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[Edarra - Asafa] De l'importance de la famille

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Asafa Ferboys
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Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
♦ Missives : 261
♦ Missives Aventure : 114
♦ Arrivée à Westeros : 27/04/2012
♦ Célébrité : Haaz Sleiman
♦ Copyright : Maron martell
♦ Doublons : aucun
♦ Age du Personnage : 25
♦ Mariage : Promis à Rahéna Qorgyle
♦ Liens Utiles : Fiche de présentation
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Message Mer 20 Mar 2013 - 10:28

Le voyage avait été long, fastidieux et peu confortable. Même pour la délégation Ferboys, pourtant habituée à traverser les sauvages et hostiles contrées désertiques de Dorne, traverser le désert séparant Ferboys du Grès n'était pas une sinécure. Aussi, après plusieurs jours de voyage, ce furent donc les deux cousins d'Edarra avec leur escorte ayant fait le déplacement jusqu'à la forteresse ocre de la maison Qorgyle qui rentraient au bercail, rompus, épuisés, salis et fourbus par leur long et pénible périple. Des traces de sel se dessinaient sur les robes des destriers ainsi que sur les vêtements des hommes des Osseux, signe de l'épuisement et de la longueur du trajet. En tout et pour tout, Tayeb et Asafa avaient quitté Ferboys il y a de cela près de deux semaines et ils ne rentraient que maintenant, les traits tirés mais visiblement ravis d'en avoir enfin terminé avec cette procession.

Le retour avait été, comme l'aller, monotone, tranquille quoi que fatiguant. Cela le rendait certainement encore plus insupportable pour les Dorniens Salés des Osseux, car l'ennui pointait alors bien rapidement le bout de son nez. Et si l'on ajoutait un climat rude et une chaleur étouffante, alors très vite un simple voyage visant à sceller la future alliance entre le géant des Osseux et l'héritière du Grès prenait une difficulté toute autre. La colonne, composée d'une petite équipe de sept hommes et de trois servantes voyageant sur une carriole suivant le cortège, pénétrait enfin dans la légendaire cité des Osseux, dont l'imposante forteresse avait fait la réputation de la maison Ferboys, allant jusqu'à influencer sa devise. "Nous gardons la Voie", héritage de l'histoire de Ferboys, de cette imposante forteresse au pied de la chaine de montagnes des Osseux, passage obligé pour les Terres de l'Orage surplombant la séculaire cité Dornienne bâtie de pierres blanchâtres afin de conserver une certaine fraîcheur salutaire.

L'agitation régnait dans la cité, le marché battant son plein et la populace s'adonnant nonchalamment à diverses activités. Des gens discutaient tranquillement au milieu de la route, certains achetaient des produits, quelques marmots courraient au milieu de la foule en riant, bousculant quelques étals et vieillards, leur soutirant des râles et des protestations. Le cortège de Ferboys traversa les ruelles de la cité dans une relative indifférence, avançant au ralenti en se frayant un chemin parmi la foule peu concernée par le passage de sa noblesse en son sein. A part quelques mendiants et gamins s'approchant pour quémander quelques piécettes, se faisant bien vite rabrouer par les gardes et disperser sans ménagement. Quand finalement les cavaliers parvinrent à s'extirper de la foule colorée et bruyante de Ferboys pour parvenir aux portes de la forteresse de Ferboys, la troupe fit alors pied à terre, quelques servants prenant le relais pour s'occuper des montures et les conduire dans leurs box où ils recevront quelques soins salutaires.

Une fois dans la cour, la petite troupe se sépara alors, les gardes retournant dans la caserne pour y déposer leurs affaires, les servantes regagnant leurs quartiers et enfin, Tayeb et Asafa se dirigeant vers les appartements de la famille avec une certaine nonchalance. Dans la cour, le géant des Osseux prit toutefois quelques instants pour se pencher au dessus d'une jarre contenant de l'eau fraîche. Plongeant ses mains dedans, il s'aspergea le visage à plusieurs reprises et bu quelques gorgées pour se rafraîchir. Il ôta alors sa veste de voyage pour se montrer avec une légère tunique sans manche, laissant apparaître le torse large et puissant du guerrier. Il réalisa un brin rapide de toilette au dessus de la jarre, s'aspergeant le corps d'eau fraîche avec un plaisir non dissimulé. Dans un râle, il termina sa toilette et s'éloigna quelque peu.

- Haaaaa bon sang, ce que cela fait du bien !

Il se remit en route, le visage perlant de gouttes d'eau, et pénétra finalement dans le château. Il marchait rapidement aux côtés de son frère, mais celui-ci obliqua au détour d'un couloir, hélant Asafa au passage.

- Je vais regagner mes appartements, Asafa. Je suis épuisé et il faut que je range les présents de Dame Rahéna. Je te laisse.

- Fort bien. A plus tard, frère.

Le géant des Osseux reprit alors sa marche en avant, laissant son petit frère regagner ses pénates sans ciller. Il n'y avait eu personne pour les recevoir. A vrai dire, cela était plutôt normal, Asafa et son frère Tayeb n'était que les neveux du Lord, et si Tayeb était le mestre de la maison, Asafa n'était qu'un membre de la famille lambda au final. Certes, sa bonne humeur et sa sympathie le rendait apprécier des siens, mais il restait un membre de la famille négligeable. Aussi, nulle réception officielle n'avait été érigée pour les recevoir, et leur retour dans les murs de Ferboys s'était fait dans un relatif anonymat. Ainsi, le dornien salé ne croisa personne dans les parages jusqu'à ce qu'il arrive finalement jusqu'à sa destination. Il se trouvait alors devant la porte de la pièce et il toqua à celle-ci, attendant une réponse qui vint promptement. Asafa pénétra alors dans la chambre de sa cousine et, lorsqu'il aperçut Edarra, un large sourire illumina son visage. Elle se portait bien mieux que lorsqu'il l'avait quitté, ce qui le réjouissait, en sus du plaisir qu'il prenait à chaque fois qu'il revoyait l'héritière de la Forteresse des Osseux. En quelques pas à peine, il se précipita vers la jeune femme pour lui offrir une longue et sincère étreinte, ménageant bien peu au passage, la jeune femme, alors que son sourire se faisait plus grand.

-Edarra ! Qu'il est bon de te revoir... Tu es resplendissante, tu as l'air en pleine forme.

Le colosse déposa un baisé sur le front de sa cousine, et elle put sentir que ce dernier n'était pas totalement sec depuis sa toilette improvisée de la cour. Conservant son bras autour des épaules de la jeune femme, il sourit à nouveau, vraisemblablement ravi de revoir sa cousine ainsi après deux longues semaines de voyages. Asafa avait toujours été ainsi avec sa cousine, et son caractère jovial et franc se trouvait certainement décuplé par la présence de la jeune femme. Pour le coup, elle pouvait être certaine que son cousin était réellement heureux de la revoir...


