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Promenons-nous dans les montagnes [Flash-back : Knut]

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Message Mer 24 Avr 2013 - 21:08

La journée touchée presque à sa fin et la température des landes du Nord, déjà peu chaude, se refroidissait encore plus. Les sommets enneigés des montagnes au nord du Bois-aux-loups pouvaient presque toucher le soleil descendant à l'horizon, emportant avec lui quelques degrés et forçant un petit groupe de voyageurs, marchant sur un chemin longeant l'Ultime, à s’emmitoufler encore un peu plus dans leur fourrure. En tête de se minuscule cortège de trois personnes, un homme claudiquait une main appuyée sur l'épée lui servant de canne et l'autre fouillant dans la sacoche qu'il portait en bandoulière. Derrière lui, un couple de personnes âgées s'impatientaient. Le rythme de la marche s'était beaucoup trop ralentit depuis que le boiteux de tête mettait l'intérieur de son barda sans dessus-dessous. Au bout de plusieurs minutes de recherches intensives, l'infirme tourna la tête vers ses suiveurs, leur faisant un grand sourire et agitant des bâtons d'un pied de long dont l'une des extrémités était recouverte d'un linge. Ne saisissant pas vraiment pourquoi de simples bout de bois pouvaient donner autant de joie à l'homme de tête, la femme du couple demanda gentiment :

"Qu'est ce donc que ceci, monsieur Austyn ?"
"Des torches." Répondit fièrement l'intéressé. "Je savais que nous en aurions besoin pour faire les derniers kilomètres jusqu'à chez vous, mais avec votre empressement, j'ai cru les avoir oublié."
"Notre empressement ?!" S'énerva le mari. "Sans vous, nous serions aller deux fois plus vite et nous n'aurions pas eut à nous risquer à voyager de nuit."
"De soir pour être plus précis. Et puis, vous auriez dû vous douter que si j'ai été l'un des reitres les plus abordables de Winterfell, c'est qu'il avait bien une raison, et pas vraiment difficile à cacher en plus."

En guise de réponse, le vieil homme grommela dans sa barbe blanche. Sa pauvre femme, au service du clan Norroit depuis des années, ne souhaitait pas voyager sans protection pour retourner chez elle avec quelques produits de la Capitale du Nord. Son mari et elle n'étant pas de grands guerriers et des personnes riches, ils durent se contenter d'être accompagné d'un seul homme d'armes ; Austyn Patte-Folle. Le couple n'avait jamais entendu parler de ce drôle d'hurluberlu originaire du Val, mais qui, malgré son handicap, semblait plutôt compétent et surtout très peu exigent au niveau des tarifs. Hélas, ils ne savaient pas qu'il devrait emprunter un rythme de marche proche de celui d'un escargot. A cause du froid mordant des contrées nordiques, le reître boiteux avait du mal à se déplacer en ces lieux, sa vieille blessure le relançant constamment. Néanmoins, il faisait en sorte de garder une vitesse la plus élevée possible sur les routes tortueuses du royaume et, même s'il fallut le double du temps, ils avaient atteint Harclay sans trop de problèmes. Ils étaient maintenant en route vers Norroit sur un sentier de montagnes et même si le rythme ralentissait encore, les aînés savaient qu'ils n'étaient plus très loin de leur destination.

Profitant d'avoir prit un peu d'avance sur ses suiveurs, Austyn s'assit sur un rocher au bord du chemin et sortit une gourde d'huile de sa sacoche. Il trempa chacune des torches dedans et attendit que ses clients arrivent à son niveau pour leur en donner deux. Agacé de devoir s'arrêter de nouveau, l'homme rouspéta dans son coin. Sa femme le calma tandis que Patte-Folle commença à allumer les torches à l'aide de silex. Certes, la luminosité était encore suffisante mais, dans les montagnes, elle pouvait vite décliner, alors autant se tenir prêt. Bien qu'ayant du mal à allumer le premier éclairage, il prit bien plus de vitesse pour allumer les autres, non sans être content de lui :


"Voilà que je retrouve la main pour les allumer."
Fit-il avec le sourire.
"Vous auriez pu être plus rapide en faisant passer le feu d'une torche à l'autre au lieu d'user du silex à chaque fois."
"Passer le feu ? Vous m'avez pris pour un saltimbanque ? Je ne sais déjà pas jongler avec des balles, alors avec des flammes."

Un long soupire mêlant surprise et dépit fut poussé par le vieil homme. De son côté, sa femme sentait un peu plus inquiète de confier sa vie à un homme qui ne boitait pas que de la jambe. Elle tenta de se rassurer en se disant qu'ils avaient fait le plus gros du trajet sans trop de problèmes et que les dernière heures de routes devraient être du même acabit. Elle ne pu néanmoins s'empêcher de glisser une prière au ancien dieux alors que le groupe reprenait son avancée. Le trio remonta donc le long de l'Ultime, puis bifurqua pour emprunter un chemin de crête enneigé. Le froid se faisait de plus en plus intense au fur et à mesure que l'astre de vie se faisait dévorer par l'horizon. Ils continuèrent donc sur le chemin, s'abritant du vent le long d'un talus rocheux. La succession de montées et de descentes faisaient bien grimacer Patte-Folle, dont le membre blessé ne cessait de le relancer. Il tenta donc de se changer les idées de la meilleur des façons, en admirant le paysage montagneux qui s'offrait à lui d'un côté de la crête. Austyn avait toujours aimé les voyages rien qu'à cause des décors qu'il traversait. A chaque fois qu'il le pouvait, il mettait en éveille chacun de ses sens pour encore plus apprécier l'endroit. Ainsi, il ouvrait grands ses yeux pour voir les magnifiques reliefs albâtres qui mordaient un ciel bleu-rose. Il laissait ses oreilles écouter les bruissements des feuilles d'épineux se nourrissant d'un vent frais. Il faisait en sorte que sa peau goûte, à travers le froid, à la pureté vivifiante de l'air du Nord. Et enfin, il remplissez ses narines d'une odeur de...

"De viande cuite ?" S'interrogea-t-il en stoppant soudainement sa marche, forçant ses clients à faire de même.
"Qui y a t-il encore ?" Demanda le vieil homme, toujours aussi agacé."Je vous préviens, si nous devons encore nous arrêter à cause de votre jambe !"
"Vous ne sentez rien d'étrange, là ?"

Soudain, Austyn laissa tomber sa torche sur le sol et sortit son épée de son fourreau en faisant signe à ses clients de rester derrière lui. Quelque chose clochait, aucun animal n'était capable de sentir la viande cuite, à moins que les loups du Nord soient encore plus féroces que dans les rumeurs. Quoi qu'il en fut, Patte-Folle sentait la situation se tendre et, pour une fois qu'il avait eut de la chance et qu'aucun brigand ne s'était intéressé à son chargement, il n'était pas prêt de risquer une attaque surprise. Non, cette fois, il ramènerait des clients vivants et en possession de tous leur argent chez eux. Il regarda donc tout autour de lui, lame au clerc et finit par lancer à haute voix :

"Je vous préviens, si vous ne vous montrez pas mangeur de viande cuite, vous finirez à la broche de mon épée...sauf si vous êtes plus d'un."


Dernière édition par Austyn Patte-Folle le Jeu 25 Avr 2013 - 19:57, édité 1 fois
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Message Jeu 25 Avr 2013 - 15:52

S'éloigner du clan était une chose que peu de montagnards accomplissaient si ce n'était pour le commerce ou chasser. C'était pour cette deuxième raison que Knut avait passé la journée, tout comme la nuit qui allait arriver, hors des « terres » des Norroit. La chasse était une chose primordiale pour des personnes habitants autant au nord du Nord. Le futur reître était loin d'être le meilleur des chasseurs de son clan mais aussi loin d'être le pire. Ce que l'homme avait toujours préféré c'était les combats, la lutte martiales plutôt que traquer du gibier, tendre des pièges ou suivre des empreintes. Le travail d'un limier était un véritable art que peu d'hommes pouvaient se targuer de posséder. Karl, le frère du futur reître disposait d'un certains talent pour cette discipline tout comme pour le combat ce qui faisait de lui un adversaire tout aussi redoutable pour un être humain que pour la faune locale. Du haut de son mètre quatre-vingt-dix, ce véritable colosse à la chevelure de feu n'était pas des plus malins, intelligents et rusés mais il comblait ces lacunes par une force colossale ainsi que des prédispositions pour le combat et la traque presque innées que les années n'avaient fait que peaufiner. Partir à la chasse avec le géant rouquin vous assurait de revenir presque à chaque fois avec de belles proies et bien souvent en nombre car Karl était capable de porter bien plus de victuailles que le péquin moyen. En comparaison, Knut mesurait une vingtaine de centimètres en moins tout en étant deux fois moins épais que son grand frère. Je vous laisse donc imaginer la différence de gabarit entre ses deux êtres ô combien différents mais tout de même lié par le sang et les années de vie commune. Cela faisait un moment que le futur reître n'était pas venu chassé avec son grand frère et la journée avait été assez intéressante.

Au cours de la matinée, les deux hommes avaient attrapés six lièvres à eux deux. Deux était à la charge de Knut alors que les autres avaient été attrapé par l'habile Karl. Ce dernier avait même prit le luxe de dénicher deux loups égarés de leur meute (avaient ils été chassés de leur groupe?) et leur avait tranché la tête puis commencé à dépecer leur corps pour en prélever leur précieuses peau et fourrure et ce pendant que le futur reître courrait derrière ses deux proies. Ils avaient chargé le tout sur la rosse de Karl, son fidèle destrier et il l'avait attaché en bordure de sentier en début d'après midi afin de pouvoir voyager plus discrètement dans le but de débusquer le reste de la meute de loups. Ses bêtes ne représentaient pas un danger en soit pour le clan, seulement pour les voyageurs et les « villageois » solitaires et non armés. Mieux valait prévenir que guérir. De plus, les deux hommes pourraient revendre les peaux pour un bon prix et garder les meilleures pour se faire confectionner des vêtements qui tiendraient chaud durant l'hiver. Knut et Karl suivirent donc les traces sur plusieurs centaines de mètres hors sentiers et déboulèrent finalement face à un renfoncement rocheux qui servaient de tanières aux bestioles. Les deux hommes s'accroupirent alors pour fomenter un plan de bataille. Comme à son habitude, c'était Karl qui prenait l'initiative parlant faiblement de sa voix bourrue.


- On leur rentre dans le lard et je les tranche aussi sec avec ma hache pendant que tu t'occupes de surveiller mon arrière train ! Ça nous fera de belles cottes en peau de loup. Avec ça tu pourras parader dans le village et serrer une belle pucelle qui acceptera que tu la prennes en épousailles.

- Vise les avec ton arc. Puisque tu te vantes d’être aussi habile avec ta hache que tes flèches, cela ne devrait pas te poser de problème Karl. Ça pourrait nous éviter que tu te vides de ton sang comme un porc ce qui m'obligerait à te porter comme un vulgaire sac de patate sur ta vieille rosse et te ramener en pleur et en sang jusqu'à ta femme, ha ha !

Karl plaça une tape sur le front de son petit frère pour se venger de sa moquerie mais préféra adopter le plan du futur reître. Ce dernier servit d'appât, s'approchant des loups pour les attirer hors de leur tanière. Ils étaient quatre et les quatre s'avançaient à présent avec un air mençant. Le chef de meute en tête fut le premier à se jeter sur Knut qui le repoussa d'un coup de bouclier pendant qu'une flèche venait fendre l'air et transpercer la tête d'une première bête. Bien vite les deux autres furent alignées aussi facilement. La lame du Norroit quant à telle trouva au coup d'un gros effort, le coup du chef des mammifères ce qui l'égorgea net et le fit choir sur le sol, se vidant de son sang par sa blessure. Une fois les corps dépecés et la rosse retrouvée, le soir pointait le bout de son nez. Les deux hommes remontèrent un peu le sentier et trouvèrent finalement un endroit pour s'installer et faire du feu afin de cuire un peu de loup mais surtout un bon lièvre qui rempliraient leurs estomac affamés. A peine avaient ils commencés tous deux à dévorer leur morceau de bidoche qu'une voix les sortit de leur dégustation. Karl fut le premier à se relever et à saisir sa hache en vociférant comme un dératé.

- Montre toi couard et je me ferai un plaisir de t'occire en arrachant ta misérable tête de ton corps ! Viens affronter Karl et Karl te donnera la mort ha ha ha !

