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Edwyn Tully ~ Fish swims. Even young ones.

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Seigneur Suzerain du Conflans
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Edwyn Tully
Seigneur Suzerain du Conflans

Général

La Truite Frétillante

♦ Missives : 339
♦ Missives Aventure : 22
♦ Arrivée à Westeros : 08/04/2013
♦ Célébrité : Charlie Rowe
♦ Copyright : Vio
♦ Doublons : Clarence Hightower
♦ Age du Personnage : 9 ans
♦ Mariage : -
♦ Lieu : Vivesaigues
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
898/1000  (898/1000)


Message Lun 8 Avr 2013 - 20:35


● Nom : Tully
● Prénom : Edwyn
● Sexe : Garçon
● Âge : 9 ans
● Origine : Conflans
● Métier : Noble - Suzerain du Conflans


● Physique : Les apparences sont souvent trompeuses, mais à bien regarder le petit Edwyn, le doute n'est guère permis : c'est un Tully. Ses yeux sont bleu foncé, ses cheveux bruns ont des reflets auburn, inutile d'aller plus loin. Toutefois l'apparence ne se résume pas à des traits hérités d'une vieille famille, et si la souche est forte, c'est toujours dans les imperfections et les différences que se révèlent l'identité propre. Edwyn est en pleine croissance, mais son apparence est déjà marquée de ce qu'il sera à la fin de son adolescence. Il est d'une taille tout à fait respectable pour un enfant, mais grandit peu vite d'après sa mère peut-être trop habituée aux géants qui courent son arbre généalogique. Edwyn est davantage un Tully qu'un Baratheon, il est maigre, fluet, nerveux et anguleux et non pas massif, corpulent ou même solide. Cependant son allure comme ses mouvements ont la fluidité caractéristique des poissons de rivières dont les formes courbes sont dessinées pour la promptitude et la furtivité. Très vivace, il se fatigue difficilement au grand dam de ses partenaires de jeux ou de toutes ces femmes qui l'entourent et qui l'ont parfois surnommé « Edwyn l'Infatigable » ou encore « Edwyn le Frétillant ». Avez-vous jamais joué au chat avec lui ? Ceux qui craignent pour leur cœur ont tout intérêt à s'abstenir.

De fait, Edwyn n'a rien d'un gamin effacé que personne ne remarque, bien au contraire. Il sait se tenir, bien sûr, et sa mère et sa septa y veillent s'il l'oublie, mais en règle générale, il est difficile d'ignorer le petit Edwyn quand il est dans les parages, car il est toujours en mouvement, toujours en quêtes d'histoires, d'aventures, de rêves ou de réponses aux questions qu'alimente sa grande curiosité. Toujours souriant en bonne compagnie, il ne tient pas en place quand l'enthousiasme le prend, si bien qu'il lui arrive souvent de ne se coucher que tardivement après le début de soirée, bien qu'il ne rejoigne jamais le sommeil trop tardivement, le petit est certes plein de cette énergie vivace qu'on lui connaît mais tout de même, il n'est pas inépuisable.

Cette grande vitalité se lit d'ailleurs sur son visage et quand d'autres ont la face pouponne, les cheveux blonds et parfumés, les joues, les lèvres et les oreilles roses, la sienne est autrement moins policée : ses yeux bleus creusent un visage ovale et courbe, tracée comme au pinceau, sa bouche l'ouvre de deux lèvres pleines et toujours rieuses qui révèlent une dentition imparfaite et propice au blèsement, ses grandes oreilles frétillent et entendent tout, ses cheveux bruns couvrent son front joueur et l'arrière de sa nuque. S'il n'était pas le châtelain de Vivesaigues, il passerait pour être n'importe lequel de ces gamins qu'on voit dans n'importe quel village du Conflans. Mais comme tout le monde le connaît dans les environs, impossible de s'y tromper. D'autant plus qu'une foule de détails ne sont pas sans rappeler qu'il est fils de lord : son port leste et droit, épaules retroussées et front relevé, trahit bien souvent ses origines nobles ; il faut y voir également la présence très ou trop importante des femmes dans son éducation. On ne peut décemment parler de port aristocratique ou princier, ce serait aller trop loin, car après tout Edwyn n'est qu'un Tully.

