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Les filles de joies sont des femmes du monde à l'état brut... [PV Maerie]

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Message Ven 8 Juil 2011 - 16:49

Il avait réussi à échapper à la surveillance intensive de sa sœur, il était sorti prétextant un besoin urgent d'objets pour entretenir ses armes. Il avait bien dû batailler pendant des heures pour qu'elle le laisse partir sous promesse de revenir sous peu sinon elle viendrait elle même le chercher par la peau des... Bon il n'était pas nécessaire de le savoir. Toujours est il qu'il était maintenant de sortie, le soir allait tomber aussi il s'était muni de ses armes, il avait eu le temps de se laver quelque peu et de déposer ce qui lui restait d'affaires à l'auberge où il logeait avec sa Alysane. Il savait pertinemment qu'elle appréciait grandement de le savoir près de lui. Mais elle ne tolérait pas que quelqu'un s'approche de lui, certaines filles de l'auberge lui avait bien lancé quelques sourire mais elle avaient vite compris qu'il ne fallait pas avoir l'outrecuidance de déranger le molosse assis à côté de lui, au risque de finir pendue par les cheveux au plafond de l'auberge.

Sur l'île aux Ours, il n'avait pas eu tellement le temps de connaître les plaisirs de la flagornerie, quelques fois mais sans plus, il y avait toujours une Mormont pour le ramener à la raison et à des tâches un peu plus ingrates ou totalement en contradiction avec ce sujet, soit la plupart des femmes qui étaient sur l'île aux Ours n'était pas assez intéressantes pour susciter chez lui quelque chose qui en vaille la peine. Dire qu'il était arrivé à vingt huit ans sans ne rien connaître de ce plaisir aurait été mentir, mais il n'en avait éprouvé le besoin que très sporadiquement. Aussi profitant de sa venue à Port Réal, il voulait voir si les femmes du Sud étaient comme celles du Nord. Ses pérégrinations finirent par le conduire dans le quartier des tavernes et d'autres bâtiments où dans un joyeux méli-mélo cohabitaient filles de joies, hommes de haute stature, militaires et mendiants. Des lanternes rouges brillaient accrochées devant certaines portes. Jorah avança, ses armes étaient dans son dos à portée de main si besoin s'en faisait.

« Il va où le chevalier là?! Il se sent serré dans sa petite armure le petit coq ? T'as pas deux ou trois sous à me donner pour que j'allège ton fardeau plutôt ! »

L'homme qui venait de lui adresser la parole semblait avoir abusé de la bouteille, toujours est il que la plupart des regards se tournèrent vers lui, certains ne firent que le dévisager alors que soudain des remarques fusèrent sur son passage, elle venaient pour la plupart de filles aux robes à moitié défaites et couvertes de taches de vin ou de bière un homme ou plusieurs s'occupant de désosser leurs jupons. Leur voix était railleuse et criarde, à côté d'elles Alysane passait presque pour une Nymphe tout droit sortie de la plus douce des légende. Alysane... Il était temps de penser à comment elle réagirait si elle apprenait qu'il avait fait en venant dans ce quartier... Impossible de faire demi tour maintenant, il avait aussi sa fierté et ne voulait pas passer pour un couard.

« Alors mon beau... Tu viens dépenser ton argent ? »

« C'est moi qui l'ait vu la première ! Tu viendrais bien me débarrasser de tout ce tissu chéri ? Je te ferais... »

Il n'en entendit pas plus, il était déjà loin, surpris du franc parler de certaines, il faut dire que dans le Nord elles y mettaient un peu plus les formes tout de même. Puis soudain, au fond de la rue, après avoir enjambé quelques buveurs et buveuses qui avaient un peu trop abusé de la boisson, il tomba sur une maison, pas de lanterne rouge au dessus de celle ci seulement une jeune femme qui se tenait appuyée sur le rebord de la fenêtre. Il lui jeta un coup d’œil et sans s'en rendre compte, il avait déjà ralenti le pas, des cheveux bruns longs lui tombaient sur la poitrine, encadrant un visage d'un blanc d'albâtre dans lequel se nichaient des yeux de la couleur d'un ciel couvert. Le tout sublimé par des lèvres rosées et des traits fins. Malgré lui il lui sourit et ne put résister à l'envie de l'aborder, revenant sur le pas qu'il venait de faire, déclenchant un léger bruit de ferraille, il toussota légèrement pour ne pas avoir une voix trop rocailleuse. Derrière lui se faisait entendre les bruits des hommes et des femmes, festoyant et forniquant sans retenue.

