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Tout mariage commence par un contrat || Mallory

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Message Ven 26 Avr 2013 - 11:58

Lord Randall Rougefort était un homme autoritaire et exigeant. Lorsqu'il ordonnait quelque chose, on obéissait, ou bien il prenait ça comme de la trahison. Comme il était aussi exigeant envers lui-même qu'envers les autres, on lui pardonnait assez facilement ce trait de caractère. Surtout que, lorsqu'il ordonnait quelque chose, en général, il avait une bonne raison de le faire. C'était un homme droit et sincère, et il se préoccupait surtout de l'avenir de sa famille et de son fief, n'ayant d'autre but que de les garder forts, solides, et beau. Son père, lord Robert, lui laissa une maison en paix à sa mort, comme Rudolf, et il entendait bien faire de même pour ses enfants. Il lui fallait aussi assurer la lignée des Rougefort et qu'il y aurait un héritier pour succéder à Rodrik. Ce dernier avait vingt-deux ans, et n'était pas encore marié. Il était plus que temps que ce soit le cas, aussi Randall réfléchissait de plus en plus à lui trouver une femme digne de ce nom.

Les critères étaient simples. Le tout étaient de les réunir tous, et cela, d'un coup, c'était beaucoup moins facile. L'idéal, serait, dans un premier temps, une Valoise. Bien entendu, Randall exigeait qu'elle soit noble, or de question d'avoir un bâtard, par les Sept. Il fallait une famille proche, sinon cela n'avait pas d'avantage, et assez puissante pour que l'union soit profitable à la maison Rougefort. Cette femme devait être capable de porter des enfants, et enfin, bien sur, avoir à peu près l'âge de Rodrik. Ce dernier avait vingt-deux ans, une femme un peu plus jeune était éventuellement envisageable. Randall tablait entre seize et vingt-cinq ans pour rester large. Il était confiant et savait qu'il finirait bien par trouver, ce n'était qu'une question de temps.

Aussi étudiait-il les possibilités diverses. Son grand but, vraiment, était de renforcer les positions de sa famille. Homme sérieux, il y mettait tout son cœur. Oh, certes, il s'intéressait au bonheur de son fils, mais il ne lui demandait pas son avis. Il négocierait lui même, et Rodrik n'aurait pas son mot à dire. Enfin si. Randall se revendiquait comme ferme, mais il n'imposerait pas à son fils quelqu'un qui le rebuterait vraiment, comme son père l'avait fait avec lui. Ferme, mais clément. Voilà ce qu'il était.

Pour une fois, il associait sa femme, lady Margot, à ses recherches. Elle connaissait bien les lady et les rumeurs de mariages en tout genre, qui était sympathique, qui serait une charmante belle-fille, et tout ce que Randall ne savait pas. Lui connaissait bien les familles, les lord et les ressources. Il proposait, et sa femme l'épaulait. Elle avait exigé d'avoir son mot à dire, car Rodrik, après tout, était lui aussi son fils, et elle ne tolérerait pas qu'il épouse quelqu'un sans avoir son mot à dire. Randall avait fini par céder de bon cœur, trouvant normal qu'une mère s'inquiète pour son fils. Ainsi, ils parlaient des différentes familles qui avaient des filles, cherchant également un autre détail, une famille loyale à la maison Arryn et à la Couronne. Il était hors de question, pour lord Rougefort, que son fils épouse une partisante Feunoyr, c'eut été le comble de l'ignominie.

« Lord Vanbois a une fille, si mes souvenirs sont bons, âgée de dix-huit ans. » Randall proposait cela d'après sa fidèle carte. Sa femme hocha la tête d'un air enthousiaste :
« Oui, lord Edouard a une fille, Mallory. Je crois également qu'il cherche à la marier, c'est que m'a dit Tanda. » Sa sœur, la femme de ser Regenard, le frère de Randall, constituait la source la plus fiable d'information matrimoniales qui soit. Randall approuva lui aussi :
« Ma foi, cela ne me semble pas un mauvais parti. Chêne-en-Fer n'est qu'à quelques lieux d'ici, un rapprochement de nos fiefs serait sans doute le bienvenu. » Margot acquiesça, encore plus enthousiaste :
« Comme le notre en notre temps, mon cher. » Randall était on ne peut plus d'accord. Il continua :
« Tout à fait. Je tiens de plus lord Edouard pour un homme de bien, qui sera, je le crois, à l'écoute de nos propositions. Cette alliance ne peut que être profitable à nos deux maisons. »

Car la famille Rougefort était une grande maison du Val, et rien ne pouvait rendre lord Randall plus fier. Il fit appeler mestre Ashton, qui approuva sans réserve l'idée des époux Rougefort. Il fallait à présent rédiger la missive qui partirait pour Chêne-en-Fer. Avec un sourire satisfait, Randall commença à écrire d'une écriture ferme et décidée, assez arrondie.



