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Leo Tyrell ♦ Plus haut, plus fort !

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Seigneur Suzerain du Bief
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Leo Tyrell
Seigneur Suzerain du Bief

Général

Growing strong

♦ Missives : 157
♦ Missives Aventure : 23
♦ Arrivée à Westeros : 14/04/2013
♦ Célébrité : Max Brown
♦ Copyright : Vio
♦ Doublons : /
♦ Mariage : Gysella Tyrell, née Tarly
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
498/500  (498/500)


Message Lun 15 Avr 2013 - 0:04


● Nom : Tyrell ♦️ Growing strong
● Prénom : Leo
● Sexe : Masculin
● Âge : 42 ans
● Origine : Westeros, Bief, Hautjardin
● Métier : Seigneur suzerain du Bief ♦️ Noble


● Physique : Leo Tyrell, de la tête au pied, est un homme ordinaire. Il a les belles boucles brunes des membres mâles de la maison Tyrell, et quoiqu'elles se colorent de gris par endroit, elles n'ont rien perdu de ce qui fit leur réputation dans sa jeunesse. Elles éclairent par le haut un visage qui, il ne faut point se le cacher, accuse le poids des ans. Quelques rides, quelques affaissements, quelques stigmates du temps qui passe indiquent que lord Tyrell n'est plus tout jeune, mais son visage n'en demeure pas moins celui d'un chevalier qui tient haut sa bannière à l'occasion des tournois ou des batailles. Ses sourcils broussailleux couvrent deux yeux qui sont des perles de jade. Son petit nez d'intendant s'élève au-dessus d'une bouche qui a tout perdu de son lustre d'autrefois. Ses sourires malgré tout ont conservé leur sympathie, et ses dents jaunies par les années savent se faire discrètes. Comme ses oreilles qui s'effacent le plus souvent sous les franges de la toison qui lui couvre le crâne.

Pour le reste, Leo est tout ce qu'il faut attendre d'un homme qui a longtemps pratiqué l'entraînement à l'épée, à cheval et à la lance et qui n'a jamais manqué une occasion de concourir en tournoi. Il est d'une taille respectable (près de cinq pieds et demi), et d'une corpulence convenable ; il a perdu l'allure svelte qu'il avait étant plus jeune mais ne s'est pas encore empâté au point de craquer son pourpoint. Les mains du Long Dard portent les marques de ses nombreuses activités manuelles et militaires ; ses pieds de même. Plutôt bien sur lui et en forme, on ne lui connut aucun souci particulier de santé. La goutte l'a épargné, les rhumatismes aussi. S'il n'avait eu ce fâcheux accident, il serait sans doute parti à la guerre contre les Fer-nés.

Enfin, s'agissant des habits qu'il porte d'ordinaire, tout dépendra de l'ordre du jour. S'il doit guerroyer, la panoplie du chevalier ce sera. S'il doit se promener, la tenue sera adaptée au voyage, au temps et à la saison. S'il doit recevoir, il arborera les somptueux vêtements qui caractérisent les nobliaux du Bief dont les mauvaises langues médisent dans le noir. Longues toges de sinople, écharpes d'or, pourpoints à la rose, etc... cet attirail, il ne le réserve que pour les grandes occasions ; en effet le code des chevaliers enseignent l'humilité et contrairement à d'autres dans le Bief dont il condamne la vanité, Leo préfère, dans l'intimité et au quotidien, les tenues qui rappellent les couleurs de la maison sans servir de support à l'exhibition des talents de ses tailleurs et des richesses considérables de sa maison.


