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L’erreur est humaine, le pardon divin ▬ Daenerys

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Prince de Dorne
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Maron Martell
Prince de Dorne

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Message Ven 26 Avr 2013 - 14:15

     Malgré l'arrivée de l'hiver, la chaleur restait très présente et toujours aussi pesante. Après avoir passé toute sa vie à Dorne - et presque essentiellement à Lancehélion - Maron n'envisageait pas la possibilité de vivre dans une autre atmosphère. Récemment, un corbeau de la Main du Roi était arrivé, apportant une nouvelle importante qui allait éloigner Maron de Dorne pendant quelques temps. Un conseil restreint se préparait à Port-Réal et de part son rôle de Grand Législateur, l'oncle du Roi se devait d'y assister. Quitter sa région alors que la guerre battait son plein ne l'enchantait pas outre mesure, même s'il était vrai que les raids des pirates des Iles de Fer étaient montés dans le Nord. L'on faisait difficile un point plus éloigné de Dorne que la région dirigée par les Stark, il fallait en convenir ! Malgré tout, l'idée de laisser sa famille seule à Lancehélion ne le réjouissait pas. En apprenant le départ prochain de son époux, Daenerys avait certaine dû éprouver l'envie de lui demander de l'amener avec lui à Port-Réal et le sujet avait même été abordé au détour d'une conversation. Il était vrai que la belle n'avait plus revu les contrées de sa naissance depuis qu'elle était devenue une Martell, mais ce n'était pas pour autant que Maron lui accorderait cette faveur. Le fait de refuser une doléance aussi simple - et légitime - à celle qui occupait une grande place dans son cœur était une torture, mais il aurait été sot et surtout particulièrement imprudent de laisser la Princesse quitter Lancehélion. Il se rendait à un conseil restreint et non à une fête de famille. Trystan, Nymeria et Quentyn avaient tous les trois besoin d'avoir leur mère à leurs côtés et même si Maron aurait pu confier la garde de ses enfants à son frère, il considérait que la place de Daenerys était à Lancehélion et non à Port-Réal. Un manque de confiance vis-à-vis de son aimée ? Pas forcément. Le Prince ne se reposait pas sur des acquis et il était bien placé pour savoir que l'amour d'une région était des fois bien plus fort que celui qui unissait deux êtres de chaire. Non, il n'était définitivement pas question de donner à la belle dragonne, une raison de s'attrister en quittant les Terres de la Couronne pour revenir à Dorne. Il ne souhaitait pas lui faire subir cette séparation une fois de plus. Sous ses airs d'homme insensible, Maron n'était pas totalement dénué de compassion.

     Cette discussion aurait d'ailleurs posé un léger froid entre les deux époux, chose que Maron comprendrait parfaitement, elle verrait cela comme une sanction et non comme une attention qu'il lui accordait. C'était là l'exemple parfait de leurs mésententes. Elles n'étaient pas fréquentes, heureusement, mais il savait bien que son épouse ne comprendrait jamais les raisons réelles de ses agissements. Tout comme leurs avis divergeaient sur l'éducation qu'il fallait dispenser à Trystan, ils ne tomberaient jamais d'accord sur le voyage de Daenerys dans ses contrées d'origine. Habitué à voir le minois de son épouse se masquer d'une expression de déception, le Prince l'avait donc laissée seule pour qu'elle puisse réfléchir à tout cela et éventuellement prier ses dieux puisqu'il semblait que ce ne soit que dans cette attitude qu'elle trouvait le repos de l'esprit. Aussitôt après cet épisode, Maron avait demandé à son mestre de le rejoindre pour qu'ils puissent discuter de certains détails. Il faudrait partir très prochainement, le voyage jusqu'à Port-Réal ne se faisait pas en deux jours, ils emprunteraient la mer pour débarquer sur le port de la capitale. Les raids des Fer-nés les occupant de l'autre côté de Westeros, ils n'auraient même pas à craindre de tomber sur quelques boutres isolés, contrairement aux fois où les pirates venaient jusqu'à la mer de Dorne pour piller les cités libres. Il ne faudrait donc pas trop perdre de temps en préparations et pour que le Prince puisse mener à bien ce qu'il avait en tête, il devait agir assez rapidement.

     Il avait fait appeler lady Ismaëlle Forrest qui avait accepté de l'accompagner à Port-Réal, puis réglé d'autres détails plus ou moins importants, comme donner des instructions à Doran qui serait en charge de veiller à la sécurité de sa famille pendant son absence. Tant de choses qui lui évitaient de devoir penser à ce qu'il refusait à son épouse.


     Le Conseil Restreint avait été très prenant, mais Maron ne s'en plaignait guère. Il avait eu l'occasion de revoir sa nièce, la jeune Ororya, qui travaillait pour les Dents de Freux. Le Prince s'était toujours demandé ce que son épouse pensait de tout ceci alors qu'elle détestait Brynden Rivers, mais il n'avait jamais abordé le sujet avec elle. Parler de Daemon Feunoyr éveillait toujours sa contrariété. L'idée que Daenerys puisse encore éprouver des sentiments à l'égard d'un mort lui était particulièrement difficile, comment rivaliser avec un homme qui n'existait plus ? C'était donc une sorte de règle qu'il s'était imposée : ne jamais parler des Targaryen, ou aussi peu que possible.

     Depuis son retour à Lancehélion, il n'avait guère eu beaucoup de temps pour les siens. Maron avait effectivement dû vérifier le départ des troupes de Dorne et régler d'autres détails, repoussant l'instant où il pourrait rejoindre sa femme et ses enfants. Mais cet instant arriva enfin. La journée était relativement avancée, l'après-midi débutait seulement et le Prince s'était rendu dans l'aile du palais qui était réservée aux siens. Les éclats de voix qui provenaient d'une salle lui indiquaient que les enfants se trouvaient là et par conséquent, que son épouse ne devait pas être éloignée. Pénétrant dans la pièce, Maron rattrapa de justesse une Nymeria survoltée qui venait de manquer de faire un beau plongeon dans le corridor. La petite était toujours extrêmement agitée, mais c'était un trait de caractère que son père appréciait beaucoup chez elle. Après avoir reposé sa fille par terre, le Dornien s'intéressa à son épouse qui se trouvait effectivement là. S'approchant d'elle, il lui tendit la main.

     ▬ As-tu quelques instants pour parler ? »

     Attendant qu'elle lui donne sa main, il l'invita ensuite à le suivre hors de la pièce, laissant les enfants aux soins des dames de compagnie de Daenerys. Non loin de là se trouvait une fenêtre donnant sur la ville, apportant un vent encore très chaud malgré l'hiver approchant, le Dornien s'en approcha donc. Lorsqu'ils furent enfin seuls, Maron porta son attention sur sa femme, lâchant sa main pour plonger son regard dans les prunelles améthystes de son épouse.

     ▬ Nous n'avons pas encore eu l'occasion de parler depuis mon retour. J'espère que tout s'est bien passé pendant mon absence. Une manière de se renseigner sur son état d'esprit actuel. Je suis conscient que ça n'a pas dû être facile de rester seule ici avec les temps qui courent. »

     C'était un semblant d'excuses. Ce n'était pas très parlant, mais Daenerys le connaissait assez bien à présent pour savoir qu'elle n'avait pas épousé un homme très démonstratif.



« Il faut endosser ses erreurs comme on endosse ses vertus... avec fierté ! Et transformer, en avantages, les conséquences d'une faute. »
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Daenerys Martell
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Message Ven 26 Avr 2013 - 15:06



    Quand Daenerys avait appris que son époux devait se rendre au Conseil Restreint de Port-Réal, son imagination s'était immédiatement envolée. Peut-être accepterait-il de l'emmener, afin qu'elle revit ce Donjon Rouge qu'elle n'avait jamais oublié et où vivait toute sa famille … Ou du moins, les Targaryen. Daenerys était désormais une Martell et une mère et épouse exemplaire. Malgré tout, une part de son coeur restait à sa famille de naissance. Oui, si Maron l'avait autorisé à l'accompagner, sans doute Daenerys aurait-elle pu passer de longues après-midi auprès de sa nièce, Aelinor, la Reine qu'on disait si isolée. Les deux femmes étaient si proches depuis leur enfance que cette séparation, infligée depuis 14 années déjà semblait une éternité pour Daenerys. Où était passé le temps où elles riaient toutes deux, des après-midi entiers, se racontant des anecdotes et parlant de l'avenir.

    Et il y avait aussi son neveu, Maekar, à qui elle aurait volontiers consacré du temps, afin de prendre des nouvelles. Il n'était rentré au Donjon Rouge que depuis quelques lunes et de fait, Daenerys avait espéré, réellement, pouvoir discuter avec lui, de ces dernières années passées loin de Port-Réal. Sans compter que la Princesse de Dorne aurait revu tous ceux qui lui étaient proches dans ses années dans les Terres de la Couronne, sa mère, qui se faisait vieillisante, sa belle-soeur, qui était également la soeur de Maron … Cela aurait été pour la jeune mère des jours bénis, hors du temps.

    Mais ce moment ne lui avait pas été accordé. Bien entendu, Maron avait argué que les enfants avaient besoin d'elle et que les temps étaient dangereux mais la Princesse de Dorne n'était pas dupe. Elle se doutait bien que sous ces excuses, -somme toutes acceptables- d'autres raisons motivaient son époux à lui interdire de se rendre à Port-Réal. Et Daenerys pouvait légitimement les entendre; elle avait mis tant de temps à s'habituer à sa nouvelle vie à Dorne que redécouvrir Port-Réal, le Donjon Rouge et sa vie d'antan serait clairement un choc. Elle avait peu à peu appris à se détacher de sa vie d'antan. Elle ne pensait plus que par rapport à ses enfants et à son époux, auquel elle avait découvert suffisamment de qualités pour compenser les éclats de colère … et le fait qu'elle doive vivre à Dorne, si loin des siens. Mais savoir son époux là où elle avait vécu si lontemps avait été un déchirement. Et même si elle avait tâché de ne pas montrer à Maron la déception qu'elle ressentie, la jeune femme, n'avait pu empêcher une expression chagrine sur son visage. Si Daenerys savait soigneusement cacher aux étrangers ce qu'elle ressentait, il n'en allait pas de même avec Maron et la jeune femme avait tant espéré de ce voyage en quelques secondes, que son rêve se trouvait détruit sous ses yeux et sa tristesse fut immense.

    Bien évidemment, Daenerys avait eu l'impression que Maron la privait sans plus s'inquiéter, de sa famille et de doux moments. Après tout, pensait-elle, elle était une épouse exemplaire, une mère attentive, présente. Que lui reprochait donc Maron, pour ne pas accéder à cette simple demande ? Il lui était bien difficile de rester lucide, quand elle avait tant espéré ces quelques instants, près des siens. Pourtant, elle ne demandait rien pour elle, de manière générale, se contentant de répondre à ce qu'on attendait d'elle. Elle éduquait Trystan, Nyméria et Quentyn du mieux qu'elle le pouvait et tâchait de rendre à son époux une vie la plus agréable possible … Et pourtant. Pourtant, on lui interdisait ce plaisir.

    Le départ de Maron n'avait pas été évident à vivre, pour Daenerys, qui en le voyant partir, voyait aussi ses espoirs s'amenuiser. Pire, elle devait bien avouer avoir ressenti une vague de jalousie assez terrible en voyant Lady Ismaëlle Forrest accompagnée Maron. Pourquoi elle, criait le coeur de Daenerys ? Cette question résonna dans son esprit, tout comme bien d'autres, les premières journées du départ de Maron.

    Toutefois, alors que cela faisait une semaine que le lit de la jolie Daenerys était vide de son deuxième occupant, Daenerys commença à regretter quelque peu d'avoir battu froid à son époux. Si il lui arrivait quelque malheur, son épouse s'en voudrait éternellement de ne pas l'avoir assurer de son amour avant qu'il ne quitte Lancehélion. De plus, si Daenerys n'avait pas été si butée à ce sujet, elle aurait sans doute pu remettre à Maron quelques missives pour ses proches du Donjon Rouge. Las, il était trop tard. La Princesse de Dorne s'en voulut de son entêtement. Si elle restait en colère contre Maron, cette colère était maintenant teintée d'autre chose, une angoisse, des regrets et des remords.

    Bien des sentiments que la jeune femme aurait préféré ne pas avoir à ressentir. Les jours passaient et elle ne savait comment elle allait appréhender le retour du Prince. Lui battrait-elle froid ? Pas nécessairement. Daenerys avait eu le temps de réfléchir et si elle voudrait tout de même quelques explications, elle était prête à écouter son époux plutôt qu'à l'assaillir de reproches à peine aurait-il posé le pied à Dorne. Chose qui était d'ailleurs fort impossible. Comme toujours, en rentrant d'un voyage de ce genre, Maron avait bien des choses à faire.

    Daenerys en prit son parti et même si elle avait demandé à sa suivante le matin de prendre une attention particulière à sa toilette, elle mena sa journée comme elle l'aurait fait en son absence, sachant bien que lorsqu'il aurait du temps à leur consacrer, à elle ainsi qu'aux enfants, Maron viendrait les rejoindre. La Princesse était donc installée dans l'aile du Palais servant à abriter les siens. La jeune femme veillait d'une manière de dragonne sur ses petits. Tandis que les enfants jouaient, leurs leçons bien apprises déjà, à ce moment de l'après-midi, Daenerys avait entrepris la lecture d'un ouvrage sur les légendes de Dorne à Trystan, Quentyn et Nyméria. Elle tenait à ce que ses enfants soient au fait de leur région, même si elle n'hésitait pas de temps à autre à rappeler ses propres origines, également. Il s'agissait en l'occurence d'un livre reprenant les hauts faits de la Reine Nyméria qui avait épousé leurs ancêtres. « -Et le jour de son mariage, la Reine Nyméria brûla ses navires dans un gigantesque feu, symbolisant pour son peuple qu'ils étaient désormais arrivés chez eux ... ». La jeune femme allait continuer, quand Nyméria se leva soudainement. C'était une enfant qui ne savait rester en place. Sachant bien que c'était par avance voué à l'échec, Daenerys éleva cependant la voix. « -Nyméria ! ». Trop tard. C'est l'instant que choisit Maron pour pénétrer dans la pièce où ils se trouvaient. En voyant son époux, Daenerys eut une petite mimique de surprise, avant de reposer cet ouvrage qu'elle lisait et de charger son fils aîné d'en faire la lecture à Quentyn.

    Se saisissant de la main de son époux, Daenerys hocha la tête lorsqu'il lui proposa de lui accorder quelques instants pour discuter. Elle le suivit, jusqu'à une fenêtre donnant sur la ville. Regardant au loin, la Princesse de Dorne laissa ses réflexions la mener là où elles le voulaient. Lorsque Maron se mit à lui parler, Daenerys se tourna vers lui, cherchant son regard. Si elle n'avait rien oublié de leur différend d'avant le départ, elle devait bien avouer être rassurée de son retour à Lancehélion. « -Aucun incident à signaler, pendant ton absence. Je dois même dire que les enfants ont été particulièrement agréables, pendant ces quelques semaines... ». Comme si ils sentaient que Daenerys était particulièrement à vif et qu'un rien aurait pu la faire céder à une colère froide. Fort heureusement, rien de cela ne s'était passé et Daenerys put même adresser un léger sourire à son époux lorsqu'il lui confia qu'il n'avait pas du être évident de rester seule … Oh, ce n'était pas la solitude, qui lui avait pesé, mais le fait de ne pas pouvoir l'accompagner, ce qui était fort différent. « - Je n'ai pas besoin de t'apprendre que j'aurais préféré être à tes côtés pendant ces quelques semaines, mon cher époux … ». Si les propos étaient clairs, le ton n'était pas agressif, au pire, mélancolique, au mieux anodin. « -Mais là n'est pas le plus important, n'est-ce pas ? Dis-moi plutôt comment ce sont passés ces quelques jours au Donjon Rouge? » Maintenant qu'il était là, Daenerys était dévorée de curiosité. Elle voulait tout savoir, qui il avait vu, ce qui s'était dit, les dernières nouvelles. « -As-tu pu voir ta sœur, Myriah ou encore notre nièce, Ororya ? Allaient-elles bien ? ». Le regard de Daenerys se reporta sur la vue que lui donnait l'ouverture devant laquelle ils étaient placés. L'air chaud jouait agréablement dans ses cheveux qu'elle avait retenu dans un léger chignon, tandis que le tissu très léger de sa robe la protégeait des chaleurs de Dorne. « -Il est bon que tu sois rentré, Maron. ». C'était un élan sincère, qui l'avait poussé à prononcer ses mots. Oh, elle attendait toujours des explications et des nouvelles de la part de son époux, mais Daenerys avait depuis longtemps appris qu'il ne servait à rien d'affronter Maron de front. Elle était son épouse et elle avait tout le temps qu'il fallait pour avoir ses réponses. Calme, posée, tranquille. Rien ne servait de courir à la jolie Daenerys. Elle préférait prendre son temps et jouer finement pour arriver à ses fins. Oh, elle n'était pas non plus une manipulatrice de haute volée ; elle savait simplement trouver le moment juste. Mais par les Sept, il était parfois difficile de faire preuve d'autant de patience ...