Citation :



A lord Edouard Vanbois, seigneur de Chêne-en-Fer.
Lord Edouard,

J'ose me rappeler à votre bon souvenir en voisin cordial, et n'en doutez pas, animé de bonnes intentions. D'aussi loin que je me souvienne, nos familles ont toujours, même si elles n'ont pas très liés, en de bons termes. Aujourd'hui, je viens donc à vous pour suggérer un projet de rapprochement.

J'ai eu connaissance, par ma femme, du fait que vous cherchiez à marier votre cadette, lady Mallory. Il se trouve, et cela ne peut pas être qu'une coïncidence, que je suis en quête d'une épouse pour mon fils, ser Rodrik Rougefort. Considérez, je vous prie, mon offre avec bienveillance. Je suis persuadé que vous auriez, comme moi-même, à y gagner, de par notre influence et notre statut. Il s'agirait là d'unir deux maisons d'importance pour le Val, ce qui je suis sur, nous offrirait mutuellement des avantages conséquents. D'une part, un grand rapprochement de nos fief permettrait une alliance commerciale conséquente, et l'extension de celle que nous avions, de par le mariage de mon père avec lady Neassa Hardyng, avec vos vassaux. D'autre part, d'un coté militaire, cela permettrait de joindre nos forces.

Enfin, et je souhaitais particulièrement porter ce détail à votre attention, cela nous permettrait, à vous comme à moi d'avoir des petits enfants et de perpétuer, dans le cas malheureux où aucun autre nouveau-né ne viendrait à naitre, une certaine sécurité.

Nos espérances reposent à présent sur vous. Puissent les Sept vous protéger,



Lord Randall Rougefort, seigneur de Rougefort.
Randall cacheta la lettre avec sa bague-sceau, imprimant dans la cire écarlate le château des Rougefort, puis confia la missive à mestre Ashton, qui se dépêcha de remonter à la roukerie l'expédier de ce pas. Randall sourit. Qu'est-ce qu'il en projetait, des choses !


Dernière édition par Randall Rougefort le Lun 6 Mai 2013 - 11:21, édité 1 fois
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Message Ven 26 Avr 2013 - 21:09

Edouard Vanbois était très occupé ces jours-ci à préparer le voyage de son fils vers Goëville. En effet, il envoyait son fils à la grande ville pour tenter de faire quelques bonnes affaires avec d'autre maisons mais pour aussi, discuter avec les Grafton de certaines politiques. Il était un homme sérieux et courtois, mais aussi, très entrepreneur. Son honneur était sans l'ombre d'un doute , ce qui faisait que son nom et sa famille était connu dans le Val.

Cela faisait exactement trois heures que le seigneur rédigeait des lettres, signait des accords et vérifiait des comptes. Il voyait des chiffres et des lettres partout, même sur le plafond lorsqu'il relevait la tête. Il en devenait absolument malade. Edouard décida donc de prendre une pause. Le soleil allait bientôt se coucher et il avait besoin d'un remontant. Il fit venir un domestique et lui demanda de lui apporter du vin et quelque chose à grignoter alors qu'il changea de siège, optant plutôt pour le siège rembourré près de la bibliothèque et de la petite cheminée.

Quelques minutes plus tard, il sirotait son vin importé, près du feu de foyer qui crépitait. Mais alors qu'il pensait pouvoir se reposer, sa fille Mallory, toqua à la porte.

― Père, puis-je entrer? dit-elle d'une voix douce.

― Bien sûr, mon enfant.

Mallory entra timidement dans ce qui avait souvent été son repaire contre les leçons de sa Septa. Elle avait un papier de parchemin en main, qu'elle tendit à son paternel une fois en face de lui.

― Une missive de Rougefort, l'informa la jeune femme.

Lord Vanbois arqua un sourcil. Rougefort? Il était immensément rare que Rougefort leur parvenait des missives, à moins qu'il y ait dans un cas majeur, une invasion ou quelques désastreux évènement du genre. Chêne-en-Fer et Rougefort étaient bien sûr voisins, mais il était rare qu'ils communiquent. Mais ils avaient toujours eu une relation très pacifique.

