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Qu'est-ce que le patriotisme si ce n'est l'amour de la nourriture de notre enfance ▬ Callum

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Alysane Mormont
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♦ Missives : 1533
♦ Missives Aventure : 100
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 11/09/2012
♦ Célébrité : Olga Kurylenko
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♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel
♦ Age du Personnage : 25 ans
♦ Mariage : Aucun
♦ Lieu : Nord, Blancport
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Message Lun 22 Avr 2013 - 18:31

     Son voyage dans le sud de Westeros avait été relativement mouvementé et surtout, très prenant. Elle avait le sentiment d'avoir quitté son île quelques jours seulement auparavant, mais pourtant, cela faisait près d'un an qu'elle avait décidé de partir à l'aventure. Pour quelle raison ? Il était vrai que pour une femme, comme elle, qui avait toujours vécu sur son île, aller se promener jusqu'à l'autre bout du monde n'était pas forcément très naturel. Pour être franc, la Mormont ne s'en serait jamais crue capable avant d'avoir décidé de s'éloigner un peu de l'Île-aux-Ours pour aller visiter les environs en restant dans sa région. Elle avait commencé à se découvrir un goût pour le voyage, le fait de découvrir d'autres paysages, de ne pas se réveiller tous les matins au même endroit puis surtout, de rencontrer d'autres personnes. Sur son île natale, les visiteurs étaient très rares et le peu qui venaient étaient toujours les mêmes. La Mormont était déjà fatiguée de ce mode de vie très posé, elle qui possédait un caractère impulsif – pour ne pas dire explosif – éprouvait souvent le besoin de bouger. Son père avait tout d'abord été très réticent quant à l'idée de la voir s'éloigner aussi longtemps et surtout, sans compagnon pour voyager. Mais il connaissait la maîtrise des armes de sa fille et considéra finalement que la laisser voyager seule revenait à voir un reître se promener sans coéquipier. Les animaux ne faisaient pas vraiment peur à Alysane, elle avait souvent chassé en compagnie de son géniteur et commençait à savoir comment faire pour se protéger d'eux. Non, il n'y avait réellement aucune raison pour que qui que ce soit craigne pour sa sécurité. Elle avait donc décidé de partir plus longuement, suffisamment loin pour que sa soif de voyage soit à jamais étanchée et qu'elle n'éprouve plus le désir de reprendre la route une fois qu'elle aurait regagné ses pénates.

     Mais cela ne se passait pas forcément comme elle le pensait. Trop habituée qu'elle était à voyager depuis les lunes précédentes, l'Ourse éprouvait de plus en plus de difficultés à rester trop longtemps au même endroit. Elle venait à peine de poser le pied à Blancport après avoir pris le bateau à partir de Port-Réal pour tenter de regagner son île le plus rapidement possible, mais déjà l'ennui commençait à s'installer. Pourtant, elle ne pouvait se permettre de partir à l'aventure aussitôt, la traversée avait été épuisante et Alysane préféra donc s'arrêter dans une auberge le soir même et repartir seulement le lendemain. Elle chercha donc un établissement digne de confiance, mais ne trouva qu'un bouge à portée de sa bourse. Cela ne l'enchantait guère, le prix était bien supérieur à la qualité du service, mais elle n'avait malheureusement pas trop le choix et elle avait par conséquent été obligée de payer le prix demandé pour avoir l'insigne honneur de dormir dans un tel endroit. C'était à charge de revanche, elle n'oubliait jamais une telle chose. Alysane avait donc posé ses affaires, puis elle avait pendant quelques temps prié pour elle-même, sans bois sacré certes, mais cela la reposait un peu. Elle avait beau se trouver dans le Nord, les Manderly n'adoraient pas les mêmes dieux qu'elle. Au final, la Mormont était descendue à l'étage inférieur pour demander de quoi se restaurer à l'aubergiste qui lui avait rapidement apporté un pain accompagné d'un breuvage qu'elle ne saurait identifier.

     Après un petit moment passé à déjeuner, la jeune femme se dirigea vers la sortie pour aller visiter les environs, même après quelques temps passés ici, elle n'avait pas encore eut l'occasion de visiter tous les lieux qui la séduisaient. Elle décida donc de visiter au hasard, laissant ses pieds la mener au gré des ruelles. L'expédition ne prit pas longtemps, la jeune combattante arriva à nouveau non loin du port après quelques instants, mais elle ne trouva rien de bien intéressant. Les yeux ambrés de la Nordienne se promenèrent sur les environs, voyant finalement un chemin qui descendait plus loin dans la ville. Alysane capitula, elle était complètement perdue, autant marcher en croisant les doigts pour tomber sur une personne qui ne prendrait pas peur en la croisant et lui apporterait son aide. L'Ourse se tourna donc, avant d'emprunter la rue d'une démarche lourde et assez peu féminine, dominée par une attitude de combattante qui lui était familière. La petite ruelle se continua pendant quelques temps, menant finalement la voyageuse perdue vers le sud du port, puis plus loin vers la grande place où de nombreux artisans et chasseurs avaient commencé leur vente de la journée. Haussant les épaules, son regard intrigué allait un peu partout autour d'elle, volant des visages des gens aux façades des bâtiments tellement différentes de celles qu'elle avait admirée jusqu'à présent. Elle voyait trop de choses à la fois, observant le moindre détail qui s'offrait à son regard.

