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Branston chez les Tortues

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Message Jeu 21 Mar 2013 - 22:44

Les cliquetis de la chaîne composée d’argent, d’or, de fer et d’autres métaux résonnaient dans les rues de Villevielle. Les rues étaient désertes et l’heure avancée n’était pas seule cause. Le Fléau poussait les petites gens à se garder de sortir rendre visite au risque d’être infectés. Des infectés il y en avait des tas et morts pour la plupart. L’atmosphère de la ville s’en trouvait changé sans parler de l’odeur. Pas une odeur de pourriture dû aux corps en décomposition, mais une odeur de mort, comme si incarné par le Fléau elle faisait savoir qu’elle pouvait prendre celui ou celle qu’elle voulait. Les septons et religieux de tout poils avaient beau se fatiguer en prières incessantes, la population continuait inexorablement de fondre comme neige au soleil. Branston en avait été directement touché par la mort de mestre Jeor, juste parmi les juste de la Citadelle, mort pour avoir trop côtoyé les infectés en voulant les secourir. Il fallait trouver une cure à ce mal qui menaçait d’anéantir la population du Bief, des Terres de l’Ouest et même de Port-Réal. Alors qu’il faisait une sortie de veille sanitaire dans la nuit brumeuse, Branston entendit tousser. Au détour d’une rue, une petite impasse dans laquelle on pouvait voir un homme appuyé contre un mur toussant encore et encore. Au bout d’un moment l’homme tomba à genoux à cause de la toux et des convulsions. Branston s’approcha doucement mais sa chaîne trahit son arrivée.

« Un mestre ? Enfin un homme de bien ! Aidez moi mestre, soulagez mon fardeau… la douleur est si grande… je ne peux plus approcher ma famille de peur de les contaminés… Vous devez me soigner, s’il vous plaît… »

Les signes du Fléau étaient très clairs et cet homme était tellement atteint que rien ne le sauverait. Branston l’assit sans un mot. Une fois installé près du mourant il mit un masque pour se couvrir le visage et limité la contagion. Comme il transportait une armoire à pharmacie sur son dos, Branston entamait la préparation d’un remède. L’homme semblait heureux de le voir en action. Il devait être persuadé qu’il aurait entre les mains un remède efficace sous peu. Une fois le remède prêt, Branston aida l’infecté à boire et assez rapidement celui-ci s’effondra sur le mestre. Doucement il l’allongea sur le dos et lui ôta les vêtements. Branston avait la gorge sèche et des idées violentes lui secouaient la tête. Il sortit un couteau et le posa sur la peau du cobaye. D’un coup la brume envahit la ruelle et impossible de distinguer le corps.

« AAAAAH ! »

Le cri le fit sursauter. Dans la ruelle embrumée, au bout, une silhouette se détachait, d’elle émanait le cri suraigu. Sa vue se troubla et il vit le sang apparaitre. Il en avait des mains aux coudes et aussi un peu sa robe de mestre. Par terre, gisait un corps inerte ouvert du sternum à l’aine. Il pouvait voir le cœur battre, les poumons se gonfler et multitudes d’autres organes. Il plaqua ses mains sur son visage pour reprendre son souffle et oublier cette vision. Il sentait le sang coaguler sur son visage.

« Pourquoi ? … »

Un râle, c’était un râle qui exhalait ce pourquoi. C’est agité de convulsion que ses mains se retirèrent de son visage pour retrouver le corps de sa victime les yeux grands ouverts.

« Pourquoi ? … »

Il voulut crier mais impossible. Le cadavre se leva et fondit sur le mestre.

« Pourquoi m’as-tu fait ça ?!»

Le réveil fut rude. Dégoulinant de sueur et marmonnant des « pourquoi», Branston se rappela où il était et pourquoi. Sa cabine n’était pas grande et son lit finissait tout juste à la porte d’entrée. Il lui fallut encore un temps certain avant d’entendre que l’on tambourinait à la porte. Derrière celle-ci un gamin d’une dizaine d’année. Il semblait inquiet :

- Ca va m’sieur ? Z’arrêtez pas de crier depuis un moment…

- Rien de grave mon garçon, rien qu’un mauvais rêve. J’espère que tu es en forme, car aujourd’hui tu vas me lire une partie d’un livre que tu vas choisir.

