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La diplomatie est l'arme des faibles ▬ Lorant

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Bryce Vyrwel
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Message Lun 8 Avr 2013 - 17:54

209, Bryce était installé dans les gradins à observer les joutes se dérouler sous ses yeux. Lord Cendregué avait décidé d'organiser un tournoi en l'honneur de sa fille et avait convié ses voisins à venir y prendre part. La Vouivre se contentait d'y assister, mais son fils aîné, Lancel, avait décidé de concourir. Déjà âgé de 19 ans, le jeune homme était marié et n'allait pas tarder à devenir père, autant dire que l'idée de se faire bien voir de la Reine du tournoi lui importait peu, c'était uniquement son attrait pour les joutes qui parlait. Aux côtés de son époux, lady Lyra était installée et observait les jeunes combattants s'affronter, un léger sourire flottant sur ses lèvres. Elle offrait un spectacle plutôt plaisant, faisant aisément plus jeune que son âge, même si son corps portait les signes de ses grossesses successives. Pour quelqu'un qui la voyait ainsi, vêtue d'une belle robe, les joues légèrement rosies et le regard dans le vague, elle était agréable à regarder. Bryce se réjouissant souvent d'avoir une belle épouse, même si cela n'importait que peu dans les négociations avec les autres maisons, il était toujours agréable d'avoir une femme attrayante à son bras plutôt qu'une personne repoussante.

Alors que son héritier venait justement d'affronter un autre chevalier pour s'en tirer relativement bien, les joutes prirent fin pour la matinée. Les nobles se levèrent tous afin de quitter leurs places pour gagner les environs des gradins afin de discuter entre eux. La Vouivre repéra quelques jeunes dames qui devaient à peine avoir fleuri, en train de bavarder avec animation : certainement qu'elles commentaient les participants, citant leur favoris et espérant qu'il allait leur accorder son attention. Ne voyant pas ses autres enfants dans les environs, le seigneur de Noirvallon quitta les gradins afin d'aller se promener un peu dans les environs, son épouse à son bras en train de profiter du moment présent. Son sourire toujours collé sur ses lèvres, elle parlait d'un ton badin.

« Vous souvenez-vous encore de notre jeunesse lorsque vous concourriez en mon nom ? Bryce se contenta de soupirer légèrement chassant ces paroles d'un geste de la main.
C'était il y a bien longtemps, je ne comprends pas pour quelle raison vous ressassez sans cesse le passé. Cette fois-ci, ce fut au tour de lady Lyra de soupirer.
Mon cher époux, pour un Bieffois vous manquez cruellement de romantisme. »

Il le savait. Elle le lui disait sans arrêt. Le couple s'éloigna de quelques pas avant que le regard du seigneur de la maison Vyrwel, ne se pose sur un jeune homme dont le visage lui rappelait vaguement quelque chose. Il lui fallut quelques instants avant qu'il ne reconnaisse le jeune Lorant Trant. Un jeune homme issue d'une maison des Terres de l'Orage, bien connue pour être liée aux Targaryen. La mère de Lorant était née dans la maison du Dragon et possédait même quelques bâtards, signe que la fidélité faisait réellement défaut aux membres de cette maison. Inutile de dire que la Vouivre n'avait jamais porté la maison au pendu dans son cœur, être lié aux Targaryen n'était jamais bien vu de partisans Feunoyr. L'épouse de Bryce ne manqua pas de remarquer l'attention soutenue de son mari et lâcha un nouveau soupir lorsqu'elle vit la raison de cet intérêt soudain. Secouant la tête d'un air à la fois amusé et contrit, elle prononça quelques mots d'un ton neutre.

« Je vais aller voir Lancel, je vois que vous avez fort à faire. »

Bryce ne retint pas son épouse et la laissa s'éloigner tout en continuant à fixer le jeune homme qui ne semblait pas avoir remarqué l'intérêt qu'il provoquait. Après un bref instant de patience, la Vouivre se dirigea vers Lorant d'un pas assuré et s'arrêta juste à ses côtés. Apparemment il n'y avait aucun autre membre de sa maison dans les environs et le Bieffois se demandait si sa mère était elle aussi présente. C'était assez peu probable, il était de notoriété publique que les Targaryen n'aimaient pas se mêler au petit peuple. Glissant son regard sur le jeune Orageux, Bryce l'aborda.

« Lorant Trant. Ou plutôt ser Lorant ? Navré, je ne suis pas très au fait des adoubements qui ne concernent pas les familles proches de mon fief. Pourtant, il se tenait souvent au courant de ce type de détails, mais disons que c'était une manière de commencer cette discussion sur une note de provocation. Lorsqu'il fut certain d'avoir l'attention du jeune homme, le Bieffois enchaîna.
Je suis Bryce Vyrwel, seigneur de Noirvallon, mais vous ne me connaissez certainement pas je présume. C'était peu probable. Une personne aussi liée à la famille royale que le Trant l'était, connaissait obligatoirement les noms des familles rebelles. Sans compter que Bryce avait participé à Herberouge. Mais peut-être qu'il sur-estimait son interlocuteur.
Je ne vous ai pas encore vu jouter, participez-vous au tournoi, ou est-ce que vous êtes simplement venus ici pour profiter du spectacle ? »

Le ton était calme et posé, pourtant Bryce était bel et bien venu aborder ce jeune homme pour pouvoir le sonder. Il n'allait pas prendre des pincettes et encore moins essayer de le caresser dans le sens du poil. Ce n'était pas dans ses manières et il voulait voir si la maison au pendu avait été inspirée en se liant au Dragon. La foule bougeait autour d'eux, l'animation était assez importante et il devait certainement y avoir d'autres nobles qui surveillaient leurs voisins. À n'en pas douter, le fait qu'un rebelle venait discuter avec l'enfant d'un Targaryen, n'allait pas passer inaperçu. Mais c'était une chose que Bryce aimait : donner du grain à moudre aux curieux. Ils se poseraient diverses questions, spéculeraient sur ce qu'ils étaient en train de se dire et au moins la Vouivre était assurée que personne ne l'oublierait à ce tournoi. Son attention se détourna momentanément de son interlocuteur pour jeter un coup d’œil autour de lui. Aucun visage particulièrement connu, était-il seul ici ? Reportant son regard sur le visage du jeune homme, Bryce reprit la parole une dernière fois.

« Il me semble que je n'aperçois pas vos proches, êtes-vous venu seul ici ? J'espère qu'il n'est rien arrivé de fâcheux à l'un d'entre eux.

Pourtant, il pensait le contraire et même si rien ne le prouvait dans son comportement ou ses paroles, le Trant devait aussi s'en douter. C'était là tout le plaisir du protocole : votre langue disait une chose et votre regard en disait une autre. Ironie, la plus douce des armes.


               
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Lorant Trant
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Message Lun 8 Avr 2013 - 18:47

    Lorant Trant était aspiré dans ses pensées. La veille, il avait connu un moment hors du temps auprès d'une jeune fille particulièrement délicieuse. Cela avait semblé une éternité au jeune homme, et à la fois, c'était allé si vite. Déjà, elle était partie, le laissant avec son honneur et ses pensées. Il peinait sincèrement à se détacher de ce moment hors du temps. Lorant Trant était un homme de devoir. Il croyait dur comme fer à l'honnêteté et ses valeurs, qui lui venaient de son père, étaient pour lui primordiales. C'est pourquoi il n'avait pas mené plus loin cet entretien … peut-être le regretterait-il toute sa vie. Mais en attendant, Lorant savait qu'il devait se concentrer sur le Tournoi.

    Si la veille, il avait pu triompher facilement, après sa rencontre avec Shaelya, Lorant était bien faiblement maître de lui. Il ne savait plus quoi penser de tout ce qu'il avait toujours juger primordial et cela le rendait affaibli. Il était finalement sorti vainqueur de la joute, mais avec bien des difficultés, cela était certain. Il lui avait fallu se reprendre au dernier moment pour vaincre et sans doute cela ne lui serait plus permis dans les jours à venir si il ne prêtait pas plus d'attention à ce qui se passait dans le Tournoi et non dans sa vie privée. D'ailleurs, il n'avait pas à en avoir: il se marierait avec une jeune femme parfaite pour le rôle de Lady Trant, comme l'avait été sa mère -ou presque. Il n'y avait pas d'autres solutions envisageables.

    Totalement accaparé par ses pensées qui ne lui laissaient plus de repos, Lorant ne prit pas conscience qu'un homme l'observait. Depuis sa joute, il avait pu aller se changer -et même si aucune Shaelya n'était venue le distraire- il était propre sur lui désormais et portait des vêtements sobres mais élégants qui laissaient voir à quel genre de familles il appartenait. Concentré sur un point invisible, au loin, il ne prêtait pas réellement attention à ce qu'il se passait aux alentours et quand une voix d'homme résonna à ses oreilles, Lorant dut à sa seule volonté de ne pas sursauter. Son coeur, lui, venait de sauter plusieurs battements. Rester calme.

    L'individu qui lui faisait face n'était visiblement pas là pour échanger gentillesses et politesses à propos de leurs maisons respectives. Ser Lorant, effectivement. Lorant avait été adoubé plusieurs années plus tôt. Il hocha la tête d'un mouvement ample, gardant son calme. Rien ne servait de s'énerver face à cet homme. « - Ser Lorant, en effet. » Pas un mot de plus. Il ne servait à rien de nourrir de plus de mots un Vyrwel. C'était lui-même qui s'était présenté. Évidemment, Lorant connaissait ce nom de famille. Un homme du Bief. Un partisan Feunoyr.

    Lorant n'avait pas besoin de questionner cet homme sur ses affiliations. Il était le fils d'un Targaryen et il savait quelles rivalités existaient quant à la couronne. Bryce Vyrwel n'était venu en rien lui parler par hasard. Il était bel et bien décidé à discuter avec Lorant. Pour quelles raisons, Lorant Trant l'ignorait encore, mais il se doutait qu'il finirait bien par le savoir. Son corps était tendu, sentant bien qu'il y avait dans l'attitude du Bieffois une attaque silencieuse et vicieuse.

    « - J'y participe. Et vous-même ? A moins que ce ne soit un de vos fils ? ». Lorant savait que son interlocuteur avait des enfants. Les Vyrwel ne semblaient pas prêts de s'éteindre. La politesse et la bonne conduite lui commandaient de ne pas faire demi-tour et laisser seul Bryce et ses coups tordus. Et le jeune homme était aussi quelque peu curieux de voir ce que lui préparait le Bieffois. Si il était venu, il y avait une raison... Voilà ce que répétait Lorant, mentalement, en sondant le regard de l'homme qui lui faisait face.

    Le Trant n'était plus un enfant depuis longtemps. Bientôt, il reprendrait très certainement le fief familial à son compte, même si il ne souhaitait pas à son père de connaître une mort prochaine.

    La remarque sur ses proches n'amusa pas Lorant. Si jamais cet homme s'amusait à toucher un seul cheveu de Alys, Lorant lui ferait ravaler ce geste sur le champ. Néanmoins, fidèle à lui-même, c'est avec un grand calme qu'il répondit. « - Je ne suis pas venu seul. ». Il n'était guère besoin d'en dire plus. Sa sœur ne l'accompagnait pas, pas plus que sa mère. Mais Lord Trant, lui était venu. Il était fier de voir son fils combattre. Théodan était également présent, pour le plus grand plaisir. « - Aurais-je le plaisir de faire la connaissance de votre charmante épouse ? ». Lorant se souvenait d'avoir aperçu la silhouette et le doux visage de Lady Vyrwel quelques heures plus tôt. Le Bieffois avait la chance d'avoir une fort belle épouse.

    Silencieusement, Lorant, tout en jaugeant son interlocuteur, se demandait quel genre d'épouse il aurait lui. Le regard des deux hommes se croisa et Lorant eut la certitude que jamais Bryce Vyrwel ne pourrait lui apporter quoi que ce soit de bon ni de bien. Il fallait se méfier de cet homme qui maniait la langue avec une facilité déconcertante mais dont chacune des mimiques montrait combien il ne pensait pas un mot de ce qu'il disait. « - J'ose espérer que le Tournoi se passe au mieux pour les Vyrwel ! Pas encore de défaite pour votre famille à ce que j'ai entendu dire ? Tout comme chez les Trant ! ». Lorant savait désormais que si il affrontait un membre de la famille de cet homme sur la joute, il voudrait en découdre. En vrai chevalier, il n'en ferait rien en dehors des Tournois. Mais si l'occasion lui était donné, dans un jour prochain, il n'hésiterait pas. Lui aussi, avait sa fierté. Et il refusait de laisser le Bieffois la bousculer. Il se tenait droit, le regard froid, dans une posture fermé. Visiblement, Lorant Trant n'avait aucune envie de se laisser aller à la facilité d'une discussion amicale. Si Bryce choisissait l'ironie, Lorant se ferait un plaisir de lui répondre sur ce terrain, non sans montrer une hostilité à cet homme qui était venu le premier l'interrompre dans ses pensées. L'arrogance de cet homme le poussait à agir de même, alors qu'il était habituellement d'une nature assez modeste. « - Je ne m'attendais pas à vous voir ici, je dois bien l'avouer … J'avais cru comprendre que les Vyrwel se faisaient … discrets. » Après tout, après leur participation à Herberouge, il valait mieux que Bryce fasse profil bas. Les Targaryen n'oublieraient sans doute jamais … Bien entendu, Lorant ne pouvait présenter les choses ainsi. Il préférait s'enquérir de discrétion plutôt que de peur. Mais l'idée était là. Ils seraient deux à jouer, Bryce ne devait pas en douter. Et Lorant était tout près à faire ses preuves.
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Bryce Vyrwel
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Message Mer 10 Avr 2013 - 16:13

Les réponses du jeune homme était très concises, comme s'il craignait d'en dire trop. Ou peut-être était-il de ceux qui préféraient parler peu et observer davantage ? Ce serait un point relativement amusant, sachant que Lancel, l'héritier de lord Vyrwel, possédait le même type de caractère. Ainsi donc le jeune homme était chevalier ! Ce n'était pas si étonnant, il devait avoir à peu près l'âge de l'aîné de Bryce et celui-ci portait aussi ce titre si glorieux.

Ser Lorant reprit la parole pour répondre à l'interrogation du Bieffois, lui déclarant qu'il participait effectivement au tournoi, avant de lui retourner la question. Voilà bien des années que la Vouivre ne prenait plus part à de telles réjouissances, il préférait voir son fils se distinguer des autres ! Pourtant, dans sa jeunesse, il se débrouillait assez, même s'il restait loin d'atteindre l'excellence de certains jouteurs comme lord Tyrell. Rares étaient les hommes de son âge qui participaient encore à des tournois « secondaires », ils avaient plus tendance à se réserver pour de grandes occasions où ils pouvaient espérer se faire remarquer par d'autres nobles. Bryce se contenta de secouer la tête en signe de dénégation, il n'avait rien à cacher à ce niveau.