Knut se leva à son tour en terminant son morceau de lapin et en marchant sur le pied de son frère pour lui signifier de ne pas être aussi impulsif. Suite à ce geste, Karl lui jeta un regard noir et le futur reître se lécha les doigts avant de poser la main sur le pommeau de son épée et de prendre la parole sur un ton froid et neutre.

- Au risque de vous décevoir nous sommes plus d'un ce qui risque de vous desservir. Si vous ne voulez pas que mon ours de frère se déchaine sur vous, je vous suggère de ranger vos armes et de vous montrer. Il est rare de croiser des étrangers sur les terres des Norroit ! Ce serait donc vous de faire attention si vous ne désirez pas vous retrouver au bout d'une lame !
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Message Ven 26 Avr 2013 - 19:57

Les réponses cinglantes qui suivirent le cri d'Austyn ne le rassurèrent pas vraiment. A moins qu'il soit un grand imitateur, son interlocuteur était plusieurs. Ils semblaient aussi confiant quant à leur capacité à pouvoir occire Patte-Folle, peut être un peu trop. Certes, sur un terrain accidenté comme le sentier, le reitre boiteux était désavantagé, mais s'il avait réussit à survivre à toutes les attaques que ses pauvres clients devaient subir en sa compagnie, ce n'était pas pour rien. En effet, l'infirme avait tout de même une qualité martiale : après des années au service des seigneurs de Cordial, il était devenue une fine lame. Il pourrait donc offrir une belle résistance à ses opposants, enfin, encore fallait-il que ses adversaires se montrent. Ces derniers avaient d'ailleurs l'air assez peu orthodoxes. Au lieu de se dévoiler, comme tout vrais brigands ayant l'avantage du nombre le feraient, il voulait que les voyageurs viennent à eux. Une telle incohérence arriva à toucher l'esprit simple d'Austyn, surtout qu'il pourrait difficilement se montrer s'il devait grimper le talus avec sa jambe. Ce dernier étant son second plus grand rival, après les marches d'escalier. Avec une voix haute et débordante de courage, il décida de confondre l'étrangeté de la situation :

"Attendez ! Depuis quand les bandits de grand chemin veulent que leurs victimes tombent toutes cuites dans leur bec ? Si vous voulez nous dépouiller faites-le au moins dans les règles. Alors montrez-vous d'abord, vous et votre ours de frère et..."

Soudain, Patte-Folle s'interrompit lui-même, réalisant ce qu'il venait de dire. Il comprit alros qu'il ne faisait peut être pas face à des hors-la-loi normaux. Ses yeux grands ouverts, il regardait de gauche à droite sous l'air désolé des deux aînés. Finalement, le reître repris non sans étonnement :

"Votre frère est un ours ? Qu'elle genre de magie maléfique est utilisée dans ces contrées pour faire parler des animaux ?"


Après la question, vint le temps de la respiration. Protéger le couple de voyageurs de bandits était une chose, mais d'un sorcier parent avec de féroces bêtes parlantes en était une autre. Ainsi, toutes les rumeurs et les légendes qu'il avait entendu sur la magie ne l'aidèrent pas à être confiant quant à l'avenir. Seulement, il ne pouvait pas s'enfuir à toute jambe ainsi. De un, parce qu'il lui était physiquement impossible de courir et, de deux, parce qu'il ne pouvait laisser ses clients derrière lui. Il décida donc de positiver en se disant, qu'au moins, s'il survivait à une telle rencontre, il pourrait en raconter de belle à sa famille, dans le Val, et peut être même s'en servir pour avoir droit à un moment gratuit avec quelques prostituées de Port-Réal. Pendant que Patte-Folle avait un œil sur la route et l'autre sur le talus, les deux aînés étaient en train de se concerter. La vieille femme avait peut être reconnue la voix rauque de l'un des brigands, mais n'arrivait pas à mettre un nom sur elle. Son mari, tentant de garder son calme, l'aidait comme il pouvait, lui décrivant tous les Karl connu du couple. Au bout d'un petit moment d'indécision, ils semblèrent trouver un compromit, le vieil homme lança à voix haute :

"Hey ! Les bandits, vous ne seriez pas les rejetons de Manfred ? C'est nous, Raghnar et Ludiwin..."

"Comment ? Vous connaissez personnellement un sorcier et un animal parlant ?!" S'étonna Austyn en se retournant. "Vous cachez vraiment bien votre jeu, les vieux."
"Silence bougre d'imbécile ! Karl ? Knut ? nous ne vous voulons pas de mal, vous le savez bien. Nous rentrons juste à Norroit avec un reître infirme aussi futé qu'une chèvre. C'est ma femme qui a voulu engager."
"Ah ! Vous parlez de moi là."

Un nouveau soupire d'agacement vida les poumons du vieux Raghnar. De son côté, Patte-Folle était nettement plus rassuré. Avoir un sorcier comme allié pouvait certes être terrifiant par moment, mais moins que comme adversaire. Qui sait, peut être même que lui et son ours aller les accompagnés jusqu'au camp du clan Norroit. Ainsi, la fin du voyage serait nettement moins nerveuse que prévue et le reître infirme pourrait enfin avoir une mission réussit dans sa courte carrière. Il baissa alors son arme et se pencha en avant. Il ramassa son fourreau, qu'il avait fait tombé sur le sol humide du sentier, et rangea son épée. Il repositionna ensuite le tout contre sa jambe blessée, appuyant sa main sur l'enveloppe de cuire entourant le pommeau de son arme. Ainsi, et grâce aux planchettes de bois renforçant son fourreau, il pouvait se servir de sa lame comme d'une canne. Il manqua alors de se faire crier dessus par le vieil homme. Ce dernier n'ayant pas encore reçu la confirmation que les deux inconnus étaient bel et bien des membres du clan, il ne pouvait pas laisser Austyn relâcher son attention aussi facilement. Or, il s'arrêta avant de lever la voix, sachant que, de toute manière, ils n'auraient aucune chance en cas d'attaque, même contre un enfant armé d'un bout de bois. De son côté, Patte-Folle attendait gentiment une réaction du sorcier, lançant simplement :

"Ne soyez pas timide, montrez-vous. N'ayez crainte, j'ai rangé mon épée, je ne voudrais pas que vous me transformiez en corneille."
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Message Ven 26 Avr 2013 - 21:57

L'importun avait d'abord osé qualifier les deux guerriers du clan Norroit du terme de « brigand ». Une véritable insulte pour de valeureux hommes d'armes au service d'un Clan. Knut se permit d'écraser de nouveau le pied de son frère aîné et celui-ci lui fit une petite bourrade dans l'épaule en guise de réponse. Karl était nettement moins réfléchi que son petit frère et en se sentant insulté de la sorte, il n'était pas rare de le voir charger comme un dératé ce qui n'apporterait rien de bon pour la personne qui subirait son courroux, d'autant plus qu'il n'y avait aucune stratégie précise lorsque Karl rentrait dans une véritable furie frénétique. Le futur reître était lui plus modéré et plus tempéré dans ce genre de situation même s'il lui arrivait de craquer et particulièrement quand on remettait ses compétences de combattants en doute. C'était une chose sur laquelle Karl, bien que peu intelligent, aimait bien jouer, taquinant son petit frère pour le faire sortir de ses gonds. Bien sûr ce phénomène c'était atténué avec l'âge et l'arrivée d'une certaine maturité. En bref, le colosse roux était calmé et se mit même à se gausser avec son frère, de manière moins subtile cela dit puis qu'il se tenait son début de ventre tout en rigolant pendant que le futur reître se contenta de laisser échapper un faible rire. Quel en était la raison ? Elle était toute simple : l'étranger semblait vraiment croire que Karl était un ours et que Knut devait posséder des pouvoirs magiques pour arriver à diriger une telle créature sans courir le moindre danger. Sottises que tout cela Karl n'était pas un Zoman et Knut n'avait rien d'un terrible sorcier. Heureusement leurs rires furent rapidement chassée par une voix qui était loin de leur être étrangère. La voix d'un vieil homme du Clan qui correspondait parfaitement avec le nom sous lequel il s'était présenté. Les deux guerriers étaient démasqués et allaient devoir sortir de leur « cachette ». Karl ne cessa pas pour autant de rire comme un bossu toujours amusé par le comique de la situation. Tandis que l'attention du frère cadet fut attirée par le mot « reître », un mot étrange qui caractérisait de nombreux hommes d'armes qui louaient leur épée contre dragon ou cerf sonnant ! Comment pouvait on exercer ce métier et être infirme ? Quand à l'intelligence de l'individu, le jeune homme n'avait rien à y redire car son propre frère n'était pas le plus brillant des êtres au niveau de l'intellect. Le supposé reître invita ensuite les deux Norroit à se montrer et Knut fit un signe de tête à son frère pour qu'il se mette en marche et les deux hommes déboulèrent alors calmement pour faire face à Austyn et ses deux clients. Karl toisa immédiatement le boiteux lui donnant une tape bourrue sur l'épaule manquant sûrement à coup sûr de le faire légèrement vaciller sans pour autant l'envoyer choir au sol. Même s'il passait pour une brute épaisse, le colosse roux savait maîtriser sa force.

- Alors c'est toi la chèvre ? J'ai attrapé des lièvres plus épais que toi aujourd'hui ha ha ! Et c'est avec une telle protection que vous comptez voyager jusque chez vous ? Laissez moi rire ! Ce type se ferait renverser par la première bourrasque de vent ou les premiers flocons de l'hiver !

Karl n'avait jamais été particulièrement doué avec le tact et il disait souvent ce qu'il pensait à cœur ouvert. C'était à la fois une qualité et un défaut. En vivant toute sa vie au même endroits, entourés des mêmes personnes, les gens finissaient par s'y habituer mais c'était autre chose pour les personnes n'ayant pas l'habitude de le fréquenter. Si Knut venait à périr au combat ou d'une quelconque maladie, le rouquin devrait se trouver quelqu'un d'autre pour veiller sur ses arrières et faire en sorte de tempérer son comportement. Le plus jeune des deux s'éclaircit alors la gorge pour prendre la parole sur un ton neutre ponctué par une minuscule touche d'excuse. Il y avait des choses à ne pas oublier que l'on vienne du fin fond des montagnes ou d'une magnifique forteresse du Sud.

- Veuillez excuser les paroles de mon frère. C'est un homme bon et un solide combattant mais parfois sa langue s'active plus vite que ses propre pensées. Il n'y a qu'une femme pour penser qu'un homme du clan Norroit à besoin de protection pour rentrer chez lui. Te ramollirais tu Raghnar pour que tu ais besoin des services d'un étranger ? La région est calme. Cela fait quelques temps que nous n'avons plus croisés de sauvageons en ces lieux.

Knut n'avait pas voulu railler de l'homme mais simplement comprendre pourquoi il n'avait pas prit son courage à deux mains pour ne pas céder aux demandes de sa femme. Était-ce là le sort des hommes mariés qui aussi fort qu'ils étaient, finissaient toujours par ployer l'échine face à leur femme ? Si c'était le cas, le futur reître espérait qu'il n'aurait jamais à se marier devant les anciens dieux. Malheureusement pour Raghnar, Karl en profita pour se moquer quelque peu de l'homme qui avait engagé un reître afin de revenir en toute sécurité sur les terres du Clan Norroit. Ses longs cheveux roux se secouant à chacun de ses rires.

- Ce vieux Raghnar est tellement rabougri qu'il se laisse mener par le bout de sa virilité par sa femme ! Il doit sûrement avoir autant de mal à la soulever qu'à soulever une lame, le bougre ! Ha ha ha ! Et si vous rentriez avec nous ? A moins que vous n'ayez peur du terrible ours roux des Norroit ha ha ha ! Je vous donnerai même du lapin si vous n'êtes pas trop gourmand !