     Ses yeux ambrés se posèrent sur les silhouettes de quelques chevaliers à la noble allure et la demoiselle sourit intérieurement en pensant à la tête que ferait Meera si elle voyait les chevaliers de ses rêves se mouvoir devant ses yeux ébahis comme Alysane le voyait à présent. Mais son attention fut attirée par un stand particulier, un chasseur qui présentait des prises, mais son accoutrement laissait comprendre qu'il n'était pas natif des environs. La demoiselle s'en approcha, elle commença par regarder les proies qui ne l'intéressaient pas réellement, puis elle porta enfin son attention sur le chasseur qui se trouvait non loin de là, ne le connaissant absolument pas, mais lui adressant la parole avec une familiarité étonnante. Sauf venant d'une Mormont.

     ▬ Pourquoi venir vendre de telles bêtes ici ? Je suis persuadée qu'elles ne viennent pas des environs de Blancport. »

     La combattante scruta l'homme avec attention, il n'était pas habillé comme un homme de la ville, mais davantage comme un chasseur des clans. Les individus de cet endroit ne descendaient que rarement vers le sud, cependant Alysane imaginait qu'ils trouvaient davantage de vendeurs à Blancport que dans les montagnes où ils vivaient. La Mormont avait déjà rencontré plusieurs personnes natives des clans et les appréciaient souvent davantage que les nobles « normaux ». Après avoir observé l'homme quelques instants, elle se concentra à nouveau sur les animaux exposés.

     ▬ Avez-vous bien vendu jusqu'à présent mon ami ? »

     Le terme « mon ami » était simplement destiné à souligner le fait qu'ils étaient tous les deux Nordiens, mais l'homme devait le comprendre sans aucun doute.


Le chant des druides si clair et si limpide, c'est le chant des druides. Mais le chant des druides agit tel un fluide, apprends à l'écouter il te servira comme un guide, pour raconter des contes et des histoires de chevalerie, de grandes batailles de monstres et de tours de magie, c'est l'âme celtique, historique, antique. ✤ ©️ Le Chant des Druides, Manau
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Message Sam 27 Avr 2013 - 22:21

Peu importe la contrée ou les coutumes, la chasse reste toujours la chasse, à savoir difficile, longue et épuisante, même pour ceux qui en ont fais leurs modes de vie. La vraie chasse bien entendue, celle qui vous nourris et qui vous permet d'avoir des vêtements chauds, des manches pour les couteaux, ou encore, et c'est le plus vitale, de la nourriture dans votre marmite. Malheureusement, elle ne fournie pas toute les ressources nécessaires à un Clan. Les montagnes où vivent les membres du Clan Burley sont, de plus, pauvres en matière première, comme le fer ou même le cuivre.

Chaque année, lors de la fin de l'hiver estival et que la neige reviens, le Burley demande aux membres du Clan de vendre une partie de leurs stocks dans la ville de Blancport afin de subvenir aux besoins du Clan et qu'ils ne peuvent fabriqués comme les armes de fer, armures de mailles, huiles de baleines, clous métalliques ... Bref, le nécessaire pour continuer de survivre dans les sources de la Blanchedague. Ils revenaient ensuite avec les fournitures qu'ils avaient besoins.

Pour certains, c'était le meilleur moment de l'année, les clans rencontraient d'autres gens, venaient aux nouvelles du monde, les jeunes hommes du clan vantaient leurs valeurs guerrières auprès des jeunes filles peu farouches de Blancport ... Pour Calum, c'était tout autre. La ville n'était vraiment pas faite pour lui, trop de gens, de bruits, d'odeurs. Notons que pour Calum, le terme de "ville" correspond à deux cahutes. Alors Blancport, c'était l'apothéose de son horreur. Mais que faisait-il là ?

Il rendait service à son frère Tugdual. D'habitude, les ventes des peaux étaient faite par l'ainé, mais la naissance de son troisième fils l’empêchait de prendre la route, alors le chasseur le remplaça dans cette démarche. C'était une entreprise risquée néanmoins, du moins pour le côté financier de l'opération, car Calum n'est pas vraiment ce qu'on peut appeler un commerçant. Depuis la mort de sa femme, il y a maintenant trois ans, le chasseur n'était plus le même. Bien qu'étant loin d'être quelqu'un d'expressif ou même d'extraverti, il est devenu depuis bien plus introverti.

