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Il n'y a que les amis qui comptent vraiment.

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Maureen Bolton
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Dame de la Maison Bolton de Fort-Terreur



♦ Missives : 518
♦ Missives Aventure : 142
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 08/07/2011
♦ Célébrité : Jaimie Alexander
♦ Copyright : Ann
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Maeve Arryn, Aaricia Bonfrère, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Non determiné
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♦ Liens Utiles : Lady Maureen Bolton
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Message Dim 14 Avr 2013 - 18:20

Même si les Swann les avait ramené dans la maison de Pierheaume, elle n’en restait pas moins confuse. Avait-elle fait le bon choix ? Elle avait voulu éloigné son cousin de la triste guerre qui pourrait les mener à des pertes bien douloureuses, mais elle n’avait que couru après le danger depuis le début. À commencer par le nord, dans le neck et plus bas dans le bois du roi, avec les trois bêtes géantes qui auraient pu les écrabouiller en temps de le dire. Et maintenant qu’ils retournaient dans leur Nord tant loin, il passait par Dorne et ses déserts. Elle se demandait si elle faisait les bon choix par moment. Elle voulait agir comme une cousine bien plus que comme une mère mais c’était cause perdue. Pour une fois ou sa présence semblait la bienvenue dans cette maison de l’orage, elle ne semblait pas encline à faire des concessions ou même à rire. Elle aurait du laisser ce messager repartir très loin. Ne plus demander l’Avis de son cousin. Quelle idée idiote de le mettre en danger. Lui le dernier héritier male de la maison de Fort-Terreur. Plusieurs ne reviendraient pas de cette bataille et elle ne pouvait même pas dire de qui entre Jack, Mortimer ou John y laisserait sa peau. Elle préférait que ni l’un ni l’autre n’y perde la vie stupidement.

Elle passait le clair de ses journées avec son grand-père qui préparait ses hommes à se joindre au Baratheon et autres hommes de l’orage. Il n’était pas certain de vouloir risquer la vie du petit –fils de Réginald Bolton. Déjà, une guerre avait opposée les deux familles, il n’avait pas envie que la fautes lui revienne. Même si Maureen l’avait convaincu qu’ils savaient parfaitement s’occuper d’eux-mêmes facilement. Elle ne voulait pas mettre la vie des hommes du cygne en danger sous prétexte de protéger le petit fils d’un Lord Nordien. Elle avait décidé que Mortimer veillerait sur lui. Elle avait été invitée à discuter avec les hommes de la famille Swann. Contrairement à eux, elle les avait combattus une fois. Elle ne pouvait pas prétendre les connaitre si bien, mais elle avait vu leur stature et connu leur force. Même Fort-terreur n’avait pas de guerrier aussi aguerri. Entre temps, elle essayait d’obtenir des informations du Nord. Elle en avait eu quelques peu depuis leur arrivés, mais elle devait faire attention. Lord Réginald était un homme fourbe quand elle n’y était pas. Elle espérait seulement que si le loup avait convoqué le ban, il n’avait pas fait de bêtises. C’était dans son genre et tout à son honneur. Les discussions terminaient parfois assez tard, elle n’avait donc aucune idée de ce que ses hommes pouvaient faire, ni même si Adrian montrait ses talents d’archers.

****

Après une discussion avec son grand-père en tête à tête, elle avait fini par le quitter laissant la place à ses oncles. Même s’il ne faisait plus la guerre depuis plusieurs lurettes, il n’en était pas moins un stratège et la forte tête de la famille. La jeune Lady avait fait le tour du propriétaire pour trouver Mortimer ou John. Elle avait cherché Adrian, mais lui aussi semblait avoir disparu de la circulation. Peut-être était-il avec un des deux hommes du Nord. Elle avait prit le temps d’aller voir où s’entrainait habituellement archers comme chevaliers, mais la place ne laissait pas d’indice à son cousin. Tant pis, il ne pouvait pas être allée très loin. Et Jack … Elle ne ferait pas d’effort pour le chercher, car il y avait la moitié des chances, pour ne pas dire entièrement, qu’il soit en ville dans une quelconque taverne ou avec une femme … Elle fit demi-tour, pour prendre la direction des jardins. Un peu de calme avant la tempête lui ferait un grand bien. Calme était un mot qu’elle put véritablement dire en entendant cette petite mélodie. Un peu de parlote avec une de ses cousines ne lui feraient pas de mal. Cela lui donnerait la chance d'oublier un peu ce qui allait venir.

Quelle surpris de ne fut pas de voir la silhouette de son protecteur. Même si ils se bavaient constamment, elle avait de l’affection pour lui. Elle ne lui démontrait pas, mais il n’était pas idiot. Il savait que la Bolton ne restait pas insensible à sa présence. C’était peut-être le seul homme qu’elle appréciait vraiment. La musique lui rappela vaguement les banquets de Fort-Terreur lorsque sa mère et son père étaient encore vivant. Une époque où elle était la petite princesse de Lord Réginald. Fort-terreur était un endroit gai, malgré son nom qui portait à confusion. La musique lui rappelait bien des souvenirs de sa tendre enfance. Elle souriait même à l’évocation de ce fait. Pendant que sa mère se tuait à lui donner des airs de Lady, elle préférait jouer avec les armes de son père. Elle n’Avait jamais été en réalité une « vraie » femme. Elle ne l’était que dans le sud, pour tromper les apparences. Elle était bien facile à distinguée puisqu’elle ne portait jamais de grande parure. Elle n’avait jamais voulu être comme les autres. Les robes, elle les gardait pour Pierheaume, où il lui fallait un minimum de discrétion.

Elle avait attendu qu’il cesse pour s’approcher de lui et applaudir. Après le tombeur de ses dames, elle voyait une autre personnalité de son ami. Il restait un grand mystère pour elle et le serait certainement. Elle lui avait sourit et s'était installée sur le banc à ses cotés. Elle avait posé un jugement trop vite. Il était resté à Pierheaume, alors que les autres n’étaient même pas dans la cour ou même dans la forteresse.

Ai-je découvert à l’instant un autre de tes multiples talents ?

Cela faisait longtemps qu’ils ne se tutoyaient plus. À force d’envoyer des piques de tout bord, tout coté, ils étaient devenus des amis sincères. Elle appréciait le jeune homme et s’amusait de le savoir aussi talentueux. Il était même la personne à qui elle se confiait le plus.



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Message Lun 15 Avr 2013 - 23:23

Les terres de l'Orage. De tristes terres du point de vue de Jack, régulièrement frappées par des éclairs et autres averses, gardant malgré tout des températures élevées. L'homme d'armes n’appréciait que guère les voyages si loin dans le Sud. L'on y croisait bien trop de chevaliers orgueilleux, qui, pourtant, la plupart du temps ne valaient pas grand chose, et surtout, il y faisait trop chaud. Les modes de vies étaient aussi extrêmement différents, lui qui avaient grandis parmi les clans des montagnes, l'écart était troublant. Troublant, et, déplaisant. Déplaisant, oui. De nombreuses personnes n'adressaient pas même une parole aux gordiens, et, pour lui qui se faisait passer pour un simple roturier, cela était bien pire. Mais, en ces fameuses terres loin de sa patrie, nulle vague n'était permise, le petit groupe fut reçu par les grands parents de lady Maureen, et, jamais le garde n'oserait la mettre dans une situation délicate.

De fait, il cherchait à s'occuper comme il le pouvait. Les premiers jours sans grands résultat, errant dans la cité de Pierhaume, cherchant bars à fréquenter, ou dames à courtiser. Malheureusement, rares étaient ceux voulant boire à ses côtés, et rares étaient les demoiselles voulant écouter un nordien. Jack, même si sa véritable identité était secrète pour beaucoup, ne cachait pas le fait de sa vie passée dans les montagnes du Nord, et … Sans nul doute, la nouvelle de lady Bolton escortée par un homme des clans, et d'un chevalier, arriva aux oreilles du peuple. La distinction entre cet homme et Mortimer se faisait rapidement, il n'avait rien de chevaleresque, absolument rien. Ne portant que dans des cas extrême une armure, ne portant nul boucliers, et, se comportant bien loin du standard de ce groupe très fermé, nul ne pouvait se tromper. Alors oui, tout le monde se faisait des idées sur les hommes des clans, des barbares sanguinaires, ne vivant que pour le combat, tuant bêtes et enfants, violant, les femmes, et parfois même, dans l'autre sens. Oui, tout cela faisait peur, et Jack en était bien conscient, tout en étant aussi conscient que, bon nombres de ses histoires étaient vrais pour pas mal de guerriers de ces castes. Mais il ne pouvait s'empêcher de voir le peuple du Sud comme des moutons incapables de se faire leur propre opinion sur la chose. Après plusieurs jours dans les murs de ce château, il n'avait tué personne, violé personne, rien volé. Comment pouvait on être si méfiant ? Il ne le savait pas, et, au bout d'un moment, ce dernier préféra rester au sein du château, les gens éduqués semblaient un petit peu plus malins.

Il y avait au moins un homme dans tout le castel qui lui adressait sans craintes la parole, le maître d'armes, un homme sage, avisé, adroit et doué dans sa discipline, bien qu'âgé. Durant son séjour parmi les cygnes, le guerrier du Nord avait échangé de nombreux coups avec ce combattant du Sud. Préférant, lui, épée et bouclier, émulant cette fameuse caste que l'homme au passé mystérieux appréciait si peu. Malgré son âge, c'était un adversaire coriace, même s'il arrivait à avoir le dessus, Jack était obligé de se donner à fond pour vaincre. Ces échanges finirent par attirer des yeux moqueurs, riant du fait de se servir de deux lames courtes, prétextant que de telles armes ne pouvaient rien contre une armure et un bouclier solides. L'ambidextre en rit, et invita l'un des rieurs à démontrer la véracité de ces dires. Alors, l'un des cygnes, fier comme un paon, s'avança, quelques instants plus tard, vêtu de métal de haut en bas, une longue épée dans une main, un lourd bouclier dans l'autre, sous les rires de ses compères. Jack, souriant, dégaina ses deux lames, deux fois plus courtes, mais deux fois plus maniables. Ce fut lui qui ouvrit le bal, faisant danser ses lames, tout en valsant autour de sa proie, afin de jauger celle-ci. Le public, ignare, riait de l'homme se débattant, tandis que l'homme du Sud parait chaque coup. Alors, le nordien passa à la vitesse supérieure, une feinte de frappe au visage, qui laissa une ouverture sous la ceinture, Jack en profita, faisant une roulade, frappant de son pommeau à l'arrière de la rotule pour le faire chavirer, il aida la chute en empoignant le casque, le faisant tomber lourdement, lâchant ainsi prise sur son arme. Le moqué se plaça au dessus de lui, et fit mine de l’exécuter avec une de ses épées, empoignée à deux mains. Mais, la pointe s'arrêta à une poignée de millimètres du plastron, avant de regarder de haut cet homme qui, riait bien moins.

« Ainsi donc, deux lames courtes ne pourraient jamais abattre un homme en armure ? Vous avez bien de la chance que je ne sois pas votre ennemi, le prochain nordien que vous croiserez ne sera peut-être pas si clément. Votre acier ne vous protégera jamais de votre incompétence. Votre suffisance est disproportionnée par rapport à votre maîtrise, vous me faites de la peine. »
Il rengaina alors, et se retourna pour rejoindre ses quartiers, tandis que des bruits de pas se firent entendre dans son dos. L'homme était remis sur pied, et, il se dirigeait vers Jack, une lame en main. Ce dernier se retourna, et vit le coup vertical arriver. Il se baissa, et contre-attaqua directement avec un uppercut, ce qui déstabilisa grandement l'homme en armure, qui ne s’attendait sûrement pas à un tel coup. Et, pour son plus grand malheur, cela n'était pas fini. Alors qu'il recula de quelques pas sous l'impact, le futur Harclay, prit quelques pas d'élan pour s'élancer dans un saut, se terminant par un crochet des plus violents directement dans la mâchoire de son adversaire, l'envoyant valser, complètement sonné, voire dans les vapes.

Une fois le combat fini, le jeune homme rentra dans ses appartements, se disant qu'il en avait assez fait pour la journée, mais … Ses yeux se posèrent sur un objet devenu au moins aussi familier que ses deux lames, une vieille flûte en bois, offerte par une jolie dame de compagnie du Conflans, qui lui en enseigna même les rudiments. Cette flûte, il s'en servait régulièrement, jouant, bien souvent à l’abri des regards indiscrets, elle le remettait toujours de bonne humeur. Alors, il l'empoigna, et se dirigea dans les jardins, dans l'espoir que le décor l'inspire. La journée était belle, il fallait bien en profiter, et, même s'il n’appréciait que peu le Sud, il se devait d'avouer apprécier leur jardins. Jack s'assit confortablement sur un muret, adossé à un pilier, tout près d'une fontaine, avant de commencer à jouer, un mélange nostalgique, dans lequel transpirait la pureté du Nord ainsi que son côté sauvage, l'on pouvait aussi y voir les contrés du Sud, ses terres vertes, son opulence, sa chaleur. Bien que loin d'être un grand musicien, il avait un certain don pour transmettre ces sentiments à travers ses airs, et, se lançait, à chacune de ses mélodies, à corps perdu, si bien que plus rien autour ne semblait important, plus rien ne semblait exister, si bien que l'arrivée de lady Maureen passa totalement inaperçue. Cette dernière attendit la fin des notes pour applaudir, et approcher, gênant horriblement ce combattant, qui, pourtant, n'avait rien d'un grand timide. Une fois proche, sa protégée lui avoua découvrir un autre de ses multiples talents. Il en sourit avant de rire légèrement.

« Ah ! Qui sait ? Je doute fort d'avoir d'aussi nombreux talents que tu sembles le penser, et, je ne suis point talentueux dans ce domaine. Et … Tu n'étais pas sensée entendre cela, héhé ... »
Il sourit de nouveau et la regarda avec grand plaisir. Par les Dieux, qu'elle était belle ! Ça oui ! En plus de cela, pour une fois, elle était vêtue et coiffée telle une dame, ce qui était bien plus que rare, tout cela n'en était alors que décuplé. Afin de faire passer la gêne, il lança une petite pique, espérant au moins la faire sourire.

« C'est une bien jolie robe que tu portes là, on dirait presque une vraie femme, de loin. »

De nouveau, il rit. Mais, ce rire fut bref, s'arrêtant brusquement lorsqu'il remarqua son dernier adversaire porté par plusieurs de ses camarades de l'autre côté du jardin, sûrement pour le porter au Mestre ou l'on ne sait quoi. Prenant un ait un peu plus sérieux, Jack voulu avouer son « crime ».

« Madame, je me dois de vous confesser quelque chose. Tout à l'heure, alors que je m'entraînais, j'ai combattu un homme, un peu trop fier. Et … Ne voulant accepter la défaite, j'ai été dans l'obligation de … Lui forcer un tant soit peu la main quant à l'abandon... Et, peut-être y-suis-je allé un poil trop fort. Je craint que, ta famille le prenne comme un affront, je prendrai bien entendu toute les responsabilités, tu ne dois pas te mêler de tout cela, tu as à faire en ce pays. Et … Il me semble que cet homme était chevalier, ou … Quelque chose comme ça. »

Il sourit nerveusement. Depuis qu'il l'avait rencontrée au Neck, Jack avait acquis un but dans sa vie, protéger cette jeune femme était devenu un besoin, une envie, toute sa vie. Certes, il la trouvait divinement belle, comme déjà dit, un peu plus tôt. Mais, il l’appréciait énormément, tout comme son jeune cousin, qui serait un jour lord. Qu'il appréciait vivre à leur côté, voyager, et combattre. Chaque jours, le nordien priait pour la guérison de son frère, afin de ne pas avoir à prendre la succession de son père. Bien entendu, il cachait son identité, bien entendu, il n'avait aucune envie de devenir le Harclay, mais, il ne pouvait laisser sa chère sœur dans un tel pétrin.

« Excuse moi, mais … Le combat, c'est … Dans mon sang, dans tout mon être, je ne sais pas faire grand chose d'autre, et … Parfois, il est bien difficile de ne pas se contrôler ... »


Dernière édition par Jack Harclay le Sam 20 Avr 2013 - 23:08, édité 1 fois
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Message Mer 17 Avr 2013 - 0:18

Elle n’était pas la même femme qu’elle était dans le Nord. Elle ne pouvait pas se le permettre. Les manières qu’elle avait dans le Nord, elle évitait de les avoir en compagnie des Swann. Elle essayait de se comporter comme une vraie Lady. Elle portait la robe au lieu de ses habituels habits bien plus confortable. Elle s'était habituée avec le temps, mais elle peinait à suivre ce genre d’étiquette. Elle savait que cela était sujet à des moqueries de la part de ses compagnons, mais avec le temps, elle avait fini par laisser faire. C’était peut-être une des premières fois que son cousin la voyait habillé comme une « vraie » femme et cela serait certainement la dernière fois. Même lors de rassemblement à Fort-Terreur elle n’arrivait pas à être une fille.

Elle avait écouté jusqu’à la fin sans faire de bruit, uniquement parce qu’elle aimait bien la musique. Elle se donnait des airs pour être écoutée et obéie, mais elle était une personne sensible à la musique, même si cela ne paraissait pas plus qu’il le fallait. Elle n’avait jamais été douée comme sa mère. Celle-ci arrivant facilement à faire ce à quoi une femme devait faire. Soit la couture, tenancière de la maison, s’occuper des enfants, jouer de la musique et avoir des bonnes manières. Déjà, elle avait préféré dans ses jeunes années des aiguilles qui ressemblaient à des épées et n’avait aucun talent dans les taches attribuées à une femme. Lord Swann avait ouvert un autre monde beaucoup plus calme dans sa vie. Même si les armes restaient son principal champs de ses compétences, elle appréciait la musique et même si elle n’était pas parfaite.

Tu en as plusieurs pourtant, mais je ne te connaissais pas sous cette facette. Et pourtant, j’ai apprécié, cela m’a rappelé plusieurs souvenir en un seul instant. Des souvenirs où ils faisaient encore bons de vivre Fort-Terreur. Je n’ai jamais eu de talent pour autres choses que les armes et pourtant j’ai toujours apprécié la musique.