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

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Message Dim 31 Mar 2013 - 21:37

Le vent soufflant sur les dunes et la rocaille est chaud, faisant danser l'air au devant de ma fenêtre. Menton en main, je regarde le lointain, le corps immobile et l'âme en ébullition. Je déteste être contrainte au silence et à la restriction, mais je me dois de m'y faire. Ma plaie guérit, mais le bandage sur mon épaule me serre. Je dois rester tranquille, sous peine de compter sur ma peau la première et la plus infamante des cicatrices qu'il soit : celle du souvenir d'un échec, d'une manœuvre que j'avais voulue parfaite, et qui ne l'était pas. Il n'y a que moi et ma garde-vie dans mes appartements pour l'heure, le silence nous forme un troisième compagnon qui sera bientôt parti. J'ai fait mander quelqu'un, la journée s'avance rapidement, je songe trop, je ne termine rien, l'agacement me ronge comme un poison d'humeur. Je soupire malgré moi lorsque ma servante passe l'huis menant à ce salon que j'affectionne, mais qui aujourd'hui – comme hier, comme le jour d'avant – m'étouffe autant que je m'y ennuie. Sur la petite table de bois noir au devant de moi, la lettre que je destine à Medger, mon frère « invité » à Port-Real depuis les événements de Murs-Blancs, n'est pas achevée. A dire vrai, je l'ai à peine entamée. Je tiens à lui écrire fréquemment, chaque semaine, au moins, toutefois je ne fais que me répéter dans mes dernières missives. Je m'inquiète pour lui, sans trop le laisser voir, mais mon cadet impulsif sera le lord Ferboys en devenir si mon oncle reste stérile et que je convole comme je le dois, aussi il me faut veiller sur son esprit. Ses convictions, je le sais, ne faibliront pas, même au milieu du fief de nos ennemis. Sa santé ou son moral me préoccupent bien davantage.

Je n'ai jamais su être réconfortante. Ma servante se poste derrière moi, presque à me toucher tandis que ma garde-vie reste statique, en silhouette familière et neutre siégeant en permanence dans le coin de ma vue. Toutes deux gardent un mutisme attentif en attendant que je veuille bien le briser. Je me redresse après une dernière œillade sur ce paysage que je connais par cœur mais dont je ne me lasse pas, et d'un ton passablement froid et sans un regard, je glisse à ma fidèle soumise. « Prépare mon bain, le lin devient insupportable. » Elle recule, acquiesce et s'en va, je me lève tout à fait, commençant déjà à me défaire des parures que j'ai passées sans goût et par habitude au matin. Ma garde-vie termine d'être une statue pour venir à moi, dénouant ma robe en mon dos avec cette application amoureuse que je lui connais et que je ne supporte que d'elle ; je suis nue quand la servante revient, avec deux autres de ses compagnes, les bras chargés de seaux fumants et les visages emplis de sourires avenants. Elles font tout pour m'être agréable, je ne fais rien pour le leur rendre – je n'ai rien à leur devoir ni à leur prouver, et je suis trop harassée par mes propres pensées pour avoir l'ombre d'une envie de plaire à une roture qui m'est de toute façon chevillée. Je me glisse dans l'onde, m'y plonge en entier dans un murmure d'eau et de chevelure froissée ; quand je m'extirpe, c'est avec une rage que seule ma raison contient que je retire le bandage gonflé d'humidité. Je chasse toutes les présences, sauf celle qui est indispensable tant à ma sauvegarde qu'à mes habitudes, et je lui impose d'un ton noir, presque boudeur. « Qu'est-ce que tu attends, viens m'enlever ça ! » Elle appuie son sourire, s'approche avec dévotion ; ses mains fraîches et délicates me libèrent et je consens à lui adresser un demi sourire auquel elle ne répond pas des lèvres, mais qui fait plisser son regard avec la frêle teinte d'envie que j'aime y voir.

Ses doigts passent sur ma blessure, je crispe les mâchoires sans toutefois me plaindre, et de cette voix éraillée, avec ce défaut de langage hérité d'une vieille blessure qui lui a laissé joue et langue mutilées, elle susurre. « Elle est presque entièrement refermée, maîtresse. Encore un peu de patience... _De ceci je n'ai plus, Tyerne. _Je n'ai pas de miracle au bout des doigts... _Sers t'en quand même. Masse-moi. _A tous vos ordres, ma jolie Edarra. » Je glisse un faible rire, puis un soupir alors qu'elle commence à délasser mon dos. Les cheveux dessinant des arabesques noires dans l'onde claire, je serre mes genoux des bras, clos les paupières. Un peu de sang s'écoule dans mon bain, ainsi que ma lassitude pour un temps ; au milieu des bulles mousseuses et de l'eau encore vaporeuse, elle termine de me dénouer les jambes, me dardant un regard brûlant. Je lui retire mon pied des mains sans brusquerie, soufflant. « Tu profites un peu trop de mon état. _J'en profiterai moins après votre mariage, maîtresse. » Elle fait une petite moue sauvage, qui fait prendre à sa joue marquée un pli curieux. Je sors du bac et de l'onde, essorant mes cheveux avant de lui faire signe de venir à moi. Enlaçant mon corps humide, elle pose son menton contre mon épaule intacte, moi je laisse mes doigts se promener contre son ventre. Je murmure à son oreille. « Nous verrons ça ce soir. Va me chercher des vêtements. » Elle veut effleurer mes lèvres, je l'en retiens d'un doigt qu'elle fait mine de mordre avant de l'embrasser finalement. « Très bien, » conclut-elle. « Ce soir. »

Ma chevelure est encore moite et Tyerne redevenue immobile lorsqu'on s'annonce à ma porte. Ma garde-vie se tend, je relève à peine la tête, m'attendant à une visite ordinaire. Je ne fais qu'un bref signe de la tête à Tyerne, afin qu'elle aille ouvrir, je vérifie quant à moi que mon bandage refait de frais ne se voit guère sous ma robe blanche. Quand l'huis s'ouvre, le seuil laisse place à la vision de mon très cher Asafa ; une légère surprise transparaît sur mon visage tandis que ma garde-vie s'efface, exprimant, elle, un faible déplaisir dont je lui laisse le droit, tant qu'elle ne l'exprime pas davantage. Il se précipite vers moi, à peine suis-je redressée parfaitement que je suis dans ses bras. Il dépose sur mon front une roseur que je sens aussi humide que mes cheveux, mais je ne m'en inquiète pas sur l'instant : le bougre me fait mal à me serrer autant ! « En pleine forme, oui, mais tu me broies, gros balourd ! » Je m'extrais de l'étreinte que la douleur m'a fait à peine rendre ; pour faire la monnaie de ma froideur, je laisse une main à son épaule que je caresse avec une familière aménité. Retrouvant un sourire léger ainsi qu'une contenance plus digne, j'essuie de ma main libre le visage emperlé de gouttes d'eau de mon cousin. « Toujours aussi pétillant, » entame-je sans laisser se définir clairement si j'estime que c'est une qualité louable ou un défaut notable. Je lève les yeux un instant devant le calme de ma journée envolé, comme si la chose pouvait me déranger au milieu de mon ennui latent puis, reposant mes yeux sombres sur les siens, je lui pince délicatement le menton comme je l'aurais fait à un enfant avant de me détacher tout à fait. « Hé bien, je ne t'attendais pas aujourd'hui. » J'aurais pensé recevoir un corbeau plus tôt, à vrai dire, nous informant, mon oncle et moi, du résultat de cette visite devant se conclure en fiançailles. Quelques pas plus tard, alors que j'approche de cette table où la lettre attend encore et trouve maintenant sans doute de quoi l'emplir de nouvelles intéressantes, je désigne un tas de coussins à Asafa avant de choisir le mien, et de m'y installer avec la grâce qu'on me sait et que j'exécute sans même plus y songer.

