AccueilS'enregistrerConnexion



 

Partagez| .

Un grand projet [Ann Kenning]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Noble
avatar

Morgan Kenning
Noble

Général
Le Bouclier du Loup.



Seigneur de Kayce.

♦ Missives : 294
♦ Missives Aventure : 43
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 24/07/1991
♦ Arrivée à Westeros : 28/06/2012
♦ Célébrité : Santiago Cabrera
♦ Copyright : Helya
♦ Doublons : Even Corbray, Corwin Rogers, Kealan du Rouvre
♦ Age du Personnage : 25 ans
♦ Mariage : Alyn Kenning, née Lydden
♦ Lieu : Kayce, Terres de l'Ouest
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
244/500  (244/500)


Message Sam 13 Avr 2013 - 9:06

Le temps s'était couvert alors que le convoi des Kenning faisait route vers Kayce. De gros nuages gris s'étaient accumulés dans le ciel, assombrissant quelque peu la journée, et le vent marin était devenu plus fort et plus vif. Finalement, quelques gouttes s'étaient mises à tomber, prélude à une averse qui ne tarda pas à se déverser sur les voyageurs. Bien que, malgré leurs capes de voyage, ils ne tardèrent pas à se retrouver trempés, l'humeur de Morgan ne s'assombrissait pas. Son cœur était enflammé par la perspective de monter enfin une ligne de défense satisfaisante contre les pillards Fer-nés, et rempli de la joie d'avoir réussi à arracher à Fedric la promesse de venir lui rendre visite. Il sortirait au moins de son trou pour reprendre contact avec le monde, et son projet se concrétiserait peut-être, avec l'aide des Sept. Il allait encore devoir en parler à sa sœur, évidemment, pour qu'enfin la chose soit dite, et il s'y attellerait dès son retour. Satisfait, il rentra la tête dans les épaules pour protéger son cou des baisers humides et piquant de la pluie, chevauchant en tête. Bientôt, le chemin devint un désagréable bourbier. Grim pataugeait dans la tourbe pour suivre le rythme des chevaux, et son maître eut pitié de lui. Toutefois, il ne voyait pas de meilleure solution que celle-ci, à part peut-être le ligoter et le jeter comme un balluchon sur le dos d'un des chevaux de bât. De temps à autres, le jeune homme jetait un œil par-dessus son épaule pour vérifier que tout allait bien dans la litière où se trouvaient sa femme et son fils. Ils faisaient en sorte de ménager Alyn pour éviter que l'accouchement ne se déclenche malencontreusement au beau milieu de la route si elle était trop secouée. Mais apparemment, mis à part le temps désagréable, tout semblait aller pour le mieux.

Ils atteignirent Kayce dans l'après-midi. La pluie les avait poursuivi une bonne partie du voyage, mais à l'arrivée sur leur fief elle avait cessé, et le soleil faisait même quelques timides apparitions entre les nuages. Une relative grisaille persistait, mais c'était toujours plus agréable que le déluge précédent. Pour le seigneur des lieux, retrouver ses terres était d'autant plus doux, bien qu'il ne soit pas parti bien loin ni bien longtemps. Même s'ils ne devaient pas avoir fière allure, les habitants qu'ils croisaient sur la route les saluaient avec respect. En dépit de leurs vêtements détrempés, de leurs chevaux au pelage dégoulinant et crottés et du chien-loup recouvert d'une copieuse couche de boue, les couleurs des Kenning étaient encore visibles.
Le château ne tarda plus à être en vue, et même leurs montures fatiguées tirèrent sur les rênes en allongeant l'encolure pour accélérer plus facilement l'allure. On les laissa entrer sans peine dans la forteresse, et à peine furent-ils tous arrivés dans la cour que déjà un comité d'accueil était présent. Les garçons d'écurie se saisirent des rênes des chevaux pendant que les cavaliers mettaient pied à terre. Les bêtes avaient bien mérité repos, fourrage et pansage. Les hommes n'aspiraient pas à autre chose qu'un repas chaud, des vêtements secs et une bonne nuit de sommeil. Tandis que chacun s'en allait vaquer à ses occupations, lady Lliane, la mère de Morgan, apparut à l'entrée du château en compagnie de mestre Weran. Elle s'approcha de son fils qui aidait Alyn et Eoin à descendre de la litière, un sourire aux lèvres, et les accueillit avec chaleur.


« Bienvenue chez vous. Avez-vous fait bon voyage? La visite a-t-elle été concluante ?

- Je pense qu'on peut le dire, mère. Mais je vais vous raconter tout cela en détail quand nous serons à l'intérieur dans des vêtements plus chauds, et surtout secs. Ann n'est pas là ?

Sa mère leva les yeux au ciel d'un air fataliste.

- Elle a occupé sa place comme elle le devait, si telle est ta question. En revanche, je suppose qu'elle doit vaquer à ses occupations et qu'elle est trop absorbée pour se rendre compte de votre arrivée.

Offrant son bras à son épouse pour la soutenir, il prit le chemin des grandes portes d'entrée en compagnie de son frère, de lady Lliane, de son fils et de mestre Weran. Eoin, qui s'était ennuyé fermement pendant ce voyage déprimant, enfermé dans la litière, débordait littéralement d'énergie. Il était sans doute le seul. A peine le seigneur des lieux arrivé dans le hall du château, des serviteurs vinrent se présenter à lui. Il leur donna ses ordres sans attendre : faire couler un bain à son épouse et à lui-même, préparer une collation pour les requinquer après le voyage, laver et brosser Grim. Le maître de chenil était le seul en dehors de lui à pouvoir s'acquitter de cette tâche, et le chien-loup en avait bien besoin. Se tournant vers son épouse, le jeune homme l'enveloppa d'un regard soucieux.

- Comment te sens-tu ?

- Simplement extrêmement fatiguée. Je crois que je vais devoir m'allonger après avoir pris un bain et mangé quelque chose.

- Naturellement. Mestre Weran, pourriez-vous vérifier que tout est en ordre ? Je ne voudrai pas qu'il leur arrive quelque chose.

- Bien entendu, Monseigneur.

Le mestre s'inclina devant lui, tandis qu'il faisait un baisemain à Alyn avant de la laisser monter en compagnie de ses suivantes venues la chercher. Eoin la suivit avec sa nourrice, et Morgan prit lui-même congé de sa mère le temps d'aller faire un brin de toilette.
Il la retrouva par la suite autour d'une collation avec Keylan et Eoin, sa femme ayant préféré se la faire apporter dans la chambre matrimoniale pour s'allonger et se reposer dès que possible. Il ne s'en était pas inquiété, mestre Weran l'ayant rassuré quant à son état. Quant à son fils, qui semblait avoir toujours beaucoup d'énergie, ce qui permit de lui planifier quelques leçons. Une fois l'estomac plein, Morgan partit en quête de sa sœur qui ne s'était toujours pas montrée. Il avait dans l'idée qu'il saurait où la trouver, et il se dirigea sans hésiter vers les écuries, flanqué de Grim dont le pelage à présent débarrassé de la boue et brossé un minimum pour le rendre présentable avait bien meilleure allure. Parvenu aux écuries, il se dirigea vers le box du cheval d'Ann, et ce fut non sans un sourire satisfait aux lèvres qu'il la trouva en train d'étriller et de panser l'animal elle-même. Il la connaissait tellement bien... Il toussota pour attirer son attention et lui offrit un sourire amusé alors qu'elle se retournait vers lui, sans doute auparavant trop absorbée par sa tâche pour le remarquer.


- Cet animal serait-il plus important à tes yeux que le retour de ton frère bien-aimé dans son château ?

Il s'accouda à la porte du box, se disant que ce ne serait pas le meilleur lieu pour lui parler de son projet matrimonial. La jeune femme n'était pas dans son meilleur jour non plus : elle portait une tenue simple et pratique, qui sans pouvoir être portée par le dernier des palefreniers n'était toutefois pas exactement digne de son rang, et elle était couverte de poussière en certains endroits, sans oublier la paille qui s'était accrochée à ses cheveux. Mais au moins la trouvait-il égale à elle-même, car s'il l'avait retrouvée pomponnée et en belle robe digne d'une femme du Bief, il aurait sans doute été plus que surpris. Bien que sa mère l'ait déjà amplement renseigné sur le sujet, il s'enquit l'air de rien des dernières nouvelles du fief.

- Tout s'est bien passé en mon absence ? »


Spoiler:
 





Dernière édition par Morgan Kenning le Lun 15 Avr 2013 - 23:57, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Ann Kenning
Noble

Général
Dame de la Maison Kenning

I'm not a damsel in distress
who sit around and wait for you
to save me.

♦ Missives : 296
♦ Missives Aventure : 36
♦ Age : 25
♦ Date de Naissance : 04/06/1992
♦ Arrivée à Westeros : 10/04/2013
♦ Célébrité : Lucy Griffiths
♦ Copyright : © Seamus ©Helya ©Helewis ( Tout dépendant de l'avatar ), Sign ©Randal
♦ Doublons : Rohanne Tyssier
♦ Age du Personnage : 22 ans
♦ Mariage : Fiancée à Lord Fedric Prestre
♦ Lieu : Kayce, Terres de l'Ouest
♦ Liens Utiles :

Disponibilité 1/3 RP

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
347/500  (347/500)


Message Dim 14 Avr 2013 - 1:46

Ann avait ait les cent pas dans ses appartements. Malgré les efforts de sa mère pour qu’elle en sorte, rien n’y fit. La jeune femme n’était pas d’humeur aujourd’hui. En fait, il y avait un bon moment qu’elle n’était pas d’humeur. Quand son frère ainé était partit de Kayce, elle l’avait supplié de l’accompagner, lui promettant qu’elle ne ferait rien qui aille à l’encontre du rôle d’une dame, mais il n’avait rien voulu entendre. Bon, c’est vrai qu’à quelques reprises, elle n’avait pas tenu ses promesses quant à sa conduite, bien que ce soit plus à cause de son impulsivité qu’à son bon vouloir.

À force de regarder par la fenêtre de sa chambre, Ann eut le gout d’aller prendre un peu d’air, mais à sa façon à elle, ce qui voulait dire, pas comme un vrai dame. Elle revêtit alors des vêtements un peu plus masculins et sortit son arc. Au moment de sortir, elle eut une surprise par contre : deux gardes étaient postés et l’empêchait de jouir de sa liberté. Ann savait ce que cela voulait dire, elle aurait même dû le prévoir ! Sans dire un mot, elle suivit les deux hommes qui avaient pour ordre de la mener à sa mère
.

Par les Sept, Ann ! Comment peux-tu manquer à tes obligations pour … pour aller t’amuser ? Que dirait ton frère s’il voyait que tu te défiles chaque fois qu’il y a quelque chose qui ne fait pas ton bonheur ? Et que dirait ton pauvre père également ?

