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[ Terminé ] “Du Nord au Sud les femmes sont toutes les mêmes. [Pv Alysane]

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Message Sam 9 Juil 2011 - 9:20


“Du Nord au Sud les femmes sont toutes les mêmes.”


Il y a quelques mois, Oberyn l’avait quitté pour partir et se diriger vers le Nord où le courroux des fer-nés menaçait sans cesse de tomber sur le continent. Edarra n’avait pas l’habitude de se préoccupée des problèmes qui entachaient les côtes éloignées de la sienne. De même, elle ne se souciait pas des tensions entre territoires. Mais cette « tension » là semblait apparemment beaucoup plus sérieuse que de simples jérémiades entre nobles comme ils savaient si bien en faire. Il était parfois difficile de discerner la vérité et la peu véritable au milieu d’élans de paranoïa qui agitaient tellement souvent les ego surdimensionnés des riches. Pourtant, si Oberyn se déplaçait loin de ses montagnes ça ne devait pas être juste pour rassurer un cul bénis un peu trop exubérant. Et si c’était sérieux et dangereux, Edarra n’était pas tranquille. Elle avait beau se raisonner que son prétendant était l’épée du matin et que si quelqu’un devait avoir peur de perdre la vie c’était elle, elle n’y arrivait pas, l’éventualité de la mort du jeune homme la hantait littéralement. Elle se réveillait la nuit en étant persuadée que la veille, des domestiques étaient venus la trouver pour lui annoncer la mort de l'héritier Dayne... Elle baignée dans sa sueur nuit après nuit, ça ne la lâchait plus, il fallait qu'elle fasse quelque chose.

Ainsi, elle avait décidée de partir un peu plus au nord. Elle avait délibérément mentit à son oncle, profitant de l’absence de sa mère pour n’avoir à faire qu’à lui, pour pouvoir partir dans des villes un peu au dessus de Dorne. Elle en profiterait « juste » pour faire un détour à Salvemer et aller saluer Oberyn. Bien sur, elle était sûre et certaine que son geste lui retomberait dessus et que le Lord de sa famille, si ce n’était pas son prétendant, allait l’enguirlander pour son manque de discernement. Mais sa sécurité physique semblait être bien peu quand il s’agissait de son cher prétendant et comme elle était têtue, toutes les mises en garde qu’elle pouvait recevoir n’influenceraient en rien son chemin. Elle irait vers le nord avant de se diriger vers la côte ouest et retrouver Oberytn histoire de s’assurer qu’il allait bien (pour l’instant). Ce n’était pas vraiment une mince affaire mais de toute manière, elle n’était pas habituée à la facilité. Quand on aimait voyager de bout en bout dans le désert c’était qu’on était prêt à n’importe quel sacrifice.

La température et le climat de cette partie lui avait parut surprenante. Habituée aux osseux et au désert, l’herbe en abondance (bien que légèrement sèche à cause de l’été qui durait encore et toujours) lui avait un peu trop flatté les pupilles et elle semblait presque en être déroutée. En descendant de la montagne elle avait trouvée une certaine beauté à ces arbres et ses dons naturels qui ornaient le sol et empêchaient de voir clairement l’horizon. C’était ça peut être qui la dérangeait. Elle était tellement habituée à voir une fine ligne au bout de la terre, monter, descendre, selon si il y avait la côte ou les montagnes… Mais là c’était assez étrange et Edarra était perturbée. Plus encore perturbée en constatant l’abondance de bruits dû aux animaux qui peuplaient ces étendues. Plus nombreux et moins discrets que ceux du désert, le long silence qui étouffait généralement les oreilles n’était plus perceptible et à la place il fallait s’accommoder des bruits forestiers de bestioles aux bruits intrigants. Mais Olyvar avait semblé calme et habitué alors la jeune femme ne s’en inquiéta pas.

Ils arrivèrent bien vite à Port-Real. Elle avait beau avoir effectué des visites à Lancehélion, les deux villes étaient très différentes l’une de l’autre. Déjà part leurs superficies, mais aussi par leurs populations, leurs climats et leurs architectures. Edarra passait presque tout son temps le minois vers le haut à observer la manière dont avait été construit chaque bâtiment, s’étonnant du plus petit détail à chaque fois. Olyvar les emmenait au milieu des ruelles vers une auberge où s’arrêter. Ils n’avaient pas cherchés trop longtemps étant trop accablés par la fatigue et étaient rentrés dans une auberge modeste qui n’avait pas l’air (trop) d’un coupe-gorge. De toute façon, la stature d’Olyvar aurait découragé n’importe qui de s’approcher de la jeune femme. Et même sans ça, elle aurait vite fait d’en poignarder un ou deux avant de s’échapper. Les chambres prises, Olyvar partit en ville alors qu’Edarra avait insistée pour rester un peu se reposer les pieds et le dos. Elle descendit donc dans la partie taverne et s’attabla près d’une fenêtre. Si Lancehélion était séparé de pas mal de kilomètres d’ici, l’ambiance agitée de la ville était pourtant la même. Par contre, Edarra avait quelques fois du mal à s’habituer aux températures fraîches de cette partie du continent. Etant fatiguée, ça n’améliorait pas son affaire et elle avait donc gardée un linge lui recouvrant la tête. Elle demanda du vin du coin et on lui servit une large coupelle où elle y trempa les lèvres.

Le goût était plus âpre que le vin du Sud mais la force de son goût n’était pas désagréable. Elle préferait largement le vin qu’on servait en Dorne mais c’était bien aussi, le changement. Elle appréciait beaucoup ce voyage et toutes ces nouveautés dont ses yeux et ses oreilles se nourrissaient. C’était un régal sans fin et même l’odeur de crottin de cheval qui emplissait des fois ses narines avaient un goût de différence appréciable (mais pas trop longtemps quand même). Elle s’appuya sur le dossier et observa les personnes de la taverne. C’est alors qu’elle remarqua une personne s’avancer vers elle. Elle cru une seconde qu’elle allait bifurquer vers une autre table autour d’elle et qu’elle était juste un peu paranoïaque, mais non. Le gros bonhomme au crâne un peu chauve, au double menton boudeux et tremblotant s’approchait bien d’elle d’un pas incertain embrumé par les vapeurs d’alcools. A peine trois mètres avant d’arriver à la table de la jeune femme elle sentait déjà son fumé nauséabond qui lui fit légèrement froncer ses narines. Elle le fixa avant de passer sa main, dissimulée sous son linge, du côté gauche de sa ceinture pour toucher la poignée en os de dragon de sa très chère dague. Le type finit enfin par s’asseoir à une place libre à côté d’elle et du s’accouder à la table pour ne pas tomber sur les côtés.

▬ Hey jolie dame… Z’êtes toute seule là… C’pas bien de laisser une si joulie dame comme vous toute seule. J’vais vous t’nir compa… Compagnie. »
~ Je n’ai nul besoin de compagnie, vous pouvez retourner à vos… Occupations mon brave. » Articula-t-elle avec un sourire discret accompagnant ses dire d’un petit signe de la main.

Le badaud ne sembla pas aussi favorable que ça à laisser cette occasion passée et tenta le tout pour le tout, sur de son geste guidé par la drogue liquide dont il s’abreuvait depuis quelques temps. Il passa un bras autour de l’épaule de la belle en voulant se rapprocher de son visage mais il n’en eu pas le temps qu’elle agrippa sa gorge de la main gauche en le basculant sur sa chaise. Elle avait entre temps approchée son autre main de sa gorge et s’y prolongeait un couteau ouvragé qui ne laissait plus aucun doute sur le rang élevé de sa porteuse. La lame touchait à peine la gorge du saoulard et quelques personnes s’étaient arrêtées de parler et de boire pour observer la scène. Elle se pencha un peu vers l’oreille de l’homme (qui ne semblait pas avoir vu l’ombre d’une serviette ou de savon depuis belle lurette… Si tant est qu’elle en ai déjà vue…) pour lui parler distinctement histoire qu’il comprenne bien tout ce qu’elle allait lui dire.

~ Tu ne me touches pas manant, tu ne me parles pas et tu ne t’approches pas de moi ou je t’égorges comme on le fait avec les porcs. »

Puis elle relâcha son emprise en l’envoyant légèrement en arrière. Il se déséquilibra, effrayé, et tomba le cul par terre avant de reculer encore sur le sol. Il se releva en titubant et en tombant encore deux ou trois fois pour sortir de la taverne alors que le gérant lui courait après pour lui demander le prix des boissons. Edarra observa cette scène avec un petit sourire amusé avant de ranger discrètement sa dague à sa ceinture te de goûter une nouvelle gorgée du cépage amère du nord. Finalement, ces gens du nord n’étaient pas si ennuyeux qu’on pouvait le croire bien installés au fond de leurs forêts. Encore un préjugé qu’il lui faudrait réviser. Peu à peu autour d’elle les gens avaient recommencés à vaquer à leurs occupations sans faire attention à Edarra. Elle préferait ce confortable anonymat et être tranquillement dans son coin à observer plus qu’agir. Les cours où il fallait sourire hypocritement lui fatiguaient les joues et il n’y avait rien de mieux que de profiter d’une bonne boisson d’une manière détendue. Elle reposa le verre avant de jeter un coup d’œil à l’extérieur où le soleil perçait à travers les hauts bâtiments de la cité. Le soleil semblait être un peu différent ici comme si ce n’était pas le même qu’il y avait au Sud. Pourtant en arrivant de Dorne elle n’en avait pas vu un deuxième se lever aux teintes et à la chaleur différente. Puis elle se tourna ensuite vers la salle qui avait à présent la même tête que quand elle était rentrée. Puis, quelque chose attira ses prunelles. Une femme à l'apparence singulière assise pas très loin d'elle. Cachée derrière son linge elle l'apercevait du coin de l’œil. Elle n'avait rien d'une prostituée et si elle n'y avait pas fait attention, elle l'aurait presque prit pour un homme...
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Message Sam 9 Juil 2011 - 12:59

     Alysane séjournait depuis déjà pas mal de temps à Port-Réal, elle envisageait très sérieusement de partir voyager dans les environs, peut-être bien pour se rendre à Salvemer et pouvoir profiter des assauts des Fer-Nés pour pouvoir enfin combattre, après tout n'était-ce pas la raison de son départ de l'île aux Ours ? Malheureusement l'occasion ne s'était pas encore vraiment présentée jusqu'à ce jour, pourquoi est-ce qu'elle ne changeait pas d'horizon pour aller plus vers l'Ouest ? Elle-même ne le savait pas réellement, peut-être que la combattante espérait tout simplement avoir l'occasion de tomber sur quelqu'un de digne de ce nom, sauf que pour l'instant mis à part quelques rustres barbares qui lui avaient fait des avances à faire rougir une septa, ainsi que quelques chevaliers qui l'avaient regardée de haut, accompagnés de leurs dames, elle n'avait rien fait de très intéressant. Oh, il subsistait bien entendu quelques rencontres plus ou moins agréables, Torben le chasseur, le Lord Commandant de la garde royale, un garde royal originaire du Nord, puis bien évidemment son frère bâtard venu tout droit du Nord, mais lui c'était plus une source de repos qu'autre chose. Lorsqu'on croisait quelqu'un originaire de la même région que soi, même si l'on avait été amenés à le détester en temps normal, le simple fait de se retrouver tous les deux dans une région inconnue, rapprochait les gens. Alors lorsqu'il s'agissait de quelqu'un que l'on appréciait réellement, inutile de faire un dessin. C'était donc sans réelle attente que la jeune lady était assise dans un coin, attablée devant une pinte d'une bière trop douce à son goût. Le liquide auburn qu'elle faisait tourner dans sa choppe s'était échappé à deux ou trois reprises, provoquant de petites auréoles qui teintaient le bois de la table entre les divers cercles humides laissés par les culs des pintes.