« Hem... Pardonnez mon outrecuidance Damoiselle, mais je ne vois pas de lanterne rouge à votre porte, n'êtes vous donc pas là pour travailler ? Vous habitez ici ? »

Il tenta de produire son meilleur sourire, celui qui faisait qu'Alysane lui disait de ne pas le sortir en public car sinon elle allait devoir envoyer paître des dizaines de jeunes femmes. Mais celle ci contrastait tellement avec toutes celles qu'il venait de voir qu'elle ne pouvait être une prostituée. C'était comme un diamant au milieu des déchets. Il avança d'un pas vers elle et murmura d'une voix sourde.

« Toutefois si vous êtes là pour le travail et que vous proposez encore vos services, je serais intéressé... Dites moi quels sont vos tarifs. »

Il continuait à la dévisager sans trop de vergogne puis prit conscience de ce qu'il était en train de faire et redirigea son regard vers les yeux de la belle soutenant son regard, il pensa que ses yeux devaient paraître noirs en cette heure et n'étant pas tellement éclairés... Calmement il attendait les réponses de la jouvencelle, pensant distraitement aux Dragons d'or dormant dans sa bourse dans les plis de son armure... et au nombre d'années où il n'avait pas pris de bon temps...
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Message Sam 9 Juil 2011 - 0:43

Une autre nuit qui la rapprochait de plus en plus de ses ambitions. Elle voulait s'enfuir avec Edric, ils en avaient discutés lorsqu'un jour, il était venue au bordel pour la voir. Quoi que méfiante, elle ne savait pas si un homme pourrait réellement l'aimer et l'apprécier un jour. N'était-elle dont pas une prostituée de Port-Réal ? Une femme sans avenir, vouée à vendre son corps et ses charmes à des hommes de passages, à des officiers ou à des hommes infidèles afin de survivre et non pas de vivre... Elle faisait ce métier depuis qu'elle avait seize ans – elle ne se rappelait plus exactement de la nuit où elle n'était plus considérée comme pure – mais Maerie se rappelait de la déception qu'elle avait lu sur le visage de sa pauvre tenancière de mère. Elle qui avait souhaité un avenir plus grand, qui avait espéré mieux pour sa fille unique. Voilà qu'elle n'était plus que l'une de ses employées, qui bénéficiait, certes, de plus davantage que les autres filles. Ironie, Maerie était la plus belle d'entre toutes. Du moins, elle était la plus sollicitée. Et heureusement pour elle, Maerie pouvait choisir les hommes qui partageraient son lit. Ce jour-là n'était pas plus différents que les autres : elle s'éveillait aux côtés d'un homme sans nom, sans histoire, qui ne se souviendrait probablement de rien, elle ajoutait deux piécettes d'or à sa bourse et elle retournait dans les cartiers, vagabondant entre les rues, dans l'attente que quelqu'un ne l'aborde.

Mais voilà que cette vie, qui lui avait autrefois donné ce sentiment de liberté, l'étouffait. Des images défilaient dans son esprit et même sis es yeux lui montraient une toute autre réalité, elle parvenait à s'imaginer ses images. Elle avait tellement souhaité avoir des enfants, Maerie aurait tellement voulu connaître l'amour d,un seul homme. Mais le destin en avait voulu autrement, la maladie lui avait volé ses rêves et elle n'aurait jamais d'enfants. Jamais Maerie n'avait suscité l'aide de la mandragore (plante utilisée pour les avortements) depuis qu'elle était une prostituée : jamais un seul bâtard n'était venu s'accrocher à elle pour grandir dans son ventre. Maerie la prostituée de Port-Réal n'était jamais enceinte...

Appuyée contre les murs de pierre d'une des nombres chambres du bordel, sa chambre, elle observait lascivement les autres. Le même spectacle, les mêmes personnages. Le boucher trop saoul, Margeritte la boiteuse qui abordait tout ce qui se passait, Peter le troubadour qui chantait des paroles qui au fil des gorgées, devenaient de plus en plus incohérentes. Étonnement, cela ne l'amusait même pas. Devenait-elle trop vieille ? Allait-elle bientôt administrer le bordel tout comme sa mère ?
Un homme passa devant sa petite maison, Maerie ne le remarqua pas immédiatement, mais quand du coin de l’œil, elle vit qu'il avait ralentit le pas, elle tourna la tête pour lui adressé un sourire timide. Il lui avait rendu son sourire et revenant sur ses pas ; il n'était pas désagréable à regarder. Il devait être plutôt jeune, peut-être plus qu'elle ne l'était. Un homme de passage sans doute puisqu'elle n'avait encore jamais vu son visage dans le coin. Mais cela pouvait être faux, peut-être était-il tout simplement de ses gens qui évite ses cartiers comme si la peste y faisait ravage. Quoi qu'il en soit, il était désormais prêt d'elle et s'adressait à elle pour la toute première fois :