Ann prit une respiration avant de répondre à cela. Sa mère n’avait pas tort, elle se défilait, mais elle ne pouvait pas comprendre! Elle ne pouvait pas savoir comment c’était frustrant pour la jeune femme que de ne pas pouvoir faire ce qu’elle voulait.

Je suis désolée, Mère.

Désolée, j’espère bien ! Maintenant tu vas remonter te mettre en tenue décente et tu va venir écouter les doléances que cela te plaise ou non.

Ann n’avait pas envie de contredire sa mère, si elle avait des chances de perdre son arc pour un bon bout de temps … C’est donc avec peu de joie qu’elle était remonté à sa chambre pour y enfiler une tenue plus féminine. Voilà comment devait se vêtir une vrai dame, non ? Elle se présenta donc à sa mère qui fut plus satisfaite de sa tenue.

Voilà qui te sied mieux, ma fille. Vivement que ton frère te trouves un époux, certains jours, tu me fatigues !

N’y pensez pas de sitôt, mère, Morgan sait très bien ce que je pense de ses idées de mariage. De toute façon, qui mieux que vous pourrait m’empêcher de faire ce que je veux ?

Aucune réponse de sa mère ? Bizarre, mais Ann pensa qu’elle avait seulement trouver le bon argument depuis le temps ! C’est donc en gente dame que la jeune femme s’occupa des affaires de Kenning sous le regard et l’oreille attentive de sa mère.

Il devait bien s’être écoulé une ou deux heures et elle devait avoir entendu quelques conflits entre paysans, des choses de basse importance, mais elle devait montrer que cela la préoccupait. En tant que dame de Kenning, s’employer à ce que les gens soient biens dans le fief était une priorité. Et puis elle ne pouvait pas faire honte à son frère !

Sa mère la libéra ensuite et ce ne fut pas long qu’elle troqua ses vêtements pour aller s’enfermer à l’écurie. C’était l’heure où elle devait s’occuper de Srakaar. Sa balade matinale, dont personne n’était au courant, avait laissé sa monture quelque peu défraichie ! Un bon brossage lui ferait du bien
.

Tu sais Srakaar, un jour Morgan nous laissera venir avec lui. Ce devait être important pour qu’il …

Mais elle entendit un toussotement et elle sourit. Sortant de derrière l’animal, elle vit son frère !

Comme une gamine, elle vint l’étreindre et rit à sa question avant d’y répondre !!

J’ai bien des défauts, mon cher frère, mais tu sais bien que jamais tu ne passerais en deuxième dans mon cœur.

Ann adorait son frère, même dans les moments où ils ne s’entendaient pas. La jeune femme finissait toujours par laisser les querelles de cotés. Comme à chaque fois qu’il revenait, il lui demanda si tout s’était bien passé et Ann hocha positivement de la tête.

Des petits conflits entre les bonnes gens, mais rien de majeur. Et puis je commence à m’y habituer, savoir être à l’écoute et apporter mes idées. Mère me soutient beaucoup. Mais parlons de ton voyage chez notre ami l’ermite ! Ca été concluant ce voyage diplomatique ?

Celui qu’elle appelait « l’ermite », c’était Fedric évidemment. Cela faisait un bon moment qu’elle ne l’avait pas vu, qu’il n’était pas venu à Kayce. Son ami lui manquait un peu, il y avait longtemps qu’elle n’avait eu un adversaire de taille pour s’entrainer. Mais bon, on disait qu'il n'était pas d'humeur et après ce qu'il avait traversé, c'était normal. Seulement, Ann trouvait dommage qu'il reste chez lui et broie du noir pour les morts plutôt que de venir chercher un peu de réconfort chez les Kenning, parler du bon vieux temps où ils n'étaient que des gamins, du temps où il ne fallait pas constamment être sur le pied de guerre pour parer une éventuelle attaque de Fer-nés.




Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Morgan Kenning
Noble

Général
Le Bouclier du Loup.



Seigneur de Kayce.

♦ Missives : 294
♦ Missives Aventure : 43
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 24/07/1991
♦ Arrivée à Westeros : 28/06/2012
♦ Célébrité : Santiago Cabrera
♦ Copyright : Helya
♦ Doublons : Even Corbray, Corwin Rogers, Kealan du Rouvre
♦ Age du Personnage : 25 ans
♦ Mariage : Alyn Kenning, née Lydden
♦ Lieu : Kayce, Terres de l'Ouest
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
244/500  (244/500)


Message Mar 16 Avr 2013 - 0:21

Morgan écouta le bref et sommaire rapport de sa sœur sur ce qui avait pu se passer en son absence, avant de répondre à ses questions. Au moins, les Fer-nés n'avaient pas tenté d'attaque pendant qu'il était parti voir ailleurs, c'était déjà ça. Il ne doutait pas que sa mère et sa cadette puissent gérer les petits soucis quotidiens du fief. Ecouter les doléances du petit peuple n'était pas ce qu'il préférait, loin de là, dans la longue liste des obligations d'un lord, et il comprenait aisément qu'Ann aie pu s'ennuyer. Même si elle ne l'avait pas dit, il le devinait. Toutefois, le plaisir n'était pas forcément le maître mot lorsqu'on dirigeait un domaine, et c'était une nécessité absolue qu'il fallait accomplir. Il faisait assez confiance à la jeune femme pour penser qu'elle s'attelait à la tâche avec sérieux et investissement. Ce n'était pas pour rien qu'il lui laissait les rênes de Kayce lorsqu'il était absent, conjointement avec leur mère, évidemment... Et puis, c'était également la préparer à son rôle de future épouse. Une dame était celle qui gérait le domaine en l'absence de son époux, lady Lliane l'avait montré d'innombrables fois à ses enfants lorsqu'ils étaient plus jeunes.
Grim se coucha à ses pieds dans la paille du box, à distance respectueuse des sabots du cheval. Même si ces animaux étaient habitués à sa présence, un coup de sabot était vite parti, et le chien-loup semblait en avoir curieusement conscience.


« Ca a été plutôt fructueux, on peut le dire. Fedric et moi avons mis sur pied une ébauche de plan de défense contre les pillards fer-nés, qui devraient leur faire regarder à deux fois avant de s'en prendre à nous. Dès que mestre Weran se sera assuré de la bonne santé d'Alyn, je le ferai travailler sur les plans, conjointement avec le mestre de Feux-de-Joie. Pour le moment, c'est encore à peaufiner, mais l'idée principale serait d'échouer les boutres sur des pieux dissimulés à fleur d'eau. Ca, plus des feux d'alarme répartis sur le territoire afin de prévenir de loin d'une attaque, et de pouvoir réunir rapidement des troupes pour riposter.

Il savait que c'était très loin d'être gagné, et qu'il devrait gagner de nombreux seigneurs à son projet. L'essentiel était d'obtenir l'appui de lord Tybolt Lannister, s'il voulait que le dispositif s'étende à travers tout l'Ouest. Rien ne l'empêchait de le faire dans son propre fief, ni Fedric dans le sien, mais cela en diminuerait nettement l'efficacité s'ils étaient les seuls à exécuter ce plan. Au moins, leurs domaines seraient mieux préservés, mais sans aucune garantie pour les terres voisines ou les villes comme Port-Lannis...
Le seigneur de Kayce se tut avant de répondre à ce que pouvait sous-entendre également la question, vis à vis du seigneur de Feux-de-Joie. Il manqua de confier à sa sœur qu'il avait réussi à arracher à leur ami la promesse de leur rendre visite. Toutefois, il se souvint qu'il avait promis du bout des lèvres au colosse qu'il tairait cette information, même si la raison lui échappait encore. Mieux valait donc lui donner quelques détails qui avaient un rapport avec le voyage en lui-même, avant de commettre une bourde.


- Fedric se porte bien, aussi bien qu'on peut l'espérer. Même s'il ne semble plus que vivre pour tuer des Fer-nés... Sur le chemin du retour, nous avons été pris sous un véritable déluge, je ne sais pas s'il a fait aussi mauvais temps par ici. J'ai eu peur que nous finissions embourbés, et il n'aurait plus manqué que ça. Alyn se porte bien, mais le voyage l'a énormément fatiguée, elle s'est retirée dans nos appartements à peine arrivée. Je pense que le bébé ne sera plus très long à arriver. Une histoire de jours ou de semaines, probablement... Moins d'une lune, je gagerai. Eoin en revanche n'a pas été du tout fatigué par le trajet. Consigné dans la litière, il s'est beaucoup ennuyé, je crois, et il déborde d'énergie. J'en ai profité pour l'envoyer s'instruire un peu. Et Keylan... je crois qu'il est parti s'entraîner un peu. Pour se défouler ou achever de se fatiguer, je ne sais pas exactement.

Morgan se rendait compte que sa décision d'emmener son épouse avec lui pouvait sembler puéril. A un stade si avancé d'une grossesse, on évitait généralement de faire voyager une femme. Toutefois, il n'avait simplement pas pu supporter l'idée de la savoir dans cet état loin de lui. Une faiblesse, sans doute, qui aurait pu lui coûter cher si un accident était arrivé. Attaque, accouchement imprévu, problème sur la route... Pourtant, il avait eu de la chance. Sans doute ferait-il attention à ne pas agir de la sorte la prochaine fois.
Au début de son mariage, le jeune homme avait craint que son épouse et Ann ne s'entendent mal. Elles avaient toutes deux des caractères extrêmement différents. Là où Alyn était posée, réfléchie et docile, sa sœur était impétueuse, parfois rebelle. Pourtant, les choses s'étaient bien passées, et il semblait que les contraires pouvaient finalement s'attirer. Par chance, la famille Kenning était extrêmement unie, une force qu'ils devaient exploiter au mieux pour faire face aux menaces qui pesaient sur leur fief.

Il posa une main sur la croupe du cheval d'Ann et laissa ses doigts s'y balader, songeur. L'écurie n'était sans doute pas le meilleur endroit pour lui faire part concrètement de ses projets de mariage. Il y avait de nombreuses oreilles indiscrètes qui traînaient, et comme tous les serviteurs, les palefreniers avaient la langue bien pendue, toute disposée à colporter des ragots... Or, il ne tenait pas à ce que l'affaire s'ébruite, pas encore. Sa mère était au courant de son projet, et elle l'avait tu à sa demande, pour des raisons évidentes.
Jetant un regard circulaire autour de lui, en ayant passé la tête hors de la stalle, il chercha d'éventuels palefreniers qui pouvaient se montrer indiscrets. S'il voulait aborder le sujet délicat avec Ann, il voulait le faire en privé. Et il savait que nul n'oserait braver ses ordres : il était un seigneur juste et bon, mais sévère avec ceux qui transgressaient ses commandements. De fait, il était aimé pour cela, comme son père avant lui, et cette inclination naturelle des serviteurs à son égard lui rendait la vie quotidienne bien plus facile. Repérant quelques garçons d'écurie, il les héla.