     Elle buvait souvent dans le Nord, même si lord Jeor, son père, ne cessait de lui répéter qu'une dame ne se devait pas de boire de l'alcool comme un homme, peu lui chalait au final, elle était ravie de ne pas coller à l'image caricaturale de la dame bonne à marier. Il lui arrivait souvent de boire ce liquide en secret lorsqu'elle était enfant, avec Jorah qui craignait toujours que ça ne lui retombe dessus. Le malheureux, il avait eu la vie bien compliqué à cause du caractère trop fort de sa demi-sœur. Cette dernière soupira légèrement, se laissant aller contre le dossier de sa chaise alors qu'elle vit un homme entrer dans la taverne avant de parcourir les environs du regard. Il était plein comme une outre, ça se voyait sur son visage, la Nordienne ne bougea pas, il ne viendrait pas l'importuner, elle lui avait déjà fait comprendre qu'il ne l'intéressait nullement. Puis il se dirigea vers une table sur laquelle Alysane porta ses yeux mordorés, une élégante dame au teint plus mate que celui des habitants de Port-Réal, s'y trouvait assise. Une dame des cités libres ? Non, que viendrait-elle faire dans une auberge aussi reculée, peut-être une Dornienne de voyage ? L'attention de la jeune femme fut aiguisée, détaillant de son regard inquisiteur les habits de la demoiselle, ils apparaissaient comme inédits de son avis, sans aucun doute, elle venait de Dorne. L'envie de voyage de la Nordienne refit surface, avec les îles de Fer et le Nord, Dorne était la seule région à tolérer les femmes combattantes, on pouvait même dire que la région du Sud était la plus tolérante de toute. Est-ce qu'elle combattait ? Non voyons, sa tenue ne devait pas permettre de se mouvoir aisément, de plus elle n'avait aucune arme visible. Une moue contrariée apparue sur le visage de la brune qui détourna son attention d'un air d'enfant agacé.

     Après un bref moment de brouhaha habituel, un silence se fit dans la taverne, attirant l'attention de la Mormont qui comprit aussitôt la raison de ce calme lorsque son regard scrutateur se posa sur la jeune dame de Dorne. Elle avait réglé le problème avec le gros soulard en lui pointant une dague en direction de la gorge avant de lui murmure quelques mots à l'oreille, puis de le repousser pour qu'il tombe sur le sol avant de reculer pitoyablement. Alysane ricana légèrement devant l'attitude peu virile que certains hommes pouvaient avoir devant une femme armée, avant que l'homme châtré ne se redresse pour s'enfuir de la taverne en passant devant sa table. Elle passa quelques instants à détailler la jeune femme sans aucune gêne, constatant que celle-ci observait les environs avant de finalement la remarquer à son tour. Il ne fallut pas bien longtemps à la Mormont pour se décider, après tout si cette femme était bien de Dorne, elle pourrait éventuellement répondre à quelques-unes des questions qu'elle avait en tête non ? Puis si elle se montrait trop énervée avec elle, elle apprendrait bien assez tôt que dans le Nord non plus les femmes ne se laissaient pas marcher sur les pieds. Sa main placée autour de la pinte qu'elle buvait, Alysane se redressa d'un geste qui n'était pas vraiment digne de l'élégance d'une dame, puis parcourut la distance qui la séparait de la table de l'inconnue avant de l'observer sans aucune gêne. Combien de fois lui avait-on répété qu'elle ne devait pas dévisager les gens de la sorte, que c'était malpoli et que ça donnait l'air qu'on avait quelque chose à reprocher à son interlocuteur ? Bah, si ses manières ne plaisaient pas à l'inconnue, elle n'aurait qu'à le lui faire savoir ! Sans prendre la peine de demander l'autorisation de la Dornienne – puisqu'elle était sûre qu'elle venait de là – la combattante s'installa sur la chaise occupée par le soulard quelques instants avant.

     ▬ J'ose espérer que vous ne réservez pas le même sort à toutes les personnes qui s'installent ici, je vous rassure je ne suis pas ici pour requérir vos faveurs ma dame. »

     Elle esquissa un léger sourire, comme si elle se moquait de la jeune dame alors que ce n'était pas le cas. C'était une attitude tout à fait normale pour elle, disons simplement qu'il fallait la connaître pour comprendre et ne pas se vexer inutilement, Alysane aimait provoquer les gens et ne se privait jamais de provoquer de l'agacement chez ses interlocuteurs. Sans expliquer pourquoi est-ce qu'elle venait ici, la jeune femme prit d'abord le temps de boire une nouvelle gorgée du liquide brunâtre de sa choppe avant de poser celle-ci sur la table tout en plantant ses prunelles mordorés dans le regard de la jeune femme.

     ▬ Jolie démonstration, je n'avais pas remarqué que vous aviez une dague sur vous, plutôt subtile et sournois comme technique. Vous êtes Dornienne n'est-ce pas ? Vos habits ne me semblent pas familiers, je n'ai pas encore croisé de dame qui porte de tels vêtements, et je doute que vous soyez une courtisane de luxe. »

     Elle ne se gênait jamais, en temps normal on évitait de dire aux autres qu'on envisageait un moment qu'ils puissent être des courtisanes ou des prostituées, mais ça ne faisait pas partie du caractère de la brune. Celle-ci ne quitta pas le visage de l'inconnu du regard, elle avait éveillé son intérêt, bien que les dagues ne soient pas vraiment le genre d'arme qu'elle affectionnait. Son style c'était plus les haches, les armes qui faisaient beaucoup de dégâts, les dagues et les épées demandaient trop de finesse pour elle.

     ▬ Est-ce que vous avez appris à combattre ? J'ai cru comprendre que Dorne était une terre plutôt favorable aux femmes qui souhaitaient combattre ? Je suis étonnée de constater que vous ne portez pas de tenue plus... Confortable toutefois. »

     Pour sa part, Alysane portait des braies et une tunique, toutes deux cousues par ses sœurs et sa mère, elle agrémentait tout cela de fourrures d'ours en temps normal, mais étant donné la chaleur caniculaire de l'été, autant dire qu'elle s'en passait facilement. Dans le Nord, il n'était pas bien vu qu'une femme se promène avec des braies, mais l'île au Ours était un monticule de terre et de pierre qui devenait rapidement boueuse, s'y promener en robe relevait du suicide et ça lui convenait tout à fait.
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Message Mer 13 Juil 2011 - 14:39

En fait la jeune dame qu’elle voyait assise pas loin d’elle la regardait. Les gens de la taverne avaient finalement détournés le regard pour continuer leur conversation ou alors boire leurs coupelles mais elle, ne la quittait pas des yeux. Elle n’osait pas trop la regarder, ne sachant pas si les codes de conduites différaient énormément de Dorne à ici. Chez elle, il était un peu mal poli de regarder les gens avec insistance comme ça… Mais elle ne semblait pas se formaliser de ça en tout cas. Peut être était-ce quelque chose de relativement accepté dans ce coin. Non pas qu’elle les prenne pour des barbares mais elle en avait vu des coutumes différentes rien que dans sa région, alors à bien des jours de marche… Elle reprit une gorgée de vin alors que la femme se leva d’une manière un peu « rustre ». Elle ne se cacha toujours pas du fait qu’elle observait la jeune Dornienne et s’approcha pour prendre la place que le poivrot avait utilisée un peu plus tôt. Edarra tourna cette fois-ci la tête pour observer la nouvelle compagnie. A détailler légèrement sa tenue elle ne devait pas faire partie du petit peuple. Elle avait cru un instant avoir à faire à un genre de mercenaire qui se léchait les babines d’avoir trouver un noble à détrousser. Mais ses intentions ne parurent pas totalement hostiles, pour le moment. En fait ses habits témoignaient d’une main d’œuvre de qualité que pas n’importe qui pourrait se targuait de porter. Elle devait possiblement être de la haute. Pourtant le fait qu’elle séjourne dans cette auberge l’intriguait. On aurait pu lui retourner la question étant donné qu’elle était elle-même noble, mais elle savait que les autres de son rang préféraient fréquenter des lieux plus… Propres et rassurants. Mais ce qui intéressait Edarra n’était pas d’être bien traitée d’avoir un lit d’une infinie douceur, bordé de soies hors de prix et nourrie d’une nourriture exquise… Elle cherchait la nouveauté, le dépaysement et la découverte. Et bien évidemment, ce n’était pas derrière des remparts et des centaines de gardes qu’on trouvait ce précieux trésor au prix inestimable.

De cette femme qui venait de s’installer s’élever une odeur de nouveau et son visage à la fois dur et élégant laissait un fort doute quand à son éducation ou sa provenance. Son habit était masculin et indiquait clairement qu’elle devait savoir se battre et s’était préparée aux coups. Intéressant, une guerrière ? Il n’y avait pas de doute à avoir en tout cas. Par contre sa manière de se mouvoir ne l’aidait pas énormément au sujet de son rang ou de sa profession. Elle aurait bien volontiers dit garde ou quelque chose comme ça mais là encore, elle avait un doute. Elle prit la parole d’une voix assurée et à l’aise ce qui détendit un peu la Dornienne. D’un trait d’humour un peu bourru elle espéra qu’Edarra n’allait pas lui mettre aussi le couteau sous la gorge comme elle l’avait fait avec le saoulard. Si sa mine était jusqu’alors un peu interdite et intriguée, la jeune femme esquissa un sourire en même temps que la nouvelle venue à sa table. Elle aimait la franchise et n’était pas inconfortable quand on sortait légèrement du registre soutenue qui lui saoulait les oreilles tous les jours là où elle vivait. D’ailleurs elle affectionnait plus parler avec Olyvar ou d’autres personnes du peuple que devoir faire des révérences interminables avec d’autres lourdaudes ayant le sous. L’aspect direct et sans détour de cette parole rendait les conversations plus révélatrices quelques fois que les pics camouflés que s’envoyaient les gens de hauts rangs. Et clairement, après une dure journée, elle n’avait plus vraiment la tête à faire des courbettes à droite et à gauche et à faire attention au moindre mot qui sortait de sa bouche.

La femme à la peau pâle et aux habits étranges reprit la parole après avoir but une gorgée de sa boisson qui sentait légèrement plus âpre que ce qu’il y avait dans le verre d’Edarra. Elle avait planté son regard dans les prunelles foncées de la voyageuse. Elle complimenta sa démonstration avec le saoulard et la discrétion de ses armes. Elle misa tout pile juste quant à son origine et écarta de ce fait l’hypothèse de la courtisane de luxe. Cette remarque, dite par une noble à la poitrine garnie de bijoux aussi gros que les poings, elle l’aurait mal prit… Mais sortant de la bouche de cette femme, elle ne pouvait pas lui en vouloir, ayant pendant un instant pensé qu’elle était une mercenaire sanguinaire qui en voulait à sa bourse. Ses manières et ses paroles laissaient pensées, contrairement à son amabilité, qu’elle n’était pas n’importe quelle habitante de la ville. Edarra sourit d’amusement en haussant légèrement les sourcils. Car oui, si il y aurait bien eu une mauvaise courtisane, ça aurait été elle tient… Habillée comme elle l’était, et douée avec les hommes comme elle l’était elle n’aurait pas fait beaucoup de chiffres. Ce qui étonnait plus la Dornienne était clairement l’aisance dont faisait preuve son interlocutrice, comme si elle était sûre et certaine que ses remarques seraient bien prises. En d’autres circonstances et avec un autre ton, la jeune femme se serait offusquée et serait partie en levant la tête d’un air impérieux. Mais là, ce n’était pas pareil. Déjà, elle avait voulu se mêler au peuple alors elle n’allait pas commencer à se plaindre qu’on lui parle un peu durement, ensuite le ton employé n’était pas franchement sérieux même si quelques nobles auraient appelés la garde pour moins que ça… Et enfin, elle était dans un lieu inconnu, elle s’était déjà fait remarquée une fois, il ne serait pas bon de se refaire remarquer, en plus devant une femme qui devait certainement être armée.