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Message Ven 26 Avr 2013 - 17:04

     Le simple fait que son épouse ne cherche pas à esquiver son regard, était un signe prometteur aux yeux de Maron. Peut-être ne lui en voulait-elle plus. Peut-être avait-elle finalement compris qu'il avait agi de la sorte pour leur bien et non pour lui faire mal. Ou peut-être simplement, Daenerys considérait-elle qu'il fallait vivre le moment présent sans s’appesantir sur le passé ? Il n'en savait rien. Décrypter les gens n'avait jamais été quelque chose qu'il savait faire, il fallait que les faits lui soient exprimés clairement pour que le Dornien puisse les comprendre clairement. Toutes ces intrigues et cachotteries n'étaient pas faites pour lui, c'était d'ailleurs pour cette raison qu'il évitait toujours soigneusement de trop parler de ce que Daenerys pouvait penser.
     Ce qu'elle déclara était encourageant, les enfants pouvaient se montrer particulièrement pénible, surtout les deux derniers, principalement pour une personne qui n'était pas habitué au caractère des Dorniens. Certainement qu'ils devaient se douter que quelque chose n'allait pas, Maron ne quittait que très rarement Lancehélion et jamais aussi longuement. Une fois de plus, cette pensée le ramena au fait qu'il avait laissé son épouse seule pendant tout ce temps. Elle lui adressa un sourire, mais que signifiait-il ? Le Prince avait toujours considéré qu'il comprenait son épouse, mais son assurance n'était plus aussi présente maintenant qu'ils étaient là, à parler après une période de froid.

     Maron était silencieux lorsque Daenerys exprima pour la première fois depuis son retour, son regret de ne pas l'avoir accompagné. Il s'en doutait. Il y avait longtemps pensé lorsqu'il se trouvait à Port-Réal et que ses occupations lui laissaient quelques instants de répit. Maron tenta de se concentrer sur les questions de son épouse alors qu'elle portait son attention sur la ville, des bruits de foule, des éclats de voix étouffés en provenaient, indiquant que Lancehélion avait continué de vivre normalement, même en l'absence de son suzerain. Les derniers mots prononcés par Daenerys ne manquèrent pas de rassurer le Martell, même s'il n'en montra rien.

     ▬ J'ai vu Ororya. Elle est venue me parler un soir, tout semble aller pour le mieux chez elle, son poste ne lui laisse que peu de temps libre, mais elle a l'air de s'épanouir là-bas. Même si Dorne lui manque beaucoup. »

     Il prononçait ces mots avec précaution. Tout lui rappelait sans cesse le fait qu'il avait refusé à Daenerys, le simple fait de pouvoir revoir les siens. Pourtant, ses raisons étaient justifiées, Maron savait parfaitement qu'il avait raison et que l'arrachement du retour aurait été bien plus difficile que le fait de ne pas les voir. Raviver une plaie au sel n'était jamais bon, l'observer presque cicatrisée était toujours moins douloureux. Le Martell mentait par omission à son épouse. Ororya lui avait avoué avoir été victime d'une attaque et avoir frôlé la mort de près, mais elle avait aussi demandé à son oncle de ne rien dire aux siens et notamment à sa mère. Dorea et Daenerys étaient certainement en contact, Maron ne pouvait donc aucunement prendre le risque de lui donner une information aussi importante sans l'inquiéter. Mieux valait garder ce secret pour lui et ne pas l'imposer à Daenerys. Elle était une mère, elle ne pourrait jamais imposer ce secret à Dorea. Portant son attention sur la ville, le Prince poursuivit.

     ▬ J'ai revu Myriah, mais elle avait fort à faire de son côté, nous n'avons pas vraiment parlé. Tu sais, nous ne nous sommes plus vus depuis très longtemps, nous n'avions pas grand-chose à nous dire. Il parlait d'un ton neutre, cette constatation ne l'attristait pas plus qu'elle ne le réjouissait. J'ai revu Maekar au Conseil Restreint, mais nous avons tous été très occupés, je n'ai pas réellement eu l'occasion de rendre des visites de courtoisie à tout le monde. »

     Des mots presque vides, il avait le sentiment de repousser quelque chose, de chercher à parler de quelque chose sans aborder le sujet le plus épineux. Mais ils allaient devoir y venir. Maron s'attendait à ce que son épouse demande davantage d'explications sur les raisons qui l'avaient poussé à lui refuser le droit légitime de revoir les siens. Autant prendre les devants. Autant présenter les choses d'une manière qui empêcherait Daenerys de souligner les raisons qui plaideraient en faveur de sa cause. Même sans être très habile avec le mot, le Martell savait comment débuter une discussion. Le problème était surtout de l'entretenir. Pivotant sur lui-même pour faire face à son épouse, Maron inspira légèrement, heureux de retrouver cette sensation familière de chaleur permanente, puis il reprit.

     ▬ Je sais que tu m'en veux de t'avoir refusé ce voyage à Port-Réal, mais crois-moi, j'avais de bonnes raisons et ma venue à la capitale n'a fait que me confirmer tout cela. Tu sais, le Fléau, la sécheresse et maintenant les Fer-nés n'ont pas touchés que les autres régions de Westeros, Port-Réal a pris de plein fouet tous ces malheurs. Il n'était pas enchanté de lui décrire de telles choses, mais peut-être comprendrait-elle mieux ? Il est difficile de sortir du Donjon Rouge et impossible de se promener dans les rues sans escorte. La pauvreté est plus présente que jamais et les rixes deviennent de plus en plus nombreuses. Myriah elle-même m'a dit qu'elle n'avait jamais vu la ville dans un tel état. Tu n'aurais pas reconnu Port-Réal, crois-moi. »

     Il répétait ces deux mots comme une prière, comme pour faire comprendre à son épouse qu'elle n'avait rien perdu ; Pourtant, Maron ne prenait pas la peine d'avouer les raisons qui lui avaient fait dire non avant d'arriver là-bas. Peut-être que cette simple annonce suffirait-elle à faire oublier ce – léger – détail à la jeune mère ? Il l'espérait. Décidant de conclure sa tirade sur une bonne note, le Dornien fit un effort particulier pour offrir quelques paroles aimables à son épouse.

     ▬ Le temps a été long loin d'ici. »

     Et à comprendre, loin d'elle et les enfants. Mais le Prince n'avait jamais été très doué pour exprimer ses sentiments, ce qu'il disait était à prendre comme une attention, même si la manière de l'annoncer était quelque peu maladroite.



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Message Ven 26 Avr 2013 - 17:43



    Le regard perdu dans celui de son époux, Daenerys Martell dévorait les informations qu'il pouvait bien lui donner, sur son voyage à Port-Réal. Même si elle n'avait pu l'accompagner, c'était pour elle un maigre lien avec ceux qu'elle avait du laisser en se mariant au Prince de Dorne. De combien de sacrifices était faite la vie d'une femme ? Lady Martell avait l'impression d'avoir expérimenté cette sensation bien plus que quiconque, elle devait bien se l'avouer. Il lui semblait qu'elle avait accepté beaucoup. Plus on était important, plus on devait se sacrifier, semblait-il. En digne Targaryen, elle avait du donner beaucoup à sa famille et elle n'avait gardé que quelques miettes … Du moins, dans les premiers temps. Son mariage, désormais, lui semblait plutôt une belle réussite tout comme la naissance de ses enfants. Mais à quel prix ?

    La jeune mère avait appris depuis longtemps qu'elle pouvait avoir confiance en Maron … pour défendre les intérêts des Martell. Cela ne signifiait donc pas toujours qu'elle était d'accord avec ses décisions, mais elle pouvait lui reconnaître une logique et une cohérence dans son action. Bien souvent, son coeur de Targaryen brûlait de s'exprimer et elle devait alors expliquer patiemment son point de vue à Maron, sans prendre de détours qu'il n'aurait pas suivi et sans réveiller en lui l'ardeur qui savait être la sienne.

    Les bonnes nouvelles à propos d'Ororya arrachèrent un sourire à la Princesse de Dorne. Elle aimait beaucouo cette nièce de son époux, qui avait été là pour elle et pour leur mariage, à son arrivée à Lancehélion. Cela avait été pour Daenerys une vraie bénédiction que d'avoir auprès d'elle une jeune femme sincèrement dévouée à Maron et qui avait osé lui glisser quelques remarques afin que Daenerys accepte sa position et sa place d'épouse et cesse de rêver à des lendemains différents. Accepter son destin, en quelque sorte, lui avait été permis par la fréquentation d'Ororya ou de Rahéna, toutes deux pour des raisons différentes. Rassurée, par ces nouvelles, Daenerys essaya de se détendre. « - Je suis heureuse que cela lui plaise … Pourtant, les Sept savent combien j'étais inquiète pour elle quand elle nous a quitté pour ce poste ! ». En effet, on ne pouvait pas dire que cela soit dans les habitudes des proches femmes de Daenerys d'exercer la profession de Ororya … Mais tout était différent à Dorne, les rapports entre les hommes et les femmes étaient sensiblement plus égalitaires que dans le reste de Westeros, mais pour une jeune femme habituée des coutumes de Port-Réal, c'était assez surprenant, à vivre au quotidien.

    Les explications de Maron sur Myriah et Maekar suffirent amplement à Daenerys. Tout le monde semblait se porter bien, mais effectivement, après de si longues absences, elle comprenait aisément que Maron n'eut pas grand chose à dire à sa sœur, d'autant plus qu'elle était son aînée. De plusieurs années. Elle hocha la tête. « -Savoir qu'ils se portent bien est déjà un vrai soulagement. ».

    Mais visiblement, son époux voulait se vider du fardeau qu'il portait depuis son départ. Ainsi, il savait qu'elle lui en voulait ? Fort bien. Voilà ce qui faciliterait grandement la position de Daenerys qui n'avait plus qu'à avancer ses pions. A dire vrai, maintenant, peu lui importait … Ce qu'elle voulait simplement, c'était entrevoir et comprendre les raisons qui avaient pu pousser son époux à lui refuser cette demande, somme toute légitime et si peu compliqué. Maron n'aurait pas eu à se préoccuper d'elle, une fois au Donjon Rouge. Et elle n'avait pas réussi à le faire céder, avant son départ... Signe certain qu'il était absolument convaincu de sa décision, même si elle ne pensait pas qu'il lui dit tout au sujet de cette dernière.

    Sa plaidoirie laissa de marbre la jeune femme. Ce n'était pas Port-Réal, qu'elle souhaitait voir, mais sa famille, ses amis, ses proches. Tous ceux qu'elle avait abandonné pour rejoindre Dorne et son Prince, sans pouvoir jamais faire demi-tour. Il ne pouvait savoir ce que c'était que d'être obligé d'avancer, encore et encore, vers un futur dont on ne veut pas. Le simple fait d'y penser laissait Daenerys dans un état de rage et de tristesse confondus.
    « -Ce n'était pas Port-Réal, que je souhaitais voir, Maron et tu le sais pertinemment. Cela fait 14 ans, que je suis devenue ton épouse … 14 ans que je n'ai pas revu les miens … Et même si tu sais combien être ton épouse m'est agréable, je pensais que tu pourrais comprendre ce besoin qui est le mien, de revoir les miens. Ma mère se fait âgée et j'aurais souhaité la serrer dans mes bras une dernière fois. Mes neveux vieillissent, leurs enfants naissent et je ne les connais pas. Je pensais t'avoir démontré que j'avais montré ma loyauté et ton interdiction m'a fait douter … Ne me crois-tu pas Maron? Ne m'accordes-tu pas ta confiance? ». C'était sur un ton égal que la jeune femme s'était exprimée. Elle ne haussait que très rarement la voix en présence de Maron et cela ne lui était sans doute pas arrivé depuis des mois. Ce n'était pas dans ses habitudes de faire acte de cris ou de coups. Elle était plutôt dans le calme, la tranquillité, avançant ses arguments, un à un. «- Était-ce dont tant te demander ? Je ne comprends pas, vraiment pas. Tu sais très bien que je serais restée au Donjon Rouge, auprès de mes proches … Une simple excursion chez moi, en 14 ans de mariage, était-ce une exigence que tu ne pouvais accepter ? ».

    Effectivement, son refus lui avait semblé difficile à accepter. La déception, la tristesse lui revinrent alors et elle porta son regard sur la ville, essayant d'oublier cet acte manqué, qui avait été si douloureux à vivre pour Daenerys Martell. Avoir été si près de les revoir et avoir échoué … C'était bien difficile à accepter pour la jeune femme qui n'avait pensé qu'à ça pendant près d'une semaine entière. La note aimable de son époux n'échappa pas à Daenerys, mais elle ne la saisit pas. Maron avait souhaité attaquer frontalement le sujet ? Eh bien qu'il lui réponde désormais.

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Message Sam 27 Avr 2013 - 18:52

     Les premières paroles de son épouse étaient plutôt encourageantes, elle semblait partir sur un ton plus conciliant que tourné vers la confrontation, mais le sujet abordé par Maron changea rapidement la donne. Daenerys lui annonça quelque chose qu'il savait déjà, que ce que n'était pas Port-Réal qu'elle souhaitait voir, mais bel et bien les siens. Il en était conscient. Mais de son passé ne subsistait plus que quelques rares individus. Daemon avait, Myriah n'était pas réellement de sa famille, quant aux autres, ils se partageaient entre ses ennemis et ses détracteurs. Autant l'avouer, Maron considérait que la Reine et le Prince Maekar avaient tous deux une influence néfaste sur Daenerys. Cette haine commune qu'ils nourrissaient tous à l'égard de Brynden Rivers ne pourrait que poser des problèmes. Le Martell craignait sincèrement que les Targaryen tentent de la rallier à leur cause. La fidélité du suzerain de Dorne allait à la Main du Roi et non à la Reine qu'il jugeait bien trop assoiffée de pouvoir pour être digne de confiance. Alors oui, le Dornien comprenait que sa femme éprouve le désir de revoir le sien, mais il était plus persuadé que jamais que ce serait une mauvaise option. Déjà qu'il avait été très hostile à l'idée que Trystan puisse se rendre au Donjon Rouge lors de son voyage, craignant que les Targaryen ne lui mettent le grappin dessus, ce n'était pas pour leur jeter sa femme en pâture quelques mois plus tard.

     Le simple fait que son épouse lui demande s'il ne lui faisait pas confiance le mettait à mal. Bien sûr que si. Maron avait une totale confiance en sa femme, mais il n'en avait pas en sa famille. Les Targaryen étaient beaucoup trop..... Eux, pour qu'il puisse agir de la sorte. Ils jouaient au jeu des trônes depuis bien trop longtemps, la méfiance faisait partie intégrante du comportement du suzerain. Tout aurait été bien plus simple s'il n'avait vu Daenerys que comme une alliance et non la femme qu'il aimait, la mère de ses enfants. Lui refuser quelque chose était d'autant plus difficile et le simple risque qu'elle puisse penser qu'il n'avait pas réellement confiance en elle, était encore une fois bien plus compliqué à supporter. La Martell secoua la tête aux paroles de son épouse, ne sachant comment lui faire comprendre tout ceci sans trop en dévoiler. Les mots n'étaient pas son arme préférée, mais il devait bien s'en servir pour la rassurer.

     ▬ Ne dis pas une telle chose, tu sais très bien que j'ai confiance en toi et que je n'aspire qu'à ton bonheur. Les travaux pharaoniques qu'il avait entrepris pour faire construire ces Jardins Aquatiques en étaient d'ailleurs la preuve. Mais je ne te cache pas que cette confiance ne va pas jusqu'aux tiens. Daenerys, j'ai beau respecter ta famille, je n'ai pas pour autant confiance en eux. La Reine et le Prince Maekar exècrent tous deux Brynden Rivers et nous savons ce que tu penses de lui. Son ton s'était légèrement tendu à ce moment, parler de Freuxsanglant revenait à parler de Daemon. Je suis persuadé qu'ils auraient profité de ta visite pour essayer de te mettre de leur côté et je sais pertinemment que tout cela aurait provoqué des tensions entre nous. »

     Mais en y regardant de plus près, ce refus provoquait lui aussi des tensions puisqu'ils étaient en train de parler d'un sujet épineux. Maron soupira doucement, tenter de satisfaire son épouse se révélait bien plus difficile que de gérer une région aussi explosive que Dorne. À croire que la Mère Rivière avait décidé de lui mettre toutes les épreuves possibles sur le chemin de sa destinée. Le Dornien détourna son regard du visage de sa femme, cherchant à ordonner ses pensées, il fit une fois de plus face à la ville, posant ses mains sur le bord de la fenêtre tout en reprenant la parole d'un ton aussi posé que son côté impulsif pouvait le lui permettre.