« Hem... Pardonnez mon outrecuidance Damoiselle, mais je ne vois pas de lanterne rouge à votre porte, n'êtes vous donc pas là pour travailler ? Vous habitez ici ? »

Il est vrai que, contrairement aux autres filles du bordel, Maerie ne rassemblait pas à une prostituée. Elle avait beaucoup plus de classe, s'offrant des bijoux et des robes plus jolies avec la maigre bourse qu'elle accumulait. Elle n'était ni vulgaire, ni provocante. Maerie était douce et gentille, elle offrait son aide sans que l'on ne la réclame, mais ses bonnes actions étaient souvent refusés, personne ne voulait être aidé d'une fille de joie... Maerie était timide. Du moins, elle l'était au tout début d,une rencontre. Mais lorsqu'on la connaissait, lorsqu'elle apprenait à connaître son client, lorsqu'elle devenait plus intime, Maerie savait comment garder un homme dans sa chambre, dans son lit. Elle avait même assez de culot pour tenir tête à des femmes plus riches ou des hommes d'influence. Alors qu'elle songeait quoi lui répondre, le jeune homme s'avança vers elle pour lui dire d'une voix plus basse :

« Toutefois si vous êtes là pour le travail et que vous proposez encore vos services, je serais intéressé... Dites moi quels sont vos tarifs. »

Maerie lui souri et baissa la tête un instant sans effacer son sourire. Même si elle était d'humeur massacrante, elle en devait pas oubliée que sans cela, sans ce métier, elle ne pourrait jamais quitter Port-Réal avec Edric. Il était un forgeron, mais son salaire ne leur permettrait jamais de s'enfuir. Elle avait donc décidé de l,aider, sans le consulter, la moitié de ses économies n'étaient accumulés que pour cela. Le regard brûlant du jeune homme l'observait, comme tant d'autres avant lui, le corps de Maerie lui plaisait. C'était rassurant, Maerie continuait de plaire aux hommes. Elle leva donc la tête pour dirigé ses yeux dans les siens et lui dire, d'une voix toute aussi basse, aussi douce que l'aurait été caresse :

« Bien que la lumière ne soit pas allumée, sachez que mes services vous seront toujours offerts... trois pièce de cerfs d'argent seront suffisantes pour vous ...»


Les autres jalousent savaient alors, tandis que Maerie ouvrait la porte de sa chambre, que cet homme avait trouvé son accompagnatrice pour la nuit. Si le tarif qu'elle offrait lui était raisonnable, ils pourraient ensuite entrer dans la chambre. D'ailleurs, Maerie y entra et s'en alla s'asseoir près d'une petite table de bois, coiffant ses longs cheveux sombres à l'aide de ses doigts.

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Message Sam 9 Juil 2011 - 10:06

Trois pièces de cerfs d'argent... Ainsi elle avait parlé puis ouvert la porte de sa maison avant d'aller s'y asseoir pour l'attendre et savoir si il acceptait. Sa voix avait été une caresse sur lui et ses yeux se posant sur sa personne comme deux lumières dans cette ruelle si sombre, elle se détachait vraiment du lot qu'il venait de croiser plus avant, plus simple et plus naturelle ; Jorah avait même cru bon de penser qu'elle n'était pas une prostituée. Il adressa une dernière pensée à Alysane qui ne le trouverait pas à secouer le matin quand elle allait entrer le matin et inspecter sa couche ce qui fit naître chez lui un sourire et même un léger rire qui passa la barrière de ses lèvres. Il fit quelques pas et entra dans la demeure de la belle, refermant la porte derrière lui.

Elle était là, assise à une table, éclairée par une bougie, le soir avait fini par laisser place à la nuit, on entendait encore les cris étouffés du joyeux brouhaha dans la rue avec les bruits de bouteilles cassées et les chants gras et incohérents qui étaient si souvent avortés. Jorah fit quelques pas pour s'approcher d'elle, cherchant dans les replis de son armure sa bourse contenant son argent, fourrageant bruyamment causant quelques bruits d'acier. Il trouva la bourse et reprit sa fouille, tirant de celle ci les trois cerfs d'argent les posant sur la table devant lui. Son sourire avenant s'était effacé devant son naturel calme, il déglutit avec bruit, cela faisait si longtemps maintenant. Sa bourse retourna à sa place dans les plis de son armure alors que sa voix rauque passa ses lèvres.