La guerrière ne tarit pas immédiatement de paroles et continua sur sa lancée en lui demandant si elle avait apprit à se battre en terminant par s’étonner de sa tenue peu confortable pour un usage martial. Que de questions, d’affirmations et d’observation. Cette dame devait certainement en avoir vu dans le monde pour arriver à sortir une telle analyse au premier coup d’œil. Cette capacité intimida presque Edarra qui gardait un léger sourire bienveillant sur ses lèvres, laissant son hôte parler comme on lui avait si bien apprit quand elle était petite. Elle reprit une gorgée de son vin pour s’éclaircir la gorge. L’été qui asséchait les terres asséchait aussi l’air et le vent et ainsi, il était assez aisé d’avoir la gorge légèrement enrouée. Malgré son habitude du désert il y avait des phénomènes contre lesquels elle ne pouvait luter.

~ He bien, je ne serais pas contre vous accorder mes faveurs si votre proposition est un peu mieux formulée que votre prédécesseur… Et vous pouvez vous installer ici sans soucis. Vous semblez plus clair que mon compagnon de tout à l’heure. »

Bien sur elle ne cherchait pas vraiment à lui offrir une quelconque porte d’accès à ses faveurs, loin de là. Dorne était connu pour être pas mal plus libre que le reste du continent mais il y avait des limites à la décence et aux vues du ton employé par la dame en face d’elle, elle espérait grandement qu’elle prenne cette réplique au second degrés. Car sinon, elle se heurterait à un refus cuisant. Et puis après tout, ce n’était pas parce qu’elle était noble qu’elle ne pouvait pas faire elle aussi, des sous-entendus douteux. Surtout qu’après avoir traîné avec des hommes d’armes et fréquenté des gens du peuple, elle en avait entendu des bien pires. Elle reprit.

~ Oui je suis Dornienne… J’essaye de garder cette dague un maximum dissimulée. Après tout, la surprise est un avantage certain en cas d’affrontement. Elle jeta un rapide coup d’œil à la salle avant de continuer. Je sais sommairement me battre même si cet enseignement n’est pas dispensé à tout le monde là d’où je viens. L’histoire a, c’est vrai, ouvert la porte à des guerrières Dornienne, héritage de Nymeria, mais j’avoue que ces époques se sont éloignées dans l’inconscient des Dorniens. »

Elle but une nouvelle gorgée de son verre avant de le reposer sur la table. Elle avait presque finit sa coupe et ne serait peut être pas totalement contre en recommander une dans un futur plus ou moins proche. Les guerrières étaient certainement plus habituelles en Dorne qu’autre part. Mais ce n’était pas pour ça qu’on acceptait que n’importe quelle dame prenne les armes comme ça. Les femmes du peuple n’avaient pas souvent accès à un enseignement martial, voir pas du tout. Et les nobles ne dispensaient pas toujours ce genre de cours à leurs filles, préférant quelques fois les réserver aux travaux de femmes à marier pour de futures alliances. Elle avait eu de la « chance » d’avoir Shyra comme mère, une noble refusant de laisser trop de pouvoir à son mari et qui avait comprit que les armes étaient un bon moyen pour impressionner.

~ Je ne suis pas une guerrière si c’est ce que vous vous demandez. Je sais me battre, c’est vrai, mais j’aimerais éviter cet extrême autant que possible. Je voyage actuellement en fait. D’ailleurs, j’ai cru remarquer que mon apparence vous avez bien renseigné sur ma provenance, par contre, j’ai l’impression que vous n’êtes pas non plus de la région. Vous êtes aussi une voyageuse ? Vos habits sont pour le moins atypiques si je puis me permettre… J’imagine que votre histoire doit l’être tout autant non ? »

N’ayant jamais vu au-delà des Osseux elle n’était pas au courant de l’aspect de ses voisins plus ou moins éloignés. Medger la bassinait quelques fois à propos de tel peuple qui avait telle tradition incroyable, ou alors de telle communauté qui avait fait telle chose incroyable mais bien qu’Edarra aimait les histoires, elle avait souvent du mal à supporter les longs monologues de son petit frère. Elle préferait rêver en vrai et voir de ses yeux tout ce dont parlaient les livres. Ainsi, elle ne se souvenait plus vraiment des différentes descriptions qu’elle avait entendu de son frère.
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Message Ven 15 Juil 2011 - 14:19

     La jeune dame ne réagit pas mal, Alysane fut satisfaite de constater qu'elle n'avait pas piqué la mouche et n'était pas partie, la bouche en cul-de-poule devant l'audace de la Nordienne. C'était une denrée rare de son point de vue, combien de lady la brune avait-elle froissées jusqu'à aujourd'hui ? Trop pour les compter, mais il fallait avouer que le ton employé par la Mormont n'était pas particulièrement des plus tendre, il y avait plusieurs raisons envisageables pour justifier les multiples outrages qu'elle avait déclenchés. Alors que le silence retombait, la jeune femme bu une gorgée d'un liquide qu'Alysane analysa comme étant du vin, puis elle répondit d'un ton plutôt détendu en déclarant qu'elle ne refuserait pas de lui accorder ses faveurs si elle pouvait le formuler de meilleure manière que son prédécesseur. Le sourire qui ornait les lèvres gercées d'Alysane, s'élargit légèrement, c'était une bonne réponse, mais elle ne se faisait pas d'idées, bien que les récits des amours plutôt.... Libres des Dorniens étaient arrivés à ses oreilles, la guerrière ne s'imaginait pas que cela puisse être le cas avec cette lady. Elle devait faire de l'humour, sans compter que même si elle avait été sincère étant donné qu'Alysane n'était pas du genre à préférer les femmes - ni les hommes en réalité - pour ce genre de relations, les choses étaient réglées. C'était agréable de voir quelqu'un avec de l'esprit, une sorte d'humour si l'on pouvait présenter les faits comme ça, bien que ses sœurs auraient déjà été horrifiées devant de telles paroles. Avec amusement, la brune se souvenait encore du visage affiché par Meera lorsqu'elle avait entendu parler de lanciers Dorniens qui aimaient autant la compagnie des femmes que celle des hommes, rien que pour ce moment d'hilarité, Alysane avait admiré les Dorniens.

     Un bref silence se passa avant que la jeune lady ne reprenne la parole pour confirmer son appartenance à cette région du Sud, puis elle enchaîna en expliquant que la dague était généralement dissimulée de manière à ce que la surprise puisse faire partie de l'affrontement. Les dagues, les armes des attaques sournoises, des assassins ou des voleurs, on lui avait raconté cela du moins, après fallait-il y prêter foi ou non, la brune l'ignorait totalement. La seule chose qu'elle savait désormais, c'était que leur utilité était évidente, Alysane n'avait pas distingué la dague avant qu'elle ne soit contre la gorge de l'inopportun peu ragoûtant. Continuant de satisfaire la curiosité de la jeune Nordienne, la lady enchaîna en expliquant que de là où elle venait, l'enseignement des armes n'était pas obligatoirement - comme dans presque toutes les régions de Westeros en réalité - puis elle dit état d'une femme dont Alysane avait déjà entendu parler brièvement. Une Princesse guerrière de Dorne ? Elle savait que c'était en lien avec la famille suzeraine de la région, mais de là à pouvoir en dire davantage, c'était au-delà de ses compétences, après tout la jeune femme n'avait appris que les histoires sur sa région et beaucoup de choses la séparait encore des étrangers. Écoutant les paroles prononcées d'une voix qui lui plaisait assez, la combattante avala quelques gorgées du liquide ambré qui diminuait considérablement dans sa choppe, puis reporta son attention sur la belle inconnue qui continua ses explications. Une légère déception pointa dans le regard d'Alysane lorsque la lady démentit le fait d'être une guerrière, bien qu'elle savait se battre, puis ajouta qu'elle était actuellement en voyage. Un peu comme elle en fin de compte, excepté le fait qu'Alysane cherchait à voyager pour combattre.

     Elle toucha fort justement en émettant l'idée que son interlocutrice se soit servis de ses habits pour deviner son origine, puis elle lui retourna la question en lui demandant si elle était elle aussi étrangère en envisageant l'idée que son histoire puisse être aussi surprenante que son accoutrement. Il était vrai que sa tunique avait de quoi surprendre et encore, elle n'était pas accompagnée des épaisses fourrures d'ours qu'elle portait en permanence dans sa région natale. Un sourire se dessina une nouvelle fois sur les lèvres de la Nordienne alors qu'elle se recula légèrement pour prendre appui contre le dossier de sa chaise, parcourant rapidement la pièce du regard avant de répondre aux questions bien justifiées de la Dornienne.

     ▬ je vais déjà vous rassurer, je ne crois pas être plus douée que votre précédant prétendant pour présenter les faits, je m'abstiendrais donc de vous faire la moindre avance ma dame. »

     Ce n'était qu'une simple boutade, peut-être bien qu'un homme qui écoutait leur conversation d'une oreille pourrait réellement imaginer qu'Alysane était du genre à demander les services d'une femme, mais elle était presque persuadée que son interlocutrice comprendrait qu'elle plaisantait. La jeune femme avala une autre gorgée de sa boisson pour la terminer, avant d'essuyer les commissures de ses lèvres pour ôter d'éventuelles gouttelettes survivantes. Elle posa alors les yeux dans ceux de la lady avant d'enchaîner.

     ▬ Pour répondre à vos interrogations, en effet, je ne suis pas originaire de Port-Réal, en réalité je crois même que nous sommes totalement opposées. Je viens du Nord, de l'île aux ours plus précisément, beaucoup plus au Nord que la forteresse des Stark, à mi-chemin entre Winterfell et le Mur en réalité. Elle ne jugea pas utile de préciser que c'était une île plutôt sommaire et pas vraiment très fréquentée, après tout son accoutrement renseignait de lui-même sur ce point. Mon histoire est assez commune, j'ai toujours aimé me battre, je suis la seconde née d'une fratrie de six sœurs et comme je ne tenais pas à être mariée à un lord avant d'avoir pu devenir un homme d'armes confirmé, j'ai pris la route pour essayer de me perfectionner. »

     Elle n'ajouta pas qu'elle n'envisageait pas du tout de prendre un jour un époux, après tout cela ne devait guère intéresser la Dornienne et elle préférait largement être considérée comme une roturière ou une famille de moindre importance. Quoi qu'il en soit, Alysane réservait son petit lot de questions à l'inconnue alors elle ne se privait pas de lui distiller quelques informations histoire d'être dans son droit lorsque sa curiosité se ferait très présente. Puis au final, l'autre lady lui avait donné l'autorisation de déployer sa question en lui demandant elle-même des détails sur son histoire non ? La Mormont constata que son interlocutrice n'avait plus beaucoup à boire dans son verre, elle fit donc signe à la serveuse de leur apporter la même chose, à ses frais bien évidemment, c'était la moindre des choses si elles discutaient.

     ▬ Je ne me suis pas présentée d'ailleurs, lady Alysane Mormont, Alysane conviendra très bien, inutile de vous embarrasser du protocole, je n'ai jamais été une fervente partisane de ce genre de titres. »

     Autant cela ne la gênait absolument pas de devoir appeler les autres par leurs titres, autant cela ne l'intéressait pas vraiment de se faire appeler « lady » par des inconnus. La jeune femme inspira légèrement, la serveuse arriva et posa la choppe devant Alysane avant de placer le verre devant son interlocutrice, puis s'en-alla après leur avoir offert un sourire. Certainement était-elle ravie de voir que l'inconnue avait réglé le compte du butor de tout à l'heure allez savoir.

