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Lakdahr l'Edenteur
Artisan

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Bâfreur & Guerrier

♦ Missives : 1389
♦ Missives Aventure : 121
♦ Age : 25
♦ Date de Naissance : 06/12/1991
♦ Arrivée à Westeros : 08/05/2012
♦ Célébrité : Kevin Tod Smith
♦ Copyright : Luchadora
♦ Doublons : Alrik Mallery - Séraphine - Jeyne Estremont
♦ Age du Personnage : 26 ans
♦ Mariage : Serenei ( Femme-sel )
♦ Lieu : Les Iles de Fer
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Message Ven 29 Mar 2013 - 3:08

Pyk – tant d'échos dans ces trois lettres, tant de réminiscences, aussi, un lieu qui, décidément, il ne pouvait fuir bien longtemps. Coercition suzeraine oblige, il n'y avait point à ergoter sur ce qui devait être fait, en l'occurrence, la guerre n'était pas du genre patient, et encore moins de celui compatissant. Charge accrue de besogne pour ceux qui ne passaient pas leur temps à bourlinguer – utilement ou non. - , les artisans étaient alors plus que jamais sollicités, et Lakdahr ne faisait pas exception à la règle. L'injonction de son demi-frère avait été concise, au moins une arme pour chaque ostrogoth – mais pas seulement ! Absolument tout insulaire des Iles-de-Fer devait avoir sa lame, courte ou imposante, qu'importait. Parmi cette population de bélîtres et de harpies, progéniture du Roi Gris, survivaient également ceux qui n'étaient pas issus des rocailles, ceux qui y étaient captifs. Les serfs originaires des littoraux ennemis, les servantes et concubines, aussi, même les enfants avaient le droit à leur coutelas autrement que pour trancher le pain, c'était dire ! Mesures superflues ? Il était difficile d'en juger alors que tous ignoraient quel cap prendrait la guerre. Pour autant, était-il l'heure de craindre les conséquences de leurs ignominieuses rapines ? L'hypothèse d'un assaut imminent en provenance du continent demeurait une chimère qui faisait encore doucement rire nombre de fer-nés, l'Edenteur lui-même peinait à croire qu'une riposte était plausible. Son opinion manquait assurément de réflexion, ou tout bonnement d'intérêt, mais ses méninges convergeaient essentiellement vers une tout autre intrigue. Besogne oblige, ses pas le conduisirent jusqu'à cette éponyme forteresse dans laquelle siégeaient les Greyjoy, bastion qui l'avait également vu naître. Malgré cela, c'était toujours avec une sapidité quelque peu âcre qu'il y revenait, du boutre sur lequel il avait embarqué pour rallier cet îlot, la vision de cette proéminence pierreuse, aussi lugubre que humide, le laissa songeur. Amer. Saumâtre, à l'instar de la saveur que l'embrun abandonnait sur ses lippes. « Putain... » Soupira t-il pour lui-même, avant de sentir le poids d'une lorgnade fort peu liante. La seule femme de l'équipage semblait avoir pris son juron, uniquement destiné à épancher sa lassitude autant que son désespoir, pour elle. La méprise aurait été à même de le faire s'esclaffer, voire même d'être véridique si seulement la femelle en question n'avait pas eu l'apparence d'une truie croisée avec un bovin – des biceps ? Elle en avait presque autant que lui, il en vint même à douter du genre de ce personnage et se demanda s'il ne venait pas de découvrir le troisième sexe. Dans tous les cas, « plutôt m'faire empaler que lui foutre la paluche au cul ! ». Oh non ! Pour ce faire, il avait des croupes plus intéressantes à tâtonner si l'envie lui prenait !

Le labeur sur son îlot natal fut long, éreintant, et pire que tout, il n'y trouva pas celle qu'il était pourtant venu voir. Ains, dès lors que son travail fut ici fini, il prit le large en direction de Cormartel. Un voyage durant lequel il eut l'occasion de sommeiller un tant soit peu, puis alors qu'ils amarraient enfin, le forgeron eut une furtive pensée pour Arkha, qu'il n'avait pas recroisée depuis un moment à présent, tous deux occupés à leurs obligations respectives. A dire vrai, ils ne s'étaient guère revus que quelques rares fois depuis cette sorgue où ils avaient fait plus ample connaissance, tant psychologiquement qu'anatomiquement parlant, et ces quelques rares fois en question ne furent que des entretiens durant lesquels le stupre avait grondé. Etaient-ils davantage bons à s'enchevêtrer dans la pire des luxures qu'à converser tout à fait sérieusement ? La conjecture aussi excessive pouvait-elle être n'était pas à exclure, dans tous les cas, Gabriel n'avait aujourd'hui plus à se lamenter : sa bien-aimée cousine et son frère de coeur s'entendaient désormais à merveille ! Une bien piètre excuse pour avoir osé poser la main sur la Kenning, il se souvenait sans mal que son ami s'était essayé à le lapider à l'aide de rondaches ou même d'estocs, et tout ce qui s'était trouvé dans la forge à cet instant, le jour où il l'avait appris. Depuis et en dépit du péril qu'il prenait à chaque fois, ce n'était qu'une façon supplémentaire de l'importuner, quitte à embrasser l'acier d'Astaroth en guise de punition.

Cette illustration de leur indicible amitié le fit sourire alors qu'il parcourait l'appontement et prenait route vers la forteresse, où une personnalité de haute distinction recevrait sa visite, impromptue comme souvent, mais jamais dépréciée. Du moins, Aaricia ne s'était guère jamais plainte de ses venues, raréfiées avec le temps et l'altération de ses relations avec la Seiche d'Or. Il gageait par ailleurs que celui-ci serait bien trop occupé pour venir l'incommoder et lui rappeler que la place de Second sur la Sirène Noire, il l'avait refusée par deux fois. Il n'avait point fait le trajet pour se faire admonester – ou toiser en silence, comme le faisait si bien Dagon ! - et il n'avait aucune envie que le lord de maison le fasse mander pour du travail supplétif alors qu'il en avait bien suffisamment comme cela. Mais loin de s'ombrager de l'éventualité de rencontrer tout à fait fortuitement son aîné, Lakdahr flua à travers la demeure fort agitée pour rejoindre les hauts quartiers, là où il était certain de trouver lady Greyjoy et les deux encornets nouvellement mis au monde. Lorsqu'il faisait référence à ces derniers poupons, l'artisan parlait des enfants du suzerain, et non pas de ses demi-neveu et nièce, ce qu'ils étaient pourtant. Etait-il susceptible de se sentir familialement plus concerné en présence de la sylphide qui avait ses bonnes grâces, même plus, sa considération ? Il l'ignorait, mais en plus de s'être déplacé pour prendre de ses nouvelles, c'était ses conseils qu'il était venu glaner. Une fois devant l'huis des appartements de la dame, il exécuta l'usuelle symphonie des trois coups pour s'annoncer, cependant, il doutait que la nymphe soit en mesure de l'entendre. A travers la porte, lui, pouvait ouïr les pleurs plus que significatifs de bébés qui l'horripilaient déjà alors qu'il n'était pas même dans la pièce. Pièce dans laquelle il se pencha finalement pour y apercevoir sa tendre amie vraisemblablement plus que prise par son rôle maternel.

« Euh, salut... » N'eut-il point même le loisir d'achever sa tirade que le cri perçant d'un des poupons manqua de lui éclater le tympan, ce qui eut pour effet d'ornementer son faciès d'une belle grimace crispée, avant qu'il ne ponctue tout de même. « … Aaricia. »

Le guerrier entra dans la chambre en veillant à refermer l'huis après lui, puis il posa ses sombres agates sur le minois de la mère et de ses trésors – plus que bruyants pour le moment ! L'imperceptible froncement de sourcils qu'il présenta témoigna de la précaire endurance avec laquelle il endurait ces larmoiements bien trop intempestifs à son goût, mais il n'avait point pour autant l'intention d'atermoyer sa visite. Un bébé lui apparaissait déjà comme une tâche et une responsabilité des plus ardues, mais deux... Il n'osait imaginer le labeur de la sylphide, néanmoins heureux que le fardeau de l'éducation infantile aille aux femmes plutôt qu'aux hommes, car il était assurément hors de question qu'il approche un jour des langes ! Ce qui ne l'empêchait pas d'être curieux en la matière, lui qui n'avait jamais eu aucun père, aucun exemple à retranscrire sur une génération prochaine. Toutefois, il n'était de loin point le seul avec un tel vécu, les parents n'étaient que trop rarement des parangons de bonne pédagogie, outre celui de donner des armes à leurs fils et des jupons – voire une ceinture de chasteté - à leurs filles. D'un air presque pusillanime, le titan réduisit la distance qui le séparait de la trinité Greyjoy et reprit d'un phonème mesuré, bien que suffisamment élevé pour se faire entendre de la dame.

« J'passais pour voir comment t'allais après ton accouchement, ça m'a pas étonné d'savoir que t'en avais pondu deux... Une tradition chez les Bonfrère, c'est ça ? » Il lui sourit avec amusement. « Même sans ça t'aimes pas faire les choses comme tout l'monde toi hein, tu les fais pas un par un, ça met trop d'temps et c'est casse-burnes ! » Sa risette s'élargit, puis il croisa les bras. « T'étais marrante avec ton gros ventre... Contente de t'en être débarrassée ? » La subtilité n'était définitivement pas la qualité première du forgeron qui, pourtant, et il était certain qu'Aaricia le savait, il n'avait aucunement l'intention de la contrarier en quelque manière que ce soit. Cela étant, il baissa ses onyx sur les minuscules encornets qui continuaient de s'égosiller. « Non mais... Ils chialent tout l'temps comme ça ? Comment tu fais pour pas devenir sourde ? Ou folle ? »




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" On dit que les fer-nés détestent toutes les races, c'est faux, on les aime toutes ! En ragoût, en civet, à la broche... "

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Aaricia Greyjoy
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Message Dim 31 Mar 2013 - 2:18

Dormir était devenue un mot Presque absent de son vocabulaire. Les nuits étaient de plus en plus écourtées depuis la naissance de ses petits poulpes. Être mère n’Avait jamais été un désire véritable, mais elle avait toujours apprécié les enfants. Quand un ne pleurait pas s'était l’autre et la plupart du temps, l’autre suivait dans les minutes. Heureusement pour elle, elle avait Lysena qui semblait tout autant attaché à ses petits êtres qu’elle avait sortis de son ventre. Même si la Greyjoy pouvait respirer pendant les moments de présence de la jeune femme, un de ses bambins finissait toujours par la réclamer en lui cassant divinement les oreilles. Avoir deux enfants était devenus une punition plutôt qu’une bénédiction. Son lit prenait souvent la forme d’une chaise de pierre qui se trouvait dans la petite salle adjacente à sa chambre. Habituellement, Zachery trainait toujours dans les parages et faisait de grand bien à sa belle-mère en occupant les bambins avec les bricoles qu’il fabriquait à Cormartel. Il était même le grand frère parfait. Genre de frère, que Aaricia aurait préféré aux jumeaux qui prenait malin plaisir à lui faire sentir qu’elle n’avait plus sa place à Cormartel et que c’était uniquement pour faire plaisir à sa Seiche d’époux, qu’il la gardait dans la forteresse de Grand Wyk. Elle n’avait pas été à l’abri des commérages, mais elle s’en fichait plutôt bien. Elle avait même eu quelques surprises, notamment la visite éclair de son époux.