Edouard, curieux, déposa sa coupe de vin sur la table basse puis entreprit de lire la lettre. Mallory ne bougea pas d'un poil. Elle était, elle aussi, curieuse de ce que Rougefort pouvait bien leur faire parvenir. Le seigneur était ravi de savoir que leurs voisins étaient intéressé à un offre commercial et militaire... mais aussi aux épousailles de Mallory et Rodrick Rougefort. Edouard esquissa un sourire qui ne laissa pas Mallory indifférente.

― Que ce passe-t-il, Père? s'enquit Mallory.

― Ton mariage, ma chère fille, répondit son paternel en se levant et se dirigeant vers son bureau.

Mallory resta bouche-bée.

― Avec Rougefort? demande t-elle, visiblement surprise.

Edouard trouva une papier parchemin et une plume puis se mit à répondre à l’offre de leur sympathisant.

― Bien sûr, qui veux-tu d’autre?

Lord Vanbois lit le doute et la confusion sur le visage de sa fille

― Ne t’inquiètes pas, je suis certain que ser Rodrick est un homme de parole.

Mallory doutait quand même. Elle n’avait jamais vu aucun Rougefort de sa vie. Elle n’y était jamais allée. Comment son père pouvait être si certain que c’était la meilleure chose à faire. Peu importe ce que sa fille pensait, Edouard continuait de rédiger sa lettre pendant que sa fille prit place dans son siège près du feu de foyer, visiblement en grande réflexion.

La lettre allait comme suit.

Citation :
À Lord Randall Rougefort, Seigneur de Rougefort
Lord Randall,

Je n'ai jamais eu de reproche ou relevé de mauvaises intention à votre égard. Vous et votre famille êtes (et avez toujours été) clément à ceux et celles de mon sang. Le peu de relation que nous entretenons entre nos fiefs serait donc à modifier, car vous avez toujours été un noble voisin. un rapprochement entre nos seigneuries seraient bénéficiaire à nos deux causes.

Il est vrai que je cherche en ce moment un époux pour ma fille, lady Mallory. Jesuis certain que votre fils, ser Rodrick, est un homme honorable. Je serais donc porté à accepter l'union entre nos enfants. J'ai tout de même un devoir envers ma fille: celui de procurer une rencontre avec ledit prétendant avant le mariage. C'est accord me semble juste, car je suis certaine que tout père ferait de même envers son enfant.

Cette offre me paraît tout à fait juste. Les accord commerciaux et militaire qui découleront de l'union de nos enfants feront resplendir le commerce et la politique de nos fiefs. Comptez ce contrat comme valide et accepté.

L'accord officiel repose à présent entre vos mains. Puisse les Sept vous protéger.

Edouard Vanbois, Seigneur de Chêne-en-Fer

Edouard cacheta de son sceau la missive et se leva de son bureau. Ils se dirigea vers sa fille, qui s'était montré très patiente. Le père savait que sa fille avait des questions et il avait le devoir de lui répondre.

― Aurais-je la chance de le rencontrer? demada Mallory.

― Bien sûr. Mais ce sujet est juridiction de Lord Rougefort.

Le seigneur embrassa le front de sa fille avant d'aller lui-même livrer la sainte enveloppe à Mestre Vaellyn.
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Message Sam 27 Avr 2013 - 16:34

Lord Randall Rougefort avait minutieusement préparé son voyage à Goëville. C'était un homme intelligent, et il s'assurait par tous les moyens que tout cela se passerait bien. Il n'était pas question que d'échanges commerciaux avec la famille Royce, mais également de l'avenir de sa maison. Aussi prenait-il grand soin de ne rien laisser au hasard. La réponse de lady Catelyn ayant été positive, il laissait aussi des directives pour la maison. Randall connaissait bien tous les gens qui le servaient, au moins de vue, il savait qui faisait quoi. Aussi ordonnait-il tranquillement, passant en revue tout le monde pour que chacun soit au courant de ses missions pendant son absence. Il laisserait le soin à son vieux maitre, ser Robarr, le capitaine de la garde et à sa femme, lady Margot, mais surtout à Robarr, de diriger la maison durant son absence. Randall détestait partir sans laisser de commandement, il avait l'impression détestable que s'il le faisait tout risquait de s'écrouler. Donc il commandait. Même Robarr et Margot eurent leur lot de directives. Puis Randall prit une légère pause, content d'avoir réglé ce problème là.