Elle arrivait à revoir un semblant de sourire sur le visage de son grand-père. Son père ainsi que son oncle. Adrian était encore qu’un gamin à cette époque. Il n’y avait que Mortimer et John qui faisaient partie de leur monde. Jack avait connu un Fort-terreur plus sombre et plus cruel. Il avait connu le début de la guerre entre la petite fille et le Grand-père. Réginald n’était pas un homme mauvais, mais il était orgueilleux. S’il n’y avait pas eu de guerre, il aurait fort à parier qu’elle serait dans le Nord en train de faire la guerre à son grand-père. Pourtant c’était lui qui avait voulu une trêve pour qu’elle l’amène loin du Nord.

Qui t’a appris à jouer ainsi?

Cela devait faire quelques temps, car elle ne se souvenait pas d’avoir vu cet instrument avant aujourd’hui. Elle était toujours la petite fille curieuse qu’elle avait été à une époque. Elle n’avait pas changé, mais elle éviterait de lui demander qu’il en joue constamment. Loin de là, il n'avait pas à avoir honte. Elle appréciait ce coté versatile du jeune homme qui l’accompagnait depuis bientôt six ans. Elle ne put s’empêcher de sourire lorsqu’il la complimenta. Elle ne se lasserait jamais de ses petites piques. Surtout que venant de lui c’était sincère, en quelques parts. Elle ne lui en voulait pas de la piquer, elle finissait toujours par trouver le moyen de prendre sa revanche. Tant qu’elle restait une femme très loin, elle ne se plaindrait pas.

Que tu aimes te moquer de moi, n’est-ce pas?, demanda-t-elle avec un sourire sur les lèvres.

L’évocation du « Madame » la fit sourciller. Qu’allait-il lui déballer? Elle avait vu des situations en tout genre depuis qu’il était à ses cotés. Il ne saurait lui apprendre quelques choses qu’elle ne connaissait pas, mais à la vue du soldat qui allait être ramené au soin du Mestre, elle savait son homme d’armes peu innocent. Ce n’était pas la première fois que certains prenaient des coups des Bolton. Certains de ses cousins s'étaient retrouvés plus d’une fois au sol à sa présence. L’armure ne faisait pas le chevalier …. Alors qu’elle devait offrir une quelconque réprimande, elle ne put s’empêcher de pouffer de rire. Elle n’arrivait pas à mettre Jack au sol ou même réussir à le battre. Le pauvre avait du avoir un avant gout du Nord et connaissant le Nordien, il n’avait pas du le rater.

Il n’est pas mort … Mais il n’est pas très fort je dois avouer. Je m’arrangerais avec Lord Swann. Il connait ses hommes mieux que quiconque. S’ils sont trop fier, il n’y aucun doute sur le fait qu’il soit chevalier. Ce n’est pas la première fois qu’un homme des Swann rencontre aussi facilement le Nord.

La jeune Bolton grimaça. Elle détestait les chevaliers. Elle ne supportait pas un homme qui portait le titre de « Ser ». La plupart qu’elle avait rencontré était très loin du défenseur de la veuve et l’orphelin. Ils étaient des ivrognes et des pauvres types. Certains avaient eu trop d'orgueil pour faire mal à une fille ou peut-être que Mortimer avait véritable raison; elle faisait très peur, par moment.

Je sais c’est quoi, tu crois que je n’ai jamais attaqué un de ses hommes? Le combat est dans notre sang et parfois c’est plus fort que nous. Si Lord Swann décide de te punir je trouverais bien un compromis. Je n’aurais qu’à lui dire que comme il nous faut tous les combattants de disponible, il ne peut pas réellement te punir. Je n’aurais qu’à lui dire que tu passeras quelques nuits dans les sympathiques geôles de Fort-Terreur, puisque tu es un homme sous mes ordres, lança-t-elle le plus sérieux du monde. Elle fit même mine de réfléchir. Par contre, rien ne m’oblige à le faire réellement, une fois dans le Nord.

Elle ne punissait pas ses hommes parce qu’ils avaient le même tempérament qu’elle. Elle n’aimait pas que l’on se moque d’elle. Les mentalités du Sud étaient bien différentes de celle du Nord, où voir une femme manier une arme était en somme « normal ».



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Message Jeu 18 Avr 2013 - 22:19

Aussi étrange que cela puisse paraître, Jack n'avait jamais montré à qui que se soit sa flûte, et la façon dont il en jouait. Cela était son petit jardin secret, préférant jouer seul, loin des autres, loin des combats, des entraînement, des gens … Loin de tout. Cela lui permettait de réfléchir, de penser à des tas de choses, comme avoir des pensées pour sa sœur. La plupart de ces morceaux lui étaient dévoués, il regrettait souvent de l'avoir laissé seule avec son père et son frère, il avait toujours eu peur que quelque chose lui arrive. Le guerrier du Nord éprouvait une grande tristesse pour Shireï, il aimerait tant aller la récupérer dans les montagnes, mais … S'il venait à rentrer à Lune-Azur, et si, ni l'âge, ni la maladie avaient eu raison de ses deux autres parents, il s'en assurerait sans nul doutes, et, cela n'arrangerait rien.

De fait, se faire découvrir par lady Maureen elle-même le mit plus que mal à l'aise, ne sachant trop quoi faire, ni où se mettre, alors que pourtant, comme déjà dit, notre ami était loin d'être timide. Seulement, la musique lui était si … Personelle, voyageant au travers de ses sons, il ne l'avait jamais partagé. Il ne pensait d'ailleurs jamais la partager avec personne, sauf peut-être sa sœur.

La belle, finit par lui avouer qu'il avait de multiples talents, il en rit. Elle enchaîna bien vite, lui disant avoir été nostalgique de la bonne époque de Fort-Terreur -remarquez tout de même l'ironie placée dans la phrase- et que tout cela lui fut remémoré en un seul instant. Enfin, la jeune femme avoua penser n'avoir nul autre talent que les armes, malgré son amour pour la musique. Le musicien dévoilé sourit tendrement.

« Il me semble que tu me places sur un piédestal bien trop haut pour moi. L'on me dit doué pour les armes, c'est sans doutes ce que je fais de mieux, j'ai été bercé dans les arts du combats, mais, à part cela, mes … Talents se comptent allègrement sur les doigts d'une seule main. Quant à toi … Ah ! Tu sais parler comme il faut, tu sais adopter les manières d'une dame du Sud, tu es une chef-née, quoi que tu en dises, et enfin, tu es une femme d'une beauté rare. Rien à voir avec un talent, et pourtant, grâce à cela, les gens ont plus tendance à écouter, tandis qu'un seul sourire peut amener le réconfort dans un cœur las. Et, pour ce qui est de la musique, je ne suis aucunement talentueux, cela doit bien faire dix ans que j'ai commencé à en jouer, et, je suis encore relativement mauvais. Cela dit, je suis heureux que, de bons souvenirs ont pu refaire surface grâce à cela, je … J'essaie de jouer pour voyager, les vastes terres glacées du Nord me manquent. Les montagnes me manquent, le bois-au-loup me manque. J'avoue y avoir pensé pour jouer. »

Un léger sourire nostalgique se dessina sur son visage, un sourire teinté de chagrin et de regrets, baissant les yeux sur son instrument. Bien entendu, il manquait quelque chose dans cette liste, sa sœur, sa très chère sœur, voilà ce qu'il lui manquait le plus. Mais … Le temps n'était pas aux révélations. Soudain, la curiosité de la dame fit surface, se questionnant sur la personne qui lui avait enseigné cet art. Jack inspira longuement, regardant le ciel dégagé, avec un grand sourire. Repenser aux années passées dans le Conflans lui réchauffait toujours le cœur, que de bons moments il avait passé là-bas !

« Hé bien, hé bien. C'est une certaine Lya qui m'a offert cette flûte tout en m'en apprenant les bases. Elle était la dame de compagnie de lady Piper. J'ai passé trois magnifiques années à Château-Rosières, j'ai été son élève durant tout ce temps. Cela dit … Je compte sur toi pour n'en parler à personne. Tu es la seule au courant, et, ce n'était déjà pas prévu, je préfère garder cela secret. »

Avec tout ce qui a été dit plus tôt, il fallait rajouter quelques petites choses qui faisaient que cet homme préférait garder le secret. Premièrement, il n'était pas particulièrement emballé par le fait d'être demandé autour d'un feu de camps pour la veillée, et, cela donnerait à Mortimer quelques occasions facile de le charrier, dont, il pouvait très bien se passer.

A son compliment camouflé sous forme de pique, la jeune femme sourit sincèrement, évoquant oralement l'amour de son interlocuteur pour les taquineries.

« Ma foi, il est si drôle de s'amuser de toi, que je ne peux m'en empêcher. Mais, très sincèrement, habillée telle une dame, tu es très belle. »

Un grand sourire charmeur s'afficha sur ses lèvres. Oh, certes, il ne s'attendant à rien de sa part, pour elle, il était simplement Jack, le roturier ayant grandi dans les montagnes, qui était son garde du corps et, une sorte d'ami. Il aurait aimé que cela aille plus loin, mais, pour cela, il devait faire tomber les masques, et, cela n'était pas prévu pour tout de suite. D'ailleurs, tout à fait entre nous, Jack ne pensait pas que Maureen était une dame à marier, c'était une femme forte, une guerrière aimant sa liberté. Si jamais elle venait à se marier, il souhaiterait bien du courage au mari.

Alors qu'il se sentait mal de la légère bourde qu'il avait commise à l'entraînement, la jeune femme ne put s'empêcher de rire. Qu'avait-il dit de si drôle ? Il l'ignorait, la regardant seulement avec étonnement. Une fois le fou rire passé, la jeune femme rassura son garde, promettant qu'elle parlerait à son grand-père, et qu'après tout, l'homme n'était pas mort, et, ce n'était pas la première fois qu'un homme des Swann rencontrait un nordien. Il l'avait seulement puni pour son orgueil. Jack sourit. Elle finit par avouer avoir le même problème que lui, le combat faisait intégralement parti d'elle et que parfois, c'était bien plus fort qu'eux. La jeune femme finit par dire que si le lord voulait le punir, elle arriverait à trouver un compromis, pourquoi pas proposer de le punir une fois chez eux ? Après tout, rien ne l'obligeait à respecter cela une fois dans le Nord. Jack sourit.

« Merci bien. Je n'aurais jamais espéré meilleure maîtresse, tu es bonne avec tes hommes, c'est une qualité rare. Beaucoup devraient prendre exemple sur toi. »

Par cela, il entendait noter dans un recoin de son esprit d'agir de la même sorte si jamais le destin venait à le nommer Harclay. Avec un sourire enthousiaste, il se leva d'un bond, rangea sa flûte à l'arrière de sa ceinture avant de dégainer ses deux lames, pour les faire tournoyer, avant d'effectuer des mouvements basiques combinant protection d'une main, et attaque de l'autre.

« La guerre se prépare. Les pertes seront nombreuses, dans les deux camps, nous perdrons des connaissances, des amis peut-être. J'ignore si je passerai à travers les filets une fois de plus, mais … Étrangement, je n'ai pas peur. Cela peut-être vu comme une marque de bêtise mais … Au fond de moi, je suis heureux. Les fer-nés sont réputés pour être de très grands guerriers, me mesurer à eux est une chose dont j'ai toujours rêvé. Je pourrais enfin savoir ce que je vaux. Tu sais. Avec ce voyage, j'avais l'espoir de croiser les grands combattants de notre époque, et pourquoi pas croiser amicalement le fer avec eux. Malheureusement, nous n'avons pas vraiment eu le temps de nous poser, et, je n'ai rien pu faire. Mais … J'ai pu voir de mes yeux des hommes incroyables. Lord Lyonel, et son rire si emblématique, sa force est légendaire. Pour tout dire, j'ai déjà entendu son nom de là d'où je viens. Il y avait aussi ce ser Lothar, abattant sans crainte une de ses bêtes. Et, il y avait aussi un anonyme ser … Oh, j'ai oublié son nom. Un homme à l'armure rouge et blanche, se mouvant sans le moindre mal dans sa cuirasse d'acier, dansant avec deux lames longues, faisant des ravages dans les lignes adverses. J'ai encore du chemin à faire ... »
Il sourit avant de continuer ses mouvements, tentant de reproduire les mouvements de ce fameux chevalier qui lui avait tant tapé dans l’œil lors de cette étrange bataille. Jack avait pour habitude de ne pas apprécier les chevaliers, mais, certains lui faisaient briser ses principes, et, cet homme, ce Follard était l'un des rares. Voir un homme sans bouclier se lancer contre une horde d'ennemis, dans l'unique but de venir en aide à un autre homme aux prises avec l'une de ses fameuses bêtes, était … Grand. Sa maîtrise des lames était impressionnantes, et, sa façon de combattre malgré son armure l'était encore plus. Finissant ses mouvements en croisant ses épées au dessus de sa tête pour enfin tendre les bras sur le côté, parallèle au sol, l'ambidextre jeta un nouveau coup d’œil à la jeune femme.

« Si jamais on survit à cette guerre. J'aimerais beaucoup aller à Dorne. L'on dit des guerriers du Sud qu'ils sont excellents à la Lance. J'adorerais m'entraîner avec l'un d'eux. Penses-tu que cela soit possible ? En plus de cela, nous sommes si proche, et, l'on dit que les sables de ce royaume sont une des choses à ne pas manquer. »

Le soldat fini par rengainer ses lames jumelles avant de sourire, puis de rire ouvertement.

« Et … Cela me permettra de voir les Dorniennes. On les dit si belles.... Et … Si peu vêtues. Je ne peux décemment pas mourir avant d'être allé là-bas ! »
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Maureen Bolton
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Message Dim 21 Avr 2013 - 2:01

Peut-être que oui, peut-être que non. Elle avait tendance à juger les personnes sévèrement, mais ses compagnons, beaucoup moins. Jack était le seul qui pouvait la décourager et l’amuser. Il lui rendait facilement le sourire. Elle n’aurait pas su dire s’il comptait beaucoup plus que simple protecteur. Il était si bon avec elle, bien plus qu’elle ne pouvait l’être en retour. Au fils des ans, il était devenu le grand frère qu’elle n’avait jamais eu. Il était trop modeste. Il avait des talents qu’il ne soupçonnait pas. Elle allait se faire le plaisir de lui en révéler quelque uns. Certains de ses talents opéraient parfaitement sur la Bolton. Elle fit quelques pas en sa direction amusée.


Sous-estimes-tu certains de tes talents ? Nous avons tous été bercé dans les armes. Nous sommes Nordiens. Tu es un très bon combattant, tu joues quand même bien de cet instrument, tu sais parler aux femmes, j’espère depuis le temps. Tu es le seul homme qui ait courtisé autant femme sans renoncer. Tu sais comment faire sourire une lady du Nord, être un ami loyal et confident. Certains talents se résument à ce que l’on sait faire, mais l’on oublie souvent ceux qui font ce que nous sommes réellement. Si tu avais ma place tu saurais être un bon chef. Le Nord me manque beaucoup aussi. Trois mois que nous sommes sur les routes et j’ai l’impression que cela fait dune année.


A cause de ses mauvaises relations avec son grand-père, elle avait toujours eu quelques difficultés à aimer Fort-Terreur. Mais si le nom n’inspirait à rien, il n’y avait rien de mieux que le retour à ses origines. Le Nord resterait toujours son chez soi. Quoiqu’il lui arrive, elle ne serait jamais loin d’Adrian. Lord Bolton vieillissait et si la folie ne le gagnait pas, elle aurait vaguement cru qu’il en était autrement. Il avait fini de lui faire la guerre chaque fois. Elle le savait fatiguer, mais il était un homme âgé. Elle aimait écouter les histoires de Jack, bizarrement, il y avait toujours une femme, même dans ses réponses les plus sérieuses.

Ce sera notre secret, entre toi et moi. J’imagine trop ce que Mortimer pourrait dire.

Elle avait eu un léger rire. Une chance pour elle, les deux hommes s’entendaient à merveille. À la mort de son père, Mortier avait été là pour elle. Il était son second père depuis bien des années maintenant. Certainement parce qu’il devait beaucoup à l’ancien écorcheur, il n’avait jamais failli quant à la sécurité de la jeune Bolton. Parfois les piques fusaient de tout bord, tout coté, mais ce n’était jamais pour être méchant. Elle ne pourrait certainement jamais se séparer de l’un ou de l’autre. Même si la vie était un fils bien mince entre la vie et la mort, elle savait qu’ils n’étaient pas éternels, mais elle pleurait certainement plus leur mort qu’elle pourrait pleurer celle de son grand-père qui voulait sa peau.

Les joues de la Bolton s’empourprèrent quelques peu en l’écoutant. Elle n’était pas le genre de Donzelle qui rougissait comme une bonne face à un compliment et un regard charmant. Elle ne pouvait tout simplement pas ignorer ce qui sortait de la bouche de son homme d’Armes. Elle le remercia sans doute gêner par le compliment. Elle n’était pas la beauté suprême de Westeros et elle se demandait parfois comment ils pouvaient la supporter. Décidément, il était en mode des flatteries. Elle eut un sourire. Oui, elle prenait souvent les rênes, mais c'était beaucoup pour montrer comment faire à Adrian. C’était lui qui un jour conduirait les Écorcheurs. C’était une qualité mais elle était parfois trop bonne, quoique les derniers mois avaient été très durs.

Parfois, je t’avoue que j’aimerais ne pas être dans cette position. J’ai encore sur la conscience la mort de certain homme de Fort-Terreur sur la conscience. Je sais que j’aurais pu épargner leur vie, en écoutant le Stark, mais mon orgueil m’a poussé à les jeter dans la gueule des fer-nés à Motte la foret. Bref, je fais du mieux que je peux. J’essaie aussi d’inculquer cela à Adrian.

Parfois elle regrettait de ne pas plus être familière. Elle le regarda sortir ses deux épées, un sourire aux lèvres. Elle aimait cet entrain qu’il avait. Enfin, elle pouvait exprimer ses craintes sans que l’on rit d’elle. Elle s'était confié plus d’une fois au nordien et chaque fois, il trouvait moyen de la rassurer d’une quelconque manière. Elle pouvait paraitre forte, mais la simple idée de perdre Adrian, Mortimer ou même Jack lui torturait l’esprit.