Il était donc à Blancport, et avait déballer ses fourrures ainsi que les viandes dans du sel. Dans son étal, de nombreux produits, comme des fourrures d'ours, de loups, d'orignacs, de cerfs, mais également de mouflons, lièvres et autres animaux des montagnes. Ils y avait également quelques perdrix des neiges, des aigles, corbeaux et autres volatiles pour leurs serres et leurs plumes, souvent rechercher par les mestres pour diverses potions ou bien encore pour écrire. Sa soeur Moira était juste à côté de lui, et vendaient toute sortes d'articles, comme des manches de couteaux en os de loups, ou bien des gardes d'épées fait avec le fémur d'un ours. Rien n'était jeté, et tous ce qui pouvaient avoir une valeur marchande aux yeux des étrangers étaient exposés ici, surveiller par les guerriers du Clan, sait-on jamais. De nombreux badauds se baladaient en ce jour de marché, quand une jeune femme, vêtue comme ses semblables, lui posa deux questions quelques peu superflue. Surement un moyen de brisé la glace.


"Et bien, nous venons à Blancport pour vendre nos surplus et racheté du matériel que notre Clan à besoin, comme des épées ou des haches en fer, ou bien encore des armures pour nos guerriers. C'est rare de trouvez un tel rassemblement des nôtres ici, si loin de nos montagnes, mais chaque année, à la même période, nous faisons ce que nous devons pour que notre Clan résiste encore une année à l'hiver."

Calum regarda la jeune femme plus précisément. Sa démarche et son attirail laissait deviné qu'elle était une guerrière, sans doute d'une grande maison, car ses armes étaient d'une grande qualité. Le poignard à la ceinture avait d'ailleurs un pommeau en os que le chasseur ne reconnaissait nullement. Se concentrant de nouveau sur la conversation, il lui répondit

"Les ventes se passent plutôt bien, même si ce n'est que notre premier jour ici. Nous restons environs 5 jours, et nous repartirons tous ensembles, à moins que nous ne vendions toute nos ressources avant, mais j'en doute."

Le chasseur regarda la jeune femme droit dans les yeux, et lui posa également une question bien anodine, qui, il est vrai, pourrait être un manque de respect envers un noble, mais le chasseur ne s'en souciait guère. Après tout, il était chasseur, et non noble, leurs usages ne lui étaient nullement familier.

"Comment tu t'appelle guerrière ? Veux tu une de mes peaux ?"
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Alysane Mormont
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Message Dim 28 Avr 2013 - 17:30

     Le regard d'Alysane scrutait l'homme alors qu'il lui expliquait venir à Blancport pour vendre le surplus de ses marchandises. La combattante hocha la tête d'un signe affirmatif, exprimant le fait qu'elle voyait de quoi il parlait. Son attention se porta sur l'étal tandis qu'elle contemplait les objets présents devant elle, son oreille toujours attentive aux paroles de l'individu qui poursuivait ses explications, l'informant du fait qu'il était rare de croiser autant de natifs des clans aussi loin de chez eux. Un léger sourire ourla les lèvres gercées de la Mormont, il ne lui apprenait rien. Souvent lord Jeor – le père de la jeune femme – lui disait que les natifs des montagnes étaient encore plus isolés que les Mormont. Inutile de dire qu'Alysane imaginait ces individus comme n'ayant jamais vu un visage étranger ! Les visiteurs étaient très rares sur l'Île-aux-Ours, personne ne venait là « par hasard », les seuls qui poussaient l'exploration aussi loin étaient des amis à son père ou des marchands qui revenaient régulièrement. La guerrière n'avait quitté son île natale que très peu de fois et presque toujours pour se rendre à Winterfell en compagnie de sa famille – ou du moins de son père. Tout cela pour dire que la Nordienne visualisait donc parfaitement la surprise que les habitants de Blancport devaient éprouver en voyant débarquer autant de natifs des Clans.

     Un bref silence s'imposa, poussant Alysane à tourner la tête vers le vendeur, étonnée qu'il n'ait pas encore tenté de lui refourguer l'une de ses fourrures. Elle capta le regard qu'il lui lança, mais n'en fut guère contrariée. S'il avait été du sud, les choses auraient été beaucoup moins faciles. Alysane avait tellement l'habitude de se faire dévisager depuis qu'elle avait quitté son île, chaque regard insistant posé sur sa personne revenait à déclencher sa colère. Mais venant d'un Nordien, elle prenait cette attention comme quelque chose de parfaitement normal. Et ça l'était certainement, le marchand devait certainement chercher à identifier de quel coin du Nord elle venait puisqu'il était clair qu'elle était originaire de cette région.

