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Tout commence par quelques mots.

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Seigneur Suzerain du Bief
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Leo Tyrell
Seigneur Suzerain du Bief

Général

Growing strong

♦ Missives : 157
♦ Missives Aventure : 23
♦ Arrivée à Westeros : 14/04/2013
♦ Célébrité : Max Brown
♦ Copyright : Vio
♦ Doublons : /
♦ Mariage : Gysella Tyrell, née Tarly
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Message Mer 17 Avr 2013 - 0:44

     Quelle fade journée ! Tristan, dans les jardins, se promenaient, non loin de sa grand-mère qui profitait de l'air frais, à l'ombre d'une tonnelle, les cheveux noyés sous une rivière de perles grises. Mon fils m'apparut plein de la vitalité propre aux enfants de cet âge, qui n'en peuvent plus de découvrir tant et tant de choses. Les jardins autour et dans le château ont toujours été pour les enfants Tyrell le plus grandiose de tous les terrains de jeu. C'était il y a seize ans. Mon épouse, cette femme admirable, venait d'accoucher une fois de plus, pour donner la vie à deux jumeaux qui deviendraient deux bons et solides garçons. J'étais jeune, à l'époque, et déjà un homme comblé. Que pouvais-je espérer de plus ? Les Sept, dans leur grande bonté, m'avait déjà accordé tout ce que je désirais, une descendance fiable et sûre. Les deux jumeaux n'étaient alors que des nourrissons qui ne quittaient point la chambre de leur mère qui s'y reposait, mais il ne me vint pas une seconde à l'esprit qu'ils pussent mourir aussi promptement qu'ils étaient venus au monde. Même l’Étranger n'avait pas cette cruauté et d'ailleurs, une longue période de paix et de tranquillité s'annonçait. Un an après la bataille du champ d'Herberouge, n'était-ce pas mérité ? Les Sept couronnes le réclamaient de leurs vœux et dans leur grande mansuétude, les dieux le leur accordèrent pour une décennie au moins. Ce jour-là, je pris une décision qui entraînait avec elle l'avenir de ces enfants qui venaient à peine d'ouvrir les yeux sur le monde, et au fond de moi je ne pus m'empêcher d'éprouver les relents d'une culpabilité enfouie sous des milliers d'années de tradition. Depuis toujours les mariages sont le fruit de l'arrangement des parents plutôt que des choix et des désirs des enfants. Cela était d'autant plus vrai dans la haute noblesse, où les sentiments, les passions et les mouvements du cœur cèdent toujours devant les besoins de la raison, de l'intérêt, du bon sens et du jugement.

     L'amour, invention des chanteurs malheureux et des poètes lascifs, n'avait guère voix au chapitre depuis que le monde est ce qu'il est, et moi-même j'en savais quelque chose : l'épouse qui me fut promise m'était indifférente, elle ne m'inspirait rien du tout au temps de mes noces, ni amour, ni tendresse, ni passion, ni dégoût, ni mépris, ni répulsion. Elle n'était qu'une chose attachée à ma vie par la volonté d'un père qui avait sur moi tous les pouvoirs. Lady Gysella Tarly n'était même pas belle sous le manteau aux couleurs de sa famille. Elle était chétive, de plus, et si mes souvenirs ne sont point trompés par la tendresse qu'elle m'inspire aujourd'hui, je crois qu'elle fut très effrayée le jour même du mariage, probablement à cause des paroles d'une septa trop consciencieuse qui lui avait bourré le crâne d'idées monstrueuses et pénibles. Mais depuis, j'avais nourri pour elle l'affection d'un mari et la tendresse d'un amant et d'une certaine façon, nous nous aimions comme deux êtres qui partagent ce lien formidable qu'est la naissance d'un enfant.