     ▬ Et pour vous, vous me dites que vous voyagez, pour découvrir le monde ? Rencontrer d'autres personnes ? Apprendre à connaître les régions de Westeros ? Avez-vous une destination particulière, ou est-ce que vous voyagez au gré des vos envies ? J'imagine que ce ne doit pas être évident pour vous de faire tout ce chemin, j'avoue que la chaleur insupportable me décourage souvent, bien que je présume qu'elle soit nettement plus supportable pour vous. »

     Ce n'est que partie remise, l'hiver vient, il sera là assez rapidement. Alysane attrapa sa choppe après avoir repoussé celle vide, puis avala une première gorgée rafraichissante. Si ça continuait de la sorte, elle risquait fortement de devenir dépendante de ce genre de boisson dire que lady Jorelle refusait qu'elle y touche avant, elle aurait frôlé la crise cardiaque devant tout ce que sa fille faisait.
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Message Lun 18 Juil 2011 - 20:46

La femme sourit. Et d’ailleurs, elle avait un beau sourire. Il était étonnant de voir que les bijoux n’embellissaient pas toujours leurs porteuses si elles n’avaient pas déjà une beauté naturelle. Et, bien entendu, les femmes qui avaient le plus de bijoux n’étaient pas souvent les plus jolies. Comme si le destin aurait voulu faire une petite farce bien ironique à l’encontre des bourgeoises convaincues que leur apparence ne serait que plus rehaussée avec une dizaine de pierres étalées sur la peau. Mais la preuve était juste en face d’Edarra en cet instant : nul besoin d’artifice pour illuminer son visage d’un aussi beau sourire. Qui l’aurait cru ? Une femme qui avait tout les traits d’une barbare comme on les décrit dans les histoires et les contes… Ceux qui terrorisent à la simple vue de leur silhouette dans un sous-bois... Mais finalement, on se rendait vite compte que ce qu’on portait sur le dos était simplement un artifice. Et malgré le lieu dans lequel elle voyait le minois de la Nordienne, elle n’en perdait pas une once de délicatesse brute. Elle la rassura ensuite en l’informant qu’elle n’était pas très douée en parole comme son précédent visiteur et de ce fait elle s’abstiendrait de lui faire des avances. Cette remarque fit une fois de plus sourire Edarra qui termina une fois pour toute son verre. Elle n’était pas saoule, les fêtes en Dorne étaient autrement plus arrosées qu’un petit rafraîchissement dans cette taverne.

Sa compagne de beuverie l’accompagna en s’essuyant peu élégamment la bouche des goûtes de bière. Après tout, il n’y avait rien d’inhabituel dans ce genre d’endroit et même Edarra qui avait été éduquée à la dure aurait pu se laisser aller si elle n’avait pas eu une certaine conscience de son image bien encrée dans son esprit. Elle finit par révéler son origine Nordienne, de l’île aux Ours, plus au nord même que la forteresse Stark. Entre Winterfell et le Mur. Tous ces noms, à part celui de la provenance de son hôte, ne lui étaient pas inconnus. Elle en avait entendu parlé, elle les avait lu quelque part ou Medger avait certainement du en parler à un repas. Il aimait assez les petits mystères du monde et le Mur ainsi que ce qui s’y trouvait de l’autre côté était une partie de ses obsessions. Le petit gars ne passait pas une journée sans lire et du coup, il avait presque été obligé qu’il arrive sur un ouvrage faisant référence au Nord. De plus, aimant entendre parler et lire à propos de contrées éloignées, il n’avait que pu se documenter sur la région la plus éloignée de Dorne de tout Westeros. Mais peut être qu’Edarra aurait du plus écouter son petit frère car ne lui venait en tête que de vagues connaissances qu’elle savait des fois inexactes. Hochant la tête, l’autre jeune femme continua. Elle lui confia que son histoire était commune, qu’elle avait toujours apprécier le combat et qu’elle était la seconde d’une fratrie de six sœurs. Elle ajouta qu’elle ne voulait pas être mariée à un lord avant d’être un homme d’armes confirmé, et qu’elle avait prit la route pour se perfectionner. Elle fit ensuite signe à la serveuse pour les servir une autre tournée. He bien la conversation promettait de durer un petit peu apparemment.

L’inconnue assise à sa table finit par se présenter en tant que Lady Alysane Mormont. Ce nom, elle l’avait déjà entendu c’était sur. Peut être pas de nombreuses fois mais ça lui disait quelque chose. Elle ne se rappelait plus trop de l’occasion mais au moins son héraldique n’était pas totalement rouillée après tout. Alysane lui indiqua toute fois qu’il ne serait pas utile d’accompagner son nom par tout le protocole de rigueur et qu’elle n’avait jamais été très fan de ce genre de fioritures. C’était parfait. Non pas qu’Edarra pensait la même chose, ça l’importait peu qu’on joigne ou non son titre dans une situation aussi informelle que celle-ci, surtout avec quelqu’un de sympathique, mais au moins ça permettait aussi de délaisser un petit peu toutes les magouilles liées à leurs noms. La jeune Dornienne était même soulagée de parler à quelqu’un qui n’avait pas de lien direct ou indirect avec sa famille. Ce n’était pas une alliée ou une ennemie de sa mère et cette absence de partit l’arrangeait au plus haut point car elle n’aurait pas à être hypocrite jusqu’au bout. La serveuse posa ensuite les verres sur la table alors que la Dornienne la remercia d’un signe de tête et lui renvoya son sourire. Enfin, Alysane lui posa encore une fois une série de question sur ce qu’elle venait faire aussi loin de chez elle en argumentant qu’elle avait souvent du mal, elle-même, à supporter la chaleur quoi que pour une femme comme Edarra, ça ne devait pas être la même chose. Alors que la Nordienne buvait encore à sa boisson, l’autre sourit.

~ Enchantée de vous rencontrer Alysane. Pour ma part, je suis Lady Edarra Ferboys, une noble de Dorne comme vous l’avez tantôt remarqué. Je suis de la ville Ferboys, au Nord de ma région près des Osseux. Elle imita son hôte en buvant elle aussi encore une gorgée de vin. Je voyage actuellement pour aller à Salvemer. J’ai… Une connaissance qui y est pour repousser les fer-nés et je ne suis pas tranquille ainsi sans nouvelles. Plutôt qu’attendre un quelconque message de corbeaux je préfère aller regarder par moi-même. Ensuite peut être que j’irais visiter les régions aux alentours, selon ce qui me vient… Je n’ai pour l’instant pas d’autres buts que de retrouver cette personne. »

Oberyn ne devait pas avoir quitté ce lieu logiquement. Elle avait encore plus entendu parler des fer-nés en arrivant dans la région. C’était normal. On parlait des armées du roi et la proximité des îles par rapport à Dorne amplifiait le phénomène. Il y avait des récits naturellement exagérés pour le folklore mais les histoires de boyaux sortis et de têtes coupées étaient nettement moins sympathique dès lors qu’elle savait son prétendant à proximité. D’ailleurs, ce dont elle avait le plus peur encore c’était sa réaction si elle apprenait qu’un seul avait osé blesser Oberyn. Elle n’était pas une femme très douée en combat, loin derrière Olyvar et certainement aussi loin derrière Alysane, mais quand elle s’énervait, elle ne répondait plus de rien. Elle n’avait pour l’instant pas vraiment envie d’y penser. Elle se gardait le privilège de laisser l’angoisse envahir son ventre une fois la ville côtière atteinte et le pied posé à terre. Pour l’instant elle se voulait voyageuse en visite avec tout ce que cette condition lui demandait comme effort : pratiquement aucun. Elle combattit sa légère vague d’inquiétude avec une gorgée de vin avant de reprendre la parole.

~ Une femme guerrière. Elle laissa ces trois mots en suspend un moment en observant Alysane avant d’esquisser un sourire. Il n’y en a pas assez à mon goût. J’imagine que les gens ne doivent pas être tendres avec vous… Enfin, si vous vouliez la facilité vous auriez certainement choisit une autre voie non ? D’ailleurs comment vous en êtes arriver à aimer le combat, vos parents vous ont initié ? »

Après tout, c’était sa mère qui l’avait un peu sensibilité aux intrigues de cours, aux rumeurs et aux manipulations politiques. Elle y était sensible même si elle ne s’était pas du tout découvert une passion pour ce genre de « jeux ». Shyra avait beau prendre tout ça très au sérieux, Edarra n’y voyait que des sources d’ennuis comme ce qu’ils avaient un peu toujours eu. En parlant de ça, elle se souvenait très bien de son dernier séjour à Lancehélion qui avait été loin d’être sympathique et agréable. Ca l’avait un peu dissuadé de tenter les cours pendant quelques temps. D’ailleurs, dans cette auberge, cette taverne, elle se sentait un peu moins tendue qu’à l’habitude où elle était souvent sur ses gardes et à l’affût des moindres signes à interpréter. Non, là, c’était une simple conversation avec une femme qui buvait comme elle… Enfin, peut être un petit peu plus et plus vite cependant.
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Message Mar 19 Juil 2011 - 18:12

     La jeune femme ne tarda pas à répondre aux multiples questions de la Nordienne, se déclarant enchantée de faire sa connaissance avant de se présenter à son tour. Alysane remua rapidement ses souvenirs pour essayer de mettre la main sur quelque chose parlant des Ferboys, une famille avec un nom pareil ça ne s'oubliait pas, surtout lorsqu'on venait d'une région où les dieux étaient honorés dans des bois et ou le fer était aussi précieux que l'or. Alors que ses souvenirs commençaient à arriver, la jeune femme coupa court à ses pensées lorsque la voix de la belle Dornienne poursuivit avant de parler des Osseux, un lieu qui lui parlait déjà plus. Lorsqu'elle était enfant, la brune s'était imaginé qu'il s'agissait d'une colonne vertébrale de Dragons, son père avait beau lui expliquer que les Dragons ne vivaient pas dans cette région et qu'il ne s'agissait de rien de plus que d'une appellation, Alysane n'en démordait pas. À ce jour cela lui permettait au moins se situer l'endroit si elle ne croyait plus à ses affabulations de jeunesse. Lady Edarra continua alors en expliquant qu'elle se dirigeait vers Salvemer pour y prendre des nouvelles d'une personne qui était allée combattre les Fer-Nés et pour laquelle elle s'inquiétait. Léger haussement de sourcils de la combattante qui nota un intérêt certain pour cette précision, les Dorniens allaient combattre jusqu'à dans le Conflans ? C'était plutôt surprenant, ils ne devaient certainement pas être directement menacés, bien qu'il était compréhensible que Dorne se soucie de ce qui pouvait se passer sur les rivages de Westeros, enfin surtout depuis qu'ils étaient en paix avec les autres régions. La Nordienne hocha la tête lorsque la jeune lady déclara qu'elle n'avait pas trop réfléchit à ce qu'elle comptait faire après tout cela, il était vrai qu'elle devait être plus inquiète pour sa connaissance que de savoir si elle allait faire un crochet par le Nord ou le Val d'Arryn.

     Alysane avala quelques gorgées de sa boisson, imitée par la Dornienne avant que celle-ci ne reprenne la parole en prononçant trois mots qui attirèrent l'attention de la guerrière sur elle. Un sourire apparut sur les lèvres de la belle Sudiste, puis celle-ci lui déclara qu'il n'y avait pas assez de combattantes à son goût. Mimétisme inconscient, la jeune femme esquissa à son tour un sourire, elle était ravie de tomber sur quelqu'un qui partageait le même avis qu'elle. Combien de fois avait-elle croisé des gens incapables de comprendre que les femmes n'étaient pas simplement des objets décoratifs, mais qu'elles pouvaient se battre aussi bien – si ce n'est mieux – que la majorité des hommes ? Bien évidemment il existait aussi des amazones incapables de se battre correctement, c'était comme dans toute chose, toutes les femmes n'étaient pas taillées pour le combat, sa sœur cadette en était la preuve, même avec le sang des Mormont dans les veines elle tombait en pâmoison devant de beaux chevaliers et avait peur de prendre une hache en main. Lady Edarra continua, la tirant de ses pensées, en avançant avec intelligence qu'elle ne devait pas avoir la vie facile puis supposant à juste titre qu'elle ne devait pas avoir envie de prendre le chemin de la facilité. Lorsque la jeune femme lui demanda comment est-ce qu'elle en était arrivée à aimer les armes, Alysane réfléchit un instant, seulement l'espace de quelques secondes, avant de répondre à la question de lady sans se départir de son sourire.