     Le vendeur enchaîna finalement, la Mormont se redressa, glissant ses mains derrière son dos pour les occuper, son regard ambré posé sur le visage du chasseur. Il lui expliquait que ce n'était que son premier jour de vente, ce qui signifiait certainement qu'il devait avoir encore ses meilleures fourrures. Une bonne chose, même si la jeune femme n'était pas très regardante sur son physique, elle prêtait une attention particulière aux fourrures qu'elle revêtait. Les siens s'habillaient de peaux d'ours depuis toujours, elle mettait donc un point d'honneur à respecter cette tradition. Ne détournant pas les yeux de l'homme lorsqu'il la fixa droit dans les yeux, elle esquissa un léger sourire à sa question. En voulait-elle ? Peut-être. Tout dépendait de ce qu'il avait à vendre. Le tutoiement ne l'importunait guère, avec les Nordiens elle était prête à passer sur beaucoup de choses, puis après tout, Alysane avait l'habitude de faire de même avec les gens qu'elle croisait.

     ▬ Je m'appelle Alysane, de la maison Mormont de l'Île-aux-Ours. Il devait certainement localiser la zone, cette île était bien connue et sa maison était presque comparable aux clans. J'en veux peut-être une, mais je ne porte pas n'importe quoi. »

     Décroisant des mains de derrière son dos, la jeune femme s'estima heureuse de ne pas avoir laissé toutes ses affaires à l'auberge où elle séjournait. D'un geste mille fois répété, la Nordienne fit glisser l'une de ses fourrures vers l'avant et la désigna d'un geste de la main au chasseur. Il s'agissait d'un ours au pelage étonnamment blanc. C'était lord Jeor qui l'avait tué voilà dix hivers de cela, lorsque sa jambe était encore en assez bon état pour qu'il puisse chasser convenablement. Il lui avait fait cadeau de cette fourrure lors de son départ pour le sud.

     ▬ Les membres de ma maison ne portent que des peaux d'ours. Est-ce que tu en as une ? »

     C'était assez peu probable. Alysane était bien placée pour savoir que les ours étaient des proies très dangereuses, elle en avait chassé un, une fois, en compagnie des hommes d'armes de sa maison et surtout, de lord Jeor. Il lui avait expliqué que l'ours était intelligent et extrêmement fort, ce n'était pas sans raison que le blason de leur maison en représentait un d'ailleurs ! L'animal avait dû être épuisé et leur avait coûté plusieurs jours de traque au terme duquel ils avaient finalement réussi à abattre l'animal donc la peau trônait devant la cheminée de leur fortin. Les chasseurs n'y gagnaient pas grand-chose, même si une peau d'ours valait très cher, ce n'était pas forcément rentabilisé par la perte de temps. Mais peut-être que ce chasseur allait la surprendre après tout ! L'air faussement désintéressé, la Nordienne reprit la parole une fois de plus.

     ▬ Je me disais bien que je n'avais jamais vu autant de personnes des clans au même endroit. J’ignorais que vous aviez pour coutume de vous retrouver ici. Cette tradition existe-t-elle depuis longtemps ? Sa question était posée avec un réel intérêt. Et toi, quel est ton nom ? Pour quel clan chasses-tu ? »

     Elle ne connaissait pas tous les clans, mais les plus importants si. Alysane avait rencontré une combattante du clan Lideuil qui vivait à Winterfell, travaillait pour lord Beron Stark en personne. Étrangement, la jeune femme s'était toujours sentie bien plus à l'aise auprès des personnes des clans, ils avaient un naturel que ne possédaient pas les autres nobles, même ceux du Nord. Le fait qu'ils ne soient considérés comme nobles que par leur suzerain était peut-être une explication ? La guerrière baissa les yeux vers les fourrures, glissant ses doigts abîmés sur quelques-unes d'entre elles comme pour tester leur douceur. À sa manière, elle faisait attention à son apparence, il était impensable pour elle d'arborer une fourrure pitoyable. C'était une sorte de petite coquetterie, version Nordienne et surtout, version Mormont bien évidemment. Qu'il était bon de se retrouver chez soi !


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Message Sam 4 Mai 2013 - 15:15

Calum fût surpris d'entendre que la jeune femme était de la maison Mormont. Il savait bien peu de chose sur cette maison, mais son frère Tugdual lui avait expliquer qu'ils étaient une maison de noble vivant sur une île, au Nord-Ouest. Il savait cela car Tugdual, contrairement à son frère, était quelqu'un qui discutait avec de nombreuses personnes, vendant ses peaux depuis des années à Blancport. Bien sûr, Calum connaissait les principaux seigneurs des environs des Monts Esseulés. Il y avait d'abord les Stark, descendant des Premiers Hommes, comme son Clan, et qui était les suzerains de tous les clans et nobles du Nord. Il y avait aussi les Mollen, les Poole, les Lac, les Fort-Terreur, les Âtres-les-Confins, et les Harclay. Pour Calum, qui ne connaissait que l'univers de son Clan, il savait qu'ils étaient de puissants seigneurs, mais ne connaissait nullement la bienséance et les termes qui convenait. Pour lui, un homme était un homme, une femme une femme, et un enfant un enfant. Il n'a jamais vouvoyé le Burley, ni même son propre père on son oncle. Pour lui, le "tu" était de rigueur, car ils étaient tous égaux envers les Dieux. Bien entendu, ce n'était pas un modèle de piété, mais il suivait les préceptes de ce que les Sudiens appelaient les "Anciens Dieux" comme on le lui avait appris. La jeune femme n'était pas du tout choqué par l'audace verbale involontaire de Calum, et c'était tant mieux. Néanmoins, il remarqua qu'il n'avait pas décliné son identité, chose qu'il décida de rétablir rapidement.