Un bon feu et un peu de viande bien cuite leur ferait le plus grand bien. Les deux frères n'avaient pas prévu de nourrir trois personnes de plus pour ce soir mais ils étaient prêt à sacrifier quelques une de leur prises pour deux membres de leur "village" et un étranger qui avait daigné les accompagné moyennant une compensation financière.
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Message Sam 27 Avr 2013 - 20:04

Finalement, la situation se démêla d'elle-même quand les deux chasseurs se mirent à rire et se montrèrent. Debout au bord du sentier, Austyn les regarda arriver non sans une certaine appréhension. Il se demandait lequel des deux étaient le sorcier. Le magicien était-il le grand roux dont le physique était en harmonie avec le paysage de cette partie du Nord ; montagneux. Ou alors était le plus petit, pourtant un beau spécimen comparer à Patte-Folle qui, avec dix ans de moins, pouvait aussi se vanter d'être aussi bien bâti. Bien sûr, les années, sa blessure, sa démobilisation et ses maigres repas durant ses voyages l'avaient rendu moins impressionnant d'un point de vue athlétique. Néanmoins, le reître aimait bien son physique actuel. Il pouvait plus facilement être sous estimé par des adversaires avec un peu trop d'égo. Ce n'était qu'un détail, mais qui lui avait sauvé la vie à de multiples reprises. Ainsi, quand le plus grand des frères lui balança une tape amicale sur l'épaule, le boiteux fut totalement déséquilibré. il lui fallut sautiller sur sa jambe valide pour ne pas s'écrouler sur le sol rocheux. Ayant déjà était malmené par à peu près tout le monde partout dans les Sept Couronnes, Austyn se contenta de sourire en écoutant les paroles du dénommé Karl. Celui-ci ne montra pas sa politesse, se moquant directement de son interlocuteur. Encore une fois, un tel comportement ne gênait pas du tout Patte-Folle. Il était né dans une famille de berger avec un oncle ivrogne cherchant constamment à s'accoupler avec des chevaux, alors les bonnes manières étaient plus une corvée qu'une habitude pour lui. Le reître boiteux était aussi d'un naturel très honnête, il n'avait ni l'envie, ni les capacités, de mentir et manipuler autrui. Il répondit aussi directement qu'on lui avait parlé et avec un grand sourire amical :

"Au moins, vu les tarifs très bas que je pratique, ils ne peuvent dire que je les escroque. Ils en ont pour leur argent. Par contre, vous vous trompez cher monsieur, je suis un homme, pas une chèvre. ne vous en faites pas, à votre âge aussi j'avais tendance à confondre."

Une phrase qui avait été dite sans méchanceté aucune. L'infirme avait toujours tendance à prendre des phrases au premier degré. Il lui était déjà arrivé de dégondé une porte quand un client lui avait dit de la prendre. De leur côté, les aînés soufflèrent de soulagement, contents de ne pas s'être trompés dans leurs hypothèses. Ils osèrent à peine imaginer ce qui aurait pu se passer s'ils avaient eut à faire à de vrais brigands, Raghnar en particulier. Le vieux guerrier était beaucoup moins conciliant que sa femme concernant les aptitudes martiales de leur garde du corps. Toutefois, il dû avouer que celui-ci avait raison sur un point. Vu le prix qu'ils l'avaient payer, l'affaire n'était pas volée. Il sentit ensuite un peu honteux d'avoir cédé aux désirs de sa femme, surtout devant Knut et Karl, deux des plus talentueux guerrier de Norroit. Cependant, il se reprit vite après les demandes d'éclaircissement du plus jeune des frères et les quelques moqueries de son aîné. Ainsi, il bomba son vieux torse et croisa les bras afin de montrer que, malgré l'âge, il restait un grand gaillard. Il n'était pas aussi imposant que Karl, mais il avait tout de même de beau reste. Il répondit alors :

"Vous devriez quitter Norroit un peu plus souvent, les jeunes. La route depuis Winterfell est longue et moins sûr que nos chères montagnes. Les guerriers de là-bas sont moins efficaces que les notre quand il s'agit de maintenir l'ordre sur le territoire. Donc, suite à des rumeurs disant que des bandits traînaient dans le Bois aux Loup, Ludiwin a réussit à me convaincre de faire appelle à ce bougre incompétent."

"Un bougre incompétent qui t'a désarmé en deux gestes."Précisa la vieille femme avant de se pencher légèrement vers Knut d'un air complice. "Il a accepté que nous soyons accompagné seulement si le moins cher des reître que nous trouverions était capable de retirer sa hache des mains."

Se sentant un peu plus embarrassé à chaque mot de sa femme, Raghnar la somma de ne pas embêter les jeunes avec leurs histoires de couple. Le pauvre homme n'en était d'ailleurs toujours pas revenu qu'un infirme le désarme lui, un colosse ayant appris à manier la hache depuis tout jeune. Un tel épisode lui rappela hélas que l'âge faisait perdre beaucoup et le mit en rogne contre Austyn durant tout le trajet. Ce dernier n'en profita pas pour pavaner. Durant la discussion, Patte-Folle s'appuyait sur son épée-canne et tentait de regarder par dessus le talus d'où était venu les chasseurs. Il observait le coin avec une grande attention, comme s'il attendait que quelque chose en sorte. Il décrocha de son repérage seulement quand il entendit le géant roux parler de partager du lièvre. Sentant son estomac gargouiller sous sa vieille armure de cuire, l'infirme sourit en déclarant :

"Ce serait vraiment gentil de votre part ! C'est avec joie que nous acceptons, si le vieux ne râlera pas après parce que l'on finira le voyage de nuit."

"Oh, non, il ne râlera pas." Fit Ludiwin en souriant. "Pas avec l'escorte que nous avons maintenant. Nous vous suivons."
"Par contre, je crois que c'est l'ours roux du Norroit qui est un peu timide. Je regarde partout depuis tout à l'heure et il n'a pas encore montré le bout de son museau."
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Message Dim 28 Avr 2013 - 12:15

Il s'en était fallu de très peu pour que Karl ne soulève par le col Austyn Patte-Folle et le secoue comme un vulgaire prunier jusqu'à ce qu'il perde tous ses fruits ou remette son dernier repas sous forme de vomi. Se moquer du grand roux revenait à agiter ses fesses nues sous la gueule d'un Lézard-Lion qui n'aurait plus manger depuis une semaine : un véritable acte inconsidéré , limite suicidaire. Heureusement pour le reître du Val, Raghnar venait de prendre la parole ce qui concentra l'attention du frère de Knut sur autre chose que le boiteux. Bombant le torse tel un jeune coq, le vieil homme voulait sans doute se donner une certaine constance guerrière de vaillance ce qu'il réussissait, aux yeux du plus jeune des deux Norroit qu'à moitié. Il revenait avec sa femme de Winterfell. Un long voyage jusqu'ici. Comme l'avait dit l'homme, si les routes des montagnes étaient sûres, les autres ne l'étaient pas pour autant. Knut n'avait que très rarement été plus loin que ses montagnes et son Clan ce qui signifiait qu'il n'avait pas une très bonne connaissance des lieux extérieurs. N'allez pas croire qu'il était totalement inculte, il savait ce que tout roturier et lire un peu très difficilement. Ceci pouvait facilement expliquer pourquoi la femme effrayée avait demandé à son mari d'engager une épée protectrice pour les convoyer jusqu'ici. Par contre c'était se montrer radin que de louer les services d'un homme qui donnait plus l'impression d'avoir sa place bien au chaud, assit près d'un feu plutôt que sur un sentier de montagne, prêt à se battre contre des agresseurs. A moins que l'apparence ne soit qu'une couverture, fourbe et retord servant à donner à l'adversaire la mégarde de sous estimer le reître qui bénéficierait ensuite d'un certain effet de surprise lors de l'affrontement. On ne pouvait de toute manière juger de la valeur d'un homme, l'épée à la main qu'en le voyant se battre ou en l'affrontant. C'était du moins ce que Knut pensait même si l'envie de taquiner Austyn, le titillait, il ne se le permettrait pas car Karl avait déjà dépassé les bornes à ce niveau et relancer les dés de la raillerie reviendrait à donner au reître l'occasion de se moquer du roux et donc de déclencher son ire ce qui n'était sûrement bon pour personne. L'élément comique arriva par après de la bouche de la femme de Raghnar qui affligea sans doute une blessure cruelle à son mari, bien plus cruelle qu'une lame plantée en plein cœur car ses mots étaient nettement plus tranchant que de l'acier Valyrien. En effet, l'homme avait été désarmé par le reître boiteux ce qui signifiait donc quelque chose d'assez humiliant, surtout quand cela arrivait aux oreilles des jeunes guerriers de son clan. C'était le risque à coup sûr que l'histoire se répande à travers tous le « peuple » Norroit ce qui signifierait que le vieux Raghnar verrait sa réputation entachée et nettement diminuée.

- Cela signifie donc que vous n'avez pas engagé un incompétent. Cet homme est donc capable de désarmer un membre de notre clan, bien que ramollit par la vieillesse. J'espère que tu doubleras sa paye car en plus de t'avoir parfaitement protégé, le fait qu'il t'a désarmé me fait bien rire. Protection et divertissement méritent d'être bien récompensés ha ha ha !

- Le vieux Raghnar a sans doute dût oublier comment on se bat par chez nous en se laissant distraire par les hommes du sud. Il est étonnant de le voir rentrer sans être drapé dans de beaux tissus et avec des manières digne d'une donzelle ha ha ha ! Si on avait été prévenu de ton retour, nous aurions pût t'amener une rosse pour que tu puisses faire ton entrée tel un grand seigneur sans avoir à abîmer tes pieds de donzelle, Raghnar  ha ha ha !

Karl donna une bonne tape dans le dos du reître mais celle-ci fut plus sympathique que dans le but de se moquer de lui. S'il avait vaincu ce vieil homme, il avait bien le droit d'avoir un peu de considération. Les deux vieux et le reître semblèrent enchanter par la perspective de faire un petit repas et surtout d'ajouter deux personnes de plus à leur escorte. Le roux ne pût s'empêcher de rigoler lorsqu'Austyn demanda où était l'ours. Karl lui expliqua brièvement qu'il s'agissait de sa propre personne. Au vu de sa taille et de sa carrure, de ses cheveux et sa barbe hirsutes, il n'était pas compliqué de comprendre pourquoi on surnommait le guerrier par ce petit sobriquet. Les deux Norroit conduisirent le couple et leur reître jusqu'à leur feu et Knut mit à griller un lièvre entier pour fêter leur arrivée. Karl quant à lui s'occupa de sa rosse et se mit à caresser la tête de son équidé dans un geste protecteur, presque paternel. Le roux savait prendre soin de son animal. C'était une qualité qu'on ne pouvait lui enlever. Le plus jeune des deux frères quant à lui surveillait tranquillement la cuisson tout ravivant les braises de bois afin de préserver son feu qui lui servirait à cuire la pitance de ses "invités" du soir. En parlant de chaleur, des questions brulaient les lèvres de Knut depuis qu'il avait apprit qu'Austyn était un reître. Il avait déjà entendu parler de ses hommes qui vendaient leur services contre de l'argent au lieu d'être fidèle à tel ou tel seigneur, ils l'étaient à une seule et unique chose : les pièces d'or ! Sur le papier, cela ressemblait à une vie des plus plaisantes, faites d'aventures, de richesses et autres. En regardant Austyn, on ne pouvait pas dire qu'il transpirait la richesse et semblait en excellente forme. C'était peut-être le moment de savoir de quoi il en retournait et de trouver quelques réponses satisfaisantes ou non.

- Alors comme ça vous louer votre épée à qui est capable de se payer vos services ? Certains vous dirait que c'est un acte déshonorable mais je ne le pense pas. Vous tracez votre chemin à la force de votre épée et de votre bourse et ne vivez pas une vie paisible faites d'ennui quotidien. Est ce pour cela que vous avez décider de devenir ce que vous êtes ?
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Message Lun 29 Avr 2013 - 20:05

Face aux moqueries de Karl, le visage Raghnar devint rouge de colère et d'embarras. En son temps, le pauvre était un guerrier talentueux, peut être même autant que les deux frères. Il était sûr que, si le géant roux survivait jusqu'à l'âge du vieil homme, il se retrouverait dans le même état de délabrement. Après tout, sa femme lui répétait toujours, à chaque fois qu'il voulait faire quelque qui n'était plus de son âge, que le temps finit même par entamer les fiers monts du Nord. Bien sûr, il était aussi embarrassé d'avoir perdu un duel contre un boiteux aussi naïf. Dans un coin de sa mémoire, il se repassait le combat au ralenti. Confiant en sa force et son habileté, il avait commencer par attaquer le visible point faible de son opposant avec sa hache. Seulement, le reître usa d'une parade pour dévier l'attaque vers le haut. Austyn fit faire ensuite, avec une rapidité et une fluidité étonnante, à son épée le tour du manche de la hache. Enfin, il frappa le poignet de Raghnar avec le plat de sa lame, le forçant à lâche prise. De tels souvenirs, mêlés de surprise et d’incompréhension, réveillèrent le bleu que le vieil homme avait au poignet. Une douleur qui l'empêcha de répliquer à Karl. Vu la constitution de ce dernier, il n'aurait même pas sentit cette pathétique attaque. Réalisant avec amertume qu'il était devenu trop vieux pour contester quoique soit au géant roux, il se contenta répondre aux propos de Knut concernant l'augmentation qu'il devrait proposer à Patte-Folle :

"Oui, une telle niaiserie chez un être humain est amusante les cinq premières minutes, mais on s'en lasse très vite. Il nous a déjà miraculeusement amené jusqu'ici sans dommages, il aura donc ce qu'on lui doit."
"De toute façon, nous pouvons guère nous permettre beaucoup de dépenses avec les problèmes que nous cause notre plus jeune." Ajouta Ludiwin. "Sinon, nous aurions pris les services d'un reître plus capable. Sans vouloir vous offenser monsieur Patte-Folle."
"Vous en faites pas madame. Je suis du bas de gamme dans l'épée à louer et je le réalise parfaitement."

