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Sujet n°3 : Bataille navale - Aux environs de Noirmarées

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Corneille à Trois Yeux
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Message Sam 4 Mai 2013 - 12:01

     La Larme noire était perdue. Seule une action décisive aurait pu sauver le boutre et malheureusement, ni Harkar ni aucun autre sur le pont du navire n'eut la présence d'esprit d'abattre le mât, ou d'éteindre plus simplement l'incendie – ce n'était pourtant pas l'eau qui manquait, après tout... Les derniers Fer-nés à bord du navire, ceux qui étaient restés en arrière, eurent alors un choix difficile à faire : rejoindre les autres et l'abordage, tenter leur chance en mer, ou rester sur le pont pour essayer en vain de sauver le navire de leur capitaine qui était trop occupé à lutter contre leurs ennemis. Mais le Dieu des Tornades avait pour eux quelques surprises de son crû : un vent vif et clair se leva soudain, qui soufflait d'ouest en est. Cette brise maline embrasa davantage la voile et le bois de l'espar craqua et rompit si bien qu'une moitié s'aligna sur le mât central qui, très vite, s'enflamma à son tour. Harkar fut bientôt couvert d'un linceul digne d'un sacrifié au dieu R'hllor, et ses hurlements en dirent long sur la douleur qui le consumait tandis que sa peau commençait à fondre, mordue toujours plus par les dents incandescentes du brasier. Il finit sa course en mer et, s'il survécut, nul ne le revit plus. Nul ne sut d'ailleurs s'il mourut à cause des flammes ou de la noyade. D'autres encore, sur le boutre, connurent un sort semblable. Mais les moins idiots de cet équipage choisirent la noyade plutôt que la caresse des flammes. Bientôt la Larme noire ne fut plus qu'une goutte de feu sur l'océan.

*** *** *** ***

Sur le pont de son navire où la bataille avait déversé toute sa rage, le seigneur suzerain du Nord savait qu'il combattait avec une arme dangereuse, et qu'une maladresse de sa part aurait pu coûter cher à quiconque passait à sa portée, qu'il fût ennemi ou allié. Malheureusement cette situation l'isolait de ses pairs, de ses hommes, de ses compatriotes nordiens, et le laissait seul face à des ennemis déjà enragés que la perte prochaine de leur boutre acculait à des comportements dénués de tout bon sens. Un Fer-né est un animal naturellement dangereux, imaginez ce qu'il devient quand il n'a d'autre choix que de lutter jusqu'à la mort ! Les troupes du Nord n'étaient pas en reste et avaient quant à elle du courage et de la force à revendre, d'autant plus qu'elles étaient toutes désireuses de rendre aux Fer-nés la monnaie de leur pièce. Le souvenir de Noiremer était encore frais dans leur esprit, alors évidemment quand le gouverneur du Nord s'écria « Winterfell ! », leur cœur se serra et il n'y eut plus de place pour le doute. Ils répliquèrent d'une même voix et il sembla que le vent s'inclina devant eux et changea de direction pour souffler depuis l'est jusqu'à l'ouest :  « Winterfell ! » Pour autant le combat changea-t-il d'âme ? Il était encore trop tôt pour le dire. Beron Stark évita d'un cheveu la hache jetée contre lui tandis que Glace taillait la chair de ses ennemis, mais ne progressait guère, car il se ménageait – s'il avait été trop gourmand, ses muscles auraient tôt fait de le rappeler à plus d'humilité. Il remarqua alors la menace endormie pour le moment que représentait le boutre en flammes et, dans l'inconscience de l'instant et la fureur du moment, beugla des ordres à la ronde. Ses hommes entendirent et, tant que bien que mal, cherchèrent à obéir, mais il fallait compter avec les Fer-nés à bord qui menaient l'abordage sans concession ni compromis. Dans le tumulte, le vent s'était invité dans la partie, et le vent tournoyait ce qui laissait incertain l'issue de ses ballets aériens et surtout, il restait difficile pour le moment de savoir de quel côté il pousserait les flammes. Les nordiens agirent donc en conséquence pour supprimer tous les liens entre leur dromon et le boutre piégé... mais ils s'exposèrent ainsi aux représailles Fer-nées. Certains périrent dans la manœuvre, d'autres purent reprendre le combat tandis que les rameurs éloignaient le dromon. Mais Beron Stark ne put prendre un instant pour se reposer : Willem Bonfrère et trois autres Fer-nés, des colosses barbus et enragés, s'étaient jetés sur lui par le côté tandis que l'estramaçon frappait de l'autre. Tenterait-il de répliquer en gardant Glace en main, ou se protégerait-il en abandonnant l'arme légendaire ? La puissance du symbole... ou la sûreté plus terre-à-terre ?

*** *** *** ***

Non loin, le navire des paludiers subissait un abordage. Orik le remarqua très justement. Suivant les ordres de Lyessa, les archers se précipitèrent dans le fond du bateau, pour ne pas être en première ligne, et prirent le bateau ennemi pour cible. La Reed voyait l'un des pires scénarios prendre corps sous ses yeux : ses paludiers et elles allaient devoir se battre au corps à corps, ce qui n'était pas à leur avantage. Mais la peur n'était pas sur le pont du navire, il n'y avait entre les paludiers qu'un lien solide, et la plus grande détermination à accomplir leur devoir. En ce sens, le discours de la nordienne eut sur ses congénères un impact fort grand, d'autant plus qu'au même instant, du navire de lord Stark s'élevait ce cri porté par le vent lui-même : « Winterfell ! » Nul doute que le moral des paludiers s'en trouva grandi à en crever le ciel. Le Nord lui-même semblait s'éveiller et quitter sa léthargie séculaire pour venir ici leur prêter main forte. Pourtant ils étaient seuls, et déjà les premiers grappins fer-nés s’accrochaient aux bastingages. Armés de haches, leur arme de prédilection, les Fer-nés mirent pied sur le pont du bateau, monstres échappés d'un vieux rêve. Une volée de flèche accueillit les premiers intrus et, sans surprise, il n'en resta pas un debout. Mais le flot était continu et bientôt l'infestation fut inexorable, et le combat inévitable. Orik le premier s'élança pour mener les siens à l'assaut de ces ennemis. Lyessa demeura près des archers pour leur assurer un rempart de son corps. Orik se démenait sans peine, mais il y eut très vite des blessés indifféremment, côté Fer-né et côté paludier. La réaction de ces derniers, toutefois, limita grandement l'impact de l'abordage, et pas un archer n'eut pour le moment à s'inquiéter de la présence fer-née... c'était sans doute le moment idéal pour une autre volée, car à continuer ainsi, les paludiers au corps à corps ne tiendraient pas longtemps.

*** *** *** ***

Sans les ordres lancés en toute hâte par lord Kenning, les trois navires de Kayce auraient sans doute connu un destin plus funèbre que celui connu par la Larme noire. Au contraire, en parant ainsi, dans l'urgence, à la menace la plus pressante, Morgan fit la preuve qu'il n'avait plus rien à envier à son père, et qu'il méritait son titre. Noirastre, hors du fourreau, une étincelle jaillit. Le marin qui avait demandé ses ordres à son seigneur eut l'audace de porter sa main au poignée de lord Morgan, et leva haut l'épée de son suzerain. « Kayce ! Nous brillons haut ! Nous brillons haut ! » Et tous sur le pont de reprendre, et bientôt la clameur s'éleva sur les trois navires ! Qu'importe le nombre ! Qu'importe la folie ! Qu'importe les Fer-nés, ce jour n'était pas le jour qui verrait sur eux la nuit ! Le soleil lui-même sembla briller plus fort dans le ciel, et l'abordage mené sur deux des navires de lord Morgan, qui semblait gagné d'avance, prit une tournure plus mitigée : la victoire n'était plus assurée aux Fer-nés, et ce d'autant qu'un à un les grapins cédaient. Les soldats de l'Ouest, vaillants et forts, rendaient aux soldats Fer-nés la monnaie de leur pièce et plus encore. Un Lannister paie toujours ses dettes, et on sut ce jour-là qu'il en allait de même pour ses bannerets. La prompte réaction de lord Kenning, toutefois, ne sut réduire au silence la menace des boutres qui, tout autour des trois navires, grouillaient, et la chute de l'Intrépide ou de l'Astre noir ne tenait désormais plus qu'à un cheveu... Tout comme la vie de Morgan ne tenait plus qu'à un instant d'inattention de sa part, car deux Fer-nés, teignes sordides et affamés de carnage, s'approchaient de lui pour le tuer et jeter son corps en pâture aux poissons. L'un d'eux jeta sa hache qui fendit l'air pour s'en aller trancher la tête de Morgan... ou presque, car le même marin qui avait levé haut Noirastre s'était interposé, et la hache s'était fichée dans le travers de sa gorge, le tuant sur le coup tandis qu'un flot de sang avait mouillé du rouge de la colère les joues et le front de Morgan. Quant au Flamboyant, il devait encore finir sa manœuvre pour éperonner l'un des boutres point encore lancé à l'abordage d'un navire de l'Ouest.