« Ce n'est plus vraiment de mon âge. Mais effectivement, mon aîné Lancel participe aux joutes, vous devez l'avoir remarqué je présume, il n'a pas essuyé le moindre échec. »

L'humilité ne l'étouffait pas, Bryce semblait avoir une confiance aveugle en son héritier. Mais il savait mieux que personne que même les meilleurs pouvaient chuter, ainsi donc, bien que Lancel représentait tous ses espoirs pour l'avenir, il ne lui confierait jamais le degrés de confiance qu'il plaçait en lui. Le laisser indécis était le meilleur moyen pour le pousser à se surpasser toujours davantage. Son aîné ne le décevrait pas, la Vouivre en était persuadé.

Le jeune Orageux reprit la parole avec un grand calme, suite aux questions de son interlocuteur. Il répondit de manière toujours aussi concise, faisant savoir à Bryce qu'il n'était pas le seul Trant présent ici, bien qu'il n'en ajouta pas davantage. Le regard du Vyrwel restait dardé sur le visage du jeune homme tandis que celui-ci enchaînait pour se renseigner sur la présence de lady Lyra. L'épouse du seigneur de Noirvallon n'appréciait jamais de voir son mari malmener les enfants de leurs « ennemis », c'était son côté maternel qui parlait sans aucun doute, rien que pour cette raison, Bryce se doutait qu'il ne la reverrait pas avoir d'avoir quitté le Trant. Lorsque ce dernier avait parlé de lady Lyra, il avait emprunté un qualificatif flatteur, mais le Vyrwel était le mieux placé pour savoir que les mots ne signifiaient pas grand-chose, ils pouvaient cacher une moquerie comme un véritable compliment. Sans se défaire de son air parfaitement paisible, Bryce répondit aux questions du chevalier au pendu.

« Mon épouse est allée rendre visite à notre fils, vous savez comme sont les mères, elles s'inquiètent toujours pour un rien ! Je présume qu'elle veut s'assurer que son fils chéri ne prend pas de risques inutiles. Un bref sourire éclaira les lèvres de Bryce, ce n'était pas forcément bon signe, même si son interlocuteur ne connaissait pas ce signal de mauvais augure.
Enfin, la plupart des mères, je ne suis pas sans ignorer qu'elles ne se valent pas toutes. Petite provocation sur celle du jeune homme. Ce dernier ne pouvait cependant pas prouver ce que l'homme avançait, il n'avait cité aucun nom.
Mais le risque fait partie du jeu, ne le pensez-vous pas ? Plus le risque est grand plus l'enjeu est intéressant, même si les adversaires ne sont pas vraiment inquiétants ici. Il ne s'agit que d'un petit tournoi amical et non d'une grande bataille. »

Diverses petites piques destinées à tester la maîtrise du jeune homme. Les hommes avaient tous tendance à perdre rapidement leur calme, à se montrer impulsifs au risque de faire une erreur. Ce à quoi Bryce veillait toujours, était bien de ne jamais se saborder. Aucun nom ne traversait ses lèvres, il ne faisait que des allusions et l'autre ne pouvait pas lui reprocher ses paroles sachant qu'elles pouvaient concerner n'importe qui. Ces joutes verbales devenaient particulièrement intéressantes lorsque la personne en face était capable de renvoyer des piques semblables. Mais elles devenaient réellement pesantes lorsque la Vouivre se confrontait à un idiot sans verve. Était-ce le cas du jeune Trant ? Il allait le voir sous peu !

Le regard posé dans celui du chevalier, Bryce patienta jusqu'à ce que l'autre reprenne la parole en prétextant espérer que le tournoi allait bien se dérouler pour eux. Douce ironie. La Vouivre se doutait sans difficultés que le jeune homme pensait l'exact opposé de ce qu'il venait de dire, ce qui signifiait peut-être qu'il s'était trouvé un interlocuteur de choix. Le regard froid qu'arborait l'Orageux ne troubla aucunement la Bieffois, déjà habitué à ce genre de traitement de la part de ses comparses. Suite à la dernière réplique du chevalier, le seigneur de Noirvallon détourna brièvement son regard de lui pour observer les environs, un peu comme s'il désirait voir qui gravitait autour d'eux.

« La discrétion est relative mon jeune ami. Elle n'est pas à confondre avec la peur par exemple. Seuls les peureux se terrent dans leur trou en refusant de se montrer aux autres. Moi, disons que je préfère la discrétion pour ne pas souffrir des rumeurs qui peuvent naître d'un simple sourire. Il en esquissa d'ailleurs un très léger avant de poursuivre.
Je vous paris par exemple que le simple fait que nous conversions tous deux, va être suffisant à provoquer des ragots. Certains raconteront que je vous ai menacé, d'autres que vous avez été confronté à une rixe, tant de fadaises alors que nous ne faisons que parler innocemment ! Pourtant, elles ne se tromperaient pas tant que cela, même si rien n'était visible.
Mais revenons-en à des sujets plus légers : vous avez raison, mon fils n'a encore essuyé aucune défaite, peut-être que vous allez avoir la chance de le rencontrer lors de ce tournoi ? Il haussa légèrement les sourcils comme si la réponse était en possession du jeune homme.
Je ne vous cache pas que j'apprécierai de voir mon fils gagner, mais je crois savoir que vous n'êtes pas encore marié, même si cela reste étonnant vu votre âge. Peut-être que cette victoire vous permettrait-elle de retenir l'attention de quelques dames ? Il s'en prenait à un sujet qui n'était pas forcément agréable, mais c'était là tout l'art de la discussion, toucher des points sensibles et douloureux.
J'imagine qu'avec vos origines, vous devez certainement prétendre à un mariage de très haut niveau. C'est malheureusement le désavantage d'être aussi chanceux ! Les autres ne sont pas assez bien pour vous, c'est un problème que nous n'avons pas, nous autres. »

Une pique supplémentaire de manière à provoquer un peu son vis-à-vis. Allait-il riposter comme Bryce l'espérait ? Il allait bientôt être fixé. Sa neutralité ne laissait toutefois rien filtrer de ses pensées.


               
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Lorant Trant
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Message Ven 12 Avr 2013 - 9:18



    Lorant Trant n'était pas homme à parler pour ne rien dire. En général, il avait pris l'habitude de choisir soigneusement les mots qu'il employait afin de se faire rapidement et facilement comprendre de ses interlocuteurs. Il n'y avait sans doute qu'avec son frère d'armes, autrement dit Jon Penrose et son frère Théoban, que Lorant se laissait aller à quelques confidences. Mais il n'était pas un homme de bavardages, loin de là. Homme de confiance, certes, homme de devoir, plus que oui. Mais parler pour ne rien dire lui déplaisait au plus haut point.

    Or, c'était bien ce que semblait vouloir Bryce Vyrwel. Oh, cet homme, ce rebelle, pouvait bien essayer de départir Lorant de sa calme tranquillité, le jeune homme des Terres de l'Orage doutait qu'il y arrive. Lorant était doué d'une force tranquille, qu'il avait déjà fort souvent utilisé dans le passé. Il savait retenir l'âme du fauve qui sommeillait en lui. Avec Ser Vyrwel, toutefois, il avait suspecté depuis le début qu'il lui faudrait patience et retenue pour ne pas perdre l'avantage dans cette rencontre.
    Le sourire de Lorant se fit radieux en entendant la remarque de son compagnon. Alors son fils Lancel participait ? Grand bien lui fasse. Lorant Trant ne craignait aucun adversaire et surement pas le fils de cet homme. Mais Lorant ne souriait pas pour cette raison. Il souriait car il trouvait en effet que que l'humilité n'étouffait pas son interlocuteur. Bien au contraire, il semblait se nourrir d'orgueil. Une petite cuillerée, chaque matin, pour le moins, à en juger la manière de parler et de se tenir. Lorant Trant n'avait rien contre la fierté pour les siens et leurs succès, mais il était clair qu'il s'agissait de plus que cela chez Bryce. Ce n'était pas l'amour et la fierté qui brillaient dans ses yeux, quand il parlait de son fils. C'était autre chose, de plus profond … L'ambition peut-être ? Lorant n'aurait pu en juger. Le temps lui dirait très certainement ce qu'il en était. « -J'en suis bien aise pour vous ! ». L'ironie était clairement présente et Lorant l'assumait parfaitement.

    Avec ce genre d'adversaires, il préférait jouer à armes égales. Rester parfaitement impassible aurait certainement impressionné Bryce, mais Lorant doutait que cela l'aurait dissuadé d'entreprendre quoi que ce soit. Il se méfiait clairement du Bieffois. Un certain instinct animait les hommes, disait-on. Lorant en faisait la parfaite expérimentation avec cet homme qui respirait une malice perturbante.

    Ainsi donc, son épouse chouchoutait leur fils aîné? C'était amusant, si on songeait que Lancel était un homme adulte. Lorant appréciait certes sa mère, mais il n'aurait pas voulu qu'elle ne prenne plus de place qu'elle n'avait besoin. La petite remarque perfide ne gêna pas Lorant qui avait dépassé depuis longtemps le stade des attentes illusoires de la part de leur mère. Elle était trop futile pour lui apporter tout ce qu'il aurait souhaité. Mais le jeune homme s'était fait une raison. Clairement, il ne fallait pas en attendre plus d'Elena Trant née Targaryen. C'était ainsi. Lorant devait bien avouer que cela l'avait blessé, mais il n'y avait rien à faire. De plus, Elena était de bonne volonté, elle pensait sincèrement bien faire. Alors pourquoi y prêter plus d'attention ? Si il prenait femme, toutefois, Lorant essaierait de lui inculquer les valeurs qui lui importait …

    « -Un petit Tournoi, comme vous le faites si bien remarquer Lord Vyrwel. Ce n'est qu'un amusement et chacun ici ne donne sans doute pas l'image qu'il aurait sur un champ de bataille ... ».

    La guerre n'avait rien de comparable à ce qui pouvait se passer ici. Lorant en avait pleinement conscience et il savait que Bryce le savait tout autant. Son ton était contrôlé, comme souvent. Lorant n'était pas homme à crier ou à tempêter. C'était bien au contraire une attitude qui le dérangeait au plus au point. Il préférait aux éclats de voix le calme et la tranquillité qui permettait d'avance bien plus loin que ne l'aurait permis un coup de tonnerre bref et sans effet.

    La reprise de parole de son adversaire amena un sourire amusé sur le visage de Lorant. Mais ce sourire ne resta qu'une seconde. Il savait bien qu'il y avait en jeu sa respectabilité et la manière dont le Vyrwel allait le percevoir, après cet échange visiblement suffisamment vif si on parvenait à lire entre les lignes. Ainsi donc, Bryce accusait Lorant de confondre peur et discrétion ? Comme c'était amusant. « -Les rumeurs disent tant de choses qu'on finit par ne plus démêler le faux du vrai. Mais parfois, elles ne révèlent pas tout non plus ... ». Le regard de Lorant se fit franc et il croisa celui de Bryce quelques secondes.

    Celui-ci voulait revenir à des sujets plus légers ? Grand bien lui fasse. Lorant doutait qu'un seul sujet soit léger en présence du Vyrwel. «- A quoi bon nous appesantir, en effet, sur quelques rumeurs vides de sens, n'est-ce-pas, Lord Vyrwel ? ». D'extérieur, le visage de Lorant devait révéler une tranquillité, mais son ton était sans nul doute plus piquant qu'il ne l'aurait voulu.

    Le mariage ? Voilà bien un sujet qui ne perturbait pas Lorant. Bryce avait tiré le mauvais numéro, si il souhaitait tarabuster l'héritier des Trant. « -Toutes mes félicitations à votre fils ! ». Lui-même savait qu'il devrait se marier, mais il avait le temps et il devait bien avouer appréciait que ses parents ne soient pas trop agressifs sur cette question. Lady Elena, pourtant mariée plusieurs fois, avait cessé d'embêter Lorant à ce sujet. Il ferait son devoir. Pour autant, Lorant n'était pas homme à passer de couches en couches, en attendant l'heure du mariage.

    «- C'est en effet un bien grand malheur que de réaliser de bonnes alliances, vous avez raison. Mieux vaut être faible et isolé, la vie n'en est que plus trépidante ! ». Parler liens matrimoniaux avec Bryce ne plaisait pas spécialement à Lorant. Il se marierait quand une alliance intéressante se profilerait pour lui. Et ce n'était point encore le cas. Ses parents semblaient bien plus focalisés sur le mariage de leur fille, Alys, que sur le sien et cela lui allait tout à fait. « -Mais je suppose que vous avez bien d'autres problèmes … Tout ne peut pas être donné aux mêmes, n'est-ce-pas ? Croyez bien que je compatis».

    Lorant reporta son regard sur les environs. La vue de Lord Vyrwel lui avait été suffisamment imposée pour le moment. Il aperçut son frère Théoban, en grande discussion avec Jon Penrose. Les Penrose et les Trant avaient eu plusieurs fois l'occasion de se soutenir. Deux familles des Terres de l'Orage qui sympathisaient ou pactisaient, au choix. La question du mariage, Lorant évitait assez soigneusement de se la poser. Il savait très bien qu'il ferait ce qu'il devait au moment où cela serait nécessaire. « -Même si ce temps remonte à bien longtemps désormais, est-ce à un Tournoi que vous avez conquis la main de Lady Vyrwel ? ». Ou comment rappeler son âge à son interlocuteur. Et revenir sur un autre mariage que le sien.

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Message Ven 12 Avr 2013 - 16:01

Les champs de bataille n'existaient plus depuis bien longtemps. Depuis Herberouge en réalité. Les jeunes nés après cette période ne pouvaient prétendre être de véritables chevaliers, ou alors uniquement ceux qui se pavanaient devant des dames lors de tournois. Oh, Bryce ne se considérait pas comme un homme très doué parce qu'il avait pris part à cet affrontement, au contraire, il avait lamentablement échoué à servir sa cause en se faisant blesser dès le début des combats. Non, le Bieffois s'amusait simplement lorsqu'il tombait sur des jeunes hommes qui pensaient tout savoir de la vie de chevalier alors qu'ils n'avaient jamais quitté le fief de leur famille. Ser Lorant n'était pas comme eux. C'était un trait de caractère que la Vouivre apprécia, même s'il n'en fit guère état bien évidemment. Il se contenta de l'observer, une expression parfaitement neutre collée au visage.

« Et puissiez-vous ne jamais savoir ce que vous valez dans pareil cas, ou cela signifiera que nous sommes entrés en guerre ! »

Il s'agissait là aussi d'une chose qui l'irritait. Les gens désireux de voir des batailles naître pour pouvoir prouver leur valeur. Stupides personnages qui ne se rendaient pas compte que la véritable lutte se déroulait dans les coulisses, à l'abri des regards. Mais encore une fois, le Trant ne semblait guère concerné par ce comportement. À croire que sa targaryenne de mère avait décidé de faire de lui l'héritier parfait.

La discussion s'enchaîna après un bref sourire du jeune homme. Il déclara que les rumeurs colportaient de nombreuses choses, mais qu'elles ne disaient pas tout pour autant. C'était un fait. Combien de fois avait-il entendu des rumeurs circuler sur sa maison ? Trop de fois pour les comptabiliser, mais pourtant, aucune d'entre elles n'avait réussi à deviner que la mort de son n'était pas liée à un accident de chasse comme tout le monde le pensait. Les racontars étaient l'arme des nobles manipulateurs, personne ne savait où ils débutaient, ce qu'ils disaient de véridique et surtout, qui avait ajouté quelle information. Toujours est-il que le jeune homme ne semblait absolument pas désireux de poursuivre la discussion sur ce sujet. Très bien, Bryce décida de passer à autre chose, mais il espérait simplement que son calme interlocuteur ne s'imaginait pas qu'il allait réussir à se débarrasser de lui aussi facilement. La Vouivre avait beaucoup de réserve et il pouvait relancer le Trant sur divers sujets pendant une durée indéterminée.