- Laissez-nous seuls, vous tous.

Il les regarda quitter leur travail pour sortir dans la cour où ils auraient sans doute également à faire. On y entendait sonner le marteau du maréchal ferrant, occupé à parer et ferrer les sabots de quelques destriers. Leur départ fut suivi par le regard intense de Grim, ce qui pouvait sembler dissuasif pour quelqu'un qui jetait un œil par-dessus son épaule. Une fois au calme et en privé, Morgan se tourna à nouveau vers sa cadette et prit une profonde inspiration.

- Ann, je sais que cela risque de ne pas te plaire. Je connais ta position au sujet du mariage, mais tu dois savoir que c'est le rôle qui te revient depuis ta naissance. Je n'ai pas de fille, et même si Alyn en met prochainement une au monde, le temps passera largement avant que je puisse la donner en mariage. Tu es la seule qui puisse me permettre de nouer une alliance durable en ces temps troubles. J'ai longuement réfléchi, car même si le côté politique est primordial, j'aimerai te donner à un époux qui te mérite et qui te rendra heureuse. Finalement, mon choix s'est arrêté sur quelqu'un que tu connais bien. La tâche ne sera pas aisée, mais j'aimerai te voir épouser Fedric. Sans épouse ni descendance, sa lignée va s'éteindre avec lui, et en ces temps de guerre qui couve avec les Îles de Fer, il risque, comme nous tous, de périr au combat. Ce mariage permettrait à notre amitié déjà forte de se consolider encore, et à nos deux fiefs de devenir plus forts et unis que jamais. Même s'il ne veut pas entendre parler de cela, je suis sûr qu'il finira par entendre raison. Et c'est un homme bon, juste et fort, qui te traitera le mieux du monde. »

Il se tut, guettant sa réaction. Il lui faisait encore une vraie fleur en discutant de cela avec elle. Car le fait était qu'elle n'avait pas le choix. S'il arrêtait sa décision sur quelque homme que ce soit et entamait les tractations, elle devrait se plier à son choix. Toutefois, il préférait ne pas lui jeter un fait ferme et définitif au visage, et en parler au préalable avec elle. En espérant qu'elle comprendrait...



Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Ann Kenning
Noble

Général
Dame de la Maison Kenning

I'm not a damsel in distress
who sit around and wait for you
to save me.

♦ Missives : 296
♦ Missives Aventure : 36
♦ Age : 25
♦ Date de Naissance : 04/06/1992
♦ Arrivée à Westeros : 10/04/2013
♦ Célébrité : Lucy Griffiths
♦ Copyright : © Seamus ©Helya ©Helewis ( Tout dépendant de l'avatar ), Sign ©Randal
♦ Doublons : Rohanne Tyssier
♦ Age du Personnage : 22 ans
♦ Mariage : Fiancée à Lord Fedric Prestre
♦ Lieu : Kayce, Terres de l'Ouest
♦ Liens Utiles :

Disponibilité 1/3 RP

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
347/500  (347/500)


Message Mar 16 Avr 2013 - 3:46

Comparativement aux nobles dames ordinaires, Ann s’intéressait beaucoup à tout ce qui concernait la défense du territoire de l’Ouest. À défaut de ne pas pouvoir revêtir une armure pour se battre contre les Fer-nés, Ann restait à l’affût des stratégies des seigneurs de l’Ouest. De toute façon, même avec tout l’entrainement qu’elle avait, jamais elle n’aurait fait le poids contre les barbares des îles de Fer.

Morgan, tu sais bien que si je peux participer d’une quelconque façon à l’installation de ces défenses, tu n’as qu’à me le dire. Je peux certainement me rendre utile.

Se salir les mains, elle savait le faire sans problème, surtout si c’était pour éviter que des innocents ne meurent sur leurs terres. Elle ne se doutait pas que Fedric était pour cette idée, compte tenu de ce qui s’était passé un an plus tôt dans ses terres. Peut-être que si la côte était plus sûre, le Bœuf Écarlate passerait moins ses journées à guetter les eaux. La jeune femme priait souvent les Sept pour son ami. Il avait le droit au bonheur lui aussi, mais le malheur semblait vouloir s’abattre sur lui.
Puis, le seigneur de Kayce donna des nouvelles de son épouse, ce qui fit sourire Ann. Quand il parlait de Lady Alyn, il en parlait avec tant d’amour et de tendresse, surtout que maintenant, Morgan allait être une deuxième fois père. Quand Ann les regardait tous les deux, elle avait l’ombre d’un espoir qu’un jour ce soit pareil pour elle : un mariage arrangé qui, lentement, se transformait en amour sincère. Mais elle regardait ensuite la réalité en face, elle n’avait pas le même caractère qu’Alyn. Elle et Ann, malgré leur bonne entente, étaient plus que différentes alors il semblait impossible pour la jeune Kenning d’avoir un ménage identique à celui de sa belle-sœur.


Ne t’inquiète pas, mon frère, tous à Kayce prions la Mère d’En-Haut pour Lady Alyn. D’ici quelques temps, la famille Kenning s’élargira, au grand bonheur de tous. Peut-être que les dieux nous gratifierons du beau temps pour cette naissance. Quant à Fedric, j’ai peine à le comprendre. Plus le temps, plus j’ai l’impression de perdre le frère que j’ai connu. Je prie les Sept pour lui également…

Lorsque Morgan demanda aux palefreniers de quitter l’écurie, Ann comprit que la conversation qui allait suivre allait être très confidentielle et sérieuse. La jeune femme le savait simplement au ton que son frère avait pris. Seul le début de son discours fit comprendre à la jeune cadette de quoi il allait être question dans cette conversation, cette enième conversation !!! Ils en avaient plusieurs à ce sujet et chaque fois, ils arrivaient au même résultat !

Morgan, pourquoi tu t’entête à mettre cette discussion sur la table ? Tu sais très bien comment cela va se terminer. On va encore se prendre la tête et sincèrement, c’est la dernière chose en ce monde qui me ferait plaisir.

Ann pouvait encaisser beaucoup de commentaires, beaucoup de critiques sur son comportement, mais s’il y avait une chose qu’elle ne supportait pas, c’était de devoir parler de mariage.

Tu sais ce que j’en pense et pourtant, tu me tortures encore. Tu es parfaitement conscient que je ne peux épouser Fedric, même pour tout l’or du monde. Si l’on oublie les liens du sang, il est pour moi, ce que toi tu es pour moi, mon frère. Je ne pourrais pas me résoudre à faire cela et de toute façon, je ne l’intéresse guère, je le sais. Le seul homme qui a un jour porté le regard sur moi a péri au bout de l’épée d’un fer-né il y a de cela un an .

Ann avait toujours su que le frère de Fedric avait le béguin pour elle, mais jamais elle ne lui avait laissé la chance de lui dire. Maintenant qu’il était décédé, la jeune femme vivait avec le principe qu’il est beaucoup mieux de ne pas aimer. De cette façon, on évite les déceptions, les trahisons, les pertes. En bref, elle pensait un peu la même chose que le Bœuf Écarlate, mais elle, elle n’avait jamais vraiment aimé personne.

Tu sais combien père a essayé, tu sais le nombre de prétendants que j’ai fait fuir par mes manières et par mon arrogance, alors quand bien même que tu mettrais ton énergie à vouloir me marier, tu ne pourras jamais.

Anna aurait tout donné pour pouvoir partir au loin à cet instant, mais quand bien même elle aurait voulu, elle n’aurait pas pu. Elle devait finir cette discussion et la clore à son avantage. La simple idée de perdre sa liberté la rebutait au plus haut point. Ne plus pouvoir faire ce qu’elle voulait, se comporter comme une vraie Lady, tous les jours, toutes les heures, servir de parure pour un seigneur, non !!!

Je ne veux pas tout perdre ce que j’ai ici pour partir vers un autre domaine. Et puis si tu tiens vraiment à créer une alliance, trouve un seigneur qui a une fille et tu pourras l’unir à Keylan. Fais n’importe quoi, mais je t’en prie, ne me donne pas en mariage.

Elle était catégorique là-dessus et peu encline à changer d’avis.

Je ne suis pas un objet que tu peux changer comme il te plait, Morgan, du moins, j’espère sincèrement que tu ne me considère pas d’une telle façon. Je suis ta sœur et j’ai toujours cru en toi. Je crois encore que tu peux trouver une solution pour m’aider.Si la chose que tu veux est mon bien-être, alors ne me sacrifie pas de la sorte

Il y avait un bon nombre de ruses auxquelles Ann pensait parfois afin d’éviter ses devoirs matrimoniaux. Il suffisait de quelques petits mensonges tellement inoffensifs que personne ne souffrait. Ann était dispensée, Morgan ne perdait pas la face devant les autres seigneurs et même Fedric n’entendrait plus parler de ces histoires de mariages. Tout le monde serait content ! Personne n’aurait à faire une chose pour laquelle il n,a pas du tout envie …. Surtout Ann dans ce cas …




Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Morgan Kenning
Noble

Général
Le Bouclier du Loup.



Seigneur de Kayce.

♦ Missives : 294
♦ Missives Aventure : 43
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 24/07/1991
♦ Arrivée à Westeros : 28/06/2012
♦ Célébrité : Santiago Cabrera
♦ Copyright : Helya
♦ Doublons : Even Corbray, Corwin Rogers, Kealan du Rouvre
♦ Age du Personnage : 25 ans
♦ Mariage : Alyn Kenning, née Lydden
♦ Lieu : Kayce, Terres de l'Ouest
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
244/500  (244/500)


Message Lun 22 Avr 2013 - 9:33

La réaction d'Ann fut peu ou prou celle à laquelle Morgan s'attendait. Peut-être avec un plus grand manque de maturité que ce qu'il espérait. Par moment, son comportement lui faisait sentir qu'il devrait la faire plier par la force, mais il répugnait à le faire. Toutefois, devant son attitude et ses réponses, il ne put s'empêcher de serrer la mâchoire. Grim, qui s'était approché de la jeune femme pour la mordiller, attitude assez rare chez lui, se rapprocha brusquement de son maître avec un grondement désapprobateur. C'était comme s'il avait senti d'instinct les esprits s'échauffer, et qu'il avait compris qu'ils se dirigeaient en terrain dangereux. Les éclats de voix ne tarderaient peut-être pas à arriver... Désireux de protéger son maître, ou de se poser comme arbitre, le chien-loup se tint debout entre les deux humains, son regard d'ambre posé sur Ann avec insistance. Morgan haussa les sourcils en écoutant la réponse de sa sœur. S'il avait mûri et appris des choses depuis qu'il était devenu lord, il n'en conservait pas moins un tempérament assez vif. Il inspira profondément avant de prendre la parole, pour ne pas laisser son impulsivité prendre le dessus. Il devait se comporter comme le seigneur qu'il était, et éviter de s'emporter.

