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Virginia Redwyne

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Noble
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Virginia Redwyne
Noble

Général
Automne
Si foudre tonne
Vendange sera bonne



♦ Missives : 425
♦ Missives Aventure : 22
♦ Arrivée à Westeros : 25/04/2013
♦ Célébrité : Mila Jovovich
♦ Copyright : @Clarence/Randal
♦ Doublons : -
♦ Age du Personnage : 19 ans
♦ Mariage : Lord Jace Redwyne
♦ Lieu : Là où le devoir me conduit
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
390/500  (390/500)


Message Jeu 25 Avr 2013 - 23:22


● Nom : Redwyne, depuis mon mariage avec lord Jace Redwyne. Il n'y a pas si longtemps, j'étais Hightower.
● Prénom : Virginia
● Sexe : Femme
● Âge : 19 ans, le bel âge, n'est-ce pas ?
● Origine : Bief, Villevieille, Grand-Tour, demeure séculaire de la maison Hightower.
● Métier : Noble, dame de la maison Redwyne, épouse de lord Redwyne et mère de ses prochains enfants. C'est un rôle qui me convient et auquel il ne me serait jamais venu à l'idée d'échapper.


● Physique : « Il est difficile de ne pas saisir au premier regard l'appartenance de lady Virginia à la lignée Hightower. Il n'y a qu'à l'observer parmi la fratrie pour constater les ressemblances, et surtout les particularités d'une apparence héritée d'une longue tradition familiale. Est-ce à dire qu'il y aurait des caractéristiques propres aux Hightower, comme l'est aux Lannister le blond Lannister, comme l'est aux Targaryen le blond Targaryen, qui est davantage un blanc qu'un blond ? Il n'existe pas de blond Hightower, quelle déception ! Pourtant, d'un Hightower à l'autre, il y a des critères de ressemblance qu'il me semble évident de souligner d'ores et déjà. Mon visage a une forme bien particulière, ovale, et large de mâchoire, ce qui n'est guère l'idéal pour une lady qui se veut coquette et qui n'est que vaine, mais par chance je ne le suis guère. Avouons toutefois qu'il est difficile d'être chanceux à la loterie de la naissance, et naître à Grand-Tour fut déjà une bénédiction ! Pour être naturellement et spontanément belle, il faut s'appeler Shaïra Seastar et être la bâtarde d'Aegon l'Indigne... quelle chose étrange qu'un homme si déplaisant ait eu pour fille une femme si belle... j'imagine que la mère y est pour beaucoup, mais revenons à moi, sans narcissisme. Mes yeux en forme d'amande sont une chose curieuse et ma plus grande fierté, car ils sont peut-être mon seul atout naturel. Ils sont verts, et couvent un nez aquilin dont je me serais bien passée s'il n'avait été l'un des stigmates propres à notre famille... Franchement ! Certains ont la blondeur, d'autres les yeux violets, nous, nous avons un nez... indescriptible. Merveilleux !

Mes cheveux sont d'une couleur tout à fait vulgaire, et cette banalité m'afflige, ils sont bruns. Ils tirent sur le roux par moment sans que je sache me l'expliquer. J'imagine alors que cette caractéristique me prédestinait à devenir l'épouse de lord Redwyne, car ce dernier se trouve assuré de planter dans mon ventre la graine qui lui donnera de beaux enfants aux cheveux oranges. Oranges... je préfère ne pas y penser. À cela s'ajoute un regard naturellement peu souriant, car mes lèvres ont la fâcheuse manie de se figer dans le marbre d'une plate expression sans saveur ni parfum. Je m'étonne que cela puisse surprendre, après tout une dame éduquée dans les règles de son sexe doit savoir que les expansions trop tonitruantes sont inconvenantes. Notre place est bien misérable en ce monde, mais sommes-nous à plaindre ? Une fois l'époux trouvé, il nous incombe d'enfanter rapidement, mais cela ne nous empêche pas de pouvoir user d'artifices particuliers pour toujours chercher à plaire à notre mari, n'est-ce pas ? C'est notre devoir, et nous autres femmes du Bief savons qu'une belle robe nous sera plus utile sous la coupe maritale qu'un vain sourire. C'est pourquoi j'ai toujours soin de bien porter, de bien tenir, et de bien représenter. Certains considéreront cela comme de la vanité ou de l'orgueil, je le vois davantage comme une nécessité. Il est attendu de moi que je sache tenir mon rang, et comme j'ai horreur de décevoir mes engagements, j’œuvre toujours de mon mieux pour les tenir. Or en naissant Hightower, n'ai-je pas pris l'engagement d'être toujours à la hauteur de ce nom si profondément ancré dans l'histoire du Bief ?