     ▬ Et si tu avais été à Port-Réal, qu'est-ce qui peut t'assurer que tu n'aurais pas éprouvé toutes les difficultés du monde à revenir à Lancehélion. Je sais que tu as les enfants ici, mais nous savons tous deux que tu ne t'es jamais vraiment sentie chez toi ici. J'avais peur... Il marqua une légère pose. Avouer ses craintes à son épouse était très difficile, mais il le fallait bien. Que tu ne te rendes compte que finalement, Port-Réal était toujours ta ville et que tu souhaites y rester. J'ai confiance en toi, mais tu l'as dit toi-même Daenerys, tu n'es plus allée à Port-Réal depuis notre mariage, tu ne peux pas être certaine que tu serais revenue ici sans peine. »

     Il soupira longuement. Des fois son esprit lui disait que les choses auraient été bien plus aisées si Daenerys avait toujours refusé de lui donner son amour. Il n'aurait jamais éprouvé ces sentiments pour elle et ce besoin de lui faire plaisir n'aurait jamais existé. Mais ses enfants non plus. Les sentiments étaient bien plus compliqués que la guerre, son esprit oscillait entre les regrets et la satisfaction de ce qu'il avait. Le doute n'était pas familier au suzerain de Dorne, en politique et à la guerre il était toujours convaincu de ses décisions. Mais là.... Même s'il avait conscience d'avoir fait le bon choix, le doute subsistait.

     ▬ Et... Il n'y a pas que cela. Il quitta du regard la ville pour tourner la tête vers la belle. Tu as laissé beaucoup de choses à Port-Réal. Ta famille, tes amis, mais tu y as aussi laissé des sentiments. Comprendrait-elle à qui il songeait ? Prononcer son nom était difficile. C'est à Port-Réal que tu l'as aimé, comment pourrais-tu être certaine qu'en retournant là-bas, ces sentiments ne reviendraient pas eux aussi ? »

     Il songeait bien évidemment à Daemon, Daenerys le comprendrait sans peine. Oui, la jalousie l'animait. L'amour était à double tranchant, savoir que le cœur de son épouse avait battu pour un autre homme avant lui le contrariait énormément. Maron songeait souvent à tout ceci, que serait-il advenu si Daemon n'avait pas été tué à Herberouge ? Daenerys aurait-elle accepté de lui laisser sa chance ? Ces questions n'avaient aucune raison d'être sachant que le traître était mort et enterré, mais le pragmatique Dornien perdait tout raisonnement logique lorsqu'il était en présence de son épouse. Pivotant pour lui faire face, le Martell lâcha quelques mots pour conclure.

     ▬ Tu sais que je comprends parfaitement ce que tu ressens. Tu sais que j'aurais voulu te dire oui, mais tout ce que je viens de te dire m'en as empêché. »

     Il s'agissait de jalousie oui. Il avait agi avec beaucoup d'égoïsme et même si cela lui coûtait de l'avouer, Maron avait beaucoup de mal à s'en vouloir. La jalousie poussait parfois à de drôles de comportements.



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Message Sam 27 Avr 2013 - 20:10



    Le but des paroles de Daenerys n'était sincèrement pas de blesser son époux. Ce n'était ni dans son intérêt, ni un souhait qu'elle aurait eu. Répondre à la blessure causée par Maron à une failure dans leur mariage n'aurait pas été une réponse très intelligente. Non seulement cela n'aurait servi à rien pour réparer l'injustice qu'elle avait ressenti, mais en plus, cela aurait compliqué pour la jeune femme les années à venir. Le voyage à Port-Réal aurait duré un mois … Mais le reste du temps qui lui restait à vivre avec Maron Martell était bien plus long. Et elle avait pleinement conscience qu'elle ne pouvait tout jeter au feu sur un simple coup de tête, parce qu'elle n'avait pas réussi à convaincre son époux de lui accorder ce à quoi son coeur aspirait pourtant si fort.

    Pourtant, cela avait été plus fort qu'elle, il avait fallu qu'elle l'interroge. Daenerys avait été incapable de passer outre, comme l'aurait sans doute fait une parfaite Princesse. Une épouse qui n'aurait pas plus posé de questions, quand son époux lui aurait interdit ce voyage. Mais Daenerys n'était pas une poupée qu'on manipulait à sa guise. Elle avait accepté, des années plus tôt, de faire de ce mariage une réalité et un havre de paix, ce n'était pas pour autant qu'elle était devenue une poupée de cire entre les doigts de Maron, qui n'aurait alors eu qu'à la modeler à sa guise. Si son tempérament était calme et posé, au contraire de celui du Prince de Dorne, cela ne voulait pas dire qu'elle manquait de caractère. Une Targaryen en avait forcément, du fait de sa naissance. Et Daenerys avait été confrontée à des problématiques suffisamment délicates pour devoir, peu àà peu, s'affirmer.

    En entendant les propos de Maron, la jeune femme secoua lentement la tête. Il craignait sa famille et l'influence de celle-ci ? Mais Daenerys était une femme, adulte qui plus est, et donc tout à fait capable de ne prendre que les décisions qu'elle jugeait bonnes … « -C'est donc mon jugement, que tu remets en question, Maron ? ». Un petit sourire vint s'installer sur les lèvres de Daenerys. On n'aurait su dire, en la regardant, si elle était amusée ou franchement ironique. Le rappel à Brynden Rivers raviva des souvenirs dans la mémoire de Daenerys. Brynden Rivers, le bâtard de son père, qui avait tué Daemon … Son premier amour. Le regard de la Princesse de Dorne se fit immédiatement rêveur. Elle avait vécu auprès de son demi-frère ses premiers émois de jeune fille. Des moments qu'on ne pourrait jamais lui enlever. Des moments qu'elle avait beaucoup aimé.

    Sa vie à Dorne était singulièrement différente de ce qu'elle avait imaginé, enfant et adolescente, quand elle espérait une vie avec Daemon. Et puis, il s'était marié, ses enfants étaient nés, il y avait eu Herberouge. Mais les sentiments de Daenerys n'étaient pas morts. Et aujourd'hui, encore, parfois, certaines nuits, elle se réveillait après avoir rêvé de Daemon. Ce n'était pas conscient et elle s'en voulait toujours beaucoup lorsque cela arrivait... Mais peut-on contrôler ses rêves ? Lorsque Maron était à ses côtés, cela n'arrivait d'ailleurs presque jamais. Légèrement en retrait, elle observait le corps de son époux, penché sur la ville, les avant-bras posés sur le rebord de la fenêtre. Elle avait eu la chance d'avoir cet homme pour compagnon et elle ne devait pas l'oublier.

    Les paroles qu'il prononça sonnèrent désagréablement aux oreilles de la jeune femme. Effectivement. Elle aurait eu du mal à quitter Port-Réal. Elle ne pouvait le nier. Peut-être même aurait-elle connu un moment de nostalgie. Quelques jours, une semaine tout au plus. Mais cela n'aurait pas duré suffisamment longtemps pour rendre leur vie impossible et surtout, la jeune mère n'aurait jamais abandonné ses enfants. Certes, Lancehélion n'était pas chez elle. Mais pour autant, elle avait, en mettant des enfants au monde, lié à jamais son sort à celui de cette terre méridoniale. « -Tu as sans doute raison, Maron. J'aurais eu du mal à laisser cette vie, ce passé. Mais je serais revenue. Tu me connais suffisamment pour savoir que jamais je ne laisserais nos enfants sans mère de mon plein gré. Je sais que tu le sais. ». Il la regardait et Daenerys lut dans son regard qu'il doutait. Il n'était pas aussi serein par rapport à cette décision qu'elle ne l'avait pensé dans un premier temps. Pourquoi ? Daenerys sentait qu'elle ne tarderait pas à le savoir. Se rapprochant légèrement de Maron, elle l'écouta.

    Évidemment, il y avait autre chose. Et il lui avait visiblement fallu du courage pour lui en faire part. Depuis qu'il avait prononcé le nom de Brynden Rivers, le nom de Daemon flottait entre eux. Daenerys n'avait pas fait un secret de ses sentiments pour son bâtard de demi-frère et Maron savait pertinemment qu'elle l'avait aimé. Terriblement. Entièrement. Mais désormais, c'était auprès de lui qu'elle vivait. Auprès de lui qu'elle mûrissait. C'était ses enfants qu'elle avait porté. Et surtout, c'était à Dorne qu'elle avait élu domicile. Depuis quatorze longues années.

    « -C'est donc par jalousie, Maron ? ». Un long soupir échappa à la jeune mère. La Princesse de Dorne ne pouvait nourrir de regrets quant à sa relation avec Daemon, mais pour autant, elle voyait bien que ce souvenir amenait son époux à nourrir des interrogations et des questionnements qui n'avaient absolument pas lieu d'être. Comment, pourtant, le réconforter et lui faire comprendre qu'il n'avait rien à craindre d'un mort ? La jeune femme ne savait réellement comme s'y prendre. Daenerys comprenait que derrière cette logique implacable que semblait vouloir imposer son époux, il y avait des sentiments, des doux et tendres sentiments.

    « -Très bien. Tu as tes raisons et j'avais les miennes … Je ne doute pas que tu ne souhaites que le meilleur pour nous et notre famille. Pas une seule seconde. Mais Maron, tu n'as rien à craindre des morts. » En disant ses mots, Daenerys s'empara de la man de son époux, si brune entre les deux siennes. Elle lui en voulait de sa décision, mais elle comprenait que des sentiments dévastateurs l'avaient rongé pour qu'il en arrivât là. «-Dois-je te renouveler mes vœux, afin que tu ne puisses plus en douter ? ». Cette fois-ci, un sourire franchement amusé s'était glissé sur le visage de Daenerys, qui tâchait de chasser de son esprit toute pensée triste ou désagréable. Le temps des regrets était fini, se répétait-elle.

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Message Dim 28 Avr 2013 - 18:45

     Doutait-il du jugement de son épouse ? Pas vraiment. Maron se méfiait simplement des Targaryen, il avait remarqué que la Reine était dévorée d'ambition et que le Prince Maekar semblait prêt à tout pour réussir à priver Brynden Rivers de ce qu'il avait. Un homme ainsi poussé par un sentiment de haine était forcément dangereux. Quant à Daenerys.... Elle gardait le souvenir de son neveu et de sa nièce comme de jeunes personnes encore agréables à vivre. Depuis la mort du Prince Baelor, Maekar s'était beaucoup refermé sur lui-même, ce fratricide devait certainement le rendre encore plus instable. Oui, la Dornien n'avait aucune confiance en ces deux individus et il ne tenait pas à ce qu'ils puissent tenter de manipuler leur tante. Peut-être était-il paranoïaque, peut-être que Daenerys aurait pu être à leurs côtés sans craindre quoi que ce soit, mais c'était là un risque qu'il ne pouvait envisager de prendre. Pas sans être aux côtés de son épouse pour veiller sur elle.

     ▬ Ton jugement ne m'inquiète pas Daenerys, mais je crains seulement que tu ne te souviennes de la Reine et de Maekar que comme des jeunes gens qu'ils étaient à ton départ de Port-Réal. Ils ont beaucoup changé, ils sont devenus tous les deux aigris et ne cherchent qu'à gagner plus de pouvoir. Peut-être que je me trompe, mais je suis certain qu'ils n'hésiteraient pas une seule seconde à t'utiliser s'ils pouvaient gagner un peu de pouvoir par ce biais. Médire n'était pas dans ses habitudes, mais il parlait avec sincérité et allait donc jusqu'au bout. Maekar appréciait Shaïra jadis, pourtant aujourd'hui il ne parle d'elle que comme la catin de la Main. Il était peut-être prévenant à ton égard par le passé, mais rien ne nous assure que mon soutien à Brynden Rivers ne l'a pas fait changer de position à ton encontre. »

     Son ton sérieux contrastait avec le léger sourire flottant sur les lèvres de Daenerys. Les paroles prononcées étaient épineuses, Maron connaissait parfaitement les sentiments que son épouse éprouvait pour Shaïra Seastar et il se doutait que l'entendre parler d'elle ne devait pas l'enchanter. Mais c'était un parfait exemple du changement opéré dans le comportement de Maekar. Il se murmurait que jadis le Targaryen avait partagé la couche de la belle bâtarde, qu'il la traite de catin du Freuxsanglant aujourd'hui était une bonne preuve du fait qu'il n'hésitait pas à retourner sa veste pour diriger ses relations et ses convictions sur la haine qu'il nourrissait à l'égard de la Main. Maron ne s'était jamais caché en tant que soutien de Brynden, il n'était donc pas totalement fou de penser que le Prince Maekar puisse imaginer que sa tante avait elle aussi épousé la cause du bâtard Nerbosc. Après tout, elle avait bien fini par aimer un homme qui l'effrayait au départ, pourquoi n'aurait-elle pas pardonné à l'assassin de son premier amour ?

     Tant de contrariétés alors qu'il ne désirait pourtant qu'une chose : faire plaisir à son épouse. À côté de cette visite à Port-Réal, les Jardins Aquatiques semblaient bien dérisoires à présent. Son attention dirigée sur la jeune femme, il l'écoutait avec attention alors qu'elle avouait la difficulté qu'elle aurait ressentie. Il la croyait sur parole lorsqu'elle disait qu'elle serait revenue ici. Jadis la mère de Maron lui avait dit que rien n'était plus fort que l'amour d'une mère pour ses enfants, même si elle n'était pas rentrée à Lancehélion pour lui, elle l'aurait fait pour les enfants. Le doute, encore et toujours, s'insinuait dans son esprit, vile serpent. La jalousie était un sentiment bien désagréable qui tordait les tripes et empêchait de fermer les yeux la nuit. Lutter contre un homme pour l'amour de sa belle était une chose, mais se battre contre un fantôme était plus comparable à une chimère. Jalouser un homme mort, quelle drôle de situation ! Les paroles de Daenerys furent réconfortantes, il soutenait son regard avec intensité alors qu'elle émettait une hypothèse particulièrement amusante. Un bref sourire – manifestation suffisamment rare pour être soulignée – se dessina sur les lèvres du Martell.

     ▬ Ta parole est largement suffisante. Tu devrais t'estimer heureuse, habituellement la jalousie d'un mari est interprétée comme un signe d'amour. Ces quelques mots étaient l'équivalent d'un « je t'aime » pour le Dornien. J'ai pleinement confiance en toi, mais tu as épousé un Dornien et tu sais que nous avons tendance à nous emporter rapidement. Tu ne peux pas connaître la jalousie, tu sais parfaitement qu'aucune femme ne peut t'égaler. C'était sincère. Il n'avait jamais regardé une autre femme depuis son mariage et ne le ferait pas. Bougeant sa main pour glisser celle de son épouse dans la sienne, il la leva jusqu'à ses lèvres pour l'embrasser légèrement, l'effleurant à peine. Mais j'ai entendu tes paroles et j'en tiens compte. La prochaine fois que je serai appelé à Port-Réal, tu pourras m'accompagner. »

     C'était une manière de lui prouver qu'il était attentif à ses doléances. Elle devait parfaitement savoir qu'il était à l'écoute de chacun de ses désirs. N'avait-il pas décidé de lancer ce chantier pharaonique, uniquement pour lui offrir un décors comparable à celui de Port-Réal ? Certains le taxaient de fou à cause de cet amour qui le poussait à faire des folies, mais il s'en moquait. La haine de tous les Ferboys, Uller et autres maisons réunies, ne suffirait pas à le faire se détourner de cette femme. Une question lui effleura l'esprit : connaissait-elle la jalousie ? Ce sentiment dévorant qui vous faisait faire n'importe quoi ? Il en doutait. Comme Maron venait de le dire, elle n'avait aucune raison d'éprouver ce sentiment. Ou à l'égard de Daemon, lorsqu'il avait épousé une autre femme pour lui faire tous ces enfants. Un goût amer se fit sentir dans sa bouche alors qu'il laissait la main de Daenerys retomber doucement, détournant son regard. Le Martell préféra changer de sujet avant de s'appesantir à ce propos. Ce ne serait bon ni pour lui, ni pour elle.

     ▬ Les enfants ont été sages me dis-tu ? Nymeria a l'air particulièrement agitée ces derniers temps, il faudrait lui trouver une activité pour qu'elle puisse se défouler davantage. J'avais songé à commencer à lui donner des cours de maniement de la lance. Qu'en penses-tu ? »

     S'ils étaient en désaccord sur l'éducation de leur héritier, Maron se montrait beaucoup plus sous quant à celle des deux autres. Il souhaitait que sa femme puisse comprendre qu'il avait à cœur de la mêler à la vie de tout le monde, même si malheureusement bien souvent des imprévus venaient contrecarrer ses plans.



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Message Lun 29 Avr 2013 - 17:19



    Que les deux époux soient d'accord ou non, il était tout de même agréable de noter que cette discussion ne prenait pas la direction d'un bain de sang -que celui-ci soit symbolique ou bien réel- et c'était là toute la différence pour Daenerys entre l'union qu'elle avait crainte et le mariage qu'elle vivait dans sa quotidiennité. Certes, Maron Martell et Daenerys Martell née Targaryen ne pourraient jamais, du fait de leurs éducations, de leurs familles, de leurs origines, vivre un mariage sans aucun nuages. Mais pour autant, Daenerys devait bien avouer que Maron l'aimait et que de ce fait, il était attentif à ce qu'elle disait, à ce qu'elle pensait et à ses besoins et même ses envies. C'était bien plus que ce qu'elle aurait pu imaginer dans ses rêves les plus fous, dans les nuits qui s'étaient écoulées vers Dorne, quatorze ans plus tôt. Et c'était fort appréciable. Terriblement appréciable. La Princesse nota d'ailleurs mentalement qu'une petite viste aux Sept ne serait pas une mauvaise chose, afin de les remercier, et notamment la Jouvencelle, de ce chemin qui lui avait été reservé, malgré les obstacles.