En effet, contrairement à d'autres innocents dans son genre, le reître boiteux connaissait ses lacunes. Il était conscient que de ne pas savoir lire ou écrire était ne faisait pas de lui un génie. Il était stupide, le savait et, parfois, arrivait à en jouer, même s'il n'était pas un acteur ou un manipulateur. Ainsi, il ouvra la bouche d'ébahissement quand Karl mit enfin les choses au clair concernant son surnom. L'infirme avait toujours été impressionné par les surnoms animales donné à des humains, surtout ceux de bêtes féroces comme Loup, Ours ou Bélier. Il répondit d'ailleurs géant roux que lui même avait un surnom animal, donné par son père et connu de tout son village natale. Dans le Val, Patte-Folle se fait aussi appeler la Palourde de Courtois. Pendant un temps, il fut plutôt fier de ce surnom, jusqu'à ce qu'il découvre à quoi ressemblait une palourde. A l'époque, il couru alors à travers la forteresse de la famille Corbray à la recherche de quelqu'un capable de l'ouvrir en deux pour savoir s'il avait une perle dans le corps. Par chance, son sage grand-frère empêcha l'expérience. Quoiqu'il en fut, l'incident qui endommagea sa jambe peu de temps après lui valu un tout autre surnom qu'il garde depuis ce jour, Patte-Folle.

Dans un grommellement presque incompréhensible, Raghnar accepta de partager un repas autour du feu. Il avait faim, surtout depuis qu'il avait empêché le reître boiteux de chasser, histoire de ne pas perdre encore plus de temps durant un trajet déjà trop lent à son goût. le trio suivit donc les frères chasseurs jusqu'à leur campement. Celui-ci, situé au sommet du talus, fut une véritable torture pour Austyn. Tenter de grimper une pente assez raide avec une jambe endommagée n'était pas une partie de plaisir. L'infirme prit donc plus de temps que les autres à rejoindre le feu, mais il y arriva avec le sourire. Après tout, il aurait pu se retrouver devant bien pire, un escalier. Une fois installé, Patte-Folle put souffler et allonger son membre blessé. Il écouta ensuite le jeune Knut qui semblait intéressé par le métier de reître. Il semblait en connaître un peu sur le sujet, par exemple sur la manière dont les gens percevait la profession. Beaucoup disaient que les reitres étaient simplement des mercenaires ne jurant loyauté qu'au sacrosaint argent, mais peu le osaient le prononcer en face d'un homme d'armes. De son côté, Austyn n'avait jamais été jugé de la sorte. On le prenait pour un fou, un homme stupide ou suicidaire, mais pas comme un homme avide d'or. D'ailleurs, Patte-Folle n'était pas du tout intéressé. S'il avait de quoi vivre sa vie simple, il s'en contentait avec plaisir. Il le fit d'ailleurs savoir au jeune chauve en lui répondant simplement :

"Oh, moi si j'ai commencer à faire ce métier, c'était surtout pour les voyages. j'ai toujours adorer me balader, admirer les paysages et découvrir des tas de choses. Si j'avais eut le pied marin au lieu de cette patte cassée, j'aurai sûrement déjà traversé la mer. Maintenant, je vous met en garde, il y a pleins de moments où vous vous ennuyez. Quand vous restez plusieurs semaines à jouer à la nounou avec un client paranoïaque croyant que son chien veut le tuer. Ou quand vous passerez des mois à voyager avec une personne se plaignant tout le temps, même si vous lui sauvez la vie. Après, on vit aussi beaucoup d'émotions, si on aime les voyages, comme moi, les combats, même si la plupart du temps ils sont contre des gens incapable de tenir une épée correctement, ou l'argent, enfin là, ça dépend de vos compétences et de votre réputation. Désolé, je m'emporte un peu, j'espère ne pas vous avoir décourager."
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Message Lun 29 Avr 2013 - 21:55

La principale raison qui avait fait épouser cette voie si particulière à Austyn était assez terre à terre : le goût du voyage. Assez étonnant dans un sens de constater qu'un homme qui avait temps de mal à maintenir un rythme de marche normal tenait à ce point à découvrir le monde à la sueur de sa Patte-Folle. L'ironie de la vie dans toute sa splendeur. Il avait une vision assez ennuyeuse de son boulot même si on pouvait y déceler peut-être une once de fierté. Il était clair que l'aspect pécunier pouvait fortement attiré Knut. Il était un simple roturier et ses parents n'avaient jamais été bien riche alors l'idée de pouvoir se mette à l'abri de la faim, d'avoir son propre toit et surtout de se parer d'une bonne armure, d'une bonne arme et de se faire souvent plaisir avait de quoi faire tourner la tête de n'importe quel jeune homme de son âge normalement constitué. Si en plus on se forgeait sa propre paye à la qualité de son maniement de lame, les bénéfices pouvaient être assez intéressant. Knut n'était certes pas le meilleur bretteur de Westeros mais il n'était pas une brêle non plus. Karl lui était un excellent combattant car il jouait de sa taille et de sa force pour s'imposer dans le combat sans pour autant réaliser de prouesse technique. Le petit frère lui était moins puissant mais plus rapide et capable de se battre aussi bien avec une épée que sans. Plus habile également. Un tout autre style en définitif qui avait ses propres faiblesses et ses défauts. Un combat entre eux se jouait souvent à peu de chose même si au fil des années, Knut avait plutôt tendance à l'emporter plus souvent sur son frère que l'inverse ce qui était dût en grande partie au manque de diversité du colosse roux et à sa tendance à répéter toujours les mêmes erreurs et les mêmes mouvements. Face à un adversaire de même puissance, le futur reître n'était pas sûr de s'en sortir aussi facilement puis qu'il ne connaissait pas les moindres mouvements de son adversaire. Qu'il serait bon de pouvoir affronter d'autres personnes que les montagnards, de découvrir un peu de pays, de voir d'autres filles, d'avoir assez d'argent sur soit pour ce payer ce qu'il y a de mieux dans une auberge, voir même dans un bordel. De vivre une grande et belle vie, pleine d'aventures, d'or et d'amusement. Knut n'avait jamais rêvé d'être un preux chevalier secourant une belle lady. Tout cela était certes honorables mais bien trop blanc et trop vertueux à son goût. Rien n''était jamais tout blanc et tout noir dans ce monde et ce qui était souvent un signe de pureté se révélait bien souvent être gâtés, telle une dent, par la noirceur de la crasse. Le Montagnard se leva pour découper une tranche de lapin qui semblait plus ou moins cuite et la passer à Austyn. Il se trancha lui même un morceau et mordit dedans. C'était pas la meilleure cuisson de cette lune mais ce serait sûrement mieux que de manger des racines, du moins le pensait-il. Il mastiqua lentement sa bidoche essuyant un peu de juste qui avait coulé sur son menton avant de se reconcentrer sur le reître à la patte folle qui se tenait à quelques mètres de lui. D'une voix neutre, le futur reître se mit à parler calmement.

- Vous avez dût en voir du pays ! De quel coin venez vous ? Avez vous rencontré des brigands sur la route ? Racontez moi comment vous avez ridiculiser ce vieux Raghnar ? Je suis sûr que vous cachez bien votre jeu et que vous êtes meilleur bretteur que ce vous laissez apparaître, sinon vous n'auriez pas pût venir à bout de ce vieil orignac. Bien qu'il soit vieux et têtu comme une bourrique, il doit encore avoir de bons reste en grattent un peu.

Une voix commença à couvrir celle de Knut et ce n'était nul autre que celle de Karl, son grand frère qui venait d'entamer une chanson paillarde ayant pour thème l'ours. C'était sans doute sa préféré car elle faisait allusion à l'animal dont on l'avait affublé. Le roux essayait sans doute de mettre un peu d'ambiance et d'entrain à cette soirée à sa façon mais c'était aussi le meilleur moyen d'attirer l'attention sur eux. D'un côté, le futur reître n'était pas contre un peu d'action éventuelle mais par les temps qui courait, il y avait plus de chance que le fumet de la viande attire quelques loups ou goupil plutôt que des braconniers ou d'autres engeances du genre. Knut ramassa un caillou et le jeta nonchalamment en direction du crâne du ménestrel improvisé qui chantait aussi mal que Patte-Folle était capable de sprinter sur ses deux jambes. Karl se retourna et éclata de rire avant de reprendre de plus belle avec encore plus d'entrain comme s'il souhaitait faire partir tous les animaux des environs à l'aide de sa grosse voix sonore. Le futur reître reposa son attention sur Austyn qui était une véritable énigme pour lui. Quelque part, le jeune montagnard enviait l'infirme qui malgré son handicap vivait tout de même sa vie comme il l'entendait sans être obligé de se plier aux ordres d'un lord ou d'un clan à tout bout de champ. Le jeune homme s'abaissa pour souffler sur le feu afin de lui rendre un peu de fougue puis il prit la parole sur un ton toujours aussi neutre. Se montrer directement intéressé pour quelque chose était pour lui montrer que la balle était toujours dans le camp de son interlocuteur. Une grave erreur sauf si l'on désirait avoir l'air d'un pantin entre les mains d'un marionnettiste.

- Vous comptez rester dans nos montagnes longtemps ? Je doute que vous trouviez beaucoup de personne pour se payer vos services. Le Norroit choisit toujours des hommes des membres du clan pour l'accompagner quand il descend plus au Sud et je doute qu'il y redescende avant une prochaine demande des Stark. En parlant d'eux, vous êtes passé par Winterfell ? C'est comment comme endroit ?
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Message Mer 1 Mai 2013 - 19:39

Alors qu'il expliquait sa manière de voir le métier de reitre au jeune Knut, Austyn fut ravi de recevoir un morceau de lapin. Il mordit dedans sans véritable retenu, trop content d'avoir quelque chose à manger. Certes, n'étant pas très riche, il pouvait lui arriver de sauter des repas sans problèmes, mais les émotions de ces dernières heures lui avaient ouvert l’appétit. Avec un morceau de viande tendre entre les dents, il écouta donc le plus petit des deux frères lui envoyer une seconde salve de questions. Patte-Folle ne put s'empêcher d'être étonné devant autant de curiosité. Généralement, seuls les enfants s'intéressaient à son travail. Les adultes, eux, se contentaient de critiquer un tel choix de carrière ou de demander des renseignements à d'autres hommes d'armes moins boiteux. Voir un guerrier vouloir en savoir autant à son sujet lui faisait plaisir et le mettait presque mal à l'aise. Si Knut embrassait la carrière de reitre, alors l'infirme risquait d'avoir un peu plus de concurrence. Néanmoins, étant positif de nature, il se disait aussi qu'un morceau comme son interlocuteur viserait sans doute dans le client de plus haute gamme. Il finit donc de mastiquer sa nourriture avant de répondre à toutes les questions à part peut être une, car le vieux Raghnar le fixait avec des yeux noirs :

"Pour sûr que j'ai vu du pays depuis que je suis partit de mon Val natal. Conflans, Port-Réal, Port-Lannis et, bien sûr, le Nord. Tout ces endroits ont leur charme unique et le lots de problèmes qui vont avec. Alors, en effet, j'ai déjà rencontré du brigand durant mes voyages, des bêtes sauvages et même un chevalier. Enfin rencontré est un grand mot, il galopait à toute vitesse et a bien faillit écraser mon client de l'époque avec son cheval. Sur ce trajet par contre, nous n'avons pas rencontré de problèmes."
"Encore heureux !" Envoya le vieil homme.
"Vous savez, si vous continuez à râler je pourrais lui expliquer, qu'en plus de m'avoir sous-estimé et de trembler comme une feuille, je vous ai désarmé parce que vos yeux trahissent vos attaques aussi facilement qu'un Lannister se jette sur une pile d'or...oups, je viens de le faire."