     Ce jour-là donc, gardant un œil sur mon fils intrépide et une oreille pour le discours enthousiaste et plein de vie d'un intendant particulièrement soucieux d'accroître son importance et les subsides qui sont la cerise sur le gâteau de cette fonction, je pris la décision de marier au moins un de ces enfants en dehors du Bief, loin de Hautjardin. Je n'avais pas en tête d'éloigner de moi la chair de ma chair et le sang de mon sang, tout au contraire, car ces trois garçons feraient venir à Hautjardin leur épouse, et non le contraire. Dans mon esprit que la nécessité tournait vers l'avenir, j'avais encore en mémoire les paroles très dures de mon père à l'égard de tous ceux qui toisaient de haut la rose d'or et qui lui refusait la place et le prestige dû à son rang dans le royaume. Le mariage de ma sœur avec lord Arryn avait quelque peu apaisé ses fureurs, mais cela n'avait point suffi à le guérir tout à fait de ce complexe qui lui rongea l'esprit jusqu'à sa mort, comme le parasite qui s'attaque au cœur de l'arbre pour le détruire et le faire tomber. Même si je ne partageais point les pensées de mon père sur bien des sujets que nous évitions lui et moi d'aborder quand nous discutions de choses et d'autres, j'étais pénétré comme il le fut de la nécessité d'élever Hautjardin plus haut et plus fort, non point dans la violence comme ses instincts l'y penchaient, mais au contraire par les chemins plus lents mais plus sûrs de la diplomatie sur le long terme. Les noces de Rohana et de Jon Arryn furent un premier pas qui nous liait pour un temps à l'une des plus anciennes et des plus prestigieuses familles de Westeros.

     Mes propres noces avec une demoiselle de la maison Tarly ne furent point anodines, car il s'agissait d'une des rares maisons à posséder l'un des artefacts les plus prestigieux du monde, à savoir une épée d'acier valyrien. Mon père aurait certainement apprécié de pouvoir faire main basse sur Corvenin s'il avait eu cette occasion, mais lier Corcolline et Hautjardin fut satisfaisant pour lui. Il m'incombait donc de poursuivre et d'aller chercher pour mes trois fils des prétendantes à la hauteur de ces glorieuses ambition. J'allai pour rencontrer mon épouse qui se reposait et, tout en couvant d'un œil bienveillant les deux jumeaux qui dormaient paisiblement auprès d'elle dans le lit, je lui confiai mon projet, qu'elle approuva : contacter les nobles maisons les plus intéressantes du royaume et leur proposer de réfléchir aux unions futures que je proposai avec chacun de mes fils. Elle m'accorda sa bénédiction et proposa même, femme généreuse, de me prêter son concours. Je lui imposai le repos le plus complet et la priai de s'en remettre à moi pour tout le reste. Lady Gysella avait déjà tant fait pour moi que je me refusai à lui demander tout effort supplémentaire. Il m'appartenait d'assurer le meilleur pour notre famille déjà bien grande, à présent.

Durant les jours et les lunes qui suivirent, je cherchais inlassablement le conseil de mes proches, car si j'avais bien quelques idées et quelques vues particulières, je ne savais guère trop par où commencer. Dans le Bief, la maison Hightower semblait incontournable, et les nouvelles semblaient bienveillantes avec ser Preston dont l'épouse avait déjà mis au monde plusieurs enfants dont quelques filles qui seraient plus tard des promises de choix. La maison Florent m'intéressa également, mais on sut me dissuader d'associer la rose d'or au renard de Rubriant, car les rivalités qui creusaient entre les deux familles un fossé semblaient plus vives que jamais. Je n'avais pour les Florent aucune rancune particulière, mais comme tous les autres Tyrell je m'indignais des prétentions à la couronne fleurie qu'ils ne cessaient de faire valoir régulièrement. Mais par ailleurs, quand je prenais le temps d'y réfléchir et de leur accorder le bénéfice du doute, je finissais toujours par cette conclusion lapidaire : à leur place, sans doute ferais-je de même. Tout comme on sut me convaincre d'oublier Rubriant, il me fut suggéré d'espérer pour Tristan, pour Arthur ou pour Leyton un mariage aussi prestigieux que celui qui fit la joie et le bonheur de ma sœur Rohana. Séduit par l'idée de marier l'un de mes fils à la digne fille d'une maison suzeraine, je jetai mon regard loin de Hautjardin, loin du Bief, au-delà des monts et des Rivières et naturellement mon œil se posa sur Castral Roc, sur Vivesaigues, sur Accalmie. Ces trois régions voisines semblaient se disputer mes faveurs à première vue, mais le choix ne manqua point de s'étrécir rapidement. L'unique fille de l'Orage moqueur avait déjà été mariée à lord Medgar Tully, or il n'y avait point d'autres filles de ce côté-là du monde. De plus, lady Charissa eût été trop vieille. Mais les informations parfois circulaient mal et prenaient du retard, ou peut-être avais-je oublié ?