Je le considère, une fois installée, de pied en cap. Il va m'échapper – vraiment ? Il y a tant de temps que nous sommes inséparables, que toujours, partout où je vais, il est avec moi, compagnon fidèle, défenseur et plaie à la fois. Sa maladresse coutumière était le sel de mes rires. Je peine à croire qu'il sera l'homme d'une femme, et non plus de mille gourgandines, d'ici peu de temps. J'inspire avec détachement, le visage toujours paré d'une expression légère couvant mes soucis encombrants. « Tu dois être épuisé. J'ai quelques dattes encore, » glisse-je en lui désignant le plat d'argent sur lequel les fruits reposent, lui en proposant du geste. « Mange, et raconte-moi. Comment était le Grès ? » Je croise les jambes, en replie une sous moi. J'espère bien évidemment que cette union, maintenant tissée, se conclura, plutôt qu'elle échoue, ce qui apporterait une nouvelle ombre à notre tableau déjà bien souillé récemment, mais je n'en suis pas particulièrement ravie. Rahéna est ma cousine, elle aussi, de par ce père que j'aimais tendrement et dont le souvenir chaleureux m'accompagne encore, mais la nièce d'Osfryd n'est pas, loin s'en faut, une connaissance précieuse à mes yeux. Dire que nous ne nous entendons pas serait un euphémisme, ce que nous nous disons, nous nous le crions, ou nous le drapons de miel acide. La savoir bientôt proche de ce cousin dont je décris le visage familier comme pour y lire le début d'une marque de défiance à mon égard m'est aussi pénible qu'un sentiment puisse l'être ; la savoir également comme comptant parmi les amies de mon fiancé me pèse d'autant plus que ses velléités politiques sont connues. Elle est fidèle à nos ennemis, son caractère et son obstination, je les connais pour avoir sensiblement les mêmes. Une bataille s'annonce entre cette femme et moi, si ce n'est pas une guerre. Quelque part, tant mieux, j'aurai ainsi mille et un prétextes pour me mêler au Grès et faire entendre notre parole, insuffler au sein même du désert la conviction sincère que les Martell nuisent à Dorne, de par leur illégitimité renforcée par cette alliance de sang envers les Targaryen. Rahéna est l'héritière, elle sera bientôt la Dame du Grés, mais ses enfants seront aussi ceux de mon cousin. Si je ne l'ai pas elle, je les aurais, eux, à ma cause établie. Je ferai tout pour les faire plier.

Je roule une datte entre mes doigts, sans appétit pourtant, et ne la mords pas. Je peine à voir dans mon cousin quelqu'un à même de porter ma voix et celle de notre Maison. Asafa porte très bien le rire et la jovialité, mais ce n'est pas par des boutades qu'un libère une contrée. Avec un geste élégant de la main, ainsi qu'une très fausse et très mignonne curiosité, j'ajoute en dernier. « Et ce rassemblement dont tout le monde parle ? Tu iras ? La Maison Uller qui nous convie. Si ce n'est pas... Étonnant, de leur part. » Adresse, manœuvre ou folie ? Avec ces sauvages du désert, nulle certitude ne peut être établie. Si ce fameux Rennifer a la sensibilité politique d'une pierre, le lord Luan est, lui, réputé tant pour son sadisme que sa finesse. Il veut envoyer un message, je le devine, toutefois le dénouer avant l'aube de ce rassemblement est plus complexe. Veut-il montrer l'image d'une Dorne unie ? Soumise à son Prince ? Ou provoquer des heurts en forçant tant de nobles différents à avancer de concert ? Je mords finalement dans le fruit, jouant de mes lèvres sur la chair sucrée, la savourant à peine, toute à mes calculs et pensées. Oberyn y sera peut-être, là bas, à défiler pour le Prince – et pas auprès de moi. Je mâche avec un peu plus de force, déglutis une pointe de rage avec ma salive. Il me faudrait du vin, tiens. Faisant un signe à Tyerne, je lui impose d'en faire apporter. Ce ne sera pas de trop pour digérer les quelques vérités qui ne tarderont pas à venir.
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Asafa Ferboys
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Message Jeu 4 Avr 2013 - 9:55

Asafa se mit à rire franchement alors que sa cousine lui signifiait qu'il lui causait quelques douleurs par son étreinte. Le Ferboys était un individu jovial et il était évident que de revoir sa chère cousine le rendait presque euphorique. Conservant son bras autour des épaules de la belle héritière de la forteresse des Osseux, pour quelques temps encore, il se laissa gratifier de quelques marques d'affections de la part d'Edarra. Il sourit, sincèrement, car il savait que ces démonstrations chaleureuses étaient très rares chez sa cousine, et surtout réservée à une cercle incroyablement réduit. La Dornienne Salée était une femme que l'on disait froide, distante et calculatrice et Asafa savait qu'il faisait partie des très rares personnes à bénéficier de son estime réelle et de son affection profonde. Et cela était réciproque, Asafa étant surement le pendant très sociale et incroyablement tactile de sa noble cousine, pourtant cette dernière restait sans doute la seule personne, à l'heure actuelle, pour laquelle il serait prêt à faire n'importe quoi.

Savourant sans honte ces petits plaisirs procurés par les délicates attentions, le géant des Osseux n'offrit au départ rien d'autre qu'un sourire complice à sa cousine, suivant ses directives et s'installant sur des coussins à côté de la belle Edarra. En passant, il adressa un sourire agrémenté d'un clin d’œil à Tyerne, lui donnant cet air de crapule que la jeune héritière de la forteresse des Osseux connaissait si bien. Depuis leurs tendres enfances, Edarra avait pu observer ce regard malicieux et ces yeux pétillants moult fois chez son cousin, à chaque fois qu'il se préparait à faire ou à dire une bêtise. Et la Mère Rivière sait que, jeune, Asafa était un enfant facétieux. Foncièrement gentil, mais irrémédiablement toujours fourré dans les mauvais coups, à multiplier les petites bêtises comme de dérober la belle dague d'un noble de passage à Ferboys pour l'offrir à sa cousine, ou bien de jeter quelques crottins sur l'un des marchands du coin. Bref, durant leur enfance, Edarra fut confrontée bien des fois à ce regard qui bien souvent la mise dans le pétrin. Néanmoins, le dornien Salé s'arrangeait toujours pour recevoir l'intégralité de la punition et surtout pour protéger sa cousine de toute mésaventure. Il était d'ailleurs intéressant de noter que, désormais, les rôles semblaient même s'être inversé, même si le dornien Salé restait un personnage facétieux et taquin.

- Bonjour Tyerne. Comment vas tu ? Toi aussi tu t'es toilettée ou bien c'est ma présence qui te met en nage ?

