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Guerre de religion [Alysane]

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Message Mar 9 Avr 2013 - 20:11

L'automne, la saison rude, celle que personne n'aime, celle qui annonce l'hiver. Une situation d'attente légèrement instable que peu d'homme aiment. Il vaut mieux être dans la panade que de la voire venir. Personne n'aime attendre. Heward en tout cas n'aimait pas attendre, il n'aimait pas cette situation d'entre saisons, il n'aimait pas les vents et les pluies incessantes qui battaient Dulceport en ces périodes. Il ne savait jamais si ceux qui suivraient seraient plus puissants ou non. Il ne savait jamais si la météo serait clémente à la sortie des navires ou non.
Car oui c'était en ce moment bien là sa seule et unique préoccupation, la mer. Toujours et encore l'océan. Il était maître de Dulceport depuis maintenant environ six mois. Plus ou moins il avait arrêté de compter. Ce qui se révélait comme étant l'une des grandes épreuves de sa vie venait finalement de se retrouver comme devenant une routine. Ce n'était pas un grand lord, pas vraiment, pas forcément un bon. En fait la plus part de ses fonctions journalières, il s'était contenter de les déléguer et ça malgré les accroches avec son frère Renaud qui lui reprochait encore et toujours de ne pas faire le maximum. Au contraire, Heward prouvait chaque jours qu'il était loin d'être un Lord digne de ses aïeuls. Il le savait, il n'en avait cure.
Ce n'était pas vraiment sa faute. Enfin c'est ce qu'il se disait pour soulager sa conscience. Il avait essayé au début, il avait pris sur lui, avait traversé, des épreuves, avait même fait face au fonctionnariat du trône de fer. Mais ce monde n'était pas pour lui.
Enfin qu'importait, Lord un jour Lord toujours. Il était libre de choisir en ses terres, il choisissait donc. Et qu'importe ce que l'on pensait de lui.

Et pourtant et pourtant, si tout ses détracteurs savaient seulement ce qui se passait dans l'esprit du seigneurs. Si tous savait faire la différence entre ce qu'il croyait être une fainéantise abusive et une fatalité propre à l'aîné Solverre. Car oui, il ne le faisait pas par plaisir, il ne passait pas ses journées à naviguer ou enfermer à Sept-Tours par volonté, juste par abandon. Au point qu'il en perdait même le plaisir de vaquer à ses occupations habituelles. Et les choses n'allaient guère en s'arrangeant.
Au point que brisé par la routine et l'ennuie le Solverre était venu se réfugier dans le dernier abri qu'il connaissait. La foi des Sept. En bon Solverre qu'il était c'est dans la prière qu'il cherchait la réponse à ses questions, réponse qui ne venait jamais.

Il multipliait de plus en plus ses allers et retours, les amis de son père au Grand Septuaire étaient devenus les siens. Les Saintetés l'acceptaient toujours en entretiens, vieille tradition, Solverre et Septuaire avaient toujours été lié. Dans des jardins ou dans des appartements, à travers même les ailes du Grand Septuaire. Ils se baladaient avec les plus hauts représentant de la religion de Westeros, ouvrant son âme à un salut qu'il espérait trouver dans de sages paroles.
Jamais rien ne venait et les vieux hommes se contredisaient bien souvent, ne conseillant qu'une chose s'en remettre aux Sept facettes.
Martyn lui même, son propre frère n'était pas d'une grande utilité. Lui continuait tout autant à promulguer de grande idéologie à la limite d'un certain extrémisme.

C'est dans cette même situation que l'on retrouve le Lord Solverre qui venait tout juste de quitter son Septon de frère. Il venait de sortir sur la grande place de marbre blanc qui formait la devanture majestueuse du grand Septuaire. L'ai était froid, comme d'habitude, le ciel était gris, comme d'habitude semblable à son humeur, semblable à son esprit, à une descente aux Sept enfers.

L'esprit dans le brouillard, il avançait sans trop regarder où il se dirigeait. De toute façon il avait tellement de fois arpenté cette endroit qu'il le connaissait comme le revers de sa main. Et soudain ce fut le choc qui le sortit de ses pensées. Son épaule drapé de son manteau d'or heurta assez violemment celle de quelqu'un et sûrement de quelqu'un de plutôt robuste, dans le genre bon gros marin de taverne, vu la manière donc le choc envoya légèrement valser le lord déséquilibré. Par réflexe et par bonheur il se rattrapa rapidement sur un pied et quand son regard se releva pour franchir la barrière de ses bouclettes de cheveux noirs qui l'aveuglaient alors, il tomba surpris sur une femme totalement paré de peaux de bêtes.


Les Sept me pardonnent. Je regarderais face à moi la prochaine fois. Nous dirons simplement que l'Aïeul a voulu m'apprendre à relever la tête lorsque j'avance. Il faut croire qu'en ce moment j'ai besoin de leçon pour tout. Mais qu'importe. Vous allez bien ?
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Alysane Mormont
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Message Mer 10 Avr 2013 - 16:14

     Voilà quelques jours que la jeune Mormont était arrivée en ville, elle avait encore beaucoup de mal à se faire à ce changement étrange de mode de vie. Dans le Nord les gens ne se vêtaient pas de la même manière, ils n'étaient pas aussi « précieux ». Dans les Terres gelées qui représentaient la vie de la jeune femme, les habitaient ne s'habillaient qu'avec des tenues pratiques, qui pouvaient permettre la survie et non des tissus et étoffes aussi légères que le murmure du vent. La Mormont n'aimait pas les gens qui habitaient dans cette ville, ils étaient comme des oiseaux exotiques dont la jeune femme avait entendu parler, ils ne représentaient rien d'utile, simplement de décoratif. Alysane, dans sa tenue de guerrière et couverte de sa peau d'ours par-dessus le marché, tranchait étrangement avec les femmes de cet endroit, elle était aussi brute et barbare qu'elles étaient précieuses et séduisantes. Jorah, son frère bâtard, lui avait mainte fois dit qu'elle n'avait nul besoin de beaux atours et des bijoux des femmes du Bief ou des femmes de la cour royale, pour avoir les qualités qu'elle possédait, mais être ainsi dévisagée par ces femmes aux habits loufoques, l'agaçait au plus haut point. Pour qui se prenaient-elles toutes à la regarder avec un sourire sur leurs lèvres trop maquillées ? Elles s'imaginaient peut-être être supérieures à la Mormont parce qu'elles savaient faire tourner la tête des chevaliers ? Alysane leur tranchait la tête, elle ne la faisait pas tourner, même si au fond d'elle, elle n'avait encore jamais tué aucun de ses adversaires. La combattante n'avait jamais porté d'attention à son statut de femme, elle était une fière combattante du Nord et n'avait aucun intérêt pour les choses futiles telles que celles de trouver un époux et de fonder une famille. Devenir l'épouse d'un chevalier ou d'un lord, très peu pour elle ! La jeune femme préférait amplement faire profiter sa famille de ses talents au maniement de la hache, que de donner des petits-enfants à son père et pour tout dire, ce dernier préférait amplement la voir agir ainsi si sa descendance devait avoir la même tête brûlée qu'elle.

     Alysane n'était pas femme à sa laisser marcher sur les pieds, ainsi, lorsqu'elle croisa une nouvelle fois une de ces femmes vêtu avec goût, la demoiselle la poignarda, au sens figuratif du terme, de son regard ambré et l'autre détourna le regard avec rapidité, tout en poussant un léger cri de surprise et d'effroi. Alysane la terrible, elle ne put empêcher un sourire amusé et satisfait de naître sur ses lèvres, pour qui est-ce qu'elles se prenaient ? Une Mormont n'était pas une femme comme une autre, elles l'apprendraient assez tôt. La jeune Nordienne se souvenait encore très bien de se rencontre avec un homme, quelques temps auparavant, il avait été assez patient pour comprendre le caractère de la demoiselle, bien que la tâche avait été simplifié pour lui, après tout il était lui-même Nordien et par conséquent, savait comment prendre les femmes de cette région, plus particulièrement les descendantes Mormont. Maege possédait un caractère tout aussi vif que celui de sa cadette, bien que cette dernière était la seule avoir osé se lancer réellement dans l'aventure, les cinq autres sœurs étaient restées dans la maison natale de leur famille. Cela avait été extrêmement dur au début, pour Alysane, de se faire à l'idée qu'elle n'allait pas revoir les contrées nordiques avant très longtemps, mais tout compte fait, après quelques semaines de marche et d'éloignement, elle avoir sauté le pas, inutile de penser à de telles choses alors que ça n'y changerait rien. De plus, les découvertes qu'elle faisait au fil du temps valaient bien quelques sacrifices. Il fallait souffrir pour grandir, le véritable adage était souffrir pour être belle, mais la Mormont se moquait de son apparence physique, peu lui importait sa savoir si l'on trouvait son visage attrayant ou repoussant, elle voulait juste qu'on reconnaisse ses qualités martiales.