Celui-ci félicita avec ironie, le fils de lord Vyrwel qui resta silencieux, se contentant de hocher la tête d'un air agréable. Faussement agréable. Après quoi ils en vinrent au sujet du mariage. L'ironie piquante dont fit preuve ser Lorant ne manqua pas de dessiner un furtif sourire sur les lèvres de la Vouivre. Apparemment ils comptaient donc effectivement cibler les maisons importantes. Était-ce surprenant ? Pas plus que les partisans Feunoyr qui cherchaient à se marier entre eux. La suite des paroles du jeune homme ne manqua pas de montrer qu'il avait une bien piètre estime des Vyrwel, mais cela n'effrayait pas le seigneur de Noirvallon.

« La faiblesse peut revêtir bien des aspects mon jeune ami. Vous êtes encore trop jeune pour vous en rendre compte, mais quiconque dénigre les faibles sera méprisé par les puissants. Il serait dommage que vous soyez aveuglé par les rumeurs, mieux vaut baser votre jugement sur des faits avérés. Il sourit légèrement comme s'il était un père en train de conseiller son jeune fils.
De même, l'isolation n'est pas forcément celle que vous imaginez. L'avantage avec les groupes méprisés voyez-vous, c'est qu'ils sont d'autant plus soudés. Je me demande combien de familles nobles tourneront le dos à leurs prétendus alliés si un chamboulement important venait à se produire dans l'échelle sociale actuelle. »

À comprendre, comment feraient les Targaryen et ceux qui leur étaient liés, le jour où cette famille ne sera plus en place ? Bonne question. Les partisans Feunoyr étaient peut-être méprisés, cela n'enlevait rien au fait que les rares familles nobles qui épousaient cette cause, seraient prêtes à donner leur vie pour protéger leurs alliés. Ce n'était pas toujours le cas lorsque le respect était seulement lié au rang social. Mais ce sujet s'envola aussi rapidement qu'il était arrivé et le Trant posa alors une question bien amusante à son vis-à-vis. Celui-ci ne manqua pas de scruter le visage du jeune homme d'un air quelque peu amusé.

« En aucun cas. Je ne suis pas un romantique et encore moins le type d'homme à courtiser la dame qui fait battre son cœur en concourant lors de joutes en son nom. Le pragmatisme dont je fais preuve m'oblige à me centrer sur des points plus importants. À mes yeux du moins. Son ton le prouvait clairement, tout comme son côté pragmatique d'ailleurs.
En réalité j'ai obtenu la main de mon épouse parce qu'elle représentait ce que mon père désirait pour moi. Une femme capable d'être un soutien efficace et qui pourra enfanter sans poser de difficultés. C'est là toutes les attentes que je puis avoir de mon épouse, je laisse le romantisme et l'amour à ceux qui s'y intéressent. Son regard se détourna du jeune homme pour se promener sur les personnes présentes autour d'eux.
Êtes-vous de ceux qui rêvent de conquérir le cœur de leur dame en se montrant dignes de leur titre de chevalier ? Si tel est le cas mon jeune ami, vous auriez dû naître Bieffois ! Le devoir envers sa famille passe avant ses désirs personnels, surtout lorsque l'on occupe la place d'héritier comme vous ou moi. Il reporta son attention sur Lorant.
Vous voyez, encore du malheur dans notre chance, si vous étiez le dernier né, vous pourriez prétendre épouser une femme parce que vous la trouvez belle et non parce qu'elle sera capable de vous donner un solide héritier pour perpétuer votre lignée. Mais je ne vous apprends certainement rien ! Je suis persuadé qu'un homme de votre rang doit parfaitement savoir que ses désirs passent après son devoir.

Il n'y avait aucune provocation derrière ces paroles, Bryce souhaitait simplement en apprendre davantage sur ce jeune homme. Le reste arriverait plus tard. Chaque chose en son temps.


               
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Message Sam 13 Avr 2013 - 9:48



    Si Lorant accordait une grande importance à ses voeux de Chevalier et si il appréciait ces derniers, il n'était pas homme sanglant à désirer guerres et batailles à tout bout de champ pour le simple plaisir de combattre. Bien au contraire, le Trant était un homme qui préférait la négociation à la violence pure, même si il savait qu'il était nécesse de savoir user de l'un comme de l'autre pour survivre à Westeros. Lorant n'hésitait pas à prendre les décisions qui s'avéraient absolument utiles. Toutefois, il préférait réfléchir avant d'agir de manière brutale et brusque. Il pensait qu'on pouvait analyser une situation avant de fondre sur l'adversaire -réel ou non- qu'on disait vouloir détruire. C'est pourquoi la réflexion de Bryce ne le fit pas réagir de manière particulière: il approuvait ce qui était dit. La guerre n'était pas une chose qu'il souhaitait, qui soit même souhaitable. Et pour un partisan Feunoyr, c'était très certainement un but en soi, afin de mettre ceux qu'ils souhaitaient au pouvoir. Pas pour Lorant qui se plaisait dans cet ordre établi des Targaryen sur le trône. Il avait un honneur profondément ancré dans le corps et il soutenait bien évidemment la famille de sa mère à la place qui était légitiment sienne, jugeait-il. Pourquoi vouloir tout chambouler ? Les choses allaient bien, il n'avait nul besoin de transformer ce qui fonctionnait correctement … Du moins, était-ce l'avis du Trant. Et c'est pourquoi sa réponse ne faisait pas dans la dentelle auprès de Bryce Vyrwel. « -J'espère ne jamais connaître ce jour, Lord Vyrwel ». Il le pensait très sincèrement.

    Le tour que prenait la conversation n'inquiétait pas Lorant Trant. Il était méfiant et prudent, mais aussi entier et si il acceptait de manier l'ironie, il était hors de question qu'il ne cache ses véritables pensées : elles étaient cachées pour jouer le jeu du Vyrwel, mais il ne les renierait pas. A son habitude, pointilleux, il avançait pas à pas, ses pions prenant place dans l'arène que créait virtuellement le Lord bieffois, au fur et à mesure de leur discussion. Lorant raconterait très certainement cette discussion à son père et à Jon Penrose, ensuite. Il aurait besoin de faire le clair dans son esprit et de bien comprendre ce qui s'était passé, durant ce tournoi de Cendregué, entre lui et Bryce Vyrwel. Ce serait un moment qui compterait certainement pour le futur. Du moins, Lorant en avait l'impression. Et celle-ci se confirmait, minute après minute, tandis qu'il regardait celui qui était, virtuellement -ou pas- un adversaire de joute. Une joute verbale dont on ne savait jamais à l'avance à quels résultats elle pouvait mener. Il en allait différemment des joutes des chevaliers, qui amenait à la victoire ou à la défaite. Ce n'était pas le cas des joutes verbales qui avaient un panel très large de possibilités. Lorant Trant ne les avait pas encore toutes essayées et il doutait d'y parvenir un jour. Lord Vyrwel, lui, semblait un spécialiste de ce genre de moments. En jeune novice qu'il restait encore, Lorant devait rester sur ses gardes.

    La remarque du Lord sur les ceux qui méprisaient les faibles fit un drôle d'effet à Lorant Trant qui eut l'impression que le Bieffois lui adressait une prophétie dont ils n'avaient ni l'un ni l'autre tous les éléments pour la comprendre. C'était troublant. Mais cela ne dura qu'un instant, car le Lord reprit la conversation comme si de rien n'était et Lorant se dit que c'était un effet de son esprit. Un chamboulement social ? Lorant n'en espérait pas autant. Oh, non pas du tout. « -Allons, Lord Vyrwel, pourquoi cela arriverait-il ? Simple hypothèse, je suppose, pour quelqu'un qui souhaite la tranquillité et l'absence de combats, n'est-ce-pas ? ». Lorant n'avait aucune envie de voir les idées de ce Bieffois réussir à l'avenir. Ce qui était en place actuellement lui suffisait bien. Et son honneur lui commandait de ne pas laisser Bryce Vyrwel supposait quoi que ce soit sur un bouleversement à venir. Les Targaryen ne pouvaient pas perdre ce qu'ils avaient acquis des siècles plus tôt. Ils avaient leur place et la méritaient. Il ne fallait pas chercher plus loin et les Vyrwel comme tous les autres feraient mieux de le savoir et de l'accepter vite. Ou alors ils seraient, les uns après les autres, mis hors d'état d'agir.

    Maintenant que les choses étaient clairement posées, il était possible de passer à autre chose et cette autre chose …. C'était le mariage de Lord Vyrwel. Bien plus agréable, comme discussion, que les guerres et conflits des nobliaux. Du moins, c'était d'un niveau de dangerosité bien moindre et cela convenait tout à fait Lorant qui n'était pas d'humeur à chercher bisbille plus que cela à son camarade du Bief. La réponse avait été franche. Nul amour ni romantisme ne brillaient dans les yeux de Bryce qui était donc un homme du pragmatique, des solutions franches. Il devait trancher dans le vif sans s'inquiéter des conséquences pour les autres, tant que cela lui convenait. Lorant imaginait bien quel type d'hommes il était.

    Bien entendu, l'Orageux savait combien son devoir était grand et il n'était pas homme à le négliger. Mais il avait la faiblesse de croire que cela pourrait éventuellement aller de pair. Oh, il se trompait très certainement, malheureusement, mais il avait cet espoir, malgré tout. Connaître une union harmonieuse, voilà ce qu'il espérait. Et ce qu'il essaierait de défendre comme avenir pour lui et ses frères et sœurs si possible. « - Vous avez bien entendu raison, Lord Vyrwel. Je ne saurais négliger mes devoirs pour des amourettes. Mais il me semble qu'on peut attendre de son épouse respect et affection sans que cela ne relève d'un rêve complètement utopique … je crois à l'harmonie dans le mariage.». Sans doute fallait-il surtout le vouloir. Du moins, c'est ce qu'imaginait Lorant. Si la volonté était des deux côtés, on arrivait sans doute à une situation loin d'être désagréable ? Du moins était-ce l'espoir d'un jeune homme qui ne connaissait pas encore sa fiancée. « -Prenons l'exemple de votre fils … N'attend-il rien de son épouse, hormis cet héritier ? ». Lorant essayait d'en savoir plus sur cet homme qui était le fils d'un Vyrwel. Il avait du mal à s'imaginer être le fils d'un tel homme. Il était si différent du propre près de Lorant Trant que celui-ci peinait à se représenter ce que pouvait être, être un rebelle, fils de rebelle, sans savoir de quoi serait fait pour eux le lendemain. Une situation pénible que le jeune Lorant Trant n'avait jamais vécu.

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Message Dim 14 Avr 2013 - 12:19

Souhait-il réellement la paix ? Dans un sens oui. Bryce n'était pas homme à désirer l'anarchie et la guerre, même s'il fallait malheureusement bien souvent passer par ce chemin pour atteindre ses objectifs. Non, il désirait simplement obtenir ce qu'il méritait : une place de vassal fidèle à la royauté et ce ne serait envisageable que lorsqu'un Feunoyr siégerait sur le trône de fer. L'on pouvait donc considérer qu'il était partisan de la paix, bien que c'était relatif par les temps qui couraient. Tuer d'autres chevaliers à Herberouge ne l'avait jamais enchanté et même s'il n'avait pas arraché la vie de beaucoup de personnes, le Bieffois se souvenait encore de leurs visages. En réalité, il se disait même que c'était pour cette raison qu'il avait autant mémorisé leurs traits : ils étaient peu nombreux. Certains hommes lui avaient conté que lorsque l'on se battait dans une mêlée où chaque coup risquait de tuer quelqu'un, allié comme ennemi, les visages se fondaient les uns aux autres et l'on oubliait rapidement qui ils étaient. Cela dit, la Vouivre voyait de nombreuses raisons pour qu'une nouvelle guerre puisse se déclencher et quiconque l'ignorait était soit aveugle, soit totalement sot. Soit les deux. Le jeune Trant ne lui semblait entrer dans aucune catégorie, alors peut-être qu'il cherchait simplement à se moquer de son interlocuteur ? Celui-ci répondit avec calme.

« Pourquoi ? Tout simplement parce que la guerre est inhérente à la royauté et au pouvoir. Il y aura toujours un homme pour jalouser le pouvoir de son voisin et nous savons tous deux que l'espèce humaine est prête à n'importe quoi pour obtenir ce qu'elle désire. La guerre reviendra un jour ou l'autre, même si j'espère ne plus être là lorsque tout ceci se produira. »

Ce n'était qu'une demi-vérité. S'il s'agissait d'un affrontement entre rebelles et loyalistes, Bryce espérait pouvoir encore combattre de manière à montrer à tous que les Vyrwel étaient prêts à tout pour aider leur Roi légitime. Mais s'il s'agissait d'une petite guerre privée entre deux seigneurs qui se jalousaient, le Vouivre n'en avait cure. Son égoïsme était dirigé vers les siens et vers ceux à qui allait sa fidélité. Il était hors de question pour lui de perdre son temps dans des chamailleries d'enfants. Et c'était de la sorte qu'il percevait les rixes qui pouvaient se déclencher entre deux maisons nobles. C'était assez ironique considérant le fait que la maison Vyrwel était depuis longtemps opposée à celle des Uller. Chacun souhaitant la mort de l'autre, mais la royauté en place empêchant tout ceci. Quel malheur.

L'avenir leur montrerait qui avait raison et qui avait tort. Ser Lorant expliqua alors qu'il croyait à l'harmonie dans le mariage et Bryce comprenait ce qu'il voulait dire par là. Il était dans le même cas et dans un sens, le lien qui l'unissait à son épouse était un peu représentant de ce cas de figure. Est-ce que lady Lyra l'aimait ? Il ne s'était jamais posé la question, mais pensait que ce devait être le cas. Les femmes avaient un cœur tendre qui les empêchaient presque toujours de rester neutre à l'égard de quelqu'un qui leur était aussi lié. L'épouse de la Vouivre avait aimé les siens et le jour de son mariage, elle avait aimé sa nouvelle famille. Une femme simpliste en somme, bien loin des intrigues que son mari pouvait avoir. Elle aimait ses enfants et le leur montrait clairement, mais ne s'opposerait jamais à une décision de son époux, même si celle-ci ne lui convenait pas. Les femmes pouvaient aimer pour la bonne et simple raison qu'elles n'avaient pas grand-chose d'autre à faire malheureusement.