Très à l'aise avec lui-même, ce sont pourtant sa mère, sa septa et toutes les femmes qui l'entourent qui décident pour lui de ses tenues vestimentaires. Tout est toujours très sobre et très neutre, car les Tully n'ont pas le pouvoir exubérant et démonstratif. Ils préfèrent la simplicité efficace. Cependant, un surcroît d'effort et d'apparat est toujours effectué quand il s'agit de recevoir les étrangers, les émissaires et autres personnalités importantes : le petit Edwyn est alors vêtu avec goût et raffinement, même s'il faut relativiser, car il est suzerain de Vivesaigues, pas de Castral Roc.


● Personnalité : Le petit Edwyn Tully est un grand rêveur, car bien qu'il soit très entouré par sa mère, ses sœurs, ses cousines et toutes les dames de la petite cour de Vivesaigues, l'absence de figure paternelle constitue un manque cruel et qui modèle grandement son existence autour d'un vide que seules la rêverie et l'imagination parviennent à combler. Il rêvasse souvent, songeur, quand il se promène sur les remparts de ce château qui est le sien, plongeant son regard d'azur dans les eaux tranquilles de la Culbute et de la Ruffurque qui se réunissent aux pieds de Vivesaigues. Ces songeries sont pour lui l'occasion d'imaginer quel homme, quel seigneur, quel héros il pourrait être plus tard, et son imagination ne connaissant aucune limite, il agace parfois ces gens qui dans son entourage sont chargés de veiller sur lui. En effet, et septa Melara peut en témoigner, les questions qu'Edwyn posent à qui mieux mieux ne connaissent aucune limite et de fait, quand il se sent en confiance, le petit garçon, sans être un copieux bavard, ne sait plus s'arrêter, et pourquoi ceci, et pourquoi cela, et comment fait-on ceci, et comment fait-on cela ? Sa mère, sa septa, le mestre de Vivesaigues, tous les membres de la maisonnée Tully savent qu'il ne faut pas tendre la perche à cette truite frétillante incapable de maîtriser sa grande curiosité. Ils ont cependant tous trouvé la parade : peu de mots suffisent, et le voilà parti sur les fertiles sentiers de la divagation rêveuse.

Le plus souvent, la grande curiosité se voit tempérée par une grande timidité, mais ce n'est pas le cas d'Edwyn Tully. Sans être expansif et effronté, Edwyn n'a rien d'un craintif ou d'un timoré, ni rien d'un capon ou d'un peureux. Tout au contraire sa grande curiosité, qui n'est pas tant le fruit d'un désir viscéral de tout connaître que le fruit d'un réflexe naturel et d'un besoin vital de compenser son insignifiance par la compréhension de toutes les choses. En effet le petit Edwyn n'est ni niais ni naïf, il ignore tout ce qui est attendu de lui mais il sait que « les adultes », et par ces termes il comprend sa mère, son oncle, sa famille mais aussi tous ces gens très nombreux qui comptent sur lui en tant que fils de feu son père, en attendent « beaucoup beaucoup » comme il dirait lui-même. Ce fait quelque peu écrasant, il le conjure par une grande volonté de bien faire qui le pousse, nous y revenons, dans cette posture curieuse et attentive, car si Edwyn Tully pose tant de questions, c'est pour mieux apprendre à être l'homme que tant de personnes si différentes attendent. Cette dynamique est davantage la conséquence spontanée de son tempérament que le fruit d'une réflexion approfondie, car naturellement le petit garçon est bien incapable de tenir un tel raisonnement.