La journée venait à peine de commencer pour la Greyjoy que ses deux enfants étaient en parfait concerts de pleurs. La patience des derniers jours réduit à néant ne laissait pas beaucoup d’option à la jeune et nouvelle mère. S’ils pouvaient se taire uniquement quelques minutes pour qu’elle puisse réfléchir deux secondes, au moins deux petites secondes pour s’entendre penser et agir correctement. Elle avait changé les linges, donner le boire, elle les avait bercé, pris dans ses bras pour les calmer, mais rien. Ils étaient les deux en pleurs. Qu’avait-elle donc fait de plus que de s’énerver pour un rien. He3ureusement Lysena était arrivée dans la petite pièce pour prendre Helena dans ses bras et poser sa tête contre sa poitrine et bercer l’enfant. Elle s’était tut et fit comme elle, prenant son fils pour déposer sa tête contre sa poitrine et tapoter avec douceur le dos de l’enfant. À peine avait-elle réussi de le calmer, qu’elle le remit dans son berceau où l’enfant éclata de nouveau en sanglot. Qu’elle pitoyable mère, elle pouvait être à ne rien comprendre à ces pleurs parfois incessants. Elle traversait les deux pièces tentant vainement de le calmer. Elle finit par sursauter en voyant le géant des Iles de fer. Elle pouvait s’attendre à bien des visites mais pas celle, de son « demi beau-frère ».

Je suis heureuse de te voir Lakdahr.

Elle avait grimacé lorsqu’il lui avait parlé de tradition chez les Bonfrère. Elle s’en serait vainement passée, même si elle ne détestait pas la situation pour autant. Fournir aux iles de fer, un fils et une fille, elle n’aurait pas pu mieux escompter. Il fallait voir cela, comme un deux pour un. Elle n’aurait pas besoin de toujours recommencer à les éduquer. Une fois deux de faits, elle en aurait certainement d’autre. Elle pouvait survivre à deux jumeaux, mais une seul fois. Elle savait que la vie des enfants sur les iles de fer était précaire. Certains n’y vivaient pas très longtemps.

Une tradition? Toute personne sensée qualifierait cela comme une malédiction … Il faut bien que je fasse parler un peu de moi. Je n’aime pas me faire oublier. Elle avait sourit, même si son fils pleurait toujours contre elle. Pourquoi faire les choses deux fois, quand je peux le faire une fois. C'était atroce avec tous les ragots que les hommes racontaient sur mon compte. Je suis parfaitement heureuse de le voir partir.

Elle ne put s’empêcher d’éclater de rire lorsqu’il lui parla de ses enfants. S’il savait… Ils pouvaient brailler pour un rien en beau milieu de la nuit. Elle avait cru au tout début, que Dagon l’avait envoyé à Cormartel pour ne pas les entendre brailler durant toute la nuit. Ce qui aurait été plausible, puisqu’il lui laissait l’entière responsabilité des enfants. Elle n’aurait pas vu non plus Dagon s’accorder du temps à un enfant qui n’en valait pas encore là peine … Aaricia manquait de sommeil et cela paraissait, mais elle évitait de se plaindre. Il y avait pire.

Quand j’arrive à trouver ce qu’ils réclament, ils sont beaucoup plus calme, crois-moi. J’ai vécu avec mes deux frères jumeaux, avant que mon père m’envoie à Sparr. Et avec le nombre d’imbécilité que j’ai entendu dans ma jeunesse avec les hommes, je suis devenue quelques peu sourdes.

Avant d'être envoyé chez les Sparr par son père, elle avait souffert des pleurs incessants de ses deux jumeaux de frère. Son fils la réclamait plus souvent que sa fille. Il n’était pas rare de la voir trainer dans les couloirs pour le calmer. Elle profitait aussi de ce bruit assourdissant pour énerver ses frères qui lui menaient la un peu dure depuis qu’elle était dans la forteresse de Grand Wyk. Aaricia posa une couverture sur le bambin qui commençait à baisser la tonalité de son pleurs. Elle offrit un siège à Lakdahr, prenant elle-même place devant la cheminée. Pour quelle raison le géant des iles de fer, avait-il mis les pieds à Cormartel?

Je suis heureuse tout de même de te voir, mais qu’est-ce qui t’amène ici à Cormartel? Est-ce pour ce que tu voulais me parler loin des oreilles de Pyk ? je suis toute ouïe.


Elle n’avait pas oublié au contraire. Elle se souvenait très bien d’avoir accordé de son temps au forgeron. Elle n’avait cependant pas tenu sa promesse puisque la simple idée d’être hors du champ de vision de Dagon l’avait effleuré. Sa colère avait fait qu’elle en avait oublié la seule personne qui avait rendu ses premiers jours à Pyk, bien plus vivable qu’elle ne l’aurait cru.




« A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité. Elle enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »
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Lakdahr l'Edenteur
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Message Dim 31 Mar 2013 - 10:49

Une âme qui ne se lamentait pas de sa présence, voilà qui devenait chose rare depuis quelques temps. Tous les insulaires semblaient être sur des nerfs des plus affilés – lui le premier, il l'admettait à demi-mots. L'avenir, sereinement ou non, il avait pour l'instant bien du mal à l'envisager, embourbé dans un présent façonné d'incertitudes et d'une besogne qui n'en finissait pas. Contrairement à ce qu'il aurait subodoré quelques semaines auparavant, il avait grande hâte de retrouver l'équipage de la Jouvencelle et de reprendre la mer, à la fragrance de l'océan et aux blandices de l'embrun. Se défouler sur des continentaux, c'était peut-être bien ce qui lui manquait, finalement ! Une panacée dont Gabriel s'était servi pour le convaincre de l'accompagner pour le raid prévu en direction du Nord, quand bien même Lakdahr n'avait initialement point eu l'intention d'y prendre part. Ce bougre de quartzeux possédait des arguments que nul autre n'avait, et à force d'opiniâtreté, il l'avait finalement convaincu. Dagon lui en voudrait assurément de ne pas naviguer sur la Sirène Noire, il en pâlirait certainement de rage de l'apercevoir de la partie, mais sur le pont d'un autre boutre. Mais pour l'heure, il n'en avait cure, le sourire même épuisé de sa belle-soeur était diantrement suffisant pour le lénifier, au moins le temps de leur conversation. L'accortise naturelle de la sylphide avait déjà de quoi lui faire faire risette, mais sa réaction concernant la propension de gémellité de la famille Bonfrère lui fit expirer un ricanement : l'anathème des jumeaux, voilà un titre qui lui semblait bien comique ! Cependant, il rirait vertement moins si la chose lui arrivait... Maintenant qu'il y songeait, qui pouvait bien savoir se qui se camouflait dans la matrice de sa concubine ? L'idée d'avoir un poupon avait déjà de quoi lui léguer quelques sueurs froides, mais l'hypothèse d'en cueillir plusieurs en une seule fois... Fort heureusement pour lui et avant qu'il ne soit noyé par cette conjecture, la voix de la lady s'éleva derechef, propos auxquels il acquiesça d'un mouvement de tête concernant le soulagement de ne plus avoir une panse trop encombrante. Même s'il avait du mal à faire preuve de commisération envers la gente féminine et tous leurs tracas biologiques, il ne s'imaginait pas avec un ventre de cette envergure... Forger comme guerroyer avec pareille bedaine s'avérerait bien compliqué !

Malgré sa bonne volonté d'endurer les bramements stridents qui semblaient avoir le don d'importuner quiconque les entendait, ses traits physionomiques demeuraient tendus, et il ne put s'empêcher de jeter un regard accusateur au bambin qui se fichait éperdument de savoir si Lakdahr était en mesure de suivre la discussion ou non. « Ravi d'apprendre que ça peut faire autre chose que chialer, bouffer et chier... Enfin, c'est une vie facile tu m'diras. » Commentaire certes inutile et susceptible d'être mal interprété, mais comme à l'usuel, le forgeron avait toute confiance dans le sens commun de la nymphe qui ne s'offusquerait pas de ses incongruités. Lorsque cette dernière lui présenta un siège, il s'y installa après l'avoir furtivement remerciée d'un simple geste, non mécontent de pouvoir profiter de la chaleur de l'âtre après sa traversée jusqu'ici. Puis, désormais que le petit encornet s'était enfin décidé à baisser le volume, les prunelles de l'artisan se posèrent sur lui et il le contempla d'un air intrigué. Tant concentré fut-il qu'il eut un léger retard à considérer les paroles d'Aaricia, sur laquelle il redressa ses onyx avec un certain hébètement.

« Hein ?... Ah nan ouais, c'est vrai qu'on a pas eu l'temps d'se causer finalement la dernière fois, puis on a tous les deux été vachement occupés depuis le rassemblement... Tu parles d'un événement foireux... » Repenser au duel entre les frères de Dix-Tours l'exaspérait tant il avait trouvé la situation des plus stupides, et même s'il ne l'avouerait jamais explicitement, il avait réellement craint pour son ami de toujours. Il secoua néanmoins la tête et reprit de son phonème de rogomme. « 'Fin bref. Avant tout j'suis passé t'voir pour vérifier que tu tenais toujours debout, faire connaissance avec les nouveaux Greyjoy aussi. » Oui, mais de loin, s'il-vous-plait ! « J'irai aussi voir Zach', il doit être dans l'coin nan ? »

Ce garçonnet l'amusait, il ne le niait pas, et il était intimement persuadé – non point seulement parce qu'il était son oncle. - qu'il deviendrait un fer-né digne de ce nom. Il n'était toutefois pas certain que le suzerain daignerait s'intéresser à lui, à présent qu'il avait des héritiers de son patronyme, mais après tout, la vie était parfois capricieuse et bariolée de péripéties en tout genre. Et cette véracité le ramena à son propre cas, car même si c'était dans l'ordre des choses, il n'avait jamais pensé au jour où lui-même deviendrait parent avant que les conséquences de sa lasciveté ne lui soient exposées. Le syllogisme même, lui avait dit l'engrossée ! A force de la visiter, il était obligé qu'il laisserait plus que des rougeurs et des courbatures, mais il avait encore de la peine à réaliser. Si ce n'était Gabriel, personne n'avait été mis au courant, et le temps que prenait Lakdahr à enchainer témoigner de l'importance du sujet qui allait être abordé. Les coudes appuyés sur ses jambes, échine arrondie, le titan se mordit l'intérieur de la joue en signe d'hésitation, ou de nervosité, c'était selon. Même s'il savait la jeune femme être bonne confidente, s'entendre dire ce qu'il était sur le point de déclarer était toujours étrange, et il ne savait point très bien la façon dont il devait se lancer. Il entama donc un peu aléatoirement, les calots rivés sur ses chausses.