"Mon nom est Calum, du Clan Burley, situé dans les Montagnes Esseulés. Nous vivons bien plus au nord, à la source de la rivière Blanchedague. C'est une façon de vendre nos peaux superflues, nous faisons ça pour que nos guerriers puissent avoir des haches ou des épées. C'est notre tribut pour le Clan. Nous l'avons toujours fait, même si pour moi, c'est une première."

Quand la jeune femme lui posa la question si il avait une peau d'ours, il la regarda avec étonnement. Pour ce chasseur, avoir une peau d'ours était primordiale. C'était une grande proie à chasser, un vrai défi. La fourrure était magnifique, et lorsque l'artisan connaissait son affaire, elle pouvait être porté par le plus grand des rois. Mais ce qui permettait au chasseur de réellement survivre après avoir tué une telle bête, était surtout sa viande, ses os, ses griffes. Moira, sa jeune sœur, pouvait créer de magnifiques pommeaux d'épées, de dirks, ou bien de cuillères. Elle arrivait même à faire quelques plats à partir des omoplates et du bassin d'un tel animal. Bien entendu, il fallait encore que les gens se rendent compte de ce que la jeune femme vendait. Peu de personnes, hormis les professionnels comme les armuriers ou bien même les marchands de vaisselles connaissaient réellement la valeur des articles qu'elle avait à sa disposition. Notre chasseur sorti l'une de ses plus belles fourrures, d'un noir corbeau tout à fait éblouissant.

"Cette peau, je l'ai obtenu il y a 6 mois, la bête pesait facilement dans les six cents livres. Une de nos vieilles traditions de chasse veut que celui qui a tué la proie récolte le fruit de la capture. Nous avons quelques ours par chez nous, mais surement moins que sur ton île ... Le plus dur à été de le traquer, mais moi et les autres, on a réussi. Une superbe belle chasse. Cela me fait du mal de m'en séparer, mais nous avons besoin d'or pour le clan. Combien en propose tu, Alysane du Clan Mormont ?"

Le chasseur n'était pas vraiment à l'aise en ce qui concerne la vente en elle même, ce n'était pas son élément, lui, il préférait la chasse, le froid, le fait de se retrouver avec quelques autres chasseurs autour d'un feu, l'odeur de la viande qui rôtissait sur la broche. Et puis, il y avait également le côté prédateur de la traque aussi ... La chasse lui manquait. Vivement qu'il retourne aux Monts, et revivre dans les bois.
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Alysane Mormont
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Message Dim 5 Mai 2013 - 14:38

     Alysane connaissait la localisation du clan Burley, même si les siens n'étaient pas aussi cultivés que les autres nobles du Nord, lord Jeor tenait toutefois à ce que ses filles connaissent leurs voisins. Dans un sens, les clans étaient les plus proches voisins des Mormont, même s'il fallait tenir compte du fait que le chemin qui menait à leurs fortins était particulièrement long. Quoi qu'il en soit, la demoiselle hocha la tête d'un air impatient, sa nature prenant rapidement le dessus. Elle n'aimait jamais s'entendre dire des choses qu'elle savait déjà, mais bien sûr le malheureux chasseur n'en savait rien. La guerrière possédait un fort caractère – certaines mauvaises langues parleraient d'un mauvais caractère – et ses interlocuteurs s'en rendaient généralement rapidement compte. Cependant, elle avait beau savoir où se situait la demeure du clan auquel ce chasseur appartenait, comme Alysane l'avait dit, elle ignorait totalement quelles étaient leurs traditions. Il fallait avouer que cette vente la surprenait assez, son père lui avait toujours répété que les voyages hors de leur île coûtaient très cher et prenaient énormément de temps. Inutile de dire qu'avec toutes les marchandises qu'ils avaient ici sur leurs étals, le temps de voyage avait dû être doublé. Mais certainement était-ce là la différence entre un chasseur et un homme d'armes. Alysane pouvait se protéger contre des brigands, mais chasser autre chose que des lapins ou des petits animaux, lui était quasiment impossible. Ce qu'elle ne pouvait tuer devait être acheté, ses dépenses étaient donc plus conséquentes, mais elle restait étonnée par de telles traditions. Après avoir passé toute sa vie sur son île natale, la Nordienne s'attendait à ce que ce soit de même pour ses comparses.