● Personnalité : Leo Tyrell est un homme intelligent. Il a été élevé à cette fin par sa mère et le mestre de Hautjardin, qui surent lui faire bénéficier des nombreuses richesses intellectuelles, culturelles, cultuelles et pratiques à proximité dans le Bief. Il a auprès d'eux appris le dur métier de seigneur, et force est de constater qu'à la lumière de ses choix, de ses attitudes et de ses prises de position, il semble que la récolte fut bonne. Les Tyrell sont nés d'une famille d'intendants, après tout, peut-être est-ce pour cela que Leo a très tôt et depuis toujours développé de bonnes qualités d'administrateur et de gestionnaire ? S'il n'est pas doté d'un esprit d'intrigue et de cabale, lord Tyrell n'en est pas moins assez intelligent pour adopter quand il le faut la posture défensive convenable afin d'éviter les tracas et les ennuis à sa maisonnée. En somme il a l'intelligence des fourmis, qui savent construire la prospérité sur ce qui existe déjà sans avoir à prendre ou voler ailleurs ce qu'elles ont déjà chez elles.

Leo Tyrell est un homme fier. Il sait ce qu'il est, ce qu'il a, ce qu'il veut. Bien qu'il soit très ouvert, très tolérant et très affable comme personne, il supporte difficilement les insultes et les affronts faits à sa personne, à son nom, à sa famille et à son domaine. Sa susceptibilité ne s'irrite point d'un calembour bien formulé et drôle, mais il ne pardonnera jamais l'injure gratuite, perfide et mesquine. Sachez qu'avec lui, plus ses bontés seront grandes, plus vous serez punis, si vous en abusez. L'orgueil de lord Tyrell ne le rend pas pour autant inaccessible, au contraire, il est toujours très avenant et très agréable avec les personnes qu'il rencontre et fréquente, quand celles-ci savent se tenir et être de bonne compagnie. Il n'a en revanche que peu de patience pour celles et ceux qui ne savent qu'être ennuyeux ou pénibles. Il a les cuistres en horreur et ne se prive point d'agir quand il faut les chasser de Hautjardin.

Leo Tyrell est un homme galant. Il respecte les femmes et considère qu'elles sont le plus bel achèvement de toute la création. Leo a toujours été fidèle à son épouse, qu'il gratifia depuis le temps de mille preuves de son affection et de sa tendresse ; il n'a commencé à vraiment l'aimer qu'après une décennie de vie commune, et depuis il a aménagé certaines zones des jardins de son château en l'honneur de lady Gysella. C'est bien pour toutes ces raisons que la conduite inadmissible de Tristan son fils et héritier lui a causé maintes colères furieuses. Ce n'est pas de gaieté de cœur qu'il ordonna qu'on traque et chasse de Hautjardin toutes les maîtresses régulières ou occasionnelles de son fils, car il les devinait pour la plupart innocentes et victimes de la mauvaise vie de son fils. Il s'y appliqua toutefois par respect pour la promise de Tristan, lady Aliénor, que Leo souhaitait préserver du spectacle douloureux de la dépravation de son fils. Leo entend bien inculquer la galanterie dans la tête de celui qui prendra sa suite à la tête de Hautjardin.

Leo Tyrell est un homme vigoureux. De corps comme d'esprit. Très résistant et plein d'une volonté inébranlable, il ne renonce jamais, sauf quand il se découvre dans l'erreur, le vice ou la bêtise. Mais quand il est sûr de son bon droit et de la légitimité des actions qu'il entreprend, il n'est rien qui le fasse décrocher de son objectif. Il fait ce qu'il doit faire avec autant de détermination et de justesse que la pointe de la lance qu'il pointe vers son adversaire à la joute. Nul ne pourra jamais lui reprocher d'être faible ou indécis, lâche ou mou dans ses prises de décision qu'il assume toujours avec l'honneur des vrais hommes de parole. Il n'est ni têtu, ni obstiné ; il est simplement résolu et déterminé.

Enfin, Leo Tyrell est un jouteur de talent. Au tournoi, mais aussi à table ou à la conversation. Il aime parler, discuter et converser ; c'est un réel plaisir et il désespère de voir que les nouvelles générations, bien souvent, ont perdu de vue que la parole est un cadeau des dieux anciens comme nouveaux pour rapprocher les hommes. Trop nombreux sont ceux qui ont souhaité remplacer les épées par les mots qui, désormais, peuvent condamner et tuer un homme ; à ce jeux-là, Leo est moins habile qu'à la joute, mais il se débrouille malgré tout ; son âge et son expérience jouent en sa faveur, et s'il est surnommé le Long Dard, c'est sans doute parce qu'il ne rate jamais sa cible.