Il se mit à sourire plus largement afin de ponctuer sa petite provocation amicale envers la garde-vie d'Edarra. Il était fort probable qu'il se doute de la nature de la relation existante entre sa cousine et Tyerne, néanmoins, il n'en avait jamais parlé, se limitant à quelques traits d'esprits plus ou moins drôle de ce genre. En fait, Tyerne avait la réputation d'être la seule roturière travaillant dans la forteresse des Osseux à ne pas être passée dans la couche d'Asafa. Une légende bien entendue fort exagérée, car tout au plus une petite poignée d'entre elle avaient succombé aux avances du sémillant personnage. Néanmoins, la froideur déployée par la jeune femme lorsqu'elle le renvoya à ses pénates souleva l'intérêt du Dornien qui, régulièrement, la taquinait, ce qui la renforçait dans son mutisme à son égard. Et ainsi la légende était née dans les couloirs de Ferboys, Asafa ne faisant rien, bien au contraire, pour contredire ces ragots. Edarra savait parfaitement que, dans le fond, Tyerne ne l'intéressait pas réellement, mais cela faisait partie du personnage. Finalement, le jeune homme se saisit d'une datte qu'il avale d'un trait, jouant avec le noyau dans sa bouche un instant et reportant son attention sur sa cousine.

- En tout cas, ça me fait vraiment plaisir que tu ailles mieux. J'aurais préféré ne pas quitter Ferboys tout de suite pour rester à tes côtés, mais Tayeb avait déjà organisé ce voyage. J'espère que tu ne m'en voudra pas.

Il tendit la pour porter une tendre caresse sur la joue de sa cousine avant de s'allonger plus confortablement sur les coussins, joignant ses mains derrière sa tête et croisant les jambes nonchalamment. Ses mots avaient été prononcé avec candeur et naïveté, comme d'habitude, comme s'il n'avait pas conscience de leurs implications ou plutôt, qu'il ne s'en souciait guère. Asafa n'était pas idiot, il avait parfaitement conscience des enjeux politiques de Dorne, ainsi que de la dangerosité de ses protagonistes, comptant parmi les plus mortels intrigants des sept couronnes. Pourtant, il avait toujours montré un certains détachement vis à vis de tout cela. Et Edarra savait parfaitement que le fait que la plupart des gens le considèrent comme un individu frivole, sans valeur et parfois même un peu niais lui convenait parfaitement. En effet, cela lui offrait une relative tranquillité car il n'était pas considéré comme un réel pion sur l'échiquier politique de ce pays, chose lui permettant de ne pas avoir à se soucier d'intrigues et de complots. Ainsi, Asafa poursuivit sur un ton léger, rebondissant sur le sujet du Grès. Un léger sourire apparut aux commissures de ses lèvres alors qu'il évoquait le voyage.

- C'est gentil, ça va, merci Edarra. Le Grès ? C'était... Chaud. Torride, voir étouffant. Sinon, c'était vraiment intéressant. Rahéna est une femme splendide, très intelligente, elle sait ce qu'elle veut. Elle me fait beaucoup penser à toi, je suis sûr que vous vous entendriez bien. Non, je ne suis pas à plaindre clairement ! Pour le coup, Tayeb a bien travaillé.

Il se mit à rire, un rire innocent, sincère. Lorsque Tyerne apporta du vin, le Ferboys se saisit d'une coupe avec un sourire, et la porta à ses lèvres. Edarra le questionnait sur la procession et il semblait rassembler encore ses pensées. Toujours aussi désinvolte, il porta une nouvelle fois la coupe à ses lèvres et répondit à sa cousine.

- La procession, oui... Je suis rentré pour prendre un présent pour le Prince et une plus grande escorte. Ta mère et notre Oncle voulaient que notre maison soit présente, néanmoins, avec ta blessure et Medger à Port-Réal, ils n'avaient personne à envoyer. Donc, ils m'ont ordonné de m'y rendre, de faire bonne figure et de me montrer gentil, affable et conciliant. Et de voyager avec Rennifer.

Il fait une moue plutôt déçue, comme si l'idée ne l'enchantait guère. Edarra connaissait l'inimitié liant le vieux lancier acariâtre à son frivole cousin. Néanmoins, en son absence et malgré ses réticences, le choix d'envoyer Asafa à Lancéhélion était pertinent. Il était sympathique, affable et respectueux du protocole lorsque cela était nécessaire. Lui demander de porter un présent au Prince, certainement pour apaiser les tensions à l'égard de la maison Ferboys le temps que celle-ci se remette correctement en selle, était pertinent. Son visage s'illumina d'un nouveau sourire alors qu'il se redressait.

- Au moins, je serais avec Anissa et Daärim. Ils seront présent. Je crois qu'Obéryn sera là aussi. Ça me fera plaisir de tous les revoir. Et puis, je ferais la route avec Rahéna... C'est vraiment dommage que tu ne puisse venir, j'aurais vraiment aimé que l'on puisse fouler à nouveau les routes ensembles, comme au bon vieux temps !


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Message Lun 6 Mai 2013 - 4:35

Tyerne darde une œillade taillée dans le Mur à mon cousin, lequel lui adresse une des petites boutades dont il a le secret et qui, chez lui, paraissent inépuisables ; je les laisse à leurs petits combats, tant qu'ils n'en viennent pas aux mains ou aux injures devant moi. L'un dans l'autre, je sais très bien que ça n'arrivera pas. Ma garde-vie est trop loyale, et mon cousin trop affable, pour que pareille chose finisse par arriver. Je suis consciente des quelques murmures qui suivent nos pas quand Tyerne et moi nous rendons dans ma chambre au soir, et je réalise parfaitement qu'en dehors de la forteresse, on pourrait jaser à propos de mes amitiés particulières envers cette femme à demi défigurée qui n'est jamais qu'une roturière, mais tout comme j'ai la culture de mon propre secret, j'ai aussi celle de l'indifférence envers le jugement des mœurs. Ma Dorne est libre et ne condamne pas la sensualité – certes, il se trouve que quelques chevaliers de ma connaissance pourraient ne pas partager parfaitement cette légèreté. Cependant, en dehors de mon oncle – qui s'est félicité de m'avoir attribué une femme et non un faiseur de bâtards – et de mon cher Edric – qui l'a appris en de toutes autres circonstances qu'au travers d'un bruit de couloir – personne n'a cru bon de commenter mes... Goûts en matière de compagnie. Aujourd'hui, en tous cas, l'affrontement entre Tyerne et Asafa s'arrête là, et ce dernier en reste sur son trait d'esprit soulevant l'idée qu'il sait, mais ne fait que gentiment se moquer. Je lui abandonne volontiers ce droit, j'ai parfois une certaine cruauté envers ses conquêtes d'un soir. Elle retourne à sa veille, lui revient à moi.

Mon facétieux cousin tend le bras pour me frôler le visage à peine sommes-nous installés au milieu de mes innombrables coussins, que j'ai fait jeter au milieu de mon logis dans une manie qui me date de l'enfance, et que je n'ai jamais abandonnée : fourbue ou énervée, j'aime à m'y lancer pour m'affaler de tout mon long, avant de m'y rouler, et de goûter au confort chaotique, sans grâce et sans exigence de cet instant aussi rare que savouré. C'est un petit quelque chose que je ne partage qu'avec les personnes qui me sont les plus intimes, une marque de confiance et d'affection à peine visible, tout juste sensible, mais que mes proches peuvent savoir justement parce qu'ils le sont. Cette démonstration me suffit et doit les satisfaire – quoiqu'il en soit, je ne montre guère davantage. J'ai permis cette caresse avec aménité, mais sans y montrer plus d'approbation que de répulsion, préférant garder un visage avenant mais neutre, attentif ; aux propos qu'il m'adresse, j'incline légèrement la tête de côté, les lèvres soulignées d'une moue un rien ironique. « Pourquoi t'en voudrais-je ? Ce mariage est une belle occasion, Tayeb a bien fait d'organiser le voyage... » Je laisse filer ma voix, lui donnant un tout petit appui, qui sous-entend pesamment mon appréciation de la chose. « J'aurais, tout comme Mère, préféré qu'il nous en informe avant le départ, et qu'il nous adresse un corbeau avant votre retour. » Je finis de rogner mon fruit et le déglutis sur un sourire, ainsi qu'un ton soudain plus léger. « Mais ce n'est rien. Je lui en ferai juste la remarque au passage ! » Et il sera dans son intérêt d'en prendre soigneusement note, au demeurant.