     ▬ Non, c'est mon frère, enfin mon demi-frère en réalité. Elle pensa rapidement à Jorah, c'était lui qui lui avait donné l'amour des armes et qui l'y avait initiée puis entraînée tous les jours pendant des années. En réalité je ne vous cache pas que ma famille a une réputation assez particulière. Devant notre demeure se dresse une statue d'une femme avec une hache, vêtue d'une peau d'ours et qui tiens son bébé dans ses bras. Les femmes de ma famille sont de redoutables guerrières, elle sont généralement respectées et reconnues par la majorité des hommes, mais cela ne se borne qu'au Nord malheureusement. Ses pensées allèrent vers Barth Snow, le bâtard de Winterfell qui avait fait preuve de beaucoup de machisme à son égard. Et encore, même dans le Nord certaines personnes sont réticentes à l'idée de voir une femme se battre. Elle fronça légèrement son nez, signe de mécontentement. Mon île est plutôt.... Accidentée, il est presque inimaginable d'y vivre en robe et en beaux atours, vous allez peut-être me prendre pour une sauvageonne, mais j'ai toujours été habillée comme je le suis aujourd'hui, en plus de l'entraînement aux armes que mon frère et maître d'armes nous a conféré à mes sœurs et moi-même, je dirais que c'est tout à fait logique que je devienne ce que je suis aujourd'hui. »

     On avait beau lui reprocher son caractère très difficile et sa manière de toujours vouloir se battre, mais en y songeant elle n'y pouvait rien. Peut-être que si les rôles avaient été échangés et qu'elle-même aurait été élevée dans la demeure de lady Edarra et inversement, ce serait la jeune femme qui serait assise en tenue de guerrière et non elle-même. Les conditions étaient pour beaucoup dans la destinée des gens, mais il fallait avouer que le fait qu'elle ne souhaite pas prendre d'époux et n'en fasse qu'à sa tête pour combattre, battre la campagne et essayer de faire reconnaître son talent à sa juste valeur, y était aussi pour quelque chose. Meera en était le parfait exemple, toutes les femmes Mormont n'étaient pas des furies comparables à des amazones.

     ▬ J'ai crus comprendre que Dorne accepte aussi les femmes guerrière, le Nord est assez ouvert à ce niveau, mais je ne cache pas que ma vie n'est pas très facile tous les jour, surtout depuis que j'ai quitté ma région. Mais vous l'avez dit vous-même, je préfère cela à devoir supporter un époux que je n'aurais pas choisi tout le reste de ma vie. On finira bien par tolérer mon caractère, je ne peux pas en dire autant d'un homme. »

     Elle sourit doucement, ce n'était pas forcément une bonne chose que de dire clairement à une inconnue que l'on considérait que le mariage était la pire sottise qui ait été inventée par l'humain, mais bon, au moins son interlocutrice saurait à quoi s'en tenir. Alysane ne dénigrait pas les femmes qui cherchaient des époux, si cela n'existait pas elle ne serait pas ici après tout, mais disons que du moment qu'on cherchait à la convaincre qu'il fallait qu'elle essaye de se caser, cela la faisait sortir de ses gongs. Ayant décidé qu'elle avait assez parlé d'elle pour un bon moment, Alysane fit tourner légèrement le liquide dans sa choppe avant de reporter son regard ambré sur le beau visage bronzé de la Dornienne.

     ▬ Votre ami doit certainement bien s'en sortir, j'ai entendu parler des talents des combattants Dorniens, est-ce qu'il fait partie de ces lanciers si respectés ? Alysane haussa légèrement les sourcils, elle avait déduit que lady Edarra cherchait à retrouver un homme, mais peut-être que c'était une femme en réalité allez savoir. Cela dit vous avez le temps, il vaut mieux se soucier de la santé des personnes qui nous sont proches que de savoir quel endroit vous allez visiter. D'ailleurs je suis assez étonnée, vous voyagez seule ? J'ai constaté que vous saviez vous défendre, cela pourrait m'expliquer le pourquoi du comment, mais j'avoue que j'imaginais qu'en général les parents de jeunes voyageuses se montraient trop prudents. »

     Certes, elle-même voyageait seule, mais elle était un homme d'armes et non une noble en voyage. Ce n'était pas comparable puis de toute manière comme elle l'avait signifié quelques instants avant, les femmes Mormont étaient des guerrières qui pouvaient défendre l'île aux ours sans problème si jamais quelqu'un venait les attaquer. Elle n'avait pas besoin de qui que ce soit pour veiller sur elle. Peut-être bien que la jeune femme allait retrouver son promis ? L'idée effleura l'esprit d'Alysane qui afficha un léger sourire amusé, laissant planer une expression mystérieuse sur son minois légèrement trop arrogant pour un femme.
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Message Ven 22 Juil 2011 - 9:24

Alysane réfléchit quelques secondes alors que son sourire restait sur son visage. Elle lui confia que c’était son frère, et plus exactement son demi-frère qui lui avait donné la passion des armes. Demi-frère était une appellation peu courante bien qu’on puisse en avoir de plusieurs manières. Sur le coup, Edarra se dit que ça devait être le fils d’un premier ou deuxième mariage après la mort d’une première femme ou l’inverse… Après tout les bâtards n’étaient pas souvent bien vus et surtout ils étaient considérés comme des menaces par les enfants légitimes, aussi resta-t-elle sur sa première idée, celui du fils d’un premier mariage qui s’était soldé par la mort de la mère, permettant ainsi au lord d’avoir une seconde femme. Mais l’un dans l’autre ça ne changeait pas grand-chose en réalité. Ensuite, son hôte se mit à décrire la demeure où elle avait grandit et au fur et à mesure qu’elle parlait, la princesse des sables se fit toute l’image dans sa tête. Un sacré endroit à n’en pas douter. Elle imaginait aisément une cours envahie de femmes guerrières, des dames farouches et respectées qui pouvaient se permettre de rabrouer un homme sans que ça ne paraisse autant irrespectueux que dans les autres régions. Elle tempéra néanmoins son propos en disant que certains nordiens étaient aussi réticents à l’idée d’une certaine émancipation de la femme. Edarra hocha la tête, compréhensive. Comme partout, il y avait des gens en rupture avec leur temps. Maintenant, Edarra était convaincue qu’elle pensait ça car elle était une femme… Née garçon elle aurait certainement eu une vue différente sur tout ça, ayant pu être une machiste extrême même…

Elle décrivit ensuite son île comme un terrain accidenté et délicat à emprunté. Elle justifia ainsi son apparence singulière. Mais Edarra comprenait mieux. Elle ne ressemblait, elle-même, pas aux standards de mode qu’il existait dans ces terres. Avec ses longs drapés plus adaptés pour se protéger longuement du soleil, ils n’étaient pas nécessaires sous des arbres et à l’ombre des forêts. Elle ne passait pas non plus inaperçu finalement. Elles étaient toutes les deux adaptées à la « mode » de leur région. Mode elle-même adaptée aux conditions auxquelles elles étaient soumises presque tout le temps. Mais aucune des deux par ailleurs n’avait opté pour une tenue plus passe-partout dès lors qu’elles avaient franchis les frontières du Nord et de Dorne. A force de toujours porter la même chose, on est inconfortable dans le reste. Alysane reprit en concluant qu’il était logique qu’elle finisse comme elle l’avait finit à présent aux vues des entraînements avec son frère, son maître d’armes et de l’état du lieu où elle avait grandit. Toujours attentive, Edarra hochait la tête au fur et à mesure qu’elle parlait tout en buvant doucement son verre.

La Nordienne reprit, expliquant qu’elle avait cru comprendre que Dorne aussi assumait plus les femmes guerrières, comme le Nord. Mais accepter plus facilement une femme au rang de soldat ne voulait pas dire pour autant qu’elles étaient à l’égal des hommes, loin de là. Cela voulait simplement dire qu’on se moquait un peu moins d’elles en fait. D’ailleurs, Edarra avec ses habitudes de voyageuses et ses fréquentations peu appréciées se faisait souvent rabrouée par d’autres nobles. Elle n’osait imaginer le traitement qu’elle aurait eu dans d’autres régions moins compréhensibles. Et elle ne pouvait encore moins imaginer tout ce qu’avait pu entendre son hôte. Avec son allure, ses paroles et l’inclination qui était la sienne elle devait attirer les quolibets aussi bien que la dépouille d’un animal attire les charognards. Mais elle objecta qu’elle préférait ça plutôt que devoir supporter un époux qu’elle n’aurait pas choisit jusqu’à la fin de sa vie. Edarra sourit à la dernière remarque de la femme aux cheveux noirs. En effet, il faudrait un homme assez spécial pour pouvoir supporter un tel caractère et supporter surtout que la femme à laquelle il serait marié soit plus douée que lui au combat. Il était sur qu’il faudrait endurer de sacrées humiliations. Cela faisait penser Edarra à son père. Un homme effacé derrière une femme autoritaire, ça n’avait jamais été facile pour lui.

∼ On dit souvent que les choses les plus incroyables arrivent quand on ne s’y attend pas… Qui sait, peut être tomberez-vous la perle rare ? »

Elle but une petite gorgée avec un sourire amusée. En compagnie elle était agréable, plein d’esprit et sympathique. Mais ce n’était pas les seules qualités observées si on devait épouser un homme bien sur. Il était dommage de se dire qu’elle ne trouverait peut être pas chaussure à son pied ou alors très difficilement. Après tout, Edarra avait toujours pensé que se marier et avoir des enfants étaient une finalité pour toutes les femmes. Elle oubliait un peu trop vite ses congénères Dorniennes qui des fois défiaient tous les avis pour vivre leurs vies comme elles le souhaitaient. La jeune femme n’y avait pas encore trop longuement pensé, chaque chose en son temps comme on dit. Et puis toute cette histoire de fer-né était encore loin d’être réglée alors Oberyn aurait largement le temps de s’entretenir avec sa mère concernant la main d’Edarra. Et encore, rien n’était gagné. La Nordienne reprit la parole en imaginant que l’ami qu’elle recherchait devait bien se débrouiller en combat en se basant sur la réputation des Dorniens. Elle enchaîna ensuite en lui demandant si elle était accompagnée, pour une noble comme elle ce ne serait pas étonnant. Edarra hocha la tête.

∼ Hum… En fait, l’ami que je recherche est… Elle s’arrêta une seconde se demandant si cette information était vraiment bonne à dire sur tous les toits. Elle reprit d’une voix légèrement plus basse. L’épée du matin. Je ne m’inquiète pas tellement pour sa sécurité mais plus à apaisé mon inquiétude. Je sais que ça semble légèrement idiot de se ronger les sangs pour une personne comme ça qui n’a pas besoin de moi concernant sa survie… »

Elle reprit une gorgée de sa boisson. Elle se demandait bien comment elle serait accueillie à Salvemer. Elle ne savait pas vraiment si il serait en colère, heureux ou perplexe. Après tout, si il était prêt à lui demander sa main, il devait s’attendre aux petits coups de frayeurs que la jeune femme avait souvent. Elle faisait plus ou moins ce qu’elle voulait quand elle en ressentait le besoin impérieux. Et là, c’était un besoin vital de le voir, de savoir qu’il allait bien pour l’instant, une dernière fois, pour ensuite repartir et attendre des nouvelles inquiétantes. Non, il lui faudrait bouger pour essayer de ne pas trop y penser sinon elle finirait par aller directement sur les îles de Fer histoire de régler le problème ou (plus probable) se faire tuer. Elle reposa son verre sur la table pour continuer.