J’ai très peur, que ce soit pour moi ou même pour vous. Cette guerre restera gravée dans l'Histoire, ainsi que les noms des héros qui auront combattu. Certains seront oubliés, mais tachons de ne pas y laisser la notre. On a tous beaucoup à apprendre. Tu es tout de même le seul que je n’ai pas réussi à battre encore. Nous apprenons tous les jours. Déjà rencontrer Lord Baratheon est une grand honneur.

La jeune femme avait apprécié ce moment. Elle avait toujours aimé entendre parler du Lord de l’orage. Elle connaissait la vision de son grand-père sur cet homme. Enfin, elle n’avait pas tendance à apprécier les gens d’autorité. Il suffisait de la voir quand le Stark n’était pas très loin. Ils ne s’appréciaient guère et c'était une sentiment réciproque. Bizarrement, elle était heureuse de savoir qu’elle n’aurait aucun ordre du loup cette fois. Elle et ses hommes dépendraient des ordres de l’orage, mais c’était beaucoup plus plaisant pour son égo.

Nous irons à Dorne. J’ai promis à notre très cher petit Bolton de lui montrer les montagnes rouge. Je ne saurais te dire ce qui nous sera possible de faire pour l’instant, mais nous rejoindrons les Météores pour prendre un navire pour remonter plus facilement vers le Conflans si cela est possible.

Maureen manqua de s’étouffer lorsqu’il lui parla des Dorniennes. Il n’y avait que lui pour dire ce genre de choses. Lui et les femmes. Une histoire instable certainement depuis des années. Elle roula des yeux.

Ne t’inquiète pas j’essaierais de te garder pour une dornienne. Décidément, il n’y a que de toi que peut venir de tel propos. Promet-moi de m’épargner les détails. Si nous parvenons jusqu’à Dorne.

Une chance que son cousin était un garçon plutôt tranquille. Elle n’aurait pas su gérer deux « Jack ».



Un homme nu
n'a  guère de secrets,
mais un homme écorché
n'en a plus un seul


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Message Lun 22 Avr 2013 - 17:01

D'autres talents ? A vrai dire, Jack n'y avait jamais réelement pensé. Toute sa vie, on lui avait seulement demandé d'être un bon combattant, ni plus, ni moins. Un bon guerrier, il l'était sans aucun doutes devenu. Après avoir survécu à tant de combat, de batailles sanglantes, dans lesquelles de vétérans reconnus y laissèrent la vie, faisant un certain nombre de victimes. Il avait aussi remporté de nombreux combats singuliers, n'en perdant que très peu, face à des épéistes reconnus. Défaites, qui, cela dit, il ne ressentait aucune honte. Un homme se devait de reconnaître ses défaites, ses erreurs, apprendre de celles-ci et avancer au mieux, en plus de quoi, si ces fameux bretteurs étaient reconnus, ce n'était pas pour rien. L'ambidextre était conscient d'avoir encore du chemin à faire pour les rattraper, mais, il restait tout de même confiant sur ses capacités au combat. Mais … D'autres compétences ? Il se savait relativement doué auprès des femmes, de douces paroles glissées entre un sourire chaleureux et une douce attention. Des façons de séduire qu'un chevalier, l'un des très rare à être estimé par le nordien, lui avait enseigné, alors qu'il était dans le Conflans, un certain ser Ulrich. Mis à part cela, il n'avait jamais réflechi à d'autres potentiels talent. Ainsi, les mots de lady Maureen le bousculèrent quelques peu. Elle le disait, en outre, être capable de redonner le sourire à une femme du Nord, ce qui, à ce qu'il paraît n'était pas chose aisée. En plus de quoi, c'était quelqu'un de loyal, à qui l'on pouvait se confier, enfin, elle le pensait être un bon chef. Il sourit, riant même très légèrement.

« Encore une fois, tu me places un peu trop haut. Des hommes loyaux à leur seigneurs, il y en a des tas, des hommes capables d'écouter les problèmes d'une femme … Moins. »

Il rit de nouveau.

« Cela dit, il y en a des tas aussi, cela n'a rien d'un talent, parlons plutôt de … Bon sens. Et, pour ce qui est d'être un bon chef, j'en doute, je n'ai … Jamais dirigé grand monde. Enfin, au fond, j'espère avoir cette qualité, dans un futur proche, elle me sera fort utile ... »

L'homme rit une fois de plus, nerveusement cette fois, avec une touche de tristesse, de peur, ou encore de nostalgie, c'était très difficile à décrire. Ses yeux, eux, en tout cas, semblaient tristes. En effet, il sentait la fin de cette vie proche. Certes, peut-être allait-il mourir sur ces fameuses îles de fer, mais, s'il survivait, Jack était certain que, les règles de successions viendraient le frapper rapidement. Ce serait à lui de prendre le titre du Harclay, de diriger le clan, et, d'abandonner sa nouvelle vie, ses amis, sa seconde famille. Adieu cette vie. Certes, il retrouverait sa sœur tant aimée, mais … Que penserait lady Maureen de cela ? Et Adriant ? Et ser Mortimer ? La peur de leur hostilité se faisait grandissante au fur et à mesure des jours nouveaux.

A sa plus grande joie, la belle demoiselle promis de garder le secret.

« Trop aimable, merci. »


Souriant, ce léger passage à vide s'envola. Mortimer, lui aussi un des rares chevaliers estimés du guerrier des montagnes, était devenu un grand ami. Tout deux avaient côtoyés la mort, côte à côte, à de très nombreuses reprises. S'entendant à merveille, ils arpentaient régulièrement les tavernes ensembles, riant des mêmes choses, s'entraînant souvent l'un avec l'autre, leur but étaient aussi le même, protéger la famille des écorcher. Bien entendu, en tant qu'amis proche, les piques étaient monnaie courante, cherchant chacun un petit quelque chose chez l'autre pour rigoler. Jack, lui, avait pour habitude de le chatouiller avec son âge certain, l'autre, bien entendu, rétorquait sur sa jeunesse, et sa probable inexpérience.

A la grande surprise du nordien, la demoiselle rougit du compliment, souriant même, le remerciant, gênée par cela. Il pouvait se vanter de cela, les hommes, et, les gens en général, capable d'atteindre la guerrière se faisaient rares, très rares.

Très rapidement, Maureen répondit à ce qu'il fut dit, disant qu'elle aimerait parfois ne pas être dans une telle position, et qu'elle avait encore la mort d'hommes de sa maison sur la conscience, les ayant envoyés mourir à Motte-la-Foret, contre les avertissement de lord Beron. Le garde se caressa les poils naissant autour de sa bouche, ouvrant sa bouche, semblant réfléchir à ce qui allait se dire.

« Tu sais, je ne comprendrai jamais cette … Haine que tu as pour les Stark. Ils sont comme n'importe qui. Et … J'ignore si je t'en ai déjà parlé, mais, il y a une douzaine d'années, j'ai travaillé pour eux, j'ai participé à la bataille sur l'île de Skagos à leur côtés, et ai vécu à leur côtés, un an durant. J'y ai vu, ce Beron Stark, encore jeune à l'époque. Il m'a semblé quelqu'un de bien. Il sait ce qu'il fait. Je sais que tu ne l’apprécies pas, mais, ces paroles ne sont pas là pour te nuire. Tu es la chef de notre groupe, tu dirigeras sans aucun doute Fort-Terreur un moment. L’orgueil, est quelque chose qu'un dirigeant doit savoir mettre de côté de temps en temps. Personne ne t'en veux pour ce … Carnage, mais … Bien que je ne sois pas des plus cultivés, il me semble que, les loups ont toujours étés de bons gouverneurs du Nord. Peut-être est-il temps d'essayer peu à peu de leur faire un minimum confiance ? Ou du moins, essayer de ne pas partir avec des idées toute faites sur eux ? »


Avec douceur, l'homme des montagnes vint déposer une main chaleureuse sur l'épaule de sa protégée, un léger sourire sur les lèvres.

« Dans tout les cas, je te suivrai. »


La jeune femme espérait elle aussi que personne ne meure dans cette bataille, que cette guerre restera à tout jamais gravée dans l'Histoire. Peut-être Jack sera-t-il un héros ? Il se mit à en rêver quelques instants, avant de revenir à la réalité, et écouter ce qui se disait. Le jeune femme confirma les dires de son ami, rencontrer le roi des Cerfs était un grand honneur.

La discussion bascula alors sur le possible voyage à Dorne. Et, pour le plus grand bonheur de Jack, ils iraient. Elle avait promis à son jeune cousin de lui montrer les Montagnes Rouges. Il exulta, souriant comme un idiot, heureux que le voyage continue encore. Dorne était un endroit à visiter, de belles choses à voir, et pas seulement les habitantes de ce royaume. Il y avait aussi de nombreux grands combattants avec qui échanger des « politesses », mais surtout. L'homme d'armes craignait son retour dans le Nord, la peur de recevoir cette fameuse missive lui annonçant la mort de son frère, et celle prochaine de son père, si ce n'est déjà fait. Elle expliqua alors que, le but de cette traversée dans le désert était de joindre les Météores, afin de prendre un navire pour remonter plus rapidement. Les Météores … Jack connaissait bien quelqu'un de ce château, et … Il n'en gardait pas bon souvenir.

« Les Météores tu dis ? La demeure des Dayne si je ne me trompe pas. J'ai entendu parler d'un chevalier de cette maison. Ser ... Obe ... Ran? Run? Ryn? Je ne sais plus. Je n'ai jamais été très doué pour retenir les noms. En tout cas, son nom est célèbre, et a atteint mes oreilles du Nord. N'est-il pas le seigneur de sa maison d'ailleurs? Aussi ... On le dit très ... Attaché aux jolies femmes, j'ose espérer qu'il ne s'approche pas trop de toi, sinon, cela risque fort de me donner une raison de plus de croiser le fer avec lui.


Non, Jack ne parlait pas de le tuer. Loin de lui cette idée. Il n'en serait pas capable, cet homme possédait une épée d'une grande puissance. En fait, il voulait juste l'empêcher d'approcher Maureen, rien de plus.. Oui, c'était un grand jaloux. Elle n'était pas sienne, elle ne le serait probablement jamais, mais … Il ne pouvait s'en empêcher.

La suite de la conversation sur Dorne devint tout d'un coup bien plus intéressante, la belle disait qu'elle essaierait de lui garder une de leurs habitantes, mais qu'elle ne voulait pas le moindre détail. Puis, en rigolant, la jeune femme pensa tout haut que, Jack était bien le seul à pouvoir tenir de tels propos. Lui, en rit. Il avait entendu tant d'histoire sur les filles du soleil, lui qui aimait tant les belles femmes se sentait obligé de vérifier ces rumeurs. Voir leur si beau dos dénudés, transpirant au soleil, cela devait être un fort agréable spectacle. Voir leur jambes bronzées devaient mettre l'eau à la bouche. Certains, même, disaient que, dans ce royaume, les demoiselles étaient bien souvent encline à une présence masculine. De quoi donner de nombreux rêves agréables au Harclay, et de quoi lui donner bien des raisons d'y aller.

« Que c'est gentil. Et, c'est promis, bien que … A ton âge, tu dois bien avoir une vague idée de ce qu'il se passe non ? »


Jack rigola à gorge déployée. Il la pensait encore vierge, c'était une femme de caractère, pas encore mariée, pas encore promise. Cela faisait des années qu'il était à son service, il ne se rappelle pas d'un seul homme à avoir été assez proche d'elle pour cela, et, pour tout dire, il la voyait mal s'adonner à un parfait inconnu.

« Ma foi, tu devais bien te douter qu'avec les rumeurs qui circulent sur ce beau pays, l'envie de découvrir si tout cela était vrai devait me tarauder non ? »


A nouveau, un rire. Depuis sa première incursion dans le Conflans, onze années auparavant, avec l'aide d'un détachement des gardes de la Nuit, ces rumeurs commencèrent à lui faire siffler les oreilles. Depuis ce temps, il rêve de ce pays chaud.
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Message Jeu 25 Avr 2013 - 2:16

Je devrais dire que tu es un des seuls que je connais. Tu sais, je te place haut, parce que tu as le mérite d’être un homme loyal après plusieurs années. Je suis certaine qu’en toi aussi, il y a un chef. Mon père disait qu’il y en avait un dans tous les hommes. Un jour Adrian en sera un et j’espère qu’il comptera parmi ses hommes, des gens aussi loyal que toi et Mortimer.

Elle avait toujours été sincère avec ceux qui lui avaient donné du respect. Elle n’était pas une jeune femme comme les autres, mais elle avait besoin de gens sur qui elle pouvait compter. Mortimer était un père bien plus qu’un ami. Même s’il lui arrivait de mettre des gifles au Nordien, parce qu’il la prenait de court dans ses situations loufoques, c’était uniquement parce que cela était son seul moyen de défense. Son corps se défendait par peur. Elle n’avait pas fait de remarques sur la dernière phrase du nordien. Viendrait-il à la quitter un jour? Elle craignait ce jour où elle n’aurait plus ce sourire chaque jour devant elle. Elle n’avait pas cherché à discuter de cette alternative. Elle serait triste le jour où, elle devrait se séparer de son protecteur qui était devenue comme un grand frère pour elle. La suite allait certainement la faire réfléchir plus amplement, mais elle ne voulait pas se résorber. Elle n’aimait pas Beron …

Ce n’est pas une haine, crois moi. Si quelqu’un ne les aime pas à Fort-Terreur c’est lord Réginald. Ce n’est pas l’homme que je remets en doute. Je ne supporte seulement pas qu’il m’ait traité comme une femme du sud, alors que je sais me protéger moi-même. Si je le détestais vraiment, j’aurais laissé les fer-nés s’en prendre à lui. Lorsque nous avons été séparés, il n’Avait pas le choix de me faire confiance. J'ai sacrifié Écorcheur et un homme, pour lui. Je n’aurais jamais main mise sur Fort-Terreur. C’est la dernière chose que Lord Bolton veillera. Il veillera à ce que je ne sois plus dans les parages, quand il partira. Je n’ai jamais remis en doute la légitimité des loups de Winterfell. Parfois j’aurais aimé ne pas être née à Fort-terreur.

Elle serait bien vite expédiée en quelques parts. Réginald n’Avait jamais aimé qu’elle prenne en partie contrôle de la maisonnée, mais elle n’avait pas eu le choix. Elle ne laisserait pas sa famille sombrer parce qu’un fou était à sa tête. Elle ne voulait pas non plus laissé son cousin et presque frère dans les mains de cet homme. Son grand-père l’avait peut-être renié depuis longtemps, mais elle savait qu’il en était tout autrement pour son cousin. Maureen avait toujours eu de l’affection pour le gamin qui était presqu’un frère. Elle posa sa main sur celle de son compagnon de voyage avant de lui avouer sincèrement une chose qu’elle ne répéterait plus jamais.

J’espère que tu seras à mes cotés, pour de nombreuses aventures encore.

Pourraient-ils se supporter encore longtemps? Elle préférait que la réponse soit un « oui ». Elle aimait la relation qu’ils partageaient. Si Mortimer jouait beaucoup le rôle de père qu’Elle n’avait pas eu, Jack était le genre de grand frère qu’elle aurait aimé avoir. Enfin, il avait toutes les qualités nécessaires pour lui plaire aussi. Elle ne s’en cachait pas et si une personne le savait bien c’était son père »adoptif ». La suite sur les météores l’amusa. Elle avait eu une discussion avec Lord Swann quelques jours auparavant concernant Dorne et c’est principaux ports. Il lui avait parlé d’un en particulier et le mestre avait débité une grande parenthèse sur la famille qui y vivait.

Quelques choses comme ca, je crois, je ne sais pas. Tous ce que je sais c’est que ca doit être un autre chevalier prétentieux à qui on a donné un joujou comme épée. Je suis encore moins doué que toi quand il y a un Ser devant le prénom.

Elle avait sourit. Un sourire qui faisait grincer son oncle, quand elle s’y mettait. Elle n’était pas arrogantes, mais pas plus que Les chevaliers … Ils n’avaient pourtant rien fait à la jeune Bolton, mais elle n’avait jamais su tous les aimés. Certains s’étaient révélés de parfait Gentleman, mais comme elle n’agissait pas comme une femme, elle ne pouvait comprendre vraiment. C’étaient pour la plupart, toujours selon notre gentille Lady des Écorcheurs, des hommes prétentieux aux chevilles enflés. Même le supposé meilleur épéiste de Westeros ne la ferait pas ciller. Elle s’approcha de lui, un peu trop, mais tant pis, elle savait qu’il ne tenterait rien

Verrais-je une forme de jalousie dans tes yeux ?

Elle souriait de plus belle. Maureen avait fait signe à jeune garçon qui se trouvait sur l’aire d’entrainement de la rejoindre. Le gamin avait hésité mais avait fait les pas nécessaire et la Lady lui murmura à l’oreille d’aller lui chercher quelques choses dans ses appartements. Jack venait de semer un doute dans son esprit et elle espérait que ce n’était que la fatigue qui lui jouait un mauvais tour. Elle ne l’avait jamais vu ainsi, pour tout dire. Les hommes l’évitaient pour deux raisons. La première étant qu’elle avait trop mauvais caractère pour risquer ou tenter quoique ce soit. La deuxième étant qu’elle était trop dangereuse parfois. Elle cachait ses questions derrière son amusement. Elle ne l’avait jamais entendu parler ainsi. Et pourtant, il se côtoyait presque tous les jours depuis cinq ans. Elle doutait fort qu’il continuerait sur cette lancée, mais elle veillerait à le surveiller à l’avenir. Elle grimaça tout de même à la suite de leur discussion.

J’ai failli être mariée et je ne suis pas aussi innocente que je le parais.

Et comme tous les enfants, elle avait eu un épisode triste qui avait fait chavirer son cœur. Elle n’était que pour certain qu’une Bolton et non pas Maureen. Ce qui pour elle avait une grande différence. Le gamin revint vers elle en lui offrant Écorcheuse, comme il se devait. Elle ébouriffa les cheveux du gamin qui traversa la cour pour rejoindre quelques chevaliers.

Pour survivre, il te faudra t’entrainer si tu veux avoir cette chance de te rendre à Dorne.

