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De Fourmis et de Rossignol

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Message Dim 21 Avr 2013 - 10:16

Aidée par ses fines pattes, la fourmi, rapide et silencieuse, courait sur le bois. Elle s’arrêtait de temps à autres, remuait ses antennes en quête d’un signal, d’une odeur, n’importe quoi qui put capter son attention. L’insecte poursuivait sa route, attentive au danger que représentait sa sortie en territoire plat. Cependant, il avait une mission et celle-ci passait avant sa propre survie : contribuer à la subsistance de sa fourmilière. Ses frères et sœurs, sa reine, ils comptaient plus que lui. En bonne fourmi, elle accomplirait son devoir, devrait-elle mourir pour cela. Une mort qui survint du ciel, s’abattant sur elle avec le fracas digne du tonnerre et qui la broya impitoyablement. La fourmi n’existait plus.

Jared Ambrose essuya son poing sur le rebord de la table, sans un regard pour le misérable insecte. Les fortes pluies sévissant dans cette partie du Bief attiraient les insectes au sec et le fief de Boisdoré n’était pas épargné. Ils en venaient même à ramper dans sa chambre, en haut de la plus haute tour. Les fourmis mendiaient leur nourriture, volaient et chapardaient dès qu’il avait le regard tourné ailleurs. Comme lui des années plus tôt, à son premier tournoi. Encore un souvenir marqué au fer rouge dans sa conscience. Sa mémoire ressemblait à une longue suite d’épisodes peu glorieux éclipsant d’autres plus méritants, et parsemée de cicatrices qui n’attendaient qu’une occasion : se rouvrir. La première de toute n’était pas la moindre mais il y en avait eu d’autres. Tant d’autres et impossible à effacer, même s’il l’avait voulu. Aujourd’hui, l’heure n’était plus à se morfondre sur les erreurs du passé. Si Jared ne pouvait revenir en arrière et modifier son comportement, il pouvait espérer réparer, améliorer sa situation. Tous ses rêves ne croupissaient pas au fond de sa conscience.

Tournant comme un fauve en cage, le chevalier aux fourmis s’était isolé de la maisonnée Rowan et dans ses propres pensées. Il lui fallait réfléchir au calme, tempérer sa nature impulsive et choisir les bons mots. Cela n’avait jamais été son point fort. Jared maniait les mots comme on lance des pierres dans l’eau. Son épée se montrait bien plus efficace. Pour la tâche qui l’attendait, toutefois, il priait les Sept de l’inspirer. S’il voulait garantir la sécurité de sa sœur et espérer éclipser la faute de son père par ses propres exploits, il lui fallait acquérir de l’éloquence, une chose dont il était presque totalement départi.

Après d’interminables tergiversions, ser Jared Ambrose se jeta littéralement sur le tabouret, trempa sa plume et commença à rédiger d’une main non rompue à l’écriture.

Citation :
A lord Blayne Caron, de Séréna, Terres de l’Orage

Nous ne nous connaissons pas. Sachez pourtant que nous sommes cousins. Votre mère est la sœur de lord Ambrose et de feu mon père. Les liens du sang unissent les maisons Caron et Ambrose. Mon père participa à la bataille d’Herberouge et y perdit la vie. J’appris il y a peu que vous y participâtes également. Nous partageons un sang et une allégeance communs. Ma famille n’étant pas très communicative, je me tourne vers vous. Je souhaiterais apprendre de vous, lord Caron, vous mon cousin fidèle au Trône de Fer et ses rois légitimes.
A votre service,

Jared Ambrose, chevalier de la maison Rowan

C’était maladroit, ponctué d’une unique et fade flatterie et écrit d’une main hésitante. Jared se serait fait honte s’il avait eu le recul nécessaire. Pour l’heure, seul le soulagement l’envahissait. Il ne voulait pas se questionner davantage sur les modalités de la lettre. Il ne voulait pas la recommencer, pour peu qu’il fasse pire au deuxième essai. Il boucha l’encrier, sauta sur ses pieds et emporta la lettre jusqu’à la petite volière. Le mestre de Boisdoré y sommeillait sur sa chaise. Un corbeau, la tête enfouie sous son aile, était posé sur son épaule. Jared passa devant eux sans y prêter attention et s’empressa d’attacher la lettre soigneusement roulée à l’oiseau noir en partance pour les Terres de l’Orage. Un long voyage attendait le volatile. Le corbeau se propulsa sans tarder par la fenêtre. Maintenant, la tâche la plus ardue pour le chevalier : attendre une réponse.
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Blayne Caron
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Message Mer 24 Avr 2013 - 21:27

Le lourd été avait finalement cédé sa place à un automne humide largement bienvenu, bien qu’encore étouffant par moments dans un lieu d’ordinaire plus sec comme l’était Séréna, mais la terre buvait littéralement les ondées, ravivant les couleurs de la flore en contraste avec l’ocre ressortant des Montagnes Rouges à l’horizon, là où les flancs trop escarpés empêchaient toute végétation digne de ce nom de prendre racine.