Les deux prirent le chemin de la cabine du capitaine. Celle-ci était près de trois fois plus grande que la sienne sans compter la pièce séparer comportant le lit. Il y avait un bureau avec des cartes maritimes, un tas d’instruments de mesures et une bibliothèque relativement fourni. On y trouvait une large gamme allant du livre sur la navigation à un répertoire de chanson et du livre sur l’histoire des Sept Couronnes en plusieurs tomes à reliure de cuir aux carnets de bords du capitaine attaché par une simple ficelle. L’enfant choisi un livre sur les Rois Targaryens. La lecture était encore saccadée mais rien de très gênant. En deux jours Branston avait réglé les plus gros problèmes et n’écoutait que d’une oreille distraite l’enfant.

Cela faisait trois jours qu’il était à bord de la Tortue qui vogue. Cela faisait moins d’un an qu’il avait été jeté de la Citadelle et Branston avait besoin d’air frais. Au début il se voyait parcourir le Bief et aider tous ceux qui en avait besoin, mais le Fléau avait tellement touché le Bief que partout où il allait le Fléau était là. C’est là que ce rêve a commencé à l’obséder chaque nuit. C’est donc pour fuir le Bief qui dut après la maladie affronter la sécheresse qu’il arriva dans les Terres de l’Orage. Passant par Lestival, il finit dans la ville des Swann où il rencontra le capitaine dans une taverne. Là, il apprit que Lord Estremont était très malade et que ses fils cherchaient des gens compétents pour retarder l’inévitable. Y voyant le moyen d’entrer dans de bonnes grâces d’une grande famille, il demanda la permission d’embarquer. Ne voulant pas perdre ses précieuses pièces d’argent, Branston avait proposé son aide au Capitaine en échange de la traversée entre Pierheaume et Pierreverte. Le capitaine avait sauté sur l’occasion pour lui demander de parfaire la lecture, l’écriture et d’aiguiser la curiosité de son fils. Le capitaine ne voulait pas voir son fils suivre la même voie. Le lendemain il montait à bord du bateau. Quand Branston ne s’occupait pas du fils, il discutait de tout et de rien avec le père. Celui-ci venant de l’île d’Estremont pus l’informer des choses à savoir. Les Estremont avaient à leur tête Lord Bryce qui était malheureusement malade. Son héritier Gunthor était apprécié du peuple mais fuyait ses responsabilités et passait le plus clair de son temps au bordel ou à la taverne. Son cadet Edric était un érudit et restait sur l’île pour un jour être le conseiller de son frère pour la gouvernance. Voilà les deux hommes qu’il devait voir, Gunthor et Edric.

L’arrivée sur l’île d’Estremont se fit en début de soirée lorsque le ciel commençait à se teinté de rose. Vertepierre n’était pas une immense cité mais à défaut semblait vivante. Le Capitaine lui avait appris qu’environ deux mille âmes résidaient ici et que la vie y était calme. Le port n’était pas tellement impressionnant par sa taille mais plus par la flotte qui était à quai. La famille dirigeante, vassale des Barathéon pouvait se gargariser de sa flotte : trois galères, deux galéasses et cinq dromons. Les immenses navires devaient pour le moins donner une impression de sûreté aux habitants. La nuit tombait et Branston se mit en quête d’une auberge pour passer la nuit. Il trouva une auberge assez vite. Il n’y avait pas grand monde dans celle-ci et le tenancier semblait ravi de voir un client et il le fut d’autant plus quand Branston demanda une chambre. Pour ce qui était du paiement, Branston essaya de négocier en racontant qu’il était venu après avoir entendu parler du mal du seigneur local et qu’il escomptait bien le soigner, or donc il ne pourrait payer d’après et via une récompense certaine qu’il attendait des frères Edric et Gunthor. Son marchandage marcha bien mieux que prévus. Le seigneur étant très proche de la population, il était très apprécié, ainsi en apprenant que Branston comptait le soigner, l’aubergiste lui offrit la nuit, le repas et même à boire. Durant le repas, la salle se remplit tant et si bien qu’après son dessert avalé et sa coupe de vin, Branston préféra se retirer dans sa chambre et fuir le brouhaha. Le voyage n’avait pas été des plus épuisants mais le mestre déchus ne tarda pas à sombrer dans ses cauchemars les plus sombres.