Plutôt constant et volontaire, Edwyn Tully est un garçonnet raisonnable, peu prompt à la bagarre mais pugnace quand la colère le gagne. Cependant d'une nature espiègle, il n'est pas de ces enfants turbulents qui cherchent l'affrontement, au contraire, s'il n'écoutait que lui, il irait au devant des autres quels qu'ils soient pour jouer avec eux, car en effet le petit est joueur et très imaginatif, comme cela a été dit, il n'est jamais à court d'idées, souvent géniales, pour éviter l'ennui. Le château de Vivesaigues et ses environs ont d'ailleurs été et sont encore ses terrains de jeux favoris et le petit Edwyn connaît chaque recoin de son château, chaque sentier du confluent. Il n'y a pas un rocher des environs qui ne lui ait un jour servi de cachette, pas un arbre où il n'ait grimpé, pas un coin de rivière où il n'ait pataugé. Ces jeux si souvent répétés en compagnie d'autres enfants de son entourage ont déterminé deux traits de caractère chez le petit Tully : il est très débrouillard d'une part ; il est très tolérant d'autre part, et fraie avec les petites gens du commun avec autant d'aisance qu'avec les autres. Il connaît son rang et ce que cela implique, mais il sait également qu'il n'appartient pas à la plus puissante des maisons suzeraines, aussi ne saisit-il pas encore pour il devrait limiter ses contacts avec les enfants nés de la roture. On peut dire qu'Edwyn Tully est proche de ses gens et de son peuple, bien que ses rapports avec lui soient très limités du fait de son jeune âge. Mais il faut noter un fait particulier : il est très aimé des gens de Vivesaigues et de ses terres. Il n'en va pas forcément de même à l'égard des autres maisons nobles du Conflans ses vassales, et le petit Edwyn sans parvenir à tout à fait le comprendre, en a pris conscience à demi-mots en questionnant sa mère.

En effet, le malheureux garçon orphelin de père sait que certains de ses vassaux se moquent de lui ou du moins ne le prennent pas au sérieux. Il y a cette dame un peu étrange qui vit dans ce grand château hanté et qui, dit-on, mange les enfants... Edwyn en a un peu peur mais il ne veut pas le montrer. Il y a aussi ce grand gaillard qui vit dans un château non loin de Vivesaigues, que sa mère surnomme avec mépris « la Brute de Bracken » et que le petit Tully, par contagion, n'apprécie pas non plus. Et puis il y a tous ces autres qui rient quand ils viennent à Vivesaigues et lui présentent leurs respects. C'est source de grande peine pour Edwyn qui, une fois, s'est retiré dans le septuaire du château après une entrevue en bonne et due forme, pour pleurer. Le décès de son père l'a profondément affecté même si la plupart du temps le jeune garçon s'évertue à taire le chagrin d'un deuil trop lourd à supporter, parce que c'est ce que son père voudrait et parce qu'il veut que sa mère soit fier de lui. Mais tout cela est difficile pour cet enfant aux idées spontanées et souvent naïves et qui, pétri du désir de bien faire, craint d'être la truite faible qui ne saura remonter la rivière...


● Famille :
Famille. Devoir. Honneur.

Edwyn Tully est le fils de Charissa Tully, née Baratheon. Son oncle est Dezial Tully. Arianne et Eleanor sont ses deux sœurs aînées. Son père Medgar et sa sœur cadette Rohana ont été emportés par le Fléau du Printemps.

Charissa Tully : Edwyn et Charissa entretiennent d'excellents rapports. Il l'aime de tout son cœur et réciproquement, elle adore son fils. Elle lui est toute entière dévouée et prend très à cœur son rôle de Régente, soucieuse de garder Edwyn au cœur du pouvoir dans le Conflans pour ne pas le fragiliser face à ses vassaux récalcitrants à l'idée de laisser gouverner une femme et un enfant. C'est une femme très digne, très respectée, mais qui a gardé de sa famille d'origine un sacré tempérament qu'on retrouve parfois dans la grande espièglerie de son fils si facétieux.