Et avec l’automne arrivait son lot de surprises. En l’occurrence, en cet instant trônait sur la table de son étude une missive arrivée une bonne semaine auparavant par corbeau, qui malgré plusieurs lectures avait le don de laisser perplexe le Sire des Marches. Relisant une fois de plus le pli décacheté, Lord Blayne Caron s’interroge sur le mobile qui peut avoir poussé ce chevalier de la maisonnée Rowan à prendre la plume et à lui adresser ce message, lui posant presque ouvertement une telle question. Pourquoi rester loyal au Dragon Rouge ? Car après avoir interrogé sa mère, Lady Maeda, afin d’avoir confirmation, Blayne s’était rendu compte que la mémoire ne lui avait pas fait défaut : Point d’oncle Ambrose aux côtés de Rodrick et lui lors de la bataille d’Herberouge. Et si sa noble génitrice avait rechigné à le lui avouer, force était de constater que Ser Aubrey avait à l’époque fait un choix bien peu avisé, au vu du Dragon à qui il avait choisi de prêter serment d’allégeance, ainsi qu’à sa fin aussi tragique que précoce.

Lady Maeda avait cependant confirmé l’existence d’enfants, très jeunes à l’époque des faits, trop pour saisir la portée du geste de leur père évidemment, mais jamais assez pour ne pas en subir les conséquences par la suite, à n’en point douter. Un léger sourire était né chez le seigneur de Séréna lorsqu’il s’était découvert un cousin de plus, mais il avait aussitôt noté que ce dernier n’était pas resté au service de la branche principale, ce qui était un fait intéressant. Il lui faudrait éclaircir les raisons sous-tendant cette décision, tant par curiosité qu’afin de cerner le jeune Ser Jared ainsi que Lord Ambrose, savoir si elle avait été unipartite et imposée aux enfants du traître, ou bien si ces derniers avaient préféré prendre les devants, ou encore s’ils avaient eu ne serait-ce que leur mot à dire quant à leur avenir.

Restait à déterminer ce qu’attendait exactement ce cousin du Bief en lui envoyant pareil message, mais d’après sa mère il devait être encore jeune, sans doute fraîchement oint chevalier. En tout cas au vu de l’âge que donnait Lady Maeda à Ser Aubrey, son fils ne pouvait pas avoir chaussé ses éperons depuis plus de deux ou trois années. Ainsi donc, il était fort peu problable que le chevalier aux fourmis cherchât à éprouver la loyauté de son cousin envers la couronne, à le jauger. Non, il était somme toute bien plus vraisemblable de supposer que ce message était motivé par une recherche de son identité, de ses racines, et que son ton direct soit dicté par la fougue de la jeunesse, sans arrière pensée aucune.

En attendant, Lord Blayne avait ainsi commencé à réfléchir à une possible réponse, tant par politesse envers un membre de sa famille maternelle que parce que la curiosité le titillait d’en apprendre plus à leur sujet. Cependant, s’il avait toute confiance en mestre Peryn pour savoir que ce dernier ne commettrait pas d’indiscrétion quant au contenu de ses échanges épistolaires, il n’en allait pas de même pour Boisdoré et ses résidents, aussi le Rossignol pesa-t-il chacun de ses mots alors qu’il reprenait place derrière son bureau pour s’atteler à la rédaction de la lettre qu’il comptait envoyer en retour :


Citation :
A Ser Jared Ambrose, chevalier de la maison Rowan

Votre démarche, aussi incongrue qu’elle ait pu me paraître de prime abord, me semble sincère, et peut à ce que j’ai compris sembler légitime. Je doute cependant qu’une correspondance épistolaire soit la plus à même de vous apporter les réponses que vous cherchez, ou tout du moins qu’elle s’y prête. Il est en effet certains sujets, aussi bien sur le fond que la forme, qui passent généralement bien mieux au cours d’une discussion orale que par écrit. Le récit d’une bataille, et davantage encore pour celle du Champ d’Herberouge, me semble en faire partie. Je doute d’être capable de retranscrire correctement le chaos qu’elle m’inspirât à l’époque, ou tout du moins de vous en faire un récit à la fois fidèle et répondant à vos attentes, sans devoir m’y atteler des lunes entières durant. Ce qui ne représenterait un délai acceptable ni pour vous ni pour moi, vous en conviendrez. J’ose espérer que vous comprendrez qu’il ne s’agit donc pas là d’un refus pur et simple, mais bien d’une expression de mes doutes sur la viabilité de cette méthode.