« J'savais pas très bien à qui en parler... Te fourvoie pas ! J'viens pas chigner dans tes jupons ! J'ai passé l'âge. Mais la plupart des fer-nées que j'connais ont l'instinct maternel d'un bigorneau sur son récif. Et encore, l'image est trop belle, c'est à s'demander ce qu'elles feront de leurs mamelles. » Même si beaucoup des femmes issues de leur peuplade des rocailles étaient des combattantes plus que douées, toute femelle n'était-elle pas un jour appelée à enfanter et, par ce fait, à se féminiser un minimum ? La théorie reposait sur des conclusions purement masculines, éventuellement quelque peu phallocrates même si le mestre fèvre n'était jamais incommodé de voir les membres de cette gente porter les armes. Il respectait Helya et Arkha pour leurs talents, elles étaient de véritables guerrières. Mais il s'égarait... « En fait c'est à propos de Serenei... Tu sais, ma femme-sel. » Peut-être l'avait-elle déjà aperçue dans les corridors de Pyk, mais même dans ce cas, il n'était pas forcément probable qu'elle s'en souvienne. Et là n'était pas le plus important. « Elle est enceinte. » Finit-il par lâcher en levant ses occultes prunelles sur sa belle-soeur, sans savoir que lui dire de plus pour le moment.




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Aaricia Greyjoy
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Message Lun 1 Avr 2013 - 2:26

Cela lui faisait du bien de voir que l’on pensait à elle, malgré qu’elle était enfermée à Cormartel pour des raisons évidentes. Du temps de sa prime jeunesse, elle avait toujours eu une admiration pour le géant des Iles de Fer. Elle se souvenait que son père avait fait affaire une fois avec le forgeron et n’en avait point été déçu. Aaricia avait éprouvé une sympathie pour le géant et une admiration pour son travail. Puis Lord Bonfrère était décédé et sans se soucier de ce qu’avait pu devenir l’homme, elle avait épousé la seiche d’or, pour se rendre compte qu’il était son demi-frère. Contrairement à Dagon, ses relations avec Lakdahr avait toujours été amicaux. Lars s’était recroquevillé contre sa mère et même si elle n’en comprenait pas le sens, elle le laissait faire, puisque chaque minute qui passait le bambin semblait retrouver la sérénité Aaricia caressait instinctivement le dos de l’enfant. Elle sentait les ongles de l’enfant contre sa peau. Ongles aussi coupant qu’une épée. Aaricia ne put pas s’offusquer, elle était habituée, quoi qu’il n’avait pas tort.

J’avoue que malgré qu’ils puissent me casser les oreilles, je ne me plains pas. Ils sont choyés pour l’instant, même s’ils sont promis à un grand destin, je l’espère.


Et comme la guerre laissait plein de doute dans la tête de la jeune femme et nouvelle mère, elle arrivait à peine à se concentrer. Allait-elle perdre Dagon dans cette bataille? Qu’allait devenir Pyk ? Elle aurait aimé avoir les réponses … Ce n’était pas Lakdahr ou encore Dagon qui avait les réponses. Elle avait la tâche de faire de son fils le futur suzerain, mais il devrait faire ses preuves. Ce temps était encore loin devant eux. Elle savait qu’un jour cela serait un travail à faire, mais elle pouvait rester sereine et prier pour que ses enfants vivent.

Chaque fois que j’y repense, j’aurais du ne pas y assister. Surtout que le lendemain, Dagon avait eu la brillante idée de me renvoyer dans cette maudite forteresse étouffante et le jour que je rentrerais à Pyk n’est pas demain …


Ce qui l’énervait certainement. Sur qui pouvait-elle compter, si Dagon se voyait en fort mauvaise posture? Elle-même ne pourrait rien faire, puisqu’elle serait dans cette forteresse à attendre que les rumeurs viennent à elle. Elle avait serré son étreinte sur son fils en repensant au futur des iles de fer. Elle voulait rentrer à Pyk, elle s’y sentirait mieux. Elle avait offert un mince sourire au Mestre fêvre. Elle avait passé à travers cette épreuve mais il lui en restait plus d’une à surpasser. Sans mensonge, elle fixa l’âtre avec une certaine lassitude.

Je tiendrais davantage debout, si j’étais à Pyk, mais je ne puis y mettre les pieds avant que Dagon le veuille véritablement. Oncle Lakdahr, ca sonne plutôt bien, le railla-t-elle.

Elle s’entendait beaucoup plus avec le géant que pouvait le faire Dagon. À une époque où Pyk était sa nouvelle prison, elle n’avait eu que le demi-frère de la seiche pour confident et ami. Elle ne s’était jamais gênée de raconter tous les coups qu’elle avait pu faire dans la forteresse de Lord Ravage. Elle appréciait comment Zachery était traité avec lui. Aaricia le traitait comme son fils au grand damne de son frère, mais avec le temps, elle n’avait pas pu faire rarement. Dagon pourrait l’oublier, mais le gamin faisait parti de la fratrie et elle ferait bien en sorte que ses propres enfants ne soient comme leur père envers ses frères batards.

Zachery est certainement au port sur la Larme Noire, mais ne t’inquiète pas, il risque de rebondir assez vite ici, une fois que mon frère aura terminé ses leçons. Contrairement à certain, il arbore le rôle de grand frère avec succès.

Elle visait personnellement son époux qui n'était pas la pour se défendre. Elle avait veillé pendant dix huit années à ce que ses frères ne s’entretuent pas. Comme elle l’avait toujours dit, il n’avait pas que les jumeaux qui étaient typique à la maison de Cormartel. La fratricide avait touché bien des générations de la famille et ce par jalousie ou autres envies de ne plus être le second Bonfrère. Un de ses oncles avaient trouvé la mort par la main de son père et elle avait toujours veillé à ce que ses frères ne lui fassent jamais subir cela, or, elle ne pourrait certainement pas y échapper. Et comme elle n’avait pas envie de voir sa seconde famille déchirer, elle intègrerait toujours le fils de la seiche comme étant le sien.
Aaricia eut un sourire qui se transforma vite en sourire, lorsqu’il parla de la plupart des femmes fer-nées. Elle était certainement la plus différente de tous les exemples qu’ils pourraient sortir. Comme elle se targuait de le fore, la capitaine n’était jamais loin et la mère non plus. Mais la simple vision d’imaginer Helya, puisque c’était certainement celle dont elle ne s’attendait jamais à la voir mère, avec un petit aurait de quoi la faire rire.

Depuis le temps, tu sais que je t’écoute toujours. L’image me parait étrange, mais hilarante à la fois. Comme j’ai toujours tendance à ne pas être comme les autres, tu m’as choisi ?!

C’était plus une affirmation qu’une question, mais elle avait un léger pressentiment sur le pourquoi, il avait tenu à la voir. Elle ne se sentait pas offusqué d’avoir un instinct maternel développé bien plus que certaine femme des iles de fer. Elle faisait passer la mère bien avant la capitaine, mais elle était certainement une des rares à qui la maternité allait bien, malgré tout. Restant attentive, elle regarda Lakdahr en tentant doucement de libérer ses doigts qu’elle avait laissés au bon plaisir de son fils. Elle avait hoché de la tête lorsqu’il lui parla de sa femme-sel, mais comme ces dernières évitaient la Greyjoy comme la peste, elle n’aurait pas pu mettre un visage sur ce nom. Un sourire finit par se dessiner sur ses lèvres. Voilà une chose qui ne manquait pas de l’amuser. Elle imaginait bien son fils dans la paume du géant … Elle avait envie de se moquer, mais elle ne voulait pas provoquer la colère du forgeron.

C’est une bonne surprise, dit moi
!, lança la jeune mère toute surprise de la nouvelle. Lakdahr ne semblait pas convaincu et elle se demandait même ce qui tracassait autant le fer-né. Il ne faut pas en faire tout un tracas. Si tu as besoin de quoique ce soit, tu sais que tu peux compter, sur ta belle-sœur


Elle avait ouvert la porte en espérant qu’il parlerait plus, même si ce n’était pas le genre des hommes de se confier aussi facilement à une femme.




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Lakdahr l'Edenteur
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Message Mer 3 Avr 2013 - 20:46

Un grand destin... S'il y avait bien une vérité absolue sur les Iles-de-Fer, était que tout était relatif, et surtout, diantrement incertain ! Les patronymes signifiaient bien peu au final, en ces lieux de triste argentite, le destin était plus que capricieux et mieux valait ne pas y miser son pécule comme sa vie. Plus qu'être reconnu pour une quelconque ascendance, issu de tel ou tel aïeul, il fallait avant toute chose survivre à l'intransigeance du saumâtre archipel sur lequel ils voyaient le jour pour la première fois. Si le taux de mortalité infantile était déjà considérable dans les Sept Couronnes, il semblait d'autant plus important dans une communauté telle que la leur, où chaque jour était un nouveau combat à entamer, à mener, puis à remporter. Un fait qui inquiétait d'autant plus le forgeron, sans que ne sache réellement la raison pour laquelle il se mettait dans pareil état – Gabriel et lui avaient bien survécu tout ce temps, pourquoi son poupon ne le pourrait-il point ? Surtout alors qu'il jurait d'ores et déjà à la chair de sa chair d'être présent pour lui, père et pédagogue dans son quotidien. Non, lui ne serait point comme Balon Greyjoy, et le Dieu Noyé savait que celui-ci pouvait bien agonir devant les noires agates du titan que ce dernier n'en serait nullement ému. Quand bien même... Comment diable allait-il s'y prendre dans cette entreprise ? C'était justement dans le but de ployer une réponse à cette interrogation qui prenait des atours de véritable mystère que le mestre fêvre s'était présenté à sa belle-soeur, car effectivement, elle se différenciait de ses semblables fer-nées. N'était-ce également point pour cela que la Seiche d'Or l'avait choisie, voguant même jusqu'à elle pour la ravir à sa presque paisible petite vie ? Il comprenait désormais pourquoi, mais Aaricia était loin d'être inepte, c'était assurément vrai, et elle se savait suffisamment différente et unique pour en jouer. Ainsi était-elle devenue la première dame des Iles-de-Fer, pour le meilleur, et pour le pire. Dans tous les cas, le fait que Lakdahr vienne à elle avec une telle nouvelle semblait faire son effet, et si le colosse des îlots de rocaille était plus sérieux que jamais, la sylphide ne se fit pas prier pour étirer les commissures de ses lippes en une expression railleuse. Pantois, le goliath l'observa sans comprendre cette propension qu'avaient les femelles à tout faire passer par la moquerie, même s'il apprécia secrètement le fait qu'elle ne s'esclaffe pas sans pudeur.