● Famille :
Plus haut, plus fort.

Tête controversée de la région la plus peuplée du royaume, la famille Tyrell n'a cessé, depuis sa fulgurante ascension, de faire parler les bavards et écrire les mestres que le sujet interroge. En effet, de simples intendants qu'ils étaient, les Tyrell se sont retrouvés du jour au lendemain au sommet avec entre les mains les clefs de Hautjardin. Ils n'ont jamais été des rois ou de grands seigneurs et pourtant, c'est à eux qu'Aegon le Conquérant a confié la direction des vertes contrées de la chevalerie. Voici un aperçu des membres importants et toujours en vie de la maison Tyrell :

  • Lady Amelia Tyrell (153), née Caswell, épouse d'Adamar Tyrell, mère de Leo et matriarche de la maisonnée. Femme d'âge très avancée, haute figure à Hautjardin, elle partage avec son fils une relation privilégiée : il écoute toujours avec grande attention ses conseils et ses remarques, car il connaît leur grande valeur.

  • Lady Gysella Tyrell (171), née Tarly, épouse de Leo et mère de leurs enfants. Femme exquise et pleines de charmes, elle a été comme Leo « victime » d'un mariage arrangé par leurs parents, mais a su accomplir ses devoirs au-delà du nécessaire ; après dix ans de mariage et plusieurs enfants, la tendresse et l'affection se sont parés des couleurs de l'amour à l'automne de la vie. Point de passion dévorante, mais est-ce bien nécessaire ?

  • Ser Darion Tyrell (172), le frère cadet de Leo, qui est à son image, avec deux ans de moins ; Leo l'apprécie comme il se doit.

  • Ser Tristan Tyrell (191), son premier enfant, sa joie, son bonheur, sa honte, son échec. Tristan Tyrell est l'héritier de Leo, son premier fils, et bien qu'on ne puisse pas dire qu'ils partagent un lien d'affection très étroit, il faut reconnaître que Leo n'est pas le plus mauvais des pères. Soucieux de conduire son fils sur les chemins escarpés de l'apprentissage du métier de suzerain, il a à cœur de ne pas le ménager sans pour autant l'oppresser. Les dernières attitudes de Tristan ont envenimé ses rapports avec leurs partenaires de l'Ouest, et Leo espère que son fils apprendra de son erreur afin de gagner en sagesse et en clairvoyance politique.(Ceci est le lien du scénario éponyme.)

  • Lady Margot Tyrell (199), sa première fille, qui est son soleil ; il la couve de tout l'amour dont il est pétri. Il espère lui trouver le meilleur des époux.

  • Arthur Tyrell (196), l'exception qui confirme la règle, celui-ci ne sera jamais chevalier, et malgré tout Leo le couvre également de toute sa tendresse ; le confier à la charge de lord Clarence Hightower fut difficile mais nécessaire, car il n'y aura pas pour Arthur de meilleur maître ; et quand il reviendra à Hautjardin, il sera le meilleur conseiller possible pour son frère Tristan.

  • Leyton Tyrell (196), qui est le jumeau du précédent, et qui sera bientôt un chevalier comme son père ; Leo se revoit en lui et cela l'émeut beaucoup.



● Résumé : Leo Tyrell est le fils d'Adamar Tyrell, seigneur de Hautjardin. Il épousa en 190 lady Gysella Tarly. Ils eurent ensemble quatre bons et beaux enfants. En 195, Leo succéda à son père et l'année qui suivit, il dut faire face, dans le Bief, aux multiples ralliements à la cause Feunoyr. Craignant qu'on n'associe sa passivité à de la traîtrise, il œuvra promptement et réunit une armée qu'il conduisit jusqu'au champ d'Herberouge. Leo se rendit après à Port-Réal pour présenter son allégeance au roi Daeron ; à cette occasion il se fit fort d'envoyer des présents aux éminents combattants du champ d'Herberouge, y compris le controversé Brynden Rivers, y compris le prince de Dorne Maron Martell. Ce geste se voulait un apaisement, car la bataille avait révélé, dans le camp des traîtres, de nombreuses maisons du Bief.