Il y avait longtemps qu’elle n’avait pas croisé les jumelles de Jack. Elle avait rarement gagné, pour ne dire presque jamais. Elle lui laissait la première attaque. Elle était mauvaise joueuse par habitude, mais pas avec Jack. Elle Avait fait tournoyer son épée sans sa main comme il lui avait appris.

Il y a longtemps de cela que nous n’avons pas croisé le fer ensemble.

Il ne se défilerait pas, du moins, elle l’espérait.


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Message Dim 28 Avr 2013 - 19:19

La demoiselle était douée pour toucher au plus profond Jack, qui, bien sûr, ne le montrait pas. Certes, tout cela était inconscient, elle ne savait pas que son départ se rapprochait de plus en plus, mais, dans certaines conversations, la plupart des mots lui allaient droit au cœur. Là, il était question de sa loyauté indéfectible, qu'il montrait depuis tant d'années, que c'était grâce à cela qu'elle le plaçait si haut dans son estime. Maureen cita ensuite son père. L'homme disait qu'en chaque être reposait un chef qui ne demandait qu'à être réveillé, cela le fit rire. Enfin, la belle enchaîna sur le fait que son jeune cousin serait un jour un dirigeant à son tour, et, qu'elle espérait que des hommes si loyaux seront sous son commandement. Le garde sourit nerveusement, son cœur se noua, et, une certaine pique de douleur pouvait se lire dans ses yeux. Le jeune Adrian était devenu quelqu'un d'important aux yeux de Jack, il le savait tout à fait capable dans bien des domaines, un garçon des plus courageux, un grand archer, et, sans nul doute, il deviendrait un grand homme, et, un grand lord.

Pour répondre, le nordien tenta tant bien que mal de retrouver le sourire.

« Il me semble que tu oublies bon nombre de gens. Mortimer ne t'es pas dévoué de si nombreuses années ? Ne l'es-tu pas à ton jeune cousin ? John n'est-il pas une lame fidèle de Fort-Terreur ? Et …. »


Le futur Harclay ouvrit grand ses bras, tournant légèrement sur lui.

« Vois, ces hommes, tous prêts à partir au combat, tous prêts à donner leur vie, simplement parce qu'ils en ont reçus la demande de ton grand-père. Ne sont-ils pas loyaux eux-aussi ? Cette guerre avec les fer-nés, en temps normal, ils n'auraient jamais dû la voir. Pourtant, tous sont là, prêts, s'entraînant pour être efficace, priant pour leur survie. Tandis que certains passent leurs probables derniers moments en compagnie de leur famille, d'autres préfèrent sans doutes s'amuser une ultime fois. N'est-ce pas une grande loyauté que je vois ici aussi ? »

Le sourire habituel retrouva sa place sur le visage du montagnard. Ses bras retrouvèrent leur place, et, la suite fut prononcée.

« Ton père devait être un homme sage. Seulement … Peut-être qu'un chef sommeille en chacun de nous, mai, il nous faut le réveiller, et, cela n'est pas donné à tout le monde. En fin de compte, certain sont nés pour diriger, d'autre pour suivre. Quant à Adrian, sans conteste, il deviendra un grand seigneur, et, un grand lord, attire de grand soldats, je n'en doute pas. J'espère être encore parmi vous pour voir cela. »


A nouveau, une petite mine douloureuse. Ces derniers mots pouvaient êtres perçus de deux façon différentes, son départ en premier lieu, et, sa survie en second lieu. Mine de rien, depuis que le jeune homme avait rejoint lady Maureen, sa vie fut menacée à de nombreuses reprises, l'occasion de la perdre ne se comptent plus, et, le voyage était loin d'être terminé, il devait passer à travers une grande bataille, contre de féroces guerriers, et ce, sur leur propre territoires, les chances de survies n'étaient pas des plus grandes, il en était conscient. Et pourtant … Ce n'est pas ça qui le gênait le plus. L'idée d'abandonner sa vie actuelle … Il était tiraillé entre l'envie de revivre avec sa sœur, et de rester avec sa nouvelle famille. Pourtant, l'idée de retrouver son clan … Cela n'était guère une agréable perspective. Et s'il n'était pas à la hauteur ? Et si … A cause de lui le clan Harclay sombrait ? Et surtout …. Si à cause d'une de ses décisions sa sœur venait à perdre la vie ? L'idée lui était insupportable. Il lui fallait en parler à quelqu'un, mais … Qui ? Les membres de sa nouvelle famille ne risquaient-ils pas de mal prendre ce si lourd secret ? Oui … Jack en avait horriblement peur. Et si … Ils venaient à le rejeter pour cela ? L'idée ne plairait guère à Mortimer, qui était devenu plus qu'un ami. Un frère, un compagnon d'armes. Un tel secret ? Comment le vivrait-il ? Adrian, avec un peu de chance, cela ne lui ferait rien, quant à lady Maureen … Deux possibilités, la première, avec sa vie familliale, elle comprendrait l'envie de fuir celle-ci, et de se cacher. La seconde, ne pas lui avoir fait confiance ne lui plairait pas. Toute deux sont autant probables l'une que l'autre. Comment faire ? Que choisir ? Il n'en savait rien …

La suite de la conversation tourna sur les Stark, et, à la plus grande surprise du guerrier, la belle ne prit pas la mouche à cause de cela, une bonne chose d'évité. La dame n'appréciait pas les Stark, et encore moins leur actuel seigneur. Mais, il y avait une autre personne qu'elle appréciait encore moins dans la maisonnée, « lady » Deana Lideuil, une femme farouche, au caractère au moins, aussi bien trempée que Maureen, aussi belle qu'elle. Et, une membre d'un clan des montagnes, tout comme Jack. Était-ce cela que la Bolton n'appréciait pas ? La jeune femme expliqua alors que ce n'était pas vraiment de la haine qu'elle éprouvait, et que, si quelqu'un ressentait réellement de la haine pour eux, c'était bien lord Réginald. Elle ne remettait pas Beron en doutes, mais, sa fierté fut bafouée quand il la traita comme une simple dame, comme l'on traitait les femmes dans le Sud. Après tout, si elle le détestait vraiment, elle n’aurait pas envoyé ses hommes combattre les fer-nés. Très vite, cela revint sur le seigneur de Fort-Terreur, qui ne mourrait pas avant de l'avoir envoyée loin de ces terres. La jeune femme clôt ses paroles en disant que parfois, elle aurait ne pas être née à Fort-Terreur. Jack en rit sincèrement.

« Il me semble que tu fais erreur. Ce n'est pas d'être née à Fort-Terreur que tu regrettes, c'est d'être née petite fille de Réginald. C'est un homme méprisable. Quand à lord Beron, sans doutes voulait-il bien faire. Je pense que de nombreuses femmes du Nord aimeraient être traitées comme des lady et non des guerrières de temps à autre. Disons seulement qu'il n'a pas fait le plus judicieux des choix pour tester cette théorie. »


Jack rit à gorge déployée. Cela dura quelques instants. Une fois le rire passé, le soldat essuya la larme qui se formait dans le coin de l'oeil, avant de continuer.

« Tu es une combattante, personne ne le remets en doute, mais, avant cela, tu es une femme, ici, tu es traitée comme tel, et, ici, cela te semble normal. Tu es amenée à conseiller le futur lord de Fort-Terreur, ou, à sans doutes devenir l'épouse d'un seigneur du Nord. Il serait bête d'être fâché avec ton suzerain pour de telles bêtises non ? »


Un doux sourire se dessina promptement sur ses lèvres, rêveur, le Harclay se disait que, son époux se devait d'être courageux, et que, si la dame venait à ne pas l’apprécier, il aura bien du soucis à se faire. La main de la jeune femme le sorti de ses rêveries, alors qu'elle se posait délicatement sur son épaule. Main qui fut accompagnée par quelques mots doux, que, jamais il n'aurait cru cette femme capable de prononcer. Elle espérait simplement que, son interlocuteur soit à ses côtés encore pour longtemps. A nouveau, son cœur se noua, mais, en même temps, son visage semblait heureux. Quelle étrange sensation. D'un côté, vous l'aurez compris, cette histoire de succession et de départ qui revenait. De l'autre, ces mots si doux qui le faisaient se sentir si heureux. Jack la regarda quelques instants, heureux, sans rien dire, avant de se lancer après une poignée de secondes.

« Tiens donc, est-ce vraiment toi ? Es-tu souffrante ? De tels mots venant de toi, c'est … Inespéré »

Il rit.

« Sincèrement, j'espère aussi, j'aimerais que que ce voyage ne termine jamais, que ma vie chez les Bolton soit sans fin, mais … J'ignore de quoi est fait le lendemain, et, cela me fait peur. »

Rares, très rares étaient les fois où le nordien avouait ses peurs, mais, avec Maureen, il se sentait si libre, et, après tout, cela la concernait elle aussi, même si, elle ne le savait pas encore. Bien sûr qu'il avait envie de lui expliquer tout cela, envie de savoir comment elle le prendrait, mais, était-ce le bon moment ?

La belle ne savait apparemment pas qui était vraiment cet Oberyn Dayne, seigneur ou simple chevalier, à vrai dire, cela ne l'intéressait guère. Tout ce dont elle savait, c'est qu'il avait une certaine épée, faite d'une météorite, et qu'il devait être un de ces fameux chevaliers hautains. Enfin, dans un beau sourire -chose suffisamment rare pour être soulignée- la demoiselle avoua être encore moins à l'aise que lui pour tout ce qui est chevalerie. Jack lui rendit son sourire. Certes, il n’appréciait que peu les chevaliers, les trouvant bien trop arrogants pour la plupart, mais, lui, savait les apprécier quand ceux-ci méritaient ce titre, qui, selon lui, ne devait être donné qu'à ceux respectant le code de chevalerie, et ceux-là … Ils étaient des plus rares.

Alors que lui parlait du penchant, du détenteur d'Aube, pour les belles femmes, la Bolton se rapprocha de lui, toute souriante, lui demandant ironiquement si ce n'était pas de jalousie qu'elle voyait. Un grand sourire s'afficha, avec délicatesse, deux doigts vinrent empoigner le menton de la jeune femme, et, rentrant dans son jeux, il lui avoua quelque chose.

« Bien sûr ! Qui ne serait pas jaloux de voir un si joli visage donné à quelqu'un d'autre ? Voyons ! Aucun homme sensé ! Et, je suis quelqu'un de sensé … Enfin … Plus ou moins ... »
A nouveau, un rire. La voir de si près, son visage dans ses mains, Jack se sentait pousser des ailes tandis que son cœur s'emballait. Amoureux ? Pas vraiment, elle était plutôt tout à fait son genre de femme, forte, jolie, et courageuse. Sans doutes était-ce dû à son sang Harclay et à sa destinée de chef qui sait ? Dans tout les cas, c'était une femme comme elle qu'il lui faudrait pour l'aider à diriger le clan.

La suite de la conversation ne sembla pas vraiment plaire à la jeune femme, si bien qu'elle grimaça à l'entente de ses paroles. Elle disait avoir faillit se marier, et, qu'elle n'était pas si innocente que cela. Intéressé, le montagnard sourit malicieusement.

« Ah ? Et qui est cet homme ? Aurait-il fui en voyant sa promise ? »


Un nouveau rire.

« Quant à ton innocence, dis m'en plus, étrangement, ce passage m'intéresse bien plus que le précédent. »

La suite, quant à elle, s'enchaîna très rapidement, il était question d'entraînement, de survie, et de possibilité de voyage à Dorne. La dame envoya un garçon chercher son épée, avant de rappeler que cela faisait bien longtemps que tout deux n'avaient fait des passes d'armes, tout en faisant tournoyer son épée, à la manière du Harclay. Cela le fit grandement sourire.

« Fort bien, après tout, je suis à ton service. Mais … Et si l'on mettait un peu de piment dans cet affrontement ? »

Le nordien se gratta le menton, l'air pensif, tandis que ses yeux scrutaient le ciel, quand, tout à coup, une idée lui vint. A nouveau, un sourire malicieux lui vint.

« Si je gagne … Disons … Un baiser ? Si tu gagnes, et bien … Il me semble avoir dit des choses qui te semblent étranges, que dirais-tu que je te révèle ce fameux secret ? »


Puis, sans attendre que la jeune femme réponde, il affirma haut et fort.

« Bien ! Marché conclu ! Seulement, je m'excuse, mais, cette fois, je vais devoir vraiment me donner au maximum, l'enjeu est de taille ! Voyons voir si John a bien fait son travail ! »


Avec un large sourire, le guerrier dégaina une à une ses deux lames jumelles, les faisant elles aussi tournoyer, de tout les côtés, cela servant principalement d'échauffement pour ses épaules, poignets et coudes. Maureen lui laissait le premier pas. L'invitation fut des plus tentantes, alors, il s'élança, d'un bond, les deux épées en arrière pour frapper avec force, et de tout son poids. La jeune femme para avec sa lame, mais, fléchi sous la puissance du coup. Sans que cela soit fini, Jack envoya un coup de genoux directement vers le nez de son amie, arrêtant le coup, à une poignée de millimètres de celui-ci. Il se retira alors, toujours souriant.

« Je ne voudrai pas abîmer un si beau visage. Je vois que notre bon maître d'armes n'a pas jugé bon de te faire voir autre chose que les coups armés. Devrais-je faire ta formation ? »


A nouveau un sourire. Il se mit en garde, invitant son adversaire à prendre la main, chose qu'elle fit, frappant d'estoc, droit à la gorge, après deux feintes successives, coup, que le Harclay para de justesse, avant de contre-attaquer en dansant, une pluie de coups, qui, toute fois, était retenue. La peur de la blesser, ou pire, était grande. Alors, malgré ce qu'il avait dit, il ne pouvait réellement exprimer tout son potentiel. Maureen avait beau être une combattante, elle n'avait pas reçu la même formation que son adversaire, et, était encore moins passé par tout les combats qu'il avait vécu. De fait, il fallait trouver une façon de vaincre, sans la blesser. Alors qu'il réfléchissait, un coup horizontal arriva, il se baissa, posa une main au sol, fit un tour sur lui-même, lui fauchant ainsi les jambes. Alors qu'elle tombait, le combattant donna un coup de talon sur le plat de la lame de son adversaire, et finit par plaquer celle-ci au sol. Alors, ses deux lames courtes virent se déposer en une paire de ciseau autour de la gorge de sa maîtresse.

« Il me semble avoir gagné madame. »


Avec un sourire, il rangea ses lames, s'écarta de son adversaire et l'aida à se relever, avec grande délicatesse. Sa robe de dame ne devait pas être pratique pour bouger, mais, après tout, c'était elle qui voulait cet entraînement. Ce qui avait causé sa défaite, il le savait, c'était son manque de savoir faire au corps à corps. John était peut-être un grand épéiste, mais, savoir lutter avec son corps était une chose que Jack jugeait primordiale, et, il venait de le prouver. Avec un léger sourire, tout en prenant un air, qui se voulait être hautain, le montagnard reprit la parole.

« Serait-ce vraiment moi qui manque d'entraînement ? Il me semble que tu te sois fourvoyé, il me faudrait peut-être t'enseigner. »


Il rit à nouveau avant de s'approcher d'elle, désignant sa joue de son index, réclamant le prix du vainqueur.

« Il me semble avoir gagné quelque chose, non ? »


Le Harcay attendit quelques instants, avant de reprendre son air pensif.

« Hmm, seulement, tu as tout de même bien combattu. Peut-être devrais-je te dire mon secret ? Qui sait ? Qu'en dis-tu ? »


Il avait là, une opportunité de tout dire, tout raconter, avant que tout cela n'arrive, et qu'il soit obligé de partir. Avait-elle envie de le savoir ? D'entendre tout cela ? Comprendrait-elle ? Le fuirait-elle ? Jack n'allait pas tarder à le savoir.

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Maureen Bolton
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Message Mer 1 Mai 2013 - 21:05

Il n’avait pas tort, mais elle partageait sa vie depuis biens des années avec John et Mortimer. Les deux étaient des pères bien avant des amis ou même alliés de taille. Mortimer faisait partie de sa vie depuis qu’elle était haute comme trois pommes. Il l’avait vu grandir et s'il avait eu une chance d’Avoir un fils ou une fille, la dame des Écorcheurs savait qu’il aurait été un père très bon. Il l’avait toujours été pour elle. Puis pour John c’était presque la même chose. C’était un des hommes de Fort-terreur qui lui avait donné une épée et montrer à s’en servie. Elle eut une légère réflexion avant de parler. Il était évident que tout homme était fidèle à un autre, un jour. Cette guerre personne n’en avait voulu, mais ils répondaient tous présents à l’appelle de Lord Swann.

Mortimer est un père pour moi depuis des années. Il a juré sur sa vie pour me protéger. Il reste près de moi parce qu’il sait que j’ai besoin de lui à un moment ou un autre. John m’a appris tous ce que je sais. Et Adrian est petit frère, pour moi. J’ai cette obligation à vouloir le protéger, car je l’ai promis jadis à son père. Certainement c’était une lubie de ma part, mais je n’ai jamais eu de frère et à cette époque j’avais besoin de veiller sur quelqu’un.

Sa propre mère avait élevé le gamin à une certaine époque et Maureen avait toujours sentie la responsabilité de faire un monde meilleur avec le petit Écorcheurs. L’expression monde meilleur prenant tout son sens selon elle, quand l’on considérait que Lord Bolton n’était pas l’homme le plus charmant du Nord. Aujourd’hui, il était grand et elle savait qu’il n’aurait plus besoin d’elle bien longtemps. Elle serait toujours là pour lui et si elle n’était pas à Fort-Terreur, il saurait la rejoindre. Elle eut un bref sourire vis a vis de son homme d’Armes. Il ne prenait jamais les compliments pour lui. Elle n’avait jamais compris pourquoi il agissait ainsi, mais elle le laissait faire. Elle ne se priverait pas de lui dire. C'était en quelques parts une vérité qu’elle avouait.

Nous sommes tous loyaux un jour … Je ne doute pas une seconde que les hommes de mon grand-père lui sont fidèles. Je ne dis pas cela pour faire de belles paroles, si je te place sur un piédestal c’est que je considère que tu y a ta place, comme tous les hommes qui me servent.