*** *** *** ***

Sur l’Écarlate, Fedric Prestre arracha la flèche de son épaule. Ce n'était pour lui qu'une égratignure, mais il préféra se retirer du feu des combats pour s'attaquer à des cibles isolées et faibles, le temps de reprendre ses esprits et le cours du combat. Vaan Merlyn, presque outré par la couardise de son adversaire qui l'avait attaqué à coup de baril, le jugea indigne de son intérêt et décida de s'attaquer à d'autres cibles. Il n'en manquait point sur le pont ! Sa hache à deux mains trancha la tête d'un marin qui pissait la colère, et celle-ci roula jusqu'à tomber à l'eau. Le corps malheureusement tomba aux pieds du Fer-né qui s'entrava et, dans la cohue, trébucha. À peine se relevait-il qu'un adversaire de taille s'offrait à lui, un chevalier qui n'avait point l'air d'un féroce animal et qui pourtant cachait en lui la férocité des créatures les plus intraitables. Vaan était encore au sol, l'épée de son ennemi plongeait sur lui, droit sur sa gorge. Manifestement, ce chevalier n'était pas, comme les autres, soucieux de combattre honorablement ! Un tout autre ennemi protège la baliste du navire, qui n'a pas encore servi, car l’Écarlate est le théâtre d'une telle confusion que cette arme dangereuse semble avoir été oubliée ! S'il a réussi à traverser le pont jusqu'à elle, Thean se trouve à présent confronté à un groupe de soldats qui, restés un peu à l'écart et prêts à tout, attendaient simplement des ordres... ou l'occasion d'éprouver la chair des Fer-nés par le fer de leurs armes. Quant à Samwell, s'il sut sans peine trancher les liens qui tenaient attachés le boutre et le dromon, il eut plus de difficulté à se frayer un chemin jusqu'à la barre, et écopa au passage d'une blessure tenace au bras droit qui l'empêchait désormais d'en faire usage. Difficile donc de dire comment il s'en sortirait à présent qu'il devait garder la barre... et que près de cinq soldats de l'Ouest se firent fort de la lui reprendre. Sans aide, il était perdu, mais il y avait de nombreux Fer-nés sur le pont, après tout ! Nul doute qu'ils se porteraient au secours du fils du Merlyn.

*** *** *** ***

Voilà, cinquième message ! Les gens concernés par ce sujet sont indiqués en début du premier message. N'oubliez pas de respecter les règles de l'intrigue.

Au passage, quelques petites précisions :

- Point Météo : Vent indécis, temps clair ; Houle : forte

- Les seigneurs de l'Ouest et les Nordiens ne connaissent pas les plans de la Couronne, en dehors de Tybolt Lannister (et de Gerold ainsi que de Beron s'il leur en a parlé). Vous pensez donc être les seuls à combattre, ce qui est à la fois héroïque et totalement fou ! Votre cible principale est l'île d'Harloi.

- Les Fer-nés ne connaissent rien au sujet de l'attaque de l'Ouest ! En effet, seuls Dagon Greyjoy, Sargon Harloi et Helya Botley disposent de cette information. Les autres pensaient tout simplement partir en raid vers le Nord, conformément au Rassemblement.

- On se remet dans le bain avec le retour de tous les participants ! Willem Bonfrère devient un PNJ ! Voilà pour les nouvelles !

Merci de tenir compte de ces détails ! Si vous avez des questions sur ce message ou sur votre lancement, n'hésitez pas à MP Clarence Hightower.
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Message Sam 4 Mai 2013 - 20:09

Même si les Fer-nés avaient saigné à blanc le Nord, pillé et tué sans jamais exprimer de remords Face-de-pierre ne parvenait nullement à se réjouir en entendant ces hurlements déchirants que seul un mourant embrasé pouvait pousser, de toutes les façons de trépasser l’on disait que celle-ci restait la plus horrible et à voir les chairs calcinées l’on ne pouvait qu’être d’accord. Pire encore, le vent changeant charriait déjà l’odeur répugnante d’un festin macabre destiné à un quelconque dieu infernal.

Cependant Beron n’eut guère le temps de se concentrer sur son estomac tourmenté par ce fumet, les adversaires sur son propre pont ne manquaient pas tandis qu’il fallait d’autre part se défaire bien vite de cet incendie flottant avant qu’il ne se propage au dromon. En formulant l’ordre de se dégager Lord Stark avait conscience que la manœuvre pousserait des soldats à s’exposer aux féroces pirates mais une fois encore tout se résumait aux sacrifices que demandait le plus grand nombre, toutes ces dures décisions qu’un seigneur se devait de faire pour préserver l’ensemble des siens. Ce raisonnement n’aiderait jamais à évacuer cette culpabilité diffuse ressenti par celui qui avait envoyé des braves à la mort, mais il lui donnait au moins un certain sens. Comme attendu plusieurs tombèrent mais ils s’éloignèrent du danger le plus pressant pour désormais se concentrer sur une horde de Fer-nés privés de moyen de retraite et n’ayant de fait plus rien à perdre. Une fois leur nombre suffisamment réduit pour que la balance ne risque plus de pencher dans leur sens Face-de-pierre agirait en homme d’honneur et leur proposerait de se rendre, au-delà du côté pratique que représenteraient d’éventuels otages nobles il refusait de s’adonner aux massacres inutiles. Jamais la justice ne cautionnerait la barbarie.

Alors qu’il continuait à ferrailler, Beron vit quatre pillards se détacher du lot pour venir expressément à sa rencontre, profitant d’une large ouverture dans sa garde pour se jeter sur lui. L’instinct de survie le plus élémentaire l’encourageait à lâcher l’imposante Glace pour reculer et éviter une attaque dangereuse mais une fois encore la portée des symboles le rattrapa. Au fil des millénaires nul Lord Stark n’avait laissé choir l’épée ancestrale, plus d’un avait trépassé avec cette arme en main mais jamais ils ne l’avaient abandonnée sous prétexte de se préserver. Face-de-pierre n’entendait pas devenir le premier et contre toute attente plutôt que de se replier arma son geste pour frapper de revers.

Il ne discerna pas immédiatement le visage de son agresseur mais sentit le tranchant effilé de la hache percer son armure au niveau du flanc et mordre la chair, la douleur manqua le stopper net mais par quelque réflexe Lord Stark contre-attaqua avec suffisamment d’aplomb pour réussir à reculer d’un pas, puis de deux. Le sang commençait déjà à s’écouler par la plaie, Beron parvenait à le sentir ruisseler le long de sa jambe et il manqua trébucher en arrière tandis qu’il regagnait chancelant les rangs de ses hommes. La voix presque brisée, lourdement appuyé sur l’estramaçon retourné, il cria :

« Archers ! Feu ! »

Qu’importaient les risques de tir ami désormais, le reste de la flotte avait été laissé à lui-même bien trop longtemps et il fallait en finir ici, même une fois encore au prix d’existences injustement abrégées…
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Morgan Kenning
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Le Bouclier du Loup.



Seigneur de Kayce.

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Message Dim 5 Mai 2013 - 16:25

Quand les soldats et les marins de Kayce reprirent en choeur le cri lancé par leur compatriote, Morgan sentit comme une étincelle se réveiller en eux. Il sut que tout n'était pas perdu. En voyant les hommes qu'il avait envoyés trancher les cordes des grappins et celles qui les reliaient aux boutres céder une à une, il reprit espoir. Ses hommes repoussaient férocement les Fer-nés, leur rendant coup pour coup sans crainte du danger. La rage de vaincre et de se venger des raids se lisait clairement sur leurs traits. Le seigneur de Kayce était fier d'eux en cet instant, mais il n'eut guère le temps de s'attarder sur tout cela.
Deux guerriers fer-nés se frayèrent un chemin dans sa direction. L'un jeta sa hache vers lui, mais il n'eut même pas le temps de se jeter sur le côté que le marin qui lui avait demandé ses ordres précédemment s'interposa. Tué net, il s'effondra dans d’écœurants borborygmes, non sans éclabousser son seigneur de son sang. Ce dernier sentit la rage lui monter au cœur. Encore un vaillant fils de l'Ouest qui périssait par la faute de ces insulaires rebelles et parjures à leur serment de loyauté envers la Couronne ! Le jeune homme asséna un coup à son second adversaire en se portant en avant, coup qui fut paré. Un de ses hommes s'interposa et para la riposte avec son bouclier, ce qui permit à son seigneur d'éviter la casse. Morgan en profita, se fendit légèrement sur le côté et frappa d'estoc avec Noirastre dans le côté de son ennemi. Il avait retenu ses lointaines leçons disant qu'un coup d'estoc était le meilleur moyen de battre un ennemi plus fort.

Alors que ses hommes achevaient le Fer-né blessé, il jeta un regard autour de lui pour évaluer la situation. S'ils restaient ainsi englués au milieu des boutres, ils seraient bloqués en bien mauvaise posture. Ils devaient essayer de bouger, avec le pont grouillant d'ennemis ou non. L'essentiel était de protéger au mieux la barre, les rameurs se trouvant en sécurité dans les étages inférieurs. Pour l'heure, le vent n'était pas encore assez fiable pour espérer déployer la voile et en profiter. Prenant sa décision, espérant qu'elle serait bonne et épargnerait des vies, le seigneur de Kayce donna ses instructions aux marins. Le capitaine n'était pas loin de la barre, pour le moment préservé par le barrage que les autres combattants formaient.


« En avant toute, il faut essayer de se porter au niveau des autres navires ! Donnez le signal aux autres dromons. Que le Flamboyant nous couvre de son mieux en évitant l'abordage. Soldats de Kayce, en formation ! Il faut repousser ces pieuvres à la mer ! »

A ces mots, les combattants prirent une nouvelle formation, mettant en avant des lignes de boucliers derrière lesquelles s'abriter. De la sorte, ils pouvaient tenter d'avancer en frappant, usant de la longueur de leurs épées pour porter des coups. Une stratégie originellement destinée à repousser un ennemi en train de grimper sur le dromon, mais qui pourrait peut-être fonctionner. Les hommes de l'Ouest obéirent sans attendre, se battant pour repousser leurs ennemis par-dessus le bastingage.
De son côté, alors que les deux autres navires commençaient à avancer, le
Flamboyant s'était aligné sur le boutre qu'il visait, et fonçait droit dessus. Avec sa vitesse, son capitaine savait pouvoir le couler. Quant aux archers présents sur son pont, ils tiraient sur les Fer-nés qui n'étaient pas encore montés à l'assaut des autres navires, afin de les empêcher de faire, faisant de leur mieux pour contrebalancer les effets du vent naissant.