« Permettez moi de vous demander votre nom Damoiselle et permettez moi de me fendre d'un compliment... laissez moi vous dire que vous êtes... différente de toutes les autres que j'ai croisées avant vous...  On a sans doute dû vous le répéter sans cesse, je ne suis pas le premier. C'est à se demander comment une Dame comme vous peut être une prostituée... »


Il croisa son regard et lui adressa un sourire en la voyant on en oublierait presque que des hommes se succédaient entre ses cuisses, c'était comme si elle était la pomme rouge parmi toutes les vertes. Il se reprit se tirant de ses interminables réflexions et entreprit de se présenter se raclant la gorge.

« Je me nomme Jorah Snow, comme vous avez pu le deviner je viens du Nord, j'appartiens à la maison Mormont. »

Pourquoi en disait il autant, d'habitude il ne disait rien de lui, à croire que cette femme avait quelque chose en elle pour glaner les informations. Il se maudit mentalement et se fit la promesse de garder sa langue pour lui, du moins en ce qui s'agissait de la parole. Elle devait sans nul doute posséder une autre facette, si elle était ancienne dans ce bordel alors elle devait être un vrai puits d'informations. Il se reprit et ne se départit pas de son sourire, lui tendant la main murmurant.

« Si la somme et le nom que je vous ais donnés vous satisfait que diriez vous de me montrer le chemin de votre couche ? »

En y repensant, il n'avait partagé la couche d'une femme que de façon très sporadique, la vie au foyer Mormont et la surveillance maintenue de Lady Jorelle et d'Alysane, ainsi qu'une certaine possessivité de celle ci, l'avait empêché de pouvoir satisfaire ce besoin autant qu'il le désirait. Aussi se sentait il un peu nerveux, cette dame devait avoir à peu près son âge si ce n'était plus jeune et elle devait être, surtout, beaucoup plus expérimentée que lui dans ce domaine. De son temps sur l'île aux Ours il avait plutôt développé un talent pour l'astiquage des épées que la flagornerie des jouvencelles. Il retira son gant qui était encore poisseux et tâché des mésaventures de sa sœur pour laisser entrevoir une main calleuse qui avait maniée des armes toute sa vie, portant des cicatrices par endroits plus ou moins fraîches.

Dehors le bruit se faisait moins entendre, à croire qu'ils étaient tous en train dé décuver maintenant, accolés à l'envi, ronflant les uns contre les autres. Jorah s'en satisfait mentalement, il n'imaginait pas être dérangé par un cri ou quoique ce soit du reste. L'image de sa sœur poussant la porte comme une furie lui vint à l'esprit, représentation mentale qu'il ne chercha pas à faire aller plus loin de peur de se sauver lui même en courant de la maison. En attendant, il était toujours là, main tendue vers elle, tentant de produire un sourire charmeur désireux que la belle se lève de son siège.

« Ma Dame ? »
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Message Sam 9 Juil 2011 - 13:35

­Dame Maerie... Bien que cela la faisait rêver, jamais Maerie ne pourrait porter un tel titre. Sa naissance ne lui apporterait jamais plus que le titre de prostituée, peut-être serait-elle un jour tenancière comme sa mère, mais c'était encore à voir. Même si elle épousait Edric Flowers, le forgeron, sa réputation de prostituée la rattraperait toujours. C'est pourquoi elle voulait s'enfuir, elle ne voulait plus revoir Port-Réal. Sa mère et les autres filles du bordel lui manqueraient. Horriblement d'ailleurs, puisqu'elles avaient été la seule famille qu'elle n'aie jamais connu. Sa chambre n'avait qu'un très faible ameublement. Pourtant, c'était très grand. Sa chambre donnait d'abord sur une pièce centrale, une petite cheminée contre le mur du fond. Une fenêtre juste à côté de la porte permettait à la lumière du jour d'éclairer la pièce; la nuit, cette lueur était remplacée par celle des chandelles disposée sur les deux tables de la pièce. Une table faisait office de petit meuble de beauté, là où la prostituée pouvait se coiffer et se laver. L'autre table était plus basse, on ne savait pas vraiment son rôle, mais elle était là.