« Es-tu donc encore une enfant, pour réagir de la sorte ? Crois-tu que tu aies le luxe du choix ? Crois-tu que je l'ai eu, moi ? Que l'on m'aie demandé mon avis concernant mon propre mariage avec Alyn ? Père et lord Lydden l'ont arrangé ensemble, selon leurs convenances, et je me suis simplement plié à leur volonté. J'ai eu la chance que des sentiments naissent entre nous, ce qui montre bien que mariage arrangé et bonheur ne sont pas forcément impossibles à concilier.

Il pouvait concevoir qu'il lui était difficile de voir Fedric comme un époux potentiel, puisqu'ils se connaissaient tous depuis l'enfance. Toutefois, de son point de vue, mieux valait se retrouver marié à une personne de qualité que l'on connaissait bien et appréciait plutôt que d'être uni à un parfait inconnu et se fonder sur la chance. Il avait tenté de faire les choses au mieux, et il en était bien mal remercié... Quant à se fonder sur l'avis de Fedric, ce n'était pas vraiment l'attitude la plus pertinente. En effet, le colosse était bien parti pour ne plus jamais se remarier et laisser sa lignée s'éteindre plutôt que de reprendre épouse. A moins de réussir à le convaincre, ce que le temps réussirait peut-être à faire.

- Te faire épouser Fedric n'est pas ce qui serait le mieux pour Kayce : nous pouvons déjà compter sur son aide même sans qu'il soit ton époux. Ce serait surtout le mieux pour toi, même si avoir deux fiefs voisins ainsi consolidés ne serait pas sans avantages. Dis-toi bien qu'un autre seigneur puissant de l'Ouest ou même d'ailleurs pourrait présenter des intérêts autrement plus juteux pour une alliance.

Le fait était que c'était là toute la vérité. Un fief puissant doté d'hommes et de ressources serait un atout de poids dans une alliance face aux raids des Fer-nés. L'Ouest n'en manquait certes pas : Crakehall, Brax, Marpheux, Reyne, Tarbeck... Et il pouvait toujours chercher des alliances dans les régions voisines, surtout auprès des seigneurs qui possédaient de vastes forêts. Il aurait besoin de bois pour les défenses qu'il voulait mettre en place, et se les voir garantir par une union matrimoniale serait plus avantageux que de devoir les payer en espèces sonnantes et trébuchantes.
Si le ton de Morgan était resté relativement calme, il s'était toutefois refroidi, et il toisait sa cadette non plus en tant que frère, mais comme le seigneur et maître de sa maison. Repousser l'échéance encore et encore desservirait grandement les intérêts de son domaine, et ne serviraient que l'amour et l'affection qu'il avait pour Ann.

- Je ne vais pas attendre indéfiniment ton bon plaisir pour te trouver un époux. Père avait déjà des projets à ton sujet, et cela fait deux ans que je dirige Kayce. Je t'ai laissé un long répit et la bride largement sur le cou, bien trop aux dires de certains. Il est temps que tu grandisses et que tu prennes conscience des devoirs qui sont les tiens. C'est sans doute trivial, mais ta beauté est un atout dans les tractations. Plus le temps passe, et plus on risque de se détourner de toi au profit de dames plus jeunes. Tu as déjà vingt deux ans, nombreuses sont les femmes à être mariées bien plus tôt. Si l'idée de ce mariage avec Fedric te déplaît tant, je vais donc donner ta main au plus offrant. Kayce a besoin d'alliés de poids, et tu peux nous les offrir, de plein gré ou non. Je suis ton seigneur, et en tant que tel je peux t'obliger à épouser qui bon me semble. Puisque tu as décidé de faire ta mauvaise tête, je vais ordonner à mestre Weran d'envoyer des corbeaux aux grands seigneurs de l'Ouest et des régions voisines, pour leur signaler que ta main est à prendre. Tu préfères cela ?

Ses mots étaient devenus plus durs, mais il n'avait plus le cœur à rire. L'impression de parler à une enfant de douze ans était extrêmement agaçante et frustrante, surtout quand Ann pouvait se montrer si intelligente et vive d'esprit quand elle y mettait de la bonne volonté. Le jeune homme planta son regard sombre dans celui de sa cadette. Ce qu'il venait de dire n'était qu'à moitié une menace. Soit elle acceptait de se plier à l'alliance qu'il tentait de contracter pour elle auprès de Fedric, soit il prendrait les choses en main une bonne fois pour toutes auprès de tous les grands nobles qui seraient intéressés. Pour le bien de Kayce, il était vital qu'un mariage soit célébré avant la fin de l'année.

- Tu seras mariée, Ann, que tu le veuilles ou non. Ne crois pas que ton petit jeu de décourager tes prétendants prendra indéfiniment. Cela te plaît, de jouer à l'idiote ? De déshonorer la famille, de me déshonorer moi, auprès de mes pairs ? Combien crois-tu qu'il y ait de seigneurs qui pensent que je suis un bien mauvais lord, à être incapable de tenir ma sœur à sa juste place ? Peut-être n'ont-ils pas tort. Mais crois-moi, si tu souhaites encore bénéficier de liberté comme c'est le cas à présent, tu as plutôt intérêt à mettre de la bonne volonté dans ces affaires de mariage. Tu ne veux pas de Fedric ? Soit, tu seras mariée à un inconnu, dans ce cas, et non à celui qui aurait pu t'accepter telle que tu es. C'est là ton choix, et non le mien. Mais par les Sept Enfers, que je sois damné si je laisse Kayce se mettre en péril par la faute de tes caprices ! J'ai toujours eu confiance en toi, et je t'ai laissé les rênes du fief plus d'une fois en mon absence, t'associant à Mère parce que je te pensais responsable. Ton attitude immature tend à me montrer que je me trompais. Tu seras mariée avant la fin de l'année, fais-toi à cette idée. Bon gré ou mal gré. »

Grim s'était tendu comme la corde d'un arc, en réponse à la tension grandissante dans l'air. Il était réceptif aux sentiments de son maître, et ce dernier se laissait gagner par l'agacement. Si le seigneur de Kayce n'avait pas haussé le ton, pour le moment, il bouillait tout de même à l'intérieur, l'énervement prenant sérieusement le pas. Il avait l'impression de parler à un mur, et nul doute que s'adresser à la monture d'Ann aurait été plus productif. Il savait que, si l'issue de cette discussion était stérile, il allait devoir passer aux choses sérieuses, et faire ployer sa sœur comme tout lord l'aurait fait. Ses voisins l'auraient fait filer doux, s'ils avaient été à sa place, même si cela avait inclus de devoir l'enfermer, lui interdire l'accès aux armes et aux écuries, et la faire surveiller en permanence. Pour sa part, il ne voulait pas en faire une prisonnière dans son propre château, mais allait-elle réellement lui laisser le choix d'employer la méthode douce ?



Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Ann Kenning
Noble

Général
Dame de la Maison Kenning

I'm not a damsel in distress
who sit around and wait for you
to save me.

♦ Missives : 296
♦ Missives Aventure : 36
♦ Age : 25
♦ Date de Naissance : 04/06/1992
♦ Arrivée à Westeros : 10/04/2013
♦ Célébrité : Lucy Griffiths
♦ Copyright : © Seamus ©Helya ©Helewis ( Tout dépendant de l'avatar ), Sign ©Randal
♦ Doublons : Rohanne Tyssier
♦ Age du Personnage : 22 ans
♦ Mariage : Fiancée à Lord Fedric Prestre
♦ Lieu : Kayce, Terres de l'Ouest
♦ Liens Utiles :

Disponibilité 1/3 RP

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
347/500  (347/500)


Message Lun 22 Avr 2013 - 20:08

Ann avait posé un bref regard sur Grim, le chien loup de son frère. Dans le comportement de l’animal, elle comprenait ce qu’il avait ressenti chez son maitre et comprenait que de hausser le ton ne ferait que le rendre plus agressif. La jeune femme connaissait peu cet aspect de Grim parce que rares étaient les situations où les conversations étaient si tendues, mais elle savait qu’il ne fallait pas jouer avec le feu. Ann se sentait coincée et quand elle avait ce sentiment, elle ne réfléchissait plus intelligemment. Elle laissait parler son impulsivité et sa colère, ce qui n’était pas vraiment le meilleur moyen de régler des problèmes.

Morgan lui parla de son mariage avec Alyn, combien il n’avait pas eu envie au début, ne la connaissant pas, mais que plus le temps avait passé, plus cette union s’était renforcée, se changea en amour véritable. Il ne mentait pas, Ann le savait, mais il y avait bien des choses que son frère ne pouvait pas comprendre parce qu’il était un homme.


Je ne suis pas une enfant, Morgan, mais toi et moi sommes complètement différents. Tu as accepté de prendre le risque d’être malheureux avec une femme que tu ne connaissais pas, mais tu as été chanceux que l’amour naisse entre toi et Alyn. Moi je refuse de jouer ainsi avec ma vie. Je suis heureuse avec mes petites habitudes, à me faire courtiser sans que rien ne sois vraiment sérieux. On n’a qu’une vie, pourquoi faudrait-il la condamner ainsi ?

Parfois, elle aurait aimé s’enfuir, partir explorer le continent seule, mais elle avait bien trop d’affection envers ses frères et sa mère. Malgré tout ce qu’ils lui faisaient subir comme remontrances, elle les aimait. Ann savait que Morgan voulait cette alliance avec Feux-de-joie uniquement pour lui éviter un autre époux, qu’elle soit entre de bonnes mains, que c’était parce que Morgan l’aimait qu’il lui offrait cela, mais Ann ne pouvait accepter, même avec toute la bonne volonté des dieux. Il ne lui restait pas beaucoup de possibilité, même si cela devait aller à l’encontre de ce qu’elle voulait. C’était la première fois que Morgan était aussi dur avec elle, mais Ann ne pouvait que le comprendre, elle lui menait la vie dure. La jeune femme avait longtemps cru que la mort de son père ferait en sorte que ces tractations auraient cessé, mais en bon chef de famille, Morgan avait repris le flambeau.

La jeune femme voulu lui répondre, mais il enchaina rapidement, ne lui laissant pas de temps pour le faire. Elle l’écouta donc jusqu’au bout, mais cette fois, ses paroles firent mal à la jeune femme. Sa menace de prévenir les seigneurs de l’Ouest que sa main était disponible n’avait pas vraiment atteint la jeune femme, mais lorsque Morgan parla de déshonneur, Ann figea, le souffle coupé. S’il y avait une chose à laquelle elle n’avait jamais pensé en faisant ses petites machinations et son air arrogant, c’était le déshonneur qu’elle avait apporté sur son frère et sur sa famille. Elle se sentait mal, extrêmement mal.