HJ: Le Flamboyant parvient-il à éperonner le boutre? Les archers du Flamboyant tirant sur les ennemis qui ne sont pas encore à bord touchent-ils leurs cibles? Les hommes de l'Ouest sur l'Intrépide et l'Astre Noir parviennent-ils à repousser les Fer-nés vers le bastingage?



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Lyessa Reed
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Message Lun 6 Mai 2013 - 9:12

Lyessa eut la chair de poule lorsque le souffle commun des Paludiers se joignit à celui de Beron Stark et ses hommes, sur le bateau voisin. Le frisson d’adrénaline d’avant combat avait quelque chose de jubilatoire. C’était maintenant que tout se jouait. Défaire leurs ennemis, mener le Nord à la victoire, montrer aux Fer-nés que patience n’était pas synonyme de pusillanimité. La crainte des Paludiers envers leur environnement méconnu s’était dissipée lorsque le courage et la combativité de ses derniers s’étaient aiguisés pour mener l’affront. Tandis que Lyessa dégainait sa lame courte, arme qu’elle ne pratiquait pas bien souvent, elle abattit son bras pour signaler aux archers positionnés derrière eux de tirer une volée sur les ennemis qui les abordaient. Les Paludiers avaient des doigts dextres et l’évaluation des distances sûre. Les flèches s’abattirent sur les premiers fer-nés qui mirent le pied sur le pont, mais déjà d’autres se précipitaient – enjambant les cadavres de leurs compères pour s’en prendre aux Nordiens qui se trouvaient de front.

Orik fut le premier à accueillir la hache d’un ennemi, bouclier porté prés du corps. Il s’était déjà battu contres les Fer-nés lorsque ceux-là avaient un peu trop forcé l’accès à leur côte, et avait eu le temps d’appréhender le combat à venir. Cependant, les Fer-nés étaient de robustes combattants, adroits avec leurs haches et puissants dans leurs coups – ce qui ne manquait jamais de surprendre l’expérimenté. Ripostant avec hargne, rendant coups d’épée pour déséquilibrer son ennemi, Orik remarqua du coin de l’œil quelques uns de ses comparses Paludiers en mauvaise posture. Ceux-là étaient bien moins habitués que lui, malgré le fait qu’il les ait préparés à l’affrontement. Le temps leur avait manqué, et Orik pensait qu’une vie était à peine suffisante pour être à l’aise dans une posture de combat. Alors quelques mois seulement…

Lyessa voulut venir en aide à la première ligne mais Orik eut vite fait de lui intimer d’un regard sévère de rester à l’écart. La jeune femme se plaça à proximité des archers et suivit les combats d’un œil inquiet. Les lames s’entrechoquaient – les hommes gueulaient. La Paludière rangea son épée au fourreau et se saisit de son arc pour pouvoir faucher quelques uns des fer-nés qui étaient en train de défaire ses amis. Lorsque l’un de ses hommes fut transpercé par la lame d’une hache en plein plexus, Lyessa attendit que le corps s’écroule pour laisser le champ libre sur son ennemi qui jubilait d’avoir fait couler les premières gouttes de sang. Si la plupart des maisons voisines au Neck aimaient à penser que les Paludiers étaient des sauvages, ils n’avaient rien de tels à côté de ces dévots de l’Antique Voie. La jeune Reed avait prise de l’altitude, fermement campée sur la partie surélevée du pont pour guetter la confrontation. A chaque Paludier qui tombait, la donzelle se mettait en devoir d’abattre son meurtrier d’une flèche lorsque ceci était possible. Cela devenait de plus en plus dur de contenir les vagues de fer-nés qui se déversaient sur le pont. Remarquant l’opportunité durant la bataille, la jeune femme interpella Pod :

« Pod ! Allume ma flèche. » – Lui lança-t-elle avant de jeter un regard à ses comparses archers. « Archers, d’autres s’apprêtent à passer le bastingage. Abattez-les ! »

Lyessa banda son arc et Pod eut vite fait d’allumer sa flèche avant que celle-ci ne la décoche en direction de la voile du boutre fer-né. Elle voulait voir leurs ennemis préoccupés par l’incendie de leur navire – un flottement dans leur esprit qu’elle comptait bien distiller. Les archers tirèrent sur la nouvelle flopée d’ennemis.

HJ:
 





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Message Lun 6 Mai 2013 - 15:47

La mort ne fait pas peur à Vaan comme à tous les Fer-nés, l'idée de s'attaquer au plus féroce guerrier de ce bateau ne l'impression donc guère, bien au contraire ! Fidèle à lui-même, le capitaine taille ses adversaires avec une vigueur qu'il connaît bien, mais le hasard décide aussi de s'en mêler lorsque le corps de sa victime roule à ses pieds pour le déséquilibrer. Lui ! Un Fer-né ! Tomber sur le pont d'un navire ! C'est impensable ! Désireux de reprendre les choses en main, l'homme s'apprête à se remettre d'aplomb lorsqu'un adversaire s'approche de lui, épée au poing et prêt à lui trancher la gorge. N'étant pas prêt à se laisser avoir aussi aisément par un simple continental - aussi imposant soit-il - le capitaine roule sur le côté, attrapant au passage le cadavre décapité pour le placer entre lui et son adversaire de manière à bloquer en partie l'attaque. [ Vaan réussit-il à se protéger ? Si oui, la lame reste-t-elle bloquée dans le cadavre ? ] Sa hache à deux mains toujours au rendez-vous, le Fer-né s'en sert pour se redresser aussi rapidement que possible avant de se jeter sur l'homme qui a eu l'audace de s'en prendre à lui, bien décidé à tuer tous les individus qui oseront s'en prendre personnellement à lui. [ Réussit-il à blesser ou tuer son adversaire ? ]

Pendant ce temps, Thean s'est approché de la baliste, mais des hommes lui bloquent le passage, apparemment bien décidés à ne pas laisser quiconque s'approcher d'eux. Grimaçant de contrariété, le jeune homme recule légèrement avant d'interpeller un marin de son boutre présent à ses côtés, manquant au passage de se faire empaler en se faisant prendre pour un ennemi.

« J'ai besoin d'hommes pour occuper les continentaux de la baliste ! »

Après un grognement, le marin semble comprendre le projet du jeune noble et interpelle quelques collègues [ Combien viennent ? ] avant de se lancer en direction des hommes qui gardent la baliste. Thean a sa hache en main, il peut aussi combattre, mais ses compétences n'égalent pas celles des autres marins. Il attend que le combat soit bien engagé avant de s'approcher à son tour de la baliste, son arme prête à servir, bien qu'il préférerait s'en passer, essayant d'approcher l'arme de l'Ouest pour la saboter. [ Parvient-il à s'en approcher ? Si oui, réussit-il à l'abîmer ? ]

Pendant ce temps, Samwell a réussi à trancher les liens qui entraînaient le boutre dans le sillage du dromon, une victoire assez aisée sachant que personne ne lui barrait le chemin. Son avancée jusqu'à la barre est beaucoup plus difficile et le malheureux se retrouve avec le bras droit – son bras directeur – d'inutilisable. Mais il en faut bien plus pour le décourager, après avoir débarrassé le cadavre de sur la barre, le jeune Merlyn a le plaisir de voir des ennemis se diriger vers lui. Sachant qu'il est impossible de s'en sortir seul, le jeune homme s'empresse d'appeler des compagnons à son secours.

« Vite ! Que quelqu'un vienne m'aider à tenir cette barre ! »

Des hommes réagissent [ Combien ? ] et se précipitent vers le jeune noble. Pendant ce temps, lui s'est débrouillé pour attraper une trique et la coincer dans le gouvernail pour éviter que celui-ci ne soit trop bougé, puis il attrape son arme de sa main valide, prêt à se défendre comme il le pourra. [ Qu'arrive-t-il ? ]
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Corneille à Trois Yeux
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Message Jeu 9 Mai 2013 - 2:06

     L'heure de retrouver le Dieu Noyé était-elle venue pour Vaan Merlyn ? La question lui traversa l'esprit et pourtant, il lui vint aussitôt cette réponse : « Pas aujourd'hui ». Menacé par l'épée d'un chevalier pointée sur sa gorge, Vaan roula sur le côté et saisit la tête du cadavre qu'il avait décapité pour s'en servir et se protéger de l'arme de son ennemi qui, ainsi, ne lui fit aucun mal... pour le moment. L'épée resta quelques secondes entravées dans les viscères crâniens du malheureux cadavre, mais un coup sec et précis de sa part suffit pour qu'il retrouve le pleine usage de cet arme qui avait déjà fait tant de victimes. Vaan, sans demander son reste, s'appuya sur sa hache à deux mains pour se relever et se projeter sur l'homme qui l'avait menacé une fois de trop. L'épée vint dévier la hache, et le Fer-né se trouva soudain blotti, étreinte dangereuse, contre l'armure du chevalier, qui le repoussa d'un geste aussi brutal que peu élégant. « Si c'est des mamours que tu veux, je vais t'enfoncer mon épée si profond qu'il va te pousser une langue de métal ! » Le chevalier n'attendit point d'avoir fini de provoquer son adversaire pour le frapper d'un coup de revers d'une force particulièrement féroce. De son côté, Thean avait pour objectif la baliste du navire, afin de la mettre hors d'état de nuire. L'arme n'était pas laissée sans surveillance, il revint donc sur ses pas et interpella un de ses congénères qui grogna de mécontentement avant de se ramener, point seul : trois hommes suivaient, ils étaient donc quatre à prêter attention aux besoins du jeune Thean. Le plus dur restait à faire, il fallait ou détruire ou distraire les ennemis qui étaient là et protégeaient l'instrument de guerre... Thean demeura un peu à l'écart et sur ses gardes pendant que ses acolytes faisaient le sale boulot à sa place. Une fois la lutte à son comble et tandis que les soldats de l'Ouest sont trop occupés pour se soucier de la baliste, Thean réussit à s'approcher de cette dernière, l'observa d'un œil hâtif et tenta de la saboter. [MJ : Que fait-il, précisément ?] Plus loin sur le pont du navire, trois Fer-nés répondirent à l'appel de Samwell, les autres étaient trop occupés ailleurs, ou trop peu intéressés par les gémissements d'un gamin. La petite manipulation de Samwell réussit à coincer la barre et le gouvernail qui, pour l'instant, resterait stable et immobile. Mais il était hors de question pour Samwell comme pour les trois autres de rester inertes, et déjà le combat s'était engagé entre eux et les cinq soldats de l'Ouest. Qui sortirait vainqueur de ce combat ? La supériorité numérique, ou l'expérience du combat en mer ?