« Pourquoi ? … »

Un cri, un sursaut, un mauvais réveil. Une fois de plus ce rêve le priva d’une nuit réparatrice. A défaut, Branston voulut se plonger dans un livre mais d’ne bas, dans la salle de l’auberge des chants paillards retentissaient. Intrigué de savoir comment et qui avait pus fédérer tous les soulards de la salle autour d’une chanson, il descendit voir. En bas, ce qu’il vit était à peine pensable : Les hommes étaient debout le long des murs, corne à la main et chantaient ou du moins essayaient pendant qu’au centre un jeune homme d’une carrure impressionnante tonitruait la balade salasse en tournant autour de la serveuse. Tout prit fin quand la serveuse toute rouge quitta la salle en gémissant. L’instigateur de toute cette mise ne scène finit par remarquer Branston et voulut s’excuser pour l’avoir réveillé. Branston riait encore et de bon cœur tant la scène était grotesque. Bien qu’il n’en fût pas sur, la description qu’en avait fournit le capitaine collait.

« Ser Gunthor Estremont je présume ? Je suis Branston et à défaut d’être de votre condition je suis érudit de tout ce qui concerne la médecine. Ainsi je réponds à votre demande concernant votre père. Je n’aurais pas la prétention de dire que je vais le soigner, mais je peux vous assurer que je puis mettre tout mon savoir à votre disposition »

La salle se tut instantanément, le chevalier perdit son sourire et l’invita à s’asseoir. Branston eut l’impression d’avoir touché la corde sensible.





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Gunthor Estremont
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Message Dim 24 Mar 2013 - 16:02

La mer était démontée alors que les hommes d’équipage du vaillant rejoignaient le Port Principal de Vertepierre. Debout en proue de son navire, le Parangon d’Emeraude se laissait baigner par les vents, la face balayée par les embruns marins trempant sa longue chevelure auburn emmêlée par le souffle des nuées. Regagnant son poste pour diriger la manœuvre, l’ainé de fratrie Estremont tonna de sa voix de Stentor pour diriger les hommes et longer le quai en toute sécurité. Bien des instants plus tard, l’équipage enjoué débarquait sous les gouttes d’un Orage naissant, éponyme aux terres qui les avait mis au monde. Comme de coutume, les hommes longèrent les quais pour en finir par déboucher sur l’enseigne tant estimée de la taverne qu’ils avaient pour habitude de fréquemment occuper. Quelques éparses individualités occupaient la grande salle chauffée par un important feu de cheminée et alors qu’il saluait l’amical tenancier, Gunthor en vint à passer commande d’un festin à son attention comme à celle de ses hommes. On ripailla sans modérations, dinant de volailles comme de poissons grillés accompagnés d’oignons salés. Les hanaps volaient et l’abus de bière totalement avoué, l’équipage s’emplissant la panse du puissant breuvage brun à l’arrière-gout râpeux. Barbe émaillée de jus de viande, le Capitaine du Vaillant administra une claque violente dans le dos de son second quand ce dernier vint à triompher d’un quelconque matelot dans un bras de fer qui électrisa l’assemblée. Affable et enjoué, l’Héritier de Lord Bryce en vint à beugler de prime abord les paroles de « la Femme du Dornien » en compagnie de ses hommes que l’ivresse continuait de dérider. Sa colossale carrure au service de sa bonhomie, Gunthor en vint à jeter sur ses genoux une des servantes de la taverne, intimant à la gueuse de se fendre d’un chant paillard en sa compagnie. Le rouge monta vite aux joues de la domestique quand le Capitaine plongea ses lèvres à son cou, dévorant ce dernier un court instant avant que la soubrette ne fuit en poussant un rire cristallin. Pourpoint de Vertepierre maculé de tâches incombant à la boisson comme au festin, le chevalier aux larges épaules surprit la descente d’un être à l’allure voutée que leur fête improvisée avait surement importuné. Affable et un brin moqueur, l’Héritier leva en sa direction une chope emplie de bière, lui intimant de s’approcher alors que son timbre guttural l’apostrophait :

« Ola vieil homme… Excusez notre humeur, mais rien n’est plus heureux qu’un marin retournant à bon port ! Approchez donc et joignez-vous à nous ! » Et alors qu’il apostrophait l’aubergiste d’un claquement de doigts, lui intimant d’apporter de nouvelles denrées, le fils ainé de Lord Bryce fut cueilli par la sailli verbale de l’énigmatique personnage. Et soudainement, l’assemblée se tut tout à fait. Ses pupilles de jade virant vers l’émeraude scrutèrent durement l’étranger alors que, d’un mouvement de tête, il lui intimait de venir s’assoir à ses côtés. A peine l’inconnu assis, Gunthor s’anima d’un mouvement puissant, enserrant de son immense paluche le menton du dénommé Branston dont il manipula la tête de toute sa directe puissance, cherchant à mieux voir le cou de ce drôle d’oiseau. Après quelques manipulations brutales qui n’eurent rien d’agréable, le Chevalier repoussa l’étranger d’un mouvement nonchalant pour le voir s’encastrer dans le dossier de son siège improvisé. Grattant sa barbe, Gunthor ne savait que penser de l’absence de Chaine au cou de cet olibrius. Finalement, il déplia sa lourde carcasse pour toiser le voyageur de toute sa haute taille et tonner de son timbre qui n’avait plus rien d’avenant désormais : « Suivez-moi ! »