     Castral Roc me séduisit ensuite mais très rapidement je dus déchanter car il m'apparaissait très clairement qu'en l'état Hautjardin n'avait rien à offrir que le Lion n'eût déjà. Le fauve eût ri de moi si j'avais proposé, à l'époque, un mariage sans dot. L'avenir, toutefois, viendrait me donner une drôle de leçon sur tout cela. Avant le changement de siècle, j'étais fort embêté, car mes fils grandissaient et je n'avais point encore arrêté mon choix. Cela me chagrinait. Jusqu'au jour où, par hasard, on vint me rappeler qu'à Vivesaigues, deux filles grandissaient et promettaient d'être parmi les plus belles et les plus douces ladies du royaume. Très intrigué par ce discours, et pressentant au fond de moi qu'une décision devait être prise avant qu'il ne fût trop tard, j'interrogeais sans relâche pendant plusieurs lunes tous les visiteurs de Hautjardin qui venaient du Trident pour en savoir davantage sur la maison Tully et la situation de la future génération. J'appris à cette occasion que lady Charissa n'avait toujours point donné d'héritier mâle à la Truite d'argent. Cette nouvelle m'inquiéta pour lord Medgar, que je savais être un homme honorable, et me fit prendre conscience de la chance incroyable qui était la mienne d'avoir une épouse qui avait délivré pour moi trois jeunes garçons en bonne santé. Je pris donc la plume pour amorcer le plan que j'avais en tête. Maintes fois je me relis avant d'accepter l'évidence : cette missive ne serait pas mieux écrite de ma main, car mes talents de plume, à l'époque, étaient déjà fort limités. L'exercice ne me plaisait guère et me trahissait plutôt qu'il me servait. Toutefois l'alternative était impossible, il était hors de question pour moi d'incommoder lord Tully de ma présence par une visite surprise, c'eût été le meilleur moyen d'obtenir tout le contraire de ce que j'y serais venu chercher. Un entretien de vive voix serait nécessaire si l'amorce opérait convenablement, si la Truite, en quelque sorte, mordait à l'hameçon, mais il ne serait sans doute point nécessaire que Medgar et moi traitassions de vive voix l'un avec l'autre, car une très longue distance séparait Vivesaigues et Hautjardin. L'intermédiaire d'un émissaire serait sans doute une nécessité inexpugnable. À qui donc pourrais-je confier cette mission si délicate ? À mon frère ? Il n'avait point les qualités requises, mais il me semblait difficile de lui refuser ce privilège.

     Tout en écrivant je m'emballais déjà et me précipitais à prévoir les conséquences de la missive que ne manquerait pas de m'envoyer lord Medgar, tout en présageant qu'elle porterait une réponse favorable. Cet optimisme là ne me quitterait jamais.