« Je vous comprends. L'harmonie est inévitable dans un mariage réussit. J'ai beau ne pas me laisser déconcentrer par les sentiments comme l'amour, je n'en respecte pas moins mon épouse. Voyez-vous ser Lorant, les femmes possèdent un avantage sur nous autres, hommes. Elles aiment ou elles détestent avec passion, mais ne restent jamais indifférentes à l'égard des gens qui leur sont proches. Si vous ne souhaitez pas que votre épouse vous haïsse, il faudra vous débrouiller pour qu'elle vous aime. Il pouvait avoir l'air d'un donneur de leçon, mais en réalité c'était une simple discussion.
Les sentiments ont beau apporter beaucoup de l'avis de certains, ils apportent aussi du malheur. Voyez donc, mon frère a perdu sa femme et son premier enfant lorsqu'elle a tenté de le mettre au monde. Il était épris d'elle et a refusé de prendre une nouvelle épouse, craignant de perdre son amour. C'est une belle démonstration d'amour d'après mon épouse, mais une grosse erreur stratégique d'après moi. Quiconque se laisse diriger par ses sentiments ne pourra pas diriger sa maison correctement. Le pragmatisme est de rigueur dans de tels cas. Même si cela déplaisait à beaucoup de personnes. Bryce pensait sérieusement ce qu'il disait.
Songez par exemple que si votre mère s'était éprise de son premier époux au point de refuser de se marier après son veuvage, vous ne seriez pas là à converser avec moi. Les sentiments doivent être distillés avec beaucoup de logique et de pragmatisme. »

La remarque sur la mère du jeune chevalier était bien évidemment destinée à le titiller un peu. Il n'était pas sot et comprendrait que la Vouivre prétendait que sa génitrice n'éprouvait aucun sentiment. Peut-être en déduirait-il qu'il parlait aussi de son père, ou peut-être ne s'attarderait-il pas sur ce détail. Peu lui importait, Bryce aimait juste glisser quelques remarques piquantes de temps en temps, même sans forcément attendre une réaction précise du concerné. Le Trant avait d'ailleurs posé une question à propos de l'héritier de Noirvallon. Le Vyrwel ne parlait jamais vraiment de Lancel pour la bonne et simple raison qu'il aimait laisser les gens se tromper à son propos. Qu'ils s'imaginent qu'il était moins doué ou moins intelligent qu'ils ne le pensaient et ils seraient surpris le jour où leur chance de victoire se présenterait. Les vantardises sur ses capacités aux joutes ne feraient que souligner ce point, nul doute que ser Lorant penserait que le père ne cherchait pas à dénigrer volontairement le fils.

« Quant à mon fils, il est encore jeune et ne se rend pas toujours compte des priorités de son rôle. Il espère toujours pouvoir aimer la femme qui est sienne et néglige parfois ses devoirs pour elle, mais c'est un Bieffois pure souche, que voulez-vous ! Sa mère lui a transmis ses gènes de rêveuse faut-il croire. En réalité, c'était tout l'opposé. Lancel était la copie conforme de son géniteur, mais peu de gens le savaient.
Vous espérez donc trouver une épouse qui saura vous aimer et que vous pourrez apprécier, tout en réussissant à assumer votre devoir de futur lord ? Si vous parvenez à tout mener à bien, il faudra que vous fassiez rédiger un ouvrage sur votre solution miracle, je suis persuadé que les seigneurs de Westeros se l'arracheront tous. »

Ironique ? Non, juste réaliste.


               
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Message Lun 15 Avr 2013 - 14:52

    Lorant devait reconnaître à son interlocuteur une capacité très intéressante à rebondir dans une conversation. Le jeune Trant avait parfois été confronté à des moments où on n'attend qu'une chose; que son interlocuteur se lasse et finisse par faire demi-tour. Avec Bryce Vyrwel, rien de pareil. Le jeune homme se rendait compte qu'il attendait avec impatience les réactions du Bieffois. Pire, il essayait même de les anticiper, se demandant comment il allait rebondir sur ce qu'il venait lui-même de dire. Lorant n'était pas le plus brillant orateur que la terre ait porté et il avait parfois besoin de temps pour analyser une situation. Il ne pouvait pas non plus sauter du coq à l'âne avec facilité; il était pour lui nécessaire que les choses aient une logique. Et jusqu'à présent, Lord Vyrwel répondait à ses critères, lui laissant construire une réflexion tout en discutant et sans exiger du jeune homme qu'il passe en revue l'ensemble de ses expériences passées pour une question précise et incisive. Pour l'instant, donc, l'Orageux ne s'adaptait pas trop mal à la discussion. Pis, il savait quel en était l'enjeu. Une conversation qui portait la marque de tout ce qui pouvait opposer un Targaryen -du moins par sa mère- et un partisan Feunoyr.

    La guerre reviendra un jour ou l'autre avait dit le Bieffois. Lorant eut un soupir intérieur, péniblement contenu à l'extérieur. Si il avait pu un jour aspirer à la bravoure des combats et à une autre vie, il était désormais, comme le voulait le pacte qu'il avait en quelque sorte conclu avec son père, décidé à assumer son rôle d'héritier. A la guerre comme ailleurs. La nature humaine … Lorant se demandait souvent pourquoi on désirait toujours ce qui n'était pas à notre portée. L'être humain semblait incapable de se contenter de ce qu'il avait et voulait toujours plus, dans une lutte sans merci contre l'autre. L'homme est un loup pour l'homme. « - Un portrait bien réaliste que vous dressez-là, Lord Vyrwel. Mais je comprends votre sentiment. Il semble que vouloir toujours plus est un sentiment tristement humain. Plus de richesses, plus de pouvoirs … Plus. ». Pessimiste, aussi, sans doute, était l'avis de Lord Vyrwel mais Lorant imaginait sans peine que cet homme n'avait plus rien du tendron que lui-même était encore capable d'être par moment. Lord Vyrwel avait connu Herberouge. Lord Vyrwel connaissait la dangereuse place du rebelle dans une société nobliaire. L'optimisme ne devait pas être dans ses armes. Si Lorant avait encore espoir pour son avenir et pour son mariage ainsi que pour l'avenir des Sept Couronnes, il comprenait bien qu'un homme qui avait plus d'expérience et avait vu se répéter différents phénomènes, puisse être complètement indifférent et ne plus y prêter grande attention. Ou du moins pas plus que cela n'était nécessaire pour ses propres affaires.

    Le Trant avait l'impression d'avoir une discussion presque banale avec Lord Vyrwel. Discuter mariage, alliances, traditions, voilà qui n'avait rien d'inattendu, à un Tournoi comme celui de Cendregué où on rencontrait bien souvent des personnes qu'on n'aurait pas l'occasion de voir avant longtemps. Des liens se tissaient … Mais entre le Bieffois et l'Orageux, il ne pouvait y avoir de lien, jamais vraiment et Lorant ferait mieux de ne pas l'oublier. Le jeune homme écoutait les théories de Bryce sur le mariage. Se faire aimer de son épouse ? Lorant espérait bien pouvoir y arriver. C'était même un des objectifs qu'il formulait pour son avenir. Vivre une relation aimante auprès d'une femme qu'il apprécierait et qui le soutiendrait.

    L'histoire que lui conta le Lord du Bief fit réfléchir le jeune homme. Il avait toujours cru que des sentiments sincères étaient une bonne chose. Mais Bryce lui montrait que les sentiments ne devaient pas gouverner à la place de l'homme. C'était des choses qu'il savait sans doute théoriquement, mais les réentendre leur donnait plus de poids. Distiller avec logique et pragmatisme ? Voilà deux qualités dont ne manquaient pas le jeune homme, qui se laissait aller difficilement à la spontanéité. La remarque sur sa douce mère ne le troubla pas outre mesure. Elle avait toujours su rebondir et mener au meilleur ses proches et il ne pourrait lui reprocher cela, même si elle se cachait derrière un vernis de superficialité qui était bien plus qu'agaçant aux yeux de son fils. « - Effectivement, comme le montre ma mère, faire son deuil est nécessaire pour pouvoir avancer. ». Lorant Trant parlait eu, en comparaison avec son interlocuteur, mais il ne manquait pas de faire attention aux mots prononcés par Bryce. Toute leçon était bonne à prendre, vienne-t-elle d'un partisan Feunoyr.

    Soigneusement, Lorant nota les informations de son interlocuteur par rapport à son fils et sa curiosité le poussa à poser une question plus précise. « - Voilà qui doit curieusement vous déplaire, Lord Vyrwel ! Un fils aîné rêveur ! ». L'héritier avait traditionnellement sur les épaules de lourdes responsabilités et Lorant était certain qu'il en allait de même dans le Bief et dans l'Orage.

    Aux dernières paroles de Bryce, Lorant eut un bref rire. Effectivement, il donnait l'impression de vouloir décrocher la Lune. Mais si on ne se donnait pas les moyens de ses rêves, on pouvait toujours rêver de les atteindre. Lorant ferait en sorte que tout ce qu'il voulait arrive. Du moins, il essaierait. Mais la remarque de Bryce l'avait fait rire. « - C'est rigoureusement exact, Lord Vyrwel ! Je n'oublierais pas de vous le faire parvenir le jour où il sera paru ! ».

    Après tout, pourquoi rester rigide, sur la question ? Lorant avait tout à prouver et rien encore fait. Il comprenait donc parfaitement que son interlocuteur plaisante, lui qui était Seigneur et époux depuis bien des années. « - Mais je crois que vous pourrez également écrire -ou faire écrire par votre Mestre- vos précieux conseils pour faire fonctionner un mariage et se faire aimer de son épouse, je suis certain que cela aurait un succès tout aussi fou ! ». Le ton était bon enfant, car à quoi bon être froid et distant plus que nécessaire. Lorant devait bien avouer qu'après cette journée de tournoi, il n'aspirait qu'au calme et non pas à un débat à bâtons rompus. Bryce Vyrwel lui permettait ainsi une discussion certes instructive mais également plutôt divertissante car le Bieffois avait une pâte bien particulière. Il vit derrière Bryce Théoban qui le regardait d'un air interrogateur. Son petit frère avait visiblement l'air de se demander ce que faisait son aîné à discuter avec un Vyrwel. Lorant hocha la tête d'un air sérieux et Théoban fit de même avant de partir rejoindre, sans doute, leur père à tous deux. La loyauté fraternelle était un trésor que Lorant espérait bien -encore une chose qu'il voulait pour l'avenir- conserver. Reportant son attention sur Bryce, il lui fit une réflexion portant sur une remarque du Lord Bieffois plus tôt. « - Effectivement, je crains qu'on ne se demande ce que nous pouvons avoir à nous dire, vous et moi … J'attends avec amusement d'entendre les ragots circuler à ce sujet d'ici peu ! ».
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Message Mar 16 Avr 2013 - 15:41

Bryce n'avait jamais vu l'intérêt de l'hostilité pure et dure. Il préférait largement « sympathiser » avec les personnes, apprendre à les connaître, pour ensuite savoir les estimer à leur juste valeur. Même s'il n'était pas un homme de sentiment, le Vyrwel avait pourtant peu tendance à se montrer agressif sans raison valable et ses ennemis se trouvaient davantage être des individus qui n'appréciaient pas ses traits d'humour ou qui se faisaient une fausse idée de sa personne. Oh, il ne fallait pas pour autant s'imaginer que la Vouivre était un individu respectable et appréciable. Il avait juré fidélité au Dragon Noir et n'appréciait donc pas autant un individu qui serait au service du Dragon, cependant une divergence d'opinion n'empêchait pas le respect. C'était là le maître mot de sa vie : respect. Un adversaire humilié avait plus tendance à se montrer impulsif et colérique qu'un ennemi qui ne pouvaient rien vous reprocher. Les mots se révélaient souvent être des armes bien plus aiguisées que les épées, c'était pour cette raison que Bryce s'entraînait dès qu'il en avait l'occasion. Ainsi donc, sa bienveillance à l'égard du jeune Trant n'était en rien liée à une amitié naissante qu'il pouvait éprouver à son égard, mais simplement à son désir de connaître un peu mieux son adversaire. Il n'oubliait pas qu'un jour cet homme allait devenir le seigneur de sa maison et prospectait donc de manière à donner des armes à son héritier. Le jour où le rôle de Bryce deviendrait celui de Lancel, celui-ci serait fin prêt.

Le ton pacifique de la discussion n'était donc pas à prendre comme une bonne nouvelle, mais Bryce était certain que son interlocuteur restait sur ses gardes. Ce ne fut que lorsque le sujet de Lancel fut à nouveau abordé, que la Vouivre se laissa aller à un léger sourire. Ce n'était jamais signe d'amusement chez lui, plutôt la satisfaction de voir quelque chose se passer comme il le souhaitait ou de constater que les choses se présentaient sous un angle propice. Mais il ne vendait pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué, ser Lorant était loin d'être un sot.

« Je ne nierais pas que j'aurais préféré avoir un fils plus pragmatique, quel père n'aspire pas à voir son fils lui ressembler ? Vous ne connaissez pas encore les joies de la paternité et vous ne pouvez donc pas réellement comprendre ce que je veux dire par là, mais sachez simplement que vos enfants refléteront ce que vous avez été de votre vivant. Il marqua une légère pause, détournant son attention de son vis-à-vis pour observer les environs avant de reprendre.
Un jeune seigneur très doué dans la politique et la gestion de son fief laissera penser qu'il a été élevé par un homme compétent et à cheval sur ses devoirs. Tandis qu'un mauvais seigneur, rêveur et centré sur ses intérêts personnels, tout le monde jettera la pierre à son père qui n'a pas été capable d'assumer son devoir de parent convenablement. Les enfants représentent non seulement le futur d'une maison, mais aussi la trace que vous laisserez de vous à vos successeurs. C'est pour cette raison que je ne peux m'empêcher d'espérer qu'un jour Lancel me ressemblera davantage. Je ne voudrais pas laisser le souvenir d'un homme fleur bleue et rêveur. »

Le ton était quelque peu amusé pour la bonne et simple raison que même Bryce en personne avait du mal à imaginer que qui que ce soit puisse le percevoir de la sorte. À n'en pas douter, sa réputation d'homme pragmatique perdurerait, au sein de sa maison tout du moins. De plus, Lancel était le digne fils de son père et par conséquent, il n'y avait aucune raison pour que la maison Vyrwel ne soit pas représentative du caractère de son seigneur actuel. Toujours est-il que les répliques de la Vouivre semblaient réussir à dérider un peu le jeune homme qui se laissa aller à un bref rire. La réponse du jeune homme pouvait être aussi moqueuse que franche, aussi le Bieffois décida d'y répondre avec légèreté.

« Ma femme vous en sera certainement très reconnaissante. Je suis sûr qu'elle vous apprécierait beaucoup. »

Les propos étaient sincères, lady Lyra avait une forte tendance à s'amouracher – platoniquement évidemment – des jeunes chevaliers aussi vertueux que semblait l'être ser Lorant. Une chance qu'elle ne soit pas présente lors de leur discussion, sans quoi la lady n'aurait pas hésité à essayer de détourner l'attention de l'Orageux des propos de son époux. Lorsque le jeune Trant émit l'hypothèse que Bryce puisse aussi se lancer dans la rédaction d'un ouvrage qui conseillait les jeunes époux, l'intéressé se contenta de hausser légèrement les épaules comme si cette idée était plus suicidaire qu'inspirée.