La jeune Bolton eut un sourire, ce qui était plutôt rare en ces temps troublés. Elle n'aimait pas les sous-entendus. Elle ne voulait pas qu’il la quitte un jour. Elle avait une si belle complicité avec lui, qu’elle n’avait pas avec les autres. Elle envoyait ses loyaux amis à la mort d'une certaine manière. Elle eut un sourire lorsqu'il lui parla de son cousin. Adrian aurait beaucoup à faire dans quelques années. Il devait beaucoup à sa cousine, mais elle ne chercherait pas à lui nuire. Elle était là avant tout pour redorer le blason de sa famille. Une chose un peu trop dur a faire avec leur passé tordu.

S’il l’était je n'ai pas hérité de sa sagesse. J’espère que notre futur seigneur des écorcheurs ait des hommes aussi loyaux que j’ai pu en avoir. Peut importe ou je serais, il sait qu’il pourra compter sur moi.

C’est qu’il ne savait pas ce que c’était de supporté un nom. Lui n’en avait pas. Derrière son nom se cachait des vilénies et la jeune Bolton voulait les oublier. De ce qu’elle connait de son monde, soit celui de Fort-Terreur, était qu’elle était toujours considérée comme un danger. Partout ou elle irait il y aurait toujours le nom de Bolton qui résonnerait entre les murs de la forteresse, la rendrait malade chaque fois. Elle aurait pu être la petite-fille de n’importe quel Lord de Fort-Terreur rien n’aurait changé. Maureen aurait voulu éviter le sujet de leur suzerain, mais elle ne pouvait faire autrement. Elle l’écouta. Elle devait le faire, parce que Jack était son ami, mais il savait la faire relativiser quand elle avait une dent contre quelqu’un. Il était vrai que certaines dames du Nord auraient aimé être traitées de cette manière. Il aurait beau lui faire le grand discours, il n’y avait pas un homme assez fou pour cela. Et puis, rare étaient les hommes qui voudraient d’une Bolton. Un traitre parmi les seigneurs du Nord.

Peut-être est-ce uniquement que je ne veux pas être fragile aux yeux de personnes. Peut-être as-tu raison concernant Lord Beron, je ne peux que m’en remettre à ton jugement. Je resterais certainement à jamais à Fort-Terreur. Lord Swann n’est plus aussi jeune et bientôt je ne serais certainement plus la bienvenue dans cette maison. Il n’y a aucun seigneur d’assez sensé pour épouser une Bolton, crois-moi. Quel intérêt il y a, mise à part devenir la risée du Nord ?

Et tout ca à cause d’un nom. Elle avait rayé cette certitude voilà plusieurs années. Lord Réginald pourrait tenter les quatre-cent coups, il n’y avait pas de doute que personne ne lèverait la main sur cette offre. Et puis, elle avait trop mauvais caractère. Personne n’airait envie d’endurer cela quelques années tout au plus. Elle n’avait songé à cette question qu’une seule fois et c’était voilà bien des années enfin presque cinq ans. Avant de connaitre son dernier acolyte et ami. Lord Swann aurait bien tenté quelques choses de son cotés, mais il n’avait pas dans l’idée d’attirer les foudres de Lord Bolton. Il aurait voulu garder cette petite-fille près de lui, mais le sud de Westeros n’était pas fait pour elle. Les coutumes lui étaient étrangères et elle ne supportait pas les chevaliers et les sept savaient combien il pouvait avoir de chevalier. Un sourire parcourut ses lèvres lorsqu’il lui parla. Elle se retint de lui dire « En chair et en sang »question de railler son blason.

C’est bien moi, peut-être est-ce le fait que je suis dans le sud, qui me donne des airs de « lady » et qui me rend si gentille.

Elle lui offrit un sourire. Elle aurait aimé prendre la vie ainsi.

J'ai peur aussi. J’ai peur pour Adrian. Mortimer, John et toi êtes ma seule famille dans le Nord. Depuis que nous avons entrepris ce voyage je crains chaque jours qu’ils vous arrivent quoique ce soit et maintenant encore plus sachant que nous allons faire face aux fer-nés de nouveau. Pour une fois ce ne seront pas eux les étrangers sur notre terre, mais bien nous.

Elle s’était attachée à Jack, mais si elle lui faisait toute les misères du monde. Il fallait le dire, parfois il cherchait la bagarre et ne retrouvait que les conséquences de ses actes. Il avait toujours cherché à la courtisé et s’il avait été de son statut, peut-être aurait-elle osé se laisser faire. Même si leur jeu n’irait jamais plus loin qu’un chaste baiser, elle n’ignorait pas qu’il lui plaisait. Le voir jaloux la rendait unique et c’était peut-être pourquoi les femmes l’aimaient tant… Au fond, elle se demandait si elle n’était pas jalouse aussi … Il lui avait bien laissé entendre qu’il croiserait le fer avec cet homme, s’il s’attachait trop à elle? Elle finit par secouer la tête et se dire qu’elle devait tout simplement rêver. Elle n’était pas habituée aux marques d’affections et encore moins de ce genre d’affection avec les hommes. Elle les avait chassés de son esprit depuis bien des années.

Ne dis pas devant Mortimer que tu es un homme sensé … Il te ferait la remarque que tu te mets parfois dans de drôle de situation avec moi.

La simple idée de s’introduire dans les appartements de la Bolton pour la réveiller faisait partie des actes insensés que Jack faisait. Il n’y avait pas de limite à l’imagination de cet homme et les anciens Dieux aimaient bien se jouer d’eux en les mettant dans des situations impossibles. Aucun homme sensé ne l’aurait fait son épouse. Elle était trop sauvage pour cela.

Il y a longtemps. Je devais avoir dix-sept ou dix-huit ans à peine. J’avais dans l’intention de me rebeller contre mon propre grand-père pour qu’il cesse son jeu avec Lord Stark. J’ai enterré cette histoire pour qu’elle ne me hante plus chaque nuit. Il m’avait envoyé plus au nord, marié un homme. Une dot d’importance, mais sans vraiment valeur pour Lord Bolton. Même s’il n’avait rien politiquement en retour, le seul fait de ne plus me voir à Fort-Terreur valait la peine. Je suis donc partie avec Mortimer uniquement. Trois jours avant de changer de nom, il m’a amené dans la forêt et le reste est assez flou. Je me souviens uniquement que nous avons posé pied au sol et que la monture s’est emballée avant de le piétiner. Il est mort dans la journée qui a suivi me déliant par le même fait de ces épousailles. Je suis restée à son chevet jusqu’à ce que l’on me demande de partir. , débita-t-elle avant de soupirer. Mon innocence me dit de te dire que tu peux bien oublier ce détail.

Heureusement pour eux, elle vint briser cette histoire psychodramatique par un peu d’action. Elle avait les fourmis dans les jambes et tant qu’à faire cirer son grand-père, elle ne s’acharnerait pas sur un de ses hommes, mais bien un des siens. Et bizarrement Jack était disponible. Elle eut un sourire, elle savait qu’il ne lui refusait rien et encore moins si cela concernait un combat amical. Le pacte était inégale pour lui, mais elle se fichait bien de devoir perdre. Il était un des seuls hommes de fort-terreur qu’elle n’arrivait pas à battre et pourtant elle ne savait qu’elle avantage il pouvait avoir de plus. Peut-être était-ce parce qu’elle devait se concentrer sur deux lames plutôt qu’une.

J’Accepte, mais tu te contenteras d’un baiser sur la joue rien de plus …

Elle le laissa d’abord se lancer. Habituée à prendre les coups, elle ne s’arrêterait pas face à lui. Elle sentit son corps se fléchir, mais elle repoussa avant de voir venir le genou de son compagnon un peu trop près d’elle. Il n’était pas des plus costauds, mais la jeune Bolton avait toujours fait une remarque désobligeante que tout était dans le muscle et non dans la cervelle. Le contraire s'appliquant. Elle avait fermé les yeux pour encaisser le choc, mais il se priva de lui donner prétextant ne pas vouloir abimer son jolie minois. Elle lui fit une grimace.

Il y a longtemps que John ne m’entraine plus, puisque je veux qu’il concentre ses efforts sur notre futur lord. Tant que cette formation reste sur un terrain et non ailleurs ca me convient.

Quelle idée pouvait passer par la tête de son ami, si elle y voyait un autre sens, c’était qu’il déteignait sur elle de plus en plus. Elle se positionna de nouveau et attaqua la première cette fois-ci, se concentrant plutôt sur ses mouvements que sur le nordien. Elle avait bien envie de lui faire mordre la poussière. Il le méritait … Avec un cri de rage, elle donna un coup, mais manqua son ami de peu. Rageant intérieurement, elle ne vit pas sa supercherie venir et tomba sur le dos, avant de fermer les yeux. Évidemment, ils avaient donné un petit spectacle aux hommes de son grand-père. Ces derniers avaient presque affronté un fois ou deux la dame du Nord, mais c’est une marée d’applaudissement qui fusa lorsqu’elle le vit se tenir au dessus d’elle. Certains devaient se réjouir, qu’elle savait se faire battre par un homme.

Je crois aussi que tu viens de leur faire un certain plaisir à ces gaillards qui nous regardent.

Elle lui tendit sa main qu’il accepta et elle se releva. Le gamin vint lui redonner son épée, mais elle la lui confia lui demandant de la ramener dans le château, où elle savait Écorcheuse en sécurité. Époussetant ses vêtements, elle revint vers lui un sourire aux lèvres et déposa sa récompense sur la joue. Elle prit le temps de lui faire savoir que ce n’était que partie remise. La prochaine fois, elle aurait de quoi pouvoir bouger plus facilement et comme, elle ne cherchait pas la victoire. Elle s’était amusée et c’était tout ce qu’elle avait voulu.

Si tu veux bien, je remettrais mon cas entre tes mains lorsque nous serons dans le Nord. Ta force réside dans la coordination de ta tête et tes deux épées. La mienne uniquement dans mes mains.

Elle se battait mieux au corps à corps qu’avec une arme. Elle ne pouvait dire si Jack l’avait vu, mais avant de lui mettre une épée dans les mains, Mortimer lui avait enseigné l’art de se battre à main nue. Elle avait toujours eu des soucis avec les jeunes garçons par la suite. C’était probablement pour cela. Autant dire que son mauvais caractère ne l’aidait pas non plus. Elle avait toujours été violente dans la des choses. Elle n’avait pas été la jeune femme que sa mère aurait voulue, mais dans le nord si l’on n’avait que la beauté, on ne survivait pas selon la Bolton. Au fil de la conversation, son sourire s’estompa peu à peu. Avait-elle vraiment envie de savoir ce secret ? Elle n’était pas certaine. Elle redoutait qu’un jour, elle fasse face à la vérité. Son cœur se démena quelques secondes et le silence fit office entre eux. Elle finit par soupirer et prendre sa main pour l’amener plus loin des oreilles indiscrète.

Pas ici, mais suis moi. Je ne sais pas ce que je vais savoir, mais je préfère qu’il n’y ait pas d’oreille indiscrète.

Elle le prit par la main et quitta en direction d’un petit boisé mais rien de très vaste et très loin de la maison. Elle connaissait le chemin comme si c’était hier. Quand elle ne se pouvait plus de ses parents Swann, elle s’enfuyait dans ce boisé pour être seule. C’était souvent Lord Swann qui venait la récupérer à cette époque. Elle était encore jeune et trop incompatible avec ce monde qu'était les terres de l’orage. Aujourd’hui, elle y revenait quand elle était fatiguée et voulait faire le vide. Tout comme à fort-terreur, elle avait son endroit à elle. Elle prit une grande respiration. Peut-être s’en faisait-elle un peu trop, mais elle savait une chose que cela ne pouvait pas être si pire.

Ne crois pas que je suis cinglée, mais je préfère que cette conversation soit entièrement discrète. J’ai entendu des choses depuis le temps, mais j’avoue que tes paroles me portent mauvais présage aujourd’hui. Peut-être la guerre me rend quelques peu fébrile et me fait peur, mais je préfère savoir ce que tu sembles cachés depuis quelques semaines. Autant que je sache, si jamais il nous arrivait quoique ce soit.

Elle n’était pas aveugle. Même si elle aurait voulu qu’il en soit ainsi. Elle ne voulait pas se séparer de son compagnon. Quand elle disait nous c’était autant pour elle que pour ses hommes d’armes et compagnons de toujours ….



Un homme nu
n'a  guère de secrets,
mais un homme écorché
n'en a plus un seul


-Roose Bolton-
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Message Mar 7 Mai 2013 - 20:33

L'on pouvait ressentir l'affection que lady Maureen portait aux siens lorsqu'elle parlait d'eux, cela était perceptible dans sa voix, ses mots, ses yeux, ses gestes. Et, Jack faisait parti de ceux-ci, ce qui lui réchauffait le cœur, et le faisait sourire d'un air idiot. Mortimer était comme un père pour elle, John un frère, Adrian aussi. Et … Lui ? Était-il lui aussi comme un frère ? Fut-il soudainement placé dans cette fameuse … Zone amicale ? Cela le fit tout de même sourire, être important aux yeux de quelqu'un était toujours plaisant. Ce sentiment ne pouvait que lui rappeler sa très chère sœur, qui lui manquait de plus en plus, chaque jours. Heureusement que sa vie était joyeuse et son voyage palpitant, sinon … Qui sait la dépression qu'il subirait. La demoiselle bifurqua à nouveau vers lui, certes, tout le monde était loyal un jour ou l'autre, et, bien sûr, elle ne doutait pas de la loyauté des hommes de son père, mais, la Bolton lui avoua que si elle le plaçait si haut, c'est qu'il avait sa place, comme tout ceux qui la servent. Jack eut un petit rire.

« Oh ! Ainsi donc, je ne suis pas unique ? Me voilà déçu … Les gens à ton service sont nombreux, je ne suis donc qu'une ombre parmi la foule. Il me semblait pourtant mériter une plus haute estime. »


Pendant un court instant, le montagnard fit mine de bouder, avant de reprendre un certain sourire joyeux.

« Non, plus sérieusement, je ne fais que mon travail. Vous m'avez offert une nouvelle vie, un nouveau but. J'ai un toit, un lit, de quoi me nourrir, de grands combattants avec qui m'entraîner, même si, je reste le meilleur. »

A nouveau un rire. De l'élite de Fort-Terreur ? Sans nul doutes qu'il en faisait partie, sans quoi, il n'aurait pu occuper un tel rôle. Le meilleur ? Peut-être pas, il y avait de grands combattants dans ce cet endroit lugubre. Mortimer, malgré son âge était un très grand combattant, et, John était maître d'armes après tout, il était bien difficile de le vaincre. Cependant, Jack restait confiant en ses capacités.

« Et puis … Si je ne vous avais pas rencontré dans le Neck, je serai peut-être mort là-bas. C'est un endroit bien dangereux, alors pour un solitaire, qu'importe le guerrier qu'il est, l'endroit n'est pas très sûr. Enfin, voilà. Ta famille m'a tant apporté, et, malgré ma heu ... »


Une longue hésitation se fit entendre. A nouveau, un problème. Il lui fallait trouver une formulation afin de cacher la vérité. Voyez-vous, depuis son arrivée chez les Bolton, Jack n'a jamais dit être un roturier, certes, il n'a jamais dit être « noble » non plus, disons juste qu'il cachait certaines parties de sa vie. De fait … Il ne leur avait jamais vraiment menti, disons simplement qu'il avait juste oublié de parler de certains détails. Cela dit … Cette phrase était un peu plus compliquée à prendre en main.

« Mon nom, oui. Malgré mon nom, vous m'avez tous, enfin, presque, traités d'égal à égal. Pour quelle raison ne serais-je pas loyal voyons ? Nul besoin de me placer sur un piédestal, je fais mon travail. Place-t-on un forgeron si haut dans notre estime car il nous fait des armes ? Bien sûr que non. Hé bien, considérons cela pareil. »


Oui, Jack avait beau être sûr de lui, joyeux, plaisanter sur cela, il n'était pas orgueilleux, et, n’appréciait pas ce genre de pratique. Qu'on le remercie pour une tâche accomplie ? Oui. Qu'on le récompense ? Oui. Qu'on le flatte tant sans la moindre raison ? Non. Le nordien était quelqu'un de très simple. Peut-être un jour Maureen comprendra-t-elle ? Si tant est que, celle-ci veuille bien lui adresser encore à l'heure des révélations, qui ne saurait tarder.

Les conversations s'enchaînèrent alors. La jeune femme avoua ne pas avoir hérité de la sagesse de feu son père, et qu'elle espérait que son jeune cousin aurait des gens aussi loyaux qu'elle ai pu en avoir à son service, qu'en tout temps, qu'importe où elle serait, elle l'aiderait. Malgré un lourd pincement au cœur, l'homme d'armes tenta un petit sourire, sans grand effet. Cela déboula très vite sur le sujet de leur suzerain, lord Beron Stark. La jeune femme reconnu ses faiblesses, sa fragilité, et que, c'était sans doutes pour ça qu'elle n'avait pas apprécié. Elle s'en remettait à son jugement concernant l'homme. Très vite, elle enchaîna sur le fait que, Fort-Terreur serait à jamais sa demeure. Lord Swann se faisait vieux, ses visites dans le Sud ne pourraient se répéter très longtemps, et que, aucun seigneur n'épouserait une Bolton, à part, selon elle, s'ils voulaient devenir la risée du Nord. Jack se mit à rire, avant de s'approcher d'elle avec tendresse, pour lui apposer un doux baiser sur le front. Il en profita pour lui chuchoter quelques mots.

« Allons, allons. Cesse de tout dramatiser. Lorsque … Ton … Soyons poli. Lorsque Réginald ne sera plus, et qu'Adrian prendra sa place, il n'y aura plus de raison pour que ce nom soit si craint. Et puis … Beaucoup de gens rêveraient d'avoir une si belle femme dans leur lit. »


Il la relâcha, dans un grand rire, recula de deux pas, afin de se tenir à distance d'un éventuel coup, se tenant tout de même prêt, au cas où. Une fois le rire dissipé, Jack reprit la parole.

« Enfin. Et si … J'étais un seigneur moi ? Ou … Un chef de clan ? Disons … Wull, ou Knott. Crois-tu vraiment qu'un nom m'effraierait ? Ah ! Bien sûr que non. Vois-tu, s'il y a une personne suffisamment folle pour penser cela, pourquoi n'y en aurait-il pas d'autres ? »


Un doux sourire s'afficha. Bien entendu, le nom Harclay ne fut pas prononcé, l'heure n'était pas encore venue, mais, l'idée était là. La jeune femme était forte, douée d'une lame, avait du caractère, les montagnes lui iraient sans doutes mieux qu'un quelconque autre château noble, et, accessoirement, il fallait quelqu'un de solide pour la supporter. Mais cela, il se cachait bien de lui dire.