Ann n’était pas vile de nature. Tout ce qu’elle avait fait, ce n’était que pour garder sa liberté. Jamais elle n’avait voulu faire mauvaise figure pour le plaisir de voir couler la réputation de sa famille. Mais il ne s’arrêtait pas là, il mettait en doute maintenant en doute son sens de la responsabilité. Elle avait dirigé le fief avec brio presque chaque fois que son frère était partit et peu d’incidents majeurs se sont produits …
Le poids de ces mots était trop lourd cette fois. Non pas pour son orgueil, mais pour son cœur. À entendre parler Morgan, elle ne savait pas prendre sa place, ce qui était vrai et Ann n’était pas capable de digérer cette vérité.

La jeune femme prit place assise sur le petit tabouret à l’entrée du box, levant les yeux vers son frère, ravalant ses larmes de colère.

Je ne veux pas que Fedric soit impliqué dans cette histoire par ma faute, parce que j’ai été trop idiote de ne pas vouloir prendre ma place. Il a toujours clairement fait savoir qu’il ne voulait pas se remarier, alors ce n’est ni toi ni moi qui allons le faire changer d’avis sur cette question. De toute façon, le prendre comme époux simplement pour qu’il comble ce « poste vacant» dans ma vie et c’est très probablement la faute de ce que je suis pour lui qui fait qu’il rebute l’idée encore plus.

Ce qui ne lui laissait plus vraiment de choix … Ann ne savait pas vraiment avec qui exactement Morgan avait des idées d’alliance, mais elle allait être une monnaie d’échange. Peut-être qu’à force de toujours se comporter comme une lady, on en devenait plus facilement une …

Fais ce que tu as à faire, mon frère, dit-elle en soupirant. De toute façon, j’aurais perdu cette bataille un jour où l’autre, c’est évident.

Ann n’était pas totalement heureuse de cette défaite, mais c’était perdu d’avance alors mieux valait en finir là que de voir sa relation avec son frère se détériorer pour cette histoire. Elle devait lâcher prise à un moment où un autre. Elle se releva, puis toisa son frère.

N’ai crainte, je ne déshonorerai plus cette famille ni même toi en faisant l’idiote, cela devrait te rassurer…

Elle avait une petite pointe au cœur, mais dans quelques jours, elle aurait oublié cette prise de bec avec son frère.




Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Morgan Kenning
Noble

Général
Le Bouclier du Loup.



Seigneur de Kayce.

♦ Missives : 294
♦ Missives Aventure : 43
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 24/07/1991
♦ Arrivée à Westeros : 28/06/2012
♦ Célébrité : Santiago Cabrera
♦ Copyright : Helya
♦ Doublons : Even Corbray, Corwin Rogers, Kealan du Rouvre
♦ Age du Personnage : 25 ans
♦ Mariage : Alyn Kenning, née Lydden
♦ Lieu : Kayce, Terres de l'Ouest
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
244/500  (244/500)


Message Sam 27 Avr 2013 - 20:28

Alors que la tension culminait entre le frère et la sœur, tout sembla brutalement retomber. Morgan avait beau ne pas avoir crié sur sa cadette, ni même pris la peine de hausser le ton, peut-être que le froid glacial qui enveloppait ses termes durs avait été plus radical et efficace encore. Quelque chose sembla craquer chez Ann, qui rendit les armes. C'était une victoire, mais dont le goût était amer. Le jeune homme était même surpris d'avoir réussi à la faire plier aussi vite. Peut-être avait-il été trop dur. Le voyage, la fatigue, la tension permanente dans laquelle le plongeait la perspective d'une attaque inopinée de Fer-nés sur son fief, l'impression de se battre en permanence contre des moulins, aussi bien avec sa sœur qu'avec Fedric, ainsi que l'accouchement prochain de son épouse... Tout cela faisait un fardeau bien lourd à porter pour lui, et expliquait sans doute qu'il s'était si rapidement montré incisif. Intérieurement au moins, il avait perdu son calme, ne parvenant pas à lutter contre sa nature impulsive. Un silence s'abattit sur la stalle dans laquelle ils se trouvaient. Grim, dont les poils de l'échine s'étaient hérissés pendant cette dispute dépourvue d'éclats de voix, s'apaisait à vue d'oeil, se contentant d'observer les deux humains d'un air circonspect. Jamais il n'aurait fait de mal à la sœur de son maître, elle faisait partie de la meute elle aussi, mais il se devait de protéger son humain de tout ce qui pouvait le menacer.
Le seigneur de Kayce était tellement surpris par la rapide abdication de sa cadette qu'il ne sut pas quoi dire, dans un premier temps. Comme bien souvent, il se demanda ce qu'aurait fait son père s'il avait encore été parmi eux. Il n'était pas parvenu à marier sa fille, mais nul doute qu'il ne l'aurait pas laissée en faire à sa tête indéfiniment. Serait-il parvenu à s'y prendre de façon plus diplomatique ? Morgan eut un soupir, avec la désagréable sensation d'être comme un gamin qui ramasse les morceaux du vase qu'il vient de casser par erreur.


« J'aimerais que tu comprennes pourquoi les choses sont ainsi. Si je le pouvais, je te laisserai vivre ta vie. Si tu étais née Dornienne, peut-être aurais-tu pu goûter à cette vie d'aventures qui te fait rêver... mais tu es née ici, à Kayce. Comme moi. Nous avons tous des sacrifices à concéder à notre devoir. Et qui sait, les choses ne seront peut-être pas si dramatiques que ça.

Pour sa part, ce serait peut-être sa vie, un jour. Face à des ennemis de Kayce, ou des ennemis du royaume. Il était lié par des serments et par son devoir de seigneur, et de tous les Kenning, c'était peut-être lui qui aurait le plus à se sacrifier au cours de sa vie. Comme Eoin aurait à le faire une fois qu'il serait devenu lord à son tour... Il était déjà conscient de la chance inouïe qu'il avait d'avoir épousé Alyn, et que leur relation aie évolué de la sorte. Il priait les Sept pour que sa sœur aie la même chance avec son futur époux... Elle devrait apprendre à se comporter en véritable lady, si elle voulait ne pas trop souffrir de sa future vie. Autant dire qu'il y avait sans doute encore du chemin à faire.
Puisque Fedric comme elle avaient décliné son idée d'un mariage commun, le jeune homme décida de laisser tomber ce projet, à regrets. Il était convaincu, en son for intérieur, que cela aurait été la chose à faire, comme si une force supérieure le lui avait soufflé. Mais on ne pouvait pas forcer à boire à un âne qui n'a pas soif, comme certains hommes du commun aimaient à dire... Ann avait dit plus tôt que le seigneur de Feux-de-Joie ne désirait pas se remarier. Il en avait bien conscience, tout comme il savait le problème que cela engendrerait. Son ami d'enfance n'était pas plus immortel que tout un chacun, et une fois qu'il se serait éteint, dernier descendant de sa famille, sans héritier, sa lignée entière disparaîtrait dans les méandres de l'histoire, lettres d'encre sur les feuillets d'un gros livre relié. Une chose qui curieusement semblait plus faire de mal à Morgan qu'au principal intéressé...


- Je suis heureux que tu acceptes d'entendre raison. Si l'idée d'épouser Fedric te rebute à ce point, ma foi, nous trouverons quelqu'un d'autre. Quelqu'un de bien.

Par les Sept, qu'est-ce qu'il pouvait l'espérer ! Mais malheureusement, les intérêts de Kayce passeraient avant tout. Priorité serait donnée aux prétendants de poids, qui pouvaient apporter quelque chose de bénéfique à son fief en difficulté. Concernant Fedric, le jeune homme pensait que sa cadette se trompait. Ce n'était pas ce qu'elle était qui rebutait le Bœuf Ecarlate... C'était ce qu'il avait vécu, plutôt. L'attaque des Fer-nés qui avait coûté la vie à son épouse et à son frère... Après cela, il s'était renfermé sur lui-même, cloîtré dans son château à attendre de pied ferme la menace venue de la mer. Quitte à passer à côté de sa vie... En ami fidèle, le seigneur de Kayce voulait l'aider de tout son cœur. Même si pour cela, il devait le harceler. Il fallait qu'il se rouvre au monde pour recommencer à vivre décemment... Mais ce n'était pas le problème auquel il faisait face actuellement.
Il avait bien perçu l'amertume dans les mots d'Ann quand elle avait dit qu'elle ne déshonorerait plus la famille. Peut-être n'en avait-elle jamais eu conscience ? Il savait qu'elle ne pensait pas à mal, elle agissait plutôt comme un oiseau qu'on attrapait et qu'on voulait mettre en cage. Sans nul malice, elle tentait de s'échapper pour recouvrer sa liberté, voilà tout. Seulement, c'était un fait, elle faisait du tort au sien. Depuis deux ans, Morgan avait pris le parti d'envoyer au diable ses détracteurs, ceux qui disaient qu'il n'était pas capable d'asseoir son autorité en contrôlant sa sœur. Mais maintenant, il savait qu'il allait devoir s'imposer comme celui qu'il était auprès de ses pairs, afin d'être respecté comme il se devait, et parvenir à nouer des alliances qui soutiendraient son fief en ces temps difficiles. Cela impliquait de mettre la bride au cou de sa cadette, ou au moins de lui faire prendre conscience de toutes ces choses. Leur mère s'y efforçait depuis longtemps, sans trop de succès, mais peut-être y parviendrait-il vraiment ?


- Si tu y mets du tien, cela peut très bien se passer. Les intérêts de Kayce sont prioritaires, mais peut-être pourrais-tu m'aider dans le choix de ton futur époux, quand les offres arriveront... »

Il ne pouvait pas lui promettre grand-chose de plus. Si elle se montrait trop difficile, il trancherait, naturellement. Mais si quelqu'un qui lui semblait bien ou qui avait beaucoup à offrir à Kayce se présentait... Son devoir le contraindrait à faire ce qu'il fallait, et à offrir la main de sa sœur au meilleur, surtout politiquement parlant. Son cœur y répugnait, mais c'était ainsi. Il se sacrifiait, lui aussi, en prenant cette décision déplaisante. Machinalement, il laissa tomber une de ses mains le long de son corps, effleurant du bout des doigts le doux pelage du crâne de Grim. Le chien-loup s'assit à ses pieds, en silence comme toujours, son regard d'ambre dépourvu d'animosité posé sur Ann, scrutateur, dans une sorte de reflet du regard de son maître.



Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Ann Kenning
Noble

Général
Dame de la Maison Kenning

I'm not a damsel in distress
who sit around and wait for you
to save me.