« Je ne suis pas convaincu que ma vision d'un bon mariage soit partagée par tous mes pairs. De plus, qui voudrait suivre les conseils d'un homme dont les échecs successifs sont connus du grand public ? »

Il était vrai que le simple fait d'être un partisan Feunoyr lui ôtait beaucoup de crédibilité, mais ce n'était pas quelque chose qui puisse chagriner Bryce. Ce dernier n'aimait pas dispenser ses conseils aux oreilles sourdes, ser Lorant avait prêté son attention à son interlocuteur lorsque celui-ci avait abordé le sujet et c'était pour cette raison qu'il lui avait donné quelques avis. Après, il ne tenait qu'à l'Orageux de passer outre où de les utiliser. La Vouivre n'était pas vaniteuse au point de vouloir imposer sa volonté aux quatre coins de Westeros, ceux qui ne voyaient pas la chance lorsqu'elle se présentait devant eux, ne méritaient pas que l'on s'attarde sur leur cas. En parlant d'autres personnes, Bryce ne manqua pas de remarquer que l'attention de son interlocuteur fut retenue sur un point particulier. Certainement quelqu'un qui s'inquiétait de le voir converser aussi longuement avec un Vyrwel. La réplique qui arriva ensuite indique au seigneur de Noirvallon qu'il ne s'était pas fourvoyé. Son expression se fit légèrement plus amusée tandis qu'il inspirait longuement.

« Vous apprendrez bien assez tôt que les gens se fient beaucoup aux rumeurs. Je suis présenté comme un traître à la Couronne qui ne pense qu'à fomenter des rébellions, ainsi personne ne parvient à envisager que je puisse être un homme normal qui puisse converser de divers sujets avec n'importe qui. Vos amis doivent certainement s'imaginer que je tente de vous rallier à ma cause et de vous faire renier vos origines. Son ton n'était pas hostile ou contrarié, il était même plutôt amusé.
Avec le temps, les gens ne savent plus distinguer la vérité des mensonges, ils accumulent tout et finissent par prêter foi à des sornettes. Cependant, toutes les rumeurs ont un fond de vérité. Il me plaît particulièrement d'essayer de démêler le vrai du faux. Voyez par exemple, lady Danelle d'Harrenhal, tout le monde connaît sa réputation, mais qui pourrait dire si elle n'est qu'une femme très sévère ou une véritable tueuse de vierge ? Quant à Shaïra Seastar, est-elle une simple femme dont la beauté provoque la jalousie des autres femmes, ou est-elle réellement une sorcière qui ensorcelle les hommes ? Et il existait encore bien des racontars sur d'autres personnes.
Dites-moi ser Lorant, vous m'apparaissez comme un homme pragmatique qui réfléchit avant de faire quoi que ce soit. Prêtez-vous foi aux commérages, ou préférez-vous occulter toutes les informations que vous parviennent d'autrui ? Est-ce que vous ne comptez que sur vous ? »

Une question innocente, en apparence du moins. Bryce était mieux placé que personne pour savoir qu'il n'y avait rien de plus dangereux qu'un homme posé. Les impulsifs étaient aisés à manipuler, à pousser dans la direction de notre choix, mais une personne comme le Trant, risquait de poser de grosses difficultés à son fils plus tard.


               
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Message Lun 22 Avr 2013 - 10:26



    Le Trant ne pouvait pas deviner que les sourires -ou plutôt les grimaces- de son interlocuteur, habituellement signes de bonne humeur et de plaisir, étaient en fait tout autre. Il ne pouvait deviner à quel point l'esprit du Vyrwel était retors et encore moins, il ne pouvait connaître les méandres de son histoire et les les différentes perspectives de ses opinions. Pourtant, il était bien évidemment sur ses gardes. Le jeune homme n'avait pas encore autant d'expériences et de vécus dans ses chausses, mais il n'en était pas pour autant complètement naïf. Un Vyrwel ne pouvait vouloir du bien à un Trant, surtout quand le Trant en question était le fils d'une Targaryen. De fait, Lorant n'aurait même jamais du discuter comme il le faisait avec cet homme. Mais la peur n'évite pas le danger et Lorant n'avait rien d'un lâche, bien au contraire. Si il faisait taire la fougue qui existe en tout homme par une attitude pleine de calme et de vertu, il n'en restait pas moins un chevalier, un jeune chevalier, qui avait encore fort à faire pour faire ses preuves.

    La discussion sur la relation père-fils avait une résonnance toute particulière pour Lorant, qui avait l'impression qu'il pouvait ainsi se projeter lui-même sur que pensait son père. La relation entre Lord Trant et Lorant était plutôt bonne, même si il avait fallu aux jeunes hommes abandonner certains rêves afin de rentrer dans l'image idéalisée qu'avait son père d'un fils aîné. La seule chose qu'il avait pu réussir à repousser encore quelques temps étant son mariage, le jeune homme était sinon un héritier du plus bel effet, connaissant le fonctionnement du domaine sur le bout des doigts et commençant à se familiariser avec le jeu des seigneurs des Terres de l'Orage.

    Lorant écoutait ce que disait Bryce en essayant d'imaginer son propre père dans la même situation. Qu'aurait-il dit de son fils ? Il était sans nul doute plus que fier du jeune homme, Lorant en aurait juré. Et entendre les paroles de Bryce résonnait donc étrangement à ses oreilles; comme il devait être désagréable pour Lancel de ne pas être le fils rêvé de Bryce Vyrwel ? Le ton amusé du Seigneur de Noirvallon ne laissait aucun doute sur l'image qu'avait de lui Bryce. Pour sur, il se pensait rationnel et doué d'un sens pratique. Lorant ne pouvait bien évidemment pas dire l'inverse car c'était bien l'image qui se dégageait de cet homme d'âge mûr.

    « -Je ne suis pas certain que cette perception du caractère d'un fils par rapport au Père soit réel. Je suis certain qu'on peut se construire contre l'image d'une personne. Les modèles ne sont pas toujours là où on le croit ... ». Par chance, Lorant n'avait pas eu cette relation avec son père, mais il l'avait par contre avec sa mère. Le côté superficiel de l'épouse Trant le dérangeait et l'incommodait et il avait toujours cherché à s'en détacher et à voir la vérité et non pas l'apparence de vérité.

    La proposition d'un ouvrage sur le mariage – un mariage vu par le prisme d'un machiavélisme certain – avait été pris sur le ton qu'il convenait : la légèreté de la plaisanterie. La femme de Lord Vyrwel ne semblait pas correspondre à ce qu'on s'attendrait de la part de l'épouse de cet homme mais Lorant savait bien qu'on ne choisissait pas forcément une compagne pour que les deux caractères fonctionnent ensemble, mais bien pour l'alliance de deux maisons, entre autre.

    « -Il y a échec et échec, Lord Vyrwel … Vos échecs … politiques ne sont pas vos échecs matrimoniaux ! Et qui sait, on pourrait bien s'amuser en haut lieu de vous voir plaider pour des mariages de raison et de pragmatisme … Et penser que cela vous occupe fort convenablement. ».

    La réplique de Lorant était sans doute bien plus offensive que n'importe quelle autre qu'il avait pu prononce auparavant, mais il l'avait dite avec un calme et une douceur presque étonnante. Ce n'était pas l'agressivité, qui prédominait dans ses propos, bien au contraire.
    Décidément les propos du Lord de Noirvallon ne manquaient pas d'à propos et d'intérêts. Lorant Trant y prenait même un certain plaisir, à disserter ainsi, passant d'un sujet à l'autre, sans passer dans des circonvolutions complètement farfelus. Il appréciait le pragmatisme de cet homme du Bief, qui ne cachait pas le romantisme des siens, mais qui s'en détachait complètement.

    Comme Bryce Vyrwel, Lorant avait évidemment entendu parler de ses rumeurs qui couraient dans tous les royaumes des Sept Couronnes. Oui, effectivement, on disait et on racontait bien des choses sur de nombreuses personnes. Il prêtait assez peu attention aux ragots, mais il était bien impossible de ne jamais rien en écouter ; cela se répandait telle une fumée de feu et très vite, Lorant était également dépositaire de ces secrets et ragots que tout un chacun adorait et dont tout le monde se délectait, parfois avec la crainte d'être entendu ou bien encore, la peur d'être victime de ses mêmes rumeurs.

    « -Je vois que les rumeurs sont les mêmes au sept coins de Westeros, ser Bryce ... ». Ce n'était qu'une remarque anodine, de la part de Lorant. Que rajouter face à ces propos qu'il trouvait plutôt censé ? Si il prêtait foi au commérage ? Par les Sept, non, Lorant préférait savoir et voir avant de juger.

    « -Les rumeurs ne comptent que si elles sont étayées de faits véridiques et vérifiables. Mais la prudence vaut sans doute mieux, quelque soit mon attirance pour le fait de juger par moi-même. Si un homme serait sot de prêter foi aux bavardages, il serait tout aussi stupide de ne jamais tendre l'oreille pour entendre ce qui s'y glisse. Il y a toujours un fond de vérité dans un murmure qui circule, je le crois, Lord Vyrwel. N'êtes-vous pas de mon avis ? ».

    La discussion qui se conduisait entre les deux hommes prenait la direction d'une véritable rencontre de deux caractères et de deux leçons de vie. Ils soupesaient l'un l'autre leur adversaire. Lorant avait pour habitude de garder son calme, loin de la fougue qui avait pu l'animer adolescent. Depuis, il avait bien compris qu'il fallait agir avec habilité et prudence. Sa discussion avec le Seigneur de Noirvallon pouvait sembler, au choix, anodine ou primordiale. De fait, Lorant Trant ne le saurait sans doute que des années plus tard.

    « Les qualités d'un Lord ne sont-elles pas dans la mesure, la justice... Qu'il soit hardi ou qu'il soit pleutre, si il sait le calfeutrer derrière une maîtrise des choses et des gens, personne ne s'en apercevra, n'est-il-pas ? Il n'est ici question que des apparences. Point n'est besoin d'avoir toutes les qualités pour gouverner, il suffit de donner l'impression que l'on les possède toutes. ».

    Lorant sourit. Il savait que beaucoup ne partageraient pas ce point de vue qui pouvait sembler étonnant. Nombreux seigneurs défendaient le courage, la hardiesse, la force, sans se préoccuper d'autres choses. Il fallait, pensait Lorant, être plus malin que cela et feindre de tout être à la fois. Mais cela demandait très certainement des années d'entraînement et des maîtres talentueux.

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Bryce Vyrwel
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Message Lun 22 Avr 2013 - 15:13

Les modèles n'étaient effectivement pas toujours là où l'on pouvait le penser. Bryce le constatait avec son second fils qui s'obstinait à essayer d'apaiser la haine viscérale que son géniteur éprouvait à l'égard des Dorniens. Lui aussi qui refusait d'épouser la cause des Feunoyr et restait persuadé qu'il y avait bien plus à tirer en se concentrant sur les Targaryen. Ce fils n'était pas le digne représentant de la maison Vyrwel dont son père rêvait, il avait trouvé son exemple ailleurs et il était plus qu'évident que Bryce n'était en rien « responsable » de ces déviances. Alors effectivement, l'éducation donnée par le géniteur n'était pas toujours celle qui se reflétait sur le fils, ce n'était pas une science exacte et il existait de nombreuses exceptions. Cela dit, le Vyrwel avait toujours prêté beaucoup d'attention à la ressemblance entre un père et son fils. Il considérait qu'une grosse différence de caractère était inévitable le signe d'une faiblesse ainsi que d'un désaccord. Comme dans la nature, la Vouivre considérait que si la portée comportait un vilain petit canard, il devait être écarté des enfants sains et réduit à l'état de souvenir avant de contaminer les autres. Oui, sans honte, Bryce envisageait de se débarrasser de son fils qui ne lui donnait pas satisfaction dans l'espoir d'éviter à ses autres enfants de suivre le même chemin. Bien évidemment, ce point n'était jamais abordé en dehors des discussions que le père entretenait avec son héritier et le mieux dans le cas présent, était donc de répondre simplement au jeune Trant.

« Vous devez avoir raison, j'ai tendance à trop généraliser, peut-être est-ce pour cette raison que mon héritier aspire à ressembler davantage à son oncle qu'à son père ? L'esprit contradictoire est aussi très présent chez mon fils. »

Le ton était léger, le Vyrwel ne comptait absolument pas avouer à son vis-à-vis qu'il considérait que si l'on était incapable d'entrer dans le moule, c'était le signe qu'il n'y avait pas de place pour nous. Son fils n'était pas né pour être un Vyrwel, mais il portait ce patronyme. Il fallait donc le rayer de l'arbre généalogique et comme destituer un enfant de ses droits passait obligatoirement par la royauté, il n'y avait pas d'autre choix que d'emprunter un chemin radical. Une fois de plus, la famille royale était responsable de tous ces malheurs. Indirectement.

Le jeune Trant reprit de plus bel pour faire savoir à son interlocuteur, que ses échecs politiques n'étaient pas imputables à ses échecs matrimoniaux. Sans aucun doute, il pourrait être le plus mauvais politicien de Westeros et le meilleur époux qui puisse exister, mais ce n'était le cas ni pour l'un, ni pour l'autre. Il était vrai que se recycler en conseiller matrimonial aurait le don d'amuser beaucoup de monde, même s'il n'aurait pas assez d'une vie pour pouvoir apporter ses conseils à tout le monde. Un bref sourire éclaira les lèvres du seigneur de Noirvallon tandis qu'il hochait la tête d'un air entendu.

« Je vais y songer et proposer mes services à notre bon Roi. J'ai cru comprendre qu'il avait quelques difficultés à satisfaire les attentes de son épouse, apparemment les Targaryen possèdent quelques difficultés à briller de ce côté-ci. Une chance que vous soyez le digne fils de votre père, vous aurez certainement échappé à ces gènes, fort heureusement. »

Une simple petite pique, très légère, comme un juste retour de manivelle. Bryce ne se vexait pas facilement et les offensives du jeune chevalier l'amusaient bien plus qu'elles ne l'irritaient. Ser Lorant était un interlocuteur très divertissant et la Vouivre se félicitait d'être venu lui parler. Conformément à ce que la Bieffois pensait, l'Orageux n'était pas homme à prêter une oreille attentive aux rumeurs qui pouvaient arriver à ses oreilles. Sur ce point, ils se ressemblaient apparemment beaucoup, bien que le Vyrwel écoutait et vérifiait tout de même tous les commérages qui parvenaient jusqu'à Noirvallon. La plupart du temps, il s'agissait de simples critiques de ses habitants qui n'appréciaient pas telle ou telle disposition prise par leur seigneur, mais à plusieurs reprises, ces points avaient été bénéfiques pour lui. Le tout était de faire un tri efficace comme le disait le jeune homme et à la question qu'il posa à son compagnon de discussion, ce dernier ne put qu'acquiescer du chef. Il ne se mouilla pas trop cependant, préférant garder quelques réserves. Son but était d'en apprendre plus sur le Trant, pas de se dévoiler intégralement.

Le chevalier au pendu expliqua que les qualités d'un meneur ne faisaient pas tout et que le simple fait d'en donner l'illusion était suffisant. C'était un avis en partie partagé par la Vouivre, même si celui-ci émettait quelques réserves. Effectivement, l'illusion tenait un moment, mais elle n'était guère permanente et lorsque les choses se gâtaient, le mensonge s'envolait rapidement. Prétendre savoir se battre n'en donnait pas la capacité et parfois, des jaloux décidaient de venir fermer le caquet de l'homme trop bravache. Cependant, ce n'était pas Bryce qui allait mettre son jeune interlocuteur en garde. Pas totalement. Empruntant une expression calme, il répliqua d'un ton posé.