Visiblement énervé d'être de nouveau humilier, Raghnar manqua de se lever pour donner une correction à Austyn. Heureusement, sa femme le retint et le força à écouter Karl se donner en spectacle. De son côté, Patte-Folle haussa les épaules en souriant. Il hocha ensuite la tête au rythme des paroles crachées par l'ours de Norroit. Il ne le trouvait pas si mauvais que cela, comparer aux paysans de son village natal ou à certains de ses clients. Bon par contre, par rapport à des vrais ménestrels, sa voix donnait envie de se percer les tympans avec une cuillère. Alors qu'il commençait à taper dans ses mains, il encouragea Ludiwin à chanter elle aussi. La vieille femme avait fait démonstration de ses cordes vocales durant le voyage, récitant des comptines du folklore nordique avec une belle voix. Trop timide et n'ayant aucune chance de concurrencer les tonnes de décibels s'extirpant de la bouche du géant roux, elle refusa. Son mari, trouvant enfin un moyen de se venger, calma les ardeurs de Karl et la convainquit de pousser la chansonnette. Elle se lança donc dans une petite comptine avec comme héros, un petit ours, histoire de rester dans le ton de la soirée. Le reitre boiteux l'accompagna donc en tapant dans ses mains, tout comme son mari qui frappait du pied sur le sol. Ensuite, l'infirme écouta les nouvelles interrogations de Knut. Il grinça alors des dents en apprenant qu'il n'aurait sans doute personne à redescendre dans le Sud mais, surtout, qu'il aller devoir décrire un endroit à quelqu'un. En effet, s'il aimé voyager, dépeindre les paysages avec des mots lui était ardu, surtout à cause de son manque de vocabulaire. Il tenta néanmoins d'éclairer la lanterne de son interlocuteur tout en le rassurant :

"Oh, mais je ne cherche pas à me faire engagé par des hautes figures de votre clans. Ma clientèle est surtout composée de paysans, de saltimbanques et de petit commerçants. Donc, je resterai le temps de trouver quelqu'un comme ça. Disons que je resterai quelques jours, une semaine maximum, avant de repartir vers Winterfell. Quant à la capitale du Nord, elle est...comment dire...ancienne, froide et boueuse, mais toujours impressionnante d'un point de vue archesitu...non, architaciturne...non, non...archi...Enfin d'un point de vue de la construction."

Incapable de trouver le nom qu'il cherchait, Austyn préféra s'arrêter là avant de détériorer un peu plus un tel chef d’œuvre avec ses paroles. En plus d'un problème de langage, Patte-Folle avait le plus grand respect pour les paysages qu'il aimait. Qu'il s'agisse d'une montagne, d'une forteresse ou même d'une plage, il pensait qu'il ne fallait mieux ne pas les décrire si on avait pas le vocabulaire approprié. Mais alors qu'il s'excuser de ne pouvoir continuer, l'infirme réalisa une chose. Le jeune homme chauve ne connaissait rien à la capital de son royaume. Certes, il connaissait des tas de personnes qui n'avaient jamais quitté leur village natal, mais un gars aussi curieux. Un tel comportement poussa le reitre à faire preuve d'une grande curiosité dans ses futurs paroles :

"En tout cas, vous m'étonnez. je croyais qu'un petit baroudeur comme vous aurait déjà visiter Winterfell. Vous n'êtes jamais sorti du Norroit ? Même pas pour accompagner vos chefs ?"
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Message Mer 1 Mai 2013 - 22:16

Le vieil infirme semblait particulièrement content d'avoir quelque chose à se mettre sous la dent. Au vu de la radinerie dont pouvait faire preuve Raghnar, la meilleure preuve pour illustrer ce défaut était le choix du prix à payer pour se louer une épée, il n'était pas étonnant de penser qu'Austyn n'avait pas eut grand chose à manger, ou du moins quelque chose appétissant, tout au long de son voyage avec les deux montagnards. Sans compter qu'il ne devait pas gagner des fortunes avec son métier. Quel métier en parlant de ça ! Pouvoir vivre au jour le jour à la sueur de sa lame, tout en collectant de l'argent, en voyant du pays, en goûtant aux femmes des sept couronnes, en se faisant un nom, une renommée. Tout cela était bien plus excitant que de vivre toujours au même endroits, avec les mêmes personnes. La profession de reître n'était peut-être pas la plus honorable mais elle offrait des à côtés dont beaucoup de jeunes garçons et d'adultes rêvaient. Cependant avec les années et le manque d'ambition et de courage, ce rêve s'éloignait de la réalité pour ne plus être qu'un désir de roturier enfouit tout au fond de son être. Knut le savait. Il savait que son frère y avait déjà songé par le passé et que d'autres membres du Clan Norroit avait un jour désirer vivre leur propre vie mais aucun (ou alors très peu) était passé à l'acte. Vivre chez les Norroit, servir le Norroit et ne jamais rien connaître d'autre que les montagnes, tel était le fardeau de Knut ... sauf bien sûr s'il décidait de s'en affranchir. Ce ne serait pourtant pas chose aisée, loin de là. Quitter sa famille et ses sœurs seraient un véritables déchirement. De plus, décevoir son père qui avait passer temps d'années à former son fils pour devenir un guerrier obéissant du Clan seraient vouées à l'échec par la simple volonté de son fils. Sans compter la honte qui en rejaillirait sur lui ou du moins c'était ce qu'il penserait ce brave et fier paternel. Seulement voilà, son fils n'avait pas les mêmes aspirations que lui et peut-être que le temps de voler de ses propres ailes n'allaient pas tarder à arriver. Le futur reître devra alors ce jour là prendre sur lui et quitter le Clan Norroit sans se retourner. Peut-être serait-ce là une véritable erreur et qu'il finirait par revenir au bout de plusieurs semaines. Peut-être qu'une fois calmé par les années, il referait son apparition pour servir le Norroit ou peut-être que sa nouvelle vie lui irait comme un gant et qu'il ne songerait même plus à revenir, si ce n'était pour prendre quelques nouvelles de sa famille. Une fois livré à lui même, il faudrait survivre et chasser afin de se nourrir. Se rendre sur les terres de nobles seigneurs afin de trouver quelques personnes susceptible d'avoir besoin de ses services. Il faudrait également tâcher à ne pas viser trop haut pour ne pas être la risée des reîtres mais surtout arriver à ce faire un nom pour que la première personne à qui penserait un Lord lorsqu'il aurait besoin d'une l'âme soit Knut ! Plus facile à dire qu'à faire à première vue. Chassant ses pensées indésirables de son esprit, le plus jeune des montagnards ici présent décida de se concentrer sur les paroles d'Austyn Patte-Folle.

Il ne pût s'empêcher de rire quant à nouveau, le reître se moqua du vieux Raghnar, qui soit dit au passage l'avait bien chercher. S'en suivit un petit concerto féminin. Heureusement que l'infirme reprit la parole sinon Knut ignorait comment il aurait encore pût tenir face à cet énervant tintamarre. Même si Karl chantait mal, il était au moins habitué à sa voix de braillard et avec le temps ses tympans s'y était fait. Un peu comme un fauteuil gardant la trace de postérieur de son unique propriétaire. Peut-être que le reître trouverait quelques clients parmi les paysans locaux mais sincèrement Knut en doutait. Austyn était passé par Winterfell et la description qui l'en donna avait de quoi être un peu insultante pour le domaine des Stark mais il ne s'en offusqua pas. Dans le fond, le Nord était une région toute à fait à part des autres parmi les sept couronnes et il était tout à fait normal qu'un étranger ne trouve pas l'endroit des plus reluisant et esthétique. Puis après tout, qu'est ce que Knut connaissait réellement de l'apparence du quartier général des Stark mis à part ce qu'on lui en avait rapporté ? Il n'y avait jamais mit les pieds et n'était jamais passé à côté. Il n'avait jamais quitté sa montagne et ce pour le simple fait qu'il n'avait jamais été appeler pour d'éventuelles escortes à l'extérieur des terres Norroit. Il sortait bien chasser avec son frère de temps en temps comme aujourd'hui mais cela s'arrêtait là.


- Non jamais au grand jamais. Je n'en ait jamais eut l'occasion. Le plus loin que je sois allé c'est le pied de ces montagnes, vieil homme. Mon père lui a déjà quitté le Clan à plusieurs reprises pour s'aventurer plus au Sud à la demande du Norroit. Je ne dois pas encore être assez bon guerrier pour ce genre de chose de toute manière. Je manie bien la lame mais Karl conviendrait plus pour ce genre de chose ... rien que pour son côté ... disons le ... plus dissuasif ! Le Val ? C'est pas la porte à côté je crois. C'est comment par chez vous ? Il fait plus chaud non ? C'est pas trop dur pour un vieillard comme vous de s'acclimater à notre froidure du Nord ? Y a des vieux illuminés qui arrêtent pas de répéter que l'hiver approche à grand pas et ça rigolera pas dans le coin, pour sûr. C'est un peu cocasse quand on sait que le dernier n'est pas si éloigné. Enfin c'est ce qu'ils racontent et il parait qu'il sera plus terrible que les autres. Y en a d'autres qui disent que quand c'est l'hiver dans les montagnes, l'est pas temps de pisser dehors sinon on vous la coupera car elle sera plus vite bleue que vous ne pouvez l'imaginer ! Vous avez déjà vu de la neige là d'où vous venez ?
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Message Sam 4 Mai 2013 - 13:33

Les chansons, ou plutôt le boucan, en canon qu'offraient Karl et Ludiwin amusait beaucoup Austyn. Une telle ambiance était assez rare durant ses voyages, ses clients préférant lui souffler dans les bronches ou simplement l'ignorer. Avec sa réputation de concurrent au titre de plus mauvais reître des Sept Couronnes, Patte-Folle avait beaucoup moins de chance de tomber sur des gens amicaux que ses collègues plus respectés. Non pas qu'un tel manque de bonne humeur le gênait, voyager et voir de magnifiques paysages et étranges coutumes suffisaient à son bonheur, mais il aimait voir ses clients avoir le sourire. Pour une fois qu'ils ne les avaient pas perdu dans une attaque de brigand ou de bêtes sauvages. Il profitait donc de ce moment avec un grand plaisir, dandinant ses épaules de gauche à droite. Au bout de quelques minutes, alors qu'il entendait la voix de l'ours commencer à s'assécher, l'infirme réalisa qu'il pourrait rajouter un peu plus de chaleur dans l'atmosphère. Il fouilla alors rapidement dans son sac et en sortit un tonnelet en chêne remplie. Il la déboucha et huma la forte odeur d'alcool qui s'en extirpé. Il s'agissait là d'une préparation familiale, une liqueur dont Austyn en connaissait la recette par son père. Il l'avait distillé à Port-Réal plusieurs mois auparavant et le faisait fermenté dans son sac durant ses voyages. Ainsi, il pouvait en boire de temps en temps pour se rappeler de son village natal. Le liquide était assez fort pour contrecarrer la température qui baissée bien plus vite que le soleil disparaissant derrière les sommets des montagnes. Il attrapa ensuite une coupe de bois dans son sac et servit la liqueur. Enfin, il la tendit au géant roux en déclarant :

"Tiens, bois ça, c'est un petit alcool du Val. On s'en servait pour nettoyer les étables avant le retour des transhumances, mais je suis sûr que vous, les gaillards du Nord, vous picolerez ça comme du petit lait." Il se tourna ensuite vers Knut avec le sourire. "Vous en voulez aussi ?"

Alors qu'il attendait de voir la réaction de Karl à sa liqueur, Patte-Folle écoutait le jeune chasseur chauve parler du fait qu'il n'avait pas encore quitté ses montagnes natales. Il semblait mourir d'envie de partir à l'aventure, comme le reitre boiteux à son âge. En effet, l'infirme avait dû attendre un bout de temps avant de pouvoir quitter les alentours de son village natal et de la forteresse de Cordial. Seulement, il n'avait pas désespéré et, aujourd'hui, grâce à plusieurs coups du destin, ou de l'un des multiples dieux peuplant les mythes de Westeros, il avait pu réaliser son rêve de voyage et d'aventures. Il répondit donc à Knut :

"Vous savez, moi aussi je suis resté un bon moment non loin de l'endroit où j'ai vu le jour alors que j'avais envie de découvrir le monde. En fait, sans le garde saoul qui m'a amoché la jambe et si je n'avais pas pris la décision de retrouver mon petit frère fugitif, je n'aurais sans doute jamais vu plus loin que les remparts de la Porte Sanglante. Les croyants vous direz que c'est le destins, les autres que j'ai su saisir les bonnes opportunités au bon moment, mais moi ce que je ne sais qu'une chose. Si vous n'abandonnez pas votre but, vous arriverez à l'atteindre à un moment ou un autre. En plus, vous me semblez aussi compétent que votre frangin et votre physique pourrait faire rougir pas mal de gros bras de Port-Réal. Pourquoi ne demanderiez vous pas à votre père ou seigneur de l'accompagner pour la prochaine sortie ?"