La belle repartit sur ses peurs, sa plus grande, celle de perdre l'un des siens, chaque jour durant ce périple, la peur grandissait, et, celle-ci avait prit une tout autre ampleur avec l'annonce de cette guerre sur un sol étranger. Il est vrai que les fer-nés étaient de très grands guerriers, se battant des plus régulièrement, faisant face à toute sortes de guerriers. En plus de quoi, la dureté de leur climat les rendaient solide, et, pour couronner le tout, ils ramaient pour voyager, ce qui leur conféraient des bras puissants, un corps tel un roc, et une force destructrice. Chose dont le nordien avait le plus peur. Il n'était pas le plus physique des combattants du nord, ni le plus impressionnant, bien loin de là. Heureusement, il était vif, et était des plus doués pour les esquives, seulement, sur un chant de bataille, éviter les coups n'était pas chose facile. Un coup de hache ou de marteau est si vite arrivé. De plus, certains d'entre eux se battraient sûrement avec des armes à deux mains, parer leur attaques seraient peut-être impossible, soit, ses lames -qui ne sont pas de très bonne facture- se briseraient, soit, ses bras ne supporteraient pas le choc. Dans tout les cas, l'issue semblait peu enthousiasmante. La seule solution, frapper plus vite, aucun mouvement inutile, aucune feinte, une frappe directe, à la gorge, à l'épaule, au cœur, ou autre, pour rendre inapte son adversaire, et enfin l'achever. Par chance, les combattants des mers ne porteraient sûrement nulle armure, ou alors, de très légères, ses armes courtes pourront les traverser. Combattre des chevaliers aurait été une autre paire de manche. Dans tout les cas, il tenta, tant bien que mal, de la rassurer.

« Il ne faut pas avoir peur, certes, le danger guette, mais … Que serait un voyage sans le moindre danger ? A quoi nous servirait tous ses entraînements ? N'est-ce pas le meilleur moyen de voir si ceux-ci ont portés leur fruits ? N'existe-t-il pas meilleur entraînement que le combat réel ? Et puis … Adrian, est un des meilleurs archers que j'ai vu, malgré son âge. Mortimer est un grand vétéran, plus rien ne peut le tuer à cet âge là. John, lui, est un maître d'armes, de fait, lui non plus ne craint rien. Quant à moi … Héhé. Ne suis-je pas le meilleur ? Je ne peux décement pas mourir sur un cailloux, face à des tels rustres qui tentent de noyer leurs nouveaux-nés. Et, tant que je serai là pour vous protéger, il ne vous arrivera rien. N'ayez donc pas peur. »


Oui. Son devoir était de la protéger, il ne faillirait pas. Il gardera toujours un œil sur Adrian, l'héritier est un archer, le corps à corps n'est pas forcément une bonne idée, il valait donc mieux garder un œil sur lui. Bien sûr, Jack garderait aussi un œil sur Mortimer. Certes, c'était un grand combattant, mais, il n'avait plus vingt ans, il n'était plus aussi endurant que dans sa prime jeunesse, plus aussi fort non plus. Valait mieux garder un œil sur lui dans l'affrontement. Un bouclier, oui, c'est ce qu'était Jack en fin de compte, son rôle dans la famille, et sur le champ de bataille. Étrange non ? Pour quelqu'un qui déteste ce genre d'équipement, préférant user de deux lames, tout miser sur l'attaque, une simple armure en cuir comme protection.

Sensé, il ne l'était qu'en de rares occasions. La belle le lui rappela, et lui conseilla d'éviter de dire qu'il l'était devant Mortimer. Il en sourit. Suite à quoi, il écouta la triste histoire des fiançailles de Maureen, dont le promis perdit tragiquement la vie, quelques jours avant la cérémonie. Quant à la partie intéressante de l'histoire, la jeune femme décida de ne rien révéler. Pour détendre l'atmosphère, et tenter de faire oublier cette triste histoire, le combattant se mit à rire grandement, avant de parler.

« Ah ! Que tu es vile ! La partie la plus intéressante de l'Histoire ! Des détails ! Je veux des détails !  Que c'est méchant de me faire languir de la sorte pour ne rien dévoiler par la suite !»


Même s'il rigolait grandement, il était tout de même sérieux pour ça. Les détails, il les voulait. Le nom, il le voulait aussi. Jaloux ? Un peu. Même si, au fond, il savait qu'il ne pouvait pas l'être, lui, un coureur de jupons, jaloux du seul homme qu'elle a connue. Seul ? Le doute commençait à s'installer en lui, et si … Il y avait eu plusieurs hommes ? Le Harclay prit un air sérieux, se grattant le bouc naissant sur son menton pour reprendre.

« Et … N'y en a t-il eu qu'un seul ? As-tu connu plusieurs hommes ? Je veux savoir ! »

Sans gênes ? Assurément. Elle était sensé être sa maîtresse, une noble, et lui, un simple roturier. Elle pourrait le punir pour de tels mots. Seulement, et fort heureusement pour lui, cela fait bien longtemps que cette barrière fut brisée.

S'ensuivit le combat. Étrangement, la jeune femme acceptant même les paris de chaque côtés, promettant seulement un baiser sur la joue en cas de défaite. Lui, sourit avec chaleur. Le combat ne dura guère longtemps, et, à la remarque de l'homme d'armes, la jeune femme avoua que cela faisait bien longtemps que leur maître d'armes ne s'occupait plus d'elle, se concentrant uniquement sur l'héritier. Une fois à terre, et les lames prêtes à se refermer sur son cou, des acclamations se firent entendre au loin. Jack regarda, curieux, en cette direction, et y remarqua un petit attroupement d'hommes de la maison Swann, venu assister à cet échange. Étrange qu'ils semblaient si heureux de sa victoire, leur avait-elle cassé les pieds ? Dans tout les cas, le vainqueur salua comme il se devait la foule en délire, par une révérence. Il l'aida à se relever, et obtint son baiser. Bon prince, il ne détourna pas la joue, et accepta sa juste récompense, avant de se faire entendre dire qu'elle aurait sa revanche un jour ou l'autre. Il en sourit. Suite à quoi, la belle accepta son entraînement, avouant que sa force résidait dans l'indépendance de chacun de ses membres, ce qui faisait de lui un grand adversaire.

Lorsque Jack émit l'idée de tout de même lui révéler son secret, pour son beau combat, lady Maureen lui agrippa la main pour l'emmener au loin, entre les arbres, disant préférer qu'aucune oreille indiscrète n'entende de quoi il s'agissait. Sans mot, le guerrier se laissa faire. Sur place, la Bolton le pria de ne pas la prendre pour une folle, ce qui le fit légèrement rire, mais que ces mots prononcés lui faisaient peur, elle savait qu'il cachait quelque chose depuis quelque semaine, et, elle aimerait savoir, au cas où quelque chose lui arriverait. A nouveau, Jack rit légèrement. Je ne mourrai pas ! Voilà ce qu'il pensait. Tant qu'il n'aurait retrouvé sa sœur, il ne pouvait mourir.

Le montagnard s'éloigna de quelques pas, s'adossa à un arbre et inspira un grand coup. L'heure des révélations avait sonnée.

« Alors … Par où commencer ? Depuis sept ans maintenant, je vous ai menti. Enfin, non, disons plutôt que je vous ai caché quelque chose. Je ne suis pas … Jack, ou du moins, je ne le suis pas SEULEMENT, je ne suis pas un roturier ayant grandi dans les montagnes. Je suis … Jack Harclay, second fils du Harclay, et, j'ai fui ma patrie, après avoir combattu père et frère, laissant ma seule sœur entre les griffes de ces hommes insupportable. J'ai toujours été heureux parmi vous. Je me cachais car, je ne vous connaissais pas, j'avais peur qu'une langue trop pendue aille susurrer quelques mots à mon père, et qu'il me retrouve. Je n'ai jamais voulu le revoir, et … Ensuite. J'avais peur de la réaction de chacun de vous. Deviendrai-je le guerrier sanguinaire ? Le paria ? Le couard ? Je l'ignore, mais je suis juste … Moi. Si je suis obligé de t'en parler c'est que … Mon frère est gravement malade, depuis la dernière lettre reçue de ma sœur avant notre départ, ses jours étaient comptés, et, désormais, il ne doit plus être des nôtres. Quand à notre père, il se fait vieux, et semblait faiblir de jour en jour. En voyant son fils tant aimé mourir, et, moi et ma sœur comme seuls héritier, cet homme qui nous a en tout temps méprisé, ne peut qu'aller de mal en pis. Son heure semble approcher de plus belle. Alors … A sa mort, je devrais vous quitter, et prendre le rôle qui est le mien. Je n'en ai pas envie, je n'ai jamais été préparé à ça, mais … Ma sœur me manque, mes montagnes me manquent, et surtout, je ne peux pas laisser ce fardeau à Shireï.... »


Il soupira longuement, avant de se rapprocher de Maureen, pour lui tendre une de ses épées.

« Maintenant, je comprends que tu m'en veuille, que tu me haïsses, ou je ne sais quoi. Si tu veux frapper, vas-y, j'accepterai sans ciller. Si tu veux me bannir de ses terres, ou encore de Fort-Terreur, j'accepterai aussi. Seulement … Laisse moi me battre à vos côtés une dernière fois ...»

L'habituel sourire du jeune homme, son habituel air joyeux, ses yeux plein de vie, tout cela avait disparu, tout cela avait laissé place à une mine triste, honteuse et craintive. Il accepterait tout cela, bien sûr, mais, il le vivrait mal, très mal. Pour lui, les Bolton sont une seconde famille, tout simplement.
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Maureen Bolton
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Message Ven 10 Mai 2013 - 18:13

Décidemment, elle avait un peu trop d’affection, pour l’homme qu’elle côtoyait depuis quelques années déjà. Unique il l’était à sa manière. De tous les hommes qu’elle avait rencontrés dans sa vie, il était le seul qui la faisait sourire lorsque les nuages passaient. Elle n’Arrivait pas à décrire l’affection qu’elle avait pour lui. Si elle était peu encline à la plaisanterie, même les pires qu’il lui avait fait, elle les avait trouvé drôle. Il lui avait montré comment dédramatiser des situations. Il l’avait conseillé plus d’une fois et pourtant, elle se demandait toujours pourquoi il était près d’elle. Elle n’Avait pas été des plus gentilles et Mortimer autant que John pouvait approuver cela. Elle qui fuyait depuis toujours les hommes qui avaient tenté de l’approcher de trop près.

Tu as toujours été là pour moi. Tu m’as toujours sauvé du mauvais pas et pourtant je n’ai jamais été la plus gentille avec toi. J’ai toujours ressenti que tu étais le grand frère que je n’avais pas eu. Ils sont nombreux à mon service, mais peu se soucie vraiment de moi.


Il ne voulait pas prendre ce qui lui revenait de droit? Pourtant … Maureen avait toujours eu une préférence pour Jack, même si elle finissait toujours dans une impasse avec lui. Il était assez unique en son genre et c’est peut-être pourquoi, elle l’aimait vraiment. Il était différent des autres hommes qu’elle avait pu connaitre dans le Nord. Il n’y avait pas plus franc que ce dernier. Elle se souvenait de cette année-là dans le Neck. Habituellement, ils ne faisaient pas de voyage à travers le Nord. Ils se rendaient à Blancport et prenaient le bateau pour le sud. Cette année-là, elle avait décidé de traverser le Neck au grand damne de son père. Dans une petite auberge des plus malfamées elle était tombée sur cet homme qui était devenu des lors, un membre rapproché de sa garde. Elle se rappelait encore le visage de son père lorsqu’elle avait ramené Jack pour la première fois à Fort-Terreur.


Si je ne puis te placer sur un piédestal, puis-je te dire que tu es unique en ton genre et que j’apprécie chaque jour ta compagnie? Tu es un des nôtres, tu es un nordien comme nous tous, pourquoi ne te traiterions-nous pas d’égal, puisque tu l’es ?



Les flatteries n’étaient pas monnaies courantes dans le Nord et encore moins à Fort-Terreur. Elle se devait tout de même le dire. Il avait des manies de parler des femmes, même si elle s’en passerait par moment, mais il était agréable à vivre. Il était un bon vivant et elle ne lui trouvait que peu de défaut, mise à part de courir la donzelle un peu trop souvent. Elle se sentirait bien seule, s’il n’était pas là. Il mettait de la vie dans ce petit groupe. Mortimer était bien trop conservateur pour dire quoique ce soit, tandis que John était certainement l’homme le moins bavard de tout le Nord. Elle ne pouvait pas se plaindre. Elle était choyée d’Avoir autant de bonne présence, pas juste pour elle, mais aussi pour son cousin qui un jour deviendrait Lord de Fort-Terreur. Lord Réginald mort était même impensable.

Le fléau du printemps n’a même pas voulu de mon grand-père, même les Anciens veulent se priver de sa présence, en le faisant vivre encore après tant d’années. Le nom n’est pas craint, il est haï des fidèles aux Stark. Dois-je rappeler, que cette vieille sérénade revient toujours? Que nous avons écorché un dès leur, et que nous avons été les derniers à abdiquer afin que les Stark deviennent seigneur du Nord. Et blabla …


Elle avait tout de même sourit. Elle se fichait bien de cette histoire abracadabrante. Tout le monde savait que l’harmonie entre la jeune femme et le vieil homme ne tenait qu’à un fil très mince. Ils ne s’étaient plus aimés depuis l’arrivée du petit Adrian. Celui qui était devenu le dernier héritier depuis la mort des deux fils Bolton. Lord Bolton avait tout du vieillard acariâtre. Il ne donnait pas sa place … Elle avait peut-être hérité de ce petit coté. La première chose qu’elle veillerait lorsque Réginald ne serait plus c’était de laissé son cousin dans une position confortable avec les rênes de la maison. Elle ne partirait pas avant … Comme Lord Réginald n’était pas tuable, cela tarderait encore et encore. Elle pourrait donc former son cousin encore et encore. Quoique celui qu’elle surnommait affectueusement « Mini-Bolton » avait l'état d’un chef. Il avait pris mainte décision depuis le début de leur voyage sans qu’elle intervienne ou n’ai son mot à dire.

Je ne t’effraie plus depuis longtemps et je crois même que je ne t’ai jamais fait vraiment peur. Chaque fois que j’ai pu te menacer, tu as toujours ri sachant que je ne le ferais pas et je ne le faisais pas. Ou le mariage m’effraie tout simplement. Je ne suis pas une femme que l’on enchaine si facilement.


Rassurée, elle lui offrit un sourire. Si elle avait pu être davantage familière, elle l’aurait certainement étreint pour le remercier de toujours connaitre les mots qui l’apaisaient même dans les grands moments de doute. Peut-être était-ce pour cette raison qu’elle le voyait comme un frère et même beaucoup plus. Elle n’avait jamais eu d’affection pour les hommes, mais pour Jack, elle en avait et elle était heureuse chaque jour de pouvoir compter sur lui. Elle avait murmuré un léger merci. C'était bon de se rappeler que des gens tenaient à vous. Tant qu’elle aurait ses loyaux hommes près d'elle, elle se sentirait en sécurité, mais certainement pas sur les Iles de fer.

J’ai peur, car je crois que ma témérité à déteint sur Adrian. Je sais qu’il est conscient qu’il est le dernier héritier, mais je trouve toujours idiot de le mettre dans des situations de la sorte. Quoiqu’il s’en est très bien sorti dans le Bois-du-roi. Si tu es vraiment le meilleur tu m’apprendras un jour, à me battre avec deux larmes?


Elle doutait fort que cela arrange son image vraiment. Elle avait assez de hargne en elle, imaginer qu’elle se présente deux armes à la main. De quoi faire fuir quelques prétendants. Elle se surprit même à rire lorsqu’il la traita de vile. Elle l'était par moment, mais cela était sa vie privée. La seule chose qu’elle avait parmi ses hommes. On ne pouvait lui en vouloir de ne pas trop parler de ses amours, elle n’était pas comme ses cousines … Elle ne le niait pas, puisqu’elle se savait aussi bien d’autres qualités et défauts de ce genre.

Je suis vile et bien plus encore. Tu n’auras pas plus de détail. Que voudrais-tu que je te dise ?


Elle était bien dans une impasse. Elle n’aimait pas parlé de ce genre de chose, mais bizarrement, elle s’était avancée sur le sujet. Elle finit même par se redemander s’il n’était pas jaloux pour elle. Les Questions s’enchainaient et la Bolton tentait vainement d’y comprendre quoique ce soit. Maureen éclata de rire avant de répondre aux questions de son ami. Sacré Jack, il ne changerait pas. Des hommes, elle en avait connu plus qu’un et parfois même, elle aurait aimé ne pas les connaitre. Elle n’avait pas d’affinité avec la gente masculine. Surtout quand il était question d’avoir des liens plus loin que l’amitié.

Il n’y a eu qu’un seul homme dans ma vie et il est mort. Et trop plein ont tenté de me faire la cour, en vain.


Autant dans l’Orage que dans le Nord. Elle avait été sujette à ce genre de chose. Certains avaient été plus explicites que d'autres, mais elle ne s’était jamais laissé prendre au jeu. Enfin, elle était habituée et pouvait reconnaitre que parfois, elle s'était bien amusée à les faire tourner en rond. Le dernier exploit ne remontant pas à très longtemps. Enfin ses histoires n’étaient jamais allées plus loin qu’une gifle en signe d’au revoir. Elle n’avait pas retourné la question à son compagnon de voyage. Elle savait pertinemment qu’il avait du cessé de compter les femmes qu’il avait mis dans son lit après la dixième. Cela ne la regarderait pas et elle savait qu’elle serait certainement de mauvais poil, si elle savait le nombre exact.