J’imagine cependant que vos devoirs vous empêcheront de parcourir les routes à votre gré, étant rattaché aux terres de votre seigneur, Lord Rowan. C’est pourquoi si jamais vous trouviez quelque opportunité de faire le trajet jusqu’à Séréna d’ici quelques temps, je me ferai un plaisir de vous y accueillir comme il se doit, et nous pourrons ainsi prendre le temps de discuter plus aisément.

Dans l’attente de vos nouvelles,
Lord Blayne Caron, Seigneur de Séréna, Sire des Marches


Repliant le message, Lord Caron fit chauffer de la cire quelques instants avant d’en verser sur le pli afin de le cacheter, et d’y apposer son sceau. Secouant la missive afin d’en faire sécher plus vite le cachet, il appela un serviteur afin qu’il s’en aille quérir le Mestre dans sa tour, sans urgence cependant. Ce dernier fit son entrée dans la pièce une petite dizaine de minutes plus tard, et se saisit promptement du message que lui tendit le maître des lieux.

« Mestre Peryn, je saurais gré d’envoyer cette lettre à Boisdoré, il s’agit de la réponse à celle qui me fut apportée tantôt par un de leurs corbeaux. Il n’y a cependant aucune urgence là dedans, aussi pouvez vous reprendre les activités que vous avez je ne doute pas interrompues pour monter au plus vite, et vous en occuper lorsque vous en aurez le temps. J’aimerais d’ailleurs tant que j’y pense m’entretenir avec vous au sujet d’un traité d’architecture que j’ai parcouru récemment, et qui a apporté son lot d’interrogations. Peut-être pourrons-nous en deviser cet après-midi si cela vous convient. »



Nul chant n'est si doux...
Mais bientôt vous danserez entre mes mains


N'hésitez pas à me MP si un rôle dans la famille Caron ou son entourage vous intéresserait, je suis ouvert à toute proposition.
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Message Jeu 25 Avr 2013 - 12:56

« S’il tient tant que ça à accomplir de grandes choses, pourquoi n’entre-t-il pas dans la Garde de Nuit ?! Il ne tient pas en place. C’est un poids pour notre famille. Il est comme un furoncle sur le nom des Ambrose et il ne cesse de me le rappeler !
- Père, vous ne pensez pas ce que vous dites.
- Je crois que si, Velkan. J’ai essayé de les aimer, lui et sa sœur mais ils n’ont cessés de me repousser, de me faire comprendre qu’ils n’avaient pas leur place parmi nous.

Le Lord baisse la tête, ses paupières tombent lourdement et il pousse un long soupir. Comme si cette expiration peut le décharger de tous ses tracas. Ce qui n’est malheureusement pas le cas. Debout devant lui, son altier profil éclairé en faux jour, son héritier attend patiemment que les mots sortent. Qu’ils s’extirpent enfin de la gorge de son père, ceux qu’il retient depuis des années.

- Pauvre frère ! Ton martyr n’aura pas suffi. Il aura fallu que ton caractère aventureux frappe aussi tes enfants ! Ou du moins l’un d’eux, achève-t-il sombrement en aparté. Pourquoi a-t-il vendu sa fidélité de la sorte ? Il signait son arrêt de mort de sa propre main.
- Jared n’est pas à blâmer pour la faute de son père.
- Pourtant, il se comporte comme si c’était le cas.
- Laissez le temps faire son œuvre. Croyez en lui et il ne vous décevra pas.
- Tu sembles sûr de ce que tu avances…
- Ser Aubrey était votre frère. Son fils ne peut pas être foncièrement mauvais. »


Jared Ambrose rouvrit brusquement les yeux. Assoupis contre un arbre dans le verger de Boisdoré, il avait laissé son esprit vagabonder vers des souvenirs qu’il aurait préféré ne plus revoir. Sa démarche nouvelle envers ce cousin étranger remuait les marées de sa mémoire, faisant parfois remonter à la surface des instants comme celui-ci, de ceux où le garçon espionnait – volontairement ou non – ses aînés en espérant découvrir les secrets des Ambrose. Ceux qu’on ne dit pas au fils malaimé d’un traître. En retournant vers la forteresse des Rowan, à peine eut-il mis les pieds dans la cour, que l’assistant du vieux mestre accourut vers lui. C’était un garçon serviable, intelligent – trop même. Il officiait en tant que page pour le mestre gagné par la sénilité qui servait les Rowan. Pour ce faire, on lui avait appris à écrire et à lire, pour qu’il puisse rédiger les courriers de son maître. Le petiot avait un bel avenir devant lui avec cet enseignement en mains. Si seulement il arrivait à tenir sa langue et à ne pas mettre son nez de fouine dans les affaires d’autrui...