Dezial Tully S'agit-il d'une figure paternelle de substitution ? Son oncle représente pour lui un modèle et un repère, une sorte de lumière à suivre dans l'obscurité qui s'est abattue sur lui depuis la mort de son père. Edwyn apprend avec lui à monter à cheval et à manipuler les armes, notamment cette épée en acier château dont le pommeau reproduit une truite d'argent. Edwyn l'aime beaucoup.

Eleanor et Arianne Ses deux sœurs aînées sont pour lui comme une deuxième et troisième maman tant il est l'objet de leurs attentions. Elles ne vont pas jusqu'à jouer avec lui, l'habiller et le dorloter comme une poupée de chiffons, mais elles le considèrent comme le petit dernier et leur petit adoré. Elles partagent avec lui l'affliction d'un deuil trop lourd pour des enfants, mais savent qu'il est de leur devoir d'épauler et de soutenir leur petit frère quoiqu'il arrive.



● Résumé : Edwyn Tully est né à Vivesaigues en 203. Fils de Medgar et Charissa Tully, il est le seul garçon de la portée, a deux sœurs aînées et une cadette. Très tôt son éducation est confiée à Septa Melara qui le suit désormais partout. En 205 ses parents l'emmènent avec eux au tournoi de Port-Réal qui voit se dérouler l'incident accentuant pour longtemps la rivalité légendaire entre Corneilla et Haye-Pierre. En 207 après avoir assisté au tournoi de Viergétang, il partit avec son père et la maisonnée Tully ainsi que quelques vassaux triés sur le volet pour un voyage dans le Val où il visita Goëlville, Grand-Arc, Cordial, Forchant ou encore les Eyriés. De retour à Vivesaigues la vie reprit son cour jusqu'à la mort de sa soeur cadette et de son père, emportés tous deux par le Fléau du Printemps. Désormais suzerain du Conflans, c'est sa mère qui exerce le pouvoir en son nom en tant que Régente et la priorité de Charissa, qu'Edwyn suit presque aveuglément, est de régler le problème des Nerbosc et des Bracken. L'événement de Murs-Blancs, cette rébellion raté, fut pour lui l'occasion d'agir en tant que seigneur suzerain du Conflans même s'il aurait préféré qu'il en soit autrement. Un long voyage dans le Val, à Port-Réal et à Hautjardin a précédé son retour à Vivesaigues.

● Histoire : Edwyn Tully n'étant qu'un malheureux gamin d'à peine huit ans, il y a peu à dire. Quelques éléments notables sont toutefois à apporter à ce récit qui, je l'espère, vous éclairera sur la situation présente de Vivesaigues. Edwyn Tully est né de nuit, en 203, dans le modeste mais millénaire château de Vivesaigues. Cette naissance passa inaperçu aux yeux du monde, mais pas aux yeux de la famille Tully car après les naissances de deux filles, lord Medgar attendait cet héritier avec une impatience contenue mais poignante. Edwyn Tully fut donc dès les premières heures de sa vie l'enfant chéri tant attendu, et son père comme sa mère ne cessèrent jamais de l'aimer, de le chérir et de le protéger des dangers fort nombreux qui menacent constamment la truite d'argent. Une grande fête accueillit cette venue au monde, et nombreux sont les nobles seigneurs du Conflans qui vinrent à Vivesaigues apporter des présents à l'attention de l'heureux nouveau-né et de ses heureux parents.