Le vin demandé, je replie une jambe devant moi, nouant mes deux mains à ma cheville pour m'étirer subrepticement les bras et faire jouer mon épaule sans trop en avoir l'air : ça tire encore, même si la souplesse me mon attache semble revenir. Asafa poursuit, commentant le Grès, sa chaleur et son héritière. J'affiche un sourire chafouin, coin des lèvres relevés, alors que mon cousin affirme que Rahéna et moi devrions nous entendre bien. Ah ! Si tu savais. « Moui, nous nous connaissons un peu, déjà, » glisse-je sans trop en dire pour l'instant, ni avoir l'envie de m'épancher plus que de raison sur les innombrables et séculaires conflits qui se jouent entre ma meilleure ennemie et moi. Oh, oui, c'est certain, j'ai beaucoup d'estime pour Rahéna, et je serai probablement peinée d'apprendre qu'un de ses scorpions l'a piquée, et qu'elle n'est plus ; ce n'est pas pour autant que je lui souhaite davantage que d'avoir la peau qui sèche et se plisse au plus vite, afin qu'elle ressemble bientôt à une sacoche de mauvais cuir. Si un vilain mal pouvait lui faire tomber les cheveux, j'en serais passablement ravie, par ailleurs. Ah, féminine vilenie ! Le cœur ragaillardi par ces images grotesques et futiles, j'ajoute sur un ton badin et délicat. « D'ailleurs, après avoir félicité Tayeb, et une fois que la procession sera achevée, je compte bien descendre au Grès. Il faudra présenter mes saluts à celle qui sera deux fois ma cousine, après tout, ce serait bien la moindre des choses. Je devrais être d'attaque à ce moment là. » Les coupes de vin nous sont portées, je soulève la mienne, fais mine de trinquer avant d'en prendre une lampée que je veux délicate. Ce voyage sera surtout là pour montrer mon retour, témoigner de mon absence de crainte du désert, rappeler à Rahéna que je reste présente, et que je le serai toujours dans l'entourage d'Asafa. Les colporteurs de ragots feront le reste : les autres Maisons de Dorne apprendront bien vite mon départ des Osseux, et sauront que je ne suis pas morte, ni en chair, ni en intrigues. Je laisse mon cousin tirer ses propres conclusions de ma décision déjà irrévocable.

Le vin me semble plus doux que la datte et je souris avec un amusement non feint à la moue de mon incroyable farceur, qui décidément parviendra toujours à me divertir, quelque soit le sujet ou mon humeur : au milieu d'un nid de vipères comme pourra l'être une procession recueillant une grande part de la noblesse dornienne – et l'expression est d'autant plus juste de que vipère, il y en aura cette Uller – il parvient à ne bouder que sa proximité du vieux lancier. Je pourrais envier l'insouciance de mon Géant, si je n'avais pas un caractère opposé à l'idée même de ne pas considérer les conséquences de quoique ce soit, mais force m'est d'avouer que la vie doit en être rendue bien plus facile. J'étire la jambe, lui donne un petit coup joueur du talon sur son genou. « Allons ! Il sera bien trop occupé pour aller t'épouiller, quant à toi, tu trouveras sans doute quelque part où regarder pour avoir un plus aimable paysage. » Je l'admets : le trogne renfrognée d'un Uller qui vous hait ne doit pas être le plus savoureux des spectacles. Ses derniers propos confirment les miens, et je hoche la tête une nouvelle fois. « Ah ! Tu vois, tu auras largement de quoi faire, et lui de quoi surveiller. Au pire, s'il s'approche de toi, dis-lui que tu as vu un Bieffois à l'horizon, il ira vérifier. » C'est glissé avec un sérieux de septon, que j'arrose d'une troisième lampée de vin, avant de tendre le bras pour reposer ma coupe un peu plus loin.

Me réinstallant bien, croisant les mains au devant de mon ventre et considérant un bref instant mon cousin avec un sourire dans lequel je laisse transparaître une pointe d'affection, je reprends après quelques secondes. « Tu sais comment faire si on te pose trop de questions, reste vague, détourne l'attention. » Je hausse légèrement les sourcils, d'une mine plus assurée qu'interrogatrice. « Je te fais confiance, tu agiras bien. Évite simplement de te faire manger des morceaux par la fille Uller. Tu y es parvenu jusque là, mais je crois que Rahéna préférera avoir un mari entier. » Qu'il se réjouisse de revoir une créature arborant une telle réputation me laisse un peu songeuse, mais après tout, j'envisage parfaitement d'aller rendre visite au lord Luan et à son oncle Rennifer – quelque part, il est là plus censé que moi. Je passe volontairement sur le sujet de mon chevalier, préférant ne rien soulever, et ne pas tendre le flanc à des plaisanteries qui me rognerait l'humeur davantage que de me la lisser, et préfère prévenir tout retour sur ce sujet précis en donnant l'estoc la première. « Nous voyagerons beaucoup dans les temps à venir, ne t'en fais pas. Je n'aurais pas été au mieux de ma forme s'il m'avait fallu partir dans l'immédiat, ça n'aurait pas été idéal... » Et la Mère Rivière sait qu'il m'en coûte de l'admettre ! « Mais peut-être voudras-tu que je t'attende pour m'en aller au Grès, à moins que tu ne préfères profiter de tes derniers jours d'homme parfaitement libre pour aller batifoler aux alentours de la Forteresse. » Je fais alors merveilleusement bien mine de me rappeler d'un petit détail, et prends une expression concernée et interrogatrice. « Oh, à ce propos... La petite Mallister n'a pas essayé de t'écrire, j'espère ? Il ne faudrait pas qu'il y ait trop de mauvaises rumeurs sur ce qu'il ne s'est pas passé entre vous, n'est-ce pas ? » Je ne suis pas dupe, je sais très bien que cette petite noble aux jupons vite froncés a eu tôt fait de céder à la gouaille de mon cousin. Je ne voudrais simplement pas que des conséquences imprévues et indésirables, comme par hasard, un père en colère ou une sœur désapprouvant la chose ne vienne entraver l'entente que les événements ont tissés entre nos deux Maisons. Non pas que j'ai le goût de retourner batifoler dans les terres au nord prochainement, mais d'innocentes missives peuvent toujours servir, et leurs sujets seront plus utiles s'ils ne sont pas empêtrés d'un sang virginal écoulé hors de ce mariage auquel ces gens tiennent tant. Quelle hypocrisie regrettable, vraiment !
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Asafa Ferboys
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Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
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Message Mar 14 Mai 2013 - 13:05

Alors que sa cousine évoquait son désir d'être informée par Tayeb son frère de ses plans de mariage concernant Asafa, ce dernier ne put retenir un petit sourire en coin. L’œil brillant de malice, la lady reconnut sans peine la moue de son cousin, pour l'avoir aperçu en de bien nombreuses reprises. Il se préparait à dire une de ses légendaires friponneries, une de ces petites piques criantes de vérité qui lui avaient attiré tant d'ennuis étant jeune mais qui les avaient tant fait rire également. Et cela ne manqua pas, alors qu'il lâcha ces quelques mots, à demi-hilare.