Suite à cette explication, Austyn réfléchit à toute les questions que son interlocuteur venait de lui poser à propos du Val et de son adaptions au climat glacial du Nord. Il remua ses souvenirs à propos de son royaume, réanimant une certaine nostalgie. Certes, il ne regrettait pas d'avoir pris la route, mais voilà plusieurs années qu'il n'avait pas vu son imbécile de père, sa soularde de mère et ses frères et sœur. Il se demandait si Abygail avait finalement réussit à devenir la régulière d'un homme riche et n'avait plus à relever sa robe pour des pécores. Si Lucian avait finalement quitté le service des Corbray et repris la bergerie. Enfin, si Damian avait pris le noir où était enterré avec une dizaine d'autre criminels dans une fosse commune de Port-Réal. Il secoua alors la tête pour éviter de trop y penser. Il savait qu'un jour, ses pérégrinations le ramènerait à Cordial, il fallait juste un peu de patience. Il se contenta donc de dire :

"Oh, je suis né dans une famille de berger. Toute mon enfance, je dormait la moitié du temps à la belle étoile, quelque soit le temps. C'est vrai qu'il ne faisait pas aussi froid que par chez vous, d'ailleurs les seuls fois où je voyais la neige à l'époque, c'était au loin dans les montagnes. Mais ce vieux cuir qui me sert de beau peau sait s'adapter à vos températures, avec l'aide d'une petite fourrure. J'ai entendu parlé du climat du coin du les différents Hivers, c'est vrai que vous perdre votre nez si vous restez trop longtemps dehors ? En tout cas, c'est sûr que les seuls endroits où vous, les gens du Norroit, risquez de mourir de froid, c'est au nord du mur, vous l’apercevez d'ici ?"
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Message Sam 4 Mai 2013 - 22:03

Austyn alla tendre un petit alcool bien de chez lui et Karl l'avala d'une traite comme s'il s'agissait d'une simple pinte de bière. Il devint ensuite rouge et se mit à tousser en se frappant le thorax à l'aide de sa grande paluche. Pendant que l'ours roux cherchait son souffle, Knut signifia d'un simple geste qu'il ne souhaitait pas boire la fameuse liqueur du Val. Pas que l'homme du Nord soit du genre à cracher sur une goutte d'alcool, loin de là. Il aimait bien boire quelques pintes et se marrer jusqu'à plus soif. Cependant pour le moment, la nuit tombait et ils étaient à l'extérieur du village ce qui signifiait qu'ils étaient exposés aux prédateurs du coin ou cas plus rare, à d'éventuels brigands. Ne pas être en pleine possession pour une escorte ou monter la garde revenait à donner une épée à un enfant : totalement irresponsables. Si Karl souhaitait se bourrer la tronche, c'était son problème mais la gorge du futur reître resterait aussi sèche que certaine terres de Dorne. Loin de lui l'idée de perdre sa vie à un âge si jeune. Patte-Folle semblait avoir eut envie de parcourir le monde lui aussi même si les raisons qu'il évoquait étaient forts différentes de celles de Knut. Karl n'était pas un fugitif et le montagnard gambadait toujours bien sur ses deux jambes, aussi bien sur la gauche que sur la droite. Si Knut partageait cette envie lui aussi, il n'allait pas la mettre facilement à exécution car il redoutait plus que tout autre chose la réaction de son père plutôt que les affres de la vie de reître ce qui en disait long à propos du respect qu'il éprouvait pour son géniteur. Quant au compliment que Patte-Folle venait de lui faire, il était peut-être vrai mais un peu trop banale à son goût. Comparé à Karl, Knut était une brindille opposée à un tronc de barral.

- Tout simplement parce que n'est pas à moi de m'imposer. Une fois que j'aurai fait mes preuves à leur yeux, je leur apparaîtrait comme une évidence et ils me proposeront ce genre de chose mais pas avant. Plus le temps passe et plus ce jour se rapproche. Du moins je l'espère.

Une réponse certes un peu froide mais que Knut considérait comme juste. Il ignorait pourquoi on ne lui avait jamais demandé son aide pour ce genre de choses et en avait tiré ses propres conclusions personnelles. Austyn Patte-Folle répondit ensuite aux questions du futur reître en lui narrant les conditions dans lesquelles il vivait durant son enfance. L'homme qui louait son épée était un fils de berger qui semblait assez intéressé par la vision du Mur. Le Mur était une chose que l'on entourait de beaucoup d'histoires. Ce que Knut était sûr à son propos c'est qu'il fonctionnait assez bien ne laissant sûrement passer que très peu de sauvageons du côté de Westeros.

- Si on descend par l'autre côté et qu'on remonte un peu avec un peu de chance vous pourrez en apercevoir un petit morceau au loin mais ce ne sera certainement pas très impressionnant. Du moins c'est ce que j'imagine.  Je ne me suis jamais rendu jusqu'au Mur pour témoigner de sa grandeur ou de son épaisseur. Peut-être qu'un jour, j'irai jusque là si on me le permet. A moins que cet idiot de Karl ne fasse une bêtise assez grosse pour être obligé de prendre le noir. Auquel cas, je me sentirai obligé de le prendre aussi pour veiller sur sa grosse carcasse d'ours mal léché.

Knut ne s'imaginait pas vivre une telle vie. Cloué au même endroit comme il l'était pour le moment était déjà assez difficile à vivre mais rajouter à cela le vœux de célibat et le fait de mettre sa vie en possible danger sans en retirer un bénéfice financier. Une sorte de version de sa vie encore plus restrictive qui lui faisait froid dans le dos.
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Message Mar 7 Mai 2013 - 17:40

Assis près du feu, Austyn réchauffaient ses mains une fois qu'il terminé d'avaler son morceau de lapin. Il écoutait Knut lui parler du Mur. Comme pour tout autre édifice naturel ou construit par l'homme, Patte-Folle avait toujours été intrigué par cette gigantesque limitation de glace empêchant les sauvageons et un tas d'autres créatures de fondre sur Westeros. Il espérait un jour le voir de près, mais n'en faisait pas non plus une idée fixe. Après tout, il rêvait aussi de voir les pays de l'autre côté des mers du sud, les beautés de Hautjardin ou même le désert de Dorne. Même s'il pourrait ne jamais approcher un seul d'entre eux, il ne serait pas non plus déçu. Il était déjà content d'avoir eut la chance, lui le fils de berger, d'avoir traversé la Porte Sanglante et d'avoir traverser plusieurs des Sept Couronnes. Durant son séjour à Norroit, il n'hésiterait toutefois pas à se rendre là où le jeune homme chauve lui avait dit qu'il pourrait avoir un aperçu du Mur. L'infirme serait bête de ne pas sauter sur une telle opportunité.

Ensuite, Austyn réfléchit aux premières paroles que son interlocuteur avait prononcées. Il déclara d'un ton un peu froid qu'il attendait que son tour ne vienne et qu'un membre du clan lui propose de descendre dans le Sud. Bizarrement, de telles paroles ravivèrent certains souvenirs chez Patte-Folle. Non pas de sa propre histoire mais de celle d'un vieille qu'il avait connu du temps où il était au service des Corbray. Sans trop savoir pourquoi, il se sentait d'envie de raconter cette histoire Knut, pourtant il n'était pas du genre à aimer le faire. Son père n'avait jamais cesser de lui déblatérer ce genre d’anecdotes pour lui faire la moral et l'infirme ne s'y était pas vraiment remis. Il sentait donc qu'il aller parler comme son stupide paternel, mais il se lança toutefois et dit :

"J'ai une histoire à vous raconter. Je ne sais pas si pourrait vous aider ou pas, mais au moins ça nous permettra de ne pas trop perdre de tympan en écoutant les cris étranges de votre frère. Quand j'étais encore soldat, je connaissais un vieux vétéran qui passait son temps à picoler dans un trou à rat de Cordial. Un jour, il m'a raconté que, dans sa jeunesse, le type était le meilleur garde de la forteresse. Fin stratège, excellent à l'épée et au bouclier, il aurait bien pu devenir un officier. Seulement, il n'osait pas s'imposer, dire à ses supérieurs qu'il voulait prendre quelques responsabilités. En fait, il attendait qu'on lui offre une promotion pour tout ses services. Les années passèrent et passèrent, mais personne ne vint. Finalement, le jour où il était trop vieux pour continuer de servir les Corbray, il rendit ses armes au vieux capitaine et lui demanda pourquoi il n'avait jamais été promu alors qu'il était clairement meilleur que les autres. L'officier lui répondit alors, d'un air stupéfait, qu'il ne l'avait jamais promu parce qu'il ne l'avait jamais proposé, ni même montré. Je n'ai pas très bien saisit la morale de cette histoire mais s ça peut vous..."

Soudain, Austyn s'interrompit. Il regarda de gauche à droite à la manière d'un chien reniflant une odeur inhabituelle. Avec une certaine difficulté, il s'appuya sur sa canne épée et se leva. Il semblait de moins en moins rassurer au fur et à mesure que les minutes passaient. Il finit par dégainer son arme, faisant sursauter Raghnar et sa femme. Devant la réaction du vieux couple, Patte-Folle finit par dire :

"Dis donc, les têtes de loups que vous avez là. Vous êtes sûr d'avoir abattu toute la meute ? Parce que là, j'ai l'impression que des bestioles pas contente sont dans les bois autour de nous."
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Message Mar 7 Mai 2013 - 19:58

Austyn se sentait apparemment d'humeur bavarde. Peut-être était-ce dût au fait qu'il avait dût voyager avec un vieil aigri blesser dans son honneur qui n'avait sûrement fait que lui adresser la parole pour se moquer de lui ou remettre ses capacités ou sa parole en doute ? Knut ne l'ignorait. En tout cas le reître semblait vouloir parler comme allait en témoigner l'histoire que Patte-Folle commençait à conter. Une histoire qu'il tenait lui même de la bouche d'un autre conteur qui prétendait que le récit était autobiographique. Ce récit ressemblait un peu à l'histoire du montagnard. Un homme pleine de qualité qui attendait qu'on lui donne sa chance au lieu de la saisir lui même. C'était une suggestion un peu grossière mais tout de même habilement amenée qui devait sans doute avoir pour but de faire réfléchir le cadet des frères. Il était vrai que Knut n'avait jamais voulu saisir sa chance même s'il estimait mériter mieux. Pour quelle raison ? Tout simplement car il estimait que ce n'était pas à lui de choisir. Bien qu'il était assez débrouillard avec une épée à la main, pas trop idiot et doué d'une bonne condition physique, il ne possédait pas autant d'expérience qu'un homme comme son père. Si son père ne le considérait pas encore prêt, ou tout autre homme bénéficiant de la même expérience, c'est qu'il ne l'était pas et par respect, il ne pouvait s'opposer à cette décision. Cependant, Knut devait bien reconnaître que cette envie de partir à l'aventure et de vivre de sa propre lame l'émoustillait au plus haut point, bien qu'il ait rangé cette idée dans un coin de sa tête depuis un moment, la présence et les suggestions déguisées de Austyn Patte-Folle ne faisait que raviver la flamme de son envie pour la transformer en un gigantesque brasier qui lui donnerait peut-être la force d'affronter son père dans un avenir proche afin de mener sa vie comme il l'entendait. Peut-être qu'il ne deviendrait pas un reître mais qu'il défendrait sa propre cause pour pouvoir accompagner le Norroit si besoin à l'extérieur du village. Ce serait déjà un sacré pas en avant. Cette pensée venait d'effleurer son esprit lorsque la voix de Karl cessa enfin de pousser ces beuglements afin de se fourrer la bouche avec quelques morceaux de lièvres. Cela faisait du bien aux oreilles. Les animaux n'allaient pas tarder à approcher maintenant qu'il n'y avait plus de nuisances sonores pour les effrayer et les maintenir à l'écart. Seul le feu pouvait avoir une utilité pour éloigner les bestioles noctambules effrayées par la luminosité que produisait les flammes. Pendant que le roux se gavait de viande tout en la partageant avec le vieux Raghnar et sa femme, Knut se retourna pour écouter les nouvelles paroles d'Austyn. Il semblait inquiet ou préoccupé par quelque chose. Des loups ! Des loups ! Voilà ce qui l'intriguait. Il avait remarqué les têtes découpées et il se demandait si les deux frères les avaient tous eut. En théorie oui ... sauf s'il y avait plusieurs meutes ce qui était tout à fait possible. Avec ces créatures, difficile de connaître leur nombre. Soit Patte-Folle avait ressenti ou entendu quelque chose qui trahissait la présence de ces créature, soit la nuit du Nord ne le rassurait pas et il commençait à souffrir d'une certaine paranoïa. En compagnie d'inconnu, dans un région étrangère, c'était somme toute possible même si Knut doutait que le reître soit aussi trouillard et peu habitué à passer ses nuits en tremblant loin de sa demeure. Le futur reître haussa alors les épaules pour prendre la parole sur un ton neutre afin d'afficher ce qu'il savait sans occulter la possibilité qu'il y ait encore de ces mammifères dans les environs.