« T'marres pas Aaricia ! Et m'regarde pas comme ça ! »

Avec cet attendrissement intrinsèque à sa personne et qui rappelait au forgeron qu'il n'était pas aussi impavide qu'il aimait à le montrer, sur certaines choses tout du moins. Devait-il considérer la grosse de Serenei comme étant une bonne surprise ? Il n'en avait point la moindre idée, il ne s'y était tout simplement pas attendu et ne s'était jamais posée la question d'être, ou non, père un jour ou l'autre. Le plus détonnant dans toute cette étrange affaire était que sa concubine ne semblait guère incommodée par le miracle de la vie qui s'était ébauché dans sa matrice, bien au contraire. Une attitude des plus truculentes en sachant qu'elle n'avait jamais aspirée et eu le choix de devenir sa femme-sel, mais, et au plus grand plaisir de son époux autoproclamé, elle exhalait un penchant irréfutablement maternel. Etait-ce seulement ce penchant congénital qui lui faisait accepter la situation ? Il n'en savait fichtrement rien. Et mettre des mots sur ce qui le tarabustait à ce point n'était pas aisé non plus. Il fuit le regard de son amie, dirigeant ses onyx sur les flammes qui les réchauffaient, quelque peu indéterminé.

« J'sais que t'es là... » Se contenta t-il tout d'abord de commenter, bien plus reconnaissant vers la lady que les apparences le suggéraient. Ils s'étaient toujours parfaitement entendus et entraidés, ce n'était assurément point aujourd'hui que les choses changeraient. Mais le fait qu'Aaricia lui confirme pouvoir être présente en cas de nécessité avait le don de le rassurer, aussi songeait-il à lui faire rencontrer la vénus qui partageait son quotidien conjugal depuis plus d'une année maintenant. « Mais j'en fais pas tout un tracas... ! » Un mensonge plus que manifeste au vu des états dans lesquels il se mettait presque inconsciemment, mais il avait lui-même du mal à croire d'être autant troublé. Il frotta ses mains l'une contre l'autre, pas suffisamment quiet pour rester totalement immobile alors que le sujet était sérieux. « C'juste que j'sais pas trop comment réagir... Genre avec elle, tu vois ? Si y a des trucs à faire ou à pas faire justement... ? »

Une question timorée et que la nymphe ne comprendrait peut-être pas, elle dont l'encornet de mari n'avait jamais réellement paru impliqué dans sa grossesse, du moins, d'une vision extérieure. Dagon avait-il était plus intentionné qu'il n'était légitime de le subodorer ? Dans tous les cas, Lakdahr avait bien l'intention de garder un oeil un peu plus constant sur la belle Serenei, devenue fort précieuse à ses yeux depuis qu'il savait qu'un petit édenteur avait élu domicile en sa panse. Il guigna par ailleurs Lars dont le came retrouvé était une véritable bénédiction pour ses tympans, et il eut bien du mal à s'imaginer avec un modèle similaire dans le creux de sa grande paluche. Lui qui n'était pas accoutumé à faire preuve de délicatesse... Il ne pourrait que briser une chose aussi fragile qu'un bambin, c'était certain ! L'hypothèse de broyer le bébé par inadvertance le fit soupirer avec appréhension, et peut-être dans le dessein de se rassurer, il reprit de son phonème caverneux.

« Elle a jamais porté avant, enfin pas que j'sache. Puisque t'es passée par là y a pas longtemps et que j'ai pas envie d'la confier à n'importe qui, tu s'rais d'accord pour lui parler un de ces jours ? » C'était encore la meilleure solution qui lui vint à l'esprit. « Comme ça vous pourrez vous dire des trucs de... Femmes ? Vos trucs à vous quoi... »




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Message Ven 5 Avr 2013 - 3:28

Un sourire difficile à décrocher, mais elle ne pouvait pas s’empêcher de ne pas le faire. Surtout qu’elle s’amusait à imaginer la tête même de son fils dans la main du géant des iles. Même si elle était une femme à double personnalité, elle ne regrettait pas d’Avoir des enfants. Sentir le bambin contre elle et son souffle contre sa peau, lui rappelait la fragilité qu’il était et si précieux à ses yeux. Une mère rêvait toujours d’un fils, et elle savait que son propre époux en avait certainement rêvé depuis des lunes. Quel amusement se fut d’avoir mis Lars dans les bras de son époux lorsqu’il avait mis les pieds à Cormartel, quelques jours auparavant. Il était sien avant d’appartenir au Greyjoy. Ce petit être était tout délicat pour l’instant, elle le ferait grandir pour en faire devenir un homme. Elle n’arrivait pas à ôter l’image de l'Édenteur avec un bébé dans les bras.

Pardonne-moi, mais c’est plus fort que moi. Imaginer cette petite tête dans ta main.

Il était certainement l’homme qu’elle respectait le plus sur les iles de fer, si elle ne mettait pas son mari dans le lot. Avoir des enfants demandait beaucoup de temps, mais elle se demandait à quoi se résumerait la patience de l’Édenteur. Ses enfants lui avaient laissé bien des marques, mais à peine avait-elle eu le temps de souffler de sa grossesse, elle devait endurer deux petits poulpes chanteurs aux petites heures de la nuit. Ses traits en restaient fatigués mais elle arrivait à sauver les apparences que par pur orgueil. Elle avait du mal à le croire que le fer-né n’avait aucun tracas. S’il était attaché autant à sa femme-sel, il en avait. Pour une fois, elle savait que ses conseils seraient appréciés par quelqu’un. Elle n’aurait pas l’impression de parler dans le vide. Elle s’installa confortablement, bougeant Lars à son autre bras.

Ne t’emporte pas contre elle. Parfois, elle te fera la tête ou la moue, mais ne le prends personnel. Notre tempérament à tendance à changer lorsque nous sommes enceintes. Plus la grosse est avancée, plus la fatigue nous gagne. Nous ne sommes pas toutes pareilles. Je ne me souviens pas de Serenei très exactement, mais je suis certaine qu’elle bénéficiera de toute ton attention. Évite de faire des remarques sur son physique certaine femmes sont très susceptibles.

Elle aurait plutôt dit évite de l’appeler « baleine », comme Dagon avait fait pendant sa grossesse. Ses yeux avaient toujours été remplis de haine quand elle avait entendu ce surnom. C'était compréhensible puisqu’elle portait deux petits poulpes et non un seul. Peut-être même que la femme sel aurait plus de chance qu’elle en avait eue. Elle n’en voulait pas personnellement à Dagon de l’avoir délaissé par moment, elle savait qu’il avait bien d’autre chose à faire. Elle avait apprécié les moments qu’il lui avait accordés et elle savait tout au fond, qu’il avait voulu son bien tout au long de cette longue grossesse. Son attente avait porté fruit et aujourd’hui cela portait fruit.

Elle avait hésité à lui répondre un « oui ». Ceux qui la connaissaient très bien connaissaient son aversion pour les femmes sels. Et comme le colosse la connaissait maintenant depuis belle lurette, elle se demandait s’il le savait. Il fut un temps où elle aurait tout fait pour éliminer celle de son père. Elle n’avait jamais été très ouverte à ce principe, et elle avait même soupçonné un temps Dagon de faire exprès pour ne pas en avoir. Jusqu’à ce qu’il lui confie qu’il n’avait plus là tête â cela. Elle ne l’aurait pas fait pour un autre fer-né, mais comme elle aimait bien Lakdahr, cela jouait dans la balance. Elle regarda le fer-né avant de soupirer.


Je n’avais pas porté avant et j’avoue avoir craint bien plus d’une fois le jour, où il naitrait. Si elle n’a rien entendu sur mon caractère détestable et qu’elle ne me craint pas à cause des ragots que l’on raconte, je veux bien la rencontrer, si jamais elle a besoin d’aide. Pour la peine je me déplacerais. Depuis combien de temps, Serenei est-elle enceinte?



Certainement une question comme les autres, mais elle ne se souvenait pas de l’Avoir entendu parler cela. Chaque étape d'une grossesse avait son lot de symptôme. Plus ils avançaient plus elle changeait, mais elle n'apprendrait rien à personne. Il suffisait seulement de savoir dans quel était se trouvait la femme-sel.

Même si elle avait tendance à se montrer égoïste, elle savait écouter les autres Lars commençait à être véritablement lourd ainsi positionné. Elle le souleva pour le coucher dans ses bras et le bercer. Un enfant changeait une vie et elle voulait en profiter. Les enfants restaient certainement le plus grand point faible de la Greyjoy. Elle l’avouait ouvertement, et tant pis si Dagon trouvait que cela la rendait faible. Elle aurait toujours du temps à sacrifier pour eu, mais elle n’empièterait jamais sur son désir de revenir capitaine de boutre dans quelques temps. Aaricia se lova dans son siège et fit mander des domestiques pour qu’ils amènent de quoi boire au géant des Iles de fer. Et puis, comme il aurait besoin d’elle, elle espérait obtenir ses services de forgeron. L’épée de sa mère ayant eu le mauvais destin de se retrouver en deux morceaux.