*** *** *** ***

     Sur le navire des paludiers, les vagues successives de combattants Fer-nés entamèrent grandement le moral des natifs du Neck bien peu habitués à de telles batailles sur les bateaux. Toutefois les soldats menés par la courageuse Lyessa Reed opposèrent à leurs ennemis une résistance farouche, et pour chaque paludier qui tombait, un Fer-né était envoyé à la rencontre de son créateur. Certains corps tombèrent sur le pont du navire, d'autres à l'eau, mais qui avait le temps de se poser ce genre de question ? Orik fut bientôt engagé par un Fer-né qui avait bien compris qu'il était le plus menaçant de tous pour le moment : s'ils voulaient un chemin clair et sûr jusqu'aux archers, il fallait l'abattre coûte que coûte. Il paierait le fer prix sur sa tête ! Mais du côté justement des archers, la paludière donnait des ordres qui allaient changer le cours de cette bataille dans la bataille ; à se demande, les archers lâchèrent une nouvelle volée. Quant à sa propre flèche, elle n'alla point se ficher dans la voile du navire ennemi, mais dans l’œil d'un Fer-né qui venait tout juste de sauter par dessus le bastingage. Son cri déchira l'air comme le hurlement d'un spectre dans la nuit. Il déglutit des borborygmes incompréhensibles et gesticula violemment, pour finir sa course sous une vague, entraînant avec lui plusieurs des combattants, à la fois des Paludiers et des Fer-nés. La salve des archers fit quelques morts, quelques blessés, mais l'infestation fer-née redoubla de vigueur et de violence. Les guerriers qui protégeaient les archers et Lyessa menaçaient à tout instant de céder, il devenait impératif de faire quelque chose. Alors que tout s'apprêtait à basculer dans un sens tragique pour les paludiers, un cri se fit entendre au-delà du boutre fer-né :  « Pour le Nord ! Pour le Neck ! Pour le Stark ! » À revers de l'ennemi aveuglé par l'abordage, plusieurs petites embarcations transportant des soldats du Nord venus des clans, venus du Neck ou d'ailleurs dans le grand fief de lord Beron, ces petites embarcations donc qui pourtant ne payaient pas de mine se portèrent par l'arrière à l'assaut du boutre Fer-né, coupant ce dernier des autres qui, un peu plus loin, ne tarderaient pas venir lui prêter assistance. Mais pour l'instant, ces nordiens arrivés par surprise étaient l'espoir et le salut des paludiers qui, s'ils voulaient survivre, devaient sans attendre redoubler de ténacité.

*** *** *** ***

     La vitesse du Flamboyant sembla croître en dépit des humeurs inconstantes du vent, jusqu'à devenir idéale pour éperonner le boutre qu'il avait aligné quelques groupes d'instants plus tôt. Le navire fer-né volerait bientôt en éclat et réduit en pièce par l'éperon luisant sorti des meilleures forges de l'Ouest et pourtant, ce ne fut pas ce qui arriva. Le boutre fer-né eut tout le temps nécessaire pour voir venir la manœuvre et l'esquiver. Mais le Flamboyant dut sa survie à cette tactique offensive et quelque peu déraisonnable, car en se portant ainsi plus loin que les lignes ennemis qui resserraient leur étau autour des navires de Kayce, il échappait au piège qui lui était tendu par quelques capitaines fer-nés très habiles et peut-être plus intelligents que prévu. Le navire était donc sauvé, et les archers à son bord comprirent rapidement qu'il était vain d'espérer toucher qui que ce fût, le vent était trop inconstant, trop capricieux, trop difficile à apprivoiser. Il ne soufflait point si fort, mais ses brusques rafales dénuées de sens précis empêchaient toute observation solide du cours des éléments. À distance, le moindre tir était un coup dans l'eau, et qui sait si les fureurs du vent ne risquaient pas de retourner leurs flèches contre eux-mêmes ! Les trois navires apprêtés par lord Morgan Kenning cherchait à rejoindre la ligne du front de la bataille navale, mais deux d'entre eux subissaient un abordage en règle et d'une violence inouïe. Sur l'Astre noir, lord Kenning menait ses soldats pour une manœuvre bien connue de tous les marins qui ont à lutter contre les pirates, qu'ils soient des îles de Fer ou d'ailleurs. La même technique du repoussoir fut appliqué sur l'Intrépide, mais il y eut sur les deux navires des résultats divers et si d'abord les ennemis de l'Ouest eurent du mal à contrer cette réplique puissante et mue par le courage autant que le devoir, ils surent jouer des failles de l'entraînement des soldats de Kayce – moins habitués qu'eux aux batailles en mer. À bord de l'Intrépide, les Fer-nés durent céder du terrain, mais des renforts arrivaient, prolongeant plus encore l'abordage et nul doute qu'à défaut d'une idée brillante de la part des membres de l'équipage, le navire serait bientôt perdu. Au contraire, sur le pont de l'Astre Noir, la situation, d'abord critique, devint favorable aux troupes du banneret du Lion, et si lord Morgan put voir les Fer-nés rebrousser chemin pour regagner comme ils purent les boutres d'où il venait, il fut toutefois confronté à un problème plus urgent : Denys, un fer-né haut de six pouces et large comme un grand écu, s'élançait contre lui la hache brandie en l'air, tandis que des Fer-nés en colère avaient fait une percée et détaché lord Morgan de ses troupes... Un duel à mort parut dès lors commencer.

*** *** *** ***

     Quel était le nom du navire conduit par l'impertinent Willem Bonfrère, déjà ? Ce rafiot n'était plus qu'un lointain souvenir, consumé par ces flammes que son équipage avait été impuissant à endiguer. Ailleurs, d'autres bateaux avaient également pris feu, mais ne connurent point même sort funèbre : le souvenir de Port-Lannis était encore frais dans la mémoire des marins fer-nés, et ceux-ci préféraient voir les navires continentaux brûler que leurs propres boutres partir en fumée. Sur le navire où luttait Beron Stark, les Fer-nés n'avaient plus aucun moyens de retraite, ils combattraient jusqu'à la victoire ou jusqu'à la mort. Le but était la capture du dromon et pour cela, ils étaient tous prêts à payer le Fer-prix. Trois ennemis s'attaquaient au seigneur suzerain du Nord, profitant d'une faille dans sa démarche, car l'arme légendaire qu'il tenait en main restait très difficile à manier – son nom lui-même, Glace, qui évoquait l'immuable hiver d'au-delà du Mur, le laissait entendre. Une hache atteignit son flanc droit ; le tranchant de la lame, aiguisée par des années de rapines et de razzias, fendit l'armure et la chair où le sang très vite afflua. La douleur fut telle que le corps tout entier de lord Stark réagit sur l'instant, et Face-de-pierre ne fut plus maître des coups qu'il rendit, l'estramaçon d'acier valyrien se souleva péniblement et faucha un soldat nordien qui passait à portée et qui manqua d'avoir la cuisse totalement déchirée en deux. Mais la contre-attaque de Beron lui permit de reculer, et l'ombre tranchante de Glace suffit à dissuader Willem et les deux autres d'approcher le seigneur de Winterfell avec l'aplomb qui les avait jusque-là conduit. Mais le loup était blessé, ils avaient obtenu qu'il aille se cacher parmi ses hommes, et c'était la plus belle chose qui pouvait leur arrivée. Les deux colosses barbus se détachèrent de Willem pour se porter à l'attaque d'autres soldats nordiens sur le pont du navire : Beron Stark était à leurs yeux et pour l'heure hors d'état de nuire à l'abordage qui se poursuivait avec toute la fureur qui caractérise les situations les plus critiques. De son côté, Willem Bonfrère, pétri par la ire d'avoir perdu son navire, poursuivit le loup jusqu'au cœur de sa meute, et qu'importe qu'il fût seul ! Il saisit une hache au sol, la jeta droit sur Beron, et s'élança à sa poursuite tandis que tout autour, les nordiens accusaient une baisse de moral suite à la petite retraite de leur lord. Partout autour ? Point tout à fait, de l'autre côté du navire, les hommes de Face-de-pierre réussissaient le prodige de repousser les Fer-nés et certains mêmes étaient repoussés jusque par-dessus bord.

*** *** *** ***

Voilà, sixième message ! Les gens concernés par ce sujet sont indiqués en début du premier message. N'oubliez pas de respecter les règles de l'intrigue.

Au passage, quelques petites précisions :

- Point Météo : Vent indécis, temps clair ; Houle : forte

- Les seigneurs de l'Ouest et les Nordiens ne connaissent pas les plans de la Couronne, en dehors de Tybolt Lannister (et de Gerold ainsi que de Beron s'il leur en a parlé). Vous pensez donc être les seuls à combattre, ce qui est à la fois héroïque et totalement fou ! Votre cible principale est l'île d'Harloi.