    Les paroles de son époux résonnèrent aux oreilles de la jeune mère comme autant de mots sincères. Visiblement, Maron avait décidé de lui dire le fond de sa pensée et elle lui en était reconnaissante. Effectivement, et même si elle se jugeait suffisamment intelligente pour ne pas tomber dans ce piège, rien ne disait que les Targaryens n'essaieraient pas de la manipuler. Ils le feraient, très certainement, car bon sang ne saurait mentir. Mais Daenerys était tout à fait capable de ne pas se laisser prendre aux pièges de ces mirages politiques auxquels elle n'avait plus aucune raison d'adhérer, maintenant qu'elle était à la fois épouse et mère de Dorniens. Certes, elle comptait sur les Targaryen pour avoir, par déférence pour elle, des comportements corrects avec Dorne voire même amicaux, mais déjà là, elle savait qu'elle demandait beaucoup.

    Le nom de Shaïra Seastar fit cependant frémit légèrement les lèvres de Daenerys. Le temps passait, mais ô jamais elle ne pourrait pardonner à Brynden Rivers ce qu'il avait fait. La haine qui la liait à Shaïra était plus ancienne -elle l'avait toujours détesté- mais pour autant le fait de savoir qu'elle ouvrait sa couche à ce Rivers ne la rendait que plus haïssable. La Princesse de Dorne se força tout de même à ne faire aucun commentaire désagréable sur cette bâtarde, ce qui n'aurait servi qu'à accréditer la thèse de son époux. Silencieusement, tout d'abord, elle hocha la tête. « -Tes mises en garde sont justes, je n'en doute pas. Mais je ne suis pas certaine que le bonheur de les revoir ne serait pas supérieur à ces tentatives de manipulation, que je connais de plus très bien ... » Son ton s'était fait interrogateur, car Daenerys se posait réellement ces questions. Maron avait évidemment raison, sur la vraie nature de sa famille. Mais pour autant, la jeune mère savait qu'il y avait autre chose que cet aspect chez ces personnes qui avaient partagés sa vie. Aelinor, par exemple, était plus qu'une sœur pour Daenerys et même si elle connaissait l'ambition de la Reine, elle savait aussi combien celle-ci lui retournait son affection.

    Daenerys chassa ces pensées désagréables de son esprit. Il ne servait à rien de revenir sur un passé dont elle avait eu tant de mal à se défaire dans l'idée de devenir l'épouse de Maron Martell. Désormais, le temps aidant, cette idée ne lui semblait plus incongrue mais ô combien naturel … Elle savourait sa chance, car cela était bien loin d'arriver à tous et si parfois, elle s'en était voulue de se départir de ses convictions, elle savait bien qu'elle n'avait pas d'autres moments de vivre une vie plus heureuse que celle tracée au départ.
    Les paroles de Maron touchèrent la Princesse de Dorne avec une acuité qu'elle n'aurait pas pensé possible. Son regard ne quitta pas celui de son époux, tandis qu'il embrassait délicatement la paume qu'elle avait glissé dans la sienne, dans un signe de réconciliation et d'amour. Parfois, Daenerys le savait, le langage des corps valait mieux que celui des mots. « -Effectivement, vous avez un caractère emporté, Mon Prince ! ». Daenerys le taquinait, heureuse de sentir que les tensions s'étaient quelque peu assouplies, entre eux. Oh, tout n'était pas terminé pour autant... Mais pourquoi ne pas profiter de l'instant présent ?

    Un large sourire, cette fois – de ceux qu'elle n'adressait qu'à son époux, ses enfants et ses amies proches- vint fleurir sur les lèvres de Daenerys. Cette promesse, ce n'était pas simplement le fait d'aller à Port-Réal, mais aussi celle de la confiance de son époux et de l'amour de celui-ci, Daenerys en avait parfaitement conscience et cela la satisfaisait pleinement. « -Merci de m'avoir écouté » lâcha-t-elle simplement, sentant bien qu'il n'était pas bienvenue de trop rester sur ce sujet.

    Le changement de sujet et l'arrivée sur Nyméria était peut-être une bonne idée … Peut-être. Daenerys ne pouvait prédire quel tour prendrait leur conversation, car au sujet de l'éducation, ils avaient tous deux des idées arrêtées et qui par malheur, n'étaient pas les mêmes. Daenerys savait bien que Maron aurait bien trop souvent le dernier mot à ces sujets, car il était Dornien et pouvait tout justifier par cela : Daenerys, elle, n'avait pas grandi ici et bien des connaissances lui manquaient encore sur ce qu'était, de vivre à Dorne. Elle avait vécue à l'abri de ce Palais de Lancehélion l'immense majorité du temps qu'elle avait passé dans cette principauté. Ce ne serait pas le cas de Trystan, ni même sans doute de Nyméria et Quentyn.

    « -De lance ? Si on m'avait dit un jour que ma fille unique manierait la lance ! ». Mais c'était bien avec humour qu'avait prononcé ces quelques mots la Princesse. Elle avait compris -mais pas encore accepté- que sa fille avait un tempérament dornien et qu'elle n'accepterait pas une vie de Lady comme celle que pouvait connaître sa mère. C'était un fait et Daenerys devait bien se l'avouer. « -Crois-tu que ce soit le plus indiqué pour elle ? Tu sais bien que ce n'est pas mon domaine … Il est certain qu'elle est pleine de vitalité et que les activités que je lui propose ne lui permettent pas de canaliser son énergie, je le vois bien ! C'est tellement mystérieux pour moi, qu'elle ne puisse pas apprécier autant que moi les activités féminines ! Pour autant, nous sommes à Dorne et je suppose que cela ne saurait pas être une mauvaise chose ... ». Même si elle ne l'acceptait pas encore tout à fait. La Princesse ne s'attendait certes pas à ce caractère chez sa fille unique et elle en était bien souvent surprise. « -Du moins a-t-elle de la chance ! N'importe où ailleurs dans les Sept Couronnes, une sévère septa l'aurait reprise à chaque mouvement trop brusque … Ici, on la laisse vivre un peu plus ». La jeune mère essayait de se consoler comme elle le pouvait. « -N'est-ce-pas trop dangereux, pour une enfant de son âge, Maron ? ». L'inquiétude avait repris le dessus sans qu'elle s'en rende compte.

    « -J'espère que Trystan aura progressé pendant ton absence, je l'ai enjoint à s'entraîner consciencieusement ». Daenerys savait que son fils aîné était plutôt habile à cet exercice mais elle savait aussi que son époux ne le trouvait pas assez … Dornien. Elle s'en désolait, trouvant que Trystan était un enfant tout à fait merveilleux. Mais ce n'était pas le merveilleux que cherchait son époux, mais bien un héritier et cela, Daenerys ne pourrait rien y faire. « -Je crois qu'il s'est beaucoup appliqué dans ses divers enseignements ! Et Quentyn aussi a fait des efforts, même si il est encore bien petit. Je crois que tes trois enfants ont de quoi te rendre fiers, Maron, ils sont si sincèrement de bonne volonté ! » On sentait l'amour transparaître derrière chaque mot de Daenerys quand elle parlait de ses enfants.




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Message Mar 30 Avr 2013 - 18:25

     La discussion sur Port-Réal semblait pouvoir se régler pacifiquement et cette constatation rassurait Maron. Il craignait toujours que ces contradictions incessantes ne finissent par parasiter leur relation. Le Dornien avait mis bien longtemps avant d'être accepté par son épouse et il se souvenait encore de la période après leur mariage, comme si c'était hier. La Princesse targaryenne qui le dévisageait avec hostilité, le considérant responsable de son déracinement et de tous ses malheurs. À l'époque, il avait sincèrement cru ne jamais réussir à gagner ne serait-ce que le respect de cette femme qui lui battait froid. Finalement les choses s'étaient mieux présentées qu'il ne le pensait et tout était entré dans l'ordre, mais ces souvenirs restaient encore très présents à l'esprit du Martell. Bien évidemment, personne ne s'en doutait, sauf peut-être son frère qui semblait avoir le don de décrypter ses silences. C'était une chose qu'il comptait bien emporter dans sa tombe, mais c'était aussi pour cette raison qu'il avait l'habitude de toujours se montrer méfiant dès qu'une dispute se profilait à l'horizon. Bon Dornien qu'il était, le Prince n'hésitait jamais à aller à l'affrontement, sauf lorsque celui-ci concernait Daenerys.
     C'était donc avec un soulagement certain qu'il accueillait les remerciements de son épouse.

     L'éducation de Nymeria vint donc au cœur de la discussion, Daenerys démontra une fois de plus que les coutumes Dorniennes la laissaient encore perplexe à bien des égards. Il était vrai que la simple idée de voir une noble manier la lance devait être déstabilisant, même après avoir vécu autant d'années dans cette région. Il n'y avait pas beaucoup de femmes au palais, excepté les gardes comme Sarya Sand par exemple, Nymeria avait donc beaucoup de figures masculines pour l'inspirer. La petite Princesse n'était absolument pas attirée par la musique, la couture ou toute autre activité typiquement féminine et même si cela étonnait Daenerys, son père lui, s'en trouvait ravi. Il aurait été bien déçu d'avoir une fille sage comme une image et venait souvent à regretter que ce ne soit pas Trystan qui ait hérité de ce trait de caractère. La mère protectrice qui se cachait en chaque femme fit son apparition lorsque la belle Princesse se renseigna sur les risques encourus par sa fille. Un léger sourire éclaira les lèvres du Dornien qui secoua la tête.

     ▬ Elle a déjà neuf ans, Trystan a commencé à apprendre le maniement de lance beaucoup plus jeune. Je m'occuperai personnellement de son entraînement, ou Doran s'en chargera. Nous savons suffisamment maîtriser la lance pour qu'elle ne risque rien, même si quelques légères blessures seront inhérentes à ce type d'apprentissage. Il préférait lui dire la vérité de manière à ce qu'elle soit au courant de tous les détails. Dis-toi qu'avec son caractère, elle voudra forcément apprendre à se battre et si nous lui refusons, elle le fera seule et c'est là que ce sera réellement dangereux. Au moins avec moi ou Doran, elle sera surveillée et apprendra ce qui est dangereux pour elle. Un bref silence s'installa alors qu'il portait son regard vers la porte de la pièce où les enfants étaient. Nymeria a un caractère beaucoup trop fort, elle ne se dépensera jamais en apprenant à chanter ou même en jouant. Peut-être qu'avec ces entraînements, elle finira par apprendre à se maîtriser et sera plus calme à côté ? C'est le but de ces exercices, apprendre à se canaliser et à utiliser son corps, pas forcément à se battre. Et regarde, Ororya était un peu comme elle étant enfant, tu vois ce qu'elle est devenue aujourd'hui. »

     Son discours pouvait donner le sentiment qu'il cherchait à pousser Daenerys à accepter, mais en réalité il souhaitait simplement lui présenter les choses sous un angle véridique. Dorea aussi était assez rebelle lorsqu'elle avait l'âge de Nymeria et Maron se souvenait parfaitement que leur père avait confié son entraînement à leur maître d'armes et que le caractère de leur cadette s'était beaucoup apaisé. Pouvoir se défouler permettait d'avoir moins d'énergie à dépenser à côté, de plus comme le Martell venait de le dire, la petite gagnerait en maîtrise d'elle-même. Ce serait long, au début elle perdrait patience, mais l'entraînement finirait par porter ses fruits, il en était persuadé. Confier cet exercice à son cadet ne le gênait guère, mais il était conscient que du côté de Daenerys, ce ne serait pas aussi aisé.

     Qui parlait de Nymeria, parlait aussi des deux garçons. Daenerys déclara que Trystan s'était entraîné durant l'absence de son père et qu'il s'était beaucoup appliqué dans beaucoup de choses. Maron n'en doutait pas. Trystan avait toujours été très appliqué, il représentait l'enfant idéal aux yeux de bien des personnes, mais il lui manquait cette impulsivité dont Nymeria débordait. L'héritier de Lancehélion était trop posé, trop cartésien, trop pragmatique. Trop Targaryen en réalité. Quant à Quentyn, le dernier était encore très jeune, mais semblait tout aussi prometteur que son aînée. Daenerys semblait enchantée du comportement de ses trois enfants et Maron fit donc son possible pour masquer les réticences qu'il éprouvait quant au comportement de Trystan.

     ▬ Trystan a toujours été très... appliqué. Nous verrons s'il a bien travaillé pendant mon absence, j'en suis persuadé, mais j'aimerais aussi voir s'il a évolué sous d'autres aspects. Il n'en ajouta pas davantage, l'allusion était suffisamment claire. Tu es une bonne mère. Si tu ne veillais pas autant sur eux, je suis persuadé qu'ils ne seraient pas aussi prometteurs. Le mérite te revient. C'était à la fois un compliment et un aveu. Il n'était pas un homme affectueux ou démonstratif et même si son comportement avec Nymeria était plus paternel qu'avec les garçons, il n'avait rien d'un père présent. Ils auront beaucoup à faire prochainement. Les Jardins Aquatiques sont pratiquement terminés, lorsque cette guerre sera terminée, ils pourront être inaugurés et les enfants devront prendre part à tout ceci. Trystan le premier, mais je suis certain que tout se passera bien. »

     Cherchait-il à rassurer son épouse ou à se rassurer lui-même ? Peut-être les deux, certains événements récents le laissaient penser que l'inauguration ne serait finalement pas si paisible qu'il pouvait l'espérer. Mais c'était inhérent à la vie de Dorne.



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Message Mer 1 Mai 2013 - 9:40



    Daenerys sentit le soulagement de son époux devant cette résolution du différend qui les opposait et elle ne pouvait que le comprendre. Les débuts de leur mariage avaient été tout sauf harmonieux et elle n'aurait souhaité pour rien au monde recommencer une telle période. A l'époque, triste et blessée de cette union qu'on lui imposait, la jeune femme n'avait fait qu'opposer à son époux que rebuffades et paroles blessantes. Elle le considérait alors comme source de tous ses maux et la simple idée qu'il ne l'effleure d'un regard ou d'un baiser la rendait à la fois folle de rage et de dégoût. Un dornien … Un homme qu'elle n'avait pas choisi et qui la privait d'une vie qu'elle aurait tant aimé poursuivre. Pourtant, comme souvent, le temps avait lissé sa colère et elle avait accepté, notamment grâce à l'aide d'Ororya Gargalen et Rahéna Qorgyle, de baisser la garde et de laisser approcher de son corps et de son coeur cet époux. Peu à peu, ils avaient réussi à trouver un point d'équilibre, un endroit où ils pouvaient se retrouver. Le coeur de la jeune femme avait alors peu à peu perdu de cette rudesse qu'elle ressentait envers Maron.

    A la découverte de sa première grossesse, la Princesse de Dorne avait senti une tendresse diffuse l'envahir. Si elle n'avait jamais pris la peine de disserter sur les avantages de cette union, elle venait d'en voir fleurir un. Des enfants. De merveilleux enfants, même. La période de sa grossesse, certes difficiles à cause de la chaleur qui régnait à Dorne, avait été pour la jeune femme un moment où elle avait laissé Maron s'immiscer dans sa vie et dans son coeur, lui laissant les portes ouvertes nécessaires à leur rapprochement. Et lorsqu'elle avait eu dans les bras, après bien des souffrances, le petit corps de son fils, Daenerys avait su avec une acuité jusqu'alors jamais ressenti, qu'elle avait sa place à Dorne, auprès de cet époux qu'elle commençait tant à apprécier et de son enfant … Le reste de l'histoire n'avait pas été difficile à écrire … Nyméria puis Quentyn étaient venus rejoindre Trystan et la jeune femme avait fait de son mieux pour les éduquer, en digne enfants et héritiers de Maron Martell.