- Tu aurais aimé qu'il vous prévienne ? Voyons, ma belle Edarra, tu sais très bien pourquoi il ne vous a rien dit ! Ta mère est une sorcière qui semble vouloir plonger la maison de plus en plus dans la déchéance et toi... Il craignait que tu refuse que je sois détaché de ton service. D'un côté, je comprends pourquoi il a agit dans le secret. Mais au moins, il a placé des pions pour l'intérêt de la maison !

Une nouvelle gorgée de vin fut prise avec le sourire par le géant des Osseux, toujours aussi souriant malgré les propos qu'il venait de tenir. Edarra connaissait sans doute mieux que quiconque son cousin, avec qui elle avait tant partagé depuis leur tendre enfance. Elle savait d'ailleurs que le dornien salé était fidèle à sa famille et qu'il leur vouait un amour sincère. Toutefois, le traitement reçut par la mère de cette dernière lors de son retour désargenté l'avait certainement affecté d'une certaine manière, et de plus il n'était pas idiot. Il avait pu voir les erreurs de sa tante dans la gestion du domaine, son oncle n'étant au final qu'un pion docile, et les évènements à Murs-Blancs étaient simplement révélateurs d'un manque flagrant de jugeote de cette dernière pour Asafa. Et certainement que de voir la personne la plus chère à son cœur être blessée au cour d'une attaque de bandits, qu'il voyait comme le résultat de la débâcle initiée par sa tante, avait endurci son jugement.

Finalement, Edarra rebondit sur le sujet de sa future épouse et lorsqu'elle émit la possibilité de les rejoindre au Grès, un sourire sincère illumina son visage. Se redressant avec enthousiasme, il serra le poing en signe de victoire, arborant l'air ravi du gamin comblé par une nouvelle qu'il attendait et même qu'il espérait. Il s'approcha de sa cousine, saisit sa main libre et y déposa un baisé, contenant difficilement son sourire s'étirant jusqu'à ses oreilles dans une joie non feinte.

- Sérieusement ? Pour de vrai ? Par la Mère Rivière ! Tu me fais vraiment plaisir ! Tu restera quand même un certains temps, promets le moi !

Le jeune homme était d'une candeur enfantine, ce qui pouvait le rendre d'un certains point de vue attachant tant sa réaction semblait spontanée et sincère. Il se laissa de nouveau choir sur les coussins dans un râle de satisfaction. Visiblement, l'idée de pouvoir à nouveau profiter de la compagnie de sa cousine le rendait particulièrement heureux et il ne s'en cachait pas. Même lorsque le sujet retourna sur la procession des sables qui s'annonçait électrique, il restait jovial et enthousiaste, presque guilleret à vrai dire. Haussant les épaules, il porta une datte à ses lèvres dans laquelle il croqua, songeur.

- Oui, en effet... Cela ne serait pas vraiment drôle de finir embroché par ces fous. Et puis, mon orgueil m'infligerait une mort sans repos de n'avoir su jouir de la couche de mon épouse, n'est-ce pas ? Non, je serais prudent, promis. Et puis, en fin de compte, je commence à savoir comment les manipuler pour éviter qu'ils ne me mordent, les Uller...

Il rend alors à sa cousine son regard empli d'affection, et se prélasse tranquillement dans les coussins. Asafa a toujours été un hédoniste, profitant des plaisirs simples de la vie et tout dans son attitude renvoi cette impression que rien ne peut l'atteindre, qu'il est bien là où il est et que son crédo est de prendre du bon temps peu importe la situation. A vrai dire, il n'y a que l'arme à la main ou la rose entre les dents qu'il semblait prendre les choses à cœur avec sérieux et implication. Toujours souriant, il se montra à nouveau hilare lorsque la jeune femme aborda le sujet de leurs futurs voyages, ainsi que de leurs rencontres au Grès. Edarra connaissait fort bien son cousin, et elle savait parfaitement qu'il aurait certainement envisagé de profiter de son escale à Lancéhélion pour visiter quelques femmes de peu de vertus. Il était coutumier du fait, et ne se formalisait guère de ce que les autres pouvaient penser de lui, mais à Dorne où les mœurs étaient plus... Débridées qu'ailleurs. Négligemment, il joua avec une nouvelle datte avant de la porter à ses lèvres, répondant en riant.

- Je ne sais pas encore comment j'occuperais mon séjour chez les Martell ! J'espère juste qu'une fois là-bas, il ne me tranche pas la gorge, ou alors qu'il engage un assassin aux courbes affriolantes, une fille du Nord par exemple. Là, je pourrais leur pardonner ! Mais je ne sais pas, entre le trajet prévu avec toute la compagnie des Fous des Cités Sableuses de Dorne et le retour au Grès, je ne sais pas vraiment. Je t'enverrais une missive une fois là-bas pour te présenter la situation et savoir comment tu te porteras, toute seule dans ton grand château sombre, loin des aventures et des voyages et de ton irritant mais si beau cousin !

Le géant des Osseux se remit à rire, de ce genre candide et infantile lui donnant cet air de grand gamin. Puis, vint le sujet de Walda Mallister, la gamine que le Ferboys avait su conquérir et qu'il avait inconsciemment mis enceinte. Le sujet ne semblait guère le bouleverser, pas plus que la pique subtile envoyée par sa cousine. Il haussa les épaules comme si rien de tout cela n'était important et reprit un peu de vin, souriant à l'actuelle héritière de la forteresse des Osseux.

- Non, rien, pas la moindre nouvelle. La rumeur court qu'elle se serait enfuie. Enfin, je n'en sais pas plus, mais si mauvaise nouvelle il y aurait du avoir, elle aurait déjà du me parvenir, donc je ne m'inquiètes pas plus que cela.

Reportant une nouvelle fois son regard de coquin sur elle, il se redressa et glissa quelques mots, presque en murmure, à l'attention de sa cousine.

- Bon, et comment comptes tu t'y prendre pour récupérer le cœur d'Oberyn ? On raconte qu'il passerait plus de temps que la normale à Port-Réal. Et surtout, qu'il sera le champion des Martell pour leur bataille contre les Fers-Nés...

Il retint un léger rire moqueur, à l'évocation de cette guerre et du nouveau statut de son fiancé. A n'en pas douter, il ne considérait guère avec respect le fait que la maison Martell lance Dorne dans une petite guerre face à un Lord bien éloigné des problèmes de leur nation, et il avait déjà, par le passé, fait part de son amusement quant au promis d'Edarra et à sa propension à vouloir se montrer en permanence sur le devant de la scène comme un modèle de vertu...