Soucieux de faire de cet unique fils et donc de cet unique héritier le parfait futur suzerain du Conflans, Medgar partageait avec son épouse un objectif, celui d'offrir à leur fils la meilleure éducation possible. Leur conception de l'éducation était d'une simplicité déconcertante, Edwyn devait apprendre tout ce qui lui permettrait de souscrire à la devise ancestrale des Tully, aussi son quotidien est-il encore baigné de ce triptyque qu'il pourrait réciter comme un refrain : famille, devoir, honneur. La famille c'est important, alors Edwyn grandit toujours très proche de ses sœurs, de son oncle, de sa mère, de son père et des quelques cousins ou cousines qui parfois venaient à Vivesaigues. Le devoir c'est important, alors Edwyn grandit dans le respect des valeurs traditionnelles propres à la maison Tully, où servir était le mot d'ordre, servir le roi, servir les siens, servir sa terre. L'honneur c'est important, alors Edwyn fut très encadré par son père qui désirait faire de son fils un homme exemplaire dont les hommes pourraient un jour s'inspirer. Encore aujourd'hui sa mère s'efforce de maintenir son fils sur ce chemin tripartite, même si tout reste très nébuleux pour le petit garçon qui obéit sans comprendre la véritable nature et la véritable utilité de cette discipline qu'on lui impose.

Très tôt, dès qu'il fût en mesure de parler, Septa Melara et le mestre de Vivesaigues furent dépêchés auprès de lui pour lui enseigner au fil des années les rudiments d'une connaissance générale de l'éducation, de la culture et du savoir dont tout seigneur suzerain a le besoin. Plus tard viendrait un autre professeur, un maître d'armes peut-être, pour l'apprentissage des métiers de soldat et de cavalier, car tout seigneur du Trident se doit de savoir manier une arme et de monter à cheval pour partir à la défense de ses terres du Conflans. Mais toutes ces choses viendraient en temps voulu et si le petit garçon a des facilités avec les équidés, il est très maladroit avec les épées, les lances ou même les haches pour la simple et bonne raison que ces armes sont toutes trop grandes ou trop lourdes pour lui. Edwyn a très tôt fait la preuve d'un esprit vif et débrouillard, bien qu'il délaissa souvent les heures d'études et de leçons pour aller s'amuser en compagnie des quelques amitiés enfantines qu'il avait noué avec certains des garçons et des filles de son entourage, entre autres ses sœurs aînées et sa sœur cadette. Mais revenons plus en détail sur le parcours de sa si courte vie.

À peine âgé de deux ans, ses parents l'emmenèrent avec eux lorsqu'ils quittèrent Vivesaigues pour gagner Port-Réal où se tenait un grand tournoi. Y participaient de très nombreux chevaliers du Conflans parmi les plus illustres et bien que conscient de ce qu'il était quelque peu embarrassant et irréfléchi de s'encombrer d'un enfant de cet âge pour une telle occasion lord Medgar Tully s'était laissé guidé par son amour filial et la fierté qu'il avait de montrer à tout le monde que la question de sa succession était désormais résolue. Aujourd'hui, bien sûr, Edwyn n'en garde pour tout souvenir que ce que sa mère lui a raconté quand il atteignit l'âge d'avoir assez de mémoire pour ces choses-là. Malgré lui, Edwyn fut le témoin d'un événement qui aurait pourtant d'importantes conséquences pour l'avenir du Conflans et donc pour l'avenir du petit garçon lui-même. C'est à l'occasion de ce tournoi grandiose que ser Otho Bracken, chevalier réputé aussi fort que cruel, tua son adversaire lord Quentyn Nerbosc d'un coup de hache dans la tête, coup porté si fort que l'arme trancha la visière du casque du malheureux. Edwyn n'est aujourd'hui encore qu'un enfant bien impuissant à rien y faire, mais il a compris que si ses voisins de Corneilla et de Haye-Pierre se regardent en chiens de faïence à travers la Ruffurque, c'est à cause de cet événement de 205.