     La jeune femme n'avait pas prié les Anciens Dieux depuis quelques temps à présent, habituellement lorsqu'elle était dans le Nord, la combattante le faisait quasiment chaque jour. Plusieurs fois par semaine en tous les cas, mais ici, c'était différent. Les habitants de Port Réal croyaient en sept dieux, c'était tellement différent de la religion qu'elle connaissait elle-même, que la demoiselle n'avait pas osé mettre le pied, ou plutôt la tête, dans un endroit dédié au culte des Sept. Difficile changement de vie et d'entourage, mais Alysane essayait de s'y faire et bien que cela se révélait très dur, elle y arrivait au fur et à mesure. La jeune femme avait élu domicile dans une petite auberge de Culpucier ou l'argent était plutôt prompt à disparaître, mais pas dans sa bourse bien heureusement, elle veillait attentivement sur ses affaires, ne tenant pas à être dépouillée sans avoir le temps de respirer. Le paiement exigé par le propriétaire du bâtiment était plus exorbitant lorsqu'on regardait ce qu'il offrait en contrepartie. Un minable matelas rembourré de paille qui bougerait certainement seul s'il n'était pas accroché au sol, un coffre ou poser ses affaires, ce que la belle ne faisait pas étant donné que la serrure était brisée, un pichet pour y mettre de l'eau ou une araignée avait élu domicile et la cerise sur le gâteau, une table sans chaise pour lui permettre d'écrire, alors que la Nordienne était sûre que le patron de l'auberge ne savait même pas écrire son nom. Mais la Nordienne n'avait malheureusement pas trop le choix, elle avait donc par conséquent été obligée de payer le prix demandé pour avoir l'insigne honneur de dormir dans un tel endroit, mais c'était à charge de revanche, elle n'oubliait jamais une telle chose. La demoiselle s'était donc levée de bonne heure, elle avait pendant quelques temps prié pour elle-même, sans bois sacré certes, mais cela la reposait un peu, puis elle était descendue à l'étage inférieur pour demander de quoi se restaurer à l'aubergiste qui lui avait rapidement apporté un pain accompagné d'un breuvage qu'elle ne saurait identifier.

     Après un petit moment passé à déjeuner, la jeune femme se dirigea vers la sortie pour aller visiter les environs, même après quelques temps passés ici, elle n'avait pas encore eut l'occasion de visiter tous les lieux qui la séduisaient. Par conséquent, Alysane opta pour se diriger vers le septuaire de Baelor afin de se renseigner un peu sur ce fameux culte. C'était une manière de pouvoir dire à Meera qu'elle aurait vu ce magnifique endroit lorsqu'elle rentrerait dans le Nord, car elle y rentrerait, c'était une chose certaine. L'expédition ne prit pas longtemps, la jeune combattante y arriva en une vingtaine de minutes après s'être trompée seulement une fois de chemin. Elle commença à contempler tout ce qui était à portée de regard, alternant entre une moue de réflexion et une expression contrariée. Les Anciens Dieux ne demandaient qu'un bois où prier tandis que les Sept appréciaient apparemment la richesse. Drôles de traditions ! Mais la Nordienne n'eut guère le temps de s'attarder sur sa contemplation, car bientôt quelqu'un la percuta avec violence, l'obligeant à reculer sous le choc. Mais apparemment l'autre avait davantage souffert qu'elle et lorsque le regard ambré de la brune se posa sur l'individu, elle n'en fut pas surprise. Un chevalier certainement, s'il était Bieffois, la jeune femme n'en serait même pas étonnée ! Il s'adressa alors à elle comme si elle était une chose fragile et le minois de la guerrière se marqua d'une contrariété évidente. Elle s'approcha de l'inconnu d'un air peu amène avant de l'admonester.

     ▬ Bien évidemment ! Je ne suis pas une frêle donzelle comme vous, il en faut plus que ça pour me blesser ! Le pauvre ne lui avait rien fait, mais ses mauvaises journées précédentes gâtaient encore davantage son humeur déjà peu amène au naturel. Quant à vos Sept, inutile de les invoquer, s'ils ne s'intéressent qu'aux riches capables de leur offrir une telle débauche de richesse, ils ne trouveront rien chez moi ! Elle souffla d'un air contrarié. Parlez de choses que je comprends, je ne vois pas de qui vous faites état alors inutile de chercher à dissimuler votre manque d'attention derrière vos prétendues divinités ! »

     S'en prendre à un inconnu dans le lieu dédié à ses dieux n'était pas forcément une bonne chose, mais peu lui importait. Elle ne réfléchissait jamais avant d'agir.


Le chant des druides si clair et si limpide, c'est le chant des druides. Mais le chant des druides agit tel un fluide, apprends à l'écouter il te servira comme un guide, pour raconter des contes et des histoires de chevalerie, de grandes batailles de monstres et de tours de magie, c'est l'âme celtique, historique, antique. ✤ ©️ Le Chant des Druides, Manau
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Message Sam 13 Avr 2013 - 23:42

Apparemment la brutasse qu'il venait de se prendre en pleine face n'en avait pas que l'air mais aussi le caractère. A peine avait il le temps de bien se remettre de ses émotions que voilà que la demoiselle – si elle en était vraiment une car pour le coup, il faut bien avouer que l'on pouvait avoir un doute légitime – laissait sous entendre en crachant un venin agressif que le Lord étoilé se trouverait être plus féminin qu'elle. En même temps qui ne l 'aurait pas été. Couverte de peaux et un air à massacrer quiconque lui adressait la parole, la jeune femme ressemblait plus à un ours sur le point d'attaquer brutalement qu'à un être humain. Mais bon aussi donzelle que soit Heward, il devait bien avouer que pour le coup, on aurait pu le traiter de tout les noms que ça lui serait passer largement au dessus. Il n'en avait rien à faire, rien à faire de se faire incendier ainsi. L'air blasé à ces paroles il ne répondit qu'un simple soupir et un regard à peine à demi intéressé par ce qui se déroulait face à lui.
En fait il aurait même été sur le point de se retourner pour reprendre son chemin sans même réagir, faisant comme si rien ne c'était passé et que la barbare n'avait jamais croisé son chemin.
Il aurait pu en être ainsi. Il n'en a pas été. Et pour cause, la sauvageonne devait peut être en une au final, car voilà qu'elle commençait à lancer quelques mots bien dérangeant dans un lieu tel que le Grand Septuaire. Heward ne trouva lui même pas vraiment quoi répondre. C'était la première fois de sa vie qu'il se trouvait face à un non croyant des Sept. Son père en avait rencontré avant lui, il lui avait inculquer le respect et le calme, il lui avait appris que tous pouvait faire une erreur mais que si il s'agit de leur propre choix, cette erreur valait mieux qu'une vérité. Mais là, face à tant d'agressivité, il se retrouvait pantois et sans un mot.
Trop de richesse, des excuses ? Et bien quoi alors, que voulait elle donc dire ? Ce n'était pas le moment et surtout pas le sujet. Heward était en ce moment même dans une phase où les Sept l'aidaient plus que n'importe qui et le mot « Prétendus » fut celui de trop. Lui qui n'était pourtant pas du genre bien emporté sentit là une injustice qui touchait plus loin que lui même, il sentait là toute sa famille, toute ses croyances qui se retrouvaient rebiffées par une pouilleuse aux dents long.
L'air simplement désabusé, sans colère, sans rage, Heward allait pouvoir laisser se déverser toute la colère qu'il contenait depuis si longtemps et pour cause. Là il avait une excuse.


Alors soyons clair, pour qu'ils trouvent quelque chose chez vous, faudrait il encore qu'ils tentent de chercher. Hors je crois que même le guerrier ne trouverait pas d’intérêt chez vous et pourtant c'est sûrement à lui que vous ressemblez le plus.
Nordienne non ? Voir sauvageonne ? Vous n'avez pas un mur à traverser ? Quelques barrals qui n'ont pas encore brûlés à sauver. Je suis seigneur Solverre, fils de Solverre et ma famille sert les Sept depuis sa création. Il ne sera pas dis que c'est aujourd'hui qu'un lord étoilé a laissé une grognasse dans votre genre médire sur nos guides dans leur propre sanctuaire.

Retournez dans vos terres gelées et maudites. Vous n'avez pas votre place en ces lieux. Que vos bouts de bois vous guident jusqu'à votre demeure et que vous n'en sortiez plus ! En espérant que le Père accepte de ne pas vous punir pour ce blasphème par une nuée de loups en chemin.


Il était en colère, en colère contre le monde, contre Renaud, contre Martyn, contre les Estremont, les Ouestrelin, contre lui même. Et dans sa rage silencieuse et calme, dans sa colère contrôlée, il avait sans même remarquer, posé sa main sur le pommeau de son épée ballante au flanc de son bassin.