En somme vous l'aurez compris, à mes mots comme au ton de ce témoignage, j'ai la vanité pragmatique de mon sexe et de mon rang, assortie de l'humilité du même, c'est donc pour cela que j'en parle au lance-pierre et d'une façon qui paraîtra sans doute décousue. Je me sais d'apparence médiocre, et si j’œuvre à m'embellir, c'est toujours pas devoir et non par coquetterie. Je n'ai pas les formes plantureuses d'une catin venue d'horizons exotiques, je n'ai pas la mine affable d'une Graceford à toujours prier les bontés de la Mère et je n'ai pas la fière allure de ces dorniennes dont on prétend la condition chez elles meilleure que la nôtre chez nous. Mais je suis née Hightower, et ce nom j'imagine suffit à lui seul pour me décrire. À présent que je suis l'épouse de lord Redwyne, il y a fort à parier que les rondeurs de la maternité viendront tordre ce corps aux formes menues et anguleuses... Y penser m'exaspère. »


● Personnalité : « Je suis une femme, née dans une grande famille. Ce constat pur et simple devrait suffire à me définir. J'ai reçu, durant toute mon enfance et même au-delà, une éducation particulière et précisément destinée à faire de moi la parfaite future épouse de l'homme qu'on choisirait pour moi. Très tôt j'ai compris que ce choix ne m'appartenait pas, que je ne serais maîtresse de ma vie qu'une fois dans le lit matrimonial et le ventre rond d'un fils pour assurer la pérennité du mariage. C'est le seul pouvoir qu'on nous reconnaît et encore, cette reconnaissance est toujours tardive, parfois même elle s'oublie. Très jeune j'ai donc intégré cette infériorité consubstantielle de mon genre féminin, et j'ai donc pris soin d'écouter les conseils et de suivre l'apprentissage de mes aînés, de ma mère, des septas et de tout le monde à Grand-Tour pour être la femme idéale, c'est-à-dire un modèle de vertu, de modération et d'obéissance. Je connais les règles de la bienséance, de l'étiquette, je sais tenir une maison, gérer mes affaires et m'effacer sur le passage des hommes, qui ont toujours la priorité, quand bien même nous serions plus habiles ou plus intelligentes qu'eux. Ce monde érige la force virile en modèle, il est normal que nous soyons donc dépourvues du pouvoir que les hommes se disputent. Pour autant, cela ne signifie pas qu'une femme ne peut être influente, et celle qui connaît les limites de son sexe et les bienfaits de la hiérarchie des choses et des êtres peut avoir le bras long dans le cœur et l'esprit des hommes. Nous ne pouvons toutes prétendre devenir des Shaïra Seastar ou des Danelle Lothston, nous sommes bien loin derrière ces femmes qui ont tant de pouvoir entre leurs mains, soit par l'influence, soit par la force même... Mais cela ne m'empêche pas d'avoir toujours eu le secret désir de ne pas être pour mon époux qu'une potiche, un four pour le pain de sa descendance.

Dans le cadre précis des possibilités qui me furent offertes, j'ai donc cherché à développer mon intelligence, dans le sens pratique et matérialiste du terme. Chaque chose a sa place et doit y rester. Un paysan ne doit pas chercher à devenir autre chose qu'un paysan, et un noble ne doit pas s'imaginer pouvoir demeurer loin de chez lui où son devoir l'appelle. Un chevalier doit agir en chevalier et un riche bourgeois des villes ne doit pas chercher à s'anoblir par quelque moyen officieux. Qu'est-ce qu'ont tous ces gens qui cherchent à quitter la caste que les dieux ou le hasard a choisi pour eux ? Je peux comprendre que la fin justifie les moyens, mais il y a des limites à l'insolence, et l'arrivisme est une perfidie détestable. En ce sens je me montre sans doute opiniâtre et sévère, mais c'est ainsi. J'ai été élevée dans le respect des traditions et des valeurs qui sont les nôtres, je ne suis donc pas prête à les abandonner de si tôt. L'obstination de mon caractère a provoqué plus d'un fou rire paternel et plus d'une colère maternelle. J'ai depuis mis de l'eau dans mon vin. J'embrasse l'existence avec le pragmatisme d'une femme qui sait ce qu'elle veut : être l'épouse loyale d'un homme aux grandes responsabilités. Elles sont devenues les miennes et de ma place, j'entends l'aider à les supporter de son mieux.