À partir de 209, le fléau de printemps, puis la canicule puis les raids Fer-nés l'obligèrent à agir dans l'urgence et dans la stupéfaction face à la mollesse de la réaction du Trône de Fer. Il arrangea rapidement un mariage entre son fils et la sœur de lord Lannister, lui aussi concerné par les pillages Fer-nés. Suite à la venue des Lions chez lui pour le mariage, Leo se demande si Castral Roc vaut la peine qu'on regarde dans sa direction. Mais la guerre contre les Fer-nés prendra bientôt fin. Leo n'y participe point personnellement, car un accident l'oblige à se déplacer le moins possible.
Spoiler:
 


● Histoire : Les Sept ont-ils parfois beaucoup d'humour ? Je ne sais. Toujours est-il qu'en 170 de notre ère, trois naissances ont eu lieu qui, rétrospectivement, attireront bientôt l'attention. Celle de Baelor Briselance Targaryen d'abord, dont on connaît la tragique et honorable fin. Celle de Daemon Feunoyr ensuite, au destin si controversé. La mienne enfin, moi Leo Tyrell, d'abord l'héritier puis le seigneur du Bief et de Hautjardin.

L'histoire de ma vie débuta quelques lunes avant qu'un mestre ne vînt m'extraire des entrailles de ma mère. S'il n'y avait point eu de noces entre lord Adamar Tyrell et lady Amelia Rowan, je n'aurais jamais vu le jour. Par chance, ce mariage se fit, et dans les règles de l'art. Le jeune âge et la santé de ma mère la rondirent peu de temps après la cérémonie du coucher ; preuve fut faite de la forte vigueur des roses dorées ! Mon arrivée fut célébrée comme le retour des beaux jours après la Longue nuit, et pourtant je n'avais rien fait que pleurer, hurler, et manifester mon contentement d'être venu au monde. La foi de mon père était si grande qu'il laissa ma mère à Hautjardin pour aller seul et sans faste jusqu'à Villevieille où, après avoir baisé le pied de la statue de Daeron le Conquérant, il se rendit sans attendre au Septuaire étoilé pour y prier des heures durant. Adamar était un homme au cœur bon, pieux et généreux, mais il avait les idées creuses et très étroites, et des principes aussi peu souples que le métal de l'armure d'un chevalier. Ce geste à l'égard du Jeune Dragon n'était qu'un signe de la colère latente que lui inspirait le rapprochement pacifique de la péninsule dornienne au royaume des Targaryen ; mais je dois me faire l'avocat de mon père à ce sujet, et préciser quelques points. Adamar Tyrell n'était pas né avec la haine viscérale de certains Bieffois contre les Dorniens. Toutefois son père, auquel le Jeune Dragon avait confié la régence de la principauté conquise, mourut de la main des Dorniens dans des conditions atroces. De plus, alors que la famille Tyrell oeuvrait sans relâche pour que la délicieuse sœur d'Adamar, qui était en âge de convoler, puisse trouver un époux au sein de la famille du dragon rouge. Les Tyrell n'étaient pas orgueilleux au point d'espérer qu'elle deviendrait l'épouse de l'héritier du trône, mais n'importe quel cadet de la maison royale aurait suffi. Vous vous doutez bien que l'annonce du mariage du petit-neveu du roi Baelor avec la princesse Myriah Martell provoqua à Hautjardin de vifs remous. Adamar ne comprit jamais ni ne pardonna ce choix politique qui, d'une certaine manière, effaçait le meurtre odieux dont son père avait été la victime. Tout cela était antérieur à ma naissance, mais demeurait à Hautjardin toujours très vif dans les mémoires.