∼ Vous avez encore visé juste. Je suis accompagnée de mon garde personnel. Actuellement il fait un tour de la ville. Au départ je l’ai surtout prit pour les voyages assez pénibles dans le désert, mais il décourage aussi les voleurs par sa carrure. »

Elle eu un petit rire amusé. Olyvar arrivait quelques fois à dépasser toute une assemblée d’une bonne paire de centimètres et sa mine sérieuse et fermée faisait toujours un peu peur aux autres nobles qui avaient optés pour des hommes d’armes un peu plus « présentables » à tout le monde. Bien qu’il aurait été plus présentable à une époque reculée il n’aurait pas vraiment été très utile en combat. Elle reposa ses yeux sur Alysanne.

∼ Vous par contre, vous n’êtes pas du genre à avoir une escorte. Ce n’est pas une critique. Je trouve ça mieux, vous êtes libre d’aller où vous voulez… Enfin, j’imagine que c’est plus facile à dire qu’à faire. Mais dites moi, je suis curieuse, avez-vous rencontré beaucoup de guerriers à votre hauteur depuis votre départ du Nord ? »

Les histoires de combats et de batailles que lisait Medger n’étaient rien comparées aux histoires racontées par les guerriers eux-mêmes. Edarra aimait bien regarder les gardes s’affronter lors d’entraînement ou de petits combats en armure. On avait beau être cultivé ou noble, face à un ennemi c’était bien peu important de connaître la chronologie des sept couronnes ou d’avoir des dragons d’or plein les poches.
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Message Sam 23 Juil 2011 - 14:19

     Alysane retomba dans le silence après son petit monologue, observant de temps en temps le visage de la Dornienne, portant quelques fois son attention sur les environs comme si elle cherchait à s'assurer qu'il n'y avait rien qui puisse lui nuire. Une vieille habitude qu'elle avait depuis toute petite, à force de jouer avec son frère, ou plutôt de l'obliger à jouer avec elle, la jeune fille conservait l'habitude de toujours s'assurer qu'il n'était pas dans les environs pour la prendre par surprise. Assez drôle de constater que c'était des jeux d'enfants qui lui avaient été utiles pour éviter quelques attaques surprises pendant son voyage jusqu'à Port-Réal. Des brigands de bas-étage qui s'imaginaient – très sottement – qu'elle ferait une proie plus facile que les autres, ils étaient tombés sur un os et la brune les avait vite calmés. Mais si elle n'était pas du genre à toujours regarder autour d'elle, il y avait de fortes chances pour qu'elle ne s'en soit pas tirée aussi aisément. Sans compter que le prétendant de la Dornienne risquait peut-être de revenir en rogne après s'être rendu compte qu'il avait été refoulé par une noble et de surcroit, une femme, des fois les hommes humiliés devenaient dangereux. Seulement la jeune guerrière doutait que ce crétin ait assez de courage – ou autre chose – pour pouvoir s'en prendre à quelqu'un qui l'avait fait tomber sur les fesses. Lady Edarra savait se servir de son arme, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure et tout homme assez intelligent pour tenir à sa peau, comprendrait qu'il ne fallait pas la titiller trop longtemps. Le butor ferait donc preuve d'une grande intelligence en s'abstenant de réapparaître dans la zone vitale de la jeune femme.

     La réponse de la Dornienne arriva alors après un léger hochement de tête de sa part, déclarant qu'elle tomberait peut-être sur la perle rare, ce qui fit franchement sourire Alysane, elles ne devaient pas avoir la même vision de la « perle rare », après tout chaque femme avait son idéal non ? Même si lady Edarra était la femme la plus proche de sa manière de penser qu'elle rencontrait depuis son départ de l'île aux ours, la jeune Mormont doutait que le rustre Nordien qui accepterait de lui laisser battre la campagne sans se plaindre auprès de sa famille, soit la vision qu'elle puisse elle-même avoir de l'homme parfait. Peut-être qu'elles pouvaient apprécier le même genre de liberté, mais Alysane doutait trouver chaussure à son pied dans le vaste monde de Westeros. Sa mère lui disait souvent qu'il y avait un homme pour chaque femme, mais il y avait tellement de personnes sur cette terre, comment trouver la bonne ? Et s'il ou elle, était déjà mort ou marié ? Des sottises, elle soupira légèrement en haussant les épaules, chassant ses pensées de son esprit pour se concentrer sur les paroles de son interlocutrice. Elle marqua une pause comme si elle hésitait sur l'identité de son ami, puis parla un octave en dessous avant de lâcher un surnom qui ne sonnait pas de manière inconnue aux oreilles habituellement distraites de la Nordienne. Léger froncement de sourcils alors qu'elle essayait de se souvenir de qui était réellement cet homme, les guerriers qui possédaient des surnoms n'étaient pas légion, du moins des surnoms connus, mais la mémoire de la brune lui faisait des fois défaut et elle hocha la tête sans se souvenir de plus de détails au sujet de cet homme. Il était bon guerrier sans quoi elle ne s'en souviendrait pas, voilà tout ce qu'elle pouvait dire.

     Un sourire se dessina toutefois sur les lèvres de la brune alors qu'elle entendait son interlocutrice expliquer que ça pouvait paraître stupide de s'inquiéter pour quelqu'un qui était largement capable de se débrouiller seul, ce n'était pas stupide, simplement humain. Combien de fois Jorah ou son père, lui avaient dit de faire attention à elle alors qu'elle était largement capable de se défendre seule ? Trop de fois, elle-même ne pouvait s'empêcher de prodiguer des conseils à ses sœurs lorsqu'elles décidaient de partir à la chasse avec leur père, pourtant elles étaient parfaitement aptes à s'en tirer seules. Arriva le sujet du garde personnel, rien que cela, un garde du corps privé, Alysane en déduisit que son interlocutrice devait certainement posséder plus de richesse qu'elle-même, après tout aucune Mormont ne pourrait s'offrir les services d'un garde personnel. D'après ses dires il devait être assez impressionnant, il était certain que d'avoir un homme de belle stature pouvait faciliter les choses, même si la Mormont était répugnée à l'idée de dépendre d'un homme. Elle ne se départit pas de son sourire alors qu'un léger rire – totalement différent du sien – sortit de la bouche de la Dornienne qui l'observa avant de supposer bien justement qu'elle n'était pas du genre à avoir une escorte. La dernière phrase de la jeune femme l'amusa autant qu'elle l'attrista, léger haussement d'épaules de la part de la brune qui avait bu quelques gorgées le long de la conversation et qui contemplait sa pinte devant elle avant de répondre.

     ▬ Je n'ai aucune escorte effectivement, je me sentirais trop oppressée, au moins je ne dépends que de moi et je suis libre de partir ou je veux et dès que je le veux. Mais pour vous répondre, en réalité je ne suis pas à même de dire si j'en ai croisé, tout simplement parce que les hommes refusent de m'affronter. Elle fronça doucement les sourcils. Un garde royal, natif du Nord m'a proposé un petit entraînement et j'ai perdu, mais je m'y attendais à la vue de leur réputation, disons seulement que les autres chevaliers ne veulent pas se battre contre une femme. De plus je n'ai combattu que des brigands sans aucun intérêt. Elle soupira doucement. Je ne peux me considérer comme une guerrière tant que je n'aurais pas pris part à une bataille, je me suis contentée de m'entraîner jusqu'à ce jour, sans jamais tuer, donc je ne saurais dire quelle est ma véritable valeur. Disons simplement je n'ai peur que de peu de choses et que j'ai assez d'arrogance pour envisager de gagner contre n'importe qui. »

     Cela ne signifiait pas pour autant que c'était véridique. Après tout sans jamais avoir été dans le vif du sujet, elle ne pouvait pas savoir si elle saurait s'en tirer convenablement ou non. Si ça se trouvait elle serait une bien piètre combattante, mais étant donné qu'elle avait une totale confiance en elle, Alysane n'envisageait pas cette possibilité. La brune s'adossa convenablement à sa chaise avant de poser son attention sur la Dorienne, lâchant sa choppe pour croiser ses bras sous sa poitrine.

     ▬ L'ami dont vous me parlez, ce nom ne m'est guère inconnu, je crois l'avoir déjà entendu plusieurs fois, un très bon guerrier je présume sans quoi son nom ne viendrait pas jusqu'au Nord. Je ne vous trouve pas sotte de craindre pour sa santé, c'est tout simplement humain, je crains toujours lorsque mes amis ou ma famille partent au combat, même s'ils sont d'excellents combattants. Un accident est vite arrivé, mais c'est là une chose impossible à prévoir. »

     Pas très intelligent de parler de risques et d'accidents alors qu'elle craignait pour la vie d'un être visiblement proche. Mais Alysane ne connaissait pas le doigté et elle préférait largement la sincérité plutôt que d'emprunter des chemins détournés. Décroisant ses bras elle attrapa une nouvelle fois sa choppe pour la placer contre ses lèvres et boire une nouvelle gorgée, le fond de sa pinte était déjà visiblement, avec la chaleur elle ferait mieux de ralentir et de se contenter d'un peu d'eau. Après tout, la Nordienne n'était pas habituée à ce climat.

     ▬ Au moins cela aura le mérite de vous faire voyager, je présume qu'il doit être en quête de gloire et de combats ? Dites-moi, on décrit Dorne comme une destination très exotique où les mœurs sont totalement différents de l'intérieur des terres. Est-ce véridique ou n'est-ce que de simples fadaises ? J'aimerais beaucoup pousser mon voyage jusque là, un jour peut-être. »
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Message Mar 26 Juil 2011 - 10:45

La brune sourit encore une fois alors qu’Edarra lui confiait son inquiétude et du sentiment absurde qui l’habitait à ce propos. Elle devait bien semblait précieuse avec ses habitudes de nobles élevées dans une jolie cours et dans un château pompeux. Alysane devait être habituée à moins de manières et de sentimentalismes d’où elle venait… Enfin, c’est qu’Edarra se risquait à penser. Elle omettait quelques fois ses bonnes manières à fin de mettre son hôte à l’aise. Nul doute qu’elle n’aurait jamais eu une telle conversation avec quelqu’un se montrant soigneux et appliqué dans son élocution. Mais pour une noble peu regardante sur ce genre d’habitudes dans une taverne fréquentée par le peuple, elle préferait faire comme son interlocuteur. Et puis ça la détendait de ne pas avoir a être crispée en espérant ne pas commettre de bourdes. Cette femme, aussi bourrue et sauvage pouvait-elle paraître était de bien meilleure compagnie que quelques nobles de Dorne aux zygomatiques douloureuses tellement leurs sourires étaient forcés. Là au moins, elle savait que quand elle gagnait un sourire, ce n’était pas totalement factice. Elle confirma ce qu’Edarra avait supposée à propos de son escorte.

Bien sur que non elle ne devait pas en avoir. Et la satisfaction de se défendre seule devait être d’autant plus grande qu’elle devait mettre de bonnes raclées à des bandits se croyant plus forts simplement car ils étaient des hommes. Elle en voyait souvent des personnes comme ça, à juger simplement sur le sexe et non à propos d’un quelconque entraînement ou d’une réelle capacité. Edarra ne pouvait pas trop confirmer étant donné qu’elle ne savait que se défendre sommairement. Pendant un voyage il y a trop de dangers qui ne peuvent se régler par une simple petite dague, aussi solide soit-elle. Aussi elle ne se permettait pas vraiment de s’avancer sur le terrain du féminisme comme pourrait le faire sa compagne de table. Rien que son apparence donnerait une sacré claque à quelques lords désabusés. Celle-ci lui expliqua qu’elle préférait être libre de partir où elle voulait et quand elle voulait. Ce n’était pas si différent d’Edarra en fait. Elle allait aussi où elle voulait et quand elle voulait. D’ailleurs elle savait que l’accueil d’Oberyn en la voyant débarquer avec son garde serait mitigé à cause de ce trait de caractère que sa nourrice lui avait souvent reproché.