    Ce déclic provoqué par la naissance de ses enfants expliquaient très certainement pourquoi Daenerys était si présente et si maternelle envers eux: ils étaient, avec leur père, tout pour elle à Dorne et elle n'y avait sa place que parce qu'ils y étaient aussi. Une Targaryen n'aurait sinon jamais franchi tous ces kilomètres pour venir s'installer ici. Elle devrait s'en souvenir: sa raison d'être était cette famille qu'elle avait pu construire au fil des ans, grâce à Maron. C'est pourquoi l'idée de voir sa fille unique, lance à la main, terrifiait autant Daenerys. Et si il lui arrivait quelque chose ? Et si ils leur arrivaient quelque chose ? Ces questions, elle les avaient en tête dès que l'un des membres de sa famille quittaient Lancehélion et leur palais.
    S'en ouvrir à Maron était pour la Princesse l'occasion d'être rassurée. Elle ne connaissait rien au maniement de la lance, elle devait bien l'avouer. Les paroles de Maron n'étaient pas bêtement rassurantes, mais réalistes. Et même si la jeune mère n'en était pas plus rassurée, cela avait au moins le mérite de ne pas être trompeur. A la mention de Doran, la Princesse se raidit. Ses relations avec son beau-frère étaient mauvaises, depuis son arrivée avec son bâtard à Dorne. Elle ne parvenait pas à le supporter et c'était visiblement réciproque. Néanmoins, il était suffisamment loyal envers Maron pour qu'elle puisse lui confier sa fille …Mais en le surveillant. La référence à Ororya lui plut beaucoup plus. Elle aimait tellement la chaleureuse nièce de son époux. C'était une des personnes qui l'avait la mieux accueillie à Dorne et Daenerys ne l'oublierait pas. « -Je crains que mes réflexes de Dornienne ne soient pas encore excellents. Je me range à tes arguments mais j'ai une condition. J'aimerais être là et assister, au moins aux premiers de ses entraînements, que cela soit avec toi ou Doran. ». La condition pouvait sembler étrange, mais il s'agissait pour Daenerys de combler plusieurs choses. « -Je serais sans doute rassurée après avoir vu que ce n'est pas si terrible … Et puis, je dois avouer que je suis suffisamment curieuse de voir comment Nyméria va s'en tirer. C'est une discipline dans laquelle je n'ai aucune expérience … » La Princesse se prêterait-elle au jeu elle-même ? Sans doute pas. Il faudrait voir en condition quelle serait sa réaction. Mais en attendant, elle comptait bien être présente afin de voir sa fille s'exercer. Maron ne lui refuserait certainement pas, car elle se doutait qu'il avait une réelle hâte d'entraîner sa fille. « -Si Nyméria ressemble à Ororya, je me demande combien de fois j'irais prier les Sept pour elle … Autant ou plus que pour ta nièce ? ». La Princesse avait en effet l'habitude de confier Ororya aux Sept, afin qu'elle soit protégée dans l'exercice de son exigeant métier. Elle n'imaginait même pas ce qu'il en serait dans le cas où sa propre fille avait ce genre de destins ...

    Nyméria correspondait, selon lui, beaucoup plus à un profil de Dornienne que son frère aîné. Daenerys regrettait cet état de fait, mais ne parvenait à rien faire pour y changer quoi que ce soit. Elle exhortait Trystan à répondre aux attentes de son père, mais tout en sachant que ce que souhaitait son époux était difficilement acquis mais surtout inné. En tant que mère, Daenerys ne voulait pas non plus que son fils soit en constante recherche de lui-même.

    Les compliments de son époux firent chaud au cœur de la jeune mère. Effectivement, elle exerçait son rôle de mère sans en ressentir aucune obligation, mais il était fort agréable d'entendre que son époux la trouvait exemplaire en tant que mère. Elle espéra une seconde qu'il la voit comme une aussi bonne épouse, mais elle savait qu'il ne fallait pas attendre de Maron trop de paroles … Daenerys avait assuré depuis toujours la principale part de l'éducation de leurs enfants. Maron avait énormément d'occupations et de responsabilités et Daenerys ne lui en tenait pas rigueur, même si elle aurait apprécié, qu'à son retour, il passe quelques heures au moins avec eux. Elle en arrivait même à se demander si Nyméria n'avait pas ce comportement pour attirer l'attention de ce père qu'elle voyait si peu. C'était une hypothèse dont Daenerys ne s'ouvrirait sans doute jamais à Maron, mais qu'elle avait bien présente dans son esprit tout de même. « -Il ne sera jamais sans doute exactement comme tu l'aurais rêvé, Maron, mais je pense sincèrement qu'il pourra s'en approcher. Et que ce que tu vois comme un défaut pourrait être une qualité, finalement … Mais le temps nous le dira. » Ils n'étaient pas d'accord, à ce sujet. Ils en avaient suffisamment parlé et débattu pour que Daenerys n'ait pas envie de recommencer. Néanmoins, elle préférait tout de même évoquer les points forts de Trystan, afin que Maron ne les oublie pas.

    La mention des Jardins Aquatiques amena un sourire aux lèvres de Daenerys. « -Quel cadeau tu m'as fait là, Maron … Je rêve de l'instant de cette inauguration qui sera sans nul doute merveilleuse ! ». La jeune femme avait grande hâte de voir ces travaux terminés et de pouvoir profiter de ce somptueux présent qui lui avait été offert par un époux attentif.
    Daenerys savait bien, pourtant, que la vie à Dorne n'était pas un long fleuve tranquille. Les Ferboys, les Uller … Tout cela compliquait la vie des habitants de Lancehélion. Et il avait la guerre «- Penses-tu que la guerre sera bien longue ou bien as-tu pleinement confiance dans les armées de la Couronne ? ». La jeune femme savait qu'il revenait du Conseil Restreint et qu'il pouvait donc avoir une idée claire de ce qui se préparait. C'était important pour elle de partager cet aspect là également de la vie de Maron. Quant aux Jardins Aquatiques … «- Je sens que tu n'es pas tranquille, par rapport à cette future inauguration. Que crains-tu exactement ? ». La question avait le mérite d'être direct, mais Daenerys préférait que son époux soit totalement honnête, si il craignait un quelconque danger pour leur famille ou pour Dorne. Elle-même se réjouissait par avance de cette fête mais visiblement, quelques détails empêchaient Maron de faire de même. Lesquels ? C'est ce qu'elle espérait savoir ...

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Message Mer 1 Mai 2013 - 18:32

     L'idée de laisser Daenerys assister aux entraînements de Nymeria ne dérangeait absolument pas Maron. Si pour Trystan il s'était toujours montré plus réticent, c'était pour la bonne et simple raison qu'il savait que son héritier avait tendance à se sentir sur-protégé dès que sa mère était dans les parages. Comme n'importe quelle mère qui se respectait, la jeune femme se montrait bien plus affectueuse et souple que son époux. Maron n'était pas du genre à arrêter un entraînement même si son fils avait eu l'idée saugrenue de pleurer, mais il était évident que la Daenerys était présente, les choses tourneraient tout de suite à la dispute. Si le Martell pouvait se montrer conciliant sur de nombreux points concernant Trystan – même si aux yeux de Daenerys ce n'était certainement pas assez – l'entraînement à la lance était une activité particulièrement importante à ses yeux. Leur peuple était réputé pour ses lanciers, que dirait-on d'un suzerain qui n'était pas capable de se battre convenablement avec cette arme ? Mais pour ce qui était des entraînements de Nymeria, ce serait très différent. Cette activité serait principalement là pour lui apprendre à se canaliser et non pour en faire une Princesse Guerrière, malgré le nom qu'elle portait. La présence de Daenerys ne poserait donc aucun problème à Maron, même s'il savait qu'il n'en serait pas forcément de même avec Doran.

     ▬ Je n'y vois aucune objection. Tu pourras y assister autant que tu le souhaiteras, puis qui sait, peut-être que tu finiras par apprécier cette activité et que tu t'y essayeras ? »

     L'idée était.... Peu probable. Daenerys était une Princesse et non une guerrière, elle avait beau posséder une aisance dans ses mouvements, ce n'était en rien celle nécessaire pour l'apprentissage de la lance. Il était vrai que Maron éprouvait une grosse difficulté à visualiser sa femme en train de combattre. Elle avait beau posséder un caractère qui ne se laissait pas manipuler, ce n'était pas pour autant qu'elle était le type de femme à combattre. Puis, l'idée d'avoir une épouse qui n'était pas une féroce combattante ne contrariait pas énormément le Prince.

     ▬ Tu verras, ce n'est rien de difficile. Au début, elle sera en difficulté parce qu'elle ne connaîtra rien de ce type d'exercice, mais elle apprendra vite, j'en suis persuadé. Il faut simplement que tu saches que c'est un exercice très bruyant et qui peut impressionner ceux qui ne connaissent pas, mais crois-moi, je ne ferai rien qui pourra la blesser. »

     Maron s'était toujours juré qu'il dirait la vérité à son épouse, dans la mesure du possible. Lorsque les choses étaient trop graves ou que Daenerys n'avait pas l'obligation de le savoir, Maron préférait éviter de l'inquiéter inutilement. Mais là, c'était un bien pour un mal, il risquait peut-être de la faire douter de son choix, mais au moins le jour venu, la mère qu'elle était ne serait pas surprise par le bruit et la « violence » que cela pouvait dégager. Apprendre à se battre n'était jamais aussi délicat que d'apprendre à coudre une tapisserie, Daenerys n'avait pas grandi dans un environnement où l'on se battait fréquemment, il était donc parfaitement logique qu'elle soit troublée par ce qu'elle verrait. Le Martell espérait simplement qu'elle lui faisait suffisamment confiance pour ne pas interrompre l'entraînement dès les premiers échanges. Concernant Ororya, la comparaison entre les deux jeunes femmes semblait avoir rassuré Daenerys qui parla du nombre de prières qu'elle faisait à ses dieux pour garantir la sécurité de sa nièce.

     ▬ Ororya est une femme intelligente et Nymeria sera comme elle. »

     Une manière comme une autre de faire savoir à Daenerys que leur nièce était parfaitement consciente des dangers qu'elle encourait et qu'elle se montrait aussi prudente que possible. Maron savait aussi qu'en raison de ses liens familiaux avec la famille royale, la demoiselle était bien plus en sécurité que n'importe qui, malgré le fait qu'elle devait normalement assurer celle d'autres personnes. Il en serait de même pour Nymeria, elles restaient de sang Princier. Lorsque Daenerys parla brièvement de Trystan, le père de ce dernier sentit bien que son épouse se retenait d'en ajouter. Il avait toujours été la raison de discordes ou divergence d'opinion entre eux, mais ce n'était pas faute d'essayer de faire des efforts du côté de Maron. Celui-ci hocha la tête d'un air entendu, répondant sommairement pour ne pas davantage pousser la discussion.

     ▬ Tous les pères ont de grandes attentes de leurs fils, je lui demande autant parce que je sais qu'il en est capable. Mais tu as raison, nous verrons comment les choses évolueront. Le temps fera son œuvre. »

     Maron avait effectivement de grandes attentes pour son fils, mais était-il persuadé qu'il serait à la hauteur ? Pas sur tous les plans non. Mieux valait éviter d'en parler cependant, pas après cette discorde éviter à propos de son voyage à Port-Réal. Un autre sujet épineux se présentait déjà qui plus est, Daenerys avait certainement hâte de voir ces jardins inaugurés, mais elle percevait bien les inquiétudes du Dornien. La franchise avec laquelle elle posa ses questions, empêchait Maron de lui mentir. De plus, elle était en droit de connaître le fond de sa pensée, n'était-ce pas son cadeau après tout ? Il haussa légèrement les épaules, fixant le regard améthyste de son épouse avant de lui répondre avec tout autant de franchise.

     ▬ Je pense que cette guerre approche de sa conclusion. Les forces envoyées sont bien supérieures à celle des Fer-nés et qui plus est, ils ne s'attendent pas à avoir la visite des continentaux. Tout le monde a pris part à cette riposte, je suis persuadé qu'elle portera ses fruits. D'excellents combattants y prendront part qui plus est. Comme Alrik Mallery par exemple, ou même le Prince Maekar qui savait se débrouiller avec une arme. Quant aux Jardins.... Tu n'es certainement pas sans savoir que ton origine ne plaît pas à de nombreux nobles de la région. Je pense notamment aux Uller ou même aux Ferboys. Si je ne crains aucun coup bas des premiers, les seconds me semblent par contre parfaitement capables de profiter de l'inauguration pour nous mettre des bâtons dans les roues. Les grandes occasions comme celle-ci sont toujours risquées, n'importe qui pourrait essayer de manifester son hostilité. Il marqua une légère pause. Que ce soit à l'égard de ta famille d'origine ou au symbole que ces Jardins représentent. »

     À savoir son amour pour elle. Certains prenaient plus mal le fait que leur suzerain puisse réellement aimer la dragonne qui lui servait de femme, que le fait de voir une Targaryen siéger au palais de Lancehélion. Mais peut-être était-il paranoïaque et que les choses se passeraient parfaitement ? Étrangement, il avait de gros doutes à ce propos.



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Message Ven 3 Mai 2013 - 19:49



    Pour être franche, Daenerys ne savait pas pourquoi elle avait proposé ce compromis à Maron ? Elle n'était pas femme à s'essayer à l'art du combat, que ce soit à la lance ou à l'épée. Non, Daenerys Targaryen avait été une jeune fille horriblement classique qui appréciait les activités féminines comme la musique, la tapisserie ou bien encore la lecture, quand la possibilité lui en était donnée. Mais l'exercice physique tels que le pratiquait des combattants, non, vraiment, cela ne l'avait jamais même effleuré. Pourtant, elle avait compris que si elle voulait garder des rapports harmonieux avec sa fille, son unique fille, elle se devrait de partager avec elle d'autres choses. Et ces entraînements pouvaient être un exemple parmi d'autres qui prouvait à Nyméria que Daenerys s'intéressait à elle et à son bonheur et son bien-être. Mère attentive, elle saurait se plier à ce sacrifice pour son enfant. Mais la proposition de Maron de s'y essayer à son tour ne lui paraissait pas crédible. Sereneiment, elle secoua la tête. « -Tu sais que tu n'as pas épousé une Dornienne, je crains bien de te décevoir, mais je doute d'être seulement en mesure de vouloir approcher une lance de mes paumes. Observer Nyméria me suffira, j'en suis certaine ». Il ne fallait jamais dire jamais, certes. Mais Daenerys se connaissait toutefois suffisamment pour deviner que ce ne serait pas le genre d'exercice qu'elle apprendrait à aimer avec le temps.

    Il prit alors le temps de bien lui expliquer en quoi consisterait exactement les exercices. Daenerys lui faisait confiance. Elle avait moins confiance en Doran. C'est pourquoi elle avança une idée qui ne plairait peut-être pas à son époux. « -Ce sera donc toi qui lui donnera ses leçons ? Doran doit sans doute avoir bien des choses à faire ... ». Ou plutôt des filles avec qui copulaient songea la jeune mère. Elle ne portait pas son beau-frère dans son cœur, c'était le moins qu'on puisse dire. Malgré tout, elle savait que les frères s'appréciaient et en général, elle s'abstenait de toutes remarques désagréables. Là encore, elle n'avait fait aucune remarque désagréable sur Doran Martell, juste sous-entendu qu'elle préférerait voir son époux assurer une tâche plutôt que son frère.

    Par les Sept, la Princesse sentait que cette histoire d'entraînement allait lui demander des fortunes de patience et de courage. Comme souvent, à Dorne, les traditions étaient fort différentes de tout ce qu'elle connaissait et elle devait donc apprendre comment cela se passait et habituait par le même temps son esprit à une façon de faire différente. Et en terme d'éducation, c'était exactement cela. La Princesse devait se faire violence, parfois, pour ne pas interrompre son époux ou le contredire. Elle se retenait, du moins en public. Mais en privé, cela les amenait à des discussions suffisamment enfiévrées pour être désagréables. Nyméria, Quentyn, Trystan … La vie de la jeune mère était rythmée par ses trois enfants et elle avait parfois du mal à prendre du recul. Maron n'avait pas avec eux le même rapport et il était peut-être plus objectif sur certains points. Daenerys n'était de toute façon jamais fermée à la discussion. De manière générale, elle préférait régler un conflit plutôt que de le laisser latent, c'était certain. Comprenant que Maron faisait l'effort de ne pas la contredire, elle n'insista pas. Trystan ferait ses preuves, elle en avait la certitude. Elle espérait juste qu'il ne garderait pas à vie une blessure inrefermable du fait du manque de confiance de son père …

    Mais le temps n'était plus à parler des enfants. Daenerys et Maron n'avaient pas seulement une famille à élever. Ils étaient également prince et princesse de la principauté de Dorne et en ce nom, les décisions que pouvaient prendre son époux étaient capitales. Daenerys savait qu'il avait été à une réunion de la plus haute importante et elle estimait qu'il était de son devoir comme de son droit, que de se renseigner à ce sujet. Non seulement pour ne pas risquer une seule seconde de détruire les plans de son époux, mais aussi pour être en mesure de l'épauler correctement, quoi qu'il puisse avoir à lui demander. Pour finir, Daenerys ne souhaitait pas qu'il ressasse trop les événements à venir et en discuter était un bon exutoire.

    Les propos de Maron étaient clairement exposés et Daenerys comprenait la force de son raisonnement. « -Puisses-tu avoir raison … Et que cette guerre ne soit point trop meurtrière pour nos forces ! ». Cela n'attendait pas forcément de réponse de la part de son époux, c'était plus une prière adressée aux Sept de manière informelle.

    L'autre partie de la réponse touchait plus profondément Daenerys. Cela faisait 14 années qu'elle vivait sur ces terres, mais elle était restée une étrangère pour tant de gens. Secouant la tête, elle essaya de trouver les mots justes. « -Je regrette profondément d'être la cause de ce genre de discordes … Même si il est évident que ce soit moi, ou une autre, le problème aurait été le même. Certains Dorniens ont la tête dure et refusent le compromis ... ». C'était un simple constat et Daenerys n'avait nullement l'intention d'insulter le peuple qui était désormais le sien. Il n'y avait rien à faire, de fait. « -J'osais espérer qu'ils auraient la sagesse de suivre le destin que tu as tracé pour Dorne, mais il semble bien que rien ne les retienne dans leurs désirs d'indépendance … ». Les Sept seuls savaient comment cela terminerait. Daenerys, elle, ne pouvait qu'aller prier pour les siens. Et pour qu'un peu d'intelligence vienne s'abriter dans les cervelles des Ferboys et des Uller … Mais elle craignait bien de ne jamais être entendue !