C'est dans ce contexte d'aigreur,d'amertume et de déception que j'ai grandi depuis les premiers cris jusqu'aux premières phrases que j'appris à faire sous la tutelle du mestre de Hautjardin, un homme qui m'impressionnait beaucoup. Pour deux raisons. La première, son savoir était immense. La seconde, il avait sur moi l'autorité d'un second père. Ma mère s'étonnait d'ailleurs de voir qu'un rat barbu toujours engoncé dans ses robes grises sût si bien se faire obéir d'un gamin têtu comme je l'étais. En tant que premier né et par nature héritier, j'eus droit à bien des égards, mais ni ma mère, ni mon père, ni le mestre ni personne de ceux qui furent à un moment ou à un autre chargé de m'éduquer je n'eus droit à aucun caprice. Je ne fus pas longtemps fils unique, et bientôt j'eus un frère, puis une sœur, qui furent comme des versions miniatures de moi-même ; la différence d'âge ayant été fort mince, j'eus toujours beaucoup d'affection pour eux sans me laisser parasiter par la condescendance qui bien souvent caractérise les aînés. Souvent ceux-ci sont choyés et les autres négligés. Ce ne fut point le cas à Hautjardin me concernant, hélas. Mon père, qui malgré l'eau qui coula sous les ponts n'avait toujours pas compris et digéré qu'on préféra à une somptueuse rose du Bief une dangereuse vipère dornienne, fit ce choix curieux pour calmer sa colère et son acrimonie : rien ne me serait permis qui risquerait de me compromettre comme chevalier et comme seigneur. En d'autres termes, dès que je sus me tenir sur mes pieds, il insista auprès de ma mère et m'obligea à assister aussi souvent que possible aux séances d'entraînements des chevaliers de la garde de Hautjardin ; quand je sus monter à cheval, il insista et obtint que je l'accompagnasse partout où il se rendait pour des raisons que je ne comprenais pas toujours ; quand je connus les prières et les chansons de la Foi, il insista pour que je demeurasse avec lui ni plus ni moins qu'une heure au septuaire de Hautjardin pour prier chacun des Sept d'accorder leur bénédiction à notre famille et leur faveur aux gens du Bief ; quand je sus tenir une épée entre les mains, il insista pour que je sois le plus appliqué et le plus assidu possible aux entraînements de notre maître d'arme qu'il obligeait à m'enseigner son art plusieurs heures par jour ; quand je démontrai quelques dispositions naturelles pour l'exercice de la lance de tournoi, mon père m'initia lui-même à la pratique de la joute. C'est ainsi qu'il fut toujours sur mon dos, j'ose le dire, jusqu'à son dernier souffle.

On pourrait croire qu'un père si exigeant et si prépotent aurait fait de moi son écuyer. Il n'alla point jusque là, et quand j'eus l'âge, c'est à genou devant un autre homme que lui que je fus adoubé, en 187. Mais lord Adamar n'était jamais bien loin, il demeurait toujours autour de moi, présence paternelle inévitable. Comment blâmer l'homme ? Il était moins soucieux de mon bonheur que de l'avenir de notre maison, mais ne m'a-t-il pas fait le plus beau cadeau et m'assurant la formation la meilleure et la plus indélébile ? Pour célébrer mon adoubement, lord Adamar eût l'idée d'organiser un tournoi mineur qui réunirait à Hautjardin quelques uns de nos plus proches vassaux. L'année 188 fut donc l'occasion pour moi de concourir à un tournoi comme chevalier. Ces grandes messes de la chevalerie sont l'occasion idéale d'éprouver sa force et son talent, il était hors de question pour moi d'y échapper. Je ne l'ai pas emporté cette fois-là, mais je fis forte impression et même mon père, qui s'attendait à une réussite plus indiscutable, me félicita avec toute la maladresse de son amour filial. Un autre tournoi à Hautjardin eut lieu en 190, et cette fois-ci, j'en sortais grand vainqueur. L'occasion n'était pas anodine, car c'est là que je découvris celle qui deviendrait peu après mon épouse. Je ne l'aimai pas du premier regard ; la tendresse ne vint qu'après la première naissance, et l'amour ne suivit qu'une décennie plus tard. Comment aurait-il pu en être autrement ? La demoiselle m'était imposée, et sans doute fut-elle plus malheureuse que moi. Ces coutumes-là sont ce que nous sommes, et je suis un chevalier. À cette épouse qu'on m'imposait, je devais le respect, l'affection, la fidélité et, surtout, la dignité. Je ne pense pas avoir été un mauvais mari. J'ai tenu ces engagements plus vigoureusement que tout autre. Je suis un chevalier, dans la chambre comme ailleurs. Les tournois continuèrent. La paix favorisait ces événements. En 192, à Port-Réal, puis en 194 à Hautjardin une fois encore, car mon père adorait le spectacle de ma réussite. C'est cette année-là d'ailleurs que le surnom que je me traînais dans les chuchotements de la foule fut, pour la première fois, consacré haut et fort : le Long Dard.