     ▬ J'ignorais que c'était rentable de faire un aussi long voyage pour vendre des peaux. Combien de temps cela vous a-t-il pris ? Je connais bien la localisation des clans et si je ne m'abuse, ils sont particulièrement loin d'une route digne de ce nom. J'imagine que traîner toutes ces marchandises derrière vous ne doit pas être aussi aisé dans vos montagnes que sur la route royale. Est-ce réellement si rentable que cela en a l'air ? »

     Il tira alors une fourrure sombre comme l'ébène, en totale opposition avec celle qu'arborait la jeune femme et qui se trouvait être d'un blanc immaculé. Alysane prenait grand soin de ses fourrures, elles étaient sa plus grande fierté et surtout, la représentation de son clan. Pas coquette pour deux sous, la demoiselle veillait toutefois à ce que ses affaires soient parfaitement immaculées et présentables, il était difficile de savoir depuis combien de temps elle arborait sa fourrure actuelle. Le regard ambré de la Mormont se posa sur la peau qui lui était présentée, elle n'affichait aucune expression et se contentait d'écouter son interlocuteur. Celui-ci lui expliquait avoir obtenu la fourrure il y a environ six lunes et avoir longuement traqué la bête avant de pouvoir la tuer. Elle le croyait sur parole lorsqu'il lui faisait savoir qu'elle avait été très compliquée à tuer et encore plus lorsqu'il déclarait que les ours n'étaient pas légion dans ses montagnes. L’île-aux-ours n'avait plus autant d'ours que par le passé, mais il en restait encore énormément et aux yeux de la guerrière, ils faisaient partie intégrante de son paysage quotidien. Elle hocha la tête d'un air léger sans détourner son attention de la fourrure, ne reprenant pas l'homme malgré le fait qu'il taxe sa maison de clan. À ses yeux, ce n'était guère une insulte.

     ▬ Tout dépendra de ce que tu pourras me dire de plus à son propos. Je ne suis pas riche, mais je sais reconnaître la qualité lorsque je la vois. Je sais aussi ce que c'est que de traquer et tuer un ours, même si je ne l'ai jamais fait moi-même, je pourrais donc monter jusqu'à un dragon d'or pour cette peau. »

     C'était une somme relativement importante, la demoiselle n'était pas riche comme elle venait de le dire et elle avait dépensé une bonne partie de son pécule sur les routes. Mais cette peau était un bel ouvrage. La jeune femme se pencha légèrement sur la fourrure avant d'y passer les doigts pour en tester la texture. Ce qui lui importait était surtout de savoir ce qu'elle avait subi comme traitement. Sur leur île, ils ne possédaient ni tanneur, ni tailleur et devaient donc tout faire eux-même. En général c'était les hommes qui tannaient les peaux et les femmes s'occupaient ensuite de les transformer en couvertures ou en habits. La première phase n'était pas obligatoire, mais la Mormont tenait à ce qu'elle porte lui soit confectionné par les siennes et non par une femme des clans qu'elle ne connaîtrait pas. Haussant légèrement les épaules tandis qu'elle réfléchissait, la jeune femme reprit la parole, glissant son regard vers le chasseur.

     ▬ Les miens aussi ont leurs traditions, habituellement nous chassons et confectionnons nous-même les peaux que nous utilisons, mais cela ne me dérange pas qu'une partie du travail soit effectué par un autre. Cela dit, je tiens à ce que ce soit mes sœurs qui s'occupent de transformer les fourrures en habits, je n'achète donc que celles qui ont été simplement tannées et non celles déjà transformées. »

     Le plus logique restait que l'homme conservait sa peau simplement tannée. Un noble pourrait s'intéresser à ses marchandises et l'acheter pour en faire une fourrure à poser sur son lit ou encore à offrir à sa dame pour ce qu'elle voudrait. Demander aux siens de fabriquer un habit ou une cape avec la fourrure serait donc un beau gâchis, mais certains n'avaient pas forcément le sens du commerce et cet homme le lui avait dit lui-même : c'était la première fois qu'il venait ici. Peut-être qu'il n'avait pas songé à ce détail et qu'il envisageait de garder la fourrure pour lui ? Ce serait dommage, c'était une belle pièce, mais Alysane avait ses exigences. Même sans être une noble dame digne du sud, la Nordienne avait un caractère et n'hésitait pas à le montrer à quiconque la croisait.


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Message Dim 12 Mai 2013 - 14:34

Calum était de marbre, quand la jeune femme lui dit qu'elle irait jusqu'à un dragon d'or pour la fourrure. Il réfléchissait. Ne sachant ni lire, ni écrire, il savait néanmoins que le dragon lui permettrait d'avoir de très nombreux clous auprès d'un des très nombreux couteliers de Blancport. Si cette vente se passait bien, le Clan pourrait se permettre de garder quelques sous, voir quelques cerfs pour s'acheter des bougies ou bien du sel, voir, si les ventes des prochains jours le permettraient, des épées, des cognées ou bien des masses pour les quelques guerriers du Clan. Ce ne serait pas de la première main, ni même des armes excellentes, mais elles serviraient sans problème. Les anciennes armes, trop utilisé au cours de l'année, serviraient à créer des dirks ou bien des clous plus ou moins grossiers. La seule condition était que la peau ne soit nullement travaillé. Alysane disait qu'à la limite, la peau pouvait être tannée par une autre personne, ce qui surpris le Chasseur.