- Les Fer-nés ne connaissent rien au sujet de l'attaque de l'Ouest ! En effet, seuls Dagon Greyjoy, Sargon Harloi et Helya Botley disposent de cette information. Les autres pensaient tout simplement partir en raid vers le Nord, conformément au Rassemblement.

- On se remet dans le bain avec le retour de tous les participants ! Willem Bonfrère devient un PNJ ! Voilà pour les nouvelles !

Merci de tenir compte de ces détails ! Si vous avez des questions sur ce message ou sur votre lancement, n'hésitez pas à MP Clarence Hightower.
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Lyessa Reed
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Message Dim 12 Mai 2013 - 10:30

La bataille faisait toujours rage sur le pont. Les cris ponctués des bruits de lames qui s’entrechoquaient, l’hémoglobine lavée par les corps qui roulaient, ceux qui étaient balancés par-dessus le bastingage et qui disparaissaient pour repaître les profondeurs abyssales. Lyessa ne pouvait pas tourner la tête sans constater que les Fer-nés émergeaient sur le pont en vagues interminables – comme s’ils étaient des guerriers tout droits sortis de la houle et de l’écume. La jeune Reed prenait à peine le temps de respirer entre chaque flèche qu’elle envoyait cueillir l’ennemi. Mais ils ne cessaient de se rapprocher, repoussant ainsi leur ligne de défense frontale qui se comptait dorénavant sur les doigts d’une seule main.

Orik se dressait comme un rempart face à ses ennemis – un des rares à être encore debout après les assauts répétés des Fer-nés. Son bouclier était éméché, s’effritant en échardes à chaque coup de hache virulente qu’il parvenait à parer. Il avait la gueule en sang, son arcade sourcilière esquintée suite à la rencontre musclée qui l’avait poussé à se batte contre deux Fer-nés enragés. Il avait été témoin, de chacun des siens qui s’étaient écroulés, de chacun de ceux qui avaient donné leur vie pour le Nord. Pas le temps de s’apitoyer – il savait qu’il ne lui restait que peu de temps avant de lui-même se faire cueillir par les Anciens Dieux. Il n’avait qu’une seule conviction en tête – celle d’emmener avec lui le plus grand nombre de ces barbares hérétiques.

Lyessa était toujours campée sur le pont surélevé à proximité des archers conglomérés contre le bastingage qui s’évertuaient à tirer flèche à vue sur leurs ennemis pour les empêcher de parvenir jusqu’à eux. Leur défense était dorénavant bien maigre, et quelques Fer-nés s’étaient faufilés pour les atteindre, hache en l’air et gueule béante dans un cri rageur. Face à celui qui arrivait pour se jeter dans les escaliers et parvenir jusqu’à elle, Lyessa préféra laisser choir son arc au sol, se saisissant de sa lame courte tout en se coulant de droite à gauche telle une anguille qui tenterait d’échapper à un prédateur. La donzelle avait toujours su se protéger des coups en mêlée – un apprentissage qui était aussi essentiel que le tir à l’arc pour les Paludiers. Toutefois, rendre ou donner des coups avec une épée n’était pas bien dans ses habitudes. Ce qui ne l’empêchait nullement de se battre pour sa survie et de ne pas se liquéfier de frayeur face à ce qui était en train de se passer. Lyessa mena sa lame à la rencontre de l’arme de l’ennemi, mais le coup puissant en vint à la renverser en arrière, la faisant chuter brusquement sur le sol poisseux. Effarée, les yeux plantés sur la silhouette sinistre de son ennemi, lady Reed eut un léger moment de flottement avant d’être témoin de la pâle nitescence d’une épée se frayant un passage jusqu’au cœur de l’impudent. Lorsque le corps s’écroula, Lyessa glissa sur le côté pour l’éviter puis daigna se redresser, constatant que Pod venait de lui sauver la vie.

« Pod ! » – Lui lâcha-t-elle, le souffle court en attardant une main gratifiante sur son épaule. « Il faut aider les autres. »

Alors que Lyessa constatait avec effarement que les Fer-nés se ruaient vers les archers, la donzelle récupéra son arc avec l’envie téméraire d’en faire chuter quelques uns. Mais voilà, tandis que l’inquiétude commençait à lui nouer l’estomac, une voix fut portée par le vent – la voix des alliés. Les petites embarcations du Nord était fin prête à venir leur prêter secours.

« Tenez bon ! Nous ne sommes plus seuls ! » – Lâcha Lyessa à ses compères pour leur donner le courage de lutter sans laisser le désespoir les assaillir.





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Message Dim 12 Mai 2013 - 19:35

Au cours de sa piteuse retraite Beron avait ajouté un nouveau fardeau sur ses épaules, celui d’une vie alliée qu’il n’avait qu’entraperçue en contre-attaquant et que sa maladresse avait très probablement condamnée. Pareille blessure à la jambe s’avérait mortelle en quelques instants si personne n’arrêtait le saignement, et qui aurait eu le temps de s’occuper d’un pauvre bougre mutilé alors que les combats faisaient rages sur le pont du dromon ? Il y avait là un échec cuisant à tuer lui-même un homme qui l’avait suivi jusqu’au fond de cet enfer salé, mais pour l’heure Face-de-pierre devait composer avec bien pire que cette culpabilité.

Car la plaie qui affligeait son propre flanc avait offert aux Nordiens un spectacle bien plus horrible que l’arrivée d’un second boutre rempli à ras bord de pirates, le seigneur de Winterfell avait reculé devant l’ennemi alors que tous l’avaient vu être touché. Les Stark menaient par l’exemple, et si lui ne parvenait pas à rester résolu pourquoi ses troupes le devraient-elles ? Tout autour de lui il pouvait déjà sentir leur moral s’effriter alors que les Fer-nés refusaient de faiblir, poussés par la nécessité de prendre ce navire à défaut d’en avoir un autre où se replier. L’ordre de tirer à volonté avait été donné aux archers perchés sur le château mais leur manque de cohésion et la difficulté de viser au milieu de cibles alliés constamment en mouvement devaient les faire hésiter, l’aide qu’ils pourraient fournir ne seraient que progressive, un ennemi à la foi.

Toujours lourdement appuyé sur Glace, Beron tentait de retrouver son souffle, se demandant si sa blessure lui serait fatale et si dans le cas échéant il parviendrait à tenir jusqu’au bout de la bataille. Il ne pouvait pas tomber de la sorte, non par peur de la mort mais car conscient du désastre dans lequel cela aurait plongé le Nord, Jonas n’était en rien prêt à prendre la succession, son cadet n’avait pas l’autorité requise pour discipliner leurs vassaux ou achever cette guerre…

Lord Stark releva les yeux pour constater que deux de ses agresseurs s’étaient finalement détournés mais qu’un autre avait préféré s’entêter malgré le risque à prendre en s’enfonçant dans leurs rangs, n’hésitant pas à lui lancer une fois encore un projectile au fil acéré. Sans doute pouvait-on voir là un second souffle, un regain de résolution, ou très probablement l’entêtement d’un individu plus borné qu’un glacier qui refusait de céder à l’épuisement causé par son état, mais le Nordien réagit. Mû par ses réflexes et rien d’autre, Face-de-pierre pivota pour esquiver la hache de jet et leva Glace afin d’en présenter la pointe à cet adversaire fou de rage qui lui fonçait droit dessus. A tous ces cris, hargneux ou mourants, Face-de-pierre ajouta le sien, sentant ses poumons souffrir en même temps que son flanc tiraillé par le saignement, beuglant le temps de plusieurs battements de cœur :

« STAAAAAARK ! »

L’estramaçon restait dirigé à hauteur de taille, lorsque son poursuivant serait à portée il escomptait redresser l’arme pour viser en plein buste, à partir de là le reste demeurait entre les mains des Dieux.

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Morgan Kenning
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Le Bouclier du Loup.



Seigneur de Kayce.

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Message Mar 14 Mai 2013 - 1:02

De toute évidence, le vent était désormais trop incertain pour permettre aux archers de faire leur office. Au moins, Morgan eut le plaisir de voir du coin de l'oeil que le Flamboyant avait échappé à l'abordage qui le guettait et à se mettre en sécurité. Restait maintenant le problème des deux autres navires. La situation sembla stagner pendant un moment, jusqu'à ce que, petit à petit, les Fer-nés concèdent du terrain sur le pont de l'Astre Noir, peu à peu repoussés vers le bastingage. Un certain nombre décida carrément de regagner leurs boutres. Dès lors, les troupes de Kayce semblèrent emplies d'une énergie nouvelle, et gonflées d'un courage encore plus grand qu'auparavant.
Le soulagement fut cependant de courte durée pour leur seigneur. Un groupe de Fer-nés venait de faire une percée. Le jeune lord se retrouva isolé de ses hommes qui s'étaient portés face à la menace pour la combattre, et un des pirates ne laissa pas passer sa chance. Se détachant du groupe, il se lança sur Morgan qui se trouvait isolé, la hache levée, en poussant un cri sauvage.