Il ne l'avait pas fait exprès, tout comme il n'avait pas fais exprès de légèrement élever la voix.
Finalement sa rage légèrement extériorisée, il reprit ses esprits et put remarquer les quelques badauds qui s'étaient arrêtés, il remarqua aussi sa main agressivement posé sur son arme et enfin il recroisa le regard de la païenne. Et puis pourquoi pas après tout … Au point où il en était. Il avait prononcé son nom, le nom de sa famille. Il avait prononcé la désignation de cette lignée qu'était les Solverre et ça devant les Sept, dans leur plus grand Septuaire.
Pour le coup, il venait de mettre son honneur et sa foi en jeu. Et cet enjeu suffisait à lui même à faire ce qu'il ne faisait que rarement, même jamais : menacer de sa lame.
Sa poigne glissa sur le pommeau et agrippa, la dernière fois qu'il l'avait tenu s'était à un entraînement il y a quelques semaines. Il n'aimait pas les entraînements, il n'aimait pas se battre.


Partez. Vous n'avez pas votre place ici.


[ Hrp : Désolé je ne savais pas trop quoi mettre alors pour le coup bah j'ai relancé direct avec une petite menace tacite ]
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Alysane Mormont
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Message Lun 15 Avr 2013 - 19:07

     L'homme ne sembla pas particulièrement ravi de voir Alysane rétorquer de la sorte. Et bien ? Qu'espérait-il ? Qu'elle allait se fondre en excuses pour s'être malencontreusement trouvée sur son chemin ? Cet homme lui faisait vaguement l'impression d'être un individu incapable et fragile. Des deux, c'était elle qui avait le plus l'air d'un homme. Et pourtant ! Même si son comportement était brutale, la Nordienne ne considérait pas avoir le physique d'un représentant du sexe fort. Quoique, ces chevaliers - surtout les Bieffois - avaient tous l'air tellement fragiles, comparée à eux il était vrai qu'elle en imposait. La jeune femme secoua la tête, irritée par l'air blasé que l'homme arborait. Mais pour qui se prenait-il ? La frustration déjà naturellement présente de la Mormont, ne faisait qu'être exacerbée par ce comportement. Elle fronça son nez d'un air buté alors que l'étranger prenait la parole. Il commença en l'insultant, prétendant que ses Dieux ne s'intéresseraient pas à elle. Et alors ? Qu'avait-elle à répondre à cela alors qu'elle se contrefichait de leurs divinités ? Et qu'étaient donc des dieux incapables de poser leur regard sur quelqu'un qui ne croyaient pas en eux ? Mêmes les Anciens Dieux accordaient leur attention aux non croyants, dire qu'il osait prétendre qu'elle n'en valait pas la peine ! Butée comme à son habitude, la jeune femme le fusilla du regard alors qu'il l'insultait en la taxant de sauvageonne. Quel idiot ! Si elle en était réellement une, il serait mort avant d'avoir ouvert la bouche pour lui manque de respect. Elle se fichait de son identité ainsi que des insultes qu'il osait lui lancer, mais elle ne tolérait pas que l'on manque de respect à sa religion. Alors même qu'elle venait de le faire, oui.

     Serrant les dents, elle le dévisagea d'un air mauvais, constatant qu'il glissait sa main à son arme. Il voulait se battre ? Qu'à cela ne tienne ! Alysane ne craignait pas un petit chevalier sans envergure ! Les badauds s'étaient arrêtés pour observer la scène avec un mélange d'intérêt ou de neutralité. Personne ne semblait contrarié par le fait que deux personnes étaient prêtes à s'étriper devant un lieu saint. Tant mieux ! Au moins ne risquait-elle pas de se faire traiter d'incroyante, ce n'était pas elle qui avait lancé les hostilités. Pas celles physiques du moi ! À la fin des paroles de l'homme, la brune lâcha un rire moqueur, celui que l'on pouvait attendre d'un homme, mais certainement pas d'une femme. Peu lui chalait, être une femme n'apportait que des ennuis en ce bas monde.

     ▬ Ma place est là où je l'entends ! Qui sont ces dieux qui refusent de regarder les étrangers ? À n'en pas douter des êtres bien égoïstes ! Les miens que vous dénigrez tant, ne refuseraient jamais de porter leur attention sur un homme qui ne croirait pas en eux, même aussi stupide que vous ! Le ton montait, elle se moquait pas mal que tout le monde autour d'eux puisse les entendre. Idiot que vous êtes, si j'étais une sauvageonne, vous seriez mort avant même d'avoir eu l'audace de penser m'insulter comme vous le faites ! Cela dit, je préférerais encore être une sauvageonne plutôt qu'une dame de Westeros vu la manière dont vous vous comportez ! Elle renifla d'un air hostile avant de poursuivre. Ce Nord que vous semblez tant mépriser, se trouve être la demeure des loups que vous me souhaitez, vous devriez vous renseigner sur ceux que vous insultez avant de le faire. Chevalier de pacotille. Elle secoua la tête. Non, donzelle de pacotille, tu réagis comme une vierge effarouchée, viens donc te battre et on verra lequel est le plus dans le vrai ! »

     Elle avait souvent constaté qu'insulter la virilité des hommes avait le dont de les frustrer. Tant mieux, c'était exactement ce qu'elle désirait ! La jeune femme n'attendit pas plus longtemps : elle glissa sa main à la hache qui pendait à sa ceinture. Il s'agissait d'un arbre assez petite, plus que celle d'un homme normal, mais elle n'en était pas moins de qualité. En posant les yeux dessus, le chevalier devait normalement comprendre qu'il n'avait pas affaire à une simple barbare des terres gelées, mais bien à une femme de noble famille. Homme d'armes ou noble, peu importait, Alysane ne comptait pas se présenter. Contrairement à son interlocuteur, elle n'avait pas besoin de s'en vanter. Sans même mettre son adversaire en garde, la Nordienne avança rapidement en direction de l'homme, son pas était ferme et décidé et elle ne semblait pas inquiétée par le fait qu'il pouvait la blesser. Alysane était sûre d'elle depuis toujours et encore davantage dans ce cas de figure. Défendre l'honneur de ses dieux, voilà ce qui lui importait !

     Alors qu'elle arrivait à mon d'une longueur de lance de son adversaire, la Mormont tenait son arbre dans sa main, la hache était aiguisée et très bien entretenue, de quoi entamer la peau sans difficulté. Le regard dur de la brune laissait présager de ses intentions et le premier coup qu'elle porta fut envoyé pour blesser et non pour effrayer. Logiquement, si l'homme doutait du fait qu'elle puisse avoir l'intention, ou même la capacité, de le blesser, il devait comprendre que ce n'était absolument pas le cas. Quelques cris de surprise se firent entendre, certainement que tout le monde devait penser qu'ils n'étaient pas sérieux en semblant vouloir se battre. Personne n'oserait les séparer à n'en pas douter, le regard irrité de la Nordienne en dissuaderait n'importe quoi ! La jeune femme se montrait attentive au comportement de son adversaire, scrutant ses mouvements avant de porter une nouvelle attaque, toujours dans le but de lui faire mal. Il allait rapidement voir qu'il gagnerait plus à avouer son tort plutôt qu'à tenter de continuer ce combat. Seulement la Mormont savait que les hommes étaient souvent trop fiers pour agir de la sorte, ainsi donc, elle lui lâcha un conseil d'un ton hostile.

     ▬ Sache que je vais te tuer si tu ne retires pas tes paroles. Peu m'importe d'être coupable de la mort d'un noble, tu as offensé ma religion et tu m'as insultée, j’essuierai ton affront avec ton sang. »

     C'était un peu exagéré elle en avait conscience, mais la Nordienne avait beau être née dans les contrées glacées du Nord, elle possédait l'impulsivité et la folie d'une Dornienne.


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Message Mer 17 Avr 2013 - 15:00

L’ambiance était à l’orage, un orage digne de ceux qui balayaient parfois Dulceport-le-Pas. Les hommes - et les femmes - en dépit des écrits saints, des sermons des prêcheurs et de l’apaisement que la prière est censée procurer, trouveront toujours matière à guerroyer, même et surtout sur le sujet de la foi. Combien de crimes, d’offenses et d’outrages commis au nom des divinités ? Voilà ce que se demandait Septon Harvay, humble homme de la Foi, en pèlerinage en ce haut lieu entre deux errances. Harvay était une force de la nature, rivalisant avec la Mormont par la carrure. Le qualifier d’ours n’eut pas paru exagéré. Vêtu de hardes épaisses pour se protéger des frimas, il avait l’habitude de voir la foule s’ouvrir sur son passage, bien qu’il fût un homme doux, un homme de paix. Sa stature, entretenue par une vie de marche et de travaux manuels (il ne concevait point d’aider son prochain par ses seules paroles), imposait le respect et le faisait écouter de ses ouailles, partout où le vent le portait. Sa crinière échevelée, mêlée de quelques brindilles, attestait de sa modeste condition. Un septon errant, donc, sans autre ambition que celle d’éclairer les esprits et de soutenir ses semblables face aux malheurs petits et grands qui les frappaient. Aussi, lorsqu’il découvrit le spectacle qui attirait l’attention des passants, ne se mit-il pas en colère. Non, Harvay inspira, longuement, lentement, les peaux mal cousues dont il faisait sa vêture frémissant sur son dos.