Elle ne l’Avait peut-être pas battu, mais elle avait fait de son mieux comme toujours. Tout c’était précipité qu’elle ne se souvenait à peine pourquoi, elle avait mis les pieds dans les jardins. Son cœur débattait encore après un bon petit entrainement, mais il débattait aussi et certainement de peur. De peur de connaitre un secret qu’elle préférait enfoui dans la Pleureuse. Elle regrettait de lui avoir demandé ce secret. Elle aurait préféré certainement ne rien savoir. Surtout que les premiers mots eurent l’effet d’un poignard. Mensonge ou pas, elle se demandait s’il lui aurait caché cette vérité longtemps. La jeune femme n’était plus à l’instant, la dame des Écorcheurs et encore moins noble dame. Elle n’Était que Maureen, une amie qui se sentait quelques peu floué. La colère était palpable et elle n’arrivait pas à ‘exprimer. Alors, il était le fils d’un des chefs de clan du Nord. Tout était donc à moitié vrai. Elle sentait la colère lui bourdonner les oreilles et elle avait envie de crier, mais il n’y avait pas un son qui sortait de sa bouche. Elle était de très mauvaise humeur et pourtant, quelques minutes avant, ils avaient ris et croiser le fer amicalement, comme toujours. Elle n’avait pourtant qu’une seule envie et c'était de lui faire mal comme il lui faisait mal en ce moment. Elle voulait le torturer comme il le faisait. Arrivait-elle donc a la conclusion qu’un jour, il serait parti laissant peut-être qu’une lettre d’excuses, pour ne pas lui avoir fait confiance une seule fois. Si elle avait su elle ne se serait pas comportée comme une idiote parfois et elle aurait au moins, la force de le regarder dans les yeux. Lorsqu’il lui présenta son épée, elle frappa de sa main pour qu’il la lâche. Elle suivit du regard la lame tomber sur le sol et se mêler entre les feuilles mortes.

Cela t’as pris donc autant de temps pour me confiance et me confier cela? Pour faire quoi ? Il t’a laissé partir, ce n’était certainement pas pour te reprendre. Alors tu voulais nous quitter une fois dans le Nord. Si je ne t’avais pas aussi bien combattu tu aurais encore tenu ce secret scellé? Tu serais parti comme ca de Fort-Terreur. N’as-tu jamais cru un instant que je ne te ferais pas une place parmi nous si j’avais connu ton identité réelle. Tu es plus qu’un frère pour moi.


Maureen s'était éloignée de lui pour fermer les yeux et respirer une grande bouffée d’air. Elle voulait d’une part lui faire mal, comme elle avait mal à l’instant, mais un autre coté d’elle voulait qu’elle épargne son homme de main. Elle s’était retournée vers lui et n’avait pu retenir la larme au coin de son œil. Elle s’était assise sur les rochers, pour ne par se rapprocher de son homme d’Armes. Elle voulait lui faire mal parce qu’elle souffrait uniquement de ce secret. Elle ne voulait pas le voir partir, mais il y avait une sœur plus loin dans le Nord, qui voudrait bien l’aide et la présence d’un frère. Enfin l’homme d’arme qu’elle croyait connaitre et qu’au fond même ne connaissait presque pas.

Je ne sais pas Jack. Je ne sais pas si je dois comprendre le tout et passer l’éponge, ou de te haïr pour cela. J’aurais gardé ton secret. Fort-Terreur n’est pas la maison la plus hospitalière des terres du Nord, mais elle t’aurait accueilli comme un Harclay aussi. Je n’ai pas les droits de te bannir de Pierheaume ou même de Fort-Terreur. Il en va de la décision de Lord Bolton et pas de la mienne. Dois-je me résoudre que tu ne seras plus là un jour, pour nous et que nous ne serons plus là pour toi?


Son ton s'était fait dure, mais elle ne savait pas encore comment réagir à tout cela. Surtout que son caractère était propice à tout genre de sentiments non contrôlés. Elle avait chassé une seconde larme d’un coup de main rapide et avait regardé jack. Elle n’était pas d’humeur. D’une manière ou d’une autre, il se devait de rentrer avec eux dans le Nord. La était sa destination, mais elle ne savait pas ce qui allait advenir de la suite. Allait-il lui faire confiance ou voulait-il répéter son histoire de nouveau.

J’imagine que tu retourneras près d’elle, une fois dans le Nord? Et comment avoueras-tu la vérité à Mortimer, John et Adrian ?


Elle ne doutait pas de la réaction de Mortimer. Le vieil homme avait vu bien des choses dans ses années auprès des Bolton. Il n’avait jamais revu son fils après un court et mauvais épisode de sa vie. Le vieillard comprendrait certainement mieux le Harclay que Maureen.



Un homme nu
n'a  guère de secrets,
mais un homme écorché
n'en a plus un seul


-Roose Bolton-
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Message Sam 18 Mai 2013 - 23:47

La jeune femme accusa le choc. Terriblement. Cette nouvelle fut lourde et tranchante. Un mensonge durant tant d'années, sur qui il était. Un manque de confiance potentiel, et un départ probable. À quoi pouvait-il bien s'attendre ? À rien de particulier pour ne rien vous cacher. Jack n'était pas un idiot, il savait très bien que la nouvelle ne passerait pas, et, c'est bien pour cela qu'il mit tant de temps à s'avouer. D’abord, le manque de confiance, il est vrai. L'on ne peut avouer ses secrets à ceux que l'on ne connaît pas. Et puis, la peur … Il est vrai. La peur de ce faire rejeter, haïr, la peur d'être incompris et mal vu. Le Harclay avait beau être un fier combattant, ne ressentant la peur devant nul ennemis, nulle armée, ou encore nulle bête, et cela, il le démontra de nombreuses fois, il était cependant des moins habiles avec ces mots, ses pensées, ses agissements, et sa façon de procéder, et la peur de mal faire, ou encore celle de ne pas prendre les bons mots lui prenaient souvent.

En ce jour, le combattant ne pouvait que se conforter dans cette idée, et confirmer sa peur de se révéler. Lady Maureen n’appréciait pas, mais alors pas du tout. La colère, la haine même pouvait se lire sur son visage, le tout mélangé à de la tristesse. Ses yeux tournaient au rouge, tandis que de rares larmes perlaient le long de ses joues. La jeune femme était dans un tel état que les mots eurent du mal à sortir. Ses poings s'étaient refermés, tremblant de la force mis dedans, elle semblait prête à bondir, et le frapper, le frapper, et encore le frapper. Qu'il était dur pour Jack de la voir comme cela ! Au fil des années, la jeune femme était devenue importante pour lui, presque autant que sa très chère sœur, tout deux avaient vécus tant de choses ensembles, frôlés la mort côte à côte, rit ensemble, enduré les mêmes choses. Il avait même eut la chance de faire parti des proches de la dame qui ne se laissait pourtant pas approcher si facilement. Dès le premier jour, malgré la boue, la crasse et le contexte, le montagnard eut le béguin pour elle, ce qui n'arrangea pas les choses en ce moment précis.

De colère, la Bolton frappa d'un revers de main la lame qui lui était proposée, lame qui finit par se traîner dans les feuilles mortes. Cela rassura le guerrier, même s'il présenta la lame, avec cette fameuse proposition, l'idée même de se faire taillader ne l'enchantait guère. Alors qu'il partait récupérer son arme, la jeune femme déballa ce qu'elle avait sur le cœur. Bien sûr, il était question de manque de confiance, qu'il aurait tout de même eu une place auprès d'elle, malgré son nom, se questionnant sur le fait que s'il n'y avait pas eu ce combat, il ne l'aurait peut-être pas dit, et aurait fini par partir tel un voleur. La dernière phrase fut une attaque directe au pauvre petit cœur de Jack, qui était déjà suffisamment noué comme cela. Pour une fois, son visage n'était pas joyeux. Pour une fois, son visage affichait la tristesse. Pour une fois, il ne se cachait pas.

« Non. Ce n'est pas un manque de confiance. Enfin … Au début … Oui. Je ne pouvais pas dire qui j'étais réellement à des inconnus. Et ensuite … Je ne savais pas comment le dire. Et puis au fond … Était-ce nécessaire ? Je me fous des privilèges, j'ai toujours été heureux parmi vous, qu'est-ce que cela aurait changé que je sois Harclay ? Une meilleure chambre peut-être ? Cela ne m'importe guère. Je suis moi, rien de plus, rien de moins. Un nom de change pas une personne. J'ai toujours été sincère avec vous tous, sauf pour ça. Je n'aurais jamais pu partir sans rien dire, sans vous le dire à tous. Et … Ce petit combat m'a semblé une bonne façon de le dire. Ainsi, je ne pouvais plus me dégonfler. »

Un long soupir s'échappa de ses lèvres. La jeune femme alla s'installer plus loin sur un rocher, toujours cette colère dans les yeux alors qu'une larme naissait sur son visage. A nouveau, son cœur se noua.

« Tu sais, il n'y a que sur les champs de bataille que je suis courageux. Les mots sont tout autant tranchants que mes lames, mais, ils me sont moins bien familier, et, j'en ai peur. Je ne sais comment faire pour les utiliser comme il faut, j'ai eu beau tourner et retourner la façon comme j'allais annoncer cela, aucune idée agréable ne me vint, et, la peur m'envahissait. »


Avec un léger sourire attristé, Jack se dirigea vers la femme en pleurs et sortit d'une de ses poches un bout de tissu propre qu'il lui tendit avant de s'agenouiller devant elle et lui tenir les genoux. Là, il la regarda droit dans les yeux, tentant un de ses habituels sourire, qui, ne sortit pas comme il le fallait. La douleur était grande en ce moment, son cœur noué, et ses mains tremblantes. C'est en parti pour cela qu'elles furent posées sur les genoux de la belle, il ne voulait pas qu'elle le sache si affecté. Malgré tout, il restait un homme fier.

« Vous resterez toujours la famille que je n'ai jamais eu, frères, sœurs, tous avez été des personnes dignes de la plus grande confiance. Je me suis battu à vos côtés, frôlant la mort avec vous, tandis que je protégeais les arrières de l'un, ce dernier s'occupait des miennes. N'est-ce pas de la confiance que cela ? La vérité, c'est que j'aurais voulu que jamais rien ne change, que mon passé ne me rattrape jamais, et que je puisse continuer à vivre avec vous tous, comme ces dernières années, mais … Les Dieux ont d'autres projets pour moi. »

Se relevant tout en se retournant, il essuya la larme qui allait arriver. Cela aussi, le Harclay ne voulait pas qu'on le voit. Au fond de lui, il se disait que, dans l'état où était la jeune femme, le voir lui aussi verser des larmes n'aiderait pas. D'autant plus que, si elle devenait plus triste, lui, se sentirait encore plus mal, et du coup, elle aussi, et ainsi de suite. Donc, autant s'épargner cette peine. Lady Maureen reprit la parole. Cette fois-ci, elle avoua ne pas savoir si elle devait passer l'éponge ou pas, et que, elle aurait pu garder ce secret. En plus de quoi, même si Fort-Terreur n'était pas l'endroit le plus joyeux, on l'aurait accueilli en Harclay. Enfin, elle lui avoua ne pas avoir le pouvoir de le bannir, et qu'elle ne pouvait pas se résoudre à le voir disparaître du jour au lendemain. Le montagnard se retourna, souriant légèrement avant de tapoter l'endroit où son cœur se trouvait.

« Quoi qu'il se passe, quoi que je doive faire, à jamais, vous êtes gravé là, vous, et les moments passés avec vous. Tu m'as offert une nouvelle vie, jamais je ne l'oublierai, je te suis redevable à jamais. Comment pourrais-je disparaître d'un coup ? Non, Fort-Terreur recevra des corbeaux de Lune-Azur. Lorsque je pourrai, j'essaierai de venir, ainsi, Shireï pourra voir là où j'ai vécu, et avec qui. Et surtout, lorsque ton grand-père te sera insupportable, les portes de mon clan vous seront grandes ouvertes. Je ne te cache pas que, l'endroit est bien moins douillet que ta demeure, et que les gens y sont peut-être moins fréquentables, mais, cela évitera un ulcère. »


Bien entendu, tout cela était des plus sincères, mais, une proposition ne fut pas prononcée, quelque chose qui aurait pu prouver son amour pour cette seconde famille, et sa dévotion pour sa lady : le mariage. Elle-même avoua plus tôt n'avoir connu qu'un homme, mort, et que bien d'autres avaient essayés de la courtiser en vain, tandis que d'autres étaient effrayés. Elle, certaine de passer sa vie à Fort-Terreur, était heureuse de rester aux côtés de son cousin, et pourtant, si malheureuse de rester aux côtés de son grand-père. Ainsi, un mariage paraissait une bonne chose. Adrian serait certain d'avoir un soutien infaillible de la part de Jack, bien que mineur. Maureen pourrait voir à loisir les siens, et, tout se passerait bien. Seulement, ce n'était peut-être pas le bon moment.

« C'est peut-être ton grand-père qui a ce genre de pouvoir, mais, ce n'est pas lui que j'ai promis de servir, mais toi. Si tu ne me veux plus, je m'en irai, tout simplement. Nul besoin de protocoles, de formes officielles »


Maureen reprit très vite, lui demandant s'il allait la rejoindre sa sœur en arrivant dans le Nord, et surtout, comment allait-il l'annoncer aux autres ? Jack retrouva quelques peu son sourire en pensant aux réactions de ses compagnons, Mortimer le prendrait sans doutes relativement bien, ce dernier avait vécu de nombreuses choses, il comprendrait, John, ne dirait rien, quant à Adrian … Mystère.

« Je l'ignore. Si entre-temps je suis officiellement devenu Le Harclay ou … Lord Harclay, comme vous avez tendance à dire, oui, je la rejoindrai. Quant aux autres … Je l'ignore, je pense que je l'annoncerai une fois tout trois réunis. Mortimer le prendra bien, je le vois bien se moquer en faisant une révérence en m’appelant son altesse, ou quelque chose comme ça. »

Il s'arrêta un bref instant pour rigoler un petit peu.

« John, ne dira sûrement rien, et repartirait s'entraîner. Ou peut-être voudra-t-il faire un dernier duel avant mon départ, voir à quel point j'ai progressé. Tu sais … La première fois qu'il m'a vu, sans dire un mot, il a dégainé son arme, et m'a invité à combattre. Nous avons fini sur un pied d'égalité. « Un grand guerrier que voilà ! » me suis-je dit. Depuis, nous avons passé du temps ensemble, toujours en silence. Et … Pour Adrian, je l'ignore. Dans tout les cas, je devrais lui parler. En tant que chef de clan, je vous aiderai toujours du mieux que je peux. J'aurais moins d'hommes que vous, mais, tous sont de fiers guerriers, j'ai vécu parmi vous, comme un frère, vos problèmes seront les nôtres, tout comme vos ennemis. Je devrais m'entretenir avec lui du futur. Enfin ... »


A nouveau, le montagnard s'agenouilla, ses mains ne tremblaient plus. Cette fois-ci, il fit prisonniers les mains de sa maîtresse pour reprendre la parole.

« Quant à toi, j'ai préféré te prendre à part, expliquer tout sereinement, prendre le temps. Je savais que tu aurais la moins bonne réaction, et … Je ne sais pas, mais … Le tête à tête me semblait la meilleure idée. »
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Maureen Bolton
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Message Mer 22 Mai 2013 - 19:15

Pour Maureen cela était très important. Elle qui avait toujours cru le connaitre depuis qu’il les avait rejoint. Elle aurait gardé son secret. Elle-même était rejetée par la tête de sa famille. Elle l’aurait compris, elle. Elle le comprenait plus que tout. Elle-même avait rêvé plus d’une fois de fuir sa maison. Elle n’aurait pas vécu longtemps, mais elle ne lui en voulait pas. Elle finirait par faire taire cette douleur qui régnait chaque jour. Peut-être n’y arriverait-elle plus maintenant que Jack la quitterait un jour. Si elle avait su, elle l’aurait traité avec plus de respect qu’elle lui devait. Elle avait toujours eu la langue bien pendue. Il avait toujours assuré ses arrières. Il l’avait sauvé de l’impasse plus d’une fois. Elle ne savait plus quoi faire. Le détester ou bien le comprendre? L’important était qu’il lui avait été loyal pendant plusieurs années. Pouvait-elle au moins passer l’éponge et oublier? La guerrière le pouvait bien plus que la femme.

Le savoir m’aurait fait moins mal. Je me serais dit que tu n’aurais pas pu vivre éternellement à Fort-Terreur. Que tu serais rentré un jour dans tes terres sans mauvaise surprise. Sais-tu combien fort-terreur sera vide sans toi. Tu as toujours été l’homme le plus courageux pour moi. Tu l’es bien plus que je ne puis l’être. Je n’ai jamais réussi davantage que de me réfugier dans les terres de l’Orage et m’exiler parce que je ne sais pas me défendre contre Lord Bolton. Je t’ai mis dans des situations qui plus d’une fois aurait pu te couter la vie.

Même lorsqu’elle disait ne plus revenir dans le Nord, elle était revenue par culpabilité de laisser son cousin aux griffes de Lord Bolton. Elle n’avait pas eu le même courage que Jack. Une Chose certaine, elle avait toujours préféré cette famille depuis que son père n’était plus. Elle l’avait laissé se détourner d’elle. La pression était à son comble. Elle avait soupiré. Sans geste brusque, elle prit le mouchoir qu’il lui tendit. Elle aurait voulu lui sourire et lui dire qu’elle passerait cet obstacle. Elle ne le regardait plus espérant pouvoir chasser cette nouvelle de sa tête. Elle voulait faire taire ses sentiments et surtout faire taire sa tristesse qui la submergeait. Elle avait été en colère, mais cela s’était passé comme l’orage qui finit toujours par disparaitre, lorsque le soleil revenait. Ne sachant pas comment réagir à ce geste, elle prit quelques minutes avant de glisser une main vers les siennes. Déposant sa paume sur le dos de sa main, elle la serra dans la sienne. Elle n’était pas une femme d’affection, mais elle savait se montrer douce de temps à autres. Elle n’était pas si insensible. La preuve, elle ne restait pas de marbre et c’était parce que c’était lui. Elle savait qu’un jour, elle perdrait l’un d’eux, mais pas de cette manière.