Si tu n’es pas trop occupé, j’aurais besoin de tes talents de forgeron. Disons que l’épée de ma mère a subi quelques dommages depuis le dernier raid dans le nord. Je ne voudrais pas la laissez entre de mauvaise main …




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Lakdahr l'Edenteur
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Message Dim 7 Avr 2013 - 22:17

Imaginer un poupon dans le creux de sa main... Non, il n'y était fichtrement point encore préparé ! Et cela différait trop de l'image du quidam qu'il était, un mestre fêvre doublé d'un maître bâfreur pour le moins titanesque. Un protagoniste tel que lui bientôt parent... Gabriel et Arkha auraient de quoi gouailler pour les années à venir, la transition était impromptue et assurément pas encore faite. Fort heureusement, il disposait encore de plusieurs lunaisons avant de se pencher sur ce problème-ci. En attendant, en plus de la besogne pour réarmer les îles entières et la rapine en direction du Nord qui se préparait, il aurait à faire avec les changements et lubies de sa concubine. Allait-il lui mener la vie impossible ? Jusqu'alors, les choses s'étaient plus ou moins toujours bien passées avec Serenei, une sirène qui savait diablement bien contrôler son monde à coups d'oeillade et de ruse. Elle était bien plus chafouine qu'il ne le serait jamais, preuve en était : elle avait survécu à ses abords contrairement à ses anciennes femmes-sel, pour les quelques-unes qu'il s'était essayé à garder auprès de lui. Plus d'une année déjà, qu'il avait capturé et condamné la belle à une vie de sujétion... Le temps filait inexorablement. Et il semblait que les dieux avaient quelques projets pour le binôme ! Pour lequel il allait devoir fournir quelques efforts, d'après ce qu'il pouvait conclure des conseils de la lady face à lui. Le forgeron but les paroles d'Aaricia, retenant en particulier que la grossesse ne serait guère de tout repos. Réfréner sa véhémence naturelle n'allait pas être chose aisée, mais c'était peut-être l'occasion où jamais de travailler son contrôle de lui-même... Une perspective aussi folle qu'amusante, mais il lui faudrait également apprendre à faire preuve de patience lorsque le bébé serait là. Tout ceci lui paraissait fort compliqué, il s'en frotta l'arrière du crâne de perplexité, malgré tout heureux et satisfait d'être venu trouver sa belle-soeur qui savait de quoi elle parlait.

« Des remarques sur son physique... ? » Reprit-il avec un certain égarement, sans réellement comprendre où la sylphide désirait en venir. « Quoi y va lui pousser des tentacules sur le front ? » S'il savait la chose improbable, elle l'aurait tout de même amusé... Ou presque. Cela étant, il eut un spasme de sagacité et reprit aussitôt. « Aaaah pour son bide tu parles ! J'm'en bats le coquillard qu'elle prenne du poids, j'ai toujours préféré les femmes bien en chair d'toute façon. »

Serenei n'aurait de ce fait guère à craindre pour quelques cambrures supplémentaires, les girondes étaient dans les bonnes grâces de l'artisan. Sa vénus des Cités Libres aurait davantage d'appréhension à avoir si une rencontre avec nulle autre que la première lady des îles d'argentite se prévoyait dans un avenir proche, un conciliabule qui se promettait des plus cocasses. Lakdahr était pourtant au fait de l'aversion de la dame de Cormartel pour ces trophées de chair que les mâles capturaient pour leur égotiste plaisir, faisant de ces belles donzelle leurs jouets tant que des matrices vouées à porter leurs héritiers, même privés de patronyme. Cependant, lui-même était issu de l'une de ces nymphes de collection, et il était pourtant fer-né dans l'âme et dans le sang. Il n'y avait jamais eu aucune parcelle d'ombre à ce sujet dans l'amicale relation qui les unifiait depuis leur rencontre dans ce même bastion, il y avait déjà un moment. Le géant aimait à croire qu'il pouvait être unique – autrement que Dagon pouvait l'être. - pour la belle et que de ce simple fait, elle serait encline à accéder à certaines de ses requêtes là où d'autres n'auraient glané que négation. Son instinct n'était guère si désuet, puisqu'elle accepta bon gré mal gré un potentiel entretien, ce qui soulagea inéluctablement le jeune homme dont les épaules eurent loisir de se décrisper.

« C'est gentil d'ta part, j'm'en souviendrai. » Il n'omettrait effectivement pas qu'elle lui avait accordé son aide lorsqu'il en l'avait quémandé, et espérait sincèrement être en mesure de rembourser ce qu'il estimait être une dette d'honneur. Mais soudain, la question qui lui fut adressée le laissa pantois et littéralement sans voix, incapable qu'il fut d'apporter réponse. Depuis combien de temps était-elle engrossée ? C'était dans ce genre d'instant qu'il regrettait de ne pas être praticien. « Euh... ? Mais qu'est c'que j'en sais moi ? Ca fait pas longtemps qu'elle m'a mis au courant, et, bah... Ca s'voit pas encore de trop, elle a juste son bide qui devient un p'tit peu rond, mais c'est discret sous ses robes tant qu'elles sont pas trop étriquées à la taille. »

Elle n'obtiendrait pas plus de la part du forgeron sur ce point, qui était bien incapable de déterminer la date exacte à laquelle il avait bien pu féconder sa sirène d'outremer. Il laisserait sa belle-soeur juger de ce détail dont elle pourrait par ailleurs le renseigner, ce qui ne serait guère un mal. Cela étant et bien malgré le fait qu'il était entièrement emporté par la conversation, il estima l'initiative d'Aaricia de faire porter de quoi se rincer le gosier, c'est qu'il commençait à avoir la glotte sèche ! Ce fut donc avec un indéniable plaisir qu'il se fit servir une pinte digne de ce nom et qu'il la porta aussitôt à ses lèvres non sans avoir esquissé un geste en direction de la jeune femme avant de ce faire. Puis, il lui prêta l'oreille tout en essuyant l'écume de faro restée sur sa barbe de jais d'un ample revers de la main – pas de manières chez les insulaires des Iles-de-Fer ! C'était désormais au tour de la Greyjoy de formuler une requête qui concernait directement les facultés artisanales de l'Edenteur, qui n'hésita pas un seul instant avant d'apporter son assentiment.

« J't'avoue que la besogne c'est pas c'qui manque en c'moment, mais j'peux faire ton épée en priorité si tu veux. J'te dois bien ça. Si ton frère m'permet d'utiliser la forge, j'peux même commencer à lui r'faire la gueule juste après. J'prendrai Zachary avec moi comme ça, si jamais j'réussis à l'choper entre temps. » Son demi-neveu lui était de bonne compagnie et cela faisait déjà longtemps qu'ils n'avaient point passé un moment ensemble. Mais alors que Lakdahr gobelotait sa chopine, il lorgna son interlocutrice avec une nitescence subitement préoccupée. Il songea à la meilleure manière de présenter les choses, puis, jugeant qu'il pouvait faire preuve d'un tant soit peu de franchise avec la lady, il reprit. « Au fait, aucun rapport avec tout c'qu'on a dit avant là... Mais y a un bruit un peu con qui court. Tu sais que j'suis pas du genre à prêter l'oreille aux racontars, mais c'ui-là j't'avoue qu'il m'a laissé sur le cul. Ca concerne Sargon et toi... »




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Aaricia Greyjoy
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Message Mar 9 Avr 2013 - 19:23



Avec Lakdahr, elle ne prenait pas tout au sérieux. Du moins, elle savait qu’elle préférait une discussion avec lui qu’avec Dagon. Avec la vraie seiche, elle finissait toujours par lui crier dessus alors qu’elle n’oserait même pas une seconde le faire sur le Géant des iles de fer. Peut-être était-ce uniquement parce qu’elle le connaissait depuis beaucoup trop de temps. Il ne serait pas de ce genre d’homme qui s’amusait à critiquer sa femme. Elle avait presque failli écorcher son mari quand elle avait entendu le mot « baleine » sortir de sa bouche. Même affectueux, la Greyjoy avait trop d’orgueil pour un tel surnom. Lars s’était endormi contre elle, et elle fut heureuse de voir que Lysena s’était enfin décider de venir chercher le bambin. Quel soulagement, de ne plus entendre de pleurs incessants. Ils recommenceraient leur tintamarre certainement plus tard, mais pour l’instant, ses oreilles se reposaient.

Quelle chance elle a …, murmura-t-elle presque pour elle.

Elle avait porté deux enfants, malgré son désir de le faire. Elle savait que sa grossesse aurait tout autre chose si elle n’avait pas eu en plus la brillante idée de se pointez dans le Nord. Tant pis, elle l’avait faite et ses jumeaux ne s’en portaient pas plus mal aujourd’hui. Elle aurait du y penser que le Géant n’avait aucun doute de l'état avancé de sa belle. Elle n’aimait peut-être pas les femmes-sels, mais elle savait se tenir avant tout. Elle avait finit par comprendre qu’il y avait parfois une mince ligne entre la femme roc et la femme sel. Elle ne sentait pas obligée de le faire, mais elle ne manquait jamais une occasion de se montrer gentille avec les gens qui l’appréciait comme elle était. C’était certainement ce qu’elle aimait de Lakdahr. Il n’avait jamais critiqué ce qu’elle était.

C’est la moindre des choses que je puisse faire pour un ami, mais surtout pour la famille. Ne t’inquiète pas, je n’ébruiterais pas cette nouvelle.

Elle doutait que cela puisse durer tout de même longtemps. Elle avait réussi après cinq mois à cacher le sien, mais il s’était révélé bien vite par la suite, la privant de la souplesse qu’elle avait toujours eue. Depuis qu’elle savait qu’il était le frère batard de Dagon, elle avait toujours vu plus loin que ce simple détail. Peut-être était-ce parce qu’elle avait toujours eu de l’affection pour son oncle qui en avait été un et l’affection qu’elle avait pour le petit Zachery. Elle ne jugeait pas les gens sur leur nom. Elle préférait les avoir rencontré un fois pour avoir une bonne opinion. Du plus loin qu’elle puisse se souvenir et la première fois que le géant avait occupé les forge de sa maison natale, elle avait toujours eu une admiration pour l’homme et son travail. Elle finit par héler un domestique pour qu’on lui apporte à boire et fut heureuse de voir que son épée retrouverait sa forme d’antan. Elle n’avait su ce qui c'était passé trop occupée par le mal qui l’avait rongé pendant le raid. Tout ce qu’elle se souvenait c'était de l’avoir tendu à sa cousine … Si elle ne manqua pas de sourire, elle s’étouffa en buvant, lorsqu’il parla de refaire le portrait de son frère. Elle toussa un peu pour tenter de respirer comme il le fallait. Elle ne savait pas si elle devait vraiment rire ou pas. Toussant quelque peu, elle regarda Lakdahr :

Les forges de Cormartel seront toujours disponibles pour toi, mais évite de casser la gueule à un de mes deux frères ou même les deux. Quoique cela leur ferait peut-être un grand bien. Je préfère que tu me laisses ce plaisir à moi. Quand il saura que tu es sur l’ile, Zachery va rebondir très vite à tes cotés.