    Il fallait donc attendre, être prudent et voir ce que leur réservait le futur. Maintenant qu'elle avait eu les réponses à ses questions, Daenerys souhaitait apporter à son époux un peu de confort après ce long voyage. « -As-tu encore quelques minutes ? Je t'ai trouvé fatigué, tout à l'heure … Veux-tu boire ou manger quelque chose? Il me semble que tu as bien mérité quelques moments de repos, après ce long périple ...». Leurs soucis aplanis, la Princesse pouvait désormais prendre le temps d'accueillir comme il se devait un époux absent plusieurs semaines.

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Message Sam 4 Mai 2013 - 17:44

     Maron n'était absolument pas déçu par la réponse de son épouse, un peu étrangement il ressentit même une sorte de soulagement à l'idée qu'elle n'allait pas décider de prendre les armes pour devenir une Princesse guerrière. Dans un sens, le Dornien appréciait de savoir que sa femme conservait sa personnalité malgré les assauts répétés des vassaux qui critiquaient sa différence. La seule chose qui le chagrinait dans cette particularité étant que leur héritier avait trop pris des traits de sa mère, un homme plus « Dornien » aurait été davantage respecté à la tête d'une telle région. Mais c'était un sujet épineux qu'ils venaient juste d'esquiver habilement, Maron ne souhaitait donc pas s'y attarder davantage. Daenerys était une Targaryen, mais son mari la voyait davantage comme une femme originale qui apportait une plaisante variété dans le désert Dornien. Même si le Martell était extrêmement proche de sa région d'origine, il avait aussi appris à apprécier et même aimer les particularités de la mère de ses enfants. Qu'elle le conserve était donc une chose appréciable. Même s'il n'en dit pas davantage cette fois-ci.

     Lorsque Daenerys interrogea son mari sur la personne qui s'occuperait des entraînements de Nymeria, il hésita l'espace d'une seconde. Les relations entre Doran et sa belle-sœur n'étaient pas au beau fixe, c'est le point que l'on puisse dire. C'était un secret de polichinelle en réalité et si Maron évitait toujours d'en parler avec les deux concernés, il savait à quoi s'attendre à ce sujet. Il était préférable que les premiers cours soient donnés par le père et non l'oncle, si Daenerys était rassurée et cessait d'assister aux entraînements, Doran serait certainement heureux de pouvoir prendre la suite. Ne l'avait-il pas fait avec Ororya ? Son frère avait toute sa confiance, mais Maron préféra éviter de le dire à son épouse. Inutile de trop insister sur ce point.

     ▬ Pas tant que cela non, mais Nymeria est ma fille, je pense donc que c'est normal que je m'occupe personnellement de son entraînement. J'ai fait pareil pour Trystan, je ne passe pas énormément de temps avec eux, alors autant que ces occasions servent. »

     Il n'avait rien du bon père de famille et en était conscient, ces moments lui servaient donc à resserrer un peu les liens, même si Maron restait conscient qu'il faudrait davantage que quelques entraînements pour rattraper des années entières.
     Lorsque Daenerys offrit une prière adressée aux Sept à son époux, celui-ci la scruta en silence pendant quelques secondes. C'était un espoir que beaucoup partageaient, mais qui risquait d'être bien compliqué à tenir. Les Fer-nés étaient de féroces combattants, ce n'était pas sans raison qu'ils se battaient depuis de longues lunes contre les seigneurs côtiers. Mais la chance était de leur côté ainsi que l'effet de surprise, la stratégie déterminée par les membres du Conseil Restreint porterait ses fruits, Maron en était convaincu. Après pour ce qui était des pertes... Herberouge avait été suffisamment sanglant pour que le Dornien n'espère pas trop à ce niveau. Mais son cœur lui dictait de prononcer quelques paroles pour rassurer son épouse.

     ▬ Aucune guerre n'épargne assez de combattants, mais même si les Fer-nés sont de féroces adversaires, ils ne résisteront pas à toutes les forces de Westeros réunies dans une attaque surprise. Puis n'oublies pas que Maekar participe, il a plusieurs fois fait preuve de ses talents martiaux. »

     Ce ne fut que lorsque la jeune mère reprit la parole pour déclarer qu'elle regrettait être responsable des tensions qui habitaient les relations entre leur maison et d'autres, que Maron s'anima vraiment. Il n'avait jamais considéré Daenerys comme responsable de tout ceci, en réalité s'il comprenait la vision des choses de ses vassaux, il savait aussi que la demoiselle n'avait rien demandé. Elle avait été aussi contrariée que les Dorniens de savoir qu'elle allait vivre ici, leur hostilité n'avait pas dû aider à ce qu'elle se sente mieux. De plus, il était inutile de préciser que le fait de juger sans connaître était encore plus irritant. Personne n'avait laissé sa chance à la jeune femme, elle avait été mise de côté en raison du patronyme qu'elle portait tout simplement. Maîtrisant la contrariété qu'il ressentait à songeant à cette injustice, le suzerain offrit un regard qui se voulait rassurant, à son épouse.

     ▬ Tu n'as rien à regretter. Ils n'ont jamais accepté de te laisser la moindre chance et ils ne te connaissent pas. Je pense être un véritable Dornien et j'ai su t'accepter, ils le pourraient aussi, mais refusent juste de le faire. C'est le luxe de ceux qui n'ont rien à perdre, pouvoir râler et contester la moindre de mes décisions, mais si les rôles étaient inversés, ils feraient exactement la même chose. Haussant les épaules, il conclut. Ceux qui s'opposeront en posant des difficultés se verront remis à leur place de la manière qu'il convient d'adopter. Sagesse et impulsivité ne sont pas compatibles malheureusement et avec eux, seule la solution de force fonctionne réellement. »

     Contrairement à ce que certains pensaient, en épousant et en aimant Daenerys, Maron n'avait rien perdu de sa combativité et si des fous osaient s'en prendre aux siens, il réagirait de manière à régler définitivement ce problème. Fort heureusement, la jeune femme trouva une proposition qui offrit une agréable accalmie. Pouvoir se retrouver avec sa femme lui rappelait qu'il y avait aussi de bons côtés à son retour et à Dorne et pas uniquement la perspective de nouveaux ennuis avec ses vassaux. Un moment de repos ne serait pas de refus, mais il avait autre chose en tête.

     ▬ J'ai encore du temps oui, mais je préférerais le passer avec toi et les enfants pour une fois que l'occasion m'est donnée. »

     Attrapant la main de sa femme comme quelques instants plus tôt, il l'invita à le suivre. Les bruits de voix des enfants étaient toujours audibles, même avec la porte close et lorsque Maron poussa l'huis, il constata qu'apparemment la suivante de Daenerys éprouvait quelques difficultés à maîtriser les trois enfants, excepté Trystan qui restait aussi calme qu'à l'accoutumée. À l'entrée de leurs parents, les trois enfants restèrent silencieux l'espace d'un instant, avant de reprendre leur activité comme si ne rien n'était. Seule Nymeria s'approcha d'eux et le Prince en profita pour la soulever et la prendre dans ses bras, malgré son âge c'était une chose qu'il appréciait de faire.

     ▬ Ta mère et moi avons décidé que tu commenceras un entraînement à la lance dans quelques temps. Peut-être que tu arriveras un peu à te calmer avant de rendre tout le monde fou dans le palais ? »

     L'annonce ne sembla pas vraiment enchanter Quentyn qui s'agrippa à la robe de sa mère en semblant lui demander lorsque viendrait son tour. La jalousie était une chose normale à cet âge, mais le Prince espérait qu'elle s'effacerait avec le temps. Trystan aura besoin d'un soutien inflexible. Tournant la tête vers la suivante, Maron s'adressa à elle.

     ▬ Allez donc faire un tour quelques instants. Chose qu'elle accepta sans se faire prier. Portant son attention sur Daenerys, il continua. Comment avez-vous l'habitude de vous occuper tous les quatre en temps normal ? »

     Une question un peu décalée avec son rôle de père il en était conscient, mais une fois de plus, Maron n'était pas l'exemple du père conscient.

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Message Dim 5 Mai 2013 - 14:24



    Un léger soupir de soulagement, sans doute à peine perceptible, mais bien là quand même, échappa à Daenerys quand elle comprit que Maron allait donner lui-même à Nyméria ces entraînements de lance dont il jugeait qu'elle avait besoin. Daenerys avait fait un immense compromis avec elle-même en acceptant que sa fille -son unique fille, même- puisse apprendre l'art du combat. C'était tout bonnement impensable lorsqu'elle était arrivée à Dorne. Mais depuis, elle avait appris, elle avait compris aussi, bien des choses. Et notamment que la vie qu'elle connaissait au Donjon Rouge n'avait rien en commun avec celle que sa fille aurait à vivre. Une concession, donc, qu'elle avait fait dans l'espoir qu'effectivement, Nyméria trouva dans cet exercice un épanouissement qu'elle n'avait pas connu jusqu'à présent.

    Effectivement, Maron aurait de plus, dans cette activité, l'occasion de se rapprocher de sa fille, qu'il voyait bien peu. C'était pour Daenerys une autre découverte; son époux avait beau avoir bien des qualités, il n'était en rien un père de famille étroitement lié à sa progéniture. C'était certes parfois frustrant, autant pour la Princesse que pour ses enfants, mais jusqu'à présent, chacun s'était toujours plutôt fait sans trop de mal à cette organisation. Daenerys s'épanouissait dans son rôle de mère et appréciait le temps qu'elle passait avec ses enfants. Que Maron ne puisse faire de même était compréhensible pour la jeune femme et elle essayait de ne pas s'y attarder plus que nécessaire. Puisque son époux avait résolu tous les problèmes autour de cette initiation à la lance, Daenerys ne voyait aucun mal à ce que cela soit mis en place, assez rapidement. Elle eut un léger sourire, comme pour donner son assentiment, avant de conclure, plus pour elle-même que pour Maron, à vrai dire.
    « -C'est parfait alors ! ».

    Parler de guerre n'était pas le sujet le plus évident pour Daenerys. Le combat la ramenait assez régulièrement à la funeste bataille d'Herberouge et un rien suffisait alors à la faire retomber dans ses travers d'alors. La jeune mère savait pourtant qu'elle ne tirerait rien de bon de regrets, de remords et de cette nostalgie dormante. Elle fit donc l'effort de ne faire aucune association douteuse dans son esprit, entre cette guerre et ses vieux souvenirs. Bien entendu, Maron n'avait aucunement tort, quand il disait que trop de vies étaient de toute façon enlevées dans ce genre de conflit. Elle ne put que hocher la tête, sachant pertinemment qu'il avait raison. Des innocents, de plus, qui n'avaient sans doute rien à voir avec les hautes affaires politiques. La mention de Maekar convainquit en effet Daenerys, qui savait son neveu fier combattant.

    « -Il est vrai que tout semble en notre faveur ...Mais quelques prières de plus ne me semblent pas superflues ! ». Elle irait, le lendemain, sans doute, prier avec ses enfants. Prier pour que la Couronne gagne et pour que des vies humaines soient épargnées. Prier pour que la stabilité de Dorne ne soit pas remise en question. Prier pour leur famille. Prier pour leurs amis. C'était une activité que Daenerys ne pratiquait pas forcément assidûment, mais en période de troubles, la Princesse considérait qu'on n'était jamais assez poli avec les Sept ...

    Mais plus que les affaires de la Couronne, Maron était responsable de Dorne. C'était sa principauté et tout ce qui s'y passait le regardait. Daenerys savait qu'elle n'avait pas forcément été pour lui d'une grande aide, dans sa politique dornienne, justement, du fait de ses origines. On était capable de lui reprocher tant et de tant de choses que cela faisait belle lurette qu'elle n'en dressait plus la liste. Il avait été difficile, pour la jeune femme, à son arrivée ici, d'être confrontée à tant d'hostilité. Mais le temps avait fait son œuvre et elle savait désormais comment ne pas se sentir concernée par des réactions épidermiques qui visaient plus ses origines qu'elle-même, réellement. Cela avait demandé un apprentissage, mais désormais, elle n'avait plus la même crainte de venir à la rencontre des vassaux de son époux.

    Il était important pour Daenerys de sentir dans le regard de son époux qu'il ne la jugeait nullement responsable pour ces réactions. Bien au contraire, cette idée paraissait agacer Maron Martell, pour le plus grand plaisir de son épouse. Daenerys se sentait alors soutenue et supportée par un époux dont elle savait que l'amour se voyait plus dans les actes que dans les paroles. Maron n'était en rien un homme de paille. Il avait la force, la vivacité et l'intelligence d'un grand Prince et son épouse n'en avait jamais douté. Mais chaque affirmation de l'autorité de Maron le lui rappelait.

    « -Tu as toujours su parfaitement comment t'y prendre avec eux … Ils sont ton peuple. »

    Le ton était pensif, car la jeune mère se demandait parfois si elle se sentirait un jour complètement dornienne. Sans doute pas. Ses enfants, eux, sauraient sans doute l'être pleinement, quoi que Trystan montre des signes assez révélateurs de ses origines targaryennes. Et si cela ne dérangeait nullement Daenerys, bien au contraire, elle savait qu'il aurait peut-être été plus facile pour lui de ne pas avoir ce lourd héritage. Le temps l'aiderait, toutefois. Et Maron et Daenerys veilleraient sur lui avec application et sans relâche, afin qu'il puisse prendre, une fois adulte, la place qui lui revenait de par sa naissance.

    Daenerys aurait apprécié prolonger ses retrouvailles avec son époux, mais son cœur fut ravie de voir que c'était avec ses enfants, leurs enfants, que Maron voulait passer du temps, à son retour de la capitale des Terres de la Couronne. La Targaryen se laissa guider par son époux, jusque la pièce où ils avaient laissés leurs trois monstres, en compagnie de la suivante de Daenerys. Celle-ci semblait d'ailleurs quelque peu débordée. Il était bien rare que Daenerys lui laisse les trois enfants en même temps, car même si Trystan avait du finir tranquillement de lire l'histoire commencée plus tôt, Nyméria et Quentyn semblaient plutôt d'humeur à détruire le palais. «-Tu ne saurais nous faire plus plaisir, Maron !  ». Le sourire de la Princesse était au rendez-vous, encore une fois, ravie que son époux souhaite profiter d'un moment familial.

    Laissant leurs fils à leurs occupations diverses, Daenerys et Maron s'intéressèrent plutôt à leur fille, à qui Maron annonça qu'elle allait pouvoir s'entraîner à la lance avec lui. Nyméria eut l'air très heureuse de la nouvelle et elle jeta un regard à sa mère, comme pour s'assurer que celle-ci avait donné son accord, ce qui lui semblait bien surprenant. Mère et fille se connaissaient suffisamment pour que Daenerys répondit à ce regard d'un léger sourire. Oui, elle avait accepté, même si elle savait d'ores et déjà combien elle allait le regretter à chaque séance.

    Quentyn, lui, avait entendu cette annonce d'une autre manière et il était blotti contre Daenerys. Visiblement, il était fort jaloux, à la fois du fait que sa sœur manie la lance, mais aussi qu'elle passe du temps avec son père. Daenerys passa dans les cheveux de son petit dernier une main qui se voulait réconfortante. « -Allons, Quentyn, tu sais bien que tu es encore trop jeune. Bientôt ce sera ton tour, également ! ». Le petit garçon ne semblait pas convaincu et Daenerys finit par se mettre à sa hauteur afin de le prendre dans ses bras quelques secondes. « -Nyméria te racontera tout, ne t'inquiète pas ! » 

    La question de Maron fit se retourner la jeune mère vers son époux. Accaparée par Quentyn, elle en avait presque oublié que Maron voulait passer un moment avec eux. Comment s'occupaient-ils ? Cette question était typiquement le reflet de l'absence de son époux dans leur quotidien, mais Daenerys choisit de ne pas y faire attention et d'y répondre simplement. « -Ils ont tout d'abord leurs leçons, auxquels j'assiste et que je leur fais apprendre ensuite, nous lisons souvent des ouvrages ensemble, comme tout à l'heure, quand tu nous as rejoint. Nous pouvons aussi aller prendre l'air à différents endroits du Palais et les enfants adorent courir et nous faisons quelques jeux … » A vrai dire, la jeune mère, une fois leurs leçons apprises, se laissait bien souvent guider par les idées de ses enfants. « -J'ai l'impression que Nyméria et Quentyn ont bien besoin d'aller se dégourdir les jambes … Nous pourrions aller prendre l'air, qu'en penses-tu ? ». Visiblement, Nyméria et Quentyn étaient partants et Trystan ne se faisait pas prier non plus. Évidemment, il ne s'agissait pas d'une sortie dans la métropole, mais bien de s'amuser dans la Cour de la forteresse, où ils avaient leurs habitudes désormais. « -Tu viens ? ». s'enquit Daenerys, tandis que les enfants ouvraient la marche pour rejoindre ce lieu qu'ils aimaient tant. Ils pouvaient y courir autant qu'ils le souhaitaient, faire du bruit, se rouler par terre -même si pour cette dernière chose, Daenerys ne pouvait s'empêcher de les reprendre.