« C'est effectivement une saine politique, tout est dans la mesure, ne pas trop se faire remarquer, mais sans se faire oublier. Je me posais d'ailleurs la question vous concernant. Vous m'apparaissez comme un homme très calme et peu enclin à la discussion, j'imagine que vous devez certainement privilégier le calme et le silence à la cour et à l'agitation. Cela ne risque-t-il pas d'être gênant pour un homme de votre rang ? Tout du moins, lorsque vous accéderez au titre de lord. Le ton était désintéressé, comme s'ils parlaient de la pluie et du beau temps.
Et vous concernant, ser Lorant, êtes-vous davantage un illusionniste, ou un homme qui possède les talents qu'il prétend avoir ? Étrangement, j'ai beaucoup de mal à vous voir mentir. Vous me donnez le sentiment d'être un parfait chevalier, juste et proche du peuple. Je suis persuadé que vous êtes le type d'homme très à l'écoute de son peuple. Est-ce que je me trompe ?

Vanter les qualités d'un homme plaisait généralement à celui-ci. Pour le coup, Bryce cherchait surtout à sonder son vis-à-vis et à en apprendre plus à son sujet. Le fait qu'il parle avec légèreté ne signifiait rien, la Vouivre attendait de voir si l'humilité était une qualité possédée par le jeune Trant. Bizarrement, il pensait que oui.


               
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Message Mar 23 Avr 2013 - 11:17

    Le ton entre les deux hommes était léger et cela n'était pas pour déranger Lorant, qui préfèrait encore l'eau qui dort que les bouillonnements incontrôlés. Il était un homme d'honneur et un Chevalier qui méritait son titre car lorsqu'il fallait prendre les armes, Lorant était en mesure de de le faire, sans s'inquiéter outre mesure de ses capacités; il avait appris au cours de son apprentissage tout ce qu'il devait être capable de faire dans un combat, une guerre ou même un simple tournoi, comme celui du Bief. Oh, il n'avait sans doute pas une renommée qui dépassait les Terres de l'Orage, mais après tout, c'était bien normal: il y avait tant et tant de mondes, dans les Sept Couronnes, qu'on ne connaissait généralement bien que les habitants de sa région. Les autres, on les rencontrait lors de grands événements, comme celui du jour. Les Tournois étaient parfaits pour cela, pour rencontrer, faire connaissance et lier alliance à l'avenir. La plupart du temps, toutefois, les mariages étaient conclus entre familles d'une même Couronne. Les Orageux se mariaient ensemble et les Dorniens aussi … Il y avait bien entendu des exceptions, comme souvent c'était le cas pour les familles suzeraines, qui avaient alors bien des intérêts à se lier avec d'autres.

    Lorant ne connaissait ni le fils, ni le frère de Lord Vyrwel et il se contenta donc d'écouter ce qu'avait à en dire le Bieffois. Ainsi, il voyait en son fils, son frère ? Cela était peut-être compréhensible si le Seigneur de Noirvallon avait laissé son fils en compagnie bien souvent de son frère. Tous les Seigneurs n'avaient pas la même vision de ce qu'ils devaient à leurs enfants et ils n'étaient pas rares qu'ils laissent aux autres le soin d'éduquer et d'apprendre à leurs filles comme à leurs fils, ce qui était important en ce bas-monde. Toutefois, Lorant ne se permit aucune réflexion à ce sujet. C'était une chose sur laquelle il n'avait rien à dire: chacun faisait comme il le souhaitait au sein de sa famille. Les Trant avaient leurs manières, les Vyrwels avaient les leurs et cela convenait parfaitement à Lorant Trant.

    La petite pique sur les Targaryen laissa Lorant de marbre. Il était bien normal que Bryce se gausse des Targaryen, étant donné ses opinions mais l'héritier des Trant n'allait certainement pas l'encourager dans cette voie. Il le laissa donc faire sa plaisanterie, sans rien rajouter. La vie intime du roi et de son épouse ne regardait pas Lorant. Et il considérait qu'il fallait laisser les commérages à ce sujet bien loin de sa bouche. A la remarque sur son père, toutefois, il réagit, parce qu'il ne s'engageait à rien sur le plan politique. « -J'espère que je saurais être un aussi bon Seigneur, sur tous les points, que mon père. ».

    Effectivement, son père était pour Lorant un homme d'honneur, qui avait tous les attributs du bon seigneur. Et si son épouse n'avait pas la même aura aux yeux du jeune homme, il appréciait tout de même bien des choses chez Lady Elana née Targaryen. Et ce n'était pas un Vyrwel qui allait le bousculer dans ses convictions.

    Il était vrai qu'en comparaison au Lord de Noirvallon, Lorant était bien peu bavard et peu enclin à parler pour ne rien dire. Il savait être de fort bonne compagnie, auprès de ceux qu'il appréciait, comme c'était le cas pour Jon Penrose ou son frère Théoban, par exemple. De fait, Lorant ne s'imaginait pas à la Cour, loin de là. Il préférait le calme de son fief dans les Terres de l'Orage, à l'exception des moments de Tournoi. Aujourd'hui, ainsi, il était fort heureux d'avoir parcouru tout ce chemin jusque dans le Bief pour y assister. C'était un moment qui valait le coup d'être vécu. Mais ensuite, les intrigues des Terres de la Couronne et de Port-Réal lui semblaient bien vaines : il se contenterait de défendre ce qu'il avait. C'est pourquoi il espérait une épouse qui aimerait autant que lui la vie dans son fief et ne réclamerait pas une vie trépidante à la Cour … Ce serait un élément à prendre en compte, pour sûr.

    La question de ser Bryce n'était donc pas stupide. Le jeune homme hocha la tête, montrant qu'il comprenait bien pourquoi on pouvait s'interroger. Mais la réponse était simple. «-Je ferais ce qu'il faut pour Grigibets, il n'y a pas à en douter. ». Et c'était vrai. Lorant avait accepté de mettre entre parenthèse bien des désirs afin de satisfaire son père et également de remplir les caractéristiques qu'il voulait pour un héritier. Théodan n'avait pas connu les mêmes problématiques, évidemment. « -La question ne se pose pas en ces termes, de fait, Lord Vyrwel. Je fais ce qui est nécessaire pour notre famille. Tout ce qui est nécessaire. ». Ses propos étaient fermes et visiblement, il ne plaisantait pas. Dès qu'il s'agissait de sa famille et de l'honneur de celle-ci, Lorant n'avait plus aucune hésitation. « Vous par contre, vous paraissez homme à apprécier les intrigues et à chercher à comprendre chacun de vos interlocuteurs jusqu'aux tréfonds de leur âme, n'est-il-pas, ser Bryce ? ».

    Les flatteries de Bryce le laissèrent froid. Lorant Trant n'était pas homme à rechercher compliments de la part de ses pairs. Il voulait simplement faire au mieux pour le fief de ses ancêtres et pour le bien de sa famille. C'était des nobles idéaux et projets, mais Lorant ne les revendiquait pas en fierté personnelle. Bien au contraire … Il imaginait faire ce qu'il devait, rien de plus, rien de moins. « Dire que je suis tout cela sera bien présomptueux, Lord Vyrwel. Il serait bien plus juste de dire que je m'y efforce. ». C'était la stricte vérité. Lorant savait bien qu'il avait à progresser. « Je crois qu'il serait contre-productif de s'imaginer avec toutes les qualités, ser Bryce. N'êtes-vous pas d'accord ? Si on se considère au-dessus de toute amélioration, comment progresser et faire progresser autour de soi ? Il faut avoir conscience de ses faiblesses et de ses forces. ». Et éviter de les dévoiler aux autres. Lorant n'avait aucune envie de commencer à se lancer dans une explication sur ses qualités et défauts avec le Bieffois, ce serait bien trop dangereux.

    «Je ne sais pas vous, Lord Vyrwel, mais je commence à me lasser de rester ainsi debout. Pourquoi ne viendriez-vous pas avec moi assister à l'entraînement de mon frère Théodan et de Jon Penrose ? Vous connaissez sans doute les Penrose ? ». La proposition avait été faite avec naturelle. Lorant Trant savait que son frère et son ami s'entraînaient à cette heure, sans doute avec bien d'autres chevaliers qu'ils connaissaient et il prenait plaisir à voir cela, à défaut d'y participer réellement aujourd'hui, après son combat du jour. Lorant commença à se diriger vers l'endroit où aurait lieu ces entraînements à l'épée.
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Message Mer 24 Avr 2013 - 11:58

Bryce ne connaissait pas personnellement lord Trant, mais il savait que cet homme était apparemment un bon seigneur. Cette maison était d'une importance plus grande que la maison Vyrwel par exemple et son lien avec la famille royale les forçait donc d'autant plus à être dignes de leur rang. Bizarrement, Bryce n'avait aucune peine à imaginer le jeune Lorant en tant que bon seigneur, avec ses idéaux et son comportement presque idéal, nul doute qu'il ferait preuve de sérieux. La Vouivre ne répliqua toutefois rien à la déclaration du jeune homme, se contentant de hocher la tête d'un air entendu. Certaines répliques ne demandaient aucune réponse.

Après cette brève réponse, le jeune homme expliqua simplement à son interlocuteur qu'il avait à cœur de servir les intérêts de sa famille et qu'il était prêt à de nombreux sacrifices pour pouvoir être digne de son rôle. C'était une bonne chose, même s'il fallait avouer que Bryce gardait quelques réserves quant à cette déclaration. Non qu'il considérait le chevalier comme incapable d'assumer de telles obligations, ses paroles montraient clairement le contraire, mais simplement parce que la Vouivre était bien placé pour savoir que certaines « bonnes choses » ne pouvaient être faites par des bonnes personnes. À la place de Bryce, comment aurai réagi ser Lorant en voyant l'un de ses frères mettre leur maison en péril ? Il était peu probable qu'il aurait décidé de s'en débarrasser définitivement, pourtant le seigneur de Noirvallon savait parfaitement qu'il n'y avait aucun autre moyen face à un tel comportement. Certaines bonnes décisions demandaient à être prises par de mauvaises personnes. Comme Bryce. Les véritables gentils ne gagnaient jamais totalement.

Après cette réplique, le Trant reprit une fois de plus la parole pour émettre quelques hypothèses parfaitement justifiées sur les habitudes du Vyrwel. Il aimait les intrigues et appréciait effectivement de pouvoir sonder ses interlocuteurs, mais était-il doué dans ce domaine ? Bryce considérait que oui, même s'il était conscient de ne pas arriver à la cheville de nombreux intrigants de Westeros. Le Bieffois répondit après un léger haussement d'épaules.

« Je fais avec ce que les Sept m'ont donné ! Je ne suis pas un excellent combattant, alors je me rattrape de l'autre côté, ce n'est guère compliqué. De plus, pour un homme qui joue au jeu des trônes, il est préférable que je goûte à ce type de loisir, ne le pensez-vous pas ? Il ne s'agit là que d'une autre manière de passer mon temps en y regardant bien. »

Bryce ne pourrait que difficilement avouer ne pas s'intéresser à la discussion avec autrui pour en apprendre plus à leur sujet. Le seul moyen de camoufler les véritables raisons qui le poussaient à agir de la sorte, était donc de détourner la vérité pour aiguiller son interlocuteur sur un autre chemin. La Vouivre avait compris depuis bine longtemps à ce jour, que les hommes sous-estimaient plus volontiers ceux qu'ils n'appréciaient pas forcément et depuis lors, il n'hésitait pas à se déprécier aux autres de ses compagnons de discussion. Est-ce que le jeune Lorant se laisserait berner par ce subterfuge ? L'avenir le leur dirait, mais la seule chose qui importait pour le moment était leur discussion, le reste n'avait que peu d'intérêt.

Le chevalier au pendu fit, une fois de plus, preuve d'une profonde humilité en préférant déclarer qu'il tentait de devenir le chevalier parfait. Quelque chose murmurait à l'oreille de Bryce que même si cet homme avait été l'incarnation du Guerrier sur terre, il ne l'aurait jamais avoué. L'explication qui arriva ensuite éclaira un peu le Vyrwel sur les raisons qui poussaient le jeune homme à agir de la sorte et il ne pouvait qu'approuver. C'était pour cette raison que l'homme ne félicitait jamais son héritier et qu'il le poussait toujours à se montrer encore plus capable que ce qu'il était réellement. Hochant la tête, Bryce répondit toutefois.

« Je partage votre avis. Et j'ajouterais même que faire preuve d'humilité est un excellent moyen d'éviter de provoquer la jalousie de ses voisins. Les nobles n'apprécient que moyennement de voir que d'autres leur sont supérieurs. Une excellente politique qui, je l'espère, vous mènera loin ser Lorant ! »

Politique qu'il partageait d'ailleurs avec Lancel, mais Bryce se garda bien de le dire évidemment. Après cette réponse, le jeune chevalier de l'Orage proposa à son interlocuteur de l'accompagner pour assister à l'entraînement de deux de ses connaissances. Oui, Bryce connaissait les Penrose, mais uniquement de nom et non personnellement. Il décida d'emboîter le pas au chevalier afin de voir ce que l'avenir pouvait encore leur réserver. La compagnie du jeune homme lui était relativement agréable et ser Lorant faisait preuve d'un esprit incisif qui plaisait beaucoup au Vyrwel. Celui-ci marcha quelques secondes aux côtés de l'Orageux avant de reprendre.

« Les Penrose sont donc des connaissances à vous ? Peut-être que votre frère est écuyer chez eux ? Je vous avoue ne pas être très au fait de relations entre les maisons qui ne sont pas situées dans ma région. Preuve que j'ai encore des efforts à faire concernant mon désir de connaître les autres personnes. Un bref sourire passa sur ses lèvres, mimant une expression amusée alors qu'il se complaisait plutôt dans l'idée d'abuser son interlocuteur.
Votre frère est-il aussi bon jouteur que vous ? J'en déduis qu'il doit lui aussi participer à ce tournoi ? Que de rudes adversaires pour mon malheureux Lancel, je crains que ses chances de victoire ne s'amincissent avec le temps. Le ton n'était absolument pas moqueur, mais réellement franc. Même si les pensées de Bryce étaient loin de l'être autant.
Je ne peux m'empêcher de me poser une question, à retardement vous m'en excuserez, l'âge se fait sentir. Vous m'avez dit être prêt à tout pour votre famille, parliez-vous réellement de tout, ou votre dévotion a-t-elle des limites ? »

La question pouvait être très surprenante, Bryce en était conscient, mais si le jeune homme comprenait où il voulait en venir, cela signifierait qu'il avait déjà songé au fait qu'il allait peut-être se trouver obligé d'agir de la sorte un jour. Un homme qui avait déjà pensé à adopter ce type de comportement était plus enclin à le faire réellement le jour où le besoin se présenterait. C'était une donnée non négligeable de l'avis de Bryce.