Ses frères … Si elle pouvait s’en débarrasser elle le ferait, mais il n’y aurait plus personne à Cormartel et elle n’Avait pas envie d’y demeurer plus longtemps, que le temps de la guerre. Depuis qu’elle était à Cormartel et que Dagon l’avait confiné dans cette île, elle ne coulait pas des jours paisibles. Elle qui avait toujours vu l’union de sa famille en priorité dans ses plans avaient clairement échoué. Elle n’attendait que le jour où elle retrouverait un de ses deux frères morts dans la forteresse de Cormartel. Elle l’avait toujours su, la gémellité était de famille et la fratricide aussi. C'était dans le sang Bonfrère. Elle veillerait à ce que les jumeaux Greyjoy ne le fassent jamais et veillerait à l’unité de sa famille, en incluant Zachery. Il n’était pas de son sang à elle, mais il était clair qu’il l’appréciait. Et s’il y avait une personne que le gamin aimait bien plus que sa belle-mère c’était bien Lakdahr. Il partageait beaucoup de similitude et Aaricia aimait bien que le gamin soit en compagnie du forgeron. Beaucoup plus qu’en compagnie de son frère cadet, mais la était le choix de Dagon. Elle n’allait certainement interférer dans cela.

Sargon … Si cela concerne le fait que je le côtoie beaucoup c’est de la faute à Dagon. Sur tout les capitaines dignes de diriger un boutre c’est lui qu’il a choisi, son … cousin. Je ne vois pas en quoi il peut y avoir des racontars … Il y a eu des petits incidents, mais rien de plus, rien qui ne puisse compromettre ma fidélité à Dagon.

Si elle avait prêté l’oreille à tous les racontars, elle ne serait pas à cette place-ci aujourd’hui. Elle ne savait pas ce que l’on pouvait raconter de plus de ce qu’elle savait. Elle était parfois trop proche du capitaine de la Veuve Salée, elle le savait. Quel idiot de marin aurait pu aller raconter tout ce qu’avait fait Sargon lorsqu’elle était sur le boutre. Elle n'osait pas regarder le géant, rongée par la culpabilité. Elle n’en restait pas moins fidèle à sa seiche … Elle avait sauté sur les excuses au premier instant. Elle ne savait pas où voulait en venir le géant, mais elle était certaine qu’il ne lui en parlait pas pour rien. Peu de gens connaissait ses mésaventures sur la Veuve salée et c'était beaucoup mieux pour elle.




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Lakdahr l'Edenteur
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Message Mer 10 Avr 2013 - 15:44

Serenei n'était assurément pas si chanceuse que la dame des îles de rocaille était apte à le penser. Le forgeron n'était pas la Seiche d'Or, c'était un fait, et il n'avait par ailleurs jamais réellement songé à prendre une femme-roc – Y avait-il une réelle différence entre roc et sel ? Toutefois, et peut-être était-ce quelques legs génétiques intrinsèques au patronyme Greyjoy, il était loin de l'homme attentionné. Du moins ne l'avait-il jamais été jusqu'à présent, avant qu'un futur poupon d'édenteur ne vienne tarabuster son quotidien. La captive originaire de Volantis n'avait point connu que la tranquillité avec un ravisseur tel que Lakdahr, prompt aux caprices phallocrates et autres actes de véhémence parfois sans raison apparente. Il n'était pas des plus aisés à vivre et le Dieu Noyé savait qu'elle aurait eu davantage de chance si elle était tombée entre les mains d'un fer-né tel que Gabriel – un insulaire comme il en existait très peu sur l'archipel, peut-être était-il même l'unique en son genre. Quand bien même, la pauvre sirène des cités libres n'était pas le premier trophée de guerre en matière de donzelles que le jeune homme avait eu, celles l'ayant précédée avaient eu beaucoup moins de chance, occises des mains de leur époux forcé ou par la simple impitoyable dureté de la vie sur leurs saumâtres îlots. Si les demi-frères semblaient avoir la même propension à heurter les femelles qui les coudoyaient, ils avaient une façon bien différente de le faire. Mais la lady n'avait point à se lamenter, tout du moins, pas tant que toutes ces histoires incluant le fils Harloi ne remontaient pas aux oreilles du suzerain. En attendant, l'artisan lui était reconnaissant des efforts qu'elle s'apprêtait à fournir rien que pour lui venir en aide, la solidarité n'était que trop devenue une denrée rare, à moins qu'elle n'ait jamais véritablement existé dans les parages. Lorsqu'elle lui assura préserver la grossesse de Serenei secrète, il l'en remercia d'une mouvance de la tête et d'un sourire qui se voulut étonnamment timoré. Quoi de plus normal, après tant d'aménité, qu'il lui retravaille son arme morcelée en priorité ? Une besogne qu'il prendrait plaisir à faire, la proposition de s'y pencher au plus vite en témoignait... Proposition que la sylphide comprit bien autrement. Ses paroles concernant ses frères laissèrent le titan pantois, aussi la mira t-il avec de grandes prunelles peintes d'incompréhension.

« Quoi ? Mais... Nan, qui t'a dit que...Aaaaah ! » La situation devint limpide lorsqu'il se remémora ses propres tirades, et une en particulier, qui pouvait effectivement prêter à confusion. Il agita la main en signe de quiproquo et reprit rapidement. « C'est à ton arme que j'vais refaire la gueule, pas à ton frère ! Tu m'prends pour qui ? Cogner du Bonfrère en plein Cormartel, t'es gentille mais j'tiens pas à m'faire émasculer, mes couilles peuvent encore servir ! »

Un ricanement lui échappa tandis que son énorme paluche passa sur son faciès. Gabriel le lui répétait sans cesse, pourtant, qu'il lui fallait faire des efforts de langage, même si son dialecte était aussi élaboré que celui d'un poisson-lune. Il avait fort du mal à s'imaginer agresser l'un des frères d'Aaricia dans leur propre demeure, surtout alors qu'il n'avait aucun grief contre ces derniers – bien au contraire ! Veloran n'était jamais récalcitrant à le savoir dans les forges de son logis, et s'ils n'étaient pas amis, ils étaient loin d'être en mauvais terme. Etait-ce dû au fait qu'il s'entendait à merveille avec sa sœur ? Il se l'était souvent demandé, mais après tout, il n'avait pas matière à se plaindre, contrairement à Sargon s'il s'avérait que celui-ci marivaudait vraiment avec l'épouse de l'encornet doré. De quels incidents la belle pouvait-elle bien parler ? Ceux que l'on avait avec un quidam tel que le capitaine de la Veuve Salée n'était jamais de bon augure, bien au contaire, et il n'était plus à prouver que ce dernier faisait ce qu'il voulait, lorsqu'il le voulait. Peu lui challait l'opinion d'autrui, une attitude qui avait plus amusé qu'importuné Lakdahr depuis le temps qu'ils se côtoyaient, et ce, jusqu'à ce qui n'outrepasse quelques lisières interdites. Nul n'avait le bien-fondé de menacer Gabriel de mort sans que son géant d'acolyte ne se sente concerné, et n'agisse. Ce qu'il avait fait dans l'espoir d'un élan somme toute neutre, mais qui avait finalement presque coûté une dent à ce pauvre bougre d'Harloi. La prochaine fois, l'Edenteur s'était juré de lui défaire la mâchoire.

« T'crois pas que c'est trop facile de dire que c'est la faute de Dagon ? M'prend pas pour un con Aaricia, j'suis pas l'fer-né du coin à qui tu f'ras gober n'importe quoi. » Non, la jeune femme ne s'embêtait pas à fréquenter une personne qu'elle n'aimait pas, et même si les choses s'étaient passées de la sorte, comment diantre ces rumeurs étaient-elles nées ? Il la connaissait bien, mais de là à pouvoir dire si elle irait jusqu'à oser folâtrer en compagnie d'un autre que son époux... L'affaire se corsait. « Des incidents tu dis... » Répéta t-il tout en plongeant ses onyx dans les mirettes de son interlocutrice, moue aux lippes. « Tu fais c'que tu veux, c'pas à moi d'te fesser même si j'pense que tu fais concrètement une connerie en te laissant tourner autour par un bonhomme comme Sargon. J'ai toujours dit qu'il était très loin d'être stupide, à mon avis il fait rien sans que y ait un profit derrière, et Dagon et toi... »

Ils avaient connu nombre de hauts et de bas, la dame avait beaucoup à imputer à son mari de Seiche, à n'en point douter. Peut-être était-ce suffisant pour qu'elle cherche une façon de l'incommoder, ou alors, ne tentait-elle de trouver un peu d'intérêt pour sa personne chez un autre à défaut de pouvoir en avoir de le part du suzerain. Qu'importait la raison qui l'encourageait en ce sens, ce n'était point une bonne idée, pas lorsque l'on portait le nom d'un Greyjoy. Si son demi-frère aimait à se montrer comme un quidam des plus circonspects, sa cruauté était latente et encline à se manifester n'importe quand pour peu que l'outrage soit trop conséquent. L'adultère en faisait allègrement partie, mais... Le forgeron n'avait aucune preuve que ces racontars aient quoi que ce puisse être de véridique, aussi nourrissait-il encore l'espoir que tout ne soit que calomnies.

« Bref, méfie-toi, joue pas avec lui... Ni avec aucun des deux d'ailleurs. » Conclut-il, secrètement inquiet pour son amie à laquelle il ne voulait pas voir arriver malheur pour une telle peccadille. « Bon, merde, j'vais p't'être arrêter de m'épancher comme une drôlesse ? » Le colosse expira un rire guttural, puis il leva sa pinte en direction de la naïade. « A la tienne ! »




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Aaricia Greyjoy
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Message Dim 14 Avr 2013 - 2:19

Son interprétation était certainement du au fait que plus un Bonfrère arrivait à en supporter un autre. Du coup, c'était vrai que de la manière que cela était dit, elle avait eu la vague impression que Lakdahr en cognerait un. Une chose qui serait très facile puisque plusieurs fer-nés passaient pour de frêle habitant à coté du Géant. Un coup et ses frères auraient été sonnés pour deux ou trois jours facilement. Aaricia ne put s’empêcher de rire à ses bêtises. Sa colère toujours froide lui avait laissé vaquer quelques surprises dans son esprit. Il fallait dire qu'avec tout ca et le chœur que pouvait produire ses bambins lorsqu'ils pleuraient l’épuisait chaque jour. Un autre fer-né aurait peut-être compris autre chose, mais elle n’était pas entièrement la. Elle aurait eu besoin de taper sur du continentaux, comme disait si bien la demi-seiche Zachery. Elle avait besoin d’évacuer la colère qu’elle avait contre ses frères, l’impuissance qu’elle avait pour espérer le retour d’un mari et la fatigue de s’occuper de petits poulpes fraichement né.

