passés avec lui.

    Tout comme son amie, Rahéna se faisait du mauvais sang pour son ami. Elle ne voulait pas qu'il épouse sa cousine, mais en même temps elle ne voulait que son bonheur. Le savoir comblé la rendrait sans doute heureuse, même si il trouvait se dont il avait besoin dans d'autre bras que les siens, que plus jamais elle ne pourrait caresser son visage du bout de ses doigts. Une vague de tristesse commença à monter en elle, mais elle la musela et l'étouffa dans l'œuf. Hors de question de se laisser aller à ce sentiment qu'elle connaissait trop bien et qui avait déjà eu raison d'elle dans le passé. Quoi qu'il en soit elle avait foi en son chevalier des météores et ne se cacha pas de le rappeler à Daenerys en lui indiquant qu'elle lui confierait sans la moindre hésitation, sa propre vie. Elle aimait à croire qu'elle arrivait encore à lire dans le cœur de son ami d'enfance, de son confident, de cet homme si cher à son âme.
    ]"- Malheureusement c'est une certitude et Edarra sait manœuvrer de main de maître. Que Mère rivière t'entende et qu'elle protège Oberyn de la corruption pouvant toucher son être. Je veux croire en lui."
    Seul le temps pourrait dire ce que deviendra L'épée du Matin, le preux champions des Martell.

    Leur conversation prit une direction plus légère, le contenu étant son mariage avec Asafa. Un homme qui à lui seul, soulevait bon nombre d'interrogations, de rumeurs, de ragots et de problèmes, mais qui faisait sourire les cœurs et revenir la bonne humeur.
    "- Bien sûr que j'aime Dorne et que j'apprécie ses montagnes. Ses terres sont inscrites dans ma chair, dans mon sang et toute mon âme. J'appartiens au désert mais c'est également peut-être pour cela que j'aimerais voyager. Effectivement je pense que je ne peux comprendre et que sur ce sujet je dois faire mes choix et apprendre de mes erreurs. Si je pars, c'est pour voir le monde, mais je reviendrai toujours ici. Je ne peux me passer de ce soleil brulant, de cet air sec de mon pays et de son sable s'égrainant sous mes pieds nus." Lorsque Rahéna parlait de Dorne c'était comme si tout son être s'animait, elle parlait avec passion, délice et verve. Elle aimait cet endroit ça se sentait, le feu de son sang bouillonnait et elle semblait plus éclatante que jamais dans sa robe arrivant à mi-cuisse, trop courte pour être descente mais qui était rattrapée par la traine qui était accrochée à sa taille. Elle n'avait rien d'une Lady et pourtant, une force l'animait qui était accentuée par son port altier, c'était une chose qu'on ne pouvait lui prendre à ce moment précis. "- Je te promets d'y penser sincèrement. "

    Puis la Sableuse souleva un problème qui lui tenait à cœur et qui la tourmentait depuis sa rencontre avec Asafa : et si il lui ramenait un enfant illégitime?
    Elle avait beau tourner se problème dans tous les sens, elle n'arrivait pas à imaginer sa propre réaction. Elle ne voulait pas y penser mais elle le devait. Asafa avait connu tellement de femmes, il était presque impossible d'ailleurs qu'il n'en ait pas encore engrossé une seule, ou alors il était stérile et le besoin d'enfanter de Rahéna ne serait alors pas compatible du tout. Peu importe son approche de la situation, le résultat était le même. Au mieux, elle interdisait à Asafa de se présenter devant elle, excepté durant les cérémonies officielles et interdirait l'enfant au Grès ainsi que la mère.
    Au pire, elle répudiait son époux et le renvoyait avec femme et enfant dans son domaine demandant dédommagement pour cet affront. Ou encore, elle annulait les épousailles. Bien sûr, elle pouvait accepter beaucoup et ne s'en serait pas pris à l'enfant, mais elle aurait sans doute déclaré la guerre à Asafa, une guerre froide et usante pour lui. Il n'y avait rien de plus dangereux que l'ire d'une épouse bafouée.  Elle avait espéré trouver de bons conseils auprès de la Princesse, mais celle-ci ne se révéla que de peu d'utilité sur le sujet. Elle-même aurait eu du mal à la vue d'un bâtard. Elle laissa un petit soupir franchir ses lèvres, qui se fendit tout de suite après d'un sourire complice.
    "- Je ne vais pas me gêner pour lui poser la question, sois en sure. J'espère que tu as raison sur ce point." Elle laissa un petit rire chaud franchir ses lèvres avec délice.

    Si une autre personne que Rahéna avait entendu les paroles de la Targaryenne à ce moment précis, il l'aurait prise pour une vrai Dornienne. Elle avait cette rage qu'elle gardait bien enfouie, mais qui était là. L'héritière du Grès la sentait frémir sous les mots prononcés, durs et sans appel. Rahéna lui en fit d'ailleurs la remarque.
    "- Parfois, les amants de cœur peuvent palier à bien des problèmes, bien que je conçoive difficilement cette pratique, n'aillant pas eu cela sous le toit du Grès lors de mon enfance. Je sais que mon frère n'est pas contre deux ou trois femme dans sa couche." Elle fit un clin d'œil amusé à Daenerys, bien qu'elle comprenne parfaitement ce qu'elle pouvait ressentir. Elle- même n'aimerait pas que son époux aille voir ailleurs. "- Ceci dit Maron est un mari aimant. Je n'ai, excepté peut-être père, jamais vu un Dornien aussi dévoué à sa femme."

    Elle se leva doucement en entendant son amie lui intimer le besoin de prendre congé. C'était normal et elle s'en voulait presque de l'avoir accaparée autant de temps, mais dire qu'elle se sentait coupable était mentir. "- Ne t'en fais pas, je comprends parfaitement. Merci pour ton hospitalité." Rahéna savait qu'elle n'était plus une enfant et qu'elle n'avait pas à agir ainsi avec la Princesse de Dorne, mais c'était plus fort qu'elle. Bien qu'elle lui promette une prochaine rencontre, elle ne savait pas quand elle pourrait la revoir. Aussi,, de manière totalement spontanée, elle prit Daenerys dans ses bras et l'enlaça amicalement, puis s'éloigna d'elle en lui souriant à pleine dent comme la môme qu'elle avait été. "-J'espère bien." Elle lui fit un clin d'œil amusé, puis dans une petite révérence simplette, elle tourna les talons, repassa la porte d'entrée du salon et s'éloigna pour rejoindre sa chambre. Elle avait de nombreux sujets sur lesquels réfléchir et des souvenirs plein la tête maintenant.


Merci Dae:
 




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Toi, mon amie de toujours [Rahéna]

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