Conscient de ne pouvoir compter que sur lui-même cette fois-ci, le jeune homme leva son bouclier pour accueillir le coup de hache, prenant fermement ses appuis afin de ne pas être déstabilisé. Lorsque l'arme frappa son écu, il sentit néanmoins la force du coup, qui se répercuta tout le long de son bras jusqu'à son épaule. Son adversaire était une force de la nature. Il allait devoir essayer de jouer de ses propres atouts. Sa vie en dépendait, après tout...
Comptant viser les défauts de la tenue de son ennemi, le seigneur de Kayce ne resta pas immobile, afin d'offrir une cible moins facile. Contournant son adversaire, il tenta une frappe au niveau de l'aisselle, avant de se protéger à nouveau derrière son bouclier pour parer un coup. S'efforçant de conserver une distance suffisante entre eux pour qu'il puisse frapper sans se jeter dans les tentacules de la seiche, il oublia les notions de combat à la loyale. Seul survivre comptait. Il n'avait sans doute pas le temps pour fatiguer son ennemi, aussi attendit-il le bon moment en parant les coups de son mieux. Son bras s'engourdissait à mesure que son bouclier encaissait. Voyant finalement une ouverture, il tenta le tout pour le tout, se fendant pour surprendre le Fer-né, il planta Noirastre dans un de ses pieds bottés. Causer du mal tout en sapant les appuis, une technique qui serait peut-être payante. Tout aussi rapidement, il retira sa lame pour tenter de l'enfoncer des deux mains dans la gorge vulnérable de son adversaire, profitant de l'effet de surprise.

Sur l'
Intrépide, les soldats et les marins avaient également réussi à repousser les Fer-nés, mais d'autres venaient. Le navire risquait fort d'être pris. En l'absence de nouveau signal de l'Astre Noir, dont il s'était un peu éloigné, le capitaine décida de tenter une manœuvre, inspiré par la forte houle qui s'était déclarée. Au point où il en était, que risquait-il ? Il donna rapidement ses instructions, faisant passer le mot aux rameurs de stopper pour le moment, et de larguer l'ancre. Au milieu de la bataille, il fut obéi, et la lourde pièce de métal coula rapidement vers le fond. Au moment où elle s'y ancra, le capitaine lâcha le gouvernail en hurlant aux hommes de se cramponner, et le dromon fit une brutale embardée en s'inclinant du côté abordé. Les pillards étant plus proches du bastingage, il espérait ainsi les envoyer par-dessus bord. Nul doute que ceux qui grimpaient à la coque devaient déjà se trouver dans les flots...



HJ: Morgan parvient-il à tuer son adversaire? La manoeuvre inattendue de l'Intrépide a-t-elle réussi à rejeter les Fer-nés à la mer?





Dernière édition par Morgan Kenning le Sam 25 Mai 2013 - 15:48, édité 1 fois
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Message Mar 14 Mai 2013 - 11:38

Vaan s'est redressé et sa hache se précipite vers son adversaire qui ne se fait pas prier pour se défendre. Les armes se bloquent mutuellement, apparemment le Fer-né est tombé sur un combattant capable de se battre convenablement. Il trouve le temps de sourire comme si l'idée de pouvoir croiser le fer avec un continental un minimum compétent, l'amuse au plus haut point. C'est le cas, de plus la provocation verbale qu'il lance à Vaan ne fait qu'exacerber l'amusement de ce dernier. Il en faut plus que cela pour le faire sortir de ses gongs. Un nouveau coup est porté vers le Merlyn qui ne recule pas et se contente de lever sa hache pour parer lui aussi le coup. [ Y arrive-t-il ? ] Prêt à riposter, l'homme scrute son adversaire avant de lâcher quelques mots d'un ton moqueur.

« Tu manies mieux ta langue que ton épée, ta femme doit être ravie. »

Bien décidé à mener ce combat à son terme pour expédier ce continental dans l'eau afin de nourrir les poissons, Vaan se déplace sur le côté, obligeant le chevalier à faire de même, puis lorsqu'il détecte enfin une ouverture qui lui convient, l'homme lance une nouvelle attaque. Il lève sa hache à deux mains, cherchant loin derrière lui pour prendre un grand élan, espérant que le déplacement précédent lui laissera quelques instants de répit, puis envoie son arme en avant. Celle-ci étant très impressionnante, elle lui permettra peut-être de trancher en deux ce vulgaire continental beaucoup trop vaniteux au goût du Fer-né. [ Quels dégâts ? ]

Thean s'est approché de la baliste, il n'y connaît pas grand-chose à tout cela, mais la seule chose qui importe est de la neutraliser ! Sa hache à la main, le jeune homme constate que la baliste est en réalité un immense arc monté sur un système de poulies, c'est du moins de la sorte qu'il voit ce système. N'hésitant plus vraiment, le Merlyn commence à trancher les cordages qui servent à projeter les projectiles de la baliste. Il ne reste qu'à espérer que ce soit suffisant et qu'aucun autre système caché ne se retourne contre lui. Dans le pire des cas, s'il venait à être blessé, du moment que sa mission est remplie le reste n'importe pas ! [ Arrive-t-il à saboter la baliste ? ]

Samwell a vu des hommes de son équipage venir l'aider, pas énormément, mais peut-être assez pour pouvoir rivaliser ? Le Fer-né est certes jeune, mais il a participé à de nombreux raids depuis le début de la guerre, il sait donc se défendre et encore plus attaquer. Lorsque les hommes de l'Ouest approchent, le Merlyn se hisse à la hauteur des deux autres pour les désigner d'un signe de la tête.

« Il faut s'occuper d'eux, ils ne doivent pas approcher de la barre ! »

Ni une, ni deux, dès qu'un homme se porte à sa hauteur, le Fer-né lève sa hache pour tenter de se défendre. Il prend soin de toujours rester près de la barre pour éviter une nouvelle catastrophe, mais surtout pour pouvoir mettre des objets entre lui et son adversaire si celui-ci venait à être trop dangereux pour ses compétences. [ Que se passe-t-il ? ]
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Message Mar 21 Mai 2013 - 0:55

     Sur le navire des paludiers, l'arrivée soudaine et inespérée des renforts nordiens vint soulager grandement la pression exercée sur les alliés et amis de Lyessa Reed, qui menait parmi eux une résistance héroïque. Ses talents mis à rude épreuve, elle n'en demeura pas moins maîtresse d'elle-même, et sut habilement jouer de ses aptitudes pour accroître sa ténacité. À ses côtés, les paludiers, ragaillardis par l'arrivée des renforts nordiens, doublèrent de vigueur à l'ouvrage, et les Fer-nés, pris entre deux feux, commencèrent à donner des signes de faiblesse. Par endroit l'abordage perdait en férocité quand, à d'autres points de la ligne, les soldats Fer-nés, poussés par la hargne des derniers soupirs, se montraient plus brutaux que jamais. Les haches frappaient, les boucliers se fracassaient, les flèches fusaient, les cris portaient, le sang coulait. Déjà quelques boutres fer-nés avaient renoncé à s'acharner sur le navire des paludiers, pour lui préférer une cible moins dure à cuire. Mais la bataille durait encore. Ici deux paludiers tombèrent à l'eau, là un fer-né s'éventrait sur une lame du Nord. Plus loin une flèche perçait l’œil d'un colosse, quand tout près la hache d'un autre fendait l'épaule d'un malheureux mangeur de grenouille. Il n'y eut pas un instant laissé au hasard, pas souffle qui n'échappa aux fracas de la guerre et aux cris de la bataille. Le vent, par moment, sembla joindre ses murmures et ses hurlements au tumulte des combats. Aux côtés de Lyessa, ses camarades du Neck repoussèrent l'abordage et firent même quelques prisonniers. Ils avaient été sévèrement mis à mal par les derniers temps de l'assaut, mais la vue, autour d'eux, des boutres s'éloignant, dut leur redonner quelque courage, tout comme la proximité des nombreux renforts qui s'aggloméraient autour d'eux. Orik, qui avait survécu, s'approcha de Lyessa, il attendait son ordre. Il lui dit : « Donne-t-on la chasse ? Ou allons-nous soutenir les nôtres ? » En effet, il était désormais possible de prendre l'initiative du combat, mais ailleurs, la situation n'était pas tout à fait la même ; de plus les renforts nordiens, ces embarcations nombreuses qui avaient soutenu les paludiers et aidé à la capture du boutre fer-né, semblaient attendre des ordres, eux aussi. Les paludiers avaient subi des pertes lourdes, mais la plupart de leurs archers étaient encore en vie, et cette carte-là pourrait très bien jouer dans la balance des combats qui restaient à conduire. Il ne restait plus qu'à choisir !

*** *** *** ***

     Le vint indisposait les archers, mais la situation des trois navires de Kayce ne dépendait point que de quelques volées de flèches. Le Flamboyant opta pour la sécurité tandis que, sur l'Intrépide, une manœuvre des plus audacieuse était mise à l'essai. À la ronde, le capitaine du navire ordonna à tous les rameurs d'arrêter leurs mouvements cadencés. Le mot passa rapidement, tout comme l'ordre de larguer l'ancre qui ne manqua pas d'aller promptement. Bientôt l'énorme grappin alla tâter les fonds marins, puis agripper à quelque conglomérat de rochers qui traînait-là. La houle, le vent, et la manœuvre constitua un mélange explosif, et l'espace d'une seconde le monde sembla se figer autour de l'Intrépide, qui portait bien son nom, car son capitaine fit preuve, en agissant de la sorte, d'une très grande intrépidité. Le choc fut tel que le navire vira de bord, et qu'on entendit certaines des membrures du bateau qui craquèrent. Les marins de l'ouest encaissèrent fermement le coup, tout comme les Fer-nés qui n'étaient pas à leur premier essai en mer et qui avait du ventre, s'agissant des humeurs chaotiques de la navigation. Pour autant, fut-ce un coup dans l'eau ? Presque. Les Fer-nés qui, au-même moment, franchissaient le bastingage, furent projetés hors du navire, et si certains furent repoussés dans le boutre d'où ils venaient, la plupart connurent le triste sort d'aller bavarder un peu avec les poissons. Mais ce fut à leur aise, la noyade n'est pas la pire des disparitions pour un guerrier fervent adepte du Dieu noyé ! Le bouclier de Morgan, de son côté, avait accueilli le coup de hache en tremblant sur toute sa surface, et le tranchant de la lame s'y trouva coincé à quelques pouces seulement des membres du seigneur de Kayce. Ce dernier ne s'attarda point sur la magnanimité des dieux et saisit sa chance. Il contourna son adversaire, esquiva les coups, encaissa les chocs, ce qui le fatigua, et alors que le Fer-né tranchait l'air de son arme fétiche, lord Kenning plongea en avant et planta son épée dans le pied de son ennemi. Curieuse tactique ! Sournoise technique ! Et pourtant ce fut... étonnamment efficace. Le Fer-né ne s'y attendait pas. Qui aurait pu s'attendre à cette technique vicieuse et perverse ? Le sang coula, les cris fusèrent.  « T'es qu'une putain pour faire ce genre de coups ! ... » Mais le colosse ne put finir sa phrase, Noirastre réclamait son dû droit sur sa gorge. Il mourut dans les secondes qui suivirent, tandis que les combats autour d'eux tournaient à l'avatange des continentaux. La vue du colosse terrassé par le banneret de l'Ouest affligea le moral Fer-né, mais ceux qui avaient vu l'homme à l’œuvre, et la mesquinerie de sa tactique, s'égosillèrent et doublèrent d'efforts : quitte à mourir, ils paieraient le fer-prix pour s'inviter à la table du Dieu noyé. Après tout, un festin attendait les braves tombés pour sa gloire !