Pardonne-moi, j’étais certaine que, enfin je n’ai pas pensé à cette épée, une seconde… Ca doit être cette mauvaise envie qui me taraudent de leur en mettre une qui m’a fais croire ca, mais ne t’inquiète pas. Les jumeaux ont beaucoup à faire pour t’arriver à la cheville. Ils ne sont pas assez idiots pour te provoquer avec la taille que tu as, car je suis certainement qu’ils finiraient émasculer bien avant toi!

Tout le monde devait savoir comment la Famille Bonfrère était depuis quelques temps un peu divisé. Chacun de l’autre coté, ils ne se parlaient plus envoyant souvent un émissaire parler à l’autre. . Surtout sur cette ile, en principe. Elle avait pourtant décidé d’oublier sa rancune et de s’occuper de ses petits poulpes qui la rendaient certainement plus heureuse que tout. La guerre lui martelait le crâne parfois, car elle se souciait du sort que pourrait réserver les continentaux, s’ils arrivaient à prendre d’assaut les îles. Loin de vouloir jouer les mauvaises langues, au contraire. Elle aimerait qu’il en soit autrement. Dagon était un homme dévoué à son dieu et son boutre bien plus qu’à sa femme, mais elle ne lui en voulait jamais, tant qu’il lui revenait en vie. Il avait raison d’une part. C'était facile d’accuser Dagon, mais Sargon n’était pas le premier homme qui cherchait quelques choses à obtenir d’elle. Avec toutes ses histoires abracadabrantes, elle était habituée de ce sortir de quelconques merdier qui impliquait un homme. Elle savait qu’elle ne pourrait pas en passer une petite vite à son ami. Savait-il au moins qu’elle avait seulement voulu se sortir d'une impasse?

Sargon n’est pas le premier homme à tourner autour de moi. Il n’en sera pas le dernier, mais je sais que je dois y faire attention. Quel profit il y a à courtiser une femme mariée? Ce qu’il veut, il ne l’aura jamais. Je sais que les ragots racontent que je suis souvent en sa présence, mais je n’ai pas le choix, si je veux réellement retrouver un jour un boutre.

Dagon et elle? Comme elle aurait aimé qu’il termine sa phrase uniquement pour voir le fond de la pensée du géant des iles de fer. Elle avait beau tout dire sur Dagon, elle l’aimait et ne pouvait y faire autrement. Elle savait que la trahison lui couterait cher, et elle ne tenterait pas le Dieu des Tornades. Elle ne croyait pas finir dans les bras de Sargon un jour. Dagon serait certainement le seul homme qu’elle aurait laissé prendre toute la place dans son cœur. Et ce, même si le seigneur des Iles de fer n’était pas le plus sentimentale des hommes. Elle y devait beaucoup quand même. Aujourd’hui ses petits poulpes prenaient les dernières places disponibles des être chers. Elle n'avouerait certainement pas au géant des îles son amour pour sa portion demi- frère. C’était un secret qu’il y avait entre les deux suzerains des iles de fer. Elle comprenait que Lakdahr tenait uniquement à lui garder la tête sur les épaules. Aaricia fixait l'âtre comme si elle allait y voir une réponse apparaitre. Elle et Dagon dormait un couple plutôt cinglé


Dagon et moi quoi? Je sais que c’est difficile entre nous mais à un point si critique? Je n’ai aucune envie de trouver le même chemin que sa dernière épouse. Si je voulais allez voir ailleurs je l’aurais bien fait avant.

Dans sa mémoire, Dagon devait vivre avec la conséquence que sa femme avait été courtisée plus d’une fois. Il avait du à un moment où un autre se demander si Sargon avait été de ceux qui était venue lui rendre une charmante visite. Elle ne lui aurait pas menti, mais comme son époux ne lui avait jamais demandé une telle question, elle ne lui avait jamais répondu. Elle ne voulait pas jouer les innocentes et s’absoudre de tout crime … Il était vrai qu’elle entrait plus souvent dans le jeu du Harloi, mais il fallait qu’elle fasse attention. À force de belle parole, elle se ferait avoir comme une débutante.

Il y a bien longtemps que je me méfie des hommes crois-moi !

Elle était certaine qu’il comprenait aisément ce qu’elle sous-entendait. Les belles paroles, elle les avait entendues. Elle leva son verre et bu à son tour. Même si elle renvoyait le Harloi comme un vulgaire pantin, elle savait qu’il reviendrait. Elle était trop sincère et elle ne pouvait s’empêcher de sourire en sa présence. Il avait ce don de la mettre mal à l’aise et de la faire sortir de ses gongs. Dagon y arrivait lui aussi, mais de mauvaise manière, la plupart du temps. Dure réalité, que de vivre ainsi. Le vieux Mestre avait eu raison. Un jour son passé la rattraperait et elle serait prise dans un piège. Lakdahr avait raison, a force de jouer avec le destin, elle jouait avec sa vie et elle ne croyait pas Dagon aussi clément. Peut devrait-elle aussi s’en méfier. Qui sait, elle arrivait très bien à se mettre dans le pétrin par elle-même.




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Lakdahr l'Edenteur
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Message Mer 17 Avr 2013 - 14:06

Aaricia était assurément l'une des plus belles nymphes que les Iles-de-Fer aient pu un jour porter, la beauté dans son sens le plus esthétique du terme était chose rare parmi la populace des rocailles. Les moeurs par lesquelles ils vivaient y avaient leur part de responsabilité, tout comme les conditions auxquelles ils devaient survivre chaque jour que le Dieu Noyé faisait. Le titan se souvenait sans mal de ce temps guère si lointain durant lequel les quidams se bousculaient voire s'entretuaient parfois pour obtenir les privilèges de celle qui fut la dame de Cormartel et était devenue celle de Pyk. Un remue-ménage qui avait toujours amusé Lakdahr lorsqu'il en avait été le spectateur, et plus encore lorsqu'il s'était mis à coudoyer la donzelle que lui, n'avait eu aucun mal à approcher, pour la simple et bonne raison qu'il ne s'était jamais essayé à minauder en sa présence. Encenser les gens n'était diantrement point dans ses marottes de bélître, il préférait encore le fil de la lame qu'entrer dans le jeu de la noblesse ! Et même s'il lui reconnaissait volontiers toute sa vénusté, il n'aurait de toute façon jamais été suffisamment digne pour une lady de son acabit. Il chérissait leur amitié et c'était bien là tout ce qui comptait, car c'était là également une notion particulièrement raréfiée dans un quotidien comme le leur. Sargon n'était point le premier à tenter de l'enjôler – si telle était véritablement son intention. - mais les circonstances étaient tout à fait différentes et nullement comparables à son célibat d'antan ! Cet homme était qui plus est de ces retors dont il fallait éternellement se méfier, qui pouvait bien savoir ce qu'il manigançait encore pour prendre toujours plus d'importance, ou de notoriété tout du moins, bonne ou mauvaise, sur le saumâtre archipel. Le forgeron n'aurait conseillé à personne de le côtoyer, cela avait suffit pour conduire Gabriel à une vésanie certaine dont la fin n'était pas encore déterminée. Mais qu'est ce que le capitaine de la Veuve Salée pouvait bien espérer en agissant de la sorte ? Il avait beau y songer sous plusieurs angles, si ce n'était s'attirer les foudres du suzerain, le succès serait difficilement au rendez-vous. Et l'Edenteur préférait ne pas être présent lorsque cela arriverait ! Il n'y avait aucun profit à courtiser une femme d'ores et déjà mariée, même si celle-ci portait le patronyme de Grejoy... Il espérait que la jeune mère avait raison.

Il ne fit guère plus de commentaires à ce sujet, cela ne le concernait point directement après tout et il avait bien assez à penser de son propre côté. Pour ce qui était du couple de son demi-frère, il fut presque surpris de la réaction de la nymphe, qui semblait avoir omis toute son animosité pour son époux, ou peut-être avait-elle décidé de ne plus la manifester. Etait-ce sa grossesse, et désormais ses deux petits encornets, qui la lénifiait de la sorte ? Les choses étaient bien moins ardues que les premiers temps durant lesquels elle dut vivre dans l'éponyme bastion de l'île, aux plus proches abords de la Seiche d'Or venue l'arracher à sa paisible vie. Il se remémorait sans mal la façon dont ils avaient pu railler à son sujet, et toutes les ruses dont avait usé Aaricia dans le seul dessein de l'importuner. Une époque révolue, et ce n'était hypothétiquement pas plus mal pour son quotidien et son avenir.

« Nan, nan ! C'pas à un point critique... » Se rattrapa hâtivement le colosse en opinant négativement du chef. « Enfin... J'crois pas ? Ca semble aller mieux qu'au début dans tous les cas, même si j'me demande encore comment t'as fait pour que Dagon t'ait laissée en vie jusque là ! »

Un rire guttural résonna dans la pièce, il avait connu le décapode doré beaucoup plus vindicatif, mais il ne se plaignait pas que la tête de la belle repose encore sur ses épaules plutôt que sur les remparts de la forteresse. Et avec tout cela, il comprenait qu'elle puisse effectivement se méfier de la gente masculine, certainement autant que lui de celle féminine – toutes des fourbes, ces femelles ! Quelques pensées phallocrates ne faisaient jamais de mal pour l'égo. Pour autant, ce n'était pas Serenei qui était susceptible de lui porter un quelconque préjudice, le jeune homme était loin de se lamenter de cette concubine qui savait parfaitement par quel bout le prendre pour le satisfaire – et ce, dans tous les sens du terme. Ce fut avec l'image de sa panse ronde d'un Edenteur à venir qu'il lampa littéralement sa pinte, la vidant sans difficulté et sans attendre. Son regard biaisa ensuite sur les berceaux des poupons et il se perdit quelques instants à leur contemplation, ce qui ne l'empêcha pas de reprendre la conversation comme si de rien n'était.