Pour autant, je n'ignore pas d'où je viens, et chacun des membres de la maison Hightower doit savoir qu'il aura toujours en moi une alliée et une amie, car j'ai pour eu toute l'affection et tout l'amour d'une sœur qui se souvient du berceau de son enfance. Clarence, Valencia, Victoria, Charles et Calvin tout particulièrement, car nous partageons des liens d'une proximité évidente. Mais les autres aussi. Quant à ma nouvelle famille, je vais apprendre peu à peu à m'y intégrer, et si je n'ai pas d'appréhensions particulières, car je connais mon rôle de lady et mes devoirs d'épouse, je ne peux m'empêcher par moment de craindre le pire, avant d'immédiatement me souvenir que les pires scénarios n'aident jamais à y voir plus clair. Après tout, des milliers de femmes avant moi sont passées par là, il n'y a donc aucune raison que je m'en sorte moins bien qu'une autre. Et je suis l'épouse du voisin, ma situation est sans doute plus enviable que celle d'une pauvre fille de chez nous qui aurait à quitter Villevieille pour l'Île aux Ours, par exemple, même si je doute qu'une telle situation se produise un jour.

En quittant Villevieille, je n'ai pas quitté l'une des vieilles activités qui fut longtemps la mienne, à savoir le mécénat. Avec l'accord de mon grand-père puis celui de mon frère aîné, j'ai toujours apprécié d'aller au contact d'artistes et artisans de passage à Villevieille, quitte à les inviter à y rester, à y revenir ou à y inviter leurs camarades de profession. En tant que femme, la voie des armes m'est définitivement fermée, mais point celle des arts, et je ne me suis pas privé d'y marcher. Je m'intéresse à bien des choses, entre autres à l'astronomie, à l'histoire, aux contes et aux légendes... Tant de sujets et si peu de temps pour tous les aborder ! »


● Famille :

La maison Redwyne est ma famille désormais. En voici les membres les plus remarquables.

Lord Jace est mon époux. C'est un homme que je respecte énormément et que j'admire, car il lie toutes les qualités d'un homme du Bief à celles des meilleurs d'entre nous. Sa courtoisie, sa bonté, son intelligence et son entrain m'ont séduite et si j'apprécie tant sa compagnie, c'est que je sais l'ennui absent de nos rapports et pour longtemps. Ses fonctions de Grand Amiral l'occupent beaucoup, mais je sais retrouver un époux honorable quand il me revient. Je veux être pour lui une épouse digne et exemplaire, et j'entends bien le suppléer par tous les moyens que les Sept ont mis entre mes mains de femmes.

Lady Athella est ma belle-mère. J'appréhendais quelque peu notre rencontre, mais je ne suis pas déçue et je dirais même être grandement soulagée. Elle et moi partageons l'affection et le respect que nous inspire celui qui est son fils et mon époux. Elle est originaire de Vertepierre, une île, et si je ne m'abuse, l'épouse que prendra mon frère Clarence est très certainement originaire du même endroit et de la même famille. Une coïncidence qui laisse présager du meilleur avenir pour nos relations.

Lady Minella Redwyne est ma belle-sœur. Elle est actuellement mariée et vit loin de la Treille, je n'ai donc pas eu l'occasion de la rencontrer. Cependant, ce que j'ai entendu dire d'elle me laisse croire que j'aurais très bien pu m'entendre avec elle. Elle est actuellement l'épouse de ser Gareth Mallister, qu'elle a rencontré en 205 dans des circonstances dignes d'être relatées. Il participait au tournoi de Port-Réal, elle était dans les gradins. Il insista pour concourir en arborant les couleurs de la demoiselle, dont le père accepta. Sans aller jusqu'à briller, il se démarqua, suffisamment pour faire naître l'idée d'un mariage entre les deux pères considérés. En 207, les noces étaient à Salvemer célébrées.