Les peaux devaient, pour être vendu, obligatoirement tannée, si vous ne vouliez pas que la peau moisisse, et ainsi gâchée une superbe fourrure, et soit-dit en passant, le travail de toute une chasse, il fallait prendre quelques précautions, comme retiré les restes de viandes et autres sous-peaux. Une fois ce geste fait, il fallait tendre la peau sur un support, comme un cadre, ou entre deux arbres et une fois qu'elle était bien décharnée, badigeonné la « croûte » d'un mélange de cendres grises, de cervelles et de terres minérales. Ce mélange permet d'asséché la peau et d'éviter, notamment, de perdre la peau lorsqu'il y a beaucoup d'humidité, mais la peau était loin d'être prête, mais le travail de Calum s’arrêtait là. Tugdual, son frère, fumait et tannait ensuite les peaux. Ce procédé était inconnu par Calum, car il ne l'a jamais fait. Ce qu'il savait en revanche, c'est que les peaux étaient prêtes à la vente. Il ne pût s'empêcher de dire, d'une manière certes bourru, mais loin d'être condescendant.

« Vous savez, dans ma famille, on est des chasseurs tanneurs. On fait pas dans les vêtements ou dans les dessus des lits des nobles. Moi je chasse, je tue, je prépare mes peaux, mon frère fume et tanne ce que je lui rapporte, et ma sœur récupère les os pour ses créations. On fait comme ça depuis que le monde est monde, et on est pas près de changer. »

Calum n'aimait vraiment pas parler avec les gens. Il était chasseur, pas marchand, et encore moins marchands de vêtements pour femme !

Sa sœur, Moira, ne pût s’empêcher de soupirer. Elle regarda son aîné d'un œil inquisitorial, avant de dire à la jeune guerrière Mormont.


« Excusez mon frère, Dame Alysane, mon frère est loin d'être un modèle de civilité envers les autres. Il n'est pas méchant, mais vivre seul des semaines dans les bois, c'est pas forcément la meilleure manière d'apprendre à bien parler aux autres. »

Moira était une jeune femme de tous ce qui a de plus banale. Ni moche, ni laide, elle avait néanmoins des doigts fins striés de légères blessures, rien de bien impressionnant comparé à son frère Calum. Elle devait avoir le même âge que la jeune Mormont, et être un peu plus petite qu'elle. Elle était vêtu comme tous les membres du Clan, principalement de fourrure, mais elle avait la particularité d'avoir plusieurs objets composés d'os. Sans toutefois faire d'elle une sauvageonne, elle avait un style vestimentaire bien plus exotique que le chasseur. Si on regardait avec attention, les différents bijoux étaient parfaitement sculptés, représentant principalement des animaux, comme des boucs, des loups, ou bien des aigles. Bien entendu, ce n'était pas des bijoux très « chics » ni même très chers, mais ils étaient fabriqués avec soin, sans aucun doute.

« M'excuser de quoi ? J'ai rien dit qui risque d'offenser une guerrière, par les Dieux ! Et mêle toi de ce qui te Moira, je me mêle pas de la fabrication de tes bijoux non ? »

La sœur de Calum, loin d'être contrarié par son frère, leva les yeux au ciel, comme si les Dieux pouvait faire en sorte de l'aider. Elle le regarda et lui dit d'un ton sec, mais loin d'être insultant.

« Ce n'est pas une raison pour t'emporter non plus. Rappelle du pourquoi nous sommes là, Calum, nous devons vendre nos produits pour le Clan, et non pas nous montrer en publique. »

Le chasseur, tel un loup prit au piège, montra les dents, prit la peau d'ours, et la donna à Alysane, avant de tous bonnement quitté son poste et se diriger vers la sortie de la ville.

« Excusez le encore une fois, ma Dame, mon frère est comme ça depuis la mort de sa femme. Il vit depuis seul dans la forêt, revenant seulement lorsqu'il a récupérer trop de peau. C'est un excellent chasseur, mais il est loin d'être un commerçant. Néanmoins vous pouvez être sûr que ses peaux sont d'une excellente qualité ... »


Moira, sans se détourné, regarda la jeune femme droit dans les yeux, tendant la main ouverte.