♦ Missives : 296
♦ Missives Aventure : 36
♦ Age : 25
♦ Date de Naissance : 04/06/1992
♦ Arrivée à Westeros : 10/04/2013
♦ Célébrité : Lucy Griffiths
♦ Copyright : © Seamus ©Helya ©Helewis ( Tout dépendant de l'avatar ), Sign ©Randal
♦ Doublons : Rohanne Tyssier
♦ Age du Personnage : 22 ans
♦ Mariage : Fiancée à Lord Fedric Prestre
♦ Lieu : Kayce, Terres de l'Ouest
♦ Liens Utiles :

Disponibilité 1/3 RP

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
347/500  (347/500)


Message Mer 1 Mai 2013 - 11:28

Ann ne voulait pas et n’aimait surtout pas l’admettre, mais Morgan avait gagné. Intérieurement, elle bouillonnait de rage, mais elle ne le laissait pas paraitre dans son expression. Elle était trop fière pour cela, trop fière pour montrer qu’elle s’était inclinée et que l’on avait blessé son orgueil. Pour la jeune femme, c’était beaucoup plus douloureux qu’une blessure physique.Le bouclier qu'elle avait mit des années à construire autour de sa personnalité était en train de s’affaisser plus rapidement qu'elle ne l'aurait cru et ça aussi, c'était douloureux. Avoir peur de la fragilité, en avoir presque honte. Ann ne pleurait que très peu et surtout, jamais devant quelqu'un d'autre. La jeune femme n'acceptait tout simplement pas le cliché de la femme plus sentimentale. Elle devait vraiment être au bord du gouffre pour ne pas laisser courir les larmes sur ses joues. Pour le moment, elle en avait assez de tout cela, assez que des gens pensent pour elle, qu’on lui dise quoi faire et ne pas faire, ce qui est sage ou non !

Morgan, ne compare pas nos deux situations, cela ne sera jamais pareil. Tu es un homme et qui plus est, un lord. S’il n’y avait pas eu d’amour entre toi et Alyn, c’est elle qui en aurait souffert, pas toi. Moi je ne suis qu’une femme et si mon époux ne me plait pas ou si je ne lui plais pas, ce sera moi qui vivrai avec les désagréments de cette union ratée. Je ne suis pas née de la dernière pluie, je sais comment un homme malheureux en ménage essuie sa peine

La seule raison pour laquelle elle avait baissé les armes devant son frère, c’est qu’elle savait que cette conversation ne se terminerait pas dans le calme. Elle connaissait son propre caractère, quand elle décidait d’être bornée, Ann n’était plus diplomate. Blesser son frère était la dernière chose qu’elle avait envie de faire et puis elle l’avait déjà ridiculisé assez de fois. C’était plus fort qu’elle. Chaque fois qu’elle voulait faire de son mieux, se comporter comme une femme de rang, il y avait cette pulsion en elle qui la forçait à se rebeller.
Ann restait là à regarder son frère, puis détourna complètement le regard. Elle avait honte de ce qu’elle était, de ce qu’elle avait fait. Elle était un fardeau pour lui et pourtant il ne méritait pas cela. Morgan était un homme juste, un bon lord et un bon frère, jamais il n’avait mérité qu’Ann lui cause autant de soucis. Au moins, maintenant qu’elle avait accepté de se conformer à ses devoirs, le sujet serait moins explosif.

La jeune femme eut un petit rire nerveux quand son frère affirma qu’il trouverait quelqu’un de bien pour elle. Probablement qu’il avait voulu dire quelqu’un qui avait de bonnes ressources à offrir pour le fief de Kayce, mais Ann se retint de le dire. Elle ne voulait pas que les choses commencent à s’envenimer encore une fois. Elle fit plutôt preuve de docilité, mais aussi de sincérité.


Je ne doute pas du fait que tu trouveras le seigneur idéal. J’ai toujours eu confiance en toi, Morgan et ce n’est pas aujourd’hui que cela changera. J’aimerais seulement une chose, que tu ne penses pas que j’ai une dent contre toi pour cela … pas comme père le pensait.

Ann montrait de la résistance, mais elle savait que son frère n’avait pas le choix d’agir ainsi avec elle, comme son père avant lui. La seule différence était que son père était mort dans l’idée qu’Ann lui en voulait. Souvent et malgré les concessions que Ser Logan avait fait, Ann lui avait reproché de ne pas l’avoir accepté comme la fille qu’il aurait voulu. Elle l’avait laissé partir sans avoir le temps de s’excuser de ces paroles et elle ne ferait pas la même erreur. La jeune femme ne partirait pas de Kayce en sachant que son frère ressentait de la culpabilité. La seule fautive dans toute cette histoire, c’était Ann et elle était prête à porter le blâme et l’accepter, bien que difficilement. Elle ne pouvait pas supporter cette comédie, ne pouvait pas accepter qu’on la prenne comme une vulgaire marionnette à qui on faisait faire ce que l’on voulait, mais si c’était ca être une femme, être une Lady, soit …

Lorsqu’il lui proposa de s’impliquer dans le choix de son futur époux, Ann regarda son frère en se demandant si elle avait bien entendu et s’il n’était pas en train de plaisanter pour détendre l’atmosphère. La jeune femme eut un sourire, mais celui-ci se voulait très ironique.


Avec tout le respect que je te dois, Morgan, ne crois pas une seule seconde que je pourrai t’aider à choisir mon futur époux. C’est honorable à toi de me l’offrir, mais mon implication n’apportera rien de bon. Je me contenterai de faire bonne figure devant celui que tu auras choisi. Excuse ma franchise, mais je préfère que tout soit clair entre nous.

Au moins, elle avait été honnête et elle avait pu régler ce point de façon diplomatique, sans élever la voix ou s’emporter.

Pour te montrer ma bonne foi, je ferai en sorte de ne pas accéder à mes armes. D’ici à ce que tu me trouve un époux, je ne ferai que des activités de vraie Lady et je serai irréprochable, je te le promets.

Elle avait un pincement au cœur, mais c’était pour le bien de Kayce. Ann était maintenant au rendue au point de non-retour, elle ferait tout son possible pour ne pas se défiler le moment venu …




Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Morgan Kenning
Noble

Général
Le Bouclier du Loup.



Seigneur de Kayce.

♦ Missives : 294
♦ Missives Aventure : 43
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 24/07/1991
♦ Arrivée à Westeros : 28/06/2012
♦ Célébrité : Santiago Cabrera
♦ Copyright : Helya
♦ Doublons : Even Corbray, Corwin Rogers, Kealan du Rouvre
♦ Age du Personnage : 25 ans
♦ Mariage : Alyn Kenning, née Lydden
♦ Lieu : Kayce, Terres de l'Ouest
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
244/500  (244/500)


Message Mer 8 Mai 2013 - 21:34

Le calme était tout à fait revenu en Morgan. Il était soulagé d'avoir évité une tumultueuse confrontation qui aurait mal tourné, mais il avait malgré tout un arrière-goût amer dans la bouche. Il n'avait jamais été un homme mauvais, et il avait l'impression d'avoir foncé dans sa sœur sans la ménager par ses mots, durement. Comme un bœuf. Non, pire que ça : même Fedric n'aurait pas été si rude, il en était certain. Mais ce qui était dit était dit, il ne pouvait plus revenir en arrière, et même si ses paroles étaient difficiles à accepter, il n'avait dit que la vérité. Sans l'enrober comme il l'aurait dû, sans doute. Un sentiment désagréable le titillait, comme un enfant penaud après avoir mal réagi. Il avait l'impression de devoir se racheter, mais il résista à cette envie. Il devait rester ferme, maintenant que la chose avait été assimilée.
Lorsque le seigneur de Kayce entendit Ann lui dire qu'elle avait confiance en lui et qu'elle ne lui en voulait pas, cela lui fit chaud au cœur. En revanche, il tiqua sur la mention à leur père. Il était certain que lord Logan n'avait pas douté de sa fille, jusqu'à son dernier souffle. Mais il ne pouvait pas lui en vouloir, les altercations au sujet de son mariage avait été fréquentes. En fin de compte, il n'avait que repris le flambeau. Il fit un pas vers sa cadette et se risqua à lui caresser la joue.


« Père ne pensait pas ça. Il t'aimait, et il avait confiance en toi.

Et il savait ne pas mentir pour lui faire plaisir et la rassurer. Il avait les mêmes sentiments pour elle, par ailleurs. Toutefois, sa proposition d'associer sa sœur au choix de son époux rencontra un mur. Elle déclina, lui disant qu'elle se contenterait d'accepter celui qu'il choisirait pour elle. C'était peut-être le mieux, après tout, car cela éviterait la naissance de nouveaux conflits sur le choix de l'époux, mais renforcerait l'impression que le jeune homme avait de vendre son unique sœur. C'est ce que beaucoup appelleraient le sacrifice du plus petit nombre pour le bénéfice du plus grand. En tant que lord, il devait le faire, mais en tant que frère, il restait réticent.
Pour lui prouver sa bonne foi, Ann lui promit de ne plus utiliser ses armes et de se comporter comme une dame d'ici à ce qu'il lui trouve un époux. Le jeune homme était touché de l'attention et du message qu'elle voulait lui faire passer, car il était plus que conscient de l'effort que cela lui demandait. Sa mère aurait sans doute accueilli cette promesse avec plaisir, mais lui préféra décliné.


- Ne te sens pas obligée de faire ça. Ta parole me suffit. Continue à vivre comme tu en as l'habitude, l'essentiel sera de bien te comporter avec tes prétendants.

Tant qu'elle en avait encore l'occasion... Avec un mari comme Fedric, il était convaincu qu'elle aurait pu garder pratiquement le même train de vie. Mais elle n'en avait pas voulu, et cela allait impliquer plus de changements pour elle, à n'en pas douter... Morgan espérait qu'elle se tiendrait à sa demande de bien se comporter quand ses prétendants viendraient à Kayce : il avait bien vu, du vivant de leur père, ce qu'elle était capable de faire pour les décourager. Un silence s'installa quelques instants, que Grim troubla en s'ébrouant. Puis, le chien-loup se redressa, tournant la tête vers l'extérieur de la stalle. Il n'y avait qu'eux dans les écuries, conformément à la demande du seigneur de Kayce, mais quelqu'un approchait.
Faisant totalement confiance aux sens de son compagnon, Morgan se retourna, prêt à renvoyer le serviteur qui aurait bravé ses ordres. Il vit cependant arriver Keylan, en tenue d'entraînement, mouillé de sueur, ce qui prouvait qu'il avait encore trouvé l'énergie de s'exercer malgré le voyage. Le chevalier s'approcha d'eux et passa la tête par la porte du box, avec un regard interrogateur. Il était conscient d'être arrivé dans un moment délicat, mais c'était souvent lui qui apaisait le jeu lorsque des questions sérieuses provoquaient des tensions entre ses aînés. Apparemment, cette fois ne ferait pas exception, quand bien même les choses s'étaient apaisées d'elles-mêmes. Peut-être son arrivée détendrait-elle tout à fait l'atmosphère.


- J'arrive au mauvais moment ?

- Non Keylan, nous avons fini.