Corbeau

Lord Medgar Tully,

Les Sept ont offert à Westeros quelques années de paix après les troubles du passé. J'espère que votre famille en profite à sa convenance. Avons-nous tous deux à cœur la prospérité et le bonheur des nôtres ? J'en suis persuadé, c'est pourquoi je vous invite à considérer l'offre que je m'en viens vous faire. Vous avez deux filles, j'ai trois fils. Avec l'aide des dieux, je suis certain que nous devrions parvenir à nous entendre. Si l'idée de voir des roses fleurir au bois de Vivesaigues vous plaît autant que me séduit l'idée de voir nager des truite aux fontaines de Hautjardin, je vous prie d'accepter chez vous la venue de mon frère. Qu'elles aboutissent à un projet, à une promesse ou à un refus, ces discussions amorceraient le rapprochement du Bief et du Conflans que j'appelle de mes vœux. Nous sommes deux loyaux vassaux de la couronne, c'est un peu le roi qui nous ordonne d'être amis, n'est-ce pas ? Que la Mère veille sur vous et les vôtres.

Lord Leo Tyrell

Plié, cacheté, confié au mestre, le pli s'envola promptement pour le Conflans et Vivesaigues. Nous étions en 199. Je n'avais pas trente ans et déjà je m'imaginais réussir ce premier grand geste diplomatique. Quelle folie ! Conscient de l'orgueil de mes prétentions et de la vanité de mes suppositions, je m'empressai de calmer les ardeurs de ma fierté en la plongeant dans l'eau froide des prières les plus assidues... sans pouvoir m'empêcher de prier pour que lord Medgar donne son accord. C'était il y a plus de dix ans, et le souvenir m'est brûlant sous les paupières.


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Seigneur Suzerain du Conflans
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Edwyn Tully
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La Truite Frétillante

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Message Mer 17 Avr 2013 - 18:54

     Le corbeau arriva dans la nuit. Par chance, mestre Caellon souffrait, cette nuit-là de fin de siècle, d'une migraine terrible qui l'empêchait de dormir et de profiter d'un sommeil réparateur avant la journée du lendemain. Depuis quelques heures la nuit couvrait le ciel d'un funeste ravage, où la pluie et le feu se disputait la royauté céleste. Le château était endormi, ne demeuraient éveillés que le mestre et quelques gardes que la patrouille obligeait à résister aux appâts du sommeil jusqu'à la relève. Dans la volière, où l'air était irrespirable à cause de la pluie qui mouillait les cages et entraînait sur le plancher un boueux mélange de déchets et de déjections, fruits du séjour parfois prolongé et grossier des pensionnaires à plume de Vivesaigues. Heureusement l'eau du ciel aurait tôt fait de lessivé ce sol monstrueux de saleté. Avec délicatesse, car mestre Caellon avait grand soin de traiter les corbeaux aussi bien qu'il aurait lui-même souhaité être traité s'il avait été un corbeau, l'homme à la triste barbe grise saisit l'oiseau et détacha de sa patte molle le parchemin enroulé. Il s'empressa de le glisser sous sa manche pour le mettre à l'abri de la pluie. Caellon se précipita pour gagner le vrai intérieur du château, celui qui ne souffrait pas de la pluie quand elle tombait comme si des vaches pissaient du haut du ciel. Une fois la porte refermée derrière lui, il se jura de convaincre son seigneur de faire quelque chose pour la toiture de la volière, dont les multiples fuites menaçaient la bonne santé des oiseaux. À la lueur des brandons qui illuminaient ce couloir de la forteresse, le mestre posa un regard curieux sur le rouleau de parchemin. Celui-ci, étrangement, n'avait point trop souffert d'un voyage sous l'averse. C'était en soi déjà très intriguant, mais ce qui étonna plus encore le désormais porteur du message, ce fut de constater le sceau de cire verte qui gardait jalousement le secret de la missive.  « Par les Sept ! » laissa-t-il échapper en relevant les pans de sa robe pour s'empresser d'aller jusqu'à la chambre de lord Medgar qui y dormait avec son épouse, lady Charissa. Devant la lourde porte de bois se tenait, droit comme le Mur, un soldat qui d'abord fut très réticent à l'idée de laisser entrer le mestre dans la chambre seigneuriale, mais quand Caellon lui montra le vélin, le cachet et la rose de cire, il ne fut pas long à se laisser convaincre d'au moins frapper à la porte.