A sa question sur les guerriers qu’elle avait rencontré, elle lui répondit qu’elle n’en savait en fait rien car aucun homme ne voulait l’affronter. Haussant les sourcils, Edarra reprit une gorgée de son vin. Décidément, elle commençait un peu à avoir la tête qui tournait. Il ne faudrait pas qu’elle reprenne un troisième verre sous peine de ne plus savoir où était sa chambre. Au moins elle dormirait tranquillement ce soir. Elle parla d’un garde royal dont l’appellation ne manqua pas d’éveiller l’intérêt de la Dornienne. Quant même, un entraînement avec un garde royal, très peu de chevaliers et de combattants pouvaient s’en vanter. Le simple fait d’en avoir vu un de près suffisait à remplir une soirée entière de discussion dans une cours alors échanger des coups d’épée avec l’un, elle ne pouvait pas imaginer l’enthousiasme qu’avait du ressentir Alysane. Même si elle avait perdu, ça avait du être quelque chose de rafraîchissant. Elle ne pouvait pas s’empêcher d’imaginer les gardes royaux se battre à la manière des héros de chansons, élégamment, facilement, comme si ils voulaient et lévitaient carrément dans les airs. Enfin elle n’avait ensuite combattu que des brigands. Elle soupira en lui expliquant qu’elle ne pouvait se considérer comme une guerrière étant donné qu’elle n’avait pas encore prit part à une quelconque bataille. Elle précisa qu’elle n’avait peur que de peu de choses et qu’elle avait assez d’arrogance pour s’imaginer toujours triomphante. Cette remarque fit doucement sourire Edarra. Au moins la Nordienne avait assez de clairvoyance pour savoir reconnaître ses traits de caractères aussi décriés qu’ils pouvaient l’être quelques fois. La jeune femme ne savait pas bien les qualités qu’il fallait pour être un bon combattant mais elle se doutait qu’avoir peur du contact et de perdre ne devaient pas aider à croiser le fer.

Croisant les bras, Alysanne reprit la parole. Elle connaissait le nom d’épée du matin qu’Edarra avait utilisé juste avant. Elle présuma, justement, que c’était un très bon guerrier. Enfin elle la rassura sur sa réflexion quant à son inquiétude, expliquant que c’était simplement humain de sa part de s’inquiétait pour sa famille et ses amis, surtout si ils partaient en combat. Edarra avait surtout la désagréable impression de ne pas lui avoir convenablement dit au revoir et qu’elle ne lui avait pas tout dit ou tout exprimer si ça devait être leur dernière rencontre. Bien sur, elle tenait cette éventualité la plus éloignée possible mais les paroles de la Nordienne ne manquèrent pas d’étayer un peu plus son sentiment déplaisant. Il fallait qu’elle gagne Salvemer, juste qu’elle le voit, qu’elle lui parle et ensuite elle détalerait aussi vite qu’elle était venue. Mais quant à savoir si elle pourrait retourner en Dorne, elle ne le savait pas. Une sorte d’aimant la poussait vers le Nord, vers la côte, et elle n’avait aucune idée de si cette impression se dissiperait une fois qu’elle aurait vu le jeune Dayne.

Finalement, elle estima que cet ami dont elle parlait devait être à la recherche de gloire et de combats, avant de diriger la conversation sur les mœurs de Dorne qu’on disait bien différentes des autres régions. Alysanne expliqua ensuite qu’elle aimerait même aller voyager là bas. Aussi amoureuse qu’elle l’était pour sa région, Edarra se sentit flattée qu’on veuille aller visiter Dorne. Bien sur, chacun devait adorer les terres d’où il venait et on trouvait généralement des arguments à l’infini pour essayer de triompher sur les autres. La Dornienne n’échappait pas vraiment à la règle à propos de ça. Elle répondit brièvement sur son ami partit au Nord.

~ Ce sont ses responsabilités qui l’ont poussées à Salvemer. On rapporte des choses inquiétantes à propos des fer-nés et il n’a pu souffrir de se trouver si loin pour rendre justice. »

Elle ponctua sa phrase par une dernière lampée de vin qui serait certainement la dernière. Elle n’allait pas profiter du fait qu’elle était loin de chez elle pour se saouler. Surtout dans un fourbi où il pourrait lui arriver des bricoles. De plus, elle n’allait pas demander à sa comparse de veiller sur elle car elle avait un peu trop forcé sur le vin. Elle reprit la parole en se dégageant une mèche de cheveux et en replaçant son capuchon.

~ He bien, je ne sais pas exactement quoi vous dire par rapport à nos mœurs. Je n’ai connu qu’elles et je n’ai pas encore eu totalement l’occasion de voir celles des autres régions, ne restant jamais bien longtemps au même endroit. Mais il me semble que d’une manière générale, on passe plus de choses aux femmes en Dorne. Je crois que les conditions dures de ma région font qu’une femme ne peut se permettre d’être totalement étrangère à la survie et au combat. Comme ça doit être le cas chez vous… De même, comme dans le Nord je crois, tout le monde n’est pas partisan de la croyance des sept. Je crois que là d’où vous venez vous vénérez les anciens Dieux c’est ça ? Lesquels sont-ils d’ailleurs ? Je connais les noms des sept, d’autres Dieux de Dorne mais ceux du Nord, je n’ai jamais trouvé de véritables informations pour étancher ma curiosité. »

Medger la bassinait surtout à propos de magie et de dragons, il avait une véritable passion pour eux et nourrissait l’espoir d’en voir un avant sa mort… Pauvre petit qui n’avait pas encore deviné que ce qui était mort ne pouvait revenir à la vie, et sans dragons pour procréer ce serait très dur d’en trouver un. Au mieux pourrait-il éventuellement en voir des os ou des œufs si il en avait la chance…
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Message Mer 27 Juil 2011 - 13:04

     La jeune lady répondit que ce n'était que les responsabilités qui avaient poussé son ami à se rendre sur la côte, Salvemer, une ville que la jeune Mormont connaissait bien pour en avoir souvent entendu parler. Une légère moue de surprise s'afficha sur son visage lorsqu'elle entendit parler des Fer-Nés, Salvemer serait une proie trop difficile pour de simples pirates ! C'était comme d'envisager que les sauvageons décideraient du jour au lendemain, d'attaquer Winterfell, une sottise, une telle forteresse n'avait strictement rien à craindre de pillards sans foi ni loi. Alysane resta un instant dubitative, si l'Épée du Matin était allée là-bas, c'est qu'il devait y avoir une raison, après tout un tel combattant ne devait pas traverser la moitié des Sept Couronnes simplement pour le plaisir d'admirer les côtes de Salvemer. Les Fer-Nés pourraient toujours tenter d'attaquer une telle ville, ce serait totalement suicidaire, une perte de temps, bien qu'au fond d'elle-même la brune aurait un certain respect pour les natifs des Îles de Fer. En combattante qu'elle était, Alysane s'était toujours prise d'admiration pour les combattants qui n'hésitaient pas à se jeter dans la gueule du loup, attaquer tout en sachant que l'on avait très peu de chances de gagner, ce devait être délectable et l'envie de prouver à tout le monde qu'ils s'étaient fourvoyés en imaginant les voir perdre, devait augmenter l'envie de gagner. L'adrénaline faisant rapidement son œuvre, les Fer-Nés pourraient bien emporter bon nombre de chevaliers avec eux avant de se faire repousser sur la mer. Vidant d'une traite la fin de sa choppe, la jeune Nordien sourit légèrement à cette idée, oh elle était pour que les habitants du Conflans gagnent bien évidemment, mais imaginer que de simples pirates puissent semer la panique chez les habitants de Salvemer était assez... Intéressant. Les actes suicidaires éveillaient toujours sa passion et elle éprouvait un certain respect impossible à réfréner, peut-être que lord Greyjoy était un homme intéressant au fond ?

     Lady Edarra coupa court à ses pensées en répondant à la question de la Nordienne concernant les us et coutume de son pays, l'intérêt de la Mormont s'axa aussitôt sur la jeune femme qui expliquait qu'elle n'avait jamais connu d'autres mœurs que les siennes. Effectivement, c'était un peu le lot de tout le monde, toute personne n'ayant pas voyagé ne pouvait malheureusement pas comparer les habitudes des habitants de sa région à celles des autres. Toutefois, le sujet traitant des femmes était assez facile à cibler, lady Edarra devait avoir vu la manière dont les représentantes du sexe faible étaient traitées à Port-Réal, une simple visite dans la ville suffisait à le montrer. Un peu comme dans le Nord, les femmes de Dorne étaient obligées de se comporter de la sorte en raison de la dureté de leur environnement, une femme n'allait pas vivre comme une princesse si elle risquait de se faire mordre par un crotale en marchant pieds nus dans le sable, c'était une chose évidente. La conversation glissa ensuite vers la religion, Alysane ne s'était jamais réellement intéressée à ce que les autres régions pouvaient bien prier, elle se contentait de savoir ce que les anciens dieux représentaient, le reste était si futile à ses yeux... Elle hocha la tête aux paroles de la Dornienne avant de repousser sa choppe un peu plus loin sur le sable, puis la Nordienne reprit correctement place sur sa chaise avant de répondre aux multiples interrogations de son interlocutrice.

     ▬ Je crois effectivement que nos régions sont très semblables, nous n'adorons pas les Sept dans le Nord, exceptées quelques maisons qui ont embrassés la foi des Sept et possèdent des chevaliers ou des septas. Généralement les maisons du Nord ne possèdent que des hommes d'armes puisque les chevaliers demandent une autre vision des choses que notre religion. »

     Quelques maisons s'étaient « converties », généralement lorsqu'une épouse originaire d'une autre région se joignait à une famille Nordienne, amenant sa septa ou ses connaissances avec elle. Les Mormont ne possédaient ni mestre, ni septa, ni chevaliers, seuls les hommes d'armes avaient leur place à leurs côtés et l'agacement qu'Alysane éprouvait vis-à-vis des chevaliers venait peut-être bien de là. Une légère inspiration, puis la jeune femme enchaîna.

     ▬ Notre religion est plutôt difficile à résumer, nous avons des Bois Sacré où nous allons prier nos dieux, l'on dit que les Enfants de la Forêt auraient sculpté des visages sur les troncs blancs des barrals afin de leur permettre de veiller sur nos terres. Mais les Premiers Hommes ont abattus nombreux d'entre eux pour se protéger des Enfants. Quoi qu'il en soit, tout se déroule dans les bois sacrés, les mariages, les prières, tout ce qui a un lien avec la religion en somme. L'on m'a dit que de nombreuses maisons d'autres régions possédaient encore un Bois Sacré, mais ne l'utilisaient plus par contre. »

     Cela lui apparaissait étonnamment clair lorsqu'elle était dans le Nord, parler de barral, de Bois Sacré, d'Enfants, de Premiers Hommes, tout était normal et il était inutile de préciser quoi que ce soit. Bin évidemment pour quelqu'un originaire d'une autre région, cela ne devait pas être aussi aisé, sans compter que la religion du Sud devait être très différente. Après une brève pause destinée à laisser à la jeune femme le temps de digérer les informations données, Alysane se renseigna à son tour, après tout autant que cette discussion et cet échange de connaissances serve à quelque chose non ?