               
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Message Ven 26 Avr 2013 - 11:48



    Les Trant et les Vyrwel n'avaient en réalité aucune raison de se fréquenter et cela expliquait facilement pourquoi Lorant et Lancel n'avaient aucun rapport et pourquoi leurs pères respectifs ne se connaissaient que de nom. Lorant imaginait aisément Bryce s'être renseigné sur le Lord de Grigibets, après avoir su ses épousailles avec Elena Targaryen. En tant que partisan Feunoyr, il paraissait assez logique qu'il sache quelles familles étaient dans sa ligne de mire. Tout comme Lorant avait appris avec le temps quels étaient les hommes à qui on ne pouvait accorder aucune confiance, du fait, par exemple, de leur participation à Herberouge. Aujourd'hui, le climat semblait plus calme à ce sujet, mais qui sait de quoi le lendemain sera fait ?

    Être sur ses gardes était le lot de tous ceux qui participaient, de près comme de loin, au Jeu des Trônes et Lorant en avait fait son parti. De par sa naissance et la famille de sa mère, il avait forcément toujours su qu'une vie simple était hors de portée, pour lui. C'était certes bien malheureux, mais il s'en était fait une raison, et comme disait le Vyrwel plus tôt, c'était le lot des puissants. Un homme simple et sans spécificités ne devait pas craindre qu'à tout moment, on puisse vouloir l'occire. Lorant, lui, savait qu'il suffisait d'une folie humaine contre les Targaryen pour que sa vie disparaisse. Oh, il serait vengé. Mais à quoi bon l'être, une fois mort ?

    Les aspirations d'un jeune homme comme Lorant Trant ne comptait donc pas vraiment dans son avenir. Depuis qu'il était enfant, il était happé dans un cercle qu'il ne savait comment arrêter, d'événements en événements desquels il ne pouvait se retirer. Tout semblait se combiner pour que sa vie suivre un chemin tracé par avance du fait de ses origines, de ses ancêtres et de toutes ses choses qu'on ne peut enlever, même si on le souhaiterait. Il était l'héritier mais il n'était pas loin de penser que la place de Théodan n'était pas pour autant meilleure ; certes son frère avait moins de responsabilités, mais il ne récupérait aucun laurier de sa conduite, généralement. Oh, Lord Trant n'était pas homme à négliger son cadet, mais c'était un fait qu'il préparait plus Lorant à sa vie à venir. Idéalement, le jeune homme espérait vivre en bonne intelligence avec son frère, qui le seconderait là où il était le meilleur. D'ailleurs, songea Lorant, il faudrait aussi trouver une épouse à son frère cadet. Il ferait en sorte que les deux épouses puissent bien s'entendre et tout serait au mieux, espérait-il.

    Lorant hocha la tête quand son interlocuteur lui parla de développer ses talents là où on était le meilleur. Effectivement, le Trant pensait qu'il ne servait à rien de s'entêter dans une place qui n'était pas la notre ou dans une activité qui n'était visiblement pas faite pour nous. Le jeune homme pensait que chaque homme avait ses préférences et c'était très bien ainsi ; le tout était de savoir développer ses qualités là où elles étaient et d'en faire l'usage qui en était requis. L'à propos était tout aussi important que le reste. Savoir saisir le moment faisait d'un homme moyen, un homme fort. « -Mieux vaut en effet flatter les Sept dans les domaines où ils nous ont consacrés plutôt que de chercher à dépasser leur vision de nous ! ». La référence aux Sept n'était pas faite dans le but d'une quelconque provocation, mais Lorant était croyant et suffisamment pieux pour penser qu'il était ce qu'il était grâce aux Sept qui l'entouraient. Il ne lésinait jamais sur le temps passé au Septuaire, certain que c'était une manière comme une autre d'influer sur son avenir.

    Les propos de Bryce sur sa politique amusèrent Lorant. Ainsi donc, le Vyrwel lui souhaitait du succès dans son entreprise politique ? Voilà qui ne manquait pas de piquant et le visage du Trant s'ouvrit légèrement à son interlocuteur. Lorant avait tendance à être sec et quelque peu strict et austère, à première vue. Mais dans la discussion qui s'imposait avec le Bieffois, il en avait presque oublié son habituelle tendance au retrait et à la discrétion. Il fallait avouer que discuter avec ser Bryce était une expérience rafraîchissante et que Lorant entendait bien ne pas devoir renouveler trop souvent ; bientôt, ils repartiraient chacun de leur côté. L'un pour les Terres de l'Orage, le second pour Noirvallon. Et alors, il faudrait certainement des années avant que leur route n'ait l'heur de se recroiser. Dans un continent aussi vaste que ne l'était Westeros, il était évident qu'on ne tombait pas tous les quatre matins sur les mêmes personnes, à moins, évidemment, qu'elles ne vivent avec vous. Lorant Trant savait que les visiteurs à Grigibets n'y venaient pas plusieurs fois dans leur vie, bien souvent, c'était à l'occasion d'un événement bien spécial qu'ils avaient le plaisir d'être reçus dans le château des Trant. « -Vos bons vœux me porteront, Lord Vyrwel, n'en doutait pas ! ». Répondit-il donc, un léger sourire aux lèvres.

    Mais Lorant avait autre chose à faire que bavarder, fut-ce avec quelqu'un comme Bryce Vyrwel. L'entraînement les attendait "-Des alliés. Et des compagnons de choix. Nous aimons à nous entraîner ensemble et Théodan, particulièrement apprécie de jouter avec Jon Penrose.» Les deux hommes déambulaient maintenant dans le camp afin de se rendre vers l'endroit où avait lieu l'entraînement. Quand Bryce lui posa une question, qui, Lorant en était certain, était tout sauf innocente, le jeune homme s'arrêta et croisa le regard du Bieffois. « -Tout. ». Et sans dire un mot de plus, il reprit sa route. Effectivement, il avait un sens aigu du devoir et de l'honneur et il savait qu'il était capable de tout pour sa famille. Le reste du trajet se fit dans le silence, du moins pour Lorant mais fort heureusement, cela ne dura pas fort longtemps.

    Le jeune homme vit bientôt au loin Théodan et Penrose, avec un ou deux autres Orageux, en train de s'affronter. Lorant s'approcha aussi près qu'il était possible. Glissant à Bryce quelques mots, il observa le spectacle. «-Théodan a eu l'avantage au dernier entraînement … Voyons qui gagnera aujourd'hui ! ». Quelques autres personnes assistaient au maniement des armes des deux jeunes hommes. Même si Théodan se débrouillait tout à fait à son aise, Jon finit par avoir l'avantage. Ils étaient tous deux de bons combattants et Lorant était fier de son frère, même si il fallait sans nul doute un gagnant et un perdant. Se rapprochant de Théodan, il lui mit une claque sur l'épaule, tout en saluant Jon. « -Beau spectacle, mes amis ! Théodan, tu feras attention, tu es un peu découvert sur la droite, de temps à autre ! C'est d'ailleurs comme ça que Jon t'as eu, n'est-ce-pas ? ». Une petite discussion s'ensuivit pendant laquelle Lorant avait presque oublié son compagnon. Soudain, il se retourna vers Bryce. « -Jon, Théodan, Lord Vyrwel, avec qui j'ai eu l'occasion de discuter. Son fils Lancel concourt. Nous aurons sans doute à combattre face à ce Bieffois ! ». Théodan et Jon lancèrent tous deux un regard d'avertissement à Bryce. Si ils faisaient confiance à Lorant, leur confiance n'allait pas jusqu'à ce rebelle et ils peinaient à comprendre pourquoi le jeune héritier de Grigibets passait du temps avec ce partisan Feunoyr. Mais si Lorant avait du être tout à fait franc, il aurait avoué qu'il ne savait pas très bien pourquoi lui-même. Le fait était qu'il était là et que Jon et Théodan feraient mieux de se faire à l'idée qu'ils allaient discuter avec le Vyrwel. Du moins, si il prenait à Bryce l'envie de discuter avec tout ce petit monde, quelque peu hostile à son égard. C'était un peu comme venir se jeter dans la gueule du loup … Mais Lorant était certain que le Bieffois avait les ressources pour transformer la gueule en une antre, sinon amicale, du moins calme.


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Message Ven 26 Avr 2013 - 16:03

Nul n'était sot ou aveugle, leurs paroles disaient quelque chose, mais le regard disait autre chose. Pour Bryce du moins, concernant le jeune Trant, rien n'assurait que ce n'était pas le contraire, il avait tout l'air d'être un jeune homme intègre et franc. Quel plaisir que Lancel ne soit pas aussi vertueux, il aurait été bien malheureux au sein d'une maison entièrement centrée sur la politique. Personne n'ignorait que le jeu des trônes se faisait avant tout par les mots, ceux qui pensaient le contraire n'étaient que des sots. Un homme était respecté autant pour sa verve que pour la force de ses armées, mais l'on craignait plus sûrement un homme capable de fomenter en secret une rébellion dans votre dos, qu'un individu aussi facile à décrypter qu'un ouvrage imagé. C'était ce qui plaisait toujours beaucoup à la Vouivre, les dialogues à double sens dans lesquels l'interlocuteur devait flairer et débusquer les doubles sens pour comprendre les véritables pensées de celui qui parlait.

Ser Lorant lui fit savoir que les Penrose étaient donc des compagnons qu'ils appréciaient apparemment. Le jeune frère du chevalier au pendu semblait s'être lié avec le seigneur des Parchemins, ce qui déboucherait peut-être sur une alliance. Bryce était bien placé pour savoir que de telles relations étaient toujours accentuées par le biais de mariages. Il n'y avait qu'à voir le fait qu'au sein de sa maison, il avait marié toutes ses sœurs et filles à des partisans Feunoyr dans l'optique d'approfondir leurs accords.
Les pensées de la Vouivre furent coupées lorsque son interlocuteur cessa de marcher pour lui faire face et prononcer un simple mot. Mais quel mot ! Alors que l'Orageux reprenait sa marche, un léger sourire ourla les lèvres du Vyrwel qui songeait que ce futur seigneur risquait de donner du fil à retordre à Lancel. Une chance que ce dernier soit très compétent, mais Bryce ne ferait que le mettre davantage en garde vis-à-vis de la maison Trant. Peut-être que si la chance était de leur côté, son héritier serait-il amené à jouter contre le chevalier au pendu et qu'ils en viendraient à échanger quelques mots ? Le seigneur de Noirvallon avait suffisamment confiance en son fils - et en l'éducation qu'il lui avait donnée - pour savoir que Lancel n'aurait aucune peine à tenir la discussion avec ser Lorant et ce, sans se trahir.

Ils arrivèrent donc à l'endroit où le frère de ser Lorant s'entraînait. Personne ne remarqua leur arrivée, bien qu'il y avait plusieurs spectateurs qui assistaient aux passes qu'échangeaient les deux hommes. L'attention de Bryce se porta aussitôt sur les deux protagonistes tandis que son accompagnateur l'informait du fait que son frère avait remporté le dernier entraînement. Hochant brièvement la tête, la Vouivre lâcha quelques mots d'un ton léger, comme s'il ne s'agissait que d'une simple formule de politesse.

« Le pouvoir en place est fait pour être détrôné un jour ! »

Parlait-il des deux hommes, ou plus exactement de la royauté ? Avec Bryce, difficile de savoir. Il ne ratait jamais une occasion de ramener le sujet des Targaryen et autre sur le tapis, c'était sa technique pour faire accepter sa vision des choses. À force de répéter sans cesse les mêmes paroles, elles finissaient par entrer dans l'esprit des gens pour s'y graver. Prophétie ou lubie d'un vieux fou ? L'avenir le leur dirait ! Toujours est-il que ces mots étaient à peine sortis de sa bouche que le seigneur de Noirvallon semblait déjà concentré sur autre chose. Peut-être ne s'agissait-il que d'une simple phrase philosophique en fin de compte.

L'entraînement arrivait à sa fin. Cette fois-ci, ce fut le jeune Trant qui baissa sa garde le premier et ser Lorant s'empressa de s'approcher de lui pour le féliciter avant de lui donner quelques conseils pratiques. Loin d'être contrarié par le faire d'être « oublié », Bryce profita de l'occasion pour observer les trois hommes, relever les attentions qu'ils avaient l'un à l'égard de l'autre, tenter de comprendre plus clairement les liens qui les unissaient, en bref, exploiter au mieux ce temps. Être en retrait n'était pas forcément une mauvaise chose, Lancel l'avait compris et usait plus volontiers de ce stratagème que son père qui préférait aller directement à la provocation.
Après quelques instants, le chevalier au pendu se retourna finalement vers la Vouivre avant de le présenter aux deux autres qui ne semblèrent guère enchantés de le voir ici. Rien qu'aux regards qui lui furent lancés, le Vyrwel comprit qu'il était déjà classé comme un parasite gênant. Qu'à cela ne tienne, la discussion n'en sera que plus amusante ! Loin de se laisser démonter par l'hostilité presque palpable des deux hommes, Bryce s'adressa à eux d'un ton aussi léger que s'ils parlaient de la pluie et du beau temps entre amis.

« Et il semblerait qu'il ait du souci à se faire si j'en crois ce que je viens de voir. Apparemment vous ne prenez guère votre devoir et votre entraînement à la légère, je ne suis pas étonné que la réputation de vos familles soit si reluisante. Politesses sincères, ou pure moquerie ? Difficile de le savoir, même si le léger sourire qui éclairait les lèvres de la Vouivre renseignait bien : il se jouait d'eux.
Je constate aussi que vous êtes très impliqué dans les entraînements de votre frère ser Lorant, que dommage que mon fils ne puisse avoir quelqu'un pour le conseiller comme vous le faites ! Je suis persuadé que vous serez un maître de choix pour votre futur écuyer. Après tout, n'avait-il pas laissé entendre qu'il n'était pas un homme d'épée ? Portant son attention sur les deux autres hommes, il enchaîna.
Il semblerait que vous attiriez de nombreux spectateurs, il faut croire que vous êtes déjà gagnant de ce tournoi en matière de popularité du moins ! L'on ne peut malheureusement pas en dire autant de tous les participants, vous les éclipserez à vous seuls. »

L'ironie n'était pas audible, mais pourtant bien présente ! Tout ce qu'il disait était dirigé dans une direction bien précise : il souhaitait voir si les deux hommes allaient ouvertement lui répondre ou s'ils comptaient laisser le protocole les débarrasser d'un indésirable. Ser Lorant avait joué le jeu, mais étrangement quelque chose lui disait que ce ne serait pas forcément les cas de ces deux-là. Ils étaient beaucoup moins divertissants.


               
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Message Ven 26 Avr 2013 - 18:09



    Les remarques de Bryce Vyrwel étaient toujours très intéressantes à intéresser et si il avait pu, Lorant les aurait noté, une à une, pour pouvoir se faire une vision globale de cet homme, qui, décidément, n'avait pas des caractéristiques communes. Il était à la fois fascinant et … terrifiant. Quand il y repenserait, plus tard, Lorant arriverait très certainement à la conclusion que ce Bieffois était dangereux. De toutes les manières possibles. La méfiance était donc encore et toujours de mise, car même derrière des dehors avantageux, Bryce Vyrwel restait un partisan Feunoyr. Et la réplique qu'il lança à Lorant ne manqua pas de lui rappeler, une fois qu'ils furent à proximité du combat que se menaient Jon et Théodan. Le pouvoir est fait pour être détrôné. Jolie philosophie … Mais Lorant était plutôt un partisan de l'ordre, que du désodre et si il n'avait été observateur de la joute qui se menait devant lui, certainement aurait-il trouvé trouvé à répliquer à Bryce. Mais là, il se contenta d'un regard étincelant. Un bref regard, mais qui avait très certainement une signication intéressante pour le Vyrwel.
    Le combat terminé, Lorant était allé au-devant de Théodan et Jon, afin de discuter avec eux, oubliant momentanément Bryce Vyrwel. Si il avait senti l'hostilité, il savait aussi qu'il pouvait faire confiance à ses amis pour se tenir correctement. Pas d'esclandre. De plus, on était en pleine journée et personne ne pouvait avoir un peu trop bu. L'alcool expliquait bien souvent les dérapages des hommes, qui, une fois souls, n'hésitaient plus à se lancer à l'aventure, que celle-ci soit présente sous la forme d'une donzelle, d'une bagarre ou de n'importe quelle autre action, malheureusement.