Le jeune homme était donc entré dans la chambre, refermant la porte. Maerie ne dit rien, elle continuait simplement de se coiffer, l'oreille à l'écoute. Certains clients étaient plus difficiles que d'autres, plus violents et plus brusques. Elle craignait toujours d'être surprise par l'un d'eux, attaquée et brusquée. Mais Maerie était plus douce que toute les autres filles du bordel, plus sensible. C'était probablement ce qui faisait son charme et qui plaisait tant aux autres hommes... Du coin de l’œil, elle vit la main du jeune homme s'approcher et déposer trois cerfs d'argent sur la table. Il était rare que l'on paye avant. Elle fut donc étonnée de voir la couleur de l'argent sans qu'elle n'eut à écarter les cuisses. Elle tourna donc la tête, puis le reste du bassin vers le garçon debout devant elle. Maerie lui souri, séduite de ne pas le savoir comme les autres rustres du cartier :

« Permettez moi de vous demander votre nom Damoiselle et permettez moi de me fendre d'un compliment... laissez moi vous dire que vous êtes... différente de toutes les autres que j'ai croisées avant vous... On a sans doute dû vous le répéter sans cesse, je ne suis pas le premier. C'est à se demander comment une Dame comme vous peut être une prostituée... »

Malgré elle, ses oreilles et ses joues se sont teintées de rouge. On ne lui avait que très rarement adressé la parole de telle sorte. Habituellement, on se contentait de quelques raillerie pendant que la nuit s'avançait, mais sans plus. On ne s'intéressait jamais à elle personnellement, mais plus à son corps. On apprenait son nom grâce aux autres filles de joie, qui l'interpellait lorsqu'on demandait ''la jolie brunette''. Le jeune homme, probablement un guerrier à la vue de son armure, ne quittait pas son regard et Maerie se sentit rapidement gênée d'une telle attention. Toutefois, elle ne chercha pas à fuir ses yeux, il était son client pour la soirée et si elle désirait le revoir et bénéficier de sa compagnie plus souvent, il fallait que Maerie soit en mesure de l'accrochée dès la première fois, comme cela avait été souvent le cas pour d'autres hommes avant lui.

« Je me nomme Jorah Snow, comme vous avez pu le deviner je viens du Nord, j'appartiens à la maison Mormont. »

Un autre détail qu'elle n'était pas souvent en mesure d'entendre ; combien d'hommes avant lui s'étaient ainsi confié à elle ? Très peu, bien qu'elle en connaissait plus depuis les années, si Maerie désirait connaître quelque chose d'un client, généralement, s'était à elle d'en faire les démarches. Cependant, jamais Maerie n'avait entendu parlé de la maison Mormont. Même si le nom lui était familier, elle ne parvenait à accrocher aucun visage à cette maison. Et bien tant pis, elle ne s'y acharnerait pas, du moins, pas ce soir. Elle avait bien mieux à faire. Souriant, elle s'adressa une seconde fois à lui, sa voix aussi douce qu'auparavant :

« Je m'appelle Maerie, juste Maerie. Il n'y a jamais eu de ''Dame'', jamais eut autant de respect ou de tel titre. Et même si je semble différente des autres filles du bordel, la vie m'a réservé le même dessin qu'elles. Mais je vous remercie sir Snow d'un si gentil compliment. »

Il lui souri à son tour et lui tend la main et Maerie observe cette curieuse réaction d'un œil prudent :

« Si la somme et le nom que je vous ais donnés vous satisfait que diriez vous de me montrer le chemin de votre couche ? »

Un instant encore, elle hésitait. Pourquoi lui offrait-il de si bonnes manières, pourquoi était-il si gentil ? Manigançait-il quelque chose ? Bien sûr que non, à son sens, Maerie n'avait vu aucune malice dans ses yeux, aucune mauvaises intentions n'avaient trahi ses gestes jusqu'à présent. Était-il possible que des hommes puissent être agréable avec une prostituée ? Les bruits extérieurs s'étaient apaisées, comme à tous les soirs, lorsque l'alcool avait fait son effet. Et alors qu'elle songeait à tous ses hommes qui se couchaient auprès de leurs femmes, Maerie eut un pincement au cœur en songeant à Edric qui se couchait seul...