- Je n'ai rien entendu mais vous pouvez être sûr que nous avons occis une meute au complet pendant le jour. C'est possible que la meute n'était pas au complet à ce moment ou encore qu'il y en ait plusieurs qui vivent par ici. Ce serait même fort probable même si le feu devrait les tenir à distance, du moins si on veille à ce qu'il reste allumé. Il est fort probable que le fumet de notre pitance cuite l'est ait attiré jusqu'ici. Auront-ils le courage de venir jusqu'à nous ? Sans doute pas s'il y a du mouvement de notre part. Ranger votre épée, sauf si vous souhaitez vous aventurez dans l'obscurité aux alentours. Sauf votre respect, avec votre jambe vous seriez une cible facile pour tout prédateur tapis dans l'ombre qui n'aurait qu'à vous attendre pour vous croquer menu et se casser les dents sur votre viande bien coriace.

Knut se leva et s'étira en baillant comme une outre bien remplie. Il se frappa le ventre pour signifier qu'il était repu puis il se tint aux aguets en mettant un doigt sur ses lèvres pour intimer au reître de se taire afin de pouvoir écouter calmement ce qu'il se tramait aux alentours. Même Karl avait cessé de parler pour écouter calmement et guetter le moindre signe d'hostilité animal. Rien ne laissait présager la présence de loup dans les environs jusqu'à ce qu'un hurlement résonne. C'était clairement le cri de ce type d'animal. Il n' y avait plus à douter. Knut et le géant roux n'avait pas mit fin à eux seuls à la présence de ces maudites bestioles dans le coin. Sortir maintenant était inutile, il allait falloir se montrer patient si on ne voulait pas tomber dans le piège et céder à la panique. Mourir de la gueule d'un loup serait un véritable affront pour le montagnard. Le cadet des deux frères se gratta la barbe avant de prendre la parole sur un ton tout aussi neutre qu'à son habitude. Inutile de montrer de l'inquiétude, cela ne ferait qu'effrayer la femme du vieil aigri.

- Je propose que nous établissions des tours de gardes. La femme de Raghnar sera bien sûr épargnée de cette corvée. De cette manière nous pourrons tous goûter à un repos bien mérité tout en étant sûr de ne pas se réveiller au petit matin avec un jarret en moins. Une fois reposé nous pourrons avisé tranquillement de la situation. A moins bien sûr que vous n'ayez une autre idée ?
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Message Ven 10 Mai 2013 - 16:51

Debout près de feu, Austyn était, pendant quelques instants, le seul à croire qu'une troupe de bêtes sauvages rôdaient autour du campement, attirés par la viande cuite, et la fraîche aussi. De tout évidence, Patte-Folle ne pouvait pas blâmer ses compagnons, car il n'avait presque rien vu, senti ou entendu. Certes, il avait entraperçu des branchages remuer, mais rien que le vent ne puisse pas faire seul. Non, son sentiment était bien plus profond. Ce que ses sens ne percevaient pas, cette présence que ses prunelles bleutées ne percevaient pas, ce que ses narines de reniflaient pas, ce que ses oreilles ne discernaient pas, ses tripes le sentaient. Durant ses multiples vies, dans les pâtures, dans un château ou sur les routes, l'infirme savait que s'il y avait bien son flair était toujours digne de confiance. Après tout, malgré son incompétence et les attaques subies par les bandits de tout poils, il avait toujours réussi à survivre en écoutant les sentiments de ses entrailles. Fort d'un tel instinct de survie, il restait pour le moins sur ses gardes, même quand Knut lui expliqua que le groupe n'avait rien à craindre tant que le feu restait allumé. Il finit néanmoins par suivre les indications du jeune chasseur. Il était l'autochtone, il savait donc quand il fallait s'inquiéter ou non. De son côté, le reitre était encore relativement nouveau dans les contrées du Nord. Il n'était arrivé à Winterfell voilà seulement trois mois de cela. Il avait eut le temps de faire deux ou trois petits travaux avant de rencontrer Raghnar et son épouse. Il ne connaissait donc pas grand chose aux loups et à leurs habitude, ces derniers s'aventurant moins dans les terres du sud. Il rangea donc sa lame dans son fourreau sous les ricanements de son vieux client, trop content de voir Austyn être tourné en ridicule. Patte-Folle s'appuya de nouveau sur son épée-canne et répondit à Knut d'un air faussement rassuré :

"Oh, je ne comptais pas me rendre dans le noir pour faire face à la bête. Je suis juste un peu moins sûr que vous à propos de la peur que peut inspirer ce feu. J'ai déjà vu des bêtes affamées attaquer malgré le brasier. Mais, en même temps, je me fais aussi peut être des idées, le voyage a été long et mon esprit est prêt à inventer n'importe quoi pour m'aider à supporter la douleur de ma jambe. Une fois, j'ai même cru que je causai avec une vache dans une taverne, mais en réalité il s'agissait simplement d'une serveuse très moche."

Comme pour le punir d'avoir un peu douté de son intuition, les Dieux firent presque aussitôt hurler un loup. L'infirme ne dégaina pas, mais n'était pas pour autant très rassurer. En effet, une sensation désagréable commençait à l'envahir et à faire des nœuds avec son estomac. Il prit alors une grande respiration pour la calmer. Ce sentiment de peur et de stress, il le connaissait bien. A chaque combat imminent, toutes les fois où la situation devenait tendu, il ressentait la même chose. Avec l'âge et l'entraînement il avait réussit à le calmer et même à l'utiliser, mais jamais à le faire disparaître. D'après son frère aîné, c'était grâce à cette émotion qu'il arrivait à survivre et il espérait que cette théorie se vérifie en ce début de nuit.

Quand Knut proposa de faire des tours de gardes, le reitre boiteux leva alors la main et hocha la tête en signe d'approbation. Il n'aimait pas vraiment vers le guet, mais une telle tactique s'était toujours révéler efficace. Sa main levée avait aussi pour but de prévenir qu'il se portait volontaire pour prendre le premier tour. Ayant toujours eut la fâcheuse tendance à s'endormir quand il montait la garde en pleine nuit, il ne voulait pas risquer de perdre le feu ou se réveiller nez à truffe avec des loups. Il s'avança donc et lança :


"Très bonne idée. Laissez-moi prendre le premier tour de garde. De toute manière ma jambe ne me laissera pas dormir avant un petit moment..."

A peine eut-il finit sa phrase qu'un nouveau hurlement résonna sur la crête. Contrairement au précédent, le cri était bien plus proche et, surtout, pas seul. En regardant par dessus l'épaule de Knut, Austyn pouvait les voir. Dans la pénombre de la nuit, caché sous les bas branchages d'un pin, une paire d'yeux jaune le fixait. Grâce aux vacillements du feu, Patte-Folle pouvait entrevoir la bête. Il était gros, bien plus que tous les cadavres ramenés par les deux chasseurs. Son pelage, apparemment gris, reflétaient les flammes, lui donnant un air presque démoniaque. Sur son visage, une cicatrice longeait son museau, s'interrompant à sa truffe pour reprendre sous sa mâchoire assez massive pour rendre un ours jaloux. L'infirme resta un instant paralyser devant l'être qui lui faisait face. Un être que vit Ludiwin, qui se blottit contre son mari, effrayée. De son côté, le reitre, mit doucements ses mains sur la poignet et son fourreau avant de faire signe à Knut, lui désignant la menace du menton :

"Pas sûr qu'il nous laisse aller jusqu'au tour de garde."
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Message Sam 11 Mai 2013 - 12:45

Le reître avait finalement rangé son épée, comprenant qu'il ne servait à rien de se montrer agressif envers les loups pour le moment. A moins que son courage n'ait tout simplement fondu comme la neige au soleil mais cela était peu probable aux yeux de Knut. Bien que Patte-Folle semblait dégager une impression d'incompétence, générée en grande partie par son handicap, il avait survécu des années en temps que reîtres et avait traversé le Nord en ayant toujours sa tête sur ses épaules malgré tout ses défauts. Cela prouvait bien qu'Austyn possédait tout de même de sérieuses capacités de survies et d'adaptation pour ne pas passer rapidement l'arme à gauche. Ce genre de personne était obligée d'apprendre vite et bien à défaut de se reposer sur des talents naturels que leur handicap avait détruit. Il développait aussi certaines choses à leur paroxysme comme l'instinct de survie par exemple, chose qui s’avérerait nettement plus moyenne chez des êtres en pleine forme et normalement constituée ne souffrant d'aucune chose négative sur leur physique. D'après ses dires, Patte-Folle ne semblait pas très convaincu que le feu tiendrait les bestioles à l'écart. Il était vrai que les plus téméraires des quadrupèdes pourraient tenter une percée mais il serait à coup sûr seul et facile à maîtriser. Bien sûr l'effet de surprise jouerait en faveur de l'animal qui pourrait certes causer du dégâts mais c'était pour parer à cette éventualité que Knut désirait que l'on organise un tour de garde afin d'éviter toutes mésaventures du genre. Il faudrait vraiment jouir de malchance pour que les loups se mettent à attaquer pendant qu'un ours décidait de se pointer dans l'espèce de campement improvisé qu'occupait la petite troupe. Le plan du cadet des montagnards semblaient être le plus efficace et le plus stratégique, du moins temps que la situation ne s'était pas décanté et que l'aube ne montrait pas ses premiers rayons de soleil. Une fois la luminosité revenue, les risques de se faire surprendre diminueraient mais l’efficacité du feu ferait de même ce qui signifierait que tout le monde devrait être prêt à bouger pour partir en quête de nouvelles têtes de loups à accrocher en guise de trophées et de nouvelles peaux. Avec les loups qu'Austyn arriverait à tuer, il pourrait en garder les peau pour les revendre et se mettre quelques pièce en plus au fond de sa bourse. Tout profit était bon à prendre, que l'on soit pauvre ou aisé. Les montagnards prendraient un peu de retard sur ce qu'ils avaient prévus mais cela leur feraient du bien aussi. Il pourrait ainsi rentrer avec plus de choses au village tout en assurant une protection totale pour Raghnar et sa femme (à moins que le mâle ne décide d'en faire qu'à sa tête et s'expose inutilement aux dangers de la nature). Patte-Folle sembla ensuite approuver l'idée des tours de gardes ce qui était plus que positif. Un réfractaire aurait sûrement dût se plier à la majorité mais accomplit son tour de guet avec peu d'envie et donc peu de concentration ce qui pouvait entraîner des failles que les prédateurs auraient pût exploiter avec aisance et facilité afin de dévorer du Nordien en toute quiétude. Si Patte-Folle désirait s’acquitter du premier tour, il allait en être ainsi. De plus, il était facilement compréhensible qu'il ne puisse pas dormir tout de suite après avoir marché aussi longuement sur un terrain loin d'être plat avec une jambe dans un tel état. Malheureusement, tour de garde, il n'y aurait pas car Austyn avait ressentit la présence du loup que l'on pouvait à présent distingués. Une belle bête ayant de quoi vous effrayer. Le genre de créature sur laquelle vous ne voudriez jamais tombé. Les quatre hommes présents ne seraient pas de trop pour la maîtriser et l'occire.

- Et si on ne fait pas gaffe, je suis sûr qu'il ne laissera rien sur nos os quand il en aura fini avec nos carcasse. Karl, il serait peut-être temps de sortir ton arc et de tenir cette bestiole en joue histoire de lui faire tâter de tes talents d'archer. Montre nous que l'ours roux est aussi adroit que précis ! Allez grouille toi bougre d'imbécile !