    Les paroles de Bryce résonnèrent aux oreilles de Lorant comme autant de petites flèches empoisoinnées que le Lord de Noirvallon se plaisait à piquer dans ses proies et si Lorant avait, jusqu'à présent, réussi à éviter l'incident diplomatique avec le Bieffois, il craignait fort que l'effet de groupe n'aide pas à calmer les esprits. Il fallait, se rendit-il vite compte, calmer les esprits tant que cela était possible. Pourtant, Lorant n'était pas stupide; il ne pourrait faire taire Jon ou Théodan, voire même les autres si l'envie de devenir belliqueux les prenait. Il était certes leur ami ou leur frère, mais il n'était pas leur conscience et il était nécessaire qu'il eut conscience de ses limites.

    Désireux de détendre l'atmosphère, Lorant Trant décida de prendre au mot la proposition de leur compagnon du Bief. Ainsi donc, il le voyait en maître pour un jeune écuyer. Lorant secoua la tête. Il était calme et tout son visage exprimait une expression neutre, parfaitement maîtrisée. Il n'était plus question, ici, de prendre le moindre plaisir à la discussion devant les Penrose et son frère Théodan. Il s'agissait d'être l'héritier des Trant, dans toute sa splendeur, et si cela l'amenait à être froid et distant, cela ne devait en aucun cas présenter le moindre problème.

    « -Je ne puis accepter votre offre d'emploi, ser Bryce, voyez-vous, un autre métier m'attend à Grigibets. ». Une profession toute aussi engageante, celle d'héritier. Lorant jeta un coup d'oeil à Jon et Théodan et ce fut ce dernier qui réagit le premier. « -Ne vous inquiétez pas, cependant, Lord Vyrwel, si nous affrontons votre fils au tournoi, nous saurons lui apprendre les leçons de Lorant … Seulement, c'est lui qui en sera la victime ! ». Jon et Théodan rirent à ses mots et Lorant se laissa aller à un discret sourire, lui aussi. Son frère avait tendance à le présenter comme le Saint des Saints et même si ce n'était pas désagréable, Lorant craignait qu'il ne finisse par s'enfermer dans cette confrontation.

    Jon décida de renchérir, également, à propos de la popularité supposée de ces jeunes gens. « -C'est certain qu'un rebelle ne peut s'attendre à être suivi de beaucoup de monde, Lord Vyrwel … Nous vous prêterons quelques spectateurs si votre fils poursuit le Tournoi, n'ayez crainte ! ». Lorant les laissait faire. Bryce Vyrwel était tout à fait capable de se défendre, et, le cas échéant, de tourner talons si il ne souhaitait pas en entendre davantage. Ce serait certes bien lâche de sa part, mais Lorant ne pouvait pas dire qu'on connaissait le seigneur de Noirvallon pour son courage. De fait, le jeune homme n'aurait pas été surpris que ser Bryce, après quelques phrases bien senties, ne les laisse entre eux.

    Lorant l'avait amené ici, autant pour lui montrer qu'il n'était pas seul, mais aussi parce qu'il n'entendait pas arrêter sa journée pour un partisan Feunoyr. Il avait rendez-vous ici, il y était venu. Si Bryce avait maintenant à retrouver femme et enfants, le Trant ne lui en tiendrait pas rigueur. Et si il restait pour tenir conversation avec les Trant et les Penrose, alors Lorant prévoyait sérieusement d'être à tout moment capable d'arrêter un coup de sang de Théodan ou Jon. Il avait beau avoir confiance en ses amis, il savait combien Bryce Vrywel savait se faire lancinant … Il était capable de pousser un des Sept à bout.



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Message Dim 28 Avr 2013 - 11:33

La riposte des deux jeunes gens ne se fit guère attendre. Conformément à ce que Bryce attendait d'eux, les Orageux lui répliquèrent sur un ton qui montrait clairement qu'ils ne le voyaient que comme un parasite. Un comportement qui ne troublait absolument plus le Vyrwel, si dans sa jeunesse ce traitement peu agréable avait pu le contrarier, les années avaient su lui forger une coquille qui le laissait de marbre. Son regard se posa sur le frère de ser Lorant qui déclara qu'ils comptaient bien apprendre les leçons du Trant à son fils. Un simple sourire ourla les lèvres de la Vouivre, une expression amusée, mais non par les paroles du jeune homme, plus par la vision d'un Lancel qui enverrait ce jeune prétentieux dans les cordes. Oui, Bryce était un homme vaniteux qui ne supportait que très difficilement de trouver le même trait d'esprit chez autrui. Excepté chez son fils, mais celui-ci n'entrait pas réellement dans la catégorie des arrogants : Lancel avait tout pour lui et se comportait avec justesse lorsqu'il dominait les autres. Tout simplement. Peut-être que certains le verraient comme de la fierté de père, mais la vision de la Vouivre allait bien au-delà de tout ceci.

Après quelques rires, ce fut le tour au Penrose de prendre la parole de manière à déclarer que les rebelles ne déchaînaient jamais les foules et qu'ils étaient bien d'accord pour lui prêter quelques spectateurs pour la suite du tournoi. Une moquerie qui ne manquait pas de piquant, mais une fois de plus, qui amusait beaucoup le seigneur de Noirvallon. Il préférait la verve de ser Lorant aux remarques grossières et sans subtilité de ces deux personnages, mais ce n'était pas pour autant qu'il allait mettre son goût pour la réplique de côté. Hochant la tête dans un signe de remerciement, le Bieffois rétorqua d'un ton paisible.

« Votre attention est très aimable, quel plaisir de voir des personnes si altruistes de nos jours, moi qui pensais que tous les nobles avaient tendance à ne regarder que leur propre nombril ! Il inspira légèrement, détournant brièvement son attention des trois hommes pour observer la foule, puis il reprit.
Mais consolez-vous, je n'aurais guère besoin de vos spectateurs. Les rebelles sont souvent la proie des quolibets et voyez-vous, la nature humaine est ainsi faite que les nobles qui assistent à ce tournoi doivent davantage parler de la présence de rebelles que d'autres maisons. Je suis persuadé que nous avons aussi notre lot de spectateurs, même si les nôtres ne chantent pas nos louanges. Il haussa les épaules.
Ce n'est aucunement un problème, j'ai toujours pensé que seuls ceux qui doutaient de leur valeur avaient besoin de se sentir soutenus par le public. Je ne cherche l'approbation de personne et mes spectateurs me conviennent parfaitement. Son sourire ne s'envola pas alors qu'il concluait.
De plus, il me semble que l'affiliation politique de chaque maison soit justement la seule raison de leur popularité. Je suis persuadé que l'intérêt des Trant se trouve dans le patronyme de la mère de nos deux amis, n'est-ce pas ser Lorant ? »

Le ton était resté extrêmement poli et logiquement, personne ne pouvait l'accuser de manquer de respect. Contrairement au Penrose où au frère cadet de ser Lorant, Bryce n'avait pas directement attaqué ces personnes, il se contentait de dire que seul le fait que leur mère soit née Targaryen leur apportait autant de popularité. Quant au reste, la Vouivre avait juste sous-entendu que les deux combattants n'étaient pas aussi forts qu'ils le prétendaient et qu'ils avaient besoin de soutien pour se persuader d'être réellement doués. Bryce savait que Lancel n'avait aucunement besoin des acclamations de la foule pour s'en sortir avec brio. De plus, le père qu'il était se trouvait être persuadé que son héritier saurait trouvé son public auprès de la gente féminine, son fils savait s'y prendre avec les femmes. Croisant ses mains derrière son dos, droit comme un « I » le Bieffois poursuivit.

« Et croisons les doigts pour que vous ayez suffisamment assimilé les conseils de votre frère pour réussir à mettre mon fils au tapis ! Apparemment vous avez encore quelques progrès à faire et l'on dit que l'on apprend davantage de ses échecs que de ses réussites. Vu vos performances, j'imagine que vous ne devez pas souvent perdre, ce qui me donne une idée des compétences de vos collègues. »

Une fois de plus, Bryce provoquait son interlocuteur. D'une part, il sous-entendait que le jeune homme n'était pas très doué puisqu'il n'avait pas acquis l'expérience de ses échecs, mais de l'autre côté il disait clairement que l'échec devait lui être peu familier, ce qui devait signifier qu'il était doué. La Vouivre souhaitait simplement exprimer au Trant qu'il le voyait comme un enfant qui manquait d'expérience, mais logiquement le frère de ser Lorant ne pouvait guère protester. S'il déclarait à Bryce qu'il venait de lui manquer de respect, celui-ci pourrait prétendre qu'il s'était mal exprimé et qu'il avait simplement voulu dire qu'il était très doué. Personne ne pourrait prouver le contraire, même si tout le monde se doutait parfaitement de ce qu'était le fond de la pensée du Vyrwel. L'attention de ce dernier se porta sur ser Lorant.

« Si je ne m'abuse, vous aussi sembliez désireux d'affronter mon cher Lancel. Le chanceux est visiblement très demandé, espérons qu'il saura tenir assez longtemps pour vous contenter tous ! Une chance qu'il soit endurant, sans quoi j'aurais craint qu'il ne puisse rivaliser avec la fougue de votre cadet. Le ton était légèrement moqueur, mais une fois de plus, rien ne le prouvait clairement.
Vous avez l'air fort occupés tous les trois, je ne voudrais pas être accusé de vous avoir fait perdre votre concentration pour aider mon fils à gagner ce tournoi. Apparemment vous semblez bien plus désireux de remporter l'approbation du public que nous ne le sommes, je peux comprendre, certains ont besoin d'être au centre de l'attention et c'est un choix que je respecte. »

Même si son ton disait le contraire. C'était une dernière pique pour provoquer un peu les deux jeunes gens, ils avaient l'air particulièrement impulsifs, peut-être qu'en les poussant à bout ils finiraient par éprouver une trop vive haine à l'égard de Lancel ? Tout le monde savait bien que l'impulsivité et les tournois ne faisaient pas bon ménage, un homme en colère se maîtrisait moins bien et ce serait toujours une raison supplémentaire pour eux de perdre. Tout était bon à prendre.

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Lorant Trant
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Message Dim 28 Avr 2013 - 12:15



    Le jeune homme se demandait comment allait se comporter à la fois son frère cadet et son ami, face à la langue acérée de Bryce Vyrwel. Cela ne se fit d'ailleurs pas attendre et tant l'un que l'autre, ils lui répondirent avec force et vigueur de la jeunesse. Lorant Trant se sentait parfois quelque peu en décalage avec les jeunes chevaliers de son entourage, il était bien plus posé, bien plus calme. Il ne courrait pas la gueuse, même si ce n'était pas l'envie qui lui manquait. Il tenait à ses vœux de chevalier et faisait tout pour les respecter. L'honneur d'un homme était, pensait Lorant, le plus important à préserver. Sans honneur, une vie à Westeros était un cauchemar et un enfer.

    Il était un peu extérieur à la scène qui se passait … Il regardait d'un œil peu attentif Théodan, Jon et Bryce, qui semblaient s'affronter. Symboliquement, ils étaient face à face et le combat était mental et verbal. C'était aussi bien, car le jeune homme n'avait aucune envie de voir des assauts physiques entre ces hommes. D'un certain côté, il avait apprécié sa discussion avec Bryce Vyrwel. Cela ne l'empêcherait pas de s'en méfier et de le combattre si jamais il replongeait dans une rébellion contre les Targaryen, en préférence pour le camp Feunoyr. Lorant Trant savait de quel côté il était et n'hésiterait donc pas. Mais dans le cas présent, Bryce et son fils n'avaient fait que participer à un tournoi comme ils en avaient le droit et il ne laisserait pas les choses déraper.

    Le jeune homme se concentra sur le discours de Bryce Vyrwel. Que disait-il donc à son ami et à son frère ? Le Vyrwel lui adressait la parole et lui demandait de confirmer que sa seule popularité venait des origines Targaryen de sa mère. Bryce était malin, son ton restait calme, posé et si ironie et moquerie il y avait, on ne pouvait l'en accuser de parfaite bonne foi. Lorant croisa le regard du Bieffois. Que répondre d'intelligent ? Lorant ne le savait pas réellement et préféra biaiser. « -Vos convictions politiques, Lord Vyrwel, doivent en effet vous enlever bien des soutiens … Mais comment pourrait-il en être autrement quand on sait quelles sont-elles? ». Lorant Trant ne comprenait pas ce qui poussait les rebelles à suivre les partisans Feunoyr. Il se le demandait. Sincèrement … Mais il n'avait tout simplement ni le temps ni la possibilité de s'occuper de cette question.

    Théodan n'allait pas apprécier les paroles de Lord Vyrwel. Lorant décida d'intervenir avant que les choses ne terminent mal. « -Ne vous inquiétez pas, mon cher, je m'occuperais personnellement des échecs de mon frère afin qu'il soit près le jour où ses pas l'amèneront à affronter votre progéniture ! ». Il sentait que si il ne faisait rien, Théodan allait sans doute s'agacer. Son frère se le tint pour dit, visiblement et c'était tant mieux : Lorant n'aurait pas à lui faire de réflexions désagréables après que Bryce Vyrwel soit parti.

    Théodan et Jon comprirent que Lorant avait repris la main et le laissant avec ser Bryce, ils continuèrent leur entraînement avec leur compagnon. Le bruit des armes reprit, tandis que Lorant et Bryce se décalait, les dernières paroles de Bryce, destinés à son frère et au Penrose ne purent donc atteindre leur cible. C'était tant mieux.

    Le jeune homme croisa le regard de son aîné. Bryce Vyrwel avait très certainement vu ce qu'il voulait ; l'impétuosité de la jeunesse était toujours bien existante mais Lorant Trant savait aussi qu'il avait montré qu'il n'était pas un futur Seigneur qu'on pourrait aisément manipuler. Toutefois, désormais, le jeune homme savait qu'il assisterait au joute du fils de Bryce avec un réel intérêt. Il faudrait qu'il se rende compte par lui-même si le fils était un prodige ou un raté. Et pour ce faire, il n'y avait pas des milliers de manières de s'y prendre. « -Je crains, Lord Vyrwel, que vous n'ayez vu tout ce qu'il y à voir ici. Nous aurons sans doute l'occasion de nous croiser … ». D'un signe de tête, Lorant signifiait que la présence de Bryce n'était plus la bienvenue ici. Il avait joué. Il avait observé. Maintenant, il pouvait partir. Quant au Trant, il allait s'entraîner avec plus d'acharnement, encore, à devenir un Lord Héritier digne de ce nom.



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