Malheureusement, mon père mourut l'année qui suivit, et je devenais à sa place lord Tyrell, seigneur du Bief. Sa perte fut terrible, mais je n'eus pas le temps de m’apitoyer ni même de trop le pleurer, car un coup de tonnerre figea l'ensemble des Sept couronnes durant toute l'année 196, quand s'éleva la bannière du dragon noir contre son frère le rouge. Les partisans de l'un et de l'autre se firent face. Beaucoup restèrent chez eux à prier que l'orage passe. Que me fallait-il faire ? Mon père, avant sa mort, avait toujours vu d'un très mauvais œil que les mœurs dorniennes s'insinuassent à Port-Réal depuis l'avénement de Daeron II, dont la reine était nulle autre que la perfide Myriah Martell. Sans doute aurait-il pris le parti de la rébellion, lui aussi, comme de nombreuses maisons du Bief dont les Peake, les Vyrwel, les Cockshaw, le Costayne... Mais fort heureusement, si j'ai tout reçu de lui des vertus morales de la chevalerie, ce n'est point lui qui m'enseigna l'art d'être seigneur suzerain. Je pus compter, depuis l'enfance, sur le double enseignement de ma mère et du mestre qui ne furent pas trop de deux pour tempérer en moi l'impact de certains « leçons » de mon père. Je ne dois qu'à eux mon intelligence et mon habileté politique ; et c'est à eux que je dois la décision prise en 196 de condamner les positions prises par les traîtres à la Couronne et de m'impliquer activement du côté des loyalistes, conduisant une armée depuis Hautjardin jusqu'au champ d'Herberouge où j'arrivai presque en même temps que le prince Baelor qui conduisait quant à lui des troupes de l'Orage et de la Péninsule ; jamais mon père n'aurait accepté de combattre aux côtés de dorniens, mais cela ne m'avait posé aucun problème. Sur les conseils de ma mère, à l'issue des combats, j'expédiai de nombreux présents aux plus éminents des combattants qui tirèrent l'épée contre les rebelles en promettant que les traîtres dans le Bief seraient exclu de la bienveillance de Hautjardin. Lyonel Baratheon, le prince Baelor, le prince Maekar furent les cibles de ces largesses, mais aussi le prince Maron Martell et le très controversé Brynden Rivers, dit Freuxsanglant, le grand bâtard qui demeura fidèle, à l'inverse de l'autre grand bâtard Aegor Rivers, dit Aigracier. Lord Adamar n'aurait jamais eu un tel geste. Mais je n'étais pas mon père, et contrairement à lui, j'avais la tolérance d'admettre que l'ennemi d'hier serait le voisin de demain. L'éducation reçue du mestre me faisait refuser la fatale rivalité entre les contrées de l'herbe et les contrées du sable qu'on prétend couler dans nos veines. Le sang d'un dornien est-il différent du nôtre ? Bien sûr, je regarde avec beaucoup de distance et de prudence les us et les coutumes d'au-delà des montagnes rouges, et parfois je m'en moque, et parfois je m'en plains, mais la haine viscérale de mon père à leur égard fut trop caricaturale pour qu'à mon tour j'y cède. Peut-être suis-je plus tolérant que d'autres Bieffois par rébellion vis-à-vis de l'implacable autorité dont mon paternel a toujours joui sur moi ? Il y aurait matière à réfléchir, mais ne perdons pas de temps.