*** *** *** ***

     Il parut clair aux yeux du chevalier que le Fer-né ne se laisserait pas vaincre facilement. Vaan Merlyn n'était pas pressé d'aller rejoindre ses ancêtres, et la provocation douteuse de son adversaire n'eut aucun effet sur lui. Au contraire, elle l'amusa et lui donna plus encore du cœur au ventre, et Vaan répondit lui-même de sa petite harangue, qui n'eut cependant aucun effet sur le chevalier. Ce dernier se contenta de sourire et de poursuivre la lutte. Il suivit le mouvement imposé par son adversaire et l'observa qui imprima un large mouvement pour asséner un violent coup de hache. Un geste de revers suffit au chevalier pour parer le coup tandis que l'arme du Fer-né fendait l'air et aller se ficher dans le bois du pont, où la violence du coup l'entrava quelques instants. Ces derniers furent fatals pour Vaan Merlyn, car le chevalier lui frappa la hanche droite d'un furieux coup de pied, et comme il tombait au sol, l'épée du continental vint lui lacérer le flanc droit – si le continental avait été plus adroit, le Fer-né serait mort, mais par chance, son armure avait protégé sa chair, qui n'en demeurait pas moins endolorie. Ce genre de manœuvre avait coûté cher au Merlyn, qui devait repenser sa stratégie... mais son ennemi lui laissait peu de temps. De son côté, Thean vit juste en choisissant de rompre tous les cordages de la baliste, qui dès lors devint aussi inoffensive qu'un jouet d'enfant. Elle n'était plus opérationnelle, et n'inquiéterait plus personne. Samwell opta pour la prudence et il eut raison, les ennemis se toisèrent quelques secondes puis s'élancèrent au combat, qui toutefois ne put même commencer que déjà on vit avec certitude que l'abordage ne conduirait pas plus loin. En effet les continentaux, en plus d'avoir su endiguer le flot des Fer-nés se déversant sur le pont du navire, parvenaient à les repousser et ceux qui n'étaient pas rejetés à la mer étaient tués sur place sans autre forme de procès. Deux plus, les boutres Fer-nés n'étaient plus vraiment dans leur élément, cernés qu'ils étaient par les renforts venus d'autres points de la ligne : il était temps de mourir, de se rendre, ou de fuir. Plusieurs ouvertures s'offraient aux Fer-nés, et même à Vaan Merlyn, qui dès lors aurait peut-être à choisir : s'acharner contre le chevalier, sauver sa peau, autre chose ? L'avenir reste toujours ce qu'on en fait.

*** *** *** ***

     L'Hiver vient. Cette certitude fit la légende de la maison Stark bien avant l'arrivée des rois Targaryen. Les sires de Winterfell gouvernaient le Nord depuis des millénaires, mais il suffit d'un maillon faible pour que la chaîne se brise. Un terrible avenir attendrait la plus vaste des Sept couronnes, si le frère cadet de Beron Stark, Jonas, venait à lui succéder. Cette pensée n'effleura toutefois que lord Beron, quand tous les autres soldats nordiens s'efforçaient de maintenir le rythme et la férocité de leur engagement dans le combat. De là où il était, proscrit et blessé, lord Stark ne pouvait voir qu'ailleurs sur son navire, les Fer-nés capitulaient les uns après les autres, choisissant pour la plupart la mort par l'épée ou par la noyade. Il n'y avait que Willem Bonfrère pour croire encore une possible réussite de l'abordage. Celui-ci avait passablement affaibli l'un et l'autre des deux camps sur le bateau, mais la donne ne laissait plus aucun doute sur l'échec fer-né. Au prix d'un effort douloureux, qui lui arracha un cri qui vint noyer son patronyme, lord Stark éleva l'estramaçon d'acier valyrien qu'il pointa vers son agresseur enragé. La hache de ce dernier s'était fichée dans le bois du sol, juste à côté de Face-de-pierre. Willem n'en avait cure. Il ne voyait plus rien que son ennemi, et sous ses paupières brûlaient encore le boutre qu'il avait perdu. Il ne vit pas même la pointe de Glace, tout fut trop rapide. Il s'y empala violemment, le bel acier fit son petit effet dans les entrailles du Fer-né, sous le nombril, et juste au-dessus d'un organe qui ne servirait plus à rien et à personne. La mort du Bonfrère suffit à décimer les restes du moral Fer-né, et les derniers ennemis des nordiens furent bientôt vaincus, tués ou rejetés à la mer. La suprématie navale des Fer-nés fut sévèrement mise à mal. Le combat changea d'âme. Un soldat nordien s'approcha de Beron Stark. « Mon seigneur... » Il n'ajouta rien. Qu'y avait-il à dire ? L'instant s'échappait. Quelques uns aidèrent à relever le suzerain du Nord, et l'on entendit clameur à nulle autre pareille. Au début de la bataille, les cris avaient effrayé le soleil. Là, c'est l'univers tout entier qui trembla, comme si du fond des Âges, Brandon le Caréneur était venu prêter main forte à son héritier. Qui pouvait désormais douter que la victoire les attendait ?

*** *** *** ***

Voilà, septième message ! Les gens concernés par ce sujet sont indiqués en début du premier message. N'oubliez pas de respecter les règles de l'intrigue.

Au passage, quelques petites précisions :

- La carte a été éditée !

- Point Météo : Vent indécis, temps clair ; Houle : forte

- Les seigneurs de l'Ouest et les Nordiens ne connaissent pas les plans de la Couronne, en dehors de Tybolt Lannister (et de Gerold ainsi que de Beron s'il leur en a parlé). Vous pensez donc être les seuls à combattre, ce qui est à la fois héroïque et totalement fou ! Votre cible principale est l'île d'Harloi.

- Les Fer-nés ne connaissent rien au sujet de l'attaque de l'Ouest ! En effet, seuls Dagon Greyjoy, Sargon Harloi et Helya Botley disposent de cette information. Les autres pensaient tout simplement partir en raid vers le Nord, conformément au Rassemblement.

- On amorce la phase finale, à vous de choisir vos actions, de sauver vos vies, de pourchasser vos ennemis !

Merci de tenir compte de ces détails ! Si vous avez des questions sur ce message ou sur votre lancement, n'hésitez pas à MP Clarence Hightower.
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Message Mar 21 Mai 2013 - 13:15

L’impact fut aussi violent que douloureux pour le suzerain du Nord, la pression exercée sur ses bras et par continuité sur le reste de sa personne tirailla tant ses muscles endoloris que cette blessure affligeant son flanc depuis quelques instants, mais tout cela demeurait bien peu de choses en comparaison des dommages subis par son adversaire. Car le Fer-né à s’être jeté sur lui avec toute la rage faisant la réputation de son peuple n’avait pas vu ou avait tout simplement refusé de prendre en compte la pointe de l’estramaçon dirigé vers lui, s’empalant presque de lui-même alors qu’une Glace ensanglantée jaillissait de son échine. Les hommes naissaient, combattaient pour leur cause, et mourraient, il n’y avait rien d’autre à ajouter et Beron le laissa aller rejoindre ses dieux sans lui causer d’autres dommages ni se douter de l’identité de son agresseur. Voûté, un genou à terre, Face-de-pierre ne prit la pleine mesure du changement de situation sur le dromon que lorsque ses hommes l’aidèrent à se relever et que ses yeux purent contempler l’ensemble de la scène.

Ils avaient réussi, en ce minuscule point localisé de cette mer haineuse le Nord avait triomphé, le rapport de forces entre ses propres soldats et les pirates ne faisait plus le moindre doute et déjà leurs assaillants préféraient se lancer dans un dernier assaut désespéré ou rejoindre les profondeurs plutôt que de capituler. Toujours secoué, Lord Stark n’eut pas l’occasion de les laisser se rendre tant leurs ennemis semblaient pressés de passer de vie à trépas, de toute façon son ordre se serait certainement noyé dans la vague de rugissements triomphants qui agita le navire. Après avoir parcouru des centaines de lieues et souffert au combat ses troupes savouraient cette victoire passagère et leur meneur n’eut d’autre choix que de saluer leur joie en levant non pas l’épée trop pesante pour son état mais en brandissant silencieusement le poing. Cette première escarmouche ne signait nullement la fin du conflit, et s’il n’entendait pas priver des guerriers méritants de leur satisfaction Beron ne perdait pas de vue que l’affrontement dans son ensemble n’était nullement achevé.