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Message Lun 6 Mai 2013 - 19:01

     Daenerys semblait très occupée par ses enfants et la manière dont elle parvenait à s'isoler pour se concentrer uniquement sur l'un d'entre eux, impressionnait quelque peu Maron. Il était évident qu'ils ne partageaient pas le même don pour le métier de parent. Dorea avait souvent répété à son aîné que les femmes avaient un don naturel pour le rôle de mère et que les hommes apprenaient le leur au contact de leurs enfants. Il était inutile de préciser qu'en raison de ses absences fréquentes, le suzerain n'avait pas été le meilleur élève qui soit. Souvent il en venait à se dire que Doran était un bien meilleur père que lui, même sans avoir d'enfant légitime. Des pensées qui s'envolèrent finalement : Maron ne souhaitait pas laisser son esprit être parasité par un sentiment de culpabilité alors qu'il n'avait que peu de temps à accorder à sa famille. Encore une fois.

     L'idée de pouvoir prendre un peu l'air en compagnie de tout ce petit monde était très intéressante, ce serait l'occasion de faire voir aux enfants qu'ils n'étaient pas oubliés. Même si les affaires de Dorne passaient toujours avant le plaisir aux yeux de Maron, il considéra pour une fois que le fait de les faire patienter quelques dizaines de minutes de plus, n'allait pas changer énormément. Le Dornien avait laissé sa fille regagner le sol avant de reporter son attention sur son épouse qui l'invitait à les suivre. Sans se faire prier davantage, il se glissa à ses côtés tandis que les enfants se chargeaient de montrer le chemin.

     ▬ Je t'ai promis de passer un peu de temps avec vous. »

     Une manière de lui faire comprendre qu'il n'avait pas l'intention de leur fausser compagnie aussi rapidement. Le silence se posa, seulement brisé par les cris des deux plus jeunes enfants qui couraient dans les couloirs pas très loin devant leurs parents, Trystan marchait un peu plus en recul, beaucoup plus calme que ses deux cadets. Le regard sombre du Martell se posa sur son fils à plusieurs reprises, songeant que, finalement, son héritier lui ressemblait sous certains aspects. Bien qu'impulsif, le Dornien essayait toujours de rester calme dans la mesure du possible, la diplomatie oblige. Trystan était pareil, mais il lui manquait cette petite étincelle qui ferait de lui un Dornien. Soupirant légèrement, Maron préféra détourner son attention du jeune garçon, avant que les choses ne tournent mal si jamais celui-ci captait l'attention de son père. Pour une fois que l'occasion de passer du temps en famille se présentait, le suzerain ne souhaitait pas voir de dispute naître. Son regard se glissa jusqu'à Daenerys.

     ▬ Je suis conscient que mes questions prouvent que je ne connais pas vraiment la vie que vous menez, mais j'espère pouvoir améliorer un peu cette situation dans les lunes à venir. Et encore, c'était peu de dire qu'il ne connaissait pas vraiment, il ne connaissait pas du tout leur vie. Maron aurait été bien incapable de citer trois choses que sa fille aimait faire de ses journées. Les dernières années ont été très prenantes, mais les choses ont l'air de se calmer et même si je sais parfaitement que je ne pourrai jamais rattraper le temps perdu, je vais faire tout mon possible pour passer plus de temps avec vous. Il ne faisait jamais de promesse en l'air, Daenerys devait le savoir. Avec les enfants comme avec toi. »

     Même si le Dornien savait que son épouse comprenait les sentiments qu'il éprouvait pour elle, Maron se sentait coupable de ne pas le lui faire savoir plus souvent. Peu familier des gestes tendres et des paroles affectueuses, il ne démontrait jamais clairement son amour pour elle. Pourtant, c'était à son épouse qu'il avait décidé d'offrir ces Jardins, preuve qu'il était capable de pouvoir faire preuve d'attention à son égard lorsqu'il le souhaitait. Trystan grandissait et il allait assumer de plus en plus de choses, Doran était présent pour épauler son aîné, Maron considérait qu'il avait le droit de prendre quelques instants chaque jour pour essayer d'améliorer sa relation avec les siens. Même si jusqu'à présent, personne ne lui avait clairement reproché ses absences répétées.

     Le palais était assez vide, tout le monde était occupé à ses tâches, aussi les Martell ne croisèrent presque personne jusqu'à la cour où les enfants semblaient apprécier de passer du temps. L'air était chaud et le soleil très présent, on se serait presque cru en plein été à Port-Réal. Une fois de plus, le souvenir de la capitale lui revint en pensées, il se demandait ce que les enfants penseraient d'un tel endroit. Mis à part son aîné, aucun des trois n'avait encore vu Port-Réal et vu l'amour qu'ils avaient pour Dorne, il était fort probable qu'ils n'apprécient pas forcément la capitale. Observant les trois enfants s'occuper – Trystan toujours à l'écart des deux autres comme Maron le pensait – il reprit la parole d'un ton apaisé.

     ▬ Je me disais qu'avec les temps à venir, il serait peut-être bon de convier quelques-uns de nos plus proches alliés, à venir passer un peu de temps à Lancehélion. Je pense notamment à notre famille proche, comme les Gargalen, je me disais que voir d'autres visages te ferait peut-être du bien. Qu'en penses-tu ? »

     Daenerys avait parlé de ne pas avoir vu les siens depuis longtemps et même si Maron savait que les Dorniens n'étaient pas vraiment des membres de sa famille, il espérait que cette idée pourrait lui plaire. Les femmes avaient toujours un don pour s'entendre si elles partageaient des points communs, Dorea avait toujours été relativement positive au mariage de son aîné et celui-ci pensait donc que les deux mètres s'entendraient certainement. Cependant, il ne voulait rien lui imposer et l'idée était lancée comme cela, sans obligation. Après tout, Daenerys était en quelque sorte celle qui gérait le côté relationnel, même si elle n'était pas particulièrement acceptée par les vassaux de son époux, ce dernier avait toujours écouté ses conseils avec attention. Et ce n'était pas près de changer.



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Message Ven 17 Mai 2013 - 12:55



    Il n'est jamais facile de gérer une famille. Entre le couple lui-même, les enfants, les responsabilités diverses et variées, de nombreux ajustements sont nécessaires. Mais dans le cas des Martell, ce n'était pas juste une famille dont Maron avait la gestion mais bien toute une Région aride de Westeros: Dorne. Daenerys avait été élevée par une famille de pouvoir et elle avait appris combien celui-ci était demandeur en terme de temps. C'était pour elle évident que Maron ne pouvait accorder à l'éducation de leurs enfants le temps qui aurait été idéal. C'était tout aussi certain pour elle qu'elle ne pouvait attendre de son mari les mêmes attentions que tout homme présent et peu occupé par ses responsabilités. Mais son époux essayait visiblement de compenser comme il le pouvait. Le cadeau pharaonique qu'il avait fait construire pour Daenerys avait été une preuve de son attention, certes distante par la force des choses. Le savoir long était pour Daenerys une source d'inquiétude, mais en allant à Port-Réal ou ailleurs, Maron Martell ne faisait que remplir les devoirs de sa charge.

    Pour toutes ces raisons et pour bien d'autres encore, Daenerys retira une immense satisfaction de la décision de son époux de les accompagner dans leurs activités de l'après-midi. Elle eut un léger sourire aux paroles du Prince. Oui, il venait de lui faire une promesse qu'elle n'était pas prête d'oublier. Avoir la présence de Maron à ses côtés permettait à la jeune femme de ne pas ressasser son passé et de ne voir que par son avenir et son présent à Dorne. C'était aussi des moments généralement très agréables. Peut-être était-ce leur rareté qui leur conférait ce caractère merveilleux ? Daenerys n'aurait su dire, mais lorsque Maron se matérialisait auprès d'elle, elle s'en satisfaisait complètement, appréciant de pouvoir compter sur lui. Elle lui faisait pleinement confiance et n'hésitait jamais à s'enquérir de son avis lorsqu'elle en ressentait le besoin. Ce n'était pas si souvent que cela car la jeune mère appréciait son indépendance d'action dans les domaines qui lui étaient réservés.
    Daenerys et Maron marchaient côté à côté, leurs enfants s'étant précipités devant. Du moins, les deux derniers, car Trystan, à son habitude, avait gardé un pas souple et tranquille, sans se mêler des jeux de Nyméria et Quentyn. Son fils était un solitaire, un calme. De fait, Daenerys était très fière de lui … Mais sa fierté était gâchée par le fait que Maron ne puisse accepter ces caractéristiques chez leur enfant. Tout d'abord, elle avait mal en tant que mère pour son fils qu'elle jugeait bafoué et enfin en tant qu'épouse car il était certain que les défauts que Maron trouvait chez Trystan venait de la famille de Daenerys. Il s'en trouvait même certains pour dire que la Targaryen gâchait le sang des dorniens en donnant naissance aux enfants du Prince. Qu'importe, la Princesse était prête à tout pour que son époux juge Trystan digne de confiance et elle comptait bien parvenir à le convaincre, le temps passant.

    Et les nouvelles dispositions de son époux iraient dans le sens que Daenerys espérait. Car elle en était sûre : si Maron connaissait mieux son fils, il ne pourrait que l'apprécier. C'était sans doute un vœu pieu de la jeune mère, mais malgré tout, elle gardait espoir dans un changement des relations qui animaient le père et le fils. Les déclarations du Prince de Dorne amenèrent un nouveau sourire sur les lèvres de Daenerys. Un sourire de satisfaction et de bonheur sans doute. Elle n'avait jamais aspiré au pouvoir pour elle-même. Longtemps, elle avait rêvé d'amour, de mariage, d'enfants … Veiller sur les autres était chez elle une seconde nature et elle prenait autant de plaisir à éduquer ses enfants qu'à seconder son époux lorsqu'elle le pouvait. Ce moment avec Maron avait donc tout pour lui plaire et la combler. Et les promesses de son époux tout autant. « -Je ne t'ai jamais reproché quoi que ce soit à ce sujet, Maron. Nous sommes conscients, avec les enfants, des responsabilités de ta charge et nous ne t'en tenons aucunement rigueur … Néanmoins, tes dispositions me conviennent parfaitement et il sera fort agréable de t'avoir auprès de nous, de moi, plus souvent. ». Daenerys savait qu'elle gênerait sans doute plus son époux qu'elle ne le comblerait en lui avouant là, subitement, combien il lui manquait et combien elle l'aimait. L'un comme l'autre savaient combien ils avaient de la chance d'être liés par de tels sentiments et c'était bien suffisant... Il n'y avait alors que dans l'intimité que la Princesse se laissait aller à des élans plus lyriques concernant son Prince d'époux.

    Alors que les enfants jouaient dans la cour ensoleillée, Daenerys amena son époux vers un des bancs sur lesquels elle avait coutume de s'asseoir avec sa suivante ou une de ses connaissances pour observer les enfants joués dehors. L'idée de Maron séduisit la jeune femme. Inviter quelques alliés à Lancehélion ? Ce serait un vrai plaisir pour Daenerys qui ne manquerait pas une occasion de voir ceux qu'elle appréciait à Dorne. Si elle se plaisait désormais au Palais de son époux, Daenerys n'en restait pas moins encore fort isolée et si elle pouvait être bien entourée, elle ne s'en priverait pas. « -C'est une très bonne idée … Les Gargalen, voilà une famille dont on ne peut douter, en effet… Mais aussi les Qorgyle, qu'en penses-tu ? J'ai grand plaisir à discuter avec Rahéna et les Qorgyle nous sont fidèles, n'est-ce-pas ? Je serais très heureuse de pouvoir revoir quelques personnes d'agréable compagnie en nos murs ! ».

    Tout en discutant avec Maron, la Princesse observait du coin de l'oeil ses trois enfants qui jouaient dans la Cour. Nyméria, à son habitude, parvenait à capter l'attention de Quentyn et Daenerys pouvait entendre qu'elle lui parlait des leçons qu'elle allait prendre. L'idée de Maron avait été une réussite, pour le moment et Daenerys espérait que cela serait le cas à l'usage également. « -Ne souhaites-tu convier que nos alliés ? Bien que je ne les apprécie pas, il peut être intéressant d'avoir auprès de nous ceux que nous sentons nous échapper … Qu'ils comprennent que tu restes leur Prince. Non pas que je souhaite avoir chez nous ce genre de personnes, mais ne serait-ce pas plus sage ? ». Elle faisait allusion aux Ferboys et aux Uller bien évidemment. «-J'ai eu vent de quelques alliances matrimoniales, récemment, on dit que les Ferboys aurait fiancé deux de leurs membres. Je ne sais si ces rumeurs sont entièrement fiables mais ... Je me demande toute même si nous devons nous réjouir de les voir s'intégrer dans d'autres familles ou si il faut craindre qu'ils ne soient pareils à une maladie qui se propagerait dans les chairs saines. ». Daenerys tâchait de toujours avoir une oreille attentive sur ce qui se passait à Dorne. Même si beaucoup ne l'acceptaient pas, elle tenait à être au courant. « -Je ne sais de quoi ils seraient capables ... ». Daenerys était particulièrement méfiante envers certaines familles. De manière générale, elle avait l'habitude de toujours faire attention auprès des Dorniens, mais elle était encore plus attentive quand il s'agissait de familles ouvertement offensives. «-D'ailleurs, quand penses-tu que les Jardins Aquatiques seront inaugurés ? Que je me prépare à paraître devant la haine du Tout Dorne réuni ! ». Le ton était taquin car Daenerys savait bien que son époux avait tout fait pour qu'elle soit acceptée. Ceux qui refusaient à voir qu'elle n'était arrivée ici que contre son gré était tout simplement stupide. Et ceux qui ne voyaient pas les efforts qu'elle avait fait et la loyauté qu'elle avait envers Maron étaient tout simplement aveugles. Tout ce que la jeune femme espérait désormais, était cependant que les reproches qui lui étaient faits n'atteignent pas ses enfants … Car si elle avait pris son parti de cette méfiance caractérisée envers elle, il n'en serait pas de même concernant ses enfants pour qui elle savait avoir l'instinct d'une louve, malgré ses origines et leur lieu de naissance, peu propice à cet animal.

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Message Sam 18 Mai 2013 - 10:01

     Maron savait parfaitement que Daenerys – ou même les enfants – ne lui avaient jamais rien reproché, elle n'avait aucunement besoin de le lui dire. Heureusement d'ailleurs, il était fort probable qu'il n'aurait pas eu le courage de mener de front une confrontation permanente à la fois avec ses vassaux et avec sa famille. Pouvoir savoir que ses choix étaient compris et respectés d'un côté au moins, était une chose qu'il chérissait beaucoup. Il ne répondit rien aux paroles de son épouse, ne souhaitant pas lui assurer qu'il allait pouvoir devenir vraiment beaucoup plus présent sans être certain de pouvoir tenir sa parole. Même si l'honneur n'était pas vraiment le trait de caractère qui caractérisait les Dorniens, cela n'empêchait pas le Martell de pouvoir se montrer un minimum digne de confiance. S'il jurait quelque chose à son épouse – ou à quelqu'un d'autre en réalité – le Prince voulait être certain de pouvoir tenir parole. Il avait promis quelque chose juste avant, inutile de renchérir au point de donner l'impression qu'il n'était pas certain de pouvoir réellement se tenir à ce qu'il disait.

     Les enfants jouaient déjà, ne se souciant apparemment pas de l'étrangeté de cette sortie. La présence ou non de leur père ne semblait pas les perturber grandement, c'était une chose qui faisait plaisir au suzerain : il aurait été assez embêté par l'idée que ses enfants puissent trouver sa présence gênante. Répondant au souhait de sa dame, le Martell la suivit jusqu'à un banc qui semblait bien la connaître, puis porta son attention sur elle alors qu'elle répondait à la suggestion qu'il venait de lui faire. Apparemment l'idée d'inviter quelques bonnes connaissances la réjouissait assez, c'était un bon point. Avoir des gens que l'on appréciait dans un tel moment devait être très agréable. Lui avait son frère et bien entendu, le reste de sa famille, mais il lui ferait plaisir de pouvoir reparler avec sa sœur cadette par exemple. Les Qorgyle n'étaient pas extrêmement connus pour le Prince. Bien évidemment, il connaissait le seigneur du Grès comme n'importe quel vassal, mais il n'avait jamais fréquenté sa fille et encore moins discuté longuement avec un membre de leur maison. Ils étaient fidèles aux dernières nouvelles, mais Maron n'ignorait pas que l'héritière de la maison allait épouser un Ferboys. Tout comme le jeune Oberyn Dayne qui lui restait pourtant très fidèle cela dit. Haussant légèrement les épaules, le Martell répondit.