Il se prit à songer à la réponse de lord Vanbois. Il espérait sincèrement qu'il accepterait. Son offre était des plus honnêtes, et Rodrik était un bon garçon. Randall éprouvait beaucoup de fierté pour son fils. Bon caractère, bon garçon, bon guerrier. Il avait participé à ses cotés à l'expédition pour mettre en déroute les sauvages des Montagnes de la Lune. Beau garçon, c'est à cause d'un combat contre un guerrier des clans qu'il avait récolté cette vilaine cicatrice au visage. Mais c'était un homme bien, dans le modèle de Rudolf. Droit et honnête, comprenant la politique et la guerre, attentif à son fief. Rodrik ferait un excellent lord. A vingt-deux ans, il était chevalier, il avait l'écuyer de ser Regenard, le frère de Randall, son oncle. Son père était fier de lui. Il attendait de beaux petits enfants. Il espèrait lui trouver un bon parti. Lady Mallory serait une excellente épouse, songeait Randall. Jeune, à peu près de l'âge de Rodrik. Il espérait que ce dernier lui ferait bonne impression. Sa timidité amusait toujours son père. Il espérait bien qu'il réussirait à passer outre, et surtout dans le lit de sa femme, par les Sept ! Randall imaginait presque avec bonhomie la nuit de noces, se rappelant la sienne avec amusement. Lui aussi s'était marié vers cet âge là, et lui aussi ne savait pas s'y prendre avec les femmes. Pas plus que Margot si on y changeait bien, tout de même. Ils avaient fait ça instinctivement, maladroitement, parce qu'il fallait le faire. Ils ne s'aimaient pas, pas plus hier qu'aujourd'hui, mais Margot et Randall étaient bons amis, et s'entendaient bien. Au fil du temps, cette entente s'était transformée en affection.

Randall souhaitait à son fils d'être heureux. C'était très bien d'être amoureux de sa femme, il n'en disconvenait pas, mais ça ne se produisait pas à chaque fois, et à défaut, il ne pouvait que penser que cette affection serait elle aussi une bonne chose. Sur cette pensée, le mestre de la maison Rougefort entra, et déposa une lettre sur le bureau de lord Rougefort.

« La réponse de lord Edouard Vanbois, si je ne m'abuses. » Randall hasardait, mais c'était bien le cas, et mestre Ashton approuva avant de se retirer. Le lord déplia la lettre, et constata avec bonheur que lord Edouard était favorable à cette union. Sifflotant joyeusement, il commença à écrire :
Citation :

A lord Edouard Vanbois, seigneur de Chêne-en-fer.

Lord Edouard,

Vous ne pouvez imaginer la joie que me procure votre réponse. Aucun de mes enfants n'est marié, comme vous le savez sans doute, aussi dois-je arranger leurs unions. Si j'échoue la première fois... Ma femme ne me le fera jamais oublier. Je dois avouer que lady Margot est très au fait de ces mariages.

Je ne peux que céder à votre demande. Moi même étant père, j'ai le même devoir envers mon fils. De plus, il serait préférable que ce mariage soit une réussite. Vous êtes marié tout comme moi, vous savez que la monstruosité peut prendre des formes très diverses. Surtout lorsqu'un couple est mal marié. Aussi, si je ne peux guère influer pour créer un mariage d'amour, tout du moins puis-je essayer de créer un mariage qui soit quelque peu harmonieux, et profitable à nos deux familles. J'accepte donc de bonne grâce d'accéder à votre demande. Reste à présent à voir les modalités de cette rencontre.

Afin que nos deux maisons n'influent pas sur le déroulement de cette dernière, je suggère qu'elle ait lieu non pas à Chêne-en-fer, ni à Rougefort, mais dans une place neutre. Puis-je suggérer Goëville ? Nous devons nous y rendre pour rencontrer lady Royce, qui de mémoire est une de vos parentes...Si lady Mallory souhaite elle même venir, elle sera la bienvenue.

Enfin, il nous faut aborder la question de la dot. Je suis plus que disposé à organiser le mariage et à le financer, mais la réponse à cette question, bien que triviale, est cruciale.

Nous attendrons votre réponse. Puissent les Sept vous protéger,

Lord Randall Rougefort, seigneur de Rougefort.