Ser Loras Redwyne est mon beau-frère. C'est un pur produit de nos régions, un chevalier plein du zèle de la vertu souveraine et de l'arrogance de l'excellence précoce. Pour être honnête, il a moitié moins de talent que d'orgueil. Il se débrouille avec une épée entre les mains, mais n'est pas le parangon de chevalerie qu'il prétend être. Il ne cesse de s'imaginer bientôt choisi par le roi pour intégrer la Garde royale... Il serait temps de lui trouver une épouse dont la douceur et le bon sens saurait lui remettre les yeux en face des trous.

Lady Alessa Redwyne est ma dernière belle-soeur. Jeune demoiselle à peine plus jeune que moi, elle me ressemble à certains égards et se distinguent en bien d'autres, si bien que je me demande s'il me sera possible de la cerner tout à fait un jour. À vrai dire, quelle importance ? Elle est en âge de prendre un époux et si je ne m'abuse, c'est en cours, alors elle ne sera plus pour longtemps dans mon entourage direct. Ce qui me chagrine un peu, car si l'on oublie ses quelques lubies de jeune pucelle, elle est très attachante.

La maison Hightower est celle qui m'a vue naître. En voici les membres les plus remarquables.

Lord Clarence Hightower est mon frère aîné. C'est à lui que je dois mon mariage et sa réussite. Il a longtemps été mon confident, mon ami, et j'irai même jusqu'à dire un modèle pour moi, n'en déplaise aux médisances de certains des membres de notre famille. Il en est toujours ainsi. Un bras d'eau nous sépare peut-être, mais je me sens toujours comme auprès de lui.

Lady Valencia Hightower est ma sœur cadette. J'admire la grande piété de ma petite sœur, mais je crains qu'elle ne lui joue un jour quelque mauvais tour. Elle sait qu'elle pourra toujours compter sur moi et les nombreux agréables souvenirs que nous partageons me laissent espérer que notre lien ne s'éteindra pas du fait de la maigre distance qu'un mariage jeta entre nous.

Lady Victoria Hightower est ma dernière sœur cadette. Je suis pour elle un modèle, et je le lui rends bien. Nous partageons un lien très fort et j'espère que celui-ci perdurera malgré mon départ. Elle sera bientôt mariée, comme moi. Mon expérience lui servira peut-être ? J'ai toute confiance en notre frère pour lui trouver le meilleur des époux.


Ser Charles Hightower, ser Calvin Hightower. Mes deux frères aînés, que j'aime énormément et qui sont à mes yeux deux hommes dans la perfection du genre, car ils sont chevaliers, car ils respectent leurs vœux, car ils sont dévoués à leur famille et œuvrent au quotidien pour en dorer le nom et le blason. Avec eux, je sais mon frère Clarence en sécurité, et c'est bien assez pour me soulager dans ma retraite insulaire.



● Résumé :

Née en l'an 193, Virginia est la première fille de la fratrie Hightower, mais la sixième venue, ce qui l'éloigna pour longtemps des tendresses parentales. Sa position d'aînée des demoiselles l'exposa aux terribles leçons des septas qui souhaitaient faire d'elle une lady exemplaire, de sorte qu'elle puisse par son exemple éclairer la voie de ses petites sœurs. Elles y réussirent avec le temps, lady Virginia aujourd'hui les sait gré d'avoir fait d'elle ce qu'elle est. En plus d'elle une lady comme il y en a tant et peut-être plus tatillonne encore que les autres, elle a toujours manifesté beaucoup d'intérêt pour les arts et les lettres, en particulier l'histoire, et, d'une façon originale, l'architecture. La fratrie a toujours entretenu des liens forts en son sein, mais Virginia partage avec Clarence une relation plus aboutie qu'avec ses autres frères. Elle a récemment toutefois vu son affection pour sa sœur Valencia prendre un tour plus profond. Son père, son frère aîné et sa tante meurent en 205, ce qui laissa en elle une blessure profonde. Plus tard en 209 il est question de lui faire épouser le prince Matarys, mais le Fléau de printemps vient ruiner le projet. C'est grâce à son frère Clarence qu'elle est aujourd'hui devenue l'épouse de lord Jace Redwyne. Le mariage est célébrée avant que la Flotte du roi, complétée de celle du Bief, ne parte pour l'assaut sur les Îles de Fer.