« Ma Dame ? »

Maerie chassa rapidement ses idées de sa tête pour se consacrer à celui qui pour la soirée, était sien. Alors, elle lui adressa un petit sourire en attrapant sa main. Il l'aida donc à se lever et Maerie le quitta jusqu'à une petite porte entre-ouverte. La deuxième pièce et la dernière, qui constituait ses petits appartements. Là, elle ouvrit la porte pour lui présenté un lit plus grand que la normal. Bien qu'il n'était pas à l'image des lits que devait posséder les nobles, il n'en restait pas moins grand et confortable. Maerie relâcha sa main et s'en alla vers la table près du lit pour allumer les chandelles qui y dormaient. Elle se dirigea ensuite vers les fenêtres pour fermer les volets. Par soucis de confort, pour plus d'intimider. Rares étaient les hommes qui voulaient être vu ou reconnu en présent d'une prostituée.
Elle observa ensuite un instant l'homme qui se tenait devant la porte. Puis elle s'avança vers lui et puis déposa ses mains sur son armure :

« Laissez-moi vous aider... »
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Message Sam 9 Juil 2011 - 15:23

Elle l'emmena jusqu'à sa chambre, là elle le laisse un temps pour fermer les volets et créer une bulle d'intimité autour d'eux. Pendant ce temps il retirait son dernier gant laissant voir une main tout aussi calleuse et couverte de cicatrices que son autre main. Maerie donc, s'approcha de lui posant les mains sur son armure, il eut le loisir de la détailler autant qu'il le désirait, elle était vraiment belle, il sentait qu'il allait passer une excellente nuit. Lentement il commença à défaire les lanières de cuir qui retenaient les pièces de métal sur ses épaules, qui tombèrent dans bruissement d'acier qui trancha avec le silence qui s'était installé. Ils retirèrent son armure en cuir qui elle aussi alla rejoindre les épaulettes en métal, puis ce fut le tour des canons d'avant bras, après cela les mains de Jorah encadrèrent les joues de Maerie, approchant son visage du sien, déposant un léger baiser sur ses lèvres. Ses mains quittèrent ses joues pour aller enlever sa cotte de maille. Il était maintenant en légère tenue de coton noir, son visage se fendit d'un léger sourire, c'était Alysane qui l'avait rasé, ses joues étaient à peu près préservées, il subsistait encore une légère ombre noire sur ses joues et son menton qui couvrait parfois les cicatrices des derniers combats. Il passa un doigt sur l'échancrure de sa poitrine avant de dénouer son corset dans un geste rapide. Celui ci rejoint le sol à son tour, Jorah déglutit, ne pouvant la quitter des yeux, elle était vraiment différente des femmes du Nord.

Sa tunique noire subit le même sort, il se trouvait torse nu devant elle, ses muscles brillant à la lueur des chandelles de Maerie. Il portait des cicatrices des combats qu'il avait dû mener en vingt huit ans, certaines étaient dues à ses propres demi sœurs, surtout à Alysane, les plus vieilles tenait des plus horribles moments de sa jeunesse, quand Lady Jorelle n'avait pas encore ses filles et ne supportait pas de le voir. Et là, sur son épaule... Le tatouage, tatouage qu'il avait fait avec Alysane, le soir qui précédait son départ. Elle l'avait fait lui même, en réponse à celui qu'il avait gravé au creux de ses reins. C'était leur signe, leur lien, c'était un secret qu'il gardait avec elle. Il eut un sourire gêné et murmura.

« Je ne suis peut être pas à votre goût, vous avez sans doute connu mieux... »

Lentement, tentant d'être le plus délicat possible, il retira son corsage, se délectant de ce qu'il voyait. Il ne regrettait vraiment pas d'avoir déposé ces cerfs d'argent sur la table, ce qu'il voyait en valait nettement le prix. Soudain, sans crier gare, il la prit dans ses bras, elle était plus légère qu'une Mormont dans la force de l'âge. Un léger rire passa ses lèvres se souvenant qu'il était incapable de porter l'une de ses demis sœurs. Il avança de quelques pas et la déposa avec douceur sur le lit, sa chevelure brune faisant comme une auréole sur les draps.

« J'espère que vous n'allez pas vous offenser que je prennes quelques... initiatives Maerie. »

Il retira ses bottes et monta sur le lit, se tenant au dessus d'elle à quatre pattes, avançant à son niveau, un sourire qui voulait en dire long sur son visage. Ses doigts la débarrassèrent de sa robe, finissant de l'effeuiller entièrement. Aucune marque, aucun tatouage, aucune blessure ne venait entacher ce tableau qu'il avait sous les yeux. Un murmure plaisant passa la barrière de ses lèvres, le ton était sourd et empli de désir.

« Un véritable joyau... »


Ses lèvres vinrent se poser sur la blancheur de son cou, alors que sa main vint saisir sa cuisse, exerçant malgré lui une pression proportionnelle à l'intensité du baiser qu'il lui prodiguait. Cela faisait tellement longtemps qu'il ne s'était pas accordé ce plaisir, et là, avec une partenaire de choix qui plus est, il comptait en profiter jusqu'à la dernière goutte. Ses braies commençaient à devenir un peu trop étroites pour lui alors qu'il murmurait dans un sourire à son oreille.