Non loin de lui, l’homme qui semblait prêt à tirer son arme au clair avait tout l’air d’un noble seigneur. N’aurait-il pas dû être un parfait exemple de maîtrise de soi et d’honneur ? La femme pour sa part était… une sorte de sauvageonne, sans doute une chasseresse nordique. Harvay considéra pensivement ces deux êtres si dissemblables, réunis par une même flambée de colère sur le parvis du Grand Septuaire de Baelor en cette triste journée d’automne. Grisaille dans le ciel, grisaille dans les cœurs. Harvay n’éprouvait que peine et pitié pour ces âmes tourmentées. « Que s’est-il passé, ma brave femme ? » demanda-t-il à une petite vieille qui passait par là, toute tremblante sous le coup de l’émotion. Elle le regarda d’un air apeuré et miaula : « Le lord a heurté la drôle de donzelle qui passait là et y z'ont commencé à s’insulter… maintenant y z'ont l'air prêts à s'trancher la gorge ! »

Harvay renifla et serra l'étoile à sept branches qui reposait sur son torse imposant, cherchant en ses dieux la sérénité dont il avait besoin pour faire face à l’impulsivité de ces énergumènes. Était-ce possible qu’au pied même du Grand Septuaire, l’on fût prêt à verser le sang pour une banale bousculade ? Quelle époque vivait-on ! Il était de son devoir de les édifier, fût-ce au péril de sa propre vie. Le Guerrier lui donnerait le courage de s’interposer devant un noble, et la Mère veillerait sur lui !

D’une voix de stentor, il s’exclama : « Frère et sœur, je vous en conjure, ne commettez pas ici de vilenie que vous pourriez regretter à jamais. Videz votre cœur des ténèbres qui les envahissent, avant qu’elles ne vous consument. Quels que soient vos griefs, ils peuvent être résolus par une parole vraie, un jugement sagace, un cœur compatissant. La haine est un poison pour vos âmes. » Il s’avança d’un pas, les dominant de toute sa prodigieuse hauteur (par la Mère ! Il devait être presque aussi grand que Ser Duncan, se dit la petite vieille). « Et si la raison n’a pas de prise sur vous, ayez au moins pitié de ces gens qui vous entourent. Combien de miséreux, de malades et d’endeuillés sont-ils venus ici apaiser leur tourment ? Comment osez-vous profaner la paix que tous viennent chercher en ces lieux ? Est-il donc si important d’assouvir une basse querelle, que vous en oubliiez toute vergogne ? Un septuaire est un refuge et un lieu de prière, non une arène ou un champ de bataille. Je vous en prie, laissez ces armes au fourreau. »
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Message Sam 20 Avr 2013 - 12:12

Pour qui se prenait elle ? Non mais sérieusement écoutez là, écoutez ce qu'elle ose déblatérer à la vue et aux oreilles de tous. Être là où bon lui semblait ? On lui avait appris depuis petit que seul les Sept menaient la vie de tout à chacun et que c'était bien eux qui décidaient de votre destin, du sort de votre âme. Alors qu'elle, elle prenait sa personne bien au dessus de tout ça. Heward lui même trouvait ça manière d'être écœurante tant il trouvait que par ces quelques mots elle manquait de respect à ses propres dieux en plus d'insulter les siens.
Heward avait bien souvent entendu que les gens du Nord avaient une certaine fierté et un tempérament autonome forgé par les neiges de leurs contrées, mais là c'était démesuré. Et que dire du reste, que dire de dieux qui soit disant offrait leur attention au monde quel qu'il soit. Ils surveillaient donc Braavos et les alentours ? Arrêtons un peu cette discutaille sans intérêt. Voilà bien qui prouvait cette inexistence, ces fables des anciens dieux. Si déjà ils protégeaient réellement leurs fidèles, montrant des preuves de leur présence avant d'aller défendre chez les autres croyances.
Certes on aurait pu lui rétorquer que l'existence des Sept n'avait non plus jamais été prouvé. Mais cette question ne lui serait même pas venu à l'esprit. Et puis le problème n'était pas là.
De toute façon voilà que ce qui n'était un heurt de passage se transformait en une altercation de première ordre. La femme bûcheron refusait – aux Sept enfers la fierté des Nordiens – de partir de laisser ce lieux sacré loin du venin qu'elle venait y répandre. Il serait déjà mort si elle était une sauvageonne ? Voilà qui démontrait bien le niveau. A croire que plus vous montez dans les latitudes plus la tendance bourrin de l'être humain ressortait. Vu le spécimen, si elle ne venait pas de l'autre côté du Mur, elle devait au moins vivre à son pied. Il n'y avait qu'à voir. Ce qu'elle appelait avec autant de véhémence donzelle n'était tout de même que la simple base du savoir-vivre chez la noblesse de Port-Réal. Et non ici on ne se donne pas de puissants coups de torse en se roulant dans la bière pour se saluer. On ne part pas en insultes et irrespect à peine un geste involontaire réalisé.
Mais puisqu'il en était ainsi. Il n'allait pas non plus rester à se morfondre face à une mauvaise foi pareille. Elle laissa tomber sa main son arme. Une hache. Une simple hache, barbare, sans gêne, une arme des terres gelées. Son regard se fixa sur elle, il porta sa main droite à la garde de son épée, l’enserra. Il n'était pas chevalier, il n'avait pas de vœux, mais il était lord et qu'il soit retenu qu'en ce lieu de pèlerinage ce n'est pas lui qui aurait porté le premier coup.
Ses phalanges craquèrent, la main entièrement sur le pommeau, la lame prête à être tirée au clair de cette journée maussade. Elle n'était plus qu'à quelques pas, l'air décidé pas une parole, pas de mise en garde. Juste l'attaque brute et haineuse, l'honneur du Nord à ne pas en douter. Il espérait qu'elle changerait d'avis. Il n'aimait pas se battre, mais il fallait parfois s'y résoudre.
Et il finit par s'y faire rapidement, la lame de la hache fondit en quelques secondes sur lui, comme une masse, un coup puissant qu'il n'évita, il fallait l'avouer plus par chance qu'autrement.
A vrai dire il fit simplement un demi tour sur lui même, une parade hasardeuse, faite par réflexe sans la moindre envie ou reprise du combat derrière. Non, dos à son adversaire, il se contenta d'écarquiller les yeux et de tirer son épée dans le grincement sourd de l'acier contre le fourreau, afin de la tendre vers l'arrière vers la dangereuse Nordienne.
Par bonheur, elle n'avait pas ré-attaqué directement, elle prenait pour l'instant son temps, elle l'observait. Heward venait de se remettre de nouveau face à elle, il répétait ce qu'on lui avait toujours appris lors de ces fastidieux entraînements. Gestes, postures, tout était soigneusement travaillé, des années d'apprentissage. Et pourtant, comme lui avait si souvent dis Renaud, on sentait sa main crispée autour de son arme, on sentait son corps tendu, le manque de souplesse dans les gestes, le simple côté mécanique du combat. En fait, Heward savait se battre. Dire le contraire serait une erreur. Mais disons simplement qu'il n'avait qu'une théorie bien loin des réalité des duels à mort. Il lui manquait la pratique, une importante part de pratique et voilà qui se ressentait largement dans sa gestion de la pression. C'était d'autant plus ridicule que la sauvage savait apparemment se battre depuis bien longtemps, elle.
Sa main légèrement tremblante, il se sentit comme paralysé lorsqu'elle remit un coup sec dans sa tentative de fendre le crâne du seigneur étoilé. Automatisme bienheureux des ennuyantes leçons du maître d'arme – que bizarrement pour le coup il ne regrettait plus – Sa main gauche vint aider sa jumelle, permettant à la lame de se lever assez haut pour prendre le flanc de la hache.
Le tintement détestable de l'acier contre l'acier, quelques étincelles, ce sentiment de voir une mort à la fois si proche et simplement retardée. Il détestait se battre.
Le choc provoqua un nouveau petit jeu de placement et s'en même s'en rendre compte, il se retrouva à son tour face à la Nordienne. Attaquer ou non ? Elle allait recommencer de toute manière.
Son esprit s'échauffait, il ne savait plus trop quoi faire. Et puis de toute façons il y était maintenant non ? Alors autant y mettre sa patte, sinon il n'en sortirait pas en vie.


Seigneur, est maître en ses terres. Retournez pester dans vos terres et nous en reparlerons quand je viendrais vous y offenser. Vous êtes l'affront et sang il y aura donc.


Une prière au guerrier siffla entre ses dents et dans son esprit et après une seconde d'hésitation, il quitta sa pose défensive pour lever son épée et tenter un coup de taille. Sûrement l'aurait il d'ailleurs finit si d'un seul coup, une masse ne s'était pas interposé à son coup. Pris dans son élan, c'est dans un mouvement paniqué et surpris que la pointe de son épée racla le marbre dans une belle rayure. Un mouvement désordonné pour sauver le monstre en haillon qui venait de prendre place. Lui même commençait d'ailleurs à discourir devant l'air assez perturbé de Heward. Et ce n'est qu'au milieu des paroles du saint homme qu'il reprit assez ses esprits pour clairement l'écouter.
Et comment ne pas être touché par ses mots. En fait le vieil homme lui rappelait même son père dans cette foi vibrante. Ses yeux tombèrent sur sa lame, il se maudissait, allant jusqu'à en oublier légèrement la Nordienne.
La prise de parole du Septon sembla avoir calmer les ardeurs de tous. En fait elle aurait même pu lui mettre un coup de hache maintenant même qu'il ne l'aurait pas remarqué. Mais puisqu'il était toujours en vie. Le regard toujours baissé, il resserra sa poigne sur son pommeau et lentement il rangea son épée, avant de relever ses yeux bleus vers l'homme de sagesse.