- Ser ! Une lettre pour vous !

Wat la lui remit en mains. Jared vérifia machinalement si elle avait été décachetée avant de lui parvenir. Devant lui, mal à l’aise mais taraudé par la curiosité, le jeune Wat dansait d’un pied sur l’autre. Jared l’empoigna subitement au col et rapprocha son visage du sien. Wat avala sa salive de travers et manqua s’étrangler. Les yeux bleu-vert du chevalier aux fourmis, d’une intensité dérangeante, se rivèrent aux siens.

- Si jamais je te surprends à lire les missives, je te crève un œil. Tu n’en as besoin que d’un pour accomplir tes tâches auprès de mestre Brandon, n’est-ce pas ?

Jared desserra ses doigts. Il laissa tomber le jeune Wat sur son séant sans plus lui accorder d’attention. Il se précipita dans ses quartiers pour lire la lettre au calme, fermant la porte derrière lui d’un coup de talon. D’une main tremblante, il déplia le feuillet, le cœur tambourinant contre sa poitrine comme s’il eut voulu en jaillir. Les mots de lord Blayne Caron le confortèrent dans l’idée que son cousin possédait une relative aisance dans les Terres de l’Orage. Une bonne assise dont il allait lui-même avoir besoin. Premièrement, fait non négligeable, il n’avait pas fait mention de ses maladresses d’expressions et Jared lui en fut gré. Pas le temps d’avoir honte de sa précipitation : il lui fallait maintenant reprendre la plume.

Citation :
A lord Blayne Caron, seigneur de Séréna, Terres de l’Orage

Je suis confus. J’ai dû vous paraître présomptueux et malhabile dans le choix de mes paroles. Pourtant, je ne saurais les regretter. Votre réponse a suffi à me prouver que vous êtes un homme d’honneur. Pardonnez seulement à un lointain parent l’enthousiasme de se découvrir une nouvelle famille.

Je ne puis qu’être d’accord avec vos sages propos. Une correspondance épistolaire ne peut que desservir nos échanges sur le long terme. Je ne peux toutefois pas encore me déplacer, il me faut l’autorisation de mon seigneur. Auquel cas, s’il me permet de quitter temporairement son service, je vous préviendrais et vous rejoindrais sur vos terres. Si je ne puis trouver une raison valable aux yeux de lord Rowan, m’aiderez-vous ?

Il me tarde de vous rencontrer, lord Blayne. Plus que les récits de la bataille d’Herberouge, plus que le souhait de découvrir les Terres de l’Orage qui sont proches du fief de mon oncle, je prie les Sept d’éclairer notre entrevue en espérant une durable amitié. Partager le même sang ne fait pas de nous une véritable famille. Cela, je l’ai appris.

En attente de vos nouvelles et à votre service,

Jared Ambrose, chevalier de la maison Rowan

Ser Petit Fléau gagna la volière en toute hâte, ses longues jambes avalant les marches aussi vite que possible. Mestre Brandon rêvassait, à demi assoupis. Il jeta un regard suspicieux au jeune chevalier déboulant dans sa tour. Il faisait bien trop de bruit. Jared ne lui prêta pas attention. Il repéra le corbeau venu de Séréna et le ceignit de sa missive. Le volatile s’échappa de ses mains pour gagner le ciel. Il observa son vol quelques instants, jusqu’à ce qu’il disparut à l’horizon. Puis se tourna vers le vieil homme qui le dévisageait toujours d’un œil méfiant. Jared s’approcha à pas lents.

- Votre apprenti vole dans votre réserve de biscuits, mestre, lui chuchota-t-il comme il passait près de lui, un demi-sourire goguenard étirant ses lèvres. J’ai préféré vous prévenir.

Mestre Brandon renifla. Qui croire entre son assistant trop curieux et ce chevalier au parler venimeux ? Qui croire entre la peste et le choléra ? Sur ces mots, ser Jared Ambrose quitta la volière, résigné à reprendre son attente.
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