« Bah continue de t'méfier alors, c'est rare qu'on puisse faire confiance à quelqu'un d'autre qu'à soi-même, surtout en c'moment j'ai l'impression. » A croire que tout ne faisait qu'aller de pire en pire, s'arrêteraient-ils seulement à un seuil un jour ou l'autre ? Lakdahr se mit à observer la pièce d'un air évasif, jusqu'à ce qu'une fine risette ne vienne ornementer ses lippes. « Tu t'souviens quand on était là et que j'me pissais presque dessus en t'voyant envoyer chier les pauvres cons qui venaient flirter ? J'me suis tapé de ces putains de rires, ah... ! » Et il se désopila d'ailleurs en se souvenant d'une scène en particulier, qu'il s'empressa de partager avec son interlocutrice. « Y avait ce bougre venu d'Harloi une fois, celui qui sentait l'vieux picrate, tu t'en rappelles ? Après quelques instants avec toi j'crois qu'il a hésité entre chialer ou s'jeter à la mer ! Rien que pour faire c'que tu faisais j'aurais aimé être une donzelle, ça a pas que du mauvais ! » Ses phalanges dessinèrent distraitement les pourtours de sa barbe, puis le titan se déplia de toute sa hauteur en quittant son siège, debout devant son amie. « Bon sur ce, j'vais aller faire un tour du côté des forges j'pense... Tu m'files ton épée que j'vois ce que j'peux faire ? »




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Aaricia Greyjoy
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Message Dim 21 Avr 2013 - 2:23

Il y avait près d’un an désormais qu’elle vivait avec le Kraken. Elle était devenue la Dame de Pyk, parce qu’il avait tout fait pour que l’on l’accepte. Autant qu’ils voulaient s’étrangler chaque jour autant désormais qu’ils s’enduraient très facilement. Elle avait regardé le géant avec un regard interrogateur. Lakdahr avait certainement raison. Elle se faisait des soucis pour rien et se mettrait certainement dans l’embarras à suivre cette fois. Elle ne pouvait pas mettre tout sur al faute de son époux maintenant. Il avait bien changé envers elle. Elle avait réussi à abattre la roche autour de son cœur, mais pourtant, elle avait l’impression que la pierre se reformait peu de temps après. Bref, elle avait de la chance en quelques parts et elle ferait mieux de le voir de ses propres yeux.

J’imagine, je ne sais plus vraiment. Il fait de grand effort. On a toujours cette envie d’arracher la tête de l’autre, mais l’on ne doit pas être les seuls sur les Iles.

Lakdahr n’avait pas tout à fait tort. Leur relation n’en était pas si pire. Elle pourrait dramatiser autant qu’elle le voulait sur le compte de la Seiche, ce ne serait que pour rire, rien de plus. Il avait bon fond, quand on savait lui plaire et lui faire plaisir. Leur relation était chaotique par moment, mais elle était très loin d’être un être vivable a plein temps. Elle ne l’avait pas non plus épargnée pendant sa grossesse. Il était aussi le seul avec le géant qu’elle pouvait remettre sa confiance. Elle ne douterait jamais de leur intégrité. Le géant qui même arrivait à lui rappeler ses années où elle était cruelle envers la gente Masculine. Elle n’Avait jamais fait de cadeau, elle avait toujours préféré manipuler avec soin les hommes.



Le pire était que la plupart du temps, ils m’écoutaient espérant gagner mes faveurs. Tu attendais toujours la venue de mes répliques. Les bonnes années qui me manquent désormais. Tu étais le seul homme à cette époque que j’appréciais vraiment!


Un grand mérite, selon la Greyjoy. Elle n’avait jamais apprécié comme l’on l’a traitait et le Géant l’avait toujours fait avec un respect. Même si à coté de lui, elle était une crevette. Les autres hommes, elle adorait les manipuler avec une certaine agilité. Même que parfois lorsque son ami était présent, il lui arrivait de faire pire. Certains hommes des Iles de fer ne l’aimaient pas uniquement pour cela. Elle avait toujours su jouer avec les gens. Enfin, sauf ceux qui lui tenaient vraiment à cœur. Lakdahr était certainement le plus respectueux des fers-nés qu’elle connaissait. Il avait toujours été franc avec elle et elle avait toujours apprécié sa personnalité. Il ne mâchait pas ses mots. Harloi, un nom qui lui causerait toujours autant de soucis.

Le Harloi dont tu parles serait celui qui aurait glissé un mot à notre très chère seiche dorée sur mon existence. Je ne l’aimais vraiment pas et je l’ai encore moins aimé quand Dagon m’a raconté que c’était lui qui lui avait parlé. Ce jeu ne dure pas éternellement malheureusement. Un jour, il y en a un qui arrive et qui met un terme à ce petit jeu amusant.

Il y avait toujours quelqu’un qui y mettait fin d’une manière ou d’une autre. Dans son cas, elle avait fini marié à la seiche. Elle avait peut-être regretté, mais avec le temps, elle appréciait son époux. Il était ce qu’elle avait toujours voulu des hommes. Elle ne voulait pas être prise avec un homme qui espérait qu’elle reste gentiment sans rien faire. Dagon la poussait à se dévoiler, à lui montrer quelle femme elle était vraiment. Il lui apprenait à contrôler ses accès de colère. Elle était une combattante et très loin d’une mère au foyer. Elle avait besoin de respirer. Deux petits poulpes ne l’arrêteraient certainement pas. Elle continuerait d’avoir ce rêve de reprendre la mer en tant que capitaine. Elle se leva et se dirigea vers un petit bureau où se trouvait la lame de sa mère. Elle l’amena à L’Édenteur avant de lui offrir un sourire.

Dagon me l’a ramené ainsi du Nord. Inutile de dire qu’elle a passé un mauvais moment.


Les deux morceaux étaient bien distinct, mais il n’y avait que lui qui connaissait réellement son travail. Il savait qu’elle tenait à cette lame plus qu’à tout ce que la famille Bonfrère possédait. Elle n’Avait jamais eu la force de porter une hache comme plusieurs. Elle préférait plus facilement le maniement d’une épée et celle de sa mère était le dernier souvenir qui lui restait de la Bonfrère.




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Message Lun 22 Avr 2013 - 18:53

Les algarades de couple ! La plupart étaient dignes des comédies que l'on jouait sur les tréteaux, une véritable perte de temps que le titan ne parvenait pas à concevoir. Toutes les épouses finissaient-elles donc par désirer arracher la tête de leur mari, comme le disait si bien la sylphide ? Qu'en était-il, dans ce cas, de leurs pauvres mâles ? Dagon était certainement l'un des quidams les plus circonspects des îles, mais en se remémorant toutes les tribulations par lesquelles il était passé en compagnie de l'ancienne dame de Cormartel, il ne doutait pas que le suzerain avait dû être inspiré par quelques envies de meurtre. Même si Lakdahr avait volontiers été le discret complice d'Aaricia, ou à défaut de cela, son plus fidèle spectateur, il confessait sans mal qu'il n'aurait guère jamais supporté un quotidien similaire. Les femelles avec lesquelles il avait partagé une séance de stupre n'étaient pour la majorité que des victimes de leurs ignominies, nombre de continentales s'étaient vues souillées, et les infortunées égarées des Cités Libres, comme l'avait été Serenei. Serenei... Et sa grossesse. A croire que toutes ses pensées finissaient irrémédiablement par converger vers sa concubine, qui serait bien la première à lui imposer des responsabilités auxquelles il n'aurait auparavant jamais songé. Ce que l'on qualifiait de miracle de la vie lui rappelait également qu'il prenait de considérables risques dans ses aventures libidineuses en compagnie d'Arkha. Cela faisait bien peu de temps qu'ils se coudoyaient d'une façon somme toute impromptue, la luxure les rapprochait, fait dont il ne se lamentait nullement. Il se surprenait même à craindre qu'elle ne connaisse le même sort maternel que sa sirène de Volantis, perspective qui ne l'aurait même jamais effleuré il y a encore quelques semaines. Ses méninges étaient de trop en effervescence depuis qu'il avait été mis au fait de sa future paternité, mais une fois l'huis passé et ses forges retrouvées, nul doute qu'il ne penserait plus à tout cela.

En revanche, le titan fut pantois d'apprendre que Sargon était le responsable de ce mariage qu'Aaricia n'avait, au début tout de moins, jamais désiré. Il n'avait donc suffit qu'un susurre glissé dans l'oreille pour que le décapode doré fende les mers sur la Sirène Noire, jusqu'à Grand Wyk, pour y ravir l'une des plus belles donzelles de l'archipel ? Quelles étranges circonstances, il se demandait bien à quelle fin le Harloi avait agi de la sorte, pour finalement continuer de folâtrer avec celle qu'il avait sciemment condamnée à devenir une Greyjoy. Il ne parviendrait décidément jamais à comprendre ce bougre, tous ses agissements lui paraissaient dénués de sens. Tout cela le faisait davantage s'interroger sur la relation qu'entretenaient le capitaine de la Veuve Salée et l'épouse de son demi-frère, question à laquelle il n'aurait peut-être jamais de réponse, et c'était certainement mieux ainsi. Le mestre fêvre préféra se concentrer sur l'arme morcelée qui lui fut donnée, et dont il se saisit délicatement, comme par respect pour ce que cette estoc brisée pourrait représenter pour son amie. Il écouta attentivement les paroles de la dryade tout en promenant ses noires agates sur l'objet, qu'il observa sous différents angles avant de rendre son verdict.

« Au moins elle a dû en trancher du continental, la lame est pas mal émoussée, même si elle avait pas été brisée l'aurait fallu lui r'faire une jeunesse à ta belle. » L'Edenteur n'était pas sans savoir la valeur sentimentale de cette épée qui ne payait guère de mine ainsi, que la nymphe avait hérité de sa défunte mère s'il ne se fourvoyait pas. Une raison de plus pour s'en occuper en toute priorité et pour y mettre un soin tout particulier. Il garda le bien dans son immense paluche et releva le regard sur son interlocutrice, à laquelle il adressa une risette confiante. « Rien d'grave t'en fais pas, j'devrais pas en avoir pour trop longtemps à la r'mettre en état et j'te la rendrai comme neuve. J'vais même m'y mettre tout d'suite, ça m'fera pas de mal de forger ici plutôt qu'à Pyk. » C'était bien connu, plus loin il se tenait du suzerain des Iles-de-Fer, mieux il se portait. Mais avant de quitter les lieux, il ne put s'empêcher une lorgnade en direction des deux berceaux, se souvenait de la raison initiale de sa venue. S'il n'en avait rien dit, il était secrètement rassuré de constater que la jeune femme se portait – presque. - merveilleusement bien après son accouchement, il espérait qu'il en soit de même pour Serenei lorsque son tour viendrait. « Merci d'avoir pris un peu d'temps pour un drôle comme moi Aaricia. J'repasse te voir plus tard, ça t'va ? Et si Zach' revient entre temps, dis lui de m'rejoindre, ça m'fera pas de mal de voir sa p'tite tête de poulpe. » Il ponctua le tout d'un ricanement, et après un dernier regard, il se dirigea vers la porte pour se retrouver dans le corridor et prendre le chemin des forges de l'illustre demeure.




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