Il fit appeler mestre Ashton, qui relut la lettre, l'approuva et parti l'envoyer. Randall fit alors mander son fils, qui vint peu après.

« Vous m'avez demandé, père ? » Rodrik se tenait là, debout, devant son père assis. Randall acquiesça. C'était exact.
« Oui. Nous avons finalement organisé ton mariage, mon fils. » Rodrik écarquilla les yeux, l'air surpris. Il ne semblait pas en revenir, et parut juste un peu après assez inquiet :
« Oh. Fort bien. Mais...puis-je demander avec qui vous l'avez organisé ? Je n'en ai pas eu vent. Mère m'en aurait parlé. » Oui, mais finalement non. Randall ne voulait pas donner de fausses idées à son fils tant que cela n'était pas sur. Il répondit :
« Bien que ta mère, comme ta tante, soient de véritables commères, elles ont l'ordre, qui venait de moi, de se taire, il est donc on ne peut plus normal que tu ne sois au courant de rien. Lord Edouard Vanbois à une fille, Mallory. Nous la rencontrerons à Goeville. » Rodrik ne semblait pas s'en remettre.
« Oh...mais... » Il ne savait pas quoi dire. Randall l'interrogea franchement :
« Est-tu heureux, mon fils ? Réponds moi franchement.» Le chevalier sembla un instant ne pas savoir quoi répondre. Puis il dit :
« Je...oui, sans doute, père. En fait...je n'en sais rien. » Randall sourit, vraiment amusé cette fois ci :
« Mon fils, tu apprendras bientôt que dans la vie comme en amour, on ne sait jamais vraiment rien. »
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Message Mar 30 Avr 2013 - 15:54

Edouard était sincèrement enchanté de savoir qu'il allait marier sa fille. Il attendait ce moment depuis quelques années déjà et c'est en faisant les cent pas dans son bureau qu'il attendit ce qu'il perçut, comme la dernière lettre de lord Rougefort. Le seigneur espérait que tout allait se passer pour le mieux. Edouard souhaitait surtout que ce mariage rende sa fille heureuse. Un mariage d'amour était certainement ce que tous espérait accomplir mais ce n'était que très rarement le cas. Si Mallory ne l'aimerait pas d'amour, Edouard s'arrangerait pour le rendre quelque peu harmonieux. Si cela tournait au fiasco, il savait que son fief et celui de Rougefort en souffrrait.

Quelqu'un toqua à la porte. De sa voix posée, lord Vanbois accorda à la personne d'entrer. La porte s'entrouvrit lentement et le père vit sa plus jeune fille, Léonie, accompagnée de Septa Mélicent.

― Oui, mon enfant?
―Père, puis-je aller me promener au village avant la tombée de la nuit en compagnie de Septa Mélicent? J'ai passée la journée à l'intérieur et je souhaiterait volontier me dégourdir les jambes à l'extérieur.

Edouard regarda furtivement par la fenêtre. Le soleil allait bientôt se coucher.

― Puisque tu sera accompagnée, je te donne ma permission. Sois prudente, Léonie.
― Bien, Père.

Léonie referma la porte derrière elle une fois l'entretient terminé. Le seigneur cessa de faire les cent pas dans la bibliothèque et prit place derrière son bureau massif. On toqua une seconde fois à la porte et Edouard expira d'un souffle impatient. Il inspira tout de même pour chasser cette agitation de sa voix puis invita gentiment à la personne d'entrer dans le bureau. Cette fois, c'était Mallory, accompagnée de Maël, qui demandait à s'entretenir avec le seigneur.

― La réponse de Rougefort, dit-elle en montrant la lettre scellée.

Mallory s'approcha jusqu'à son paternel et lui tendit la lettre. Maël l'avait suivit et les deux enfants attendaient patiamment que leur père leur révèle le contenu de cette missive. Edouard lisait chaque ligne avec attention et un sourire en coin creusa ses fossettes. Puis à la fin de la lettre vint le plein sourire, qui eut comme répercussion de faire sourire Mallory.

― J'ose croire que lord Rougefort ait accepté vos conditions.
― En effet, ma fille. Ton mariage avec Rodrick sera financé par le seigneur lui-même. Ne reste plus que de fournir la dot puis l'union sera officielle.
― Et pour la rencontre? demanda Mallory avec espoir.

Edouard marqua un temps. Il regarda Maël dans les yeux avant de se retourner vers sa fille encore une fois. Il devait être certain de pouvoir faire confiance à son fils pour un évènement de cette envergure.