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

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Message Mar 4 Juin 2013 - 1:30

La tirade de mon cousin au propos de ma mère étire mes lèvres d'une moue presque acide, tandis que ma poitrine se soulève d'une ombre de soupir. Asafa a ce don rare, aussi précieux entre ses lèvres qu'il serait mortel envers qui s'oserait à le présenter devant moi sans être l'un des miens, que de savoir déclamer des vérités douloureuses avec l'innocence d'un enfant. Je lève la main et en brasse l'air chaud et lourd, levant un instant les yeux au plafond pour exprimer sans un mot toute l'étendue du bien que je pense de cette annonce, tout comme de ce qu'elle sous-tend. Oui, je sais, je le sais bien, mon oncle est trop faible et trop manipulable – loin de moi l'idée de le raffermir, il ne me sert que trop bien ainsi, et n'a pas ma longueur de vue – et ma mère, elle, pourrait tenir le verbe haut et la vertu basse aux pires intrigantes, qu'elles soient de Port-Real ou de Lancehélion, qu'elles viennent de nos terres ou des Îles d'Été mêmes, et ce fait que je considère comme une force louable, est doublé d'une aigreur et d'une frustration qui la rendent parfois encore plus impulsive que son dernier fils – lequel est bien plus sanguin que moi. Certains la disent un rien folle, d'autres, plus nombreux, parfaitement censée, mais mauvaise jusqu'à ses os qu'on suppose noirs. On attendra de la mettre en terre pour vérifier cette rumeur là. Je ne relève pas, donc, et me contenterai de reprocher très bientôt à Tayeb, dans une discussion de lui à moi, la teneur des propos de son frère – à bassesse, bassesse et demi, il n'emportera pas bien loin ni très longtemps cette volonté qu'il a eue de se passer de moi.

La réaction de mon plus précieux ami d'enfance, à l'annonce de mon approche prévue du Grès, me surprend, toutefois, et me désarme l'espace d'un instant. Quand bien même je m'attends à tout avec lui, je ne me prépare jamais assez avec lui pour anticiper sa prochaine farce, et alors que je viens de lui annoncer que, hé, il aurait bientôt la joie de voir sa fiancée et sa cousine siffler l'une sur l'autre comme les serpents furieux que nous serons, si ce n'est pas que nous allons jouer à qui arrache le visage de sa rivale la première, et ce avec les ongles, le voilà qui éclate de joie et vient m'embrasser la paume. Spontanément, j'éclate : « Ah, mais qu'est-ce qui te prend ? Ne me bave pas dessus, non plus ! » Et je secoue la main, à demi hilare, pour le reste encore éberluée, et ce d'autant plus qu'il insiste pour que je m'établisse un temps. Je marmonne un « nous verrons, nous verrons cela, il faudra de toute façon que les hommes et les chevaux se reposent du voyage, sans pour autant trop s'imposer au vieux lord et à ta fraîche fiancée, » et le laisse continuer au propos des Uller puis, lors qu'il en arrive au problème Martell, je suis piquée d'une envie à laquelle j'obéis. Pour faire la monnaie de mon rejet renfrogné, je viens m'installer à ses côtés avec élan, négligeant un bref instant la grâce et les manières pour le bousculer un peu se faisant. Une pointe de douleur perce mon épaule, mais je veux l'ignorer ; du reste elle s'estompe rapidement. Je pose mon menton sur le bombé de son bras, louche sur son oreille, remonte sur la cicatrice qui barre son front. Tandis qu'il croque une énième datte, je lui en chipe la moitié qu'il lui reste pour la picorer du bout des dents moi-même, dans un jeu d'agacement tout simple, sans poids ni raison, mais qui est de cette eau parfumée d'insouciance qui a fait le lit de la rivière d'affection qui s'écoule entre nous. Il est sans doute le seul homme contre lequel je puisse me lover ainsi sans la moindre arrière pensée, sans espérer non plus en invoquer chez lui ; j'ignore volontairement le regard de Tyerne, que je sais déjà jaloux et hostile à mes manières. Je suis ainsi, qu'elle serve et acquiesce. Elle est déjà bien gâtée.

« Hm, » entame-je alors que je me bats entre deux bouchées avec le noyau du fruit, « fais attention. C'est lorsqu'on croit savoir et connaître que les fous nous prennent de court. Reste méfiant, » fais-je en le tançant avec aménité, agitant le noyau de la datte enfin dépourvu de sa chair sous son nez. Me roulant légèrement sur le côté pour me creuser un nid entre Asafa et l’amoncellement de coussins, je fronce un rien les sourcils, décalant mon bras gauche à l'aide de ma main droite pour ne point trop me faire mal, ensuite, je reprends, lâchant d'un ton emporté et désinvolte à la fois. « Allons, une fille du Nord ! Comme si elles étaient plus charnues que les nôtres. Mais, oui, si tu n'es pas étouffé entre les deux mamelles d'une nordienne gironde qu'on aura fait venir rien que pour toi, tu m'écriras, oui. Et je te répondrais pour te dire qu'il fait beau, que je suis bien sage, et que je pense bientôt suffoquer d'ennui. » Je lui adresse un sourire franc, le regard par en dessous, mais cette mine amène a tôt fait de disparaître. La gamine volage s'est enfuie, que voilà bonne nouvelle – avec un peu de malchance, on a découvert qu'un homme était venu cueillir la fleur de sa vertu, ou peut-être, pire que tout, qu'il avait remplacé cette prise par la graine d'un bâtard abandonné en terreau fertile. Ce serait le bouquet. Je roule des yeux à ouïr son insouciance, et gronde contre son bras. « Je te préviens, si elle nous adresse un môme, il ira nourrir les chacals, qu'il te ressemble, ou pas. Je ne veux pas de ça chez nous. Et je suis certaine que ta fiancée sera d'accord avec moi sur ce point. » Je ne plaisante presque pas. Si enfant il y a, je ne serais pas tendre. Ce serait un problème de trop sur nos bras, vis à vis de nos ennemis et de ceux qui nous jugeraient comme des dévoyés et des corrupteurs, en plus d'être d'une obédience douteuse. J'étouffe un soupir bref, le sujet change.

Levant le nez, j'offre à mon cousin un visage un peu hautain, surtout très mystérieux, à considérer sa question au propos de mon fiancé. J'ai une furieuse envie de le mordre soudain, pour cette façon qu'il a d'encore une fois appuyer sur mes plaies morales avec cette insoutenable candeur qui signe sa personnalité, mais je préfère me masquer cette fois et, inspirant de l'air, je minaude sur un ton très déterminé. « Mon cher, la façon dont je compte cheviller les faveurs de l'Épée du Matin à notre Maison ne te regarde pas, et elle n'est pas de ton âge. » Je lui tance la joue de l'index, la tapotant de fait. « Ça te choquerait. » Puis, je souffle un rire, lequel s'achève en soupir, espérant que cette pirouette amusée suffise pour détourner l'attention des doutes qui me consument et que je ne veux surtout pas laisser paraître – tant par fierté que par l'espoir infantile que je conçois, et qui m'affirme que, si je n'y pense pas, ils n'existeront plus, et je n'aurais bientôt plus aucune raison de m'inquiéter à ce sujet. Et, au sujet de la bataille, je coupe. « Ne t'en fais pas à ce sujet. Il reviendra, et il reviendra entier. Nous aurons tout loisir à ce moment de nous unir. J'espère qu'il sera assez rassasié en sang et en exploits pour se tenir enfin un peu tranquille et ne pas aller courir ça et là dans les royaumes. » Je bats des cils, et fais exagérément mine de m’apercevoir d'une chose. « Oh ! Il ne te rappelle pas quelqu'un ? Lui court le danger, un autre les demoiselles. Ah, il faut donc que j'aime jouer à la gardienne. » Je saisis une datte du bout des doigts, et la colle dans le bec de mon cousin, avant de me redresser à demi, saisissant un coussin discrètement. A la prochaine boutade de trop qui franchit ses lèvres, je lui en assène un coup. Ça le distraira de ses propos, ça me divertira, moi, et j'ai parfaitement besoin de me défouler. C'est infantile ? Certes, mais après tout, j'ai de lui les engagements que je voulais – j'ai à présent fort envie de profiter de sa présence à mes côtés. Ça me fera oublier, un instant, qu'elle ne sera bientôt plus permanente, au contraire de ce que je tenais acquis, à jamais. Je ne veux pas trop y penser, je l'ai assez fait ces derniers temps.
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Asafa Ferboys
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Message Mar 11 Juin 2013 - 8:23