Je suis Heward Solverre. Lord de l'île de Dulceport et serviteur des Sept. Et en cet instant j'ai trahis mon nom en voulant répandre le sang en ce lieu sacré. Pour autant je demande la clémence du père et qu'il ne juge pas mes actes trop durement car c'est en son nom que j'ai agis ainsi. A mon tort.

D'un geste de la tête il désigna alors son ancienne adversaire, l'air plein de dénigrement.

Cette femme … A crû bon de vouloir rompre le calme et la paix de cette place pour le simple fait d'installer ses dieux là où bon lui semble. Je ne suis pas encore aller dans leurs soit disant bois sacrés pour y faire un septuaire.
Ainsi mon épée restera au fourreau, mais je demanderais tout autant des excuses et un départ.
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Alysane Mormont
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Message Sam 20 Avr 2013 - 18:09

     Les parasites étaient légion en ces lieux. Déjà le petit lord – non, la petite lady – qui s'imaginait avoir tous les droits parce qu'il venait de cette région tandis qu'elle n'était pas originaire de Port-Réal. Nul doute qu'il la méprisait uniquement parce qu'il s'imaginait avoir affaire à une simple roturière, s'il avait su qu'elle était aussi noble que lui, peut-être que sa vision des choses aurait été différente ! Mais comme si un seul idiot ne suffisait pas, voilà qu'un religieux s'approcha d'eux en leur jetant ses bonnes paroles en plein visage. Il était bien amusant à prétexter que tout le monde venait chercher la paix ici alors que c'était ce petit lord qui avait commencé les hostilités ! Certes, la Mormont avait débuté en parlant rudement à l'homme, mais elle n'aurait jamais tiré son arme de son fourreau s'il n'avait pas fait mine de l'attaquer en premier. La faute lui en incombait et la Nordienne n'en démordrait pas. Cet homme ne voulait pas qu'ils se battent ici ? Soit ! Ils iraient le faire plus loin, dans une ruelle du coin de manière à ce que les voleurs du coin puissent récupérer ce qui restait sur le cadavre de ce grossier personnage lorsqu'elle en aurait terminé avec lui ! La jeune femme ne rangea pas sa hache, elle se contenta de laisser son bras retomber le long de son corps en dardant ses prunelles ambrées sur le religieux.

     ▬ Tout le monde ici ne cherche pas la paix ! »

     Elle tourna la tête en direction du prétendu seigneur qui se comportait comme un stupide gamin. Le visage de la Mormont était fermé, elle était clairement contrariée et ne comptait pas lâcher l'affaire aussi facilement ! L'homme en rajouta d'ailleurs une couche en se présentant une fois de plus, à croire qu'il devait répéter son titre sans arrêt pour se faire mousser auprès de n'importe qui. Une raison de plus pour qu'Alysane s'imagine que l'étranger n'avait d'intérêt que le titre des gens et non leur caractère. Si Meera, sa sœur aussi noble qu'une sudiste, s'était trouvée à sa place, nul doute qu'il aurait été bien plus poli. Stupide homme ! Le pire fut certainement lorsqu'il prétendit qu'elle avait cherché à imposer ses dieux avant d'exiger des excuses de sa part. La Nordienne manqua de s'étouffer d'indignation et elle esquissa un pas menaçant dans sa direction. Son arme était toujours dans sa main, mais elle ne comptait pas s'en servir ici. Pas pour l'instant.

     ▬ Sombre imbécile ! De quel droit m'insultes-tu ! C'est toi qui as parlé de mes Dieux en premier en me sommant d'aller les retrouver et en prétextant que je n'avais pas mal place ici. Pourquoi ? Juste parce que je ne prie pas ces divinités ? Elle tourna la tête vers le religieux. Sotte que je suis, j'avais cru que cet endroit était ouvert à tout le monde et non aux gens qui priaient vos dieux, il faudrait songer à le signaler pour éviter que d'autres hérétiques dans mon style ne viennent souiller la pureté de vos croyances. Le ton était chargé de moqueries alors qu'elle reportait une fois de plus son attention sur le petit lord. Ne m'insulte pas et ne me prend pas pour une idiote petit lord, les Anciens Dieux ont été prononcés par ta langue avant que je ne le fasse alors ne prétends pas que je les ai imposés ici ! Si tu n'avais pas abordé ce sujet, je ne l'aurais jamais fait ! »

     Elle serra les dents, clairement hostile à l'idée de faire quoi que ce soit d'agréable pour ce petit idiot. Déjà qu'elle avait une piètre estime des hommes, maintenant il était clair qu'elle ne pourrait jamais plus voir les sudistes comme des individus agréables à côtoyer. Enfin surtout ceux de la Couronne. Il se vantait d'être le chef de son île comme si ce titre lui donnait le droit de manquer de respect à tous les gens qu'il croisait, ce n'était pas un comportement qu'elle pouvait tolérer. Il fallait faire comprendre à cet homme qu'il devait réfléchir à deux fois avant de défier une Mormont en duel. Approchant toujours plus de lui, Alysane planta ses yeux dans ceux du jeune seigneur avant de reprendre d'un ton toujours aussi froid.

     ▬ Cesse donc de nous balancer tes titres en plein visage, je me fiche éperdument que tu sois un lord ou un simple forgeron, tu m'as manqué de respect et moi aussi j'exige des excuses. Puisque nous ne pouvons pas nous affronter ici, quittons ces lieux et allons dans une rue des environs pour terminer ce que nous venons de commencer. Dévisageant l'homme du regard, elle souffla avant de renifler bruyamment – et peu élégamment – puis elle reprit la parole une dernière fois. Sauf si tu as peur de te battre contre une femme, encore plus une Nordienne. Apparemment tu as la langue bien pendue pour insulter les gens, mais le reste ne semble pas suivre. Provocation ? Pas obligatoirement, juste une manière comme une autre de le défier. Mais un conseil, si tu me suis, fais ta prière une dernière fois, parce que l'un de nous deux ne reviendra jamais ici. »

     Au moins était-il fixé. Il savait que jamais la jeune femme n'allait accepter de s'excuser, à moins qu'il ne soit le gagnant de leur affrontement, en quel cas elle prononcerait ces mots avant qu'il ne la tue. Mais quelque chose lui disait que le petit seigneur n'allait pas oser lui emboîter le pas, d'une part parce qu'il ne semblait pas parfaitement maîtriser son arme, puis ensuite parce qu'il devait être persuadé d'être dans son bon droit. Les hommes comme eux avaient une forte tendance à refuser les défis par crainte de tout perdre. Étant donné qu'il était croyant, ce serait le signe que ses dieux n'étaient pas en accord avec lui. Du moins s'il perdait. Aux yeux d'Alysane, ce serait le signe que les Anciens Dieux pouvaient l'entendre et l'approuver même loin d'un bois sacré. Fixant l'homme avec intensité, elle attendait sa réponse.


Le chant des druides si clair et si limpide, c'est le chant des druides. Mais le chant des druides agit tel un fluide, apprends à l'écouter il te servira comme un guide, pour raconter des contes et des histoires de chevalerie, de grandes batailles de monstres et de tours de magie, c'est l'âme celtique, historique, antique. ✤ ©️ Le Chant des Druides, Manau
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Message Dim 28 Avr 2013 - 15:24

Heward était Heward, c'était un homme que l'on pourrait qualifier de calme, voir de très calme. Un homme qui prenait son temps et au tempérament peu guerrier. Loin de ceux qui cherchait la guerre et à prendre le pas sur les autres. Lui était simplement un homme qui voulait pouvoir faire ce qu'il avait envie sans demander plus ou moins et surtout en faisant avec ce qu'il avait. Pourtant sous cette personnalité aux allures d'agneau se cachait se qui pouvait au final sûrement se discerner sous chaque homme ayant foulé cette terre, des envies, des idées et surtout un ego.
Or, dès que la paysanne mangeuse de neige mal embouchée avait prétendu que toute cette histoire avait démarré par le manque de respect du seigneur à l'encontre des soit-disant dieux du Nord, voilà que le Solverre s'était senti au fin fond de son esprit comme blessé par une injustice foudroyante. Sentant d'un coup une sorte de haine lui remonter alors qu'il entendait déjà des bruits de rue courir sur le simple fait que c'était bien de sa faute que toute cette histoire avait démarré. Déjà que les Solverre se payait souvent pour mine publique celle de fanatiques – remarque à parler religion avec Martyn, on ne pouvait qu'y voir un fond de vérité – voilà qui n'allait pas arranger les choses si on commençait à dire qu'à l'égard de ses lointains ancêtres, qui de piques et d'épées défendaient fièrement les Sept, le seigneur Solverre faisait de même alors qu'apparemment les temps derniers étaient plus à la conciliation des peuple. Dorne en était le meilleur exemple.
Ainsi le seigneur étoilé avait pensé et c'est presque avec une pointe de colère réelle qu'il répondit à ses accusations blessantes.