« Montrez moi donc ce que vous savez faire Dame Maerie... »


Il se doutait bien que ce qu'elle allait lui proposer allait forcément dépasser ce qu'il avait déjà connu dans le Nord. Il espérait également qu'à l'issue de cette nuit il n'allait pas entendre dans tout Port Réal des ragots sur lui disant que les hommes du Nord étaient ce qu'on pouvait trouver de plus horrible et rustre quand il s'agissait de leur couche et de leur femmes...
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Message Dim 10 Juil 2011 - 16:54

Il l'avait embrassé. Bien évidemment, il avait payé pour cela, mais il arrivait parfois que certains hommes ne touchent ses lèvres. Très souvent, on la payait pour son corps, par pour sa tendresse. Mais ce baiser était la preuve que ce jeune homme désirait autant de tendresse qu'elle. Alors, elle lui rendit doucement son baiser, ses yeux se plongeant dans son regard sombre. Retirer l'armure de ce jeune homme ne fut pas très long, bien qu'il y ai plusieurs couches. Mais combien de fois avait-elle vu des scènes semblables ? Probablement trop pour une seule femme. Évidemment, Maerie s'entendait à retrouver plusieurs blessures pour un homme comme lui ; une telle armure impliquait qu'il aie croisé le fer plus d'une fois. Elle remarqua donc quelques blessures et cicatrices, mais rien de très préoccupant, rien de similaires à ces hommes de combats qu'elle avait déjà eu à satisfaire. Il était même très bien conservé. Ses doigts ont effleurés un instant le tatouage sur son épaule. Curieuse, elle n'en voyait que très rarement.Ce genre de tatouage étaient souvent vu chez les hommes de région, les membres de grandes tribus. Sir Jorah eut un petit sourire gêné alors qu'il laissait ses paroles brisé le silence de la chambre :

« Je ne suis peut être pas à votre goût, vous avez sans doute connu mieux... »

Elle ne lui répondit pas. Elle avait connu et vu tellement de corps avant le sien qu'il était impossible pour elle de dire lesquels elle avait préféré. Comme il se s'agissait jamais de passion amoureuse, jamais d'un sentiment partagé, Maerie n'éprouvait que très rarement de l'affection pour ses hommes. Bien entendu, son métier nécessitait qu'elle soit une bonne comédienne. Mais c'est tout juste si, quelques fois, elle n'avait qu'un frisson. Tous ses amants, tous différents, il n'y avait jamais eut une expérience semblable, pourtant il s'agissait toujours de la même exercice. Maerie le rassura d'un petit sourire. Alors hésitant, les mains de sir Jorah s'avancèrent jusqu'à elle, retirant le corsage de sa robe. Ses yeux brûlant se posaient sur sa peau pâle, comme affamé. Maerie incapable de résister à autant de désir. Il la serra dans ses bras, étonnée qu'elle soit si légère entre ses bras. Il était beaucoup plus fort qu'il ne le laissait paraître... La prostituée fut étonnée, mais ne dit rien. Elle se laissa guider jusqu'à son lit, où Jorah la coucha. Ses longs cheveux sombres se sont alors rependu sur le matelas, comme une aréole.

Elle fut finalement nue. Contrairement au jeune homme, elle avait très peu de vêtement à retirer. Et Jorah contemplait le corps de Maeire comme un aventurier devant un trésor. Il faut dire que Maerie prenait soin de son corps. Contrairement aux autres filles du bordel, elle se lavait tous les jours et était attentive quant aux besoins de son corps. C'est pourquoi elle était peut-être plus désirable encore.

« Un véritable joyau... »

Maerie souri alors que le visage de Jorah se penchait vers son cou pour l'embrasser tendrement. Les mains de Maerie ont d'abord caressé ses cheveux bruns, puis, lorsqu'elle sentit la main de Jorah s'emparer de sa cuisse, elle quitta ses cheveux pour caresser le bas de son dos. Le désir en lui s'intensifiait et comme Maerie, elle se laissa bientôt abandonné à ce jeu de passion. Lorsqu'il vint murmuré à son oreille qu'il voulait voir ce dont elle était capable, Maerie souri malicieusement et le reverse brusquement. Les positions étaient inversées, elle dessus lui dessous. Ses longs cheveux sombres viennent caresser son torse nu et ses mains s'y sont baladés rapidement avant qu'elle ne se penche vers l'avant pour capturer ses lèvres de nouveau. Elle aurait aimé faire durer le baiser, mais ses lèvres descendirent dans son cou, puis sur son torse. Elle s'y arrêta et habilement, comme si elle avait toujours fait cela, ses mains ont glissés jusqu'aux hanches du garçon et elle retira ses pantalons de cuire. À quatre pattes au-dessus de lui, Maerie demanda alors d'un ton plus rauque :