     ▬ Les Qorgyle ont toujours été très fidèles effectivement, mais je ne connais pas lady Rahéna comme toi. Je te fais confiance pour ce qui est de juger de sa fidélité. J'ai cru entendre qu'elle était fiancée à un Ferboys et que le mariage allait visiblement avoir lieu sous peu. J'espère simplement que la venue d'un membre de cette famille ne va rien changer à nos relations avec eux. Le ton n'était aucunement agressif ou soupçonneux. Ser Oberyn Dayne aussi compte épouser une Ferboys, je croise les doigts pour que ces alliances ne nous fassent pas perdre deux de nos précieux alliés. Leur rappeler qu'ils sont les bienvenus ici sera peut-être une bonne chose en plus de profiter de leur présence. Tu ne penses pas ? »

     Il lui demandait son avis sans aucune honte. Maron avait toujours considéré sa femme comme plus compétente que lui en matière de diplomatie, elle saurait certainement mieux que quiconque lui dire s'il avait une bonne ou une mauvaise idée. Puis disons surtout que son épouse n'avait pas peur de le froisser en lui faisant savoir que telle ou telle décision lui semblait mal avisée.
     Son regard se détourna quelques fois du doux visage de Daenerys pour repérer les trois enfants et s'assurer qu'ils n'étaient pas bien loin. La voix de son épouse lui arriva une fois de plus alors qu'elle lui demandait ce qu'il comptait faire concernant les détracteurs des Martell. Elle avait parfaitement raison. Il ne pouvait pas se permettre de leur tourner le dos, surtout qu'au final, les Uller avaient toujours été très appréciés par le Prince, excepté pour leur hostilité à l'égard de son épouse et de leur alliance avec le reste de Westeros. Puis la discussion vint une fois de plus sur les alliances avec les Ferboys et le Martell hocha la tête d'un air de réflexion. De nombreuses alliances allaient naître, il ne restait qu'à espérer que rien ne tournerait au vinaigre. La dernière question de son épouse le tira de ses pensées et il plongea son regard dans les prunelles améthystes de la demoiselle avant de répondre d'un ton rassurant.

     ▬ Dès que les hommes seront revenus de la guerre et que tout ceci sera derrière nous, nous enverrons des messagers pour avertir les seigneurs voisins. Inutile de les faire patienter davantage, je suis persuadé que ce sera une bonne occasion pour réunir le peuple. Et pour prouver à tous que Daenerys était bel et bien une Martell. Je compte convier tous les seigneurs. Ce ne serait pas très diplomate d'oublier les Ferboys ou les Uller, sans compter que ces derniers ont toujours été dignes de leurs origines et mis à part leur haine pour la Couronne, ils m'ont toujours été très fidèles. Son ton était convaincu, il avait toujours eu beaucoup de respect pour Rennifer Uller, même si l'homme ne devait plus vraiment en avoir pour lui à ce jour. Quant aux Ferboys, ne pas les convier ne les empêcherait pas de venir tout de même, je pense que tout ceci pourrait provoquer des ennuis, autant les traiter comme n'importe quels vassaux pour leur faire comprendre que je ne les considère pas comme différents. Même si c'est le cas. La diplomatie était fatigante et tout serait plus simple par la force, mais ils ne pouvaient pas. Quant aux alliances, mis à part les deux dont je viens de te parler, je n'ai eu vent de rien d'autre. Je ne connais pas assez lady Rahéna pour parler de la sienne, mais ser Oberyn m'a dit qu'il se contentait d'épouser la femme qu'il aimait et non ses convictions. Je pense que je peux lui accorder ma confiance sur ce point. Il haussa légèrement les épaules. J'espère simplement que la vipère qu'il compte épouser ne se débrouillera pas pour qu'il passe de vie à trépas si elle ne parvient pas à le manipuler. Crois-tu en la fidélité de ton amie ? »

     Il parlait bien évidemment de l'héritière des Qorgyle, comme il l'avait dit : elle était mieux placée que lui pour parler de ce sujet, Maron était donc tout disposé à l'écouter.



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Message Mer 22 Mai 2013 - 12:54



    Un certain temps d'ajustement était toujours nécessaire après un certain temps d'absence, Daenerys en avait conscience. Et c'est pourquoi elle veillait calmement à ce que les relations entre elle et son époux, Maron, prennent un tournant agréable. L'heure n'était plus aux récriminations -même si celles ci avaient pu être justifiées- mais bien à un moment familial, qui permettrait aux deux époux de se mettre d'accord sur un certain nombre de choses. Maron était un mari attentif aux idées et propositions de son épouse et Daenerys savait qu'elle avait son oreille dans bien des domaines. De fait, hormis l'art de la guerre, il y avait fort à parier que la Princesse pouvait s'exprimer sur tous les autres sujets. Du moins en privé, car en public, elle veillait à ce qu'on ne puisse deviner aucune mésentente entre eux.

    Parler des alliances matrimoniales était tout à fait dans les compétences de la Princesse de Dorne, qui savait depuis longtemps qu'un mariage était bien souvent le meilleur moyen de sceller un accord, ainsi qu'elle en avait fait la douloureuse expérience 14 ans plus tôt. Si elle s'était modelée à la vie à Lancehélion, il y avait certainement eu chez le Prince de Dorne des changements, dus à la présence d'une Targaryen à ses côtés. Quelqu'ils soient, Daenerys considérait qu'ils n'avaient nullement affaiblis Maron. Sa confiance dans les capacités de son époux à exercer la gestion sur la principauté était totale tout comme la loyauté qu'elle ressentait à son égard.

    Ainsi, Rahéna Qorgyle avait beau être son amie, si jamais elle choisissait le camp Ferboys, Daenerys n'hésiterait pas à lui faire savoir que leurs relations ne pouvaient perdurer ainsi. Fort heureusement, la Qorgyle était une personne de qualité, suffisamment intelligente pour ne pas se faire piéger dans le mariage. «- Cela me semble sage, Maron … Les Dayne comme les Qorgyle doivent savoir que nous les avons en haute considération et que nous comptons sur leur loyauté. De plus, je ne doute pas que te voir permettrait à leur esprit -si un quelconque doute Ferboys s'y glissait- combien tu es digne de la tâche qui t'a été confiée : mener Dorne ! Je suis certaine que les deux familles comprendront ainsi le message que nous voulons leur faire passer». Il ne s'agissait pas pour la jeune femme de flatter son époux, mais elle pensait sincèrement chacun des mots prononcés. Maron Martell avait toutes les qualités requises pour mener au bien de Dorne et il ne fallait laisser quiconque s'interposer entre lui et la réussite dornienne. Les Ferboys moins que quiconque d'autre.

    Tandis qu'ils parlaient, l'un ou l'autre des deux parents jetaient un coup d’œil sur leurs trois enfants, qui visiblement parvenaient à s'occuper d'eux-mêmes. Daenerys leur avait accordé une attention particulière pendant la matinée et ils devaient donc profiter avec plaisir de ce temps de jeu. De toute façon, comme à l'habitude, Quentyn et Nyméria s'amusaient assez bruyamment, courant, se sautant dessus alors que Trystan était un peu à l'écart, plus calme. Daenerys remarqua que son époux avait le même geste qu'elle en direction des enfants et cela lui fit plaisir. Avec un peu d'entraînement, Maron finirait par devenir un père totalement attentif et présent.

    Revenant à son époux, la jeune mère croisa le regard de son époux, tandis qu'il lui expliquait ce qu'il songeait faire pour l'inauguration des Jardins Aquatiques et également en ce qui concernait ses vassaux. Il avait une stratégie qui était suffisamment convaincante du point de vue de Daenerys et elle hocha lentement la tête pour exprimer son approbation. « -Tu as raison, en ce qui concerne les Uller. J'ai tendance à les mettre sur le même pied que les Ferboys étant donné leur relation brûlante avec tout ce qui concerne la Couronne, mais effectivement, jusqu'à présent, malgré leur véhémence, ils sont loin des Ferboys et nous ne devons pas l'oublier. Il faut que nous parvenions à les ramener vers nous et éviter de les faire se tourner vers une attitude encore plus … radicale. Du moins si cela est possible. Je crains que pour ce qu'il s'agit des Ferboys, nous ne devions composer avec leurs opinions … Le recours à la force serait totalement inutile. Mieux vaut les amadouer, mais je dois bien avouer ne pas savoir ce qui serait pour eux plus important que la vision qu'ils ont de Dorne ...»

    A propos des mariages, Daenerys était plus partagée. Elle savait combien on pouvait être amené à changer au cours d'épousailles et elle comprenait que ces unions pourraient se révéler dangereuses. Néanmoins, elle faisait confiance au jugement de Maron et avait confiance en Rahéna. « -L'amour fait faire des choses dangereuses, mais si tu juges qu'il est digne de confiance, il l'est très certainement. Le temps nous le dira, mais si nous sentons le vent tourner, il ne faudra pas hésiter à faire venir ici ser Oberyn afin de lui rappeler quels sont ces devoirs … Rahéna, quant à elle, je n'ai aucun doute sur sa capacité à ne pas se laisser faire par un époux, fut-il un Ferboys. Elle a ce je-ne-sais-quoi qui fait que les femmes de Dorne ont une indépendance d'esprit que je n'avais jamais vu au Donjon Rouge et elle ne se laissera pas dominer par un homme … Quoi qu'il en soit, je lui en parlerais, afin de pouvoir cerner son état d'esprit en entrant dans ce mariage. Mieux vaut prévenir que guérir ... ».

    Son regard alla se perdre au loin. Daenerys ne savait que penser de l'attitude de certains vassaux de son époux. Jusqu'où pourrait-il aller, dans leur folie guerrière, afin de redonner à Dorne ce qu'ils imaginaient être son lustre ancien, avant que l'alliance ne soit conclu avec la Couronne ? Daenerys avait vécu de longues années à Dorne, mais pourtant, elle ne parvenait pas à prendre la mesure de leurs velléités de révolte. « -Malgré toutes ces années, je me rends compte que je ne parviens toujours pas à saisir tout à fait l'âme de cette région … Je me faisais la réflexion, la dernière fois où j'ai parlé à Rahéna, que tu as du être fort surpris de ma manière d'être. Les femmes à Dorne sont si … particulières ! Elles revendiquent des choses que je n'aurais pas eu idée de rêver avant d'arriver ici. J'en étais choquée, tu sais, les premiers temps ? Mais désormais, je dois dire que je m'en réjouis presque, quand je vois Nyméria. » Un tendre sourire vint sur les lèvres de Daenerys, comme à chaque fois qu'elle pensait à un de ses enfants. « -De fait, je me demande toujours jusqu'où les Ferboys pourraient aller, mais je ne parviens pas à l'imaginer. Je ne comprends pas leur entêtement, vraiment, cela dépasse l'entendement !» Daenerys avait mis plus de conviction dans cette dernière phrase. Jusqu'alors, elle avait un ton plutôt égal, calme, qui pouvait sembler glisser dans l'air chaud de la cour, sans à coups.

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Message Sam 25 Mai 2013 - 10:33

     Daenerys avait l'air convaincue que les deux familles prêtes à s'allier aux Ferboys, ne trahiraient jamais la confiance qui leur était donnée à ce jour. Maron était un peu plus réservé il fallait l'avouer : s'il respectait et appréciait ser Oberyn Dayne, il savait aussi que celui-ci était un jeune homme encore plein de fouge et très impulsif. Rien ne lui montrait qu'il était prêt à tenir tête à une épouse manipulatrice qui n'hésiterait certainement pas à tenter de le pousser dans la direction qui l'arrangeait le plus. Qu'en aurait-il était si Daenerys avait possédé le même esprit manipulateur que la vipère Ferboys ? Elle aurait sans aucun doute tenté de le pousser à soutenir son neveu plutôt que Brynden Rivers et il aurait bien pu se laisser avoir s'il avait déjà été amoureux d'elle à ce moment. Tout cela pour dire que le Prince de Dorne ne pensait pas connaître suffisamment bien l’Épée du Matin pour pouvoir dire s'il allait être capable de tenir tête à une épouse aussi têtue que lady Edarra. Le Dornien l'espérait, mais seul l'avenir leur montrerait si les Dayne continueraient à être des alliés des Martell ou s'ils allaient rejoindre les rebelles Ferboys. Inutile de s'attarder sur ce détail, en parler ne ferait pas avancer les choses.

     La jeune mère semblait approuver les dires de son époux concernant le comportement qu'il comptait adopter pour l'inauguration des Jardins Aquatiques. Maron observa le visage de sa femme tandis qu'elle lui faisait savoir qu'elle comprenait ce qu'il disait à propos des Uller. Pour être franc, Maron ne savait pas laquelle des deux familles haïssait le plus Daenerys. Les Ferboys étaient des égoïstes qui désiraient simplement pouvoir prendre la place de la maison suzeraine de Dorne, tandis que les Uller détestaient réellement les Targaryen et tout ce qui vivait au-delà de la Passe du Prince. La haine des sableux était donc certainement plus présente que celle des rocheux, mais pourtant Maron se sentait moins contrarié par le comportement des habitants de Denfert. Le Prince acquiesça du chef aux paroles prononcées par son épouse, malheureusement il n'y avait aucun espoir, le Dornien ne se faisait pas d'illusions : celui qui ramènerait les Uller à la raison n'était pas encore né ! Fallait-il le dire à Daenerys ou la laisser espérer ? Peut-être trouver le juste milieu, qui sait.

     ▬ Je crois que pouvoir convaincre les Uller d'être moins radicaux, est une chose impossible. Leur famille est ainsi depuis des générations et pour avoir rencontré l'un des enfants de Rennifer, je puis t'assurer que la succession est assurée. Sais-tu que lord Uller refuse d'avoir un mestre chez lui pour la bonne et simple raison qu'ils viennent tous du Bief ? Il soupira légèrement, haussa les épaules puis reprit. Mais nous verrons bien, peut-être qu'ils finiront par changer d'avis concernant notre famille, il n'y a pas grand-chose à faire pour cependant, les Uller ne sont pas du genre à se laisser convaincre par de simples mots. S'ils doivent revenir vers nous, ce sera pour une action que j'aurais faite et je doute que cela se produise. »

     Pour être franc, il pensait même le contraire : avec les projets qu'il avait, Maron savait pertinemment que les Uller allaient encore plus s'éloigner d'eux. Tant pis. C'était la vie et le jeu des trônes qui voulait les choses ainsi. La jeune mère poursuivit en déclarant que l'amour pouvait pousser à faire bien des choses, mais elle se fiait cependant au jugement de son époux. Ce dernier n'avait évidemment pas une confiance aveugle en Oberyn Dayne et il se montrerait donc prudent à l'avenir. Maron se contenta d'un hochement de tête pour toute réponse. Il ne souhaitait guère s'étendre sur ce sujet, mais ne comptait nullement rappeler son devoir au jeune chevalier. L'honneur devait faire partie intégrante de sa personnalité et s'il trahissait la confiance de son suzerain, celui-ci saurait qu'il ne devait plus compter les Dayne parmi ses alliés. C'était assez direct comme manière de faire, Maron le savait bien, mais il n'était pas homme à courir après ses alliés pour les supplier de ne pas s'égarer sur d'autres chemins. La confiance se méritait.

     Cette discussion aiguilla Daenerys sur un sujet auquel le Prince avait longuement songé au début de son mariage avec elle. Il ne put dissimuler un léger sourire en l'entendant parler avant de porter son attention sur elle et reprendre son sérieux lorsqu'elle aborda une dernière fois les Ferboys. À nouveau, le Martell secoua légèrement la tête pour répondre avec simplicité.

     ▬ Les Ferboys sont comme les rebelles Feunoyr, ils courent après un espoir envolé depuis longtemps. Le pouvoir peut rendre fou et les Ferboys espèrent un jour prendre notre place de suzerains. Ils n'y arriveront jamais j'en suis persuadé, tout comme les Feunoyr ne seront jamais que des bâtards et non les futurs Rois de Westeros, mais c'est ainsi : certains ne peuvent s'y faire. Il savait que dénigrer les Feunoyr pouvait contrarier Daenerys, mais c'était l'exemple idéal et il n'y avait aucune vengeance derrière ses mots. Et je ne te cache pas que ta personnalité m'a beaucoup désarmé à ton arrivée ici, j'étais habitué à côtoyer des femmes beaucoup plus caractérielles, mais tu l'es aussi, d'une autre manière simplement. Il faisait référence à son refus de le laisser approcher, elle avait fait preuve de caractère à cette époque. Et j'ai appris à apprécier et à aimer ta différence. »

     Une simple déclaration, pourtant lourde de sens. Ce fut les dernières paroles de Maron, son devoir le rattrapa rapidement. Il avait passé pas mal de temps en compagnie des siens – bien plus qu'à l’accoutumée – mais pas autant qu'il l'aurait souhaité. Le mestre de Lancehélion se présenta non loin de là, adressant un signe à son suzerain pour lui faire comprendre qu'il avait besoin de le voir. Maron lâcha un léger soupir avant de se pencher vers son épouse pour déposer un simple baiser sur sa joue et les enfants étant trop occupés à jouer pour voir leur père bouger, il n'alla pas les déranger. Adressant un dernier regard à son épouse, le suzerain retourna à ses devoirs.



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