Ne serait ce pas le rire ironique de l'Aïeule que j'entendrais résonner ? Non car c'est tout de même intéressant de se faire traiter d'imbécile et quelques secondes après de se faire reprocher le fait d'être insultant. D'ailleurs tant qu'on parle d'ironie je crois que vous parlez un peu vite, ou vous avez la mémoire courte.
Il marqua une pause. Ce qui ne me surprendrais pas non plus. Vos terre poussent à la savoir se battre, non pas à savoir penser. Enfin pour vous aider, remémorez vous donc que je n'ai fais que vous bousculer et que c'est en m'excusant que vous êtes parti en flamme contre les croyances qui prennent vie en ce lieu même. /Colère et surtout sûreté de ce qu'il avançait, Heward prenait alors confiance face à cette Nordienne peu commode et une fois encore il posa sa main sur son le pommeau de son épée maintenant rangée mais cette volontairement. Et bien quoi c'est ce simple geste qui vous a emporté ? Vous en êtes à ce point dans vos contrées, attaquer dès qu'une main se porte à une arme. Évitez de vous attaquer au guet tout de même, j'ai entendu dire qu'ils avaient souvent leurs piques à la main.

Du sarcasme pur et dur dont le Solverre était d'ailleurs pour le coup assez fier. Lui que Renaud disait si souvent trop peu combatif, voilà qu'il pouvait se montrer parfois un peu plus agressif qu'il ne laissait souvent y paraître. Mais était ce réellement lui ? Apparemment non, puisque tout ses dires, il venait d’amèrement les regretter. Son naturel lui revenait en pleine face, Il n'était pas chevalier, ni conspirateur pour rien. Ce n'étaient pas là ses terrains de prédilections et l'effarouchement de cette sauvageonne qui, à part feuler comme un chat mal réveillé et cracher son venin sur tout ce qui l'approchait, lui montrait bien que tout cela allait mal se finir. C'était pitoyable. Une victimisation et un déni de ses propres paroles et agissements remarquables. Des pleures et des larmes ne seraient même pas paru surprenant tant la Nordienne se comportait comme une pauvre petite fille que l'on venait de recadrer après une erreur et sur qui la misère du monde venait de s'abattre. D'ailleurs voilà qu'on en venait à atteindre des fonds de bassesses pour ce qui était de de descendre Heward. Car en plus de l'accuser de tout ses - et je dis bien ses torts - sans la moindre expression de regret, voilà qu'elle voulait en plus le faire passer pour hautain, le faire passer pour un de ses seigneurs aux grands apparats flambants et qui de par leur puissance se permettait d'écraser le monde. Savait elle au moins quelque chose sur les Solverre ? Savait elle que cette petite maisonnée n'avait de gloire que son nom et sa foi et que de richesse elle ne possédait qu'un île rocailleuse au cœur de la Baie. Il avait un nom, il était fier de le porter et c'est pourquoi il le rappelait car il n'était pas un forgeron justement et il ne laisserait pas quelqu'un salir sa famille sous des plaintes dignes d'un pilier de taverne surtout dans des lieux où ce nom avait plus d'une fois été prononcé.
Il ne prendrait pas le risque dans les ruelles pour une telle raison, pour une simple barbare effarouchée et persuadée de sa raison. Pourtant il ne tenait pas non plus à laisser cette histoire filer ainsi en jouant les lâches/ Car bien qu'il en avait envie, simplement se retourner serait salir son honneur plus qu'elle ne tentait de faire et donc, lui donner raison et victoire. Il allait simplement régler cette histoire avec plus de réalisme et surtout ce qui pour lui était plus de simplicité. Elle voulait sa vengeance, elle voulait ses excuses et prouver que les Sept ne sont que des monstres sans ouverture. Qu'il en soit ainsi ce seront eux qui jugeront et ça sous leur plus haute autorité. Les Targaryens l'avaient bien fait il y a peu, pourquoi pas lui.


Je ne suis en effet pas une racaille de Culpucier et je règle mes problèmes par d'autres moyens que le combat de rue dont vous semblez tellement fervente. Vous voulez me prouver que j'ai tort ? Vous voulez vos excuses ? Alors battez moi sur mes propres terres, battez moi sous le regard de mes croyances. J'en appel à un Jugement des Sept à mon tour. Si sous leur plus haut jugement mes protecteurs me désignent comme indigne et en faute je le reconnaîtrais et je m'engage à réparer mes erreurs. Si vous tenez vraiment à cet affront, revenez et je répondrais à votre appel. Mais il n'en sera pas autrement.

Soudain Heward eu d'ailleurs une légère pensée qui, toute innocente qu'elle était dans son esprit, pouvait encore paraître pour une certaine prise de haut. Enfin, on ne savait jamais et au final, elle était justifiée.

Savez vous au moins de quoi il s 'agit ?
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Alysane Mormont
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Message Dim 28 Avr 2013 - 18:03

     Cet imbécile n'avait que ses Dieux à la bouche. La moue contrariée d'Alysane ne fit que s'accentuer alors que son regard s'étrécissait et qu'elle le dardait de ses prunelles ambrées. Pour qui se prenait cet idiot ? Croyait-il réellement tout ce qu'il disait ? La Mormont n'était pas une femme logique, elle était impulsive et sa langue parlait plus vite que son cerveau ne prenait le temps d'analyser la situation. Combien de fois Jorah, son frère bâtard, lui avait dit qu'elle finirait par se la faire couper pour l'avoir trop remuée ? De nombreuses fois, mais cette fois-ci, la jeune femme était persuadée que rien de tel n'arriverait : ce sudiste était bien trop poltron pour oser venir lui chercher sa langue et la trancher d'un coup net. Elle ? Elle le ferait si les rôles étaient inversés et sa main la démangeait déjà en y songeant. Mais voilà qu'insulter les Dieux des autres ne lui suffisaient pas, il avait à présent l'audace de s'en prendre aux Nordiens ! Pauvre idiot ! S'il était face à un homme comme lord Jeor, il ne ferait pas long feu. Quoique, le seigneur de l'Île-aux-Ours aurait certainement cherché une issue plus pacifique que sa fille, mais dans le moment présent, la Nordienne n'était pas ouverte à la négociation. Il glissa sa main jusqu'à son arme une fois de plus et la mâchoire de la combattante se crispa tandis qu'elle le dardait toujours du regard avec hostilité. Sombre idiot. Il ne connaissait rien du Nord, il ne connaissait rien de la vie qu'on y menait et il ne savait pas davantage que l'île natale de la demoiselle connaissait les assauts des Fer-nés alors qu'il se faisait encore torcher le derrière par sa mère !

     Peinant à se contenir, elle le laissa toutefois poursuivre et s'enfoncer encore plus, déclarant qu'il ne se battait pas pour régler ses problèmes. Voilà une chose qui ne la surprenait guère, la Nordienne le percevait comme un idiot qui piaillait pour se défendre. Un comportement aussi utile que de s'attaquer à un ours avec une fronde. Dans un sens, c'était un peu ce qu'il faisait. Le regard de la jeune femme se teinta d'agacement et de lassitude lorsqu'il parla d'un « jugement des Sept », à ses yeux c'était aussi nébuleux que de parler d'un jugement du Dieu Noyé. Elle n'en voulait pas. Le jugement de divinités qui n'étaient pas les siennes n'avait aucune valeur à ses yeux et elle se fichait bien de ce qu'il voulait. Pour quelle raison régleraient-ils leur mésentente d'une manière qui lui convenait à lui et non à elle ? Une fois de plus, l'injustice étreignit le cœur et les tripes de la Nordienne qui se fit force pour ne pas se jeter sur lui et lui arracher les yeux à l'aide de ses doigts. La dernière question acheva de l'agacer. Comment pourrait-elle savoir ce qu'était ce stupide jugement alors qu'elle venait de lui dire qu'elle n'y connaissait rien à sa religion ?!

     ▬ Bien sûr que non sombre idiot ! Je n'y connais rien à tes divinités, je te l'ai déjà dit ! Mais peu me chaut, le jugement des Sept ne m'intéresse pas ! Je ne vois pas pour quelle raison est-ce que je devrais me plier à tes désirs alors même que tu insultes mon peuple ! Elle esquissa un pas vers lui. Tu sous-entends que tous les Nordiens ne sont que des brutes incapables de parlementer, tu n'y connais rien ! Mon suzerain est bien plus capable que toi de réfléchir et de régler une situation de crise paisiblement, n'insultes pas ceux que tu ne connais pas avec ta langue de vipère ! Elle agita sa main de colère, insulter les Stark était insupportable à ses yeux. Mais il sait aussi se battre et ne pas faire que piailler en s'en remettant à des Dieux qui ne sont pas ceux de son adversaire ! Tu l'as dit toi-même, tes Dieux ne regardent que ceux qui les adorent, pour quelle raison me plierais-je à leur jugement alors que je sais déjà que je serai fautive d'après tes dires ?! Me prendrais-tu pour une imbécile petit lord ? »

     Le ton montait toujours plus, elle s'énervait toute seule et semblait bien décidée à ne pas se laisser marcher dessus. D'un geste vif, elle glissa sa main jusqu'à l'une des fourrures pour l'écarter brutalement, puis elle réduisit à néant la distance qui la séparait du sudiste et désigna la tunique qu'elle portait. Le blason des Mormont était clairement visible, il était difficile de ne pas comprendre où elle voulait en venir.