Avant cette rébellion, en 191, mon épouse accouchait d'un enfant, d'un garçon, mon fils et héritier. Vinrent d'autres enfants, j'en ai quatre et n'en aurait point d'autres. C'est une bénédiction que les Sept m'ont accordé. Est-ce pour me récompenser ? Je l'ignore. Après l'an 196, les années passèrent et le royaume pansa ses plaies. En 199, l'Orage moqueur célébrait la naissance de son petit-fils par l'organisation d'un tournoi à Accalmie. J'y participai et j'y pus admirer l'étonnante architecture de cette forteresse si différente de la mienne. Dix ans plus tard, un autre tournoi fut pour moi l'occasion de briller, et le surnom de Long Dard fut à nouveau confirmé : à Cendregué, j'étais le champion de la reine d'amour et de beauté ; j'emportai toutes mes passes. Ce fut également, ce tournoi, l'occasion d'un fait rare, un jugement des Sept. Triste histoire qui aboutit à la mort du prince Baelor que j'admirais. Cet événement fratricide entraîna-t-il tous les autres ? Je ne sais. L'an 209 vit aussi un changement de roi, et je me suis donc déplacé à Port-Réal pour lui présenter mon serment d'allégeance, comme je l'avais fait pour le précédent. Sauf qu'à cette occasion, je découvris en ville un maître-forgeron de Qohor qui fit pour moi des merveilles. Mais hélas, l'année 209 amorça aussi un cycle de catastrophe qui rien n'arrête. Ce fut le fléau du printemps. La région populeuse du Bief fut sans doute la plus mortellement touchée mais, par chance, aucun de mes enfants ne périt de ce mal irrépressible. L'épidémie s'éteignit pour laisser la place à une suite des plus malheureuses. Une canicule frappa Westeros, condamnant une grande partie des récoltes. Il fallut, dans l'urgence, s'apprêter et sauver ce qui put l'être. Heureusement, grâce au concours de vassaux pleins de talents et de prévoyance, je pense notamment au seigneur de Villevieille que le Trône a constitué Grand Argentier, nous pûmes à temps limiter les dégâts qui, malgré tout, se feront sentir quand l'hiver sera sur le monde. Un malheur n'arrive jamais seul, dit-on. À la maladie et à la canicule succédèrent les raids Fers-nés. La réponse du Trône aurait dû être immédiate, et sa mollesse me contraria quelque peu. Il fallut s'organiser en dépit du faible soutien royal. Mais l'attente fut récompensée et après le temps de la préparation est venu le temps de la guerre. Un accident m'oblige à me tenir en chaise et je n'ai pu suivre l'armée royale jusqu'au combat dans les Îles de fer.

C'est triste... mais cela me permet de demeurer à Hautjardin où je dois surveiller de près le comportement de mon fils, qui a récemment pris pour épouse la sœur de lord Tybolt Lannister. Je suis très sceptique à l'égard de ce choix qui m'apparaît moins opportun qu'autrefois. En effet, lady Aliénor est exquise et fera une femme merveilleuse pour Tristan... qui je l'espère sera un mari digne qui cessera ses enfantillages grossiers. Mais lord Tybolt que j'ai reçu sous mon toit semble bien loin de l'idée que je m'en faisais, et son attitude lors d'un entretien entre mon neveu lord Arryn, lui et moi... m'a considérablement dépité. Aujourd'hui donc je m'interroge. Ai-je fait les bons choix ?


● Inventaire : Lord Leo Tyrell est l'heureux possesseur d'une épée d'acier château, d'un bouclier vert orné d'une rose d'or, d'une armure d'acier verte et un destrier blanc. En dehors de ces éléments-là, il dispose de tout ce qu'on peut trouver d'utile à Hautjardin, et en dresser la liste serait long, vain et fastidieux... Il n'a point d'autres possessions particulières et s'il devait en avoir, il en ferait l'acquisition plus tard.