« Si vous pouvez me donner le dragon, ça nous arrangerait, sinon je comprendrait ... »
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Message Dim 12 Mai 2013 - 18:10

     Cet homme avait une manière de lui parler qui était relativement rustre. Cela ne dérangeait pas Alysane, elle était habituée à croiser des hommes aussi brutaux et surtout, elle parlait exactement de la même manière en s'adressant à autrui. Cela dit, la manière dont il parlait des « nobles » fit grimacer la Mormont. Sous-entendait-il qu'elle avait l'air d'une noble qui attendait qu'on lui fournisse tout ce dont elle avait besoin ? La manière dont le chasseur venait de parler le laisser entendre, autant dire que cette idée déplaisait vraiment à la guerrière. Le visage de la brune se marqua d'une expression de contrariété tandis que son regard scrutait celui de son interlocuteur. Elle pinça les lèvres en le dardant de ses prunelles alors qu'une femme vint se mêler de la discussion. Alysane n'aimait pas les intrus, elle avait une sainte horreur des gens qui mettaient leur nez dans des affaires qui ne les regardaient pas. Combien de fois s'était-elle sentie irritée lorsque Meera ou l'une de ses autres sœurs s'était amusée à venir se mêler de la discussion qu'elle avait avec son géniteur ? Lorsque les yeux de la Mormont quittèrent le visage du chasseur, ce fut pour scruter le minois de l'inopportune et lui faire comprendre que son intervention n'était pas appréciée. Pas du tout même. Aux premières paroles de la femme, la guerrière répliqua rapidement sans se soucier d'avoir l'air malpolie à couper quelqu'un en train de parler. Ne venait-elle pas de s'incruster dans une conversation qui ne la regardait pas de toute manière ?

     ▬ Je ne suis pas une dame mais une combattante. »

     Elle se fichait bien de leurs affaires de famille. Alysane n'était pas ici pour entendre deux personnes des clans se disputer. Le visage de la jeune femme s'était clairement assombrit depuis qu'elle avait entendu le chasseur oser lui parler comme si elle était une petite noble pompeuse. Ce n'était pas vraiment le cas, mais l'esprit de la Mormont était si prompt à s'emporter qu'elle avait une certaine tendance à s'énerver seule. Impatiente, la brune ne masqua pas l'irritation grandissante qui naissait dans son esprit, n'écoutant même pas ce qu'ils disaient. Elle niait être une noble, mais agissait pourtant comme telle. C'était la toute la complexité de la demoiselle et malheur à celui qui oserait prétendre qu'elle se comportait comme une vulgaire gamine ! L'Ourse s'emportait facilement.

     Le chasseur lui posa finalement la peau dans les bras avant de s'en-aller, la plantant là avec la femme qui l'énervait. Celle-ci reprit la parole pour s'excuser une fois de plus – à croire qu'elle allait lui lécher les bottes bientôt – et commença à lui servir des excuses dont Alysane se moquait éperdument. Tout le monde perdait des êtres chers, la Nordienne n'en avait strictement rien à faire ! Lorsque la femme lui parla finalement d'un paiement, la Mormont se contenta de reposer la peau avant de secouer la tête.

     ▬ J'ai changé d'avis, je vais plutôt garder mon dragon pour payer mon retour chez moi. À bon entendeur. »

     Après avoir accordé un dernier regard à la femme, la Nordienne se détourna de l'étal pour se diriger vers la zone où le chasseur s'était axé. Il pensait lui parler comme si elle était une petite noble du sud et ensuite s'enfuir la queue entre les jambes ? Il se mettait le doigt dans l’œil et jusqu'au cou ! Alysane était très facile à énerver de base, mais lorsqu'elle ressentait l'impression d'être traitée comme une femme de noble lignage, c'était plus fort qu'elle, il fallait faire payer l'affront. Alysane Mormont n'était pas lady Alysane, elle était une combattante qui ne portait aucun autre titre que son patronyme. Elle progressait au milieu de la foule avant de localiser le Nordien, bien décidée à ne pas se laisser traiter comme une fille capricieuse, elle se dirigea donc aussitôt vers lui pour lui saisir l'épaule alors qu'il lui tournait le dos. Sa poigne était assez dure et elle tira assez fortement sur l'épaule de l'homme pour l'obliger à se retourner, puis lui cracha quelques mots au visage.

     ▬ Tu me parles comme si j'étais une vulgaire noble du sud venu acheter ses habits chez toi et tu penses que je vais te laisser filer comme ça ?! Me prends-tu pour une idiote petit chasseur ? Je t'ai dit être native de l'Île-aux-Ours, je ne suis pas une vulgaire noble, je suis une combattante et je connais mon peuple. Tu m'as insultée et j'exige réparation. »

     Comment ? Elle-même l'ignorait, peut-être dans un combat, mais elle doutait que cet homme soit capable de tenir face à elle. Vaniteuse ? D'une certaine manière, mais Alysane avait été entraînée depuis son enfance, contrairement à ce chasseur qui ne devait pas souvent se battre. Ils trouveraient une solution, de toute manière la Nordienne ne partirait pas avant d'avoir eu ce qu'elle voulait. Les Mormont étaient têtues, ce chasseur l'apprendrait à ses dépens.


Le chant des druides si clair et si limpide, c'est le chant des druides. Mais le chant des druides agit tel un fluide, apprends à l'écouter il te servira comme un guide, pour raconter des contes et des histoires de chevalerie, de grandes batailles de monstres et de tours de magie, c'est l'âme celtique, historique, antique. ✤ ©️ Le Chant des Druides, Manau
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