● Histoire :

Née en 193, Virginia est la première fille de ser Preston Hightower et de lady Myrcella du Rouvre. L'heureux couple avait déjà produit cinq garçons, la venue d'une future lady provoqua quelques remous bienvenue ; un autre garçon aurait été si prévisible, si ennuyeux, si inutile, si encombrant ! Pour autant la nouveauté de cette naissance ne fit son petit effet qu'un temps, et très vite on oublia la petite et minuscule Virginia qui se perdit dans les recoins de Grand-Tour où ses pleurs et ses cris rappelaient parfois son existence. La ville est grande, la demeure des Hightower l'est tout autant, et cinq garçons, c'est bien assez pour s'occuper. Ser Preston aimait chacun de ses enfants, mais il accordait sa priorité aux aînés. Virginia n'eut près d'elle que sa mère, et les nourrices, et toutes les petites mains de Grand-Tour, mais en tant que nourrisson elle ne put s'attacher à eux. Cela ne dura point, bientôt deux autres filles virent le jour à sa suite, et Virginia ne devint plus qu'un numéro parmi la nombreuse fratrie. On aurait pu croire que la mortalité infantile aurait modéré cette ardeur procréative, mais il n'en fut rien, et Virginia dut grandir entouré de cinq frères et de deux sœurs, au beau milieu de cette tribu, oubliée du cœur par ses parents. L'enfant fut éduquée et prise en main par les septas et les domestiques, mais ses parents avaient d'autres priorités : les aînés. Les cadets n'étaient qu'un luxe, une option, une possibilité, les rames de secours d'une barque déjà bien lancée sur le fleuve tranquille de la vie. Par réaction à ce désamour inévitable des parents trop sollicités, Virginia et les autres cadets développèrent entre eux des liens d'affection très forts et très intenses, comme pour se protéger de la faveur dont jouissait les aînés qui leur faisait de l'ombre. Ainsi Clarence, Calvin, Virginia, Valencia et Victoria tissèrent entre eux la toile inextricable d'une fraternité à toute épreuve. Sans elle, l'enfance de la demoiselle eût été sans doute moins heureuse. Mais avait-elle à se plaindre ? Elle ne manqua de rien.

Surtout elle eut l'âge idiot de la mémoire absente tout le temps que dura, jusqu'à sa fin, le dernier chapitre de la rébellion Feunoyr. Elle vécut donc de bien loin les troubles qui remuèrent un peu la paisible embouchure de l'Hydromel, qui demeura loin des combats et des problèmes autour du nid des dragons, tandis que les générations aînées de la famille Hightower se disputaient le choix d'agir dans un sens ou dans l'autre, auprès du dragon rouge ou auprès du dragon noir. Virginia n'en garde aucun souvenir personnel, elle n'avait que trois ans, mais se souvient toutefois qu'on en a longtemps parlé après la bataille du champ d'Herberouge. Elle était trop occupée à recevoir l'éducation d'une lady de son rang, qui débuta très tôt et ne s'acheva qu'à la veille de ses noces. Ce fut long, pesant, pénible, et mille fois elle s'endormit les yeux rougis par des larmes d'enfant, priant de s'éveiller le lendemain avec entre les jambes les mâles attributs qui la libéreraient de la tyrannie des septas. L'épée plutôt que le canevas ! L'armure plutôt que les robes interminables ! Cette lubie cessa quand elle eut six ans, ou sept ? Qu'importe. La petite fille avait compris qu'il était inutile de prier le ciel, elle était une fille, deviendrait une femme, et ne serait jamais autre chose : elle prit sur elle et s'appliqua. Elle se résolut, se résigna, et décida d'être alors la meilleure femme qui soit. Ses parents, de loin l'y encouragèrent, elle devait être l'exemple à suivre pour sa sœur et des atout pour le futur de la maison Hightower. Qu'est-ce qu'on aurait dit d'une jeune lady incapable de se tenir ? D'une demoiselle aux mœurs peu sûres ? Pire, d'une femme qui aurait singé les hommes ? C'eût été inadmissible. Intolérable ! Lady Virginia fit sienne les règles, les us et les coutumes qui font de la lady ce qu'elle est en ce monde, et par réaction, développa une certaine sévérité méprisante à l'égard de celles de ses congénères qui ne s'y conformaient pas. C'est aussi pour cela qu'elle nourrit très tôt pour ses sœurs une affection particulière que le temps jamais ne vint détériorer, car elle veilla à ce qu'elles aussi devinssent des ladies parfaitement formées aux règles de l'art.