     ▬ Je suis aussi noble que toi sombre idiot, alors ne me parles pas comme si j'étais incapable de comprendre ce que tu me dis. J'ai été éduquée, je sais lire et écrire aussi bien que n'importe qui alors ne me prends pas de haut comme tu le fais ! Elle fulminait littéralement, ses narines se gonflaient sous le coup de l'air expiré avec rage. Dans nos contrées nous sommes habitués à être attaqués par les Fer-nés même en temps de guerre, nous sommes aussi habitués à essuyer les incursions des sauvageons et nous devons nous battre contre des bêtes sauvages. Alors oui, nous connaissons davantage la voie des armes que celle de la paix, mais ce n'est en rien en lien avec notre manque d'éducation, c'est tout simplement parce que nous devons vivre avec de nombreux dangers autour de nous ! Elle leva la main et frappa – assez légèrement – le jeune homme à l'épaule. Et toi petit lord ! As-tu déjà leva ton arme pour défendre la vie de l'un des tiens ?! J'en doute, alors ne me juge pas si tu ne connais pas ma vie ! »

     Elle s'était emportée seule, son énervement avait atteint son paroxysme, mais étrangement ses envies de meurtre s'envolaient doucement. Maintenant qu'elle avait lâché tout ce qui pesait sur son cœur, la Mormont sentait sa colère s'atténuer petit-à-petit. Reniflant avec mépris, elle détourna son attention de l'homme, blessée dans son orgueil. Que l'on s'en prenne à elle passait encore, mais aux siens et à sa région, ça, jamais ! Observant les environs, elle retroussa légèrement ses lèvres avant de lâcher quelques mots d'un ton hostile, même si beaucoup plus apaisé que précédemment.

     ▬ Je n'ai que faire de ton jugement. Si tu n'es pas assez honorable pour te rendre compte que tu m'as blessée, tant pis pour toi, mais j'espère que tes Dieux ne seront pas plus observateurs que toi ou tu risques de regretter tes paroles le jour de ton jugement à toi petit lord. »


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Message Lun 27 Mai 2013 - 13:51

Et voilà qu'elle recommençait dans son blabla plus qu'inutile. Non je n'y connais rien mais je ne veux pas plus en savoir, non je ne suis pas qu'une sauvage et ça même si j'ai envie d'empaler la tête du premier venu, toi, toi qui est chez toi tu n'es qu'un idiot, un bon à rien car dans leur contrée inhabitable les nordiens valent bien mieux que tous. Voilà ce qui résonnait aux oreilles du Lord qui tentait de rester impassible devant de telles accusations. Elle refusait un jugement des Sept. Pourquoi ? Parce qu'elle se sentait mise en demeure à devoir respecter les bons droits d'Heward.
Lui qui n’y avait surtout vu qu'une bonne façon de se défiler loin des ruelles crasseuse où elle voulait combattre pour filer vers un terrain où ses aptitudes au combat – plutôt basses même lui l'avouait – seraient largement plus adaptées et où il ne risquerait pas de finir la tête tranchée dans la boue par une sauvageonne au sang un peu trop retourné. Couardise ? Peut-être un peu de ça, mais au final et dans sa pensée, si il devait se battre pour les Sept, il aimerait tout autant être sûr que leur regard serait pleinement plongé sur son acte, afin que son destin soit bien entre leurs mains et non entre celles d'un hasard malencontreux, au cœur d’un bas-quartier.

Il se sentait comme la victime de cette histoire et il lui paraissait logique que, si elle le battait sous le regard direct d'un jugement des Sept, là et seulement là, il avouerait avoir eu tort depuis le début. Sa réaction l’intrigua et durant quelques secondes, il se demanda si toute cette histoire n'était pas simplement le fruit d'un quiproquo aussi grand que l'avarice de ses chers oncles Celtigar.

Instant de lucidité et de sagesse qui disparut rapidement, la bougresse se défendait bec et ongles par de grands gestes vigoureux et des crachats de mots venimeux à l'encontre d'Heward, elle marchait pas à pas vers lui. Ses paragraphes s’alignaient les uns aux autres et finalement le noble de la couronne ne tint plus, une nouvelle fois il perdit son légendaire sang froid – ou manque total d'implication, c'était à débattre – pour se lancer dans la mêlée de mots à son tour.


« Alors comme ça les Stark peuvent régler un problème paisiblement ? C'est bizarre mais je n'en doute absolument pas. Peut-être que vous devriez alors prendre exemple sur eux ? Parce que pour l'instant je ne vous ai pas trop vue parlementer ou alors votre diplomatie doit passer par critique et agressivité ? Ca expliquerait beaucoup de chose ! »


Sa voix se mélangeait à celle de la nordienne et finalement alors que les voix se haussaient d'un cran, tout ce spectacle finissait par être complètement ridicule tant les mots se rentraient dedans pour ne plus former qu'un gros tas de brouhaha qui devait sûrement partager le public pendu à leurs lèvres entre amusement et peur du résultat.
Au final et pour cette joute-ci la sauvageonne réussit à avoir le dernier mot et pour cause, elle cloua fermement la parole du Solverre lorsque d'un coup puissant elle arracha ses fourrures pour laisser liberté à un blason vert éclatant aux yeux de tous alors qu'elle finissait de combler le fossé qui les séparait.
Heward n'avait jamais été un homme à armes, ce n'était en rien une nouvelle, mais contrairement aux idées reçus il n'avait jamais été un rat de bibliothèque non plus, trouvant les leçons du mestre ennuyeuses à souhait même si l'on pouvait l'y trouver bien plus souvent. Ce blason laissa un vent de souvenir tenter de dissiper l'ombre qui planait sur son apprentissage des armoiries de Westeros. Sans trop de mal, il parvint finalement à faire d'une connexion logique, ours plus nord égale île aux ours égale Mormont. Une maison lointaine dont il n'avait fini par mémoriser – suite à de longs rabâchages - que le nom.

La sauvageonne était donc une noble des neiges … Oui il fallait bien le dire, ça la lui coupait et pour une bonne raison, il ne comprenait pas qu'une personne éduquée comme elle se plaisait, à si bien le dire, à les traîner l'un et l'autre dans une situation pareille. Car oui, Heward n'en doutait toujours aucunement, toute cette histoire était bien de sa faute à elle. Pourtant quelle que soit cette idée tenace, le Solverre commençait à regretter tout cela et regretter aussi ses mots, elle les avait menés jusqu'ici mais il n'avait aucunement éteint le feu. Il l'avait simplement ravivé.
La main de la Nordienne frappa son épaule, le bousculant une nouvelle fois, déséquilibré, il ne chercha même pas à rester en place ne réagissant que par un simple pas en arrière, ses yeux toujours fixés sur elle, toujours muet.
Elle sembla elle-même d’ailleurs s’apaiser et dans ces derniers mots résonnèrent une profonde culpabilité chez Heward. Non pas qu'il venait soudain de se dire que tout était de sa faute. Mais il l'avait apparemment blessée et ça profondément. Il n'aimait pas blesser les autres, il n'aimait provoquer le mal, il n'aimait pas les conflits et une nouvelle, il se repentait.

Sa tête se baissa, laissant simplement ses cheveux bouclés masquer sa vue, il expira longuement avant de relever les yeux au ciel, une moue pleine de réflexion masquait son visage, il cherchait ses mots.


« Et que pensez-vous de mon monde ? De la grandeur de Port-Réal et des terres de la couronne. Magnifique, grand, facile à vivre ? Ne vous y laissez pas tromper. Les histoires le disent, les terres du Nord sont rudes, je ne me leurre pas. Mais ne vous y laissez pas aveugler pour autant. Vous avez déjà vécu entouré d'innombrables hommes et femmes sans pouvoir avoir confiance en eux ? Avez-vous déjà ne serait-ce qu'une fois douté de vos propres frères et sœurs ? Combien de fois vous êtes-vous questionnée sur le sort et le fardeau qui pèse sur vos épaules, sur le risque d'être un petit dans un monde de grand ? Là où seule l'apparence, la richesse et la parole comptent plus que l'épée. Nos terres sont rudes à leur manière, car vous y êtes, quoi que fassiez, seul au monde, seul à porter votre poids. De ce que je sais de vos terres, vous êtes plus « unis » si je puis dire. »
Il releva une nouvelle fois les yeux au ciel, Renaud, Martyn, Aaron, Annabelle, les Solverre, la couronne, suzerain, vassal, devoir, équité, responsabilité, confiance, conseil, pouvoirs, terres, influence. Des mots qu'il entendait bien trop souvent à son goût. Son regard se posa une nouvelle fois sur la nordienne, il était las. « Vous n'êtes pas à votre place ici pour cette raison, tout du moins pas en continuant à être la nordienne que vous êtes, ce serait comme me plonger dans vos terres glacées. Combien de temps survivrais-je ? Je ne m'excuserais pas, je suppose que vous n'allez pas le faire non plus. Quoi qu'il en soit j'offre ma vie au Sept et seulement à eux. Qu'ils en fassent ce que bon leur semble. Ils l'ont toujours eue entre leurs mains et j'attendrais leur jugement quel qu'il soit, car ils sont raisons.