Marchant d’un pas décidé vers la sortie de l’établissement, le Capitaine du Vaillant laissa sonner une bourse à l’intention du tenancier. Déployant ses grandes enjambées, il força très probablement le petit homme à accélérer alors que la pluie mouillait sa face au point de progressivement le faire dégriser. Passablement imbibé d’alcool, son pas ce fit néanmoins assuré alors qu’il remontait la chaussée boueuse menant aux portes de la séculaire forteresse de Vertepierre. Muet et ne semblant pas accorder d’attention particulière au gratte papier emboitant ses pas, le colossal personnage se fendit toutefois d’un ordre aux Gardes, intimant à ses derniers de le laisser passer alors qu’il commandait à un domestique d’aller faire chercher son frère, où qu’il puisse se trouver ! Prenant la direction des cuisines, Gunthor s’y installa comme si de rien n’était. Moins d’un instant plus tard, des victuailles couvraient une table où l’héritier était accoudé et, dans son dos, deux servantes s’agitaient à raviver un feu pour réchauffer le chevalier détrempé. Défiant et suspicieux, il n’invita point Branston à le rejoindre, préférant s’en remettre au jugement de son frère avant de pleinement se livrer. A titre préventif, il posa sur la table la hache d’abordage dont il avait l’habitude d’user. La chose aurait le mérite d’être claire…

Scrutant l’étrange invité de ses yeux verdâtres, Gunthor congédia finalement les domestiques, leur ordonnant de se tenir non loin des portes et de n’autoriser l’entrée qu’à son cadet. Désormais seul avec son convive, le chevalier aux larges épaules engloba de sa gargantuesque paluche un pichet de vin que son incompétence œnologique aurait tôt fait de ne point savoir identifier. Sans quitter Branston des yeux, il entreprit d’en vider une bonne partie du contenu à grandes lampées. Finalement, il en vint à faire glisser le contenant sur la table en direction de son hôte, et alors qu’il entreprit de se rassasier de fromage fait, la voix du Parangon d’Emeraude tonna avec rudesse : « Buvez ! » Et par la même, instaurer les régles de l’hospitalité envers son invité. Comptant, toutefois, sur la bonne fois de son hôte, Gunthor songea un instant que commencer à l’enivrer serait un bon moyen de s’assurer la véracité comme la sincérité de ses intentions. Et puis, après tout, du fait de sa puissante stature, il serait tout juste guilleret quand son hôte en viendrait à cracher repas comme entrailles sous les coups de la boisson. Oui… Le plan semblait parfait ! Aussi patienta t’il dans l’attente de son frère en forçant le dénommé Branston à régulièrement se rincer le gosier !

« D’ordinaire, JE suis celui qu’il est impossible d’éveiller ! » Finit-il par souffler alors que son cadet passait la porte pour les honorer de sa précieuse compagnie. Là où Gunthor brillait par la célérité de ses bras, Edric bénéficiait de la vitesse de l’esprit. Aussi, l’ainé s’en remettait souvent au jugement de son cadet sur bien des faits, l’amenant parfois à partager des situations pour le moins… Chargeant vers son petit frère, l’ainé se fendit d’une accolade aussi bourrue qu’énergie, offrant la désagréable sensation de se faire câliner par un ours à la fourrure auburn. « Il dit pouvoir soigner père ! » S’exclama Gunthor en désignant le dénommé Branston du menton, se targuant d’un raccourci immédiat alors que l’étranger ne lui avait jamais réellement promis telle chose, seulement la volonté de pouvoir essayer. S’en retournant vers la table et ses denrées, l’Héritier laissa ainsi son hôte aux bons soins de son cadet…
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Edric Estremont
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Que trépasse si je faiblis

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Message Ven 3 Mai 2013 - 15:46