« Que vous ferrait-il plaisir, sir Snow ? »
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Message Dim 10 Juil 2011 - 22:53

« Ce que je désire ma Dame ?... »

Un sourire passa sur son visage, il estimait que depuis le temps qu'il n'avait pas touché à une femme, les dernières minutes qu'il avait passées valaient larguement les cerfs d'argent qu'il avait déposé sur la table, aussi, il se redressa quelque peu, contractant ses muscles et posa ses lèvres sur son cou. Un léger rire parvint à l'oreille de Maerie ainsi qu'un murmure.

« Et bien... Surprenez moi... »

Il laissa retomber sa tête lourdement sur l'oreiller. Elle l'avait déjà délesté de ses braies et semblait vouloir prendre le contrôle de la situation. Jorah ne demandait qu'à voir ce dont elle était capable, les femmes du Nord ne brillaient pas par leur diversité et Maerie était nettement plus expérimentée qu'elles toutes réunies. Elle était au dessus de lui, ses yeux dans les siens, il se demandait ce qu'elle allait lui donner. Avait il bien fait en lui laissant le libre choix ? Bah il le verrait en temps voulu, plus les minutes avançaient plus ses pensées parasites s'effaçaient dans sa tête. Ses mains coururent sur ses hanches, il ne pouvait pas détacher ses yeux des siens. Incroyable qu'une jeune femme de sa trempe était prostituée, elle n'avait pas essayé de rencontrer un Lord qui aurait eu de l'argent et qui aurait pu l'élever socialement ?

Sa main tremblait quelque peu quand il effleura sa poitrine. Il ne pouvait s'ôter de la tête que, même si il avait payé, il n'était pas à sa place ici. Quel mal y avait il à cela ? Pourquoi un bâtard ne pouvait il toucher une prostituée ? Etait ce à cause des idées que Lady Jorelle avait mises dans sa tête durant son enfance ? Cette femme, le chemin avant qu'elle l'ait toléré avait été si long... Il n'osait même pas penser ce qu'aurait été sa vie si Alysane n'avait pas cassé les pieds de tout le monde et continuait encore à le faire pour qu'il soit considéré comme l'un des leurs.

Il cligna des yeux et se reconcentra sur ce qu'il était en train de faire, l'ombre apparue sur son visage avait disparue alors qu'il contractait ses muscles pour relever le haut de son corps, caressant sa joue de sa main calleuse, allant chercher ses lèvres alors que son autre main serrait sa cuisse plus ou moins fort selon les vagues de plaisir le traversant. Une étincelle de désir de plus s'alluma dans son esprit lorsqu'il murmura.

« Je suis à vous... faites ce que vous voulez et ce que vous jugez bon... pour moi... C'est vous la professionnelle... »

Une nouvelle fois il ne put tenir plus longtemps et retomba dans un « pof » sonore sur la couche, ses mains caressaient sa peau, s'enivrant de ce qu'il touchait, ce qu'il voyait et ce qu'il sentait. Il se bénit mentalement d'avoir eu le courage de fausser compagnie à sa sœur et de filer dans cette rue où elle se trouvait. Il remit dans un geste maladroit les cheveux de Maerie derrière son oreille, ceux ci cachant son visage. Il se doutait bien qu'il passait pour le plus pleutre de ses clients, n'osant même pas la toucher, la regarder, il avait l'impression de violer quelque chose...

« Je suis un couard... »

Il se redit compte de ce qu'il venait de dire au moment où les mots avaient déjà quitté ses lèvres. Lui qui affrontait sans trembler les ennemis, les animaux et même ses demi sœurs, il se sentait comme démuni face à elle, et pourtant elle n'était pas la première femme à partager sa couche ; mais quelque chose en elle semblait presque sacré... Il avait du mal à comprendre ses propres pensées. Pour se rattraper il prit son sein dans une main, le caressant doucement, il voulait lui montrer qu'il avait un peu de charme à revendre tout de même. Le désir montait lentement en lui, rendant ses gestes encore plus maladroits et sa respiration de plus en plus saccadée. Sa main se saisit de la taille de Maerie, profitant de sa force pour lui imprimer un léger mouvement de descente et l'attirer contre lui.
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Les filles de joies sont des femmes du monde à l'état brut... [PV Maerie]

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