Je leur suis totalement dévoué et en les insultant pour une simple bousculade, tu m'as tout autant blessé. Toute cette histoire part trop loin. Laissons nos dieux s'occuper des hommes, plutôt que les hommes s'occuper des dieux, voilà une arrogance qui serait bien ridicule. Séparons nos chemins sans plus de mots, trop de différences pour une entente cordiale, tout du moins avec les nerfs à vif. Vous avez raison, ils jugeront alors pourquoi devrions-nous le faire ? »


Heward se referma ainsi, dans son esprit traînait une repentance latente, une repentance de toute son arrogance, une repentance d'avoir voulu jouer à ce qu'il n'était pas, un juge. Les seuls juges n'étaient autres que les Sept. Il hésitait à tendre la main en geste amical. Mais vu le caractère de celle qui lui faisait fasse, il préféra ne rien faire, de peur de laisser partir un nouvel esclandre. La seule chose qui reliait et apaisait les deux semblait, au final, être une profonde dévotion.
Pourtant il ne se sentait pas d'en rester là, la culpabilité le rongeait toujours sans réelle raison, juste parce qu'il l'avait blessée et s'en voulait. Il voulait faire un geste, qu'il soit maladroit ou non. Après tout, Heward était Heward, mal façon et mot mal placé n'étaient pas des nouveautés chez lui.

« Je ne suis pas un mauvais homme, tout du moins je l’espère. Si le cœur vous en dit, mon île et ma demeure vous sont ouvertes. Nous défendons les Sept, mais nous ne haïssons ceux qui croient autre chose. Le roi lui-même est protecteur des deux croyances après tout. Qu'il ne soit pas dit que notre hospitalité a été remise en cause. »

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Alysane Mormont
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Message Lun 27 Mai 2013 - 18:39

     Les yeux ambrés de la Nordienne fixaient son interlocuteur avec sévérité. Elle avait parlé assez longuement et bien qu'elle était bavarde de nature, Alysane ne s'attardait jamais aussi longuement sur un sujet sans en venir aux mains si l'autre protagoniste l'agaçait. Et les Anciens Dieux pouvaient témoigner à quel point ce petit lord du sud l'irritait ! La Mormont en était presque à grincer ses dents tant sa colère la crispait, mais elle tentait de se maîtriser. Peut-être que le seigneur face à elle ne s'en rendait pas compte, mais en réalité Alysane faisait énormément d'efforts avec lui. En temps normal, elle lui aurait déjà envoyé un coup de tête destiné à lui éclater le nez ou l'arcade, mais une voix dans son esprit ne cessait de lui répéter de se montrer calme. Difficile lorsque vous possédiez un caractère aussi impulsif que la Nordienne. Cet homme la trouvait brutale et mal-élevée parce qu'il ne la connaissait pas, mais s'il savait quel était le comportement habituel de la jeune femme, il n'y avait pas le moindre doute sur le fait qu'il se sentirait privilégié. Mais il ne le savait pas. Et pour le moment, le caractère enflammé – ironique pour une femme du Nord – la faisait surtout passer pour une sauvage. C'était la faute des sudistes, ils étaient trop habitués à côtoyer des femmes dociles sans aucun caractère. La première qui se présentait en étant aussi rentre-dedans que la Mormont passait forcément pour une folle.

     Il prit le temps de réfléchir assez longuement avant de lui répondre, lui demandant ce qu'elle pensait bien de « son » monde. Les sourcils de la brune se froncèrent légèrement, elle ne comprenait pas où il voulait en venir, mis à part lui tendre le bâton pour le battre bien évidemment. Alysane garda ses lèvres scellées, préférant attendre de comprendre où il voulait en venir avant de trop se mouiller. Les paroles qu'il prononça ensuite furent... surprenantes et instructives ! Elle ne s'attendait pas à ce qu'il puisse reconnaître avoir été un peu trop brusque dans ses mots et ce qu'il déclara ensuite fut véridique : elle n'était pas à sa place ici et était simplement venue dans le sud pour apprendre de quoi elle parlait en critiquant les gens des autres régions. Son avis, négatif de base, n'avait pas beaucoup évolué, pas de bonne manière du moins, elle se contenta donc de soupirer légèrement pour toute réponse. Pour le moment. L'invitation qui servit de conclusion se révéla toute aussi étonnante, espérait-il réellement qu'elle s'imaginerait être la bienvenue chez lui alors qu'elle avait menacé de le tuer ? Alysane était impulsive, mais pas sotte, elle éviterait soigneusement de s'approcher des terres de cet homme à l'avenir, non par crainte, mais juste pour ne pas déclencher une nouvelle rixe qui cette fois-ci, ne serait pas interrompue avant de devenir sanglante. Lorsque le silence retomba entre eux, la Nordienne répondit enfin.

     ▬ Détrompe-toi ! Je sais m'excuser lorsque j'ai offensé quelqu'un et cela même si j'estime ne pas avoir à le faire. Tu as raison, dans le Nord nous pouvons faire confiance aux nôtres et je n'hésiterais pas une seule seconde à confier ma vie à l'un des miens tout en sachant qu'il n'en profiterait pas pour m'en priver. Si ce n'est pas le cas dans ton mode, ta vie doit être bien.... affreuse. Elle avait songé à dire « pitoyable », mais s'était retenue. Je ne trouve pas cette région magnifique, en fait je la trouve bien trop riche. Les gens ne savent plus ce qu'ils ont, ils en veulent toujours plus et regardent les autres de haut juste parce qu'ils possèdent moins qu'eux. Je trouve que vous passez tous à côté de l'essentiel. Il risquait de trouver ce discours naïf, mais peu lui chalait. Tu as donc raison sur un point, je ne suis pas à ma place ici et je l'ai compris, c'est bien pour cette raison que je suis venue à Port-Réal pour me payer le voyage de retour jusqu'à Blancport et rentrer sur mon île. J'avais quitté le Nord pour apprendre à connaître les autres régions, mais je crois surtout avoir perdu mon temps. Nous sommes trop différents pour nous comprendre. »

     Elle ne parlait pas d'eux deux, elle parlait des habitants du Nord et de ceux des autres régions. Sauf peut-être Dorne, ne s'était-elle pas « entendue » avec un Dornien rencontré dans le désert ? Ils s'étaient battus et l'homme avait gagné, mais laissé la vie sauve à la jeune femme. Une preuve de respect que la Mormont avait sincèrement appréciée. La demoiselle inspira légèrement avant de se détourner du seigneur qui se tenait toujours là. Certainement qu'il allait parler aux siens de cette sauvage irrespectueuse rencontrée au septuaire. Dire qu'elle était venue ici juste pour pouvoir parler à Meera de ce lieu ! Sa cadette aimait tant la culture, du sud, en finalité Alysane pensait lui mentir en lui disant qu'elle n'avait pas eu le temps de venir ici : inutile de lui ruiner ses espoirs et ses rêves en lui disant la vérité. À savoir que les sudistes n'aimaient pas les gens du Nord et que la religion poserait toujours un problème d'entente. Tournant le dos à l'homme, elle lâcha toutefois quelques mots.

     ▬ Je ne suis pas une mauvaise femme non plus, peut-être simplement trop caractérielle pour les tiens. Les femmes du Nord ne sont pas comme celle de chez toi, je ne te conseille pas d'aller un jour dans ma région, tu n'atteindrais pas Winterfell avant d'avoir été tué ou émasculé par une femme vexée par ton comportement. L'idée l'amusait assez, autant l'avouer. Si un jour tu as cependant la folie de t'y rendre, tu pourras t'arrêter sur mon île et voir que même dans le Nord, on sait recevoir et être civilisés. En attendant accepte mes excuses pour t'avoir blessé, toi et tes dieux. Alysane tourna une dernière fois la tête vers lui. Et cela même si je n'estime pas avoir besoin de prononcer de telles paroles. »

     Sans ajouter davantage de détails, la Mormont se contenta d'un hochement de la tête pour salut avant de se détourner pour de bon et de s'éloigner d'un pas vif qui lui était propre. En finalité, même si Alysane éprouvait encore une vive colère à cause de cette altercation, elle avait le plaisir d'avoir été bien mieux élevée que ce petit lord : elle s'était excusée contrairement à lui.

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Guerre de religion [Alysane]

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