     ▬ Et concernant votre religion ? J'imagine que ce doit être beaucoup plus en lien avec ce que vous possédez dans vos terres n'est-ce pas ? Est-ce que la foi est aussi profonde que dans le Nord, ou de nombreuses maisons se sont tournées vers les Sept ? »

     Dans le Nord, il était rare de trouver des maisons qui ne croyaient pas en les anciens dieux, mais peut-être qu'à Dorne les choses étaient différentes ? Généralement Alysane avait remarqué que les deux régions les plus éloignées du Nord avaient pour habitude de garder leurs particularités, un peu comme les Îles de Fer par exemple, une raison de plus d'aller visiter Dorne un jour, le simple fait de discuter avec la jeune lady face à elle lui en donnait encore plus envie.
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Message Mer 3 Aoû 2011 - 9:11

Malgré son air singulier qui en décourageait plus d’un de lui adresser la parole, la jeune femme avait un timbre tranquille et une conversation polie et sereine. Elle n’avait aucune raison de s’énerver cela dit mais le tempérament des femmes guerrières ne devait pas être des plus calme. Aussi, Edarra fut agréablement surprise qu’elle ne tapa point du poing sur la table ou s’égosille à la moindre petit blague pour attirer sur elles toute l’attention de la taverne. Bonnes manières, et humeur sympathique, elle était une compagnie bien agréable contrairement à ce qu’Edarra aurait penser en la voyant la première fois, clichés et préjugés obligent… Elle écoutait poliment ce que la Dornienne disait, opinant du chef quelques fois avant de prendre une position plus confortable sur la chaise et acquiescer à la remarque de son interlocuteur sur le fait que leurs deux régions étaient assez semblables aussi éloignés étaient-elles. Elle lui expliqua que la plus part des maisons du Nord ne vénéraient pas les septs sauf celles qui possédaient des chevaliers et des septas, principes inhérents à la religion la plus répandue à Westeros. En effet les religions intervenaient souvent dans tous les aspects de la vie d’une maisonnée. Du mestre à la septa on avait des gens d’une grande importance. Il y en avait à Ferboys mais Edarra n’était pas particulièrement en contact avec eux animant une toute autre foi. Cette réputation s’était un peu répandue là où la jeune femme allait et ça ne facilitait pas les relations cordiales. Ils n’étaient pas méchants ou médisants mais évitaient d’avoir des contacts prolongés avec la Dornienne si cela n’était pas nécessaire. De toute manière, la seule et unique personne qui n’était pas de la famille et qu’elle pouvait entre autre souffrir à Ferboys était Lollys qui l’avait presque élevé et c’était elle qui lui avait apprit ce qu’elle savait sur la croyance de la rivière mère. D’abord sous forme de contes, Edarra s’y était intéressée de lui près jusqu’à ressentir aussi cette rivière qui animait ses veines.

Alysane reprit la parole en disant que sa religion était assez difficile à expliquer. A la limite, toutes les religions étaient difficiles à expliquer tant qu’on en avait pas vu et vécu tous les aspects et aussi, qu’on n’avait pas la foi. Elle parla des Bois Sacrés pour prier, les Enfants de la Forêt, des barrals, des Premiers Hommes… Elle connaissait tous ces mots, au moins de nom et oui ça lui rappelait quelque chose. Evidemment, encore une fois Medger et ses histoires héroïques avec les enfants de la forêt et toute cette magie disparue. Quelque fois Edarra en rêvait… Ca réglerait pas mal de chose, la magie, mais ça créerait encore des problèmes d’un autre côté. Mais il n’était pas dans la nature de la jeune femme de rêver trop longtemps de chimères et de fantasmes aussi impalpables et éloignés que ceux-ci. Elle préferait le concret, le concret qui sortait des lèvres fines de son interlocutrice. Elle termina en disant que certaines maisons avaient encore un bois sacré mais qu’ils ne l’utilisaient plus. Edarra trouvait ça dommage. Leur beauté et leur étrangeté étaient assez réputées dans son souvenir et elle trouvait ça un peu radicale de finir par abandonner tout ça… Ca ne devait pas s’être fait du jour au lendemain mais quand même, au moins par tradition il aurait été sympathique de conserver quelques restes. Mais elle avait entendu dire qu’une religion n’aimait pas se faire marcher par les pieds par une autre. La Nordienne laissa un temps de réflexion en suspend avec qu’Edarra était perdue dans sa tête dans la contemplation d’un barral comme elle en avait vu dans les livres. Enfin, la vois de la jolie brune reprit doucement en lui posant des questions sur la sienne de religion. Edarra haussa une épaule et fit une moue.

~ Hum… La croyance en laquelle j’adhère n’a pas énormément d’adeptes… Au château de ma famille il y a un mestre et une septa même. Mais je me suis attachée à la croyance de la Rivière Mère. Partout où il y a de l’eau, il y a de la vie. Bon, il y a pas mal de mythes ensuite inhérents à l’histoire et l’écoulement de la Rivière mais les Orphelins de la Sang Vert qui en sont de fervents croyants préfèrent les interprétations personnelles. La rivière nous apparaît à tous de manière individuelle. »

Elle-même n’écoutait pas tout ce que tous les Orphelins disaient. Zia était l’une de celles qui disaient qu’il ne devait pas y avoir de personne pour guider les autres et que l’introspection était la clé pour sentir au mieux les fluctuations de la divinité dans notre monde. Edarra y arrivait mieux seule et au calme qu’en écoutant quelqu’un lui assénait des bénédictions étranges. De plus, elle avait tellement été habituée à vivre tous ses petits rituels seule ou sous l’œil silencieux d’un observateur qu’elle n’arrivait pas vraiment à décrire tout ce que lui procurait cette croyance. Elle ne croyait pas, elle était convaincue en fait. Un sentiment immuable sur lequel elle avait du mal à mettre des mots. Elle but une nouvelle gorgée de sa boisson qu’elle avait presque oubliée avec tout ça dans sa tête. Elle reposa le verre en réprimant un bayement, signe d’un long voyage qui commençait à peine à lui remonter les jambes pour alourdir sa tête.

~ Les croyances se perdent, c’est dommage… Je ne me suis jamais vraiment retrouvée dans celle des Sept, leur symbolique me laisse perplexe des fois, d’autant que certains rituels. Elle finit par finalement avoir un petit bâillement qu’elle cacha d’une main en se tournant légèrement. Son hôte n’aurait pas voulu qu’elle lui montre toutes ses dents avec l’haleine de voyage qui n’était jamais très fraîche. Excusez-moi, j’ai un long voyage derrière moi, avec le vin que j’ai engloutit, je me demande si je vais faire long feu ce soir… Vous avez une chambre ici ? Vous revoir me ferait très plaisir Alysane. »

Au pire, elle irait étancher sa fatigue pour ensuite recroiser cette demoiselle bien sympathique, mine de rien, le monde était petit quand on y pensait. Il y avait quand même une Nordienne et une Dornienne à la même table, ça en étai bien un signe…
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Message Mer 3 Aoû 2011 - 12:44

     Lorsque la Dornienne lui déclara que sa croyance n'avait pas beaucoup d'adeptes, Alysane eu un bref instant de compréhension, en y regardant elles étaient un peu dans le même cas, sauf que les Nordiens étaient beaucoup plus croyants que leur homologues du Sud visiblement. En réalité, Alysane avait toujours considéré que la croyance des Sept n'était pas réellement quelque chose de très important, jusqu'à ce qu'elle se mette à voyager dans les autres régions de Westeros, désormais la Mormont constatait bien que c'était tout le contraire et qu'elle s'était bel et bien fourvoyée jusqu'à ce jour. Visiblement la famille de la belle Dornienne devait être beaucoup plus riche que celle de son interlocutrice étant donné qu'elle parla d'un château où sa famille vivait, ce n'était pas comparable à la cabane de bois où les Mormont vivaient. Un léger soupir se glissa hors des lèvres de la jeune femme, tellement léger qu'il fut pratiquement imperceptible et sa voisine ne dû certainement rien entendre. Beaucoup de lord des autres régions considéraient que les Mormont étaient aussi nobles que les clans des montagnes ou que les habitants des Îles de Fer, c'était une insulte qui n'importait pas particulièrement aux yeux de la Nordienne, après tout si elle avait le titre de lady c'est qu'elle l'avait mérité non ? Les paroles de la jeune lady intéressaient Alysane, l'eau elle connaissait bien puisqu'elle vivait sur une île pendant la majeure partie de sa vie, autant dire que l'idée d'une religion basée sur cela l'interpellait assez. C'était plutôt original comme vision des choses, mais en général les religions aidaient toujours les personnes qui y croyaient, ainsi Alysane pouvait comprendre que certains se tournent vers d'autres religions, mais cela ne signifiait pas qu'elle l'approuvait pour autant.

     La Dornienne termina sa coupe de vin puis la reposa sur la table, non sans dissimuler un bâillement qui montra à la jeune Nordienne que son interlocutrice devait certainement être épuisée par son voyage. Elle résuma alors le tout en déclarant qu'il était dommage que les traditions et les croyances se perdent, ce que la Mormont approuvait plutôt deux fois qu'une, elle hocha d'ailleurs la tête d'un air compatissant au moment où lady Edarra déclara ne jamais s'être retrouvée dans des Sept. Pour tout dire, Alysane n'avait même jamais cherché à comprendre quoi que ce soit à ce niveau, elle se moquait éperdument qu'on puisse la taxer d'esprit fermé, en tant que fervente défenseure des traditions elle ne pouvait tout bonnement pas imaginer troquer les forêts de barrals contre des statuts de divinités qu'elle ne connaissait pas. Après un nouveau bâillement, la jeune lady s'excusa finalement de son état de fatigue avant de lui demander si elle avait une chambre ici en déclarant que cela lui ferait très plaisir de la revoir, ce qui provoqua un sourire à la fois amusé et agréablement surpris sur ses lèvres. Un bref hochement de tête puis la guerrière répondit.

     ▬ Je séjourne ici en effet, depuis plusieurs jours et je pense y rester encore un petit moment, nous serons très certainement amenées à nous recroiser j'imagine. Cela me ferait plaisir à moi aussi je vous l'avoue, il n'est malheureusement que trop rare de pouvoir avoir une discussion avec une personne aussi sensée que vous, surtout une femme. Les nobles des autres régions m'apparaissaient comme très somnifères, je suis heureuse de constater que je m'étais fourvoyée. »

     Elle regarda rapidement autour d'elle avant de glisser sa main vers sa bourse qu'elle gardait avec beaucoup d'attention, ne tenant nullement à se la faire dérober, puis elle la détacha de sa ceinture pour la porter devant elle, attraper quelques pièces et les déposer sur la table. Cela suffisait à payer les consommations, celles qu'elle avait faite et celles de sa voisine de table. C'était la moindre des choses pour lui avoir offert une discussion aussi intéressante, Alysane n'était pas pingre et même si sa famille n'était pas riche – au contraire même – elle ne refusait jamais de se montrer aimable avec les autres en leur payant quelque chose à boire. Après avoir posé les piécettes, elle replaça sa bourse au bon endroit avant de reporter son attention sur la jeune lady pour lui offrir un nouveau sourire accompagné de quelques mots.

     ▬ Je vous remercie pour cette discussion ô combien intéressante ma dame, je serais ravie de vous revoir comme dit, en attendant je vous souhaite une bonne fin de journée et un bon repos, je vous ai suffisamment accaparée pour aujourd'hui. »

     Alysane se redressa puis lui adressa un geste de la main accompagné d'un léger signe de tête comme pour la saluer, puis se détourna pour se diriger vers la sortie. Si Edarra était fatiguée du voyage, elle de son côté était en pleine forme et n'allait pas hésiter à profiter du jour qui restait pour visiter encore cette ville si étrange qu'était Port-Réal.


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