― Il a proposé Goëville.
― Goëville est parfait, dit Maël. Déjà que vous avez donné votre accord à Mallory ce matin pour y aller en ma compagnie, tout tombe très bien.
― En effet, mon fils. Mais en mon absence, qui chaperonnera pour ma fille lors de cette rencontre?
― Je le ferai, Père. Vous pouvez compter sur moi.
― Je l'espère, fiston, car c'est d'une importance capitale.
― Je vous ferai honneur.
― Fort bien, conclua-t-il. Vous pouvez disposer.

Les enfants, satisfait, saluèrent leur paternel puis retournèrent à leur occupations respectives. Edouard trouva un papier parchemin puis trempa sa plume dans l'encre. Il rédigea sa réponse à lord Rougefort, qui pouvait se lire comme suit:

Citation :
À lord Randall Rougefort, Seigneur de Rougefort.

Lord Randall,

Je viens de m'entretenir avec mes enfants il y a peu de temps. Il s'avère que mon fils, ser Maël Vanbois, se rends à Goëville sous ma juridiction pour affaire et politique militaire. Ma fille m'est arrivée ce matin avec des lettres échangés avec lady Catelyn Royce et m'avais demandé de laisser son frère et son cortège la mener à Goëville pour renouer avec sa cousine. Le sort nous est donc favorable.

J'ai demandé à ser Maël de chaperonner la rencontre entre ma fille et votre fils en mon absence. J'aurais aimé me rendre à Goëville, mais mon fief supporte mal le décès de ma très chère femme. Vous rencontrer aurait été souhaitable, car nous aurions pu discuter commerce, mais hélas, je ne peut quitter ma seigneurie.

En ce qui concerna la dot, je suis voulant de vous offrir généreusement quarante dragons d'or bien comptés. Je les ferai transporter par ser Maël lui-même, qui vous les remetteras en main propre lors de la rencontre. L'épée inscrustés de rubis que j'ai fait forger au village sera-t-elle aussi suffisante?

J'espère que cette missive saura conclure la politique de l'union entre lady Mallory et ser Rodrick. Puissent les Sept vous protéger.

Edouard Vanbois, seigneur de Chêne-en-Fer.

Edouard cacheta de sa bague-sceau la lettre puis la livra à son mestre. Bientôt, tout serait conforme et il pourrait assister au mariage de son premier enfant.
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Message Jeu 2 Mai 2013 - 9:26

Lord Randall Rougefort guettait la réponse de lord Edouard Vanbois. La dot, surtout, était une question d'importance. Faible, elle signifiait que la mariée était issue d'une famille peu riche et peu puissante, ce qui serait sujet à moquerie. Or Randall détestait qu'on se moque de lui, c'était pour lui quelque chose de proprement insupportable. Son sens de l'honneur, et sa fierté, se révoltaient face à chaque pique qu'on lui lançait, et il ne se gênait pas pour laver ce genre d'affront par un duel. Personne n'était plus attaché que lui à sa famille, et il ne fallait pas chercher à la critiquer s'il était là, il ne le tolérait pas. Randall n'était pas imbu de lui même, il connaissait ses défauts, mais la famille, c'était autre chose. Ce n'était pas seulement lui, c'était son frère, sa femme, tous les gens dont il avait la responsabilité, et il ne pouvait pas, ne devait pas, les laisser se faire insulter. Car son rôle de lord était de les défendre, c'était son devoir et il le prenait avec sérieux pour le faire de son mieux.

Et puis, le second désavantage d'une dot faible était purement économique. Cela signifiait qu'il y avait plus à perdre qu'à gagner en s'unissant à la famille qui était incapable de la payer. Randall espérait de tout cœur que la famille Vanbois était aussi riche qu'elle était réputée honorable. Car il ne voulait pas non plus d'une maison qui se soit, d'une quelconque manière, rendue infréquentable aux yeux de lord Arryn ou de la royauté. Les Rougefort étaient de fidèles vassaux des Targaryens et des Arryn. Ils s'étaient fait décimés pour eux à Herberouge. Autant dire que Randall n'aimait pas beaucoup ceux qui se vantaient de servir le dragon Noir. Et qu'il ne laisserait jamais, au grand jamais, dussent les Sept le maudire pour cela, son fils se marier avec une partisane de la révolte. Cela ne serait pas. Mais il tenait les Vanbois pour des gens d'honneur, et jamais il n'entendait, ni n'avait entendu par le passé, d'ailleurs, dire du mal de cette famille. Cela lui convenait donc tout à fait, et il attendait de voir ce que lord Edouard Vanbois pouvait lui offrir.