Tout ce temps passé à se perfectionner dans le rôle de lady fut également la source de l'intérêt de Virginia pour les arts en général. Elle n'eut pas le culot d'oser prétendre à une place parmi les mestres de la Citadelle, mais sa curiosité la poussa toute jeune à délaisser parfois les septas pour la compagnie des septons, des mestres et des domestiques les mieux formés dans leur discipline, notamment les maçons et les charpentiers.Naturellement on lui refusa leur proximité, car il était inconvenant qu'une demoiselle de son âge et de son rang vînt déranger les ouvriers sur les chantiers où visitât la guilde des artisans du bâtiment ; alors Virginia se contenta un temps des enseignements du mestre qui lui fit connaître les merveilles d'architectures que les hommes de toutes les époques avaient élevées en Westeros comme ailleurs. Elle rêvait souvent de longs voyages jusqu'à ces lieux enchanteurs, Port-Lannis, les Eyrié, Port-Réal, Lancehélion, Braavos, Astapor, Qarth, Asshaï... Véritable passionnée, elle insista souvent pour que Grand-Tour accueille à sa demande les voyageurs qui, dans le port de Villevieille, venait du monde entier et qui, à la table des Hightower, durent faire le récit de leur voyage et lui décrire les beautés d'ailleurs. Ce goût particulier pour l'architecture, la maçonnerie et l'ingénierie de la construction provoqua la surprise et les fous rires des locataires de Grand-Tour, mais cette fantaisie n'était pas mauvaise et Virginia ne cessait point de faire la fierté de ses parents comme demoiselle de haute noblesse, alors on ne chercha pas à la convaincre d'abandonner ce goût intellectuel quelque peu insolite. Après tout, c'était toujours mieux que de la voir s'intéresser aux arts noirs, dont on dit qu'ils sont la spécialité de certains Hightower... Qu'aurait-on dit si lady Virginia avait témoigné de l'intérêt pour certaines disciplines que la morale réprouve ? Le scandale eût été retentissant, plus retentissant encore que les quelques scandales provoqués par les fréquentations douteuses de son frère Clarence, tandis que lady Virginia n'avait encore qu'à peine une dizaine d'années. Par chance, elle se tint éloignée de toutes ces vagues, et l'image qu'elle avait de son frère aîné n'en fut qu'à peine égratignée. Elle partageait déjà avec lui un lien très fort, et savait qu'il serait toujours là pour la protéger. Sa gratitude ne devait jamais diminuer.