Le seigneur de Kayce adressa un sourire à son frère, afin de lui assurer par là que tout allait bien. Il suffisait de laisser passer, et les restes de tension se dissiperaient d'eux-mêmes. Son cadet hocha la tête, puis il tapota la porte de la stalle.

- Vous voulez vraiment rester là ? Il y a des endroits plus confortables pour parler. Et puis, Ann, je voulais te prévenir qu'on te cherchait...

A peine eut-il terminé sa phrase qu'Eoin faisait irruption, pour se jeter dans les jambes de sa tante. Le bambin avait l'air heureux de la revoir, simplement. Son père haussa les sourcils, l'ayant envoyé faire quelques leçons. Mais après tout, se défouler lui ferait du bien également. Il avait passé tellement de temps inactif dans la litière qu'il devait déborder d'énergie.

- Ann, pourquoi t'es pas venue nous voir ?

- Eoin, reste loin des sabots du cheval. Tu as encore faussé compagnie à ta nourrice ? Je crois que certaines personnes ont une mauvaise influence sur toi...

Le jeune homme disait ça sans méchanceté, et Keylan eut un sourire faussement coupable. Ann et lui aimaient énormément leur neveu, et n'étaient pas les derniers à se rendre complices de ses quelques innocentes bêtises.

- J'avoue que je l'ai sauvé. Pauvre enfant, après la patience dont il a dû faire preuve pendant le voyage, tu veux encore l'enfermer ? Tu ne tenais pas en place non plus, petit...

- Je peux monter sur le cheval, papa ?

- Il est un peu grand pour toi, Eoin, et Ann vient à peine de finir de le panser. »

L'héritier de Kayce était toujours aussi avide de monter sur un cheval, nullement impressionné par leur taille. Au contraire, plus ils étaient grands, plus il avait envie de monter dessus pour être le plus grand de tous. Morgan craignait qu'il finisse par être déçu, le jour où il apprendrait à monter lui-même avec un poney...



Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Ann Kenning
Noble

Général
Dame de la Maison Kenning

I'm not a damsel in distress
who sit around and wait for you
to save me.

♦ Missives : 296
♦ Missives Aventure : 36
♦ Age : 25
♦ Date de Naissance : 04/06/1992
♦ Arrivée à Westeros : 10/04/2013
♦ Célébrité : Lucy Griffiths
♦ Copyright : © Seamus ©Helya ©Helewis ( Tout dépendant de l'avatar ), Sign ©Randal
♦ Doublons : Rohanne Tyssier
♦ Age du Personnage : 22 ans
♦ Mariage : Fiancée à Lord Fedric Prestre
♦ Lieu : Kayce, Terres de l'Ouest
♦ Liens Utiles :

Disponibilité 1/3 RP

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
347/500  (347/500)


Message Dim 12 Mai 2013 - 4:03

On dit souvent que la vérité fait mal, mais elle ne blesse pas par elle-même. Elle fait mal parce qu’elle brise une illusion. Des illusions, Ann en avait beaucoup, notamment de restée une femme libre, ne pas être sous l’emprise d’un époux, vivre sa vie comme elle le voulait. Tout cela n’était plus que chimères maintenant. C’était une énorme gifle peu agréable, mais elle devait prendre sur elle et trouver la maturité pour accepter tout cela.

Certes, Morgan avait été un peu dur au goût de sa cadette, mais elle ne lui avait pas laissé le choix. Elle avait joué à l’entêtée pensant que son petit jeu allait fonctionner encore une fois, comme il avait toujours fonctionné, sauf que cette fois, rien de ce qu’elle aurait dit ou fait n’aurait eu d’effet sur les arguments de Morgan. Ann comprenait que son frère ne faisait que son devoir de chef de famille en voulant la marier et c’était maintenant à elle de faire son devoir en acceptant le fait qu’elle allait être prochainement l’épouse d’un quelconque seigneur.

Malgré l’envie de reculer et de détourner la tête lorsque Morgan vint caresser son visage, Ann ne fit rien. Elle savait que ce n’était pas du réconfort bidon, que tout cela était d’une manière ou d’une autre ressentit par son frère. Ils n’avaient pas l’habitude de se mentir entre eux et puis, ils se connaissaient tellement bien que jamais ils n’auraient pu. Les enfants Kenning étaient étroitement liés et c’était peut-être la rupture de ce lien qui faisait si peur à Ann. Elle savait qu’une fois mariée, elle quitterait ses frères et sa famille et en dedans d’elle, c’était une réalité qui faisait mal, aussi mal que le départ de son père deux ans plus tôt.


J’ai été dure avec lui et j’espère de tout mon cœur que de là où il est, il peut m’entendre et savoir que je l’ai toujours aimé moi aussi. Je ne ferai pas là même erreur avec toi, crois-moi. Je le sais bien que tu me forces la main par nécessité.

En ce qui concernait ses petites activités et ses habitudes, Morgan ne voulait pas l’empêcher de les stopper, il disait qu’il avait assez de sa parole, mais Ann savait que si elle ne mettait pas un frein à tout cela, elle ne serait jamais capable de s’en défaire.

Peut-être qu’au fond je réussirai à devenir la jeune Lady que mère a tant voulut toutes ces années. Je te promets de ne rien gâcher …

Du revers de la main, elle chassa une larme qui voulait s’aventurer sur sa joue, puis reprit rapidement ses esprits quand elle vit débarquer Keylan. Ann n’avait pas l’habitude de montrer sa vulnérabilité, surtout pas à son frère cadet. Même s’il avait muri depuis toutes ses années, il prenait plaisir à l’agacer sur son caractère et dès que la jeune femme semblait avoir une petite montée de sentiments ou d’émotions, Keylan la taquinait avec cela. En fait, le seul avec qu’il elle se permettait d’être vulnérable, c’était Morgan. Elle savait que son frère ainée avait tendance à prendre les choses plus au sérieux.

Faisant comme s’il ne s’était rien passer, Ann alla vers son cadet et l’embrassa sur les deux joues. Elle ne l’avait pas encore vu depuis qu’il était revenu de Feux-de-joie et là, elle en était ravie. Il lui annonça que quelqu’un la cherchait et elle fut quelque peu perplexe, ne voyant pas de qui il pouvait parler jusqu’à ce qu’elle voit son cher petit neveu. Ann, le sourire aux lèvres, se pencha puis le prit dans ses bras.


Viens là mon petit soleil sur deux pattes !!

Pour Ann, Eoin était la plus belle source de bonheur qu’il n’y avait pas. Ce n’était que son neveu, mais elle aurait tout donné pour lui tellement il la rendait heureuse. Morgan avait de quoi être fier de ce petit bonhomme. Ann fit un gros câlin à l’enfant puis lui donna un gros bec sur la joue avait de le reposer par terre. Il était presque impossible de ne pas voir Morgan à travers les traits du bambin.

Pardonnes-moi de ne pas être venue te voir tout de suite, mon cœur, mais moi et ton papa avions quelques petites choses à nous dire entre adulte.

Elle lui ébouriffa les cheveux et le suivit des yeux lorsqu’il se rapprocha de Srakaar. Morgan le mit en garde, mais il n’y avait pas de danger, le cheval d’Ann était habitué au petit. Lorsque Morgan insinua que certaines personnes avaient de mauvaises influences sur lui, Ann échangea un sourire avec Keylan. Ils n’étaient pas blancs comme neige en ce qui concernait les bêtises avec Eoin.

Pour sa défense, je dirai tout simplement que c’est un Kenning …

Morgan ne pouvait pas dire que plus jeune, il n’avait pas commis de bêtises. Bon, il était aussi vrai, qu’Ann et Keylan en avaient beaucoup plus à leurs actifs que leur ainé, mais le Lord de Kayce avait été complice de beaucoup !

Eoin voulait monter sur Srakaar, mais Morgan semblait réticent à cette idée. C’était vrai que Srakaar était un cheval imposant, mais le jeune Kenning semblait avoir un penchant justement pour ce type d’animal. Et puis, il n’y avait pas de risque si elle montait avec lui.

Elle se pencha à la hauteur de son neveu puis lui parla doucement.


Et ça te dirait de faire un petit tour dans la cour sur Srakaar avec moi ? Mais après il faudrait que tu retournes à ta leçon. Tu sais, un jeune seigneur comme toi doit faire ses leçons assidument. Est-ce que tu crois que c’est un bon compromis ?

Elle regarda Morgan, lui demandant silencieusement d’accepter cette concession. Ann donna un petit bec sur le front du gamin, attendant la réponse de son frère. Elle se surprit à penser que cela ferait un bien grand vide dans son cœur quand elle n’aurait plus son petit soleil près d’elle à Kayce, une pensée qui lui faisait mal au cœur. Elle n’avait qu’à le voir pour être une tante comblée, elle l’aimait comme s’il s’agissait de son propre fils.




Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Morgan Kenning
Noble

Général
Le Bouclier du Loup.



Seigneur de Kayce.

♦ Missives : 294
♦ Missives Aventure : 43
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 24/07/1991
♦ Arrivée à Westeros : 28/06/2012
♦ Célébrité : Santiago Cabrera
♦ Copyright : Helya
♦ Doublons : Even Corbray, Corwin Rogers, Kealan du Rouvre
♦ Age du Personnage : 25 ans
♦ Mariage : Alyn Kenning, née Lydden
♦ Lieu : Kayce, Terres de l'Ouest
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
244/500  (244/500)


Message Mar 14 Mai 2013 - 23:48

Ann offrit à Eoin de monter un peu à cheval avec elle, proposition qui n'avait rien de surprenant. Morgan aurait presque soupiré quand elle lui adressa un regard qui demandait son assentiment. Pouvait-il décemment refuser maintenant que l'idée avait été lancée et avait alléché son fils ? Pas sans lui faire de la peine. Mais de toute façon, ce serait un bon moyen pour le petit de se défouler après tout ce temps passé à ne rien faire. Il donna donc son consentement, pour le plus grand bonheur des deux intéressés. Le bambin promit naturellement de se remettre à ses leçons une fois qu'ils auraient monté.
Puisqu'il en avait fini des sujets fâcheux avec sa cadette, il sortit le temps d'aller rappeler tout le personnel aux écuries, qu'il leur avait précédemment fait quitter. Quand il retourna au box, Eoin était occupé à observer le cheval de sa tante, sourcils froncés avec un air de grande concentration peint sur les traits.


« Celui de Fedric il était plus grand !

En guise d'explication son père haussa les épaules, et entreprit d'éclairer Ann.

- Fedric l'a fait monter sur son cheval quand nous étions à Feux-de-Joie. Tu as déjà vu la taille de la bête... En tout cas, il y a un petit bonhomme que ça n'a pas du tout intimité, bien au contraire.