     Il dut s'y reprendre plusieurs fois, quand finalement une voix s'éleva derrière la cloison qui demandait qui frappait.  « Mestre Caellon, mon seigneur... un corbeau est arrivé à l'instant... » Le silence de la porta angoissa quelque peu le mestre, mais bientôt la réponse de Medgar se fit entendre. Il demandait si cela ne pouvait attendre l'aurore, prétextant le besoin de repos de lady Charissa.  « Messire, le corbeau vient de Hautjardin... » La réponse fut silencieuse, mais elle ne se fit pas attendre. On entendit derrière le mur un homme qui s'échappe de sa couche, enfile quelque vêtement traînant par là et ouvre la porte en trombe.  « Qu'est-ce qu'un corbeau de Hautjardin... » murmura lord Medgar qui prenait dans ses mains le parchemin déjà source de bien des questionnements. En dépit de l'heure avancée de la nuit, il était hors de question de repousser aux premières heures de la matinée la lecture de cette missive surprise, et même lady Charissa s'était levée pour presser son époux de lire sans attendre ces mots d'encre et de papier venus du lointain sud. La maison Tyrell n'était pas la plus proche voisine de Vivesaigues, et les dernières années n'avaient point rapprocher d'une façon ou d'une autre la rose d'or et la truite d'argent. Cette situation d'ignorance et d'indifférence réciproques et prolongées expliqua donc la réaction de lord Medgar lorsque ses yeux quittèrent le parchemin pour aller chercher des réponses à ses questions muettes dans ceux de son épouse, puis dans ceux de son mestre qui, à son tour, lisait le message de Hautjardin. Tous trois se regardèrent ainsi plusieurs instants qui durent leur paraître fort longs, mais au bout d'un moment d'indéfinissable ennui, ce fut lady Charissa qui rompit le silence : « Que vas-tu répondre ? Nous ne pouvons pas ignorer cette missive... » Lord Medgar posa un regard légèrement inquiété sur le visage de son épouse. Elle avait tout à fait raison et l'intention première du seigneur n'était certainement pas d'ignorer ce message et de n'y faire aucune réponse. Mais il ne pouvait répondre dans la précipitation, et certainement pas au beau milieu de la nuit. Medgar acquiesça aux conseils de mestre Caellon, et chacun repartit se coucher. Mais tout le reste de la nuit, les deux époux discutèrent ensemble, allongés dans leur lit, questionnant le passé, le présent et l'avenir. La proposition de Leo Tyrell avait jeté comme un gros caillou dans la mare, et les remous ne cessaient de venir pourlécher le rivage. L'aboutissement des réflexions que mari et femme partagèrent aboutirent au petit matin, quand le soleil vint caresser le Trident de ses rayons apaisés. La pluie avait cessé. Le ciel s'éveillait sans nuage. Lord Medgar savait ce qu'il ferait. Lady Charissa approuvait. Mestre Caellon aussi. Il suffisait à présent de répondre à la missive sans attendre, et de patienter jusqu'à l'arrivée à Vivesaigues du dignitaire venu de Hautjardin. Un tel voyage prendrait du temps et cet intervalle servirait à lord Medgar pour les préparations.

Lord Leo Tyrell

Votre proposition m'a d'abord étonné, mais elle n'a pas manqué de me plaire assez pour inviter votre frère au plus vite à Vivesaigues. Nous l'y attendrons le temps qu'il faudra et l'écouterons avec toute l'attention que mérite ces projets qui peut-être uniront dans l'avenir nos deux familles. Si le soin de la famille est une qualité que nous partageons tous deux, alors rien ne s'opposera à un rapprochement plus étroit de la Truite et de la Rose. Puissent les Sept vous garder dans leur lumière.


Lord Medgar Tully


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