L'enfance prit tout à fait fin en 205. La jeune demoiselle n'avait que douze ans quand son père, son frère et sa tante moururent tous trois dans un accident terrible et qui demeure encore aujourd'hui un mystère pour elle. Villevieille en parle encore de temps à autres, mais personne n'a de réponse précise à fournir à quiconque. Un incendie terrible emporta ser Preston, ser Cleyton, et lady Valence, mais que faisaient-ils tous trois à cet endroit-là ? Le secret s'est enfoui dans les mémoires, et lady Virginia dut faire son deuil dans l'ignorance la plus totale de la vérité de cet événement tragique. Elle continua à grandir et à mesure que les lunes passaient, son affection pour Clarence devenait plus forte, car la demoiselle supportait de moins en moins le comportement de leur mère à l'égard de ce frère-là en particulier. Comment lady Myrcella pouvait-elle être si détestable à l'endroit de cet enfant par ailleurs apprécié de tous les autres membres de la famille ? Cette injustice filiale provoqua pour toujours entre la mère et la fille une fracture, et il n'y a aujourd'hui aucun espoir de la voir guérir et se résorber. Les années passèrent et lady Virginia gagna bientôt l'âge de prendre un époux. C'était la première fille à devenir pubère et nubile, ce fut donc à Grand-Tour un événement. En 208 lord Abelar Hightower, vieil homme déjà très diminué, imagina pour elle de grandes choses, et son regard se tourna spontanément vers les plus éminentes familles de Westeros, à commencer par la famille royale. Le prince Matarys n'était pas premier en ligne de succession, et demeurait célibataire, il faisait une cible de choix pour lady Virginia et lord Hightower voyait là une occasion de rappeler à tous que sa famille jouissait d'un prestige considérable. Malheureusement le Fléau de printemps vint emporter le prince Matarys et ruiner le projet. Lord Hightower était sénile, mais point tout à fait idiot : il avait vu le comportement de Daeron durant le Jugement des Sept à Cendregué, et connaissait la réputation du prince Aerion... sans parler du prince Maekar le fratricide ! Il décida donc de se passer d'une alliance avec la famille royale. L'année suivante, son frère Clarence, qui était devenu l'héritier de Grand-Tour après la mort de son frère aîné, évoqua alors son ami proche, Jace Redwyne, et ce parti-là semblait déjà le meilleur possible. Mais la santé de leur grand-père qui était le seigneur, déclinait jour après jour un peu plus, il fut donc difficile d'initier des démarches, d'autant plus que la situation dans le royaume se dégradait : à l'épidémie succéda une canicule terrible, et les Fer-nés entrèrent en rébellion déclarée contre le Trône de fer.

À Villevieille, on vécut cette situation dans l'attente de la mort de lord Abelar, qui agonisait. Lady Virginia était chaque jour à son chevet. Elle avait constaté son impuissance quand son frère aîné, ser Abelar, mourut emporté par le Fléau de printemps qui n'épargna guère le Bief. Elle n'avait supporté cette faiblesse, et s'était résolu à œuvrer au mieux pour que les derniers moments de vie de son grand-père soient les moins pénibles pour lui. L'agonie fut longue, pendant ce temps Clarence dirigeait de fait les affaires de la grande cité et de la famille. Il y avait tant à s'occuper que la question des mariages prit du retard, mais Virginia gardait confiance : son frère n'était pas du genre à se laisser déborder. Il fut nommé Grand Argentier, mais quoi de plus normal ? Ce titre n'était que la reconnaissance, par le Roi et sa Main, de ses talents multiples. Lord Abelar finit par mourir, et Clarence devint lord. Sa priorité fut d'organiser le mariage de sa sœur Virginia, avant que les armées du roi ne s'en aillent porter la guerre sur le territoire fer-né. En 212, à Villevieille, dans le Septuaire étoilé, elle devint lady Redwyne, l'épouse du Grand Amiral, lord Jace Redwyne. Durant les deux années précédentes, elle s'était renseignée sur lui ; la parole de son frère Clarence lui garantissait un époux digne et respectable, et elle n'avait aucune raison d'en douter. Mais ce qu'elle découvrit par elle-même acheva de la convaincre que son lord et frère avait fait le meilleur choix pour elle. Elle était devenue une vraie lady, parfaite dans son rôle, et devait à présent jouer la partition de l'épouse, assurer le trait d'union entre la Vigne et la Tour, mission qu'elle entendait bien sûr accomplir avec les meilleurs résultats. Après les noces, elle prit la mer et gagna la Treille, sa nouvelle demeure, où elle fut accueillie avec beaucoup de joie, de grâce, mais elle sut très rapidement qu'on attendait beaucoup d'elle. Il fallait un héritier pour la maison Redwyne. Sa nouvelle famille l'accueillit chaleureusement et très vite elle se sentit chez elle, prit ses marques et sut s'adapter aux exigences de son nouveau titre. Elle ne perdit pas pour autant de vue ses origines, et n'oublia point de garder l’œil ouvert sur le reste du monde. Son époux était un homme important, artisan de la bonne marche du royaume. Elle se promit d'être la meilleure épouse pour lui, et de l'épauler de son mieux, en mettant à son service ses atouts d'épouse et de lady. Elle avait été élevée dans ce but, éduquée en ce sens, et avait grandi persuadée qu'il ne pouvait en être autrement. En devenant lady Redwyne, elle tournait la page d'un chapitre de sa vie tandis qu'un autre s'ouvrait. Souhaitait-elle en être l'héroïne ? Point du tout. Jouer son rôle lui suffirait.