À la suite de ce tournoi, la maisonnée Tully ne rentra pas directement à Vivesaigues, mais profita d'un assez long voyage pour payer des visites de courtoisie à certains de leurs vassaux en suivant tranquillement leur paisible chemin à travers le Trident. Là encore Edwyn n'en garde aucun souvenir et ne sait rien de ce périple sinon ce qui lui a été relaté plus tard par sa septa, par ses sœurs plus âgées, par sa mère, par son oncle ou par son père. Ainsi ont-ils visité les Lothston à Harrenhal, les Lychester dans leur petit fort carré au nord de la Glandée, les Racin à Herpivoie, les Nerbosc à Corneilla. Le petit poupon fut présenté à bon nombre de gens importants, et bon nombre de projets d'avenir s'éveillèrent pendant qu'il somnolait, naïf et inoffensif, dans les bras de sa mère. Certains allèrent même jusqu'à évoquer de possibles fiançailles anticipées mais Medgar Tully, homme de patience, réserva toujours ses réponses sans jamais décliner sèchement les offres qui lui furent faites, car il avait à cœur de ménager ses vassaux autant qu'il s'estimait très flatté de recevoir si tôt des propositions pour son fils. C'est très content de leur périple qu'il rentra avec sa maisonnée à Vivesaigues où l'attendait de nombreuses affaires laissées en suspens. C'est là d'ailleurs que l'oncle d'Edwyn, Dezial Tully, fut choisi par lord Medgar pour, dans l'avenir, enseigner à son fils tout ce qu'il lui faudrait savoir pour devenir un brave soldat et un habile cavalier.

Ainsi bien que le quotidien du petit homme n'ait jamais été réglé à la seconde près, quelques personnes tenaient une place très importante auprès de lui, parmi lesquelles on retrouvait surtout ses deux parents, septa Melara et son oncle. Il y avait aussi le mestre de Vivesaigues auquel il donnait et donne encore beaucoup de fil à retordre. Il accompagna tout ce beau monde en 207 au tournoi de Viergétang où il put voir de ses propres yeux ébahis de nombreux chevaliers très valeureux jouter et combattre, spectacle incroyable qu'il n'oublierait jamais. Immédiatement après le tournoi, ils ne rentrèrent pas immédiatement à Vivesaigues, ses parents et lui, avec le reste de la maisonnée Tully ainsi qu'une sélection de vassaux parmi lesquelles lady Lothston qui fit forte impression sur le jeune Edwyn. Partirent pour un grand voyage dans le Val d'Arryn où Edwyn découvrit des paysages merveilleux, terreau fertile et nouveau pour son imagination galopante de jeune bambin rêveur. Il visita Goëlville, Grand-Arc, Cordial, Forchant et finalement les Eyriés, citadelle qui l'impressionna beaucoup, tout comme tout ce qu'il entendit de Septa Melara qui lui raconta tout plein de choses intéressantes au sujet de ce paradis sur terre qu'était le Val d'Arryn. Plus encore l'impressionna cependant la tristement célèbre Porte de la Lune bien qu'il ne sût en saisir toute l'utilité... était-ce par là qu'on jetait les restes dans les assiettes ? Cette question amusa beaucoup la cour des Eyriés.