L'homme sourit, rit même régulièrement, et surtout se réjouit de ce moment partagé en toute simplicité avec sa cousine. Asafa est ainsi, détaché de toute chose, volage et indolent, mais fondamentalement quelqu'un de gentil. S'il se laisse parfois aller à de vils penchants, s'il a parfois eut à commettre de bien basses manœuvres pour sa famille et plus particulièrement sa cousine, il n'agit de la sorte pas par méchanceté ni par intérêt, mais plutôt par naïveté. Oui, une naïveté certaine, qui le pousse à croire du fond de celle qu'il séduit y retire le même plaisir que lui, et qu'elles ne souffrent pas de son comportement volage. Ou encore à idéaliser totalement sa cousine, faisant d'elle la voix de la raison, de la justice et du bien, et que tout ce qui lui est profitable est forcément bon. Ceci est d'ailleurs contradictoire, car le Ferboys est plutôt conscient des réalités, notamment politiques, qui l'entourent. Pourtant, il semble s'accrocher à ses croyances comme autant de bouées de sauvetage dans un monde qu'il juge fou, empli de haine et qui ne lui correspond clairement pas.

Lorsqu'elle se jette contre lui, lui volant sa datte, jouant comme la gamine farceuse qu'elle était il n'y a finalement pas si longtemps que cela, il surjoue, comme à son habitude. Il mime la peur, accentuant ses mouvements et ses expressions faciales avec une amplitude et une théâtralité guignolesque, visant à tirer des risettes amusées aux lippes charnues de sa cousine. Elle est plus que cela, d'ailleurs, elle est sa sœur, sa jumelle. Tant d'années à ses côtés, tant de galères et de bons moments passés ensemble ont forgés un lien si fort que le géant des Osseux réagit à l'instinct avec elle, et avec elle seule. Il se met à rire, bruyamment, avec sa voix grave qui, paradoxalement, reste malgré tout teintée d'une certaine innocence. Mais lorsqu'elle grimace quelque peu, la douleur de sa blessure se réveillant, il cesse de s'esclaffer, offrant non pas un visage inquiet mais plutôt rassurant à l'actuelle héritière de Ferboys. En effet, Asafa connait bien Edarra, et il sait que la belle va bien désormais.

- Fais donc un peu attention, grande saucisse. Ou l'on va te retrouver avec un moignon comme ce Gérold, de la taverne de Grisefoy... Par la Mère Rivière, on avait ri ce jour là, tu te souviens ?

Lâche t-il dans un sourire, à la fois moqueur et emplit de gentillesse. Surement que la Princesse des Sables se souviendrait de l'anecdote, puisqu'il s'agissait de l'un de leurs périples de jeunesse, lorsqu'il avait rencontre au détour d'une taverne un manchot serveur ayant développé des talents de jongleurs remarquables, ayant su amusé l'assistance, et plus particulièrement deux jeunes nobles de Ferboys encore naïfs et impressionnables. Puis, il rit à nouveau lorsqu'elle lui prévoit de suffoquer entre les mamelles de quelques femmes des terres lointaines et gelées du Nord.

- Il y a pire comme mort. On pourrait finir embrocher dans un village perdu des terres de l'Orage... Là, ça aurait été vraiment une situation ridicule... Par contre, des Nordiennes que je connais, elles ne sont pas très opulentes. La seule que j'ai rencontré se nomme Alysane Mormont. Une fille étrange, qui prétendait te connaître. Elle était plutôt amusante, je dois le concéder. Un peu particulière, mais amusante. Et pour le coup, même si elle était plutôt jolie, elle manquait cruellement de poitrine pour que je puisse m'y étouffer...

Il se souvenait ainsi du passage de la jeune femme maniant la hache de l'île aux Ours à Ferboys. Leur rencontre avait donné lieu à quelques échanges hauts en couleurs, le Ferboys étant dans la séduction et l'humour, Alysane cherchant la confrontation et restant dans le conflit permanent. Le résultat avait finalement été incroyablement drôle, en fin de compte, car l'opposition des deux extrêmes des sept Couronnes était si improbable et les personnalités si diamétralement opposées qu'ils avaient fini par s'entendre, d'une certaine façon.

- Très bien, je t'écrirais promis. Je dois passer gérer quelques affaires dans les quartiers de Lancéhélion, séduire mon épouse, mais je t'enverrais un corbeau, c'est promis.

Quand la jeune femme lui explique froidement que si le Dornien salé avait le malheur d'avoir eu un bâtard avec la petite Walda Mallister, l'enfant sera abandonné, le géant des Osseux hausse les épaules négligemment tout en souriant. Il était évident qu'il n'en croyait pas un mot, étant persuadé que la jeune femme n'aurait pas d'enfant de lui et surtout que si tel était le cas, sa cousine ne se livrerait pas à un tel acte. Bien qu'il se trompait sur ce point, il ne pouvait s'empêcher de penser que sa cousine était fondamentalement quelqu'un de bien et qu'elle ne ferait rien de tel. Puis, vient la pirouette de lady Edarra sur le sujet brulant d'Oberyn. Cette dernière tira une risette amusée à Asafa, accompagnée d'une grimace mimant la gêne lorsque cette dernière appuie son index sur sa joue. L'héritière de la forteresse des Osseux peut voir à cet air de fripon qu'il arbore lorsqu'elle détourne le sujet que son cousin, aussi candide soit-il, n'est pas dupe de ses mots, mais qu'il s'abstiendra d'appuyer plus sur ce sujet sensible. Il avale la datte goulument et manque de s'étouffer en riant aux propos de sa cousine. A n'en pas douter, le Ferboys est réellement heureux de revoir sa cousine, comme à chaque fois, et il ne s'en cache pas. D'ailleurs, pour rester dans le ton léger et infantile, il se saisit d'un coussin et il le jette au visage de sa cousine, feignant l'indignation avec bien peu de talent, qui ne trompera pas Edarra.

- Absolument rien à voir ! Tu te fourvoies complétement, ma chère cousine ! Il y a bien plus de noblesse à chercher à faire profiter la gente féminine de ma grandeur et de mon savoir-faire manuel et tactile, voilà tout ! Je suis... Un marchand de bonheur, ma dame, voilà tout ! Non, mieux que cela, je suis un envoyé de la Mère Rivière pour répandre son amour à ses plus belles femmes ! Parfaitement !

Et de conclure sur un bruyant éclat de rire, jetant un nouveau coussin sur sa cousine. Non, il était évident que Asafa était resté un grand enfant et qu'il se réjouissait sincèrement de partager ces moments avec sa cousine...


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

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[Edarra - Asafa] De l'importance de la famille

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