● Inventaire : Virginia possède une quantité d'objets qu'il serait vain de lister, mais notons tout de même des assortiments de robes et de toilettes dignes de l'épouse de lord Redwyne, quelques parures de bijoux précieux, le nécessaire pour pratiquer la broderie et plus précisément une collection de livres anciens très rares, cadeaux de mariage de son frère aîné Clarence. Ces ouvrages proviennent de la bibliothèque privée de l'archonte de Tyrosh.



● Pseudo : Sigma
● Âge : 23
● Divers : Ce scénario ayant été remis au goût du jour à ma demande, j'espère être à la hauteur des attentes de son créateur et de tous les autres
● Avatar : Mila Jovovich, d'après le film Les Trois Mousquetaires
● Souhaitez-vous vous inscrire aux interventions de Lady Coeurdepierre ? J'accepte volontiers de m'y soumettre
● Connaissez-vous le Roman ? Je n'ai pas lu les romans pour le moment, mais c'est sur la liste des choses à faire...
● Comment avez-vous connu le forum ? J'ai manqué de m'y inscrire il y a... longtemps, et puis j'ai été quelque peu stupide, j'ai ouvert la mauvaise porte sur un autre forum où l'ambiance clanique empêcha toute intégration, alors sur les conseils d'un vil percepteur j'ai pris mon courage à demain et je suis venu ici pour mendier une place parmi vous...
● Comment trouvez-vous le forum ? J'aime beaucoup l'évolution du design depuis plusieurs mois, j'aime beaucoup l'impression de bonne organisation qui y règne et surtout je me réjouis de savoir que la communauté y est active et ouverte.
● De quelconques suggestions ? Je ne vois pas vraiment ce qui pourrait venir améliorer l'édifice déjà construit, mais je promets d'y réfléchir.



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Clarence Hightower
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Message Dim 28 Avr 2013 - 21:23

Il n'y a rien à dire, tu as saisi le personnage avec l’œil pointu de l'interprète qui ne laisse rien au hasard... ce n'était pas chose évidente, étant donné que la précédente incarnation de Virginia était déjà parfaitement dans le ton. Il nous reste à la découvrir sous ta plume, mais il ne fait aucun doute que tu feras ta place avec brio et talent.

En tant que dame de la maison Redwyne, tu disposes des ressources de cette nouvelle famille. Toutefois, d'un point de vue RP, tu ne disposes que de tes possessions de départ, sans oublier que tu débutes le jeu avec 35 dragons d'or. Tu pourras te servir de cette somme pour acheter des biens aux marchands ou tout autre chose. Même si ça n'en a pas l'air, il s'agit quand même d'une sacrée somme ! N'oublie pas de les ajouter à ton inventaire, dans ta fiche de personnage (accessible dans ton profil) ! Il s'agit d'un scénario, tu gagnes donc 50 points de réputation !

Bref, si cela ne semblait pas encore clair, je te valide ! Tu vas donc pouvoir te lancer dans le jeu ! N'oublie pas de remplir ton profil, ta fiche de personnage et de poster les fiches relatives à ton personnage. Tu peux aussi aller signaler ta position sur le continent à cet endroit. N'oublie pas de consulter les autres sujets du bureau du Grand Mestre pour t'intégrer dans le contexte ! Tu pourras ensuite débuter le jeu en consultant les demandes, en postant la tienne ou en demandant directement à un joueur. En cas de questions, n'hésite pas à poster dans la Tour de la Main ou à m'envoyer un MP. Enfin, n'hésite pas à passer par le flood et la CB pour te faire connaitre et t'intégrer plus facilement sur le forum !

Puisses-tu veiller sur ton époux et fonder avec lui un foyer heureux et prospère !
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Virginia Redwyne

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