Knut dégaina ensuite sa lame et se dirigea en direction du feu. Il tira une épaisse branche qui brûlait encore et la tendit dans la direction de Raghnar qui s'en saisit. Il avait ainsi un morceau de bois chaud et de bonne taille qui pourrait lui servir comme arme au cas où le loup arriverait jusqu'à eux. C'était mieux que rien mais cela laissait au moins une opportunité de défense au vieillard et à sa femme. Il s'avança ensuite jusqu'à la rosse de Karl et détacha un morceau de bois avec un tissus dont il se servait habituellement comme torche pour s'éclairer s'il devait se déplacer de nuit. Le futur reître alla ensuite déposer le bout de cette torche dans les flammes du feu afin de l'allumer. Avec cela, il pourrait s'enfoncer dans la direction du loup sans craindre de perdre en luminosité mais jouirait également d'un objet qui servirait de nouvelle menace pour le quadrupède. Munit de sa torche et de son épée, le plus jeune des deux frères fit signe à Karl de se poster non loin de Raghnar et sa femme mais suffisamment décalé pour avoir le loup en ligne de mire afin de lui décocher quelques salves de flèches bien senties. Knut tourna ensuite son attention en direction d'Austyn Patte-Folle afin de voir s'il était prêt à se déplacer où s'il souhaitait rester ici. Le montagnard ne lui en voudrait pas même s'il sentait peu confiant d'affronter un tel animal en pleine nuit et dans son élément qui plus est. C'est pourquoi, il parla sur un ton neutre pour demander ce que comptait faire le reître du Val.

- Vous sentez vous d'attaque pour me suivre à la rencontre du loup ou votre jambe vous fait-elle toujours trop souffrir ? Je comprendrai parfaitement que vous préfériez rester ici mais je ne suis pas contre l'aide d'une seconde épée face à une telle menace. Si vous avez peur de recevoir une flèche dans le fessier, je vous rassure. Bien que Karl puisse paraître rustre, il s'avère être excellent dans le maniement d'un arc.
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Message Lun 13 Mai 2013 - 19:28

L'alerte donnée et le fait que les deux massifs chasseurs se soient mis à le fixer n'effrayait pas la bête. Confiant en sa force, il fixait les êtres humains de ses lugubres yeux jaunes adressant un message muet à ceux qu'il considérait au mieux comme des intrus, au pire, comme des proies. Austyn était comme hypnotiser par le charisme qui se dégageait du prédateur. Charisme, quel drôle de qualificatif à donner à un animal. Pourtant, s'il avait était un quadrupède, Patte-Folle se serait ranger du côté de ce mastodonte sans rouspéter. Une pensée qui réveilla en lui une nouvelle inquiétude. Sous ses allures de général, le loup ne pouvait pas être seul. Il semblait trop malin et expérimenté pour oser faire face à deux gaillards du Nord sans renfort. A fortiori quand ces deux chasseurs avaient déjà abattu une partie de la meute en une journée à peine. Non, plus la bête les observait, plus l'infirme semblait voir un seigneur de guerre. Il aurait presque pu reconnaître un ancêtre des Stark se tenant devant lui, provoquant l'opposant alors, qu'à ses côtés, son armée, sa famille attendaient dans l'ombre pour venir le soutenir et étriper les humains. Secouant la tête de gauche à droite, le reître boiteux tentait d'éloigner cette idée de son esprit. Il ne s'agissait que d'un animal après tout. Comme les hommes, eux aussi avaient leurs rangs d'imbéciles et de demeurés prêt à se battre à trois contre un sans plan ou arrière pensée autre que la vengeance.

Sous les ordres de son petit frère, l'ours du Norroit s'arma de son arc tandis que le vieux Raghnar recevait une torche assez longue pour défendre sa femme restée accrocher à ses frusques. De son côté, le loup ne bougeait pas d'un poil. Les mouvements soudains et la menace d'une flèche plantée dans l’œil ne l'effrayait pas plus. Il ne montrait non plus de signes d'agressivité, se contentant de regarder chaque membre du camp dans le blanc des yeux. En le voyant agir ainsi, Austyn le compara de nouveau à un chef d'armée préparant un mauvais coup. Un plan sans faille pour ne laisser aucun survivant. Les tripes de Patte-Folle se nouaient un peu plus à chaque seconde passé à observer l'animal. Son mauvais pressentiment se montrait aussi persistant que la diarrhée chez un voyageur atteint par la dysenterie. Quelque chose clochait. Quelque chose qui pourrait couter la vie à tout le groupe. L'infirme n'eut pas le temps d'y réfléchir que Knut lui demanda s'il était prêt à venir à la rencontre du bestiaux, l'arme à la main. Malgré son sentiment, le l'aura impressionnante dégagée par le prédateur, le reitre boiteux hocha la tête positivement et déclara :

"Je serai sur vos talons, du moins si vous ne courrez pas trop vite, enfin si vous ne courrez pas du tout. Seulement, il y a quelque chose que j'aimerai vérifier avant."
Il s'avança alors vers le jeune chasseur et lui murmura à l'oreille, comme pour que le loup ne puisse pas entendre. "Je crois qu'il n'est pas tout seul, je vais m'en assurer de ce pas."

Sans attendre, Austyn se dirigea vers le feu. Il se baissa ensuite et extirpa une bûche à moitié brûlée au bout de laquelle se trouvait une belle flamme. Il dégaina ensuite son épée et fixa de nouveau la bête aussi imperturbable que le Mur. Puis, il jeta la buche dans un fourré à plusieurs pas sur la gauche de l'animal. En atterrissant dans la neige, le bout de bois s'éteignit rapidement. Or, les flammes vécurent assez longtemps pour révéler des ombres tentant de les fuirent. Elles étaient animales et beaucoup plus petites que le "général". D'autres loups, pour sûr, il n'était pas seul. Seulement, combien étaient-ils ? L'infirme ne n'aperçut que deux silhouettes, mais peut être y en avait-il plus ? Peut être que le mâle alpha avait vraiment une armée sous ses ordres ? Ce dernier, à peine préoccupé par le mouvement de Patte-Folle, recula lentement pour se mettre hors de portée de la lumière. De son côté, Austyn agita son épée en criant :

"Évidemment que tu n'es pas seul, hein ? Aller, sort de ta cachette et vient te battre comme un homme...euh, un loup j'veux dire !"
Il se tourne ensuite vers Knut. "Si vous y tenez toujours, je suis prêt à vous suivre dans l'obscurité, mais il faudra redoubler de vigilance."

Un nouveau hurlement résonna sur la crête, le signal que les hostilités étaient sur le point de commencer. Le général avait mit ses canidés en place. Peut être même encerclaient-ils le camp ? Il ne restait plus beaucoup d'option pour Austyn et Knut. La fuite était toujours possible, à condition de mettre les plus lents sur la rosse. Malgré la carrure de cette dernière, pas sûr qu'elle puisse supporter le poids de trois personnes. Ou alors, la stratégie du jeune chasseur chauve continuait d'être suivie. Qui sait, peut être qu'il ne s'agissait que d'un bluff ? Que les deux autres ombres étaient des jeunes ou des branchages un poil farceur. Si on en croyait les tripes de Patte-Folle, l'enfer pouvait possiblement attendre le duo. Dans un cas pareil, il aurait sans doute la peur de sa vie et il n'était pas loin de l'avoir. S'il avait s'agit d'un autre voyage, il aurait sans doute prit la fuite avec ses clients. Toutefois, il avait plusieurs choses qu'il avait dans ce voyage particulier. La force brut de l'ours roux du Norroit, les connaissances du terrain des chasseurs et les compétences de Knut. Enfin, l'infirme espérait au moins que les loups n'étaient pas plus de sept, car il ne savait pas quel chiffre se trouvait au dessus et certains d'entre eux étaient plutôt effrayant.
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Message Lun 13 Mai 2013 - 21:50

Austyn donna donc son approbation confirmant par la même qu'il suivrait Knut en retrait ce qui était sûrement dût à sa jambe plus qu'à un manque de courage ou d'affirmation de lui même. Le futur reître ne comprit pas quand Austyn se pencha sur lui, pensant que ce dernier voulait le pousser en avant ou quelque chose de ce genre. Cependant ce ne fût pas le cas du tout. Patte-Folle voulait simplement prévenir son compagnon d'infortune du jour qu'il pensait que les loups n'étaient pas seuls. C'était une possibilité envisageable. Le reître devait sans doute avoir un sens de la perception plus développée que celui du montagnard pour arriver à repérer autant de chose. C'était sans conteste l'expérience qui parlait pour lui. Le jeune homme était bien plus jeune que Patte-Folle et ne bénéficiait pas d'autant d'année d'expérience à arpenter les lieux naturelles. Bien évidemment, Knut disposait de la connaissance du lieux mais pas de ce « sixième sens », cette perception et ce sens de l'observation qui arrivait avec le temps et le fait de voir certaine scènes se répéter. Toute l'astuce du reître se révéla lorsqu'il ramassa une bûche pour la balancer en avant. La luminosité ne dura pas longtemps mais elle fut suffisante pour montrer l'ombres mouvantes de plusieurs individus ce qui confirmait la théorie d'Austyn. Ils allaient devoir bastonner sévère. Déjà que le leader de la meute était un gros morceaux mais si en plus il avait invité des amis à cassé la croûte sur du bon cuir de Nordien cela signifiait que la lutte allait s'avérer plus que serrée et âpre. Le reître se mit à parler au chef de meute puis Knut prit la décision de s'avancer avec sa torche. Il tenait son épée d'une main et le morceaux de bois enflammée de l'autre. Un bouclier aurait été préférable mais malheureusement, il n'avait jamais trouvé de bouclier capable de le protéger et de l'éclairer également. Dans toutes les Septs Couronnes, il ne devait existé aucune protection du genre. Le montagnard allait donc avoir une approche bien plus offensive que défensive. Sa seule chance d'éviter une morsure restait les flèches de son frère, Austyn et ses propres talents d'esquive. Il ne portait même pas son armure de peau. De toute manière, il ne l'emportait jamais pour chasser. Qui avait besoin d'une armure pour tuer un lièvre ? C'était lorsque l'on devait se battre contre un être humain que l'on enfilait ce genre de défense et pas dans d'autre situation. Ses vêtements étaient chauds et loin d'être léger mais ce n'était pas ce qui allait arrêter de puissants crocs créer pour déchirer et lacérer les chairs. Se tournant vers le reître, Knut prit la parole sur un ton neutre et calme mais qui laissait présager tout de même un peu de stress dans sa voix. Le montagnard n'était pas des plus à l'aise pour affronter cette situation dangereuse en sous nombre.

- Et bien il n'y a plus qu'à foncer ! Suivez moi mais restez légèrement en retrait pour que vous puissiez fuir en cas de pépin. Mieux vaut un mort que plusieurs. Suuuuus au looooooooup !

Knut bondit et retomba dans l'herbe en éclairant les alentours, balayant la zone avec sa torche à 180 degrés pour couvrir un maximum de zone. D'ici il pouvait déjà repérer deux bêtes et sur le côté il y en avait encore trois autres. C'était vraiment terrible. Le leader n'était pas loin non plus. Un premier loup venait de bondir dans la direction de Knut tout crocs dehors. Le futur reître fit un pas de côté pour éviter la bête et balança son épée dans l'autre sens afin de frapper le flanc de l'animal qui poussa un gémissement de douleur en guise de réponse. Premier assaut évité mais le second fût plus douloureux car l'animal vint mordre le poignet du guerrier du clan Norroit qui lâcha son arme sous l'effet de la douleur mais eut le temps par simple réflexe de donner un coup de torche en direction de la bête qui s'éloigna immédiatement sous la chaleur de la flamme qui fit grésiller les poils du mammifères diffusant une odeur de cochon grillée dans les alentours. Ceci n'empêcha cependant pas les deux animaux à revenir à la charge. Pendant que le blessé au flanc contre-attaquait, Knut le tenait à distance avec la torche. Une opération assez simple dans le fond mais le pauvre montagnard ne pût voir que le deuxième fondit sur lui aussi rapidement qu'un lapin courrait pour éviter un prédateur. Heureusement pour le cadet des montagnard, son aîné veillait au grains et venait de décocher une flèche précise et nette qui vint se planter dans le crâne du loup, se frayant un chemin entre chair et os pour pénétrer le cerveau. Le loup tomba au sol dans un bruit mât pendant que Knut rabattait son compère vers Austyn pour que celui lui puisse lui taillader l'arrière train en toute quiétude.

- Allez y Austyn ! Faites lui sa fête à cette maudites bestioles ! Montrez leur que l'on sait aussi recevoir dans le Val !
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