Il le découvrit un matin au petit-déjeuner alors qu'il prenait celui ci avec son frère Regenard dans sa loggia. Il s'installa confortablement pour lire la missive que le mestre lui avait remise, et ordonna à la servante : 

« Vous m'apporterez un peu de ce pain frais, là, et puis deux ou trois poissons grillés. Et un petit pot de bière brune pour faire passer le tout. » La servante se retira en s'inclinant. Randall fit sauter le sceau des Vanbois à l'aide d'un couteau et parcourut la missive avant de dire :
« Lord Edouard accepte la rencontre à Goëville, ma foi, c'est une bonne nouvelle. » Regenard approuva. Esprit simple et logique, il demanda :
« Et la dot ? » Randall ferma la lettre. Il était toujours à l'écoute des conseils avisés de Regenard, doué avec le commerce et l'argent.
«Il propose quarante dragons d'or et une épée incrustée de rubis pour compléter le tout. Cela me semble assez raisonnable. Qu'en dis-tu ? » Il se recula légèrement pour laisser passer la servante qui déposa devant lui ce qu'il demandait pour le petit-déjeuner, avant de se retirer de nouveau. Regenard parut méditer un instant sur ce que disait son frère, puis conclut finalement :
« Ça ne me semble pas une offre déraisonnable. Elle est, oui, je crois, plus qu'acceptable. Enfin du point de vue du régisseur que je suis. Il faut voir la fille pour en juger. » Randall dévorait. Il but une lampée de bière et déclara avec un rire joyeux :
« Nous jugerons sur place. Margot m'assure qu'il n'y a pas à s'en plaindre. Il faudra voir si elle a les hanches suffisamment solide pour porter des enfants, maintenant. »

Il termina son petit-déjeuner tranquillement, puis revint à son bureau pour rédiger la réponse à l'intention de Chêne-en-fer.

A l'intention de lord Edouard Vanbois, seigneur de Chêne-en-fer.

Citation :
Lord Edouard,

Je suis heureux que nous tombions d'accord sur le lieu de cette rencontre. Votre fils est le bienvenu, bien sur, je ne peux que comprendre les inquiétudes d'un père lorsqu'il s'agit de sa fille. J'accompagnerais moi même personnellement mon fils.

En ce qui concerne la dot, je la tiens pour raisonnable, et j'accepte donc cette offre parfaitement honnête. Il est heureux que nous soyons parvenu à un accord. Je suggère, enfin, pour le mariage, de fixer une date. Pourquoi pas dans deux lunes ? Ainsi, après cette première rencontre, nos enfants pourront aller et venir pour se voir entre Rougefort et Chêne-en-fer. Cela leur laissera le temps de mieux se connaître.

Cette union semble se profiler sous les meilleurs hospices. Puissent les Sept vous protéger.

Lord Randall Rougefort, seigneur de Rougefort.

Il plia la lettre, puis la ferma. Brûlant un peu de cire à la flamme d'une bougie, Randall laissa couler quelques gouttes pour fermer la lettre, puis appliqua son sceau sur celles-ci, faisant apparaître le château de brique qui était l'emblème de sa famille dans la cire. Puis il confia la missive à mestre Ashton, qui se dépêcha de partir l'expédier de son pas dandinant d'érudit. Il pleuvait légèrement, dehors, et il faisait presque froid. Randall se réinstalla devant la cheminée, profitant de la chaleur de celle ci. Cela lui convenait mieux.

Intérieurement, il se félicitait de ce mariage. C'était une bonne chose pour sa famille, et c'était extrêmement profitable pour eux. Il faudrait prévoir comment organiser les festivités. Mais cela, Randall préférait le laisser à Regenard. Lui même n'était pas forcément l'homme le plus doué qui soit en ce qui concernait l'organisation et la préparation de fêtes. Il fallait tenir des comptes, prévoir, commander des plats, faire des listes d'invités et cela lui donnait par avance le tournis....sauf en ce qui concernait la possibilité d'un tournoi éventuel. Il faudrait qu'il regarde comment organiser cela, car cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas assisté à des joutes. Le tout promettait de grandes réjouissances, et le moins que l'on puisse dire, c'est que lord Randall Rougefort en était fier.
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Message Jeu 2 Mai 2013 - 16:16