C'était une bonne chose que l'héritier de Kayce soit dégourdi et courageux, plutôt que craintif et timide. Ce n'était pas bien étonnant, car il ressemblait beaucoup à son père au même âge, ou à son oncle ou sa tante qui partageaient le même type de traits de caractère. Au moins, cette vivacité et cette curiosité naturelles seraient des atouts dans son éducation. Il faudrait simplement savoir canaliser son énergie, une chose qui n'avait pas été évidente avec la génération précédente de Kenning... Ann en était un exemple assez parlant, encore actuellement. Keylan également, à sa façon.
Eoin fit quelques pas et posa ses petites mains sur la jambe du cheval de sa tante. D'instinct, son père se tendit, sachant qu'un coup de sabot était vite arrivé. Il ne serait pas le premier héritier d'un fief à mourir à cause d'un cheval. Pourtant, l'animal était calme, et tout se passa bien. Soit les bêtes sentaient qu'il s'agissait d'un enfant et agissaient donc en douceur, soit le petit avait quelque chose en lui qui facilitait le contact. On ne pourrait sans doute plus le décoller de sa selle le jour où il aurait sa première monture, un poney bien docile afin d'éviter qu'il ne prenne trop de risques. Alyn en serait malade d'angoisse, elle qui n'aimait déjà pas le voir ainsi juché sur de grands destriers ou de fougueux palefrois, même en présence de leurs cavaliers habituels...


- Fais bien attention qu'il ne lui arrive rien. Dans l'état dans lequel se trouve sa mère, j'aime autant qu'on lui évite toute angoisse. Même si parfois, je me dis que quelque chose pour hâter sa délivrance serait bienvenu...

Morgan ne pouvait pas le cacher, il était nerveux. L'accouchement prochain de sa femme était un des nombreux sujets qui le préoccupaient. Il craignait naturellement que quelque chose se complique, même si tout s'était bien passé la première fois. La perdre aurait été très difficile pour lui, car il s'était bien trop amouraché d'elle. Sans doute comptait-il parmi les rares personnes à avoir été affligées d'un mariage arrangé et pouvoir dire cela... Il s'empêcha volontairement de penser au sort auquel il condamnait sa sœur. Il était déjà conscient du manque que cela ferait à Kayce et dans son cœur de ne plus la voir. Feux-de-Joie aurait était idéal pour cela, fief voisin avec un grand ami à sa tête, se voir aurait été simple et fréquent... Mais si elle partait ailleurs dans l'Ouest, voire dans Westeros, qui pouvait savoir quand ils se reverraient ?
Ces pensées étaient celles d'un frère, non d'un lord. Le jeune homme aurait dû se les interdire, afin de s'éviter des tracas supplémentaires. Une chose qu'il ne parvenait pas à faire. Il se rendait compte de la difficulté des choix que son père avait dû faire pour être un bon seigneur. Par moments, lorsqu'il doutait profondément, il aurait préféré ne pas être l'aîné, pour que le fardeau de l'héritage ne tombe pas sur ses épaules. A bien y regarder, la vie de son frère était plus simple...


- Bien, puisque c'est ainsi, je vous confie mon héritier. Je vais aller voir comment se porte Alyn. J'ai agi comme un idiot en l'emmenant avec moi dans ce voyage. Je crois que j'ai encore des choses à apprendre en tant que lord et qu'époux...

Le seigneur de Kayce eut un sourire. En effet, cela avait été peu judicieux de ne pas la laisser au château, mais il avait tellement craint que quelque chose n'arrive en son absence qu'il avait préféré l'avoir auprès de lui. Ce qui avait également permis à Eoin de sortir des remparts et de voir un peu le monde. Il avait adoré, et c'était une expérience qui ne lui serait sans doute que profitable.
Comme s'il avait compris que le moment était venu de quitter les écuries, Grim sortit de la stalle, fit quelques pas dans l'allée en direction de la porte qui donnait sur la cour, puis s'arrêta en se retournant, fixant ses prunelles d'ambre sur son maître. Keylan, lui, entra pour prendre le gamin dans ses bras.


- Je vais rester ici avec eux pour veiller sur Eoin. Sait-on jamais, on pourrait avoir besoin de moi. Il est entre de bonnes mains, Morgan, tu peux nous laisser tranquillement.

- Avec vous deux, je ne suis jamais vraiment tranquille. »

Le sourire de Morgan disait clairement qu'il plaisantait gentiment. Il savait que son fils ne risquait rien avec eux, mais que ce n'étaient pas non plus les bonnes personnes pour exiger de lui du sérieux et refréner ses innocentes bêtises d'enfant. Au moins ne courrait-il pas de danger, et il put sortir sans crainte. Il savait que son frère ramènerait le petit une fois le petit cours d'équitation terminé. Au fond, qu'Eoin s'applique ou non dans ses leçons pour le reste de la journée importait peu. Le lendemain serait un nouveau jour, et une nouvelle occasion de s'instruire. Autant passer le reste de cette journée à profiter simplement de la vie...
Le jeune lord caressa la tête de son chien-loup en passant près de lui, alors qu'il traversait la cour pour pénétrer dans son château. Si tout se passait bien, et que la situation générale de la région voire du royaume s'améliorait prochainement, il aurait sans doute sous peu à gérer les bêtises d'un nouveau petit Kenning...



Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Ann Kenning
Noble

Général
Dame de la Maison Kenning

I'm not a damsel in distress
who sit around and wait for you
to save me.

♦ Missives : 296
♦ Missives Aventure : 36
♦ Age : 25
♦ Date de Naissance : 04/06/1992
♦ Arrivée à Westeros : 10/04/2013
♦ Célébrité : Lucy Griffiths
♦ Copyright : © Seamus ©Helya ©Helewis ( Tout dépendant de l'avatar ), Sign ©Randal
♦ Doublons : Rohanne Tyssier
♦ Age du Personnage : 22 ans
♦ Mariage : Fiancée à Lord Fedric Prestre
♦ Lieu : Kayce, Terres de l'Ouest
♦ Liens Utiles :

Disponibilité 1/3 RP

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
347/500  (347/500)


Message Ven 17 Mai 2013 - 4:09

Ann n'avait pas vraiment laissé le choix à Morgan en disant tout cela, mais il ne manquait plus qu'il dise clairement qu'il donne son acceptation. Elle savait bien que son neveu mourrait d'impatience de monter sur la monture. La jeune femme avait usé d’un peu de manipulation sur son frère ainé, mais pas par méchanceté, c’était pour faire plaisir à Eoin. Un enfant comme lui ne pouvait certes pas passé ses journées à s’ennuyer à des leçons, il avait besoin d’un peu d’action. Puis il ne fallait pas oublier que c’était un Kenning alors les probabilités qu’il puisse tenir en place plus de deux minutes étaient peu élevées !! Lorsque Morgan accepta, Ann donna un bisou sur la joue de son neveu puis alla en donner au père de l’enfant. Il leur restait quelques bonnes heures avant le coucher du soleil, le temps d’une belle petite ballade.

Ann laissa Eoin s’approcher de sa monture sans problème, mais garda un œil sur lui. Srakaar était un cheval que l’on pouvait dire « de sang chaud ». Il était plus sensible et fougueux que certaines montures, mais Ann l’avait bien dressé. Il restait tout de même qu’un faux mouvement et il s’emportait. Seulement, il était habitué à son environnement et Ann avait habitué Srakaar à Eoin, en cachette à son père bien sûr.


Tu te rappelles ce qu’il faut faire pour qu’il se sente en confiance, n’est pas, Eoin?

Elle le vit scruté l’animal avec attention, se demandant à quoi il pensait, puis Ann sourit à son affirmation. Qu’il était vif d’esprit cet enfant. Les explications de Morgan éclairèrent un peu la jeune femme face à ce commentaire déroutant.


Attends un peu, quand tu parles de la bête tu parles de Fedric ou de son cheval ?
, lança-t-elle à son frère.

Elle rit, c’était une blague bien sûr, elle savait que Morgan parlait de l’animal. Cependant, la jeune Kenning ne pouvait pas nier que tous les deux n’allaient que trop bien ensemble. Fedric était plus qu’imposant et cela, même Ann pouvait l’avouer. Même quand ils étaient gamins, le Prestre avait déjà le double de sa grandeur presque ! Les premiers temps, elle en avait eu un peu peur, mais au fil du temps, elle avait appris que sous ce géant se cachait un bon gaillard. Encore aujourd’hui, elle l’espérait ardemment. Le temps l’avait assombri, mais peut-être que le Fedric d’autrefois n’était pas bien loin. Quant à sa monture, il était normal qu’elle soit imposante pour soutenir un homme de sa stature.

La jeune sentait la nervosité dans son frère et c’était vrai que les évènements n’aidaient pas à rendre les choses plus faciles pour lui. L’accouchement de sa femme qui était prévu pour bientôt selon les dires du mestre de Kayce, la menace des Fer-nés, les rumeurs qui disaient que Lord Lannister voulait mener une campagne dans les Iles de Fer…

Détends-toi un peu. Tu sais que l’on n’ira pas très loin. On va allez jusqu’au village, il n’y pas de danger là-bas. Et puis je chevauche Srakaar depuis longtemps, il n’arrivera rien à ton fils, je t’en fais la promesse devant les Sept si tu veux !

Ann pouvait voir que sa plus grande préoccupation était sa femme. Il semblait culpabiliser pour l’avoir amené avec lui. Pendant que Keylan prenait son neveu dans ses bras, la jeune femme vint poser sa main sur l’épaule de son ainé.

Morgan, c’est normal de vouloir l’avoir auprès de toi tout le temps. Votre amour et votre attachement l’un pour l’autre n’est un secret pour personne. Va la rejoindre et prends soin d’elle. À mon sens, tu n’as fait que ce qu’un homme amoureux aurait fait.

Certes, elle y connaissait peu de choses à ces sentiments, mais la jeune femme avait assez observé Morgan et Alynn pour y comprendre des choses. Pour Ann, l’amour n’était plus qu’un sentiment qui avait volé en éclat quelques années auparavant. S’attacher à quelqu’un pour le voir partir, c’était douloureux, elle ne voulait plus en souffrir maintenant.

Elle rit lorsqu’il dit qu’avec elle et Keylan, il n’était jamais tranquille, mais au fond, la jeune lady savait qu’il avait confiance. Ils n’auraient pas été assez insouciants pour mettre la vie d’Eoin en danger.







Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Général
Feuille de Personnage


Message

Revenir en haut Aller en bas

Un grand projet [Ann Kenning]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1


Sujets similaires

-
» Le plus grand projet d'énergie solaire en Haïti
» Plus sur le projet d’usine d’assemblage de téléphones
» Avec ce projet, Alexis pourra donner 100,000 emplois permanents aux Haitiens
» projet de diorama
» Méréwyïn Alaryïn [Grand prêtre d'Arcamenel] {réservé Ambre}

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A Song of Ice and Fire RPG :: Citadelle de Maegor :: ◄ Salle des Archives Oubliées (RP)-