D’un pas lent tandis que derrière lui il entendait déjà l’un de ses lieutenants appeler le mestre pour inspecter son état, le seigneur de WInterfell gravit les marches menant au château où les archers se pressaient. Ses yeux se tournèrent vers le reste de la flotte, constatant d’une part que le navire des Paludiers était toujours à flot et que d’autre part plusieurs boutres Fer-nés s’affairaient déjà à se replier, laissant à la partie Nord de leur ligne davantage de marge de manœuvre. La tentation de leur donner la chasse et de pousser jusqu’aux côtes de leur objectif, Harloi, restait grande mais Face-de-pierre connaissait la patience venant avec les longs hivers et n’écouta pas cette pulsion. Au lieu de cela, la voix enrouée, il ordonna :

« Laissez filer les boutres en train de se replier et ordonner à la flotte de virer vers le Sud, nous allons prendre en tenaille les pirates toujours engagés et soutenir nos alliés. »

[Tous les groupes de Navires du Nord se dirigent vers le Sud pour soutenir les navires de la flotte du Lion en ce point du champ de bataille]

Harloi pouvait encore attendre quelques heures, lorsque le Nord y débarquerait ce serait avec l’ensemble de ses forces et pas avant, Beron n’entendait pas ruiner tous les efforts accomplis en ce jour en cédant à la précipitation.


Dernière édition par Beron Stark le Jeu 23 Mai 2013 - 19:25, édité 1 fois
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Lyessa Reed
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♦ Doublons : Tyana Veneur, Ororya Gargalen, Serenei
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Message Jeu 23 Mai 2013 - 6:16

Lyessa n’aurait su expliquer ce qu’elle ressentit au moment de distinguer les barques nordiennes aboutir tout prés du boutre fer-né. Leurs ennemis se déchaînaient telle une vague colossale – comme si la mer venait à vomir ses féroces rejetons pour les réduire en poussière. Les corps s’amoncelaient, membres éparses et chairs à vif, écarlates. L’odeur du sang, mêlée au sel des embruns marins était presque insoutenable. Mais personne n’avait le temps de se soucier de ses trippes. Tous étaient bien trop occupés à lutter pour survivre, lutter pour défaire leurs ennemis. L’on ne pouvait distinguer si les victimes étaient plus Nordiennes que Fer-nées – toutes s’étaient battues pour défendre leurs idéaux. Et leurs familles les pleureraient, des deux côtés.

Lyessa se battait, la rage défigurant son faciès tandis qu’elle hurlait à chacun de ses coups portés avec puissance. L’adrénaline pulsait dans ses veines, ses muscles tendus l’aidant à repousser ses limites. Des tâches pourpres maculaient sa peau laiteuse aux endroits où elle n’était pas recouverte d’écailles de bronze. D’ailleurs, une ecchymose marquait fort douloureusement sa joue gauche après qu’elle eut reçu un coup de poing en pleine face. De quoi lui faire miroiter quelques étoiles, lui faire entrevoir un moment d’égarement avant qu’elle ne se lance à cœur perdu dans une vengeance bien sentie. C’était à s’y perde sur le pont du navire – les hommes et femmes du Nord parvenus juste à temps prirent à revers leurs ennemis en criant de concert pour le Nord. De quoi regonfler à bloc les cœurs désespérés. Leurs adversaires étaient finis. Les traits sévères, alors qu’elle essuyait d’un revers de main son menton maculé de sang, Lyessa descendit de son perchoir pour se diriger vers l’un de ses alliés qui venait de coller sa lame contre la gorge d’un Fer-né désarmé. Alors qu’il lui aurait volontiers tranché la gorge, lady Reed l’arrêta dans son geste, plantant un regard franchement hostile sur l’ennemi avant de prononcer sur un ton froid :

« Faites en des prisonniers. Ils seraient bien trop fiers d’être envoyés festoyer avec leur dieu. »

Sa décision relevait d’une certaine cruauté – il ne fallait pas être très perspicace pour savoir que les Fer-nés étaient des guerriers, et préféraient mourir que de se soumettre. Lyessa regarda autour d’elle – beaucoup des siens avaient péris, mais les archers étaient sains et saufs. Une victoire, quelque peu amère au goût de la Paludière qui les connaissaient tous, mais une victoire tout de même. Elle gratifia d’un regard tous ceux qui leur étaient venus en aide tandis qu’ils ployaient sous le nombre indécent de Fer-nés. Sans eux, rien n’aurait été possible. La voix d’Orik extirpa Lyessa de ses pensées. Elle fut rassurée de voir que son ami avait survécu – il ne semblait pas grièvement blessé. La question qu’il lui posa au sujet de la suite des évènements arracha un froncement de sourcils songeur à la jeune femme. Se penchant contre le bastingage, la Paludière scruta le navire suzerain un peu plus loin. Eux aussi semblaient avoir triomphé. Les Nordiens qui leur avaient prêté mains fortes avaient pris possession du boutre Fer-né, les calles contenant quelques uns des prisonniers et semblaient attendre des instructions. Les adversaires restants étaient en train de fuir vers Harloi – se ratatinant sur leur îlot avec le goût de la défaite en bouche. Percevant le souffle victorieux sur le navire voisin, celui où Beron Stark s’était vaillamment battu avec les siens, Lyessa finit par esquisser un petit sourire téméraire.

« On suit l’navire suzerain. On va rejoindre les flottes ouestiennes. C’est pas l’moment d’aller s’isoler vers Harloi. Ces chiens n’ont pas d’autre choix que de nous attendre d’toute manière. » – Lâcha-t-elle.

Ils marcheraient sur les Iles-de-Fer. Une virulente défaite pour ces derniers qui leur ferait payer leur insolence.

HJ:
 






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Morgan Kenning
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Seigneur de Kayce.

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♦ Doublons : Even Corbray, Corwin Rogers, Kealan du Rouvre
♦ Age du Personnage : 25 ans
♦ Mariage : Alyn Kenning, née Lydden
♦ Lieu : Kayce, Terres de l'Ouest
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Message Ven 24 Mai 2013 - 21:37

Le soulagement de Morgan fut immense au moment où Noirastre mordit profondément dans la chair tendre de la gorge exposée de son ennemi, étouffant dans un gargouillis sanguinolent ses insultes outrées. A vrai dire, le jeune homme n'était pas très fier de cette technique plus digne d'un mercenaire que d'un chevalier, mais il n'y avait pas de place pour ces considérations ici. Ce qui comptait, c'était survivre, et abattre les ennemis de l'Ouest. Il retira sa lame de la gorge du Fer-né, faisant jaillir un flot de sang écarlate. Le cadavre du colosse s'écroula sur le pont, et le seigneur de Kayce put se tourner vers la lutte que ses hommes menaient encore pour reprendre totalement le contrôle de l'Astre Noir. Ce coup d'éclat n'avait échappé à personne, et les hommes de l'Ouest poussèrent un rugissement de liesse, ayant repris encore plus de confiance et de cœur au ventre en voyant leur seigneur se défaire de l'imposant Fer-né. Du côté des pillards, la réaction fut plus mitigée : ceux qui avaient simplement vu leur compatriote tomber perdaient leur moral, ce qui permettait aux soldats de Kayce d'en repousser de plus en plus à la mer. Ceux qui avaient vu la technique finaude et peu orthodoxe employée par Morgan se sentirent cependant insultés et redoublèrent d'efforts, décidés à emporter le plus de leurs ennemis avec eux. De ce côté-là, c'était comme si deux masses compactes, deux murs étaient entrés en contact et cherchaient à se repousser mutuellement de toutes leurs forces.

Le jeune lord se mit à encourager à nouveau ses hommes, rejoignant sa garde rapprochée dont il avait été coupée. Noirastre était encore dégoulinante du tribut prélevé sur le colosse, et réclamait son lot de sang. La lame mordit dans le bras dénudé d'un marin fer-né, tranchant le membre jusqu'à l'os dans un flot d'hémoglobine. Encore un peu, et c'était un ventre qu'elle perçait, s'enfonçant dans les entrailles avec un bruit de succion répugnant. Morgan ne lésinait pas sur les moyens : malgré sa fatigue, il frappait sans relâche tout ennemi à sa portée, se protégeant derrière son bouclier. Ce dernier servait également parfois d'arme, lorsqu'il s'en servait pour asséner un coup en pleine face à un adversaire. Tous les hommes de l'Ouest étaient appliqués à mettre suffisamment de pression sur les Fer-nés pour les faire craquer et les renvoyer enfin dans leurs boutres jusqu'au dernier. Ils étaient plus proches que jamais de la réussite...

Du côté de l'
Intrépide, l'ingénieux capitaine reprenait la barre, beuglant ses ordres à ses marins. Il fallait remonter l'ancre et bouger au plus vite. Les rameurs se tenaient prêts à reprendre leur besogne, le vent étant trop traître pour espérer faire un bon usage de la voile. Tandis que l'ancre remontait lentement, les soldats se ruaient à nouveau sur les Fer-nés qui avaient tenu bon sur le pont, leur opposant à nouveau une masse compacte de boucliers et d'épées qui frappaient. L'effet combiné de la surprise de cette manœuvre puis de la pression mise à nouveau sur les pillards pourrait peut-être permettre de libérer le dromon... Certains soldats se mirent à frapper les jambes de leurs ennemis, qui étaient souvent moins bien protégées que le haut du corps.
Le capitaine tapota du plat de la main le bois de la rambarde près de lui. Le navire avait certes gémi de la brusque pression occasionnée par l'arrêt brutal causé par l'ancre, mais il avait tenu bon. Alors que l'énorme grappin de métal était enfin remonté, les rameurs firent leur office et l'
Intrépide commença à s'éloigner des boutres qui le collaient...



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Sujet n°3 : Bataille navale - Aux environs de Noirmarées

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