Edouard Vanbois prenait le petit déjeuner en compagnie de sa plus jeune fille ce matin-là. Il y avait déjà quelques heures que Mallory, escorté de Maël, son conseiller, son maître d'arme, deux soldats et un homme de politique, étaient partis pour Goëville. Edouard n'avait pas voulu retarder d'une journée le voyage vers la grande ville pour attendre seuleun simple corbeau. La question de la dot n'était certainement pas ce qui allait empêcher lady Mallory d'épouser ser Rodrick. Les Vanbois étaient plutôt riche, mais réçamment, les affaires n'était pas aussi bonne qu'à leur habitude. Voilà que le seigneur devait prendre les grands moyen pour rétablir la situation. Le mariage de sa fille allait peut-être raviver l'ardeur du peuple.

Les domestiques arrivaient avec du poisson frais, quelques varitétés de viandes (car Léonie n'aimait pas particulièrement le goût du poisson) et deux assiettes de fruits. Une choppe de bierre brune fut déposée devant Lord Vanbois et sa fille eut droit à son habituel jus pressé. Il était plutôt tard pour s'acquitter du premier repas de la journée, mais Edouard Vanbois disait lui-même que son estomac lui, a faim peu importe l'heure du jour, qu'il soit trop tôt ou trop tard. Le déjeuner se passa de manière conviviale, alors que Léonie confiait à son père ses plans pour la journée. Edouard aimait bien entendre de vives voix les aventures de sa fille, que ce soit des anecdotes raconté par sa septa ou de la promenade de la veille au village.

À la fin du repas, Léonie demanda de disposer pour assister, avec assiduité, à sa première leçon de la journée. Edouard, qui prenait toujours son temps et qui traînait toujours à table même une fois son assiette terminé, se retrouvait désormais seul alors que les domestiques débarassait la table. Alors qu'il allait se lever, mestre Vaellyn arriva, missive en main, qu'il présenta à son seigneur.

― Une lettre de Rougefort, messire.
― Ah! Parfait! s'exclama Edouard. C'est justement celle que j'attendais.

Sans se faire prier, le seigneur brisa le sceau puis entâma on humble lecture. La dot avait été accepté de la part de lord Randall, et il en était des plus ravie. Il n'aurait pas pu offrir une dot substantielle comme cela avait été fait par ses ancêtres et il en était des plus regrettable. Edouard était tout de même satisfait de la tournure des évènements. Enfin, un mariage! Sa femme aurait été fière de lui. Cela faisait deux jours qu'il pensait à elle. Lord Vanbois aurait volontier voulut partager cette bonne nouvelle avec sa défunte épouse.

Chassant ses peines de son esprit, Edouard demanda à son mestre de lui apparter de quoi écrire une réponse à son interlocuteur. On pouvait y lire ceci dans sa dernière lettre.

Citation :
À l'intention de lord Randall Rougefort, seigneur de Rougefort.

Lord Randall,

Je suis d'ailleurs ravi que toutes les conditions de cette union ussent été accepté et bien déterminées. Mes enfants ont quitté Chêne-en-Fer à l'aube et y seront dans quelques jours si la température est clémente et si le chemin n'y est pas totalement impraticable.

Deux lunes me semble raisonnable pour organiser ce mariage. Comme vous l'avez vous-même dit, ce délai permettera à lady Mallory et ser Rodrick de se fréquenter durant un moment avant d'échanger leur voeux. Épouser un inconnu n'est jamais ce que l'on souhaite. Ma fille en sera ravie.

Cette union semble être de bonne augure, autant pour les prétendants que nos propres fiefs. Puissent les Sept vous protéger.

Edouard Vanbois, seigneur de Chêne-en-Fer.

Le seigneur cacheta sa missive et la confia à mestre Vaellyn, qui s'acquitta de sa tâche. Edouard sortit de table et se dirigea vers les quartiers de la milice, car il avait aujourd'hui, plusieurs rencontre pour stratégies et propositions d'alliances. Edouard savait tout de même qu'il allait être quelque peu distrait par ce mariage qui flottait dans les airs. Le seigneur était fier de lui-même. Chêne-en-Fer allait profiter d'un moment de répit et sa famille allait, pour le mieux, prospérer.
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Tout mariage commence par un contrat || Mallory

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