Il revint à Vivesaigues et la vie reprit son cours normal, paisible comme les eaux de la Ruffurque. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, et les Tully coulaient des jours heureux sans rien demander à personne... jusqu'au drame terrible qui fragilisa grandement la malheureuse famille. Le Fléau du printemps, cette maladie pernicieuse, emporta la vie de sa petite sœur Rohana, et de son bien-aimé père qui le laissa seul à la tête du Conflans. Il n'était pas tout à fait seul, mais Edwyn éprouvait une grande solitude. Le chagrin, la peine, la douleur furent terribles. Il aurait pour toujours gravé dans sa mémoire ce matin si sombre : à l'aube, son père défunt fut installé avec beaucoup de délicatesse et de respect dans une petite barge fluviale dont les voiles arboraient les couleurs de la maison Tully ; sept personnes, parmi les plus fidèles amis du regretté Medgar, poussèrent l'embarcation dans la Culbute depuis la Tour d'eau de Vivesaigues ; Edwyn était trop jeune et trop peu adroit pour tirer la flèche enflammée qui embraserait la dépouille de son père, aussi cet honneur revint à son oncle Dezial. Depuis lors les temps sont durs pour la truite d'argent, et le jeune Edwyn Tully peine à trouver sa place dans le Trident aujourd'hui encore. Il est officiellement le suzerain du Conflans, mais c'est à sa mère Charissa qu'est revenu l'exercice du pouvoir avec le titre de Régente. Il fait tout pour être attentif aux conseils et aux décisions de cette femme qu'il adore, et tente comme il peut de s'impliquer au mieux bien que cela lui soit très difficile, son jeune âge le privant du recul et de la maturité nécessaire. Mais très volontaire, Edwyn a pris le goût de jouer au lord, même s'il commence à comprendre que tout cela n'a rien d'un jeu. Et quoiqu'il soit loin de se douter de toutes les difficultés du problème, il sait que sa mère se débat aujourd'hui encore avec les Nerbosc et les Bracken dont la rivalité croissante menace d'enflammer le Conflans. Et plus récemment encore, la nouvelle d'une attaque des fer-nés dirigés par Dagon Greyjoy en personne contre Salvemer vient d'achever de compliquer la situation pour le petit Edwyn.


● Inventaire : Lord Edwyn Tully possède une épée en acier château dont le pommeau reproduit une truite d'argent.



● Pseudo : Clara
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● Divers : Vous me connaissez déjà et vous en savez déjà trop !
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Dernière édition par Edwyn Tully le Mar 9 Avr 2013 - 16:31, édité 1 fois
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Main du Roi
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Brynden Rivers
Main du Roi

Général
Freuxsanglant

- Combien c'est-y que lord Freuxsanglant il en a, de zyeux ?
- Mille, et rien qu'un.

♦ Missives : 3432
♦ Missives Aventure : 33
♦ Age : 32
♦ Date de Naissance : 27/07/1985
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Jauge de réputation Jauge de réputation:
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Message Mar 9 Avr 2013 - 0:46

Soit à nouveau le bienvenu parmi nous, Edwyn !

Je suis vraiment ravi de te voir reprendre ce personnage ! Sous ta plume, il était vraiment bien incarné et je ne vois donc rien à redire du tout Razz

En tant que lord suzerain du Conflans, tu peux compter sur les importantes ressources de ta maison. Toutefois, d'un point de vue RP, tu ne disposes que de tes possessions de départ, sans oublier que tu débutes le jeu avec 35 dragons d'or. Tu pourras te servir de cette somme pour acheter des biens aux marchands ou tout autre chose. Même si ça n'en a pas l'air, il s'agit quand même d'une grande fortune ! N'oublie pas de les ajouter à ton inventaire, dans ta fiche de personnage (accessible dans ton profil) !

Tu gagnes de plus 75 points de réputation pour avoir choisi un PV d'une région défavorisée ! Ils te sont ajoutés dans ton profil.

Bref, si cela ne semblait pas encore clair, je te valide ! Tu vas donc pouvoir te lancer dans le jeu ! N'oublie pas de remplir ton profil, ta fiche de personnage et de poster les fiches relatives à ton personnage. Tu peux aussi aller signaler ta position sur le continent à cet endroit. N'oublie pas de consulter les autres sujets du bureau du Grand Mestre pour t'intégrer dans le contexte ! Tu pourras ensuite débuter le jeu en consultant les demandes, en postant la tienne ou en demandant directement à un joueur. En cas de questions, n'hésite pas à poster dans la Tour de la Main ou à m'envoyer un MP. Enfin, n'hésite pas à passer par le flood et la CB pour te faire connaitre et t'intégrer plus facilement sur le forum !

Puisses-tu devenir le seigneur que tu promets d'être !


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