● Pseudo : Leo sera bien sur ce forum, sinon Korpiklaani-fangirl... je sais c'est horrible
● Âge : 22 ans et toutes mes petites dents...
● Divers : Je ne sais pas quoi vous dire... on ne sait jamais quoi dire... mais que peut-on dire ?
● Avatar : Max Brown
● Souhaitez-vous vous inscrire aux interventions de Lady Coeurdepierre ? Oui, je le veux... pour le meilleur et pour le pire... dans la santé comme dans la maladie...
● Connaissez-vous le Roman ? J'ai lu les romans ouais, j'ai vu la série, j'ai lu les nouvelles aussi, je suis une droguée...
● Comment avez-vous connu le forum ? Alors c'est assez simple, j'ai été invitée d'abord sur un autre forum sur le même univers, j'y suis inscrite d'ailleurs encore et j'attends toujours une réponse des admins concernant des précisions relatives à un poste vacant... depuis quatre semaines quoi... du coup quand j'ai vu qu'il y avait encore de la place parmi vous je n'ai pas hésité une seconde quoi !
● Comment trouvez-vous le forum ? Je n'en ai pas pour le moment mais un jour peut-être...
● De quelconques suggestions ? Là c'est pareil, ce forum est le plus mieux fait du genre alors c'est plutôt là où on m'a mal reçue que j'aurais des suggestions à faire LOL



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Clarence Hightower
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Grand Argentier
~ We light the way ~

♦ Missives : 2168
♦ Missives Aventure : 131
♦ Arrivée à Westeros : 20/09/2011
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♦ Copyright : Valencia
♦ Doublons : Edwyn Tully
♦ Age du Personnage : 27
♦ Mariage : /
♦ Lieu : Port-Réal
♦ Liens Utiles :
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3996/4000  (3996/4000)


Message Lun 15 Avr 2013 - 0:14

La validation sera rapide étant donné que j'ai déjà tout lu de ce que tu as produit !

Il m'est délicat d'être dans la posture du juge parfois, et pourtant je ne le regrette pas une seconde ! Tu écris à merveille et tu seras j'en suis sûre une digne interprète pour ce personnage au passé déjà bien chargé. En tout cas tu as bien cerné le Long Dard, et c'est toujours plaisant à voir !

En tant que seigneur suzerain du Bief et tête de la maison Tyrell, tu peux compter sur les ressources de ta maison. Toutefois, d'un point de vue RP, tu ne disposes que de tes possessions de départ, sans oublier que tu débutes le jeu avec 35 dragons d'or. Tu pourras te servir de cette somme pour acheter des biens aux marchands ou tout autre chose. Même si ça n'en a pas l'air, il s'agit quand même d'une grande fortune ! N'oublie pas de les ajouter à ton inventaire, dans ta fiche de personnage (accessible dans ton profil) !

Tu gagnes de plus 75 points de réputation pour avoir choisi un poste vacant d'une région défavorisée ! Ils te sont ajoutés dans ton profil.

Bref, si cela ne semblait pas encore clair, je te valide ! Tu vas donc pouvoir te lancer dans le jeu ! N'oublie pas de remplir ton profil, ta fiche de personnage et de poster les fiches relatives à ton personnage. Tu peux aussi aller signaler ta position sur le continent à cet endroit. N'oublie pas de consulter les autres sujets du bureau du Grand Mestre pour t'intégrer dans le contexte ! Tu pourras ensuite débuter le jeu en consultant les demandes, en postant la tienne ou en demandant directement à un joueur. En cas de questions, n'hésite pas à poster dans la Tour de la Main ou à m'envoyer un MP. Enfin, n'hésite pas à passer par le flood et la CB pour te faire connaitre et t'intégrer plus facilement sur le forum !

Puisses-tu montrer aux plus jeunes d'entre nous qu'il y a encore à craindre de la vieille garde !
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Leo Tyrell ♦ Plus haut, plus fort !

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