Tu auras toujours une place dans la famille que nous formons tous les cinq. Une famille bien particulière, mais c’est peut-être pour cela que nous nous apprécions tous. Tu ne porteras plus ce fardeau désormais, puisque te voilà Jack Harclay


Elle pensait tout d’abord qu’il n’était pas si différent d’elle, mais que lui avait réussi où elle avait échoué. Elle était toujours revenue à fort-terreur alors qu’elle haïssait cet endroit. Jack avait peu connu celui qui aurait du être le Lord des Écorcheurs. Mais les deux premières années qu’il avait été à son service, son père avait pu la voir sourire. Quand il était mort et qu’elle n’était pas arrivée à temps pour lui dire au moins un dernier au revoir, c’était Jack qu’il l’avait consolé. Elle s’était promis de ne plus jamais pleurer pour le départ d’un homme. Aujourd’hui c’était pour plus qu’un simple homme.


Je te suis autant redevable, Jack, pour ne pas dire plus. J’ai bien changé à ton contact. Mortimer se demandait combien de temps tu arriverais à me supporter, pour conclure, que tu étais le seul que j’appréciais vraiment. Quoique l’on dise, tu seras toujours le bienvenue. Pour moi, même la taverne la moins fréquentable est plus douillette que Fort-Terreur.


Tout était plus douillet que Fort-Terreur. Elle n’avait pas peur du froid et si elle devait complètement fuir sa maison, elle le ferait. Elle ne laisserait jamais Lord Bolton étendre son influence sur son cousin. Quoique ce dernier était bien trop intelligent pour se laisser faire. Elle soupira. Elle n’avait pas envie de le voir partir et même si son grand-père l’y obligeait, il ne perdrait pas qu’un homme d’arme. La phrase eut tout de même l’effet d’un baume sur le cœur. Il était et serait toujours fidèle. Si elle voulait? Elle voulait toujours et encore qu’il reste près d’elle. Qu’il soit à son service pour des aventures encore plus folle.

Non, je veux que tu restes. Que tu restes jusqu’à ce jour où ils te voudront à Lune-Azur. Je suis blessée tout au fond, mais j’aurais toujours de l’affection pour toi, que tu sois Harclay ou pas. Même à contrecœur, je te laisserais partir lorsqu’il le faudra.

Il fallait le souligner, elle le laisserait partir même si l’envie n’y était pas. Elle s’était attachée à lui, même si elle se faisait violence de démontrer quelconque familiarité de temps en temps. Quoiqu’il dise, il avait toujours réussi à la faire sourire. Il aimait lui lancer des petites piques pour qu’elle rapplique et parfois même si elle était en colère où que la situation ne lui plaisait pas, il arrivait à la faire sourire et dédramatiser le tout. Entendre Mortimer ou Adrian les surnommer « le vieux couples » lui manquerait. Elle ne doutait pas de la réaction des autres, peut-être seulement d’Adrian, mais il ne lui en voudrait certainement pas autant qu’elle. Enfin, ce sentiment s’estompait peu à peu, mais il n’était jamais bien loin pour le lui rappeler. Mortimer était le plus compréhensif des hommes il réagirait certainement comme il venait de le décrire. John était si peu bavard, qu’elle ne douterait pas qu’un dernier combat scelle cette amitié à jamais. Quant à elle, le résultat avait été vu d’Avance. Elle ne le fixait plus. Même de sa part, elle s’était habituée à bien des familiarités, mais elle n’était pas certaine. Elle retira doucement ses mains de son emprise et le fit relever avant d’en faire autant. Elle avait séché ses larmes qui même disparu, ne prenait jamais de temps à réapparaitre sur son visage. Elle s’était avancée pour l’étreindre avec force.

La force des hommes ne se mesurent pas par leurs armes ou par leur nombre. Elle se mesure avant tout par la loyauté qu’ils ont l’un envers l’autre et de savoir qu’ils peuvent compter l’un sur l’autre dans les moments les plus durs. Tu m’as toujours démontré cela depuis que l’on se connait.


Son cœur n’était pas plus léger, mais elle devrait s’y faire. Tout au fond, Harclay ou pas, elle espérait qu’il ne change pas, une fois qu’il la quitterait.




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Message Dim 26 Mai 2013 - 19:17

Comme le combattant l'avait imaginé, la jeune femme fut des plus sensibles à la fameuse nouvelle. Bien trop sensible d'ailleurs. Même si, l'idée qu'elle accuse le choc lui germa dans l'esprit depuis bien du temps, la savoir si triste lui noua terriblement le cœur. Depuis le début, le Harclay avait toujours eu beaucoup d'affection pour la lady, elle lui avait toujours plu, avait toujours sur lui parler, avait toujours su le contrôler, et l'avait toujours traité avec beaucoup de dignité et d'affection, alors qu'il se disait roturier. De fait, la voir dans un tel état lui était insupportable, malheureusement, pour que son destin prenne forme, il fallait passer par là. Impuissant, il ne pouvait que pester contre lui, et, les mots de Maureen ne l'aidèrent pas. Au fond, elle avait raison, l'avoir dit plus tôt aurait amoindri la douleur de son départ, pour tous. Même si à l'époque, il n'était prévu nul départ, peut-être que certains auraient pu se dire qu'il ne resterait pas là indéfiniment. Cette idée lui avait toujours plu, ne jamais rejoindre père et frère, et tout faire pour que sa sœur puisse le rejoindre dans sa nouvelle famille. Sans doutes aurait-elle mis du temps à s'adapter, mais, nul doute que Shireï se serait plu à Fort-Terreur, et serait devenue une protectrice assidue des Bolton. Douze ans auparavant, la jeune femme prenait le chemin pour devenir une grande combattante, de fait, la vie dans les Montagnes, en compagnie de ce fameux père, et ce fameux frère qui prenait plaisir à la battre, avait dû faire d'elle une redoutable adversaire. Lui qui lui avait appris à se battre, qui avait veillé sur elle, sur tout ses mouvements, sans doutes était-elle devenue plus forte que lui ? L'idée le faisait sourire, tout comme les paroles de la belle sur son courage, et les situations folles dans lesquelles elle l'y avait plongé. C'est avec un sourire tendre que le garde répondit.

« Tu sais, jusqu'à il y a peu, jamais l'idée de devoir retourner dans mon clan ne m'a effleurée.Mon père, et mon frère, bien que de … Terribles abrutis, étaient solides et vigoureux, jamais je n'ai pensé que la maladie pourrait avoir raison de l'un d'eux. Je pensais pouvoir rester avec les Bolton pour le restant de ma vie. Pour ne rien te cacher, même si tout cela ne s'était pas produit, j'aurais fini par te le révéler, pour une raison. J'aurais eu besoin d'aide pour aller chercher ma sœur, elle doit être devenue une très grande guerrière, il se pourrait que je sois incapable de la battre aujourd'hui. »

Le montagnard se laissa aller à un rire. Lui, le fier guerrier nordique, sans peur sur le champs de bataille, se faire défaire par une femme. L'idée était amusante.

« Elle serait sans aucun doute une garde dévouée à ta famille. Mais, le destin en a décidé autrement. Ma sœur a besoin de moi. Je l'ai déjà laissé tomber une fois, il y a des années de cela. A cet instant, je n'ai malheureusement pas eu le choix, cette-fois, je ne peux faire la même chose. Quant au courage, tu te trompes, je n'ai pas le courage que tu sembles penser. Sur le champs de bataille, j'avance, sans craintes, tel un guerrier, et pourtant … Dans cette forêt, ces bêtes m'ont … Effrayées. Ce sentiment nouveau … Je … Ne savais quoi faire. Et pourtant … Ton cousin, la moitié de mon âge, a avancé sans peur, et a combattu cette chose avant de l'abattre. Il est bien plus vaillant que je ne le serai jamais. Quant à toi, tu sais te montrer courageuse. Tu voulais fuir ta demeure certes, mais, tu y es revenue, pour Adrian, alors que ton grand-père était toujours là. Tu l'as toujours craint, tu savais ce qui t'attendait, et pourtant … Tu es revenue. N'est-ce donc pas là du courage ? Enfin ... »

Jack prit une grande inspiration, avant de soupirer longuement.

« Lors de mon départ, il ne manquera pas une personne au château, mais deux. Je me dois de faire quelque chose de peu reluisant, de peu honorable, mais, à mon départ, tu ne seras plus en sécurité. Mortimer se fait vieux, il n'a plus toute sa vigilance. Mais … Tu devras t'absenter quelques jours du château, ou alors, je devrais y arriver un peu avant toi. Sinon, l'on te soupçonnera. C'est la dernière chose que je puisse faire pour vous. Un dernier acte de loyauté. »

Un grand sourire, un doux baiser sur le front. Le jeune homme semblait parler par énigmes, mais, nul doute que son interlocutrice comprendrait de quoi il s'agissait. Lord Reginald était un homme dangereux, du point de vue de Jack, à son départ, ce dernier sauterait sur l'occasion pour faire ce qu'il voulait de sa petite-fille. De fait, une seule solution possible, s'en débarrasser. Cet homme horrible disparaîtrait enfin, Adrian deviendrait le nouveau seigneur, Maureen serait en sécurité, et, Jack aurait la conscience tranquille. Le plan ? Le Harclay y pensait depuis bien des jours. La meilleure idée qui lui vint fut de faire passer cela pour un vol qui aurait mal tourné, le scénario du vieil homme se réveillant au milieu de la nuit et tombant nez à nez avec un voleur était le meilleur selon lui. Le voleur finirait par occire le seigneur de Fort-Terreur et s'enfuirait. Là, le garde de Maureen ferait mine d'avoir vu quelque chose, appellerait la garde et se jetterait à corps perdu dans une chasse à l'homme, d'un homme qui n'existait pas. Le seul soucis était que l'on en viendrait à soupçonner la jeune femme, il fallait donc l'éloigner un petit moment. Un plan qui devrait marcher.

La tristesse de la belle ne semblait pas vouloir partir. Pour une fois, elle se montrait tendre, et affectueuse avec son homme de main. Même si elle cherchait à éviter son regard, la main du Harclay fut très vite prisonnière de celles de la jeune femme, était-ce là sans doutes un geste pour montrer qu'elle ne voulait pas qu'il parte. Était-ce conscient, ou inconscient ? Il ne savait pas trop quoi penser, dans tout les cas, il souriait bêtement devant la scène. Lady Maureen finit par prendre la parole, lui expliquant qu'à jamais il ferait parti de leur famille. Bien qu'ils ne soient nullement liés par le sang, leur liens étaient solides, plus solides que de réels frères et sœurs. Elle enchaîna rapidement, répondant à ce qui fut dit par le jeune guerrier, la Bolton disait lui être au moins autant redevable, que grâce à lui, elle avait changé. Qu'il était à jamais le bienvenue à Fort-Terreur, et qu'enfin, tout, même la plus miteuse des auberges lui serait préférable à sa demeure. A nouveau, Jack sourit.

« Tant de tendresse aujourd'hui ! Faste jour. Je le fêterai chaque année ! Ahaha. Tu sais, moi aussi j'ai changé à Fort-Terreur. J'étais un solitaire, je me suis fait des amis, une famille. J'errais sans but, tu m'en a donné un, j'étais perdu, tu m'as montré un chemin à suivre. »


Enfin, elle finit par lui avouer qu'elle ne voulait pas qu'il parte, elle voulait qu'il reste jusqu'à ce qu'on veuille de lui chez lui, et qu'elle avait beaucoup d'affection pour lui. Suite à quoi, elle le releva, et lui offrit ce qui pourrait s'apparenter à un câlin. Le Harclay, surpris, de ce geste qui semblait impossible, se laissa faire, prenant du plaisir à sentir la chaleur de cette étreinte. Cette fois, ce fut lui qui déversa des larmes, tout en renforçant sa prise. La jeune femme lui donna son avis sur sa grandeur, et l'estime qu'elle avait de lui, chose qui n'aida pas les larmes du montagnard.

« Si je suis ainsi, c'est grâce à toi, et aux autres, la loyauté, vous m'avez donné les raisons de l'être. Mais … Passons. Nous devrions rentrer désormais. Ces bois sont humides, il serait bête d'attraper quelque chose. »


Le jeune homme se défit de l'étreinte essuya ses larmes et invita la jeune femme à le suivre. La bataille approcher, tomber malade pouvait être dangereux, et puis … Tout avait été dit.
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Message Mar 28 Mai 2013 - 1:06

Elle s'était faite une allusion, il n’aurait pas gardé son secret à jamais. Les temps prochains, elle devrait se résoudre à perdre cet homme de vue, pour longtemps. Il pourrait lui faire des promesses de revenir, mais jamais rien ne disait qu’elle serait encore à Fort-Terreur. Elle qui ne savait pas jusqu’à où pouvait s’étendre les projets de son grand-père. Même si elle voulait s’y résoudre, elle ne pouvait pas les contrecarrer. Elle n’avait pas de soutien dans la maison, mise à part certains hommes d’armes, mais ils étaient si peu. Elle ne comblerait pas le vide qu’il créerait dans son esprit. Il était unique en son genre et si elle pouvait lui crier un tas de bêtises qu’elle pensait à demi, il lui pardonnait.

Elle sera certainement heureuse de te revoir, chez toi.

Si elle avait eu un frère en exil, elle aurait espéré son retour jour et nuit. Elle ne pouvait pas lui en vouloir. Le choc avait été encaissé, mais elle survivrait, la plaie se refermerait avec le temps. Elle s’était sentie trahie, elle l’avait été, mais rien ne détruirait l’amitié qu’ils avaient l’un pour l’autre. Ils se ressemblaient de plus en plus. Il tenait à sa sœur, comme elle tenait à son cousin. Tout compte fait, ils n’étaient pas aussi différent l’un de l’autre. Ils se ressemblaient sur plusieurs point ce qui arrivait à la faire sourire.

Tu es l’homme le plus courageux pour avoir endurer pendant plus de cinq longues années un caractère aussi pire que le mien. J’ai eu aussi très peur au bois du roi, mais cela ne nous a pas empêché de nous montrer courageux pour protéger Adrian des fanatiques. Tu es bien plus courageux que tu le vois crois moi et ce uniquement parce que tu m’as toujours fait confiance lorsque je nous mettais dans des situations impossibles et que tu as toujours su me protéger du danger qui me guettait.


La suite peu reluisante eu un don de provoquer des frissons dans son dos. Elle ne se permettrait pas de laisser Jack ainsi. Elle vivrait avec Lord Bolton sur son dos constamment. Elle avait grandit ainsi. Elle avait ouvert la bouche, mais aucun son ne semblait ne vouloir partir. Elle était certaine d’une chose, elle ne voulait pas provoquer la mort de Lord Bolton.

On ne peut pas provoquer le destin, Jack. Adrian ne me pardonnerait pas de devenir Lord dans de telle condition. Je survivrais à son irascible caractère. Peu importe ce qui arrivera, ses fidèles serviteurs trouveront un moyen de m’accuser de ce forfait et nul ne doute que je passe à la potence avec Mortimer et toi. Il ne mérite pas qu’un homme se salisse les mains pour lui.

Si la vie à Fort-Terreur devenait insupportable, elle pourrait toujours fuir vers Lune-Azur, le temps que les anciens décident d’en finir avec le vieillard. Elle ne voulait pas avoir cette mort sur la conscience et ne laisserait pas Jack s’en charger. Elle craignait trop les représailles. Si Jack était dans le coin, nul doute que la Bolton y était et de surcroit, qu’elle était de mèche. Sa relation amicale avec le jeune nordien était voyante, et leur complicité débordante. Elle survivrait à Lord Bolton, elle avait réussi les premières années suivant la mort de son père. Mortimer ne la laisserait jamais entre les mains de lord Bolton.

Un sourire perça les nuages qu’avaient provoqués la nouvelle encore toute fraiche dans sa tête. Elle n’était pas si affectueuse c’était vraie, mais c’était bien parce qu’elle avait quelques sentiments à son égard. Une chose qu’elle ne saurait pas expliquer, tant elle était mauvaise quand il suffisait de parler de sentiment. Elle était certaine d’une chose, elle le retrouverait un jour à Fort-Terreur. S’il devait partir après leur arrivée, elle savait que cela ne serait qu’une question de temps pour recevoir des nouvelles de Lune-Azur. Maureen sécha ses larmes lorsqu'il referma ses bras sur elle. Son cœur semblait si léger à la minute même qu’elle l’étreignit aussi fort. Jamais elle ne se serait permise un tel geste de familiarité, mais elle tenait tant à lui.

Ce chemin te mènera toujours à nous si tu as besoin de conseil. Nous serons toujours là l’un pour l’autre comme une famille.


Elle le laissa se défaire de son étreinte et elle lui offrit un sourire. Il avait séché ses larmes qu’elle lui avait causées et même si rentrer au château de Pierheaume, ne lui tentait pas, elle le suivit sans broncher. Elle tenait à peine sur ses jambes, tant la fatigue l’Avait accablé avec cette nouvelle. Maureen passa devant lui et une fois à l’intérieur ce fut Mortimer qui les accueillit. Elle avait vu ce regard de père qui s’était posé sur elle, puis sur le jeune homme. Il avait fini par ouvrir la bouche et soupirer avant de dire :

Il était temps que vous rentiez! Le repas est servi, on vous attendait les tourtereaux.

Un rire grave retentit dans le couloir de Pierheaume. Il posa son regard sur sa jeune protégée la scrutant. Ses yeux étaient encore rouges et la tristesse se lisait sur ses traits.

Tout va bien?

Oui, tout va bien. Je vais monter quelques secondes, ne m’Attendez pas, je vous rejoindrai.

Elle avait monté les escaliers quatre à quatre et s’était assise sur un fauteuil. Au terme de quelques secondes de réflexions, elle finit par enfouir son visage dans ses mains. Elle avait ce don terrible de voir son univers basculé chaque fois. Pourquoi avait-elle eu l’idée de s’attacher à ses gens autant. Il y avait longtemps qu’elle n’avait pas craint pour la vie d’un homme. Elle ne prit pas le temps de les rejoindre finissant par s’assoupir. Soucieux ce fut Mortimer qui vint la voir pour se rendre compte que sa lady n’avait jamais eu l’intention de les rejoindre, après cette journée où il ne l’avait presque pas vu. Il l’avait inquiète de la guerre à venir, mais il fallait mieux qu’elle se repose. Il posa une couverture sur elle et essuya les larmes encore fraiche sur ses joues. Celui qui disait qu’elle avait un cœur de pierre mentait.



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