La nuit s'était emparée de Vertepierre et de l'île d'Estremont mais Edric n'était pas pour autant au repos. Depuis que lord Bryce avait succombé à un mal inconnu, le jeune noble œuvrait souvent aux côtés du mestre de la citadelle à la recherche d'un remède quelconque. Malheureusement, il avait du se rendre à l'évidence, aucun des ouvrages de la bibliothèque de Vertepierre ne semblait receler la réponse à leurs questions et l'érudit à leur service ne savait toujours pas à quel mal il avait affaire. Pire encore, aucune des missives qu'ils avaient envoyées n'avait obtenu de réponse pour le moment ! Aussi, c'était avec quelques réticences qu'Edric avait du prendre le rôle qui lui incomberait certainement plus tard, celui de conseiller son aîné. Si Gunthor avait des qualités martiales et de capitaine indéniables, il n'en allait pas de même pour tout le reste et sans l'aide d'Edric, il se ferait avoir par le premier noble venu... A moins qu'il ne le fasse enfermer avant, ou pire. L'esprit, c'était ce qui manquait le plus à l'Héritier de la Tortue et pourtant le mestre avait bien cherché à l'éveiller en lui. Mais il semblait évident que tout homme ne semblait pas être fait pour le posséder !

Aussi, la maison Estremont devant bientôt rendre visite aux Princes de Dorne, Gunthor allait devoir négocier au nom de son père avec un homme qui n'était pas réputé pour sa douceur. Et sans l'aide d'Edric, on risquait d'aller au devant de soucis diplomatiques de très grande importance. C'était pour cela que le jeune Estremont faisait des recherches sur Dorne et sur les coutumes de ce peuple. Oh, cela ne lui était pas inconnu pour autant, mais il ne s'y connaissait pas réellement non plus. De plus, s'il avait souvent côtoyé des Dorniennes, il ne savait pas encore quoi penser de leurs homologues masculins... Il y avait toutefois fort à parier qu'il serait plus difficile d'amadouer le Prince de Dorne que la jeune Gargalen... Même si là encore, c'était plutôt elle qui avait fait tout le travail. Les Dorniens étaient réellement surprenants ! Plongé dans sa lecture, Edric fut soudainement interrompu par le son d'une personne qui frappait à la porte de son étude. Autorisant le domestique à entrer, il fut quelque peu surpris par les propos qu'il lui tint ensuite et cela même après l'avoir fait répéter une seconde fois. Visiblement, ser Gunthor était entré, se trouvait à la cuisine avec un homme étrange et requérait sa présence. Qu'est-ce que son aîné avec donc encore pu trouver comme idée ?

Soupirant, Edric renvoya le domestique, rangeant les affaires qu'il était en train d'utiliser et quitta les lieux pour traverser le donjon et rejoindre les cuisines, au sous-sol. Première constatation, le feu était allumé, la table couverte de nourriture et Gunthor s'empiffrait, non sans avoir pris la peine de déposer sa hache sur la table. Au moins avait-il eu la présence d'esprit de ne pas rester seul avec un étranger ! Il serait peut-être quand même possible de faire quelque chose avec lui. Ses observations durent toutefois s'arrêter là, Gunthor se levant avec rapidité pour venir lui donner une violente accolade en déblatérant d'obscurs propos. Qu'était-ce donc encore que cela ? Jetant un œil à l'homme dont il était question, Edric ne s'adressa pas directement à lui, prononçant ses premières paroles pour son frère. « Et tu as donc jugé utile d'autoriser un étranger dont tu ne sais rien à pénétrer dans notre donjon, en pleine nuit ? » Pour sûr, cela n'était pas le plus logique, surtout au vu des circonstances ! On ne savait jamais ce que pouvait vouloir cet homme, surtout s'il faisait de telles promesses. Lorgnant sur la hache, Edric n'en dit toutefois pas davantage et il fut volte-face vers l'homme dont il était question.

« Est-ce que ce que dit mon frère est vrai ? Qui donc êtes-vous pour certifier de telles choses ? Seul un fou oserait faire de telles promesses à un noble seigneur... » Il était vrai que rien n'affirmait qu'il ait pu dire cela mais ce n'était pas grave. Quand on s'entretenait avec la noblesse, il fallait prendre garde à ce que l'on pouvait bien dire ! « Quel savoir pourriez-vous posséder qu'un mestre de la Citadelle ne détiendrait pas ? Parlez. » C'était sans doute là le point le plus important et il était évident qu'Edric ne ferait pas confiance à cet étranger tant qu'il n'en saurait pas plus. Un rebouteux venu du Bois-la-Pluie ? Un étrange profiteur ? Pire encore ?



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